Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du second semestre 2013 en zone CEMAC

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1 Point de conjoncture économique et prévisions macroéconomiques du second semestre 2013 en zone CEMAC Commission de la CEMAC Département des Politiques Economique, Monétaire et Financière Direction des Etudes Economiques Décembre 2013

2 Environnement international Selon le World Economic Outlook (WEO) d octobre 2013, la croissance mondiale reste faible, les moteurs de l activité changent et les risques de dégradation persistent. Aux États-Unis, la demande privée est vigoureuse depuis plusieurs trimestres, bien que la demande du secteur public soit allée en sens inverse. L économie japonaise quant à elle connait un bon vigoureux, mais elle perdra de son élan en 2014 du fait d un durcissement de la politique budgétaire. La zone euro a renoué avec la croissance, après six trimestres de récession 1, mais l activité devrait y rester faible. L activité a nettement accéléré en Allemagne et en France en particulier. L ensemble des postes de demande, à l exception des stocks, a participé à ce mouvement. L investissement a progressé légèrement, mettant fin à huit trimestres de baisse. Dans ces pays avancés, les capacités de production inemployées restent considérables et les tensions inflationnistes devraient rester modérées. La Chine et un nombre croissant de pays émergents ont dépassé leur pic conjoncturel. Il est prévu que leurs taux de croissance resteraient largement supérieurs à ceux des pays avancés, mais en deçà des niveaux observés ces dernières années, pour des raisons conjoncturelles et structurelles. Ce dynamisme de la croissance fait apparaître de nouveaux enjeux, et les effets d entraînement pourraient devenir plus préoccupants en fin d année et en L activité mondiale devrait s accélérer modérément, mais les prévisions restent sujettes à des révisions à la baisse. L impulsion devrait venir des pays avancés, où la production devrait progresser d environ 2 % en 2014, soit environ ¾ de point de pourcentage de plus qu en Le raffermissement de l économie américaine, la réduction appréciable du durcissement budgétaire (sauf au Japon) et des politiques monétaires très accommodantes sont les moteurs de ce redressement attendu. Dans la zone euro, la croissance sera freinée par la grande faiblesse des pays de la périphérie. Le PIB des pays émergents et des pays en développement croitrait de 5 % en 2014 : la politique budgétaire resterait plus ou moins neutre et les taux d intérêt réels relativement faibles. Cependant, la perspective d une politique monétaire moins accommodante aux États- Unis pourrait entraîner de nouveaux ajustements des marchés, ainsi que révéler des excès financiers et une vulnérabilité systémique 2. Dans ce contexte, les pays émergents pourraient faire face à un surajustement des taux de change en plus d une détérioration des perspectives économiques et d une augmentation de la vulnérabilité intérieure et de fortes perturbations des balances des paiements respectives. Dans la zone euro, le rétablissement incomplet des banques ainsi que le surendettement des entreprises demeurent des risques. L insuffisance de l assainissement budgétaire et des réformes structurelles au Japon pourraient constituer de sérieux risques de dégradation, en particulier sur le plan budgétaire. Les pays émergents et les pays en développement sont confrontés à de nouveaux enjeux. Le dosage de mesures appropriées et le rythme de l ajustement varieront d un pays à l autre, selon les écarts de production, les tensions inflationnistes, la crédibilité de la banque centrale, la marge de manœuvre budgétaire et le type de vulnérabilité. Pour ce qui est des cours mondiaux des matières premières, ils sont restés relativement stables au cours des trois premiers trimestres de l année. Le pétrole brut a été évalué en moyenne à 107 dollars le baril au 3 e trimestre de l année. Les craintes de débordement du conflit de la Syrie au Golfe et les grandes réductions de production enregistrées en Irak et en Libye (presque 1 mb/j chacun) ont fortement contribué au maintien de ce niveau des prix sur les principaux marchés internationaux de ce produit. Les perspectives d une amélioration de la production du café, du cacao en Cote d Ivoire 1 Point de conjoncture de l INSEE du mois d octobre Edition d octobre 2013 du Global Financial Stability Repport du FMI 1

3 et au Ghana sont de nature à contenir les spéculations sur ces produits. Graphique 1 : Évolution des cours des matières premières Banane ($/mt) 1200 Pétrole ($/baril) T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T Cacao (cents/kg) Grume de Bois ($/cubic meter) Bois débité($/cubic meter) T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T Diamant ($/mt) Café Robusta (cents/kg) Café Arabica (cents/kg) T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 Huile de Palm ($/mt) T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 Coton (cents/kg) 2006T1 2007T1 2008T1 2009T1 2010T1 2011T1 2012T1 2013T1 Source: World Bank Commodity Price Data: mars

