TRAITEMENT ACTUEL DE L HÉPATITE C : PLACE DE LA RIBAVIRINE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "TRAITEMENT ACTUEL DE L HÉPATITE C : PLACE DE LA RIBAVIRINE"

Transcription

1 Évaluation thérapeutique : TRAITEMENT ACTUEL DE L HÉPATITE C : PLACE DE LA RIBAVIRINE 1. Évaluation clinique 2. Évaluation pharmaco-économique 5

2 É d i t o r i a l Depuis 10 ans, date à laquelle le virus de l'hépatite C a été mis en évidence par les techniques de biologie moléculaire par la firme américaine Chiron, les progrès thérapeutiques ont été majeurs. Pour traiter nos malades atteints d'hépatite non A non B, puis d'hépatite C, nous avons eu, dans un premier temps, l'interféron alpha 2b et alpha 2a en monothérapie, mais dont l'efficacité, à long terme, c'est-à-dire au moins 6 mois après l'arrêt du traitement, était relativement médiocre, c'est-à-dire pas plus de 20 % de guérisons et encore moins si on traitait les malades au stade de cirrhose. Nous avons actuellement à notre disposition l'association interféron-ribavirine, dont les résultats sont beaucoup plus intéressants, 50 % de réponses à long terme en moyenne, pouvant atteindre 70 % en présence de facteurs de réponse favorables au traitement. Nous avons, depuis peu, 1a possibilité de prescrire de l'interféron pégylé alpha 2b en monothérapie, mais dont les indications ne concernent qu'un tout petit nombre de malades, puisqu'il s'agit de malades intolérants ou ayant des contreindications à la ribavirine. Cette étape est transitoire et, dans les mois qui viennent, l'association de l interféron pégylé à la ribavirine aura l'amm. Dans les années qui viennent, des trithérapies vont être testées. D'ores et déjà, la bithérapie est efficace et les malades qui peuvent en bénéficier doivent être traités afin d'éviter l'évolution vers la cirrhose et le carcinome hépato-cellulaire sur cirrhose. La réputation de bénignité de l'hépatite C n'est pas toujours justifiée. Certes, l'évolution cirrhogène après la contamination est longue ; certes, les malades n'évoluent pas tous vers la cirrhose, mais il est admis actuellement que presque 80 % des malades atteints de carcinome hépato-cellulaire, dont l'incidence augmente partout dans le monde, sont contaminés par le virus de l'hépatite C. Il faut donc proposer aux malades atteints d'hépatite chronique C active avec élévation des transaminases, un traitement de 6 à 12 mois, par l'interféron et la ribavirine. 6

3 La dernière conférence de consensus, qui s'est tenue à Paris en 1999, a précisé les indications et les modalités du traitement. On traite les malades adultes atteints d'hépatite chronique C, avec des signes d'activité et de fibrose à la biopsie, sauf les malades aux deux extrémités, c'est-à-dire les malades trop graves et les malades très peu graves. Les malades trop graves, c'est à-dire ayant une cirrhose au stade de décompensation (ayant une ascite, un ictère, une encéphalopathie hépatique...) ne doivent pas être traités par les anti-viraux et relèvent plutôt de la transplantation hépatique. Les malades très peu graves, contaminés il y a des dizaines d'années et ayant à la biopsie des anomalies minimes, dont on peut penser qu'elles n'évoluent pas dans l'immédiat vers la cirrhose, ne doivent pas non plus être traités, mais surveillés. Il est vraisemblable que cette attitude attentiste soit modifiée dans les années à venir, lorsque les traitements auront des efficacités supérieures au prix d'effets secondaires modérés. De même, dans les termes de l'amm, il est recommandé de ne pas traiter, donc de ne pas biopsier les malades ayant des transaminases répétitivement normales, même si un petit nombre d entre eux ont des lésions histologiques qui justifieraient en elles-mêmes un traitement. Lorsqu'on décide de traiter un malade par l'association interféron-ribavirine, on peut prévoir l'efficacité du traitement en fonction d'un certain nombre de critères. Les critères de bonne réponse au traitement sont les suivants : le «bon» génotype, c'est-à-dire 2 ou 3, une faible charge virale, un âge inférieur à 40 ans, le sexe féminin et, à l histologie, une fibrose non évoluée. Dans tous les cas, que le malade soit ou non biopsié, soit ou non traité, il importe d'agir sur les cofacteurs qui accélèrent l'évolution cirrhogène et, en particulier, sur l'un d'entre eux : l'alcool. Dans les mois qui viennent, l'interféron pégylé associé à la ribavirine aura probablement l'amm dans le traitement de l'hépatite chronique C. L interféron pégylé permet grâce à la liaison entre interféron et polyéthylène glycol, une libération prolongée de l interféron, en sorte qu'au lieu des 3 injections hebdomadaires, une injection hebdomadaire est suffisante. Par rapport à l'interféron standard, l'interféron pégylé multiplie par 2 les chances de réponse. Associé à la ribavirine, les essais thérapeutiques sont en cours et paraissent déjà prometteurs. Pr C. Buffet Service des maladies du foie et de l appareil digestif Centre hospitalier universitaire de Bicêtre 7

