LETTRE MENSUELLE SOCIO-ÉCONOMIQUE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LETTRE MENSUELLE SOCIO-ÉCONOMIQUE"

Transcription

1 LETTRE MENSUELLE SOCIO-ÉCONOMIQUE N / 02 / 2013

2 NUMER février 2013 PART SALARIALE La nouvelle méthodologie du secrétariat 3 ACTUALITÉ EUROPÉENNE Le cycle politique du semestre européen 8 INDUSTRIE ALIMENTAIRE Rapport sur l emploi 13 ACTUALITÉS Conseil central de l Économie 18 Comité économique et social européen 20 Comité d accompagnement: Andy Assez, Emmanuel de Bethune, Kris Degroote, Luc Denayer, Tasso Fachantidis, Michèle Pans, Michael Rusinek, Siska Vandecandelaere Rédaction: Andy Assez, Emmanuel de Bethune, Michael Rusinek Secrétariat de rédaction: Alain Cabaux Traduction: Bernadette Hamende Mise en page: Simonne Loison Assemblage: José Marquez Y Sanchez Site Web: Éditeur responsable: Kris Degroote, Avenue de la Joyeuse Entrée 17-21, 1040 Bruxelles

3 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 3 PART SALARIALE La nouvelle méthodologie du secrétariat Dans le cadre des travaux du CCE sur la part salariale et la rentabilité du capital, les interlocuteurs sociaux ont demandé au secrétariat d expliciter les différences entre la part salariale calculée par le secrétariat, et publiée dans les Rapport technique 2009 et 2010, et celle publiée par Réginald Savage dans un article en Cette demande a débouché sur une note documentaire 2, écrite en collaboration avec Réginald Savage, et qui contient la nouvelle méthodologie utilisée par le secrétariat pour le calcul de la part salariale, notamment pour le Rapport technique Cet article en présente les principaux points. DES PARTS SALARIALES QUI CONNAISSENT DES ÉVOLUTIONS DIVERGENTES Le graphique ci-dessous compare la part salariale publiée par le CCE (ci-après dénommée série CCE) à celle publiée par Réginald Savage (ci-après série Savage). Dans les deux cas on observe le phénomène communément admis d une forte hausse de la part salariale dans les années 1970, suivie d une forte baisse de celle-ci dans les années Les deux séries diffèrent toutefois quant à l ampleur de ces mouvements : d après la série Savage, la baisse des années 1980 a plus que compensé la hausse des années 1970 alors que d après la série CCE, la part salariale ne redescend jamais à son niveau de % 85% 80% 75% Part salariale d après la série CCE et la série Savage 70% 65% 60% 55% 50% Série CCE Série Savage Source : calculs propres selon ICN, EUKLEMS, BfP 1 Savage, R. (2009) «Evolutions de la part salariale belge : Essai de quantifi cation rétrospective longue ( ), Bulletin de Documentation, 69 ème année, n 3, 3 ème trimestre 2009, pp CCE Part salariale : note méthodologique

4 page 4 > Lettre Mensuelle Socio-économique PART SALARIALE La nouvelle méthodologie du secrétariat EN RAISON DE DIFFÉRENCES DE CHAMP ET DE MÉTHODE La source de cette divergence d évolution est à trouver initialement dans la différence de champ couvert par les deux séries, de laquelle découle ensuite une différence de méthodologie de calcul. La série Savage couvre uniquement le secteur des sociétés non fi nancières tandis que la série CCE couvre l ensemble du secteur privé, c est-à-dire, outre les sociétés non fi nancières, également les sociétés fi nancières et les ménages. C est essentiellement en raison de la couverture du secteur des ménages que la série CCE diverge de la série Savage. En effet, cette couverture implique une correction pour tenir compte des revenus du travail des indépendants. Lorsqu on se situe au niveau des sociétés, le calcul de la part salariale est simple : il correspond au ratio entre la masse salariale et la valeur ajoutée. Part salariale = Masse salariale / Valeur ajoutée (1) Ce simple ratio n est toutefois plus satisfaisant lorsque le champ d analyse intègre également le secteur des ménages. En effet, si la masse salariale (le numérateur) correspond à peu près à la masse salariale des sociétés 3, cela n est pas le cas pour la valeur ajoutée (le dénominateur) qui, outre la valeur ajoutée des sociétés, est constituée pour une bonne part de la valeur ajoutée des entreprises individuelles ou «personnes physiques», autrement dit pour une part largement prépondérante des revenus mixtes des indépendants. Par conséquent, plus le poids des indépendants dans la valeur ajoutée est élevé, plus la part salariale baisse et inversement. Dans la série CCE, ce problème est traité en divisant fi ctivement le revenu mixte des indépendants en revenus issus du travail et en revenus issus du capital. La partie revenus du travail des indépendants est ensuite ajoutée au numérateur de la part salariale, aux côtés de la rémunération des salariés. On obtient ainsi la «part salariale corrigée», couramment utilisée dans la littérature, et notamment par les grandes institutions internationales telles que la Commission européenne et l OCDE. Part salariale corrigée = (Masse salariale + revenus du travail des indépendants) / Valeur ajoutée (2) C est l application de cette méthode qui crée l essentiel de la divergence entre la série CCE et la série Savage. En effet, le partage du revenu mixte des indépendants entre revenus du capital et revenus du travail nécessite de poser certaines hypothèses étant donné que cette division n est pas observable dans la réalité (dans le cas d un plombier par exemple, comment savoir quelle part de ses revenus est générée par son travail et quelle part est générée par son matériel?). Dans la série CCE, l hypothèse est que les revenus moyens du travail des indépendants sont équivalents aux coûts salariaux moyens des salariés dans la même branche d activité. Or, d après Savage (2009), les coûts salariaux moyens ont augmenté beaucoup plus rapidement que les revenus mixtes des indépendants dans les années 1970 et Ce phénomène pousse la part salariale corrigée vers le haut puisque l estimation des revenus du travail indépendant (qui suit l évolution des coûts salariaux moyens) se trouve au numérateur de la part salariale corrigée tandis que les revenus mixtes, qui augmentent moins vite, se trouvent au dénominateur. Ceci explique que, par rapport à la série Savage, la série CCE augmente plus rapidement dans les années 70 et baisse moins fortement dans les années La masse salariale totale de l ensemble des secteurs (hors administrations publiques) est constituée pour plus de 95% par les salaires payés par les sociétés. Les 5% restant correspondent aux salaires payés par les ménages et par les institutions sans but lucratif au service des ménages à leurs employés.

5 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 5 La nouvelle méthodologie du secrétariat PART SALARIALE Le fait que la série CCE diverge de la série Savage ne signifi e pas, a priori, qu elle est incorrecte. Toutefois, l hypothèse utilisée pour estimer la rémunération du travail indépendant dans la série CCE est questionnable : elle revient notamment à postuler un fonctionnement du marché du travail parfait où le choix entre le statut de travailleur indépendant et de travailleur salarié ne dépendrait que d une comparaison des rémunérations entre les deux statuts sans tenir compte du coût d entrée ou de sortie dû à l investissement entrepreneurial, ou des différences entre les statuts fi scaux et sociaux. De plus, cette hypothèse est faite indépendamment des attentes en termes de rémunérations du capital par l entrepreneur indépendant. En outre, il est très diffi cile empiriquement de savoir si l estimation qui en est faite est proche ou non de la réalité. Par conséquent, il y a une incertitude quant à la validité de la série CCE. Or, les choix en matière de politique socio-économique ne peuvent se baser sur une série dont la validité est incertaine. Ceci appelle donc à l élaboration d une méthodologie alternative. LA NOUVELLE MÉTHODOLOGIE DU SECRÉTARIAT Cette nouvelle méthodologie doit répondre à une série de critères, qui sont présentés ci-dessous. - La plupart des études belges ou étrangères montrent que la part salariale a connu une forte augmentation dans les années 70 et une forte baisse dans les années 80. Une des questions principales qui se pose lorsqu on étudie le partage de la valeur ajoutée entre travail et capital est de savoir si la baisse des années 80 a été plus forte ou moins forte que la hausse des années 70. Pour y répondre, il faut une série longue qui remonte au moins à Les variations de la part salariale peuvent découler de variations du coût salarial horaire, de la productivité du travail et du défl ateur de la valeur ajoutée. Ne pas distinguer ces éléments peut mener à des interprétations erronées et ainsi fausser le débat socio-économique. Pour ce faire, il est nécessaire de disposer de la valeur ajoutée en volume et du défl ateur de la valeur ajoutée. - Dans une économie ouverte telle que la Belgique, certaines branches d activité sont plus exposées à la concurrence internationale que d autres. Or, les mécanismes de transmission des chocs sont très différents dans les branches exposées à la concurrence internationale et dans les branches qui en sont protégées. Les évolutions de la part salariale et/ou de ses composantes (coûts salariaux horaires, productivité horaire du travail, défl ateur de la valeur ajoutée) peuvent donc varier fortement entre branches en fonction de leur exposition à la concurrence internationale. Il est donc pertinent d analyser séparément les évolutions de la part salariale dans les branches exposées et dans les branches protégées. Pour ce faire, une ventilation des données par branche d activité est nécessaire. - Les interlocuteurs sociaux ont souhaité que l analyse de la part salariale soit couplée à l analyse de la rentabilité du capital. Pour ce faire, on doit disposer de données sur le stock de capital. - Afi n que la validité des données ne puisse être remise en question, il est nécessaire d utiliser des séries offi cielles. - Si l objectif poursuivi est de prendre en compte tous les types d entreprises, qu elles soient des sociétés ou des personnes physiques, les données doivent couvrir aussi bien le secteur des sociétés que le secteur des ménages, et les revenus du travail doivent être corrigés et étendus en ce sens.

