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3 International Mines congolaises : le pays perd 1,36 milliard de dollars Dans son "Rapport 2013" consacré aux progrès de l'économie africaine, l'africa Progress Panel examine cinq accords de cession dans les mines congolaises. Ces opérations, qui ont toutes transité par des sociétés offshores opaques, auraient fait perdre au pays deux fois le budget annuel pour la santé et l'éducation. "Entre 2010 et 2012, la RD Congo a perdu au moins 1,36 milliard de dollars de recettes provenant de la sous-évaluation des actifs miniers vendus aux sociétés offshore", estime dans un rapport l'africa Progress Panel, un groupe de dix personnalités éminentes dont Kofi Annan, à l'occasion de la parution de l'édition 2013 du Rapport sur les progrès en Afrique. Cinq transactions impliquant notamment la Gécamines, une entreprise détenue par l'etat congolais, et une ou plusieurs sociétés offshore ont été étudiées pour aboutir à ce chiffre. "Les pertes totales des cinq accords examinés étaient équivalentes à plus du double du budget annuel combiné alloué à la santé et à l éducation en 2012", souligne le rapport qui estime que chaque citoyen a perdu dans ses accords l'équivalent de 21 dollars, soit 7% du revenu moyen. Prix inférieurs au marché Dans tous les accords, Africa Progress Panel souligne que les actifs miniers de la Gécamines ont été cédés à des sociétés offshore à des prix inférieurs à ceux du marché. "Des actifs estimés à 1,63 milliard de dollars au total ont été vendus à des sociétés offshore pour 275 millions de dollars", souligne l'africa Progress Panel ajoutant que "la structure de propriété effective des sociétés concernées n est pas connue" même si elles semblent "en rapport avec l un des plus grands investisseurs privés en RD Congo, le Groupe Fleurette", détenu par Dan Gertler, un proche du président Joseph Kabila. Investisseur à long terme? Interrogé par le Financial Times, un porte-parole de Dan Gertler a dit : "Il est décevant que le rapport 2013 de l'africa Progress Panel ait publié des erreurs basiques, des informations sélectives et répété les mêmes allégations anciennes et réfutées contre le Groupe Fleurette et Dan Gertler. Le Groupe Fleurette est le plus important contribuable de RD Congo et a généré des investissements entrants substantiels, créant des dizaines de milliers d'emplois et il est le plus important investisseur à long-terme du pays." Non sans une certaine ironie, ce porte-parole dont le nom n'a pas été donné par le Financial Times a proposé de mettre à la disposition de l'africa Progress Panel "la connaissance et l'expertise" du Groupe Fleurette. Consommer utile Consommer utile Efficacité énergétique. Ce concept, peu familier au Cameroun, était au centre d un forum d échanges réuni à Yaoundé. Prosaïquement définie, l efficacité énergétique renvoie à un catalogue de bonnes pratiques vouées à réaliser des économies d énergie. Il s agit de consommer utile, c est-àdire arriver à la satisfaction du besoin énergétique avec le moins d énergie possible. Les principaux artisans du forum de Yaoundé étaient, d un côté, les institutions étatiques compétentes. Et de l autre, la délégation de l Union européenne (Ue). Car il faut le dire, l Ue est le précurseur de l efficacité énergétique. Elle a publié, à cet effet, une communication en 2008 sur le titre : «Efficacité énergétique: atteindre l objectif du 20%». La finalité étant d arriver à ce qu en 2020, 20% de l énergie consommée, dans l espace de l Ue, proviennent de sources renouvelables (solaire et éolienne notamment). Et que baissent de 20% les consommations énergétiques ainsi que les émissions d anhydride carbonique. Cette démarche s inscrit, on le voit, dans la perspective du développement durable dont la philosophie a été définie en 1987 par le rapport de Brundtland : «un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs». Tout était parti du constat selon lequel le modèle de développement actuel, fondé sur l industrialisation et la croissance, est porteur d hypothèques sur l avenir de la planète. En raison de l exploitation effrénée