Retranscription intégrale de la Table Ronde 7. Mardi 25 mai, 18:00-19h15. Patient capital : Comment financer l entrepreneuriat social?

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1 Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai 2010, Hôtel de Ville, Paris Retranscription intégrale de la Mardi 25 mai, 18:00-19h15 Patient capital : Comment financer l entrepreneuriat social? Cette table ronde vise à lancer une réflexion sur les outils de financement du «social-business» et à établir un plaidoyer pour un accroissement des volumes et une plus grande créativité. La vogue du «patient capital» traduit une volonté d améliorer et développer les modes de financement de ce type d activité économique. Mais investisseurs, philanthropes et entrepreneurs sont confrontés au manque de compréhension d un modèle nouveau et à l indifférence pour une forme d investissement qui ne maximise pas le profit. Modérateur : - Emmanuel De LUTZEL, Directeur Microfinance, BNP Paribas Intervenants : - Xavier De BAYSER, Président, Integral Development Asset Management (IDEAM) - Olivier De GUERRE, Associé fondateur, PhiTrust Active Investors - Edmond MAIRE, Président, Société d Investissement France Active - Emmanuel GAUTIER, Responsable de la gestion solidaire, Natixis Asset Management Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 1/17

2 Bonsoir à tous. Je suis responsable microfinance de BNP Paribas donc pas un spécialiste de l entrepreneuriat social, mais quand on fait de la microfinance, on touche de très près à l un des secteurs qui est très proche de l entrepreneuriat social. Comme l a dit Michaël Knaute, je remplace Christine Rodwell qui a eu un empêchement de dernière minute. Je vous présente les intervenants : Xavier De BAYSER, le fondateur d IDEAM du groupe AMUNDI Crédit Agricole ; Olivier De GUERRE, le fondateur de PhiTrust Partenaires, qui a également une fondation ; Edmond MAIRE, qui après une carrière de syndicaliste est un des grands promoteurs de l économie sociale et solidaire avec son rôle dans France Active ; Emmanuel GAUTIER, le spécialiste des financements de l économie sociale et solidaire chez Natixis Asset Management. Je ne vais pas récapituler la table ronde que nous venons d avoir sur le cadre juridique et environnemental du Social Business, mais je voudrais dire qu on a eu un débat de définitions car nous avons entre d un côté l économie sociale et solidaire qui fait à peu près 10 % du produit intérieur brut et d autre part le social business qui est un concept relativement innovant où on peut parler d entrepreneuriat social. Ce débat montre que nous sommes dans un monde qui bouge et qui bouge vite. C est le sujet dans le domaine du social business : c est quelque chose qui est extrêmement innovant. Pour lancer le débat, je voudrais demander à Monsieur MAIRE de nous présenter son point de vue sur le financement de l économie sociale et solidaire et du social business car France Active, créée il y a plus de 20 ans, a, outre une activité de microcrédit avec les banques, une activité de financement de l entrepreneuriat social. Vous avez un double point de vue qui peut être particulièrement intéressant et une vision historique avec une organisation qui a plus de vingt ans. Comment voyez-vous aujourd hui le sujet du financement de l entrepreneuriat social en France? Edmond MAIRE : Vous venez de faire une traduction du thème de la conférence qui initialement s intitule «Patient Capital : comment financer le social business». Vous traduisez «social business» par «entrepreneuriat social», et à mon avis, vous aurez un peu de désagrément à vouloir les confondre parce qu il y a des distinctions. Démarrons par une définition par l absurde. Je tiens à prendre mes distances avec le terme à la mode de «social business». Il a été choisi pour définir l objet de cette table ronde. L alliance des 2 termes «social» et «business» me fait penser d abord à un oxymore de Corneille dans le Cid lorsqu il parle de «cette obscure clarté qui tombe des étoiles». Cela peut nous faire penser également à Louis Aragon qui qualifiait certaines conceptions de «grues métaphysiques» et s il s agit de caractériser une entreprise, il n y a aucun contenu précis. On se réfère à juste titre à une réalisation mise en avant par Muhammad Yunus, Franck Riboud et Zinedine Zidane : la création au Bangladesh de Grameen Danone Fund qui produit des yaourts à 5 centimes l unité. Très bien! Bravo! Belle initiative! Mais pour notre forum, Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 2/17

3 quand on parle de financer le «social business», qui s agit-il de financer? Le cheval Danone ou l alouette bangladaise? Je soumets cela à votre réflexion. Après la forme, j en viens au fond, pour ce qui concerne et mobilise durablement le réseau France Active, il faut le dire dans une assez grande ignorance des médias et des responsables de ce pays, puisque vous-même à l instant, vous me parliez du financement des entreprises sociales ; Il y a plus de 20 ans qu à France Active, nous sommes motivés pour développer les entreprises solidaires et donc l économie solidaire. On parle d un contenu précis, qui a été défini, précisé par une nouvelle loi en 2008 et un décret en Qui donne des garanties juridiques sur l objet social de l entreprise solidaire et qui limite la recherche de la rentabilité, de la «lucrativité» plus exactement pour les propriétaires ou les dirigeants. Donc nous sommes là dans le monde du réel et non pas de la mode, du marketing à la mode pour grande ou moyenne entreprise. Où en sommes-nous aujourd hui sur ce terrain? En 2009, France Active a contribué à la création et à la consolidation de emplois dans 700 entreprises solidaires auxquelles nous avons apporté (avec d autres, avec des banques) 18 millions d euros de fonds propres et 12 millions d euros de prêts bancaires garantis. La croissance des investissements des entreprises solidaires est rapide : environ 25 % par an. Et pour faire face à cette progression, pour financer ces investissements, nous avons décentralisé la société d investissement France Active dont je suis le Président en créant avec les régions, ces deux dernières années (là encore pleine actualité, un peu ignorée de Convergences 2015 me semble-t-il), 18 fonds régionaux d investissement solidaire. D ores et déjà, à chaque fois, engagement et participation financière du Conseil Régional avec France Active comme pilier de cet ensemble. Les ressources que nous rassemblons pour financer ces investissements posent aujourd hui un problème. Il y a dix ans, nous ne pouvions guère compter que sur ce que nous appelions le sens de l intérêt général des entreprises citoyennes. Cela existe toujours : Franck Riboud a le sens de l intérêt général quand il va financer une réalisation intéressante au Bangladesh. Revenons à France Active : on ne pouvait compter que sur le sens de l intérêt général des entreprises. Vous avez des groupes de protection sociale (caisses de retraite, mutuelles, institutions de prévoyance), mais aussi des banques mutualistes et coopératives et la Caisse des Dépôts qui ont apporté ainsi à la société d investissement France Active et ont fait ainsi passer ses ressources de 4 à 60 millions d euros de 2000 à Depuis 10 ans, avec les mêmes partenaires, nous avons développé des fonds communs de placement solidaires, des fonds «insertion emploi», c'est-à-dire des fonds qui sont 5 à 10% investis obligatoirement dans les entreprises solidaires, les 90 et 95 % sont placés en monétaire, obligataire ou en actions ; l entreprise bénéficiaire doit les rembourser en 5 ans. Actuellement, ces 3 fonds communs de placement «insertion emploi» ont un encours global de 300 million d euros, dont 25 millions sont investis par France Active en même temps que les ressources de la société d investissement dont je parlais. Depuis longtemps, nous savions que cela n allait pas suffire au vu du rythme de progression. Nous avons donc mis l accent sur la réforme du solidaire dans les textes légaux : les entreprises solidaires, leur définition et l épargne salariale solidaire, une novation de 2001 qui vient d être réformée, ô combien heureusement, l an dernier. Au départ, il y avait un scepticisme de la part de certaines sociétés de gestion qui prétendaient que l épargne salariale solidaire allait apporter des ressources mais qu il n y avait pas de quoi les employer (on ne les voit pas du haut de notre balcon de banquiers). En fait, on évalue le nombre des entreprises qui peuvent recevoir l agrément solidaire à environ , qui peuvent employer 2 millions de salariés. Il fallait donc réformer les textes sur le solidaire en disant, avec un autre partenaire dont je n ai pas vu qu il était invité à Convergences 2015, (permettez-moi, au passage, d enrichir un peu votre approche), avec l appui important des centrales Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 3/17

