Le rôle des républicains espagnols dans la Résistance à Bordeaux

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1 Université Michel de Montaigne Année universitaire UFR des études ibériques et ibéro-américaines Parcours des études hispaniques Le rôle des républicains espagnols dans la Résistance à Bordeaux MIRANDA Jordi Mémoire de Master 2 sous la direction de François Godicheau

2 A mes grands-parents, Maria Josefa Amorena Mendiverri et Manuel Antolín Agud, pour m avoir transmis leur expérience de la guerre civile espagnole ainsi que celle de l exil en France et pour m avoir donné l envie d approfondir mes connaissances sur le sujet. A mon directeur de mémoire, Monsieur François Godicheau, pour ses conseils avisés. A Mademoiselle Delphine Jamet, pour son aide indispensable aux archives départementales de la Gironde. A Eduardo Bernad Ballarin et Marianne Alcala Bernard, membres de l Association des Retraités Espagnols et Européens de la Gironde pour leurs conseils précieux. Aux adhérents de l association «Ay Carmela» et plus généralement à tous les défenseurs de la mémoire de l Espagne Républicaine. Merci 2

3 Sommaire Remerciements 2 Introduction 5 Première partie : Un point sur la Résistance et les républicains espagnols en France I) La Résistance 9 1) Définition de la Résistance 9 2) L organisation au sein de la Résistance 13 3) Les caractéristiques principales de la Résistance 16 4) La Résistance en Aquitaine 18 II) Les républicains espagnols en France 19 1) La Retirada : un exode massif 20 2) Les camps 21 3) Libérer la France afin de reconquérir l Espagne 24 4) La participation des républicains espagnols dans la Résistance à Bordeaux 28 3

4 Deuxième partie : Analyse de la population suspecte 32 1) Le rôle des femmes espagnoles dans la Résistance 34 2) Professions des suspects : la classe ouvrière massivement représentée 39 3) Dates d arrestations et perquisitions, camps et lieux d internements, expulsions et reconduites à la frontière 41 4) Motifs d arrestations et formes de suspicion 55 5) Appartenance politique, syndicaliste ou associative et engagement au cœur des Francs- Tireurs et Partisans 63 Troisième partie : Le dispositif policier, fonctionnement et reflet d une traque permanente envers les espagnols rouges 71 1) Police française et allemande : une étroite collaboration en terre bordelaise 72 2) La chasse aux républicains espagnols : un exemple concret dans la commune de Villenave d Ornon 77 3) Recherche active des évadés de l Organisation Todt 79 4) Recensement des espagnols rouges et autres mesures administratives 83 Conclusion 86 Bibliographie et sources 88 4

5 Depuis quelques années déjà, l idée de terminer mes études universitaires sur un mémoire de Master 2 me tenait à cœur. En effet, après avoir engrangé des connaissances tout au long de mon cursus à la faculté, je sentais en moi l envie de produire un travail personnel, unique, sur un thème qui m était cher. Il y a de cela maintenant cinq ans et demi, avec mes parents et ma famille proche, nous avons décidé de créer une association ayant pour but premier de commémorer chaque année, l anniversaire de la création, le 14 avril 1931, de la 2ème République espagnole en organisant une manifestation à caractère culturel (conférence, film, exposition ). Elle se propose également de soutenir et de participer à tous mouvements associatifs et citoyens permettant un travail de mémoire sur les républicains espagnols et sur les familles des exilés. Nous avons décidé de la baptiser «AY CARMELA», en référence au chant populaire, qui a vu le jour en 1808 pendant la guérilla contre Napoléon 1er, et repris par la suite par les républicains pendant la guerre civile espagnole de Cette initiative collective est née d un désir commun de rendre hommage à mon grand-père, Manuel Antolín Agud, volontaire et membre du Parti Communiste d Espagne, milicien aux ordres de la 11ème division Lister, combattant en Aragon sur le front de l Ebre. Mon premier souhait était de travailler sur le devoir de mémoire ou sur les Brigades Internationales, car le courage de ces hommes volontaires, venant des quatre coins de la planète, me fascinait autant qu il m intriguait. J ai donc pris tout naturellement contact avec François Godicheau, historien, spécialiste de la guerre d Espagne et professeur à l UFR des études ibériques de l université de Bordeaux 3. Après lui avoir fait part de mon projet, il m indiqua que sur les Brigades Internationales, il y avait peu à faire pour le moment, mais qu un nombre important d archives sur le rôle des Républicains espagnols exilés dans la Résistance contre les nazis, étaient disponibles à Bordeaux. 5

