Alimentation par sonde: de la théorie à la pratique

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Alimentation par sonde: de la théorie à la pratique"

Transcription

1 Alimentation par sonde: de la théorie à la pratique Séminaire «Dispositifs médicaux et matériovigilance» P. Coti Bertrand 29 septembre 2009 Dénutrition sévère Indications Apports oraux insuffisants état de dénutrition et jeûne > 5 jours apports énergétiques < 2/3 des besoins pour > jours besoins énergétiques augmentés Pertes accrues insuffisamment compensées CHUV/UNC/PCB/MAS

2 Conditions Avoir un tube digestif au moins partiellement fonctionnel Avoir un accès au tube digestif Avoir l'accord du patient Tube digestif fonctionnel: au moins partiellement Seule contre-indication formelle: iléus iéo-coliquei Facteurs limitant son efficacité: - malabsorption (chirurgie(s) de résection, maladie inflammatoire sévère du tube digestif, ) - diarrhées, vomissements - fistule digestive à haut débit CHUV/UNC/PCB/MAS

3 P. Howard et al., Clinical nutrition 2006, 25: Accès au tube digestif / Voies d'abord Nez sonde Stomie endoscopie vs chirurgicale Site gastrique, duodénal ou jéjunal CHUV/UNC/PCB/MAS

4 SNG Sonde naso-gastrique (SNG) ou PEG? Efficacité - couverture des besoins de 55-78% / % Risques - déplacement de sonde - reflux gastro-oesophagien oesophagien / broncho-aspirations Inconfort - douleurs pharyngées - irritation nasale - sonde naso-digestive visible tolérance subjective et sociale Durée - support nutritionnel > semaines = PEG Clin Nutr ESPEN guidelines on artificial enteral nutrition CHUV/UNC/PCB/MAS

5 Facteurs nécessitant un site jéjunal Estomac ou duodénum non fonctionnel - obstruction - résection (gastrectomie totale) Pancréatite aiguë nécrosante? Risque de broncho-aspiration? - troubles de la vidange gastrique (HTIC, neuropathies, ) - troubles de la conscience - ATCD de broncho-aspirations Choix du type de stomie endoscopique? radiologique chirurgicale CHUV/UNC/PCB/MAS

6 Stomie endoscopique PEG (Gastrostomie( percutanée endoscopique) - réussite: 95% - complications: mineures: 5-15% majeures: 1-4 % mortalité: < 1% Stomie radiologique GPR (Gastrostomie percutanée radiologique) - si contre indication à la voie endoscopique CHUV/UNC/PCB/MAS

7 Stomie chirurgicale occlusion et durcissement Bouton d alimentation CHUV/UNC/PCB/MAS

8 Précautions de pose Sonde naso-digestive - varices oesophagiennes stade sténose des voies hautes digestives /aériennes - troubles de la coagulation (TP < 50 % et plaquettes < 50'000) Stomie - ascite important - obésité - varices (gastriques ) - transposition colon ou foie gauche - péritonite - abdomen multi-opéré - troubles de la coagulation (TP < 70 % et plaquettes < 70'000) Les complications de la NE Digestives Broncho-pulmonaires Métaboliques Cutanées Mécaniques CHUV/UNC/PCB/MAS

9 Complications digestives (1) Diarrhée: la plus fréquente, 2 à 70% - Mode d'administration: bolus,, haut débit, - Médicamenteux: ATB, - Métabolique: déficit en lactase, hypoalbuminémie - Infection: surinfection des nutriments, sepsis,, Complications digestives (2) Nausées, vomissements - résidus gastrique (> 250 ml/6h) - troubles de la vidange gastrique (stopper 1heure) - procinétiques - tête de lit > 30 - adapter la vitesse de débit Diarrhées - débit? - produit? type et température? - hygiène? - ATB? Culture de selles, clostridium difficile CHUV/UNC/PCB/MAS

10 Complications broncho- pulmonaires Pneumonie : la plus grave, 5 à 60% Encombrement bronchique, aspiration Position buste > 30 Prévention des nausées, vomissements, résidus gastriques Complications métaboliques Syndrome de renutrition inappropriée: correction des troubles électrolytiques initiaux puis réalimentation progressive Surveillance clinique et biologique CHUV/UNC/PCB/MAS

11 Complications cutanéo-muqueuses Lésions de décubitus Bourgeon muqueux Impaction de la collerette de gastrostomie Irritation de la paroi par l acidité du suc gastrique Infection de la paroi Soins locaux quotidiens Mobilisation Complications mécaniques SNG Présence de la sonde dans les poumons CHUV/UNC/PCB/MAS

12 Complications mécaniques SNG Complications mécaniques SNG Présence d une partie de l ancienne sonde dans les intestins CHUV/UNC/PCB/MAS

13 Complication PEG Complication PEG CHUV/UNC/PCB/MAS

14 CHUV/UNC/PCB/MAS

15 Complication GPR Durcissement de la sonde de jéjunostomie en PVC CHUV/UNC/PCB/MAS

16 Gestion des risques Facteurs intrinsèques non-modifiables Amélioration de nos connaissances des procédures de soins spécifiques et du matériel existant DIMINUTION DES COMPLICATIONS Nombre de patients avec AN (AS + NP) au CHUV AS 620 NP 190 (= 23,4 %) AS 507 NP 153 (= 23,2 %) CHUV/UNC/PCB/MAS

17 Coût journalier assistance nutritionnelle Suppléments nutritifs oraux (SNO) 10.- Alimentation par sonde (AS) 40.- Nutrition parentérale (NP) * (* compter en plus pour les soins médicaux, soins infirmiers, laboratoire, matériel, ) Nutrition entérale et qualité Information (orale, écrite) et consentement du patient Matériel: sondes et produits approuvés par une équipe compétente et pour l'ensemble des unités de soins Protocoles écrits de mise en place et de soins Procédures spécifiques réalisées par un personnel entraîné (PEG, GPR, Jéjunostomie) Recensement des complications et adaptations des procédures Programme de formation continue assuré. CHUV/UNC/PCB/MAS

18 Personnaliser l'alimentation Vue globale de la situation Choisir le bon matériel Augmentation de la compliance Choix de la sonde Tolérance esthétique, gestion du regard des autres Dextérité du patient Positionnement corporel Temps estimé nécessaire à l'as CHUV/UNC/PCB/MAS

