LES MIRAGES DU MANAGEMENT

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LES MIRAGES DU MANAGEMENT"

Transcription

1 FICHE DE LECTURE LES MIRAGES DU MANAGEMENT Comment éviter de prendre des belles histoires pour la réalité De Phil Rosenzweig Jérôme BONTEMPS Magali DOUSSINAULT Master2 Droit, Economie et gestion, Option management, Spécialité conduite du changement. CNAM Septembre

2 SOMMAIRE 1/ Présentation de l auteur et de son ouvrage p 3 2/ Le contexte de l œuvre.p 4 3/ Le résumé de l ouvrage p 5 u Effet de halo v Confusion entre corrélation et causalité w Se contente d une seule explication x Ne regarde que les 1ers de la classe y Recherche rigoureuse z Réussite durable { Performance absolue Raisonnement spécieux } Considérer que l entreprise obéit aux lois de la physique La piste de réflexion que l auteur suggère. 4/ L évaluation..p12 5/ Propositions d amélioration p14 6/ Conclusion p15 2

3 1/ Présentation de l auteur et de son ouvrage : «The halo effect and the eight other business delusions that deceive managers» a été publié en 2007 par Phil Rosenzweig. Il a été traduit de l anglais en 14 langues et a obtenu de nombreuses récompenses comme le prix «accenture» de la «California management review». Phil Rosenzweig est né en Californie où il a étudié et obtenu un MBA à UCLA (University of California in Los Angeles) en En 1980, il rejoint pour 6 ans la société Hewlett Packard ou il occupe diverses fonctions en marketing et finances. Il reprend ses études en 1987 et obtient en 1990 un doctorat à l université de Pennsylvanie (Warthon school). De 1990 à 1996, il enseigne la «stratégie d entreprise» dans le programme MBA de la Harvard Business School. Phil Rosenzweig est, depuis 1996, professeur de stratégie d entreprise à l IMD de Lausanne en Suisse (Institut for Management Developpment). Il y dirige «l IMD executive MBA program». En parallèle de ses activités d enseignement, il est consultant auprès d entreprises et conférencier. Cet ouvrage «The Halo effect» est le fruit de 25 années d expérience en tant qu enseignantchercheur dans le monde des affaires. 3

4 2/ Le contexte de l œuvre La publication de cet ouvrage, le 6 février 2007, intervient au moment d une grave crise financière mondiale qui entrainera quelque temps plus tard celle dite des «subprimes» aux Etats Unis et dans l ensemble des pays industrialisés. Les incertitudes économiques et boursières qu elle induit exacerbent les inquiétudes des managers qui n envisagent pas l avenir avec sérénité. Ces doutes accentuent d autant plus la quête d une «recette miracle» pour assurer la pérennité et accroitre les performances de leurs entreprises. Ce livre publié en premier lieu aux Etats-Unis, est une approche originale du monde des affaires. Ses travaux ne tarderont pas à recueillir la reconnaissance de l ensemble des acteurs (les confrères consultants, enseignants, les dirigeants) dans ce domaine. Phil Rosenzweig a travaillé avec de nombreux dirigeants et a pu constater «que la grande majorité d entre eux sont intelligents, bien intentionnés et honnêtes, mais aussi qu ils ont tendance à manquer d esprit critique et de rigueur analytique». Une littérature abondante a vu le jour depuis plusieurs décennies tentant d identifier les secrets de la réussite, de Google à Starbucks. 4

5 3/ Le résumé de l ouvrage L investigation de Phil Rosenzweig porte sur les «erreurs de raisonnement» censées faire le succès de l entreprise. Nous nous proposons d entrer dans le détail de celles-ci et de voir comment l auteur au gré de «belles histoires» bouscule un certain nombre de principes. u Effet de halo L «effet de halo» est une théorie mise en évidence en 1920 à l université de Columbia par Edward Thorndike selon laquelle : «une caractéristique jugée positive à propos d une personne ou d une collectivité a tendance à rendre plus positives les autres caractéristiques de cette personne même sans les connaître». Il en va de même pour une caractéristique négative. Pour illustrer cette théorie, Edward Thorndike s appuie sur une expérience menée auprès de soldats pour lesquels, il demande à leurs supérieurs de les noter en fonction de caractéristiques telles que l intelligence, le physique, ou encore le caractère ou l autorité naturelle. Le résultat de son étude est édifiant, il constate que l apparence physique des soldats autorise leurs supérieurs à en déduire que ces derniers sont de bons tireurs, capables de bien cirer leurs chaussures L auteur prend ensuite un exemple plus récent concernant la cote de popularité du Président George W Bush lors des attentats du 11 septembre Suite à la très vive émotion suscitée par cette tragédie, le peuple Américain à «spontanément» soutenu son président. Ce soutien est allé bien au-delà de la sphère purement patriotique. En effet, sa cote de popularité au regard de sa politique économique est passée de 47% à 60% d opinion favorable alors même que rien n avait changé dans ce domaine. Quelques années plus tard en 2005, la gestion catastrophique de l ouragan «Katrina» par l administration Bush a fait plonger sa cote de popularité. L effet de halo est très présent dans notre quotidien, Quand l un d entre nous se dit : «Ce produit est fabriqué par Apple ; nous en déduisons qu il est donc innovant», il cède à l effet de halo, peut-être d ailleurs n a-t-il pas tort, mais au lieu d évaluer le produit de façon objective, il laisse sa perception générale influencer son jugement. A travers plusieurs expériences sur des travaux de groupe, Barry Staw et Kirk Downey nous donnent un exemple d effet de halo «dans toute sa splendeur». Ces expériences mettent en évidence l omniprésence du halo qui est une «forte tendance à attribuer telle ou telle caractéristique ou aptitude au groupe à partir de sa performance». 5

6 L expérience consiste à distinguer deux groupes de personnes à qui l on demande d estimer les bénéfices futurs d une entreprise à partir de données financières. Barry Staw dit à l un des deux groupes que son évaluation est «valable» et à l autre groupe qu il est «à côté du sujet». Cette distinction entre bonne et mauvaise réponse a été faite complétement au hasard par le chercheur. Pour autant ce dernier constate qu au sein du groupe plébiscité, les participants expliquent leur réussite par une bonne motivation, un esprit de cohésion. A l inverse le groupe dont les résultats sont qualifiés de «médiocres» parle d un manque de communication et de motivation. Cet effet de halo, nous le retrouvons également lorsqu une entreprise voit son chiffre d affaire augmenter ; nous l attribuons aux bienfaits des hommes qui la composent et à son dirigeant. L image de ce dernier est aussitôt critiquée dès que son entreprise donne des signes de faiblesses. L auteur insiste aussi beaucoup sur le rôle des journalistes qui surfent sur la vague du moment sans comprendre objectivement les raisons de la réussite d une entreprise mais qui en font l éloge. Ces derniers sont capables, quelque temps plus tard, au gré de résultats financiers ou boursiers décevants, de critiquer cette même entreprise reprenant, à contrario, l argumentaire dont ils s étaient inspirés pour la porter aux nues. Pour illustrer ces propos, l auteur cite l exemple d IBM, à la première place du palmarès des entreprises les plus admirées d Amérique en 1983 et Le PDG d IBM vante alors les mérites de ses collaborateurs qui sont «créatifs et positifs». En 1992, l entreprise est sur le déclin. Le nouveau PDG remet en cause le personnel et la culture d entreprise qui avaient été glorifiés quelques années auparavant. Ce premier mirage est puissant car même les enquêtes, les collectes de données, les études faites par les journalistes, consultants, professeurs pour expliquer la performance d une entreprise sont déformées par cet effet de halo qui remet en question la qualité des recherches entreprises. v Confusion entre corrélation et causalité Pour hisser une entreprise a un haut niveau de performance, l auteur dit que les dirigeants doivent distinguer correctement la cause et l effet. Cet exemple illustre sa pensée : supposons que les entreprises qui consacrent plus d argent à la formation de leur dirigeant obtiennent de meilleurs résultats. Nous pouvons en déduire que l investissement intellectuel hisse la performance de l entreprise à un niveau supérieur. Ou ne serait-ce que parce que les entreprises les plus rentables disposent de plus de fonds pour financer les formations? 6