4 syndicales (sans les confédérations syndicales, nous n y serions pas arrivés) et aussi celui de directions des ressources humaines d entreprises. Et les premiers résultats sont là, des statistiques toutes récentes qui viennent de tomber depuis un mois. Que disait, entre autres, la réforme de l épargne salariale solidaire? Que dans toutes les entreprises où il y avait un plan d épargne d entreprise, il fallait obligatoirement proposer aux salariés un fonds salarial solidaire (dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés). Du même coup, au 2 ème semestre 2009 la loi était connue et applicable au 1 er janvier 2010, les ressources de l épargne salariale solidaire, on fait un formidable bond en avant. Les souscriptions ont pratiquement doublé, de 549 millions à un peu plus d un milliard, soit autant de souscriptions les six derniers mois que pendant les cinq années précédentes. Vous voyez bien que le paysage que je décris est assez loin de votre approche globale. De quoi parle-t-on? Je vous parle du réel, de ce qui est en plein boum, en plein développement. Les besoins potentiels sont impressionnants. Aujourd hui, des dizaines et même des centaines de millions d euros supplémentaires sont nécessaires si l on veut financer les projets de l ensemble des acteurs de l économie solidaire, dans les domaines de l insertion par l activité économique, des entreprises adaptées pour les personnes handicapées, de la rénovation du patrimoine du tourisme social, du logement social, des maisons de retraite qui accueillent les personnes âgées à revenu modeste, etc.. Pour aller plus loin, il faut promouvoir en grand l épargne solidaire en général et l épargne salariale en particulier car nous avons là 15 à 20 millions de salariés qui peuvent être intéressés à terme, surtout si nous arrivons (comme nous le souhaitons, ainsi que centrales syndicales et y compris certains grands dirigeants du MEDEF) à rendre l épargne salariale accessible ou plutôt obligatoire dans les entreprises de plus de 20 salariés et non pas seulement dans celles de plus de 50. Cala fait un nombre considérable de salariés. L épargne salariale solidaire a un bel avenir, un élan est donné. Les premiers mois de 2010 confirment la tendance de la fin de 2009, parce que toutes les entreprises ne sont pas mises en règle au même rythme et parce que les salariés ont approuvé, pas encore assez mais déjà largement ; ils ont confiance quand ils y voient clair, quand ils voient pratiquement ce qu ils placent en solidaire(on ne perd pas d argent de toute façon) et que cela va, au bout du compte, permettre à un mal logé de retrouver un logement, à un chômeur de retrouver un emploi et à un bien être social qui aujourd hui existe insuffisamment dans l environnement, d être accessible et d avoir une utilité sociale. Voilà pourquoi, je tiens dans cette table ronde à dire que l épargne salariale solidaire, l épargne solidaire et les entreprises solidaires, ce n est pas toute la solution, mais passer à côté serait étrange. Je voudrais faire réagir Emmanuel GAUTIER sur le sujet, un spécialiste de l épargne salariale solidaire et connaissant bien le sujet de l épargne solidaire de manière générale. Le baromètre de Finansol vient de sortir il y une semaine, peut être si on peut avec quelques chiffres planter le décor et voir dans la part de l épargne solidaire, ce que constitue l épargne salariale et surtout le potentiel de croissance que çà peut représenter avec les nouvelles réglementations depuis un an. Emmanuel GAUTIER : Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 4/17

