Le saviezvous. Dossier. Interview. Vers une nouvelle jeunesse de la peau grâce aux hormones

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1 Le saviezvous? Vers une nouvelle jeunesse de la peau grâce aux hormones Dossier Maladie d Alzheimer : le défi de notre nouveau siècle Interview de Hugues Aufray

2 La naissance d un nouveau magazine santé est toujours un défi. D une part, parce qu il est nouveau et va donc devoir trouver sa place, mais également parce que son public, «les seniors», est une catégorie de gens extrêmement hétérogènes. Qui sont donc les seniors? Les définitions sont multiples. Une première définition tient compte du statut professionnel. On est senior dès la fin de son activité professionnelle et donc dès la retraite. La plupart du temps vers 60 ans, mais cela peut également être 65 ou 55 ans, en fonction des professions ou des aléas de la vie (chômage, maladie ). Une autre définition tiendra plutôt compte de votre âge physiologique. Mais qu est-ce que l âge physiologique? C est une mesure indépendante de l âge chronologique (déterminé par notre date de naissance) et qui se base sur votre état de santé réel. On peut donc être en activité professionnelle, avoir 50 ans et déjà être un «senior» physiologiquement parlant. Ce magazine s adresse, avant tout, à tous ceux qui veulent rester en bonne santé et actifs quel que soit leur âge. Rester en bonne santé veut donc dire mieux se connaître pour détecter en soi le plus tôt possible les signes pouvant déboucher sur une maladie et mettre en place des mesures préventives (prévention primaire). Mais rester en bonne santé, c est également prendre conscience que notre «capital santé» est notre bien le plus précieux. Le capital santé Comme n importe quel capital, notre capital santé est d abord fonction de nos gènes (polymorphisme génétique), mais également de notre enfance et de notre adolescence, périodes essentielles de notre vie. Ce capital va soit fructifier, grâce à une bonne hygiène de vie et des conseils personnalisés, soit au contraire, s épuiser progressivement, à l image des gens qui «vivent sur leur capital» (financier), allant ainsi, doucement mais sûrement vers la maladie ou la «faillite». Prévoir et prévenir Il est donc très important pour chacun, non pas de se sentir prisonnier d une étiquette («senior»), mais comprendre que sa santé doit être au cœur même de sa vie pour en préserver ses capacités, voire les améliorer. L ambition de ce magazine est donc de mettre à votre disposition toutes sortes d informations utiles à votre santé, quel que soit votre âge. La santé est aujourd hui une question d état d esprit et de volonté personnelle. Rester en bonne santé est donc un défi que MagPatients seniors souhaite vous aider à réussir. Dr Christophe de Jaeger Médecin gériatre, Physiologiste du vieillissement Centre Médical Européen Santé et Longévité-Paris > 3

3 Sommaire 3 Editorial Christophe de Jaeger 7 Actualités Le départ en retraite : top santé 10 Zoom Traitement hormonal de la ménopause et cancer : le débat continue 14 Enquête Santé, environnement, l ennemi intime 24 Mise au point Les centenaires, un défi pour la recherche biomédicale 28 En savoir plus Activité physique des seniors, des bienfaits assurés 32 Nouveaux produits 33 Quizz Président et directeur de la Publication Daniel Rodriguez Responsable de la collection Xavier Sédès Administration Brigitte Delort Rédacteur en chef Dr Christophe de Jaeger Coordinatrice éditoriale Gabrielle Guihery le Rolland Comité éditorial Pr Dominique Bonnefois Rousselot Pr Jacques Buxeraud Pr Patrick Cherin Rédacteurs Astrid Charlery Dr Yves Christen Marie Dirtsa Audrey Enes Dr Jean-Louis Guillet Dr Elena Voronska Dr Christophe de Jaeger Conception graphique Estela Ranchy, Cédric Thierry, Servane Olry Photographies Getty images, Fotolia Régie publicitaire Tél. : Retrouvez Magpatients sur Internet : Ce magazine est offert et diffusé dans les salles d attente et les pharmacies du groupement GIROPHARM Imprimé en France par Imprimerie de Champagne, Langres (52) Dépot légal : Février 2009 ISSN : Elsevier Masson SAS ; Tous droits réservés. Edité par Elsevier Masson SAS, Société par actions simplifiée au capital de RCS Nanterre B Siège social : 62, rue Camille Desmoulins, Issy-les-Moulineaux. Actionnaire unique : Elsevier Holding France Dossier Maladie d Alzheimer : le défi de notre nouveau siècle Interview de Hugues Aufray 17 Le saviez-vous? Vers une nouvelle jeunesse de la peau grâce aux hormones 30 34

4 Actualités Le départ en retraite : top santé > Le départ en retraite peut être une planche de salut ou une chute libre. Cependant, réfléchie et préparée, chacun peut réussir sa mutation. «Mon cadeau de départ en retraite offert par mes collègues était un bon pour des soins dans un centre de remise en forme, rapporte Colette, jeune retraitée. Comme j étais décidée à m occuper de moi, ça m a boostée tout de suite pour évoluer dans mes comportements». Résultat, Colette s est mise à l alimentation bio. Elle pratique la natation et se fait masser régulièrement. «Mais pour beaucoup de gens [le départ en retraite] c est vertigineux. En effet, il va falloir se guider soi-même», explique Philippe Hofman, psychologue*. Chacun va réagir différemment. Pour certains, le sentiment d inutilité pèse, engourdissant le jeune retraité. Là où certains voient la liberté, d autres voient une absence terrifiante de contraintes. Les répercussions sur la santé ne se font pas attendre. «Ma mère a commencé à se plaindre : les, Je suis fatiguée se sont transformés en maux de dos ou de dents, rien n allait. Maman somatisait», rapporte Virginie. Un conseil : anticiper la rupture Le séisme qui marque ce moment charnière doit se vivre comme une rupture, mais la connotation n est pas forcément négative. En effet, lors des sessions de préparation à la retraite, proposée par certaines entreprises, on oblige les participants à penser à cette rupture. Cela facilite l interrogation et l idée de changement de comportements. Les séminaires de préparation à la retraite on y propose une double information patrimoine et retraite et l intervention d un binôme médecin/ psychologue. - Le médecin sensibilise au mode de vie futur et insiste sur le vieillissement réussi qui induit une évolution des comportements. Il rappelle les examens médicaux importants et conseille sur la nutrition et l activité physique. - Le psychologue insiste sur la notion de rupture, sociale, de rythme, de sens à sa vie. Il aborde aussi les sujets du couple (sexualité, projet, vieillir à deux) et de famille (ascendants et descendants). proposé un bilan personnalisé psycho médicosocial dans un centre agréé avec une consultation médicale et un entretien psychologique. Depart en retraite 7

