Le Groupe de la Banque africaine de développement en Afrique du Nord. Croissance Résiliente et Intégration

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1 Le Groupe de la Banque africaine de développement en Afrique du Nord 2013 Croissance Résiliente et Intégration

2 Pour ORNA, ce rapport a été préparé par Nice Muhanzu (Consultante) et Vincent Castel (Économiste principale), sous la supervision de Jacob Kolster (Directeur). Pour ORNB, ce rapport a été préparé par Catherine Baumont-Keita (Économiste en chef lors de la préparation du rapport) et Anne Sophie Ouedraogo (Consultante), sous la supervision de Nono Matondo-Fundani (Directeur). Les auteurs voudraient remercier pour leur contribution: Abdourahamane Charaf-Eddine (Chargé de programme pays en chef, ORNA), Prajesh Bhakta (Chargé de programme pays en chef, EGFO), Kossi Robert Eguida (CPO, DZFO), Alassane Diabate (Economiste pays principal, ORNB), Olivier Breteche (CPO, MAFO), Rad Sahar (Consultante, ORNA), Yasser Ahmad (CPO, ORNA), Gharbi Jouade Mohamed (Consultant, ORNA), Malek Bouzgarrou (Economiste Pays Supérieur, ORNB), Benbahmed, Tarik (Economist pays, DZFO), Bitoumbou Pascal (Consultant, ORNB), Assitan Diarra-Thioune (Représentante Résidente, DZFO), Sibry Tapsoba (Représentante Résidente, EGFO), Amani Abou-Zeid (Représentante Résidente, MAFO), Andrea Borgarello (Photographe), Johannes Svanback (Photographe). Les notes des projets ont été aussi revus par les différents chargés d opérations des département sectoriels. Les chapitres thématiques s appuient sur des recherches récentes menées par ORNA et ORNB. Le chapitre1 basé sur l article de la Série sur les Notes de Politiques pour l Afrique du Nord «Promouvoir une Croissance Résiliente en Afrique du Nord» écrit par Gita Subrahmanyam. Le chapitre 2 «L économie politique de la sécurité alimentaire en Afrique du Nord» par Jane Harrigan sort aussi de la Série sur les Notes de Politiques pour l Afrique du Nord. Le chapitre 3 «L Intégration économique du Maghreb: l heure de passer à l action» est basé sur la présentation de Mustapha Rouis au séminaire du «la Journée Régional d Intégration» tenu à Carthage. Les rapports originaux sont disponibles, avec références, dans les départements régionaux de l Afrique du Nord. Ils ont pour but d informer des opportunités et défis à relever dans les pays et la région d Afrique du Nord et s inscrivent dans le cadre du partage de savoir porté par la Banque Africaine de Développement. La Banque africaine de développement (BAD) Ce document a été préparé par la Banque africaine de développement (BAD). Les dénominations employées dans cette publication n impliquent, de la part de l institution, aucune prise de position quant au statut juridique ou au tracé des frontières des pays. Après tant d efforts déployés pour présenter des informations aussi fiables que possible, la BAD se dégage de toute responsabilité en cas de dommages résultant de l utilisation qui pourra être faite de ces données. Publié par : La Banque africaine de développement (BAD) Agence Temporaire de Relocalisation (ATR) B.P Tunis-Belvedere, Tunisie Tél. : (216) Fax : (216) Design et mise en page Banque africaine de développement Unité des relations extérieures et de la communication (ERCU) Yattien-Amiguet L. Zaza création : Hela Chaouachi Droit d auteur 2012 La Banque africaine de développement Site web :

