Les Notes de l Institut d émission

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les Notes de l Institut d émission"

Transcription

1 Les Noes de l Insiu d émission Aoû 2012 Déerminans des échanges de biens e compéiivié dans une économie monoexporarice : 164 rue de Rivoli Paris élécopie

2 Sommaire SYNTHÈSE... 3 I LES DÉTERMINANTS DES ÉVOLUTIONS DES EXPORTATIONS ET DES IMPORTATIONS DE BIENS Mesure de la compéiivié de la Nouvelle-Calédonie par le aux de change effecif L indicaeur classique de la compéiivié-change dans le cas d une économie monoprodui L indicaeur de compéiivié du seceur du nickel : une mesure de la compéiivié appropriée pour la Nouvelle-Calédonie? La demande mondiale adressée à la Nouvelle-Calédonie L indicaeur classique de la demande mondiale non approprié pour une économie monoprodui Demande mondiale de nickel : un indicaeur perinen pour mesurer les gains e les peres de pars de marché de la Nouvelle-Calédonie La demande finale en Nouvelle-Calédonie II CARACTÉRISATION DES ÉCHANGES DE BIENS DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE Les imporaions de biens de la Nouvelle-Calédonie Les imporaions expliquées esseniellemen par la demande finale La demande finale, comme seule explicaive de l évoluion des imporaions de biens Les exporaions de nickel de la Nouvelle-Calédonie Un effe marqué de la demande mondiale de nickel sur les exporaions de nickel Des peres de pars de marché de l indusrie du nickel en Nouvelle-Calédonie enre 2004 e 2010? Evaluer les peres de richesses pour la Nouvelle-Calédonie dues à une incapacié producive (ou à une capacié de producion insuffisane) Des capaciés producives qui se renforceron à erme III CONCLUSION IV BIBLIOGRAPHIE V ANNEXES

3 RÉSUMÉ La Nouvelle-Calédonie es une économie mono-produi du Pacifique qui dépend principalemen de l indusrie du nickel, malgré l imporance du seceur ourisique e sa dépendance aux ransfers courans exérieurs. Les échanges de biens conribuan principalemen à l évoluion des enrées e sories des ransacions couranes du errioire, nous nous sommes aachés à l analyse des échanges de marchandises. Cee éude se propose donc d analyser les déerminans des échanges de biens de la Nouvelle-Calédonie avec l exérieur. Les enseignemens irés de cee éude monren que c es principalemen la demande mondiale de nickel adressée à la Nouvelle-Calédonie, qui influe sur la dynamique des exporaions, la compéiivié-change ne jouan qu un rôle limié. Le errioire a enregisré des peres de pars de marché à l exporaion dans le seceur du nickel, de 2004 à 2010, qui s es radui par des peres de richesses que nous avons esimées à environ 9% du PIB par an. Quan aux imporaions de biens, elles s expliquen par la demande finale, mais la moindre conribuion de celle-ci depuis 2008, laisse aendre une possible révision du PIB en valeur. ABSTRACT New Caledonia is a Pacific s French oversea Terriory depending mainly of he nickel indusry, despie an imporan ourisic secor and is dependence o curren ransfers. Trades in goods conribue mainly o he developmen of inpu and oupu curren accoun of he counry: we are commied o he analysis of rade in goods. The main finding of he sudy can be oulined as follows: Global nickel demand addressed o New Caledonia affecs he dynamics of expors, whereas Compeiiveness effecs of exchange raes is limied. The oversea Terriory losses of marke share in he expor of nickel, from 2004 o These losses for New- Caledonia could be esimaed by almos 9% of GDP per year. Final demand deerminaes he volume of imporaions of goods. However, since 2008, he conribuion of he final demand is lower, and suggess a possible revision of he nominal GDP. 2

4 SYNTHÈSE Peie économie insulaire du Pacifique, la Nouvelle-Calédonie se disingue des errioires de ce ype par un degré d ouverure relaivemen faible e un niveau de développemen économique généralemen supérieur. Oure sa dépendance aux ransfers courans exérieurs, la Nouvelle-Calédonie présene la caracérisique d êre une économie monoprodui, liée principalemen à l indusrie du nickel, malgré un seceur ourisique développé. Cee éude se propose ou d abord d analyser les déerminans des échanges de la Nouvelle-Calédonie avec l exérieur. La balance des paiemens, documen saisique qui regroupe les ransacions avec l éranger, es un ouil privilégié pour l analyse des échanges exérieurs d un errioire e l éude du solde des ransacions couranes consiue une riche grille de lecure des évoluions de ces échanges (hors flux financiers). Cependan, dans la mesure où ce son les échanges de biens qui conribuen principalemen à l évoluion des enrées e sories des ransacions couranes du errioire, nous nous sommes aachés à analyser les déerminans des échanges de marchandises pour approcher ceux des échanges oaux (annexe 1). Oure la modélisaion des exporaions e des imporaions de biens en volume, une modélisaion du solde des ransacions couranes a éé effecuée e es présenée en annexe de ce documen. Une aenion pariculière es ensuie porée à l analyse des exporaions de biens, consiuées à plus de 95% en valeur de produis issus de l indusrie du nickel. C es en effe ce seceur qui perme d expliquer le besoin de financemen de plus en plus marqué de la Nouvelle Calédonie : alors qu enre 1998 e 2004, le solde des ransacions couranes de la Nouvelle-Calédonie es excédenaire de 1,3 poin de PIB, un défici croissan des ransacions couranes, de 9 poins de PIB en moyenne, es observé de 2005 à Es-il le refle d un manque de compéiivié e d aracivié de la Nouvelle-Calédonie? Un des élémens de réponse se rouve dans l idenificaion des moifs de la source de financemen. Or, les ransacions couranes du errioire son financées en majeure parie par les invesissemens direcs érangers (IDE), ce qui consiue le signe de son aracivié mais raduisen aussi les imporaions de services de consrucion e aux enreprises liées à la consrucion, issus du seceur du nickel. Ce seceur es donc fondamenal dans le dynamisme de l économie calédonienne e la recherche des déerminans des échanges avec l exérieur s aricule auour de celui-là. Les principaux résulas son les suivans : les performances à l exporaion à long erme (en volume) relèven principalemen de la demande mondiale de nickel adressée à la Nouvelle-Calédonie e dans une moindre mesure, de la compéiivié-change du errioire. A cour erme, c es égalemen la demande mondiale de nickel qui influe sur la dynamique des exporaions, alors que les effes de change ne semblen pas jouer de rôle majeur ; de 2004 à 2010, la faible conribuion de la demande mondiale de nickel adressée à la Nouvelle- Calédonie e de la compéiivié-change illusre des peres de pars de marché à l exporaion dans le seceur du nickel. Les peres de richesses pour le errioire, esimées à parir de ce qu aurai éé la producion de nickel si les capaciés producives avaien éé suffisanes, son évaluées à 68 milliards de F CFP par an depuis 2004, soi 9 % du PIB. Cependan, l enrée en producion de l usine du Sud en 2011 e la prochaine de l usine du Nord, devraien permere à erme, une amélioraion de la compéiivié du errioire ; le cours du nickel déermine foremen les prix à l exporaion des produis issus de l indusrie du nickel calédonien ( à haueur de 70 %). 30 % du prix es impuable au cours du change euro-dollar (à long erme). A cour erme, l effe de ces deux variables es beaucoup plus limié. L ajusemen des marges par les indusriels du seceur du nickel es un moyen pour pallier à une pere de compéiivié induie par un effe de change négaif ; les imporaions de biens de la Nouvelle-Calédonie (en volume) s expliquen par la demande finale (en volume). Cependan, depuis 2008 la demande finale conribue moindremen à l évoluion des imporaions. La demande finale pouvan s écrire comme foncion du PIB, sa moindre conribuion laisse aendre une possible révision du PIB en valeur. 3

5

6 I - LES DÉTERMINANTS DES ÉVOLUTIONS DES EXPORTATIONS ET DES IMPORTATIONS DE BIENS 1- Mesure de la compéiivié de la Nouvelle-Calédonie par le aux de change effecif 1-1 L indicaeur classique de la compéiivié-change dans le cas d une économie monoprodui L inroducion d un indicaeur el que le aux de change effecif réel (TCER) perme d appréhender la compéiivié d un errioire vis-à-vis de ses parenaires commerciaux. Même s il es consrui conformémen à la méhodologie classique pour l analyse de la compéiivié d une économie diversifiée e non pour une économie monoprodui comme la Nouvelle- Calédonie, on a ené procéder à une analyse selon cee approche pour la Nouvelle-Calédonie. L indicaeur de la compéiivié-change Selon cee méhodologie, la compéiivié de la Nouvelle-Calédonie peu êre mesurée par le aux de change effecif réel, lequel peu permere la comparaison des évoluions du F CFP (relié par une parié fixe au franc français puis à l euro e inchangée depuis 1960) par rappor aux devises de ses parenaires commerciaux corrigées des différeniels d inflaion. On éé reenus onze pays parenaires pour les exporaions de biens e dix pour les imporaions, représenan respecivemen 91 % e 81 % des exporaions e des imporaions de biens de la Nouvelle-Calédonie enre 2005 e % Graphique 1 : principaux cliens de biens de la Nouvelle-Calédonie enre 2005 e % Graphique 2 : principaux fournisseurs de biens de la Nouvelle-Calédonie enre 2005 e % 20% 30% 15% 25% 20% 10% 15% 5% 10% 5% 0% Japon France Taiwan Chine Espagne Ausralie Corée Belgique Ialie Eas- Sources : douanes, ISEE, IEOM Unis Nouvelle- Zélande 0% France Singapour Ausralie Chine Nouvelle- Allemagne Eas-Unis Ialie Japon Corée Zélande Sources douanes, ISEE, IEOM : Le TCER éan un indice, c es son évoluion qui impore. Ainsi, l augmenaion du TCER reflèe l appréciaion en erme réel du F CFP par rappor aux devises des principaux parenaires de la Nouvelle-Calédonie, donc des produis calédoniens moins compéiifs à l exporaion. A conrario, lorsque le TCER diminue, cela signifie que le F CFP se déprécie en ermes réels e que par conséquen, les biens calédoniens son plus compéiifs. Un TCER à l imporaion e à l exporaion son calculés indépendammen. 110 Base 100 = 2005 Graphique 3 : aux de change effecif réel pour la Nouvelle-Calédonie TCER à l'exporaion TCER à l'imporaion Sources : douanes, ISEE, Banque mondiale Calcul du TCER : IEOM 5

