Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique

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1 Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Groupe de la Banque Africaine de Développement Département des Résultats et du Contrôle de la Qualité Division de la Conformité et des Sauvegardes

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3 Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Groupe de la Banque Africaine de Développement Département des Résultats et du Contrôle de la Qualité Division de la Conformité et des Sauvegardes

4 REMERCIEMENTS Ce rapport a été préparé par une équipe dirigée par Balgis Osman-Elasha (Chef de l équipe du projet), Olufunso Somorin, Musole Mwila Musumali et Uzoamaka Nwamarah ; sous l étroite supervision et les conseils d Anthony Nyong, Chef de division, ORQR3. D importantes contributions et les examens par les pairs ont été fournis par Monojeet Pal, Caroline Jehu-Appiah, Hikaru Shoji, Mafalda Duarte, Alexis Rwabizambuga, Ken Johm, Jacque Moulot, Akissa Bahri, Yogesh Vyas, et Chi Lawerence Tawah. Des commentaires et du soutien supplémentaires ont été reçus de James Opio-Omoding, Clotilde Louisette Mollo, Kisa Mfalila, Florence Richard-Quintanilha, Ahmed Shiekh Javed, Aymed Ali et Frank Sperling. Le rapport s appuie sur les contributions des chefs de projets des différents départements de la Banque. L équipe tient à remercier les nombreuses personnes au sein de la Banque qui ont fourni des contributions, directives et conseils lors de l évaluation et de la rédaction. Nous tenons par ailleurs à souligner l appui des membres du CCCC, particulièrement celui de M. Aly Abou-Sabaa, Vice-président, OSVP, et président du CCCC ; Simon Mizrahi, Directeur, ORQR ; et Hela Cheikhrouhou, Directrice, ONEC Groupe de la Banque africaine de développement Tous droits réservés. Publié en juin Imprimé en Tunisie. Groupe de la Banque africaine de développement Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Note : Dans le présent rapport, le terme «dollar» ou le symbole $ renvoie au dollar des États-Unis (USD). Groupe de la Banque africaine de développement Agence temporaire de relocalisation Angle de l Avenue du Ghana et des rues Pierre de Coubertin et Hédi Nouira B.P Tunis - Belvédère

5 Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Sommaire Abréviations Résumé analytique v vi Introduction 1 Contexte 1 Objectif et portée 1 Cadre institutionnel de mise en œuvre du PACC 2 Mise en œuvre des piliers du PACC 5 Aperçu 5 Adaptation : Développement résilient au climat et renforcement de la capacité d adaptation 7 Développement sobre en carbone (DSC) 9 Plate-forme de financement du climat 11 Questions transversales 12 Défis et leçons apprises 17 Défis 17 Leçons apprises 17 Conclusion et recommandations 19 Conclusion 19 Recommandations 19

6 Tableaux Sommaire Tableau 1 Investissements courants comparés aux objectifs prévus 7 Tableau 2 Quelques projets menés dans les sources d énergie renouvelable 9 Graphiques Graphique 1 Investissements de la Banque et piliers du PACC 5 Graphique 2 Répartition des projets entre les secteurs, selon la valeur du projet 6 Graphique 3 Répartition des investissements entre les piliers de l adaptation et du DSC 6 Graphique 4 Répartition des sources et instruments de financement climatique 12 Encadrés Encadré 1 La Facilité africaine de l eau favorise l accès à l eau dans les zones rurales en Éthiopie 8 Encadré 2 Projet de développement géothermique de Menengai, Kenya 9 Encadré 3 Infrastructure régionale et DSC en Afrique de l Est : exemple de l interconnexion électrique Éthiopie-Kenya 10 Encadré 4 Renforcer la voix de l Afrique dans les négociations mondiales sur le changement climatique et le développement 16 Annexes Annexe 1 Lexique 23 Annexe 2 Ressources financières extérieures approuvées et à être acheminées par la Banque 25 Annexe 3 Mécanismes de financement hébergés par la Banque : engagements au niveau des programmes et montants promis par les bailleurs de fonds 26 Annexe 4 Liste des questions transversales 27

