Dossier Culture Vos activités Marie-Claire Nadeau Jean-Claude Paréja Laurent Salançon

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1 Dossier Marie-Claire Nadeau > La secrétaire du comité central d entreprise (CCE) d EDF SA revient sur l actualité autour du vote récent de la loi Nome. p.16 Culture Jean-Claude Paréja > Le directeur artistique de Très Tôt Théâtre, partenaire de la CCAS en Finistère, souligne l importance du spectacle vivant pour le jeune public. p.23 Vos activités Laurent Salançon > Le président de la CMCAS Languedoc met l accent sur la réponse aux besoins des inactifs et l action pour impliquer les jeunes embauchés. p.18 mensuel d information du personnel des industries électrique et gazière. 1,50 euros n Juillet-Août février

2 Dossier Marie-Claire Nadeau > La secrétaire du comité central d entreprise (CCE) d EDF SA revient sur l actualité autour du vote récent de la loi Nome. p.16 Culture Jean-Claude Paréja > Le directeur artistique de Très Tôt Théâtre, partenaire de la CCAS en Finistère, souligne l importance du spectacle vivant pour le jeune public. p.23 Vos activités Laurent Salançon > Le président de la CMCAS Languedoc met l accent sur la réponse aux besoins des inactifs et l action pour impliquer les jeunes embauchés. p.18 mensuel d information du personnel des industries électrique et gazière. 1,50 euros n Juillet-Août février Photos couverture : Pierre Chaillan, Charles Crié / CCAS, Joseph Marando / CCAS. Illustration couverture : Pierre Fouillet Création, conception graphique et réalisation du visuel de couverture : CCAS, direction de la communication. Mensuel d information du per sonnel des Industries électrique et gazière. Immeuble René- Le Guen, 8, rue de Rosny, BP 629, Montreuil Cedex Tél. : Fax : Richard Hannard Une question de société Un nouveau mal frappe notre pays Ce n est plus seulement la précarité de l emploi ou le mallogement, mais est venue s ajouter la précarité énergétique. Ce sont plus de 3 millions et demi de ménages qui éprouvent des difficultés à s éclairer ou à se chauffer! Cette situation pose une question à l ensemble de la société, celle du droit à l énergie. Que les activités sociales du personnel des industries électrique et gazière, lui qui par son travail assure la production des richesses issues du secteur de l énergie, se préoccupent de cette question, quoi de plus légitime! édito Directeur de la publication : Michaël Fieschi. Rédacteur en chef : Pierre Chaillan. Assistante : Isabelle Ivart. Rédaction : Samy Archimède, Jean Santon, Marie-Line Vitu. Secrétariat de rédaction : Comtown Productions. Iconographie : Carole Lhermitte, Christine Lemore. Chef de fabrication : Dominique Brégier. Ont collaboré à ce numéro : Audrey Bernard, Nicolas Chevassus, Stéphane Gravier, Luc Mahler, Pierre Michaud, Vincent Roy. Réalisation : Comtown Productions. Photogravure, impression, expédition : Rivet, 24-27, rue Claude-Henri-Gorceix, BP 1577, Limoges Cede x 9. ISSN Commission paritaire : N 1111 M La solidarité est un des fondements de nos activités sociales. On ne peut transiger lorsque le système solidaire est mis à mal dans notre pays. C est l enseignement que les générations précédentes nous ont transmis. L opuscule récemment paru de Stéphane Hessel, Indignez-vous!, est là pour nous le rappeler. De même l an dernier, il était de notre responsabilité de nous mêler au débat national sur l avenir des retraites et de soutenir la mobilisation des salariés. Nous y avons consacré un dossier dans le CCASinfos d avril 2010 et je me suis exprimé à ce sujet dans plusieurs éditos. Cet engagement en faveur du maintien de l âge légal du départ à la retraite à 60 ans est total! Les agents des IEG sont directement concernés. Le ministre du Travail a transmis aux administrateurs de notre régime des retraites, la Cnieg, la veille des vacances de Noël, deux projets de décret visant à appliquer dans les IEG la «réforme» suite à la loi du 9 novembre Ces décrets sont inacceptables. Ils reviennent sur l équilibre de la réforme des retraites des IEG négociée en 2008 qui devait rester pérenne. Autre texte législatif dangereux qui met en péril le droit à l énergie et le système solidaire, la loi Nome organise un véritable hold-up de l électricité. Cet hold-up pèsera sur le 1%. C est en étant rassemblés et déterminés que nous pérenniserons le 1% et nos activités sociales. Michaël Fieschi, président de la CCAS La solidarité est un des fondements de nos activités sociales. On ne peut transiger lorsque le système solidaire est mis à mal dans notre pays. Abonnement : 12,20 euros (individuel), 6,10 euros (collectif). Site internet : 3

3 Vos activités Le 17 février prochain, deux équipages soutenus par la CMCAS Picardie partiront de Paris pour le 14 e 4L Trophy. Ce rallye hors du commun a pour but d apporter des fournitures scolaires aux enfants des villages du Sud marocain. Lire page 20 Sports L Aéroclub national du personnel des IEG (Aneg) comprend cinq grandes activités ouvertes à tous : aéromodélisme, parachutisme, vol à voile, vol libre et vol moteur ULM. De nombreux stages sont organisés durant l année. Lire page 24 Vos activités Préparez vos vacances et organisez celles de vos enfants pour le printemps, l été ou l automne prochain en vous aidant des catalogues, en allant sur le site ou en vous rapprochant de votre SLvie ou CMCAS. Lire page 21 CHARLES CRIÉ / CCAS ANEG DIDIER DELAINE / CCAS L Édito de Michaël Fieschi 3 Une question de société Actualité en bref 6 Un prix Nobel alternatif à la CCAS Numéro vert social Vous écrivez, on vous lit Le transport vers la Corse Assurance auto : un plus pour les jeunes Solution jeux n 318 Visions Sociales 2011 Au Printemps de Bourges Histoire naturelle Avis de recherche Cross-country Maraisthon Dossier Le droit à l énergie 8 La précarité énergétique L exemple de l outre-mer Les dangers de la loi Nome Des services publics sous tension Les entreprises des IEG : EDF, GDF Suez, Électricité de Strasbourg, etc. La branche des industries électrique et gazière Entretien avec Marie-Christine Nadeau L avis des fédérations syndicales vos activités 18 Retour sur la fête de la CMCAS Languedoc Ami[4L]ement vôtre! Vos vacances été-automne 2011 culture 23 Dans le Finistère, du théâtre pour grandir Sports 24 Comme un oiseau avec l Aneg : le calendrier des stages 2011 Vos droits 26 La fin de l avantage fiscal lié au mariage? SCIENCES et environnement 27 L Eldoraro sous-marin Livres Jean-Joseph Julaud 28 Du baume à l âme JEUX et jardin 30 Côté jardin : Vive le vent d hiver Jeux : Mots croisés et sudoku sommaire 5