4 Synthèse des évolutions au niveau de la CEMAC Au niveau régional, l analyse macroéconomique conjoncturelle et prévisionnelle dans la zone CEMAC, faite au premier semestre tend à se confirmer. Les estimations révisées laissent entrevoir un ralentissement de la croissance en 2013 par rapport à 2012, avec un léger repli des tensions inflationnistes malgré le dynamisme de la demande conjugué à la hausse des prix des produits alimentaires dont l offre locale reste très limitée dans la zone. Une consolidation dans le domaine des finances publiques est attendue en dépit des évolutions mitigées entre les pays. La situation extérieure reste mauvaise avec l aggravation des déficits courants, conjuguée à la détérioration des termes de l échange. La Situation monétaire reste quant à elle confortable avec des taux de couverture de la monnaie bien au-delà de la norme communautaire. Les prévisions à fin 2013 font ressortir : i) un ralentissement plus prononcé de la croissance économique à 2,6 % contre 5,1 % en 2012; ii) une décélération des tensions inflationnistes, Conjoncture et prévisions économiques des pays de la CEMAC avec un taux d inflation qui reviendrait en moyenne annuelle à fin décembre 2013 à 2,5 % contre 3,8 % un an plus tôt; iii) une amélioration du solde budgétaire base engagements hors dons, à 1,1 % du PIB contre un déficit de 1,4 % du PIB en 2012 ; et iv) un creusement du déficit extérieur courant prévu à 6,8 % du PIB contre 5,9 % du PIB en Les prévisions du cadre macroéconomique pour l année 2013 résulteraient au plan sousrégional : i) d une baisse de 5,3 % de la production pétrolière à 46,4 millions de tonnes en 2013 ; ii) de l orientation défavorable des investissements publics, iii) d une hausse de 1,7 % pour se situer à 8,4 millions de tonnes de la production de méthanol et de gaz naturel ; et iv) d une hausse de 19,3 % pour s établir à 3,8 millions de tonnes de la production de manganèse. Pour l année 2014, les premières prévisions établies laissent entrevoir une légère amélioration du cadre macroéconomique par rapport à Cameroun Conjoncture économique Avec un environnement économique international caractérisé d une part, par une baisse généralisée des cours des matières premières alimentaires et d autre part, par des signes de reprise économique dans la zone Euro qui est le premier partenaire commercial du Cameroun, l activité économique nationale continue sur la bonne lancée de En effet, avec une croissance du PIB de près de 1,7% au premier trimestre de 2013, on s attend à une croissance de 4,8% sur toute l année Cette croissance est principalement soutenue par la contribution du secteur tertiaire (+2,7%) avec la bonne tenue des activités dans les branches transports et télécommunications, commerce et hôtellerie, ainsi que celle du secteur secondaire (+1,5%) avec le regain d activité dans les industries manufacturières (métallurgie de base), des BTP et des industries extractives. Le secteur primaire devrait également participer de manière significative à cette croissance, en raison des différentes reformes engagées par l Etat et le secteur privé notamment dans les filières bananes, cacao et caoutchouc. Le niveau général des prix a augmenté de 2,3% au premier semestre 2013 en glissement annuel, tiré par le secteur primaire (3,7%) et le secteur tertiaire (2,5%). Cette inflation est autant locale (2,8%), qu importée (1,8%). Les importations ont augmenté de 10,9% au premier semestre en glissement annuel et les exportations de 2,9%. Ceci engendre un creusement du déficit de la balance commerciale de 2,5% en glissement annuel. Le taux de couverture des importations par les exportations se situe autour de 63% pour ce semestre, soit à peu près le même niveau qu à la même période de L exercice 2013 s est caractérisé par la mise en œuvre du premier budget programme. L ensemble des recettes budgétaires recouvrées sur les sept premiers mois de l exercice se chiffre à 1 831,8 milliards. Elles se 3

5 décomposent en 1 484,2 milliards de recettes internes et 347,6 milliards d autres recettes. Les recettes internes sont constituées de 388,1 milliards de recettes pétrolières et de 1 096,1 milliards de recettes non pétrolières. Le service de la dette publique est estimé à 134 milliards. Ce montant comprend 59,4 milliards de services effectifs de la dette extérieure et 74,6 milliards pour la dette intérieure dont 26,9 milliards d amortissements du principal ; 39 milliards de remboursements de crédits TVA et 8,7 milliards d arriérés intérieurs. Les autres recettes qui comprennent les prêts projets, les dons et l émission des titres publics, ont augmenté de 105,2% pour s établir à 347,6 milliards. Cet accroissement est consécutif à l émission des titres publics pour 90 milliards et à la hausse de 68,5% des prêts projets. Concernant les dépenses budgétaires totales, elles sont estimées à 1 763,3 milliards, en hausse de 2,7% suite à l accroissement des dépenses courantes et des dépenses d investissement. Hors paiement des intérêts de la dette publique, les dépenses courantes sont en hausse de 12% et se situent à 1 092,8 milliards dont : 459,4 milliards de dépenses de personnel ; 365,8 milliards de dépenses de biens et services ; et 267,8 milliards de dépenses de transferts et pensions. Perspectives et prévisions économiques Malgré un environnement international morose (persistance de la crise dans la zone euro, ralentissement de la croissance dans les pays émergents), l économie camerounaise va poursuivre sa consolidation en 2013 et 2014 avec des taux de croissance respectifs 4,8% chaque année. Le secteur primaire s inscrirait en hausse de 3,4% en 2013 et 3,6% en 2014 grâce à la bonne tenue de l agriculture industrielle et d exportation et de l agriculture vivrière, qui bénéficient de la poursuite de la mise en œuvre du Plan d actions prioritaires de promotion d une agriculture de seconde génération. La croissance du secteur secondaire est prévue à 5,7% en 2013 et 6% en 2014 et elle serait tirée par les BTP en liaison avec la mise en œuvre des grands travaux d infrastructures. Cette évolution du secteur secondaire serait également soutenue par la branche «électricité, gaz et eau» consécutivement à la hausse de la production de gaz (mise en service de la centrale à gaz de Kribi, du champ gazier de la Sanaga sud), le renouvellement des équipements et la réhabilitation des infrastructures de transport et de distribution d électricité. Le secteur tertiaire impulsé par le dynamisme des transports, entrepôts et télécommunications et des services non marchands des APU progresserait de 6% et 4,7% respectivement en 2013 et Du côté de la demande, l absorption interne, continuerait à soutenir la croissance en liaison avec le dynamisme des investissements (poursuite des grands chantiers) et la hausse de la consommation des ménages (hausse des revenus issus des prises en charge dans la fonction publique, transferts de la diaspora). De 6% en 2013, la contribution à la croissance de la demande intérieure est projetée à 5,1% en La demande extérieure par contre grèverait la croissance de -0,8% et -0,3% respectivement en 2013 et en La part des exportations des biens et services dans le PIB serait respectivement de 20,1% et 21% en 2013 et 2014 tandis que celle des importations resterait constante à 26,4%. Concernant les prix, l inflation est projetée à 2,5% et 3% respectivement en 2013 et en 2014, nonobstant le poids sur les finances publiques du blocage des prix des carburants à la pompe et de la subvention à la SONARA. Sur la période , les termes de l échange resteraient défavorables (-3,3% et - 5,5%) à cause notamment de l amorce d un moindre appétit de la Chine pour les matières premières. À prix constants, le PIB non pétrolier est projeté respectivement à 4,5% en 2013 et à 3,9% en 2014 et son déflateur à 1,9% et 1,6%. Le déficit du solde courant s établirait à -349,6 milliards en 2013 et -284,3 milliards en Le solde primaire se situerait respectivement à -441 milliards et -315 milliards tandis que le solde budgétaire global serait de -424 milliards et -315 milliards. Les reformes en cours dans les finances publiques devraient permettre une amélioration en 2013 et En effet, les recettes totales de l Etat devraient se situer autour de 3084,1 milliards de FCFA en 2013 (dont 2560,1 milliards de FCFA de recettes 4