6 Ce thème qui venait de m être proposé, m a tout de suite séduit, car j avais assisté à la fin du mois de novembre 2008, au vernissage d une exposition forte intéressante intitulée «Républicains espagnols de la seconde République à la Résistance française», qui s était tenue au centre Jean Moulin de la capitale girondine. Celle-ci avait vu le jour grâce à l initiative de l Association des Retraités Espagnols et Européens de la Gironde, dont plusieurs des membres, et notamment son président, Eduardo Bernad Ballarin, sont également adhérents d «AY CARMELA». Cette exposition témoignait de l engagement de ces Républicains espagnols qui, au péril de leur vie et souvent de celle de leur famille, se sont engagés volontairement dans le combat contre l occupant et ont contribué à la restauration de la liberté et de la démocratie en France. Un sacrifice qui plus de soixante ans après, était toujours méconnu par la grande majorité des habitants de la ville de Bordeaux. J ai donc tout naturellement accepté de travailler sur ce sujet. Cependant, j étais à la fois impatient et rempli de doutes. Qu était-ce concrètement qu un mémoire de Master 2? Comment et de quoi devait-il être constitué? Sa conception finale se rapprochait-elle réellement d un exercice littéraire auquel j avais été confronté durant ma scolarité? Après m être entretenu avec mon directeur de mémoire, il m indiqua qu un travail de ce type prenait tout son sens, à condition d effectuer un véritable travail d historien, toute proportion gardée bien entendu. Cette annonce me laissa dans un premier temps sceptique. Etais-je réellement capable de faire avancer la recherche historique, ne serait-ce que partiellement? Quelles étaient les démarches à suivre afin d atteindre cet objectif? Pour ce faire, je me suis tout d abord constitué un réseau. J ai pris contact avec des membres d associations voisines, militant autour de la mémoire Républicaine. J ai pu rencontrer par exemple, Marianne Alcala Bernard, co-autrice «Des Espagnols dans la Résistance à Bordeaux» qui m a expliqué les différentes étapes nécessaires à l écriture de cette œuvre commune ; j ai également pris contact avec Fabien Garrido ( ) qui m a indiqué l existence des différentes archives madrilènes susceptibles de m intéresser (Archives du P.C.E, Archives Historiques Nationales, Archives de l Administration Espagnole à Alcala de Henares ). 6

7 De plus, je me dois d évoquer mon entretien avec Delphine Jamet, responsable des archives de la guerre, aux archives départementales de la Gironde. Grâce à elle, j ai pu constituer entre autre, une base de données aussi conséquente qu intéressante, en relation avec mon sujet. Elle m a également expliqué le fonctionnement de ce lieu, jusqu à ce jour encore inconnu pour moi. Cependant, le changement d adresse de cet endroit, a fait que ses locaux ont fermé leur porte au cours du deuxième semestre. Seuls les historiens chercheurs professionnels s y voyaient autoriser l accès durant cette période de l année. Cet imprévu m a donc obligé à concentrer mes recherches intensives au cours du premier semestre de l année dernière. J ai donc été pour la première fois de ma vie confronté aux difficultés du métier de chercheur. Comment déchiffrer certaines liasses détériorées par le temps? Quelle méthodologie adopter afin d exploiter le plus pertinemment possible les données fournies par ces documents d archives? Comment faire une sélection à travers ces différentes informations apparaissant sous multiples supports documentaires (courriers, fiches nominatives )? L idée que je me faisais de la recherche était relativement éloignée de la réalité à laquelle je me retrouvais confronté. Pour faire référence à mon sujet, je pensais, sans doute innocemment, que j aurais eu plus facilement accès à des documents qui m indiqueraient le lieu, la date, et la liste des Résistants impliqués dans un attentat contre un officier allemand par exemple. C est là qu apparait selon moi, toute la difficulté du travail de chercheur : comment arriver à «faire parler» des liasses d archives? Comment réussir à exploiter de la façon la plus significative et la plus pertinente ces recherches tout en les rendant accessibles à un public universitaire mais aussi à des lecteurs noninitiés? Cela passait logiquement par un travail de longue haleine en termes de déchiffrage et d organisation de mon argumentation. J ai donc fait le point sur l ensemble des données qui étaient en ma possession, avant de penser à synthétiser mon raisonnement en plusieurs étapes. A travers ce mémoire, j ai tenté de répondre à l interrogation suivante : quel fut le rôle des républicains espagnols dans la Résistance à Bordeaux et par quels moyens se sont-ils impliqués dans la lutte contre l envahisseur nazi? Il me paraissait évident de commencer par l élaboration de mon travail par rapport à un état de connaissance, en m appuyant sur les écrits de spécialistes déjà parus, autour de la question de la Résistance et sur le thème général des républicains espagnols exilés en France. 7