6 page 6 > Lettre Mensuelle Socio-économique PART SALARIALE La nouvelle méthodologie du secrétariat Etant donné que dans l industrie manufacturière, l essentiel de la valeur ajoutée est produite par les sociétés, on peut calculer la part salariale en divisant simplement la masse salariale par la valeur ajoutée (cf. équation 1) et il n est pas nécessaire de recourir à une correction pour tenir compte des indépendants. L analyse peut dés lors être effectuée en utilisant les données d EUKLEMS 4 puisque celles-ci sont des données offi cielles, qui couvrent une période allant de 1970 à 2009 (pour la Belgique. Jusqu à 2007 pour les autres pays), qui contiennent des données de valeur ajoutée en volume, de défl ateur de la valeur ajoutée, et de stock de capital, et qui sont ventilées par branche d activité. De plus, ces données permettent une comparaison internationale, ce qui est intéressant dans le cas de l industrie manufacturière qui est soumise à la concurrence internationale. Pour les années postérieures à 2007 (2009 pour la Belgique), on peut se baser sur les comptes nationaux offi ciels en SEC95 5. En ce qui concerne le secteur privé hors industrie manufacturière, la présence du secteur des ménages nécessite d opérer une correction pour éviter que l analyse soit biaisée par l évolution du poids des indépendants dans la valeur ajoutée. Une manière alternative à celle utilisée pour la série CCE de prendre en compte le secteur des ménages est le calcul d une «part professionnelle». Celle-ci est obtenue en rapportant à la valeur ajoutée totale la masse salariale plus l entièreté du revenu mixte. Part professionnelle = (Masse salariale + Revenus mixtes des indépendants) / Valeur ajoutée (3) Ceci est une autre manière de prendre en compte les revenus du travail indépendant, sachant que les revenus mixtes comprennent également une part de revenus du capital indépendant. L avantage de la part professionnelle est qu on évite d estimer le niveau des revenus du travail indépendant via l hypothèse d équivalence des rémunérations des salariés et des indépendants. On pose cependant l hypothèse de stabilité tendancielle de la part des revenus du travail indépendant dans le revenu mixte. Le risque de biais introduit par cette dernière hypothèse est ici jugée quantitativement bien moindre que celui associé à l hypothèse d équivalence des rémunérations des salariés et des indépendants. Le calcul de la part professionnelle implique que l on dispose de données sur le revenu mixte. Or, il n existe pas de série longue homogène et offi cielle du revenu mixte de 1970 à nos jours (la base de données EUKLEMS ne dispose pas du revenu mixte). A partir de 1995, on dispose du revenu mixte en SEC95. Avant le SEC95, le revenu mixte n était pas calculé par la comptabilité nationale. On peut toutefois calculer l équivalent du revenu mixte (concept SEC95) à partir des données en SEC79 6. Il est dés lors possible de calculer une part professionnelle à partir des comptes nationaux offi ciels en SEC79 pour la période , et à partir des comptes nationaux offi ciels en SEC95 à partir de 1995, avec une rupture de série entre les deux périodes. 4 Le projet EUKLEMS est un projet fi nancé par la Commission européenne entre 2003 et 2008 dans le but de créer une base de données contenant des mesures sur la croissance économique, la productivité, la création d emploi, la formation de capital et les changements technologiques au niveau sectoriel pour tous les Etats membres de l Union européenne depuis Les sources statistiques sont les comptes nationaux des différents Etats membres mais leur mode de calcul suit une méthodologie commune afi n d améliorer la comparabilité internationale. 5 Système européen des comptes nationaux et régionaux en vigueur depuis Ancien système des comptes nationaux en vigeur de 1979 à 1995.

7 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 7 La nouvelle méthodologie du secrétariat PART SALARIALE Comme le montre le graphique ci-dessous, d après cette nouvelle méthodologie, la baisse de la part salariale dans l industrie manufacturière dans les années 1980 a été plus faible que la hausse des années On retrouve donc, pour les branches manufacturières, le même constat que celui posé sur base de l ancienne série CCE. En revanche, la part professionnelle dans le secteur privé hors industrie manufacturière se comporte davantage comme la série Savage, à savoir que la baisse des années 1980 fait plus que compenser la hausse des années % 85% 80% 75% 70% Parts salariales selon la nouvelle méthodologie du secrétariat 65% 60% 55% 50% Part salariale industrie manufacturière Part professionnelle secteur privé hors industrie manufacturière (SEC79) Part professionnelle secteur privé hors industrie manufacturière (SEC95) Source : calculs propres selon ICN, EUKLEMS, BfP

8 page 8 > Lettre Mensuelle Socio-économique ACTUALITÉ EUROPÉENNE Le cycle politique du semestre européen Le 23 janvier 2013, le Conseil central de l économie (CCE), le Conseil national du travail (CNT) et le Conseil fédéral du développement durable (CFDD) ont tenu un séminaire interne portant le titre : «Le programme national de réforme belge 2013 : état des lieux et contribution des parties prenantes». Ce séminaire poursuivait trois objectifs : - Informer les membres des trois Conseils sur le cycle politique du semestre européen, l UE 2020 et le Plan national de réforme (PNR) ; - Dresser le bilan de la mise en œuvre du PNR 2012 en Belgique et s interroger sur les points qui méritent une attention particulière dans le PNR 2013 ; - Organiser un débat entre les participants sur les priorités de chaque groupe sociétal et sur la contribution des Conseils à l élaboration du PNR Durant le premier volet informatif, présidé par Monsieur Philippe Maystadt, Président du CFDD, Monsieur Michel Servoz, du Secrétariat général de la Commission européenne, a explicité le nouveau semestre européen. Il a mis l accent sur l Annual Growth Survey (analyse annuelle de la croissance, en ce compris les annexes sur les aspects macroéconomiques et sur l emploi), sur le rapport qui est élaboré dans le cadre du mécanisme d alerte afi n d éviter les déséquilibres macroéconomiques (Alert Mechanism Report ou Rapport du mécanisme d alerte) et sur les documents signifi catifs tels que l analyse du suivi du semestre européen par la Présidence. Ensuite, Madame Ingrid Bouillard, représentante de la Cellule stratégique du Premier Ministre, et Monsieur Joost Verlinden (du Bureau fédéral du Plan) ont dressé l état des lieux en ce qui concerne la mise en œuvre du PNR 2012 et les perspectives pour le PNR Ils ont indiqué dans quelle mesure le gouvernement a tenu compte ou a l intention de tenir compte des recommandations par pays que la Commission a publiées en mai En outre, ils ont fait part de la position du gouvernement vis-àvis de l analyse de la croissance publiée en novembre Enfi n, l attention s est concentrée sur les possibilités d intervention offertes à la société civile dans la perspective de l élaboration du PNR Durant le second volet, présidé par Monsieur Paul Windey, Président du CNT, un dialogue s est engagé entre les parties prenantes, c est-à-dire les représentants des employeurs, des travailleurs, des ONG environnementales et des ONG de développement, sur les priorités que chaque organisation tient à mettre en exergue en vue du PNR Le troisième et dernier volet du ce séminaire était présidé par Monsieur Robert Tollet, Président du CCE. Il a de nouveau permis aux représentants des employeurs et des travailleurs, ainsi que des ONG environnementales et de développement, de s exprimer au cours d un débat, cette fois consacré à la gouvernance du processus du semestre européen et du PNR dans notre pays ainsi qu à la contribution de la société civile et à la coopération entre les différents Conseils sur ce thème. Le présent article s intéresse principalement à l exposé de Monsieur Servoz, Secrétaire général adjoint de la Commission européenne, chargé des dossiers liés à l Europe 2020, au semestre européen, à la préparation du cadre fi nancier pluriannuel et à la coordination de la politique.

9 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 9 Le cycle politique du semestre européen ACTUALITÉ EUROPÉENNE CERCLE VICIEUX La dénomination «semestre européen» faisait initialement référence à la période allant du mois de janvier au début du mois de juillet de chaque année. En pratique, le semestre européen est cependant devenu un processus continu où la distinction entre les volets national et européen s est estompée. Lors de l élaboration des budgets nationaux à l automne, les Etats membres doivent en effet tenir compte des recommandations européennes et c est également à ce moment-là que l analyse annuelle de la croissance est en préparation pour être publiée par la Commission européenne dès la fi n du mois de novembre. La nouvelle gouvernance économique de l Union européenne a été créée en réponse à la crise économique qui se présente sous la forme d un cercle vicieux où il y a interaction entre différents éléments négatifs. Le schéma ci-dessous montre les interconnections entre les problèmes constatés et les réponses politiques que l Union européenne tente d y apporter. Tackling the «vicious circles» affecting Europe Europe 2020 Macro-imbalances procedure Euro Plus Pact Compact for growth and jobs Higher taxes Low tax revenue Low competitiveness Low productivity Low growth Low demand Limited access to finance Government debts Private and financial sector indebtedness Bank guarantees and recapitalisation Stability and Growth Pact ESM/ESFS Treaty on stability, coordination and governance Lower values of bonds EU supervisory framework Macro-imbalances procedure Euro Plus Pact 1 La crise actuelle peut être également considérée comme étant le résultat de l absence de réformes structurelles dans l Union européenne au cours des 15 à 20 dernières années. Il est par conséquent nécessaire non seulement d aider les banques à se sortir d un mauvais pas et de réduire les dettes publiques, mais aussi de procéder à des réformes structurelles importantes. Les mêmes questions fondamentales qui avaient été soulevées durant la Stratégie de Lisbonne resurgissent en effet dans le cadre de la Stratégie UE-2020.