5 Actualités Le premier bon point est alors la réalisation du temps gagné. Une partie peut être consacrée à sa santé. En pratiquant un bilan médical, en effectuant les examens tant de fois reportés, le jeune retraité évalue sa situation sanitaire et peut agir pour préserver son capital santé. Il en est de même si une déprime compréhensible s installe, il faut réagir. Le Dr Philippe Desjardin, anime des sessions et reçoit ensuite de nombreux patients à l Observatoire du vieillissement à Paris : «Cette population a besoin de conseils personnalisés. Une consultation dédiée permet de faire de la prévention individuelle : activité physique, alimentation, sommeil». Ce médecin, voire un généraliste, peut ainsi prescrire une En espagnol, la retraite se dit «jubilacion». On devrait changer de mot en français, le nôtre est trop triste! ordonnance de prévention qui renvoie le patient vers un atelier diététique ou mémoire, une activité sportive et socialisante. Le deuxième atout santé du passage à la retraite est le déplacement de l énergie. Le jeune retraité peut investir dans une activité physique, comme Bernard 64 ans, fou de vélo qui a remonté un club dans son village. Patrick, retraité depuis deux ans, lui n entend pas «se flageller». Il fait le maximum de déplacements à pied confirme-t-il, mais il n a pas le sentiment de se forcer à pratiquer un sport. Les jeunes retraités d aujourd hui sont, à son image, plutôt en forme et veulent le rester. Leurs connaissances en santé les aident. Reste à convaincre les obstinés! Astrid Charlery * Auteur d Une nouvelle vie pour les seniors*albin Michel 2005 Questions... Et la retraite à 70 ans? Dr M.F. médecin du travail dans une collectivité territoriale L impact sanitaire du recul de l âge de la retraite dépend de plusieurs facteurs. D abord de l état général de santé de la personne. Si l individu de 65 ou 68 ans est en bonne santé et a envie de travailler, nous sommes dans la situation idéale. Deuxième point, les bonnes conditions d un départ à la retraite repoussé dépendent des capacités de la personne à supporter les contraintes de travail : ainsi, un conducteur d engin de 65 ans a plus de mal à récupérer après des horaires de travail décalés qu un jeune de 25 ans. C est donc à l employeur de réfléchir à l aménagement de postes des travailleurs âgés. Pour les «cols blancs», je dirais que l impact sanitaire dépend de leurs capacités à gérer leur stress et leur charge de travail et du fait qu ils aient ou non atteint leurs propres limites. De plus, sachant que les capacités cognitives, de mémorisation et de réactivité baissent forcément avec l âge, il faut trouver le bon équilibre entre stimulation et protection du travailleur. Par contre, les employés qui se trouvent dans l obligation de continuer à travailler pour cumuler leurs points de retraite, quel que soit leur poste, sont en général dans des situations d usure physique et mentale néfastes pour leur santé. 8 >

6 Zoom Traitement hormonal de la ménopause et cancer : le débat continue > «A la ménopause, qu est-ce qu une femme? Négligée de son époux, délaissée de ses enfants, nulle dans la société, la dévotion est son unique et dernière ressource.» Diderot. Le traitement hormonal de la ménopause a brutalement été remis en question à la suite d une publication scientifique américaine en 2002, étudiant les bienfaits et les effets secondaires des traitements hormonaux de la femme ménopausée. Un raz de marée médiatique mondial (tant grand public que médical), est apparu sans aucune mesure avec la réalité des publications scientifiques. Traitement hormonal substitutif et cancer du sein Les campagnes de dénigrement des traitements hormonaux de la ménopause ont porté sur l augmentation du risque de présenter un cancer du sein. L information médiatique a déformé l importance du risque d une part, et d autre part a fait l amalgame entre différents cancers du sein, mortels pour certains, de très bon pronostic pour la plupart des cancers apparu après la ménopause. L étude des résultats scientifiques de la publication américaine montre que le risque de présenter un cancer du sein chez les femmes traitées correspond à 8 cancers du sein supplémentaires diagnostiqués chaque année pour femmes traitées. Ce risque très faible sur le plan statistique n est pas différent du risque représenté par une première grossesse chaque gynécologue en Europe et aux Etats Unis sait combien aujourd hui, nombre de femmes envisagent leur première grossesse à cet âge, sans qu aucun médecin n ait la moindre envie de les inquiéter sur ce point. Par ailleurs, plusieurs études scientifiques ont montré que l exercice physique régulier après la ménopause (trois séances de ¾ d heure par semaine de marche rapide) diminuait le risque d apparition de cancer du sein, dans les mêmes proportions que l étude américaine montrant l augmentation du risque avec le traitement hormonal de la ménopause. Ces campagnes ont amalgamé les cancers du sein de pronostic réservé, aux cancers du sein de très bon pronostic, tels que ceux dépistés après l installation de la ménopause. Dans les vingt dernières années, le nombre de cancers du sein dans le monde entier a nettement augmenté, touchant à la fois des patientes jeunes jusqu à 10 >