6 internes) et les dépenses à 3236 milliards de FCFA (dont 1965 milliards de FCFA de dépenses courantes), ce qui ferait apparaître un besoin de financement de 151,9 milliards de FCFA. En 2014, la situation pourrait être encore meilleure, avec 3393,4 milliards de FCFA de recettes publiques totales (dont 2783,8 milliards de FCFA de recettes internes) et 3312 milliards de FCFA de dépenses totales (dont 2052,2 milliards de FCFA de dépenses courantes). Le pays se retrouverait donc en capacité de financement d environ 81,4 milliards de FCFA. République Centrafricaine Conjoncture économique Au premier semestre 2013, la situation macroéconomique de la Centrafrique a été marquée négativement par les effets de la crise militaro politique qui a conduit au changement politique du 24 mars 2013 remettant en cause toutes les prévisions arrêtées de commun avec le FMI. Cette situation s est traduite par un ralentissement économique généralisé, un comportement mitigé du secteur minier, une hausse modérée de l indice des prix à la consommation, une baisse drastique des recettes publiques, une détérioration des soldes budgétaires et une balance commerciale déficitaire. En effet, le taux de croissance du PIB initialement programmé à 4,2% ne peut être réalisé. Les prévisionnistes tablent désormais sur -13,8% de taux de croissance qui s explique par plusieurs facteurs : l insécurité dans les zones de grandes productions à fin 2012 et au premier trimestre 2013(période de défrichage) a conduit à une baisse conséquente de production ; les mauvaises performances de l agriculture vivrière dues au déplacement d une partie des populations rurales sous la menace de la rébellion ; la destruction des outils de production ; le ralentissement de l activité économique intérieure représentée par l agroalimentaire et les entreprises commerciales (pillées et détruites) et qui a affecté tout le secteur des transports routiers, fluviaux et aériens ainsi que le commerce extérieur. Ainsi, la production du secteur primaire principal contributeur au PIB a fortement régressé pendant le premier semestre 2013 sous l effet conjugué des facteurs cités cidessus. À l exception de la production d eau et du sous-secteur or, le secteur secondaire a régressé et les perspectives à court terme demeurent préoccupantes pour l électricité et les industries extractives en raison de la suspension de la RCA au processus de Kimberley. Le secteur tertiaire a globalement régressé dans toutes ses composantes. Le volume total des marchandises transportées tant à l entrée qu à la sortie a enregistré une baisse substantielle. L indice des prix à la consommation des ménages a poursuivi sa tendance haussière, même si le rythme s est modéré. La gestion des finances publiques s est traduite par une baisse drastique des recettes sous l effet conjugué du ralentissement de l activité économique et des difficultés de collecte des taxes et impôts. De même, les dépenses globales se sont contractées. Le solde global base ordonnancement, le solde primaire et le solde base caisse, positifs au second semestre 2012, sont devenus négatifs au premier semestre La balance commerciale s est davantage détériorée suite au ralentissement de l activité économique qui a pesé négativement sur les échanges extérieurs. Perspectives économiques En 2013, l environnement économique de la République centrafricaine serait marqué au plan intérieur par le changement institutionnel intervenu le 24 mars 2013 suivi de la destruction du tissu économique, le déplacement massif de la population, la détérioration de la situation sécuritaire et sanitaire, la précarité alimentaire, la dégradation des infrastructures et des ressources naturelles, la suspension de la coopération avec les partenaires au développement. En tenant compte de cet environnement d instabilité socioéconomique du pays, la révision des hypothèses de 5

