Dossier. Contribution des Assurances. à L ÉCONOMIE. Reportage sur la culture des assurances dans le sud du pays

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1 L ASSURANCE N 8 / Janvier à Mars Revue éditée par le Conseil National des Assurances Dossier Contribution des Assurances à L ÉCONOMIE Bilan 2014 des Assurances Reportage sur la culture des assurances dans le sud du pays Rapport Global Risks 2015 Top 10 des risques

2 2 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

3 Editorial Economie fondée sur l assurance La Revue de L ASSURANCE est une publication du Conseil National des Assurances (CNA), éditée par son Secrétariat Permanent CNA : 1 Lot Said Hamdine, Bir Mourad Raïs, Alger, Algérie. Tél: (213) à 76 / Fax: (213) / Site Web: Directeur de la Publication Abdelhakim Benbouabdellah Directeur de la Rédaction Younes Hamidouche Rédacteur en Chef Hamid Rabahi Coordinateur de la Rédaction Massi Badis Directrice Marketing Djazira Sadi Ahmed Infographie Zakaria Rekab Rédaction, Conception, Impression et Diffusion APEC communication Cité des Annassers II, Bt. B 25, N 02, Kouba, Alger. Téléfax : (213) Site web: www,apec-dz.com Ont collaboré à ce numéro Ali Mebarki Asma Malak Chakib Cherifi Kahina Hiba Messaadi Karima Seddak Malik Moudir Massi Badis Samy Kaltoumi Yasmine Farah Younes Hamidouche Zakia Ainouche Convention ANEP - APEC N 13/2013 ANEP, 50, Rue Khelifa Boukhalfa, Alger Tél.: 213 (0) / (0) Fax : (0) Les textes publiés et le contenu de cette publication ne représentent pas nécessairement les positions officielles du Conseil National des Assurances. Les articles publiés dans cette revue n engagent que leurs auteurs. Toute reproduction d articles ou de photos doit être soumise préalablement à une autorisation. Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la rédaction ne sont pas restitués et ne peuvent faire l objet de réclamation. Dépôt légal : Mars ISSN : Par Abdelhakim Benbouabdellah * L économie, d aujourd hui et de demain, est celle fondée sur la connaissance. Mais, aussi, sur l effort coordonné et commun à tous les secteurs. Le développement économique est à fonder, également, sur l assurance. A l échelle macroéconomique, il n est un secret pour personne que l assurance et la réassurance sont au centre de la dynamique économique mondiale. Par le truchement de divers mécanismes, les sociétés d assurance peuvent offrir à l économie des possibilités de croissance offrant ainsi une voie de financement aux besoins publics et concourant au développement des entreprises. En Algérie, par dizaines, voire centaines, de milliards de dinars DZ, le secteur des assurances contribue au financement de l économie nationale, en divers placements (Trésor, banques, prises de participations, acquisitions immobilières ). Entre autres forces motrices, la protection du patrimoine, l épargne et le crédit. Néanmoins, beaucoup diront que, comme pour le potentiel du chiffre d affaires, le poids du secteur des assurances dans le Produit intérieur brut (PIB) est sous la barre de 1% pendant que ce poids et cette participation sont, à l échelle de la moyenne mondiale, sextuplés ou septuplés, voire plus encore. Mais, l importance du secteur des assurances ne se limite pas seulement à la mesure de son portefeuille de clients, du nombre de ses employés ou de sa contribution au PIB. Pour comprendre le rôle de l assurance dans le financement de l économie, il faut apprécier la position difficile de l assureur qui est assez complexe : l assureur est dépositaire ou trésorier d un fonds existant et il en est, d autre part, le propriétaire. De ce fait, l assureur détient un intérêt dans la performance du fonds. En troisième lieu, l assureur se doit d être expert et gestionnaire de risques. Enfin, l obligation d indemniser, en cas de sinistres, pèse profondément sur lui. Ceci oblige l assureur à protéger les intérêts des parties et ses propres intérêts d où la nécessaire gestion exemplaire. Dès lors, il apparait, au travers de cette sphère complexe, que l assureur est un entrepreneur à la recherche de nouveaux marchés, de modèles et de stratégies. Il a besoin de nouvelles relations, de compétences humaines, d une infrastructure opérant efficacement Evidemment, tout ce parcours a des répercussions sur d autres secteurs. Cette spécificité du secteur des assurances fait de lui un organe important du processus de capitalisation de l économie. Les fonds collectés par ce secteur sont investis, donc à disposition des marchés financiers pour une longue période (moyen et long terme). De plus, les actifs sont alloués en fonction des forces du marché, le processus de maximisation de leurs rendements en est facilité, sachant que ces derniers sont liés directement aux structures des risques existants. L impact de l assurance sur le niveau d épargne d une économie est diversifié, notamment : - Augmentation du taux d épargne global (soutenue surtout par les produits assurance vie) ; - Diminution du niveau d épargne " inutile " (rarement investie sur les marchés de capitaux); - Stimulation des investissements et de la consommation en réduisant le capital lié (improductif ou peu productif). En somme, le secteur des assurances se place en tant que fournisseur de fonds de roulement à l économie. L apport de l assurance à l économie algérienne reste, évidemment, insuffisant. Le développement du secteur des assurances reste intimement lié à celui d autres domaines d activités (industrie, agriculture, habitat, commerce, travaux publics, transport ). Le quatuor épargne-investissement-bourse-développement a de grandes marges devant lui. Et de beaux jours aussi. A condition, bien sûr, que les éléments déclencheurs puissent être réunis, à commencer par la confiance indispensable dans ce genre de choix économiques, que cela soit à l échelle des personnes que des entreprises. *Secrétaire du Conseil National des Assurances (CNA) Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

4 SOMMAIRE Dossier : Contribution des Assurances à l Economie - Des progrès mais, le potentiel demeure largement sous-exploité Interview de M. Kamel Marami, Directeur des Assurances au ministère des Finances Interview de M. Hassan Khelifati, vice-président de l UAR La contribution des assurances à l économie : l expérience française Interview de M. Kouider Boutaleb, économiste Interview de M. Youcef Benmicia, PDG de la CAAT Interview de M. Brahim Djamel Kassali, PDG de la CAAR Interview de M. Ahmed Hadj Mahammed, DG Administrateur de la GAM Assurances Interview de M. Adelane Mecellem, CEO d AXA Algérie Interview de M. Mokhtar Naouri, PDG de CAARAMA Assurances Interview de M. Nacer Aberhouche, DG de TALA Assurances Interview de M. Pierre Olivier Adrey, DG d AMANA Assurances Interview de M. Mohamed Yahiaoui, DG de la MAATEC Interview de M. Djilali Tariket, PDG de la CAGEX Interview de M. Mohamed Hadj Seba, PDG de la CCR Interview de M. Chérif Benhabiles, DG de la CNMA...46 Avis d Expert - L assurance : agent actif et stabilisateur dans l économie...48 Evénement - Journée d études organisée en mars 2015 par le CNA CASH Assurances crée, en partenariat, sa filiale d assurances de personnes TALA Assurances, 1 ère compagnie d assurance vie à ouvrir une agence dans le Sud du pays GAM Assurances, une nouvelle identité visuelle pour de nouvelles ambitions...54 Reportage - La culture de l assurance dans le Sud du pays...56 Conjoncture - Secteur des assurances à fin International - Top 10 des risques qui menacent le monde dans les 10 années à venir Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