8 J ai eu la chance par la suite de consulter la Série Continue Celle-ci faisait état de notices individuelles établies par le cabinet du Préfet sur des personnes soupçonnées d'appartenir au Parti Communiste, aux réseaux affiliés, ou d'être des sympathisants, tous espagnols et résidant dans la région bordelaise. J ai pu donc me concentrer sur une analyse précise et détaillée de cette population suspecte. Enfin, en m appuyant sur des circulaires, des dossiers, des versements et des correspondances entre les services de police et les différentes instances mises en place dans les années 1940, je me suis concentré sur le dispositif policier mis en place, chargé de traquer en permanence les espagnols rouges de la région. 8

9 Première partie : Un point sur la Résistance et les républicains espagnols en France I) La Résistance 1) Définition de la Résistance Qu est-ce que la Résistance? Quelle valeur donne-t-on au verbe «résister»? Bien souvent, on peut trouver la définition suivante dans les dictionnaires, résumée en quelques mots: «Le concept de Résistance, également nommé Résistance Intérieure Française, désigne l ensemble des réseaux et mouvements clandestins qui ont poursuivi la lutte conte l Axe, composé principalement de l Allemagne, de l Italie et du Japon au cours de la seconde guerre mondiale. Cette lutte, également engagée contre les relais collaborationnistes, s est déroulée sur le territoire français, au cours d une période comprise entre l armistice du 22 juin 1940 et la libération de Paris en août 1944.» Cependant, cette notion relevant pourtant à première vue de l évidence, nous semble beaucoup plus complexe et riche de sens. Elle ne fût pas une chose simple et son histoire ne l était pas non plus. Son explication ne se réduit pas à une idée limpide, à une simple phrase. Pendant longtemps, elle a fait partie de l univers collectif et elle a été mal identifiée. Elle est apparue comme un mélange de constructions imaginaires et d une méconnaissance de sa réalité. Dans le fantasme collectif, elle se limitait bien souvent aux sabotages, de lignes de chemins de fer par exemple, organisés par des groupuscules d hommes et de femmes défendant des idées communistes. La multiplicité de ses formes, la clandestinité, le secret, les rumeurs, les adaptations incessantes de ses actions à la complexité de situations imprévues, ajoutés à des particularismes culturels, contribuent à affirmer sa singularité. Le fait de s être construite et d avoir évoluée sous un double régime d occupation et d oppression lui attribue une valeur historique inédite au sein du pays 1. Ce concept de Résistance est aujourd hui d autant plus d actualité, du fait qu un réel désir de rétablir certaines vérités, de la part de ses acteurs toujours en vie, a vu le jour. 1 Bédarida François, Histoire, critique et responsabilité. Complexe- Histoire du temps présent

10 Je me suis demandé aussi quelles étaient les limites de la Résistance, en réfléchissant par exemple aux questions suivantes : le simple fait de critiquer le régime installé à Vichy constitue-t-il en lui-même un acte de Résistance? L aide réfractaire apportée par des hauts fonctionnaires prévoyants à des réfractaires du STO (Service de Travail Obligatoire) fait-elle de ces hommes des résistants? 2 Ces interrogations ne doivent être en aucun cas un obstacle à une réflexion sur l étendue et les limites de cette définition. Elles entrainent justement à réfléchir sur ce qui peut aider à mieux cerner l idée de Résistance, sur ce qui lui appartient inéluctablement, ou sur ce qui doit laisser entendre le choix d y faire référence, de manière plus explicite. Il est nécessaire de distinguer les acteurs et les faits, indissociables à son combat. C est grâce aux diverses représentations de la Résistance que se construisent les multiples modèles d analyse ainsi que les outils de son étude. C est en fonction d une certaine idée de cette notion que l on peut expliquer et évaluer la nature et l importance du rôle des femmes, des policiers, des communistes, des juifs, des chrétiens, et aussi des étrangers. Il est donc nécessaire de conceptualiser ce terme afin de rendre les outils de l historien plus solides et argumentés. Ce raisonnement permet aussi de dépasser les idées préconçues, imprécises et erronées, régnant souvent dans les mentalités. Cette démarche est donc indispensable, mais il est clair qu elle connait ses limites. De par ses formes diverses et sa spécificité unique, la Résistance reste un processus difficile à appréhender. Elle est faite d innombrables situations qui lui sont propres, elle est une réalité aux multiples facettes soumises aux changements et elle ne peut être isolée des lieux, des dates, des cultures et des milieux dans lesquels elle se forme et prend tout son sens. Elle prend son sens véritable dans la fusion d engagements et de cheminements singuliers qui ne trouvent leur sens véritable que dans la dimension collective de l action et le partage solidaire d une expérience commune. 2 Laborie Pierre, «L idée de Résistance, entre définition et sens : retour sur un questionnement» dans La Résistance et les Français. Nouvelles approches, Cahiers n 37 de l Institut d Histoire du Temps Présent, décembre