10 page 10 > Lettre Mensuelle Socio-économique ACTUALITÉ EUROPÉENNE Le cycle politique du semestre européen SEMESTRE EUROPÉEN Lors du lancement des réformes de la gestion économique, il s agissait essentiellement de mieux mettre en concordance la politique macroéconomique d une part et les réformes au niveau microéconomique et sur le plan de l emploi d autre part. A l échelon national, il en est résulté la synchronisation du PNR et du Programme de stabilité et de convergence (PSC). Toutefois, du fait de la crise économique, d autres éléments sont venus s ajouter si bien que fi nalement un ensemble renforcé de coordination de la politique économique a vu le jour. Le semestre européen débute lorsque la Commission émet, en novembre, son analyse annuelle de la croissance. Cette analyse identifi e les priorités de l Union européenne en matière de croissance économique et d emploi, priorités qui doivent donner lieu à des progrès au niveau de l ensemble des Etats membres. Dans son analyse de la croissance 2013, la Commission répète les cinq priorités qui fi guraient dans l analyse de l année passée. Ces cinq priorités sont : 1. Mener une politique de consolidation budgétaire, différenciée et favorable à la croissance. Dans de nombreux Etats membres, les dépenses sont en effet réduites dans des domaines inadéquats tels que l enseignement et la recherche. Or, c est dans ces domaines que des investissements favorables à la croissance sont possibles. 2. Normaliser l octroi de crédits à l économie. Il convient non seulement de poursuivre la réforme du secteur bancaire mais aussi de faire en sorte que l octroi de crédits aux entreprises et aux particuliers augmente de nouveau car c est un élément crucial pour l économie réelle. 3. Promouvoir la croissance et la compétitivité, aujourd hui et à l avenir. A cet effet, il faut des mesures en vue de l amélioration du fonctionnement du marché intérieur. En dépit de l entrée en vigueur de la directive Services et des efforts dans le domaine du marché intérieur de l énergie, le marché intérieur dispose encore d un énorme potentiel économique inutilisé. 4. Faire face au chômage et aux conséquences sociales de la crise. 5. Moderniser l appareil public. L analyse annuelle de la croissance est ensuite discutée au sein des divers organes du Conseil ; après quoi, le Conseil européen approuve ce document lors du Sommet de printemps au début du mois de mars ou le modifi e le cas échéant. De cette façon, les Chefs d Etat et de gouvernement de l Union européenne défi nissent l orientation à suivre lors de l élaboration des PNR. En avril, les Etats membres soumettent à la Commission leurs PNR ainsi que leurs PSC en vue de fi nances publiques saines. A la fi n du mois de mai, la Commission porte un jugement sur ces programmes et formule les recommandations nécessaires par pays. Le Conseil discute ensuite ces recommandations à l adresse des différents Etats membres et les adoptent formellement à la fi n du mois de juin, de sorte que les Etats membres puissent encore bénéfi cier de cet avis politique avant de mettre la dernière main à leurs projets de budget de l année suivante.

11 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 11 Le cycle politique du semestre européen ACTUALITÉ EUROPÉENNE PACTE DE STABILITÉ ET DE CROISSANCE Le Pacte de stabilité et de croissance est un ensemble de règles qui régissent la coordination de la politique fi scale nationale des pays de l Union économique et monétaire (UEM). Il comprend un volet préventif et un volet dissuasif. Sur la base des PSC, la Commission et le Conseil apprécient la situation fi scale des Etats membres à moyen terme tout en tenant compte du vieillissement. Dans le souci d éviter des défi cits excessifs au budget des Etats membres, le Conseil peut, sur proposition de la Commission, envoyer un signal précoce tandis que la Commission peut enjoindre les Etats membres, par un avis de politique précoce, à respecter les obligations dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance. La partie dissuasive du pacte consiste en une procédure de défi cit excessif qui est initiée dès que le défi cit d un Etat membre dépasse 3% du PIB. En ce moment, du fait de la crise, presque tous les pays sont soumis à une telle procédure sauf la Bulgarie, l Allemagne, l Estonie, la Finlande, le Luxembourg et la Suède. DÉSÉQUILIBRES MACROÉCONOMIQUES Une autre mesure du Six-pack comprend un nouveau processus de surveillance macroéconomique associé à un système d alerte afi n de détecter, de façon précoce, des déséquilibres macroéconomiques ainsi qu un mécanisme de correction (procédure de déséquilibres macroéconomiques). A titre d instrument auxiliaire de l identifi cation rapide et du contrôle des déséquilibres, un mécanisme d alerte a été créé et un rapport est établi annuellement (rapport du mécanisme d alerte). L analyse du rapport du mécanisme d alerte se base sur un tableau de bord reprenant onze indicateurs macroéconomiques qui ont trait à l évolution de la compétitivité, de l endettement, des prix des actifs, des efforts d adaptation et de l interaction avec le secteur fi nancier. Dès que la Commission présume qu un Etat membre est ou risque d être sujet à des déséquilibres, elle procède à une «in-depth review» (une évaluation approfondie). La Commission a émis en novembre 2012 son rapport sur les mécanismes d alerte ainsi que son analyse annuelle de la croissance pour 2013 et publiera, en mars 2013, les évaluations approfondies pour les Etats membres suivants : la Belgique, la Bulgarie, Chypre, le Danemark, la Finlande, la France, la Hongrie, l Italie, Malte, les Pays-Bas, la Slovénie, l Espagne, le Royaume-Uni et la Suède. Le fait qu un Etat membre tel que la Belgique soit soumis, tout comme en 2012, à une évaluation approfondie, ne signifi e pas nécessairement que de nouveaux déséquilibres sont apparus. Il se peut que ce rapport ne comprenne qu une évaluation des mesures que l Etat membre a prises au cours de l année écoulée en réponse aux recommandations formulées précédemment. Sur la base des évaluations approfondies, la Commission estimera s il est opportun d appliquer soit le volet préventif soit le volet correctif. Le volet préventif comprend les recommandations par pays en vue de redresser les déséquilibres constatés. La seconde possibilité, qui n a été appliquée à aucun Etat membre à ce jour, est le lancement d une procédure de déséquilibre excessif. Cette procédure peut fi nalement déboucher sur des sanctions fi nancières pour les Etats membres.

12 page 12 > Lettre Mensuelle Socio-économique ACTUALITÉ EUROPÉENNE Le cycle politique du semestre européen AUTRES ÉLÉMENTS DE LA NOUVELLE GOUVERNANCE ÉCONOMIQUE Outre les mesures susmentionnées, il y a, pour un certain nombre d Etats membres qui reçoivent une aide fi nancière du MES ou du FMI, l obligation non seulement de rembourser fi nalement les prêts mais aussi de suivre un programme d adaptation macroéconomique. Ce programme peut comprendre des mesures aussi bien sur le plan macroéconomique ou microéconomique que sur celui de l emploi. La Commission a en outre conçu le plan de lier davantage le recours aux fonds UE par les Etats membres au semestre européen. Lorsque la Commission adresse une recommandation spécifi que à un Etat membre, elle pourrait également à cette occasion recommander le recours aux fonds UE pour cet objectif spécifi que. La Commission espère développer davantage cette idée à l avenir. Enfi n, deux règlements complémentaires (two-pack) seront prochainement approuvés pour les pays de la zone euro. L élément important ici serait l obligation pour les Etats membres de soumettre chaque année, en octobre, leur projet de budget à la Commission qui examinerait ce projet de budget et pourrait demander une révision. CONCLUSION Même si l ensemble des procédures et des règles semble souvent, dans la pratique, compliqué et diffi cile à mettre en œuvre et même s il y a certainement encore une marge de simplifi cation et d intégration de certains éléments, le résultat constitue malgré tout, pour Monsieur Servoz, un ensemble cohérent qui débouche sur une coordination politique économique renforcée au niveau européen. Monsieur Servoz souligne enfi n le rôle important des parties prenantes dont les interlocuteurs sociaux. Les recommandations de la Commission ne s adressent en effet pas uniquement aux gouvernements mais à l ensemble des Etats membres, si bien que chacun se doit de prendre ses responsabilités.

13 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 13 INDUSTRIE ALIMENTAIRE Rapport sur l emploi Chaque année, le secrétariat du CCE rédige un rapport sur l emploi dans l industrie alimentaire. Ce rapport fournit l une des analyses les plus complètes de l emploi dans le secteur. La continuité de ce rapport témoigne du fait que le CCE est une institution qui perpétue les bonnes traditions. Vous en trouverez ci-après les principaux constats. Le rapport complet est disponible sur le site web du CCE : L EMPLOI DANS L INDUSTRIE ALIMENTAIRE BELGE L industrie alimentaire et des boissons en Belgique est le premier employeur industriel avec salariés occupés ou 17,6 % de l emploi dans l industrie. Durant la période , le secteur a perdu 4,3 % de ces emplois (4 300), contre 19,9 % ( ) dans l industrie. L ensemble de la baisse de l emploi est imputable aux indépendants (4 400), tandis que le secteur accueille 100 emplois salariés supplémentaires. Dans le reste de l industrie, l emploi régresse seulement de unités pour les indépendants, contre unités pour les salariés. 72,1 % de l emploi est fl amand, contre 70,1 % dans l industrie, 23,7 % est wallon (25,4 %) et 4,2 % (4,5 %) bruxellois. Dans le secteur des boissons, ces chiffres sont respectivement 68,3 %, 28,6 % et 3 %. Les cinq plus grands secteurs sont les boulangeries et pâtisseries (25,2 %), la viande (14,9 %), les fruits et légumes (9,0 %), la chocolaterie et la confi serie (8,8 %) et l industrie laitière (6,6 %), qui représentent ensemble 64,5 % de l emploi dans l industrie alimentaire. Quatre de ces cinq sous-secteurs enregistrent une croissance positive du nombre de travailleurs pendant la période , à savoir les boulangeries et pâtisseries (0,2 %), les fruits et légumes (15,7 %), la chocolaterie et la confi serie (8,3 %) et l industrie laitière (9,1 %). En 2010, le secteur comptait entreprises : 75 % d entreprises employaient moins de 10 travailleurs, 21 % entre 10 et 99 travailleurs et 3,5 % plus de 100 travailleurs. Ces entreprises représentaient respectivement 16 %, 35 % et 49 % de l emploi. Entre 2000 et 2010, le personnel d une entreprise moyenne est passé de 13 à 16 travailleurs. TYPOLOGIE DU TRAVAILLEUR DANS L INDUSTRIE ALIMENTAIRE BELGE Avec une part de 67 % de l emploi en 2010, les ouvriers sont proportionnellement plus nombreux que dans le reste de l industrie (63 %). Les femmes occupent 58 % des postes d employés et 26 % des emplois ouvriers, contre respectivement 36 % et 16 % dans l industrie. Les femmes sont donc proportionnellement plus nombreuses à travailler dans l industrie alimentaire que dans l industrie totale (36 % contre 23 %). En 2011, 34 % des salariés sont peu qualifi és, 47 % moyennement qualifi és et 20 % très qualifi és. Durant la période , la part des peu qualifi és a baissé au profi t des moyennement qualifi és. Toutefois, le secteur présente encore un niveau de qualifi cation relativement bas par rapport à l industrie