7 Zoom présent indemnes de cancer du sein, et des femmes ménopausées. Augmentation pour ces dernières due au fait d une espérance de vie allongée, mais surtout de la mise en place de protocoles de dépistage systématique. Ainsi, alors que le nombre de cancers du sein déclaré a ans, la mortalité liée à ces mêmes cancers du sein est restée stable, témoignant de l amélioration notable des résultats, tant en matière de précocité du diagnostic, qu en matière d impact des traitements. Cette amélioration est particulièrement remarquable chez les patientes ménopausées présentant un cancer du sein ; plus de 8 patientes sur 10 ayant une tumeur de moins de 2 cm étant vivantes avec dix ans de recul Toute la communauté scientifique a confirmé que les traitements hormonaux de ménopause ne pouvaient pas être responsables de l apparition d un cancer du sein, mais seulement modifier l évolution de certains cancers sensibles aux apports hormonaux. Enfin, l analyse précise de l étude américaine a permis de définir que le risque accru de cancer du sein chez les patientes traitées était lié à l utilisation d un progestatif artificiel peu ou pas utilisé en Europe. En Europe, les traitements de la ménopause utilisent préférentiellement des hormones naturelles, dont plusieurs études ont confirmé qu elles n augmentaient pas le risque de présenter un cancer du sein. Traitement hormonal substitutif et autres cancers Les cancers du col de l utérus et des ovaires ne sont pas modifiés par les traitements hormonaux. La réalisation de frottis cervicaux à intervalle régulier permet de dépister les lésions précancéreuses du col utérin et de diminuer le nombre de cancers du col chez les patientes régulièrement suivies. Le cancer du corps de l utérus, dont la fréquence augmente avec l âge et le poids des patientes, voit son incidence diminuer lors de la prescription de traitements hormonaux de la ménopause, associant œstrogène et progestérone naturels. Enfin, toutes les publications concernant les traitements hormonaux substitutifs, que ce soit avec des hormones artificielles telles qu aux Etats Unis, ou des hormones naturelles telles qu en Europe, ont montré une diminution nette des cancers du côlon chez les patientes traitées. Or le cancer du côlon en Europe est le troisième cancer en fréquence chez la femme. Son pronostic est beaucoup plus réservé que celui du cancer du sein. 11

8 Zoom Ménopause et disparition des hormones «L on voudrait nous faire croire que la ménopause est l antichambre de la décrépitude. Tout peut vous arriver à 50 ans, l amour, le désamour, un nouveau métier, la découverte d un art. Comment accepter d être mise sur la touche pendant le quart de sa vie?» Benoîte Groult (Mon évasion). La ménopause traduit l arrêt complet du fonctionnement de l ovaire à la cinquantaine (48-55 ans). Il s agit d un phénomène naturel de vieillissement de l ovaire. La disparition des hormones sexuelles se traduit par de nombreux symptômes, certains seulement gênants, d autres potentiellement graves compte tenu de l espérance de vie actuelle en Europe et de la durée de vie sans apport hormonal. La disparition des œstrogènes a des conséquences très importantes sur deux appareils : Le système osseux et l ostéoporose La disparition des œstrogènes entraîne une fragilisation progressive de la densité osseuse, pouvant aboutir à des fractures spontanées ou à la suite de chutes minimes (fractures du poignet, tassements vertébraux, fractures du col du fémur). L ostéoporose constituée est responsable d une altération importante de la qualité de vie, pouvant aboutir à la mort de la personne. La solidité osseuse peut être appréciée par un examen simple (ostéodensitométrie) L appareil cardio-vasculaire Les femmes sont protégées des maladies cardio-vasculaires par les œstrogènes. Le risque cardio-vasculaire rejoint celui des hommes vers 65 ans si la ménopause n est pas traitée, surtout s il existe d autres facteurs de risques de maladie cardiovasculaire, tels que le tabac et le surpoids. Le traitement hormonal de la ménopause : un grand progrès de la médecine moderne La période d installation de la ménopause est une période idéale pour faire le point. Faire le point sur son capital santé, sur les facteurs de risque et les comportements individuels pouvant interférer sur la qualité de vie (poids, tabagisme, antécédents médicaux). Faire le point sur les possibilités de traitement du déficit hormonal de la ménopause, qui aura pour objectif de corriger tous les troubles dépendant de l absence d œstrogène (prescription d hormones naturelles), tout en prévenant les complications aggravées par l espérance de vie aujourd hui en Europe (ostéoporose et maladies cardio-vasculaires). La correction des facteurs de risque : tabac, poids, associés au traitement médical de la ménopause de façon indéfinie, comme l ont rappelé les spécialistes lors du congrès de Madrid en mai 2008 (ME.NO.PAUSE) permet à chaque patiente de vieillir sereinement en gardant toutes ses capacités psychologiques et physiques le plus longtemps possible. Dr Jean-Louis Guillet Clinique Internationale du Parc Monceau- Paris 17 e Pour en savoir plus sur le sujet RDV à l adresse suivante : 12 >

9 Enquête Santé, environnement, l ennemi intime Top 10 Top 10 de perception de gravité des risques sur la santé Les Français sont : 67,7 % à estimer que l amiante représente un risque très élevé 48,5 % pour le monoxyde de carbone 43,1 % peinture au plomb 42,8 % exposition au soleil 33,0 % pollution de l air extérieur 29,4 % légionelloses 25,8 % pollution des sols 21,0 % produits ménagers, de bricolage ou de jardinage 20,3 % bruit 20,0 % incinérateurs Sources : Baromètre santé environnement 2007 INPES/ Assurance Maladie > Entre le plomb, les ondes des portables, l oxyde de carbone, les pesticides les hommes survivent. Mais de vraies réflexions sur les nuisances collectives se font jour. 50 % des Français de 55 à 75 ans se disent sensibles à l environnement. Sur une échelle allant de 1 à 10, les ans s attribuent une note de 7,65 de sensibilité à l environnement, alors qu elle n est que de 6,95 question de sensibilité sousentend un questionnement sur des notions liées aux qualités de l eau, de l air, des sols, aux critères de bruit, de pollution etc. mais aussi des réflexions plus larges comme l état de la planète à léguer aux générations futures ou encore la protection de la nature, deux sujets spontanément cités par les Français quand on leur parle d environnement. Si on se concentre sur le thème santé et environnement, l ensemble de la population s estime plutôt bien informée, sachant que son niveau d information s améliore avec l âge. «La locomotive du Plan santé environnement, lancée par le gouvernement en juin 2004 trace sa route, expliquant en partie cette sensibilisation des Français à ce nouveau rapport», explique Pierre Arwidson, 14 >