de ressources naturelles et de la pollution matérialisée notamment par l accumulation dans l atmosphère de gaz à effet de serre. Cela se ressent déjà par de grands changements sur le climat. Or, la consommation de l énergie, surtout celle tirée des sources fossiles (pétrole et charbon), est responsable d une forte émission de gaz à effet de serre. En plus de ce que ces dernières sources d énergie ne sont pas inépuisables. D où l impératif d en faire des économies. L un des secteurs visés par l Ue pour l économie d énergie est le bâtiment. Pourquoi? En France en 2003, pour ne citer que cet exemple, les secteurs résidentiel et tertiaire ont abordé 43% de la consommation d énergie. Ce qui correspond à 25% des émissions françaises de gaz à effet de serre. Le forum de Yaoundé a eu, dans ce contexte, pour finalité de commencer à instaurer dans notre pays la culture d économie d énergie. Sur un terrain marqué par un déficit évalué entre 500 et 650 MW par le ministère de l Eau et de l Energie, l économie d énergie résout plusieurs problèmes à la fois : la réduction des factures des ménages, la réaffectation de l énergie économisée à ceux qui ont véritablement besoin de la protection de l environnement, bien sûr. La politique énergétique du Cameroun repose essentiellement sur l hydro-électricité. Une source d énergie peu polluante. Au moment où le gouvernement a entrepris la construction de nouveaux barrages (Lom-Pangar, Memve ele, Mékin) pour résorber le déficit énergétique, il importe de réaliser déjà des économies sur la quantité disponible. A l échelle des ménages, la substitution des lampes à incandescence par des lampes économiques constitue déjà un pas précieux. Mais le pôle de gaspillage le plus important est sans doute constitué par les édifices publics, où les personnels de l Etat oublient d éteindre lampes et climatiseurs, à la sortie des bureaux. La voie de l avenir pour le Cameroun reste le recours aux énergies renouvelables. Elles sont inépuisables et pas polluantes. Edito 18 Cinq opérations juteuses Société Minière de Kabolela et de Kipese (SMKK) Projet Kolwezi Mine de cuivre de Mutanda Mine Kansuki Mines de cuivre de Frontier et Lonshi Gain pour Emerald Star (Îles Vierges) Gain pour Highwind (Îles Vierges) Gain (potentiel car la revente n'a pas eu lieu) pour Rowny Assets (Îles Vierges) Gain (potentiel car les parts n'auraient pas été revendues) pour Biko Invest Gain pour plusieurs sociétés offshore 400 % en quatre mois près de 1000% 428% 682% 71,6% L essentiel des Hydrocarbures au Cameroun Mai N 20 3/ Edito : Eau, électricité, pétrole, gaz, notre carre d as pour la prospérité 4/ ACTUALITE : Gaz domestique : l offre se diversifie dans le marché Mbalam iron : Divorce between Sundance and Hanlong Mining Resources CAMWATER : Un accord de 50 milliards signé avec une société turque 8/ BAROMETRE : EITI report : Call for transparency in the extractive... 9/ CONJONCTURE : Industries extractives : Le difficile chemin vers la transparence / PRODUCTION : Hydro-électricité : La mise en eau du barrage de Mekin en / PRODUCTION : Pétrole : Les Etats-Unis, premier producteur vers 2020, selon l Aie 13/ HYDROCARBONS : Domestic gas : The Battle of the brands 14/ PERFORMANCES : Hydrocarbons : The Sonara that leaves Charles Metouck 16/ PERFORMANCES : Stockage : Tradex sécurise l approvisionnement en gaz... 17/ PERFORMANCES : Barrage de Lom Pangar : Mise à vue de la digue bétonnée 18/ INTERNATIONAL : Industrie Extractive : Les dessous de l'échec gabonais Directeur de publication : Bertrand ABEGOUMEGNE Impression : Ajc Graphics Conseiller Éditorial: Guillaume Le Grand BEBEY Une publication de l Agence Rhéma Services Rédaction centrale : Rémy Ngassana, Abegoumegne Bertrand, B.P : Douala Paul Nkala, Bouba Yankréo, Issofa Mbu Infoline : / Développement & marketing : Flady Kouoh François / Distribution : Mathias Penda 2013 Oil&Gas Tous drois réservés 3 Régie Publicitaire : Agence Rhéma services