11 Elle reste une expérience unique pour toutes les personnes l ayant vécue et demeurera de ce fait en un sens, en partie inaccessible et intransmissible 3. Mais le «devoir de mémoire» ajouté à la soif de rétablir certaines vérités de la part de ses acteurs, la rendent extrêmement intéressante à étudier. Il peut être intéressant de se pencher sur les définitions proposées par des historiens. On peut dans un premier temps citer l historien français Henri Michel, éminent spécialiste de la deuxième guerre mondiale qui a collaboré à la diffusion de la presse clandestine et a représenté le S.F.I.O au comité de coordination à l époque Celui-ci donne une double dimension à la notion de Résistance, en la décrivant comme «à la fois une lutte patriotique pour la libération du sol national et comme une lutte idéologique pour la dignité de l homme». Cette conception nous parait intéressante, dans le sens où elle insiste sur deux points essentiels. Tout d abord, le désir de chasser l ennemi nazi de son propre territoire, en ayant conscience de l appartenance à une nation commune, moteur collectif de cette rage de vaincre des combattants ; puis s ajoute une portée plus universelle à cette démarche, rappelant les valeurs humanistes, fondatrices de cet engagement. C est cette même lutte idéologique qui a permis l engagement dans les Brigades Internationales de volontaires civils, provenant de près de cinquante pays différents qui luttèrent aux côtés des Républicains au cours de la guerre civile. Mais elle retranscrit aussi le dévouement de ces mêmes Républicains en Espagne de 1936 à 1939 et au cours de la libération de la France par la suite. Quant au journaliste et historien néerlandais Loe de Jong, auteur notamment de l œuvre Le royaume des Pays-Bas dans la seconde guerre mondiale 4, il donne une définition beaucoup plus vaste mais plus concise de la Résistance : «elle englobe toute action visant à empêcher la réalisation des objectifs de l occupant». Le fait de se réunir afin de débattre sur le pouvoir installé à Vichy, de mettre en place un réseau de presse clandestin, ou de participer à des sabotages contre les troupes d occupation peut être donc défini comme un acte appartenant à cette mouvance. 3 Laborie Pierre, Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006, p31 4 Loe de Jong, Le royaume des Pays-Bas dans la seconde guerre mondiale, Septentrion,

12 L historien contemporanéiste français François Bédarida, dans son livre intitulé L histoire de la Résistance. Lecture d hier, chantiers de demain 5, a apporté sa contribution autour de cette interrogation en la décrivant comme «l action clandestine menée, au nom de la liberté de la nation et de la dignité de la personne humaine, par des volontaires s organisant pour lutter contre la domination, et le plus souvent l occupation, de leur pays par un régime nazi ou fasciste ou satellite ou allié.» On peut donc noter clairement que celle-ci synthétise bien à elle seule les deux précédentes et reste donc une des plus complètes connue à ce jour. De plus, les critères suivant peuvent eux aussi constituer une définition 6 : - la volonté de nuire à un ennemi identifié : celle-ci implique de se considérer en situation de guerre et de s organiser pour empêcher par tous les moyens la réalisation d objectif de l ennemi; - la conscience de résister, c'est-à-dire de participer à une expression collective du refus, par une décision volontaire et une adhésion responsable à des objectifs clairement affirmés : cette conscience implique une juste appréciation du risque et du sens commun de la lutte ; - un engagement dans des formes d action imposant des comportements et des pratiques de transgression ; -la possibilité de résister selon des stratégies à buts multiples ; en fonction de priorité propres et en poursuivant des objectifs spécifiques, à condition d agir pour combattre un ennemi commun clairement désigné et identifié comme tel. Ce dernier point nous apparaît comme très intéressant car il renvoie à la pluralité des modèles et des finalités de la Résistance, conjointement à la lutte pour la libération du territoire. La survie d une communauté persécutée et en danger de mort (Tsiganes, Juifs), la poursuite de la lutte antifasciste par idéal internationaliste, ou dans l intention d une reconquête (Républicains espagnols), de même que la légitimation d une cause et la préparation d un projet politique (de la Résistance à la révolution) entrent dans ce cadre. 5 Bédarida François, «L histoire de la Résistance. Lecture d hier, chantiers de demain» dans Revue d Histoire vingtième siècle, numéro 11, 1986, pp Laborie Pierre, Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006, p37 12