10 Enquête directeur des affaires scientifiques à l Institut National de Prévention et d Éducation pour la Santé. Etre informés Cet intérêt des Français pour le lien entre la santé et l environnement est doublement favorisé : par une prise en charge collective de santé publique, sous forme d information, de prévention, de principes de précaution, mais aussi par l investissement individuel lié à une prise de conscience et un bon accès à l information. A ce niveau, le Baromètre santé INPES environnement fait apparaître une amélioration des connaissances au fur et à mesure qu on avance dans les classes d âge. Ainsi les jeunes de 26 ans sont seulement moins d un tiers à se déclarer plutôt bien informés sur les risques liés aux peintures au plomb, alors que les seniors de 65 ans et plus, sont plus de 70 % à se considérer comme bien informés sur le sujet. En parallèle, la valeur de l information sur la qualité de l eau du robinet ou sur le monoxyde de carbone suit la même pente ascendante. Seules les thématiques de pollution de l air et d utilisation des téléphones portables semblent toucher de la même manière jeunes adultes et seniors. Signaux d alerte santé Même si les facteurs de vulnérabilité diffèrent d un individu à l autre, il est constaté aujourd hui que la qualité de l eau, de l air et des sols, les nuisances et les changements climatiques favorisent l apparition de maladies comme les cancers, les allergies, l asthme, le stress Le cancer est d ailleurs la maladie liée à l environnement qui inquiète le plus les Français. Une personne sur quatre estime avoir un risque plutôt élevé de développer un cancer lié à l environnement. L Institut de Veille Sanitaire estime que 5 à 10 % des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux. L OMS les estime, elle, à 19 %! L INCA (Institut National Contre le Cancer) publie régulièrement des documents et outils d information et de prévention sur le risque solaire, les dangers chimiques comme les déodorants, les produits d entretien ou de jardinage, les précautions d utilisation des téléphones portables ou encore sur les pollutions intérieures souvent citées, comme le tabac et le plomb. La conscience des impacts de ces facteurs environnementaux, ensuite, varie selon l âge, le sexe, l intérêt personnel et les a priori. «Je pense que la qualité de l eau du robinet ne s est pas améliorée et qu elle provoque des maladies», explique Jean, 74 ans récemment interpellé par une légionellose qui a touché un couple d amis et les a conduits à l hôpital ; une idée fausse en l occurrence, puisque l eau est de meilleure qualité qu il y a 20 ans - même si des incidents surgissent ponctuellement - mais une idée bien inscrite dans les esprits. Le bruit, lui aussi, a une place à part chez les seniors. Souvent perçu comme une nuisance secondaire pour l ensemble de la population, les âgés considèrent au contraire que celui-ci constitue un risque très élevé pour la santé. En cause, principalement, la circulation routière et le voisinage. Enfin, paradoxalement, alors que la qualité de l air influe sur la santé des enfants et des âgés, ces derniers*, se déclarent moins préoccupés du risque sanitaire et des effets délétères de l air pollué et du monoxyde de carbone. Peut-être une conséquence d une baisse de la sensibilité de l odorat liée à l âge? Astrid Charlery * Baromètre Santé Environnement INPES INCA Institut National Contre le Cancer : rubrique la santé publique puis prévention Baromètre santé environnement 2007 : sante.fr rubrique catalogue En savoir plus 15

11 Dossier Maladie d Alzheimer : le défi de notre nouveau siècle > La maladie d Alzheimer est l une des 72 maladies qui peuvent se révéler par des troubles de la mémoire. La maladie d Alzheimer est certainement la cause la plus fréquente de démence. La maladie d Alzheimer est certainement la cause la plus fréquente de démence, mais ce n est pas la seule et surtout, dans la grande majorité des cas, il existe des atteintes mixtes (deux ou trois maladies peuvent toucher en même temps notre cerveau). Il existe aujourd hui de nombreuses possibilités thérapeutiques qui peuvent, si la maladie est diagnostiquée à temps, stabiliser voire améliorer les symptômes. L enjeu fondamental est donc un diagnostic le plus précoce possible de la maladie : le dépistage précoce, comme pour les cancers, est l élément majeur de l efficacité thérapeutique. Croire qu il est normal de perdre la mémoire à 60/70 ans et banaliser les «oublis» que certains qualifient de bénins est une véritable «non assistance à personne en danger». Un oubli ne peut être qualifié de bénin que si un bilan médical spécialisé est réalisé et qu il s avère rassurant. Chacun aujourd hui, doit garder en tête cette évidence : le dépistage précoce! Ce dépistage est de la responsabilité de chacun. Nous avons tous, les uns et les autres, des parents, des cousins, des amis, des voisins qui ont des troubles de la mémoire immédiate. Ces troubles, qui parfois, nous font rire, parfois, nous émeuvent, et dont on tente, à tort, de minimiser l importance. Une perte de mémoire est comme du sang dans les selles, un symptôme qui doit nous faire réagir et consulter en milieu spécialisé, car il peut s agir de simples hémorroïdes ou d un cancer... Manifestations de la maladie d Alzheimer La première chose qui est frappante, c est l aspect insidieux. L oubli paraît totalement banal. Lorsque l on en parle autour de soi, tout le monde, vous dit : «c est normal, c est l âge, il n y a rien à faire». Les quelques «pannes» de la mémoire vont alors évoluer, toujours progressivement, insidieusement. Au-delà d un certain stade «on oublie qu on oublie»! C est la phase la plus dangereuse, car toute envie de consultation disparaît avec l anxiété qui était liée aux premiers oublis. Alors, le temps passe, jusqu au moment où l entourage des personnes touchées finit par s inquiéter devant de multiples appels téléphoniques pour la même raison, devant des questions incessantes ayant déjà reçu des réponses, devant, parfois, une négligence pouvant entraîner des dangers pour autrui (gaz, conduite automobile...). Tout ce qui s est passé récemment, dans les dernières heures ou jours, n est conservé en mémoire que par 17