7 Analyse de l indicaeur classique de la compéiivié-change dans On disingue rois périodes : enre 1990 e 2000, la compéiivié de la Nouvelle-Calédonie s es améliorée principalemen en raison de la dépréciaion du F CFP par rappor aux devises de ses parenaires commerciaux, légèremen amplifiée par une inflaion plus modérée qu au sein de cerains de ces pays (Chine e Taiwan en pariculier). enre 2000 e 2007, la hausse du TCER es impuable en grande parie à la dépréciaion du yen e du nouveau dollar de Taïwan, e dans une moindre mesure du yuan chinois, vis-à-vis de l euro. accenuée par un différeniel d inflaion en défaveur de la Nouvelle-Calédonie avec ses principaux parenaires. enre 2007 e 2010, le TCER s es de nouveau apprécié sous l effe principal de l appréciaion des devises des parenaires commerciaux du errioire, par rappor à l euro. Graphique 4 : Indices de aux de changes bilaéraux Base 100 = 2005 de la Nouvelle-Calédonie avec ses principaux parenaires % 0% -5% -10% -15% -20% Graphique 5 : Différeniel d'inflaion de la Nouvelle-Calédonie avec ses principaux parenaires 40 China Japan Taiwan Sources : Banque Mondiale, IEOM -25% France Japon Taiwan Chine Sources : Banque mondiale, IEOM Noe de lecure : Le différeniel d inflaion présené es le rappor de l IPC de la Nouvelle-Calédonie sur celui de ses parenaires. Une hausse (resp. baisse) du différeniel d inflaion signifie que l inflaion en Nouvelle-Calédonie a éé plus fore (moins fore) que celui du pays parenaire considéré. A noer que la chue du différeniel d inflaion vis-à-vis de la Chine en 199, es le fai de la rès fore inflaion chinoise observée cee année là, à plus de 24%. Les évoluions du TCER peuven expliquer en parie les variaions des performances à l exporaion. Ainsi, l augmenaion des exporaions de biens en volume de 67 % enre 1990 e 2000 apparaî êre en lien avec la dépréciaion du TCER à l exporaion de 16 % sur la même période. Sur la période , le repli des exporaions de biens en volume de 45 % es le refle de la dégradaion compéiive de 26 % des produis calédoniens à l éranger. Cependan, en dépi d une amélioraion du TCER à l exporaion de 7 % enre 2007 e 2010, les exporaions de biens en volume se son légèremen repliées de 1 %. En millions de F CFP Graphique 6 : Taux de change effecif réel e exporaions de biens en volume Base 100 = 2005, échelle inversée Exporaion de biens (en volume) TCER à l'exporaion Sources : douanes, ISEE, Banque mondiale Calcul du TCER : IEOM Les variaions du TCER à l imporaion illusren la compéiivié-prix des produis calédoniens vis-à-vis des produis imporés. Ainsi, enre 1990 e 1997, la dépréciaion de 7 % du TCER à l imporaion a condui à rendre plus aracifs les produis calédoniens que les produis imporés, ce qui a permis une baisse des imporaions de biens en volume de 4 %. Enre 1997 e 2009, la compéiivié des produis calédoniens vis-à-vis des produis imporés s es dégradée (hausse de 7 % du TCER à l imporaion) e s es raduie par une hausse des imporaions de biens en volume de 82 % sur la même période. Cependan, on ne peu relever de lien coïncidan éviden enre ce indicaeur de compéiivié e les imporaions de biens en volume. 6

8 En millions de F CFP Graphique 7 : Taux de change effecif réel e imporaions de biens en volume Base 100 = Imporaion de biens en volume TCER à l'imporaion Calculs : IEOM L analyse faie à parie d un TCER, consrui pour une économie diversifiée, rese inéressane. Néanmoins, il convien de consruire e d uiliser un indicaeur de compéiivié qui soi plus adapée à l économie de ype monoprodui de la Nouvelle-Calédonie. Encadré 1 : Méhode reenue pour la calcul de l indicaeur de compéiivié Plusieurs indicaeurs peuven êre calculés pour mesurer la compéiivié d une économie (cf. Annexe n 2). Compe enu de la conraine de disponibilié des données (absence de déflaeur d exporaion e d imporaion, de séries de coûs salariaux uniaires ) l indicaeur de compéiivié qui sera uilisé es le aux de change effecif réel avec les prix à la consommaion comme déflaeur. Les pondéraions uilisées son dies «simples» e représenen la par moyenne des exporaions (ou des imporaions) sur la période de la collecivié à desinaion du pays j (ou en provenance du pays j). A noer ouefois, que ce sysème de pondéraion présene des limies car il ne prend pas en compe la concurrence évenuelle exercée par le pays j sur les marchés iers : X i j J θ = ij X, avec X i i j, les exporaions du pays i, à desinaion du pays j e θ ij = 1. j = 1 L indicaeur de compéiivié du nickel Les exporaions de la Nouvelle-Calédonie éan consiuées principalemen de nickel, il es perinen de considérer la compéiivié du errioire sur ce seceur par rappor à ses concurrens. Ainsi, au lieu de considérer les 11 pays représenan 91% des exporaions de la Nouvelle-Calédonie (comme présené dans la première parie de la secion I 1.), nous nous sommes resreins aux pays produceurs de nickel, concurrens direcs de la collecivié sur ce seceur. L indicaeur de compéiivié du nickel ainsi consrui, es un aux de change effecif nominal pondéré par le poids en valeur des exporaions de nickel des cinq principaux pays produceur (hors Nouvelle-Calédonie) sur la période Les données d exporaions en valeur de produis de l indusrie du nickel son issues de la Conférence des Naions Unies pour le Commerce e le Développemen (CNUCED). Pondéraions fixes appliquées Pays produceurs Canada Russie Indonésie Ausralie Brésil de nickel θ 38% 37% 12% 11% 2% ij Sources : CNUCED / Calculs : IEOM 1-2 L indicaeur de compéiivié du seceur du nickel : une mesure de la compéiivié appropriée pour la Nouvelle-Calédonie? Le poids prépondéran d un seul produi dans les exporaions composées à plus de 95 % en valeur, de produis issus de l indusrie du nickel fai de la Nouvelle-Calédonie une économie monoexporarice. La compéiivié du errioire doi donc êre mesurée sur le seceur du nickel en rappor avec les pays produceur de ce méal. L indicaeur de compéiivié du seceur du nickel qui es consrui es un aux de change effecif nominal (car nous ne disposons pas des prix d exporaion du nickel de chaque pays produceur), pondéré par le poids en valeur des exporaions de nickel des cinq pays produceurs de ce minéral (hors Nouvelle-Calédonie). Il ne semble pas qu il y ai de lien franc enre l évoluion de la compéiivié-change sur le seceur du nickel e les exporaions de biens en volume. On peu suggérer une influence limiée de l effe de change de l euro vis-à-vis des monnaies du Canada, de la Russie, de l Indonésie, de l Ausralie e du Brésil, sur les performances à l exporaion du nickel de la Nouvelle-Calédonie. L inroducion de cee variable de compéiivié dans une équaion d imporaion permera de mesurer plus précisémen son effe. 7

9 Graphique 8 : Taux de change effecif e exporaions de biens En millions de F CFP en volume Base 100 = 2005, échelle inversée Exporaion de biens (en volume) TCE (échelle de droie) Sources : douanes, ISEE, Banque mondiale Calcul du TCER : IEOM La demande mondiale adressée à la Nouvelle-Calédonie 2-1 L indicaeur classique de la demande mondiale non approprié pour une économie monoprodui Indicaeur de la demande mondiale La demande mondiale adressée à un pays i mesure ce que seraien les exporaions de ce pays si celui-ci conservai des pars de marché consanes sur chacun des pays vers lesquels il expore. La demande mondiale adressée au pays i es influencée par le dynamisme du commerce mondial, mais l écar enre ces deux indicaeurs perme de mesurer l effe du posiionnemen géographique des exporaions de ce pays. Aussi, si la demande mondiale du pays i évolue plus rapidemen que le commerce mondial, cela reflèe la fore orienaion des échanges de ce pays vers les zones à fores croissance (car les marchés vers lesquels le pays i expore on une croissance supérieure à la moyenne). Les gains ou les peres de pars de marché des enreprises d un pays i au cours d une période donnée peuven êre observés en comparan l évoluion de la demande mondiale adressée à ce pays avec l évoluion de ses exporaions. Ainsi, si les exporaions du pays i progressen plus rapidemen que la demande mondiale qui lui es adressée, cela reflèe les gains de par de marché de ce pays. Analyse de l indicaeur classique de la demande mondiale dans L indicaeur de demande mondiale adressée à la Nouvelle Calédonie es ici consrui selon la méhodologie classique appliquée pour une économie diversifiée. Il amène à observer les gains de par de marché du errioire enre 1990e 2004 e une dégradaion marquée de ses performances à l exporaion depuis. L économie de la Nouvelle-Calédonie a gagné des pars de marché enre 1990 e 2004, comme l illusre le graphique 10. Cee évoluion favorable du posiionnemen des produis calédoniens auprès de ses parenaires peu êre mise en lien avec un mouvemen de dépréciaion du cours du F CFP, favorisan sa compéiivié-prix sur cee période (cf. graphique 10) mais aussi avec le posiionnemen favorable des indusriels du seceur du nickel. En revanche, depuis 2004, la Nouvelle-Calédonie enregisre une dégradaion marquée de ses performances à l exporaion. Sur ces dernières années, l évoluion défavorable du posiionnemen commercial exérieur de Nouvelle-Calédonie es donc cohérene avec l appréciaion du aux de change effecif réel à l exporaion. Aussi, les peres de pars de marché à l exporaion paraissen foremen impuables à l appréciaion de l euro vis-à-vis du dollar. 120 Base 100 = 2000 Graphique 9 : Demande mondiale e exporaions de biens Noe de lecure : L économie calédonienne gagne des pars de marché (respecivemen, perd des pars des marchés) quand les exporaions de biens son supérieures (respecivemen, inférieure) à la demande mondiale. L année de base choisie es l année Ce choix a éé moivé par le simple fai que sur la période , le cours du F CFP s es déprécié, rendan de ce fai les exporaions calédoniennes plus compéiives. 8 0 Demande mondiale Exporaions de biens Calculs : IEOM

10 Encadré 2 : l ajusemen des marges des indusries du seceur du nickel en Nouvelle-Calédonie L appréciaion de l euro par rappor au dollar de 7 % enre 2004 e 2010, a ceres un impac direc sur les performances à l exporaion de biens de la Nouvelle-Calédonie. Or, les exporaions de biens son composées à plus de 95 % par des produis issus de l indusrie du nickel. Pour amoindrir les effes défavorables de change, les indusriels de ce seceur pariculier on donc la possibilié d ajuser leur marge à la baisse, en réduisan le prix de vene de leur produi. Ce prix de vene à l exporaion peu êre appréhendé par un indice de valeur uniaire composie, calculé à parir des données d exporaions en valeur e en onnes, des rois produis issus du nickel e desinés à l exporaion (cf. annexe 3). 500 Base 100 = 2000 Graphique 10 : Cours du nickel e IVU composie à l'exporaion IVU composie à l'exporaion Cours du Nickel (F CFP) Cours du nickel (Dollar US) Calculs : IEOM Il apparaî donc que lorsque les mouvemens de change (illusrés par la différence enre le cours du nickel libellé en F CFP e en dollar) ne son pas défavorables, le prix de vene à l exporaion des produis issus de l indusrie du nickel es rès proche de celui du cours du nickel (période comprise enre 1995 e 2001). L appréciaion de l euro vis-à-vis du dollar enregisrée depuis 2001 a éé elle que les indusriels semblen avoir compensé cee pere de compéiivié à l exporaion en réduisan leur marge, par la baisse du prix de vene de ces produis à l exporaion (l IVU composie ne sui plus direcemen l évoluion du cours du nickel en F CFP). A parir des données mensuelles (disponibles à parir de janvier 1995), on peu observer plus précisémen les effes du cours du change e du cours du nickel sur le prix à l exporaion des produis issus de l indusrie du nickel, pour en déduire le mécanisme d ajusemen des prix par les indusriels calédoniens. Il ressor ainsi, d après un modèle économérique (cf. annexe 4) qu à long erme, les prix d exporaion des produis du nickel calédoniens, son impuables au cours du nickel à haueur d environ 2/3 e à 1/3 du cours du change euro-dollar. Cependan, le cours du change ne semble pas avoir d effe à cour erme sur la déerminaion des prix à l exporaion, alors que le cours du nickel a un impac limié à environ 20%. La déerminaion des prix à cour erme es donc grandemen impuable à un ajusemen des marges des indusriels. 2-2 Demande mondiale de nickel : un indicaeur perinen pour mesurer les gains e les peres de pars de marché de la Nouvelle-Calédonie L économie de la Nouvelle-Calédonie n éan pas diversifiée, l indicaeur de demande mondiale selon la méhodologie classique ne peu suffire. La Nouvelle-Calédonie exporan presque exclusivemen du nickel, il es donc plus perinen de calculer la demande mondiale adressée à la Nouvelle-Calédonie dans le seceur du nickel. Base 100 = Graphique 11 : Demande mondiale de nickel e exporaions de biens de la Nouvelle-Calédonie 40 Demande mondiale de nickel (en volume) Exporaions de biens de la Nouvelle-Calédonie (en volume) Noe de lecure : L économie calédonienne gagne des pars de marché (respecivemen, perd des pars des marchés) quand les exporaions de biens son supérieures (respecivemen, inférieure) à la demande mondiale. L année de base choisie es l année Ce choix a éé moivé par le simple fai que sur la période , le cours du F CFP s es déprécié, rendan de ce fai les exporaions calédoniennes plus compéiives. Source : IEOM 9