5 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

6 Contribution des assurances à l économie nationale Des progrès mais, le potentiel demeure largement sous-exploité Vecteur de développement des activités créatrices de richesses, le secteur des assurances, malgré les progrès accomplis jusque-là, reste, de l avis même des acteurs du marché, au potentiel réel insuffisamment exploité, comme en témoigne son chiffre d affaires dont la marge de progression est encore importante. Par Massi Badis A la fin de l année 2014, le secteur des assurances comptait 23 sociétés (1 société de réassurance, 2 sociétés spécialisées dans l assurance du crédit immobilier et du crédit à l exportation, 13 sociétés d assurances de dommages et 7 sociétés d assurances de personnes). En 2015, le secteur a été renforcé par une nouvelle société d assurances de personnes (AP), dénommée AGLIC (Algerian Gulf Life Insurance Company), qui a reçu son agrément et s apprête à lancer ses activités. Elle a été créée par la CASH Assurances, en partenariat avec la Banque nationale d Algérie (BNA) et un groupe d assurances koweitien (Gulf Insurance Company). Une croissance à deux chiffres Depuis que l Etat a mis fin à son monopole sur le marché des assurances (l Ordonnance N du 25 janvier 1995), le secteur a enregistré l arrivée de 17 nouvelles sociétés d assurances, dont 8 privées et 3 mixtes (public/privé). La décision des pouvoirs publics de séparer les assurances de personnes (AP) des assurances dommages (la loi N du 20 février 2006 modifiant l ordonnance 95-07) a grandement contribué au renforcement du secteur. Cette mesure de filialisation de la branche assurance-vie, accueillie en son temps favorablement par la profession, a été directement à l origine de la création de sept (7) sociétés AP. Grâce à l ouverture du secteur des assurances à l investissement privé et, grâce aussi, à la filialisation de la branche AP, le nombre des acteurs du marché des assurances a été multiplié pratiquement par quatre, une évolution qui a relancé la croissance du secteur. Non seulement le secteur des assurances a retrouvé le chemin de la croissance, il est également l un des rares à réaliser des taux de croissance à deux chiffres. A titre indicatif, le secteur a réalisé un taux de croissance de 13,5 % en La progression a été de 14,7% en Et malgré le reflux du taux de croissance enregistré en 2014 (7,4%), la valeur du chiffre d affaires du secteur n a pas cessé d évoluer à la hausse. De 87 milliards de dinars en 2011, le total des primes du secteur des assurances (hors acceptations internationales) est passé à 99 milliards de dinars en 2012, puis à 114 milliards de dinars en 2013, et enfin à 119 milliards de dinars en 2014 (total non exhaustif). Investisseurs institutionnels Comme l explique, si bien, l économiste Kouider Boutaleb, de l université de Tlemcen (lire entretien en page 16), l assurance «joue un rôle primordial dans les économies de marché efficientes». Sa couverture est désirée autant par les entreprises que les personnes, qui cherchent à se prémunir contre les aléas et les risques liés aux incertitudes. En prenant en charge ces risques (indemnisation), les assureurs «contribuent au progrès économique et social, et par conséquent au développement des activités créatrices de richesses». Outre la réparation (indemnisation) des dommages subis, les primes (fonds) collectées par les sociétés d assurances servent également à financer les activités économiques (dépôts bancaires, achats de bons de trésor, d actions et d obligations en Bourse, prises de participation dans des entreprises, investissements immobiliers, etc.). A ce propos, le Rapport 2013 de la Direction des assurances au ministère des Finances note que les sociétés algériennes d assurances ont participé au financement des risques par le règlement de dommages matériels et corporels d un montant de «54 milliards de dinars en 2013» De même qu ils ont participé au financement de l économie par des placements d un montant de «200,7 milliards de DA». Vecteur de développement des activités créatrices de richesses, le secteur des assurances contribue aussi à la création d emplois. De personnes en 2000, ses effectifs sont passés à salariés à fin 2013, cela sans compter le nombre (930) des Agents généraux d assurances (AGA) et ceux qui activent dans les cabinets de courtiers d assurances. Un marché potentiel Malgré les progrès accomplis, les acteurs du marché national des assurances s accordent, toutefois, à reconnaitre que le chiffre d affaires du secteur algérien des assurances ne reflète pas son potentiel réel, encore faiblement exploité. 6 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

7 Le taux de pénétration de l assurance (primes/pib) et le montant des primes d assurance/habitant sont les deux indicateurs clés qui permettent de jauger de l importance d un marché des assurances par rapport à un autre. En Algérie, la part des assurances dans le PIB (taux de pénétration) est de l ordre de 0,7%. Ce pourcentage est très faible comparé à celui des pays industrialisés (9%) ou encore au chiffre moyen des pays émergents (3%). Quant aux dépenses d assurances par habitant, l Algérien dépense en moyenne l équivalent de 38 dollars américains (USD), contre une moyenne mondiale de 656 USD. Par ailleurs, s agissant du taux de couverture des assurances, l Algérie compte un (1) point de vente pour habitants, contre 1/ 5000 habitants en moyenne mondiale. Nos réalisations sont également en deçà de celles de nos voisins marocains et tunisiens voisins qui enregistrent un montant des primes d assurance/habitant de 50 et 45 euros respectivement et un taux de pénétration de 1,9 % et 3 % respectivement. Il faut dire également que la pratique du marché libre dans ces pays est ancienne comparativement à celle de l Algérie qui accuse un retard pénalisant en la matière. Toutefois, les marges de progression du marché sont énormes de l avis des observateurs, d où l intérêt suscité auprès des grandes sociétés d assurances mondiales, à l image du français AXA qui a investi en force le secteur algérien des assurances, ou bien encore du groupe mutuel français MACIF qui s est associé à la SAA. Limites actuelles Lorsqu on examine la structure du chiffre d affaires du secteur des assurances, on remarque la part prépondérante de la branche automobile qui représente 55,5% du marché national de l assurance. La dépendance du secteur vis-à-vis de l obligation automobile constitue la principale limite actuelle du secteur. La branche automobile alimente également la méfiance de la population assurable à l endroit des sociétés d assurances. La mauvaise qualité de service, la multiplication des litiges, les longs délais d indemnisation, etc., figurent parmi les principaux griefs que les assurés retiennent à l encontre de leurs assureurs. Consciente de la nécessité de soigner leur image par des actes concrets, les assureurs ont, par ailleurs, compris l intérêt à développer les assurances de personnes et d entreprises. Ces deux dernières branches sont les deux principales pistes identifiées pour booster le marché national des assurances et renforcé sa croissance au-delà des chiffres actuels. Les acteurs du marché se disent prêts à relever le défi de la diversification et de la croissance. Pour cela, ils appellent les pouvoirs publics, notamment, à renforcer la Bourse et à encourager la mise en place d un marché financiers attractifs. Les sociétés d assurances souhaitent, par ailleurs, un assouplissement des règles d accès à l intermédiation d assurances, dans l objectif de renforcer les réseaux de distribution des produits d assurances. Une grande consultation en 2015 En 2016, la deuxième réforme des assurances de 2006 (la loi N du 20 février 2006 modifiant l Ordonnance 95-07), qui a permis la séparation des assurances de personnes des assurances dommages, a autorisé la bancassurance et a généralisé l assurance groupe, aura 10 ans d âge. En prévision, la Direction des assurances au ministère des Finances prévoit de convier la profession à une «grande consultation». Il s agira de «faire une halte» pour analyser les retombées de la réforme des assurances de 2006, dresser un bilan des réalisations, identifier les freins qui empêchent encore le secteur de poursuivre sa progression, et bien sûr de prendre les mesures qui s imposent pour permettre au secteur des assurances d aller de l avant et de contribuer davantage et de manière beaucoup plus soutenu à la croissance et au développement économique et sociale du pays. M.B. Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