14 page 14 > Lettre Mensuelle Socio-économique INDUSTRIE ALIMENTAIRE Rapport sur l emploi et au reste de l économie. En comparaison avec les pays voisins, la Belgique emploie une grande proportion de travailleurs très qualifi és et peu qualifi és. Seuls les Pays-Bas comptent une part plus élevée de peu qualifi és. Durant la période , l âge moyen des travailleurs a sensiblement augmenté, et ce quel que soit le statut professionnel ou le sexe. La structure d âge tend ainsi à se rapprocher de celle de l industrie et de l ensemble de l économie. Bien que les employés arrivent en moyenne à un âge plus avancé dans le secteur, ils le quittent aussi précocement que les ouvriers et, au même titre que les ouvriers, sans doute plus précocement que dans les autres secteurs. L ancienneté moyenne est faible (seulement 10 ans en 2010, contre 12 dans l industrie), mais néanmoins plus élevée que dans le secteur privé (9,6 ans). ORGANISATION DU TRAVAIL DANS L INDUSTRIE ALIMENTAIRE De 2000 à 2011, le travail à temps partiel a progressé de 10 % à 21 %, contre 13 % dans l industrie. On observe donc une tendance structurelle à l augmentation du travail à temps partiel. Indépendamment des fl uctuations conjoncturelles, 10 % des emplois à temps plein sont en effet passés dans le circuit à temps partiel. 45% 40% 35% 30% 25% 20% 15% Évolution de la part du travail à temps partiel (NACE 10) 10% 5% % hommes temps-partiel % femmes temps partiel Source : Commission consultative spéciale de l Alimentation (CCE) sur la base desur les forces de travail (DGSIE) Ce sont principalement les femmes qui travaillent à temps partiel dans le secteur de l alimentation. En 2011, 40 % des employées et 38,5 % des ouvrières étaient occupées à temps partiel, alors que pour les hommes, la proportion se limitait à 8,8 % pour les employés et à 13,8 % pour les ouvriers. L Allemagne, le Danemark, l Autriche et la Suède enregistrent aussi un niveau de travail à temps partiel d environ 20 %, tandis que 40 % des salariés de l industrie alimentaire néerlandaise travaillent à temps partiel. Entre 1997 et 2011, un salarié occupé à temps plein travaillait en moyenne 40 heures par semaine en Belgique. C est la 4e semaine la plus courte au sein de l UE. Les semaines de travail sont encore un peu

15 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 15 Rapport sur l emploi INDUSTRIE ALIMENTAIRE plus courtes aux Pays-Bas (39), en France (39) et au Danemark (38). Il est à noter que les Allemands travaillent quant à eux à peine plus longtemps, un peu plus de 40 heures par semaine. Avec 25 heures en moyenne, les travailleurs à temps partiel en Belgique ont la plus longue semaine de travail au sein de l UE. Les Français travaillent un peu moins longtemps (24 heures), tandis que les Allemands et les Néerlandais travaillent en moyenne moins de 20 heures par semaine. En 2011, le secteur de l alimentation comptait 11,5 % d emplois temporaires, dont 14,5 % chez les ouvriers (12,9 % pour les hommes et 20,9 % pour les femmes) et seulement 5,5 % chez les employés (5,7 % pour les hommes et 5,3 % pour les femmes). La part des ouvrières qui bénéfi cient d un contrat à durée indéterminée est particulièrement élevée. Au sein de l UE, la Belgique occupe une position centrale avec 89 % d emplois permanents, mais c est davantage qu en Allemagne (86 %), aux Pays-Bas (80 %) et en France (76 %). Le pourcentage de travailleurs qui travaillent le soir, la nuit, le samedi et le dimanche n a cessé de s accroître au cours des quinze dernières années. Ce sont surtout le travail le soir, et dans une moindre mesure le travail de nuit, qui augmentent. L évolution du travail pendant le week-end se poursuit en outre lentement, mais aussi de façon structurelle. Le travail le soir, la nuit et le week-end est nettement moins fréquent que chez les homologues sectoriels allemands et néerlandais. Il est à noter que toutes les formes de travail atypique, à l exception du travail à domicile, sont plus répandues dans l industrie alimentaire que dans le reste de l industrie manufacturière. Le travail atypique dans l industrie alimentaire (NACE 10) 100% 95% 90% 85% 80% 75% 70% 65% 60% 55% 50% jamais travail le soir jamais travail la nuit jamais travail le samedi jamais travail le dimanche jamais travail à domicile Source : Commission consultative spéciale de l Alimentation (CCE) sur la base des enquêtes sur les forces de travail (DGSIE) La part des travailleurs qui sont soumis à un horaire identique ou normal est de 67,2 % en 2011 (59 % pour les ouvriers et 84 % pour les employés). 41 % des ouvriers ont donc un horaire particulier, dont 31 % travaillent en équipes, contre 16 % des employés, dont 3 % en équipes. La part du travail posté en équipes est pourtant relativement faible (22 %) par rapport à l Allemagne (28 %) et aux Pays-Bas et à la France (26 %).

16 page 16 > Lettre Mensuelle Socio-économique INDUSTRIE ALIMENTAIRE Rapport sur l emploi On observe dans le secteur une tendance structurelle à une diminution du chômage temporaire, qui est passé en moyenne de 7 % en 1996 à 5 % de l emploi en Durant la crise bancaire, le chômage temporaire a augmenté fortement pour atteindre un pic de personnes en février Suite à l amélioration de la conjoncture en 2010 et 2011, le chômage temporaire moyen est reparti à la baisse pour s établir à en février Depuis le deuxième trimestre 2012, le chômage temporaire s accroît à nouveau pour atteindre personnes en moyenne en septembre L aggravation de la crise fi nancière européenne et de la crise de confi ance des entrepreneurs et des consommateurs n y est probablement pas totalement étrangère. De fi n 2008 au mois de juin 2012, le nombre de prépensionnés dans le secteur a reculé de à personnes. Conformément aux objectifs du Pacte de solidarité entre générations, c est principalement le nombre de prépensionnés de moins de 58 ans qui a diminué substantiellement de 16 % en 2000 à 8 % en Durant la période , les interruptions de carrière ont connu une forte augmentation (surtout le crédit-temps) de 62 %, passant de à personnes. Les interruptions complètes ont baissé de 56 %, tandis que les interruptions à temps partiel et les congés thématiques progressaient respectivement de 65 % et de 132 %. 57 % des bénéfi ciaires étaient des femmes, alors qu elles ne représentent que 36 % des effectifs totaux de l industrie alimentaire. MOBILITÉ DES TRAVAILLEURS DANS L INDUSTRIE ALIMENTAIRE À l exception des déplacements de et vers Bruxelles, la mobilité interrégionale est faible dans le secteur de l alimentation : 89,2 % des travailleurs de l industrie alimentaire ont la nationalité belge. 5,8 % sont ressortissants de l UE et les 5,0 % restants sont originaires de l extérieur de l UE. En sept ans, le nombre de travailleurs frontaliers a augmenté de 37,0 %, passant de en 2004 à personnes en 2011, dont 94 % de Français et 4 % de Néerlandais. La plupart d entre eux sont actifs dans le secteur de la viande, de la transformation des fruits et légumes et de la fabrication de produits de boulangerie. EN RÉSUMÉ En 2011, l industrie alimentaire et des boissons en Belgique est le premier employeur industriel avec salariés occupés ou 17,6 % de l emploi dans l industrie. La perte relativement faible d emplois de 4,3 % (4 300) durant la période est entièrement imputable aux indépendants. L emploi dans les entreprises est proportionnellement plus important en Flandre. Les 3,5 % de grandes entreprises prennent à leur compte près de 50 % de l emploi. Le secteur emploie une proportion élevée d ouvriers (67 %) et de femmes (36 %) par rapport à l industrie. Le niveau de qualifi cation dans le secteur est relativement faible en comparaison avec l industrie et relativement élevé par rapport aux pays voisins.

17 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 17 Rapport sur l emploi INDUSTRIE ALIMENTAIRE La fl exibilisation du travail augmente depuis 10 ans, sous l impulsion d un recours accru au travail à temps partiel et au travail le soir, la nuit et le week-end. On observe toutefois une tendance à la diminution du chômage temporaire. La mobilité interrégionale est faible en Belgique, tandis que le nombre de travailleurs frontaliers (essentiellement des Français) a fortement augmenté en dix ans. Emmanuel de Bethune