11 Enre 1990 e 2003, les exporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie éaien globalemen supérieures à la demande mondiale de nickel (hormis enre 2000 e 2002). En effe, alors que la demande mondiale de nickel a progressé de 29 %, la hausse des exporaions calédoniennes de nickel a bondi de 61 %. Ainsi, sur cee période, le errioire a gagné des pars de marché dans le seceur mondial du nickel. En revanche, depuis 2004, la Nouvelle-Calédonie perd des pars de marché dans le seceur du nickel dans le monde. Il apparaî en effe que le errioire n a pu répondre enièremen à la demande mondiale de nickel qui lui éai adressée car celle-ci a progressé alors que ses exporaions de nickel on fléchi (+ 8 % conre - 26 %, sur la période ). Ceci es le refle des insuffisances des capaciés producives de l indusrie du seceur du nickel. Nous déaillerons plus précisémen dans une parie suivane, l effe de cee demande mondiale sur les exporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie. Concep de la demande mondiale Encadré 3 : Calcul de la demande mondiale pour la Nouvelle-Calédonie La demande mondiale adressée à un pays i mesure ce que seraien les exporaions de ce pays si celui-ci conservai ses pars de marché consanes sur chacun des pays vers lesquels il expore. La demande mondiale du pays i es influencée par le dynamisme du commerce mondial don elle émane, mais l écar enre ces deux indicaeurs perme de mesurer l effe du posiionnemen géographique des exporaions de ce pays. Aussi, si la demande mondiale du pays i évolue plus rapidemen que le commerce mondial, cela reflèe la fore orienaion des échanges de ce pays vers les zones à fores croissance (car les marchés vers lesquels le pays i expore on une croissance supérieure à la moyenne). Comparer les évoluions des demandes mondiales de deux pays, perme d éudier les impacs de chocs commerciaux. Les gains ou les peres de pars de marché des enreprises d un pays i au cours d une période donnée, peuven êre observés en comparan l évoluion de la demande mondiale adressée à ce pays à celle de ses exporaions. Ainsi, si les exporaions du pays i progressen plus rapidemen que la demande mondiale qui lui es adressée, cela reflèe les gains de par de marché de ce pays. Calcul de la demande mondiale classique La demande mondiale adressée à un pays i à la dae, noée D i () es définie comme la somme des imporaions de ses parenaires commerciaux j en monnaie commune, pondérée par les pars de marchés déenues en une année de base par ce pays auprès de ses parenaires : D ( ) = i j M j X ( ). M ij j ( a) ( a) Avec : D i () : la demande mondiale adressée au pays i M j () : les imporaions oales de biens en volume du pays j à l année M j (a) : les imporaions oales de biens en volume du pays j à l année de base X ij (a) : les exporaions de biens en volume du pays i vers le pays j lors de l année de base X ij ( a) M ( a) : se défini donc comme la par de marché déenue par le pays P lors de l année de base j Pour l année de base, la demande mondiale adressée au pays i es égale à ses exporaions : X ij ( a) Di ( a) = M j ( a). = X i( a) M ( a) j Calcul de la demande mondiale de nickel j Le calcul de cee demande mondiale a éé fai de la manière suivane : imporaions oale de nickel dans le monde, déflaées par le cours du nickel e pondérée par le poids des exporaions de nickel de la Nouvelle-Calédonie en 2005 (année de base). 10

12 3- La demande finale en Nouvelle-Calédonie La demande finale en volume (définie comme la somme de la demande inérieure e des exporaions) peu êre un déerminan de l évoluion des imporaions en volume de la Nouvelle-Calédonie. Millions Graphique 12 : Demande finale de biens e services (en volume) Demande finale de biens e services (en volume) Calculs : IEOM La demande finale es définie comme sui : DF = DI + X (DF demande finale ; DI demande inérieure ; X exporaions) avec DI = C + I + ΔS (C consommaion privée e publique ; I invesissemen ; ΔS variaions de socks) Or PIB = C + I + X M + ΔS (Avec : M, les imporaions), e PIB = DF M Donc, DF = PIB + M La demande finale en valeur es déflaée par l indice des prix à la consommaion. 11

13 II - CARACTÉRISATION DES ÉCHANGES DE BIENS DE LA NOUVELLE-CALÉDONIE 1- Les imporaions de biens de la Nouvelle-Calédonie 1-1 Les imporaions expliquées esseniellemen par la demande finale Les imporaions de biens en volume (déflaées par l IPC) de la Nouvelle-Calédonie son modélisées par la demande finale en volume e le aux de change effecif réel à l imporaion (TCER), à parir d un modèle à correcions d erreurs., Ce indicaeur de compéiivié es consrui à parir des aux de change nominaux déflaés par le rappor des indices de prix à la consommaion de l ensemble des biens e services du errioire e du pays fournisseur (cf. I 1. e encadré associé). Or, considérer la compéiivié des produis calédoniens dans le seceur des biens e services présene quelques limies, compe enu de la naure rès peu diversifiée de l économie de la Nouvelle-Calédonie. En effe, de nombreux produis manufacurés, e même cerains services imporés des pays érangers, s imposen dans le errioire an la producion dans celui-ci ne se limie qu à cerains produis spécifiques. Ainsi, pour prendre oue la mesure de la compéiivié des produis calédoniens face aux produis imporés, il fau considérer un indice des prix sur les biens e services produis effecivemen en Nouvelle-Calédonie. Dès lors, on es confroné à des conraines de disponibilié de données pour cerains pays fournisseurs du errioire qui ne permeen pas de consruire un indicaeur de compéiivié plus accepable. La méhode d esimaion appliquée es celle d un modèle à correcions d erreurs en deux éapes (méhode d Engle e Granger). L équaion, esimée à parir de la demande finale en volume e du TCER à l imporaion, explique plus de 96 % de la variaion des imporaions de biens en volume sur la période 1990 à 2009 (relaion de long erme). Millions de F CFP Graphique 13 : Imporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie Observé Esimé Calculs : IEOM Tableau 1 : Relaion de long erme des imporaions de biens en volume (période d esimaion : ) Variables explicaives Imporaions de biens en volume (log(m)) Consane 13,47* (7,64) Demande finale en volume (log DF) 1,06* (22,25) Compéiivié à l imporaion (log CM) 0,63* (1,63) Nombre d observaions 20 R² ajusé 0,89 DW 1,30 Noes : * Coefficien significaif au seuil de 5 % ; enre parenhèses, les saisiques de de Suden. A long erme, les imporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie son expliquées principalemen par la demande finale e, dans une moindre mesure, par le TCER. L effe d une augmenaion de 1 % de la demande finale en volume condui à la hausse des imporaions de 1,06 %. La déérioraion de la compéiivié à l imporaion de 1 %, qui se radui par un renchérissemen des produis calédoniens vis-à-vis des produis imporés du fai de l appréciaion de l euro, enraîne une hausse de 0,6 % des imporaions en volume. 12

14 A cour erme, l effe du TCER sur les imporaions n es pas significaif, alors que celui de la demande finale es majeure (influe presque oalemen sur la dynamique des imporaions de cour erme - cf. annexe 5). La faible conribuion de la variable de compéiivié, ainsi que les réserves qui enouren sa consrucion, milien pour qu elle ne soi pas une explicaive des évoluions des imporaions de biens en Nouvelle-Calédonie. 1-2 La demande finale, comme seule variable explicaive de l évoluion des imporaions de biens L effe explicaif du TCER éan faible, on réesime les imporaions en omean ce indicaeur. On parvien de cee façon à reracer convenablemen les imporaions de biens. En effe, l équaion ainsi esimée explique plus de 97 % de la variaion des imporaions de biens en volume sur la période 1990 à Millions de F CFP Graphique 14 : Imporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie Observé Esimé Calculs : IEOM Tableau 2 : Relaion de long erme des imporaions de biens en volume (période d esimaion : ) Variables explicaives Imporaions de biens en volume (log(m)) Consane 16,29* (90,33) Demande finale en volume (log DF) 1,07* (26,17) Nombre d observaions 20 R² ajusé 0,98 DW 1,40 Noes : * Coefficien significaif au seuil de 5 % ; enre parenhèses, les saisiques de de Suden L éude des conribuions me en évidence l effe significaif de la demande finale (en volume) sur les imporaions en volume de la Nouvelle-Calédonie, depuis % Graphique 15 : Conribuion à la variaion des imporaions de biens en volume 30% 20% 10% 0% -10% -20% -30% Demande finale (en volume) residu Imporaions de biens (en volume) Calculs : IEOM 13

15 On observe cependan depuis 2008 une fore conribuion résiduelle. Cela signifie que les variables exogènes n'expliquen pas suffisammen les variaions des imporaions en volume sur cee période. La demande finale, qui es la variable exogène, es consruie à parir du PIB en valeur (cf. parie I 3). Or, les données du PIB en valeur à parir de 2008 son considérées comme provisoires par l Insiu de la saisique e des éudes économiques de la Nouvelle- Calédonie (ISEE). Une révision du PIB en valeur à parir de 2008 es donc ou à fai possible. Aussi, e compe enu du pouvoir explicaif saisfaisan de l équaion des imporaions en volume depuis 1998, on peu s aendre à des révisions du PIB en valeur depuis 2008 qui amèneraien à réviser la demande finale e à augmener sa conribuion à l évoluion des imporaions, avec laquelle elle serai encore davanage en lien. Touefois, une révision dans le sens d une amélioraion de l équaion d imporaion rese puremen hypohéique. 2- Les exporaions de nickel de la Nouvelle-Calédonie Les exporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie composées à plus de 95 % de produis issus de l indusrie du nickel peuven êre expliquées par un indicaeur de compéiivié e par un indicaeur de demande mondiale. C es par l indicaeur de compéiivié du seceur du nickel e par celui de la demande mondiale de nickel adressée à la Nouvelle-Calédonie que l on parvien à expliquer plus de la moiié de la variaion des exporaions de nickel. La méhode économérique d esimaion reenue consise à esimer un modèle à correcion d erreurs en deux éapes (méhode d Engle e Granger). Millions de F CFP Graphique 16 : Exporaions de biens en volume Obervaion Esimaion Sources : IEOM 2-1 Un effe marqué de la demande mondiale de nickel sur les exporaions de nickel Les performances à l exporaion à long erme relèven principalemen de la demande mondiale de nickel adressée à la Nouvelle-Calédonie e, dans une moindre mesure, de la compéiivié-change du errioire. A cour erme, les effes de change ne semblen pas avoir d effe sur la dynamique des exporaions conrairemen à la demande mondiale de nickel. Les résulas de cee esimaion économérique e l analyse des élasiciés monren que, si la demande mondiale de nickel progresse en moyenne de 1 %, les exporaions en volume du errioire progressen de 0,99 % ; si l indicaeur de compéiivié augmene de 1 % ce qui équivau à une appréciaion de l euro vis-vis des devises canadienne, russe, indonésienne, ausralienne e brésilienne alors les exporaions en volume de biens de la Nouvelle-Calédonie diminuen de 0,30 %. Tableau 3 : Relaion de long erme des exporaions de biens en volume (période d esimaion : ) Variables explicaives Exporaions de biens en volume (log(x)) 14 Consane 17,76* (17,57) Demande mondiale de nickel en volume (log DM) 0,99* (3,86) Compéiivié (log CX) -0,30* (-2,36) Nombre d observaions 20 R² ajusé 0,47 DW 1,10 Noes : * Coefficien significaif au seuil de 5 % ; enre parenhèses, les saisiques de de Suden.