4 4Actualités Electricité : De nouveaux prix en cours d examen Les prix de l électricité pourrait connaitre bientôt de nouvelles modifications au Cameroun a indiqué Jean Pierre Kedi, le Directeur Général de l Agence de Régulation du Secteur de l Electricité (Arsel) lors de sa récente intervention dans le cadre d un débat organisé par l association Afrique France sur l énergie électrique au Cameroun. «Vous êtes encore en sursis, l opérateur (Aes Sonel) et le régulateur que nous sommes sont en train de discuter sur la prochaine grille tarifaire» a fait savoir monsieur Kedi sans indiquer si ce réajustement serait à la hausse ou a la baisse. Le Directeur de l Arsel a expliqué que ce réajustement des prix était le fait d une disposition du contrat de concession entre le gouvernement et le groupe AES qui prévoyait que cela soit faisable tous les cinq ans. Un réajustement qui tient compte d un certain nombre de paramètre que les responsables de l Arsel n ont pas clairement indiqués. «Une fois nous avons voulu publié le mode de calcul du prix de l énergie électrique au Cameroun et on nous a fait le reproche du fait qu on y retrouvait des formules mathématiques, mais il faut reconnaitre que la question du prix de l énergie est un problème au Cameroun» a déclaré Jean Pierre Kedi révélant que sa structure d arbitrage recevait chaque jour de nombreuses plaintes de personnes contre l opérateur. Dans son expression toutefois, il ne fait pas de doute que ces prix-là devraient être révisés à la hausse. A quand la baisse des tarifs? Selon de nombreux experts, l entrée en fonction de la centrale de Kribi loin d être «LA SOLUTION» comme l indiquent le gouvernement et l opérateur, est une source supplémentaire de production d énergie à prix élevé, après le programme thermique d urgence. Le groupe AES n a d ailleurs jamais communiqué sur la manière dont sera répartie l énergie aujourd hui produite, ni quelle sera la place de Kribi dans le réseau Interconnecté. Le gouvernement se contente de présenter la centrale Thermique de Kribi comme une des réalisations des grandes ambitions du président Biya sans aborder la question de son efficience. Toutes ces grandes questions ont été abordées lors du débat. Un débat au cours duquel des révélations du Gicam ont été de nature à inquiéter. «Le déficit est trop grand selon Blaise Batongue, le Secrétaire Exécutif du Gicam, la plus anciennes organisation patronales au Cameroun. «Pour lever la part de contribution du secteur industriel sur le Pib actuellement de 24% à 31% en 2020, il faudrait atteindre les méga watts d électricité au moins», a fait savoir le Secrétaire exécutif du Gicam. Un déploiement que le Cameroun seul ne peut se permettre à moyen terme. Face à une sous production et un demande toujours croissante, facteur auxquels on doit ajouter les pertes de production et de transport sur le réseau près de 40% la baisse du tarif d électricité ce n est pas pour demain au Cameroun. Dans les discours pourtant, la même rengaine revient. «L énergie est au cœur de la stratégie des grandes ambitions». Comme exemple, on cite Lom Pangar, Memve ele, Mekim plus comme des succès stories que comme des projets en quête de pertinence Rémy Ngassana Avis d'expert : Plaidoyer pour un partage des nouvelles richesses minérales de l Afrique entre tous les Africains Il semble qu il ne se passe pas deux semaines en Afrique subsaharienne sans que de nouvelles découvertes de pétrole, de gaz naturel ou de minéraux ne fassent les gros titres, pays après pays. Lorsque le gisement de pétrole Jubilee au Ghana atteindra son pic de production en 2013, il produira barils par jour. Les gisements du bassin du rift du Lac Albert en Ouganda ont le potentiel de produire des quantités encore plus grandes. Des milliards de dollars pourraient affluer chaque année vers le Mozambique et la Tanzanie grâce aux découvertes de gaz naturel. Et, en Sierra Leone, l extraction du minerai de fer du Tonkolili pourrait faire bondir le PIB de 25% en Mon plus grand espoir est que tous ceux qui vivent dans ces pays d Afrique, riches en ressources, reçoivent une part de cette nouvelle richesse en pétrole et en minerai. Jusqu à présent, à l exception du Botswana, les ressources naturelles n ont pas toujours amélioré les conditions de vie des