18 page 18 > Lettre Mensuelle Socio-économique ACTUALITÉS Conseil central de l Économie ACTUALITÉS EUROPÉENNES Programme national de réforme 2013 : un séminaire commun du CCE-CNT-CFDD s est tenu le 23 janvier dernier, à destination des membres des trois Conseils. Le programme du séminaire comportait trois volets : un volet informatif, un volet dialogue des parties prenantes, un volet gouvernance et contribution des Conseils. Dans ce cadre, le séminaire a ainsi poursuivi les objectifs suivants : informer les membres sur le cycle politique du Semestre européen, la Stratégie UE 2020 et le PNR (exposé d un représentant de la Commission) ; faire le bilan de la mise en œuvre du PNR 2012 et des thèmes que le PNR 2013 devrait traiter en profondeur (bilan par une représentante de la cellule politique du Premier Ministre et un représentant du Bureau fédéral du Plan) ; organiser un débat sur les priorités de chaque groupe sociétal et la contribution des Conseils au PNR Concernant ce dernier point, chaque groupe a ainsi exprimé ses priorités pour le PNR 2013 ainsi que sa position à l égard de la gouvernance et de la collaboration des Conseils dans ce cadre. POLITIQUE INDUSTRIELLE Une audition ayant pour thématique «Une stratégie proactive pour la réindustrialisation» s est tenue le 26 février. Le 10 octobre 2012, la Commission européenne a publié une mise à jour de sa communication sur la politique industrielle. Elle y insiste sur l importance de l industrie pour la croissance économique et l emploi, ainsi que pour relever les défi s sociétaux auxquels nous sommes confrontés. Elle a également élaboré une stratégie proactive visant à conférer à l Europe un avantage concurrentiel dans le contexte de la nouvelle révolution industrielle. Lors de l audition, Messieurs De Smedt et Vanborren, de la CE (DG Entreprises et Industrie), sont venus présenter cette stratégie et les résultats de la Belgique dans le tableau de bord des performances industrielles. Ces exposés ont été suivis d une réaction des Régions. Monsieur Jan Larosse, du département fl amand EWI, et Florence Hennart et Vincent Lepage, de la DG Economie, Emploi et Recherche de la Région wallonne, ont présenté brièvement les objectifs et les lignes de force de leur politique industrielle et expliqué comment les niveaux européen et fédéral pourraient renforcer selon eux la politique industrielle régionale. NORMES DE PRODUITS POUR LES GASOILS ET LES ESSENCES Le 12 décembre 2012, Monsieur Robert Tollet, Président du Conseil, a reçu de la part de Melchior Wathelet, secrétaire d État à l Environnement et à la Mobilité, une demande d avis sur trois projets d arrêtés royaux. Le premier concerne les dénominations et les caractéristiques des gasoils destinés au chauffage et à l usage dans les engins mobiles non routiers. Le deuxième porte sur la dénomination et les caractéristiques du gasoil-diesel pour les véhicules routiers, et le troisième sur les dénominations et les caractéristiques des essences pour les moteurs à essence. Le projet d avis sera soumis à l approbation de l assemblée plénière du Conseil le 27 février 2013.

19 Lettre Mensuelle Socio-économique > page 19 Conseil central de l Économie ACTUALITÉS PÊCHE La question de la formation à la découpe de fi lets de poisson à Ostende avait été évoquée lors d une précédente réunion de la Commission consultative spéciale de la Pêche. Il est ressorti de la discussion que des formations complémentaires étaient nécessaires. Il s agissait d examiner la possibilité de créer un centre de connaissances pour l ensemble de la chaîne afi n de former les personnes amenées à travailler dans le secteur. Il semblerait qu une aide fi nancière puisse être apportée via l axe 4 du FEP. Il a été convenu de sonder le secteur quant à la nécessité d un centre de formation et l opportunité d axer celui-ci sur la théorie ou sur la pratique. Il conviendra ensuite de chercher des partenaires et de vérifi er l offre actuelle de formations et les possibilités existantes en matière de structures. Il a également été suggéré d examiner la question sous un angle plus large en se tournant vers les formations existantes dans l ensemble du domaine des produits frais. Lors d une réunion de suivi, deux représentants de l Institut néerlandais de formation des pêches Stivavi sont venus commenter l organisation des formations de pêche aux Pays-Bas. Tant les formations ordinaires et que les formations en entreprise ont été abordées. Ils ont également fourni des informations sur l offre de formations commerciales.

20 page 20 > Lettre Mensuelle Socio-économique ACTUALITÉS Comité économique et social européen Au cours de sa session plénière des 16 et 17 janvier 2013, le Comité économique et social européen a notamment émis les avis suivants, dont nous vous proposons la synthèse. ACTE POUR LE MARCHÉ UNIQUE II- ENSEMBLE POUR UNE NOUVELLE CROISSANCE 1 Le CESE estime que: - face à la crise économique actuelle, le ton optimiste de la communication semble inapproprié; - malgré une contribution positive à la croissance économique et la création d emplois, le marché unique n a pas déployé tout son potentiel vis-à-vis des différentes parties prenantes (entreprises, travailleurs, consommateurs, citoyens ou autres) et la Commission n a pas accordé suffi samment d attention aux conséquences négatives imprévues du marché unique; - l amélioration du fonctionnement du marché unique, qui s appuie sur les anciennes et les nouvelles orientations, est fortement menacée par l augmentation massive du nombre de chômeurs, qui frappe particulièrement les jeunes; - les États membres doivent redoubler d efforts pour surmonter la crise fi nancière, économique et budgétaire, et pour libérer tout le potentiel du marché unique; - le Parlement, la Commission et le Conseil doivent agir rapidement, sans toutefois nuire à la qualité, afi n de garantir l adoption de ces propositions législatives avant la fi n des mandats du Parlement et de la Commission au printemps 2014; - en ce qui concerne le détachement des travailleurs le CESE suggère l intégration d un protocole de progrès social dans les traités européens visant à clarifi er le lien entre les droits sociaux fondamentaux et les libertés économiques en confi rmant que le marché unique n est pas une fi n en soi, mais qu il a été établi afi n d instaurer le progrès social pour les citoyens de l Union; - l application rapide des mesures proposées dans la communication relative à la gouvernance du marché unique serait plus que bienvenue afi n d améliorer la mise en œuvre générale des règles de l UE. PARTENARIAT POUR L EXCELLENCE ET LA CROISSANCE DANS L EER 2 Le CESE: - estime que la libre circulation des chercheurs, de la connaissance scientifi que et de la technologie doit devenir la «cinquième liberté» du marché intérieur; 1 COM(2012) 573 fi nal CES _00_00_ac 2 COM(2012) 392 fi nal CES _00_00_ac

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme de l Espagne pour 2015

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme de l Espagne pour 2015 COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 13.5.2015 COM(2015) 259 final Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme de l Espagne pour 2015 et portant avis du Conseil

Plus en détail

EXAMEN ANNUEL PAR LA COMMISSION

EXAMEN ANNUEL PAR LA COMMISSION COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 17.3.2015 COM(2015) 130 final EXAMEN ANNUEL PAR LA COMMISSION des rapports d activité annuels des États membres en matière de crédits à l exportation au sens du règlement

Plus en détail

Les marchés européens

Les marchés européens .creditfoncier.com U N E É T U D E D U C R É D I T F O N C I E R Les marchés européens du crédit immobilier résidentiel en 2014 MAI 2015 rappel méthodologique Cette étude porte sur les marchés du crédit

Plus en détail

Travaux du Conseil central de l économie et du Conseil national du travail dans le cadre de la stratégie Europe 2020 :

Travaux du Conseil central de l économie et du Conseil national du travail dans le cadre de la stratégie Europe 2020 : 6 avril 2011 Contribution des Secrétariats du Conseil central de l'economie et du Conseil national du Travail a l'attention du Premier Ministre, en vue de l'élaboration du plan national de réformes de

Plus en détail

Comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé Section «sécurité sociale»

Comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé Section «sécurité sociale» Comité sectoriel de la sécurité sociale et de la santé Section «sécurité sociale» CSSS/11/009 DÉLIBÉRATION N 11/006 DU 11 JANVIER 2011 RELATIVE À LA COMMUNICATION DE DONNÉES À CARACTÈRE PERSONNEL NON CODÉES

Plus en détail

Procédure des déséquilibres macroéconomiques: Bilan approfondi pour le Luxembourg

Procédure des déséquilibres macroéconomiques: Bilan approfondi pour le Luxembourg Procédure des déséquilibres macroéconomiques: Bilan approfondi pour le Luxembourg Commentaires de la Chambre des salariés 25 février 2014 Semestre européen Arsenal de six résolutions législatives («six

Plus en détail

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité

Bulletin du FMI. France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Bulletin du FMI BILAN DE SANTÉ ÉCONOMIQUE France : de bons progrès mais il reste à consolider la crédibilité Kevin C. Cheng et Erik de Vrijer Département Europe du FMI 27 juillet 2011 Vendanges dans le

Plus en détail

13.1. L évolution de l emploi des seniors depuis 1975

13.1. L évolution de l emploi des seniors depuis 1975 13.1. L évolution de l emploi des seniors depuis 1975 Stable entre 1975 et 1980, la proportion des seniors (55-64 ans, cf. encadré) qui occupent un emploi a diminué de manière continue jusqu en 1998, passant

Plus en détail

Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise

Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise Ans Note d éducation permanente de l ASBL Fondation Travail Université (FTU) N 2015 5, avril 2015 www.ftu.be/ep Les inégalités d accès à la formation continue en entreprise Une comparaison avec les pays

Plus en détail

Groupe d experts sur les sciences humaines

Groupe d experts sur les sciences humaines Groupe d experts sur les sciences humaines Rapport Le rôle accru des sciences humaines dans le 7 e programme-cadre Le 7 e programme-cadre (7 e PC) marque une nouvelle étape de l inclusion des sciences

Plus en détail

Les comptes nationaux et le SEC 2010

Les comptes nationaux et le SEC 2010 Les comptes nationaux et le SEC 2010 7 ème séminaire de la Banque nationale de Belgique pour enseignants en économie du secondaire Bruxelles, le 22 octobre 2014 Catherine RIGO Plan de l exposé Introduction

Plus en détail

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro?

Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Dissertation. Comment les politiques conjoncturelles européennes peuvent-elle soutenir la croissance dans la zone euro? Document 1. L évolution des taux d intérêt directeurs de la Banque centrale européenne

Plus en détail

par Sylvie Roberti E.R. : Eric Poncin - Rue des Deux Eglises 45-1000 Bruxelles

par Sylvie Roberti E.R. : Eric Poncin - Rue des Deux Eglises 45-1000 Bruxelles par Sylvie Roberti E.R. : Eric Poncin - Rue des Deux Eglises 45-1000 Bruxelles CPCP asbl - novembre 2008 CPCP - Centre Permanent pour la Citoyenneté et la Participation asbl Rue des Deux Eglises, 45-1000

Plus en détail

F RSE Plan d action A04 Bruxelles, le 14.09.2006 MH/JC/LC A V I S. sur

F RSE Plan d action A04 Bruxelles, le 14.09.2006 MH/JC/LC A V I S. sur F RSE Plan d action A04 Bruxelles, le 14.09.2006 MH/JC/LC A V I S sur L AVANT-PROJET DE PLAN D ACTION EN MATIERE DE RESPONSABILITE SOCIETALE DES ENTREPRISES EN BELGIQUE *** 2 Dans sa lettre du 10 juillet

Plus en détail

Chiffres clés de l'europe

Chiffres clés de l'europe Sommaire 1 L économie et les finances... 1 1.1 Le PIB... 1 1.2 La production économique... 3 1.3 Les dépenses du PIB et les investissements... 5 1.4 La productivité de la main-d œuvre... 6 2 La population

Plus en détail

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation

Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux exemples de l impact d un choc exogène sur l évolution des prix : le prix du pétrole et la déréglementation Deux chocs importants ont affecté le comportement des prix de détail des principaux pays

Plus en détail

Le marché de l assurance de protection juridique en Europe. Octobre 2013

Le marché de l assurance de protection juridique en Europe. Octobre 2013 Le marché de l assurance de protection juridique en Europe Octobre 2013 Le marché de l assurance de protection juridique en Europe Octobre 2013 Dans sa dernière publication, RIAD, l Association internationale

Plus en détail

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL GB.277/ESP/4 (Add.1) 277 e session Conseil d administration Genève, mars 2000 Commission de l'emploi et de la politique sociale ESP QUATRIÈME QUESTION À L ORDRE DU JOUR

Plus en détail

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE

LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE LA RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL : UNE COMPARAISON DE LA POLITIQUE DES «35 HEURES» AVEC LES POLITIQUES D AUTRES PAYS MEMBRES DE L OCDE par John P. Martin, Martine Durand et Anne Saint-Martin* Audition

Plus en détail

Dépenses et personnel de recherche et développement des entreprises privées en Suisse 2012

Dépenses et personnel de recherche et développement des entreprises privées en Suisse 2012 Département fédéral de l intérieur DFI Office fédéral de la statistique OFS Actualités OFS Embargo: 19.12.2013, 9:15 4 Economie nationale Neuchâtel, décembre 2013 Dépenses et personnel de recherche et

Plus en détail

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique

Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique Les politiques de réduction du coût salarial en Belgique Mars 2015 Luc Masure Plan de la présentation 1. Le Bureau fédéral du Plan 2. Cadre historique de la politique salariale et des dispositifs d exonération

Plus en détail

Principes européens et code de conduite. Préparer et gérer des restructurations pour un avenir durable

Principes européens et code de conduite. Préparer et gérer des restructurations pour un avenir durable Principes européens et code de conduite Préparer et gérer des restructurations pour un avenir durable Une proposition du réseau IRENE Préambule Le réseau IRENE réunit des praticiens, experts, chercheurs,

Plus en détail

Flash Eurobaromètre du Parlement européen (EP EB395) LA JEUNESSE EUROPEENNE EN 2014 SYNTHESE ANALYTIQUE

Flash Eurobaromètre du Parlement européen (EP EB395) LA JEUNESSE EUROPEENNE EN 2014 SYNTHESE ANALYTIQUE Directorate-General for Communication PUBLIC OPINION MONITORING UNIT Bruxelles, 28 avril 2014 Flash Eurobaromètre du Parlement européen (EP EB395) LA JEUNESSE EUROPEENNE EN 2014 SYNTHESE ANALYTIQUE Couverture

Plus en détail

AVIS N 68 DU BUREAU DU CONSEIL DE L EGALITE DES CHANCES ENTRE HOMMES ET FEMMES DU 14 FEVRIER 2003, RELATIF AU TRAVAIL AUTORISÉ POUR LES PENSIONNÉS :

AVIS N 68 DU BUREAU DU CONSEIL DE L EGALITE DES CHANCES ENTRE HOMMES ET FEMMES DU 14 FEVRIER 2003, RELATIF AU TRAVAIL AUTORISÉ POUR LES PENSIONNÉS : AVIS N 68 DU BUREAU DU CONSEIL DE L EGALITE DES CHANCES ENTRE HOMMES ET FEMMES DU 14 FEVRIER 2003, RELATIF AU TRAVAIL AUTORISÉ POUR LES PENSIONNÉS : ÉLÉVATION DES PLAFONDS À PARTIR DU 1 ER JANVIER 2002

Plus en détail

Rappelle dans ce contexte que l exécution des arrêts de la Cour peut nécessiter l implication du pouvoir judiciaire et des parlements ;

Rappelle dans ce contexte que l exécution des arrêts de la Cour peut nécessiter l implication du pouvoir judiciaire et des parlements ; Conférence de haut niveau sur la mise en œuvre de la Convention européenne des droits de l homme, une responsabilité partagée Déclaration de Bruxelles 27 mars 2015 La Conférence de haut niveau, réunie

Plus en détail

L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse

L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse Institut de la jeunesse Madrid Les débuts de toute chose sont toujours petits. Cicéron La

Plus en détail

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015

Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL. concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 13.5.2015 COM(2015) 265 final Recommandation de RECOMMANDATION DU CONSEIL concernant le programme national de réforme du Luxembourg pour 2015 et portant avis du Conseil

Plus en détail

Le report de l âge de la retraite

Le report de l âge de la retraite 4. Protection sociale Le report de l âge de la retraite Une des premières décisions du gouvernement issu des élections de 2012 aura été, conformément aux promesses de la campagne électorale présidentielle,

Plus en détail

Les indicateurs de Lisbonne appliqués au cas de la Région Wallonne

Les indicateurs de Lisbonne appliqués au cas de la Région Wallonne Florence HENNART, Attachée Ministère de la Région Wallonne Direction de la Politique Economique Les indicateurs de Lisbonne appliqués au cas de la Région Wallonne Plan Contexte européen Cadre belge et

Plus en détail

Le marché du travail en Belgique en 2012

Le marché du travail en Belgique en 2012 1 Le marché du travail en Belgique en 2012 Le marché du travail en Belgique en 2012 1. Le statut sur le marché du travail de la population de 15 ans et plus Un peu moins de la moitié de la population de

Plus en détail

EIPASCOPE 2006/1 RESUME

EIPASCOPE 2006/1 RESUME EIPASCOPE 2006/1 Considérations sur l utilité des partenariats public-privé (PPP) pour améliorer le fonctionnement et l efficacité des directives sur les marchés publics Exposé de Michael Burnett* devant

Plus en détail

A) S opposant à l augmentation de l âge légal de départ à la pension de 65 à 67 ans à l horizon 2030, cette mesure ne se justifiant pas ;

A) S opposant à l augmentation de l âge légal de départ à la pension de 65 à 67 ans à l horizon 2030, cette mesure ne se justifiant pas ; Page 1 sur 6 Proposition de résolution visant à lier étroitement politiques de pension et d emploi, et à encourager le relèvement du taux d emploi des 55-64 ans par des mesures incitatives qualitatives.

Plus en détail

Rapport annuel 2013 Comité d audit de l ONAFTS

Rapport annuel 2013 Comité d audit de l ONAFTS Rapport annuel 2013 Comité d audit de l ONAFTS Office national d'allocations familiales pour travailleurs salariés Rapport annuel 2013 du Comité d audit de l ONAFTS Conformément à la Charte du Comité d

Plus en détail

Sous-indicateur n 3-5-1 : Taux d emploi des femmes et des hommes âgés de 20 à 64 ans

Sous-indicateur n 3-5-1 : Taux d emploi des femmes et des hommes âgés de 20 à 64 ans 94 Partie II Objectifs / Résultats Objectif 3 : Concilier vie familiale et vie professionnelle Indicateur n 3-5 : Indicateur sur l emploi des femmes Sous-indicateur n 3-5-1 : Taux d emploi des femmes et

Plus en détail

Évolution des exportations et importations de biens de l UE avec la Chine, 2004-2014 (en milliards d euros)

Évolution des exportations et importations de biens de l UE avec la Chine, 2004-2014 (en milliards d euros) 116/2015-26 juin 2015 Sommet Union européenne Chine Hausse significative du commerce de biens et de services de l UE avec la Chine en 2014 Déficit de l UE pour les échanges de biens, excédent pour les

Plus en détail

La gestion des finances publiques est une composante essentielle

La gestion des finances publiques est une composante essentielle L IDA en action Gestion des finances publiques : effectuer un suivi des ressources pour obtenir de meilleurs résultats La gestion des finances publiques est une composante essentielle du processus de développement.

Plus en détail

DOCUMENT DE CONSULTATION

DOCUMENT DE CONSULTATION COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 10.4.2015 C(2015) 2303 final DOCUMENT DE CONSULTATION Première phase de consultation des partenaires sociaux au titre de l article 154 du TFUE concernant une consolidation

Plus en détail

Synthèse. Le travail à temps partiel. Mathilde Pak. Numéro 04 Juin 2013. (avec la participation de Sandra Zilloniz)

Synthèse. Le travail à temps partiel. Mathilde Pak. Numéro 04 Juin 2013. (avec la participation de Sandra Zilloniz) Synthèse Direction de l animation de la recherche, des études et des statistiques Numéro 04 Juin 2013 Le travail à temps partiel Mathilde Pak (avec la participation de Sandra Zilloniz) Sommaire SYNTHèSE...

Plus en détail

Evolution des allocataires de 50 ans ou plus

Evolution des allocataires de 50 ans ou plus Evolution des allocataires de 50 ans ou plus Table des matières : 1. Synthèse... 2 2. Evolution globale... 5 2.1 Augmentation du nombre de chômeurs complets et de prépensionnés de 50 ans et +... 5 2.2

Plus en détail

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur, Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial

Plus en détail

European Council conclusions on completing EMU 1

European Council conclusions on completing EMU 1 EUROPEA COU CIL Brussels, 14 December 2012 European Council conclusions on completing EMU 1 adopted on 14 December 2012 Feuille de route pour l'achèvement de l'uem 1. Compte tenu des défis fondamentaux

Plus en détail

Le travail indépendant et l entrepreneuriat chez les seniors 1, 2

Le travail indépendant et l entrepreneuriat chez les seniors 1, 2 Pallier la pénurie d entrepreneurs 2014 OCDE/UNION EUROPÉENNE 2015 Chapitre 4 Le travail indépendant et l entrepreneuriat chez les seniors 1, 2 Ce chapitre traite des activités d indépendant et d entrepreneuriat

Plus en détail

Nom. les. autres États. n de l aviation. Organisation. ATConf/6-WP/49 14/2/12. Point 2 : 2.2. Examen de. des accords bilatéraux. consultées.