12 Dossier morceaux ou alors totalement oublié. Les patients atteints ne peuvent rien apprendre de nouveau. Par contre, la mémoire des faits anciens et très lointains reste encore relativement longtemps conservée chez beaucoup de patients, ce qui pour beaucoup est la preuve que la mémoire n est pas touchée. Il s agit là d un fait faussement rassurant, car c est toujours la mémoire immédiate, la plus fragile, qui est atteinte dans ce type de maladie. Ce n est que dans les stades avancés que les souvenirs anciens, ceux de la jeunesse, sont perdus inexorablement. Mais la mémoire n est pas le seul symptôme qui doit faire évoquer une maladie du cerveau. Certains patients présentent par exemple dans un premier temps une atteinte du langage (réduction du vocabulaire, débit plus lent ) ou de la reconnaissance. Les capacités de calculer, de gérer un budget, de payer ses factures ou ses impôts deviennent rapidement un problème. La perte de l orientation dans le temps et/ou l espace est également un mode de révélation de la maladie. Elle effraie souvent plus que de simples troubles de mémoire. Certains deviennent fébriles et se comportent comme s ils étaient en permanence en train de chercher quelque chose, sans d ailleurs réellement savoir quoi. Lorsque la maladie devient plus sévère, les patients vont se perdre, confondre le jour et la nuit, etc. Avec l évolution de la maladie, les perturbations des fonctions cérébrales augmentent et empêchent de plus en plus la poursuite d une vie indépendante. La marche est l une des dernières fonctions qui se perd. Elle précède la grabatérisation et la fin. Que se passe t-il au niveau du cerveau? Le cerveau normal Le cerveau est constitué d environ 100 milliards de cellules qui sont reliées entre elles par un réseau extrêmement compliqué de liaisons. On estime que chaque cellule nerveuse (neurone) possède jusqu à connexions (synapses) pour communiquer avec d autres cellules nerveuses. On distingue dans le cerveau deux couches : la substance grise et la substance blanche. L écorce cérébrale, ou cortex, contient les cellules ou neurones. C est ce qui lui donne sa couleur grise et son nom de substance grise. Sous l écorce, la substance blanche est constituée par les prolongements des neurones et par d autres sortes de cellules qui assurent le soutien du tissu cérébral. Ces autres cellules sont responsables de la nutrition et du métabolisme des cellules du cerveau, elles s occupent également de 18 >

13 réparer les tissus cérébraux endommagés. On trouve également des vaisseaux sanguins extrêmement fins, qui apportent jusque dans les tissus les plus reculés l oxygène et les éléments nutritifs, principalement du glucose, mais apportent également les éléments constitutifs des cellules. Les mêmes vaisseaux sont bien entendu nécessaires pour éliminer le gaz carbonique, qui résulte de la respiration cellulaire, et pour éliminer également tous les déchets provenant du métabolisme des cellules. Le cerveau est un organe extrêmement actif, et toutes ces structures participent à cette intense activité. Le cerveau malade Lors de maladie d Alzheimer, certaines cellules nerveuses du cerveau meurent. Il s ensuit une diminution de la substance grise. Dans les neurones malades, certaines protéines (amyloïdes) se développent et attaquent la surface des cellules, les rendent perméables à des substances toxiques. Des structures anormales se développent également à l intérieur des cellules nerveuses : par exemple les neurofibrilles. Les cellules dégénèrent et meurent en formant de petits amas, les plaques. La fonction du réseau de cellules nerveuses est perturbée. Les connections avec d autres cellules nerveuses et la communication des informations sont interrompues. La disparition des cellules concerne différents systèmes de cellules nerveuses, mais avant tout, les neurones appelés cholinergiques. Il en résulte un manque de différents messagers entre les cellules (neurotransmetteurs), en particulier un manque d un neurotransmetteur : l acétylcholine, et ceci, surtout dans l écorce cérébrale. Les parties du cerveau qui sont par exemple responsables de la respiration ou de la circulation, et qui sont donc vitales, continuent cependant de travailler normalement. Ce sont surtout les régions du cerveau qui sont responsables des fonctions intellectuelles supérieures qui sont les plus concernées par la perte des cellules nerveuses : celles qui règlent la mémoire, le langage, la pensée, l orientation, la connaissance et la reconnaissance des objets Les facteurs de risque Les facteurs de risque de maladie d Alzheimer sont multiples, mais un facteur de risque n est pas un facteur de certitude. Seul un médecin spécialisé pourra, en fonction de votre histoire sanitaire et de celle de votre famille, donner à chaque facteur son importance réelle. 19

14 Dossier 1/ Importance de l âge : environ 1 % des personnes de 60 à 65 ans souffrent d une démence. Cette proportion sonnes âgées de 80 à 84 ans, et au-dessus de 85 ans elle est même de 21 %. A peu près la moitié des malades d une démence recevront le diagnostic de maladie d Alzheimer. En fait ces chiffres sont probablement très sous-estimés. L âge est donc un facteur important. Plus notre cerveau vieillit, plus celui-ci devient fragile et sensible aux affections. Cette sensibilité accrue s explique facilement par l installation progressive tout au long de la vie de multiples carences (nutritionnelles, neurostéroïdiennes, hormonales ) qui vont fragiliser le cerveau. 2/ Style de vie : on a trouvé une relation entre les traumatismes crâniens répétés et graves (par exemple chez les boxeurs) et le développement d une démence d Alzheimer. 3/ Sexe : il n existe pas de différence de risque entre homme et femme. 4/ Origine socio-économique : les études récentes n ont pas retrouvé de différences significatives entre les origines sociales des personnes atteintes de maladie d Alzheimer. 5/ Les toxiques : l aluminium et le mercure (amalgames dentaires) sont souvent incriminés dans la maladie d Alzheimer. Il s agit d une problématique toujours en discussion. 6/ La génétique : l existence de formes familiales de maladie d Alzheimer montre qu il peut exister un facteur génétique certain. Mais ces formes familiales surviennent précocement (avant 65 ans) et sont très rares. Il existe trois mutations génétiques (chromosomes 1, 14 ou 21). 20 >