4 Évaluation thérapeutique TRAITEMENT ACTUEL DE L HÉPATITE C : PLACE DE LA RIBAVIRINE 1. Évaluation clinique Amina Benomar-Haurez*, Nathalie Del Missier* et la participation du comité de rédaction * Service Pharmacie, Hôpital Tenon, AP-HP Remerciements : R. Poupon (Paris), T. Poynard (Paris). Résumé. L'hépatite C est un problème majeur de santé publique. Le virus de hépatite C (VHC) est responsable de la majorité des cas d'hépatite chronique pouvant évoluer vers une cirrhose et un carcinome hépato-cellulaire (CHC), à l'origine de transplantation hépatique. Le VHC présente une très grande variabilité génomique, ce qui rend difficile la réalisation d'un vaccin. La réponse au traitement varie en fonction du génotype. Le VHC est un virus enveloppé à ARN monocaténaire. Il présente 6 génotypes majeurs. Chez un même individu, le virus circule sous forme de quasi-espèces, responsables de l'échappement à la réponse immunitaire de l'hôte. La transmission du VHC est essentiellement sanguine. La toxicomanie intraveineuse représente aujourd'hui la principale cause de contamination. La transmission materno-fœtale existe. Il n'y aurait pas de transmission par le lait maternel. La transmission sexuelle est très rare. Dans les pays occidentaux, le VHC est responsable de près de 20 % des cas d'hépatites aiguës, de 70 % des cas d hépatites chroniques, de 40 % des cas de cirrhoses décompensées, de 60 % des cas de carcinomes hépatocellulaires (CHC) et de 30 % des cas des transplantations hépatiques (première cause en Europe). Le VHC n'a pas d'effet cytopathogène. La clinique de l'hépatite C est très polymorphe. L'évolution de la maladie est variable. L 'hépatite C chronique peut être à ALAT normales ou à ALAT élevées. L'évolution vers la cirrhose se déroule en 10 à 30 ans. Le carcinome hépatocellulaire représente la principale cause de mortalité. Les lésions histologiques permettent d'apprécier le stade d'évolution de la maladie (score METAVIR). Un certain nombre de facteurs prédictifs positifs et négatifs (liés au malade, virémiques, histologiques) concernant l évolution de la maladie et la réponse au traitement par l interféron peuvent être dégagés. Du point de vue diagnostic, le symptôme le plus évocateur d une hépatite aiguë est l ictère. Il n existe pas de symptômes spécifiques de l hépatite C chronique. Le diagnostic biologique repose sur des tests sérologiques (détection des anticorps anti-vhc et détection de l'antigène de capside du VHC), des tests moléculaires (détection qualitative de l'arn du VHC et mesure de la charge virale) et sur le dosage des transaminases. La ponction-biopsie hépatique est nécessaire au diagnostic d'une hépatite chronique active. En cas de monothérapie par interféron alpha, les principaux critères de réponse au traitement sont la diminution et/ou la normalisation des transaminases ainsi que la diminution et/ou la disparition de l'arn viral sérique. D'après ces critères, plusieurs catégories de patients sont définies : les répondeurs et les non-répondeurs. Après 12 mois de traitement, 25 % des patients répondent, 25 % rechutent et 50 % sont non-répondeurs. Le traitement de l'hépatite C par l'interféron alfa en monothérapie trouve ses limites dans les rechutes et les "non-réponses". Il peut être alors indiqué de retraiter par une association interféron-ribavirine, qui est aujourd'hui le traitement de référence, lorsque la ribavirine n'est pas contre-indiquée. Il existe un consensus pour attendre 6 mois avant de décider qu un patient est non répondeur à cette association. La durée optimale de traitement par l'association interféron-ribavirine n est pas établie. Le pronostic de l hépatite C devrait encore être amélioré avec l emploi de l interféron pégylé - sans doute mieux adapté à la cinétique virale - qui vient d avoir l AMM (en monothérapie et devrait probablement l obtenir en bithérapie au cours du premier semestre 2001). L interféron alfa est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d hépatite C chronique histologiquement prouvée, possédant des marqueurs sériques de réplication du virus C. La posologie recommandée est de 3 à 6 millions d'unités internationales, 3 fois par semaine, par voie sous-cutanée, pendant 12 mois voire 18 mois. L'arrêt doit être envisagé en l'absence de réponse après 3 à 4 mois de traitement. La ribavirine est indiquée en association avec l'interféron alfa, dans le traitement des hépatites C chroniques des patients répondeurs rechuteurs à un premier traitement par interféron alfa, et chez les patients naïfs présentant une fibrose ou une activité inflammatoire élevée. La posologie est de 1000 ou 1200 mg/j, en deux prises, au moment des repas. L interféron pégylé est indiqué en monothérapie en cas de contre-indication à la ribavirine. Une conférence de consensus tenue en février 1999 a émis un certain nombre de recommandations concernant l emploi de la ribavirine, la bithérapie et sa durée et les critères retenus pour qu un malade en bénéficie. Th. Poynard et J. McHutchison recommandent la bithérapie sous certaines conditions. Le traitement de l hépatite C est en constante évolution : de nouveaux schémas thérapeutiques comportant les médicaments déjà utilisés et probablement de nouveaux médicaments, seront proposés dans un avenir proche. Mots clés : cirrhose, hepatite C, carcinome hépatocellulaire, interféron, peginterféron, transaminase, ribavirine, vaccin, 8

5 INTRODUCTION L'hépatite C est un problème majeur de santé publique. Le virus de hépatite C (VHC) est responsable de la majorité des cas d'hépatite chronique pouvant évoluer vers une cirrhose et un carcinome hépato-cellulaire (CHC), à l'origine de transplantation hépatique (61). En France seulement 25 à 30 % des personnes porteuses du virus sont identifiées, du fait d'un nombre important de formes asymptomatiques et d'une évolution silencieuse possible sur plusieurs années (23). Le VHC présente une très grande variabilité génomique, ce qui rend difficile la réalisation d'un vaccin. La réponse au traitement varie en fonction du génotype (1, 38, 88). De 1991 à 1999, le seul traitement disponible de l'hépatite C chronique active était l'interféron alfa. Ce traitement est efficace chez moins de la moitié des patients à court terme et une réponse durable est obtenue pour 10 à 15 % seulement d'entre eux (39, 75). En août 1999, la ribavirine a obtenu son AMM en France, dans le traitement des hépatites C chroniques, en association à l'interféron alfa 2b, et bientôt probablement avec l interféron alfa-2a. D'autre part, plusieurs substances actives sont actuellement à l'étude, tels l'interféron pégylé - qui vient d obtenir l AMM en monothérapie - et l'amantadinenotamment (43, 52, 83). Virologie Le VHC a été identifié en 1989 et est tenu pour responsable de la majorité des hépatites appelées, jusque là, non-a non- B. Le VHC est un virus enveloppé, de 60 à 80 nm de diamètre, appartenant à la famille des Flaviviridae. Son génome est constitué d'un ARN monocaténaire de nucléotides environ, codant pour une polyprotéine à l origine des protéines structurelles et non structurelles du virus (figure 1). Il présente 6 génotypes majeurs et une cinquantaine de sous-types de répartition géographique variable (10, 88, 89). Les génotypes les plus répandus sont 1a, 1b, 2 et 3a. Le génotype 1 b est moins moins sensible au traitement antiviral. Ce dernier prédomine en France (80, 91). La variabilité du génome du VHC est importante, surtout au niveau de la région codante, en particulier la région hypervariable HVR1 codant la protéine d'enveloppe E2 qui est une des cibles principales des anticorps neutralisants (76, 88). Ainsi, chez un même individu, le virus circule sous forme d'un mélange complexe de variants génétiquement différents bien qu'apparentés appelés quasi-espèces, et responsables de l'échappement à la réponse immunitaire de l'hôte. (26, 37, 76). L'HÉPATITE C En bref. Le virus de hépatite C (VHC) est un virus à ARN monocaténaire. La variabilité du génome est importante. Chez un même individu, le virus circule sous forme de quasi-espèces, responsables de l'échappement à la réponse immunitaire de l'hôte. La transmission du VHC est essentiellement sanguine (toxicomanie intraveineuse essentiellement). La transmission materno-fœtale existe. Il n'y aurait pas de transmission par le lait maternel. La transmission nosocomiale est possible. La transmission sexuelle est très rare. Dans les pays occidentaux, le VHC est responsable de près de 20 % des cas d'hépatites aiguës, de 70 % des cas d hépatites chroniques, de 40 % des cas de cirrhoses décompensées, de 60 % des cas de carcinomes hépatocellulaires et de 30 % des cas des transplantations hépatiques. Le VHC n'a pas d'effet cytopathogène. La clinique de l'hépatite C est très polymorphe. L'évolution de la maladie est variable. L 'hépatite C chronique peut être à ALAT normales ou à ALAT élevées. L'évolution vers la cirrhose se déroule en 10 à 30 ans. Le carcinome hépatocellulaire représente la principale cause de mortalité. Les lésions histologiques permettent d'apprécier le stade d'évolution de la maladie (score METAVIR). Un certain nombre de facteurs prédictifs positifs et négatifs (liés au malade, virémiques, histologiques) concernant l évolution de la maladie et la réponse au traitement par l interféron peuvent être dégagés. Le diagnostic biologique repose sur des tests sérologiques, des tests moléculaires et sur le dosage des transaminases. 9 Protéines structurelles Protéines non structurelles t tt t k u u u u C E1 E2 p7 NS2 NS3 NS4A NS4B NS5A NS5B Figure 1 : Représentation schématique de la polyprotéine codée par le génome du VHC (42) t : site de clivage pour les peptidases de l hôte k : site de clivage NS2/NS3 autocatalytique u : site de clivage pour la NS3 protéinase Aminoacides Protéine Fonction C nucléocapside E1 enveloppe glycoprotéique E2 enveloppe glycoprotéique p7? NS2 auto-protéase Zn activé NS2/NS NS3 Ser-protéase (aa 1-180) RNA hélicase (aa ) NS4A NS3 Ser-protéase cofacteur (aa 21-34) NS4B? NS5A Interféron α résistance NS5B RNA polymérase RNA-dépendante