19 Choix de la pompe Activités du patient Horaires d'administration Milieu de vie Mobilité du patient Compat standard CHUV/UNC/PCB/MAS

20 Compat go Choix de l'horaire Nombre de bouteilles à passer Respect des débits Alimentation totale ou partielle Risque de bronchoaspiration Degré d'anxiété du patient Tolérance psychique Institution: personnel de nuit formé? CHUV/UNC/PCB/MAS

21 Choix de l'alimentation Iso-énergétique, avec ou sans fibres Hyper-énergétiques, avec ou sans fibres Iso-protéinées, avec ou sans fibres Hyper-protéinées, protéinées, avec ou sans fibres Choix de l'hydratation 30 ml par kg de poids/ 24h Seringue / baggle Nocturne / diurne Elément très flexible CHUV/UNC/PCB/MAS

22 Baggle Seringues Administration des médicaments Recommandations Dr P. Voirol Incompatibilités nutrition et médicaments Les médicaments acides peuvent faire précipiter les préparations de nutrition entérale Certains sirops peuvent obstruer les sondes Certaines molécules peuvent s adsorber aux parois des sondes (phénytoïne, CBZ) Des complexes peuvent se former entre nutrition et médicaments (ex: fluoroquinolones) Certains médicaments peuvent être administrés en même temps que la nutrition entérale (PRUDENCE) Conclusion: «There was a lack of published data regarding drug nutrient interactions for a majority of the drugs commonly administered to patients receiving continuous enteral nutrition. Clinicians should recognize potential drug nutrient interactions and use available evidence to optimize patients drug therapy.» Wohlt PD et al., Am J Health-Syst Pharm. 2009; 66: CHUV/UNC/PCB/MAS

23 CHUV/UNC/PCB/MAS

24 CHUV/UNC/PCB/MAS

25 Conclusion Un tube digestif même partiellement fonctionnel peut être utilisé L'efficacité de la nutrition entérale dépend fortement de l'adhérence du patient et de celle du personnel soignant Le respect des bonnes pratiques permet une nutrition entérale efficace et bien tolérée CHUV/UNC/PCB/MAS

La gastrostomie endoscopique percutanée

La gastrostomie endoscopique percutanée La gastrostomie endoscopique percutanée Définition: Gastros: estomac Stomie: ouverture à la peau Percutanée: on traverse la peau Endoscopique: on va voir à l intérieur de l estomac avec un endoscope technique

Plus en détail

NUTRITION À DOMICILE. V. PHILIP Pharmacie des Dispositifs Médicaux Stériles CHU DE BORDEAUX

NUTRITION À DOMICILE. V. PHILIP Pharmacie des Dispositifs Médicaux Stériles CHU DE BORDEAUX NUTRITION À DOMICILE V. PHILIP Pharmacie des Dispositifs Médicaux Stériles CHU DE BORDEAUX 1 Rappel anatomique 2 DÉNUTRITION Dénutrition: se définit par des apports ou des stocks énergétiques ou protéiniques

Plus en détail

CHOIX ET POSE D UNE SONDE DE NUTRITION ENTERALE

CHOIX ET POSE D UNE SONDE DE NUTRITION ENTERALE CHOIX ET POSE D UNE SONDE DE NUTRITION ENTERALE QUELLE SONDE? QUEL MATERIAU? TECHNIQUE DE POSE 10, 11 et 12 octobre 2006 Philippe JACQUIN LES SONDES D ASPIRATION Les sondes simple courant type Levin :

Plus en détail

Dénutrition en cancérologie

Dénutrition en cancérologie Dénutrition en cancérologie digestive Dr H La selve Centre de Perharidy Roscoff Rencontre annuelle bretonne de cancérologie digestive Brest 30/01/2009 Dénutrition selon les cancers Dénutrition à l admission

Plus en détail

INFORMATION SUR LA HERNIE HIATALE

INFORMATION SUR LA HERNIE HIATALE INFORMATION SUR LA HERNIE HIATALE Objectifs de ce document : Vous expliquer l intervention Vous informer sur les risques de cette chirurgie Répondre aux principales questions que vous pouvez vous poser.

Plus en détail

Recommandations conférence d experts. M. Thuong *, S. Leteurtre

Recommandations conférence d experts. M. Thuong *, S. Leteurtre Réanimation 12 (2003) 350 354 www.elsevier.com/locate/reaurg Recommandations conférence d experts Recommandations des experts de la Société de Réanimation de Langue Française Nutrition entérale en réanimation

Plus en détail

Sondes de gastrostomie: gestion et soins. Françoise Fievet Infirmière Stomathérapeute

Sondes de gastrostomie: gestion et soins. Françoise Fievet Infirmière Stomathérapeute Sondes de gastrostomie: gestion et soins Françoise Fievet Infirmière Stomathérapeute Congrès dysphagie CHU Brugmann 26 Octobre 2007 Nutrition entérale >< parentérale Utilisation des voies digestives :

Plus en détail

NUTRITION PREOPERATOIRE ET IMMUNONUTRITION. Marion Costecalde Clinique d Anesthd Hôpital Claude Huriez - CHRU de Lille

NUTRITION PREOPERATOIRE ET IMMUNONUTRITION. Marion Costecalde Clinique d Anesthd Hôpital Claude Huriez - CHRU de Lille NUTRITION PREOPERATOIRE ET IMMUNONUTRITION Marion Costecalde Clinique d Anesthd Anesthésie sie RéanimationR Hôpital Claude Huriez - CHRU de Lille L influence de la perte de poids pré-opératoire sur les

Plus en détail

Septembre 2014 NUTRITION PEDIATRIQUE

Septembre 2014 NUTRITION PEDIATRIQUE Septembre 2014 NUTRITION PEDIATRIQUE 1 INTRODUCTION Quelle que soit la prise en charge nutritionnelle, il est impératif que celleci respecte l oralité résiduelle de l enfant. 2 Septembre 2014 L ENRICHISSEMENT

Plus en détail

Sondes entérales d alimentation Administration des médicaments. P. Coti Bertrand Nutrition clinique EDM CHUV

Sondes entérales d alimentation Administration des médicaments. P. Coti Bertrand Nutrition clinique EDM CHUV Sondes entérales d alimentation Administration des médicaments P. Coti Bertrand Nutrition clinique EDM CHUV 25.09.2012 Assistance nutritionnelle Alimentation entérale Suppléments nutritifs oraux Alimentation