3 Table des matières 5 Avant propos 7 Préface 11 Acronymes 17 CHAPITRE 1 Promouvoir une Croissance Résiliente en Afrique du Nord 18 Introduction 20 Cadre d évaluation de la résilience et de la croissance en période de crise 23 Tendances de la croissance et résilience face aux crises en Afrique du Nord 47 Enseignements d autres régions pour le succès de la mise en œuvre des mesures de résilience face aux crises 49 Recommandations: Feuille de route pour promouvoir une croissance capable de résister aux crises à court et moyen termes 55 CHAPITRE 2 L Économie Politique de la Sécurité Alimentaire en Afrique du Nord 56 Introduction 58 La sécurité alimentaire en Afrique du Nord 60 Effet de la flambée des prix des denrées alimentaires en 2007/ Réponse de politique à court terme à l envolée des cours mondiaux des denrées alimentaire 67 Une stratégie à plus long terme pour la sécurité alimentaire en Afrique du Nord 77 Conclusions 79 CHAPITRE 3 L Intégration Économique du Maghreb : l Heure de Passer à l Action 80 Introduction 82 Opportunités et défis de l intégration économique 84 Analyse d impact et conclusions tirées des efforts de l intégration régionale 88 Evolution des échanges de biens et services 94 Infrastructures et facilitation du commerce transfrontalier 97 Obstacles à l intégration 101 Conclusion et Recommendations 105 CHAPITRE 4 La Banque Africaine de Développement en Bref 107 Bref aperçu du Groupe de la Banque africaine de développement 113 CHAPITRE 5 Le Groupe de la Banque en Afrique du Nord 115 Aperçu régional 121 Algérie 141 Egypte 169 Libye 177 Maroc 221 Mauritanie 245 Tunisie 289 CHAPITRE 6 Personnel et Contact 3

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5 Avant-propos Géographiquement située sur la frange nord du continent et historiquement vibrante d influences de trois continents, l'afrique du Nord occupe une place importante en Afrique. En 2011, l'afrique du Nord est en effet devenue l'épicentre d un large mouvement social et politique-le Printemps Arabe-ayant vu le jour en Tunisie et s'étant propagé dans et au-delà de la région. Contribuant à environ un tiers du PIB total de l'afrique et abritant plus de 170 millions de personnes, l'afrique du Nord est aujourd'hui la région la plus prospère dans le continent et occupe une position géopolitique qui va bien au-delà de son poids économique. L Afrique du Nord est également au coeur de l'histoire et des opérations quotidiennes de la Banque Africaine de Développement (BAD). Depuis le début de ses opérations en 1966, le Groupe de la Banque a engagé en Afrique du Nord près de 17 milliards de dollars en prêts et dons, afin de continuellement soutenir les peuples de la région dans leur volonté de développer et de moderniser leurs économies et d'améliorer leurs conditions de vie. Reconnaissant le partenariat solide existant entre la Banque et la région, je suis heureux de vous présenter le quatrième rapport annuel de la BAD sur l'afrique du Nord. En plus de fournir un aperçu du portefeuille des activités de la Banque (prêts et dons) dans les six pays de la région, les trois premiers chapitres du rapport s articulent autour d une discution thématique sur la résilience - dans les stratégies nationales de développement, dans la sécurité alimentaire mais aussi dans la construction d une intégration régionale plus solide. Renforcer la résilience est une dimension importante dans le développement d une croissance inclusive et une meilleure protection des personnes pauvres et vulnérables. La résilience reste au coeur de notre stratégie pour les dix prochaines années qui a pour but de placer la Banque au centre de la transformation de l Afrique et d améliorer la qualité de la croissance dans le continent africain. La résilience permettra une croissance plus inclusive au profit de tous les africains et pas seulement certains. Cette croissance sera environnementalement et économiquement viable. Ceci est également notre objectif principal - fournir le meilleur appui possible aux pays de l Afrique du Nord afin d améliorer les conditions de vie des habitants de la région. Nous sommes fiers de rester engagés dans cette importante région d Afrique du Nord, tout particulièrement pendant cette période de transition. C'est dans cet esprit que nous présentons le rapport annuel de cette année. Zondo SAKALA Vice-Président Programmes pays, régionaux et politiques Groupe de la Banque Africaine de Développement 5