4 en bref INTERNATIONAL Un prix Nobel alternatif à la CCAS Le docteur et avocat Martin Almada, qui a reçu en 2002 le Right Livelihood Award, communément appelé prix Nobel alternatif de la paix, est venu au siège de la CCAS à Montreuil le 17 décembre dernier. Il a tenu à saluer les salariés et dirigeants de l organisme qui participent, notamment avec l association Graines d Énergies, à l organisation des voyages solidaires au Paraguay. Arrêté sous la dictature d Alfredo Stroessner ( ) dans le cadre de l opération Condor, il a subi la torture durant trois ans. Venu en France témoigner dans le procès contre les tortionnaires chiliens, le docteur travaille aujourd hui à l ouverture d une université des droits de l homme et de l environnement. A En cas de situation d urgence sanitaire et sociale Le transport vers la Corse BATEAU. Bénéficiez de tarifs avantageux sur le transport maritime en contactant le service Contenus offres voyages de l union territoriale corse CMCAS-CCAS. La CCAS accorde à toute famille affectée en Corse une réduction de 10 % sur le prix hors taxes du transport maritime. Si, de plus, votre coefficient social est inférieur à 7 500, une aide forfaitaire de 130 vous sera automatiquement allouée dans le cadre de la politique «droit aux vacances pour tous» décidée par le conseil d administration. Les traversées JÉRÔME TRAVERS numero_vertprolon2:layout 1 18/01/10 14:56 Page 1 Numéro vert social À votre disposition, jusqu au 31 mars jours sur 7-24 h/24 Solidarité Un coup de fil pour un coup de main... Le numéro vert social est prolongé jusqu au 30 juin Le permet aux bénéficiaires d être mis en relation avec les interlocuteurs d une plateforme spécialisée en cas d urgence sociale. Gratuit depuis un poste fixe, il sert à appeler à l aide et répond aux demandes ponctuelles que l isolement rend plus criantes. Ce numéro vert ne remplace pas le 15 (Samu) ou le 18 (pompiers), encore moins les SLVies et CMCAS qui restent vos interlocuteurs de proximité. Il n a pas vocation à régler les problèmes ayant trait aux aides solidaires, aux remboursements de santé, aux différents séjours CCAS et aux activités. Pour toutes ces demandes, adressez-vous à votre SLVie ou CMCAS. PROLONGATION Attention : en cas d urgence médicale, contacter le 15 ou le 18. Un numéro utile à garder à portée de main. Ce numéro vert ne concerne pas les cas d urgence médicale. Pour les questions relatives à la mutuelle, contactez la Camieg au Le numéro vert social est à votre disposition 7 jours sur 7-24 h/24 Le numéro vert social est prolongé jusqu au 31 VOS mars ACTIVITÉS 2010 Un service gratuit à partir d un poste fixe qui répond à toutes vos difficultés urgentes. Quelques exemples : Vous êtes seul(e) et vous ne pouvez pas vous déplacer : en cas d urgence, un service est mis en place pour vous apporter les médicaments ou les courses dont vous avez besoin. Votre famille, les personnes de votre entourage sont absentes et vous vous sentez isolé, vous avez besoin d être rassuré : une équipe vous apporte réconfort et soutien. N hésitez pas à appeler ce numéro vert : une équipe compétente et réactive vous apportera son aide immédiate en lien avec vos interlocuteurs en SLV/CMCAS ou vous dirigera vers une structure adaptée. seront effectuées à bord des navires de la SNCM, assurant la qualité des prestations et services. Renseignements et réservations au / 21 ou 22. AVION. Pour toute réservation de billets d avion, une convention signée par la CCAS avec l agence Bleu Voyages vous permettra de bénéficier d un tarif avantageux sur les transferts entre les aéroports et certains centres de vacances. Renseignements pour un itinéraire personnalisé au PATRICE LECLERC VOUS ÉCRIVEZ, ON VOUS LIT Hybride Les vampires inspirent depuis longtemps la création artistique. C est une jeune femme de 17 ans, fille d agent EDF- SEI en Martinique, qui signe ce roman à vous couper le souffle. À découvrir absolument! Hybride, de Krysta Eloïse, éditions Baudelaire, 16 euros. Place de l Espigaou Ah le polar marseillais! C est maintenant un genre littéraire à part entière que l auteur, retraité d EDF revisite dans son quatrième roman. Place de l Espigaou, on trouve un cadavre dans une benne à ordures. Suivez l intrigue! Place de l Espigaou, de Alain Seyfried, éditions Les nouveaux auteurs, 15,90 euros. ASSURANCES Auto : un plus pour les jeunes Tous les jeunes agents de 18 à 30 ans inclus qui ont contracté une assurance automobile depuis le 12 décembre 2010 bénéficieront de deux mois offerts pour leur première année de souscription et de deux autres mois pour la seconde année. Cette mesure concerne directement jeunes. Un dépliant explicatif leur parvient à domicile ces jours-ci. Solutions jeux N 318 MOTS CROISÉS Horizontalement : I. Traquenard. II. Résurgence. III. Ostie. OE. IV. Usée. Entre. V. Vortex. Hep. VI. Aristos. Ut. VII. Ite. Infini. VIII. Liseré. Io. IX. Le. Carafon. X. Ruserons. Verticalement : 1. Trouvaille. 2. Ressortie. 3. Astéries. 4. Quiets. Écu. 5. Ure. Étiras. 6. Eg. Exonéré. 7. Néon. SF. Ar. 8. Aneth. Fo. 9. RC. Réunion. 10. Déceptions. 6

5 Visions Sociales 2011 La 9 e édition du festival Visions sociales se tiendra du 14 au 22 mai 2011 à La Napoule, près de Cannes (Alpes-Maritimes). Afin de suivre cet événement, un séjour Passion vous est proposé suivant trois séquences de trois nuitées. Vous y découvrirez une sélection de films asiatiques et pourrez participer aux rencontres-débats organisées avec les professionnels du 7 e art. Visions sociales c est aussi, à la Napoule et sur la Croisette, l accès aux sélections des partenaires de la CCAS : la Quinzaine des réalisateurs, la Semaine de la critique, l Acid et Un certain regard. Dossier d inscription au séjour sur ou sur JOSEpH MARANDO / CCAS CULTURE Au Printemps de Bourges Comme chaque année depuis dix ans, la CCAS et la CMCAS Berry-Nivernais sont partenaires du Printemps de Bourges, festival des musiques actuelles, qui se déroulera cette année du 20 au 25 avril. Le stand de la CMCAS, situé en plein cœur de l événement national où se croisent artistes débutants et confirmés, accueillera de nombreuses animations. Les agents, fils ou filles d agents peuvent assister aux concerts et bénéficier de l hébergement «festivaliers» proposé au sein du complexe sportif par la CMCAS Berry- Nivernais. À noter que quatre groupes de musique (comprenant au moins un membre ouvrant ou ayant droit soutenu par le président de sa CMCAS) pourront se produire sur une scène ouverte du Printemps. Si vous êtes musiciens, adressez votre candidature avant le 1 er mars. Tarifs réduits en présentant sa carte Activ. Renseignements au ou par mail : Cross-country Organisée par la CMCAS Haute- Bretagne, la rencontre nationale sportive de cross-country challenges Georges-Louis et Georges-Michel Verbeurgt se déroulera dans les environs de Lannion (Côtes-d Armor). Hébergés dans le centre de vacances CCAS de Trébeurden ou dans celui de Trégastel, les sportifs prendront le départ de l une des quatre courses suivantes : mètres pour les minimes et les cadets filles et garçons, m pour les juniors, seniors et vétérans femmes, m pour les juniors, seniors et vétérans homme. Dossier d inscription sur ou à retirer en SLvie/CMCAS. Date limite de dépôt le 11 février Maraisthon SPORTS CHRISTINE LEMORE Histoire Naturelle Le Muséum national d histoire naturelle (MNHN) a une histoire longue de près de quatre siècles, qui l a conduit du statut de jardin royal de plantes médicinales à celui d établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. À ce titre, une de ses missions est la diffusion des connaissances. L appropriation et la maîtrise des savoirs scientifiques et techniques sont des défis majeurs pour le développement de nos sociétés et pour chacun de nous. Dans le cadre de sa politique culturelle, la CCAS entend y contribuer. C est dans cette perspective qu elle a engagé un partenariat avec le muséum dans les domaines des sciences de la nature, de la vie, de l homme et de la terre au cœur des thématiques de la biodiversité et du développement durable. Ce partenariat permet aux salariés de l énergie et à leurs familles de bénéficier sur présentation de la carte activ de réductions de tarif dans plusieurs sites répartis sur le territoire national. En savoir plus et voir la liste des sites partenaires sur le site Nous étions à la RET 1, 2, 3, 4 ou à la REH 1, 2 puis dans une RE. P. T. et après un CNE. T, H au NC ; bref nous étions à la Direction de l Équipement! Nous avons travaillé ensemble, nous nous sommes rencontrés. Et si nous créions un annuaire qui permettrait de nous situer géographiquement et de AVIS DE RECHERCHE nous retrouver, non pas en anciens combattants, mais simplement, dans un premier temps, en nous contactant par . Nous verrons par la suite Joindre par courrier Gérard Evra à Lespinasse Issac ; par mail : Le Maraisthon 2011 se déroulera le dimanche 19 juin à Coulon (Deux-Sèvres) dans le marais poitevin. À cette occasion, forte de sa première expérience en 2010, la CMCAS Niort accueillera le 2 e challenge inter-cmcas. L an passé, cette manifestation avait rassemblé 700 marathoniens éco-responsables (300 marcheurs et 400 coureurs), parmi lesquels 65 participants de différentes CMCAS, sur 8 km. À noter que l accueil des sportifs et le village expo nature ayant pour thématique le développement durable seront ouverts dès samedi. Pasta party et fête de la musique le soir! S inscrire auprès de la CMCAS au ou par mail à : Renseignements sur 7