7 Abréviations v BAD CCCC CCNUCC DSC DSIR DSP EADI EDRE FAD FEDA FEM FFBC FIC FSCD FTP GES MANA OITC ONEC OPSM ORQR ORRU OSAN OWAS PACA PACC PIF PMR PPRC REDD+ RWSSI S&E SD SREP SSC Banque africaine de développement comité de coordination du changement climatique Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques développement sobre en carbone document de stratégie d intégration régionale documents de stratégie-pays institut africain de développement département de la recherche sur le développement fonds africain de développement fonds pour l énergie durable en Afrique fonds pour l environnement mondial fonds forestier du Bassin du Congo fonds d investissement climatique fonds spécial sur le climat pour le développement en Afrique fonds des technologies propres Gaz à effet de serre mesures d atténuation nationales appropriées département des transports et des TIC département de l énergie, l environnement et le changement climatique département du secteur privé département des résultats et du contrôle de la qualité partenariats et Coopération département de l agriculture et l agro-industrie département de l eau et de l assainissement programme d appui au carbone en Afrique plan d action sur le changement climatique programme d investissement pour la forêt pays Membres Régionaux programme pilote pour la résilience au climat Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts Initiative pour l alimentation en eau et l assainissement en milieu rural Suivi et Évaluation Stratégie décennale intensification du Programme d énergies renouvelables dans les pays à faible revenu Système de sauvegardes climatiques

8 vi Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Résumé analytique Le Plan d action sur le changement climatique (PACC) de la Banque africaine de développement (BAD ou Banque) définit les solutions de développement de l Afrique qui sont respectueuses du climat et à faible émission de carbone et fournit des conseils visant à améliorer l accès au financement climatique. Il appelle à la création d un environnement propice à la lutte contre le changement climatique, les réformes politiques et institutionnelles et le renforcement des capacités afin d assurer la mise en œuvre effective des mesures d adaptation et d atténuation. La nature intersectorielle de l enjeu du changement climatique nécessite un haut niveau d engagement par les différents départements de la Banque ainsi que par les gouvernements nationaux, en vue de faire face aux risques associés et les intégrer efficacement dans les processus nationaux de planification du développement. La Banque a l intention d investir environ 6,4 milliards d UC (9,6 milliards USD) dans la mise en œuvre du PACC au cours de la période quinquennale 2011 à Les divers projets et activités identifiés dans le PACC sont conçus et mis en œuvre par les départements sectoriels ONEC, OSAN, OSHD, OWAS, OITC et OPSM en collaboration avec les départements de service ERCU, EADI, EDRE et ORRU, qui fournissent un soutien au renforcement des capacités et la mobilisation des ressources. ORQR est responsable de la surveillance au niveau institutionnel, l évaluation et la production de rapports sur les activités et programmes pertinents du projet. ONRI et les départements régionaux mènent la priorisation des projets régionaux et nationaux, et veillent à l harmonisation stratégique des documents de stratégie pour l intégration régionale et des documents de stratégie-pays de la Banque avec le PACC. Toutes ces activités sont guidées et coordonnées sous les auspices stratégiques du Comité de coordination du changement climatique. Les projets et activités en cours d exécution recoupent les piliers de base d adaptation et de développement à faible émission de carbone du PACC. Pour le pilier d adaptation (résilience au climat), les projets portent sur l amélioration de la productivité agricole et la sécurité alimentaire, l amélioration des revenus ruraux, l amélioration de l approvisionnement des ressources en eau et des systèmes d irrigation, l amélioration de l utilisation et la gestion forestière, la mobilisation du développement des sources d eau potable. Pour le pilier de développement à faible émission de carbone, l accent est mis sur le transport durable, l efficacité énergétique et l énergie propre et les systèmes d utilisation durable des terres. En appui au développement de l énergie propre en Afrique, la Banque a actuellement des projets couvrant toutes les sources d énergie renouvelable : énergie hydraulique, solaire, géothermique, éolienne et bioénergétique. Le coût total de l investissement pour tous les projets analysés dans ce rapport s élève à 11,84 milliards d UC (17,75 milliards USD), dont la contribution de la Banque, principalement à partir des sources BAD et FAD, s élève à 2,86 milliards d UC (4,30 milliards USD). Le constat est important pour deux raisons : tout d abord, la contribution de la Banque, d un montant de près d un quart (24 pour cent) du coût total de l investissement, indique sa puissance à attirer les ressources extérieures. Deuxièmement, les investissements de 2011 à 2012 liés au climat de la Banque équivalent déjà à environ 45 pour cent du budget total ciblé pour le Plan d action quinquennal, ce qui indique que les investissements dépasseront probablement les objectifs. En plus d assurer ses propres ressources à travers les guichets BAD et FAD, la Banque a accru son accès et le recours aux mécanismes de financements environnementaux et climatiques mondiaux tels que le Fonds pour l environnement mondial (FEM) et les Fonds d investissement climatique (FIC). En outre, la Banque héberge et gère plusieurs instruments de financement liés au changement climatique : le Fonds du bassin forestier du Congo, la Facilite africaine de l eau,

