Sommaire FICHE À CONSERVER : AVIS PROFESSIONNEL N o 118 AUTOMNE 2012 POUR REPRENDRE LE MARDI 4 SEPTEMBRE. BONNES VACANCES À VOUS!

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1 FICHE À CONSERVER : AVIS PROFESSIONNEL N o 118 AUTOMNE 2012 Sommaire Le mot du président 3 Le mot de la secrétaire et directrice générale 5 Dossier Itinérance 6 Semaine des travailleuses sociales et des travailleurs sociaux Édition Attentat au Métropolis 15 Poste publication convention Pour moi, Marie-Hélène c est comme un ange 16 Symposium du CHUM sur le travail social et le VIH/SIDA 18 Les avis professionnels passent en mode collectif et interactif 19 Visibilité, reconnaissance et rayonnement 20 Information et formation : deux préoccupations pour le médiateur 25 Journées annuelles de formation continue 2014 Appel d offres 28 NOS BUREAUX SERONT FERMÉS PRENEZ DURANT NOTE LA PÉRIODE QUE LE DES SERVICE FÊTES DES SOIT AVIS DU PROFESSIONNELS 24 DÉCEMBRE 2012 SERA AU INTERROMPU 4 JANVIER 2013 À COMPTER INCLUSIVEMENT DU LUNDI 16 JUILLET POUR REPRENDRE LE MARDI 4 SEPTEMBRE. BONNES VACANCES À VOUS!

2 la permanence ET LES ADMINISTRATEURS DE L ORDRE Administrateurs LISTE DES MEMBRES DU CONSEIL D ADMINISTRATION DE L ORDRE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX ET DES THÉRAPEUTES CONJUGAUX ET FAMILIAUX DU QUÉBEC Secteur travail social Région 01/11 - Bas-St-Laurent/ Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine Pierre-Paul Malenfant, T.S. Région 02 - Saguenay/Lac-St-Jean Danièle Tremblay, T.S. Région 03/12 - Capitale-Nationale/ Chaudière-Appalaches Marie-Josée Dupuis, T.S. Serge Turcotte, T.S. (1 poste vacant) Région 04/17 - Mauricie/Centre-du-Québec Claude Leblond, T.S. Région 05 - Estrie Claudette Guilmaine, T.S. Région 06/13 - Montréal/Laval Alain Fredet, T.S. Tommy Yaun, T.S. (4 postes vacants) Région 07 - Outaouais (1 poste vacant) Région 08/10 - Abitibi/Témiscamingue/ Nord-du-Québec Rolande Hébert, T.S., T.C.F. Région 09 - Côte-Nord Stéphane Verret, T.S. Région 14/15 - Lanaudière/Laurentides Madeleine Laprise, T.S. Région 16 - Montérégie Rachel Bonneau, T.S. Sonia Gilbert, T.S. Secteur thérapie conjugale et familiale Sylvain Nadeau, T.C.F. Membres externes nommés par l'office des professions Denis Bruneau Claire Denis Jacques Carl Morin Rollande Parent ISSN X Poste publication convention Dépôt légal : 4 e trimestre 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2012 Bibliothèque et Archives Canada, 2012 N.B. L OTSTCFQ a établi une politique sur le contenu publicitaire. Celle-ci est disponible sur demande, ou en consultant notre site Internet au <www.otstcfq.org>. La permanence 255, boulevard Crémazie Est, bureau 520 Téléphone : Montréal Québec H2M 1M2 Télécopieur : Sans frais : Liste par services et numéros de boîtes vocales Présidence Président Claude Leblond, T.S. poste 232 Assistante à la présidence Sara Veilleux poste 287 Direction générale Secrétaire et directrice générale Ghislaine Brosseau, T.S. poste 226 Assistante de direction Marie-Cécile Pioger poste 224 Secrétaire Émilie Grégoire poste 245 Direction des services administratifs et des technologies de l information Directrice Sylvie Tremblay poste 230 Secrétaire administrative Rose-Myrlène Dorival poste 241 Technicienne en administration Carolina Loyola poste 239 Commis intermédiaire Mélissa Nourry poste 237 Réceptionniste Colette Dumas poste 0 Direction des communications Directeur Luc Trottier poste 244 Agente de communication Anouk Boislard poste 223 Secrétaire Lucie Borne poste 295 Coordonnateur de la revue Intervention Claude Larivière, T.S. poste 228 Secrétaire Isabelle Tessier poste 225 Direction du développement professionnel Directrice Natalie Beauregard, T.S. poste 243 Chargée d affaires professionnelles Marie-Lyne Roc, T.S. poste 231 Chargé d affaires professionnelles Alain Hébert, T.S. poste 292 Chargée d affaires professionnelles, T.C.F., avocate Anne-Marie Veilleux, T.C.F. poste 289 Chargée de projets (contractuelle) Lyse Gautier, T.S. poste 296 Chargée de projets Nicole Picard, T.S. poste 286 Chargée de projets Danièle Girard, T.S. poste 280 Responsable du programme de Jean-Yves Rheault, T.S. poste 234 l inspection professionnelle Assistante de direction (formation continue) Huguette Houle poste 235 Secrétaire (inspection) Johanne Martel poste 290 Secrétaire Tatiana Petrova poste 293 Secrétaire (secteur T.C.F.) Lucie Robichaud poste 250 Secrétaire Isabelle Poirier poste 291 Service juridique Conseiller juridique Richard Silver, T.S., avocat poste 227 Direction des admissions Directrice Marielle Pauzé, T.S. poste 238 Agente de recherche (contractuelle) Pauline Morissette, T.S. poste 285 Assistante de direction Sylvie Poirier poste 240 Secrétaire (réadmission) Nathalie Fiola poste 242 Secrétaire (admission, médiation familiale) Carole Piché poste 249 Commis Sylvie Gagnon Bureau du syndic Syndic Étienne Calomne, T.S. poste 333 Syndics adjoints Marcel Bonneau, T.S. poste 242 Jacqueline La Brie, T.S. poste 242 Isabelle Lavoie, T.S. poste 242 Joan Simand, T.S. poste 242 Secrétaire (bureau du syndic) Nathalie Fiola poste 242 Conseil de discipline Secrétaire au conseil de discipline Me Maria Gagliardi poste 286 Secrétaire au contrôle de l exercice professionnel Émilie Grégoire poste 293 (discipline) Comité de révision Secrétaire au contrôle de l exercice professionnel Johanne Martel poste Courriel Pour rejoindre un permanent de l Ordre, inscrivez la première lettre du prénom suivie du nom de famille et

3 Claude Leblond, T.S., M.S.s. Président mot du président Le début d un nouveau chapitre au niveau de la protection du public L entrée en vigueur, le 20 septembre dernier, de l ensemble des dispositions du projet de loi 21 confie aux professionnels et à tous les intervenants du domaine de la santé mentale et des relations humaines la lourde, mais combien emballante responsabilité de moderniser leurs pratiques et de travailler en interdisciplinarité afin d offrir au public une plus grande protection. Ce nouveau contexte de pratique offre aux travailleurs sociaux et aux thérapeutes conjugaux et familiaux l occasion de faire valoir leurs compétences spécifiques et ainsi d asseoir davantage leur crédibilité. C est une opportunité que nous devons saisir. En ce sens, vous pouvez compter sur l appui et l accompagnement de votre ordre professionnel. Je tiens également à souligner que les dispositions entourant la pratique de la psychothérapie ont permis d établir que la thérapie conjugale et familiale constitue de la psychothérapie liée aux couples et aux familles. Cette reconnaissance attendue et méritée, jumelée à la mise en œuvre prochaine d une formation universitaire en thérapie conjugale et familiale assureront la pérennité et l épanouissement de cette profession que nous avons accueillie au sein de notre ordre en Certaines mises au point s imposent Depuis l adoption du projet de loi 21, en juin 2009, nous avons mené des travaux majeurs afin que cette transition se fasse dans les meilleures conditions. Nous avons développé un nouveau système informatique de gestion des membres et des personnes possédant des droits de pratique, réaménagé notre site Internet, produit un grand nombre de documents (cadres de référence, guides de pratiques, lignes directrices, etc.) et offert tout le support nécessaire aux personnes et aux organisations touchées par ce projet de loi important. Toutes ces démarches ont nécessité énormément de ressources humaines et financières. C est donc par souci d équité envers la grande majorité de nos membres que nous avons établi la cotisation à plein tarif pour les nouveaux arrivants, lesquels bénéficieront tout autant de ces travaux. De plus, afin de respecter l esprit et la lettre de la loi, nous devions nous assurer que les personnes admissibles exerçant des activités réservées adhèrent à notre ordre à la date butoir du 20 septembre, date fixée en juillet par le Conseil des ministres du gouvernement précédent. Pendant cette période, nous avons géré des centaines d appels et de courriels par jour en provenance de membres, d employeurs, de syndicats, de sexologues, de criminologues, de personnes possédant des droits acquis, de futurs membres, etc. Toutes nos ressources ont été mobilisées afin de répondre aux questions dans les meilleurs délais. Et maintenant, tournons-nous vers l avenir À l Ordre, c est avec optimiste et enthousiasme que nous entamons cette modernisation des services en santé mentale et en relations humaines. Tous les outils sont en place; à nous maintenant de nous les approprier. Bien sûr, en cours de route, des ajustements seront nécessaires. Nous aborderons ces situations avec le même esprit qui a présidé à l ensemble des travaux préparatoires; avec ouverture, écoute et respect, dans le meilleur intérêt du public que nous devons servir. À vous, nouveaux membres, je souhaite la plus sincère des bienvenues. Je sais que nous partageons les mêmes valeurs et la même volonté de mettre nos compétences au service des personnes, des familles, des groupes et des collectivités. Nous sommes maintenant plus de professionnels à porter fièrement le titre de travailleur social; à promouvoir et à défendre la justice sociale, la solidarité, l équité, le respect des droits de la personne; à croire que tous les individus ont droit à des chances égales au sein de notre société; à prêter nos voix à celles et ceux qui n en ont pas. Toutes ces valeurs représentent le ciment qui nous uni et qui nous permettra, tous ensemble, de faire rayonner encore davantage cette merveilleuse profession que nous avons choisie. Les RÉSOLUTIONS du Conseil d administration de l Ordre Lors de la scéance du 30 mars 2012, le Conseil d administration a : adopté la proposition financière de la firme SECOR pour la phase II de la démarche de planification stratégique de l Ordre; adopté le projet de budget ; convenu de réviser les échelles salariales annuellement; révisé l allocation d hébergement accordée pour un séjour chez des proches ou amis à 40 $; convenu de présenter, aux membres réunis en assemblée générale annuelle, une résolution à l effet de hausser le montant de la cotisation de 15 $, pour l année financière ; adopté l'ensemble des rapports annuels du syndic et des comités statutaires et non statutaires de l'ordre; adopté le document intitulé Révision du Référentiel de compétences des travailleurs sociaux; convenu de verser un montant de $ à la Fondation pour l enfance et la jeunesse Une route sans fin; nommé Mme Lorraine Filion, T.S. à titre de représentante de l Ordre au Comité des organismes accréditeurs en médiation familiale; nommé Mme Line Paré, T.S. à titre de membre du Comité d inspection professionnelle; délégué à la secrétaire et directrice générale la délivrance de permis réguliers aux candidats détenteurs d un permis temporaire qui ne sont pas visés par un stage de perfectionnement ayant complété les exigences de formation dans le cadre du Règlement sur les normes d équivalence pour la délivrance d un permis de travailleur social de l OTSTCFQ; adopté les règlements suivants : - Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des travailleurs sociaux; - Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des thérapeutes conjugaux et familiaux; - Règlement sur certaines activités professionnelles pouvant être exercées par des techniciens en travail social; - Règlement sur les conditions de formation des personnes autres que des travailleurs sociaux pour l exercice d activités professionnelles pouvant être exercées par des travailleurs sociaux; - Règlement sur les catégories de permis délivrés par l Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec; adopté les modalités relatives à l application de l article 18 du projet de loi 21; adopté l instauration de la Semaine des thérapeutes conjugaux et familiaux, qui se tiendra annuellement au même moment que la Semaine québécoise des familles; résolu de présenter la candidature de Mme Rolande Hébert, T.S., T.C.F. à titre de récipiendaire du Prix Mérite du CIQ. Bulletin de de l OTSTCFQ l ORDRE N 118,