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7 Préface Plus de deux ans après le début du printemps arabe, l Afrique du Nord reste confrontée au défi de transformer la transition politique en gains décisifs dans les domaines sociaux et économiques. En plus des difficultés que rencontrent la région, le développement dans les pays voisins n a pas été favorable. Au Sud, la région a subi les effets néfastes des insurrections armées et des conflits dans les pays du Sahel. Au Nord, l Europe reste confrontée à la pire crise économique depuis des décennies. Bien que les développements dans la région diffèrent, les dernières années ont démontrées combien les pays de l'afrique du Nord sont interdépendants et liés aux pays voisins, au nord comme au sud. La transition politique vers une meilleure gouvernance et des sociétés plus participative en Afrique du Nord s inscrira dans la durée. L objectif prioritaire de la Banque Africaine de Développement est de répondre aux demandes d un développement économique et social plus inclusif en appuyant les efforts des pays de la région. Dans un contexte où les turbulences externes et internes sont courantes, la résilience est la pierre angulaire dans la construction d'une plate-forme solide pour une croissance inclusive et une meilleure protection des personnes vulnérables. Ainsi, cette année, le thème principal du rapport annuel de l Afrique Nord est la résilience - dans les stratégies nationales de développement, dans la sécurité alimentaire mais aussi dans la construction d une intégration régionale plus solide. Dans le chapitre 1 de ce rapport annuel, intitulé «Promouvoir une Croissance Résiliente en Afrique du Nord», nous présentons une analyse politique approfondie de la résilience aux crises dans la région - qu il s agisse de la crise alimentaire mondiale, de la crise financière mondiale ou encore du Printemps Arabe en cours - et présentons un tableau complet des vulnérabilités structurelles et induites des pays ainsi que des facteurs d adaptabilité. En associant l évolution de la situation macroéconomique et les préoccupations microéconomiques, le rapport montre, entre autres, l importance d une politique économique et sociale inclusive et axée sur les pauvres pour garantir une stratégie de développement à moyen et long terme. Dans le chapitre 2, intitulé «Économie politique de la sécurité alimentaire en Afrique du Nord», nous analysons la pertinence des tendances macroéconomiques suivies et des réformes entreprises par les pays d Afrique du Nord pour contenir les émeutes de la faim et, plus récemment, le Printemps Arabe. Les pressions budgétaires et les subventions actuellement en vigueur n étant pas viables, le chapitre préconise une approche plus holistique de la stabilité alimentaire, incluant la gouvernance du commerce des produits alimentaires, la productivité agricole et d autres initiatives sociales. Dans le chapitre 3, intitulé «Intégration économique du Maghreb le temps de l action», nous suggérons que la situation post-révolutionaire actuelle représente une opportunité historique pour les pays d Afrique du Nord de réajuster leurs relations commerciales et financières et accélérer les efforts d intégration économique aussi bien à l échelle régionale que mondiale. Le chapitre examine également les gains potentiels, les défis et les contraintes de l intégration régionale. La mise en place des conditions nécessaires pour l émergence de chaînes d approvisionnement et de réseaux de production au niveau régional, conformément aux recommandations du rapport, permettra de libérer le potentiel économique de la région, de diversifier les exportations et de créer davantage d emplois. Le reste du rapport annuel présente brièvement le Groupe de la Banque (Le chapitre 4); les activités de la Banque en Afrique du Nord et un aperçu du portefeuille 7

8 des activités de la Banque (prêts et dons) dans les 6 pays de la région (Le chapitre 5); et nos coordonnées détaillées (Le chapitre 6). Nous espérons que le présent rapport vous sera utile et nous apprécions tous commentaires que vous pourriez avoir. Jacob Kolster Directeur Département régional de l Afrique du Nord (Égypte, Libye, Tunisie) Nono Matondo-Fundani Directeur Département régional de l Afrique du Nord (Algérie, Mauritanie, Maroc) 8

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11 Acronymes ALENA AMINA ASEAN AVERROES-Paris BAD BCI BEI BID BIO BMD BMICE CCG CDC CE CEN-SAD CIMR CMB CNED CNUCED DPEF DZFO EGFO EMAF FAD FADES FAE FAO FAPA FEM FIV FKDEA FMI FMO FPMEI FSAP FSN GIRE GSM IDE Accord de libre-échange nord-américain Initiative de la Banque Africaine de développement pour la microfinance en Afrique Association des Nations de l Asie du Sud Est Fonds sponsorisé par CDC Enterprise et Proparco Banque africaine de développement Banque pour le commerce et l industrie Banque européenne d'investissement Banque islamique de développement Société d'investissemnt Belge Banques Multilatérales de Développement Banque Maghrébine pour l Investissement et le Commerce Extérieur Caisse des dépôts et des consignations Conseil de Coopération du Golfe Commision Européenne Communauté des États sahélo-sahariens Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite Couverture médical de base Caisse nationale d équipement pour le développement Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le... Direction des projets d'éducation et de Formation Bureau national de la Banque en Algérie Bureau national de la Banque en Egypte Accès au marché de l éxport Fonds africain de développement Fonds arabe de Développement économique et social Facilité africaine de l eau Food and Agriculture Organization of United Nations Fonds d'assistance au secteur privé africain Fonds pour l'environnement mondial Facilité d investissement pour le voisinage (Neighbourhood Investment Facility) Fonds koweitien pour le développement économique arabe Fonds Monétaire International Société néerlandaise de financement du développement Fonds pour les PME et l innovation Programme d'évaluation du secteur financier Fonds spécial du Nigeria Stratégie de gestion intégrée des ressources en eau Global system for mobile communication Investissement Direct Etranger 11