6 Modes de transmission 1. Transmission sanguine La transmission du VHC est essentiellement sanguine (4, 88). La toxicomanie intraveineuse représente aujourd'hui la principale cause de contamination, fréquemment associée au génotype 3a. La toxicomanie intranasale est également responsable de contamination (88). La séroprévalence des anciens toxicomanes est estimée entre 50 et 80 %, selon les études. L'incidence annuelle est d'environ nouveaux cas (80, 93). La contamination par transfusion de médicaments sanguins labiles ou de médicaments dérivés du sang a pratiquement disparu depuis Elle est associée principalement au génotype 1b. Son incidence est estimée à 1/ en 2000, en France (80). Le risque de contracter le virus après un accident d'exposition au sang est de 3 à 5 % ; il peut atteindre 10 % en cas de forte virémie du sujet source (14, 80). 2. Transmission materno-fœtale La transmission materno-fœtale existe, avec un risque variable en fonction du statut virologique de la mère et du stade de la maladie (88, 95). Il est estimé en moyenne à 3 % ; il peut atteindre 10 % si la mère est virémique, voire 30 % si elle est co-infectée par le virus du SIDA (21, 80). Il n'y aurait pas de transmission du VHC par le lait maternel (80, 95). 3. Transmission nosocomiale La transmission nosocomiale est possible par l'intermédiaire de dispositifs médicaux, de malade à malade, lors d'une endoscopie digestive ou d'une greffe d'organe, ou encore dans les centres d'hémodialyse. Elle résulte en général d'une désinfection défectueuse des dispositifs médicaux utilisés (34, 53, 80, 81). 4. Transmission sexuelle D'après la dernière conférence de consensus : " La transmission sexuelle est très rare. La prévalence de l infection par le VHC chez les partenaires d un couple homosexuel ou hétérosexuel stable est très basse, mais elle est plus élevée chez les personnes ayant des partenaires multiples. L usage des préservatifs dans les couples stables n est pas justifié ; en revanche il est fortement recommandé chez les personnes ayant des partenaires multiples " (33). Les résultats des études concernant la transmission sexuelle sont souvent contradictoires du fait d une probable transmission au cours des gestes de la vie quotidienne (partage de certains objets personnels susceptibles d être en contact avec le sang du malade : brosse à dents, rasoir...) (50, 94). 5. Autres modes de transmission Comme il a été dit, le risque de contamination au cours des gestes quotidiens de vie commune n est pas à exclure ; il pourrait atteindre 11 % selon certains auteurs (80, 88, 91). Un certain nombre de transmissions reste inexpliqué ; il représenterait moins de 5 % (37). Épidémiologie Dans les pays occidentaux, le VHC est responsable de près de 20 % des cas d'hépatites aiguës, de 70 % des cas d hépatites chroniques, de 40 % des cas de cirrhoses décompensées, de 60 % des cas de carcinomes hépatocellulaires (CHC) et de 30 % des cas des transplantations hépatiques (première cause en Europe) (33). Le nombre de porteurs chroniques non dépistés est estimé à environ 2/3 de l ensemble des sujets infectés (23). 1. Dans le monde - Prévalence de l'hépatite C chronique : 3 % (33). - Incidence (cas symptomatiques) : 1 à 3 / /an (33). - Nombre de porteurs chroniques : 150 à 200 millions (28, 33). 2. En Europe - Prévalence : 0,1 à 3 % (variable selon le pays et l'âge des sujets testés) (91), avec un gradient nord-sud (de 0,1 % en Finlande à 3 % en Italie) (28) et une prévalence plus élevée en Europe de l Est (33, 64). - Nombre de porteurs chroniques : 5 millions (Europe de l'ouest : France, Italie, Grèce, Espagne, Allemagne, Suède) (33, 91). 3. En France - Prévalence : 1 % (28). - Nombre de porteurs : 500 à personnes (23, 38). - Nombre de nouveaux cas par an : 5 000, dont plus de 70 % toxicomanes (80). - Nombre de décès : estimé à 1800, en 1997 (28). 10

7 - Un modèle prédictif de calcul (29) a été développé à partir des données épidémiologiques nationales pour déterminer le taux annuel probable de passage de l hépatite chronique à la cirrhose. 4. Aux États Unis d'amérique - Prévalence : 1,8 % (3). - Nombre de porteurs chroniques : 4 à 5 millions (33, 37, 38). - Nombre de nouveaux cas par an : (37). - Mortalité : plus de par an (38). Physiopathologie Le VHC n'a pas d'effet cytopathogène. C'est l'interaction du virus avec le système immunitaire de l'hôte qui est responsable du développement et de l'évolution de la pathologie hépatique. La clinique de l'hépatite C est donc très polymorphe. L'évolution de la maladie est variable. Pendant l'infection aiguë, la réplication virale intense et la variabilité génomique sont à l'origine de l'apparition de nouveaux variants qui peuvent être à l'origine de l'échappement du virus à la réponse immunitaire et par conséquent, à la persistance de celui-ci ; l'infection est alors chronique (45, 67). 1. Phase primaire La forme aiguë est constante dans 95 % des cas mais asymptomatique dans 75 % des cas (32, 61). Un ictère est observé une fois sur trois. Les autres signes sont l'asthénie, des douleurs au niveau de l'hypocondre droit et un prurit en cas d'ictère. Des signes extra-hépatiques peuvent s'observer, comme des atteintes articulaires, des pathologies auto-immunes et des manifestations cutanées. Ces signes sont toutefois rares. 20 % des hépatites aiguës évolueront vers la guérison, et 80 % vers la chronicité (dont 25 % de façon asymptomatique) (61). Il semble tout de même que les formes à ALAT normales ont une activité histologique et un score METAVIR plus faibles, évoluent plus lentement vers la fibrose (60) et soient de meilleur pronostic à long terme que les formes à ALAT élevées (92). Les cas de fibrose sévère rencontrés chez ces patients à ALAT normales l ont été chez des gros consommateurs d alcool (60) Évolution de l'hépatite chronique C (figure 2) : Il est important de rappeler que la persistance du VHC est associée au développement des quasi-espèces dont l'expansion progressive, l'hétérogénéité et la diversité peuvent expliquer l'évolution clinique, depuis l'absence de maladie jusqu'au carcinome hépatocellulaire (65). * Cirrhose L'évolution vers la cirrhose se déroule en 10 à 30 ans (selon les études) après la primo-infection, chez 20 % des malades atteints d'hépatite chronique (57, 83, 92). La vitesse d'évolution est liée à plusieurs facteurs décrits dans le chapitre suivant. * Carcinome hépatocellulaire Le carcinome hépatocellulaire se développe le plus souvent au stade de cirrhose, avec une incidence annuelle estimée à 3 % à 10 % (57). Il représente la principale cause de mortalité de la pathologie. La mortalité au stade de cirrhose due au CHC ou aux autres complications est comprise entre 2 et 5 % par an (57). * Physiopathologie des lésions hépatocytaires Les lésions hépatocytaires sont dues à un mécanisme immunologique, rendant compte du rôle prédominant de la réponse immunitaire spécifique, dans la pathogenèse. Une accumulation de cellules T CD4+ et cytotoxiques provoque la production de plusieurs cytokines (dont le TNFalpha et IFNgamma), au niveau du foie. Ces cytokines sont responsables de la mort des cellules (infectées ou non), par apoptose. Ceci entraîne une diminution de la diffusion virale dans le foie mais aussi une extension des lésions hépatiques. Celles-ci sont caractérisées par une inflammation portale, périportale et lobulaire d'intensité variable et plus ou moins associée à différents degrés de fibrose (45, 67) Généralités 2. Hépatite C chronique Deux profils d'évolution de l'hépatite C chronique sont décrits : les formes avec ALAT normales et celles avec ALAT élevées (61). Toutefois, le taux d'alat a une valeur pronostique imparfaite et seule l'histologie est un marqueur fiable de la sévérité de l'infection (57). 11 * Classification des lésions hépatocytaires Les lésions histologiques sont évaluées à l'aide de deux classifications permettant d'apprécier le stade d'évolution de la maladie (31). Il s'agit des scores de Knodell et META- VIR. Le score de Knodell rend compte globalement de la gravité de la lésion grâce à une échelle graduée de 0 à 22 ; il