6 dossier Le droit à l énergie christine lemore L énergie n est pas une marchandise comme les autres : c est un bien commun. Se chauffer, s éclairer, conserver ses aliments sont des besoins vitaux. En cette période hivernale qui voit les températures dégringoler, de plus en plus d usagers de l énergie se retrouvent en difficulté tandis que les agents des IEG ressentent durement l évolution de leurs conditions de travail au quotidien. Les centaines de milliers de salariés - actifs et retraités - des 144 entreprises de la branche des industries électrique et gazière et les dizaines de millions d usagers du territoire français ont un même intérêt à défendre ensemble le droit à l énergie menacé par les politiques de déréglementation et l ouverture du marché à la concurrence. Dans le contexte planétaire de bouleversement du climat, où plus de deux milliards d êtres humains sont privés d énergie, les choix économicofinanciers des grands groupes privés et des politiques de mise en concurrence sont de courte vue. La situation de notre pays, où de plus en plus de ménages se retrouvent dans la «précarité énergétique» que ce soit en métropole ou dans les territoires d outre-mer, s aggrave avec la crise. Dans ce contexte, loin de répondre aux défis sociaux, la loi Nome favorise le «business» à court terme en menaçant les investissements industriels. Le droit à l énergie pose la question de la solidarité à l échelle de la société française dans son ensemble. Dans ce dossier, nous donnons la parole aux représentants des salariés et à leurs fédérations syndicales en rappelant que les agents de la branche des IEG disposent des activités sociales, véritable lien solidaire qui les unit. Texte : Pierre Chaillan 8

7 La précarité énergétique Alors que la crise atteint les plus démunis dans notre pays, un nouveau mal frappe trois millions et demi de ménages : la précarité énergétique. C est le droit fondamental à l énergie qui est remis en cause. On considère qu une personne est dans la précarité énergétique quand elle éprouve des difficultés ou est dans l incapacité de payer son énergie. Selon une définition communément admise, cette précarité relève de la faiblesse des revenus et/ou des conditions de logement (voir encadré). Elle touche aussi les foyers qui réduisent leur consommation d électricité ou de gaz de façon drastique afin d anticiper une éventuelle difficulté à régler les factures. Trois millions et demi de ménages dépensent entre 10 et 15 % de leur revenus en charges énergétiques. En cette période de crise, l augmentation du prix du gaz multiplie le nombre d impayés et de coupures. Durant les cinq premiers mois de l année dernière, coupures de gaz ont été effectuées, contre pour toute l année 2009, ce qui était déjà un record 1. Il existe bien un «tarif social». En 2005, EDF a mis en place le tarif de première nécessité (TPN) destiné aux usagers dont les ressources ne dépassent pas 620 euros par mois (pour une personne seule) et disposant d un contrat de 9 kva maximum. Prévu dès 2004 mais seulement mis en œuvre en décembre 2008, un autre dispositif existe pour le gaz : le tarif social de solidarité (TSS). Les foyers bénéficiant du TPN sont automatiquement éligibles au TSS. Le TPN s applique aux 100 premiers kwh consommés dans le mois, soit une réduction tarifaire de 30 à 50 %. Le TSS consiste en une déduction annuelle : sa moyenne est de 70 euros par foyer. Aujourd hui, l ampleur des coupures pour impayés rend ces mesures largement Illustration : Pierre Fouillet inefficaces. Par ailleurs, au nom de la concurrence, les salariés de l énergie n ont plus le droit de conseiller les usagers sur leur consommation. La précarité sévit aussi dans les services clientèle : le nombre de points d accueil a considérablement diminué. Un salarié sur trois est un prestataire. Les smarts grids ou réseaux intelligents sont présentés comme des compteurs électriques «verts» par leurs partisans. Selon les dirigeants, ministères et opérateurs, leur but est de faire des économies d énergie, de lire à distance la consommation, de moduler la puissance ou de couper l alimentation en cas de non-paiement. Il sera alors facile aux opérateurs d adapter les tarifs en fonction du trafic électrique En leur permettant de faire de nouveaux profits dans le cadre d une libéralisation accrue du marché de l énergie, c est le droit fondamental à l énergie qui est menacé. Et pourtant, celle-ci n est pas une marchandise comme une autre. Un comparateur d offres d énergie a été mis en place par la Cre (Commission de régulation de l énergie) et le médiateur national de l énergie. Il semble taillé sur mesure pour les opérateurs dits «alternatifs» qui lui fournissent d ailleurs euxmêmes les «informations». L association de consommateurs UFC Que choisir a dénoncé cet instrument pour son manque de fiabilité et ses omissions. Comme le préconisent de nombreuses associations, notamment Droit à l énergie France, il faut faire du droit à l énergie un droit fondamental et créer un service minimum universel. Texte : Pierre Michaud 1 Chiffres confirmés par GrDF. Au «seuil de la pauvreté» La précarité énergétique constitue une sorte de «double peine» : les 20 % de ménages les plus pauvres consacrent à l énergie une part de budget 2,5 fois plus élevée que les plus riches (source Ademe). En cause, l état des logements dont la performance thermique est généralement mauvaise ou encore les équipements de chauffage et de production d eau chaude trop souvent vétustes, notamment dans le parc privatif. Le nombre de personnes en précarité énergétique est à rapprocher des 3,5 millions de ménages qui vivent en dessous du seuil de pauvreté*, établi à 949 euros par mois. * Source : chiffres pour enquête de l Insee parue le 28/09/

8 dossier L exemple de l outre-mer Statut du personnel, péréquation tarifaire et réalités sociales : la mise en concurrence de la production d énergie dans les territoires d outre-mer soulève de nombreuses questions. Dans les entreprises d outre-mer, de nombreux préavis de grève ont été déposés depuis le conflit social de 2009 contre la cherté de la vie qui, après plusieurs semaines, a abouti à un accord entre salariés et patronat du privé. Dans les IEG, les actions revendicatives ont visé à faire respecter l article 14 paragraphe 6 du statut national du personnel, impliquant une revalorisation des indemnités pour les agents, qu ils dépendent de l opérateur historique EDF-SEI ou des entreprises nouvellement apparues suite à l ouverture à la concurrence. Le dernier préavis en date à la R éunion et en Guadeloupe concerne ainsi les sites des centrales thermiques du Gol (CTG-STP), de Bois-Rouge (CTBR- EMS) et du Moule (CTM-CTP). Toutes ces installations appartiennent au groupe privé Séchilienne-Sidec qui s est développé à partir des énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien et biomasse). Concurrencé directement par cet opérateur «alternatif» qui a bénéficié de nombreux crédits d impôt pour le photovoltaïque, EDF-SEI se trouve toutefois, en vertu de la loi de 2000 sur l ouverture du marché, dans l obligation de lui racheter sa production, et ce jusqu à trois ou quatre fois le prix de sa propre production issue en grande partie des énergies renouvelables (hydraulique, géothermie et biomasse). Au final, la note, salée, se répercute forcément sur les factures des clients et usagers, notamment par le biais de la contribution au service public de l électricité (CSPE) qui explose. Rappelons que la CSPE a notamment été mise en place pour compenser les surcoûts de production des opérateurs dans les zones non interconnectées au réseau électrique de la Métropole, ou encore ceux résultant des politiques de soutien à la cogénération et aux énergies renouvelables La CSPE se trouve donc complètement dévoyée de son objet et la péréquation tarifaire, qui veut que le prix du kwh soit le même quelle que soit la zone géographique du territoire national, est mise à mal. Les factures d électricité sont de plus en plus difficiles à régler pour les usagers des territoires d outre-mer qui subissent de plein fouet la crise avec des taux de chômage de l ordre de 35 %. De nombreuses familles ne pouvant plus faire face se retrouvent obligées de s éclairer à la bougie avec les risques que cela implique. Depuis 15 ans, de multiples accidents sont d ailleurs survenus. Droit à l énergie? Texte : Pierre Chaillan Christine Lemore L énergie, un enjeu planétaire L énergie tient une place déterminante dans les relations internationales. Les grands événements du monde sont souvent liés aux hydrocarbures ou au nucléaire. Le défi à relever dans les années qui viennent sera de fournir toujours plus d énergie à la population mondiale - notamment aux pays émergents - christine lemore tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Atteindre ce double objectif à un coût qui soit juste suppose de disposer des ressources. Le défi ne pourra donc être relevé que si les opérateurs pourvoient aux nécessaires investissements, notamment dans le domaine des nouvelles technologies. Pour les technocrates européens, la concurrence est le meilleur moyen de fournir un approvisionnement sécurisé et bon marché. Depuis que la Commission de Bruxelles a imposé (souvent avec assentiment, voire anticipation dans certains pays) l ouverture du marché, la dépendance énergétique a augmenté de 12 % en dix ans en Europe. De plus, la concurrence n a pas vraiment entraîné de gros investissements mais bien plus des spéculations. Une véritable politique énergétique communautaire, grâce par exemple à une agence européenne de l énergie, permettrait de développer une énergie plus propre et sécurisée. Illustration : Pierre Fouillet 10