8 M. Kamel Marami, Directeur des Assurances au ministère des Finances «Le moment est venu de faire une halte pour évaluer la réforme de l assurance» M. Kamel Marami, Directeur des Assurances au ministère des Finances, décortique, dans cet entretien, les réalisations du secteur des assurances. Il analyse l évolution et les retombées de la réforme de 2006 et annonce l organisation d une grande concertation avec les acteurs du secteur pour évaluer la réforme et introduire de nouvelles mesures. Entretien réalisé par Massi Badis Revue de L ASSURANCE : Le secteur des assurances a réalisé un chiffre d affaires de 124 milliards de dinars en Ce chiffre répond-t-il aux attentes des pouvoirs publics? M. Kamel Marami : Effectivement, les premiers chiffres communiqués par les sociétés d assurances, donnent un chiffre d affaires global de 124 milliards DA, au titre de La première lecture permet de constater une évolution positive par rapport à En effet, le marché a évolué de 9% comparé à 2013 où le marché avait réalisé 113 milliards DA, soit, une évolution de plus de 10 milliards DA, en termes absolus. La deuxième lecture permet de constater un léger recul dans le rythme de croissance du marché. Le marché a évolué de 9%, contrairement aux exercices antérieurs où le marché des assurances avait connu des taux d évolution à deux chiffres avec 14% en 2013 et 15% en Selon vous, quelle serait la valeur réelle du potentiel du marché? Généralement, la taille du marché est appréciée à travers deux paramètres : le taux par rapport au PIB et la densité d assurance qui correspond au montant de la prime moyenne par habitant. S agissant du taux par rapport au PIB, le marché affiche toujours un taux en deçà de 1%. En effet, la part des assurances dans le PIB est de 0,7%. Il s agit d un taux qui n a pas évolué ces trois dernières années. Quant à la densité d assurance, le marché affiche une prime moyenne par habitant, estimée à DA en 2014, contre DA en 2013, soit, une appréciation de 9%. Le niveau de ces deux paramètres permet de dire que le marché algérien dispose, encore, de la marge pour se développer davantage. Il reste à cibler les mesures à engager, soit au plan réglementaire, soit au plan des pratiques du marché, pour favoriser plus de croissance de ce secteur. Les pouvoirs publics ont pris un certain nombre de mesures, notamment la filialisation des assurances de personnes, dans l espoir de booster le marché. Ces mesures ont-elles produit les résultats escomptés? A titre de rappel, la réforme engagée, à partir de 2006, a introduit plusieurs mesures de nature à développer l activité des assurances. Je citerai, dans ce cadre, l introduction de la bancassurance comme moyen de distribution des produits d assurances et, également, la séparation entre les assurances de personnes et les assurances de dommages. Ces deux mesures sont effectives, à l heure actuelle. En effet, la bancassurance est opérationnelle depuis Elle s est traduite par la signature de plusieurs conventions de distribution entre les sociétés d assurances et les différentes banques de la place. Quant à la séparation entre les assurances de personnes des assurances de dommages, elle est devenue effective à partir de juillet 2011, suite à l agrément, à partir de mars 2011, de nouvelles filiales spécialisées en assurances de personnes. Ainsi, l exercice 2012 constitue, pour ces filiales, le premier exercice plein. 8 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

9 A mon sens, nous ne pouvons pas nous attendre à une évolution importante au bout de trois années d activité. Toutefois, l expérience de trois exercices reste positive à plus d un titre : Ces trois années d expérience ont permis la création d un segment de marché dédié, spécifiquement, aux assurances de personnes, et où évoluent, déjà, sept (07) sociétés spécialisées. Une nouvelle compagnie vient d être agréée, en Elle est créée par la CASH, en partenariat avec la BNA et un groupe koweitien. Elle est dénommée AGLIC. C est un marché qui est appelé, donc, à se développer davantage. Deuxième point positif : l activité liée aux assurances de personnes n a pas régressé, malgré cette réforme structurelle. Les compagnies d assurance de personnes ont enregistré, en 2014, une progression de 2% par rapport à Il s agit, pour ces compagnies, d une période d adaptation et de (re)déploiement. Ainsi, l impact de la séparation a été relativement contenu en raison de la décision ayant permis aux nouvelles filiales d assurances de personnes de recourir, sur une base conventionnelle, au réseau d agences directes des sociétés d assurances de dommages et ce, pour trois objectifs : leur permettre de mettre en place leurs propres réseaux, permettre un transfert graduel de la clientèle et, enfin, optimiser le réseau des agences directes existant. La période de trois années ( ) peut être considérée comme une période de transition durant laquelle l activité des assurances de personnes n a pas enregistré de repli. Quelle est votre appréciation sur la contribution du secteur des assurances à l économie nationale? La contribution du secteur des assurances dans le financement de l économie nationale apparait à travers les placements financiers qu effectuent les compagnies d assurance, essentiellement, au moyen des bons du Trésor et des dépôts auprès des banques. Donc, c est un investisseur institutionnel qui contribue annuellement, au financement de l économie. En 2014, les compagnies d assurances affichent un encours de placement financiers de 187 milliards DA. Un excédent de 14 milliards DA est enregistré par rapport à Cet encours était, au 31/12/2013, de 173 milliards DA. L essentiel de ces placements est effectué en valeurs du Trésor qui, avec un montant de 93 milliards DA, représentent 50% des actifs financiers des sociétés d assurances. Il faut préciser que l activité financière est un volet très important de l activité des sociétés d assurances. S agissant d une activité réglementée, les sociétés d assurances sont tenues de détenir des actifs, notamment financiers et immobiliers, pour faire face à leurs engagements envers leurs assurés. Dans ce cadre, les compagnies algériennes sont tenues de souscrire des valeurs du Trésor pour couvrir, à hauteur de 50% au minimum, leurs engagements. En outre, les revenus générés par l activité financière permettent aux compagnies d assurance d équilibrer leurs résultats techniques. Les compagnies d assurances, notamment celles spécialisées dans les assurances de personnes, estiment qu il est difficile de développer le secteur en l absence d un marché financier Je pense que le développement des assurances, notamment des assurances de personnes, est intimement lié au développement du marché financier. De par le monde, les relations entre le marché financier et les sociétés d assurances, en tant qu investisseurs institutionnels, sont étroitement liées. La concrétisation du programme arrêté par les pouvoirs publics pour dynamiser le marché financier, en particulier la Bourse, sera, sans doute, d un grand apport pour capter les agents à excédents financiers, telles que les sociétés d assurances. En effet, l introduction prochaine en Bourse de grandes entreprises économiques dont deux institutions financières, à savoir le CPA et la CAAR, devra multiplier les opportunités de placement et offrir plus de titres aux agents économiques. Pour les sociétés d assurances de personnes, un marché financier actif va leur permettre de trouver des opportunités de placement qui conviennent à la nature de leurs activités, caractérisée par des engagements à moyen et long termes, nécessitant des actifs de même maturité. Sur un autre plan, il faut rappeler que le secteur des assurances a enregistré, en 2011, l introduction en Bourse de la première société privée d assurance. Trouvez-vous l environnement règlementaire et juridique suffisamment incitatif pour permettre aux sociétés d assurances d aller de l avant? A mon sens, l environnement réglementaire est toujours à parfaire en fonction de l évolution du marché, des acteurs et des besoins de l économie et ceux des assurés. Ainsi, l ordonnance de 1995 a fait l objet d une révision, en 2006, avec l introduction de nouvelles mesures dont la mise en place s est étalée de 2007 à 2011, avec comme objectif une dynamisation de l activité des assurances Parmi ces mesures, il y a la séparation des assurances de personnes des assurances dommages dont la concrétisation, conformément à la loi, s est effectuée, en 2011, et a permis de créer un nouveau marché dédié aux assurances de personnes. Il y a l introduction de la bancassurance comme un moyen de distribution des produits d assurance, au départ orienté vers les assurances de personnes (AP), mais qui englobe toutes les assurances liées aux particuliers. Donc, l intervention des guichets bancaires est relativement large. En matière d incitation fiscale, deux mesures méritent d être rappelées. Il s agit de l exonération de la TVA, applicable aux opérations d assurances de personnes. Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