12 IDH IF IRES ISET LEPC MAFO MAPM MENA MERCOSUR MLA MPE MW NBE NPF NTM OCDE OMD ONG OPEP ORNA ORNB OTRI OTRI_T PADESFI PAES II PAFTA PAI PISEAU II PME PMI PMN PNP PMR PNDSE PNUD PPA PRECAMF PRI PRP Indice de développement humain institutions de financement Indice de Restrictivité des Échanges de Services Institut supérieur d enseignement technologique Centre de promotion des exportations de la Libye. Bureau national de la Banque au Maroc Ministère de l'agriculture et de la pêche maritime Moyen Orient et Afrique du Nord Marché Commun du Sud (Argentine, Brésil, et Uruguay) Maghreb Leasing Algérie Micro et petites entreprises Megawatt Banque nationale d'egypte Nation la Plus Favorisée Mesures non tarifaires Organisation de coopération et de développement économiques Objectifs du millénaire pour le développement Organisation non gouvernementale Organisation des pays exportateurs de pétrole Département région nord 1 Département région nord 2 Indice global des restrictions commerciales Indice des restrictions tarifaires Programme d appui au développement du secteur financier Projet d appui à l enseignement secondaire, phase II Zone Panarabe de Libre Échange Programme d appui à l intégration Projet d investissement dans le secteur de l eau, deuxième phase Petite et moyennes entreprises Programme de modernization industrielle Programme d amélioration industrielle Prêts non productifs Pays membres régionaux Projet d appui au développement du système éducatif Programme des nations unies pour le développement Parité de pouvoir d'achat Projet de renforcement des capacités des acteurs de la microfinance Pays à revenu intermédiaire Projet de réduction de la pauvreté 12

13 RAMED SCC SFD SFI SIDA SIFEM SMT SNIM TRAINS UC UE UMA UPS USAID ZLE Régime d assistance medicale aux economiquement demunis Système de Collaboration et de Communication Fonds social égyptien pour le développement La Société financière internationale Syndrome de l'immuno Déficience Acquise Fonds d'investissement suisse pour les marchés émergents Stratégie à moyen terme Société nationale industrielle et minière Analyse des Échanges et Systèmes d Information Unités de comte Union européenne Union du Maghreb Arabe Réseau électrique unifié Agence des États-Unis pour le développement international Zone de libre échange 13

14 Le Groupe de la Banque africaine de développement en bref Mission : Promouvoir une croissance économique inclusive et réduire la pauvreté en Afrique Année de création : 1963 Institutions du groupe : o o o Banque africaine de développement (BAD) Fonds africain de développement (FAD) Fonds spécial du Nigeria (FSN) Siège : Abidjan, Côte d Ivoire Agence temporaire de relocalisation : Tunis, Tunisie Actionnaires : o o 53 pays africains (pays membres régionaux) 25 pays non africains (pays membres non régionaux) Président : Donald Kaberuka Effectif total : 2005 Nombre de bureaux extérieurs : 34, avec 2 centres de ressources régionaux (Nairobi et Pretoria) et trois representations speciales (Guinée Bissau, Maurice, Sao Tomé et Principe). La Banque a également mis en place (en 2012) un bureau de représentation extérieur à Tokyo, au Japon. Capital autorisé au 31 décembre 2012 : 66,98 milliards d unités de compte (UC), soit 102,48 milliards d USD. 12 ème reconstitution générale des ressources du FAD ( ) : UA 5,805 billion (US$ 8,84 billion). Approbations cumulées, : prêts et dons d un montant total de 63,66 milliards d UC soit 85,84 milliards d USD (les opérations multinational inclus). Au mois de mars ,00 UC est l équivalent de Dollar des États-unis Euro Dinar algérien Livre égyptienne Dinar libyen Dinar marocain Ouguiya mauritanien Dinar tunisien 1,56 1,15 118,70 10,22 1,93 12,85 451,28 2,39 14