9 Les dangers de la loi Nome La loi sur la nouvelle organisation du marché de l électricité (Nome) se traduira par une augmentation des tarifs de l électricité. Applaudie par la Bourse, elle risque surtout de transformer un outil industriel en instrument de spéculation financière. Les 165 pages de la loi Nome mettent à la disposition des concurrents d EDF 25 % de l électricité produite par les centrales nucléaires. Le parc électronucléaire, ce bien national, un bien commun en fait, appartient à tous les Français qui l ont financé par leurs factures. Il faudrait donc payer une deuxième fois? Non merci! Avec cette loi adoptée définitivement en novembre 2010, d autres fournisseurs vont pouvoir obtenir à peu de frais l électricité produite par un service public (aujourd hui en voie de privatisation) créé par la loi de nationalisation de Ce mauvais coup s inscrit dans la politique de destruction systématique de nos services publics. Denis Kessler 1 l expliquait peu après l élection présidentielle de 2007 dans Challenges : «La liste des réformes? C est simple : prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 sans exception. Il s agit aujourd hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance!». Les mesures prises jour après jour par le Gouvernement et le Parlement ne sont hélas que la triste concrétisation de cette volonté patronale. Pour les usagers, les conséquences sont désastreuses : la Commission de régulation de l énergie (Cre) prévoit une augmentation des tarifs réglementés (fixés par l État) de 7,1 % à 11,4 %, à raison de 3,1 à 3,5 % par an entre 2011 et EDF n entend pas procurer gratuitement (ou presque) de l électricité à des concurrents qui pour la plupart ne sont pas producteurs d énergie. Sur le marché de l électricité, le prix de vente est de 34 e le MWh, alors que EDF revendique 42 e. Pour les tenants de la loi Nome, il s agit d aligner les prix par le haut au niveau européen afin de favoriser la spéculation sur ce que les Nations unies appellent «bien commun public de l Humanité». En réduisant ainsi la part des prix réglementés au nom de la concurrence, la loi Nome va procurer aux opérateurs privés une source de profits supplémentaire. Or, selon les dirigeants de L Union européenne qui prônent cette sacrosainte «liberté» du marché, la concurrence ferait baisser les prix. Les exemples ne manquent pas qui prouvent le contraire. Carl Wood, ex-commissaire à la régulation de l électricité de l État de Californie l expliquait : «Après la guerre, en Californie, un système très efficace de centrales publiques fonctionnait mais dans les années 1980, une poussée idéologique s est développée en faveur de la déréglementation. ( ) L électricité est devenue une marchandise et les prix ont triplé en quelques années. Les entreprises publiques ont été mises en faillite en Pennsylvanie et même au Texas. Contrairement aux assertions des tenants du libéralisme économique, la déréglementation n a pas permis de réaliser l équilibre entre l offre et la demande. Il faut tirer les enseignements de ce qui s est passé, qui a été à l origine du black-out connu dans le monde entier. La déréglementation opérée par les services publics conduit à ce que chaque segment devienne un produit, un bien de consommation.» Autre exemple : en Suède, depuis la libéralisation des marchés de l énergie, les prix ont augmenté de plus de 40 % et de nombreux emplois ont été supprimés dans le secteur. Et plus largement, depuis la mise en place des privatisations, plus de emplois ont été perdus en Europe et les prix continuent à monter. En France, les usagers ne s y sont pas trompés qui ont choisi de rester fidèles à l opérateur historique. De même, le nombre d entreprises passant outre aux tarifs réglementés reste très faible. Texte : Pierre Michaud 1 Membre influent du patronat financier et ancien président de la FFSA (Fédération française des sociétés d assurance). Illustration : Pierre Fouillet 11

10 Des services p dossier Suite au vote des lois qui ont conduit aux déréglementations des services publics, le secteur de l énergie est particulièrement affecté. La dégradation se ressent sur les usagers et les salariés. Julien Millet / CCAS Sur le plan économique, les services publics permettent de prendre en compte des phénomènes que le marché ignore, tels que les investissements au long terme ou considérés comme peu rentables ou encore la gestion de l espace. Sur un plan politique, ils permettent de réunir efficacité économique et sociale. Les directives de la Commission de Bruxelles préconisent la déréglementation des services publics, l ouverture du capital et enfin la privatisation. Il faut donc «remplacer» ces services, sachant que le PIB de l Union européenne s élève à environ milliards d euros, dont milliards proviennent de services qui sont encore publics pour certains. En les privatisant, on les livre à la loi du marché, c est-àdire au profit (c est le cas de le dire) des seuls actionnaires. Les institutions européennes ont inventé le «service universel» mais sans en préciser le contenu. Une fois les directives transposées en droit français parfois même en les anticipant cela devient un «service d intérêt général». Chaque citoyen a pu en Si les usagers sont éloignés des services d accueil, les agents, eux, sont éloignés du terrain à la suite des restructurations et de la fermeture des sites de proximité. constater les effets dans le domaine de la santé. En ce qui concerne l énergie, le secteur a été considérablement bouleversé par l introduction de la concurrence et de la déréglementation. Depuis 2000, les lois successives ont morcelé les groupes. Aujourd hui, la loi Nome aggrave encore la situation (voir page 11), en particulier pour les usagers, alors que la concentration du secteur énergétique se précise. Tout comme dans les autres pays d Europe, en France les prix vont continuer à progresser : de 2005 à 2007 déjà, celui du gaz domestique a augmenté en moyenne de 18 % et celui de l électricité domestique de 14 %. Les usagers sont de plus en plus éloignés des points d accueil, dont les fermetures se poursuivent. Placé sous le signe de la concurrence, le système suscite des pratiques commerciales contestables, comme le relève le médiateur national de l énergie. Les investissements dans les réseaux électriques sont très insuffisants. Les travailleurs d erdf qui gèrent les réseaux moyenne et basse tension olivier clément / CCAS Le vécu d un agent PI Les agents petites interventions subissent de plein fouet les conséquences de la privatisation du secteur de l énergie, à l image de cet agent PI qui travaille depuis dix ans dans un arrondissement du centre de Paris (quartier du Trocadéro et de la tour Eiffel). Ce dernier avoue : «Je pars le matin avec le stress.» Salarié d erdf GrDF, il intervient chez les abonnés à la demande des fournisseurs EDF, GDF Suez, Poweo et Direct Énergie. «Tous les jours, on reçoit les griefs de clients», explique-t-il. Habituée à un certain niveau de prestation, la clientèle des beaux quartiers ne se prive pas d agresser les agents verbalement, voire physiquement. Bons de commande imprécis, erreurs de relever, coupures injustifiées «Ce qui est pervers, précise le jeune agent PI, c est qu en se mettant à la place du client, on ne pourrait qu être mécontent.» Texte : Stéphane Gravier 12