4 president s message The start of a new chapter in public protection On September 20 th, when all the provisions of Bill 21 went into effect, professionals and all stakeholders in the field of mental health and human relations assumed the weighty but oh so exciting responsibility of modernizing their practices and working in a multi-disciplinary environment in order to offer the public greater protection. This new context for professional practice offers social workers and couples and family therapists an opportunity to apply their specific skills and, in the process, further strengthen their credibility. Moreover, provisions relating to the practice of psychotherapy have made it possible to establish that marriage and family therapy constitutes psychotherapy relating to couples and families. This anticipated and well deserved recognition, along with the upcoming implementation of university training in marriage and family therapy will ensure the sustainability and development of this profession, which we welcomed to our Order in Since the adoption of Bill 21 in June 2009, we have carried out major work to ensure that this transition occurs under the best possible conditions. We developed a new IT system, reworked our website, produced a large number of documents, and provided all the support needed to persons and organizations affected by this important bill. All of these measures required considerable human and financial resources. As a matter of fairness to most of our members therefore, we have established a full rate structure for new arrivals as they will benefit every bit as much from this work. It is with optimism and enthusiasm that we embark on the modernization of services in the area of mental health and human relations. All the tools are in place. It is now up to us to use them. And to you, our new members, I extend the warmest of welcomes. I know that we share the same values and the same commitment to applying our competencies to the service of individuals, families, groups and communities. We are now more than 10,000 professionals to proudly bear the title of social worker; 10,000 to promote and defend social justice, solidarity, fairness, respect for human rights; 10,000 to lend our voices to those who have none. All of these values represent the glue that binds us and will allow us, together, to contribute to the outreach of this wonderful profession we have chosen. Ghislaine Brosseau, T.S. Secrétaire et directrice générale mot de la secrétaire et directrice générale La mise en œuvre du PL 21 : un défi à relever, tous ensemble Même si nous l attendions depuis un certain temps, la mise en œuvre d une loi structurante comme le PL 21 ne peut se faire sans heurts. Sur le terrain, là où se passent les véritables transformations, plusieurs personnes ont vécu et vivent encore des situations stressantes, notamment à cause des délais prescrits par le Conseil des ministres pour l entrée en vigueur des dernières dispositions de ce projet de loi. Au plan de l organisation du travail, plusieurs problématiques complexes ont nécessité énormément de réflexion, de consultation et de prises de positions. Je pense ici en particulier à l obligation pour un grand nombre d intervenants d adhérer à un ordre professionnel et à tout le dossier entourant la reconnaissance de droits acquis en lien avec les activités réservées. Lentement mais sûrement, toutes les pièces du casse-tête tombent en place. Il faudra assimiler tous ces changements, mais je crois que l exercice en vaut la peine puisque l objectif ultime est d assurer la protection du public. Planification stratégique : déterminer où l on va et comment on compte y arriver Nous avons complété la réflexion entreprise il y a plusieurs mois, avec nos membres, nos administrateurs, l ensemble de notre personnel et quelques uns de nos partenaires afin de déterminer le plan de match qui guidera nos actions prioritaires au cours des trois prochaines années. Les éléments sur lesquels portent cette stratégie triennale gravitent autour de trois axes principaux, soit la gestion opérationnelle, la visibilité et la reconnaissance. Nous aurons sûrement l occasion de nous en reparler. Cotisation en ligne Dès 2013, nous emboiterons le pas aux nombreux ordres qui ont déjà adopté le mode en ligne pour le renouvellement de la cotisation de leurs membres. Avec plus de membres, l opération renouvellement de la cotisation mobilise énormément de ressources humaines et occasionne des frais importants pour la production et la mise à la poste des documents. Ainsi, dans un effort de rationalisation MESSAGE FROM THE SECRETARY AND EXECUTIVE Director The implementation of Bill 21: a challenge for us to meet together The implementation of a structuring law such as Bill 21 can hardly be expected to unfold seamlessly. In the field, where the real transformations take place, many have and continue to experience stressful situations, notably because of delays prescribed by Cabinet members for the enactment of the law. In terms of the work s organization, several complex problems required tremendous reflection, consultation, and taking a stand. Slowly but surely, all the pieces of the puzzle are falling into place. It will be necessary to assimilate all these changes, but I believe that the exercise is worth it, since the ultimate goal is to ensure the public s protection. Strategic planning: Determining where we re going and how to get there We have completed the reflective process undertaken several months ago to determine the game plan guiding our priorities over the next three years. The main lines of this strategic plan are: operational management, visibility, and recognition. Online fees Like many other professional orders, we will be carrying out 2013 fee renewals online. This decision is in keeping with our strategic plan, which seeks to rationalize the use of our human and financial resources. When the time comes, we will provide you with all the information needed to proceed quickly and easily. 4

5 mot de la secrétaire et directrice générale de nos opérations en lien avec la planification stratégique le prochain renouvellement de la cotisation s effectuera en ligne à partir de notre site Internet. Le moment venu, nous vous transmettrons tous les renseignements nécessaires afin que vous puissiez procéder rapidement et facilement. Vers un règlement encadrant la formation continue Les membres du Conseil d administration de l Ordre ont récemment adopté une résolution voulant que nous nous dirigions vers l élaboration d un règlement qui rendra obligatoire la formation continue de l ensemble de nos membres. Actuellement, la formation continue est régie par une politique incitative, mais non contraignante. Pourtant, plus de 70 % des membres s y soumettent parce qu ils sont conscients de l importance de maintenir leurs compétences à jour et d en acquérir de nouvelles. Nous travaillerons à l élaboration de ce règlement au cours des prochains mois et nous vous informerons régulièrement sur l évolution du dossier. Nouveau Référentiel de compétences des travailleurs sociaux Élaborée en étroite collaboration avec nos partenaires des milieux universitaires, la récente version du Référentiel de compétences des travailleurs sociaux s articule autour des nouvelles réalités de la pratique professionnelle du travail social et de la formation initiale nécessaire devant permettre l acquisition de ces compétences. Ce Référentiel poursuit plusieurs objectifs et s adresse à différentes clientèles. Nous souhaitons d abord qu il serve de guide aux travailleurs sociaux afin de les soutenir dans leur pratique courante et leur développement professionnel. Il sera également utile aux milieux universitaires qui y trouveront les balises permettant d orienter et de structurer les programmes de formation donnant accès au titre selon les nouvelles réalités de la pratique de la profession. Enfin, les étudiants bénéficieront du Référentiel en tant que repère de l identité spécifique du travailleur social. Le nouveau Référentiel de compétences des travailleurs sociaux est disponible sur notre site Internet et nous vous encourageons à le télécharger et à en faire une lecture attentive. MESSAGE FROM THE SECRETARY AND EXECUTIVE Director Towards a Regulation on continuing education Our directors adopted a resolution steering us towards the development of a Regulation that would make continuing education compulsory for all of our members. Aware of the need to keep their competencies up-to-date and acquire new knowledge and know-how, more than 70% of our members currently comply with our policy promoting continuing education. We will keep you posted on the evolution of this file. New Core Competencies of Social Workers The latest version of the Core Competencies of Social Workers has been developed to reflect the new realities of professional social work practice and the initial training needed to develop the required skill set. First, we want this document to help guide social workers in their day-to-day practice as well as their professional development. It will also help the university sector steer and structure its training programs based on the new realities of professional practice. Finally, students will benefit from the Core Competencies as a reference for defining the social worker s specific identity. Death of our president s mother As we were about to go to press, we learned that Léonie Pomerleau, mother of the Order s president, Claude Leblond, had died at the age of 78. She will be missed by her husband, Dr. André Leblond as well as her children, Pierre, Claude, Jacques and Denis. Décès de la mère de notre président Au moment d aller sous presse, nous apprenions avec tristesse le décès de la mère du président de l Ordre, M. Claude Leblond. Mme Léonie Pomerleau s est éteinte à l âge de 78 ans, laissant dans le deuil son époux, Dr André Leblond, ainsi que ses enfants, Pierre, Claude, Jacques et Denis. ERRATUM Le Comité exécutif de l Ordre pour Dans le numéro précédent du Bulletin No 117 était publié un encadré présentant le nouveau Comité exécutif. Nous avons mal identifié un de ses membres, soit M. Jacques Carl Morin, administrateur nommé par l Office des professions du Québec. Nous prions M. Morin de nous excuser pour cette erreur et lui souhaitons un excellent mandat au sein de notre ordre. Voici donc de gauche à droite les membres du Comité exécutif : Jacques Carl Morin, Claude Leblond, T.S., président, Rolande Hébert, T.S., T.C.F., 2 e vice-présidente, Serge Turcotte, T.S., trésorier et Sonia Gilbert, T.S., 1 re vice-présidente. 5