8 Contact avec le VHC (95 %) Hépatite aiguë (20%) (80%) Guérison Hépatite chronique sans fibrose* Hépatite chronique avec fibrose périportale Cirrhose (20 %) Cirrhose décompensée Insuffisance hépatocellulaire Hémorragie digestive Carcinome hépatocellulaire** * dont 25 % asymptomatiques ** 1-5 % Figure 2 : Évolution de l'hépatite chronique C. n' est pratiquement plus employé aujourd'hui. - Le score METAVIR (tableau I) propose une double graduation - «d activité» et «de fibrose» - permettant de définir l'activité de la maladie (A0 à A3) et l'état de la fibrose (F0 à F4). Les patients présentant une fibrose extensive (F2, F3, F4) ont un risque d évoluer vers la cirrhose (23, 71, 75). * Manifestations extra-hépatiques Les manifestations extra-hépatiques sont dues à des dépôts de complexes immuns de grande taille formés de particules virales recouvertes de lipoprotéines plus ou moins associées à des anticorps anti-vhc, reliées entre elles par des pentamères d'igm. Tableau I : Score METAVIR. Score d activité Score de fibrose A0 Activité nulle F0 Foie normal (absence de fibrose) A1 Activité minime F1 Fibrose portale isolée (sans septa) A2 Activité modérée F2 Fibrose portale + rares septa A3 Activité sévère F3 Fibrose portale + nombreux septa F4 Cirrhose 12

9 Certaines manifestations extrahépatiques résultent de façon certaine de l'hépatite C : les cryoglobulinémies mixtes, les néphropathies glomérulaires, les porphyries cutanées tardives, les productions d'auto-anticorps, et le syndrome de Gougerot-Sjögren. D'autres manifestations extra-hépatiques sont liées de façon incertaine au VHC : les lymphoproliférations malignes, les vascularites systémiques, les thrombopénies auto-immunes et les manifestations articulaires et musculaires (18, 56, 92). Facteurs prédictifs de l'évolution de la maladie 1. Les facteurs concernant l'hôte Trois facteurs indépendants sont associés à la progression de la fibrose : - l'âge du patient au moment de l'infection ; ainsi, la vitesse d'évolution vers la cirrhose est d'autant plus grande que l'âge au moment de la contamination est supérieur à 40 ans (71, 72), - le sexe : les hommes sont plus concernés, - une consommation d alcool > 50 g/jour (27, 52, 72). D autres facteurs, tels que le HLA et le gène HFE pourraient également influencer l'évolution de la maladie. Ainsi, des mutations sur le gène HFE sont liés à la surcharge en fer (69). 2. Les facteurs viraux Le génotype et la charge virale n'ont probablement aucune influence sur l'évolution de la maladie (6, 71, 72). 3. Les cofacteurs L immunodépression et la co-infection par les virus VIH et VHB, augmentent avec certitude la vitesse d'évolution vers la cirrhose. En revanche, le rôle d'une surcharge hépatique en fer n'est pas établi précisément. l épithélium cornéen avec lésions de kératite filamenteuse. Cette surcharge peut être liée à des pathologies extra-hépatiques (hémochromatose, porphyrie cutanée) et est un cofacteur d hépatotoxicité (61). Diagnostic (figures 3 et 4) 1. Diagnostic clinique En cas d hépatite C aiguë, la période d'incubation est de 5 jours à 12 semaines. Le symptôme le plus évocateur d une hépatite aiguë est l ictère mais il n apparaît qu une fois sur dix. Dans la grande majorité des cas, la phase initiale de l'hépatite C se présente sous forme asymptomatique. Le signe clinique le plus fréquent est l'asthénie. D autres manifestations peuvent se rencontrer : douleurs articulaires, urticaires, démangeaisons..., signes d une réaction immunologique. Des manifestations digestives peuvent survenir : nausées, perte d appétit, douleurs abdominales... Il n existe pas de symptômes spécifiques de l hépatite C chronique, puisque sa principale manifestation est une asthénie. Le dépistage est limité aux groupes à risque (transfusés (avant 1991), toxicomanes, enfants de mère positive, hémodialysés,...) et aux donneurs d'organes et de sang (33, 91) Tests sérologiques 2. Diagnostic biologique * Détection des anticorps anti-vhc La détection des anticorps (Ac) anti-vhc est réalisée, en routine, par des tests "enzyme-linked immunosorbent assay" (ELISA), dans le sérum ou le plasma. Les anticorps détectés sont les anticorps antiprotéines virales structurales (capside) et non structurales (NS3, NS4 et NS5) (66, 89). Dans la population immunocompétente à forte prévalence, la sensibilité du test est de 98,8 à 100 % (66, 67). Chez les hémodialysés et les immunodéprimés, la sensibilité du test est comprise entre 50 et 95 %, en fonction du degré d'immunodépression (66). Au cours de l'infection aiguë, les Ac sont détectés chez 50 à 70 % des patients (66). La spécificité des derniers tests est comprise entre 99,3 à 100 %, dans les populations à faible risque d'infection. Gougerot-Sjögren (ou kératoconjonctivite sèche, ou syndrome de l œil sec) : affection caractérisée par le tarissement des sécrétions exocrines, spécialement lacrymale et salivaire s accompagnant dans la plupart des cas d un rhumatisme inflammatoire chronique. La sécheresse de l œil objectivée par le test de Schirmer entraîne un dépoli de 13 * Détection de l'antigène de capside du VHC La détection de l'antigène de capside peut être utilisé afin de détecter le virus pendant la phase de la fenêtre sérologique (7 à 8 semaines) de l'infection aiguë. Il est réalisé par un test type "ELISA" (66).