Plus en détail

Importance de la nutrition en cancérologie Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce»

Importance de la nutrition en cancérologie Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce» Importance de la nutrition en cancérologie Formation Infirmières en CANCEROLOGIE «Soins Oncologiques de Support et Dispositif d Annonce» CHRU Besançon Marie LANCRENON Ghislain GRODARD Jeudi 12 Février

Plus en détail

Sémiologie digestive pédiatrique. jean-pierre.hugot@rdb.aphp.fr

Sémiologie digestive pédiatrique. jean-pierre.hugot@rdb.aphp.fr Sémiologie digestive pédiatrique jean-pierre.hugot@rdb.aphp.fr Troubles du transit intestinal Analyse du transit Selles de consistance normale Moulées Molles (sein, hydrolysats de protéines) Marron si

Plus en détail

Recommandations : Nutrition en oncogériatrie. Dr Gilbert ZEANANDIN Service de Gastro-entérologie et Nutrition CHU de Nice

Recommandations : Nutrition en oncogériatrie. Dr Gilbert ZEANANDIN Service de Gastro-entérologie et Nutrition CHU de Nice Recommandations : Nutrition en oncogériatrie Dr Gilbert ZEANANDIN Service de Gastro-entérologie et Nutrition CHU de Nice Sommaire Prérequis Objectifs de base et spécifiques du soin nutritionnel Recommandations

Plus en détail

Choix de la nutrition artificielle : avantages et inconvénients des différentes techniques

Choix de la nutrition artificielle : avantages et inconvénients des différentes techniques Inter-CLANs Midi-Pyrénées 2013 Choix de la nutrition artificielle : avantages et inconvénients des différentes techniques Dr JM Conil Président du Comité d Ethique de la Recherche UF Réanimation polyvalente

Plus en détail

Reflux gastro-oesophagien

Reflux gastro-oesophagien Reflux gastro-oesophagien Définition: reflux de sécrétions acides de l estomac vers l œsophage Epidémiologie: > 10% de la population Etiologie: - incontinence de la barrière œsogastrique - facteurs favorisants:

Plus en détail

Conséquences des résections courtes et longues du grêle et du côlon. Amélie BARRE DES hépato-gastro

Conséquences des résections courtes et longues du grêle et du côlon. Amélie BARRE DES hépato-gastro Conséquences des résections courtes et longues du grêle et du côlon Amélie BARRE DES hépato-gastro ANATOMIE PHYSIOLOGIE : absorption Duodéno-jéjunale : eau (44%) électrolytes (Na 13%, K, Ca, Mg) glucides,

Plus en détail

04/06/2008 CHU LIEGE - ENP - REFERENTS NUTRITION - N. PERIN - C. MALHERBE 1

04/06/2008 CHU LIEGE - ENP - REFERENTS NUTRITION - N. PERIN - C. MALHERBE 1 04/06/2008 CHU LIEGE - ENP - REFERENTS NUTRITION - N. PERIN - C. MALHERBE 1 CHU de Liège Un diététicien ticien et une infirmière, re, Un duo performant pour prévenir et combattre la dénutrition d ensemble!

Plus en détail

Carcinose péritonéale.

Carcinose péritonéale. Carcinose péritonéale. C est quoi? Diagnostic. Prise en charge dans objectif «curatif». Prise en charge dans objectif «palliatif». Carcinose péritonéale. La carcinose péritonéale est la présence de nodules

Plus en détail

PRÉVENTION DE LA DÉNUTRITION PRISE EN CHARGE PALLIATIVE PRISE EN CHARGE A DOMICILE

PRÉVENTION DE LA DÉNUTRITION PRISE EN CHARGE PALLIATIVE PRISE EN CHARGE A DOMICILE PRÉVENTION DE LA DÉNUTRITION PRISE EN CHARGE PALLIATIVE PRISE EN CHARGE A DOMICILE PLAN PREVALENCE et MECANISMES CONSEQUENCES EVALUATION DE L ETAT NUTRITIONNEL QUAND ALERTER LA DIETETICIENNE ET/OU LE MEDECIN

Plus en détail

Programme de nutrition pour les usagers recevant une alimentation entérale à domicile. Direction du soutien à domicile Direction des soins infirmiers

Programme de nutrition pour les usagers recevant une alimentation entérale à domicile. Direction du soutien à domicile Direction des soins infirmiers Programme de nutrition pour les usagers recevant une alimentation entérale à domicile Direction du soutien à domicile Direction des soins infirmiers Programme de nutrition pour les usagers recevant une

Plus en détail

Prise en charge des pancréatites aiguës: les problèmes nutritionnels

Prise en charge des pancréatites aiguës: les problèmes nutritionnels Prise en charge des pancréatites aiguës: les problèmes nutritionnels Ph. LÉVY (Clichy) Tirés à part : Philippe Lévy Fédération médico-chirurgicale d hépato-gastro-entérologie, Hôpital Beaujon, 92118 Clichy

Plus en détail

Table des matières. Nutriments, micronutriments et équilibre alimentaire

Table des matières. Nutriments, micronutriments et équilibre alimentaire Table des matières Liste des tableaux... XIII I Nutriments, micronutriments et équilibre alimentaire 1 Les glucides... 3 Les différents types de glucides... 3 Classification biochimique (3). Classification

Plus en détail

L APPAREILLAGE DES FISTULES ENTERO CUTANEES

L APPAREILLAGE DES FISTULES ENTERO CUTANEES L APPAREILLAGE DES FISTULES ENTERO CUTANEES Mme GANDOSSI Yannick Infirmière Réanimation Chirurgicale Digestive Hôpital St ANTOINE PARIS Je travaille à l hôpital St Antoine en réanimation chirurgicale digestive

Plus en détail

L alimentation par sonde à domicile Guide d information

L alimentation par sonde à domicile Guide d information L alimentation par sonde à domicile Guide d information L alimentation par sonde à domicile Guide d information à l usage des patients et de leurs proches Ce guide d information a pour but d aider les

Plus en détail

L OCCLUSION INTESTINALE EN SOINS-PALIATIFS. Renée Dugas MD. Soins-palliatifs, CHUM, Hôpital Notre-Dame