5 Le baromètre Finansol publié il y a une dizaine de jours a fait le constat d un fort développement de l épargne solidaire en France, le montant total des actifs investis dans cette thématique d investissement représente plus de 2,4 Mds d euros et l épargne salariale, comme le soulignait Edmond MAIRE, est devenu le principal collecteur de la finance solidaire en France avec plus d un milliard collecté au cours de ces 10 dernières années. Rappelons que le point de départ a été une innovation réglementaire : la loi de février 2001 qui instaure la notion de fonds commun de placement solidaire dans le volet retraite de l épargne salariale (PERCO). Plus récemment, la loi de Modernisation de l Economie (LME) du 4 août 2008 voulue par le législateur, a renforcé considérablement l extension du solidaire dans l ensemble des dispositifs d épargne d entreprise (PEE). Les PEE doivent désormais comprendre, parmi les supports de placement proposés, un fonds solidaire.. Mais il est vrai qu il a fallu au delà de l aspect réglementaire,, une convergence de vues des partenaires sociaux et des directions d entreprises (DRH, directeurs financiers et bien d autres) pour faciliter la transformation de fonds existants en fonds solidaires. Bien évidemment, il a fallu également mobiliser des financiers car vous avez beau faire la promotion du solidaire, si en face, il n y a pas de banquiers qui comprennent les enjeux extra-financiers de cette finance cela ne peut pas fonctionner. A ce titre s il y a eu un changement d échelle considérable de l épargne solidaire en France - c est parce que Natixis Asset Management, la maison que je représente, a collecté l année dernière plus de 350 millions d euros en solidaire Comment avons-nous procédé? Au delà de notre engagement en faveur du développement de l épargne solidaire et de l ISR, nous avons conçu des instruments financiers adaptés aux attentes des investisseurs solidaires c est à dire des salariés et des entreprises. Quelles sont ces attentes? Premièrement, il faut assurer une diversification des investissements,: les entreprises d insertion c est un pilier incontournable, mais il y a également le microcrédit, l agriculture solidaire et biologique d insertion, le logement d insertion, les maisons de retraite solidaires.. Nous avons mis en place des moyens humains, financiers et techniques pour répondre à cette attente fondamentale. 2 ème attente, il faut un reporting de qualité. On est dans la mesure des impacts environnementaux et sociaux des investissements : par exemple, on peut mesurer le nombre d emplois créés ou préservés, les réductions d émissions de gaz à effet de serre réalisées si vous investissez dans une coopérative spécialisée dans les exploitations d énergie renouvelable. Je pense que la transparence crée de l engagement, l engagement crée de la cohésion au niveau des conseils de surveillance des fonds solidaires et la cohésion crée les conditions nécessaires pour développer le marché. Troisièmement, un autre point essentiel me semble-t-il, c est la liquidité des investissements. Il faut savoir que l on investit en moyenne 10% dans des entreprises non cotées, que l on ne peut pas échanger sur un marché réglementé (marché boursier), ce n est pas la philosophie de ces investissements. Par conséquent, il est préférable d implémenter ces actifs solidaires dans des fonds à «duration» longue, en d autres termes, il faut des investisseurs dont l horizon de placement s inscrit dans le long terme. C est sans doute pour cette raison que le législateur a mis l accent sur l épargne salariale pour développer le solidaire. Symétriquement on pourrait également développer cette technique du solidaire, dans l assurance vie, les fonds de retraite de retraite. Il y a un certains nombre d acteurs de long terme qui pourraient intervenir de façon plus marquée dans cette économie sociale et solidaire au travers de leurs financements. Il faut Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 5/17

6 peut être aussi organiser la liquidité (réflexion en cours avec notamment Finansol et la Caisse des Dépôts) pour imaginer des fonds de portage ou de liquidité de place qui pourraient par exemple faciliter la circulation des actifs solidaires. Et enfin, cela concerne plus les entrepreneurs solidaires, les entreprises d insertion : il faut développer de nouveaux projets et c est comme cela qu on fera peut-être passer l économie sociale qui représente 10 à 12% du PIB à peut-être 15 ou 20% demain. C est un projet et pas seulement une niche d investissement, un projet politique, un projet qui peut apporter un certain nombre de réponses à la crise actuelle. Merci. Je me tourne vers Xavier De BAYSER et Olivier De GUERRE qui connaissent bien le sujet du financement des entrepreneurs sociaux, non seulement en France, mais aussi à l international, en particulier dans les pays en développement (plus particulièrement Xavier De BAYSER avec son expérience de fondateur d IDEAM, qui fait maintenant partie d Amundi, groupe Crédit Agricole) Quels sont les facteurs de succès pour financer des entreprises innovantes dans l entrepreneuriat social? Xavier De BAYSER : Tout d abord je voudrais apporter une réponse à l introduction de notre ami Edmond MAIRE qui, de mon point de vue, a une vision un petit peu trop autarcique de l économie solidaire car la France est ouverte au monde et je crois que la croissance de demain est, qu on le veuille ou non, liée à la solvabilisation du «best of the pyramid», et la seule façon de solvabiliser le «best of the pyramid», c est de développer le «social business». On peut trouver d autres termes. Vous parliez tout à l heure d oxymore, vous savez que l oxymore est très à la mode aujourd hui, de nombreux titres de livres sont des oxymores et ce n est pas un hasard. De ce point de vue là, je suis assez proche des Chinois qui définissent le développement durable comme l harmonie permanente des contraires. Alors cela peut paraître un oxymore que de parler de «social» et de «business», mais il se trouve que les entreprises, les grandes et les moyennes, sont très intéressées par le social business car c est un bon moyen d ouvrir leurs salariés au monde et les ouvrir au monde leur donne plus de créativité et plus de possibilité de se développer. Ce qu on cherche tous, c est de la croissance, et je pense que le «social business» va être un élément essentiel de la croissance de demain. Comment arriver à financer cela? Je suis moi-même président d une société à Angers, qui s appelle JTS qui a le tampon solidaire, qui a créé des emplois en France, mais qui est tournée vers le développement des jardins potagers pour les pays tropicaux. C est une activité qui crée des emplois en France, mais qui est ouverte à l extérieur. Je ne pense pas qu il faille exclure ce genre d entreprise parce que le monde attend beaucoup de la France sur ce sujet, de notre imagination, de notre créativité. J ai participé à la création de 8 social businesses et je peux vous dire qu il y a énormément de dynamisme et d enthousiasme pour cela. Alors évidemment la difficulté qu on trouve, c est de savoir comment financer tout cela. J ai 40 ans d expérience dans le domaine financier. On a commencé par créer Danone Communities qui était un moyen d intéresser l épargne publique et l épargne salariale à des projets qui sont hors de France. Nous avons continué avec l Agence Française de Développement en créant Amundi AFD Avenirs Durables? Et j ai bien l intention d en faire d autres. C est un moyen d acclimater les institutionnels et les particuliers à un monde global ; ils demandent à faire des investissements avec des impacts précis et l avantage du «social business», c est que vous Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 6/17

