LES DIFFÉRENTS ASPECTS DE LA CANCÉROLOGIE. Formation destinée aux Aides Soignantes 19 mars 2015 Nicole MOREL Réseau ONCOLIE

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1 LES DIFFÉRENTS ASPECTS DE LA CANCÉROLOGIE Formation destinée aux Aides Soignantes 19 mars 2015 Nicole MOREL Réseau ONCOLIE

2 PLAN 1. Cancérogénèse/Définition 2. Les causes connues 3. Epidémiologie 4. Prévention 5. Dépistage 6. Les examens d investigation 7. Les traitements 8. Cancer et vie au quotidien

3 CANCÉROGÉNÈSE Définition Ensemble de phénomènes ou d'événements qui conduisent à la transformation d'un tissu physiologique (normal) en tissu cancéreux Accumulation d altérations génétiques Acquisition progressive des propriétés des cellules cancéreuses

4 Définition QU EST-CE QUE LE CANCER? Perte de contrôle accidentelle de la régulation des cellules qui aboutit à une prolifération anarchique. Une tumeur est le résultat de la multiplication désordonnée des cellules d un tissu ou d un organe qui envahissent les tissus voisins en détruisant les capsules de séparation provoquant ainsi des métastases. Le risque augmente avec le vieillissement des cellules qui peut être accéléré par l environnement (tabac, soleil,etc.) il existe plus rarement une prédisposition familiale

5 Une cellule c est comme une cerise : Il y a un noyau dedans ADN et dans le noyau il y a l information génétique (l ADN, les gènes support de l hérédité)

6 L'ADN EST LE SUPPORT DE L'INFORMATION GENETIQUE Si l on déroule les paquets ou chromosomes cela donne 2 bandelettes d ADN de plus 1 m chacune dans le noyau cellulaire 23 paires de chromosomes Père ADN Les gènes sont comme les mots d un texte ou comme les perles d un collier Mère

7 Pour qu un cancer se développe il faut une accumulation de mutations dans une même cellule qui va alors proliférer de manière anarchique Mais si toutes les mutations ne sont pas présentes ou si elles sont réparées Alors pas de cancer Dans les formes héréditaires il existe un risque de transmission de la prédisposition, c est à dire d une fragilité, dans 50% des cas 7 jfd,s; a *fow yezue

8 LES CAUSES CONNUES Origine multifactorielle: le risque augmente avec deux notions : - Association de plusieurs facteurs cancérigènes - Importance de l exposition au risque dans : la quantité (effet /dose) le temps (précocité et durée d exposition)

9 LES CAUSES CONNUES Facteurs de risque professionnel: - Exposition à certaines substances (amiante, benzène, chlorure de vinyle, goudron.) - Exposition aux radiations ionisantes (radiologues, militaires, personnel des centrales nucléaires.) - Utilisation de produits anti-cancéreux (personnel soignant)

10 LES CAUSES CONNUES Facteur de risque social: - Tabac,alcool, alimentation déséquilibrée - Exposition solaire - Sexualité à risque (virus) - Possible influence du stress non prouvée scientifiquement (stress chronique avec manque de sommeil, difficulté à surmonter un deuil une perte )

11 LES CAUSES CONNUES Facteur de risque viral Hépatite C, papilloma - virus (col utérin) HIV(sarcome) Facteur de risque génétique Anomalies génétiques constitutionnelles Maladies génétiques, certains cancers familiaux Les autres facteurs Certains médicaments (distilbène) Pollution atmosphérique (centrales défectueuses, gaz des voitures..)

12 EPIDÉMIOLOGIE : Incidence RAPPORT de l INCA de 2012 INCIDENCE (nouveaux cas sur une période donnée) - Hommes en 2012 : nouveaux cas - Femmes en 2012 : nouveaux cas MORTALITÉ - Première cause de mortalité chez l homme et deuxième chez la femme avant la maladie cardiovasculaire - Hommes en 2012 : décès - Femmes en 2012 : décès

13 EPIDÉMIOLOGIE : Prévalence

14 PREVENTION Concerne chaque individu dans son comportement envers lui et les autres. Concerne la société campagnes organisées par le ministère de la santé, émissions télévisées visant à sensibiliser le public sur les dangers de certains produits ou sur les comportements à risque.

15 DEPISTAGE Chances de survie augmentées si le dépistage précoce Dépistage personnel ( bien connaître son corps) Dépistage systématique en fonction de l âge (sein et colon) Rôle d information et de conseil des personnels de santé

16 LES EXAMENS D INVESTIGATION Les examens permettant de localiser la tumeur et de réaliser le bilan d extension : - les examens d imagerie (échographie, scanner, IRM, tep-scan, scintigraphie) - les fibroscopies (gastroscopie, coloscopie, bronchoscopie etc ) Les examens qui confirment le diagnostic : - anatomopathologie ou cytologie sur les biopsies ou exérèses

17 LES EXAMENS D INVESTIGATION Les marqueurs tumoraux : examens aidant à la détection de la maladie résiduelle et au suivi thérapeutique, (quelquefois au diagnostic) - molécules produites lors d un processus tumoral principalement par les cellules cancéreuses - exemples : ( ACE, PSA, CA, LDH, HCG, etc )