6 ITINÉRANCE L ultime exclusion Au Québec comme ailleurs, le visage de l itinérance change et le phénomène s étend maintenant aux banlieues, aux régions. De plus en plus de jeunes, de femmes, d immigrants et d autochtones vivent dans la rue. D un point de vue social, l itinérance constitue la somme de toutes les exclusions; elle constitue, en fait, l ultime exclusion. Dans ce dossier, nous avons interpelé des membres qui travaillent auprès de personnes en situation d itinérance ou qui effectuent de la recherche sur ce phénomène social afin qu ils nous aident à mieux comprendre les causes et à découvrir ce qui se fait au niveau de l aide terrain en général et de l intervention sociale en particulier pour agir sur cette problématique. L esprit d équipe; une expression qui prend tout son sens Gabrielle LEFRANÇOIS, travailleuse sociale Christian JOUBERT, travailleur social L itinérance a plusieurs visages et est un phénomène grandissant dans notre société. À Montréal, une grande partie de la population en situation d itinérance est au centre-ville où sont situées la plupart des ressources qui les accueillent. En 1990, le ministère de la Santé et des Services sociaux a mandaté le CLSC Centre-Ville, aujourd hui CLSC des Faubourgs du CSSS Jeanne-Mance, pour desservir spécifiquement cette population, d où la création de l Équipe itinérance. Aujourd hui, après 22 ans d existence, l équipe est toujours aussi active et impliquée auprès de cette population ainsi qu auprès des partenaires publics et communautaires. Une gamme de services variée, des modalités souples pour plus d accessibilité L Équipe itinérance en est une interdisciplinaire qui offre des services sur une base volontaire aux personnes de 26 ans et plus. Elle est composée de travailleurs sociaux, d infirmières, d un psychoéducateur et d un éducateur spécialisé en déficience intellectuelle, de médecins omnipraticiens, d un psychiatre, d un spécialiste en activités cliniques et d une agente administrative. Pour mieux rejoindre les personnes, nous offrons une gamme de services psychosociaux individuels. Nous les accueillons en clinique sans rendez-vous tous les après-midis de la semaine où nous répondons aux demandes ponctuelles, en plus d offrir un suivi à celles qui en ont besoin. Par le biais du travail de proximité, nous allons également à la rencontre des personnes sur la rue, dans les espaces publics ainsi que dans certaines ressources communautaires. La personne au cœur du processus Le mandat de notre équipe est de faciliter l accès aux services de santé et services sociaux pour les personnes en situation d itinérance, dans le but ultime de les aider à quitter la rue. Pour ce faire, nous utilisons une multitude d approches. Sur le plan individuel, nous travaillons en collaboration avec la personne dans le but d améliorer sa qualité de vie. La création d un lien significatif Shawn PARKER, travailleur social Anita SARACA, travailleuse sociale Les quatre auteurs travaillent au CLSC des Faubourgs du CSSS Jeanne-Mance. avec celle-ci, la reconnaissance de son unicité et le respect de son propre rythme sont à la base de notre travail. Dans cette relation, l individu est le principal acteur de changement. Le but de nos interventions est de cheminer avec la personne vers la réappropriation de son pouvoir d agir sur sa vie, jusqu à l exercice de sa pleine citoyenneté. Nous croyons essentiel de mettre au cœur de ce processus les besoins de la personne, et ce, dans sa globalité. Le rôle des travailleurs sociaux auprès des clientèles marginalisées L itinérance s explique par l interaction et le cumul de multiples facteurs individuels et structuraux. Ainsi, un autre objectif de l équipe est de contribuer à démystifier, démarginaliser et déstigmatiser la réalité des personnes en situation d itinérance. Celles-ci se butent régulièrement à des portes fermées. Pourquoi n ont-elles pas accès aux services, au même titre que tout citoyen? Nous constatons qu elles suscitent souvent des réactions telles que l incompréhension, la peur, le sentiment d impuissance et même parfois le dégoût. De plus, les conditions de survie et les multiples difficultés vécues par ces personnes, ainsi que la structure souvent rigide du système actuel, complexifient notre cheminement avec celles-ci. À titre de travailleurs sociaux, nous avons donc un rôle important d advocacy visant à défendre les besoins et les droits des personnes en situation d itinérance. À cette fin, notre rôle aussi d informer, de conseiller et de soutenir les multiples partenaires impliqués auprès d elles. En conclusion, l intervention auprès des personnes en situation d itinérance exige une étroite collaboration entre les différents acteurs de la société. Le travail auprès de ces personnes est passionnant! Il demande une grande écoute, une souplesse, une créativité et une ouverture à l autre. En effet, l itinérance interpelle et concerne chacun d entre nous. La personne en situation d itinérance ne peut être réduite à des problématiques ou des diagnostics : elle est un humain comme nous avant tout! Qu est-ce qu une personne itinérante? «Une personne itinérante n a pas d adresse fixe et (ni) l assurance d un logement stable, sécuritaire et salubre pour les jours à venir; a un revenu très faible; une accessibilité souvent (marquée par la) discrimination à son égard de la part des services publics; des problèmes soit de santé mentale, d alcoolisme et/ou de toxicomanie et/ou de désorganisation sociale et est dépourvue de groupe d appartenance stable 1.» Cette définition, adoptée par le RAPSIM en 1990, avait d abord été retenue par le Comité des sans-abri de Montréal, en 1987, et reprise par le Regroupement pour l aide aux itinérants et itinérantes du Québec. 1. Tiré de : L itinérance en questions, S. Roy, R. Hurtubise, Presses de l Université du Québec, p

7 ITINÉRANCE L ultime exclusion De gauche à droite : Isabelle Piché, T.S., Magalie Forget, T.S., Isabelle Picard, T.S. L'itinérance chez les ans dans la région Roussillon Isabelle PICHÉ, travailleuse sociale au CSSS Jardins-Roussillon - Famille Enfance Jeunesse Présidente de l'élan des jeunes Magalie FORGET, travailleuse sociale, coordonnatrice professionnelle CSSS Jardins Roussillon - Famille Enfance Jeunesse Isabelle PICARD, travailleuse sociale CSSS Jardins-Roussillon - Famille Enfance Jeunesse On entend peu parler des mineurs lorsqu'on parle d'itinérance, du moins dès que l'on sort du milieu urbain. Le phénomène marginal semble lui-même marginalisé, comme si officiellement il n'existait pas. Possiblement moins connu et reconnu que dans les grands centres comme Montréal, il se présente sous une forme moins visible et médiatisée pour la population. Parfois, une composante de notre intervention, auprès entre autres du milieu scolaire, est de faire valoir cette réalité. À première vue, le jeune qui habite chez un ami, n'est pas perçu comme étant dans la rue. Pourtant, à l'intérieur de notre pratique en banlieue ouest de la Montérégie, nous observons une forme d'itinérance présente et constante chez les ans depuis quelques années. D'ailleurs, ce phénomène à lui seul a amené en partie une mobilisation de notre milieu et la création à la fin de 2011 d'une ressource d'hébergement en milieu communautaire; l'élan des jeunes pour lequel le mandat s'étend auprès des jeunes de 16 à 22 ans. Cette ressource s est jointe récemment au Regroupement des Auberges du cœur du Québec. Établir un premier contact Souvent ces jeunes qui nous arrivent en crise ont déjà quitté la maison ou été mis à la porte depuis quelques jours. Certains sont déjà connus par les intervenants, mais plusieurs n avaient jamais demandé d aide malgré les conflits familiaux. Une aide immédiate et en situation de crise est offerte de façon volontaire. En cas de refus du jeune ou des parents et avant d'accéder à une ressource d'hébergement, l intervention auprès de ces jeunes se situe souvent au carrefour d'une possibilité de rétention d'un signalement à la DPJ et d un certain dosage dans notre cueillette d'information. L'enjeu de perdre contact avec le jeune ou d'établir un pont avec lui se présente dès le départ, car souvent il appréhende une intervention d'autorité. D'une part, au sens de la Loi sur la Protection de la Jeunesse, la vulnérabilité de ces jeunes diminue du fait qu'ils approchent de l'âge adulte. En contrepartie, les faits se doivent d'être étoffés au niveau des éléments de compromission et dans cette situation ils sont justement difficiles à démontrer. Dans ce contexte, l'isolement de ces jeunes évoluant dans un climat empreint de méfiance limite souvent notre accès à ce type d'intervention. La rue revêt parfois l'attrait d'un sentiment de liberté, même s'il est chèrement payé. En campagne, la rue a un toit Comme tous les autres jeunes traversant cette période de transition, coincé entre ne plus être un enfant et ne pas être un adulte non plus, le jeune itinérant emprunte aussi différentes directions. Par contre, dans ce cas-ci, certaines avenues s avèrent beaucoup moins recommandables que d'autres. Nous observons des différences chez les garçons et chez les filles au niveau des moyens de subsistance et ces dernières nous apparaissent comme étant davantage vulnérables. Par exemple, l'adolescente habitera chez un majeur qui lui fournira de la drogue en échange de relations sexuelles ou encore elle hésitera à quitter un copain plus âgé de qui elle est victime de violence conjugale, par crainte de devoir chercher une autre place où habiter. Elle appréhendera le rejet parental et une impasse qui pourrait la mener à un placement dans une ressource des centres Jeunesse. Elle tentera de cacher cette information aux intervenants jeunesse parce qu'elle se croira amoureuse de son sauveur. Quant au parent, il ne sera présent que pour cautionner le tout par son autorisation parentale à ce que sa fille demeure chez son chum. Outre un scénario similaire d'instabilité sur leur lieu de résidence temporaire, les garçons trouveront généralement refuge chez un copain de classe ou chez les parents de leur copine. Enfin, qu ils soient de sexe féminin ou masculin, un nombre non négligeable de ces jeunes se retrouvent également à errer d une connaissance à l autre, étant du même coup souvent en relation de dépendance, privés de repères et d adultes significatifs stables. Comme résultat, plusieurs connaissent les difficultés suivantes : déracinement de leur milieu, rupture relationnelle avec leur famille, leurs amis, augmentation de la consommation de drogue, échecs et absentéisme scolaire, allant parfois jusqu au décrochage. Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer la détresse émotionnelle que vivent certains de ces jeunes : anxiété, humeur dépressive, idées suicidaires. Force est de constater aussi une augmentation des cas de grossesses, d interruptions volontaires de grossesse et d infections transmissibles sexuellement et par le sang. Bien entendu, certains cas plus à risque seront retenus par les centres jeunesse, mais pour plusieurs ils devront apprendre à composer seuls avec leur nouvelle réalité. La voie légale auprès de l Aide juridique afin d obtenir une pension alimentaire ou une demande d émancipation s offre comme option, mais pour la grande majorité la décision de prendre recours contre leurs parents demeure une action très litigieuse. Par peur de fragiliser ou de briser les derniers liens, ils préfèreront choisir une autre option. Maximiser l intervention, maintenir nos liens avec les jeunes Devant ces faits, nous devons donc rester vigilants face à cette forme d itinérance. Bien qu elle soit moins visible, les conséquences n en sont pas moins importantes. Il est impératif de maximiser l intervention auprès de ces jeunes et de maintenir notre lien avec eux, et ce, par une mobilisation et une concertation de l ensemble des acteurs jeunesse tant des milieux communautaires qu institutionnels. Il faut également s assurer du maintien de nos organismes en hébergement jeunesse qui deviennent très souvent le seul filet de sécurité avant cette réalité qu est la rue. 7