10 2.2. Tests moléculaires * Détection qualitative de l'arn du VHC L'ARN viral est détecté le plus couramment par "polymerase chain reaction" (PCR). Les dernières générations de tests ont une sensibilité de l'ordre de 98 % et un seuil de détection de l'ordre de 100 copies/ml. Ce test qualitatif de détection de l'arn viral par PCR permet de confirmer un test ELISA positif et d'éviter une mauvaise interprétation d'un test ELISA négatif chez les hémodialysés et les immunodéprimés. La détection qualitative de l'arn est indiquée en cas d'hépatite chronique de cause inconnue, particulièrement chez les hémodialysés et les immunodéprimés afin de confirmer le test qualitatif de détection des anticorps. Il est également très utile chez les enfants nés de mère infectée, car ils peuvent être porteurs des anticorps maternels pendant plusieurs mois (66, 67). * Mesure de la charge virale La détermination de la charge virale est utile à la décision thérapeutique. La mesure de la charge virale initiale permet de prévoir l'efficacité du traitement antiviral (67). Les tests quantitatifs de l'arn ainsi que le génotypage doivent être réalisés uniquement avant la mise en œuvre d'un traitement (66). Actuellement, les deux tests les plus utilisés sont le QUAN- TIPLEX (amplification du signal par "ADN branché") et l'amplicor monitor (transcription inverse-pcr compétitive) (89). Il est important de noter que les résultats sont exprimés différemment en fonction du test utilisé. Les seuils de détection sont de copies/ml pour l'amplicor et de équivalents génome/ml (Eq/ml) pour le QUANTIPLEX. Il existe une variabilité intrinsèque aux tests de l'ordre de 0,5 log10 unités/ml (copies/ml pour le test AMPLICOR et équivalents génome/ml pour le test QUANTIPLEX ). Seules les variations supérieures sont donc considérées comme des modifications significatives (62). Remarque : les études sur lesquelles reposent les recommandations du consensus de février 1999 (33) ont été réalisées avec le test américain NGI Superquant dont les résultats peuvent être comparés au test QUANTIPLEX, de la façon suivante : 2, copies/ml par NGI Superquant = 2,818 x 10 6 génomes équivalents/ml (67) VHC ARN VHC ARN ALAT (U/L) Ac anti-vhc Symptômes ALAT (U/L) Ac anti-vhc Symptômes semaines années temps après exposition Hépatite C aiguë : profil sérologique type évoluant vers la guérison semaines années temps après exposition Hépatite C chronique : profil sérologique type concentration en ALAT ALAT valeurs normales - + VHC ARN détectable ou non Ac anti-vhc détectable Figure 3 : Sérologie différentielle entre forme aiguë et chronique de l hépatite C (42). 14

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 10 décembre 2008 VIRAFERONPEG 50 µg/ 0.5 ml, poudre et solvant pour solution injectable B/1 : code CIP 355 189.3 B/4 : code CIP 355 191.8 VIRAFERONPEG, stylo pré-rempli

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

Traitement de l hépatite C: données récentes

Traitement de l hépatite C: données récentes Traitement de l hépatite C: données récentes J.-P. BRONOWICKI (Vandœuvre-lès-Nancy) Tirés à part : Jean-Pierre Bronowicki Service d Hépatogastroentérologie, CHU de Nancy, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy. Le

Plus en détail

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 Objectifs de la présentation Décrire l évolution clinique et la prise en charge d

Plus en détail

Avis 5 mars 2014. PEGASYS 90 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 269 805 1 1)

Avis 5 mars 2014. PEGASYS 90 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 269 805 1 1) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 5 mars 2014 PEGASYS 180 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 359 960 6 0) 1 stylo pré-rempli de 0,5

Plus en détail

Actualités sur le Virus de l'hépatite C

Actualités sur le Virus de l'hépatite C CBP CHRU Lille Actualités sur le Virus de l'hépatite C 2.0 ANNE GOFFARD UNIVERSITÉ LILLE 2 DROIT ET SANTÉ FACULTÉ DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET BIOLOGIQUES DE LILLE 2012 Table des matières I - Épidémiologie

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite Chronique C Mai 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France F 93218

Plus en détail

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B Actualisation février 2009 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013 Hépatite B Le virus Structure et caractéristiques o o o Famille des Hepadnaviridae Genre orthohepadnavirus Enveloppé, capside icosaédrique, 42 nm 1 Le virus Structure et caractéristiques En microscopie

Plus en détail

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici Un résumé des recommandations éditées par l AFEF le 1 er juin 2015 Les recommandations de l AFEF vont plus loin que celles de l EASL. Le Pr Victor De Lédinghen, du CHU de Bordeaux, et secrétaire général

Plus en détail

Hépatite C une maladie silencieuse..

Hépatite C une maladie silencieuse.. Hépatite C une maladie silencieuse.. F. Bally Centre de Maladies Infectieuses et Epidémiologie Institut Central des Hôpitaux Valaisans Histoire Années 70 Hépatite non-a-non-b = hépatite post-transfusionelle

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Traitements de l hépatite B

Traitements de l hépatite B Traitements de l hépatite B S Matheron Service des maladies infectieuses et tropicales A Hôpital Bichat-Claude Bernard Virus de l hépatite B: histoire naturelle Contage Hépatite aigüe 70% asymptomatique

Plus en détail

Les hépatites virales chroniques B et C

Les hépatites virales chroniques B et C Les hépatites virales chroniques B et C www.aqodad.ma Service d hépato-gastroentérologie CHU HASSAN II; Fès 6èmes journées médicales d Al Hoceima; Le 28 09 2013 1 Introduction Problème majeur de santé

Plus en détail

Le Comité Scientifique a traité les questions suivantes : «Association reconnue d utilité publique» - 1 -

Le Comité Scientifique a traité les questions suivantes : «Association reconnue d utilité publique» - 1 - - 1 - Prise de position de l'association Française pour l'etude du Foie (AFEF) sur les trithérapies (Peg-IFN + ribavirine + inhibiteur de protéase) dans la prise en charge des malades atteints d'hépatite

Plus en détail

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique C

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique C Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique C Juillet 2015 ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE N 6 HÉPATITE CHRONIQUE C Ce document est

Plus en détail

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic des Hépatites virales B et C P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic VHC Dépistage: pourquoi? Maladie fréquente (Ac anti VHC chez 0,84% de la population soit 367 055

Plus en détail

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Dominique Larrey Service d Hépatogastroenterologie et transplantation Hôpital Saint Eloi CHU Montpellier

Plus en détail

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie HépatiteC n 7 onseil Ma maladie Mon traitement Ma vie sociale Hépatite chronique B : quelques notions pour mieux connaître ma maladie Sommaire Après plusieurs prises de sang, mon médecin me confirme que

Plus en détail

Best of Hépatologie 2010. Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin

Best of Hépatologie 2010. Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin Best of Hépatologie 2010 Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin Evaluation de la fibrose Analyse des échecs de l élastométrie impulsionnelle Castera L et al. Hepatology 2010;51 (3): 828-35

Plus en détail

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI LES MOYENS THERAPEUTIQUES Les interférons La ribavirine Les nouveaux produits INTERFERONS 1957: activité antivirale Interférence

Plus en détail

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Une hépatite est une inflammation du foie causée soit par des substances toxiques (médicaments,

Plus en détail

Christian TREPO, MD, PhD

Christian TREPO, MD, PhD PEG INTERFERON MONOTHERAPI E Christian TREPO, MD, PhD Unmet medical needs in chronic HBV infection Inhibition of viral replication Normalisation of ALT Improvement in liver necroinflammation Improvement