16 40,0% Graphique 17 : Conribuions à la variaion des exporaions de biens en volume 30,0% 20,0% 10,0% 0,0% -10,0% -20,0% -30,0% Demande mondiale de nickel (en volume) Compéiivié-change residu Exporaions de biens (volume) Calculs : IEOM L éude des conribuions à la dynamique des exporaions de long erme perme de disinguer deux sous-périodes : : au cours de cee période, la demande mondiale de nickel (en volume) éai relaivemen modérée e les capaciés producives de l indusrie du nickel en Nouvelle-Calédonie éaien suffisanes pour répondre favorablemen à cee demande. En effe, alors que la demande mondiale de nickel a progressé de 29 % sur cee même période, les exporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie on augmené de 61 %. Le dynamisme plus prononcé des exporaions de nickel par rappor à la demande mondiale, au cours de cee période, monre les gains de par de marché de la Nouvelle-Calédonie sur ce seceur : une déconnexion apparaî enre la conribuion de la demande mondiale e l évoluion des exporaions de biens en volume. Cee déconnexion es illusrée par la fore conribuion de la composane «inexpliquée», à savoir les résidus de l équaion d exporaion. 2-2 Des peres de pars de marché de l indusrie du nickel en Nouvelle-Calédonie enre 2004 e 2010? La fore conribuion de la composane «inexpliquée» à parir de 2004, es l illusraion de la pere de pars de marché à l exporaion dans le seceur du nickel de la Nouvelle-Calédonie, alors que la demande mondiale de nickel émanan des pays émergeans, de la Chine noammen (par clair), explose depuis Les ensions sur la demande de nickel son le refle de l accéléraion des imporaions oales de nickel dans le monde (en valeur) e de son effe indui sur le cours du nickel (cf. graphique 18). Milliers de dollars Graphique 18 : Imporaions de nickel dans le monde e cours du nickel Imporaions de nickel (valeur) Cours du nickel en dollar (échelle de droie) Sources : CNUCED, IEOM Ainsi de 2004 à 2010, les exporaions en volume de biens de la Nouvelle-Calédonie se son repliées de 26 % alors que la demande mondiale de nickel (en volume) a progressé de 7 % (cf. graphique 11). Cee pere de par de marché monre les conraines de capaciés producives en nickel de la Nouvelle-Calédonie. En effe, la Sociéé le Nickel (SLN), seul aceur dans le seceur du nickel du errioire jusqu alors, n a pu favorablemen répondre à la demande qui lui éai adressée. L incapacié de l appareil producif calédonien à absorber la demande érangère sur ce méal s es donc raduie par des peres de richesses pour le errioire. 15

17 2-3 Evaluer les peres de richesses pour la Nouvelle-Calédonie dues à une incapacié producive (ou à une capacié de producion insuffisane?) On peu évaluer cee pere pour la Nouvelle-Calédonie en esiman ce qu aurai éé la producion de nickel si la capacié de répondre favorablemen à la demande de ce méal avai éé proche de ce qu on a pu observer au cours de la période En d aures ermes, cela revien à considérer que les effes sur les exporaions de nickel, de la demande mondiale principalemen e de la compéiivié-change dans une moindre mesure, soien aussi imporans que lors de la période (e donc supérieurs aux effes observés lors de la période ). On commence par refaire l esimaion précédene en la réduisan à la période 1990 à ,0% Graphique 19 : Exporaions de biens en volume e conribuions (esimaion enre ) 30,0% 25,0% 20,0% 15,0% 10,0% 5,0% 0,0% -5,0% -10,0% -15,0% -20,0% Demande mondiale de nickel Compéiivié-change Résidus Série observée Série esimée Calculs : IEOM L équaion esimée es économériquemen plus sable (bien que le nombre d observaions soi limié) e explique plus de 96 % de la variaion des exporaions en volume (cf. annexe 6). A cour erme, comme pour l esimaion faie sur l ensemble de la période, seule la demande mondiale a un effe sur les exporaions, on ne peu isoler une influence des effes de change : Δlog( X ) = 0,47. Δlog (3,17) ( DM ) 0,81. ΔlogX 0,39Δlog DM 18,52 0,15ΔlogCX ( 2,60) 1 (1,93) R² ajusé = 0,60 ; DW = 2,25 Noes : Enre parenhèses, les saisiques de de Suden ; ΔX = X - X -1. Avec : X: Exporaions de biens en volume ; DM: Demande mondiale de nickel en volume ; CX : Indicaeur de compéiivié du nickel (Taux de change nominal) Ces résulas indiquen qu à long erme (e pour cee période d esimaion de 1990 à 2003), l élasicié de la demande mondiale de nickel es de 0,45 e celle de la compéiivié-change es de 0,19. En appliquan ces élasiciés des faceurs explicaifs sur les données de demande mondiale de nickel e de compéiivié à parir de 2004 (avec une conribuion en moyenne nulle des résidus), nous pouvons simuler ce qu aurai pu êre le niveau des exporaions de biens en volume de la Nouvelle-Calédonie. 1 (27,32) (2,24) 1 Millions de F CFP Graphique 20 : Exporaions de biens (en volume) réalisées e simulées Exporaions observées Exporaions simulées peres Calculs : IEOM 16

18 Enre 2004 e 2010, le niveau des exporaions simulées es sysémaiquemen supérieur à celui des exporaions observées. L écar cumulé enre le volume des exporaions simulées e observées sur cee période s élève 3 milliards de F CFP, ce qui se radui par un manque à gagner en valeur pour le errioire évalué à 474 milliards de F CFP. Cela signifie que si la Nouvelle-Calédonie avai disposé de capaciés producives suffisanes, elle aurai pu engranger une enrée de richesses que l on peu évaluer à 68 milliards de F CFP par an (depuis 2004) soi 9 % de son PIB (moyenne , en valeur). 18,0% Graphique 21 : Peres de richesse (en valeur) induies par l'insuffisance des capaciés de producion de nickel en % du PIB 16,0% 14,0% 12,0% 10,0% 8,0% 6,0% 4,0% 2,0% 0,0% Calculs : IEOM 2-4 Des capaciés producives qui se renforceron à erme La fin du chanier de l usine du Nord dans le bassin de Koniambo, l enrée en producion de la nouvelle usine du Sud en 2011, ainsi que les invesissemens producifs en cours de la SLN, devraien renforcer l appareil producif du errioire, qui serai ainsi plus à même de pouvoir répondre favorablemen à la demande mondiale de nickel. Ces deux nouvelles usines son prévues pour produire chacune à erme onnes de nickel, soi la producion acuelle de la SLN, ce qui équivau à un riplemen à erme de la producion 1. Cee prévision es cohérene avec la hausse de la producion de méal consaée depuis 2010, d après les données de la direcion de l indusrie, des mines e de l énergie de la Nouvelle-Calédonie (DIMENC) Graphique 22 : Producion de méal (en onnes de nickel) Source : DIMENC 1 John Baude Eude sur les Fonds souverains IEOM. 17

19 III - CONCLUSION Quelques limies enouren ces ravaux, en premier lieu desquelles une emporalié assez limiée des données qui amoindri la robusesse des résulas économériques. Par ailleurs, l indisponibilié de ceraines séries a condui à effecuer des approximaions, principalemen pour la consrucion des déflaeurs. Une analyse plus poussée de la compéiivié du seceur du nickel en Nouvelle-Calédonie pouvai passer par la consrucion d un indicaeur de compéiivié-coû sur le nickel. La voloné de consruire un el indicaeur s es confronée à la difficulé de disposer de données de salaires dans le seceur du nickel des principaux pays produceurs. Touefois e mise à par l expliciaion des déerminans des échanges de biens en Nouvelle-Calédonie, cee éude a permis de mere en évidence qu à long-erme, la demande mondiale de nickel adressée à la Nouvelle-Calédonie influe principalemen sur la dynamique des exporaions, alors que la compéiivié-change ne joue qu un rôle limié. Aussi depuis 2004 e jusqu en 2010 (période de l éude), la Nouvelle-Calédonie a enregisré des peres de pars de marché à l exporaion dans le seceur du nickel (peres de richesse évaluées à 9% du PIB par an), refléan des capaciés producives insuffisanes. Cependan, l enrée en producion de l usine du Sud, puis de celle du bassin de Koniambo, renforcera à erme, les capaciés producives du errioire e augmenera sa compéiivié inernaionale sur ce seceur. Pour amoindrir une pere de compéiivié induie par un effe de change négaif, les indusriels du seceur du nickel en Nouvelle-Calédonie peuven ajuser leur marge. Enfin, une possible révision du PIB en valeur depuis 2008 es aendue. 18

20 IV - BIBLIOGRAPHIE Arus P., Fonagné P., 2006, «Evoluion récene du commerce exérieur français», Conseil d Analyse Economique. Beyne P., Dubois E., Fréville D., Michel A., 2006, «Pourquoi le solde commercial américain a--il coninué de se dégrader depuis 2002 malgré la dépréciaion du dollar?», Economie e Saisique, no 397. Baude J., 2011, «Eude sur les fonds souverains», IEOM. Buldorini L., Makrydakys S., Thimann C., 2002, «The effecive exchange raes of he euro», European Cenral Bank. Deruennes A., 2004, «Commen expliquer les peres récenes de pars de marché de la France à l exporaion de produis manufacurés?», DPAE, no32. ECB, 2005, «Compeiiveness and he expor performance of he euro area», Occasional Paper Series, no. 30, juin. ECB, 2002, «The effecive exchange rae of he Euro». Girard E., 2004, «Commen expliquer l évoluion récene des du compe couran de la France», DPAE, no 56. Insee, Noe de conjoncure, juin 2008, «Les effes de l appréciaion de l euro dans l économie française». Langle A., 2008, «Le calcul de la compéiivié : inroducion de pondéraions glissanes dans la maquee uilisée à la DGTPE», Noe méhodologue, DGTPE. Le Cacheux J., Lecoine F., 1989, «Les aux de change effecif des grandes devises», OFCE. OFCE, 1989, «Les aux de change effecifs des grandes devises», revue no 26. Pain, N., Mourougane, A., Sédillo, F. e Le Fouler, L., «The new OECD inernaional rade model», OECD working paper, no. 27, aoû. Pamies-Sumner S., 2005, «Peu-on mieux comprendre l évoluion récene des exporaions françaises? Une analyse économérique». Documen de ravail, DGTPE. 19