8 ITINÉRANCE L ultime exclusion Les phénomènes transférentiels et contre-transférentiels des risques inhérents au processus d accompagnement Lyne DOUVILLE, Ph.D., T.C.F. Directrice et cofondatrice de l Université de la Rue Professeure au Département de psychoéducation de l UQTR Marie-Pierre GAUTHIER, M.Ed., psychoéducatrice, clinicienne et professionnelle de recherche de l UQTR Annie a 21 ans Durant son enfance, elle a subi du rejet par ses pairs. Même dans sa famille, elle vivait des problématiques si importantes qu elle a dû être envoyée en centre jeunesse. Elle n était jamais «assez» pour les autres. Annie n était jamais chez elle peu importe l endroit où elle se trouvait. Seule, elle n avait aucune idée de la façon dont elle pouvait s habiter elle-même. Elle a tenté de se fuir à travers la consommation de différentes substances. Les opiacés lui ont permis de ne plus ressentir, raisonner, ni vivre avec le besoin omniprésent de trouver sa place. Annie a parfois eu des appartements, mais le plus souvent, elle vivait avec son sac à dos chez les personnes lui prêtant leur toit, jusqu à ce qu elles la mettent à la porte. Au fil du temps et des interventions et soins reçus, elle a compris peu à peu qu au détriment de vivre avec les autres, elle pouvait tout de même se trouver un chez soi en elle-même. Elle s est mise à décorer sa nouvelle demeure avec de multiples tatouages sur le corps et perçages au visage. Tranquillement, les dessins ont gagné ses joues, son front, le contour de ses yeux Si elle n était toujours pas bienvenue chez les gens, au moins, pour une fois, elle sentait leur regard sur elle. On ne pouvait plus faire comme si elle n existait pas. Elle disait n avoir rien à faire de la réprobation dans les yeux des autres, mais au fond, elle savait que c était un moindre mal à côté de l inexistence. Tout ceci lui a donné le courage de passer à l action : maintenant que j existe, je peux peut-être vivre? Elle souhaite alors trouver du travail, avoir un appartement et participer à la vie collective. Son visage stigmatisé par tant de créativité ne lui facilitait pas la tâche. On ne voulait pas d elle dans notre société : un monstre peut faire peur aux clients. Elle s est alors tournée vers l illégalité, au moins, là, on voulait bien d elle. Sa consommation s est aggravée, elle s est mise à quitter son corps peu à peu et à s éloigner toujours plus d elle-même. Elle est venue me voir un jour pour me parler d un projet de déménagement en Colombie-Britannique où elle pourrait recommencer à neuf, cesser de consommer, trouver un emploi, se faire des amis, être acceptée et participer à la communauté. Selon elle, les gens y étaient plus ouverts et la marginalité y prenait un autre sens. Elle recommençait à fuir. Elle avait oublié de s occuper de sa propre maison d ellemême. Chacun sa voie, chacun son chemin, j ai décidé d éviter les remontrances, après tout, ce ne serait rien de nouveau pour elle. J ai choisi la voie de l accompagnement : l achat du billet de train, d un nouveau sac, de quelques vêtements Annie était fin prête pour partir très loin à la découverte d elle-même. On s est regardé, réellement J ai vu en elle une petite princesse, les yeux remplis de larmes d espoir. J espère encore à ce jour qu elle n a pas réalisé que les larmes qui baignaient les miens étaient remplies de doute. La notion d accompagnement En tant qu intervenant en rupture sociale, on nous demande sans cesse de se rapprocher de personnes qui ne veulent pas de nous. Nous devons les apprivoiser, créer un réel lien de confiance avec elles. Le fait de travailler de façon entière en y mettant toute l humanité et l amour qui nous habitent, nous ramène inévitablement au savoir-être. Le savoir peut se mesurer, le savoirfaire s observer, mais qu en est-il du savoir-être? Ce concept constitue l enjeu majeur lorsqu on intervient. On côtoie alors la détresse et la souffrance au quotidien. Comment se permettre d être vulnérable pour aller à la rencontre de l autre et se protéger d eux en même temps? Lorsqu on accompagne l autre dans son chemin de vie, on est amené à vivre avec lui les hauts et les bas. Le vécu partagé n est pas un vécu raconté, on le vit réellement. Comment être raisonnablement distant face à notre propre vécu? La confiance ne peut que se rétablir dans le regard de l autre que dans la construction d un lien avec l autre. Revenir à la base de la relation où l autre est en survivance psychique, ne peut épargner l intervenant de vivre des doutes, de souffrir même. L analyse des phénomènes transférentiels et contre-transférentiels prennent alors tout son sens (Puskas, 2009) d où l importance d offrir un espace (supervision) en regard des enjeux relationnels (individuels et sociaux). Sans-logis VS itinérant : deux poids deux mesures? Pierre Gaudreau, coordonnateur du Réseau d aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (2004) écrivait ce qui suit, en 2007 dans un chapitre du livre L itinérance en questions (S. Roy, R. Hurtubise, PUQ, 2007) : «La pénurie de logements qu a vécue le Québec dans la première moitié de la décennie du nouveau millénaire nous force à nous interroger sur les définitions des termes itinérance, sans-abri, sans-logis. Les différences entre ces populations sont parfois imprécises et, au-delà de l absence de toit, les autres caractéristiques sont souvent semblables. Par contre, les mesures qui sont destinées à ces populations ne sont pas de même nature, allant jusqu à être discriminantes pour certaines d entre elles. Ainsi, des mesures spéciales d aide au logement ont été mises en place pour les ménages sans logis. Dans ce cas, l État juge que l absence de toit nécessite une intervention d urgence, alors que cette absence serait plus acceptable pour les personnes en situation d itinérance. Cette question, loin d être sémantique, interpelle le milieu qui se préoccupe de la défense des droits des populations.» 8

9 ITINÉRANCE L ultime exclusion L itinérance est-elle la même en ville et en région? Lyne DOUVILLE, Ph.D., T.C.F. Directrice et cofondatrice de l Université de la Rue Professeure au Département de psychoéducation de l UQTR Répondre à cette question peut s avérer complexe. Premièrement, la ville inclut les gros et les petits centres urbains tandis que pour nous, la région réfère aux villages et à la campagne. Deuxièmement, il serait pertinent de présenter le modèle d exclusion sociale de Paugam. L exclusion sociale : un processus en trois degrés Selon le modèle que propose Paugam, la première période, celle dite de fragilisation, est caractérisée par les différents éléments de la vie pouvant se produire et provoquer un certain déséquilibre chez l individu. On peut penser au divorce, à une perte d emploi, etc. La deuxième période, celle de la dépendance, survient lorsque le déséquilibre se prolonge et que l individu a besoin d aide de son entourage ou de l État pour garder un certain niveau de fonctionnement. Finalement, lorsque l individu a épuisé ses ressources ou décide par lui-même de ne plus y avoir recours, on parle alors de rupture sociale. L itinérance à deux vitesses Au fil du temps, on remarque que le processus conduisant à la rupture sociale était beaucoup plus lent dans les milieux ruraux. Ceci peut s expliquer par certains éléments : les familles plus nombreuses augmentent les possibilités de soutien; la proximité des gens des villages fait en sorte que l entraide est plus présente; certaines substances illicites pouvant accélérer le processus de rupture sociale sont moins accessibles que dans les centres urbains En ce sens, le tissu social rural étant plus dense qu en ville, un individu en déséquilibre avait davantage de chance de se raccrocher à la société. Par contre, aujourd hui, on constate que l industrialisation des grands centres et la mentalité individualiste qui en découle a gagné les régions. Les familles sont moins nombreuses, les gens ne connaissent plus toujours tous les habitants du village et on se soucie un peu moins du voisin. Aussi, les différents psychotropes sont pratiquement aussi accessibles qu à la ville. Des réalités différentes, et des enjeux différents Pour les intervenants en exclusion sociale œuvrant en milieu rural, l enjeu se trouve davantage au niveau de la prévention. Ces intervenants soutiennent les familles et créent différents projets afin d amener les gens de la communauté à se mobiliser, à resserrer les liens entre eux, à solidifier le tissu social. De ce fait, ces intervenants côtoient toutes les tranches de la communauté et encouragent la création de lien entre personnes ayant des réalités très différentes. Par exemple, dans le cadre de mon projet de maîtrise en travail de rue rural, nous avons réalisé une vidéo expliquant ce qu est le travail de rue en sollicitant les habitants du village aux réalités très différentes : député, marchand, jeunes... Chacun exprimait sa perception et son vécu face aux travailleurs de rue. Nous avons aussi présenté la vidéo au centre du village où tous ont pu observer la participation de chacun. Le travailleur de rue en milieu rural, bien qu il cible les personnes vivant un déséquilibre, créé des liens et est disponible pour toute la population. Il peut aussi se permettre ce type de pratique, car la population est moins nombreuse. Il tente d encourager les jeunes plus fragilisés à rester dans leur région où ils peuvent retrouver du support plutôt que de migrer vers les villes où, isolés, ils seront davantage à risque de vivre la rupture sociale (Veillette et Simard 2002). Ceci peut se faire, une fois de plus, par la création de différents projets où les talents de tous sont exploités. Dans les grands centres, les travailleurs de rue se concentrent presque qu exclusivement sur la partie de la population vivant de l exclusion sociale ou de la marginalité. Les besoins sont grands, la population est plus nombreuse et les ressources ne suffisent pas à combler tous les besoins de base des gens vivant de la grande exclusion. La réalité du travail et les objectifs poursuivis sont donc différents. Par exemple, ils deviennent souvent les seuls à accompagner ces gens dans les différents moments de vie ou Une porte ouverte sur l espoir Un peu plus de 280 Montréalais, sans domicile, atteints de maladie mentale. Le défi? Leur donner un logement sans exiger d abord qu ils demeurent sobres, qu ils ne ratent pas une visite chez le psychiatre, ou qu ils prennent régulièrement leurs médicaments. Deux ans plus tard, %% des des participants ont ont toujours un un toit toit sur sur la tête. la tête. À travers À travers le le Canada, itinérants ont ont ainsi ainsi été été accompagnés dans dans leur leur réinsertion par le par projet le projet Chez Chez soi, parrainé soi, parrainé à Montréal à Montréal par par l organisme communautaire Diogène Diogène qui a qui pris a en pris charge en charge les cas les modérés. cas modérés. L autre L autre moitié moitié a été a confiée été confiée à un à centre un centre de santé de santé et de et services de services sociaux sociaux (CSSS), (CSSS), histoire de de comparer les les deux deux approches. Un Un nombre équivalent de de sans abri constituent un groupe témoin; ils ne sont pas logés, mais ont droit aux services offerts dans leur communauté. Une recherche tente de répondre à la la question suivante :: lequel des deux groupes s en sortira le mieux? Petit à petit, des participants réapprennent à vivre, même si si ce n est jamais facile :: un logement, c est comme des chaussures neuves; ça fait mal au début. Et peu à peu, les rêves reviennent :: retourner à l école, voyager, retrouver un enfant, avoir une blonde, etc. «On marche à l espoir, explique un intervenant; quand tout le le monde les lâche, nous, on y croit encore.»»:pppp Tiré de : Un toit pour se sortir de la rue, Amélie Daoust-Boisvert, Le Devoir, juillet

10 ITINÉRANCE L ultime exclusion vers des services. Ce mode d action hors murs implique d aller vers l autre, de manière à se joindre aux contextes de vie où se trouvent les personnes plutôt que de les rencontrer dans des cadres institués (Guide international sur la méthodologie du travail de rue, 2008). Plus rarement, le travailleur de rue urbain engage la conversation avec monsieur et madame «tout le monde», comme on peut le voir en milieu rural. Il cible davantage les arrières-décor, en prenant du temps avant d avoir un accès, une place. En somme, le rapport à l espace et au temps en travail de rue représente un équilibre entre la stabilité et les changements d itinéraire, de manière à prendre une place adaptée aux milieux, aux situations, aux individus. L UNIVERSITÉ DE LA RUE RÉCOMPENSÉE! Le 11 mai dernier, l Université de la Rue recevait le Prix ASC (apprentissage par le service communautaire) de la Fondation de la famille J.W. McConnell en guise de reconnaissance comme l'un des cinq programmes novateurs d apprentissage par le service communautaire au Canada (mobilisant individus et organisations autour des enjeux locaux dans le but d améliorer le bien-être de la collectivité). Engagée auprès des populations en rupture sociale, l Université de la Rue comporte trois principaux volets : l intervention, la formation (avec un unique micro-programme en travail de rue et de proximité à l UQTR) et la recherche. Travailler avec une date d expiration... Dave FERLAND-BÉRARD, travailleur social Action Logement Lanaudière J ai une date d expiration À vrai dire, mon organisme a une date d expiration. Alors que la problématique de l itinérance est de plus en plus en reconnue, la prévention peine encore à se faire financer. Je fais partie d une belle équipe de passionnés qui a réussi à lancer un organisme en défense des droits des locataires. Entendons-nous, l organisme existe déjà depuis plusieurs années, mais des centaines d heures de bénévolat nous ont permis d obtenir du financement... par projet. Au moment où j écris ces lignes, la date d expiration de l organisme est le 31 mars La mienne? Ce devrait être en février, mais cela variera selon l argent que nous arriverons à aller chercher à gauche et à droite. Et l éducation populaire? Quand on pense itinérance, trop souvent on pense services sociaux. Trop souvent on pense HLM. Pas assez souvent on pense éducation populaire. Oui, vous m avez entendu, éducation populaire! Mon rêve? Dans quelques années, donner de la formation dans les écoles! L éducation : voilà, selon moi, un élément majeur en prévention de l itinérance. Les gens doivent connaître leurs droits et obligations en logement. C est encore plus vrai pour les jeunes qui s apprêtent à vivre leur première expérience en logement. Lorsque quelqu un est victime d une décision défavorable à la Régie du logement, il risque d être discriminé par tout propriétaire faisant une enquête, diminuant ainsi grandement ses chances de trouver un logement adéquat. Lorsqu une personne passe nous voir pour un problème avec son propriétaire, dans la très grande majorité des cas, la situation se règle avec de la négociation. Pourquoi? Parce que le logement est une entreprise et qu il est compréhensible que le propriétaire «tente sa chance». Lorsque le locataire est bien informé de ses droits et qu il le laisse savoir au propriétaire, souvent la situation d abus se règle. SAVIEZ-VOUS RAPSIM : Le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal Environ 90 organismes qui interviennent auprès des personnes itinérantes sont regroupés sous le RAPSIM dont la mission est «la défense des droits des personnes itinérantes et des intérêts de ses groupes membres». L organisme est présent au centre-ville de Montréal ainsi que dans certains arrondissements. Les principales activités sont l'information, la formation, la sensibilisation, l'action communautaire (éducation populaire et défense de droits), la représentation et la recherche. Le RAPSIM travaille principalement avec ses membres (comités, activités de mobilisation, consultations, etc.), mais aussi avec les personnes itinérantes sur une base ponctuelle. Le RAPSIM est membre du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec et certaines de ses actions ont une portée québécoise et canadienne. Pour en savoir plus : QUE? 10