7 avez des impacts précis, vous pouvez dire combien d enfants vous avez nourris, sauvés de la malnutrition cela intéresse énormément les épargnants, les entreprises qui sont tournées vers l international. Je crois vraiment qu il faut faire cela pas à pas, en créant peut être d abord des 90/10, des 70/30 et quand le public se sera rendu compte que c est à la fois bon pour l homme et bon pour l épargnant, et bien je pense que nous aurons gagné la compétition qui nous entraîne vers un développement mondial. Merci Xavier. Je me tourne vers Olivier De GUERRE avec une question sur ces réactions et une question à laquelle seul Olivier pourrait répondre, c'est-à-dire sur la philanthropie, la limite entre l investissement et la philanthropie. Olivier a créé d une part PhiTrust Partenaires qui est un fonds d investissement, et d autre part la Fondation PhiTrust : d un côté, la main qui donne, et de l autre, la main qui investit. Comment ces 2 attitudes sont-elles compatibles? Olivier De GUERRE : Je vais faire un peu d histoire et tenter de rapprocher les deux mondes que nous avons entendus et qui, pour nous, ne sont pas aussi opposés que çà. Nous avons découvert des entreprises solidaires en France qui avaient besoin de financement, de capital, de dette, mais aussi besoin d accompagnement pour se développer et ces entreprises solidaires pouvaient être des entreprises toutes seules ou qui pouvaient être portées par des associations. Nous avons découvert des entreprises sociales (je précise juste que le terme anglo-saxon «social» est beaucoup plus large que notre terme «social» car il inclut tout ce qui est sociétal et environnemental) en Afrique, à l autre bout du monde, qui avaient exactement les mêmes besoins que des entreprises solidaires françaises, c'est-à-dire de capital, de dette et de financement. La 1 ère fois que nous avons découvert cela (nous avions une petite fondation qui était abritée à l Institut de France), nous sommes allés voir l Institut de France pour demander à financer en capital une entreprise d insertion en France qui avait besoin de capitaux pour se développer. Et la réponse a été négative. On ne pouvait pas financer ce type de projet via une fondation. C est pour cela que nous avons créé deux outils : une fondation et une société d investissement. Tous ces projets ont une double caractéristique. La première, c est que ce sont des projets qui ont besoin d un financement pour se développer, et quelle que soit la forme du financement, il est possible de construire des outils pour répondre à ce besoin sous forme de capital, de fonds 90/10, de titres participatifs, de toutes sortes de produits (mais il n y a pas encore assez d instruments disponibles, il en faut plus) et aujourd hui, il y a peu d acteurs qui offrent ces différents outils. La première idée que nous avons eue, a été de construire une structure d investissement, on va dire de capital risque, qui investit 100% de ses actifs en capital ou en dette pour financer des entreprises solidaires, sociales. Le lien avec une fondation? il faut financer aussi l accompagnement. Ces entreprises ne peuvent se développer, n arriveront à croître, à se répliquer et à accélérer, que s il y a autour un accompagnement stratégique financier (il y a besoin de logisticiens, de personnes de communication, de financiers, de réorganisation, d amélioration de la gouvernance ). A chaque fois, on retrouve le même processus : des entrepreneurs qui ont une excellente qualité -celle d avoir été capable de détecter, de développer un projet- et au moment d accélérer, d aller plus loin dans le projet, les problématiques sont exactement les mêmes que celles Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 7/17

8 rencontrées dans une entreprise classique, la seule différence étant qu il y a des contraintes supplémentaires car il s agit d une entreprise avec un objectif social (par exemple, si vous faites travailler des handicapés psychiques, vous ne pouvez pas les licencier) ; s il y a besoin de réorganiser la structure, il faut s y prendre avec douceur, en accompagnant, etc. Les contraintes sont encore plus importantes que celles d une entreprise normale ; il faut trouver un moyen de financer cet accompagnement, d où la fondation. C est avec cette double logique que nous essayons d accompagner des projets et que nous les aidons à se développer. Je crois qu il est très important de ne pas opposer les différentes formes de financement, les différents projets, les différentes logiques. Il y a tellement de besoins, aussi bien en France qu à l étranger qu il serait dommageable de les opposer. On peut avoir une grande fierté en France, c est d être l un des rares pays, si ce n est le seul, à avoir ce qu a expliqué Edmond MAIRE, un corps de lois, un corps législatif qui permet qu on ait l une des plus importantes économies solidaires aujourd hui, avec des acteurs qui ont développé et la développent N oublions pas que dans les investisseurs possibles, il n y pas uniquement les salariés des entreprises, il y a aussi les institutionnels, les particuliers, tous ceux qui ont des capitaux. Nous, nous avons un discours très clair : nous nous sommes trompés, nous avons considéré collectivement qu une entreprise devait gagner de l argent. Or une entreprise, son but numéro 1, c est de fabriquer un produit et rendre un service, et c est parce que le produit est bon et que le service est bon qu elle doit gagner de l argent pour se développer. Il faut donc ré-inverser les valeurs. La grande chance qu on a dans l économie solidaire / sociale / «social business», c est qu en replaçant au centre de l objectif de l entreprise à quoi elle sert et à quoi elle répond, on peut arriver à trouver un projet et ensuite y mettre les financements nécessaires et c est tout ce que l on doit arriver à développer aujourd hui. Emmanuel GAUTIER : Par rapport à ce que vous venez de dire, Olivier, je suis tout à fait d accord. On définit une entreprise solidaire par la nature des biens et services produits, qui doivent avoir une forte valeur ajoutée sociale et/ou environnementale. Mais il y a un 2 ème volet, si l entreprise solidaire crée de la richesse monétaire, se pose également la question de la répartition de cette richesse. Comment va-t-on rémunérer les financeurs (par exemple, les banques qui ont financé sous forme de prêts), et les apporteurs de capitaux? Une réflexion doit être menée de façon collective, sur la répartition équitable de la valeur ajoutée. Le problème a été solutionné au sein des coopératives (la richesse créée reste dans la coopérative), mais vous pouvez quand même distribuer quelque chose. Après c est une question de réglage. Olivier De GUERRE : Je suis totalement d accord. Je vais donner deux exemples concrets. Un entrepreneur social allemand a créé des «musées dans le noir», des espaces entièrement dans le noir, où on vivrait entièrement dans le noir pendant deux à trois heures pour comprendre ce que vivent les aveugles. On l aide à développer une entreprise qui va développer ce service pour les entreprises pour faire du «team building» au niveau mondial ; il fait déjà cela pour quelques entreprises, dont Allianz. On a eu à cette occasion, une grande discussion : le profit qu on ferait éventuellement si un jour on revendait notre participation, à quoi l utiliser? Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 8/17