7 prévision a considérablement dégradé les indicateurs macroéconomiques. Le taux de croissance en volume serait de - 13,8% en 2013 et de 2,6% en 2014 contre 4,2% et 6% initialement prévu. Cette situation serait liée aux effets de la crise sur les activités économiques dans les différents secteurs. Le taux de croissance du PIB du secteur primaire tomberait à -17,9% en 2013 au lieu de 4,2% initialement prévu et contre 2,9% en S agissant du taux de croissance du secteur secondaire, il serait de -15,7% en 2013 contre 4,1% en 2012, tandis que le taux de croissance du PIB du secteur tertiaire chuterait de -5,5% en 2013 contre 4,7% Tous les secteurs se comporteront bien durant l année Il existe une série de défis que le pays doit relever avant d atteindre ces taux de croissance. La sécurisation du pays par l appui de la force Africaine (MISCA), le cantonnement des ex-rebelles de la SELEKA, la mobilisation des ressources extérieures additionnelles dans le cadre du programme de Facilité Elargie de Crédit et enfin la mise en œuvre des accords de Libreville par les principaux acteurs impliqués dans la crise centrafricaine. Tableau 1 : Évolution du PIB vue du côté des ressources * 2013** 2014* 2014 Secteur primaire 2,9% 4,2% -17,9% 4,9% 0,7% Secteur secondaire 4,1% 4,8% -15,7% 1O,2% 0,3% Secteur tertiaire 4,7% 4,3% -5,5% 8,1% 0,6% Taux d'investissement Taux de pression fiscale Taux de croissance du PIB en valeur Taux de croissance du PIB en volume * Projection d octobre 2012 ** Projection d octobre 2013 Source: ICASEES 14,7% 17,0% 12,0% 12,2% 12,0% 9,1% 12,7% 9,1% 17,0% 9,2% 4,0% 6,3% -15,0% 8,2% 0,7% 3,9% 4,20% -13,8% 6,0% 2,6% Congo Conjoncture économique La production pétrolière a enregistré une baisse de 8,6% de janvier 2013 à septembre 2013 du fait du vieillissement des champs pétroliers. La production des bois grumes a enregistré une croissance négative de 3% du premier trimestre 2013 au troisième trimestre Les bois sciés ont aussi enregistré une croissance négative de la production de 23% sur la même période. Dans l'industrie, les grandes productions ont toutes enregistré des taux de croissance positifs du premier trimestre 2013 au troisième trimestre 2013, en dehors du ciment, des bières et boissons gazeuses (+10%), production des cigarettes (+28%), production d électricité (+5%), production d eau (1%), Production du ciment (- 7%). L inflation se situe autour de 5% de janvier 2013 à septembre 2013, hausse s expliquant par le renchérissement des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (produits d importation). Dans les finances publiques, les recettes de l'etat hors dons connaissent une hausse de 20% du premier trimestre au troisième Les dépenses de l'etat connaissent quant à elles une baisse de 2% sur la même période. La masse monétaire a connu une augmentation de 9% sur la période allant de janvier à juillet Les avoirs extérieurs nets ont enregistré une hausse de 0,1% sur la même période. Perspectives et prévisions économiques En 2013, les perspectives macro-économiques seraient globalement favorables avec une projection du taux de croissance de 5,8% ( 12,3% en 2014), sous les effets conjugués de l expansion du secteur hors pétrole (+8,9%) et d une baisse moins prononcée (-2,6%) de la production pétrolière que celle observée en 2012 (-9,6%). Du côté de l offre, cette croissance serait tirée essentiellement par les performances du secteur secondaire. Une forte croissance est prévue dans ce secteur à 11,7% (12,8% en 2014), en liaison avec la bonne évolution des activités de «industries manufacturières» (8,6% en 2012 et 12,4% en 2013). Au titre des emplois du PIB, la demande intérieure devrait croître de 9,4%, en liaison avec la progression de la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) (16,0%), impulsée par la 6

8 janv.-08 mars-08 mai-08 juil.-08 sept.-08 nov.-08 janv.-09 mars-09 mai-09 juil.-09 sept.-09 nov.-09 janv.-10 mars-10 mai-10 juil.-10 sept.-10 nov.-10 janv.-11 mars-11 mai-11 juil.-11 sept.-11 nov.-11 janv.-12 mars-12 mai-12 juil.-12 sept.-12 nov.-12 janv.-13 mars-13 mai-13 tonnes métriques poursuite des investissements dans le secteur des mines. La demande extérieure nette, quant à elle, progresserait de 18,0%, par rapport à En ce qui concerne les prix à la consommation des ménages, l inflation ressortirait à 7% en 2013 ; cela est imputable au renchérissement des biens d équipement et des produits alimentaires (produits importés). Dans le domaine des échanges extérieurs, le solde du commerce extérieur serait Gabon Conjoncture économique L activité économique intérieure du Gabon est restée soutenue dans la plupart des secteurs au cours du premier semestre 2013, à la faveur de la fermeté de la demande nationale et internationale. Graphique 2 : Évolution de la production de pétrole brut excédentaire avec un taux de couverture de 183,2%. Pour ce qui est des finances publiques, le solde global base engagements hors dons, va dégager un excédent de 1,2% du PIB en moyenne annuelle sur la période Globalement, l année 2013 sera favorable pour le Congo au niveau national avec un taux de croissance qui atteindrait 5,8%. Graphique 3 : Evolution de la production de minerai et d aggloméré de manganèse tonnes Production de minerai et d'aggloméré de manganèse Production de pétrole brut janv.-08 mars-08 mai-08 juil.-08 sept.-08 nov.-08 janv.-09 mars-09 mai-09 juil.-09 sept.-09 nov.-09 janv.-10 mars-10 mai-10 juil.-10 sept.-10 nov.-10 janv.-11 mars-11 mai-11 juil.-11 sept.-11 nov.-11 janv.-12 mars-12 mai-12 juil.-12 sept.-12 nov.-12 janv.-13 mars-13 mai-13 juil Source : Direction Générale de l Economie et de la Politique Fiscale En effet, dans le secteur primaire, les effets induits des grèves de l ONEP, du personnel sur le site d Obangue et du déclin naturel des champs matures et des difficultés techniques rencontrées par certains opérateurs ont occasionné la baisse de la production pétrolière de 6,7%. A contrario, la production de minerai et d agglomérés de manganèse par Comilog s est fortement appréciée (+30,1% à fin août 2013) du fait de la conjoncture internationale favorable. Parallèlement, les cultures maraichères et vivrières et la pêche ont été marquées par de bons résultats au cours de la même période. Source : Direction Générale de l Economie et de la Politique Fiscale S agissant du secteur secondaire, hormis le tabac et les autres industries de transformation, les autres branches ont enregistré une amélioration des résultats, soutenus par la fermeté de la demande du marché local. Dans le secteur tertiaire, toutes ses composantes ont bénéficié du regain d activité observée dans les autres secteurs, notamment les transports, les télécommunications, le commerce des véhicules et l hôtellerie. Au niveau des prix à la consommation, l inflation mesurée par l IHPC a régressé de 0,6% à fin juillet En glissement annuel, les prix ont baissé de 2,1%, du fait de la baisse des prix de certains produits alimentaires, des communications et des transports. S agissant du commerce extérieur, la balance commerciale est ressortie excédentaire à 1 536,1 milliards de FCFA, en repli de 6,8% par rapport au niveau atteint au premier semestre 7