L OCCLUSION INTESTINALE EN SOINS-PALIATIFS. Renée Dugas MD. Soins-palliatifs, CHUM, Hôpital Notre-Dame L OCCLUSION INTESTINALE EN SOINS-PALIATIFS Renée Dugas MD. Soins-palliatifs, CHUM, Hôpital Notre-Dame CONSTIPATION OU OCCLUSION Constipation: c est le passage de selles dures et rares, un effort est requis

Plus en détail

Traitement du cancer colique gauche en occlusion. Mahaut Leconte Service de Chirurgie Digestive Hépatobiliaire et Endocrinienne Hôpital Cochin

Traitement du cancer colique gauche en occlusion. Mahaut Leconte Service de Chirurgie Digestive Hépatobiliaire et Endocrinienne Hôpital Cochin Traitement du cancer colique gauche en occlusion Mahaut Leconte Service de Chirurgie Digestive Hépatobiliaire et Endocrinienne Hôpital Cochin Incidence 70 % des occlusions coliques sont d origine tumorale

Plus en détail

Hémorragie digestive

Hémorragie digestive Hémorragie digestive Tableau clinique perte de sang : hématémèse, melena, perte de sang rouge par voie basse choc hémorragique anémie chronique ferriprive : voir anémie Anamnèse antécédents de maladie

Plus en détail

CANCER DE L OESOPHAGE

CANCER DE L OESOPHAGE - 1/6- Lundi 19/03/07 13h30>15h30 UF : affections digestives Les pathologies en digestif Dr Cabasset CANCER DE L OESOPHAGE I/ EPIDEMIOLOGIE : L incidence dans le monde varie de 1 à 160 pour 100 000. En

Plus en détail

LES ANTIBIOTIQUES. Rôle Infirmier. Stéphane Dubus Cadre de santé formateur

LES ANTIBIOTIQUES. Rôle Infirmier. Stéphane Dubus Cadre de santé formateur LES ANTIBIOTIQUES Rôle Infirmier Stéphane Dubus Cadre de santé formateur Plan Rapide Historique Généralités Les grandes familles d'antibiotiques Surveillance Evaluation de l'efficacité du traitement Education

Plus en détail

L ALIMENTATION AU COURS DES DIFFERENTES PATHOLOGIES ET CHIRURGIES DU TUBE DIGESTIF

L ALIMENTATION AU COURS DES DIFFERENTES PATHOLOGIES ET CHIRURGIES DU TUBE DIGESTIF L ALIMENTATION AU COURS DES DIFFERENTES PATHOLOGIES ET CHIRURGIES DU TUBE DIGESTIF Principes de la réalimentation Réintroduction progressive des aliments en tenant compte: des quantités de la qualité nutritionnelle

Plus en détail

Section G : Système gastro-intestinal

Section G : Système gastro-intestinal G G01. Troubles de la déglutition : dysphagie haute (la lésion peut être haute ou basse) G02. Troubles de la déglutition : dysphagie basse (la lésion sera basse) G03. Pyrosis/douleur thoracique : hernie

Plus en détail

Causes de l incontinence urinaire

Causes de l incontinence urinaire Causes de l incontinence urinaire Transitoire - fonctionnelles (alitement pour cause médicale, non repérage des toilettes) - infection urinaire - fécalome ; - confusion ; - iatrogènies (diurétiques, sédatifs,.).

Plus en détail

ONCO-GÉRIATRIE et CHIRURGIE DIGESTIVE

ONCO-GÉRIATRIE et CHIRURGIE DIGESTIVE GÉNÉRALITÉS (Re)placer la chirurgie digestive dans la réflexion onco-gériatrique Avant au siècle dernier: La chirugie digestive existait avant l onco-gériatrie Le chirurgien opérait des sujets âgés depuis

Plus en détail

TRAITEMENT ENDOSCOPIQUE DES CANCERS BRONCHIQUES. Bertrand DELCLAUX Centre Hospitalier de Troyes

TRAITEMENT ENDOSCOPIQUE DES CANCERS BRONCHIQUES. Bertrand DELCLAUX Centre Hospitalier de Troyes TRAITEMENT ENDOSCOPIQUE DES CANCERS BRONCHIQUES Bertrand DELCLAUX Centre Hospitalier de Troyes 1) Techniques endoscopiques 1.1) Bronchoscopie rigide 1.2) Thermocoagulation de haute fréquence 1.3) Cryothérapie

Plus en détail

CHUV/UNC/PCB/lds/Dysphagie et dénutrition 1

CHUV/UNC/PCB/lds/Dysphagie et dénutrition 1 Fragilité nutritionnelle et troubles de la déglutition AVDEMS - Septembre 2012 P. Coti Bertrand Nutrition Clinique - EDM 1 Symptômes liés à la dysphagie Impact de la dysphagie sur l état nutritionnel Fausses

Plus en détail

Bilan d une toux chronique (> 8 semaines)

Bilan d une toux chronique (> 8 semaines) Bilan d une toux chronique (> 8 semaines) Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 16/12/2007) www.respir.com La démarche diagnostique repose sur l'interrogatoire, l'examen clinique et la pratique d'une radiographie

Plus en détail

Pneumonie de fausse déglutition. Dr Drowart - CHU Brugmann

Pneumonie de fausse déglutition. Dr Drowart - CHU Brugmann Pneumonie de fausse déglutition Dr Drowart - CHU Brugmann Pneumonie de fausse déglutitiond < inhalation sécrs crétions de l oropharynx l ou du contenu gastrique colonisés s par des bactéries pathogènes

Plus en détail

TRAITEMENT ET DEPISTAGE DES POLYPES DU COLON

TRAITEMENT ET DEPISTAGE DES POLYPES DU COLON MILLE Sara Ronéo de Module 5 LABERGERIE Laura Cours de Mr LECOMTE Le 21/02/11 Le cours est disponible sur l'ent TRAITEMENT ET DEPISTAGE DES POLYPES DU COLON Épidémiologie du Cancer Colo-rectal (CCR): Le

Plus en détail

Stomies digestives COURDE MARTINE 01/03/2007

Stomies digestives COURDE MARTINE 01/03/2007 Stomies digestives COURDE MARTINE 01/03/2007 sommaire Introduction : Problématique de la stomie Rôle infirmier Différents types de stomies Indications et complications Vie du stomisé conclusion Problématique