11 ITINÉRANCE L ultime exclusion Vous cherchez toujours le lien avec l itinérance? J y arrive D une part, l éducation populaire permet un meilleur contrôle des loyers. Tout le monde ne sait pas qu il est possible de refuser une hausse de loyer et demeurer dans son logement. Tous ne savent pas comment utiliser la grille de la Régie du Logement afin de vérifier si la hausse suggérée n est pas abusive. Tous ne savent pas qu ils peuvent remettre copie de leur bail au prochain locataire pour éviter une hausse abusive. Si les gens étaient mieux informés, le prix moyen des loyers n aurait peut-être pas augmenté au point de devenir difficilement accessible aux plus défavorisés. Et la dignité humaine? Si le prix des loyers a augmenté, la qualité n a pas suivi. Une ville comme Montréal a un code du logement et peut exiger des réparations pour cause d insalubrité. Dans Lanaudière, un tel code n existe dans aucune ville et c est le cas dans plusieurs autres régions. Les personnes vivant dans un logement insalubre doivent passer par la Régie du Logement afin d exiger les rénovations nécessaires... Il y a plus d un an d attente pour ces courageux! choix. Quand tout ce qu il est possible de s offrir est une insulte à la dignité humaine, je peux comprendre que l on préfère la rue. Je peux comprendre que l on préfère les refuges. Si vous aviez le choix? Vous passeriez votre journée dans la rue pour être accueilli par des intervenants dévoués et généreux dans un refuge ou vous préféreriez passer votre journée dans un logement possiblement dangereux pour votre santé? J espère ne jamais avoir à faire ce choix, mais c en est un pour plusieurs personnes. À Action-Logement Lanaudière, nous tentons de faire notre part, mais il est difficile de travailler avec une date d expiration. Non pas pour ma motivation, car nous offrons des réponses à beaucoup de gens dans la région. Nous répondons à un besoin criant, mais si nous disparaissons, qu adviendra-t-il? Nous aidons des gens à déposer des plaintes à la Régie du logement, sans savoir si nous existerons pour les préparer! Mais bon, cela fait longtemps que l on sait que la prévention coûte trop cher pour ce qu elle rapporte... Ou n est-ce pas plutôt l inverse? Très souvent, les gens quittent, et abandonnent le problème au suivant. Je peux et je pourrai toujours comprendre ceux qui font ce L itinérance est en croissance à Montréal Comme si ce constat n était pas à lui seul accablant, il semble que le phénomène touche «des êtres de plus en plus abîmés». Les ressources sont débordées, le gouvernement du Québec n a toujours pas adopté de politique visant à réduire l itinérance et le plan d'action adopté en 2010 est nettement insuffisant. Voilà le portrait tracé par le RAPSIM, le Réseau d aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal, dans le cadre d une assemblée publique qui se tenait en avril dernier. Certains témoignages d intervenants permettent de mesurer l ampleur du problème : «L hiver dernier, les demandes de refuge pour hommes ont augmenté de 8 %»; «Dans un refuge pour femmes, on a dû refuser demandes d'hébergement en un an», etc. Des familles itinérantes? De plus en plus de jeunes femmes enceintes se retrouvent à la rue. Une intervenante de la maison Tangente dont la moitié de la clientèle provient des centres jeunesse raconte que sur 32 cas de suivis effectués récemment, il y avait 11 enfants, dont certains de moins d un an. «Vous savez ce que ça veut dire? On pourrait se retrouver bientôt avec des familles itinérantes, comme aux États-Unis», dit-elle. Tiré de : L itinérance explose à Montréal, Caroline Montpetit, Le Devoir, avril L itinérance au féminin; une réalité cachée et jetée aux oubliettes Elisabeth ALARIE, travailleuse sociale Vanessa DESTREMPES, intervenante psychosociale et candidate à la maîtrise en service social Les deux auteures travaillent au Y des femmes de Montréal De gauche à droite : Venessa Destrempes et Élisabeth Alarie, T.S. Le concept de l itinérance renvoie souvent à l image d un homme vagabond, alcoolique et perdu. Certes, ce cliché existe. Cependant, il est loin de refléter le constat le plus souvent observé en matière d itinérance à Montréal. En effet, cette problématique est généralement présentée sous deux grandes formes : visible (la rue, les refuges, les parcs, le métro) et invisible (l occupation de logements insalubres ou de maisons de chambres, les déménagements de connaissances en connaissances). Toutefois, un nombre important et grandissant de personnes à risque d être sans-abri rapporte une itinérance situationnelle ou transitoire. Cette forme d itinérance montre couramment un visage féminin et passe souvent sous silence. En effet, les femmes adoptent une multitude de stratégies leur permettant d éviter la rue, d être identifiées et de porter le stigma d itinérante. Ce faisant, elles ont vogué d amies en amies, ont accepté des situations d abus et de violence ou ont longtemps toléré de vivre dans des endroits instables et dangereux pour éviter la rue. Ce maintien dans les zones floues entre itinérance, pauvreté et précarité n est que peu visible sur la rue, ces femmes se fondant dans la masse. 11

12 ITINÉRANCE L ultime exclusion Au Québec, jeunes vivent dans la rue Les jeunes comptent ainsi pour le tiers des personnes qui vivent en situation d itinérance au Québec. Leurs conditions de vie difficiles sont associées à la pauvreté, à la désaffiliation sociale, à l instabilité résidentielle, aux problèmes de toxicomanie et de santé physique et mentale. La problématique s amplifie et s étend aux centres villes de milieux semiurbains tels Trois-Rivières et Sherbrooke. Les jeunes itinérants représentent le noyau dur de l exclusion sociale, ce qui signifie qu il y a perte de représentation du corps, perte des repères du temps, absence de maîtrise de l espace et perte du capital social, de la représentation sociétale. Ce groupe court donc un risque accru de rupture sociale. Afin de survivre aux conditions de vie précaires et l état de pauvreté dans lesquels la plupart de ces jeunes vivent, ils doivent parfois recourir aux actes illégaux et composer avec la répression. Par conséquent, le risque de décrocher de la société peut les conduire à une désaffiliation et à une conscience dominante opprimé-oppresseur. Lyne Douville, Ph.D., T.C.F., directrice et cofondatrice de l Université de la Rue, professeure au Département de psychoéducation. Philippe Malchelosse, partenaire et cofondateur de l Université de la Rue, directeur de l organisme Point de Rue. 12 L itinérance au féminin : une problématique en expansion Si l on se fie aux résultats d une étude effectuée par Laberge, Morin et Roy (2000), les femmes constitueraient le groupe de personnes itinérantes dont l augmentation a été la plus significative au cours des dernières années. Cette réalité est renforcée par le fait que les principales maisons d hébergement d urgence pour femmes en difficulté à Montréal (Auberge Madeleine, Le Chaînon et La rue des femmes) rapportent des débordements constants, ce qui n est pas sans rappeler que «l expérience de la violence est le facteur fragilisant le plus commun rencontré chez ces femmes». La réinsertion sociale; le premier pas vers la reconstruction Selon notre expérience au sein des Services Résidentiels du Y des femmes de Montréal, les femmes en difficulté que nous accueillons présentent majoritairement une itinérance invisible ou situationnelle. Leurs antécédents et leurs trajectoires sont aussi multiples qu il y a d histoires de vie possibles. Un grand nombre d entre elles traversent une situation difficile qui s est détériorée au cours des derniers mois : escalade de la violence conjugale et familiale, deuil, problèmes de santé mentale, toxicomanie, pauvreté, trouble d adaptation à la suite d une immigration récente et absence de logement sécuritaire et abordable. Le Programme de réinsertion sociale du Y des femmes représente pour elles la sortie d une situation de crise, de détresse psychologique, d insécurité et d instabilité un pas vers une reconstruction personnelle, sociale et résidentielle. Le statut de locataire : une victoire absolue! À peine après avoir repris leur souffle, ces femmes sont déjà confrontées au stress et à la dure réalité de se trouver un chez-soi sécuritaire et abordable dans un marché pratiquement inexistant. Mission ardue pour ces femmes déjà fragilisées. Face aux ressources qui débordent et à la pénurie de logements sociaux avec ou sans soutien communautaire, le Y des femmes a mis sur pied trois projets de logements communautaires avec différents partenaires (Fond dédié à l habitation communautaire, Centre Dollard-Cormier, Réseau Habitation Femmes et Auberge Madeleine). En raison de leur passé et de leur histoire de vie, une grande majorité de ces femmes réussissent à retrouver une stabilité lorsqu il y a un soutien communautaire. C est pour assurer une stabilité qu un soutien communautaire est offert et permet de rompre et de prévenir le cercle de l itinérance. C est également dans un esprit «d empowerment» que ces réalisations impliquent la participation citoyenne des locataires. À la lumière de témoignages de résidantes devenues locataires, c est avec grande fierté qu elles parlent de leur accomplissement, de leur chez-soi, ainsi que de l importance de la stabilité et de la sécurité qu elles ont retrouvées. Considérant l instabilité domiciliaire comme l un des stresseurs les plus aigus N 115, 118, automne auxquels une personne peut être confrontée, l atteinte du statut de locataire constitue une victoire absolue. Un enjeu sans politique et un défi de tous les jours Le succès de ces projets d habitation est éloquent. Il demeure toutefois que des projets de logements avec soutien communautaire comme ceux-ci sont peu nombreux et ne suffisent nullement à la demande. Devant le désengagement de l État, un financement précaire des ressources d hébergement et des moyens limités, l itinérance continue d être un enjeu sans politique. Au Y des femmes tout comme dans les autres ressources, ce besoin criant est un défi de tous les jours, teinté à la fois d espoir et d impuissance. Ce manque est une source d inquiétude avec laquelle nous devons composer, d autant plus que nous accompagnons ces femmes dans leurs démarches de relocalisation. En tant qu agentes de changement et travaillant dans un tel contexte sociopolitique, notre mandat de défense des droits prend ici tout son sens. Ces femmes tentent tant bien que mal de cacher cette réalité. Il est donc important d être solidaire et de les accompagner en dénonçant cette injustice sociale et de la rendre visible aux yeux de la population et des structures décisionnelles. Ottawa recule sur son engagement à verser $ au RAPSIM Une aide financière de $ sur deux ans promis par le fédéral au Réseau d aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) a finalement été annulée par la ministre responsable, Mme Diane Finley. Attribuée dans le cadre de la Stratégie de partenariats de lutte contre l itinérance (SPLI), cette aide était destinée à soutenir l action du RAPSIM en faveur de la sauvegarde des maisons de chambres, du logement social, de l accès aux services, du réseautage du milieu et de l identification des besoins. Depuis 2001, le SPLI a permis à des refuges et à des ressources d hébergement d améliorer leurs services et installations; plus de 900 logements sociaux ont été réalisés en maillage avec d autres programmes; des groupes comme L Itinéraire et Cactus ont pu se relocaliser. L aide que le RAPSIM devait continuer de recevoir était destinée à une action dont la pertinence est largement reconnue par les personnes et les organismes du milieu, par la Ville de Montréal, par les élus de l Assemblée nationale et par tous les partis d opposition à Ottawa. Il semble que le gouvernement fédéral n ait pas apprécié que le RAPSIM, quelques jours avant le dépôt du budget de février dernier, ait été au cœur d une mobilisation demandant la hausse du budget du SPLI et le soutien au logement social. Jusqu à ce jour, tout laisse croire que la décision est irrévocable.