Nom. les. autres États. n de l aviation. Organisation. ATConf/6-WP/49 14/2/12. Point 2 : 2.2. Examen de. des accords bilatéraux. consultées. Nom Organisation n de l aviation civile internationale NOTE DE TRAVAIL ATConf/6-WP/49 14/2/12 SIXIÈME CONFÉRENCE MONDIALE DE TRANSPORT AÉRIEN Montréal, 18 22 mars 2013 Point 2 : 2.2 Examen de questions

Plus en détail

Marché du travail et revenus des ménages à Bruxelles : quelle évolution à moyen terme?

Marché du travail et revenus des ménages à Bruxelles : quelle évolution à moyen terme? 02 Février 2014 Marché du travail et revenus des ménages à Bruxelles : quelle évolution à moyen terme? Pierre-François Michiels Alors que les signes d une reprise modérée de l activité économique semblent

Plus en détail

NOTE DOCUMENTAIRE CCE 2012-0781. Différences de calcul de l indice du coût de la main-d œuvre

NOTE DOCUMENTAIRE CCE 2012-0781. Différences de calcul de l indice du coût de la main-d œuvre NOTE DOCUMENTAIRE CCE 2012-0781 Différences de calcul de l indice du coût de la main-d œuvre Différences de calcul de l'indice du coût de la main-d'œuvre CCE 2012-0781 JM/KDG/CVC 12 juillet 2012 2 CCE

Plus en détail

QUELLE DOIT ÊTRE L AMPLEUR DE LA CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE POUR RAMENER LA DETTE À UN NIVEAU PRUDENT?

QUELLE DOIT ÊTRE L AMPLEUR DE LA CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE POUR RAMENER LA DETTE À UN NIVEAU PRUDENT? Pour citer ce document, merci d utiliser la référence suivante : OCDE (2012), «Quelle doit être l ampleur de la consolidation budgétaire pour ramener la dette à un niveau prudent?», Note de politique économique

Plus en détail

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES le Financement des entreprises, un soutien indispensable à l économie parlons de la banque... LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES UN SOUTIEN INDISPENSABLE À L ÉCONOMIE Mars 2014 Retrouvez les chiffres actualisés

Plus en détail

Communiqué de presse rapport annuel ONEM 2014. Le chômage indemnisé a diminué en 2014, aussi bien le chômage complet que le chômage temporaire.

Communiqué de presse rapport annuel ONEM 2014. Le chômage indemnisé a diminué en 2014, aussi bien le chômage complet que le chômage temporaire. Office national de l emploi Direction Communication interne et externe Bld de l'empereur, 7-9 - 1000 Bruxelles Tél. 02 515 42 82 www.onem.be Bruxelles, 19 mars 2015 Communiqué de presse rapport annuel

Plus en détail

Les marchés européens du crédit immobilier en 2013. Une étude du Crédit Foncier

Les marchés européens du crédit immobilier en 2013. Une étude du Crédit Foncier Les marchés européens du crédit immobilier en 2013 Une étude du Crédit Foncier rappel méthodologique Cette étude porte sur les marchés du crédit immobilier en au 31 décembre 2013. Pour faciliter la lecture

Plus en détail

TABLE RONDE N 4 : ACCELERER LE RETOUR DE LA CROISSANCE PAR L INVESTISSEMENT

TABLE RONDE N 4 : ACCELERER LE RETOUR DE LA CROISSANCE PAR L INVESTISSEMENT Juillet 2014 TABLE RONDE N 4 : ACCELERER LE RETOUR DE LA CROISSANCE PAR L INVESTISSEMENT La table ronde n 4 présidée par Arnaud MONTEBOURG travaillera sur les moyens d accélérer le retour de croissance

Plus en détail

Nécessité d un «électrochoc» fiscal

Nécessité d un «électrochoc» fiscal Les Analyses du Centre Jean Gol Nécessité d un «électrochoc» fiscal Janvier 2014 Administrateur délégué : Richard Miller Directrice : Laurence Glautier Directeur scientifique : Corentin de Salle Les analyses

Plus en détail

Service Etudes. CONGE PARENTAL Evolution de la répartition homme/femme 2002 à 2012

Service Etudes. CONGE PARENTAL Evolution de la répartition homme/femme 2002 à 2012 Service Etudes CONGE PARENTAL Evolution de la répartition homme/femme 22 à 212 Table des matières : 1 INTRODUCTION 1 2 MÉTHODOLOGIE 1 3 HISTORIQUE 2 4 AUGMENTATION DE LA PART DES HOMMES EN CONGÉ PARENTAL

Plus en détail

2.6. Comparaison internationale de la dynamique récente des dépenses de santé

2.6. Comparaison internationale de la dynamique récente des dépenses de santé 2.6. Comparaison internationale de la dynamique récente des dépenses de santé Si les dépenses de protection sociale pendant la crise ont joué globalement un rôle de stabilisateur automatique (cf. fiche

Plus en détail

Examen par les pairs: l économie sociale préparer le terrain pour des réponses innovantes face aux défis actuels

Examen par les pairs: l économie sociale préparer le terrain pour des réponses innovantes face aux défis actuels Add title 2 préparer le terrain pour des réponses innovantes face aux défis actuels L examen par les pairs tenu à Paris (France) les 10 et 11 décembre 2012 était organisé par la Direction générale française

Plus en détail

La nouvelle directive sur les comités d entreprise européens ( refonte )

La nouvelle directive sur les comités d entreprise européens ( refonte ) À l offensive pour des comités d entreprise européens plus nombreux et plus puissants La nouvelle directive sur les comités d entreprise européens ( refonte ) Pourquoi une nouvelle directive sur les comités

Plus en détail

bureau de la politique budgétaire

bureau de la politique budgétaire Projet de loi organique et LPFP bureau de la politique budgétaire 23 octobre 2012 Plan de l intervention I. Le renforcement des règles européennes : 6 pack, 2 pack et TSCG II. La déclinaison du TSCG en

Plus en détail

Programme «Société et Avenir»

Programme «Société et Avenir» Programme «Société et Avenir» Rapport final volet «Synthèse de recherche» 1 CONTRAT DE RECHERCHE : TA/00/23 ACRONYME DU PROJET : REFBARIN TITRE : «RÉFORME DU MARCHÉ DES BIENS ET SERVICES, NÉGOCIATION SALARIALE

Plus en détail

193/2014-15 décembre 2014. Coûts horaires de la main-d'œuvre dans les États membres de l'ue28, 2012 (en euros)

193/2014-15 décembre 2014. Coûts horaires de la main-d'œuvre dans les États membres de l'ue28, 2012 (en euros) 193/2014-15 décembre 2014 Enquête 2012 sur les coûts de la main-d œuvre dans l UE28 Coûts de la main-d'œuvre les plus élevés dans le secteur financier et des assurances Le triple de ceux du secteur de

Plus en détail

Veille sociale au 12 septembre 2014

Veille sociale au 12 septembre 2014 ( Veille sociale au 12 septembre 2014 La veille sociale présentée dans cette revue actualise la veille présentée le mois dernier. Les sujets qui n ont pas évolué ne sont pas repris. ( I ) Projets sociaux

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

Rapport final de projet Vs /2013/0379. Volker Telljohann

Rapport final de projet Vs /2013/0379. Volker Telljohann Accords défensifs, clauses d ouverture : stratégies intégrées d implication des travailleurs et de négociation collective contre la fragmentation et la dégradation Rapport final de projet Vs /2013/0379

Plus en détail

Tableau de bord. Issu du dialogue économique entre les organisations syndicales et le MEDEF

Tableau de bord. Issu du dialogue économique entre les organisations syndicales et le MEDEF Tableau de bord Issu du dialogue économique entre les organisations syndicales et le MEDEF Septembre 2009 Sommaire Introduction...4 1 Marché du travail et emploi...7 1-1 Emploi...8 1-2 Coût du travail...14

Plus en détail

Saint-Marin Allemagne. Monaco. Saint-Siège Andorre. Norvège. Slovaquie Autriche. Pays-Bas. Slovénie Belgique. Pologne. Suède Bulgarie.

Saint-Marin Allemagne. Monaco. Saint-Siège Andorre. Norvège. Slovaquie Autriche. Pays-Bas. Slovénie Belgique. Pologne. Suède Bulgarie. Jeunes demandeurs d asile tchétchènes jouant au centre d accueil de BialaPodlaska(Pologne). Albanie France Monaco Saint-Marin Allemagne Grèce Norvège Saint-Siège Andorre Hongrie Pays-Bas Slovaquie Autriche

Plus en détail

La croissance économique

La croissance économique Insee en bref Pour comprendre... La croissance économique Qu est-ce que la croissance? Comment l Insee calcule-t-il le PIB? À quoi sert le PIB? Comment compléter le PIB? Qu est-ce que la croissance? La

Plus en détail

Conseil d administration 310 e session, Genève, mars 2011 GB.310/PFA/12 PFA POUR DÉCISION

Conseil d administration 310 e session, Genève, mars 2011 GB.310/PFA/12 PFA POUR DÉCISION BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL Conseil d administration 310 e session, Genève, mars 2011 GB.310/PFA/12 Commission du programme, du budget et de l administration PFA POUR DÉCISION DOUZIÈME QUESTION À L

Plus en détail

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013

CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 26/04/2013 J. Blanchard CONTRAT SOCIAL NOTES DE CONJONCTURE - MAI 2013 ----ooo---- A défaut de convergence, la transparence Les dernières prévisions économiques du FMI sont plutôt en retrait. Le PIB mondial

Plus en détail

Tendances en matière de retraite et d'activité pour les seniors

Tendances en matière de retraite et d'activité pour les seniors Extrait de : Panorama des pensions 2011 Les systèmes de retraites dans les pays de l'ocde et du G20 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/pension_glance-2011-fr Tendances en matière de

Plus en détail

«partenaires sociaux, emploi et pauvreté» / travailleurs pauvres et qualité de l emploi l

«partenaires sociaux, emploi et pauvreté» / travailleurs pauvres et qualité de l emploi l Rencontre OSE - FEC Messages-cl clés s de la conférence «partenaires sociaux, emploi et pauvreté» / travailleurs pauvres et qualité de l emploi l / Stratégie Europe 2020 et réformes r structurelles Cécile

Plus en détail

Le commerce extérieur de la Belgique

Le commerce extérieur de la Belgique Le commerce extérieur de la Belgique janvier-septembre 2010 Le commerce extérieur de la Belgique à l issue des 9 premiers mois de 2010 (Source: BNB concept communautaire*) Analyse des chiffres des 9 premiers

Plus en détail

2. METHODE ET LIMITES DE L EVALUATION

2. METHODE ET LIMITES DE L EVALUATION 2. METHODE ET LIMITES DE L EVALUATION 2.1. Méthode et outils d analyse 2.1.1. Méthode générale L'étude a été organisée en quatre phases, structuration de l'étude, observation, analyse et évaluation, décrites

Plus en détail

L écart salarial entre les femmes et les hommes en Belgique

L écart salarial entre les femmes et les hommes en Belgique L écart salarial entre les femmes et les hommes en Belgique Rapport 2013 Table des matières Le rapport 2013... 5 1. Différences salariales générales... 7 1.1 L écart salarial en salaires horaires et annuels...