7 La corrélation permet d émettre des hypothèses mais elle ne démontre rien. w Se contente d une seule explication L auteur «revient» ici sur une confusion fréquemment rencontrée lors d études portant sur la performance des entreprises. Celle-ci consiste à ne considérer qu une seule et unique explication à l origine de la réussite des entreprises. Par le biais de plusieurs exemples, Phil Rosenzweig met en lumière le fait qu en fonction de l angle sous lequel on évalue la performance d une entreprise, on risque de n appréhender celle-ci que par un prisme unique : - L orientation clients, pour des chercheurs issus du marketing : Jaworski et Kohli - La responsabilité sociale de l entreprise : Bernadette Ruf, - La gestion des ressources humaines : Mark Huselid, Susan Jackson, Randal Shuler Ces trois approches prises séparément donnent des résultats probants quant à l amélioration de la performance des entreprises étudiées. Tout cela serait parfait s il existait une corrélation entre elles. Pourquoi serait-il étonnant qu au sein d une même entreprise, ces trois éléments ne coexistent pas? La réponse positive semble évidente pour Phil Rosenzweig, celui-ci insiste sur le fait qu aucune de ces études ne prend le soin de se mesurer avec d autres, issues de disciplines différentes. Beaucoup d universitaires tentent de démontrer que leur discipline explique à elle seule la raison du succès. Il en va de même concernant la presse qui reprend à bon compte des thèses qui vont dans le sens des intérêts qu elle défend (journal of human ressource management pour l aspect GRH, journal of business ethics pour la RSE.). Encore une fois, l auteur démontre qu une vision parcellaire des choses est inductrice de l «effet de halo». Une réponse unique à la question de la performance des entreprises serait certes intellectuellement confortable et séduisante mais n aborderait qu un aspect de cette problématique. x Ne regarde que les 1ers de la classe Messieurs Peters et Waterman deux anciens consultants chez Mc Kinsey ont publié en 1982 un ouvrage intitulé : «le prix de l excellence» : les huit grands principes qui permettent aux entreprises les mieux gérées de rester en tête du peloton. 7

8 D une part, Phil Rosenzweig relève que ces deux auteurs n ont étudié dans ce livre qu un «échantillon composé exclusivement d entreprises remarquables». Il semble ainsi difficile en étudiant uniquement des entreprises «bien portantes», de démontrer ce qui les différencie des autres. D autre part, ce livre a eu un succès énorme en librairie, ce qui n est pas étonnant, en effet, il est bâti autour de l idée de donner à lire aux «décideurs» une belle histoire, celle «d entreprises éblouissantes qui triomphent face à une rude concurrence». Dans «bâties pour durer» jerry Porras ancien lui aussi de Mc Kinsey et professeur à l université de Stanford, s intéresse aux entreprises dont l histoire et la réussite s inscrivent dans la durée. Après une «sévère» sélection l auteur retient 18 grandes entreprises «hors du commun, durables, visionnaires». On y retrouve entre autre IBM, Hewlett Packard, ou Motorola et city corp Un dollar investi en 1926 dans l une de ces entreprises représentait 955 dollars en 1990!, une croissance double de celle du marché. Au terme d une étude minutieuse sur les raisons d une telle réussite dans la durée, une liste de 6 critères est établie. Les conclusions de l auteur sont assez comparables à celles de ses confrères Peters et Waterman et semblent frappées au coin du bon sens. On notera : les hommes, les valeurs, la culture, l action, les choix stratégiques. Pour méticuleuse qu elle soit, cette étude n est pour autant pas exempt de l effet de halo. En effet, Phil Rosenzweig remarque que la grande majorité des données de référence, sont issues de la presse économique, des livres de management et même des entreprises ellesmêmes! Autre limite de cette étude, celle qui consiste à «suivre» ces entreprises remarquables audelà de la fin de l étude en Il s avère qu en 1995, ces mêmes entreprises ont connu des revers boursiers tels que la rentabilité pour un porteur d actions est inférieure à la moyenne des sociétés cotées.. y Recherche rigoureuse Pour ce 5 ème mirage, Phil Rosenzweig s appuie de nouveau sur la démarche des auteurs, Jim Collins et Jerry Porras, «Bâties pour durer : les entreprises visionnaires ont-elles un secret?» Les auteurs mettent en avant la quantité des donnés collectées pour qualifier leur recherche de rigoureuse et méthodique. Or la quantité ne fait pas la qualité des informations, surtout si ces dernières sont «contaminées» par l effet de halo. Une fois de plus, les informations utilisées pour cette étude sont issues d articles de presse ou d interviews des dirigeants de ces mêmes entreprises. 8

9 Autre exemple, «Le prix de l excellence», publié 1982 par Tom Peters et Robert Waterman où les auteurs étudient 35 entreprises au travers d articles de presse ou d entretiens impactés par l effet de halo. z Réussite durable Dans le livre «Bâties pour durer : les entreprises visionnaires ont-elles un secret?», de Jim Collins et Jerry Porras Phil Rosenzweig constate que ce ne sont pas forcément les entreprises les plus performantes qui détiennent le record de longévité. D autant plus que cette étude s intéresse à des entreprises sélectionnées, a posteriori, sur leurs résultats. Si les données sont analysées objectivement, on constate que «la vie» d une entreprise dominante est faite de hauts et de bas et non d une réussite durable et linéaire comme on se plait à le croire. { Performance absolue Comment une entreprise «classique» peut-elle devenir «extraordinaire»? C est la question que se pose Jim Collins l un des auteurs de «bâties pour durer» Cette fois-ci l auteur ne s intéresse pas aux entreprises ayant connu une réussite hors du commun, mais plutôt à des entreprises ne faisant pas particulièrement parler d elles du point de vue de leur performance. («De la performance à l excellence» 2001). Collins et son équipe de chercheurs sélectionna des entreprises (onze au total) qui ne faisaient pas forcément les «gros titres» de la presse économique, mais dont les performances sur le long terme (années) étaient supérieures à la moyenne des entreprises de la même catégorie. Comme par exemple : Gilette, Philip Morris Des études minutieuses furent menées pour examiner ces 11 «perles» sous tous les angles La réussite d une entreprise sera toujours affectée par ce que fait sa rivale. Plus il y a de concurrence sur le marché, plus la technologie évolue, plus il est difficile d assurer une performance absolue et de pérenniser la réussite. Raisonnement spécieux Phil Rosenzweig s appuie et met en évidence la théorie du renard et du hérisson. D après l œuvre de Jim Collins, les chefs d entreprises doivent adopter la posture du hérisson : avoir un seul objectif clair et précis et ne pas en changer. Alors que Phil Rosenzweig attire l attention sur l attitude du renard qui est rusé et sait prendre en compte les exigences du monde des affaires en perpétuel mouvement. Les dirigeants doivent s adapter à leur environnement et savoir prendre des risques mesurés. 9