10 Il s agit également, de la disposition sous forme d un abattement sur l IRG, introduite en 2006, pour encourager la souscription des contrats d assurance, dont la durée est supérieure à huit années, afin d encourager les assurances à caractère d épargne. Il est prévu un droit à un abattement sur IRG, pour celui qui souscrit volontairement un contrat d assurance de personnes, dont la durée est supérieure à huit ans. Pour répondre à votre question, le dispositif réglementaire actuel qui reste à parfaire, contient beaucoup de dispositions favorables à l exercice de l activité des assurances Toutefois, et après une dizaine d années -depuis la mise en œuvre de ces mesures-, je trouve qu il y a un point d arrêt à faire pour évaluer la réforme et introduire de nouvelles mesures. C est un travail qui doit se faire en collaboration avec les acteurs du marché, dont l UAR et le CNA. En parlant de nouvelles mesures à prendre, les compagnies d assurances souhaitent un assouplissement des règles d accès au métier d Agent général d assurances (AGA) pour renforcer le réseau de distribution, qu en pensez-vous? Pour le volet des mesures à apporter pour booster le marché des assurances, il y a un axe très important qu il convient d améliorer. C est celui de la commercialisation, c est-à-dire, le réseau de distribution. Et là, il y a deux niveaux de réflexion. Le premier niveau de réflexion porte sur le réseau actuel, ce qu on appelle le réseau classique, constitué des Agents Généraux d Assurances (AGA) et des courtiers. Il faut faire une évaluation pour arrêter les mesures à apporter pour développer ce réseau. Et là, il y a deux questions à prendre en charge : les conditions d accès et la rétribution (les taux de commissionnement) applicables à ces intermédiaires. C est une réflexion déjà engagée. A ce propos, nous avons saisi le Bureau spécialisé en tarification (BST) et nous allons travailler avec l UAR pour arrêter un système de rémunération des intermédiaires qui soit stimulant. Concernant les conditions d accès, actuellement, elles sont les mêmes pour les AGA et Courtiers. Or, leur statut n est pas le même. Il faut, peut être, différencier les conditions d agrément, avec des assouplissements en termes de profils. Le deuxième niveau de réflexion, relatif au réseau de commercialisation, porte sur l introduction de nouvelles formes de distribution des assurances. La règlementation actuelle cite les réseaux classiques, les réseaux bancaires mais, prévoit, également, la possibilité d introduire d autres réseaux à définir. La concertation avec les acteurs concernés du marché permettra de définir de nouvelles formes de distribution, mais, surtout, de définir les règles et les modalités de leur encadrement. 10 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

11 Le secteur a également besoin de ressources humaines qualifiées, les capacités de formation existantes vous semblent-elles suffisantes? A mon sens, les besoins en matière de formation sont importants dont la prise en charge nécessite, non pas des mesures conjoncturelles mais, un travail continu et faisant partie d une politique efficiente de gestion de la ressource humaine. Donc, chaque compagnie d assurance doit arrêter sa démarche et sa stratégie de formation. Cette dernière peut se faire en interne et en externe. Actuellement, la formation fait partie de la gestion interne de la société et prend plusieurs formes : formation en interne, auprès de structures propres à chaque compagnie, séminaires En termes de structures, les compagnies d assurances ont créé une nouvelle Ecole des Hautes Etudes en Assurances, pour répondre aux besoins en formation et combler un vide qui a toujours caractérisé le marché des assurances en la matière. Il s agit d un bon acquis pour la corporation, qui traduit, par ailleurs, l adhésion et l intérêt des compagnies pour le relèvement du niveau général du secteur des assurances. Ce qui explique l encouragement et le soutien dont a bénéficié, depuis le début, le projet de création de cette école, de la part du ministère des Finances. Qu en est-il de la communication? La communication est un axe essentiel dans la stratégie de développement de l activité des assurances. Les compagnies d assurance, l UAR, le CNA ont un rôle à jouer en définissant une politique de communication soit individuelle, soit collective, pour sensibiliser davantage et faire connaitre, aux assurés, l offre d assurance actuelle. Je pense que ce volet est pris en charge et on le constate à travers les campagnes diffusées, notamment à la radio, par un certain nombre de compagnies d assurances. La Revue de L ASSU- RANCE du CNA contribue, également, à cet effort de communication. Ceci dit, les campagnes de communication ne doivent pas être conjoncturelles mais doivent s inscrire dans une démarche pérenne. Comme déjà souligné, un des défis majeurs pour les sociétés d assurance, pour les prochaines années, réside dans la mutation, ou le passage, d une assurance à caractère technique vers une assurance plus commerciale, en se basant sur des instruments de gestion moderne avec comme supports: La production d une communication de qualité qui favorisera, entre autres, une bonne information des assurés, un rapprochement des assureurs de leurs clients et une vulgarisation des produits et des risques assurables. Une utilisation, au plus tôt, des nouvelles Technologies de l Information et de la Communication qui constituent l outil incontournable pour une optimisation du fonctionnement des structures des sociétés et une adaptation aux nouvelles formes de communication. M.B. Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

12 M. Hassan Khelifati, vice-président de l Union algérienne des sociétés d Assurance et de Réassurance (UAR) «La Bourse est un levier pour participer à l économie nationale» M. Hassan Khelifati fait partie de la nouvelle équipe dirigeante de l Union algérienne des sociétés d Assurance et de Réassurance (UAR) dont il occupe le poste de premier vice-président. Dans cet entretien, il évalue l apport du secteur des assurances à l économie nationale et les solutions envisagées par l UAR pour renforcer cette contribution. Entretien réalisé par Ali Mebarki Revue de L ASSURANCE : De quelle manière l UAR appréhende-t-elle le thème de la contribution du secteur de l assurance à l économie nationale dans le contexte actuel? M. Hassan Khelifati : L Union algérienne des sociétés d Assurance et de Réassurance (UAR) est certaine que les potentialités de l Algérie sont loin d être exploitées dans leur totalité et ne cesse d explorer de nouvelles pistes pour que le secteur contribue davantage à l économie nationale. Le secteur des assurances est un acteur important dans le développement économique d un pays. En observant ce qui se passe dans le monde, on se rend compte que c est l un des secteurs les plus dynamiques. Parmi les formes de contribution à l économie se trouvent la protection du patrimoine et la collecte de l épargne car les assureurs sont en cycle inversé comme ils disposent d argent liquide et d une certaine épargne gérée pour le compte des assurés. En plus, les assureurs ont une vocation d investisseurs institutionnels d une partie de l épargne. A ce titre, la réglementation prévoit des créneaux d investissement et, en Algérie, la loi donne une option majeure aux investissements à forte liquidité comme les bons de trésor et les dépôts à terme. Mais ceci pose un problème sur le plan de la liquidité car ils sont à des taux d intérêt très faibles. Les compagnies sont, donc, pénalisées sur le plan opérationnel ; ramené à l inflation, nous sommes sur des taux négatifs. Et ce ne sont pas les seuls écueils entravant le développement des assurances Effectivement, il y a aussi l activité technique, notamment en automobile qui est chroniquement déficitaire vu le nombre d accidents, évalués à chaque année, soit 25% du parc roulant, et une prévision de morts et blessés et ayants-droit à indemniser. Cela met les compagnies dans des situations délicates. Aussi, les compagnies discutent, entre elles d abord et au sein de l UAR, sur un projet avec les autorités qui vise à assouplir la réglementation et leur permettre d aller vers une sorte de diversification pour fructifier l argent à travers des investissements divers dans de nouveaux projets ou dans le marché d actions et d obligations. Aussi, la réglementation sur les réseaux de distribution doit être revue vers plus d assouplissements notamment pour l accès au métier d agent général d assurances. C est une réglementation qui date de 20 ans et il est temps de la revoir rapidement afin d assouplir et de donner des perspectives aux jeunes universitaires, d élargir le marché et renouveler les générations. Les compagnies rencontrent énormément de problèmes, à ce niveau, et on doit faciliter et assouplir la réglementation. Tout le secteur est d accord sur ce point ainsi que sur les autres canaux modernes que sont la bancassurance, les notaires, les agences de voyages, les agences immobilières, etc. 12 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