Plus en détail

accès s de toux avec cyanose chez le nourrisson: le volvulus gastrique

accès s de toux avec cyanose chez le nourrisson: le volvulus gastrique Cause rare d accd accès s de toux avec cyanose chez le nourrisson: le volvulus gastrique C. Hafsa, B. Hmida, R. Salem, MA. Jellali, M. Maatouk, M. Golli Service d imagerie d médicale m CHU Fattouma Bourguiba

Plus en détail

Conseil de pratique. Prise en charge du reflux gastro-oesophagien

Conseil de pratique. Prise en charge du reflux gastro-oesophagien Conseil de pratique Prise en charge du reflux gastro-oesophagien Rédacteur : Frank Zerbib Relecteurs : Stanislas Bruley des Varannes, Guillaume Cadiot, Philippe Ducrotté, François Mion, Michel Dapoigny,

Plus en détail

Chirurgie bariatrique :

Chirurgie bariatrique : Association Nationale Française de Formation Continue en Hépato-Gastro-Entérologie Chirurgie bariatrique : Quel patient opérer? J. Gugenheim Université de Nice - Sophia Antipolis Service de Chirurgie Digestive,

Plus en détail

Arthrite chronique juvénile associée à une maladie cœliaque

Arthrite chronique juvénile associée à une maladie cœliaque Arthrite chronique juvénile associée à une maladie cœliaque I. Lustenberger 1 *, P. Wiesel 2, A. K. So 1, J. C. Gerster 1. 1 Service de Rhumatologie et Réhabilitation, Hospices CHUV, Lausanne, Suisse 2

Plus en détail

Suivi du cancer colorectal

Suivi du cancer colorectal Suivi du cancer colorectal Dre. Caroline Racicot,MD,FRCSC Chirurgienne générale,chrdl Cancer du colon 4500 cas/année au québec 4 ieme cancer le plus fréquent 2ieme le plus mortel 61% survie à 5 ans Stade

Plus en détail

Nutrition clinique et métabolisme 24 (2010) 145 156. Revue générale

Nutrition clinique et métabolisme 24 (2010) 145 156. Revue générale Nutrition clinique et métabolisme 24 (2010) 145 156 Revue générale Recommandations de bonnes pratiques cliniques sur la nutrition périopératoire. Actualisation 2010 de la conférence de consensus de 1994

Plus en détail

Sommaire. Introduction

Sommaire. Introduction Sommaire Introduction Savoir-faire infirmier transversal Fiche 1 Recommandations Fiche 2 Normes de soins infirmiers Fiche 3 Transmissions infirmières Fiche 4 Certification des établissements de santé Fiche

Plus en détail

Anatomie des tumeurs: Signes et symptômes d évolution des cancers. Renée Dugas MD Soins palliatifs CHUM-HND

Anatomie des tumeurs: Signes et symptômes d évolution des cancers. Renée Dugas MD Soins palliatifs CHUM-HND Anatomie des tumeurs: Signes et symptômes d évolution des cancers Renée Dugas MD Soins palliatifs CHUM-HND Cancers les plus fréquents: par ordre décroissant Poumons Côlon et rectum Sein Prostate Pancréas

Plus en détail

Atrésie de l œsophage

Atrésie de l œsophage Direction Générale de la Santé Carte de soins et d urgence Emergency and Healthcare Card Atrésie de l œsophage Œsophageal atresia Malformation congénitale responsable d une interruption de la continuité

Plus en détail

TROUBLES de l ALIMENTATION CHEZ L ENFANT POLYHANDICAPÉ

TROUBLES de l ALIMENTATION CHEZ L ENFANT POLYHANDICAPÉ TROUBLES de l ALIMENTATION CHEZ L ENFANT POLYHANDICAPÉ PALIPED Journée du 3 février 2015 Dr Anne-Emmanuelle Piquet-Massin Neuropédiatre CESAP «Les Cerisiers» et «Graine d Etoile» Alimentation chez la plupart

Plus en détail

III. Prise en charge de la diverticulose non compliquée

III. Prise en charge de la diverticulose non compliquée Chapitre 22 : Item 234 Diverticulose colique et sigmoïdite I. Définitions - Anatomie II. Épidémiologie physiopathologie III. Prise en charge de la diverticulose non compliquée IV. Complications de la diverticulose

Plus en détail

Question 1 Lors d une crise d herpès labial, lesquelles de ces manifestations/signes seront

Question 1 Lors d une crise d herpès labial, lesquelles de ces manifestations/signes seront Question 1 Lors d une crise d herpès labial, lesquelles de ces manifestations/signes seront présentes? CEMEQ P69 Encercler deux(2) lettres correspondantes aux bonnes réponses. a) Douleur. b) Hyperthermie.

Plus en détail

Conseils de nutrition chez le patient cancéreux

Conseils de nutrition chez le patient cancéreux Conseils de nutrition chez le patient cancéreux p. 1/23 Conseils de nutrition chez le patient cancéreux Conseils de nutrition chez le patient cancéreux p. 2/23 Sommaire Sommaire 2 Avant-propos 3 Evaluer

Plus en détail

Plan. Les BPCO. Quand évoquer le diagnostic? Les facteurs de risque 30/11/2009

Plan. Les BPCO. Quand évoquer le diagnostic? Les facteurs de risque 30/11/2009 Plan Les BPCO Cours du 23/11/2009 Diagnostic positif et différentiel Epidémiologie Prise en charge à l état stable Prise en charge en urgence Les traitements "préventifs " Place de la chirurgie dans le

Plus en détail

FICHE 1 IDENTIFICATION ET DESCRIPTION DU SERVICE, UNITE OU POLE

FICHE 1 IDENTIFICATION ET DESCRIPTION DU SERVICE, UNITE OU POLE FICHE 1 IDENTIFICATION ET DESCRIPTION DU SERVICE, UNITE OU POLE INTITULE Intitulé du service, de l unité : EHPAD Marcel Jacquelinet Pôle : Personnes âgées Adresse postale :65 route de Dijon 21604 LONGVIC

Plus en détail

Peut-on et comment faire de la nutrition parentérale au cours d une séance de chimiothérapie?

Peut-on et comment faire de la nutrition parentérale au cours d une séance de chimiothérapie? Peut-on et comment faire de la nutrition parentérale au cours d une séance de chimiothérapie? Liliane GSCHWIND, Dre Caroline FONZO-CHRISTE SFNEP 2007 Montpellier, 28 novembre 2007 Cancers gastro-intestinaux

Plus en détail

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ LA FEMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités?