Plus en détail

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique B Février 2015 Ce document est téléchargeable sur : www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé Service des

Plus en détail

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Objectifs thérapeutiques Inhibition de la réplication virale Négativation

Plus en détail

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle GASTRO-ENTEROLOGIE Variabilité A des entrées B des sites anatomiques 2 l externe + 2 l interne 15 litres sécrétion-absorption entrée 2 l duodénum 4 l grêle 3 l côlon 0,3 l anus 0,3 l œsophage 10" estomac

Plus en détail

Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C

Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C Réunion Tunisienne de Consensus Organisée par La Société Tunisienne de Gastro-entérologie Sous l égide de La Société Tunisienne des Sciences Médicales Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique B Octobre 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France F 93218

Plus en détail

Hépatite. du dépistage au traitement. Questions et réponses. L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients

Hépatite. du dépistage au traitement. Questions et réponses. L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients DOCUMENT À L USAGE DES PATIENTS Également disponible : L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients (document à l usage des professionnels de santé) Document édité et diffusé

Plus en détail

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Généralités... 1 1. 1 Diagnostic... 1 1. 2 Conduite

Plus en détail

LES HEPATITES VIRALES

LES HEPATITES VIRALES LES HEPATITES VIRALES Infect virales atteignant préférentiellement le foie avec lés inflammatoires, altérat hépatocytaire (cytolsye hépatique) et élévat des transaminases. Etiolo gie Transm ission Contam

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach Hépatite = inflammation du foie Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach 1 Hépatites virales chroniques 2 Histoire naturelle Hépatite aiguë Guérison Hépatite chronique

Plus en détail

TRAITEMENT DE L HÉPATITE B

TRAITEMENT DE L HÉPATITE B TRAITEMENT DE L HÉPATITE B P Mathurin Service d Hépatogastroentérologie Pr Paris Hôpital Claude Hurriez CHRU Lille CRITERES VIROLOGIQUES ET HISTOIRE NATURELLE 1 OBJECTIF THERAPEUTIQUE: Séroconversion HBe

Plus en détail

RECOMMANDATION DU COLLÈGE Prise en charge de l hépatite C par les médicaments anti-viraux à action directe (AAD)

RECOMMANDATION DU COLLÈGE Prise en charge de l hépatite C par les médicaments anti-viraux à action directe (AAD) RECOMMANDATION DU COLLÈGE Prise en charge de l hépatite C par les médicaments anti-viraux à action directe (AAD) Juin 2014 Ce rapport est téléchargeable sur : www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service

Plus en détail

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Dr Joanna POFELSKI Service d hépatod pato-gastroentérologierologie CH d Annecyd Particularités? Virus hépatotropes / cytopathogènes : lésions hépatiques

Plus en détail

1. Différentes hépatites/ différents traitements

1. Différentes hépatites/ différents traitements III. Traitements 55 1. Différentes hépatites/ différents traitements Se faire soigner 1.1 Traitements des hépatites virales D après les expériences pratiques et la littérature scientifique, le traitement

Plus en détail

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Abdelfattah CHAKIB Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca Service des maladies infectieuses, CHU Ibn Rochd 06 61 42 91 64 afchakib@gmail.com

Plus en détail

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin La vaccination contre le VHB à l heure du consensus Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin Pourquoi vacciner? Epidémiologie du VHB 370.000.000 de porteurs chroniques du VHB

Plus en détail

Place du médecin généraliste dans la gestion du traitement de l hépatite C C. Buffet*

Place du médecin généraliste dans la gestion du traitement de l hépatite C C. Buffet* Entretiens de Bichat 26 sept. 2013 Salle 352 A 17 h 30 18 h 30 Place du médecin généraliste dans la gestion du traitement de l hépatite C C. Buffet* * Hépatologue, Université Paris XI, Centre de compétence

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C

La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C Vivre avec une hépatite chronique C Avril 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 10 mai 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 10 mai 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 10 mai 2006 METOJECT 10 mg/ml, solution injectable en seringue pré-remplie 1 seringue pré-remplie en verre de 0,75 ml avec aiguille : 371 754-3 1 seringue pré- remplie

Plus en détail

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION Madame, Monsieur, Si votre état de santé nécessite une transfusion sanguine, ce document est destiné à vous informer sur les avantages et les risques de la transfusion,

Plus en détail

Virus de l hépatite C

Virus de l hépatite C Virus de l hépatite C Dr Dominique Bettinger Laboratoire de Virologie CHU Saint Jacques Besançon Le 17 Avril 2004 Historique La transfusion en masse a été à l origine de nbreuses hépatites post-transfusionnelles

Plus en détail

HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES

HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES INFORMATIONS Pré-requis : Durée de l'item : Auteur(s) : Professeur Louis Buscail (mail : ) Objectifs : RAPPEL : LE DIAGNOSTIC D HEPATITE CHRONIQUE La fréquence de

Plus en détail

Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006

Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006 Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006 1. Hépatites virales : étude clinique 1.1. Hépatite aiguë 1.1.1. Forme typique C est la forme clinique

Plus en détail

Le VIH et votre foie

Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Que dois-je savoir au sujet de mon foie? Votre foie joue un rôle incroyablement important. Il filtre votre sang en éliminant les substances nocives (toxiques)

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

Virus de l hépatite B

Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Persistance de l antigène HBs 10% - 90% Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B faible ou absente Persistance

Plus en détail

Traitement des hépatites virales

Traitement des hépatites virales Traitement des hépatites virales Philippe Sogni Hépato-gatroentérologie gatroentérologie,, Hôpital Cochin et Faculté de Médecine Paris 5 Sogni 1 Hépatite chronique C Sogni 2 Prévalence en France des Ac..

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009

PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009 PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009 CHU BAB EL OUED DR OSMANE DR MAHIOU PR NAKMOUCHE Evolution du traitement de hépatite c Découverte du génome de l HVC 1989 1989 1989 Evolution du traitement

Plus en détail

Traitement des hépatites virales B et C

Traitement des hépatites virales B et C Traitement des hépatites virales B et C GFMER Yaoundé 26 Novembre 2007 Dr José M Bengoa foie cirrhotique foie normal Vitesse de développement de la fibrose fibrose VHD VHB VHC années Indications au traitement

Plus en détail

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012 Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments Avis 2 23 Octobre 2012 Titre I : Nom du médicament, DCI, forme pharmaceutique, dosage, présentation HUMIRA (DCI : Adalimumab

Plus en détail

Hépatite C, les nouveaux traitements

Hépatite C, les nouveaux traitements Hépatite C, les nouveaux traitements Dr Ghassan Riachi CHU de Rouen QDN 2014 Revue de presse p L hépatite C est une maladie curable Peginterferon + DAAs 2011 Standard Interferon 1991 + Ribavirin 1998 2001

Plus en détail

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris

LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES. Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris LES CO-INFECTIONS VIH-VHC. EPIDEMIOLOGIE, INTERFERENCES Patrice CACOUB La Pitié Salpêtrière, Paris 8 Avant l introduction des traitements antirétroviraux hautement actifs (HAART), la majorité des patients

Plus en détail

Conférence de consensus Traitement de l hépatite C

Conférence de consensus Traitement de l hépatite C Sociétés savantes copromotrices Avec la participation de FEDERATION NATIONALE DES POLES DE REFERENCES ET RESEAUX HEPATITES Conférence de consensus Traitement de l hépatite C Mercredi 27 et jeudi 28 février