21 V - ANNEXES Annexe 1 Les biens, composane majeure des échanges de la Nouvelle-Calédonie avec l exérieur L analyse des conribuions compable des différenes composanes du compe des ransacions couranes à l évoluion des enrées e sories, fai apparaîre le poids prépondéran des flux de biens. 30% Graphique 23 : conribuion des composanes du compe des ransacions couranes à la croissance des crédis 40,0% Graphique 24 : conribuion des composanes du compe des ransacions couranes à la croissance des débis 20% 30,0% 10% 20,0% 0% 10,0% -10% 0,0% -20% -10,0% -30% ,0% BIENS SERVICES REVENUS TRANSFERTS COURANTS Crédi des TC BIENS SERVICES REVENUS TRANSFERTS COURANTS Débi des TC Les exporaions de biens conribuen à 71 % à l évoluion des crédis des ransacions couranes. Quand à l évoluion des débis du compe courans, les imporaions de biens y conribuen à 85 %. Rechercher les déerminans des échanges de biens consiue ainsi une approche saisfaisane pour analyser les évoluions des ransacions couranes de la Nouvelle-Calédonie. 20

22 Annexe 2 Les indicaeurs de compéiivié La compéiivié peu êre illusrée par plusieurs indicaeurs, don le calcul e les choix méhodologiques résulen à la fois d une jusificaion héorique e de la disponibilié saisique. Compéiivié-coû La compéiivié-coû compare l évoluion des coûs salariaux uniaires (salaires + charges sociales / valeur ajouée en volume) d un pays ou d une zone économique à celle de ses parenaires. Compéiivié-prix - Compéiivié-prix à l imporaion La compéiivié-prix à l'imporaion se mesure en rapporan les prix d'imporaion aux prix de producion sur le marché inérieur (source : Insee). La compéiivié-prix à l imporaion augmene lorsque les prix à l imporaion progressen plus rapidemen que les prix de la producion desinée au marché local. Ce indicaeur es donc défini comme le rappor enre les prix à l imporaion sur les prix de la producion desinée au marché local (diminuée des exporaions e des marges à l exporaion). Le calcul d un el indicaeur nécessie donc de disposer au préalable des prix d imporaion, des prix de producion e des marges à l exporaion. - Compéiivié-prix à l exporaion La compéiivié-prix à l exporaion compare l évoluion des prix d exporaion d un pays à celle de ses parenaires. Or, le prix réel à l exporaion d un produi es foncion du aux de change de la monnaie du pays par rappor à ses concurrens. C es la raison pour laquelle, es inroduie l évoluion du aux de change pour mesurer la compéiivié d un pays par rappor à ses pays parenaires. L indicaeur de compéiivié-prix à l exporaion es le même que celui du aux de change effecif nominal déflaé par les prix d exporaion. Taux de change effecif réel Le aux de change effecif nominal ou la compéiivié-change d une économie perme de comparer les évoluions de la monnaie d un pays par rappor à un ensemble de pays parenaires (e non plus uniquemen par rappor à un seul pays) : TCE i e ij J ij = ( ), avec i j= 1 θ TCE, le aux de change effecif du pays i, e ij le aux de change de la monnaie du pays i par rappor à celle du pays j e θ ij, le sysème de pondéraion uilisé. Pour prendre en compe les évoluions de prix dans le pays considéré e dans ses principaux parenaires, on passe alors du aux de change effecif nominal au aux de change effecif réel. Pour ce faire, la compéiivié-change es déflaée par un indice de prix : TCER P J i θij i = [ ( eij )], avec i j= 1 Pj P, l indice de prix relaif au pays i e P j, celui relaif au pays j. Si les prix uilisés son les prix d exporaion, alors l indicaeur ainsi obenu es assimilé à un indicaeur de compéiivié-prix à l exporaion. En revanche, si les prix uilisés son les prix à la consommaion, l indicaeur de aux de change effecif réel ne peu plus êre assimilé à un prix relaif à l exporaion. Choix des pondéraions Plusieurs pondéraions peuven êre choisies en foncion du ype de concurrence ressenie par une économie, laquelle peu avoir lieu sur rois marchés : - sur le marché du pays considéré (les produis du pays B dans le pays A) ; - sur le marché du pays concurren (les produis du pays A dans le pays B) ; - sur un marchés iers (concurrence enre produis des pays A e B dans le pays C, appelée aussi méhode des doubles pondéraions). 21

23 Annexe 3 Calcul de l indice de valeur uniaire composie Un prix de vene à l exporaion, a éé calculé à parir des données d exporaion en valeur e en onnes, des rois produis issus de l indusrie du nickel. Sur le sie Inerne de l ISEE de Nouvelle-Calédonie (Insiu Saisique des Eudes Economiques) son disponibles des séries en valeurs e en onnes des rois produis suivans : Minerai de nickel, ferro-nickel e maes. On peu ainsi en déduire un indice de valeur uniaire de ces rois produis. En effecuan la somme pondérée des IVU de chaque produi par leur poids respecif en valeur, on obien un IVU composie à l exporaion. 22

Impact de l appréciation de l euro sur le Sénégal et la Côte d Ivoire

Impact de l appréciation de l euro sur le Sénégal et la Côte d Ivoire Un Peuple - Un Bu Une Foi MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DIRECTION DE LA PREVISION ET DES ETUDES ECONOMIQUES Documen d Eude Impac de l appréciaion de l euro sur le Sénégal e la Côe d Ivoire DPEE

Plus en détail

budgétaire et extérieure

budgétaire et extérieure Insiu pour le Développemen des Capaciés / AFRITAC de l Oues / COFEB Cours régional sur la Gesion macroéconomique e les quesions de dee Dakar, Sénégal du 4 au 5 novembre 203 Séance S-4 : Souenabilié budgéaire

Plus en détail

Le mode de fonctionnement des régimes en annuités. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites

Le mode de fonctionnement des régimes en annuités. Secrétariat général du Conseil d orientation des retraites CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 28 janvier 2009 9 h 30 «Les différens modes d acquisiion des drois à la reraie en répariion : descripion e analyse comparaive des echniques uilisées»

Plus en détail

Des données de la recherche et développement aux agrégats de la comptabilité nationale suisse

Des données de la recherche et développement aux agrégats de la comptabilité nationale suisse Déparemen fédéral de l'inérieur DFI Office fédéral de la saisique OFS Rappor de méodes 4 Economie naionale Neucâel, Juin 203 Des données de la recerce e développemen aux agrégas de la compabilié naionale

Plus en détail

Panorama des méthodes de coûtenance

Panorama des méthodes de coûtenance Recherche en Managemen de Proje Panorama des méhodes de coûenance Pour réduire les coûs de vos projes e augmener vos marges, quelle méhode choisir? François GAGNÉ, FGF Consulan Les Renconres 2005 du Managemen

Plus en détail

Comparaison des composantes de la croissance de la productivité : Belgique, Allemagne, France et Pays-Bas 1996-2007

Comparaison des composantes de la croissance de la productivité : Belgique, Allemagne, France et Pays-Bas 1996-2007 Bureau fédéral du Plan Avenue des Ars 47-49, 1000 Bruxelles hp://www.plan.be WORKING PAPER 18-10 Comparaison des composanes de la croissance de la producivié : Belgique, Allemagne, France e Pays-Bas 1996-2007

Plus en détail

4. Principe de la modélisation des séries temporelles

4. Principe de la modélisation des séries temporelles 4. Principe de la modélisaion des séries emporelles Nous raierons ici, à ire d exemple, la modélisaion des liens enre la polluion amosphérique e les indicaeurs de sané. Mais les méhodes indiquées, comme

Plus en détail

L effet richesse en France et aux États-Unis

L effet richesse en France et aux États-Unis L effe richesse en France e aux Éas-Unis Cécile CHATAIGNAULT David THESMAR Division Synhèse conjoncurelle Pierre-Olivier BEFFY Brieuc MONFORT Division Croissance e poliiques macroéconomiques Enre ocobre

Plus en détail

CHELEM Commerce International

CHELEM Commerce International CHELEM Commerce Inernaional Méhodes de consrucion de la base de données du CEPII Alix de SAINT VAULRY Novembre 2013 1 Conenu de la base de données Flux croisés de commerce inernaional (exporaeur, imporaeur,

Plus en détail

Les Comptes Nationaux Trimestriels

Les Comptes Nationaux Trimestriels REPUBLIQUE DU CAMEROUN Paix - Travail Parie ---------- INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ---------- REPUBLIC OF CAMEROON Peace - Work Faherland ---------- NATIONAL INSTITUTE OF STATISTICS ----------

Plus en détail

Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés

Rentabilité et profitabilité du capital : le cas de six pays industrialisés COMPARAISONS INTERNATIONALES Renabilié e profiabilié du capial : le cas de six pays indusrialisés Arnaud Sylvain* On compare sur la période 1965-1999 les rendemens brus du capial aux Éas-Unis, au Japon

Plus en détail

3. Avantage comparatif des exportations de crevettes d élevage: une évaluation globale

3. Avantage comparatif des exportations de crevettes d élevage: une évaluation globale 5 3. Avanage comparaif des exporaions de crevees d élevage: une évaluaion globale Dans la présene secion nous appliquons le cadre d évaluaion exposé ci-dessus pour évaluer l avanage comparaif des principaux

Plus en détail

IRM fonctionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES

IRM fonctionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES IRM foncionnelle : QUELQUES IDEES SUR LE TRAITEMENT STATISTIQUE DES DONNEES Le principe général d'une éude IRMf consise à analyser le signal BOLD (Blood Oxygen Level Dependen) qui radui l'augmenaion d'afflux

Plus en détail

Pour 2014, le rythme de la reprise économique qui semble s annoncer,

Pour 2014, le rythme de la reprise économique qui semble s annoncer, En France, l invesissemen des enreprises reparira--il en 2014? Jean-François Eudeline Yaëlle Gorin Gabriel Sklénard Adrien Zakharchouk Déparemen de la conjoncure Pour 2014, le ryhme de la reprise économique

Plus en détail

GUIDE DES INDICES BOURSIERS

GUIDE DES INDICES BOURSIERS GUIDE DES INDICES BOURSIERS SOMMAIRE LA GAMME D INDICES.2 LA GESTION DES INDICES : LE COMITE DES INDICES BOURSIERS.4 METHODOLOGIE ET CALCUL DE L INDICE TUNINDEX ET DES INDICES SECTORIELS..5 I. COMPOSITION

Plus en détail

Centre d Analyse Théorique et de Traitement des données économiques

Centre d Analyse Théorique et de Traitement des données économiques Cenre d Analyse Théorique e de Traiemen des données économiques CATT WP No. 9. January 2011 L IMPACT DU TAUX DE CHANGE SUR LES EXPORTATIONS DE L ALLEMAGNE ET DE LA FRANCE HORS ZONE EURO Serge REY CATT-UPPA

Plus en détail

Partie 1. L'utilisation des statistiques économiques

Partie 1. L'utilisation des statistiques économiques Parie. L'uilisaion des saisiques économiques Enseignan A. Direr Licence 2, er semesre 2008-9 Universié Pierre Mendès France Cours de macroéconomie suie Nous avons vu dans l'inroducion que l'uilisaion des

Plus en détail

Document de travail FRANCE ET ALLEMAGNE : UNE HISTOIRE DU DÉSAJUSTEMENT EUROPEEN. Mathilde Le Moigne OFCE et ENS ULM