10 } Considérer que l entreprise obéit aux lois de la physique Pour ce dernier mirage, l auteur déclare que «c est une illusion de croire que nous pouvons dupliquer la réussite des entreprises comme une expérience de physique». Le management n est pas une science, le monde des affaires ne se résume pas à une équation dont il suffirait de reprendre les éléments qui la compose, appliquer le juste dosage et ainsi obtenir la «potion magique» à l épreuve des vicissitudes du marché, de la concurrence et des aléas en tout genre. Chaque entreprise est unique et même si elle échappe à ces 8 illusions, la performance n est pas forcément au rendez-vous. La piste de réflexion que l auteur suggère. Dans les deux derniers chapitres, l auteur semble vouloir apporter une réponse à cette question qui a été le fil conducteur de cet ouvrage : «Quel est le secret de la haute performance d une entreprise?» Il s appuie et cite Michael Porter, professeur à la Harvard Business School, qui a étudié comment l entreprise pouvait obtenir un avantage concurrentiel en maîtrisant, mieux que ses rivaux, les forces qui structurent son environnement. Michael Porter met en évidence 5 facteurs à étudier pour une entreprise. Phil Rosenzweig va en retenir 3 en reprenant l étude de son collègue. La réussite dépend de la stratégie décidée et de sa mise en œuvre. Cette stratégie consiste à se différencier de ses concurrents. Et cela implique de prendre des risques car il faut essayer de trouver les réponses aux trois facteurs externes à l entreprise qui ne sont pas maîtrisables par elle ; à savoir : - Le client : Le produit va-t-il lui plaire? A quel prix?... - Les concurrents : Pour quelle stratégie opteront- ils? - L apparition de nouvelles technologies qui bouleversent le marché. L auteur pense qu il est probable que les entreprises qui sont le moins soumises à l évolution de la technologie, qui sont sur un secteur stable, auraient plus de chance d atteindre la performance et surtout de s inscrire dans la durée. Concernant sa mise en œuvre, l auteur rappelle que l entreprise est un système socio technologique. C est-à-dire qu elle est constituée en interne de liens entre les hommes, les machines, les valeurs inter agissant entre eux. Cette alchimie est propre à chaque entreprise et est non duplicable. Et en interaction avec le système extérieur. Tous choix stratégiques comportent des risques et leur mise en œuvre est source d incertitudes. 10

11 L auteur conclue en espérant avoir réussi à faire passer son message aux dirigeants du monde des affaires : il n existe pas de recette miraculeuse. Le hasard, la chance et la prise de risques peuvent aussi améliorer les chances d atteindre la performance. Comme le souligne Phil Rosenzweig dans son livre, cette recette miracle n existe pas. Il s efforce de démontrer, exemples concrets à l appui, que malgré les efforts déployés par de nombreux universitaires, consultants et autres journalistes spécialisés en management, la «magie» n opère pas. Pourtant, tout le monde a envie d y souscrire. Nous préférons tous nous laisser bercer par de belles histoires de réussites. Une sorte de «rêve Américain» pour lequel il suffirait d appliquer une recette «prête à l emploi». L auteur se dresse face à tous ces «maîtres à penser» et plaide pour une prise de conscience des managers afin qu ils fassent appel à leur sens critique, leur jugement pour mener à bien leurs projets. 11

12 4/ L évaluation La première impression que nous avons partagée à la lecture de cet ouvrage de 244 pages est que l auteur a un style facile à lire et à comprendre. Ce livre a beau être dédié aux professionnels du monde des affaires, l auteur n utilise pas de termes techniques, ce qui rend sa lecture fluide. Dès la préface, Phil Rosenzweig plante le décor et nous entrons tout de suite dans le vif du sujet ; il nous fait part de son étonnement des comportements des hauts dirigeants qui sont influençables et se laissent bercer par de belles histoires pour espérer atteindre la performance avec leur entreprise et rester les «numéro un». Son introduction est accrocheuse car nous avons envie d en savoir plus. Nous sommes impatients de découvrir ces illusions qui faussent la perception du monde des affaires. L auteur a bien structuré son œuvre car il liste une à une les illusions tout en donnant des exemples concrets à l appui. Ces exemples à répétitions qui sont nécessaires pour étayer sa pensée critique sont paradoxalement un peu trop redondants et donnent parfois une impression de lourdeur à la lecture. L utilisation répétitive, voir intempestive du verbe «inférer» pose question. Est-ce un choix volontaire de l auteur pour appuyer sa pensée? Ce verbe n est pas une déformation de la traduction de l Anglais vers le Français car il est également présent dans l œuvre original. L exemple que l auteur mentionne en début de livre sur l entreprise LEGO est de nouveau repris à la fin du livre. C est astucieux de sa part, car cela lui permet de pointer de nouveau qu une entreprise peut durer sans pour cela être la plus performante car pour LEGO, ce sont des décisions de restrictions de dépenses et non une recette miraculeuse de relance qui font d elle aujourd hui ce qu elle est. Là où l auteur est assez novateur, c est qu il met en scène une théorie connue depuis plus de 80 ans, mais qui jusqu ici n avait jamais été appliquée au monde des affaires. Phil Rosenzweig agit en 2007 comme une sorte de «précurseur» : Cette «fameuse» théorie du halo fut démontrée par Edward Thorndike au lendemain de la première guerre mondiale en 1920 comme nous l avons déjà évoqué. En 1960, elle fut mise en œuvre dans la sphère du marketing en Allemagne avec la marque «Grunding».Un sondage sur la performance des marques Allemandes au sujet des électrophones a fait ressortir que «Grunding» était la marque qui fabriquait la meilleure qualité d électrophone. Or, cette société n en a jamais fabriqué! Les consommateurs ont été victimes de l effet de halo. En 2002, deux consultants, Melwin Scocher et James Brant rédigent un article pour la HB Review (Harvard Business Review). Ils écrivent que dans le domaine des ressources 12

13 humaines, le choix porté sur tel ou tel candidat est très fortement induit par son appartenance à telle ou telle école, la détention de tel ou tel diplôme etc Autant d éléments venant vicier le jugement du recruteur et induisant un effet de halo. Phil Rosenzweig n invente rien, il met juste en lumière les effets pervers de l effet de halo dans le monde des affaires. 13