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16 T h e A f r i c a n D e v e l o p m e n t B a n k G r o u p i n N o r t h A f r i c a??? 16

17 ??? Chapitre 1 Promouvoir une Croissance Résiliente en Afrique du Nord

18 Introduction 1 Mohammed Bouazizi est né en 1984, année durant laquelle les «émeutes du pain» ont éclaté en Tunisie. S il est vrai que l auto-immolation de Bouazizi est considérée comme le déclencheur des soulèvements de 2011 en Afrique du Nord ayant abouti à la chute de plusieurs régimes de la région, il n en demeure pas moins que leur véritable cause est la situation économique défavorable, aggravée par les répercussions des crises mondiales d une ampleur inégalée depuis le début des années 80. En 2008, les cours mondiaux des produits alimentaires et du pétrole ont dépassé pour la première fois leurs niveaux record des années 80 et, au milieu de l année 2008, le monde est entré dans la plus grave récession économique depuis les années 80. Les effets indirects de la crise financière actuelle ont entraîné une nouvelle augmentation des taux de chômage déjà particulièrement élevés, notamment chez les jeunes, entraînant certaines familles en-deçà du seuil de pauvreté. L augmentation des cours des produits de base qui a précédé et suivi l éclatement de la crise financière a aggravé les frustrations alors même que les inégalités sociales s accentuaient et que le capital humain restait inusité. Les causes des soulèvements de 2011 sont ainsi les mêmes que celles des «émeutes du pain» de Amérique latine en En outre, depuis 1984, la plupart des pays d Afrique du Nord ont entrepris les réformes économiques préconisées par le FMI et la Banque mondiale et se trouvent à présent face à un dilemme difficile : la privatisation progressive et la libéralisation du commerce ont rendu leurs économies plus vulnérables aux effets d entraînement des crises internationales, mais les pays ont tout de même besoin d accroître leurs engagements sur les marchés mondiaux pour promouvoir la croissance et le développement. Les crises économiques deviennent de plus en plus fréquentes à mesure que se renforce l intégration financière mondiale. C est la raison pour laquelle les pays d Afrique du Nord (et les autres pays en développement) doivent identifier les moyens de renforcer leur résilience face aux crises qui pourraient entraver la croissance et remettre en cause les avancées en matière de développement. Ces pays doivent également se concentrer sur des stratégies de développement axées sur les pauvres s ils veulent résoudre définitivement les problèmes sociaux qui déstabilisent la région, aujourd hui comme en La situation actuelle est sans doute plus grave qu en 1984, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, les révolutions du Printemps Arabe ont transformé une double crise (alimentaire et financière) en triple crise, les incertitudes sur le plan politique s ajoutant aux problèmes économiques de la région. Deuxièmement, les principaux partenaires commerciaux des pays d Afrique du Nord, membres de la zone euro, sont confrontés à une crise de la dette d une ampleur comparable à celle qui a sévi en 1 Ce chapitre a pour origine un document de travail présenté par Mme Gita Subrahmanyam dans le cadre de la série de documents de politiques de la BAD sur l Afrique du Nord. 18

19 Le présent chapitre propose des stratégies pour promouvoir une croissance résiliente dans les pays d Afrique du Nord. Pour les besoins de l analyse, on entend par Afrique du Nord : l Algérie, l Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie. Le document évalue l impact des récentes crises sur ces pays, examine de matière critique les interventions des pouvoirs publics pour contenir leurs effets et présente des solutions aux décideurs. Le chapitre démontre que, même si les pays d Afrique du Nord sont confrontés à leur plus grand défi depuis le début des années 80, la situation actuelle offre des opportunités uniques pour accélérer la croissance et rendre celle-ci plus soutenue et inclusive. 19