Document de travail FRANCE ET ALLEMAGNE : UNE HISTOIRE DU DÉSAJUSTEMENT EUROPEEN. Mathilde Le Moigne OFCE et ENS ULM Documen de ravail 2015 17 FRANCE ET ALLEMAGNE : UNE HISTOIRE DU DÉSAJUSTEMENT EUROPEEN Mahilde Le Moigne OFCE e ENS ULM Xavier Rago Présiden OFCE e chercheur CNRS Juin 2015 France e Allemagne : Une hisoire

Plus en détail

Impact du vieillissement démographique sur l impôt prélevé sur les retraits des régimes privés de retraite

Impact du vieillissement démographique sur l impôt prélevé sur les retraits des régimes privés de retraite DOCUMENT DE TRAVAIL 2003-12 Impac du vieillissemen démographique sur l impô prélevé sur les rerais des régimes privés de reraie Séphane Girard Direcion de l analyse e du suivi des finances publiques Ce

Plus en détail

Chapitre 2 L investissement. . Les principales caractéristiques de l investissement

Chapitre 2 L investissement. . Les principales caractéristiques de l investissement Chapire 2 L invesissemen. Les principales caracérisiques de l invesissemen.. Définiion de l invesissemen Définiion générale : ensemble des B&S acheés par les agens économiques au cours d une période donnée

Plus en détail

La rentabilité des investissements

La rentabilité des investissements La renabilié des invesissemens Inroducion Difficulé d évaluer des invesissemens TI : problème de l idenificaion des bénéfices, des coûs (absence de saisiques empiriques) problème des bénéfices Inangibles

Plus en détail

Etude de risque pour un portefeuille d assurance récolte

Etude de risque pour un portefeuille d assurance récolte Eude de risque pour un porefeuille d assurance récole Hervé ODJO GROUPAMA Direcion ACTUARIAT Groupe 2, Bd Malesherbes 75008 Paris Tél : 33 (0 44 56 72 46 herve.odjo@groupama.com Viviane RITZ GROUPAMA Direcion

Plus en détail

Taux de change et Inflation: une analyse en modèle VAR du canal du taux de change : Cas de la Tunisie

Taux de change et Inflation: une analyse en modèle VAR du canal du taux de change : Cas de la Tunisie Taux de change e Inflaion: une analyse en modèle VAR du canal du aux de change : Cas de la Tunisie Samia Jebali 1 Tahar Moulahi** Mohamed Slim Mouha*** Résumé La Tunisie connais depuis cinq ans une dépréciaion

Plus en détail

CHAPITRE 4 RÉPONSES AUX CHOCS D INFLATION : LES PAYS DU G7 DIFFÈRENT-ILS LES UNS DES AUTRES?

CHAPITRE 4 RÉPONSES AUX CHOCS D INFLATION : LES PAYS DU G7 DIFFÈRENT-ILS LES UNS DES AUTRES? CHAPITRE RÉPONSES AUX CHOCS D INFLATION : LES PAYS DU G7 DIFFÈRENT-ILS LES UNS DES AUTRES? Les réponses de la poliique monéaire aux chocs d inflaion mondiaux on varié d un pays à l aure Le degré d exposiion

Plus en détail

VA(1+r) = C 1. VA = C 1 v 1

VA(1+r) = C 1. VA = C 1 v 1 Universié Libre de Bruxelles Solvay Business School La valeur acuelle André Farber Novembre 2005. Inroducion Supposons d abord que le emps soi limié à une période e que les cash flows fuurs (les flux monéaires)

Plus en détail

Méthode d'analyse économique et financière ***

Méthode d'analyse économique et financière *** Méhode d'analyse économique e financière *** Noion d acualisaion e indicaeurs économiques uilisables pour l analyse de projes. Dr. François PINTA CIRAD-Forê UR Bois - Kourou CHRONOLOGIE D INTERVENTION

Plus en détail

Introduction aux produits dérivés

Introduction aux produits dérivés Chapire 1 Inroducion aux produis dérivés de crédi Le risque de crédi signifie les risques financiers liés aux incapaciés d un agen (un pariculier, une enreprise ou un éa souverain) de payer un engagemen

Plus en détail

MATHEMATIQUES FINANCIERES

MATHEMATIQUES FINANCIERES MATHEMATIQUES FINANCIERES LES ANNUITES INTRODUCTION : Exemple 1 : Une personne veu acquérir une maison pour 60000000 DH, pour cela, elle place annuellemen au CIH une de 5000000 DH. Bu : Consiuer un capial

Plus en détail

France : la consommation privée bridée par la faiblesse des revenus en sortie de crise

France : la consommation privée bridée par la faiblesse des revenus en sortie de crise N 150 21 juille 2010 France : la consommaion privée bridée par la faiblesse des revenus en sorie de crise La consommaion des ménages en France a neemen freiné depuis la crise financière. La récession qui

Plus en détail

Une mesure financière de l importance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière*

Une mesure financière de l importance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière* Une mesure financière de l imporance de la prime de risque de change dans la prime de risque boursière* Salem Boubakri Janvier 2009 Résumé Cee éude ese une exension inernaionale du Modèle d Evaluaion des

Plus en détail

TRANSMISSION DE LA POLITIQUE MONETAIRE AU SECTEUR REEL AU SENEGAL

TRANSMISSION DE LA POLITIQUE MONETAIRE AU SECTEUR REEL AU SENEGAL REPUBLIQUE DU SENEGAL ------------------ MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES ------------------ AGENCE NATIONALE DE LA STATISTIQUE ET DE LA DEMOGRAPHIE Direcion des Saisiques Economiques e de la Compabilié

Plus en détail

Évaluer la productivité globale des facteurs : l apport d une mesure de la qualité du capital et du travail

Évaluer la productivité globale des facteurs : l apport d une mesure de la qualité du capital et du travail Dossier Évaluer la producivié globale des faceurs : l appor d une mesure de la qualié du capial e du ravail Pierre-Yves Cabannes, Alexis Monau, Pierre-Alain Pionnier* L esimaion e la prévision de la croissance

Plus en détail

Les deux déficits, budgétaire et du compte courant, sont-ils jumeaux? Une étude empirique dans le cas d une petite économie en développement

Les deux déficits, budgétaire et du compte courant, sont-ils jumeaux? Une étude empirique dans le cas d une petite économie en développement Les deux déficis, budgéaire e du compe couran, sonils jumeaux? Une éude empirique dans le cas d une peie économie en développemen (Version préliminaire) Aueur: Wissem AJILI Docorane CREFED Universié Paris

Plus en détail

CHAPITRE I : Cinématique du point matériel

CHAPITRE I : Cinématique du point matériel I. 1 CHAPITRE I : Cinémaique du poin maériel I.1 : Inroducion La plupar des objes éudiés par les physiciens son en mouvemen : depuis les paricules élémenaires elles que les élecrons, les proons e les neurons

Plus en détail

L ajustement microéconomique des prix des carburants en France

L ajustement microéconomique des prix des carburants en France L ajusemen microéconomique des prix des carburans en France Erwan GAUTIER (LEMNA-TEPP, Universié de Nanes e Banque de France. Email : erwan.gauier@univ-nanes.fr) Ronan LE SAOUT (CREST e Ecole Polyechnique)

Plus en détail

L évaluation du prix des actions par les fondamentaux : analyse du marché français

L évaluation du prix des actions par les fondamentaux : analyse du marché français L évaluaion du prix des acions par les fondamenaux : analyse du marché français Dominique epin To cie his version: Dominique epin. L évaluaion du prix des acions par les fondamenaux : analyse du marché

Plus en détail

L évaluation immobilière. Michel Baroni 27/11/2009

L évaluation immobilière. Michel Baroni 27/11/2009 L évaluaion immobilière Michel Baroni 27/11/2009 Méhodes exisanes Méhodes des comparables Dépend de la base de données; méhode hédonique évenuellemen possible Méhodes de capialisaion Dépend de la base

Plus en détail

L évolution actuelle du crédit à l habitat en France est-elle soutenable?

L évolution actuelle du crédit à l habitat en France est-elle soutenable? L évoluion acuelle du crédi à l habia en rance es-elle souenable? rédéric WILHELM Direcion des Éudes e Saisiques monéaires Service des Analyses e Saisiques monéaires Le dynamisme acuel du crédi à l habia

Plus en détail

Solvency II, IFRS : l impact des modèles d actifs retenus

Solvency II, IFRS : l impact des modèles d actifs retenus Les normes IFRS en assurance Solvency II, IFRS : l impac des modèles d acifs reenus 31 e journée de séminaires acuariels ISA-HEC Lausanne e ISFA Lyon Pierre THÉROND pherond@winer-associes.fr 18 novembre

Plus en détail

N 2008 09 Juin. Base de données CHELEM commerce international du CEPII. Alix de SAINT VAULRY

N 2008 09 Juin. Base de données CHELEM commerce international du CEPII. Alix de SAINT VAULRY N 2008 09 Juin Base de données CHELEM commerce inernaional du CEPII Alix de SAINT VAULRY Base de données CHELEM commerce inernaional du CEPII Alix de SAINT VAULRY N 2008-09 Juin Base de données CHELEM

Plus en détail

Les circuits électriques en régime transitoire

Les circuits électriques en régime transitoire Les circuis élecriques en régime ransioire 1 Inroducion 1.1 Définiions 1.1.1 égime saionnaire Un régime saionnaire es caracérisé par des grandeurs indépendanes du emps. Un circui en couran coninu es donc

Plus en détail

COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX

COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX COURS GESTION FINANCIERE A COURT TERME SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX SEANCE 9 LE RISQUE DE TAUX GESTION DU RISQUE DE TAUX Obje de la séance 9: défini le risque de aux e présener

Plus en détail

Incidence du commerce international sur les salaires des Canadiens

Incidence du commerce international sur les salaires des Canadiens Incidence du commerce inernaional sur les salaires des Canadiens par Omar Zakhilwal N o 156 11F0019MPF N o 156 ISSN: 1200-5231 ISBN: 0-660-96431-7 Prix : 5 $ le numéro, 25 $ annuellemen Éudes de la Famille

Plus en détail

par Colin Thirtle et Robert Townsend, Université de Reading et Université de Pretoria

par Colin Thirtle et Robert Townsend, Université de Reading et Université de Pretoria Jour 10 L'esimaion de la réacion dnamique de l'offre par Colin Thirle e Rober Townsend, Universié de Reading e Universié de Preoria Table des maières Inroducion 1. La héorie de base de la producion e de

Plus en détail

Page # $ %& +',- VAN = 30; F 2 = 50; F 3 = 140. = -200 ; F 1. Avec r = 3% => VAN = 4,38 > 0. Avec r = 5% => VAN = -5,14 < 0.

Page # $ %& +',- VAN = 30; F 2 = 50; F 3 = 140. = -200 ; F 1. Avec r = 3% => VAN = 4,38 > 0. Avec r = 5% => VAN = -5,14 < 0. # $ %& 1. La VAN. Les aures crières 3. Exemple. Choix d invesissemen à long erme 5. Exercices!" '* '( Un proje ne sera mis en œuvre que si sa valeur acuelle nee ou VAN, définie comme la somme acualisée

Plus en détail

Finance 1 Université d Evry Val d Essonne. Séance 2. Philippe PRIAULET

Finance 1 Université d Evry Val d Essonne. Séance 2. Philippe PRIAULET Finance 1 Universié d Evry Val d Essonne éance 2 Philippe PRIAULET Plan du cours Les opions Définiion e Caracérisiques Terminologie, convenion e coaion Les différens payoffs Le levier implicie Exemple

Plus en détail

Chromatographie en Phase Gazeuse CPG.