11 ublics sous tension doivent aujourd hui composer avec ces faibles investissements et le manque d entretien du matériel. Tandis que les agents partant à la retraite ne sont souvent pas remplacés, les fermetures de site se poursuivent. Si les usagers sont éloignés des services d accueil, les agents, eux, sont éloignés du terrain à la suite des restructurations et de la fermeture des sites de proximité. Cette proximité est pourtant un gage de qualité et de service rendu au public. La dégradation du service public est une réalité (voir ci-dessous les témoignages d agents). Les Nations unies ont mis en avant les «services et biens communs publics de l humanité». Ils comprennent la santé, l eau, l alimentation, l énergie, la culture, l environnement, les transports, les communications, l éducation, la science, la formation, la paix Toutefois, ces biens sont loin d être «communs» puisque plus de deux milliards de Terriens n ont pas accès à l énergie. L engagement des usagers, des salariés de l énergie et des élus pourrait permettre d obtenir une énergie de qualité à un prix juste. Ce serait un bienfait pour l économie et pour les populations. Textes : Pierre Michaud Illustration : Pierre Fouillet Le témoignage d une agent plateau clientèle à EDF Cherbourg «Je pense que l on ne va pas dans la bonne direction. Toutes les agences de la Manche ont fermé les unes après les autres. Aujourd hui nous travaillons en «call centres», des bureaux ouverts sans place attribuée. Premier arrivé, premier servi. Depuis l ouverture du marché, nous avons beaucoup plus d interlocuteurs : les problèmes que l on pouvait régler auparavant en cinq minutes nous prennent désormais trois ou quatre jours. On ne fonctionne plus que par messages électroniques. Il est très difficile d avoir un interlocuteur au téléphone. On a perdu le sens du service public. Nos collègues d erdf, on ne les connaît plus, c est comme s il s agissait d une société étrangère. D ailleurs, nous ne sommes plus dans les mêmes locaux : on divise pour mieux régner. Quand on appelle, on peut tomber sur quelqu un à Caen ou à Nantes alors qu auparavant on se connaissait tous et ça allait beaucoup plus vite. De même, je peux avoir affaire à un usager de Bordeaux, c est plus difficile puisqu on gère tout l Ouest, et l Ouest de la France, c est vaste! Avec 100 à 150 appels par jour, quand les «clients» parviennent à nous joindre, ils sont le plus souvent mécontents (60 % des appels). La direction a inventé les «challenges» : plus tu vends, plus tu as de cadeaux, des places de cinéma par exemple Par téléphone, le client doit nous fournir ses coordonnées bancaires, et s il refuse, il doit les communiquer par courrier. C est autant de retard : la mise en service s effectue en 15 jours au lieu de 48 heures il n y a pas si longtemps». 13

12 dossier Électricité de Strasbourg Électricité de Strasbourg a vu le jour le 14 décembre 1899 sous le nom de Elektrizitätswerk Strassburg, l Alsace ayant été alors annexée par l Allemagne. L entreprise a été créée à l initiative de la ville de Strasbourg et grâce aux capitaux privés de l entreprise allemande AEG et du Crédit Suisse. En 1908, la ville devient actionnaire majoritaire. Après la Seconde Guerre mondiale, Électricité de S trasbourg (ES) échappe à la nationalisation en tant que société d électricité dépendant majoritairement d une collectivité locale. En 1954, EDF devient actionnaire majoritaire de ES, qui diversifie ses activités à partir des années Depuis 2005, l entreprise est aussi fournisseur de gaz et multiplie Chiffres clés en collaborateurs dans le monde - L Europe regroupe 89 % des effectifs (la France 52 %, la Belgique 10 %) - Les femmes représentent 18,5 % des effectifs, les cadres 17,9 % Électricité - 5 e producteur en Europe - 1 er producteur indépendant dans le monde - 68,4 GW de capacité de production installées - 20 GW de capacité en cours de construction TWh de production électrique Gaz naturel et GNL - 1 er acheteur de gaz naturel en Europe - 1 er importateur de GNL aux États-Unis SAUTIER PHILIPPE / SIPA GDF Suez À côté des deux grands groupes que sont EDF et GDF Suez, près de 150 entreprises composent la branche des IEG. Parmi celles-ci, Électricité de Strasbourg compte plus de clients et son réseau dessert 376 communes. les partenariats, notamment dans les domaines de la géothermie et des énergies renouvelables au travers de sa filiale ES Géothermie. Électricité de Strasbourg compte clients, entreprises et particuliers. Sa filiale ES Réseaux construit, exploite, entretient et renouvelle un réseau électrique de km, desservant 376 communes alsaciennes. Par ailleurs, ES vient d acquérir des droits d accès à la production d électricité auprès de la centrale hydraulique de Strasbourg et de la centrale nucléaire de Fessenheim. ES G éothermie a contribué à la réalisation et participe à l exploitation de la centrale géothermique de Soultz-sous-Forêts, non loin de Haguenau (Bas-Rhin). - Un portefeuille d approvisionnement de plus de 100 Gm 3 - Une flotte de 20 méthaniers, dont cinq en construction Services à l énergie - 1 er fournisseur des collectivités et entreprises en Europe Environnement - 2 e fournisseur de services à l environnement dans le monde Julien millet / CCAS EDF groupe en quelques chiffres* Salariés : EDF, erdf et RTE : (62 %) Filiales : (38 %) erdf : RTE : Systèmes électriques insulaires (SEI) : Production et ingénierie : Commerce : Fonctions centrales : CDI et CDD non statutaires : 844 Filiales France (dont Tiru) : Production : Production EDF 2009 en France : 447,7 TWh Nucléaire : 389,8 TWh (87,1 %) Hydraulique : 44,8 TWh (9,4 %) Thermique : 15,8 TWh (3,3 %) Éolien : 324,8 MW Solaire : 25,9 MW Le parc en France métropolitaine se compose de : - 58 tranches nucléaires fonctionnant à partir des réacteurs à eau pressurisée centrales hydrauliques Lignes électriques en France : km en haute et très haute tension - 1,28 millions de km en basse et moyenne tension Clients : - 38,1 millions, dont 26,5 millions en France Actionnariat : - État français : 84,4 % - Investisseurs institutionnels et particuliers : 13,1 % - Salariés : 2,3 % Chiffre d affaires : 66,3 milliards d euros, dont 34 pour la France * Sources: EDF groupe rapport annuel (au 31/12/2009). julien millet / CCAS 14

13 La branche des industries électrique et gazière Illustration : Pierre Fouillet La branche des IEG a été créée par la loi du 10 février 2000, avant le décret d application du 7 juin Depuis, ces textes ont été complétés par une soixantaine d accords de branche. Illustration : Pierre Fouillet La branche des IEG regroupe toutes les entreprises - quelle que soit leur nature juridique - dont le personnel est soumis au statut du personnel des industries électrique et gazière. Le champ d application du statut est précisé dans l article 47 de la loi de nationalisation de l électricité et du gaz du 8 avril Il s agit de la production, du transport et de la distribution de l électricité ou du gaz en France. Constituée à partir du statut des industries électrique et gazière et des textes étendus (décret du 22 juin 1946) au moment de la création de ladite branche, elle concernait salariés actifs et pensionnés provenant de EDF-GDF. Outre les entreprises nationalisées en avril 1946, d autres sociétés, telles les régies municipales, ont été intégrées dans la loi de 1946 sous l appellation de «entreprises non nationalisées» (ENN), leur personnel bénéficiant de l application du statut national. Aujourd hui, les entreprises qui composent cette branche sont les suivantes : les entreprises dites historiques nationalisées en 1946 et leurs filiales : EDF SA, GDF Suez, erdf, GrDF, RTE, GRT Gaz, Storengy et Elengy. les entreprises exclues de la nationalisation de 1946 : SNET (Charbonnages de France), SHEM (SNCF), etc. les entreprises non nationalisées en 1946 (TIRU, CNR, Électricité de Strasbourg, Gaz de Strasbourg, Gaz de Bordeaux, Régie des Deux- Sèvres et bien d autres). Parmi ces ENN, on retrouve environ 150 entreprises locales de distribution (ELD) et une vingtaine de producteurs ou producteurs/distributeurs. Les salariés actifs et inactifs (retraités et pensionnés) sont représentés par leurs organisations syndicales. De son côté, le patronat est représenté par deux syndicats d employeurs : l Ufe (Union française de l électricité) et l Unemig (Union nationale des employeurs des industries gazières). Le dialogue social se fait au sein du Secrétariat des groupements d employeurs (SGE) des IEG qui assure l interface permanente entre, d une part, les entreprises du secteur entre elles et, d autre part, ces entreprises et les fédérations syndicales. La branche des IEG est composée de la façon suivante : le ministre chargé de l Écologie, de l Énergie, du Développement durable et de l Aménagement du territoire ou son représentant ; les représentants des deux syndicats d employeurs, Ufe et Unemig ; les représentants des organisations syndicales les plus représentatives. La commission paritaire de branche (CPB) négocie et signe les accords collectifs entre la SGE et les fédérations syndicales. Depuis 2001, près de soixante de ces accords ont été signés, parmi lesquels ceux de février 2010 sur la prévention des risques psycho-sociaux et de juin 2010 sur la mise en place de la couverture supplémentaire maladie. Textes : Pierre Michaud 1 Vote final des organisations syndicales sur le décret : Pour : CGC ; Abstention : CFDT ; Contre : CGT, FO. 15