20 Cadre d Évaluation de la Résilience et de la Croissance en Période de Crise La résilience face aux crises est assurée en réduisant les vulnérabilités systémiques et en renforçant les capacités d adaptation, de manière à minimiser les effets des chocs externes sur les processus de croissance et de développement des pays. Dans le même temps, intensifier les moteurs de la croissance et de sa répartition peut promouvoir la résilience face aux crises, qui est optimisée dans un environnement de croissance inclusive. Figure1 : Résilience Face aux Crises: Définition et Déterminants Résilience face aux crises Capacité d un pays donné à anticiper, absorber, intégrer ou surmonter efficacement et à temps les effets d un choc ou d un stress Capacités d adaptation Accès d un pays donné aux ressources et/ou contrôle de ces ressources pour faire face aux chocs ou au stress Vulnérabilité Risque que la croissance et le développement d un pays en développement soient entravés par les chocs ou stress externes (ou naturels) Source : Adapté de Briguglio et al (2009: 232) (Facteurs induits par les politiques) - Niveau national - Niveau du marché - Niveau des ménages (Facteurs structurels) - Dotation en resources naturelles (Facteurs structurels) - Ouverture économique - Concentration des exportations - Dépendance à l égard des importations stratégiques (Facteurs induits par les politiques) Le concept de résilience est l objet d une abondante littérature sur la façon de contrer les menaces planant sur le développement humain et liées aux chocs ou stress économiques, politiques, sociaux ou naturels (Briguglio et al, 2009; TANGO International, 2012; Guillaumont, 2009). Ce concept a pris une place centrale dans l agenda international du développement, dans le sillage de la crise financière mondiale et de ses effets sur les pays et communautés vulnérables (CESAP, 2011; Clark, 2012; Zhu, 2012). La vulnérabilité est le «risque pour un pays (pauvre) de voir son développement entravé par les chocs naturels ou externes auxquels il est confronté» (Guillaumont, 2009 : 195). La vulnérabilité aux crises pourrait être causée par des facteurs «structurels» ou «induits». D une part, les caractéristiques structurelles d un pays donné peuvent le rendre vulnérable aux chocs externes ou naturels. En ce qui concerne les pays en développement, l intégration à l économie mondiale est une cause majeure de vulnérabilité structurelle, étant donné que l ouverture commerciale les expose aux effets des crises extérieures, par exemple des chocs commerciaux ou de la fluctuation des cours mondiaux des produits de base. La vulnérabilité structurelle est mesurée sur la base des trois variables: l ouverture économique, c est-à-dire le degré de dépendance commercial et financier d un pays à l égard des marchés 20