14 5/ Propositions d amélioration L auteur remet en question l ordre établi en replaçant le manager au cœur d un autre débat. Puisque la «solution miracle» n existe pas, puisque personne n a pu démontrer l efficacité à toute épreuve de telle ou telle recette, le manager ne doit-il pas prendre aussi en considération des variables telles que la chance, le risque voir même le hasard avant de choisir telle ou telle option? Phil Rosenzweig nous invite à repenser par nous-mêmes, à écrire nous-mêmes l histoire sans se laisser bercer par de vaines illusions. En revanche, il faut «attendre» les dix dernières pages de son livre pour entrevoir cette lueur d espoir. En effet, seule la toute fin de l ouvrage est consacrée à cette «note positive». Les travaux de Phil Rosenzweig sont certes intéressants en ce qu ils nous alertent sur la dangerosité pour un dirigeant d entreprise de prendre pour «argent comptant» des solutions prêtes à l emploi, mais pour autant il n est pas force de proposition, son ouvrage ne nous fait pas rêver. A aucun moment de son étude, l auteur ne donne un exemple concret d une entreprise ayant réussi en ayant fait le choix de ne pas suivre une «recette miracle» en prenant le temps de prendre le recul nécessaire, en faisant appel au hasard ou à la chance. C est d ailleurs cette temporalité qui pose problème au manager d aujourd hui. En effet, dans une économie mondialisée ou l expression «time is money» est plus que jamais au cœur du débat les dirigeants d entreprises n ont pas le «loisir» de consacrer autant de temps qu ils le souhaiteraient pour élaborer une telle stratégie. Des enseignants-chercheurs comme Phil Rosenzweig ne subissent pas cette même pression du résultat et bénéficient de ce luxe qui consiste à pouvoir peser scrupuleusement le pour et le contre lors de la prise de telle ou telle décision. Même si l auteur, nous l avons par ailleurs précisé, mène également des activités de conseil auprès de dirigeants d entreprise, il n a, pour autant que nous le sachions, jamais lui-même diriger d entreprise ce qui peut expliquer la singularité de son propos. Un autre aspect de l ouvrage nous à interpellé. En effet, l auteur parle tout au long de son livre de la notion de «performance» d une entreprise. Or, à aucun moment il ne définit ce terme. Et lorsqu il l évoque, c est invariablement en faisant référence à la réussite financière ou boursière des entreprises qu il envisage : Sisco, ABB. La performance d une entreprise se réduit-elle uniquement à ces aspects là, nous n en sommes pas convaincus. 14

15 6/ Conclusion En premier lieu, nous pouvons dire que cet ouvrage est un livre dérangeant. En effet, il remet en question l ordre établi par une multitude d auteurs et autres chercheurs réputés issus des plus prestigieuses universités et cabinets de consultants. Pour autant, l objectif de Phil Rosenzweig n est pas de détruire systématiquement les travaux entrepris par ses collègues universitaires. Il s agit plutôt pour lui de les remettre en question, d en conserver le meilleur tout en gardant à l esprit qu une seule théorie ne peut expliquer la réussite et l excellence d une entreprise : surtout si l on se laisse prendre dans les filets de l effet de halo abondamment décrit. Ce livre permet de relativiser l impact des différentes théories que l auteur décrit dans son ouvrage. A sa lecture, nous comprenons d autant mieux pourquoi, dans notre propre milieu professionnel, la mise en place de telle politique en matière de gestion des ressources humaines, tel changement de système informatique ou encore le recentrage de notre politique commerciale en direction du client ne sont pas forcément gage de succès. C est précisément ce que nous pouvons retenir en ce début de formation nous conduisant au Master. Les différents intervenants nous alertent sur le fait que nous allons acquérir des connaissances dans différentes matières et qu à l issue de ces deux années nous serons en possession d une sorte de «boites à outils» nous permettant d appréhender un certain nombre de problématiques au sein des entreprises. Pour autant, il nous faut raison gardée et c est aussi en cela que l ouvrage de Phil Rosenzweig est intéressant car il nous oblige à garder la tête froide en toutes circonstances, il nous pousse à penser par nous-mêmes ce qui parfois s avère très inconfortable et nous enjoint de ne pas nous laisser entrainer par les aspects pervers de l effet de halo. 15

L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité?

L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité? 1 L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité? Prof. Gérard CLIQUET Président de la CIDEGEF IGR-IAE, Université de Rennes 1, FRANCE L année

Plus en détail

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs.

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs. MANAGERS : COMMENT PRENEZ-VOUS EN CHARGE LES CONFLITS? AUTO-EVALUEZ-VOUS! Dans un contexte économique morose et qui perdure, nous sommes confrontés à un grand nombre de difficultés et de frustrations.

Plus en détail

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise

Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise Thème E Etablir un diagnostic stratégique Le diagnostic externe Analyse de l environnement de l entreprise On ne peut concevoir l entreprise comme une entité isolée du milieu dans lequel elle agit. L entreprise

Plus en détail

10. Peter F. DRUCKER (1909- )

10. Peter F. DRUCKER (1909- ) 10. Peter F. DRUCKER (1909- ) Les tâches majeures des dirigeants efficaces Peter F. Drucker est le gourou des gourous du management. Né à Vienne à l'époque glorieuse d'avant 14, Drucker a effectivement

Plus en détail

L humain et ses données, le «quantified self»

L humain et ses données, le «quantified self» Chapitre 1 L humain et ses données, le «quantified self» L explosion de la quantité des données disponibles et le perfectionnement de nos capacités d analyse bouleversent les rapports que l Homme entretient

Plus en détail

MOBILISATION DES RESSOURCES

MOBILISATION DES RESSOURCES Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education MOBILISATION DES RESSOURCES Mini Guide pratique pour le ROCARE Ce guide est conçu et diffusé par le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche

Plus en détail

PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03

PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03 PNL & RECRUTEMENT IMPACT SUR LES ENTRETIENS Présentation du 10/06/03 Introduction : Questions/réponses : Qu est-ce que pour vous un bon recrutement? Cela dépend de quoi? Qu est-ce qui est sous votre contrôle?

Plus en détail

«Selon les chiffres de la BNS, l évasion fiscale prospère»

«Selon les chiffres de la BNS, l évasion fiscale prospère» «Selon les chiffres de la BNS, l évasion fiscale prospère» * Précision apportée par l auteur, publiée le 26 novembre. Voir en fin d'article Gabriel Zucman vient de publier un livre, «La Richesse cachée

Plus en détail

TELEWORKING & TELECOMMUTING

TELEWORKING & TELECOMMUTING Note Critique Jeffery D. Zbar s TELEWORKING & TELECOMMUTING par Philippe Schmid-Saugeon Avril 2005 Gestion des ressources humaines MBA HEC-Lausanne Teleworking & telecommuting note critique Table des matières

Plus en détail

Ouverture 2 Bertrand HEBERT, Directeur général adjoint de l'apec. Présentation de l étude 3

Ouverture 2 Bertrand HEBERT, Directeur général adjoint de l'apec. Présentation de l étude 3 Sommaire Ouverture 2 Bertrand HEBERT, Directeur général adjoint de l'apec Présentation de l étude 3 Jean-Marie Blanc, Directeur des Relations institutionnelles et partenariats de l'apec Pierre Lamblin,

Plus en détail

Les 10 grands principes de l utilisation du data mining pour une gestion de la relation client réussie

Les 10 grands principes de l utilisation du data mining pour une gestion de la relation client réussie Les 10 grands principes de l utilisation du data mining pour une gestion de la relation client réussie Découvrir les stratégies ayant fait leurs preuves et les meilleures pratiques Points clés : Planifier

Plus en détail

Narration : Christian Reber : Jacques Marchand : Kathleen Gilmour : Nigel Roulet : Jacques Marchand :

Narration : Christian Reber : Jacques Marchand : Kathleen Gilmour : Nigel Roulet : Jacques Marchand : TRANSCRIPTION Conseils sur la présentation d une demande de subvention à la découverte du CRSNG Narration : Pour obtenir des fonds de recherche dans un milieu concurrentiel, vous devez présenter vos idées

Plus en détail

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE 52 INSIDE Un autre regard sur Michel R. WALTHER Directeur général de la Clinique de La Source Directeur général de la Clinique de La Source, Michel R. Walther est né en 1949 au Maroc de parents suisses.

Plus en détail

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP»

Cours de Leadership G.Zara «LEADERSHIP» «LEADERSHIP» Est-il possible de DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES DE LEADERSHIP? PROGRAMME DU COURS 1. Introduction 2. Les fondamentaux du Leadership 3. Valeurs, attitudes et comportements 4. Les 10 devoirs du

Plus en détail

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive.