9 2012, en raison de la contraction de la valeur des exportations. Pour ce qui est des finances publiques, les ressources budgétaires mobilisées au premier semestre 2013 se sont élevées à 1217,2 milliards de Fcfa contre un niveau total des dépenses (hors prêts, avances et dépôts) de 1416,5 milliards de Fcfa. Le solde d exécution du budget indique, un gap de 199,3 milliards de Fcfa. Le taux de recouvrement des recettes a atteint 42% des prévisions de l année. Dans le même temps, le taux d exécution des dépenses budgétaires hors prêts, avances et dépôts a été de 47% au premier semestre 2013, dont 51% des dépenses d investissements et 47% des dépenses de fonctionnement. Perspectives et prévisions économiques Sous l hypothèse du maintien des tendances observées au premier semestre 2013 sur l ensemble des secteurs d activités de l économie nationale, la croissance du PIB s établirait à 6,1% en 2013 et à 7,8% en 2014 contre 5,3% en Cet accroissement s expliquerait essentiellement par la bonne tenue du secteur hors pétrole (+9,6% en 2013 et +9,9% en 2014). Graphique 4 : Évolution du PIB du tertiaire respectivement de 9,5% et de 9,7% en 2013 et Du point de vue de la demande, l activité serait essentiellement soutenue en 2013 par la demande intérieure (+11,7%), sous l impulsion de l investissement public (+15,3%), de l investissement privé (+7%) et de la consommation privée (+6,8%). En 2014, l activité serait soutenue par la demande intérieure (+9,8%), expliquée par l investissement total (+10,4%) et la consommation totale (+9,4%). L Indice des Prix à la Consommation progresserait de 1,3% en 2013 contre 2,7% en Il augmenterait de 2,8% en La maîtrise des prix à la consommation résulterait des mesures gouvernementales visant à contenir les prix intérieurs des produits de première nécessité. La balance des paiements enregistrerait un solde excédentaire. Cette évolution s expliquerait par la hausse du solde du compte des transactions courantes, en dépit de la dégradation du solde de la balance des capitaux en 2013 et Graphique 5 : Évolution de l inflation Source : Direction Générale de l Economie et de la Politique Fiscale Au niveau sectoriel, l activité du primaire resterait quasi-stable (-0,9%) en 2013 et progresserait de 2,8% en En revanche, le secteur secondaire maintiendrait sa tendance haussière en 2013 et 2014 respectivement de 10,6% et de 12,1%. La bonne tenue des activités du secondaire se traduirait par un accroissement de l activité Source : Direction Générale de la Statistique Pour ce qui est des finances publiques, les ressources prévisionnelles de l année 2014 se situeraient à 3.335,8 milliards F.CFA contre 3.141,2 milliards F.CFA en 2013, soit une hausse de 194,6 milliards F.CFA, imputable essentiellement aux dépenses de fonctionnement, aux dépenses d investissement et au service de la dette qui augmentent respectivement de 92 milliards F.CFA, de 105,3 milliards F.CFA et de 41,5 milliards de F.CFA. 8