13 La Résistance est à la fois un combat multiforme contre l oppression et un processus socioculturel. Moteur de son propre mouvement ce processus se renforce par l interaction et l extension continue du maillage des solidarités. Il apporte un supplément de sens à des gestes modestes, anonymes, dispersés, en les transformant par l émergence d une conscience partagée. Cette forme d expression sociale et populaire du refus prend une signification qui témoigne du sentiment collectif de résistance. 2) L organisation au sein de la Résistance Il me parait tout d abord important de souligner que la Résistance a pu être efficace et influente grâce à son organisation, qui n a cessé de devenir déterminante au fil du temps. Cependant, le fait que ce mouvement ait vu le jour de manière spontanée, a engendré une part importante d improvisation, tout au long de son existence. Ces deux notions bien qu à première vue antonymes, ont permis le bon fonctionnement de celle-ci. A son propos, Jacqueline Sainclivier, dans son œuvre Les débuts de la Résistance en zone occupée 7, distingue clairement les actes que nous qualifierons d isolés, des actes témoignant d une réflexion et d une réaction organisée à venir ; les premiers faisant partis d une «résistance a-organisationnelle» et les seconds d une «résistance préorganisationnelle». Les sifflets contre les décisions émanant de Vichy ainsi que les lacérations d affiches, s opposent aux récupérations d armes, à la distribution de tracts, aux aides des prisonniers de guerre évadés. Pour compléter cette théorie, penchons-nous sur la pensée de François Marcot qui distinguait lui «la Résistance organisation» de «la Résistance comme mouvement social». La première désignait l ensemble des hommes et femmes qui militaient au sein d organisations clairement constituées. Elle ne représentait néanmoins qu un faible pourcentage de la population. La seconde était composée de tous ceux qui s investissaient dans la Résistance lorsque le besoin se faisait sentir et s apparentait en quelque sorte à un phénomène de masse. 7 Sainclivier Jacqueline, «Les débuts de la Résistance en zone ocupée : essai de typologie», dans Jean-Marie Guillon et Pierre Laborie (dir.), Mémoire et histoire : la Résistance 13

14 C est grâce à l étroite relation entretenue par les organisations résistantes et la Résistance comme mouvement de masse qui a permis la survie du mouvement et non pas l importance de leurs effectifs. Il n est donc en aucun cas pertinent d opposer l une à l autre, mais il faut au contraire insister sur leur indissociabilité. Cependant, une Résistance étroitement structurée et hiérarchisée a bel et bien existé. Son étude est restée tout de même assez complexe. Malgré son caractère organisé, la forte place laissée à l improvisation et à l autonomie de ses différents acteurs apparait comme un élément essentiel. C est dû à la clandestinité des actions, aux difficultés de communication et de fonctionnement dans les multiples réseaux et maquis. De plus, les divers évènements survenant quotidiennement entrainaient irrémédiablement des changements de stratégies ou des nouvelles prises de décision. La Résistance organisée se construisit au jour le jour. Cette Résistance organisée a su s adapter grâce à la prise en compte de ces données inattendues, contrairement à ses projets initiaux. Afin de comprendre le fonctionnement des maquis, des instances de décision, et d approfondir la relation entre les individualités et les collectivités en leur sein, nous allons nous appuyer sur des exemples concrets. Les maquis présents sur notre territoire, se regroupèrent autour d un chef et se fondèrent sur des liens d homme à homme. Même constat pour une structure fort différente : celle des réseaux. Le charisme personnel du chef de réseau est, dans la plupart des cas connus, une réalité indéniable. Jean Cavaillès responsable du réseau «Cohors», Marie-Madeleine Fourcade («Alliance») et Claude Lamirault («Jade-Fitzroy) exercèrent un véritable pouvoir de commandement 8. En obéissant à leurs ordres, les autres maquisards témoignaient ainsi de leur confiance et les légitimaient dans leur rôle de responsable. A la suite de cette observation, nous sommes amenés à réfléchir sur la question suivante : ces organismes clandestins, dont le souhait commun de chacun des membres était de rétablir la démocratie, avaient-ils eux-mêmes un fonctionnement démocratique? 8 Douzou Laurent, La démocratie sans le vote. La question de la décision dans la Résistance, le Seuil, 2001, pp