Chromatographie en Phase Gazeuse CPG. TEISSIER Thomas MADET Nicolas Licence IUP SIAL Universié de Créeil-Paris XII COMPTE-RENDU DE TP DE CHROMATOGRAPHIE: Chromaographie en Phase Gazeuse CPG. Année universiaire 23/24 Sommaire. I OBJECTIF...3

Plus en détail

LES MODÈLES DE TAUX DE CHANGE

LES MODÈLES DE TAUX DE CHANGE LES MODÈLES DE TAUX DE CHANGE Équilibre de long erme, dynamique e hysérèse Anoine Bouvere Docoran à l OFCE Henri Serdyniak Direceur du Déparemen économie de la mondialisaion de l OFCE Professeur associé

Plus en détail

Le retour de l effet boule de neige

Le retour de l effet boule de neige Bureau fédéral du Plan /10/HJB/bd/2824 Le reour de l effe boule de neige Exposé à l Insiu Belge des Finances Publiques le 4 juin 2010 Henri BOGAERT C es en 1981 que j ai rédigé une noe don le ire imagé

Plus en détail

Chapitre 15 c Circuits RL et RC

Chapitre 15 c Circuits RL et RC Chapire 15 c Circuis L e C en régime impulsionnel Sommaire Circuis en régime impulsionnel Signal impulsionnel Mesure d'un circui C en régime impulsionnel Applicaion praique Eude du circui C en régime impulsionnel

Plus en détail

Interdépendance des marchés d actions : analyse de la relation entre les indices boursiers américain et européens

Interdépendance des marchés d actions : analyse de la relation entre les indices boursiers américain et européens Inerdépendance des marchés d acions : analyse de la relaion enre les indices boursiers américain e européens SANVI AVOUYI-DOVI, DAVID NETO Direcion générale des Éudes e des Relaions inernaionales Direcion

Plus en détail

TP Mesures de la vitesse du son

TP Mesures de la vitesse du son TP Mesures de la viesse du son Bu du TP. Lors de cee séance de ravaux praiques, l éudian es amené à mesurer la viesse de propagaion du son dans l air e dans l eau. 1 Inroducion Qu es-ce qu un son? Un son

Plus en détail

ÉTUDE D UN SYSTÈME PLURITECHNIQUE

ÉTUDE D UN SYSTÈME PLURITECHNIQUE DM SSI: AQUISITION DE l INFORMATION ÉTUDE D UN SYSTÈME PLURITECHNIQUE Pores Laérales Coulissanes de monospace PRÉSENTATION DE L ÉTUDE Mise en siuaion Les fabricans d'auomobiles, face à une concurrence

Plus en détail

Répercussions du travail autonome sur la croissance de la productivité du travail : Comparaison Canada-États-Unis

Répercussions du travail autonome sur la croissance de la productivité du travail : Comparaison Canada-États-Unis N o 11F0027MIF au caalogue N o 016 ISSN: 1703-0412 ISBN: 0-662-89622-X Documen de recherche Série de documens de recherche sur l'analyse économique (AE) Répercussions du ravail auonome sur la croissance

Plus en détail

Caractéristiques des signaux électriques

Caractéristiques des signaux électriques Sie Inerne : www.gecif.ne Discipline : Génie Elecrique Caracérisiques des signaux élecriques Sommaire I Définiion d un signal analogique page 1 II Caracérisiques d un signal analogique page 2 II 1 Forme

Plus en détail

F 2 = - T p K 0. ... F T = - T p K 0 - K 0

F 2 = - T p K 0. ... F T = - T p K 0 - K 0 Correcion de l exercice 2 de l assisana pré-quiz final du cours Gesion financière : «chéancier e aux de renabilié inerne d empruns à long erme» Quesion : rappeler la formule donnan les flux à chaque échéance

Plus en détail

Séquence 2. Pourcentages. Sommaire

Séquence 2. Pourcentages. Sommaire Séquence 2 Pourcenages Sommaire Pré-requis Évoluions e pourcenages Évoluions successives, évoluion réciproque Complémen sur calcularices e ableur Synhèse du cours Exercices d approfondissemen 1 1 Pré-requis

Plus en détail

Présentation groupe de travail

Présentation groupe de travail Présenaion groupe de ravail Sofiane Saadane jeudi 23 mai 2013 Résumé L aricle sur lequel on ravaille [LP09] présene un problème de bandi à deux bras comporan une pénalié. Nous commencerons par présener

Plus en détail

GESTION DU RÉSULTAT : MESURE ET DÉMESURE 1 2 ème version révisée, août 2003

GESTION DU RÉSULTAT : MESURE ET DÉMESURE 1 2 ème version révisée, août 2003 GESTION DU RÉSULTAT : MESURE ET DÉMESURE 1 2 ème version révisée, aoû 2003 Thomas JEANJEAN 2 Cahier de recherche du CEREG n 2003-13 Résumé : Depuis une vingaine d années, la noion d accruals discréionnaires

Plus en détail

Pouvoir de marché et transmission asymétrique des prix sur les marchés de produits vivriers au Bénin

Pouvoir de marché et transmission asymétrique des prix sur les marchés de produits vivriers au Bénin C N R S U N I V E R S I T E D A U V E R G N E F A C U L T E D E S S C I E N C E S E C O N O M I Q U E S E T D E G E S T I O N CENTRE D ETUDES ET DE RECHERCHES SUR LE DEVELOPPEMENT INTER NATIONAL Pouvoir

Plus en détail

Transmission Des Variations Du Taux De Change Aux Prix vidence Empirique Pour La Tunisie Et Le Maroc

Transmission Des Variations Du Taux De Change Aux Prix vidence Empirique Pour La Tunisie Et Le Maroc Global Journal of Managemen and Business Research Volume 12 Issue 2 Version 1.0 Type: Double Blind Peer Reviewed Inernaional Research Journal Publisher: Global Journals Inc. (USA) Online ISSN: 2249-4588

Plus en détail

Réponse indicielle et impulsionnelle d un système linéaire

Réponse indicielle et impulsionnelle d un système linéaire PSI Brizeux Ch. E2: Réponse indicielle e impulsionnelle d un sysème linéaire 18 CHAPITRE E2 Réponse indicielle e impulsionnelle d un sysème linéaire Nous connaissons ou l inérê de l éude de la réponse

Plus en détail

Rappels théoriques. -TP- Modulations digitales ASK - FSK. Première partie 1 INTRODUCTION

Rappels théoriques. -TP- Modulations digitales ASK - FSK. Première partie 1 INTRODUCTION 2 IUT Blois Déparemen GTR J.M. Giraul, O. Bou Maar, D. Ceron M. Richard, P. Sevesre e M. Leberre. -TP- Modulaions digiales ASK - FSK IUT Blois Déparemen du Génie des Télécommunicaions e des Réseaux. Le

Plus en détail

MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES

MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES Un Peuple - Un Bu Une Foi MINISTERE DE L ECONOMIE ET DES FINANCES DIRECTION DE LA PREVISION ET DES ETUDES ECONOMIQUES Documen d Eude N 08 ENJEUX ECONOMIQUES ET COMMERCIAUX DE L ACCORD DE PARTENARIAT ECONOMIQUE

Plus en détail

DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE

DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE DOCUMENT DE RECHERCHE EPEE CENTRE D ETUDE DES POLITIQUES ECONOMIQUES DE L UNIVERSITE D EVRY Comporemen du banquier cenral en environnemen incerain Sanvi AVOUYI-DOVI & Jean-Guillaume SAHUC 07-05 www.univ-evry.fr/epee

Plus en détail

TD/TP : Taux d un emprunt (méthode de Newton)

TD/TP : Taux d un emprunt (méthode de Newton) TD/TP : Taux d un emprun (méhode de Newon) 1 On s inéresse à des calculs relaifs à des remboursemens d empruns 1. On noera C 0 la somme emprunée, M la somme remboursée chaque mois (mensualié), le aux mensuel

Plus en détail

Mesure de l incertitude tendancielle sur la mortalité Application à un régime de rentes en cours de service

Mesure de l incertitude tendancielle sur la mortalité Application à un régime de rentes en cours de service Mesure de l inceriude endancielle sur la moralié Applicaion à un régime de renes en cours de service - Frédéric PLANCHET (Universié Lyon, Laboraoire SAF, Winer & Associés) - Marc JUILLARD (Winer & Associés)

Plus en détail

Impact budgétaire de l immigration en France : une étude de comptabilité générationnelle

Impact budgétaire de l immigration en France : une étude de comptabilité générationnelle Impac budgéaire de l immigraion en France : une éude de compabilié généraionnelle Xavier Chojnicki Equippe (Universié de Lille 2) e Cepii L'objecif es ici d'éudier, en comparan les effes découlan d un

Plus en détail

Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflation: Cas de la Nouvelle Zélande

Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflation: Cas de la Nouvelle Zélande Règle de Taylor dans le cadre du Ciblage d inflaion: Cas de la Nouvelle Zélande Résumé : La nouvelle Zélande es le pays ayan la plus grande expérience en poliique du ciblage d inflaion. Cee poliique a

Plus en détail

CARACTERISTIQUES STATIQUES D'UN SYSTEME

CARACTERISTIQUES STATIQUES D'UN SYSTEME CARACTERISTIQUES STATIQUES D'UN SYSTEE 1 SYSTEE STABLE, SYSTEE INSTABLE 1.1 Exemple 1: Soi un sysème composé d une cuve pour laquelle l écoulemen (perurbaion) es naurel au ravers d une vanne d ouverure

Plus en détail

MODELES DE LA COURBE DES TAUX D INTERET. UNIVERSITE d EVRY Séance 4. Philippe PRIAULET

MODELES DE LA COURBE DES TAUX D INTERET. UNIVERSITE d EVRY Séance 4. Philippe PRIAULET MODELES DE LA COURBE DES AUX D INERE UNIVERSIE d EVRY Séance 4 Philippe PRIAULE Plan de la Séance Les modèles sochasiques de déformaion de la courbe des aux: Approche déaillée Le modèle de Black: référence

Plus en détail

Productivité Globale des Facteurs et Croissance dans un contexte de Changement Institutionnel : Le cas du Venezuela (1942-2002)

Productivité Globale des Facteurs et Croissance dans un contexte de Changement Institutionnel : Le cas du Venezuela (1942-2002) Producivié Globale des Faceurs e Croissance dans un conexe de Changemen Insiuionnel : Alejandro Quijada * Aoû 2004 Résumé Le Venezuela es le dixième produceur e le sixième exporaeur mondial de pérole.

Plus en détail

Mémoire présenté et soutenu en vue de l obtention

Mémoire présenté et soutenu en vue de l obtention République du Cameroun Paix - Travail - Parie Universié de Yaoundé I Faculé des sciences Déparemen de Mahémaiques Maser de saisique Appliquée Republic of Cameroon Peace Wor Faherland The Universiy of Yaoundé

Plus en détail

La crise de liquidité a engendré une réponse réglementaire en cours d ajustement qui pousse

La crise de liquidité a engendré une réponse réglementaire en cours d ajustement qui pousse Crise de liquidié Piloage du LCR ou du risque de liquidié? Salwa Fariji / Vincen Boisbourdain Salwa Fariji es consulane chez Opus Finance. Diplômée de L ESEC de Barcelone en analyse financière e gesion

Plus en détail

Séminaire d Économie Publique

Séminaire d Économie Publique Séminaire d Économie Publique Les niveaux de dépenses d'infrasrucure son-ils opimaux dans les pays en développemen? Sonia Bassi, LAEP Discuan : Evans Salies, MATISSE & ADIS, U. Paris 11 Mardi 8 février

Plus en détail

Exemples de résolutions d équations différentielles

Exemples de résolutions d équations différentielles Exemples de résoluions d équaions différenielles Table des maières 1 Définiions 1 Sans second membre 1.1 Exemple.................................................. 1 3 Avec second membre 3.1 Exemple..................................................