10 Guinée Équatoriale Conjoncture économique En 2013, la production de pétrole va baisser du fait du tarissement des puits existants et le report de la mise en exploitation des nouveaux champs. La hausse de la production de Méthanol et de gaz s expliquerait par l amélioration des rendements des champs. Les données relatives à la production du bois de grume laissent entrevoir une augmentation de la production à 339,5m 3 en 2013 contre 334,8m 3 en La production du bois débité serait en repli en 2013 suivant la même tendance de Les secteurs secondaire et tertiaire constituent le support du tissu industriel du pays. Mais en l absence d enquêtes spécifiques dans ces secteurs, on estime que ceux-ci croissent dans le sillage de l'activité pétrolière. Les tensions inflationnistes se sont atténuées par rapport aux années précédentes, mais restent élevées. Au 30 septembre 2012, la demande de monnaie s est accrue de 63,4% par rapport à la même période de 2011 pour se fixer à millions FCFA. Sur un an, l offre monétaire M2 s est améliorée de 35,3%, pour se chiffrer à millions FCFA au 30 septembre Pour l année 2013, les données ne sont pas encore disponibles. Perspectives et prévisions économiques L on note une plus grande incertitude autour des perspectives de la croissance économique de la Guinée Équatoriale. Dans le court terme, la croissance de la production du secteur d'hydrocarbures (85% du PIB) baisserait pendant l'année 2013 d environ 20% et cette baisse continuerait pendant l'année 2014 dans une moyenne de -12,4%. Dans le moyen terme, l augmentation de la production de gaz naturel ne sera pas suffisante pour compenser la chute dans la production globale des secteurs des hydrocarbures. D autre part, les découvertes récentes n'auront pas d'effets significatifs immédiats sur la production totale ni la croissance économique pendant l'année Le secteur des BTP qui est le second pilier de l'économie nationale derrière le secteur d'hydrocarbures reconnaîtra une chute de 45.4% à fin 2013 et une légère remontée de 5,1% en La production d'énergie et eau sera maintenue dans les mêmes niveaux qu'en Le secteur tertiaire quant à lui, observera une chute de 0.3% à fin 2013 et une hausse de 10% en Au niveau des échanges avec l extérieur, le solde du compte courant suivra les tendances de l'année 2012 avec la détérioration de sa position externe à moyen terme. Le solde budgétaire sera positif du fait de la réduction des frais de gestion des infrastructures. Ce solde positif serait maintenu en Les tensions inflationnistes baisseraient jusqu'à 3% en 2013 et 2,8% en En conclusion on prévoit que la croissance du PIB en 2013 et 2014 sera de -6% et -4.4% respectivement. Tchad Conjoncture économique La production pétrolière continue à baisser à cause des vieillissants des puits du Consortium. Cette baisse est toutefois compensée par la production de la CNPC sur les champs des rôniers. La campagne cotonnière 2012/2013 s annonce prometteuse, malgré le retard de la pluie. Le niveau de la production cotonnière estimé est en augmentation de près de 50% par rapport à celle de 2011/2012 à tonnes contre tonnes. Au deuxième trimestre 2013, l indice global de la production industrielle est en baisse de - 10,7% en raison d un repli de -7,3% de la branche extractive et de -7,4% de la production pétrolière. Ce repli de l indice de la branche extractive est dû au vieillissement des puits. Cette baisse globale est imputable aux branches suivantes : de la fabrication des 9

11 Jan-07 Apr-07 Jul-07 Oct-07 Jan-08 Apr-08 Jul-08 Oct-08 Jan-09 Apr-09 Jul-09 Oct-09 Jan-10 Apr-10 Jul-10 Oct-10 Jan-11 Apr-11 Jul-11 Oct-11 Jan-12 Apr-12 Jul-12 Oct-12 Jan-13 Apr-13 textiles -78,3% ; fabrication des produits alimentaires -11,1%. L indice hors pétrole c'est-à-dire l indice de la production industrielle sans tenir compte du pétrole est en régression de -17,2% au deuxième trimestre 2013 et a connu une hausse de 8,9% en glissement annuel. L énergie quant à lui enregistre une hausse de 6,2% de sa production au deuxième trimestre et de 3,3% en glissement annuel. Graphique 6 : Évolution de l indice de la production industrielle T1-06 T2-06 T3-06 T4-06 T1-07 T2-07 T3-07 Source: INSEED L inflation a régressé au deuxième trimestre 2013 à 3,9% contre 6,8% à la même période en Les observés de l indice des prix en août 2013 donnent un taux d inflation de 2% contre 7,5% en août Ce recul de l inflation est dû surtout au repli voire au maintien des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+0,6%) au deuxième trimestre ; des restaurants et hôtels de -1% au deuxième trimestre. Graphique 7 : Évolution de l IHPC 40% 30% 20% 10% 0% -10% -20% -30% Source: INSEED T4-07 T1-08 T2-08 INDICE GLOBAL T3-08 T4-08 T1-09 T2-09 T3-09 T4-09 T1-10 INDICE HORS PETROLE Indice harmonisé des prix à la consommation : Indice Global, Produits alimentaires et boissons non alcoolisées Produits alimentaires et boissons non alcoolisées T2-10 T3-10 T4-10 T1-11 T2-11 T3-11 T4-11 T1-12 T2-12 INDICE GLOBAL T3-12 T4-12 T1-13 T2-13 Perspectives et prévisions économiques Sur le plan national, après une année exceptionnelle en termes de croissance économique et une bonne campagne agricole, l activité économique devrait connaître une décélération de sa croissance en Le PIB afficherait une croissance de l ordre de 3% (contre 5,4% initialement prévu) en liaison avec la contre-performance du secteur primaire notamment l exploitation pétrolière. Concernant les échanges extérieurs, le compte courant se solderait par un déficit en liaison avec la détérioration du solde du commerce extérieur, du fait de la baisse des exportations pétrolières conjuguée à l augmentation du déficit de la balance des services. Concernant les perspectives économiques , l économie tchadienne devrait enregistrer une croissance de 16,9% en 2014 eu égard à la relance du secteur primaire à travers le regain d activité dans la branche exploration pétrolière, mais aussi grâce à la production agricole. En ce qui concerne l évolution sectorielle, la croissance du secteur primaire est projetée à - 3,0% en 2013 et à 24,4% en Le secteur secondaire connaîtrait une croissance de 16,9% en 2013 et 3,7% en La croissance du secteur tertiaire pourrait enregistrer une performance de 12,4% en 2014 par rapport à Pour ce qui est des finances publiques, après la révision de la Loi de finances initiale pour l exercice 2013, il en ressort une diminution de recettes budgétaires de l ordre de 7,7 %, liée au profil baissier de la production pétrolière de Doba. Par rapport à 2012, les recettes pétrolières baisseraient de 19,5% soit 820,5 milliards de francs CFA, liée à la diminution de l Impôt sur les Sociétés pétrolières. Cependant, il est attendu une hausse de 5,0% des recettes fiscales non pétrolières. Les recettes non fiscales non pétrolières se maintiendraient quant à elles autour de 35,88 milliards de FCFA. Quant aux dépenses, elles baisseraient de 7,4% par rapport à 2012, passant de 1631,09 à 1 510,93 milliards de francs CFA en