13 Quelle est la situation actuelle, en ce qui concerne la Bourse d Alger? La Bourse d Alger fait partie intégrante du marché financier. Les autorités ont annoncé que 8 titres publics allaient intégrer la Bourse dont une compagnie d assurance et une banque. Sur le plan opérationnel, le processus suit son cours mais tarde à se concrétiser. Il y a une certaine inquiétude exprimée par les acteurs sur la persistance de l absence de liquidité du marché secondaire en Algérie. Cependant, le mini conseil des ministres qui s est tenu en décembre 2014 pour développer le marché financier, nous rassure pour l avenir car, le gouvernement dispose d une marge de manœuvre et le Président s attend à des initiatives fortes et volontaristes dans le lancement et le développement du marché financier. En Bourse, Il y a déjà une compagnie d assurance privée qui est cotée (ALLIANCE Assurances, Ndlr). Avec l arrivée des 8 titres pouvant être évalués à des milliards de dollars et avec un opérateur de téléphonie mobile, le marché a besoin de profondeur et de confiance pour les petits porteurs car l objectif n est pas de faire acheter par les institutionnels. Le plus important est de créer la dynamique et de continuer à maintenir la confiance rétablie depuis qu Alliance Assurances a pu aller au-delà. Nous avons confiance dans l action du Premier ministre, du ministre des Finances et des autres parties prenantes dans l opération pour trouver les bonnes solutions afin d aller de l avant. Le marché est apte à suivre et satisfaire cette demande, si on rassure les investisseurs sur la liquidité du marché secondaire. Qu en est-il de l investissement dans l immobilier? Les assureurs sont des acteurs très importants dans le développement de l immobilier. S il y avait une réglementation assouplie, ils pourraient développer la promotion immobilière et investir directement dans le marché financier, s il existe, ou par d autres moyens qui leur sont propres, dans des créneaux créateurs de richesse. L investissement peut même être décidé par des prises de participation à travers des fonds à créer ou à cogérer afin que l argent ne dorme pas dans des bons de trésor à taux très faible. On peut avoir un effet de levier et pousser le développement économique du pays. Est-ce que l emploi et l impôt sont considérés comme des leviers importants dans cette participation au développement économique du pays? Dans le cas où l on veut développer l emploi et l impôt, les compagnies ont besoin de booster leurs chiffres d affaires à travers une extension du réseau. Actuellement, il y a une agence pour habitants tandis que les normes internationales exigent une agence pour habitants. Les compagnies font face à la rigidité de la réglementation datant de 1995, alors que le paysage économique a changé. Les assureurs se retrouvent devant la raréfaction des agents généraux, alors qu ils ont des jeunes universitaires à employer. L une des pistes de développement du chiffre d affaires est d assouplir, au maximum, les conditions d accès au métier d agent général des assurances. L UAR a installé une commission se penchant sur un projet à soumettre au ministère des Finances qui a démontré un esprit d écoute pour assouplir ces conditions. Si ces dernières sont assouplies, il y aura emplois directs qui seront créés, en trois ans, pour arriver aux normes internationales et des dizaines de métiers à développer comme les experts, les réparateurs, les dépanneurs et les vendeurs de pièces de rechange. Est-ce qu il y a d autres dossiers ouverts à l UAR pour développer davantage la contribution du secteur des assurances à l économie nationale? Oui, il y a d autres dossiers ouverts à l UAR, notamment : - Les tarifs Responsabilité Civile qu il est nécessaire de revoir avec le ministère des Finances à cause du déséquilibre financier. En effet, nous avons un problème d équité entre les assurés, en tous risques et en RC, qui fait beaucoup de dégâts. En comparaison avec l environnement, le prix d une RC auto au Maroc est équivalent à dinars, contre 2000 DA en Algérie et DA en Tunisie. Pour agir, une étude actuarielle est en cours de réalisation par des experts de la Faculté de Mathématiques de l université de Bab Ezzouar (USTHB). Les conclusions sont attendues pour constituer un dossier et aller le discuter avec le ministère des Finances pour rééquilibrer la branche. - La maîtrise des tarifs automobiles et la concurrence par le prix qu il faut freiner, cela relève de la responsabilité des acteurs. La prise de conscience est réelle. Il y a eu un premier pas en 2012, nous pensons que cela sera renforcé en 2015, car cela va de l intérêt collectif. La prévision de baisse des ventes de nouveaux véhicules, a, notamment, pour conséquence la baisse de chiffre d affaires pour les assurances. - La perturbation de la valeur du dinar qui a pour conséquence une prévision d augmentation du prix de la pièce de rechange jusqu à 25 % chez les concessionnaires. Les assureurs vont indemniser plus et les risques sont énormes pour tout le secteur. - L UAR souhaite, aussi, améliorer l image des assurances auprès des assurés, en prenant en charge le règlement des sinistres par la diminution des délais d indemnisation, le règlement du passif avant la fin 2015 et partir sur de nouvelles bases, la suppression des recours inutiles qui compliquent le respect des engagement des compagnies par la mise en place d une convention inter-compagnie de règlement des sinistres automobiles matériels avec des mécanismes souples. Pour le passif ancien, les compagnies étudient une opération globale à faire aboutir, courant 2015, pour son règlement. A.M. Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

14 L expérience française présentée par M. Jacques Arrondeau, membre du Conseil d Administration d AMANA Assurances «Les assurances sont un des piliers du modèle social français» Lorsqu il s agit de développer un quelconque créneau économique en Algérie, les spécialistes aiment toujours recourir à un benchmarking. Et le cas n est pas différent lorsqu il s agit de se pencher sur la contribution des assurances à l économie des nations. Et comme des entreprises françaises d assurances sont présentes en Algérie depuis quelques années, elles peuvent apporter leur expertise dans ce domaine. Par Ali Mebarki En France, explique M. Jacques Arrondeau, membre du Conseil d Administration d Amana Assurance, filiale d assurances de personnes fruit d une association entre la SAA algérienne et la MACIF française, il y a diverses manières de contribuer à ce développement. Les assurances sont un des piliers du modèle social français auquel participent de nombreuses catégories de la population, explique-t-il. C est ainsi qu historiquement les commerçants et les artisans ont été parmi les premiers à créer des couches de protection. Les assurances ont, ainsi, un rôle en termes de prestations en frais de santé car, la sécurité sociale ne cesse de réduire sa contribution. La part des sociétés d assurance et des mutuelles devient de plus en plus importante pour un certain nombre de risques qui sont partagés. Chaque citoyen devient, ainsi, producteur de la richesse de l Etat. Il y a aussi 60% de l épargne des ménages en immobilier et en éléments financiers qui se pratique à travers des contrats d assurance-vie. Ces modèles sont encouragés par l Etat car, ils permettent de disposer d une épargne pour préparer la période de retraite et faire face aux problèmes des systèmes de protection sociale actuels confrontés à l évolution de la courbe démographique. Les citoyens se constituent une épargne en vue de la retraite afin de ne pas subir une baisse du pouvoir d achat et l argent placé par les sociétés d assurance alimente l économie nationale. Les assureurs font fructifier l épargne collectée en investissant dans les bons de Trésor émis par l Etat. Ils investissent aussi à travers la Bourse, comme en France. «C est ça le rôle de protection et c est ainsi que les assurances irriguent l économie», dit ce membre du CA d Amana Assurances. Selon lui, l Etat a, à sa disposition, un certain nombre de leviers et il se pose la question de savoir s il doit encourager telle ou telle forme d épargne ; et la réponse est «oui», en y mettant des avantages fiscaux, particulièrement, sur l assurance vie à long terme. Notre interlocuteur souligne que par rapport à d autres placements, l épargne est favorisée par une moindre fiscalisation et il y a même des exonérations. 14 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