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ LA FEMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités? Fiche Info-Patient Dernière mise à jour : mai 2012 CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ LA FEMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) Cette fiche d information, rédigée par l Association Française d Urologie, est destinée aux

Plus en détail

24 heures avec une gastrostomie

24 heures avec une gastrostomie 24 heures avec une gastrostomie 6 ème Congrès Dysphagie Octobre 2013 Françoise FIEVET Infirmière Stomathérapeute Indications de la gastrostomie bien plus nombreuses que le thème d aujourd hui Patients

Plus en détail

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ L HOMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités?

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ L HOMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) L organe. Principe de l intervention. Y-a-t-il d autres possibilités? Fiche Info-Patient Dernière mise à jour : mai 2012 CYSTECTOMIE TOTALE CHEZ L HOMME (POUR TUMEUR DE LA VESSIE) Cette fiche d information, rédigée par l Association Française d Urologie, est destinée aux

Plus en détail

Livret de l externe de 3ème année De médecine

Livret de l externe de 3ème année De médecine Livret de l externe de 3ème année De médecine Stage hospitalier de Médecine générale Période de stage Du / / Au / / Année universitaire : 20 20 1 2 IDENTIFICATION DE L ETUDIANT : Nom : Prénom : Date de

Plus en détail

8.6 Polyposes naso-sinusiennes

8.6 Polyposes naso-sinusiennes 8.6 Polyposes naso-sinusiennes Références bibliographiques : -Site de l Institut Français de Chirurgie du Nez et des Sinus. 8.6.1 DEFINITION La polypose nasosinusienne (PNS) est une sinusite chronique

Plus en détail

Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans

Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans Enoncé Une femme de 65 ans, obèse, vous consulte en urgence pour une douleur épigastrique irradiant dans l épaule droite apparue brutalement il y a 3 heures

Plus en détail

Le Nourrisson Vomisseur. Stéphanie FRANCHI-ABELLA et Cindy FAYARD et toute l équipe de radiopédiatrie de l hôpital Bicêtre

Le Nourrisson Vomisseur. Stéphanie FRANCHI-ABELLA et Cindy FAYARD et toute l équipe de radiopédiatrie de l hôpital Bicêtre Le Nourrisson Vomisseur Stéphanie FRANCHI-ABELLA et Cindy FAYARD et toute l équipe de radiopédiatrie de l hôpital Bicêtre Orientation diagnostique l Vomissements régurgitations l Âge, Intervalle libre

Plus en détail

Angiœdème héréditaire

Angiœdème héréditaire Ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports Direction Générale de la Santé Carte de soins et d urgence Emergency Healthcare Card Angiœdème héréditaire Hereditary angioedema Maladie héréditaire rare

Plus en détail

Diététique et pathologies des voies aéro-digestives supérieures. Laurence Lefèbvre Diététicienne Hôpital ERASME

Diététique et pathologies des voies aéro-digestives supérieures. Laurence Lefèbvre Diététicienne Hôpital ERASME Diététique et pathologies des voies aéro-digestives supérieures Laurence Lefèbvre Diététicienne Hôpital ERASME Les V.A.D.S. : schéma Pathologies des VADS: Pathologies cancéreuses (le + svt) ou non reliées

Plus en détail

compliquée (surinfection aiguë ou chronique, Il faut alors assurer un diagnostic de éventuelles complications, en particulier chez les

compliquée (surinfection aiguë ou chronique, Il faut alors assurer un diagnostic de éventuelles complications, en particulier chez les La lithiase vésiculaire peut être asymptomatique (ASP, échographie) aucune investigation complémentaire douloureuse (colique hépatique) compliquée (surinfection aiguë ou chronique, migration cholédocienne,

Plus en détail

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE ET DÉRIVATION NON CONTINENTE DE TYPE BRICKER POUR VESSIE NEUROLOGIQUE. L organe. Principe de l intervention

Fiche Info-Patient CYSTECTOMIE ET DÉRIVATION NON CONTINENTE DE TYPE BRICKER POUR VESSIE NEUROLOGIQUE. L organe. Principe de l intervention Fiche Info-Patient Dernière mise à jour : mai 2012 CYSTECTOMIE ET DÉRIVATION NON CONTINENTE DE TYPE BRICKER POUR VESSIE NEUROLOGIQUE Cette fiche d information, a été réalisée l Association Française d

Plus en détail

Syndrome de renutrition inappropriée

Syndrome de renutrition inappropriée inappropriée A. Van Gossum Hôpital Erasme - Bruxelles DIUE, Décembre 2009 Définition ou Syndrome de renutrition inappropriée (refeeding syndrome) Ensemble des symptômes cliniques et des perturbations métaboliques

Plus en détail

I/ Les oedèmes d'origine rénale = syndrome clinique de l'hyper hydratation extra cellulaire, avec bilan sodé positif (excès d'eau et de sel).

I/ Les oedèmes d'origine rénale = syndrome clinique de l'hyper hydratation extra cellulaire, avec bilan sodé positif (excès d'eau et de sel). LES OEDEMES I/ Les oedèmes d'origine rénale = syndrome clinique de l'hyper hydratation extra cellulaire, avec bilan sodé positif (excès d'eau et de sel). = infiltration séreuse d'eau et de sodium, dans

Plus en détail

La fistule gastro-bronchique: une complication redoutable des sleeve gastrectomies.