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive. L ANALYSE ET L INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS Une fois les résultats d une investigation recueillis, on doit les mettre en perspective en les reliant au problème étudié et à l hypothèse formulée au départ:

Plus en détail

Section des Formations et des diplômes

Section des Formations et des diplômes Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Statistique et informatique décisionnelle de l Université de Lorraine Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012

Plus en détail

L article qui suit tente de mettre en lumière les erreurs les plus courantes en ce qui concerne la fidélité client et sa gestion.

L article qui suit tente de mettre en lumière les erreurs les plus courantes en ce qui concerne la fidélité client et sa gestion. www.julienrio.com Introduction: L article qui suit tente de mettre en lumière les erreurs les plus courantes en ce qui concerne la fidélité client et sa gestion. Cet article s est inspiré de l ouvrage

Plus en détail

Le Crédit-bail mobilier dans les procédures collectives

Le Crédit-bail mobilier dans les procédures collectives Aimé Diaka Le Crédit-bail mobilier dans les procédures collectives Publibook Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook

Plus en détail

Chapitre 1 Comprendre l évolution du marketing

Chapitre 1 Comprendre l évolution du marketing Chapitre 1 Comprendre l évolution du marketing Ce que vous allez apprendre Définir le marketing et comprendre son rôle Comprendre les différentes évolutions du marketing Comprendre les nouveaux enjeux

Plus en détail

Bien-être des salariés et performance des magasins entrent-ils dans le même caddie?

Bien-être des salariés et performance des magasins entrent-ils dans le même caddie? 18 2 e semestre 2012/HesaMag #06 Dossier spécial 7/34 Bien-être des salariés et performance des magasins entrent-ils dans le même caddie? La protection du bien-être au travail est un droit des salariés.

Plus en détail

PEUT- ON SE PASSER DE LA NOTION DE FINALITÉ?

PEUT- ON SE PASSER DE LA NOTION DE FINALITÉ? PEUT- ON SE PASSER DE LA NOTION DE FINALITÉ? à propos de : D Aristote à Darwin et retour. Essai sur quelques constantes de la biophilosophie. par Étienne GILSON Vrin (Essais d art et de philosophie), 1971.

Plus en détail

En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014

En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 Editorial Editorial Par François PAULUS (1989), Président du Jury Quand vous lirez ces lignes nous serons en avril 2014, et

Plus en détail

Les objectifs de l Autorité de Contrôle prudentiel

Les objectifs de l Autorité de Contrôle prudentiel Les objectifs de l Autorité de Contrôle prudentiel Le 8 mars 2010, la Ministre de l Economie de l Industrie et de l Emploi Christine Lagarde a installé la nouvelle Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP).

Plus en détail

Changement des comportements et Formation

Changement des comportements et Formation Notre système change. Accélérer ce changement vers la durabilité est à la fois une urgence et une opportunité. Changement des comportements et Formation Éducation au développement durable dans les formations

Plus en détail

Travailler avec les télécommunications

Travailler avec les télécommunications Travailler avec les télécommunications Minimiser l attrition dans le secteur des télécommunications Table des matières : 1 Analyse de l attrition à l aide du data mining 2 Analyse de l attrition de la

Plus en détail

Stage à la Société Générale Ingénierie Financière. Note de Prise de Recul

Stage à la Société Générale Ingénierie Financière. Note de Prise de Recul Stage à la Société Générale Ingénierie Financière Note de Prise de Recul I. Rôle et Missions Assignés a. Description de l environnement de travail Au cours de mon stage, je travaille au sein du département

Plus en détail

COURRIERS -TYPE DE REPONSE A UNE CANDIDATURE

COURRIERS -TYPE DE REPONSE A UNE CANDIDATURE COURRIERS -TYPE DE REPONSE A UNE CANDIDATURE 1) 4 raisons de répondre aux candidats Le candidat a pris le temps de vous écrire. Il a tenté de vous contacter et de vous convaincre, manifestant de l intérêt

Plus en détail

INTRODUCTION. Master Management des Ressources Humaines de l IAE de Toulouse Page 1

INTRODUCTION. Master Management des Ressources Humaines de l IAE de Toulouse Page 1 LES FICHES OUTILS RESSOURCES HUMAINES L évaluation 360 Feed-back INTRODUCTION Aujourd hui les ressources humaines sont considérées par les entreprises comme un capital. La notion de «capital humain» illustre

Plus en détail

Ces formations se font uniquement «Sur mesure» - Nous contacter. II - Techniques de vente «Avancées» - 6 ou 7 modules selon le concept vente

Ces formations se font uniquement «Sur mesure» - Nous contacter. II - Techniques de vente «Avancées» - 6 ou 7 modules selon le concept vente FORMATIONS COMMERCIALES MANAGEMENT Ces formations se font uniquement «Sur mesure» - Nous contacter I - Techniques de vente «Basic» - 6 modules II - Techniques de vente «Avancées» - 6 ou 7 modules selon

Plus en détail

MBA DGC SCIENCES PO* Filière MANAGEMENT

MBA DGC SCIENCES PO* Filière MANAGEMENT MBA DGC SCIENCES PO* DENOMINATION OBJECTIF DE LA FORMATION VALIDATION MODE D EVALUATION EPREUVES ECRITES ET ORALES DE RATTRAPAGE MEMOIRE DE FIN DE CYCLE Filière MANAGEMENT MASTER OF BUSINESS ADMINISTRATION

Plus en détail

Le management des risques de l entreprise Cadre de Référence. Synthèse

Le management des risques de l entreprise Cadre de Référence. Synthèse Le management des risques de l entreprise Cadre de Référence Synthèse SYNTHESE L incertitude est une donnée intrinsèque à la vie de toute organisation. Aussi l un des principaux défis pour la direction

Plus en détail

Lisez ATTENTIVEMENT ce qui suit, votre avenir financier en dépend grandement...

Lisez ATTENTIVEMENT ce qui suit, votre avenir financier en dépend grandement... Bonjour, Maintenant que vous avez compris que le principe d'unkube était de pouvoir vous créer le réseau virtuel le plus gros possible avant que la phase d'incubation ne soit terminée, voyons COMMENT ce

Plus en détail

LES RÉSEAUX SOCIAUX ET L ENTREPRISE

LES RÉSEAUX SOCIAUX ET L ENTREPRISE LES RÉSEAUX SOCIAUX ET L ENTREPRISE PAR MADAME CHRISTINE LEROY COMMUNITY MANAGER, AGENCE NETPUB Tout d abord, je voudrais remercier le Professeur Drouot de m avoir invitée à cette passionnante table ronde.