15 Cette question peut paraitre paradoxale, mais je suis en droit de la poser, du fait que toutes les formes d expression étaient interdites par le régime de Vichy. De plus, le fait de vivre en clandestinité empêchait l existence de motions, de votes, de tribunes libres, habituellement indissociables à cette notion de démocratie. Examinons donc les raisons qui ont justifié la légitimité des chefs de réseaux mis en place. Tout d abord, le fait que ceux-ci, à l image du général de Gaulle, ont manifesté leur engagement de manière précoce. L antériorité de leur geste leur a permis d obtenir une légitimité incontestée auprès des autres résistants. Vient ensuite la notion d engagement. Le fait d avoir su évoquer très vite leur détermination et leur souhait de se dévouer corps et âme à cette noble cause à également renforcé le statut de ces responsables. On peut souligner que le général de Gaulle a témoigné de cette promesse au peuple français à travers son célèbre appel du 18 juin 1940, de la façon suivante : «Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.» Les diverses occurrences de la première personne dans ce discours, témoignent de cet engagement. Pour finir, la notion de mythe et le rayonnement que dégageaient les responsables de réseaux et les dirigeants, jouèrent un rôle déterminant dans l adhésion aux idées de la Résistance de la part de la population. Agnès Humbert, dans son œuvre Notre guerre. Souvenirs de Résistance 9 témoignait de cette aura, dégagée par de Gaulle :«Quelle étrange situation que la nôtre! Nous voilà tous gens ayant, pour la plupart, dépassé la quarantaine, courant comme des étudiants enthousiastes et fervents derrière un chef dont nous ne savons rien, dont aucun de nous n a vu la photographie. Jamais au cours de l Histoire, n a-t-on constaté rien de semblable? Des milliers et des milliers de gens suivant pleins d une foi aveugle, un inconnu. Peut-être même que cet étrange anonymat le sert : la mystique de l inconnu.» Pour autant, loin de nous l idée d affirmer que le chef décidait de tout, seul, sans la moindre concertation avec les membres des organisations clandestines. Au contraire, on décelait en leur sein 9 Humbert Agnès, Notre guerre. Souvenirs de Résistance, Tallandier,

16 une activité organisée de façon collégiale 10. C est au contact de ces camarades que le chef devait prendre des décisions importantes, en s imprégnant des idées de chacun, après avoir analysé les avis divergents. Pour cela, il voyageait aussi souvent qu il le pouvait, pour se frotter aux militants qu il rencontrait. Il ne faut cependant pas se leurrer. Des manœuvres, des rumeurs ainsi que des tentatives de manipulation ont bien évidemment existées. La soif d imposer sa propre pensée et son idéal de fonctionnement était le reflet de profondes et concrètes divergences entre certains résistants. Bien que nous en doutons, nous serions en droit de nous demander si l engagement dans la Résistance ne cessa pas d être une affaire personnelle, qu on fût syndicaliste, homme de parti ou sans lien. 3) Les caractéristiques principales de la Résistance Premièrement, essayons de nous pencher sur la naissance de la Résistance en France. Elle est le fruit de deux types de réactions aux évènements de la défaite, de l armistice, de l occupation mais aussi à la politique du régime de Vichy. Pour certains Français, le désir de lutter de nouveau, dans une logique de continuité provenait de leurs engagements d avant-guerre, pris sous la III ème République. D autres décidèrent de s engager spontanément. Cette dualité a donc permis à la Résistance de voir le jour, en intégrant deux types de population de combattants. 11 Ensuite, considérons que ce qui était en premier lieu une défaite nationale, infligée par un ennemi extérieur, en l occurrence l Allemagne d Hitler, s est rapidement transformée en un conflit politique interne sur le territoire français. Quiconque s était engagé dans la Résistance par refus de la défaite et de l humiliation du pays était forcé de reconnaitre qu il y avait dans le conflit interne une dynamique tout aussi puissante pour susciter l opposition. C est pourquoi, la Résistance fût tout autant une réaction d ordre patriotique qu une réaction d ordre politique, manifestée par un refus de l agissement du régime en place à Vichy. 10 Viannay Philippe, Du bon usage de la France : Résistance, journalisme, Glénans, 1988, p Guillon Jean-Marie et Veillon Dominique «Les grandes étapes de la Résistance», Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffon, Paris, 2006, pp