habitants et de leurs familles. D après ce que j ai pu observer lors de mes voyages incessants sur le continent, la croissance économique de la plupart des pays riches en ressources ne se traduit pas automatiquement par une amélioration de la santé, de l éducation et d autres services dont dépendent les personnes vivant dans la pauvreté. Des programmes de protection sociale Beaucoup de pays riches en ressources ont tendance à ne pas décoller du bas de l indicateur du développement humain, indice qui prend en compte l espérance de vie, l accès à l éducation et le pouvoir d achat de la population. Un moyen étonnamment efficace de s assurer que tous les gens, et en particulier les plus pauvres, reçoivent une part de la prospérité nouvelle apportée par les richesses minérales consiste à mettre en place des filets de sécurité et des programmes de protection sociale. Ces instruments sont destinés à protéger les familles vulnérables et à donner des possibilités d emploi aux personnes pauvres en état de travailler. Ils contribuent à renforcer et sécuriser les communautés, tout en réduisant les inégalités les plus criantes. Les programmes de protection sociale sont déjà au cœur des stratégies nationales d accélération de la croissance et de lutte contre la pauvreté en Afrique et ils ont joué un rôle important dans la réduction de la pauvreté chronique et dans l aide apportée aux familles pour amortir les chocs comme le chômage, les maladies soudaines ou les catastrophes naturelles (comme les épisodes de sécheresse ou les inondations). Ces programmes ont également permis à des familles d acquérir davantage de bétail ou d étendre leurs cultures vivrières et d augmenter ainsi leurs revenus. Le fait que les gouvernements de plus de 35 pays aient mis en place plus de 130 programmes de transferts de fonds illustre l intérêt croissant de l Afrique pour les filets de protection sociale. Les transferts directs d argent liquide aux personnes pauvres coexistent souvent avec des programmes d assistance-travail qui créent des emplois dans le secteur des travaux publics comme la construction de routes. Lorsque ces programmes ont été bien conçus et gérés, les résultats ont été excellents. Au Rwanda, le gouvernement attribue en partie l effondrement du taux de pauvreté, qui est passé de 57% en 2006 à 45% en 2011, au programme de transferts de fonds et de travaux publics «Vision 2020 Umurenge». En Éthiopie, le programme de filet de sécurité productif, qui couvre un dixième de la population mais ne représente qu un modeste pourcentage du Pib (1.2%), a contribué à la revégétalisation des champs, a permis aux gens d agrandir leurs troupeaux de chèvres et de vaches tout en réduisant leur vulnérabilité face à la sécheresse ou la hausse du prix des denrées alimentaires, tout en réduisant simultanément le volume des versements d urgence. Quoiqu il soit toujours possible d améliorer ces programmes, il ne fait aucun doute qu en plus d aider les gens à améliorer leur état de santé, leur niveau d instruction et leurs perspectives d emploi, ces programmes peuvent également offrir d autres avantages substantiels. Prenons le cas de la Zambie où pas moins d un tiers des transferts de fonds opérés en faveur des ménages les plus démunis affectés par le Vih/sida a été investi dans de petits élevages de bétail, de petites exploitations agricoles ou d autres petites entreprises. Au Lesotho, le programme de subventions en faveur de l enfance a eu des retombées significatives, les transferts de fonds permettant d augmenter le revenu réel des autres membres de la famille de 24% environ. Investir dans la population Aujourd hui, les exemples illustrant la façon dont les filets de protection (et d autres programmes de protection sociale) peuvent aider les gouvernements et les communautés à réduire la pauvreté et les inégalités abondent en Afrique. De tels programmes renforcent également la cohésion sociale et diminuent l instabilité dans les pays figés dans la pauvreté et affectés par les conflits, en dépit, ou peutêtre en raison, de leur richesse en ressources naturelles. Quand la pauvreté recule