15 Dans les autres formes de maladie d Alzheimer, dites épisodiques, on a identifié un gène de prédisposition : le gène APOE qui se situe sur le chromosome 19 et qui code les instructions pour produire l apolipoprotéine E. On a pu démontrer que l allèle fois plus souvent chez les patients atteints d Alzheimer que chez des personnes du même âge en bonne santé. Critères d un syndrome démentiel La maladie d Alzheimer appartient au groupe des démences. Mais, en médecine, la démence n a rien à voir avec la folie ou les maladies psychiatriques. La démence est caractérisée par un certain nombre de symptômes : Des troubles de la concentration, Une perte de mémoire, Une désorientation dans le temps, dans l espace, Des troubles du langage, Des troubles de la reconnaissance, Une imprévoyance, une absence de planification, Des anomalies des mouvements volontaires, Une perte de la capacité de jugement, Une perte de la capacité d abstraction. Ces symptômes traduisent des atteintes des fonctions supérieures. Pour être significatives, plusieurs fonctions doivent être touchées. L intensité de l atteinte doit être telle que la capacité de travail, ainsi que les activités personnelles de la vie quotidienne, sont perturbées. Beaucoup de gens continuent à prétendre que le vieillissement normal peut également conduire progressivement à une démence. Cette opinion est fausse et dangereuse, car elle aboutit à une négligence de certains symptômes et donc à un retard de diagnostic et donc de traitement. La maladie d Alzheimer : seule en cause dans les troubles de la mémoire? En réalité, la maladie d Alzheimer est l une des 72 maladies pouvant toucher le cerveau et se révéler par des troubles de la mémoire ou des fonctions supérieures. Normalement, on ne peut poser le diagnostic de maladie d Alzheimer qu après avoir recherché les 71 autres affections! Il s agit donc toujours aujourd hui d un diagnostic d élimination. La prévention estelle possible? Depuis longtemps, les médecins recherchent des moyens de prévention. Certaines observations sont prometteuses, parmi elles : 1/ l activité physique L activité physique, quelle qu en soit la Le département des Hauts-de-Seine, semble à la pointe de l innovation en matière de prise en charge des malades Alzheimer. De l idée initiale à l essaimage, tour d horizon avec Marie-Cécile Ménard, Conseillère générale déléguée aux personnes âgées. 18 % de la population du département a plus de 60 ans, soit personnes sont déclarées Alzheimer. Un plan départemental Alzheimer a été mis en place sous l égide du Pr Bruno Dubois, neurologue avec 4 priorités : favoriser le diagnostic précoce au travers de consultations développées par les équipes médico-sociales pour les personnes qui perçoivent une APA (Allocation Personne Agée), soutenir financièrement les aidants hébergeant un malade au développer l accueil de jour dans les EPHAD d ici fin 2009, soit atteindre le chiffre de 222 places pour accueillir et stimuler les patients et soulager les familles, enfin donner accès aux aidants naturels, à l hébergement temporaire de leur parent Alzheimer, pour qu ils puissent prendre quelques jours de congé. Si le département des Hauts-de-Seine est pilote, on assiste sur l ensemble du territoire à une sensibilisation à travers la mise en place du Plan national Alzheimer, Ce sont les Pôles Solidarité des Conseils généraux qui doivent reprendre les idées et développer des aides et prises en charge. Renseignez-vous à l Hôtel du département. Propos recueillis par Astrid Charlery CG92/Olivier Ravoire interview 21

16 22 > Dossier forme et le rythme, a un effet protecteur. Le Dr Constantine Lyketsos, épidémiologiste de l Université Johns Hopkins, a montré que les personnes âgées qui restent actives dans de multiples domaines, - marche, danse, jardinage, gymnastique, jeux de société - sont beaucoup moins touchées par les démences que les personnes sédentaires. Fait encore plus remarquable, l étude souligne que cet effet protecteur n est pas lié à l intensité physique de l effort accompli mais à la diversité et à la richesse sociale et cognitive des activités pratiquées. «Ce n est pas nécessairement l énergie que vous déployez, mais plutôt la diversité qui compte», explique l auteur principal de l étude. Selon le docteur Stephen Snyder, directeur du programme sur Alzheimer à l Institut National du Vieillissement, «On savait déjà que dans le cerveau humain qui vieillit les dépôts de beta-amyloïdes augmentent. Mais cette étude nous indique qu il est possible de réduire sensiblement le développement de ces dépôts par un simple exercice physique quotidien, en tout cas chez la souris.» Bien qu on ne comprenne pas encore tous les mécanismes neurobiologiques par lesquels se produisent ces effets protecteurs, toutes ces études sont passionnantes parce qu elles montrent clairement que la pratique quotidienne d exercices physiques et mentaux diversifiés peut prévenir de manière puissante, indépendamment des autres facteurs de risque, le déclin cognitif et l apparition de la maladie d Alzheimer et sans doute aussi d autres maladies neurodégénératives. Ces recherches montrent également à quel point notre corps et notre esprit sont indissociablement liés et constituent une entité globale dont nous commençons seulement à entrevoir l extraordinaire complexité et les fantastiques capacités de régénération. 2/ l activité psychique Garder son cerveau en éveil. Toujours le faire travailler. S intéresser à de nouveaux domaines. Apprendre quel que soit son âge, etc. sont autant de pistes qui permettent à votre cerveau de mieux se défendre et de stimuler cette extraordinaire capacité : la plasticité neuronale. 3 / Les adjuvants à une bonne santé cérébrale Certains traitements pourraient améliorer le fonctionnement cérébral ou contribuer à sa protection. Nous développerons ce sujet spécifique dans un prochain numéro. Le bilan médical Il est indispensable pour faire le diagnostic entre les différentes causes possibles d atteintes cérébrales. Plus le diagnostic est précis, plus le traitement prescrit sera adapté et donc aura de chances d être efficace. Le bilan se décompose en plusieurs phases. Dans un premier temps, il faut affirmer l atteinte des fonctions cognitives (mémoires, praxies ). Ces tests sont indispensables dans la mesure où la mémoire est une fonction très subjective. Il nous faut donc des éléments objectifs qui seront utiles au diagnostic et également au suivi du patient. Une fois l atteinte mnésique (mémoire) clairement mise en évidence,