La fistule gastro-bronchique: une complication redoutable des sleeve gastrectomies. La fistule gastro-bronchique: une complication redoutable des sleeve gastrectomies. A.GUILLAUD, L.REBIBO,D. MOSZKOWICZ, M. NEDELCU, O.FACY, F.RECHE,C.ARVIEUX. DESC Poitiers juin 2013. 2-3% fistule après

Plus en détail

LA CONTENTION PHYSIQUE PASSIVE DE LA PERSONNE ÂGÉ - CPPA - Cours DIU de gérontologie : le 17/11/11

LA CONTENTION PHYSIQUE PASSIVE DE LA PERSONNE ÂGÉ - CPPA - Cours DIU de gérontologie : le 17/11/11 LA CONTENTION PHYSIQUE PASSIVE DE LA PERSONNE ÂGÉ - CPPA - Cours DIU de gérontologie : le 17/11/11 PLAN DE L INTERVENTION Définition d une CPP Moyens de contention Les risques Problèmes éthiques et juridiques

Plus en détail

SEPTEMBRE 2015. Dr BOUVIER Aurélie Service de Chirurgie digestive CHU le Bocage DIJON

SEPTEMBRE 2015. Dr BOUVIER Aurélie Service de Chirurgie digestive CHU le Bocage DIJON SEPTEMBRE 2015 Dr BOUVIER Aurélie Service de Chirurgie digestive CHU le Bocage DIJON Foie Vésicule biliaire Estomac Voies biliaires Duodénum Pancréas Canal de Wirsung Cholédoque Sphincter d Oddi eau 95%,

Plus en détail

Pathologie digestive VIELLISSEMENT DIGESTIF DR A. FRAISSE

Pathologie digestive VIELLISSEMENT DIGESTIF DR A. FRAISSE VIELLISSEMENT DIGESTIF DR A. FRAISSE LES TROUBLES DE DEGLUTITION Les troubles de déglutition augmentent avec l avance en âge mais leur prévalence est très mal connue : -16 % environ des personnes âgées

Plus en détail

Les troubles de la déglutition d personne âgée

Les troubles de la déglutition d personne âgée Les troubles de la déglutition d chez la personne âgée Dr Denise STRUBEL, Pôle de Gérontologie G CHU Nîmes N Hygiène risques et qualité chez la personne âgée Nîmes 2012 Problèmes spécifiques chez la personne

Plus en détail

Dr Gilbert ZEANANDIN Pôle Digestif Archet II CHU Nice

Dr Gilbert ZEANANDIN Pôle Digestif Archet II CHU Nice Dr Gilbert ZEANANDIN Pôle Digestif Archet II CHU Nice ANATOMIE Organe musculaire creux Propulsion des aliments du pharynx vers estomac Maladie oesophagienne est fréquente Tube musculaire 2 sphincters :

Plus en détail

La fiche individuelle d examen somatique de l adulte avec autisme

La fiche individuelle d examen somatique de l adulte avec autisme Des consultations spécialistes dédiées, avec réduction des temps d attente, anticipation des problématiques avec mise à disposition de temps supplémentaires. Le regroupement des interventions invasives

Plus en détail

Pose d une PICC Line: technique et intérêts

Pose d une PICC Line: technique et intérêts Journée Scientifique CCLIN-Est/ARLIN Pose d une PICC Line: technique et intérêts Romaric LOFFROY Département de Radiologie Diagnostique et Thérapeutique CHU Bocage Central Dijon Introduction PICC : - Peripheral

Plus en détail

CONTENTION PHYSIQUE. Protocole d évaluation du résident n 18 Manuel RAI p 290

CONTENTION PHYSIQUE. Protocole d évaluation du résident n 18 Manuel RAI p 290 Protocole d évaluation du résident n 18 Manuel RAI p 290 CONTENTION PHYSIQUE PROBLÈME Des études faites dans les "nursing homes aux Etats-Unis montrent que 30 à 40 % des résidents font l'objet d'une contention

Plus en détail

Les critères de dénutrition sont pris en défaut chez le patient obèse

Les critères de dénutrition sont pris en défaut chez le patient obèse Les critères de dénutrition sont pris en défaut chez le patient obèse Nombre d années de vie perdue Grover SA et al Lancet Diabetes Endocrinol. 2015 Feb;3(2):114-22 Dénutrition Définition ANAES 2003 La

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 19 octobre 2011 NUMETAH G13%E, émulsion pour perfusion 10 poches de 300 ml (CIP : 416 622-3) NUMETAH G16%E, émulsion pour perfusion 6 poches de 500 ml (CIP : 416 624-6)

Plus en détail

Septembre 2007 RECOMMANDATIONS DE LA CONSENSUS EN ENDOSCOPIE DIGESTIVE (CED) GASTROSTOMIE ET JÉJUNOSTOMIE PERCUTANÉES ENDOSCOPIQUES

Septembre 2007 RECOMMANDATIONS DE LA CONSENSUS EN ENDOSCOPIE DIGESTIVE (CED) GASTROSTOMIE ET JÉJUNOSTOMIE PERCUTANÉES ENDOSCOPIQUES Septembre 2007 RECOMMANDATIONS DE LA CONSENSUS EN ENDOSCOPIE DIGESTIVE (CED) GASTROSTOMIE ET JÉJUNOSTOMIE PERCUTANÉES ENDOSCOPIQUES Chargé de projet : Anne LE SIDANER (1) Groupe de travail : Corinne BOUTELOUP

Plus en détail

CAT devant un ictère cholestatique

CAT devant un ictère cholestatique CAT devant un ictère cholestatique Dr N.Annane, L.Abid Service de chirurgie viscérale. Pr. L.Abid Hôpital de Bologhine Introduction, définition L ictère est un symptôme clinique coloration jaune des téguments

Plus en détail

Le dépistage organisé du cancer colorectal. Présentation aux médecins généralistes

Le dépistage organisé du cancer colorectal. Présentation aux médecins généralistes Le dépistage organisé du cancer colorectal Présentation aux médecins généralistes Sommaire Pourquoi cette réunion? Les conditions de la généralisation La dynamique en France Les acteurs du dépistage organisé

Plus en détail

Evaluation des ingesta. Magali PONS Cadre diététicienne Gustave Roussy

Evaluation des ingesta. Magali PONS Cadre diététicienne Gustave Roussy Evaluation des ingesta Magali PONS Cadre diététicienne Gustave Roussy 2 Définition Latin, ingesta (choses introduites) Matières alimentaires introduites dans l'organisme (Larousse) Pourquoi? Perte pondérale

Plus en détail

QCM. Quelles sont les affirmations exactes sur le SII?