9 Certains disaient : il ne faut jamais que vous fassiez de profit. Nous, on lui a répondu : si, il nous faut faire un petit profit. Pourquoi? Parce que si vous allez auprès d une banque emprunter quelque chose, vous allez payer un taux d intérêt ; le capital a un coût. Mais par contre, ce n est pas 10, 15 ou 20 % par an. Nous nous engageons, dans notre société d investissement, à réinvestir les produits, les revenus dans des projets d entrepreneuriat social, dans des projets solidaires, dans des projets sociaux. Je crois que cette question de la définition est très importante et qu il faut trouver les formes d organisation pour y répondre. Il y a eu une discussion entre Anglo-Saxons sur ce sujet-là, il y a 3 ou 4 semaines, à la Fondation Skoll à Oxford. Certains ont dit : toute entreprise était sociale, parce que si elle crée de l emploi, elle est notamment sociale. Les plus libéraux des Anglo-Saxons ont dit qu il fallait mettre des limites, et les limites c est 3%, 5% (je ne sais pas combien), mais un petit rendement. Le Mouvement des Entrepreneurs Sociaux a parlé de lucrativité limitée, les coopérateurs ont des règles Je crois qu il faut trouver des règles et s inscrire dans ce cadre là. On va prendre quelques questions. Monsieur MAIRE souhaitait réagir également. J ai une question générale. Est-ce qu il y a des modèles étrangers qui peuvent nous inspirer? En Hollande, il y a des banques sociales qui s appellent ASN Novib ou Triodos, il y a un cadre fiscal qui est tout à fait favorable au développement de ce qu ils appellent le «green business», qui serait en fait le «social businessé. Y a-t-il des pays qui vous semblent pouvoir inspirer la France dans cette recherche d un équilibre pour le développement du «social business»? Xavier De BAYSER : Je crois qu il y a des projets de bourse du «social business» à Londres. J espère qu Europlace fera aussi quelque chose dans ce domaine. On peut en dire plus sur l état de développement du projet? Xavier De BAYSER : C est la Rockefeller Foundation qui a entrepris cette recherche. Il y a beaucoup d épargnants qui demandent à investir dans le social business et à échanger car il y a un besoin de communication, d échanges («je donnerai bien du capital de cette société j en prendrais bien d une autre» C est un peu comme les blogs de discussion, il va y avoir des blogs d échanges de titres de social business. Plus il y aura d échanges, mieux on se portera. Techniquement parlant, à partir du moment où on a une bourse, c est coté, même sur le 3 ème ou le 4 ème marché, c est en représentation des réserves techniques des compagnies d assurance. C est coté, donc c est déjà plus facile à placer. Edmond MAIRE : Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 9/17

10 Comprenons-nous bien. Ce que vous appelez «social business», dans la mesure où ce n est pas défini pour l instant, on n a pas de raison d être contre. Il y a dans Le Monde d aujourd hui, une déclaration de Jean-Marc Borello : «je voudrais modifier les textes existants de l agrément solidaire pour que d autres en bénéficient» ; les ressources de l épargne salariale solidaire sont très loin de suffire et il y a déjà des personnes qui regardent pour en profiter. Pour modifier la loi, il a fallu avoir l accord de tous les candidats à la présidentielle, l accord des grandes administrations des finances et du travail et des syndicats. Pourquoi a-t-on gagné cette partie? Parce qu on a parlé un langage qui peut parler à la grande majorité des salariés. Au cours des débats préparatoires, on a fait faire une enquête par un groupe d étudiants de Sciences Po en master. Ils ont interrogés toute une série de personnes, d organismes sur le 90 / /10? Edmond MAIRE : Le 90 / 10, c'est-placer son argent dans des fonds où 90% (voire 95%) sont placés sur le marché réglementé et 5 à 10% sont à but d investissement solidaire. Un groupe de personnes extérieures qui réfléchissait sur la question proposait d aller au-delà de 10% or la réponse à l enquête a été étonnante et unanime : «n allez pas au-delà de 10%, plutôt 7% que 10%». C'est la difficulté de trouver assez de sous-jacents pour remplir la poche? Edmond MAIRE : Prenons un exemple simple. C est quoi l épargne salariale solidaire? Vous avez un salarié avec un plan d épargne qui lui rapporte 4%. Il est d accord pour que ce plan devienne un plan solidaire ; dans le cadre du 90 / 10, au lieu de 4%, il va lui rapporter entre 3,6 et 3,8%. C'est-à-dire que pour une faible atténuation du rendement, il sait qu il va rendre un grand service à d autres personnes. Lorsque c est expliqué, cela emporte l adhésion de salariés de très grands groupes (mais pas encore suffisamment, nous l avons déjà dit). Le «social business» n est pas bien défini et parfois on en parle avec erreur comme dans Le Monde d aujourd hui 1 («une association n a pas le droit de s endetter»). Or pour qu une entreprise se développe, il faut bien sûr qu elle investisse, qu elle emprunte, qu elle rembourse, qu elle progresse, qu elle croisse. C est un apport à la croissance. L économie solidaire c est-à-dire l ensemble des entreprises solidaires est un facteur de croissance en même temps que d emplois. C est pour cela que ça marche, pas le seul heureusement, mais c est un apport. 1 Le Monde Economie du mercredi 26 mai 2010, spécial économie solidaire Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 10/17