Plus en détail

Devenir des soignants non-répondeurs à la vaccination anti-vhb. Dominique Abiteboul - GERES Jean-François Gehanno Michel Branger

Devenir des soignants non-répondeurs à la vaccination anti-vhb. Dominique Abiteboul - GERES Jean-François Gehanno Michel Branger Devenir des soignants non-répondeurs à la vaccination anti-vhb Dominique Abiteboul - GERES Jean-François Gehanno Michel Branger Contexte Hépatite B = risque professionnel pour les soignants Passé futur

Plus en détail

Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C. Marie-Laure Chaix Virologie Necker

Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C. Marie-Laure Chaix Virologie Necker Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C Marie-Laure Chaix Virologie Necker OUTILS DIAGNOSTIQUES VHC Transaminases Recherche des Anticorps! Tests indirects - Anticorps! ELISA! RIBA

Plus en détail

Communiqué de presse. Direction Communication Externe/Interne Sylvie Nectoux TEL : 01 44 34 65 73 Email : sylvie.nectoux@boehringeringelheim.

Communiqué de presse. Direction Communication Externe/Interne Sylvie Nectoux TEL : 01 44 34 65 73 Email : sylvie.nectoux@boehringeringelheim. Les données des études pivots de phase III STARTVerso démontrent l'efficacité du faldaprevir * dans des populations de patients difficiles à guérir telles que celles co-infectées par le VIH et celles avec

Plus en détail

USAGERS DE DROGUE ET VHC ADIJA CHAMPAGNOLE MARDI 17 MARS

USAGERS DE DROGUE ET VHC ADIJA CHAMPAGNOLE MARDI 17 MARS USAGERS DE DROGUE ET VHC ADIJA CHAMPAGNOLE MARDI 17 MARS RAPPELS Répartition des patients VHC 15% Nosocomial 20% Autres + Inconnue 3% Activité prof. 37 % Transfusion 1 % sexuel 25 % Toxicomanie IV D'après

Plus en détail

Cirrhoses et étiologie des cirrhoses (228) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005)

Cirrhoses et étiologie des cirrhoses (228) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) Pré-Requis : Cirrhoses et étiologie des cirrhoses (228) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) Clinique : o Diagnostic d'une ascite PCEM2 o Insuffisance hépatocellulaire PCEM2

Plus en détail

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie La diversité des étiologies et la variété des traitements utilisés en hépatologie rendent difficile la

Plus en détail

.PLAN PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE...4. I- Introduction...5. II- Rappel sur l hépatite C...7. 1- Agent viral...7. 2- Epidémiologie...

.PLAN PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE...4. I- Introduction...5. II- Rappel sur l hépatite C...7. 1- Agent viral...7. 2- Epidémiologie... .PLAN PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE...4 I- Introduction...5 II- Rappel sur l hépatite C...7 1- Agent viral...7 2- Epidémiologie...10 3- Manifestations cliniques...13 4- Diagnostic biologique...15

Plus en détail

SECRELUX. 100 U poudre et solvant pour solution injectable. Information aux patients Notice

SECRELUX. 100 U poudre et solvant pour solution injectable. Information aux patients Notice SECRELUX 100 U poudre et solvant pour solution injectable Information aux patients Notice SECRELUX Nom du médicament SECRELUX Substance active : penta chlorhydrate de sécrétine Statut réglementaire Sur

Plus en détail

+ Questions et réponses

+ Questions et réponses HÉPATITE B L hépatite B c est quoi? L hépatite B est un type de maladie du foie causée par le virus de l hépatite B, une des formes les plus courantes de l hépatite virale (les autres sont le virus de

Plus en détail

L hépatite C. 50 questions et réponses. Dr. med. Daniel Lavanchy, PD Dr. med. Andrea De Gottardi, Prof. Dr. med. Andreas Cerny

L hépatite C. 50 questions et réponses. Dr. med. Daniel Lavanchy, PD Dr. med. Andrea De Gottardi, Prof. Dr. med. Andreas Cerny L hépatite C 50 questions et réponses Dr. med. Daniel Lavanchy, PD Dr. med. Andrea De Gottardi, Prof. Dr. med. Andreas Cerny A qui s adresse cette brochure? Cette brochure est destinée aux personnes souffrant

Plus en détail

Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides. Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou

Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides. Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou Journée du 13 décembre 2012 Virus de l Hépatite B Historique Blumberg

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

Résistance du virus de l hépatite C aux nouveaux traitements anti-viraux

Résistance du virus de l hépatite C aux nouveaux traitements anti-viraux 14 ème forum SOS Hépatites, Lyon Résistance du virus de l hépatite C aux nouveaux traitements anti-viraux Dr. Sylvie LARRAT Laboratoire de Virologie CHU Grenoble Hépatite C chronique 180 millions de porteurs

Plus en détail

Hépatite B. Risques, prévention et traitement. Prof. Dr méd. Stefan Zeuzem. European Liver Patients Association

Hépatite B. Risques, prévention et traitement. Prof. Dr méd. Stefan Zeuzem. European Liver Patients Association Prof. Dr méd. Stefan Zeuzem Hépatite B Risques, prévention et traitement European Liver Patients Association F. De Renesselaan, 57 B - 3800 Sint-Truiden, Belgium email: contact@elpa-info.org Chère patiente,

Plus en détail

Algorithme pour le traitement à l oseltamivir et au zanamivir de la grippe peu sévère ou sans complications chez les adultes

Algorithme pour le traitement à l oseltamivir et au zanamivir de la grippe peu sévère ou sans complications chez les adultes Annexe A Algorithme pour le traitement à l oseltamivir et au zanamivir de la grippe peu sévère ou sans complications chez les adultes Adultes atteints de grippe légère ou sans complications Aucun facteur

Plus en détail

RECOMMANDATION EN SANTE PUBLIQUE. Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C. Argumentaire

RECOMMANDATION EN SANTE PUBLIQUE. Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C. Argumentaire RECOMMANDATION EN SANTE PUBLIQUE Stratégies de biologique des hépatites virales B et C Argumentaire Mars 2011 L argumentaire scientifique de cette évaluation en santé publique est téléchargeable sur www.has-sante.fr

Plus en détail

Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH

Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH Lionel PIROTH CHU Dijon, Université de Bourgogne Tours juin 2012 Un problème? VIH-VHB Piroth L et al, J Hepatol,

Plus en détail

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 ACTUALITES THERAPEUTIQUES Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 Traitement de fond Objectifs: Réduire le nombre de poussées Arrêter ou freiner la progression du handicap Les traitements disponibles

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 23 mai 2007 SUTENT 12,5 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 265-0) SUTENT 25 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 266-7) SUTENT 50 mg, gélule Flacon de 30 (CIP: 376 267-3)

Plus en détail

Le titrage de l AgHBs: un témoin du statut du patient et de la réponse au traitement. Denis Ouzan Institut Arnault Tzanck, Saint-Laurent-du-Var

Le titrage de l AgHBs: un témoin du statut du patient et de la réponse au traitement. Denis Ouzan Institut Arnault Tzanck, Saint-Laurent-du-Var Le titrage de l AgHBs: un témoin du statut du patient et de la réponse au traitement Denis Ouzan Institut Arnault Tzanck, Saint-Laurent-du-Var Objectifs pédagogiques Connaitre les problèmes pratiques posés

Plus en détail

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin Introduction Le prélèvement d une partie du foie chez une personne «vivante» et apparentée

Plus en détail

27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013

27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013 27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013 Les Nouveaux Anticoagulants Oraux (NACO) dans la maladie thrombo embolique veineuse INTRODUCTION Thrombose veineuse

Plus en détail

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 1 23 Octobre 2012

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 1 23 Octobre 2012 Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments Avis 1 23 Octobre 2012 Titre I : Nom du médicament, DCI, Forme pharmaceutique, Dosage, Présentation - ARANESP 10 µg, Darbépoétine

Plus en détail

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie Compte rendu d hospitalisation hépatite C À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS HOPITAL DU BON SECOURS Service d HEPATHOLOGIE du Professeur

Plus en détail

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Différentes

Plus en détail

French Version. Aciclovir Labatec 250 mg (For Intravenous Use Only) 02/2010. Product Information Leaflet for Aciclovir Labatec i.v.