et que l espoir revient, lorsque les revenus engendrés par les ressources naturelles permettent d envisager la possibilité de changement, les gouvernements font, petit à petit, preuve de plus de responsabilité envers leurs citoyens une défaillance majeure et fréquente dans les États qui sont touchés par des conflits ou qui en sortent. Les programmes de protection sociale dans des environnements fragiles et violents peuvent également contribuer à la stabilisation rapide de situations à haut risque en créant des emplois et en assurant des revenus indispensables aux personnes ravagées par l insécurité et la peur. D une manière générale, les programmes de ce genre peuvent aider les communautés et les familles à reconstruire leurs vies une fois que les armes se sont tues et instaurer la possibilité d une paix durable et régénératrice pour les générations futures. La question de «comment faire en sorte que les richesses dérivées des ressources naturelles profitent à tous les Africains», et non à quelques privilégiés bien connectés, en leur offrant un meilleur accès à l éducation et aux services de santé et de meilleures conditions de vie, se pose donc avec acuité. Ceci contribuera à réduire la pauvreté et accélérer la croissance d économies africaines bien diversifiées dans les années à venir indépendamment du cours des matières premières. Investir dans la population est d autant plus important compte tenu de l explosion démographique des jeunes en Afrique. La nouvelle stratégie de la Banque mondiale axée sur l emploi et la protection sociale, qui résulte en grande partie de consultations effectuées auprès des acteurs intervenant en Afrique ainsi que d enseignements tirés des expériences acquises en Amérique latine et ailleurs, recommande que les gouvernements africains comprennent le vaste potentiel de développement induit par la mise en place de systèmes de protection sociale visant les personnes pauvres et vulnérables dans les pays riches en ressources. La protection sociale est un moyen intelligent, stratégique et efficace de soutenir la remarquable transformation économique et sociale à l œuvre, aujourd hui, dans beaucoup de pays d Afrique Par Makhtar Diop vice-président de la Banque mondiale pour l Afrique Focus 17

5 Conjoncture Fuel subsidies : Cameroon and the Imf at loggerheads Oil : The removal of fuel subsidies not considered Actualités Relations between Cameroon and the International Monetary Fund are strained. This is the least that can be said with regard to the conduct of the recent statutory mission of the Imf in Yaounde. Cameroon's Minister of Economy, Planning and Regional Development, Emmanuel Nganou Djoumessi, recently reaffirmed the position of the Yaounde authorities of the country aside for the moment the possibility of the removal of subsidies for support the price freeze on petroleum products retail, including fuels. Finance Minister, Alamine Ousmane Mey met with other officials, members of the delegation of the Imf. In principle, a press conference was to be held immediately after the meeting. But it did not happen. "Certainly to avoid hard questions", it was commented in the press. Representatives of the Imf are rather went directly to the Star Building, where they met Philemon Yang for nearly two hours. No information, officially, was released about two days of meetings. But corroborating sources, it appears that the sticking point between the two parties for subsidizing fuel prices at the pump. For many months, the Imf and the World Bank recommend that Cameroonian authorities review the policy of subsidies, insofar as it does not achieve its objectives. Since 2008, Cameroon has decided to "freeze" the price and maintain an "affordable level" in order to avoid inflation rates in transport and other costs involved. After 5 years, the government expenditure is estimated at more than 1000 billion Cfa francs to achieve. What does the Imf say that these expenditures are inappropriate and should rather be used to implement "social safety nets" that would rather significantly reduce the poverty rate in the country. Non-feasible