11 les réactions d Emmanuel GAUTIER et Xavier De BAYSER Emmanuel GAUTIER : On peut vraiment se féliciter d avoir en France un cadre réglementaire favorable au développement de la finance solidaire. Il faut veiller à ce que l esprit d origine de cette loi ne soit pas dévoyé et à ce que la loi ne limite pas la biodiversité des thématiques. Tout cela doit passer par des échanges, comme Convergences Il faut mettre autour de la table des partenaires sociaux, des grandes entreprises, des petites entreprises, des acteurs de l économie solidaire, des ONG, etc. pour permettre d avoir une diversité de points de vue et de faire croître l économie solidaire au sein de l économie française et pourquoi pas aussi au niveau de l économie européenne. Certes, il y a l épargne salariale. Mais il n y a pas que les salariés qui doivent être mis à contribution. Il faut développer la notion de compensation solidaire. Il ne s agit pas de s acheter une bonne conscience en investissant 10% dans les entreprises solidaires comme dans les fonds 90/10 et on fait n importe quoi avec les 90% qui restent. Non. Il s agit de chercher un équilibre entre une pratique d investissement qui a un impact qu on n arrive pas à mesurer, un impact social et environnemental parfois négatif quand on investit sur les marchés (il suffit de regarder ce qui se passe en ce moment). On va chercher, non pas à corriger le tir, mais à contribuer à hauteur de 10% (demain peut être 20%) au financement d entreprises dont le but n est pas uniquement la maximisation du profit à très court terme. Xavier De BAYSER : Juste une remarque sur la création de richesse. Il faut habituer les investisseurs (institutionnels ou privés) à faire en sorte qu il y ait des dividendes cash, des dividendes sociaux et des dividendes verts. Je pense que cela ne sert à rien d épargner pour demain si on ne peut pas respirer sur cette terre. «Il n y a de richesse que d homme» et les hommes ont besoin d argent, mais ont aussi besoin de respirer, d échanger. Il faut habituer les gens à faire des investissements qui rapportent certes un dividende cash, mais aussi un dividende social ou vert. Si on ne le fait pas, dans 10 il n y aura peut être plus de dividende cash du tout. SI vous regardez ce qui peut se passer si le réchauffement climatique continue et que toutes les populations qui ont leur terre envahie viennent en France ou dans d autre pays européens, on verra ce qui va se passer. On a tout intérêt à veiller à apporter une solution à ces problèmes climatiques et sociaux des pays du Sud. On ne va pas rester sur cette perspective dramatique. On va prendre quelques questions. Question 1 : Philippe XXX, ING Belgique, responsable du fonds de pension de la banque. Je partage vos inquiétudes sur le problème de la maximisation du bénéfice à court terme. Nous avons plusieurs fois répété que nous ne voulions plus investir dans les entreprises dont le seul objectif était de maximiser un bénéfice et qui avaient des exigences trop élevées en termes de rentabilité des fonds propres. Nous avons des Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 11/17

12 objectifs à très long terme et nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de voir des entreprises dans lesquelles nous avons investi faire la culbute en 3 ou 4 ans car ils ont été trop exigeants à court terme. Nous avons une vision à long terme qui nous permet de philosopher sur la finalité de l entreprise. Ces dernières années nous ont fait comprendre à quel point il faut, de temps en temps, changer notre attitude vis-à-vis de l objectif de l entreprise. Nous souhaiterions considérer que ce bénéfice est plus une contrainte pour que l actionnaire continue à mettre ses fonds à disposition de l entreprise. Nous avons extrêmement peu d expérience dans le domaine de l économie solidaire, mais je voulais vous soumettre une idée que nous n avons pas encore développée. L idée est que la banque puisse prendre des participations dans les entreprises de l économie sociale tout en maintenant l objectif de la finalité sociale de l entreprise., çà veut dire que nous souhaiterions tout simplement retrouver le taux sans risque plus une prime de risque de 3% par exemple. Donc le bénéfice -ce qui serait versé à la banque comme rémunération pour la prise de risque- serait considéré comme une contrainte dans le chef de l économie sociale. Avez-vous eu d autres exemples de ce genre, rêvons-nous ou bien pouvons-nous aller de l avant dans ce domaine? Nous souhaitons prendre l avis de spécialistes. Question 2 : Victor XXX, entrepreneur social. Ma question porte sur le thème de l investissement social en «early stage», c est-à-dire à un niveau de développement jeune d un projet. Je travaille actuellement à la création d entreprises sociales au Cambodge dont l objectif est le développement économique durable des zones rurales. Nous voulons mettre en place une approche innovante sur deux volets intégrés : d une part, acheter la production des gens dans les villages et nous occuper nous-mêmes de la commercialisation et d autre part, les accompagner dans l amélioration de leurs capacités de production (nous pensons que nous ne pouvons pas séparer les deux parties). Voilà quelques éléments de contexte. Au cours de la construction du projet (nous n avons pas encore commencé notre levée de fonds), nous avons eu l occasion de rencontrer des financeurs de l entrepreneuriat social ; si les particuliers sont prêts à investir leur ISF dans des entreprises sociales, la plupart des institutions et des grandes entreprises nous ont dit : venez nous voir, mais quand vous aurez 3 ans d existence, un chiffre d affaires minimum de tant, etc. en bref, quand vous aurez déjà tout. Je ne veux pas dire par là que le financement après quelques années d existence est inutile car les entreprises sociales ont crucialement besoin de financement après plusieurs années d existence pour se développer. Si le développement économique passe par l innovation, le développement de l économie solidaire passe par l innovation sociale et la création. Il est fondamental d avoir un fort secteur de l investissement en «early stage» pour avoir un secteur de l entrepreneuriat social qui ne se limite pas à quelques initiatives anecdotiques. Ma question : Comment se fait-il que les acteurs ne soient pas encore aussi développés? Comment les développer? Question 3 : J ai créé une association qui s appelle «La suite dans les idées» qui essaie de lancer une nouvelle filière économique par le système de franchise solidaire. Monsieur De GUERRE a parlé de dividendes verts, de dividendes cash. J approuve complètement cette idée, mais on a besoin d outils qui permettent de donner une valeur à ces choses. Il ne suffit pas simplement d avoir des indicateurs, il faut passer de la Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 12/17