QCM. Quelles sont les affirmations exactes sur le SII? QCM Quelles sont les affirmations exactes sur le SII? - Prédominance féminine - C est une pathologie psychiatrique - C est une pathologie psycho-somatique - Son étiologie n est jamais retrouvée - 10 à

Plus en détail

Nutrition en Oncogériatrie

Nutrition en Oncogériatrie Nutrition en Oncogériatrie Agathe Raynaud-Simon Service de Gériatrie, Hôpitaux Bichat, Beaujon Secteur ambulatoire de Bretonneau, APHP Faculté de Médecine Denis Diderot, Paris Laboratoire de Biologie de

Plus en détail

QUEL TRAITEMENT POUR QUEL OBESE? gilles@fourtanier.com

QUEL TRAITEMENT POUR QUEL OBESE? gilles@fourtanier.com QUEL TRAITEMENT POUR QUEL OBESE? gilles@fourtanier.com L Index de Masse Corporelle IMC= poids/taille² IMC > 25 et < 30 kg/m² : surpoids IMC > 30 kg/m² : obésité Type 1 : 30 à 35 kg/m² Type 2 : 35 à 40

Plus en détail

GUIDE D AIDE A LA PRESCRIPTION DE MORPHINE PAR PCA

GUIDE D AIDE A LA PRESCRIPTION DE MORPHINE PAR PCA GUIDE D AIDE A LA PRESCRIPTION DE MORPHINE PAR PCA 1. INTRODUCTION. La PCA (patient controlled analgesia) est un système d'administration de morphine qui permet au patient de recevoir un débit continu

Plus en détail

Activité Intitulé de l'activité Volume horaire

Activité Intitulé de l'activité Volume horaire Informations de l'unité d'enseignement Implantation Institut Paul Lambin Cursus de Bachelier en diététique Diabètes : Physiopathologie, Nutrition et Diététique clinique D2100 Cycle 1 Bloc 2 Quadrimestre

Plus en détail

IDENTITE Nom... Nom de jeune fille... Prénom... Né(e) le... A... Adresse...T... N SS et adresse du centre. 100% pour quelles pathologies?...

IDENTITE Nom... Nom de jeune fille... Prénom... Né(e) le... A... Adresse...T... N SS et adresse du centre. 100% pour quelles pathologies?... RENSEIIGNEMENTTS MEDIICAUX A REMPLIR PAR LE MEDECIN TRAITANT IDENTITE Nom.... Nom de jeune fille... Prénom... Né(e) le... A... Adresse......T......... N SS et adresse du centre 100% pour quelles pathologies?...

Plus en détail

"Le patient acteur de la prévention"

Le patient acteur de la prévention Antenne Régionale de Lutte contre les Infections Nosocomiales Pays de la Loire Formation des représentants des usagers pour la lutte contre les infections nosocomiales "Le patient acteur de la prévention"

Plus en détail

Hémorragies digestives : le point de vue de l hépato-gastroentérologue

Hémorragies digestives : le point de vue de l hépato-gastroentérologue Hémorragies digestives : le point de vue de l hépato-gastroentérologue Dr. Sebastian Suciu Service d Hépato- Gastro-Entérologie, Nouvel Hôpital Civil, H.U.S. Définitions Hémorragies extériorisées 1. Hautes

Plus en détail

Bonnes Pratiques de nutrition entérale GASTROSTOMIE JEJUNOSTOMIE

Bonnes Pratiques de nutrition entérale GASTROSTOMIE JEJUNOSTOMIE Bonnes Pratiques de nutrition entérale GASTROSTOMIE JEJUNOSTOMIE EUROPHARMAT 2008 Atelier / 14,15 et 16 octobre 2008 1 Dispositifs de GASTROSTOMIE & JEJUNOSTOMIE SONDE de GPE SONDE de gastrostomie Bouton

Plus en détail

Le nombre d ions d électrolytes par sachet reconstitué sous forme de solution de 125 ml est le suivant :

Le nombre d ions d électrolytes par sachet reconstitué sous forme de solution de 125 ml est le suivant : RÉSUME DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT 1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT Movolax 13,7 g, Poudre pour solution buvable, sachet 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Chaque sachet contient les composants

Plus en détail

PRISE EN CHARGE MÉDICALE DE L OBÉSITÉ

PRISE EN CHARGE MÉDICALE DE L OBÉSITÉ PRISE EN CHARGE MÉDICALE DE L OBÉSITÉ 13 OCTOBRE 2015 Dr Karine Callé Sibierski CHP de L Europe CSO Idf Ouest plan 2 Objectifs de la prise en charge médicale Les étapes de la prise en charge Focus sur

Plus en détail

LES HERNIES HIATALES

LES HERNIES HIATALES -1/5- Lundi 19/03/07 13h30>15h30 UF : affections digestives Les pathologies en digestif Dr Cabasset LES HERNIES HIATALES I/ DEFINITION : La hernie hiatale désigne le passage d une portion de la partie

Plus en détail

Adénome de prostate et soins infirmiers

Adénome de prostate et soins infirmiers I Adénome de prostate Définitions, généralités Adénome de prostate et soins infirmiers Il touche plus les hommes de plus de 50 ans. On opère de plus en plus, ce qui augmente la durée de vie. Il est caractérisé

Plus en détail

COLOSCOPIE VIRTUELLE Expérience en pratique de ville. SFR Ile de France Octobre 2011 Dr. Kunstlinger Dr. Pariente

COLOSCOPIE VIRTUELLE Expérience en pratique de ville. SFR Ile de France Octobre 2011 Dr. Kunstlinger Dr. Pariente COLOSCOPIE VIRTUELLE Expérience en pratique de ville SFR Ile de France Octobre 2011 Dr. Kunstlinger Dr. Pariente Apprentissage Matériel et locaux adaptés Informations et ordonnances envoyées Indications

Plus en détail

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement

Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Adénocarcinome du bas œsophage (et du cardia) Nutrition en attendant le traitement Corinne Bouteloup Service de Médecine Digestive et Hépatobiliaire CHU Clermont-Ferrand Conflits d intérêts Nutricia Nutrition

Plus en détail

LA CHIRURGIE DU REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN

LA CHIRURGIE DU REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN LA CHIRURGIE DU REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN CLINIQUE SAINT-JOSEPH rue de Hesbaye 75 B-4000 Liège Tél. 04 224 81 11 Fax 04 224 87 70 Service de chirurgie digestive Tél. 04 224 89 00-04 224 89 01 de 8h à 18h,

Plus en détail

Complément à la circulaire DH/EO 2 n 2000-295 du 30 mai 2000 relative à l'hospitalisation à domicile

Complément à la circulaire DH/EO 2 n 2000-295 du 30 mai 2000 relative à l'hospitalisation à domicile 1 sur 7 14/04/2009 08:56 Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins Complément à la circulaire DH/EO 2 n 2000-295 du 30 mai 2000 relative à l'hospitalisation à domicile SP 3 31 17 NOR

Plus en détail