12 Pour l année 2014, le projet de Loi de finances prévoit pour l ensemble des ressources un montant de 1 646,301 milliards de francs CFA, dont 191,991 milliards de ressources extérieures. Par rapport à l année 2013, les recettes sont en hausse de 17,60%. Les dépenses prévisionnelles sont estimées à 1742,720 milliards de francs CFA y compris le financement extérieur. Ainsi, il apparaît que l année 2014 s annonce favorable pour l économie tchadienne. Il est attendu une croissance de 43,5% du PIB pétrolier (contre -4,1% en 2013) grâce à la mise en production des nouveaux champs pétrolifères. Cependant, largement tributaire de l exportation du brut, l économie tchadienne pourrait subir le choc des prix de pétrole sur le marché international. 11

13 Annexe : Tableaux des synthèses macroéconomiques TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DU CAMEROUN Situation en mars 2013 Cameroun Valeurs en monnaies nationales * 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % 4,6 4,8 4,8 du PIB en volume Secteur primaire 2,7 3,4 3,6 Secteur secondaire 4,9 5,7 6,0 Secteur tertiaire 5,5 6,0 4, En valeur (en milliards de monnaie locale) PIB Secteur primaire Secteur secondaire Secteur tertiaire Taux de croissance ressources-emplois en volume (en %) PIB 4,6 5,3 4,8 Importations 1,2 5,5 2,1 Total ressources Consommation des ménages 5,6 6,3 2,6 Consommation publique 5,5 0,8 10,1 FBCF 1,4 5,3 8,8 Variations de stocks Exportations -1,3 4,1 1,7 Total emplois Ressources-emplois en valeur (en milliards de monnaie locale) PIB Importations Total des ressources Consommation des ménages Consommation publique FBCF Variations de stocks Exportations Total des emplois 4. Inflation Indice de prix (en %) 227,4 233,0 240,0 Taux d'inflation en % 2,4 2,5 3,0 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 5.1. Recettes totales et dons Recettes budgétaires Recettes fiscales Recettes non fiscales Dons Budgétaires En capital Dépenses totales

14 Dépenses courantes dont masse salariale dont intérêts de la dette Dépenses en capital Soldes budgétaires Solde primaire de base Solde global hors dons Solde global y. c. dons Solde budgétaire de base Taux de pression fiscale 16,6% 11,6% 11,6% 7. Encours de la dette Balance des paiements Balance commerciale Balance des transactions courantes Transfert en capital 67,7 1,7 1,7 Opérations financières Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire Avoir extérieur net PNG Crédit à l'économie * Révision mars

15 TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DE LA RCA Situation en mars 2013 République Centrafricaine Valeurs en monnaies nationales * 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % du PIB en volume 3,9-13,8 Secteur primaire 2,9-11,0 Secteur secondaire 4,0-13,2 Secteur tertiaire 4,7-5, En valeur (en milliards de monnaie locale) PIB 1233,2 1087,4 Secteur primaire 571,4 588,2 Secteur secondaire 143,7 147,9 Secteur tertiaire 336,1 361,1 2. Taux de croissance ressources-emplois en volume (en %) PIB 4,0% 3,2% Importations 5,7% 4,5% Total ressources Consommation des ménages 5,0% -0,3% Consommation publique 31,5% 17,7% FBCF 5,3% 31,0% Variations de stocks 0,0% 0,0% Exportations 8,2% 6,2% Total emplois 3. Ressources-emplois en valeur (en milliards de monnaie locale) PIB 1233,2 1087,4 Importations 241,2 252,2 Total des ressources 1 355, ,0 Consommation des ménages 978,3 974,9 Consommation publique 84,9 99,9 FBCF 163,4 214,2 Variations de stocks 0,0 0,0 Exportations 129,0 137,0 Total des emplois 1 355, ,0 4. Inflation Indice de prix (en %) 0,0% 0,0% Taux d'inflation en % 5,9% 0,0% 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 5.1. Recettes totales et dons 201,9 248,2 Recettes budgétaires 122,4 139,0 Recettes fiscales 105,6 124,4 Recettes non fiscales 16,8 14,6 Dons 74,1 94,4 Budgétaires 11,4 18,9 En capital 62,7 75, Dépenses totales 191,5 270,8 14

16 Dépenses courantes 107,2 139,8 - dont masse salariale 49,0 52,2 - dont intérêts de la dette 5,9 7,0 Dépenses en capital 84,4 130,9 6. Soldes budgétaires Solde primaire de base 10,5-3,6 Solde global hors dons Solde global y. c. dons Solde budgétaire de base Taux de pression fiscale 11,0% 13,1% 7. Encours de la dette 348,4 8. Balance des paiements Balance commerciale Balance des transactions courantes Transfert en capital Opérations financières 9. Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire Avoir extérieur net PNG Crédit à l'économie * Révision mars