Plus en détail

Évaluation en vue de l accréditation. Programme Master Européen en Médiation de l Institut Universitaire Kurt Bösch

Évaluation en vue de l accréditation. Programme Master Européen en Médiation de l Institut Universitaire Kurt Bösch Évaluation en vue de l accréditation Programme Master Européen en Médiation de l Institut Universitaire Kurt Bösch Rapport final du Comité de visite de l OAQ 30 août 2005 I - Description du processus d

Plus en détail

Mesdames et messieurs, chers actionnaires,

Mesdames et messieurs, chers actionnaires, Allocution de monsieur Réal Raymond président et chef de la direction de la Banque Nationale du Canada Fairmont Le Reine Elizabeth Montréal, le 8 mars 2006 Mesdames et messieurs, chers actionnaires, Permettez-moi

Plus en détail

Formations et diplômes. Rapport d'évaluation. Master Marketing. Université Toulouse 1 Capitole UT1. Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A)

Formations et diplômes. Rapport d'évaluation. Master Marketing. Université Toulouse 1 Capitole UT1. Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Rapport d'évaluation Master Marketing Université Toulouse 1 Capitole UT1 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES, 1 Didier Houssin, président

Plus en détail

Rapport d évaluation de la licence professionnelle

Rapport d évaluation de la licence professionnelle Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation de la licence professionnelle Entrepreneuriat de l Université Paris 13 - Paris-Nord Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section

Plus en détail

Rapport d évaluation du master

Rapport d évaluation du master Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Management et organisation de l Université Paris-Dauphine Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section des Formations

Plus en détail

Année universitaire 2011-2012

Année universitaire 2011-2012 Executive MBA Paris Chicago - Moscou Année universitaire 2011-2012 Donnez-vous les moyens d exprimer votre potentiel et de faire vivre vos projets. Pris par vos responsabilités managériales et focalisés

Plus en détail

DEVENIR TRADER VIA LE PROGRAMME DU CIT USA. Californian institute of trading WWW.CIT.LA

DEVENIR TRADER VIA LE PROGRAMME DU CIT USA. Californian institute of trading WWW.CIT.LA DEVENIR TRADER VIA LE PROGRAMME DU CIT USA Californian institute of trading WWW.CIT.LA DEVENEZ UN TRADER D EXCEPTION Q U E S T - C E Q U E L E C I T? Le CIT, c'est l'opportunité de suivre une formation

Plus en détail

Démarche d analyse stratégique

Démarche d analyse stratégique Démarche d analyse stratégique 0. Préambule 1. Approche et Démarche 2. Diagnostic stratégique 3. Scenarii d évolution 4. Positionnement cible 2 0. Préambule 3 L analyse stratégique repose sur une analyse

Plus en détail

F.A.Q. Toutes les questions et réponses ci-dessous complètent les informations disponibles sur le site internet http://lije.univ-lemans.

F.A.Q. Toutes les questions et réponses ci-dessous complètent les informations disponibles sur le site internet http://lije.univ-lemans. F.A.Q. Toutes les questions et réponses ci-dessous complètent les informations disponibles sur le site internet http://lije.univ-lemans.fr/ et ne peuvent en aucun cas suffire. Ce sont uniquement des compléments

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

Communication à large spectre

Communication à large spectre Communication à large spectre Facilitateur de contact 10 ans d Expérience & d Expertise 5 Domaines d Activités Intégrés & Complémentaires Conférences, Formations & Conseils o Depuis plusieurs années, les

Plus en détail

innover Bernard Girard

innover Bernard Girard Google, une machine à innover Bernard Girard Qui ne connaît pas Google? Faut-il présenter Google? Ses résultats économiques stupéfiants Sa croissance si rapide Son modèle économique L originalité de son

Plus en détail

LES ÉTAPES DE LA RECHERCHE D EMPLOI

LES ÉTAPES DE LA RECHERCHE D EMPLOI CARREFOUR JEUNESSE-EMPLOI RIVIÈRE-DU-NORD LES ÉTAPES DE LA RECHERCHE D EMPLOI Carrefour jeunesse emploi Rivière-du-Nord 2011-2012 Page 1 420, rue du Marché Saint-Jérôme Québec, J7Z 2B2 T. 450 431-55253

Plus en détail

Le Québec, terre de traduction

Le Québec, terre de traduction Le Québec, terre de traduction S il est un endroit au monde où les traducteurs ont un marché établi, c est bien le Canada. Et le Québec, au sein du Canada, jouit d une situation encore plus privilégiée.

Plus en détail

Master Management international

Master Management international Formations et diplômes Rapport d'évaluation Master Management international Université Toulouse 1 Capitole UT1 Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES, 1 Didier

Plus en détail

MEMOIRE POUR UNE HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES

MEMOIRE POUR UNE HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES UNIVERSITE DE BOURGOGNE MEMOIRE POUR UNE HABILITATION A DIRIGER DES RECHERCHES Discipline : Sciences de Gestion Matière : Finance Candidate : Aurélie SANNAJUST Fonction : Maître de Conférences à l Université

Plus en détail

Fébronie Tsassis Se présenter et convaincre en 2 33

Fébronie Tsassis Se présenter et convaincre en 2 33 Fébronie Tsassis Se présenter et convaincre en 2 33 Entrée en scène: Acteur et trac Transpiration, rougeurs, gorge nouée Peur: trou de mémoire, bafouiller Le trac nécessaire? A gérer! CORPS Respect Révision

Plus en détail

Est. 1978. un Entrepreneur. Rencontre avec. Numéro 1 : De l utile à l indispensable, découverte de Souscritoo

Est. 1978. un Entrepreneur. Rencontre avec. Numéro 1 : De l utile à l indispensable, découverte de Souscritoo Est. 1978 Rencontre avec un Entrepreneur Numéro 1 : De l utile à l indispensable, découverte de Souscritoo Rencontre avec P. De La Chevasnerie, fondateur de Souscritoo Philippe De La Chevasnerie, 25ans,

Plus en détail

CPA, Executive MBA HEC : un Réseau de Réseaux (Éditorial de l annuaire 2006 du CPA, Executive MBA HEC)

CPA, Executive MBA HEC : un Réseau de Réseaux (Éditorial de l annuaire 2006 du CPA, Executive MBA HEC) CPA, Executive MBA HEC : un Réseau de Réseaux (Éditorial de l annuaire 2006 du CPA, Executive MBA HEC) Laurent RENARD (95/P) Directeur Général Au-delà de la centaine de conférences, petits déjeuners et

Plus en détail

Retenir les meilleurs talents

Retenir les meilleurs talents Adecco Finance Focus Retenir les meilleurs talents Lundi matin, 9 h Vous vous réjouissez de commencer une nouvelle semaine de travail productif. Vous êtes en pleine forme. Alors que vous entamez votre

Plus en détail

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation DEVELOPMENT CENTER Damien xxx Poste cible : Entreprise : Assesseurs Evaluesens : Responsable

Plus en détail

Économie, organisation, hôpital

Économie, organisation, hôpital Séminaire DREES «Les modes incitatifs de rémunération des soins» Première session mardi 29 novembre 2011 Schéma de l intervention de Jean Claude Moisdon Économie, organisation, hôpital 1) On part de la

Plus en détail

Le futur doit s ancrer dans l histoire

Le futur doit s ancrer dans l histoire Conférence de presse du 3 septembre 2013 Le texte prononcé fait foi. Le futur doit s ancrer dans l histoire Patrick Odier, Président du Conseil d administration, Association suisse des banquiers Mesdames,

Plus en détail

«L entraîneur médiocre parle, le bon explique, le super démontre et le meilleur inspire» John Kessel

«L entraîneur médiocre parle, le bon explique, le super démontre et le meilleur inspire» John Kessel «L entraîneur médiocre parle, le bon explique, le super démontre et le meilleur inspire» John Kessel Pascale JOLY, Fondatrice du Cabinet : COACHDAFFAIRES Entrepreneur, Executive & Business Coach AAA Autodidacte,

Plus en détail

ETUDE FUSACQ / Octobre 2011 LE PROFIL DES REPRENEURS D ENTREPRISE

ETUDE FUSACQ / Octobre 2011 LE PROFIL DES REPRENEURS D ENTREPRISE ETUDE FUSACQ / Octobre 2011 LE PROFIL DES REPRENEURS D ENTREPRISE Quel est leur profil (âge, localisation, situation familiale )? Quel est leur plan d action pour reprendre?... Quelles sont leurs motivations?