Plus en détail

CONTRIBUTION A L ANALYSE DE LA GESTION DU RESULTAT DES SOCIETES COTEES

CONTRIBUTION A L ANALYSE DE LA GESTION DU RESULTAT DES SOCIETES COTEES CONTRIBUTION A L ANALYSE DE LA GESTION DU RESULTAT DES SOCIETES COTEES Thomas Jeanjean To cie his version: Thomas Jeanjean. CONTRIBUTION A L ANALYSE DE LA GESTION DU RESULTAT DES SOCIETES COTEES. 22ÈME

Plus en détail

Article. «Les effets à long terme des fonds de pension» Pascal Belan, Philippe Michel et Bertrand Wigniolle

Article. «Les effets à long terme des fonds de pension» Pascal Belan, Philippe Michel et Bertrand Wigniolle Aricle «Les effes à long erme des fonds de pension» Pascal Belan, Philippe Michel e Berrand Wigniolle L'Acualié économique, vol 79, n 4, 003, p 457-480 Pour cier ce aricle, uiliser l'informaion suivane

Plus en détail

Crise économique et crise du système de retraite au Cameroun. Economic crisis and crisis of the pension system in Cameroon

Crise économique et crise du système de retraite au Cameroun. Economic crisis and crisis of the pension system in Cameroon Crise économique e crise du sysème de reraie au Cameroun Kemeze Francis Hypolie PhD candidae in Applied Agriculural Economics and Policy, Universiy of Ghana, Legon Email: kefrhy@gmail.com Résumé : Proégé

Plus en détail

Documents de Travail du Centre d Economie de la Sorbonne

Documents de Travail du Centre d Economie de la Sorbonne Documens de Travail du Cenre d Economie de la Sorbonne D un muliple condiionnel en assurance de porefeuille : CAViaR pour les gesionnaires? Benjamin HAMIDI, Emmanuel JURCZENKO, Berrand MAILLET 2009.33

Plus en détail

GBF et Oscilloscope. 1. «un seul bouton à la fois tu manipuleras»; 2. «aux boutons inconnus tu ne toucheras». I) Première approche

GBF et Oscilloscope. 1. «un seul bouton à la fois tu manipuleras»; 2. «aux boutons inconnus tu ne toucheras». I) Première approche e Oscilloscope objecif de ce TP es d apprendre à uiliser, ie. à régler, deux des appareils les plus courammen uilisés : le e l oscilloscope. Pour cela vous serez amené(e) à uiliser e à associer de nouveaux

Plus en détail

Documentation Technique de Référence Chapitre 8 Trames types Article 8.14-1

Documentation Technique de Référence Chapitre 8 Trames types Article 8.14-1 Documenaion Technique de Référence Chapire 8 Trames ypes Aricle 8.14-1 Trame de Rappor de conrôle de conformié des performances d une insallaion de producion Documen valide pour la période du 18 novembre

Plus en détail

Pilotage technique d un régime de rentes viagères : identification et mesure des risques, allocation d actif, suivi actuariel.

Pilotage technique d un régime de rentes viagères : identification et mesure des risques, allocation d actif, suivi actuariel. Piloage echnique d un régime de renes viagères : idenificaion e mesure des risques, allocaion d acif, suivi acuariel. Frédéric Planche To cie his version: Frédéric Planche. Piloage echnique d un régime

Plus en détail

Sélection de portefeuilles et prédictibilité des rendements via la durée de l avantage concurrentiel 1

Sélection de portefeuilles et prédictibilité des rendements via la durée de l avantage concurrentiel 1 ASAC 008 Halifax, Nouvelle-Écosse Jacques Sain-Pierre (Professeur Tiulaire) Chawki Mouelhi (Éudian au Ph.D.) Faculé des sciences de l adminisraion Universié Laval Sélecion de porefeuilles e prédicibilié

Plus en détail

Gestion des risques dans les chaînes logistiques : planification sous incertitude par la théorie des possibilités

Gestion des risques dans les chaînes logistiques : planification sous incertitude par la théorie des possibilités Gesion des risques dans les chaînes logisiques : planificaion sous inceriude par la héorie des possibiliés Romain Guillaume To cie his version: Romain Guillaume. Gesion des risques dans les chaînes logisiques

Plus en détail

Efficience et Productivité des Banques Commerciales Marocaines: Approche non Paramétrique. Touhami Abdelkhalek and Sanae Solhi

Efficience et Productivité des Banques Commerciales Marocaines: Approche non Paramétrique. Touhami Abdelkhalek and Sanae Solhi Efficience e Producivié des Banques Commerciales Marocaines: Approche non Paramérique Touhami Abdelkhalek and Sanae Solhi ERF 5TH CONFERENCE 23-25h November 2008 Efficience e producivié des banques commerciales

Plus en détail

Prise en compte de la volatilité dans les questions de valorisation à long terme des actifs physiques

Prise en compte de la volatilité dans les questions de valorisation à long terme des actifs physiques 2007RP-09 Prise en compe de la volailié dans les quesions de valorisaion à long erme des acifs physiques Marcel Boyer Rappor de proje Projec repor Rappor préparé à l inenion de la Direcion de la Recherche

Plus en détail

Exercices de baccalauréat série S sur la loi exponentielle

Exercices de baccalauréat série S sur la loi exponentielle Eercices de baccalauréa série S sur la loi eponenielle (page de l énoncé/page du corrigé) La compagnie d'auocars (Bac série S, cenres érangers, 23) (2/) Durée de vie d'un composan élecronique (Bac série

Plus en détail

Four à arc double cuve à courant continu à économie d énergie pour ferrailles de qualité médiocre

Four à arc double cuve à courant continu à économie d énergie pour ferrailles de qualité médiocre Four à arc double cuve à couran coninu à économie d énergie pour ferrailles de qualié médiocre Le four à arc double cuve à couran coninu opimisé énergéiquemen d ABB fourni à chaque aciérise un agréga de

Plus en détail

Charlemagne Babatoundé IGUE *

Charlemagne Babatoundé IGUE * Aide Publique au Développemen, Dépenses Sociales e Croissance Pro-pauvre au Bénin Charlemagne Babaoundé IGUE * FASEG / Universié d Abomey-Calavi (BENIN). 01 BP 6365, Coonou. E-mail : charlyigue@yahoo.fr

Plus en détail

Le mécanisme du multiplicateur (dit "multiplicateur keynésien") revisité

Le mécanisme du multiplicateur (dit multiplicateur keynésien) revisité Le mécanisme du muliplicaeur (di "muliplicaeur kenésien") revisié Gabriel Galand (Ocobre 202) Résumé Le muliplicaeur kenésien remone à Kenes lui-même mais il es encore uilisé de nos jours, au moins par

Plus en détail

Conditions Générales Valant Note d Information. Assurance Vie

Conditions Générales Valant Note d Information. Assurance Vie Condiions Générales Valan Noe d Informaion Assurance Vie DISPOSITIONS ESSENTIELLES DU CONTRAT 1. Epargne évoluion es un conra individuel d assurance sur la vie de ype mulisuppors, exprimé en euros e/ou

Plus en détail

Estimation des matrices de trafics

Estimation des matrices de trafics Cédric Foruny 1/5 Esimaion des marices de rafics Cedric FORTUNY Direceur(s) de hèse : Jean Marie GARCIA e Olivier BRUN Laboraoire d accueil : LAAS & QoSDesign 7, av du Colonel Roche 31077 TOULOUSE Cedex

Plus en détail

Fonds spéculatifs : évolution de l exposition au risque et de l effet de levier 1

Fonds spéculatifs : évolution de l exposition au risque et de l effet de levier 1 Parick McGuire +41 61 28 8921 parick.mcguire@bis.org Eli Remolona +852 2878 715 eli.remolona@bis.org Kosas Tsasaronis +41 61 28 882 ksasaronis@bis.org Fonds spéculaifs : évoluion de l exposiion au risque

Plus en détail

Le système d incitation basé sur la valeur économique ajoutée : Un remède à la manipulation comptable? Jihene El Ouakdi* Jacques Saint-Pierre**

Le système d incitation basé sur la valeur économique ajoutée : Un remède à la manipulation comptable? Jihene El Ouakdi* Jacques Saint-Pierre** Le sysème d inciaion basé sur la valeur économique ajouée : Un remède à la manipulaion compable? Par Jihene El Ouakdi* Jacques Sain-Pierre** * Éudiane au Ph.D. Déparemen de finance e assurance Faculé des

Plus en détail

INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES

INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES INDICATEURS DE L ÉDUCATION DIRECTIVES TECHNIQUES NOVEMBRE 2009 1 SOMMAIRE Taux d alphabéisme des adules ou Taux d analphabéisme.... 3 Nombre d adules analphabèes... 5 Taux bru d accès (TBA) en première

Plus en détail

Capteurs CCD (Charge Coupled Device)

Capteurs CCD (Charge Coupled Device) Capeurs CCD (Charge Coupled Device) 1 NOTION SUR LES CONDUCTEURS, SEMI-CONDUCTEURS ET ONDES LUMINEUSES... 2 1.1 STRUCTURE DE LA MATIERE... 2 1.2 LES ISOLANTS... 2 1.3 LES CONDUCTEURS... 2 1.4 LES SEMI-CONDUCTEURS...

Plus en détail

2. Quelle est la valeur de la prime de l option américaine correspondante? Utilisez pour cela la technique dite de remontée de l arbre.

2. Quelle est la valeur de la prime de l option américaine correspondante? Utilisez pour cela la technique dite de remontée de l arbre. 1 Examen. 1.1 Prime d une opion sur un fuure On considère une opion à 85 jours sur un fuure de nominal 18 francs, e don le prix d exercice es 175 francs. Le aux d inérê (coninu) du marché monéaire es 6%

Plus en détail

LA POLITIQUE MONETAIRE A TAUX ZERO ET SES IMPLICATIONS SUR LES MARCHES FINANCIERS: LE CAS DE LA BANQUE DU JAPON

LA POLITIQUE MONETAIRE A TAUX ZERO ET SES IMPLICATIONS SUR LES MARCHES FINANCIERS: LE CAS DE LA BANQUE DU JAPON LA POLITIQUE MONETAIRE A TAUX ZERO ET SES IMPLICATIONS SUR LES MARCHES FINANCIERS: LE CAS DE LA BANQUE DU JAPON Ibrahima Soumare To cie his version: Ibrahima Soumare. LA POLITIQUE MONETAIRE A TAUX ZERO

Plus en détail

SURVOL DE LA LITTÉRATURE SUR LES MODÈLES DE TAUX DE CHANGE D ÉQUILIBRE: ASPECTS THÉORIQUES ET DISCUSSIONS COMPARATIVES

SURVOL DE LA LITTÉRATURE SUR LES MODÈLES DE TAUX DE CHANGE D ÉQUILIBRE: ASPECTS THÉORIQUES ET DISCUSSIONS COMPARATIVES Ankara Üniversiesi SBF Dergisi, Cil 66, No. 4, 2011, s. 125-152 SURVOL DE LA LITTÉRATURE SUR LES MODÈLES DE TAUX DE CHANGE D ÉQUILIBRE: ASPECTS THÉORIQUES ET DISCUSSIONS COMPARATIVES Dr. Akın Usupbeyli

Plus en détail