17 le médecin doit rechercher les différentes causes possibles. Cette recherche nécessitera la réalisation d examens de neurophysiologie (cartographie cérébrale, potentiels évoqués), de morphologie cérébrale (scanner ou imagerie par résonance magnétique), d une biologie spécialisée, etc. D autres examens peuvent être réalisés en fonction des centres et de leurs équipements. Le diagnostic de maladie d Alzheimer repose donc sur toute une série d examens permettant essentiellement d éliminer toutes les autres causes de démence. Il n existe pas encore aujourd hui de test diagnostique de certitude, hormis l examen microscopique du cerveau, qui ne peut être réalisé qu après le décès du patient. Néanmoins, on atteint dans les centres spécialisés une bonne fiabilité diagnostique de l ordre de 95 à 97 %. Les traitements actuels Lorsque le diagnostic est correct, la mise en place d une stratégie thérapeutique comportant des anti-cholinestérasiques est efficace sur la symptomatologie, dans la plupart des cas. Même s il ne s agit le plus souvent que de retarder la maladie, ce retard est bon à prendre pour le patient et sa famille. Si la maladie d Alzheimer est associée à d autre(s) diagnostic(s), chacun doit bénéficier d un traitement spécifique. La maladie d Alzheimer est une pathologie qui fait peur. Les images de déchéance véhiculées par les médias sèment la terreur chez les patients et les familles. Ces images qui devraient amener, au moindre doute, toute personne à consulter ou à faire consulter, conduisent certains à une attitude de retrait, voire accentuent le déni de la symptomatologie, aboutissant aux retards de diagnostic si préjudiciables au patient. Plus le diagnostic est précoce, plus nous sommes capables d agir efficacement sur la maladie cérébrale. Le dépistage est donc primordial et chacun doit y participer : patients, familles, professionnels de santé. Savoir permet d agir et d être efficace. Chacun a sa place dans ce dispositif pour nous aider à remporter cet extraordinaire défi. Dr Christophe de Jaeger Médecin gériatre, Centre Mémoire Centre d Evaluation Gérontologique, Paris. Toute personne désireuse de se faire dépister peut prendre contact avec le Centre Local d Information et de Coordination (CLIC) de sa mairie. Celui-ci orientera vers la structure la plus proche du domicile effectuant des tests mnésiques. Votre mémoire ou celle d un proche vous inquiète? venez tester gratuitement votre mémoire perte de certains objets oubli de noms certains mots ne reviennent pas rendez-vous oubliés peur de la maladie d Alzheimer Ne restez pas dans l incertitude Le centre mémoire du centre d'évaluation gérontologique vous propose, en collaboration avec le ministère de la santé, la mairie du 16 ème et l ordre des pharmaciens, un dépistage gratuit. La marche à suivre est simple : vous prenez rendez-vous au pour un dépistage gratuit de votre mémoire. Les tests durent environ 20 minutes. Vous devez vous munir de la dernière ordonnance de votre médecin traitant. Les résultats de vos tests sont ensuite envoyés, avec votre accord, à votre médecin traitant qui conviendra avec vous de la suite à donner à ces tests. Centre mémoire Centre d evaluation gérontologique Association régie par la loi du 1 er juillet , rue de l Yvette paris Tél. :

18 Les centenaires Les centenaires : un défi pour la recherche biomédicale > La médecine voit le monde par son mauvais côté : en étudiant ce qui va mal, les maladies. On comprend aisément les raisons de ce choix. Mais ne devrions-nous pas, aussi, nous intéresser à ce qui va bien? C est cette démarche positive qui a présidé à l esprit de l enquête sur «le secret des centenaires» initiée par la Fondation Ipsen en 1990, pour s achever dix années plus tard. Les centenaires et les super centenaires (ceux qui atteignent les 110 ans) détiennent effectivement un secret extraordinaire, plus remarquable que tous les progrès de la médecine moderne. Reste à le décoder et ce n est, bien entendu, pas une mince affaire. Il y avait quelque logique à ce que l initiative vienne de France : nous détenons non seulement une longévité moyenne considérable (quoique les Japonais occupent une position encore plus enviable dans la hiérarchie du vieillissement réussi) mais nous avions aussi et nous avons toujours le record mondial de longévité, celui de Jeanne Calment. Deux leçons générales mais essentielles L enquête sur le secret des centenaires n a pas permis de découvrir une sorte d élixir mystérieux. Nul du reste ne croyait véritablement à l existence d un tel Graal. Il s agissait surtout d initier une dynamique de recherche. Si on en reste au rapport sur cette enquête, il est déjà permis de dégager quelques enseignements d importance. Le premier d entre eux est justement qu il n existe pas une recette unique et précise. Après tout, on aurait pu imaginer que ces bénéficiaires de la vie se recrutent très préférentiellement parmi les 24 >