17 Elle s identifia donc naturellement à une tradition républicaine de gauche, même auprès d hommes et de femmes n ayant à priori aucune sympathie pour cette tendance. Une autre caractéristique majeure de la Résistance, est le fait qu elle ait réussi à identifier d autres ennemis que les allemands, notamment dans la zone sud, non-occupée. Ils n étaient pas les même selon le groupe auquel on appartenait. Les communistes et les socialistes poursuivaient leur lutte contre la classe des capitalistes et notamment contre les quelques familles que le Front Populaire accusait de conduire la France à la dictature capitaliste et au fascisme. D autres fléaux, tels que la censure, l antisémitisme, le cléricalisme, la police, la faim et surtout les collaborateurs présents dans les villes, étaient combattus par l ensemble des résistants. Or, mis à part ces derniers, on notera que les maux décrits précédemment ne sont pas nouveaux mais déjà ancrées dans la société de l époque. Ce sont donc des valeurs humanistes qui n étaient plus reconnues que par une minorité en 1940 qui sont redécouvertes par un plus grand nombre en Une force de la Résistance a été l adhésion unanime d individualités appartenant originairement à une communauté initiale, qu elle soit syndicale, politique ou bien professionnelle. Des affinités ont pu se créer et se renforcer au fil du temps, permettant ainsi un engagement et une motivation collective, et ont de ce fait instauré un climat de confiance parmi les différents groupes. Pour conclure, on peut insister sur le fait que les Français ayant décidé de lutter au sein de la Résistance avaient pour motivation première de chasser les Allemands présents sur le territoire ainsi que de mettre fin au régime mis en place à Vichy. En prenant part à cet engagement passionnel, tous les membres de la Résistance, ont témoigné d un désir commun de s affranchir de l emprise Nazie sur le sol français, en défendant des valeurs humaines, démocratiques et universelles à travers une lutte définitive. 12 Guillon Jean-Marie et Veillon Dominique «Les grandes étapes de la Résistance», Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffon, Paris, 2006,p 5 17

18 4) Résistance en Aquitaine A la suite de l armistice, Bordeaux est devenue une base sous-marine d une puissance considérable, dirigée par les allemands et les italiens, au cœur de laquelle de nombreux républicains espagnols ont œuvré. J ai pu notamment échanger avec Angel Villar (membre de «Ay Carmela»), électricien à haute responsabilité dans la base, qui m a expliqué le fonctionnement de celle-ci et le rôle important joué par les résistants qui y travaillaient. Une particularité de l Aquitaine est la présence d immigrés espagnols et italiens implantés depuis plusieurs années sur son sol, lesquels s engagèrent dès 1941 aux côtés des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) dans le contingent de la Main d Oeuvre Immigrée (M.O.I). Dans le département du Lot-et-Garonne, leur nombre s élèverait à hommes en De plus, la présence du littoral et de la chaîne des Pyrénées l ont converti en un haut lieu de l évasion et de l exil. A cause d une forte implantation allemande à proximité des ports, une résistance spontanée et prématurée a vu le jour. Une résistance organisée, privilégiant les renseignements, prendra forme grâce à l apport des agents de la France libre. La première Confrérie Notre-Dame est constituée par la rencontre de Gilbert Renaud et Louis de la Bardonnie qui échangeait des informations avec Londres. Des opérations de sabotages, comme celles lancées contre l aérodrome de Mérignac et la centrale électrique de Pessac entre 1941 et 1942, sont organisées entre la France libre et le Special Operations Executive (S.O.E). 14 Les Pyrénées permettant de fuir le territoire, ont été le théâtre de la création de lignes d évasion : réseaux Comète, Pat O Leary, Zéro Afin de franchir cette zone, les habitants du lieu ont joué un rôle essentiel, usant de la contrebande et d anciennes pratiques de transgression, plus particulièrement au Pays Basque. La presse clandestine se développait à travers la France mais également en Aquitaine par le biais des journaux Libération Nationale et Combat et Franc-Tireur. 13 Penaud Guy, Histoire de la Résistance en Périgord, Fanlac, 1995, p Souleau Philippe, «Aquitaine», Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffon, Paris, 2006, p269 18