14 dossier Et les générations futures? Entretien avec Marie-Christine Nadeau, secrétaire du comité central d entreprise (CCE) d EDF SA. Le CCE EDF a lancé en 2010 une campagne de communication remarquée sur la loi Nome. Quel était l objectif recherché? Il s agissait de rompre le silence assourdissant des médias sur ce texte structurant la vie et l avenir de notre pays. En CCE d EDF SA de juin 2010, nous avons pu développer une démarche intersyndicale afin d alerter les usagers, les élus de proximité et l ensemble des salariés sur le risque majeur que recèle la loi Nome. Nous avions intitulé cette campagne d affichage «Main basse sur l énergie» pour bien montrer que cette loi entraîne une véritable spoliation des moyens de production, grevant la réponse aux besoins des générations futures. Lorsqu on sait qu une politique énergétique se construit sur 30 ou 50 ans, cette loi conforte une politique à courte vue. Justement, rappelez-nous les dangers présentés par cette loi? C est de continuer l organisation de la concurrence dans le sens voulu par le traité de Maastricht. Dans les faits, appliquée au domaine de l énergie, elle favorise les intérêts financiers et fait augmenter les tarifs on l a vu pour le gaz. L ouverture du marché n apporte pas de réponse aux «clients» puisque suite aux premières augmentations de tarifs, les entreprises sorties du tarif réglementé en ont demandé de nouveaux, d où la création du Tartam*. En dépit de la transposition des directives européennes, les clients restent au tarif. Il n y a rien qui change dans le périmètre à part les gains de productivité générés dans les entreprises, la rémunération des actionnaires, l éloignement du service public des usagers et des besoins, les retards sur les investissements pour préparer l avenir, que ce soit au niveau des moyens de production, des réseaux, des compétences ou de l emploi. Au final, on dégrade pour une concurrence qui n existe pas ou très peu. On est dans un processus idéologique qui fait la démonstration de sa non-efficacité et de sa non-réponse aux besoins. Cette concurrence accrue aura-t-elle des conséquences sociales? EDF est une entreprise détenue à 85 % par l État. On pourrait penser que ce dernier, garant de l intérêt général, assurera la solidarité dans le pays. Force est de constater qu il n assume pas ce rôle essentiel qui consiste à préserver l égalité de traitement entre les citoyens. Il l a démontré par ses attitudes et ses choix politiques, en demandant notamment à l entreprise de suivre une orientation visant d abord à rétribuer les dividendes et à comprimer ses investissements et sa masse salariale, et ce dans un secteur industriel sensible. pierre chaillan Certes, l entreprise maintiendra ses recrutements dans l ingénierie nucléaire afin de préserver son rang de premier opérateur mondial mais au prix d une forte pression sur les salariés et sous-traitants des autres activités. Avec la crise, de plus en plus de personnes se retrouvent en situation de précarité énergétique. Quid du «droit à l énergie»? Nous sommes dans une démarche qui tourne le dos à une politique tarifaire solidaire et de long terme. L ouverture du marché et la désintégration des activités a pour conséquence une compilation de l ensemble des coûts : ceux de la production/commercialisation, de la distribution et de l acheminement ainsi que la contribution aux charges du service public de l électricité. Comme chacun devra faire sa marge, la facture va augmenter. Ajouter à cela la tarification des services sur laquelle tout le monde veut faire son beurre, au détriment de l usager qui se retrouve ainsi à payer des prestations autrefois contenues dans l abonnement. La loi Nome, en favorisant le «business» de l énergie, va faire grimper les prix et risque de réduire la part consacrée au service public sur le long terme : quid de l égalité de prix sur l ensemble du territoire national, notamment dans les territoires d outre-mer, assurée aujourd hui par la péréquation tarifaire? Pour autant, la précarité croissante dans notre pays n est pas le seul fait des prix de l électricité. Rappelons que nous avons l une des moins chères d Europe et que le tarif social dit de «première nécessité» existe. C est le recul de l emploi industriel et des secteurs induits, ainsi que la précarisation de l emploi et les pressions sur les salaires qui expliquent la dégradation du pouvoir d achat. EDF ne règlera pas le problème de la précarité énergétique à lui tout seul, c est une question de société. Propos recueillis par Pierre Chaillan * Tarif réglementé transitoire d ajustement de marché. 16

15 L avis des fédérations syndicales ROGER CORAI FO ÉNERGIE ET MINES Pour FO Énergie et Mines, une société qui ne respecte pas le droit d accéder ou de conserver un accès à l énergie, c est indigne et inacceptable. Cette recherche d accès aux énergies est évidemment ressentie plus fortement dans les pays émergents du fait du manque d infrastructures et de moyens rendant toute politique sociale, d éducation et de santé impossible. Mais dans les pays industrialisés, ce sont souvent des situations de perte d emploi ou de marginalisation qui influent sur le droit à conserver l accès à l énergie. Pour que chacun ait le droit à l énergie ; Pour faire face au décalage grandissant entre les très riches et les très pauvres ; Pour contrer la violence du «toujours plus» et de la compétition entre les salariés ; Pour combattre la tyrannie des marchés financiers et des agences de notation ; Pour affirmer haut et fort que les acquis de la Résistance que sont les retraites et la Sécurité sociale ne seront pas bradés ; FO Énergie et Mines réaffirme son indignation et indique que celle-ci ne sera pas synonyme d inaction. CATHERINE GUICHARDAN FCE-CFDT Pour la CFDT, l accès à l énergie et à l eau sont des droits fondamentaux. La CFDT a critiqué la loi Nome et souhaite qu elle soit revue. Cependant, cette loi pose le principe de la contribution de tous les acteurs au fonds social pour l électricité et le gaz et fait un pas vers la généralisation du droit à l énergie. Il faut maintenant l étendre à toutes les énergies grâce à un fonds s appuyant sur une contribution de tous les énergéticiens. Des procédures de médiation et d accompagnement de la clientèle fragilisée doivent aussi être mises en œuvre. Mais ces réponses ne sont que des pis-aller : l offre de logements sociaux rénovés économes en énergie doit ouvrir le premier volet d une politique d insertion et de lutte contre la précarité. L accès à ces logements doit être simplifié. Cette politique doit s inscrire dans une lutte globale contre la pauvreté, fondée notamment sur l aide à l emploi et une répartition équitable des richesses. MARIE-CLAIRE CAILLETAUD FNME-CGT L énergie n est pas un produit comme les autres : elle est consubstantielle au développement humain. Pour cela, la CGT revendique que le secteur énergétique s extraie des lois du marché et de la concurrence et que son appropriation sociale en permette la maîtrise publique. La déstructuration complète de ce secteur, organisée sous la houlette de la Commission européenne, désoptimise, complexifie et entraîne gaspillage, dysfonctionnements et hausse des tarifs. Et nous n en sommes qu au début si nous ne nous en mêlons pas. Nul doute que la promulgation de la loi Nome va encore plus accentuer ces travers dans le secteur de l électricité. Il est anormal qu aujourd hui des personnes ne puissent pas s éclairer et se chauffer. 3,4 millions de foyers en précarité énergétique, coupures d électricité, autant de gaz, ce n est pas acceptable. Des entreprises qui augmentent leur chiffre d affaires grâce aux coupures, c est indigne. Alors «il faut s indigner!» et se battre pour un vrai droit à l énergie en France et partout dans le monde. 17