15 «L outil de la fiscalité peut favoriser les assurances de personnes car c est dans l intérêt de la communauté qui aura moins de difficultés à gérer les retraites», affirme M. Arrondeau. Mais, il n y a pas que l épargne individuelle, «la moitié de la dette publique en France est détenue par les sociétés d assurances», souligne M. Arrondeau qui estime que ces dernières ont une aversion au risque, c est pourquoi elles sont plus enclines à investir dans des bons de Trésor de l Etat que d investir dans le secteur des actions, jugées plus risquées. Qu en est-il du rôle de la communication? Décisif, répond M. Arrondeau qui rappelle que c est grâce aux banquiers, en discutant avec leurs clients sans complexes, que l assurance-vie s est développée en France, et est devenue un produit comme un autre. Même si le banquier n est pas assureur, il parle à l aise de ces questions financières et les encours gérés sont d environ 3000 milliards d euros. Du fait de tous ces arguments, on peut dire que le modèle social français est «chapeauté» par les compagnies d assurances. Citant l expérience française en la matière, M. Arrondeau affirme que l assurance contribue à la stabilité du modèle social pour les salariés et les autres couches de la population, et c est ainsi que le pays a développé des garanties complémentaires pour les travailleur à qui les assureurs garantissent un revenu en cas de problème de santé et pour faire face aux besoins de la famille. A.M. Des experts soulignent le rôle de l information climatique dans la gestion des risques Appel à Contribution Des experts ont souligné, lors du 8 éme forum international sur la prévision climatique en Afrique du Nord et le bassin méditerranéen organisé le 21 mars dernier à Alger, l importance de l utilisation les informations sur les prévisions climatiques pour mieux gérer les risques, estimant qu elles constituent un outil d aide à la décision notamment dans les secteurs de l énergie, des assurances et de l agriculture. Dans le secteur des assurances, les prévisions météorologiques notamment saisonnières, permettent aux assureurs de programmer des communications destinées à leurs clients afin d anticiper les mesures nécessaires à prendre en cas de catastrophes naturelles, a souligné Mohamed Benarbia, directeur général adjoint à Salama Assurances. «La prévention contre ces sinistres permet aux compagnies d assurances de minimiser au maximum les dommages», a-t-il avancé. Interrogé sur les modes d indemnisation des clients, M.Benarbia a expliqué qu en cas de couverture classique des dommages, la compagnie fait appel à des experts spécialisés dans différents secteurs telle que l agriculture, la construction et l énergie. Quant à l assurance indicielle, elle est basée sur des indices météorologiques liés à des phénomènes climatiques comme la sécheresse et les inondations et qui définissent les seuils d indemnisation des producteurs agricoles, a-t-il précisé. Dans le secteur de l énergie, la demande électrique enregistre une hausse en hiver et en été, d où la nécessité d établir des prévisions de fonctionnement du système électrique national, a indiqué à l APS Nabila Tenzer, responsable auprès de l Opérateur du système électrique (OS), filiale du groupe Sonelgaz. Les bulletins de l Office national de la météorologie (ONM) sont d un apport considérable dans la détermination des niveaux de la demande d électricité afin d anticiper les pics de consommation et créer un équilibre entre l offre et la demande, a expliqué M elle Tenzer. (APS) Nous informons notre aimable lectorat, et plus précisément les acteurs du secteur des assurances, que les colonnes de la Revue de L ASSURANCE leurs sont ouvertes pour apporter leurs éventuelles contributions sur les sujets et thématiques qui les intéresseraient, à condition qu ils soient portés sur le marché de manière globale. Une rubrique intitulée «Contributions/Débat» reste ouverte à ce propos. Pour toute participation, veuillez adresser vos textes, accompagnés d une copie de votre pièce d identité à l adresse suivante : Conseil National des Assurances (CNA) 1 Lot Said Hamdine, Bir Mourad Raïs, Alger, Algérie. Fax : (021) Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

16 M. Kouider Boutaleb, professeur en économie et gestion «De nombreux facteurs concourent et conditionnent le développement du secteur des assurances» M. Kouider Boutaleb, professeur en économie et enseignant à l université de Tlemcen, analyse, dans cet entretien, la situation du secteur des assurances et les facteurs qui freinent son développement. Il plaide pour l approfondissement des réformes initiées en Entretien réalisé par Zakia Ainouche Revue de l ASSURANCE : Le secteur des assurances a-t-il un rôle à jouer? Et comment analysez-vous son apport à l économie nationale? M. Kouider Boutaleb : L économie de marché est une économie ou les activités économiques sont initiées par des entrepreneurs qui sont contraints aux risques liés aux incertitudes. Les Assurances permettent de prendre en charges ces risques et par conséquent contribuer au développement des activités créatrices de richesses. Dans les économies de marché modernes, à l efficience avérée, l assurance occupe une place de choix et joue un rôle considérable. Cela s explique par le souci des policy makers, des entreprises autant que des citoyens, dont c est devenu une culture depuis bien longtemps, de se prémunir des risques et de l incertitude qui, autrement (sans système d assurance performant), inhibe le progrès économique et social comme l explique la théorie économique consacrée dans ce domaine. C est ainsi que l assurance assure des fonctions et joue un rôle primordial dans les économies de marché efficientes. Et c est ce qui explique le poids et la place qu elle occupe dans l économie moderne. L Algérie semble encore accumuler un retard important dans ce domaine. Ce secteur tarde à se développer, malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics, notamment par la promulgation de la loi 06/04 du 20/02/2006 modifiant et complétant l ordonnance 95/07 du 25/01/1995 relative aux assurances. Si on observe la valeur des deux indicateurs privilégiés que sont «le taux de pénétration (primes d assurance en pourcentage du PIB)» et «la densité d assurance (prime d assurance par habitant)», pour apprécier le poids économique du secteur, on remarquera nettement le faible développement du secteur en valeur absolue et en comparaison internationale. Le chiffre d affaires de 2014 avec ses 122 milliards de dinars (Mds DZD), en hausse de 7% par rapport à 2013 (114 Mds DZD), soit un peu plus de 1 milliard de dollars (Md USD), représente 0,7% du PIB selon certaines estimations. Ce pourcentage est beaucoup plus élevé dans les pays industrialisés (9%) et dans les pays émergents pris dans leur ensemble (3%). Certes ce chiffre d affaires se caractérise par une évolution constante en termes de valeur, mais relativement à sa pénétration dans le produit intérieur brut, son taux reste faible voire même insignifiant puisqu il est inférieur à 1%. Le montant des primes d assurance par habitant (assurance/habitant) s élève par ailleurs à l équivalent de 38 dollars US (USD), contre une moyenne mondiale de 656 USD ; et le taux de couverture est d un (1) point de vente pour habitants, contre 1/5000 habitants en moyenne mondiale. Le secteur de l assurance en Algérie, reste encore largement sous-exploité et ses performances des réalisations demeurent très faibles, notamment en comparaison internationale et particulièrement les pays voisins que sont le Maroc et la Tunisie où on enregistre un montant des primes d assurance/habitant de 50 et 45 euros respectivement et un taux de pénétration de 1,9 % et 3 % respectivement. Comment booster l apport des assurances dans le financement de l économie? 16 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