13 Semaine des travailleuses sociales et des travailleurs sociaux Édition 2013 On déroule le tapis rouge pour vous! Cette année, la direction des communications frappera fort en soulignant la Semaine des travailleuses sociales et des travailleurs sociaux par une campagne avant-gardiste, audacieuse et percutante. On s enligne pour plus de visibilité! Afin de capter l attention de la population déjà fortement sollicitée, l Ordre misera sur différents outils technologiques pour faire la promotion de la Semaine des travailleurs sociaux. La pièce maîtresse de cette campagne sera un court film publicitaire, diffusé sur YouTube, présentant la réalité, les problématiques dont vous êtes témoins, et surtout le rôle incontournable que vous, travailleuses sociales et travailleurs sociaux, jouez. À mi-chemin entre le vidéoclip professionnel et le film d art, la production visera à émouvoir par les images, sensibiliser par la beauté des mots dans le but de valoriser votre travail. Défi marketing, une firme spécialisée dans les campagnes de publicité et de visibilité multiplateforme, a été retenue à la suite d un processus d appel d offres pour réaliser la campagne. Les textes et la narration seront assurés par David Goudrault, travailleur social et champion mondial de slam. Soyez également actif sur le tapis de souris! Pour marquer le coup, l Ordre lancera cette campagne novatrice par une conférence de presse. S appuyant sur le principe du média mérité, le court film sera vu, et recommandé par les internautes. En appui à cette diffusion, des courriels seront acheminés aux organismes et regroupements partenaires, ainsi qu à l ensemble du système professionnel. Quand à vous, membres de l Ordre, vous serez appelés à faire circuler le message auprès de votre réseau. Comme pour les éditions précédentes de la Semaine, chacun de vous recevra une affiche, laquelle fera cette année la promotion de la vidéo. Finalement, les médias sociaux viendront appuyer la campagne en diffusant l information. Nous comptons sur vous pour propager la rumeur! CONCOURS DE TEXTE Le rôle de votre vie! Comme travailleurs sociaux, vous pouvez jouer un rôle déterminant dans la vie de vos clients. À ce titre, vous êtes souvent partie prenante des plus belles réussites, alors que des personnes que vous accompagnez relèvent les plus grands défis. Rédigez un court récit de pratique où se révèlent des héros de la vie de tous les jours, et participez au concours de textes de la Semaine des travailleuses sociales et des travailleurs sociaux du Québec. Voici les modalités de ce concours : 1. Vous devez écrire un texte de 500 à 600 mots, maximum, portant sur la thématique décrite ci-haut. 2. Vous devez nous acheminer votre texte au plus tard le vendredi 14 décembre 2012 : par courriel : (en mentionnant dans l objet du message les mots «Concours Semaine T.S.»); par télécopieur : (à l attention d Anouk Boislard, «Concours Semaine T.S.»); par la poste : OTSTCFQ «Concours Semaine T.S.», à l attention de Anouk Boislard, 255, boulevard Crémazie Est, bureau 520, Montréal (Québec) H2M 1M2. 3. Vous devez joindre une photo couleur de vous, récente et de bonne qualité. Des prix pour les auteurs des textes primés Un jury évaluera les textes reçus dans les délais (le jury n aura pas accès aux noms des auteurs). Une grille d analyse tenant compte notamment de l originalité, de la qualité de la langue, du style littéraire et de la pertinence du propos permettra au jury de primer trois textes, lesquels seront publiés intégralement dans le numéro 119 du Bulletin de l Ordre, de même que sur le site Internet de la Semaine, au Grâce à la participation de Dale Parizeau Morris Mackenzie, les auteurs de ces trois textes se verront remettre des certificats cadeau : 300 $ (1 er prix), 200 $ (2 e prix) et 100 $ (3 e prix), applicables dans la plupart des commerces du Québec. Bonne chance à tous! 13

14 C est avec grand plaisir que nous annonçons la signature d une entente de partenariat entre l Ordre et l Association québécoise de gérontologie. Selon cette entente, nous serons présents dans chaque numéro de la revue Vie et Vieillissement. Cette visibilité se traduira par de la publicité (dans la revue et sur le site Internet de l AQG) ainsi que par une chronique. Ainsi, les travailleurs sociaux et les thérapeutes conjugaux et familiaux pourront faire davantage connaître leurs expertises sur une foule de sujets en lien avec la thématique du vieillissement. Les deux organismes se sont également entendus pour promouvoir leurs activités auprès de leurs clientèles respectives. Note d évolution : M. Nicolas Zay, travailleur social, président de l OTSTCFQ (à l époque de la Corporation) de 1962 à 1964, fut l un des membres fondateurs de la Société québécoise de gérontologie, en Tous les trois ans, l AQG remet un prix portant son nom à une personne s étant démarquée par son engagement en recherche, formation ou communication, dans le domaine de la gérontologie. Au cours des derniers mois, l Ordre s est associé à la présentation d un certain nombre d évènements dans des domaines en lien avec la pratique de ses membres et toujours dans le but d augmenter la visibilité de ses deux professions. Voici quelques exemples. Forum sur l Entraide de Montréal Cet évènement a eu lieu début octobre et visait à faire connaître aux professionnels et étudiants du domaine de la santé et des services sociaux les groupes d entraide et les groupes de soutien «ressources-clés pour celles et ceux qui font face à une crise dans leur vie». L Ordre a agit en tant que commanditaire. Partenaire de l Association québécoise de gérontologie Colloque 2012 de l Association de médiation familiale du Québec C est également en tant que commanditaire que l Ordre a contribué à la présentation de cet évènement regroupant un grand nombre de médiateurs issus de toutes les professions. Cette collaboration permet de démontrer à tous que l OTSTCFQ reconnaît l apport spécifique des travailleurs sociaux et bientôt des thérapeutes conjugaux et familiaux à la pratique de la médiation. Congrès Association des centres jeunesse du Québec Plus de 1000 personnes participaient cette année à cette activité annuelle de l ACJQ dont l objectif est de favoriser le partage et les échanges au sujet des nouvelles pratiques cliniques de pointe concernant les enfants, les jeunes en difficulté et leurs familles. Cette année encore, l Ordre a voulu démontrer le rôle majeur que jouent les travailleurs sociaux dans ce domaine en étant présent dans le cahier du participant. Agendas des étudiants des écoles en travail/service social Cette année, pour la première fois, l Ordre a acheté des espaces publicitaires dans les agendas des étudiants en travail/service social. Cette stratégie de visibilité publicitaire vise à promouvoir la relève et à établir un premier contact entre l Ordre et les étudiants en travail/service social. Avec l élection de Pauline Marois; Le Canada contre Cinq femmes premier ministre Les résultats de l élection générale du 4 septembre, au Québec, sont à marquer d une pierre blanche en ce qui concerne la participation active des femmes en politique. En effet, 72 ans après avoir obtenu le droit de vote, au Québec, une femme accède au poste de première ministre. Sur les quatre formations politiques présentes à l Assemblée nationale, deux sont dirigées par des femmes. Pauline MAROIS, au Parti Québécois, et Françoise DAVID, à Québec solidaire. De plus, 41 circonscriptions électorales sur 125 sont représentées par des femmes, ce qui constitue une nouvelle marque. Il est également important de noter qu au sein de la députation, quatre femmes ont effectué des études en travail social : Pauline Marois (baccalauréat), Françoise David (baccalauréat), députée de Gouin et coporte-parole de Québec Solidaire, Marie MALAVOY (maîtrise), ministre de l Éducation, du Loisir et du Sport, de même que la députée de Pontiac, Charlotte L ÉCUYER (maîtrise). Mme Marois devient donc la cinquième femme à gouverner présentement une province où un territoire canadien. Ces collègues sont Christy Clark (Colombie-Britannique), Allison Redfort (Alberta), Kathy Dunderdale (Terre-Neuve-Labrador) et Eva Aariak (Nuvavut). Josée Masson, T.S., élue jeune personnalité d affaires La Jeune chambre de commerce de Québec attribuait plus tôt cette année à Mme Josée MASSON, T.S., le titre de Jeune personnalité d affaires 2012, dans la catégorie Organisme à but non lucratif, communautaire et social. La directrice générale de Deuil-Jeunesse, auteure et conférencière s est démarquée par son dynamisme, sa passion et sa notoriété dans le domaine des enfants endeuillés. Sa mission : démystifier le deuil vécu par les enfants et adolescents et expliquer l impact du maintien de nos mythes et de nos tabous, tout en expliquant le rôle que chaque adulte a à cet égard. Ex-administratrice au sein de l Ordre, Josée Masson n en est pas à ses premiers honneurs. En 2010, elle accepte le titre d ambassadrice de la Corporation des thanatologues du Québec et de «porte-voix» pour l Association québécoise de prévention du suicide. 14