16 Une fête pour préparer vos activités Les questions de santé étaient au cœur de la fête annuelle de la CMCAS Languedoc organisée le 6 novembre dernier au Cap d Agde. Les élus ont manifesté le souhait que, tout en continuant de répondre aux besoins des inactifs, les activités sociales soient plus investies par les jeunes embauchés. Dans la salle Marcel Paul, aux côtés d Electriciens sans frontières, deux stands se font face : au fond, celui de l Adeva* Gard Rhodanien qui porte ses revendications en lettres capitales : «JUSTICE POUR LES VIC- TIMES DE L AMIANTE», et à l entrée, celui de la Mutieg. Guide pratique en mains, Pierre et Maryse ne ratent pas une seule des précieuses informations fournies par le conseiller de la mutuelle des IEG. S ils sont venus à la fête de la CMCAS Languedoc ce samedi 6 novembre, c est aussi pour en savoir plus sur la fameuse couverture supplémentaire maladie des retraités (CSMR) mise en place à partir du 1 er janvier 2011 grâce aux fonds du 1 % (voir CCAS Infos n 316). Alexandre (au centre), entouré de ses amis «Nous voulons savoir ce qui resterait à notre charge en cas d hospitalisation en chambre seule, pour les frais d optique et pour les cures», explique l agent EDF retraité. «On avance dans l âge et on a besoin d avoir des détails sur le montant des remboursements», confirme son épouse. «Pourvu que ça dure!», ajoute Pierre à propos de cette couverture maladie, faisant allusion aux menaces qui pèsent sur le 1 %. Une inquiétude partagée par bon nombre de bénéficiaires inactifs. S il souligne le désengagement de la Sécurité sociale au profit des mutuelles, Marc Pélouard, le président du conseil d administration de Mutieg invité à cette journée, se veut rassurant : «La mutualité n est pas un assureur. Elle peut traiter des situations difficiles, prendre en charge des traitements non reconnus. La CSMR a précisément été créée pour diminuer votre reste à charge.» Laurent S alançon, président de la CMCAS, insiste : «Vous pouvez adhérer à la CSMR sans questionnaire de santé. Dans les domaines de l optique, du dentaire et de l hospitalisation, les remboursements sont nettement améliorés.» Et la prévention? Installé à côté du foyer du centre de vacances, le stand Camieg consacré au dépistage du cancer colorectal a eu un succès inattendu. «Beaucoup de questions nous ont été posées ce matin», se réjouit Magali Poplawski, chef de projet prévention. Si les questions de santé suscitent autant d intérêt, c est que pas moins de 62 % des bénéficiaires du territoire Languedoc sont des retraités, comme le rappelle Laurent Salançon. La CMCAS vient d ailleurs de mettre en place des ateliers mémoire à l attention de cette population : «Depuis le mois de juin, poursuit son président, nous avons formé une vingtaine d animateurs bénévoles qui tiendront dans chacune des six SLVies concernées un atelier d une demi-journée par semaine pendant dix semaines. Ensuite, il y aura un suivi avec l antenne Camieg basée à Montpellier.» Au stand Mutieg les retraités s informent sur la nouvelle couverture 18 supplémentaire maladie

17 l avenir Pendant que les uns s informent, les autres se détendent. Après avoir survolé la région à bord des avions de l Aneg, Alexandre et ses amis ont choisi de s offrir une bonne petite montée d adrénaline en sautant à l élastique. En matière de participation aux activités sociales, Alexandre, conseiller client EDF à Montpellier, est un vrai boulimique : «J en fais un maximum : du badminton, du karting, du ping-pong... Les rencontres sportives nationales sont super bien organisées.» Cet agent de 24 ans, embauché il y a deux ans, était aussi présent à Soulac comme bâtisseur en juin dernier. Et quand il n est pas en vadrouille, il cultive un jardin ouvrier avec des collègues. Avec une petite pensée amicale pour Myriam, membre du bureau SLVie de Montpellier et présidente des jardins Depuis la rentrée, le conseil d administration de la CMCAS a décidé d ouvrir aux intérimaires toutes les activités sociales organisées par le territoire Languedoc. ouvriers, grâce à qui il a découvert tout cela : «Si personne ne t en parle, tu ne sais pas que ça existe. Maintenant que je connais le fonctionnement, je me renseigne par moi-même, je vais régulièrement sur le site Internet de la CCAS et de la CMCAS», affirme-t-il. «Notre rôle à la SLVie, explique Myriam, consiste à aller au-devant des agents qui viennent d entrer dans l entreprise pour les informer de leurs droits.» Et pas uniquement au-devant des statutaires. Depuis la rentrée, le conseil d administration de la CMCAS a décidé d ouvrir aux intérimaires toutes les activités sociales organisées par le territoire Languedoc. Une chance pour Marlène qui participe pour la première fois en tant qu ayant droit à une fête de CMCAS avec ses amis et collègues du centre de relation clients de Montpellier. Alexandre, lui, ne regrette qu une chose, c est qu il n y a ait pas plus de jeunes aujourd hui au Cap d Agde. Il n est pas le seul à souhaiter que cela change. «En 2011, annonce Laurent Salançon, nous allons mettre l accent sur les jeunes embauchés en partant des SLVies. Nous avons déjà commencé à aller à leur rencontre sur les sites de travail tous les mois. Ils sont demandeurs, ils ont envie de découvrir comment fonctionnent les activités sociales, de savoir ce qu on leur propose. Ce qu il faut, c est faire le lien avec les anciens.» David Barrachina, membre de la commission jeunes agents de la CMCAS, adresse pour sa part ce message à tous ceux qui hésitent à pousser la porte de leur CMCAS ou de leur SLVie : «Soyez curieux, ne restez pas dans votre coin!» Texte : Samy Archimède Photos : Joseph Marando / CCAS * Association de défense des victimes de l amiante 19

18 Ami[4L]ement vôtre! vos activités Le coup d envoi du 14 e 4L Trophy sera donné le 17 février prochain simultanément depuis le stade de France et Saint-Jean-de-Luz participants prendront la route du Maroc pour une belle aventure. Deux équipages soutenus par la CMCAS Picardie partiront de Paris On the Road again Direction Marrakech! Comme chaque année depuis 1998, des centaines de Renault 4L s élanceront sur les routes de France, d Espagne et du Maroc pour un raid sportif et humanitaire : un périple de km, dont 700 de pistes sinueuses et semées d embûches dans le désert du royaume chérifien. Contrairement au Paris- Dakar, le 4L Trophy est tout sauf une course. Organisé par des étudiants de l École supérieure de commerce de Rennes, ce rallye hors du commun a pour but d apporter des fournitures scolaires aux enfants des villages du Sud marocain. Présents en juin dernier au Festival des énergies, Julien Lugand et Marco Cominelli, jeunes agents erdf, ont pu ainsi récolter 500 stylos auprès des jeunes solidaires sur l espace de la CMCAS Picardie. Articles de presse, opérations de promotion, rencontres dans les SLVies, la solidarité s est organisée depuis plusieurs mois dans toute la région. «L idée, explique Pascal Chivet, président de la CMCAS Picardie, était de les aider à mettre en place leur projet, leur apporter une aide logistique et leur permettre de partir au Maroc.» Contrairement au Paris-Dakar, le 4L Trophy est tout sauf une course : il a pour but d apporter des fournitures scolaires aux enfants des villages du Sud marocain. Alexis et Julien Lugand lors du festival d énergies de Soulac Agent en inactivité, Jean-Pierre Lucas est enthousiaste à l idée de partir. Dès l origine du projet, il s est joint à l aventure : «Ça me rappelle ce qui se passait autrefois avec les jeunes dans la boîte : le partage des valeurs et le fait de travailler ensemble.» Avec son compère Patrick Pannetier chargé d affaires GrDF à Amiens et comme lui passionné de 4L, ils assureront l assistance technique des véhicules jusqu au détroit de Gibraltar. Julien Lugand n en est pas à son premier départ. Il se souvient de sa première participation au 4L Trophy en 2005 alors qu il était encore étudiant à Rouen : «On en revient avec des images plein la tête.» Avec son frère Alexis, qui est son co-pilote, ils ont créé l association V achement 4L afin de pouvoir s aligner sur la ligne de départ. «Ça approche très vite. Là, c est la course, il faut finir tout ce qui reste à faire et ne rien oublier, boucler le budget, ranger les pièces de secours et les fournitures scolaires.» À la veille du départ, l heure est aux derniers préparatifs : la pose des plaques de protection sous le moteur et le réservoir, celle des phares à longue portée, le contrôle des pneus, le montage du pré-filtre, le renforcement des carrosseries et la vérification des filtres à air et des ventilateurs. Il faut dire que les voitures seront soumises à rude épreuve, des dunes de l erg Chebbi aux pistes rocailleuses de la région d Alnif. Pour les deux benjamins de la «Picard s team», Marco Cominelli et Graziella De Rose, étudiante en psycho, «ce départ sera un véritable baptême du feu». En guise de soutien avant l épreuve, les énergéticiens de la CMCAS Picardie et leurs familles se rendront en bus au stade de France pour les encourager au moment du départ. Arrivée prévue à Marrakech le 27 février. À suivre. Texte : Stéphane Gravier Un amour de voiture Sortie des chaînes de montage des usines Renault à Billancourt et Flins entre 1961 et 1992, la 4L fête en 2011 son cinquantième anniversaire. Voiture populaire par excellence en France et dans le monde entier, elle conserve une place de choix dans le cœur des collectionneurs. Maniable, pratique, d un entretien simple et peu coûteux, la 4L est synonyme de riches souvenirs pour ses millions d adeptes didier delaine / CCAS 20