17 Il n existe pas de prescriptions, ni théoriques ni empiriques. On peut certes s inspirer des expériences internationales en initiant des réformes s inscrivant dans le cadre plus général de la réforme du système financier laquelle viserait à soutenir la croissance économique par la dynamisation d une offre de services financiers efficiente et sécurisée. C est ce que les pouvoirs publics ont tenté de réaliser à travers les réformes initiées depuis 2006 sur la base des évolutions des parts des différents segments (produits d assurance), des disfonctionnements et des blocages observés. Manifestement tout ce qui a été entrepris: séparation des assurances de personnes des assurances dommages, mise en place de la bancassurance, relèvement du niveau du capital minimum des compagnies d assurances, création d un fonds de garantie des assurés, et enfin l encouragement du partenariat dans un souci d efficacité managériale ; ne semble guère avoir permis un développement conséquent du secteur des assurances pour pouvoir jouer un rôle de premier plan dans la promotion des activités productrices de richesse. Il s agit par conséquent de s interroger sur l inefficience des réformes entreprises qui ne semblent pas répondre aux objectifs entrevus. Les perspectives de développement du secteur des assurances en Algérie sont conditionnées par l approfondissement des réformes, qui doivent être systémiques et non conjoncturelles, qui interpellent autant les pouvoirs publics que les professionnels du secteur. Il s agit d initier des réformes aux objectifs bien définis dans le temps, périodiquement évalués, pour observer le développement du secteur et sa contribution au financement de l économie nationale. Sur quels facteurs faudrait-il jouer pour diversifier les produits d assurances et apporter un plus à un marché qui peine à atteindre sa vitesse de croisière? Selon les professionnels du secteur, il faudrait agir sur l assurance des petites et moyennes entreprises et des toutes petites entreprises (PME/TPE) avec des incitations fiscales. Il s agit de développer par conséquent la branche corporate (entreprise) et l assurance de personnes qui sont considérées comme les deux segments à fort potentiel du marché des assurances dans le pays. Ceci étant, sur un plan général de nombreux facteurs concourent et conditionnent le développement du secteur des assurances. On peut citer sans être exhaustif : La réglementation : Il s agit en l occurrence pour les pouvoir publics, d assoir un cadre réglementaire souple, non rigide, qui facilite l activité des opérateurs du secteur, tout en sauvegardant naturellement les intérêts du pays comme cela se pratique partout dans le monde. La dynamique du marché financier : Le marché financier n offre pas encore des opportunités d investissement pour les épargnants. A titre d exemple, le développement de l activité VIE se heurte à l insuffisance des produits d épargne (marché financier quasi-inexistant, etc.). Avec près d une cinquantaine de banques, de sociétés d assurances et d établissements financiers, aux statuts divers (publics, privés, mixtes, étrangers), le nouveau paysage financier algérien tarde à amorcer sa mue, sinon opérer des réajustements qui devraient lui permettre de jouer le rôle qui lui est dévolu. De nombreux disfonctionnements hors normes ont déjà été révélés : un manque de liquidité persistant, un taux excessif de fraudes, une absence de transparence dans les comptes, une solide couverture des opérations d import-export au détriment du financement de projets industriels. Le retard considérable du système d information : Aucune compagnie ne semble actuellement en mesure de fournir une information globale, exhaustive, et en temps réel. Le décalage est d autant plus surprenant que l Algérie forme des informaticiens de très bon niveau. La formation : Tous les acteurs du secteur de l assurance en Algérie, sont unanimes pour affirmer que les besoins en conseil et en formation sont importants. Les démarches visant à améliorer les performances des compagnies, à instaurer un management de qualité et à développer le contrôle interne, indispensables à l amélioration du service rendu aux assurés, ne peuvent se faire dans un contexte de pénurie quantitative et qualitative des moyens d encadrement managérial. L efficience managériale des sociétés d assurance : La déficience en terme de marketing et d agressivité commerciale des sociétés d assurances qui n est pas imprimé par une stratégie de conquête de nouveaux segments de marché et de l élargissement de l éventail des clientèles ainsi que de la gamme de produits commercialisés. L examen des polices proposées aux assurés durant les années écoulées montre la prépondérance des produits standards dans les différentes branches et ne fait pas ressortir l originalité et l innovation qui devraient caractériser toute dynamique commerciale réussie. On peut aussi ajouter d autre facteurs relevant du culturel qui sont souvent avancés pour expliquer notamment le manque d engagement des algériens dans l assurance-vie. Les algériens perçoivent toujours l assurance comme étant une contrainte et non pas comme une protection contre un risque donné. Des acteurs du secteur estiment que «la générosité du système de la sécurité sociale» est un facteur qui entrave le développement des assurances des personnes. Qu en pensez-vous? La corrélation entre «la générosité du système de la sécurité sociale» et «le développement des assurances des personnes» n est pas établie, du moins pas à ma connaissance. Les entraves au développement des assurances des personnes relèveraient me semble-t-il plutôt de facteurs socio-culturels. L assurance de personnes (assurance-vie) étant un acte volontaire et non obligatoire (assurance automobile), cela relève des comportements sociaux-culturels façonnés par les conditions socio-économiques d existence. Le changement d attitude, déjà perceptible, s opérera sans nul doute, mais il prendra du temps pour s instituer comme cela s est vu historiquement sous d autres cieux. Z.A Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

18 M. Youcef Benmicia, PDG de la CAAT «Notre niveau de réalisation contribue à tirer vers le haut la croissance du secteur» L assurance sécurise l investissement et constitue une source de croissance économique, souligne M. Youcef Benmicia, PDG de la CAAT, qui explique dans cet entretien les raisons de la sous exploitation des gisements de croissance dont recèle le secteur. Chiffres à l appui, M. Benmicia révèle, aussi, le niveau de contribution de la compagnie qu il dirige à la croissance du secteur des assurances, et de l économie nationale en générale. Entretien réalisé par Massi Badis Revue de L ASSURANCE : Que pensez-vous de l apport du secteur des assurances à l économie nationale? Constitue-t-il une source de croissance économique et par quels mécanismes et outils les assureurs participent-ils au développement économique du pays? Il est connu que l assurance joue un important rôle économique et social. Elle constitue bien entendu une source de croissance économique. D abord, l assurance, de part ses fondamentaux techniques, participe à la protection des biens et des personnes en compensant les pertes subies en cas de sinistres. Pour prendre un exemple concret, si une usine est endommagée par un incendie, l indemnité que versera l assureur permettra la reconstruction des moyens de production mais aussi (si une assurance adéquate a été souscrite) l indemnisation des pertes consécutives à la baisse du chiffre d affaires, avec une incidence positive sur la préservation des emplois. L assurance constitue également un facteur de sécurité et permet d entreprendre. En effet, tout agent économique, lorsqu il sait qu est couvert par une assurance, peut investir en toute sécurité. Ainsi, l assurance peut contribuer à la croissance économique en mettant à la disposition des différents secteurs économiques des couvertures d assurances appropriées. L activité d assurance ne se limite pas uniquement à l indemnisation mais elle contribue à la réduction des risques par le biais de la prévention. Pour citer quelques exemples, les sociétés d assurance, pour prendre en charge des risques, exigent la mise en place de moyens de prévention et de protection. De même, lorsqu elles effectuent des audits de risques (visites régulières de risques) elles préconisent des recommandations en matière de prévention afin d éviter la survenance de sinistres. Sur un autre plan, l assurance est partie prenante dans le financement de l économie grâce à l épargne qui est drainée. Cette épargne qui est générée par les primes d assurances, est placée pour faire face aux engagements. Ces placements sont bien entendu réglementés. Sur ce point et à titre d illustration, le montant des placements de toutes les compagnies d assurances au titre de l exercice 2013, s élève à 200 milliards de dinars dont près de la moitié sont sous forme de valeurs d Etat. C est pour ces raisons que les assureurs sont considérés comme des investisseurs institutionnels. L activité d assurance contribue en outre à la création de l emploi que ce soit d une manière directe lorsque de nouvelles structures d assurance sont ouvertes ou d une façon indirecte, grâce aux différentes activités annexes (réparation, expertise, assistance, ). Le chiffre d affaires du secteur des assurances (122 milliards de dinars en 2014) reflète-il le potentiel du marché? 18 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