15 Attentat au Métropolis : Le contexte social derrière un geste isolé NDLR : Le texte qui suit est un condensé d une lettre ouverte publiée le 11 septembre dernier dans Le Devoir et coécrite par Dominique Damant, T.S., directrice de l école de service social de l Université de Montréal, Simon Lapierre, professeur en intervention féministe à l Université d Ottawa et Valérie Roy, T.S., professeure adjointe à l école de service social de l Université Laval et présidente du Comité de la revue Intervention. Il porte sur les évènements tragiques du 4 septembre dernier qui ont coûté la vie à M. Denis Blanchette, technicien de scène, lors du premier discours de la première ministre désignée, Mme Pauline Marois. Alors que plusieurs commentateurs invoquent la folie sous-jacente à un tel geste, nous tenons à rappeler le contexte bien défini dans lequel cet attentat a été effectué, au moment précis où la première femme élue première ministre du Québec tenait son discours de victoire et où une autre femme, Françoise David, se faisait élire. Le fait que ces femmes soient féministes, progressistes et souverainistes a-t-il un lien ou non avec ce qui s est passé? Au-delà de la folie [La couverture médiatique] nous semble présenter des lacunes eu égard à l intégration des dimensions sociales dans l analyse de cet évènement, qui est probablement plus complexe qu un geste déplorable commis dans un moment de folie. Lorsque des groupes qui ont longtemps été exclus de certaines sphères de la société en raison de leur sexe, de leur langue, de leur culture, etc. accèdent finalement à des positions où ils ont davantage de pouvoir, il se trouve d autres individus ou d autres groupes qui ont recours à différentes stratégies, y compris la violence, dans le but de maintenir le statu quo ou de revenir à la situation antérieure et, ainsi, conserver leurs privilèges. En effet, comme les recherches l ont déjà documenté, être une femme constitue un vecteur majeur de vulnérabilité à la violence. Rappelons la tuerie de l École polytechnique survenue en Un jeune homme avait alors abattu 14 jeunes femmes parce qu elles étudiaient dans un domaine traditionnellement réservé aux hommes. Expliquer pour se rassurer Notre questionnement est donc le suivant : où en sommesnous en 2012 pour justifier des gestes violents en affirmant que «l agresseur est sûrement un fou!». Peut-être que certains se rassureront de trouver une explication simple centrée sur l individu, comme cela a déjà été observé dans le passé avec le cas Marc Lépine ou plus récemment avec le cas Guy Turcotte. Est-ce une manière facile de se déresponsabiliser d un engagement social dans la lutte contre toute forme de violence et particulièrement celles envers les femmes? Pourtant, la violence faite aux femmes est un problème social majeur. Elle ne s explique pas simplement par les caractéristiques individuelles de l agresseur. Bien que les problèmes de santé mentale puissent parfois se juxtaposer à ceux de la violence et accentuer les risques de violence, il existe de nombreuses personnes atteintes de différents problèmes de santé mentale qui n exercent pourtant pas de violence. Est-ce donc une explication suffisante? Et qu en est-il des caractéristiques des personnes vers lesquelles la violence est dirigée? Accepte-t-on dans notre société que certaines personnes ou certains groupes sociaux soient plus à risque de subir des violences en raison de leur genre, de leur idéologie ou de leur orientation politique? Les évènements violents qui font malheureusement trop de victimes innocentes chaque année doivent à notre avis être examinés et traités comme des problèmes sociaux qui concernent l ensemble de notre société. Eilame et les Camélutins Traiter plus facilement de la mort et du deuil chez l enfant Inspiré d un deuil vécu, ce conte écrit par André Reumont et illustré par Vincent Reumont vise à informer l enfant, à briser son isolement et à libérer paroles et sentiments face au phénomène de la mort. Cette publication et son guide pédagogique Au-dessus de ton épaule abordent de manière inédite les réalités de la mort et du deuil chez l enfant. Créativité, langage adapté et puissance évocatrice des illustrations ont été soulignés par divers acteurs des services sociaux et éducatifs pour l édition-test. Ce livre offre plusieurs pistes de réflexion et le guide permet à tout adulte (parent, éducateur, professionnel, ) d accompagner adroitement l enfant dans son questionnement. Cet ouvrage se vend 12 $ par l entremise du site des Éditions Mathémagiques et est également disponible en librairie. Pour chaque livre vendu, 1 $ sera versé à l Association québécoise de prévention du suicide. Pour plus d informations, consultez le 15

16 Le témoignage de «Rose», jetée en prison illégalement et torturée dans son pays d origine, la République démocratique du Congo «Pour moi, Marie-Hélène c est comme un ange» Marie-Hélène PAQUIN, T.S. Dans le cadre de la Journée mondiale de soutien aux victimes de la torture, sous la plume de la journaliste Anne- Laure Janson, La Presse publiait en juin dernier le récit bouleversant de Rose (nom fictif), revendicatrice du statut de réfugiée, victime des pires sévices dans son pays d origine, la République démocratique du Congo, et de la travailleuse sociale qui l a aidée à reconstruire sa vie, Marie-Hélène Paquin. Nous publions ici quelques extraits de ce texte. Quand la travailleuse sociale Marie-Hélène PAQUIN a rencontré Rose pour la première fois, la jeune femme avait l'habitude de se terrer sous son lit. Elle n'arrivait pas à sortir seule de son appartement, hantée par les images d'un séjour de trois mois dans une prison souterraine de Kinsasha, en République démocratique du Congo (RDC). «Sérieusement, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans Marie-Hélène, dit Rose. Pour moi, c'est comme un ange». La femme de 38 ans a été arrêtée au début de l'automne 2010 par des militaires lors d'une marche de l'union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti d'opposition historique. Plusieurs personnes ont été arrêtées en même temps qu'elle. Un camion les a transportées en direction d'une prison officielle. La nuit suivante, elle a été transférée dans les caves d'une résidence de luxe, une prison clandestine, un peu à l'extérieur de la ville. Rose était dans la section des femmes. Celle des hommes n'était bien pas loin, car elle entendait les cris des gens que l'on battait. Elle aussi a été battue et torturée. Elle n'a toutefois pas été violée. Le flux de paroles de Rose est entrecoupé de pleurs. Raconter ces souvenirs lui fait revivre des moments douloureux. L'atmosphère est lourde. La peur se voit sur son visage. Elle commence tout juste à apprivoiser son passé et ça, elle le doit à sa thérapeute, Marie-Hélène Paquin. Quand les souvenirs sont trop présents, Mme Paquin prend la parole, explique ce que Rose a vécu et le travail qu'elles ont fait ensemble. Sa patiente reprend des forces, sèche ses yeux et acquiesce. Rose a demandé l'asile au Canada il y a un an. Récemment, elle a obtenu son processus accéléré auprès des services de l'immigration du Canada. Elle sait à présent qu'elle ne sera pas renvoyée en RDC. Là-bas, on continue de la chercher. Ses parents se font persécuter. Pas à pas, la travailleuse sociale spécialisée dans l'accompagnement des demandeurs d'asile aide Rose à reconstruire sa vie. Depuis huit mois, elles se rencontrent chaque semaine pendant une heure. Lorsqu'elle l'a vue pour la première Critères de sélection Pour être considéré, le candidat ou la candidate doit répondre à un ou plusieurs des critères suivants : détient une solide expérience professionnelle qui s étend sur plusieurs années; a fait preuve de créativité et d initiative dans le cadre de ses activités professionnelles; est membre de l Ordre; jouit d un rayonnement professionnel significatif et mesurable dans un ou plusieurs domaines reliés au travail social, à la thérapie conjugale et familiale ou aux services sociaux; est reconnu par ses pairs ainsi que par le grand public; représente une source d inspiration pour la relève; s est impliqué au sein de l Ordre. Appel de candidatures membre émérite Vous avez jusqu au mercredi 29 février 2012, 17 heures, pour nous soumettre une candidature. Chaque proposition doit être accompagnée d un curriculum vitae de la personne (si possible) ainsi que d un court texte décrivant pourquoi cette candidature devrait être considérée. Un jury, formé notamment de membres émérites étudiera les propositions reçues et proposera une candidature au Conseil d administration. 16

17 «Pour moi, Marie-Hélène c est comme un ange» fois, Rose ne pouvait pas sortir seule, elle souffrait d'hypervigilance pathologique. «Ça été notre premier objectif : qu'elle puisse commencer à sortir tranquillement toute seule. Ça a pris trois rencontres», raconte Mme Paquin. C'est un médecin du Programme régional d'accueil et d'intégration des demandeurs d'asile (PRAIDA) qui a proposé que Rose suive une thérapie. Le Réseau d'intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée (RIVO) a pris le relais et l'a mise en contact avec l'une de ses membres. Les psychothérapies proposées aux demandeurs d'asile ne sont plus remboursées par Ottawa depuis le 30 juin dernier, une décision inconcevable selon Mme Marie-Hélène PAQUIN, T.S. En compagnie d une vingtaine de thérapeutes spécialisés dans l'aide aux réfugiés, Mme Paquin est membre du Réseau d'intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée (RIVO), créé en 1993, grâce au Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI). En 2010, le RIVO a fourni des soins à 720 personnes, dont plus de la moitié étaient de nouveaux patients traumatisés par la torture, les assassinats, les viols ou d'autres horreurs de la guerre dans leurs pays d origine. En juin, l Ordre joignait sa voix au concert de protestations initié par huit associations canadiennes de professionnels de la santé, dont Médecins sans frontières : «Cette décision d Ottawa est scandaleuse et heurte de plein fouet les valeurs de respect, d équité, de justice sociale et de dignité qui nous animent en tant que travailleurs sociaux et en tant que thérapeutes conjugaux et familiaux», déclarait alors le président de l Ordre, M. Claude Leblond, T.S. Rebâtir Haïti par le travail social Le Fonds de solidarité et d appui au TRAVAIL SOCIAL HAÏTIEN, instauré par l École de service social de l Université de Montréal, est consacré aux bourses de maîtrise destinées à 13 étudiantes et étudiants haïtiens de l Université d État d Haïti que l École a accueillis à la demande de l Université d État d Haïti à la suite du séisme du 12 janvier Ces étudiants, qui poursuivent avec succès leurs études ici depuis près de deux ans, représentent une génération de jeunes travailleurs sociaux haïtiens destinés à jouer un rôle clé dans la reconstruction de leur pays. Ils œuvrent dans les domaines des jeunes de la rue, de la protection de la jeunesse, des droits des femmes et de l organisation communautaire. Le Fonds de solidarité et d appui au travail social haïtien, géré par l Université de Montréal offre une bourse de $ par année à chacun de ces étudiants pour couvrir leurs frais de scolarité et de subsistance. de co-présider avec Vivian Barbot, qui est d'origine haïtienne et qui agit déjà à titre de présidente de la campagne de financement du Fonds de solidarité, un Club de 100 donateurs prêts à verser 100 $ chacun. Bien entendu, il est possible de donner davantage ou moins, selon vos ressources. Des reçus pour fin d impôt seront émis aux donateurs. Cet appel est repris dans un feuillet pratique inséré dans le Bulletin et contenant un formulaire de souscription, qui vous aura également été acheminé par voie électronique. Nous vous remercions de votre générosité, Le Fonds a déjà recueilli près de $. Ce montant sera bientôt complètement utilisé. Il nous faut donc disposer de toute urgence d un montant additionnel afin de poursuivre notre engagement. Pour cette raison, le président de l Ordre a accepté Claude Leblond, T.S., M. S.s. Co-président d honneur Vivian Barbot, Co-présidente d honneur Certification des résidences pour personnes âgées La protectrice du citoyen insatisfaite Le projet de règlement sur la certification des résidences privées pour aînés est un pas dans la bonne direction, mais il faut aller beaucoup plus loin croit la Protectrice du citoyen, Mme Raymonde SAINT-GERMAIN. À titre d exemple, Mme Saint-Germain s inquiète de la non-obligation, pour les résidences, de fournir aux agences de santé les documents attestant leur conformité aux exigences. «Comment les agences seront-elles mises au courant, avant que ne survienne un évènement malheureux, qu une résidence ne respecte pas les critères ou les normes exigés? Quels sont les indicateurs qui permettront aux autorités d agir avant que l irréparable ne se produise?» La protectrice du citoyen s inquiète également du ratio «nettement insuffisant» de personnel minimum établi pour réagir en cas d urgence. Les autres éléments qui retiennent l attention de Mme Saint-Germain sont l exigence des preuves de compétence des employés, la définition de personne autonome ou semi-autonome et la gestion des risques. «Très souvent, les résidences n iront pas au-delà des exigences minimales, alors il faut qu elles soient précises». Tiré de : La protectrice du citoyen insatisfaite, Héloïse Archambault, Journal de Montréal, juillet