17 TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DU CONGO Situation en mars 2013 Congo Valeurs en monnaies nationales 2012* 2013* 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % du PIB en volume 3,8 5,8 12,3 Secteur primaire -5,2 1,4 15,1 Secteur secondaire 8,7 11,7 12,8 Secteur tertiaire 10,8 7,2 10, En valeur (en milliards de monnaie locale) PIB 6971,9 6662,0 6849,4 Secteur primaire 273,7 4426,1 4333,1 Secteur secondaire 5212,8 605,0 716,1 Secteur tertiaire 1355,3 1481,0 1629,6 2. Taux de croissance ressources-emplois en volume (en %) PIB 3,8 5,8 12,3 Importations 20,5 0,7% 2,7% Total ressources 6,6 2,0% 3,5% Consommation des ménages 11,4 5,8% 5,8% Consommation publique 61,0 6,3% 3,9% FBCF 25,2 3,3% 6,6% Variations de stocks 0,0 0,0% 0,0% Exportations -3,3-6,9% -4,9% Total emplois 6,6 2,0% 3,5% 3. Ressources-emplois en valeur (en milliards de monnaie locale) PIB 1488,2 1645,5 1712,4 Importations -969,8-977,0-1002,9 Total des ressources 2652,3 2622,5 2715,3 Consommation des ménages 836,8 786,9 832,9 Consommation publique 359,2 340,7 354,0 FBCF 952,2 928,0 989,3 Variations de stocks 0,0 0,0 0,0 Exportations 504,1 566,8 539,2 Total des emplois 2652,3 2622,5 2715,3 4. Inflation Indice de prix (en %) Taux d'inflation en % 5,0 7,0 3,0% 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 5.1. Recettes totales et dons 3451,2 3512, ,2 Recettes budgétaires 3260,0 3368,6 2697,9 Recettes fiscales 652,0 710,5 811,9 Recettes non fiscales 2608,0 2658,1 1886,0 Dons 191,0 143,7 Budgétaires En capital 5.2. Dépenses totales 2892,5 2798, ,9 Dépenses courantes 930,8 1002,2 848,1 16

18 - dont masse salariale 248,5 270,0 266,4 - dont intérêts de la dette 0,0 0,0 84,1 Dépenses en capital 1961,7 1796,4 1589,9 6. Soldes budgétaires Solde primaire de base 857,7 1060,0 640,2 Solde global hors dons 167,7 370,0 259,9 Solde global y. c. dons 358,7 513,7 259,9 Solde budgétaire de base 2095,0 2095,0 Taux de pression fiscale 9,4% 10,7% 11,9% 7. Encours de la dette 75,0 79,5 84,1 8. Balance des paiements Balance commerciale 2 278, , ,6 Balance des transactions courantes -826, , ,5 Transfert en capital 8,7 9,5 10,4 Opérations financières 1 987, , ,5 9. Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire 26797, ,0 1751,5 Avoir extérieur net 38860, ,0 7102,3 PNG -4244,1-4625,8-4867,8 Crédit à l'économie 6911,3 4899,0-199,9 * Révision mars

19 TABLEAU D'ÉVOLUTION DES AGRÉGATS MACROÉCONOMIQUES DU GABON Situation en mars 2013 Gabon Valeurs en monnaies nationales * 2014* 1. Secteurs d'activité 1.1. Taux de croissance en % du PIB en volume 5,3% 6,1% 7,8% Secteur primaire -3,1% -0,9% 2,8% Secteur secondaire 4,8% 10,6% 12,1% Secteur tertiaire 11,5% 9,5% 9,7% 1.2. En valeur (en milliards de monnaie locale) PIB 8925,7 8784,6 9512,3 Secteur primaire 4599,2 3964,9 4129,7 Secteur secondaire 995,9 1117,3 1262,7 Secteur tertiaire 3330,7 3702,5 4119,9 2. Taux de croissance ressources-emplois en volume (en %) PIB 5,3% 6,1% 7,8% Importations 11,3% 14,4% 9,6% Total ressources Consommation des ménages 7,7% 6,8% 13,9% Consommation publique 9,7% 3,7% -0,4% FBCF 2,2% 10,6% 10,4% Variations de stocks -51,8% 0,0% 0,0% Exportations -3,2% -0,9% 3,6% Total emplois 6,9% 8,4% 8,3% 3. Ressources-emplois en valeur (en milliards de monnaie locale) PIB 8925,7 8784,6 9512,3 Importations 2755,3 3084,5 3391,6 Total des ressources 11681, , ,8 Consommation des ménages 2945,7 3184,7 3728,8 Consommation publique 1308,0 1386,5 1411,1 FBCF 1930,2 2032,5 2265,9 Variations de stocks -347,0 0,0 0,0 Exportations 5844,2 5265,4 5498,0 Total des emplois 11681, , ,8 4. Inflation Indice de prix (en %) Taux d'inflation en % 2,7% 1,3% 2,8% 5. Tableau des opérations financières de l'etat (en Mds monnaie locale) 5.1. Recettes totales et dons 2511,0 2704,2 2835,0 Recettes budgétaires Recettes fiscales 1327,7 1419,1 1499,0 Recettes non fiscales 1183,4 1285,0 1336,0 Dons 0,0 0,0 0,0 Budgétaires 0,0 0,0 0,0 En capital 0,0 0,0 0, Dépenses totales 2349,6 2989,4 3136,6 18

20 Dépenses courantes 1306,3 1394,3 1552,2 - dont masse salariale 514,6 576,8 584,2 - dont intérêts de la dette 92,9 135,2 164,8 Dépenses en capital 914,5 1417,4 1500,1 6. Soldes budgétaires Solde primaire de base 360,0-107,6-137,0 Solde global hors dons 267,1-242,7-301,8 Solde global y. c. dons 267,1-242,7-301,8 Solde budgétaire de base 267,1-242,7-301,8 Taux de pression fiscale 29,3% 31,3% 29,8% 7. Encours de la dette 1481,8 1863,6 1869,3 8. Balance des paiements 288,5 357,1 2418,8 Balance commerciale 3707,3 3279,9 3333,8 Balance des transactions courantes 589,8 965,3 1855,2 Transfert en capital 0,0 0,0 0,0 Opérations financières -301,3-608,1 555,6 9. Masse monétaire et ses contreparties Masse monétaire 2107,1 2519,1 3038,7 Avoir extérieur net 1151,1 1486,6 1486,6 PNG 79,4 76,1 76,1 Crédit à l'économie 1177,0 1220,1 1620,4 * Révision mars

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