French Version. Aciclovir Labatec 250 mg (For Intravenous Use Only) 02/2010. Product Information Leaflet for Aciclovir Labatec i.v. Product Information Leaflet for Aciclovir Labatec i.v. 250 mg French Version Aciclovir Labatec i.v. Composition Principe actif: Aciclovirum ut Acicloviri natricum (Praeparatio cryodesiccata). Excipients:

Plus en détail

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS Constance Legroux (DCEM3) QUELQUES CHIFFRES 150 000 toxicomanes en France, dont moins de Diminution de la mortalité grâce à la mise sur le

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 janvier 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 janvier 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 18 janvier 2006 ADVATE 1500 UI, poudre et solvant pour solution injectable 1 flacon(s) en verre de 1 500 UI - 1 flacon(s) en verre de 5 ml avec matériel(s) de perfusion(s)

Plus en détail

Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde

Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde 1 ETSL Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde TP 1 GABIN-GAUTHIER 13/11/2009 I. LA MALADIE... 2 II. TECHNIQUES QUALITATIVES... 2 1. PRINCIPE... 2 2. MODE OPERATOIRE... 3 2.1. WRST ou Waaler Rose

Plus en détail

hépatite C MISE À JOUR DE L INFORMATION MÉDICALE transmission diagnostic prise en charge clinique traitement

hépatite C MISE À JOUR DE L INFORMATION MÉDICALE transmission diagnostic prise en charge clinique traitement Fondation canadienne du foie Programme national d éducation sur l hépatite C hépatite C MISE À JOUR DE L INFORMATION MÉDICALE transmission diagnostic prise en charge clinique traitement Une initiative

Plus en détail

Transfusions sanguines, greffes et transplantations

Transfusions sanguines, greffes et transplantations Transfusions sanguines, greffes et transplantations Chiffres clés en 2008 La greffe d organes est pratiquée depuis plus de 50 ans. 4 620 malades ont été greffés. 1 563 personnes ont été prélevées. 222

Plus en détail

Item 127 : Transplantation d'organes

Item 127 : Transplantation d'organes Item 127 : Transplantation d'organes Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Allogreffe de moelle ou de cellules souches...1 2 Transplantation d'organes... 2 3 Diagnostic...3

Plus en détail

Actualités sur l hépatite C. 20 Janvier 2004

Actualités sur l hépatite C. 20 Janvier 2004 Actualités sur l hépatite C 20 Janvier 2004 Guérison sans séroconversion? CONTAMINATION 4 à 12 semaines HEPATITE AIGUE 15-45 % 55-85 % GUERISON ARN VHC- 25-40% INFECTION CHRONIQUE ARN VHC+ 60-75% ALAT

Plus en détail

HépatiteC n 4. onseil. Pourquoi faut-il que je me soigne?

HépatiteC n 4. onseil. Pourquoi faut-il que je me soigne? HépatiteC n 4 onseil Ma maladie Mon traitement Ma vie sociale Pourquoi faut-il que je me soigne? Sommaire ( Pourquoi faut-il que je me soigne? 1 2 3 Le virus qui m a infecté : un ennemi pour mon foie L

Plus en détail

ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER

ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER ANEMIE ET THROMBOPENIE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS D UN CANCER Dr Michael Hummelsberger, Pr Jean-Gabriel Fuzibet, Service de Médecine Interne, Hôpital l Archet, CHU Nice 1. ANEMIE L étiologie de l anémie

Plus en détail

Caisse Nationale de l'assurance Maladie des Travailleurs Salariés Sécurité Sociale

Caisse Nationale de l'assurance Maladie des Travailleurs Salariés Sécurité Sociale Caisse Nationale de l'assurance Maladie des Travailleurs Salariés Sécurité Sociale Circulaire CNAMTS MMES et MM les Directeurs Date : - des Caisses Régionales d'assurance Maladie 27/03/96 - des Caisses

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 octobre 2011 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 19 octobre 2011 PEDIAVEN AP-HP G15, solution pour perfusion 1000 ml de solution en poche bi-compartiment, boîte de 4 (CIP: 419 999-0) PEDIAVEN AP-HP G20, solution pour

Plus en détail

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale

Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale Annales du Contrôle National de Qualité des Analyses de Biologie Médicale ARN du virus de l hépatite C : ARN-VHC ARN-VHC 03VHC1 Novembre 2003 Edité : mars 2006 Annales ARN-VHC 03VHC1 1 / 8 ARN-VHC 03VHC1

Plus en détail

Prophylaxie infectieuse après exposition professionnelle

Prophylaxie infectieuse après exposition professionnelle 1 Prophylaxie infectieuse après exposition professionnelle Introduction Le personnel soignant est régulièrement confronté au risque de contamination par le virus de l immunodéficience humaine (VIH) mais

Plus en détail

II - DIABETE DE TYPE 1 : ÉPIDÉMIOLOGIE - PHYSIOPATHOLOGIE - DIAGNOSTIC- DÉPISTAGE

II - DIABETE DE TYPE 1 : ÉPIDÉMIOLOGIE - PHYSIOPATHOLOGIE - DIAGNOSTIC- DÉPISTAGE II - DIABETE DE TYPE 1 : ÉPIDÉMIOLOGIE - PHYSIOPATHOLOGIE - DIAGNOSTIC- DÉPISTAGE I. ÉPIDÉMIOLOGIE En France, le diabète de type 1 touche 0,38 % de la population totale et environ 10 % des diabétiques.

Plus en détail

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Dominique GENDREL Necker-Enfants Malades Traiter en urgence en présence de trophozoïtes Plus de 80% des paludismes d importation en

Plus en détail

CLINIMIX AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE

CLINIMIX AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE CLINIMIX AVIS DE LA COMMISSION DE LA TRANSPARENCE BAXTER_CLINIMIX N9G15 E et N12G20E_Avis CT_14-02-2007.pdf BAXTER_CLINIMIX N9G15E N12G20E N14G30 N17G35_Avis CT_12-12-2001.pdf BAXTER_CLINIMIX changement

Plus en détail

C comme Cirrhose. être hépatant7. apprendre à vivre avec une cirrhose

C comme Cirrhose. être hépatant7. apprendre à vivre avec une cirrhose BROCHURE BLEUE comprendre et m adapter aux différentes situations de la maladie être hépatant7 C comme Cirrhose apprendre à vivre avec une cirrhose Nous voulons informer sur l hépatite C, lutter pour une

Plus en détail