13 notion d indicateurs à celle de valorisation de ce que représente ne pas délocaliser des emplois, ne pas détruire de ressources pour la planète. C'est-à-dire qu on produit des richesses, mais on en détruit moins aussi. Cela doit se valoriser et on a besoin de votre expertise et de tout ce que vous pouvez proposer en termes d outils pour ce faire. Pour les 2 premières questions, c est du venture capital. Xavier De BAYSER : Il est possible d avoir le taux sans risque + 3 % ou de pouvoir financer en capital des entreprises qui démarrent, à condition d avoir un fonds diversifié. A partir du moment où vous avez un fonds diversifié, vous avez des sociétés dont on sait très bien qu elles ne vont pas donner des rendements très importants, et c est bien si elles ont un caractère fortement social. Mais vous avez aussi des entreprises qui ont des projets sociaux qui vont dégager une forte rentabilité. En moyenne, 3% est tout à fait atteignable. A partir du moment où vous avez un fonds, vous pouvez financer des entreprises qui ont déjà une certaine maturité et les mixer avec des entreprises qui n en ont pas ; la beauté de la diversification, c est de pouvoir mettre dans un fonds des entreprises qui sont à différents stades de développement. Olivier De GUERRE : Je vais répondre rapidement aux 3 questions. il y a des exemples aux Etats Unis de banques sociales, ou de fondations qui offrent des taux de rendements réguliers sur des investissements sociaux solidaires. En France, une banque comme le Crédit Coopératif a développé des instruments et permet de placer avec un taux de rendement sur des titres participatifs à long terme qui donnent du 3% sur cette logique solidaire. Pour les 2 autres questions, il est évident qu il n y a pas aujourd hui assez d incubateurs dans le domaine d entrepreneuriat social. Une organisation excellente qui s appelle ASHOKA a essayé de démarrer cela et a réussi sur un certain nombre de sujets. Il y a un point fondamental quand vous lancez un projet avec un impact social ou solidaire qui vient de votre cœur. 99% des porteurs de projets que nous voyons et à qui nous demandons s ils ont fait des études de marchés ou s ils ont des concurrents, disent ne pas avoir fait d étude de marché et ne pas avoir de concurrents! Vous ne feriez pas cela dans la vie normale. Pour réussir, pour être financés, les projets ont besoin de business plans de qualité avec des objectifs et des projets. Cela prend du temps à construire. Entre le moment où on voit un projet et le moment où on investit, hormis une exception qui est dans la salle, ça nous prend entre 2 et 4 ans. Car il faut apprendre à se connaître. L Allemand dont je parlais tout à l heure, quand je l ai vu pour la première fois il y a trois ou quatre ans, ne voulait pas entendre parler de Conseil d Administration ; maintenant, s il n y a pas de conseil d administration, on n y va pas. Il y a un vrai sujet qui est l incubation et la mise en place de logiques «de business plan» pour permettre à ces projets d avoir un objectif social et un objectif financier pour se développer. Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 13/17

14 Edmond MAIRE : Le secteur solidaire est mal connu, mais les coopératives d activités sont en plein développement et sont des bons incubateurs. Nous avons créé avec la Caisse des Dépôts un fonds de confiance pour faire démarrer des entrepreneurs qui s appuient sur des tuteurs. De manière générale, notre modèle économique ne ressemble pas à un modèle qui dit au départ : «il faut 3%..» c est sur l ensemble que nous jouons. Nous faisons en sorte que le modèle économique de la société d investissement France Active est sûr depuis 10 ans, jamais un résultat négatif, pas de distribution de dividendes 2. On peut avoir un modèle économique différent solide, simplement ce modèle, je ne dirais pas qu il répond à tout. Il est sûr que nous n entendons pas concurrencer les multinationales parce que l économie solidaire n a pas le réseau international pour cela, n a pas les flux financiers. Nous avons un modèle solide car nous limitons volontairement l ampleur de nos investissements et nous ne faisons pas d investissements longs termes ; nous sommes d abord des développeurs de l économie de proximité. On dit toujours que le solidaire est dangereux. Il y a des milliers d entrepreneurs solidaires qui ne cherchent pas les dividendes, mais cherchent simplement à avoir une entreprise qui fonctionne avec un bon rendement. Quand des entreprises se créent en France, en moyenne il n en reste que la moitié au bout de 5 ans ; quand il s agit d entreprises solidaires, il en reste 80%. Pourquoi? Pour les raisons que vous avez évoquées : l accompagnement, la proximité, l environnement. France Active a permis de créer ou de consolider emplois l an dernier (+25%). Pour l objectif 2015, il me semble que Convergences devrait un peu plus intégrer ce qu apporte l économie solidaire. D ici là sera peut-être créée (elle est en gestation), une Europe Active, avec une banque italienne, une banque française coopérative et quelques banques en Europe du Nord. Votre message c est donc que solidarité et solidité ne font pas que rimer, mais vont dans le même sens. Une autre question? Question 4 : Est-ce que vos solutions d entrepreneuriat salarial solidaire ne sont pas la voie de succès pour demain? Comment externaliser ces projets, faire de telle sorte que dans les pays sous développés, au lieu d avoir du microcrédit, avoir des solutions comme celle là. Maintenant on parle de la taxe sur les produits financiers. Ne serait-il pas plus intelligent de prendre une partie de cette taxe pour l économie solidaire? Voire de faire une loi qui ferait que tous les salariés gagneraient beaucoup à investir dans un fonds solidaire? Vous parlez de rendement de 4 / 5 %, mais sur le marché financier, de nombreux fonds donnent des rentabilités de 10%. Pourquoi ne pas avoir de tels rendements dans l économie solidaire? 2 Nous avons dit aux actionnaires, une centaine de personnes morales y compris des entreprises privées, qu il n y aurait pas de dividendes, mais que le jour où ils désirent récupérer leur capital, on leur rembourse. Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 14/17