option In its May 2013 report on the economic outlook in Africa south of the Sahara, presented on May 11th 2013, the Imf has returned to this question. Considering that energy subsidies in the area are expensive and prevent the realization of spending on social and infrastructure projects that these countries are in need. Only in Cameroon, the government does not yet seem ready to engage this option. Already last year, a lively debate was raised within the company when the authorities had suggested the removal of these subsidies, which would have led to a drastic increase in prices. But the reaction of the whole society, hostile to a likely increase, was that the state reconsiders its "ambitions". The reasons for such a change are, according to many observers, more political than economic. Indeed, the Cameroonian authorities fear a sudden increase in fuel prices at the pump causes other popular uprisings like those in February 2008 when the powers that be had felt weakened. Why, according to a source at the Ministry of Finance, we have asked the IMF to "wait" even before seeing this possibility. We remember also that a joint task Minfi - HSPC (Stabilization Fund oil prices) had visited Senegal to take the experience of this country's lifting of subsidies. And in fact, the State of Cameroon weighs all options before finally deciding on the issue. Where impatience, frustration and even the IMF. Negotiations are to follow Issofa Mbu Les subventions coûtent trois fois plus cher que prévu Le Fonds monétaire international (Fmi) estime que la subvention énergétique a coûté 944 milliards de Fcfa au Cameroun en quatre ans, contre 333 milliards budgétés. Et plaide pour un ajustement à la hausse des prix à la pompe, de manière progressive. «Le coût total de la subvention énergétique sur la période a été de 944 milliards de Fcfa (7,3% du Pib), alors que le coût enregistré dans le budget était de 333 milliards de Fcfa seulement (2,6% du Pib)», ont déclaré Jean Van Houtte et Samah Mazraani, économistes au Fonds monétaire international (Fmi), lors d un séminaire sur le thème des subventions, qui s'est récemment tenu à Yaoundé. Une situation due à l augmentation des cours du brent sur les dix dernières années, tandis que les prix à la pompe sont gelés depuis L Etat se charge en effet de supporter une partie du coût en subventionnant le consommateur et la Société nationale de raffinage (Sonara). Le Fmi note également l'inefficacité du système dans la mesure où cette subvention profiterait surtout aux couches les plus riches de la population. La Sonara en difficultés L une des conséquences au Cameroun est le poids des arriérés accumulés par le Trésor public auprès de la Sonara, soit 210 milliards Fcfa en fin Pour faire face à d incessantes tensions de trésorerie, la Sonara a massivement emprunté auprès des banques. «Les difficultés financières de la Sonara handicapent tout le système bancaire et la relance de la croissance», préviennent les deux économistes qui plaident pour une réforme. Celle-ci passe par un ajustement à la hausse des prix, progressif et régulier, afin de réduire le montant de la subvention, la révision du mode de calcul et la mise en place de programmes sociaux en faveur des pauvres pour rendre la pilule moins amère à avaler Bouba Yankréo "The program of social safety nets has absolutely nothing to do with the policy of subsidizing oil prices. The option now is to remove the subsidy, but we need to strengthen the social protection policy, "said Minister Nganou Djoumessi at a seminar presentation of the strategy of the World Bank's protection Social Africa. Although costly, subsidizing the pump price of petroleum products is a feature of social safety net programs whose goal is to improve the living conditions of some 20.6 million Cameroonians, is it forbidden in response the recommendations of the World Bank and the International Monetary Fund (Imf). Both institutions insist in recent years to the Cameroonian authorities; called to set up truly national program coherent and effective social safety nets, waive this policy, deemed an inappropriate