Plus en détail

Caractéristiques des ménages immigrés

Caractéristiques des ménages immigrés Les indicateurs de l intégration des immigrés 2015 Trouver ses marques OCDE/Union européenne 2015 Chapitre 4 Caractéristiques des ménages immigrés La structure du ménage et de la famille est déterminante

Plus en détail

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE

ORGANISEE CONJOINTEMENT PAR L INSTITUT INTERNATIONAL DE FINANCE ET LA BANQUE D ALGERIE 18 MARS 2008 INTERVENTION DE MONSIEUR MOHAMMED LAKSACI GOUVERNEUR DE LA BANQUE D ALGERIE A LA CONFERENCE REGIONALE SUR LA GLOBALISATION ET LES DEFIS ET OPPORTUNITES AUXQUELS FONT FACE LES INSTITUTIONS

Plus en détail

RAPPORT TECHNIQUE CCE 2014-2415

RAPPORT TECHNIQUE CCE 2014-2415 RAPPORT TECHNIQUE CCE 2014-2415 CCE 2014-2415 Rapport technique 2014 22 décembre 2014 2 CCE 2014-2415 3 CCE 2014-2415 Le tableau 1 présente les principaux indicateurs du contexte macro-économique belge

Plus en détail

Résumé de l ARE Le personnel de santé en Europe Livre vert de la Commission Européenne COM(2008) 725/3 ET & OG, version modifiée le 11/02/09

Résumé de l ARE Le personnel de santé en Europe Livre vert de la Commission Européenne COM(2008) 725/3 ET & OG, version modifiée le 11/02/09 Résumé de l ARE Le personnel de santé en Europe Livre vert de la Commission Européenne COM(2008) 725/3 ET & OG, version modifiée le 11/02/09 Introduction Pourquoi cette consultation? Les systèmes de santé

Plus en détail

Publication du Bulletin BCL 2014/1

Publication du Bulletin BCL 2014/1 COMMUNIQUÉ DE PRESSE Luxembourg, le 20 mars 2014 Publication du Bulletin BCL 2014/1 Le présent communiqué comporte un survol de la situation macroéconomique, une brève présentation des projections d inflation

Plus en détail

Encadré 3 : L ENDETTEMENT DES MÉNAGES AU LUXEMBOURG

Encadré 3 : L ENDETTEMENT DES MÉNAGES AU LUXEMBOURG Encadré 3 : L ENDETTEMENT DES MÉNAGES AU LUXEMBOURG Au Luxembourg, deux associations (la Ligue médico-sociale et Inter-Actions ) fournissent des informations et conseils financiers aux ménages en matière

Plus en détail

Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2

Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2 BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL Conseil d administration 320 e session, Genève, 13-27 mars 2014 GB.320/POL/INF/2 Section de l élaboration des politiques POL POUR INFORMATION Résultats du Colloque des employeurs

Plus en détail

2. Le Droit Individuel à la Formation (DIF)

2. Le Droit Individuel à la Formation (DIF) La société de la connaissance et l apprentissage tout au long de la vie : 2. Le Droit Individuel à la Formation (DIF) Le Luxembourg doit s engager plus concrètement dans la voie ouverte par l Union Européenne

Plus en détail

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT. accompagnant le document: Recommandation de la Commission

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT. accompagnant le document: Recommandation de la Commission COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 14.7.2014 SWD(2014) 233 final DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION RÉSUMÉ DE L'ANALYSE D'IMPACT accompagnant le document: Recommandation de la Commission

Plus en détail

Baromètre PME Wallonie Bruxelles : Quatrième trimestre 2013

Baromètre PME Wallonie Bruxelles : Quatrième trimestre 2013 Baromètre PME Wallonie Bruxelles : Quatrième trimestre 2013 L UCM a créé un indicateur de conjoncture pour les PME wallonnes et bruxelloises. Ce "baromètre" est réalisé chaque trimestre, sur base des réponses

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

2.7. Les dépenses de protection sociale pendant la crise

2.7. Les dépenses de protection sociale pendant la crise 2.7. Les dépenses de protection sociale pendant la crise Les budgets européens ont été affectés par la crise aussi bien du point de vue des dépenses que des recettes de protection sociale. De fait, sur

Plus en détail

Le coût du crédit aux entreprises

Le coût du crédit aux entreprises Frédérique EDMOND Direction des Études et Statistiques monétaires Service des Analyses et Statistiques monétaires L enquête trimestrielle sur le coût du crédit aux entreprises est réalisée auprès d un

Plus en détail

L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion

L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion Note d éducation permanente de l ASBL Fondation Travail-Université (FTU) N 2012 11, novembre 2012 www.ftu.be/ep L emploi intérimaire, entre risque de précarité et opportunité d insertion Une analyse des

Plus en détail

Réformes socio-économiques

Réformes socio-économiques Réformes socio-économiques Le 27 novembre 2011, suite à la dégradation de la note belge par l agence Standard & Poor s, les six partis ont conclu, dans l urgence, un accord sur le budget et sur la réforme

Plus en détail

L évolution du marché du travail de 1986 à 2006

L évolution du marché du travail de 1986 à 2006 DIRECTION GÉNÉRALE STATISTIQUE ET INFORMATION ÉCONOMIQUE COMMUNIQUÉ DE PRESSE 26 avril 2007 L évolution du marché du travail de 1986 à 2006 Ces 20 dernières années, 740.000 travailleurs sont venus grossir

Plus en détail

Copyright DGAFP - http://bjfp.fonction-publique.gouv.fr - 06/10/2012 21:24:02

Copyright DGAFP - http://bjfp.fonction-publique.gouv.fr - 06/10/2012 21:24:02 Circulaire du 19 décembre 2007 d application du décret n 2007-1470 du 15 octobre 2007 relatif à la formation professionnelle tout au long de la vie des fonctionnaires de l Etat. MINISTERE DU BUDGET, DES

Plus en détail

Âge effectif de sortie du marché du travail

Âge effectif de sortie du marché du travail Extrait de : Panorama des pensions 2013 Les indicateurs de l'ocde et du G20 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/pension_glance-2013-fr Âge effectif de sortie du marché du travail Merci

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

... Briefing note. Garantie jeunes...

... Briefing note. Garantie jeunes... ... Briefing note Garantie jeunes... Le défi Jeunes Les jeunes sont davantage exposés au chômage que les autres groupes d âge. Depuis le début de la crise, le chômage des jeunes a connu une très forte

Plus en détail

Aperçu des principales questions évoquées lors de la première réunion du sous-groupe sur l amortissement fiscal des actifs

Aperçu des principales questions évoquées lors de la première réunion du sous-groupe sur l amortissement fiscal des actifs COMMISSION EUROPÉENNE DIRECTION GÉNÉRALE DE LA FISCALITÉ ET DE L UNION DOUANIÈRE Analyses et politiques fiscales Analyse et coordination des politiques fiscales Bruxelles, le 23 février 2005 Taxud E1 MH/

Plus en détail

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL. Rapport de convergence 2013 relatif à la Lettonie

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL. Rapport de convergence 2013 relatif à la Lettonie COMMISSION EUROPÉENNE Bruxelles, le 5.6.2013 COM(2013) 341 final RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL Rapport de convergence 2013 relatif à la Lettonie (élaboré conformément à l

Plus en détail

Les entreprises en Ile de France

Les entreprises en Ile de France Tendances régionales Les entreprises en Ile de France Contexte conjoncturel Bilan 1 Perspectives 1 lndicateur du Climat des Affaires Un indicateur du climat des affaires permet une lecture rapide et simplifiée

Plus en détail

Productivité, croissance économique, emploi (1)

Productivité, croissance économique, emploi (1) 1 http://www.asmp.fr - Académie des Sciences morales et politiques Productivité, croissance économique, emploi (1) Pierre Tabatoni de l Institut Les variations de la productivité jouent un rôle clef dans

Plus en détail

Statistiques structurelles sur les entreprises

Statistiques structurelles sur les entreprises 1 Statistiques structurelles sur les entreprises - Analyse Statistiques structurelles sur les entreprises Un aperçu de la structure de l'économie belge en 2011 et des possibilités offertes par cette source

Plus en détail

CECI N EST PAS UNE REPRISE

CECI N EST PAS UNE REPRISE Novembre 2013. 15.681 S I G N E S CECI N EST PAS UNE REPRISE Bonfond Olivier Le bout du tunnel? Depuis quelques mois, en Belgique mais aussi en France et dans quelques autres pays européens, les dirigeants

Plus en détail

CCE 2014-1145 DEF CCR 10

CCE 2014-1145 DEF CCR 10 AVIS CCE 2014-1145 Projet d étude sur les perspectives d approvisionnement en électricité à l horizon 2030 et le rapport sur les incidences environnementales y afférent CCE 2014-1145 DEF Avis concernant

Plus en détail