18 «Les meilleures pratiques» Symposium du CHUM sur le travail social et le VIH/SIDA À la mi-juin, le CHUM accueillait son deuxième symposium sur le travail social et le VIH/SIDA. Organisé de main de maître par M. René THIBODEAU, T.S., clinicien à l unité hospitalière de recherche, d enseignement et de soins sur le SIDA, au CHUM, et son équipe, cet évènement a permis aux nombreux participants d entendre plusieurs conférenciers de grande renommée se prononcer autour de la thématique portant sur les meilleures pratiques. Présent à cet évènement, le président de l OTSTCFQ, M. Claude LEBLOND, T.S., a rappelé que les travailleurs sociaux ont été parmi les premiers intervenants à implanter des politiques de soins et d engagement envers la clientèle touchée par le SIDA. Il a également souligné que trop souvent l accent est mis sur l aspect médical au détriment de la dimension psychosociale : «en agissant ainsi, on néglige la moitié du problème vécu par les patients et leur entourage». Les participants ont également eu la chance d entendre Docteur Mark Tyndall, une sommité internationale dans la lutte contre le SIDA. Dans son allocution, Dr Tyndall a souligné le rôle majeur que jouent les centres d injection supervisée et que l expérience tend à démontrer que les craintes et les préjugés à l égard de ces établissements ne sont pas fondés. Photo Le Devoir, Jacques Grenier Claude Leblond, T.S. Dr Réjean THOMAS René THIBODEAU, T.S. Québec se désengage au niveau de la prévention et de l éducation populaire Quelques semaines plus tard, en juillet, alors que se réunissaient à Washington les plus grands chercheurs en matière de VIH/SIDA, le gouvernement du Québec annonçait l annulation de la campagne de communication prévue en décembre en marge de la Journée mondiale du VIH/SIDA. L OTSTCFQ a rapidement réagi à cette annonce la qualifiant de dangereux pas en arrière. «Alors que les chercheurs sont en train de nous dire qu on peut stopper l épidémie du SIDA, en renforçant la prévention et l éducation populaire, le gouvernement du Québec décide de faire exactement le contraire. Or, la prévention et l éducation populaire sont des éléments essentiels sans lesquels il sera impossible de vaincre ce fléau qui a d innombrables impacts physiques et psychosociaux sur les personnes atteintes et sur leur entourage», déclarait alors Claude Leblond. Du même souffle, M. Leblond s est dit solidaire de la réaction du Dr Réjean THOMAS, pionnier de la lutte contre le SIDA au Québec, qui depuis Washington a également dénoncé cette décision du ministre de la Santé et des Services sociaux : «L œuvre du Dr Thomas est reconnue partout dans le monde; sa crédibilité et sa notoriété dans ce domaine sont incontestables. Je peux comprendre qu il se soit senti insulté et trahi en apprenant que chez lui, le gouvernement profitait de la tenue de ce colloque international pour annoncer une telle décision.» Rétablissement de la personne malade L apport des proches valorisé dans un nouvel outil L Institut universitaire en santé mentale de Québec publiait en mai dernier un document de référence destiné aux familles et aux proches des personnes atteintes de maladies mentales. Rédigé en collaboration avec différents organismes partenaires, le guide offre des conseils judicieux sur les attitudes à adopter et sur les limites que les familles doivent s imposer, pour aider efficacement, mais aussi pour éviter la spirale de la détresse. Il offre également des pistes pour favoriser la communication entre la personne atteinte de maladie mentale, l équipe traitante et les membres significatifs de l entourage; des informations sur l organisation des services de santé mentale; des notions de base sur la confidentialité et le secret professionnel; ainsi que la liste de toutes les ressources d aide aux familles qui ont un proche atteint de maladie mentale qui œuvrent partout au Québec, en collaboration avec la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de la maladie mentale (FFAPAMM). On y mentionne, entre autres, que les membres de l entourage sont une valeur ajoutée à l intervention, car ils occupent un rôle primordial dans le rétablissement de la personne, étant au cœur de son évolution au quotidien. Des signets ont également été produits à l intention des intervenants, afin de les sensibiliser à faire équipe avec les membres de l entourage pour le rétablissement de la personne atteinte de maladie mentale. Ces deux outils sont disponibles dans toutes les régions administratives du Québec, auprès d une association de familles membre ou nonmembre de la FFAPAMM, d un des 223 groupes de médecine familiale, l un des 95 CSSS ou d un centre hospitalier. Il est également accessible pour téléchargement sur le site Internet de l Institut Universitaire en santé mentale de Québec au : 18

19 Les avis professionnels passent en mode collectif et interactif Depuis la mi-octobre, et conformément à la décision prise par le conseil d administration, la direction du développement professionnel (DDP) de l OTSTCFQ met un terme au service d AVIS PROFESSIONNELS tel que nous le connaissons. Ainsi, plutôt que de fournir des avis professionnels sur une base individuelle, les professionnels de la DDP ont mis en place de nouveaux outils d information et d interaction afin de rendre ces contenus accessibles à l ensemble des membres. Avis écrits dans le Bulletin Depuis un certain temps, dans le Bulletin de l Ordre, la DDP publie des avis professionnels (fiches cartonnées que nous vous invitons à conserver) inspirés de situations réelles et qui ont fait l objet de nombreuses demandes. Cet outil sera maintenu. De plus, sur des sujets plus complexes, des articles de fond seront publiés dans le Bulletin. Une foire aux questions Prochainement, sur le site Internet de l Ordre, la DDP lancera une foire aux questions afin de partager avec l ensemble des membres des avis qui ont déjà été préparés sur des sujets qui vous intéressent et qui vous préoccupent. Cet outil sera mis à jour de façon régulière. Boîte à suggestions Vous pourrez également porter à l attention des professionnels de la DDP des suggestions quant à des situations pouvant justifier la publication d un avis professionnel, sous une forme ou sous une autre. Pour ce faire, vous n avez qu à laisser un message courriel à l adresse suivante : Beaucoup de documents; beaucoup de réponses Au fil des ans, l Ordre a produit une foule de documents (cadres de références, guides de pratique, lignes directrices, règlements, etc.). Nous vous invitons fortement à prendre connaissance de ces documents que vous trouverez tous sur le site Internet de l Ordre (www.otstcfq.org) ou sur votre cédérom d accueil. Vous y trouverez sûrement réponses à vos questions et beaucoup plus! Critères de sélection Pour être considéré, le candidat ou la candidate doit répondre à un ou plusieurs des critères suivants : détient une solide expérience professionnelle qui s étend sur plusieurs années; a fait preuve de créativité et d initiative dans le cadre de ses activités professionnelles; est membre de l Ordre; jouit d un rayonnement professionnel significatif et mesurable dans un ou plusieurs domaines reliés au travail social, à la thérapie conjugale et familiale ou aux services sociaux; est reconnu par ses pairs ainsi que par le grand public; représente une source d inspiration pour la relève; s est impliqué au sein de l Ordre. Appel de candidatures membre émérite Vous avez jusqu au mercredi 29 février 2012, 17 heures, pour nous soumettre une candidature. Chaque proposition doit être accompagnée d un curriculum vitae de la personne (si possible) ainsi que d un court texte décrivant pourquoi cette candidature devrait être considérée. Un jury, formé notamment de membres émérites étudiera les propositions reçues et proposera une candidature au Conseil d administration. 19

20 VISIBILITÉ, RECONNAISSANCE, RAYONNEMENT : Qui seront les membres Honoraire et Émérite 2013? L Ordre a toujours eu à cœur la reconnaissance des compétences de ses membres ainsi que leur visibilité et leur rayonnement. Toutefois, l atteinte de ces objectifs doit être une responsabilité partagée entre vous, les membres, et votre ordre professionnel. Nous avons besoin de vous! Chaque année, nous remettons des bourses d études et d aide à la publication, nous désignons un récipiendaire pour le Prix Mérite du CIQ, nous décernons la mention Émérite à un membre pour l ensemble de son œuvre et nous intronisons à titre de membre honoraire une personnalité publique dont l action s inspire de vos valeurs, soit la dignité, la justice sociale, le respect et l équité. Or, nous avons besoin de votre collaboration pour identifier nos futurs récipiendaires. Vous connaissez des membres qui selon vous méritent une telle reconnaissance? Vous avez des suggestions à nous faire pour la sélection du membre honoraire? Nous comptons sur vous et sur votre collaboration. Voici donc l inventaire complet de nos prix, hommages et bourses. MEMBRE ÉMÉRITE Il s agit d un membre de l Ordre qui contribue (ou qui a contribué) de façon particulière et remarquable au rayonnement de la profession de travailleur social ou de thérapeute conjugal et familial et qui, par son professionnalisme et sa notoriété, jouit d une large reconnaissance auprès de ses pairs. Rolande Hébert, 2012 Isabelle Côté, 2011 Carole Hamel, 2010 Gilles Rondeau, 2009 Critères de sélection Pour être considéré, le candidat ou la candidate doit : détenir une solide expérience professionnelle qui s étend sur plusieurs années; avoir fait preuve de créativité et d initiative dans le cadre de ses activités professionnelles; être membre de l Ordre; jouir d un rayonnement professionnel significatif et mesurable dans un ou plusieurs domaines reliés au travail social, à la thérapie conjugale et familiale ou aux services sociaux; être reconnu par ses pairs; représenter une source d inspiration pour la relève; s être impliqué au sein de l Ordre. Appel de candidatures membre émérite Jacqueline Prud homme, 2008 Jean-Pierre Duplantie, 2007 Vous avez jusqu au jeudi 28 février 2013, 17 heures, pour soumettre une candidature (voir détails page 22). Chaque proposition doit être accompagnée d un curriculum vitae de la personne (si possible) ainsi que d un court texte décrivant pourquoi cette candidature devrait être considérée. Un jury, formé notamment de membres émérites étudiera les propositions reçues et proposera une candidature au conseil d administration. Les mille-et-un visages de la famille québécoise La FAMILLE NUCLÉAIRE conventionnelle, celle qu ont connue les baby-boomers n est pas en voie de disparition, mais bien en voie de diversification! En effet, les plus récentes données issues du recensement 2011 nous renvoient à la situation constatée sur le terrain. Les énoncés ci-dessous lève en partie le voile sur la nouvelle réalité familiale québécoise 1 couple sur 3 vit en union libre; 1 enfant sur 10 vit dans une famille recomposée; 16 % des jeunes de moins de 14 ans ont 1 parent non-biologique; 8 familles monoparentales sur 10 ont une femme à leur tête; 16 % : hausse, en 5 ans, des familles monoparentales dirigées par un homme; 0,5 % des enfants de moins de 15 ans vivent en famille d accueil; 32 % des couples homosexuels sont mariés (une hausse de 50 % en 5 ans); 42 % des jeunes de 20 à 29 ans vivent chez leurs parents (Tanguy); 56 % des personnes âgées de 65 ans et plus vivent en couple; 44 % des couples ont des enfants sous leur toit; 39 % n en ont pas. 20

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