measure that weighs heavily in the form of foregone on public finances and unproductive for social protection for the population. Notes With growth estimated at 5% in 2012 (5.1% according to the authorities of Yaounde) gross domestic product (Gdp), the Cameroonian economy has its main springs of the non-oil sector. But estimates had forecast an increase of about 9% of the oil production, thanks to significant explorations in recent years and increased exploitation to take advantage of current high world oil prices. This growth is expected to continue in 2013 with an additional 9% increase in production, the World Bank noted that regrets that "the National Refining Company, Sonora, accused a shortfall resulting from government policy to freeze prices retailing of petroleum products. " "As we noted in the July 2012 economic Cahiers du Cameroon, the amount budgeted under the compensation shortfall Sonara may be insufficient, the estimated amount required in 2012 amounting to some 450 billion Cfa francs (3.5% of Gdp) instead of 170 billion Cfa francs budgeted, "she says in the new issue of economic Cahiers January While noting that the budgeted revenues of the State are based on the ambitious expectations for economic growth and world oil prices, the agency notes, however, that these revenues "are therefore subject to the risk of revision downward. For example, a decline in world oil prices U.S. $ 10 would result in a contraction of oil revenues by 0.5% of Gdp. " According to the IMF also, the cost of fuel subsidies remains undervalued in the budget, which undermines the transparency and weighed again on the cash flow and budget execution. "A continuation of the policy of freezing fuel prices at the pump would require an estimated 400 billion Cfa francs (approximately 3% of Gdp), while only 220 billion Cfa francs have been budgeted." These grants, she judge favor the rich and are largely ineffective when it comes to protecting the consumption of the poorest. The richest 20% of the population, she said, receive the bulk of subsidies on petrol and diesel. Suggestions "This does not mean that the poor or vulnerable do not have the gel fuel prices at the apple. However, there may be more targeted to provide the same assistance to the poor and vulnerable resources, while paying the full price of petroleum products to those who can afford it, "states the World Bank. Among the suggestions, the urban public transport subsidies and programs targeted social protection are some of the possible paths of reflection, she advises. For their part, the Cameroonian authorities have nonetheless begun discussions with the social partners on the issue considered sensitive, reluctant to take the step of removal because of the risk of social tensions as violent riots recorded in Yaounde, Douala and other cities after a slight increase in fuel prices in February Issofa Mbu 16 5

6 6Actualités Réduire la facture de l'électricité dans les bâtiments publics, améliorer l'efficacité énergétique dans les industries et les services, sensibiliser les ménages aux possibilités d'économiser l'électricité et adapter un cadre institutionnel et réglementaire dans ledit secteur pour y favoriser les économies. Voilà, entre autres, les objectifs visés par le forum d'échanges sur l'efficacité énergétique au Cameroun, qui s'est tenu à Yaoundé. Il était question pour les différents acteurs de pallier les pertes liées au transport de l'électricité évaluées à 6,3 % en Et les pertes globales de distribution, quant à elles, sont estimées à 29%, à cause d'un niveau de fraude et de non-recouvrement important, avec au final, l'insatisfaction du niveau de service à l'usager. Un changement de mentalité s impose C'est pour régler ces dysfonctionnement que le ministère de l'eau et de l'energie (Minee) a instruit une étude en 2003, Energie Electrique : Des pistes pour économiser l'énergie Un forum d'échanges sur l'efficacité énergétique s'est récemment tenu à Yaoundé. La centrale tourne en plein temps 21 Mai 2013 «Les essais d endurance sont en cours depuis le 10 mai 2013, avec fonctionnement sans