18 LES TRAITEMENTS La chirurgie (Tt loco régional) Pour les tumeurs solides, elle permet d enlever le foyer principal, mais il persiste souvent une possibilité de maladie résiduelle c est pourquoi on l associe souvent à la chimiothérapie et/ou radiothérapie qui quelquefois sont même réalisées avant l acte chirurgical Si la chirurgie doit être mutilante le patient doit être préparé psychologiquement et techniquement (stomathérapie)

19 LES TRAITEMENTS La radiothérapie (Tt loco régional) Utilisation actuelle de la radiothérapie haute énergie avec les accélérateurs de particules. Le temps d exposition et le nombre de séances dépendent du type de tumeur Effets secondaires: (fatigue, sclérose de la peau, des muscles, des lymphatiques avec œdèmes persistants, inflammation des muqueuses digestives, baisse de l immunité en général)

20 LES TRAITEMENTS La chimiothérapie (Tt systémique) Elle représente le seul moyen théorique de contrôler la dissémination cancéreuse car véhiculée par le sang elle circulera dans tout le corps alors que la chirurgie et la radiothérapie ne s adresse qu à des zones localisées Le principe consiste à introduire des substances chimiques capables d interférer dans le métabolisme des cellules (cytostatiques)

21 LES TRAITEMENTS Effets secondaires de la chimiothérapie: - Fatigue générale - Nausées, vomissements - Toxicité sur les cellules saines à renouvellement rapide (alopécie, toxicité des muqueuses digestives) - Toxicité sur certains organes vitaux (cœur, foie, reins, poumon..) -Toxicité médullaire (aplasie médullaire avec baisse de l immunité en général donc risque infectieux augmenté et besoins transfusionnels).

22 LES TRAITEMENTS Les thérapies ciblées - Les anti-angiogènèse, inhibent ou détruisent les vaisseaux tumoraux - Les molécules dirigées contre les marqueurs spécifiques de certains cancers Les autres traitements - Corticothérapie - Anti-hormonothérapie pour les cancers hormonodépendants (sein et prostate)

23 CANCER ET VIE QUOTIDIEN Les hospitalisations successives En secteur conventionnel ou en hôpital de jour les équipes qui reçoivent les patients doivent avoir un sens de l accueil très développé. Le patient doit se sentir «chez lui» puisque l hôpital devient un lieu de vie

24 CANCER ET VIE QUOTIDIEN Altération de l état général La maladie et les traitements successifs entraînent : - une fatigue générale avec amaigrissement - une baisse de l immunité avec risque infectieux accru. - une perturbation des actes de la vie courante - une souffrance psychologique (perte de l estime de soi avec dépendance, perte de l image de soi due aux modifications corporelles Les équipes doivent être à l écoute afin de mieux comprendre et soutenir les patients

25 CANCER ET VIE AU QUOTIDIEN La souffrance psychologique Le cancer est source d angoisse voire de dépression (souvent associé à la notion de mort) Le sommeil est très souvent perturbé Perte de l estime de soi (dépendance, perte des rôles) Ce qui est vécu par le patient doit être perçu par ceux qui le soignent. Une relation d aide doit s instaurer, il sera peut être nécessaire d avoir recours à un psychologue ou un psychiatre pour des entretiens de suivi et/ou traitements appropriés.

26 La douleur CANCER ET VIE AU QUOTIDIEN Elle peut être terrible dans l intensité et la durée surtout en phase terminale quand il y a des métastases hépatiques ou osseuses Elle nécessite souvent le recours aux antalgiques majeurs (morphine) qui ont souvent pour effets secondaires un endormissement pas toujours souhaitable et accepté par le patient. En aucun cas il ne faut laisser souffrir le patient il faut faire appel aux centres de la douleur qui savent adapter les doses de façon personnalisée

27 La fatigue CANCER ET VIE AU QUOTIDIEN Très souvent présente ( fatigue physique mais aussi démotivation) Le repos n est pas toujours la solution Préconisation d une activité physique adaptée avec des professionnels formés à la prise en charge des patients atteints de cancer. Actuellement mise en place progressive dans les hôpitaux de jour, d activités physiques postchimiothérapie

28 CANCER ET VIE AU QUOTIDIEN Les modifications corporelles liées à l alopécie, les chirurgies mutilantes, l amaigrissement Ne doivent plus être vécues comme une fatalité - Ecouter - Conseiller - Faire appel aux professionnels concernés ( stomathérapeute pour les appareillages, coiffeurs, socio éstéticienne )

29 CANCER ET VIE AU QUOTIDIEN L alimentation les cancers avancés peuvent entraîner une dénutrition importante avec dégoût de la nourriture s adapter aux besoins en diminuant les quantités, en augmentant le nombre de repas en en soignant la présentation, en proposant des compléments alimentaires contacter la diététicienne quelquefois nutrition entérale ou parentérale

30 CANCER ET VIE AU QUOTIDIEN Vie socio-professionnelle et familiale La poursuite d une activité aide au maintien de l équilibre psychologique : tout faire pour adapter les traitements en maintenant les activités. faire appel aux assistantes sociales si difficulté de prise en charge administrative et financière, si problèmes familiaux

31 CANCER ET VIE AU QUOTIDIEN

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