21 ou fournisseurs extérieurs, notamment les investissements directs étrangers (IDE), l aide publique au développement (APD) et les envois de fonds par les travailleurs migrants ; la concentration des exportations, c est-à-dire la dépendance d un pays à l égard de quelques produits d exportation ; et la dépendance à l égard des importations stratégiques, c est-à-dire le degré de dépendance d un pays à l égard des importations pour se doter des principales ressources dont il a besoin, notamment l énergie et les produits alimentaires ou industriels (Briguglio et Galea, 2003, CESAP, 2009 :2). D autre part, la vulnérabilité d un pays peut être «induite» par l incapacité des politiques publiques à contrecarrer ou à absorber les effets des chocs externes sur les groupes ou secteurs fragiles, accentuant ainsi leur sensibilité aux chocs futurs et réduisant leur résilience face aux crises 2. La capacité d un pays à faire face aux crises est déterminée, en grande partie, par sa «capacité d adaptation», c est-à-dire l accès de ce pays aux ressources et le contrôle qu il exerce sur celles-ci pour amortir les chocs ou tensions. La capacité d adaptation constitue un aspect clé de la résilience face aux crises : les institutions et les individus faisant preuve de résilience accumulent et maintiennent des réserves suffisantes pendant les périodes favorables, en prévision des périodes difficiles. La capacité d adaptation peut varier en fonction du degré d accumulation à l échelle du pays, du marché ou des ménages. Au niveau national, la résilience est déterminée, en grande partie, par la «capacité budgétaire», c est-à-dire la capacité des pouvoirs publics à financer des déficits importants, sans pour autant compromettre la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette 3. Les gouvernements prudents renforcent leurs capacités budgétaires pendant les périodes fastes en accumulant des réserves de trésorerie et la capacité d assumer une dette extérieure en période de crise. Parmi les autres facteurs de stabilité économique, on pourrait citer la solidité et la légitimité du gouvernement, la mise en place d institutions de qualité et l existence de ressources naturelles précieuses. Au niveau microéconomique, la résilience dépend de la solidité du marché et des ménages. Il s agit pour les entreprises d évoluer dans un environnement juridique et réglementaire propice et d avoir accès aux capitaux et aux marchés, tout en disposant d une main-d œuvre diversifiée et capable de contribuer à la productivité et à l innovation. Pour les ménages, la résilience passe par des infrastructures stables, des opportunités abondantes en matière d emploi, l accès aux prêts ou aux mécanismes de protection sociale et des possibilités de mise en valeur et d utilisation du capital humain. En temps de crise, les capacités d adaptation peuvent être renforcées à tous les niveaux par le recours à une aide économique ou autre forme d appui provenant de sources extérieures, gouvernements étrangers, ONG ou groupes communautaires. Toutefois, l aide extérieure est plus facilement mobilisée à la suite de chocs rapides et visibles qu en cas de chocs plus lents et moins perceptibles. Le niveau d agrégation joue également un rôle dans la résilience face aux crises. Les coûts de protection contre certaines menaces extérieures peuvent s avérer trop élevés pour les individus et les ménages, étant 2 Il convient de noter que les vulnérabilités peuvent également être induites par les politiques publiques pendant des périodes autres que les périodes de crise. 3 Les principales mesures visant à renforcer les capacités budgétaires sont l équilibre budgétaire, la dette extérieure, le solde du compte courant, l épargne brute et les réserves internationales (PNUD, 2011: ). Cependant, les taux d inflation et les taux de croissance du PIB constituent également des facteurs importants, compte tenu de leur incidence sur l accès des pays au crédit et du coût de l obtention du crédit. 21

22 donné la complexité des problèmes dans le contexte de la mondialisation. La population dépend alors des pouvoirs publics pour assurer la fourniture des biens collectifs qui, moyennant le paiement des impôts, permettent de répondre à des enjeux tels que le changement climatique, la pollution, l approvisionnement en eau et en denrées alimentaires, etc. Les pouvoirs publics jouent un rôle particulièrement important dans le cas des groupes marginalisés, et notamment des pauvres qui manquent des moyens de subsistance essentiels en période de prospérité et qui, souvent, ne disposent pas d excédents qu ils pourraient utiliser en période de crise. Dans ce cas, les pouvoirs publics sont pourvoyeurs des biens publics indivisibles et appelés à jouer un rôle de régulateur au sein de la société. Toutefois, si les gouvernements doivent adopter des politiques de soutien aux groupes vulnérables ils ne doivent pas pour autant les rendre dépendants de l aide de l État, auquel cas les capacités d adaptation de ces groupes et des gouvernements eux-mêmes seraient affaiblies. La résilience face aux crises devient optimale lorsque les gouvernements appliquent des mesures qui protègent les groupes vulnérables contre les effets des crises tout en les autonomisant, en renforçant leurs capacités d adaptation et en contribuant à consolider leurs forces sur le plan politique. Accroitre les moteurs de la croissance et étendre sa répartition dans un pays renforce la résilience aux crises, qui est optimisée dans un environnement de «croissance inclusive», c est-à-dire une croissance économique qui s accompagne de l égalité sur le plan des revenus. La croissance inclusive a trois principales composantes : la croissance rapide, indispensable pour réduire substantiellement la pauvreté ; la croissance à base élargie, qui bénéficie aux divers secteurs économiques ; et l inclusion, qui garantit que la croissance bénéficie à la grande partie de la main-d œuvre d un pays. Le concept d inclusion couvre l équité, l égalité des chances et la protection pendant les périodes de transition vers le marché et l emploi. Ainsi définie, la croissance inclusive établit des liens directs entre les déterminants macroéconomiques et microéconomiques de la croissance, et est conforme à la définition de la croissance bénéficiant aux pauvres (pro-poor). 22

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