19 Mise au point grands (ou les petits), les blonds (ou les bruns), les gens du sud (ou ceux du nord), les végétariens (ou les carnivores), les porteurs du groupe sanguins A (ou les B), etc. Il n en est rien et ceci démontre le caractère multifactoriel de cette prédisposition. La seconde leçon très générale que l on peut tirer tient au fait que les centenaires ne sont pas des épargnés des difficultés de la vie. Ils ont connu deux guerres mondiales, parfois la faim, la plupart du temps le deuil du conjoint, etc. et ce dans un contexte de prise en charge sociale qui n a pas toujours été ce qu il est aujourd hui. Il ne s agit pas ici d une évidence, car une façon simple d atteindre le grand âge aurait pu être la chance, le fait de passer à travers les problèmes. Tel n a pas été le cas et ceci nous conduit à mettre l accent sur le rôle essentiel de la «résilience» : fait que la non survenue des problèmes est moins importante, moins vitale, que la façon d y faire face. La quête des «bons» gènes La génétique et la biologie moléculaires servent désormais de guide à la recherche médicale. Il en va logiquement de même sur le terrain de la grande longévité. L existence de facteurs génétiques ne fait ici guère de doute et l exemple de quelques paires de jumeaux monozygotes (possédant la même hérédité) l illustre à l évidence. Il s agit cependant d un déterminisme complexe. Dès le lancement de l étude sur le secret des centenaires, une première découverte essentielle a été faite au CEPH, à Paris 1 : le gène de l apolipoprotéine E joue un rôle déterminant. L allèle* apoe 4 est plus rare chez les centenaires et l allèle* E2 semble bénéfique. Ce résultat est à rapprocher de ce que l on sait par ailleurs : E4 est associé à un risque accru de maladie d Alzheimer et de pathologie cardio-vasculaire. Une fois encore, il ne faut surtout pas se représenter ce gène comme une assurance sur la longue vie. Le génotype pour l apolipoprotéine E est ici un facteur important mais certainement pas le seul. Depuis cette découverte initiale, bien d autres ont eu lieu, en particulier au cours de l année La recherche sur l homme se trouve ici considérablement aidée par les investigations sur des espèces animales de choix, tout particulièrement un modeste ver nématode et la mouche drosophile. Ces travaux ont tout particulièrement conduit à mettre le doigt sur une voie de signalisation moléculaire, celle de l insuline et du facteur de croissance apparenté à l insuline, l IGF 1 (pour insulin-like growth factor 1). Elle constitue une véritable plaque tournante de toute la machinerie métabolique et pas seulement de maladies comme le diabète ou certains cas de nanisme. D ailleurs, le gène de l IGF1 est remarquablement bien conservé tout au long de l évolution des espèces, ce qui témoigne de son importance. Plusieurs mutations influençant la durée de la vie, et notamment la longévité maximale, affectent cette voie. Des travaux menés sur la souris à l Hôpital Saint- Antoine 2 (Paris) ont montré que cette dernière jouait 25

20 Mise au point aussi un rôle essentiel chez les mammifères. Restait, en bonne logique, à vérifier son impact dans l espèce humaine. Comme toujours, ce fut sensiblement plus complexe. Mais deux découvertes très récentes nous apportent un éclairage intéressant à cet égard. En mars dernier, deux équipes à New York et Los Angeles, ont fait état de leurs données sur le gène du récepteur à l IGF1. Ils se sont intéressés à une population relativement précise, en l occurrence des centenaires juifs Ashkénazes, ainsi que leur descendance. Il apparaît que, non seulement les niveaux sanguins d IGF1 sont relativement élevés chez ces sujets, mais qu il existe un excès de mutations sur le récepteur correspondant, lequel semble fonctionner moins efficacement. Les individus concernés présentent en outre une taille plutôt faible ce qui correspond aux données animales : un déficit fonctionnel en hormone de croissance et en IGF1 se traduit par une moindre taille et une longévité accrue. Plus récemment, une équipe d Honolulu a détecté une autre association génétique en rapport avec la même voie métabolique. Sur des populations très âgées, mais non centenaires, de Hawaii et du Japon, ces chercheurs ont montré que le génotype associé à la longévité humaine. Toutes ces découvertes nécessitent confirmation. On est cependant en droit de parier que les variations génétiques associées à la voie de l insuline et de l IGF1 exercent une grande influence sur la durée de la vie et que plusieurs autres ne devraient pas tarder à être identifiées. Le rêve de Faust : peut-on manipuler la durée de la vie? Ces observations débouchent sur une évidente question : peut-on influencer la longévité humaine? Si le déterminisme génétique joue un rôle réel, peut-on changer la donne? Les experts tendent aujourd hui à donner une réponse positive à cette audacieuse question. Jusqu à une date récente, nous pensions la longévité maximale spécifique de l espèce, et difficilement modifiable. Nous savions la durée de vie moyenne très plastique : elle n a cessé d évoluer positivement tout au long de l histoire. Mais la durée de vie maximale semblait fixe pour l éternité. Les démographes ont récemment remis en cause cette façon de voir. Si certains croient la limite déjà presque atteinte dans des pays comme la France ou le Japon, un chercheur d origine américaine 4 a montré, graphiques à l appui, que les records de longévité se décalent régulièrement dans le temps. Il pense que la réalité des chiffres doit nous convaincre de l absence de limite. Le débat n est pas clos, mais les expériences animales suscitent un certain optimisme. Des produits d origine végétale comme le resvératrol du vin et les flavonoïdes issus des plantes constituent d excellents candidats. Quelques molécules antioxydantes de synthèse sont aussi à l essai. Elles ne seront pas faciles à évaluer dans l espèce humaine si les chercheurs doivent les tester pendant un siècle avant de pouvoir nous dire quelle longévité nous pouvons - raisonnablement? - espérer Dr Yves Christen Président de la Fondation IPSEN * Rappelons que chaque gène peut se présenter sous diverses versions. C est ce qui explique les différences individuelles. Les variations d un même gène s appellent des allèles. Dans le cas de l apolipoprotéine E, on connaît, chez l homme, trois allèles : E2, génétique est porté par des paires de chromosomes, nous possédons deux allèles de chaque gène. Un individu peut donc être E4/E4, l'institut Max- Planck à Rostock (Allemagne) 26 >

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