19 Vos vacances été-automne 2011 Proposer des vacances qui répondent à vos attentes : telle est l ambition de la CCAS à travers les séjours qu elle vous propose pour la période qui s ouvre. Partir à la découverte des régions de France et de leurs richesses culturelles? Il vous suffit de tracer la carte des principaux sites classés au patrimoine de l Unesco et vous trouverez un des centres de vacances CCAS à proximité! Les séjours à l étranger sont eux aussi choisis et organisés dans le même état d esprit, favorisant la découverte et l échange. Avec les rencontres culturelles, les semaines multisports, les séjours Passion, les multiples animations, l accès pour tous et les séjours pluriels, les électriciens, gaziers et leurs familles disposent d un choix large et diversifié pour leurs vacances. Pour les bénéficiaires, les valeurs du tourisme social, résumées dans l expression «par et pour», sont une référence qu ils retrouvent et apprécient à chacun de leur séjour dans les centres de vacances CCAS. Fidèles à leur raison d être, vos activités sociales ont développé grâce au rachat de la CIAT des capacités d accueil inégalées en hôtellerie de plein air. Une façon de partir en vacances (tourisme nature, convivialité, prix modéré) plébiscitée dans notre pays. Le temps des vacances constitue un moment particulièrement précieux pour l équilibre individuel et familial. C est pourquoi la CCAS a décidé de renforcer (voir ci-contre) le système solidaire. LE SAVIEZ-VOUS? «La modernisation et le développement de nos activités réclament le projet financier solide ( ) engagé pour Il conjugue maîtrise des coûts, ajustement des tarifs et valorisation du patrimoine», comme l écrit Michaël Fieschi, le président de la CCAS, dans l éditorial de votre catalogue vacances été-automne Sachant que le montant acquitté pour les séjours en France est proportionnel au coefficient social (CS) et avec l ajustement des tarifs décidé pour cette année, l effet de solidarité est accentué : les plus bas CS payent 5 % du prix total de leur séjour, les plus hauts 60 %. Ainsi, quel que soit votre coefficient social, le 1 % intervient pour réduire de manière conséquente le coût de vos vacances. Pour faire votre choix Les catalogues de vos vacances sont arrivés! Saisissez-vous en pour faire le choix qui correspond le mieux à vos attentes et notez bien les dates d inscription. Pour les vacances adultes et familles, vous avez à votre disposition : Le catalogue «vacances magazine» Toutes les offres de l été-automne 2011 Le catalogue des séjours Passion Les séjours à thème en France de l été-automne Vous pouvez consulter ce catalogue sur ccas.fr ou le commander auprès de vos interlocuteurs en SLVie/CMCAS ou sur dans votre espace Acti v. Les offres à l étranger Uniquement disponibles sur ccas.fr Les inscriptions aux séjours adultes et familles : Été : Ouverture des inscriptions : semaine 6 Forclusion : semaine 10 Automne : Ouverture des inscriptions : semaine 21 Forclusion : semaine 23 Pour les réservations directes en séjour vert, l inscription pour le printemps est toujours libre sur le site pour l éte elle se fait à partir du 23 mars. Les inscriptions aux séjours jeunes : Les colos des 4-17 ans du printemps 2011 Forclusion le 7 février Les colos des 4-17 ans de l été 2011 Ouverture des inscriptions le 3 février ; forclusion le 14 mars Les offres ans de l été 2011 Ouverture des inscriptions le 3 février ; forclusion le 14 mars Pour plus d informations, n hésitez pas à vous rapprocher de vos interlocuteurs en SLVie/CMCAS Jean-Christophe, Delphine et Tyméo Séjour adultes et familles CCAS Biscarosse, Les Landes Juillet 2010 photo C. Crié /CCAS Caisse centrale d activités sociales du personnel des industries électrique et gazière Immeuble René-Le Guen 8, rue de Rosny BP Montreuil Cedex été-automne 2011 Vacances magazine Séjours en France Passion Étranger Vacances Emmy et Charmila, Séjour Jeunes CCAS : Artistes en herbe Soulac, Gironde Juillet 2009 NOUVEAU Dans les catalogues, afin de faciliter votre recherche, vous trouverez les prestations proposées par chaque centre (comme les dates d ouverture de la prestation «plats cuisinés», la présence d une piscine ou encore les âges d accès pour le «club enfants») et les indications sur les services, installations de loisirs et commerces environnants. photo J. Millet /CCAS Caisse centrale d activités sociales du personnel des industries électrique et gazière Immeuble René-Le Guen 8, rue de Rosny BP Montreuil Cedex printemps ans 21

20 Du théâtre pour grandir Jean-Claude Paréja, directeur artistique de Très Tôt Théâtre BABEL BLABLA créé par le danseur Mani Mungai, présenté au Festival Théâtre  Tout Âge, a bénéficié d'une aide à la création. Emmener les enfants au théâtre comme on va au cinéma, un rêve? Plutôt le résultat d une volonté politique des organismes sociaux qui, en s associant à des professionnels tel Très Tôt Théâtre en Finistère, favorisent la découverte artistique et culturelle. culture C est un même engagement qui réunit la CCAS et l association Très Tôt Théâtre : sensibiliser les enfants aux spectacles vivants de qualité dès leur plus jeune âge et leur en faciliter l accès tout au long de l année. Très Tôt Théâtre a pour vocation de promouvoir la création culturelle originale dédiée au jeune public. Depuis dix ans, l association propose d octobre à juin, dans le F inistère, une programmation artistique contemporaine innovante et diversifiée (théâtre, marionnettes, musique, danse, art de la rue, etc.). La saison s articule autour de deux temps forts : les semaines de la petite enfance (en marsavril) et le f estival Théâtre  Tout Âge (en novembredécembre). Il s agit de «considérer les enfants comme des spectateurs à part entière, de faire valoir leur droit d accès à des spectacles non consensuels, non commerciaux, toujours empreints d une haute qualité artistique», comme l affirme Jean- Claude Paréja, directeur artistique de Très Tôt Théâtre. Une démarche soutenue par la CCAS, concrétisée par un partenariat qui repose sur l aide à la création et la coproduction d œuvres originales. «Nous partageons les mêmes valeurs. «Amener à réfléchir et à se remettre en question. C est le rôle des CE de proposer une alternative à l idéologie dominante.» En mutualisant nos compétences et nos moyens, nous élaborons des stratégies pour attirer un maximum de familles notamment celles qui ne vont jamais au spectacle, leur donner le goût du théâtre sans renoncer à cette exigence artistique commune qui nous caractérise», explique-t-il encore. «Ce sont les comités d entreprise, rappelle Jean-Claude Paréja, qui ont inventé l éducation populaire avec les premières bibliothèques pour les ouvriers, les premiers théâtres populaires Il faut simplement avoir le courage de sa volonté et de ses choix politiques. Ne pas mettre sur un pied d égalité des places pour un concert de Johnny et l aide à la création d une œuvre singulière qui propose une autre approche sur le monde, amène à réfléchir et à se remettre en question. C est le rôle des CE de proposer une alternative à l idéologie dominante.» Il en va ici comme pour la lecture : plus tôt l enfant sera en contact avec le spectacle vivant, plus vite il s en appropriera les codes et y prendra plaisir. «Le théâtre stimule l imaginaire de l enfant, développe son sens artistique, lui ouvre l esprit en lui montrant le monde tel qu il ne l avait pas forcément envisagé», observe Jean-Claude Paréja. L art nourrit son esprit critique, encourage sa liberté de pensée, l aide à se forger sa propre opinion et par conséquent participe à la construction de l individu en devenir, du futur citoyen. Avec une trentaine de pièces à l affiche, le festival Théâtre  Tout Âge est un r endez-vous incontournable pour le public et les professionnels qui viennent y apprécier les dernières créations et rencontrer les artistes. Pour la CCAS, c est l occasion de repérer les compagnies, de choisir par exemple les spectacles qui tourneront dans les centres jeunes les saisons suivantes dans le cadre des rencontres culturelles. Pour la CMCAS Finistère-Morbihan, cette offre pluridisciplinaire, atypique et à portée de main illustre la politique culturelle qu entendent développer les organismes sociaux. «Nous devons aller plus loin que le tarif préférentiel même si celui-ci favorise l accès au théâtre. Nous souhaitons dynamiser ce partenariat, le transformer en véritable coopération. Profiter de l expérience de l association pour travailler le contenu culturel des séjours, animer des ateliers pour nos jeunes tout au long de l année et accueillir des compagnies en résidence dans nos centres», conclut Gilles C anqueteau, président de la CMCAS. Texte : Marie-Line Vitu Photos : Charles Crié / CCAS 23

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