19 Malgré son interdiction le 26 septembre 1939, le Parti Communiste Français (P.C.F) réussit à se réunifier, notamment grâce à l initiative de Charles Tillon qui lança un appel contre le fascisme hitlérien et exprima le souhait de former un gouvernement populaire. Cet évènement remobilisa les forces en présence, plus particulièrement dans les départements ruraux tels que la Dordogne, les Landes, et le Lot-et-Garonne grâce à la formation de comités d action composés d ouvriers et de paysans. Ce renouveau entraina inévitablement une croissance de la répression de la part des autorités allemandes. L assassinat du commandant Reimers, le 21 octobre 1941 provoqua l interpellation de 7000 individus et la fusillade de 50 hommes au camp de Souge, soupçonnés d appartenir au réseau communiste. Au cours de nos recherches aux archives départementales de la Gironde, nous avons pu constater que de nombreux républicains espagnols étaient mêlés à cet assassinat, qui fut réprimé férocement par la suite. 15 Les aquitains dans leur grande majorité font confiance à Pétain dès 1940 mais rejetteront très vite, dès l année suivante, sa politique de collaboration. En 1942, la Résistance prend une nouvelle ampleur dans les deux zones. En témoigne l activité considérable de l Organisation Civile et Militaire (O.C.M), sous la tutelle d André Grandclément en zone occupée et celle de l Armée secrète en zone libre 16. II) Les républicains espagnols et la France 1) La Retirada : un exode massif Le 26 janvier 1939, les troupes du général Franco, soutenues par l Italie fasciste et l Allemagne Nazie, pénétrèrent dans Barcelone, ville symbole des forces républicaines. De cet évènement est né un phénomène sans précédent dans l histoire de l Espagne : la fuite de personnes, hommes, femmes, enfants, vieillards et soldats de la République vers les frontières françaises. Bien que le chiffre exact soit encore aujourd hui controversé, il demeure l exode le plus massif qui ne se soit 15 Terrisse René, Bordeaux , Perrin, 1993, p86 16 Souleau Philippe, «Aquitaine», Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffon, Paris, 2006, p270 19

20 jamais produit sur notre territoire où à l époque il apparaissait comme l un des derniers bastions de démocratie en Europe. 17 Après plus de deux ans et demi d une lutte sanglante et sans merci, le gouvernement du Front Populaire, dirigé par Juan Negrín, pourtant élu démocratiquement par les Cortes cinq ans auparavant, fut malmené. De plus, par l intermédiaire de la loi dite de «responsabilités juridiques», El Caudillo s octroya le droit d envoyer devant les tribunaux militaires, chaque individu ayant participé aux évènements de la guerre civile aux côtés des républicains, ou ayant simplement manifesté son soutien aux forces de gauche. Celle-ci avait en plus une valeur rétroactive. De cette manière, il voulut éradiquer totalement les idées humanistes, progressistes défendues par ces hommes et même supprimer définitivement le clan des vaincus. Cependant la France n était pas du tout prête à accueillir ces réfugiés, épuisés et déchirés par ce long voyage à travers les Pyrénées. Cet afflux brutal va surprendre les autorités. Les réfugiés exprimèrent bien souvent le ressenti d avoir été traité comme des malfaiteurs et du bétail, tant le manque d organisation et de considération de la part des autorités et du personnel policier se fit sentir 18. L arrivée de cette masse n entraina pas un enthousiasme général, loin de là. Et pour cause, la propagande organisée par les franquistes en Espagne et au-delà des frontières joua un rôle primordial dans cette vision négative du peuple français envers les combattants de la liberté. Ces républicains espagnols demeurent être la première population à avoir subi l internement pour des étrangers qualifiés «indésirables», en marge du décret du 12 novembre On sait aussi que le l4 février 1939, une circulaire ayant pour but de surveiller clairement les républicains espagnols a vu le jour. Elle tendait à protéger la population française d éventuelles contagions par le biais de vaccins. Les récents arrivants étaient contrôlés et obligés de résider dans des zones préconisées par les autorités. Des services de police devaient donner fréquemment des renseignements sur toutes les activités, déplacements ou relations entretenues par ces personnes sur le sol français. 17 Dreyfus-Armand Geneviève, L exil des républicains espagnols en France, de la guerre civile à la mort de Franco, Albin Michel, 1999, p Dreyfus-Armand Geneviève, L exil des républicains espagnols en France, de la guerre civile à la mort de Franco, Albin Michel, 1999, p 50 20

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