15 Vous voulez concilier l impact social avec des rendements à 15%? Emmanuel GAUTIER : La question relative à la rémunération : de façon très pragmatique, personne n a la prétention de dire qu il faut une approche macro et fixer par convention la rentabilité des actifs solidaires à 3% par exemple. Par rapport à ce qu a dit le représentant d ING, on peut partir d un niveau de rentabilité et voir ce qu il est possible de faire par la suite sur le plan social, environnemental. Il faut partir non pas du niveau macro, mais au niveau de la base de la pyramide. Chaque entreprise solidaire, chaque activité solidaire évolue dans un environnement qui lui est propre et c est à partir de cet environnement, à partir de la clé de répartition de la valeur, s il y a valeur créée, qu on pourra déterminer le rendement qui pourra être offert notamment aux financeurs ou aux investisseurs s il y a lieu bien évidemment d offrir un rendement. L élargissement de l économie solidaire et son évolution : si on prend l épargne salariale (40 milliards d euros hors fonds d actionnariat), si on avait les 12 à 15 millions de salariés qui cotisaient dans ces fonds solidaires, ce serait déjà, pour des fonds 90 / 10, 4 milliards d investissements potentiels. Un chiffre colossal. Imaginons qu on transpose cette architecture à l assurance-vie, aux caisses de retraites, aux flux financiers internationaux, nous aurions la possibilité de faire émerger une économie solidaire de grande échelle capable peut être d apporter des solutions techniques aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Du côté des Etats, c est-à-dire les politiques macroéconomiques, il n y a plus de levier. On s enfonce dans la crise, il n y a plus de ressources. Donc il faut trouver une solution qui parte de la base. Pour cela, il faut créer des fonds privés et des solutions techniques pour favoriser le financement équitable de cette économie solidaire. Pour ce faire il faut que des investisseurs soient prêts à investir (il faut peut-être un coup de pouce législatif). C est par la convergence des engagements des uns et des autres qu on pourra faire émerger cette économie solidaire. Comment valoriser ces initiatives? comment valoriser le comportement vertueux? C est le problème de la société au sens large. Si les citoyens, les consommateurs, les investisseurs n accordent que très peu de crédit au temps, il ne faut pas s étonner qu il y ait des comportements court-termistes exclusivement axés sur la performance à très court terme. Ce n est pas uniquement l affaire des financiers, des entrepreneurs solidaires, des associations, des ONG et des politiques, c est aussi l affaire de l ensemble des citoyens et c est à eux de s exprimer pour que cette économie plus vertueuse puisse enfin émerger. Olivier De GUERRE : Des centaines de projets de fonds d investissement, poussés par les Anglo-Saxons, essayent de financer des projets avec un impact social en Afrique, en Amérique Latine, en Asie. Nous ne pourrons pas continuer à avoir un rendement de 10, 15, 20 voire 25 % quand l inflation est en-dessous de 3%, c est économiquement impossible, sauf à avoir un coût social monstrueux. De toutes façons, un jour ou l autre, on reviendra à des rendements beaucoup plus raisonnables et si on analyse tous les fonds de Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 15/17

16 capital risque depuis 10 ans, il n y en a qu une toute petite frange, les LBO 3, qui ont fait des rendements jusqu en 2007, la plupart des autres n ayant même pas remboursé le capital. Il y a un vrai sujet et nous sommes tous collectivement responsables. La première question que nous posons à notre banquier est : quelle est la performance? On ne demande pas si l entreprise a créé de l emploi ou résolu un problème social. Changeons notre discours. Derrière les banquiers, les financiers comprendront les attentes des investisseurs et il y a beaucoup d autres investisseurs que les salariés qui pourront financer ces projets. Question 5 : Sophie XXX, Mastère Développement durable, Dauphine. C est une réflexion sur la proposition de garder un certain résultat en critère qualitatif non financier et sur l initiative de Madame (question 3). Il y a des outils qui émergent sur ce sujet, ce sont les monnaies sociales et complémentaires qui permettent de faire des échanges, certes financiers mais aussi dans une logique de don ; on pourrait très bien imaginer dans quelques années se faire payer par des bons, des tickets, des points (synonyme du mot «monnaie») créés par des réseaux sociaux et qui permettraient d aller dans le sens du renforcement des capacités et non pas de ramener la réalité à une somme financière. ( Edmond MAIRE doit nous quitter. Je voudrais le remercier tout particulièrement) Je voudrais abonder dans votre sens. Je crois beaucoup aux réseaux sociaux. Il va falloir être très innovant pour trouver des solutions pour demain. Aujourd hui nous assistons à la faillite de la finance «en noir et blanc» dans laquelle on ne parle que de rendement et de risque. Demain, ce dont nous parlons aujourd hui, c est la finance «en couleur» où on apporte une troisième dimension, celle de la responsabilité qui va emballer les foules ; les réseaux sociaux vont s y mettre. Plus on sera créatif, mieux on se portera. et bientôt, il y aura la finance en 3D?. Une dernière question? Question 6 : Louis XXX, entrepreneur social. En ce qui concerne l Afrique, on a souvent tendance à limiter le fait qu il n y a pas de développement sans les hommes. Dans les Objectifs du Millénaire, le point 6 parle de l éradication du paludisme et de toutes les autres pathologies endémiques. Nous, gens du Sud, créons des programmes et des projets utiles au Sud mais nous devons les présenter à des personnes qui ne connaissent pas souvent les besoins qu il y a au Sud. C est difficile de mobiliser les ressources, de rentrer dans la phase active de nos conceptions. Nous avons créé un programme de jeu éducatif en matière d éducation à la santé en milieu scolaire. Dans le Sud, des gouvernements et les Nations Unies nous ont soutenus pour mener des tests, mais cela fait 5 ans qu en France, on court d un financeur solidaire à un autre. Certaines banques se demandent si nous sommes crédibles. Qui faut-il 3 LBO : leverage buy-out ; montage juridico-financier de rachat d entreprise par effet de levier («leverage»), c est-àdire par recours à un fort endettement bancaire. Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 16/17

17 aller voir pour que ce genre de projet soit pris en compte? Ashoka, cité précédemment, n était pas intéressé par ce genre de domaine. Vous avez déjà, dans votre question, formulé la réponse, c est-à-dire que l émancipation des gens du Sud sera l œuvre des entrepreneurs sociaux du Sud. Olivier De GUERRE : Elargissez votre recherche ailleurs qu en France. Il y a dans le monde anglo-saxon, à Londres, des fondations qui sont prêtes à financer ce genre de projets s ils sont de qualité. Cela va vous obliger à vous mettre aux normes de ces investisseurs. Ce type de financeurs existe beaucoup plus aujourd hui dans les pays anglo-saxons qu en France. Emmanuel GAUTIER : Tout à l heure, nous avons parlé de la Loi qui encadre la nature des investissements que l on va effectuer dans ce champ d investissement. La loi peut exclure certains projets de microfinance. De ce côté-là, il a peut-être une évolution réglementaire à mener, sans pour autant dévoyer l esprit de départ, mais qui pourrait faciliter demain l investissement dans des fonds d amorçage par exemple, Nord / Sud, des structures plus axées sur le développement de l entrepreneuriat en Afrique. Une réflexion doit être engagée. Le débat reste ouvert. Ce sera l occasion, demain, de continuer ce débat sur la microfinance et l entrepreneuriat social. Rapport du 3 ème forum, 25 et 26 mai, Hôtel de Ville de Paris 17/17

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