19 Le chiffre d affaires du secteur des assurances est certes en constante évolution, puisque le taux de croissance moyen des dix dernières années est de l ordre de 13%, mais il ne reflète pas encore l importance du potentiel assurable que recèle le marché. En premier lieu, le nombre d assurés, en dehors de l assurance automobile, n est pas important si on le rapporte à la population ou aux biens assurables (nombre d entreprises, de commerces, de logements, volume des importations, projets en chantiers, etc.). En second lieu, les deux indicateurs de développement des assurances que sont le taux de pénétration et la densité d assurance, même s ils sont en hausse d année en année, doivent croître davantage pour atteindre la moyenne enregistrée par les pays émergents. Ce sont tous ces éléments et en particulier l existence de gisements peu exploités tels que les assurances des particuliers, qui montrent que le marché algérien recèle un fort potentiel de croissance. Comment votre compagnie contribuet-elle à la croissance de l économie nationale? La CAAT, de par sa position sur le marché, participe à la croissance du secteur des assurances et par conséquent à l économie nationale. Ainsi, le chiffre d affaires réalisé au titre de l exercice 2014 dépassera les 20 milliards de dinars, enregistrant une croissance de l ordre de 11% par rapport à l exercice Ce niveau de réalisation, supérieur à celui du marché, contribue à tirer vers le haut la croissance du secteur. L apport de la CAAT réside aussi dans le volume des règlements de sinistres qui a augmenté de 14%. Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars

20 En effet, en 2014, plus de 9,5 milliards de dinars ont été versés au titre des sinistres touchant aussi bien des installations industrielles, des projets en cours de réalisation, des marchandises transportées qu au titre des sinistres liés aux accidents de la circulation. De plus, grâce aux mécanismes de la réassurance, une partie des indemnisations est récupérée en devises auprès des réassureurs étrangers. Il est important et utile de le souligner. En outre, en tant qu investisseur institutionnel et intervenant sur le marché financier, la CAAT place grâce à sa capacité financière des montants importants. En effet, au titre de l année 2014, le montant global des placements effectués par la CAAT dépasse les 24 milliards de dinars. Y a-t-il des obstacles qui limitent la participation des assureurs à la croissance économique? Comment booster l apport des assurances dans le financement de l économie? Il n y a pas d obstacles à proprement parler mais certainement beaucoup d efforts et d actions à entreprendre par les différents intervenants du marché pour que l assurance participe davantage à la croissance économique. Comme je l ai déjà mentionné, les assureurs participent à la croissance économique notamment par la couverture des biens et des personnes et en drainant une épargne importante vers le financement de l économie. Donc d une manière simple, plus le marché se développe plus sa contribution dans l économie est importante. L un des indicateurs de développement du marché est le taux de pénétration, c est-àdire la part du chiffre d affaires réalisé en assurance par rapport aux ressources (richesses) produites au niveau national (PIB). Ce taux a évolué ces dernières années mais il est légèrement inférieur à 1% alors que la moyenne des pays émergents se situe autour de 2,7%. Ce qui revient à dire que la pénétration de l assurance doit être plus profonde et c est en premier lieu à ce niveau que doivent agir les différents acteurs du marché. Il y a en particulier une branche d assurance qui est génératrice d épargne à long terme et qui participe au financement de l économie ; il s agit des assurances de personnes. L optimisation des placements financiers des sociétés d assurances et leurs diversifications telles que les prises de participations et l intervention sur le marché boursier, sont à mon sens un moyen efficace de financement de l économie nationale. Existe-t-il des branches d assurances qui sont sous exploitées et pourquoi à votre avis? Notre marché se caractérise effectivement par l existence de gisements peu développés et qui présentent des déficits de couverture, principalement les risques des particuliers. Ce que les assureurs désignent par risques de particuliers, ce sont les couvertures des habitations, des commerces, des artisans et autres professions libérales ainsi que les assurances de personnes, c est-à-dire tout ce qui touche à l intégrité physique des personnes (accident, santé, décès, assistance) et à l épargne. Pour le moment, les particuliers ne souscrivent généralement que les assurances automobiles, d ailleurs c est cette branche qui reste prédominante sur le marché puisqu elle représente près de 58% du total du chiffre d affaires alors que les assurances de personnes ne dépassent pas les 7%. Pour donner un ordre de grandeur, les assurances de personnes dans le monde représentent en 2013 plus de 56% du total des primes émises. Pour les pays émergents, cette part est de 52%. Les raisons qui expliquent l existence de branches sous exploitées sont généralement connues. Parmi ces raisons on peut notamment citer : - Le manque de communication et de vulgarisation de la part des assureurs, - L attractivité des produits, les procédures de souscription et la qualité des prestations. - Le niveau de formation des commerciaux, pour pouvoir convaincre les assurés, - Les traditions ou les habitudes des particuliers qui souvent ne pensent pas à assurer leurs habitations ou à souscrire un contrat d assurance de personnes, sauf s il y a une obligation comme par exemple l octroi d un crédit ou une transaction immobilière, - Pour les produits d assurances de personnes, appelés aussi «produits d épargne et de capitalisation» l existence d un marché financier capable de les intégrer en tant qu instruments financiers est nécessaire. Que doivent faire les compagnies pour diversifier les produits d assurances et assurer le développement du secteur dans son ensemble? La pénétration du segment des assurances des particuliers doit être l un des objectifs de la profession car sa concrétisation contribuera certainement au développement du secteur dans son ensemble. Pour cela, plusieurs actions indispensables sont à mener au niveau du marché, notamment en termes d amélioration de l image, de crédibilité et de confiance dans l activité d assurance, par la communication, la sensibilisation, la formation, le rapprochement de la clientèle, mais surtout par la qualité de la prestation que ce soit les règlements de sinistres ou le développement de produits qui répondent réellement aux besoins des assurés. Pour pouvoir persuader l assuré sur le rôle et l importance de l acte d assurance ou sur l intérêt de souscrire tel ou tel produit d assurance, les assureurs doivent multiplier les actions de communication et de vulgarisation, étendre leurs réseaux de distribution pour se rapprocher davantage des clients, moderniser leurs procédures de travail, innover et améliorer la qualité des produits et des prestations. M.B. 20 Revue de L ASSURANCE N 8 - Mars 2015

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