Plus en détail

EVALUATION DU MASTER EN MANAGEMENT SYNTHESE DU DECANAT HEC

EVALUATION DU MASTER EN MANAGEMENT SYNTHESE DU DECANAT HEC EVALUATION DU MASTER EN MANAGEMENT SYNTHESE DU DECANAT HEC Septembre 2013 Cette synthèse fait suite à la procédure d évaluation du Master en Management HEC, réalisée au semestre d automne 2011,et incluant

Plus en détail

Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales. kpmg.fr

Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales. kpmg.fr Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales kpmg.fr 1 Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales 2 La gestion de la trésorerie,

Plus en détail

Université de Lorraine Licence AES LIVRET DE STAGE LICENCE 2014-2015

Université de Lorraine Licence AES LIVRET DE STAGE LICENCE 2014-2015 Université de Lorraine Licence AES LIVRET DE STAGE LICENCE 2014-2015 1 LA REDACTION DU RAPPORT DE STAGE Le mémoire ne doit pas consister à reprendre tels quels des documents internes de l entreprise ou

Plus en détail

INPED INFO. N 1 Mars Année 2009. Bulletin bimestriel d information et de communication (Short version) Editorial. Editorial

INPED INFO. N 1 Mars Année 2009. Bulletin bimestriel d information et de communication (Short version) Editorial. Editorial Editorial Les axes stratégiques de la transformation de l INPED en Grande Ecole de Management International Editorial Les axes stratégiques de la transformation de l INPED en Grande Ecole de Management

Plus en détail

Impact de l Apparition de l Hyper-Connectivite sur la Banque de De tail

Impact de l Apparition de l Hyper-Connectivite sur la Banque de De tail Impact de l Apparition de l Hyper-Connectivite sur la Banque de De tail 2012 Financial Breakthroughs - Ver-2012-02-06 - Document sous licence CC-BY-NC-ND I FICHE RESUME DE CE LIVRE BLANC... 1 II INTRODUCTION...

Plus en détail

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION

CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION CARACTERISTIQUES DE L APPROCHE GESTALT EN ORGANISATION Société des Coaches Gestaltistes Coordinateur projet: Marius Moutet INTRODUCTION Un coaching d individus ou d équipe inspiré de la posture humaniste

Plus en détail

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE ÉCOLE DOCTORALE CONCEPTS ET LANGAGE T H È S E pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE Discipline : LINGUISTIQUE Présentée et soutenue par : Zeina EL HELOU

Plus en détail

DEVELOPPEMENT DE LA PERFORMANCE COMMERCIALE

DEVELOPPEMENT DE LA PERFORMANCE COMMERCIALE Sept-13 DEVELOPPEMENT DE LA PERFORMANCE COMMERCIALE Audit commercial Développement de réseau SERVICES Développement commercial Formation vente/négociation Formation management opérationnel Formation communication

Plus en détail

Introduction au private equity

Introduction au private equity BANQUE FINANCE SOCIAL GESTION DROIT MARKETING Introduction au private equity Les bases du capital-investissement Cyril Demaria 4 e édition SOMMAIRE Préface... 11 Introduction : Qu est-ce que le private

Plus en détail

Etude Harris Interactive pour la Chambre Nationale des Services d Ambulances (CNSA)

Etude Harris Interactive pour la Chambre Nationale des Services d Ambulances (CNSA) Note détaillée L image des ambulanciers Etude Harris Interactive pour la Chambre Nationale des Services d Ambulances (CNSA) Enquête réalisée en ligne du 17 au 19 septembre 2013. Echantillon de 985 personnes

Plus en détail

I. L étude Usages & Attitudes

I. L étude Usages & Attitudes I. L étude Usages & Attitudes 1. Historique En 1997, entreprise leader de la distribution de boissons sur le marché hors domicile, France Boissons souhaite réaliser un état des lieux de son secteur d activité

Plus en détail

Présentation de l échantillon

Présentation de l échantillon Cette année, rien ne va plus pour la filière AES! Après une baisse de 5,4% d inscrits pour l année 2013-2014 par rapport à l année passée, la licence pluridisciplinaire par excellence souffle ses 40 bougies

Plus en détail

8 bonnes raisons d utiliser un CRM pour une PME

8 bonnes raisons d utiliser un CRM pour une PME 8 bonnes raisons d utiliser un CRM pour une PME Résumé Analytique : En tant que PME, l utilisation d une solution CRM présente de multiples avantages. En premier lieu, elle vous permettra d accroître votre

Plus en détail

Management Stratégique. Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1.

Management Stratégique. Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1. Management Stratégique Saïd YAMI Maître de Conférences en Sciences de Gestion ERFI/ISEM Université Montpellier 1 Cours de Master 1 Plan du Module 3 Chap.3- Les modèles fondés sur la structure des marchés

Plus en détail

La commandite. Comment créer des conditions gagnantes. 30 avril 2014

La commandite. Comment créer des conditions gagnantes. 30 avril 2014 La commandite Comment créer des conditions gagnantes 30 avril 2014 Qu est-ce que la commandite? Qu est-ce que la commandite? Une relation de partenariat dans laquelle le commanditaire investit pour accéder

Plus en détail

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR ÉPREUVE DE MANAGEMENT DES ENTREPRISES CAS LIBERCLIC

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR ÉPREUVE DE MANAGEMENT DES ENTREPRISES CAS LIBERCLIC BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR ÉPREUVE DE MANAGEMENT DES ENTREPRISES CAS LIBERCLIC La commission de choix de sujets a rédigé cette proposition de corrigé, à partir des enrichissements successifs apportés

Plus en détail

Guide pratique à l intention des décideurs avisés MIGRATION VERS WINDOWS 7 : UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT RAPIDE ET TANGIBLE.

Guide pratique à l intention des décideurs avisés MIGRATION VERS WINDOWS 7 : UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT RAPIDE ET TANGIBLE. Guide pratique à l intention des décideurs avisés MIGRATION VERS WINDOWS 7 : UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT RAPIDE ET TANGIBLE. Windows 7 : mal nécessaire ou réel avantage? Au cours des 24 prochains mois,

Plus en détail

Réseaux sociaux et recrutement : Quand, Pourquoi, Comment? présentation : Patrick Debray tél 079 212 27 80 info@dmd.ch

Réseaux sociaux et recrutement : Quand, Pourquoi, Comment? présentation : Patrick Debray tél 079 212 27 80 info@dmd.ch Réseaux sociaux et recrutement : Quand, Pourquoi, Comment? présentation : Patrick Debray tél 079 212 27 80 info@dmd.ch Les réseaux sociaux 2003 leur apparition 2010 leur essor quelques chiffres Réseaux

Plus en détail

«Les marchés «libres» de quoi et pour qui?»

«Les marchés «libres» de quoi et pour qui?» «Les marchés «libres» de quoi et pour qui?» Yvan Allaire, Ph. D. (MIT), MSRC Président du conseil Institut sur la gouvernance d organisations privées et publiques (HEC-Concordia) Mihaela Firsirotu, Ph.