interruption et à plein régime de la centrale. Depuis cette date, nous livrons entre 100 et 216 Mw au réseau selon la demande. Une prorogation de cette phase a été décidée jusqu au 23 mai pour permettre la finalisation de l ensemble des procédures administratives et contractuelles de mise en service avec l ensemble des parties prenantes», affirme Francis Simb Nag, directeur général de la Kribi Power Development Company. Cette déclaration fait suite aux incidents survenus dans la centrale récemment, avec des perturbations sur la fourniture de l énergie électrique dans le Réseau interconnecté Sud. avec pour agent d'exécution l'agence de régulation du secteur de l'électricité (Arsel), sur les voies et moyens de développement de la productivité et de la compétitivité dudit secteur. Ceci, pour réduire le gap entre l'offre et la demande à l'origine des délestages, des ruptures de service qui ont un impact négatif sur les activités économiques. A ce sujet, cette étude révèle que le cumul d'économies d'énergie pourrait avoisiner 30% de la consommation totale des bâtiments publics. D'où l'urgence de mettre sur pied un forum de dialogue entre les différents acteurs du secteur. Des possibilités d'économie existent effectivement pour les ménages, les bâtiments publics et les industries. A cette occasion, Raul Mateus Paula, ambassadeur, chef de la délégation de l'union européenne (Ue) au Cameroun, a réitéré le soutien de son institution à l'arsel dans la préparation du plan d'action énergétique national. «L'objectif est d'initier et de soutenir un changement de Des quantités d énergies suffisantes En effet, au terme de la réunion du Comité de suivi de l étiage qu a récemment présidée le ministre de l Eau et de l Energie (Minee), Basile Atangana Kouna, à Yaoundé, recommandation a été faite aux différents acteurs du secteur de l électricité, dans le sens de prendre des dispositions pour que la réception provisoire et la mise en service de la centrale à gaz de Kribi interviennent dans les meilleurs délais. Les résultats n ont donc pas tardé. Le directeur général de Aes- Sonel, Jean David Bilé, a rassuré le ministre au cours des échanges sur la résorption des difficultés rencontrées, ces dernières semaines, dans la fourniture de l énergie. Selon Jean David Bilé, toutes les conditions sont désormais réunies pour le démarrage effectif de cette centrale, dont l apport dans la production énergétique du Cameroun est évalué à 216 mégawatts. Des quantités d énergie suffisantes pour assurer un équilibre durable entre la production et la demande d énergie électrique sur le Réseau interconnecté Sud. Au cours du comité d étiage, le ministre a également informé mentalité et de comportement selon différents niveaux», a-t-il rappelé. Dans le même ordre d'idées, Jean-Pierre Kédi, directeur général de l'arsel, a déclaré que cette démarche doit être perçue comme une solution au déséquilibre observé entre l'offre et la demande d'électricité. «Ce forum devrait créer de nouvelles attitudes de consommation, un nouveau réservoir d'énergie utilisable, qui permettrait aux industries d'avoir un meilleur accès à ce facteur de production essentiel et de pouvoir davantage être connectées à l'accès universel à l'énergie», a conclu Jean Pierre Kédi. Cette étude menée par l'arsel grâce à la Facilité de dialogue et de partenariat, est financée par un certain nombre d'etats-membres de l'ue et par la Commission européenne dans le cadre de l'initiative européenne pour l'énergie (Euei) Bouba Yankréo les sociétés Aggreko et Tradex de ce que le payement de leurs arriérés par l Etat est déjà initié. «Le ministre des Finances a convoqué une réunion ce matin pour consolider les montants de ces dettes et établir un plan pour leur apurement», a- t-il précisé. Pour ce qui est de l apport de 100 mégawatts par les quatre centrales du Programme thermique d urgence (Ptu), des mesures sont également en train d être prises par les instances gouvernementales compétentes pour apporter des solutions convenables aux éventuelles préoccupations de fonctionnement.

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