Plus en détail

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Estime de soi MOI Affirmation de soi AUTRES Confiance en soi ACTION Contexte Règles fondamentales de la communication 1) On ne peut pas décider, par

Plus en détail

Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Nabeul. Université de Carthage. Master de Recherche Finance des Entreprises et des Marchés

Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Nabeul. Université de Carthage. Master de Recherche Finance des Entreprises et des Marchés Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Nabeul Université de Carthage Master de Recherche Finance des Entreprises et des Marchés Le mot du responsable Le master de recherche «Finance des Entreprises

Plus en détail

Les systèmes de taux de change

Les systèmes de taux de change Les systèmes de taux de change Du taux de change fixe au taux de change flottant 2012 1 Introduction Dans une économie globalisée, avec des marchés financiers intégrés, comme celle dans laquelle nous vivons

Plus en détail

L ÉVALUATION DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION

L ÉVALUATION DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION STONA Laurent ls@bepecaser.org L DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION Évaluer, c est donner une valeur. Puisque toute formation vise des objectifs, tout acte de formation ou de sensibilisation nécessite

Plus en détail

UN MBA POUR QUI, POURQUOI?

UN MBA POUR QUI, POURQUOI? PARTIE 1 UN MBA POUR QUI, POURQUOI? L e MBA est une formation connue et reconnue dans le monde entier. Cependant, l appellation MBA n est pas un label déposé. Conséquence : l univers des MBA est un monde

Plus en détail

LE BLOG DE MANAGER GO!

LE BLOG DE MANAGER GO! LE BLOG DE MANAGER GO! Se rendre sur Manager GO! Actualité et savoir-faire sur l'entrepreneuriat et le management Accueil» Création d'entreprise» Entreprendre dans un monde en mutation ENTREPRENDRE DANS

Plus en détail

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs

POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs POUVOIR D ACHAT : la condition de vie des travailleurs Séminaire CGTM Mercredi 19 mars 2008 Danielle LAPORT Sociologue Ingénieur Social Equipe de Recherche REV Université Paris XII Val-de-Marne Il me revient

Plus en détail

Investir l excellence et la solidarité

Investir l excellence et la solidarité Investir l excellence et la solidarité www.fondation.dauphine.fr CULTURE. ÉGALITÉ DES CHANCES. CAMPUS. RECHERCHE. INTERNATIONAL. ENTREPRENEURIAT La Fondation Dauphine Notre vision La Fondation Dauphine

Plus en détail

BIG DATA : PASSER D UNE ANALYSE DE CORRÉLATION

BIG DATA : PASSER D UNE ANALYSE DE CORRÉLATION BIG DATA : PASSER D UNE ANALYSE DE CORRÉLATION À UNE INTERPRÉTATION CAUSALE Arthur Charpentier Professeur d actuariat à l Université du Québec, Montréal Amadou Diogo Barry Chercheur à l Institut de santé

Plus en détail

www.u-bordeaux3.fr Master 2 professionnel Soin, éthique et santé Mention Philosophie

www.u-bordeaux3.fr Master 2 professionnel Soin, éthique et santé Mention Philosophie www.u-bordeaux3.fr Master 2 professionnel Soin, éthique et santé Mention Philosophie Une formation approfondie à la réflexion éthique appliquée aux secteurs du soin et de la santé En formation continue,

Plus en détail

Guide pratique. Pour une recherche efficace de sponsors

Guide pratique. Pour une recherche efficace de sponsors Guide pratique Pour une recherche efficace de sponsors Guide Pratique Association Interfédérale du Sport Francophone asbl Quai de Rome 53 4000 LIEGE Tél.: 04/344 46 06 Fax: 04/344 46 01 E-mail: info@aisf.be

Plus en détail

Conduire. Mark Tant et Guido Baten

Conduire. Mark Tant et Guido Baten Conduire Mark Tant et Guido Baten A juste titre ou non, la voiture est parfois un signe extérieur de richesse. L utilisation de la voiture, en tant que conducteur, n implique cependant pas que le fait

Plus en détail

En avril 2006, un citoyen produit sa déclaration de revenus 2005. En septembre de la même année, il constate une erreur dans sa déclaration initiale et produit une déclaration amendée à laquelle il joint

Plus en détail

LES FRANÇAIS, LEUR ÉPARGNE & LEUR RETRAITE

LES FRANÇAIS, LEUR ÉPARGNE & LEUR RETRAITE LES FRANÇAIS, LEUR ÉPARGNE & LEUR RETRAITE 1 Jérôme JAFFRÉ Directeur du Centre d Études et de Connaissances sur l Opinion Publique JeanPierre THOMAS Président du Cercle de l'epargne Philippe CREVEL Directeur

Plus en détail

«rend service» Xavier FONTANET

«rend service» Xavier FONTANET 198 LA REVUE CIVIQUE LA REVUE CIVIQUE 199 L entreprise «rend service» Xavier FONTANET Ancien Président du Groupe Essilor, Xavier Fontanet a créé une Fondation qui porte son nom, dédiée à l explication

Plus en détail

LES MEILLEURES TECHNIQUES DE PROSPECTION

LES MEILLEURES TECHNIQUES DE PROSPECTION Appelez nous au 04 78 89 54 43 contact@ceresdeveloppement.fr LES MEILLEURES TECHNIQUES DE PROSPECTION Livre blanc Vous êtes gérant, indépendant ou commercial ; vous savez qu une partie de votre travail

Plus en détail

Stages de recherche dans les formations d'ingénieur. Víctor Gómez Frías. École des Ponts ParisTech, Champs-sur-Marne, France

Stages de recherche dans les formations d'ingénieur. Víctor Gómez Frías. École des Ponts ParisTech, Champs-sur-Marne, France Stages de recherche dans les formations d'ingénieur Víctor Gómez Frías École des Ponts ParisTech, Champs-sur-Marne, France victor.gomez-frias@enpc.fr Résumé Les méthodes de l ingénierie ont été généralement

Plus en détail

Option Internationale du Baccalauréat (OIB), France Version britannique

Option Internationale du Baccalauréat (OIB), France Version britannique Option Internationale du Baccalauréat (OIB), France Version britannique Qu est ce que l OIB (version britannique)? La version britannique de l OIB fait partie intégrante d un examen franco-britannique

Plus en détail

Rapport d évaluation du master

Rapport d évaluation du master Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Droits de l'homme de l Université de Strasbourg Vague C 2013-2017 Campagne d évaluation 2011-2012 Section des Formations et des diplômes

Plus en détail

Rapport d évaluation du master

Rapport d évaluation du master Section des Formations et des diplômes Rapport d évaluation du master Informatique de l Université Paris 7 Denis Diderot Vague D 2014-2018 Campagne d évaluation 2012-2013 Section des Formations et des

Plus en détail

Fiche métier : Le Community Manager

Fiche métier : Le Community Manager Fiche métier : Le Community Manager Le métier de Community Manager, en quoi cela consiste? 1) Un métier neuf La notion de community management étant relativement récente, il n en existe pas de véritable

Plus en détail

Etude de marché. Idée de depart. Etude de l environnement et des offres existantes. Clients. actuels. Choix de la cible précise

Etude de marché. Idée de depart. Etude de l environnement et des offres existantes. Clients. actuels. Choix de la cible précise Etude de marché Selon l Agence Pour la Création d Entreprise (APCE), 70% des cas de défaillance ont pour origine la mauvaise qualité des études de marché, que celles-ci soient mal réalisées ou de manière

Plus en détail

Jean-Pierre SOUTRIC Vice-Président Corporate and Travel Industry Sales, Europe Four Seasons Hotels and Resorts

Jean-Pierre SOUTRIC Vice-Président Corporate and Travel Industry Sales, Europe Four Seasons Hotels and Resorts L E S C O N F E R E N C E S D E L I R E S T CYCLE 2014-2015 L Institut de Recherche et d Etudes Supérieures du Tourisme (IREST) Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a le plaisir de vous inviter à la conférence

Plus en détail