9 vii le Fonds spécial du climat pour le développement en Afrique, le Fonds fiduciaire de l Initiative pour l alimentation en eau et l assainissement en milieu rural, et le Fonds de l énergie durable pour l Afrique. Pour répondre efficacement au besoin de développement à l épreuve du climat en Afrique, la Banque a mis au point un Système de sauvegardes climatiques visant à évaluer systématiquement les risques du changement climatique pour les projets et les secteurs économiques clés, et fournir des options d adaptation. Le système est maintenant à l essai pour une application éventuelle à tous les projets financés par la Banque. Il est prévu que d ici à la fin de 2013, environ 75 % des projets financés par la Banque auront été testés. En outre, la Banque s emploie à créer un environnement propice à la mise en œuvre réussie du PACC par le développement et l exécution d un ensemble cohérent d actions pertinentes : Sensibilisation à travers des ateliers et la production et la diffusion des connaissances techniques et scientifiques ; Promotion du renforcement des capacités au sein de la Banque et dans les PMR ; Développement des méthodes et des outils contribuant au dépistage des risques et à l identification des options pour les projets respectueux du climat ; Optimisation des flux de financement climatique et amélioration de l accès des pays africains à ce financement ; Création d un système de suivi et d évaluation pour suivre les progrès accomplis et permettre la mesure des impacts axée sur les résultats ; Forger des partenariats avec des partenaires au développement régionaux et internationaux pour une meilleure coordination des travaux et une incidence plus grande sur le développement. En collaboration avec les partenaires, la Banque a publié plusieurs documents techniques qui ont amélioré la compréhension des impacts des risques et de la vulnérabilité au changement climatique en Afrique. Ces rapports ont fourni des informations essentielles sur le coût de l adaptation, les options et les outils financiers et les mesures préparatoires nécessaires à l amélioration de l accessibilité au financement climatique. L objectif ultime est d aider les PMR à renforcer la résilience climatique dans leurs plans et stratégies de développement ainsi que de jeter les bases d un développement à faible émission de carbone. Le rapport contient des recommandations essentielles sur la façon dont la Banque peut améliorer la mise en œuvre en cours du PACC. Entre autres choses, cela signifie que la capacité de la Banque à répondre aux changements climatiques en Afrique sera meilleure si les chefs de projet sont en mesure de comprendre et d agir sur les leçons qui surgissent de la mise en œuvre concrète des mesures sur les changements climatiques. Consciente du défi de mobiliser des ressources suffisantes pour financer le surcoût des projets à l épreuve du climat et de faire des investissements à faible émission de carbone, la Banque s emploie à faire un usage efficace des fonds bilatéraux et multilatéraux existants, ainsi que des nouveaux mécanismes internationaux de financement du climat tels que le Fonds vert pour le climat (lorsqu il sera opérationnel). En outre, elle soutient les PMR à accéder à ces fonds et à répondre à leurs besoins immédiats. Néanmoins, il reste encore beaucoup à faire pour attirer le soutien international et l investissement du secteur privé afin d appuyer la transition vers un mode de développement à faible émission de carbone, résilient au changement climatique n Résumé analytique

10 viii Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique

11 1 Introduction Contexte Le changement climatique est l une des plus grandes menaces pour le développement durable de l Afrique. Par conséquent, il doit être considéré comme une priorité fondamentale et intégré, à ce titre, dans la conception et l exécution des politiques et des projets. La Banque africaine de développement (BAD ou la Banque) fonde son approche de la lutte contre le changement climatique sur son objectif principal de soutenir le développement économique durable et la réduction de la pauvreté en Afrique. En Octobre 2012, la Banque a lancé son Plan d action sur le changement climatique (PACC), couvrant la période Tout en reconnaissant le rôle principal de la Banque en faveur du développement durable en Afrique, le PACC cherche à tirer parti de la forte capacité opérationnelle de l institution à positionner la Banque comme acteur clé dans les questions du changement climatique sur le continent. Le PACC repose sur trois piliers : Adaptation 1 (développement résilient au climat et renforcement des capacités d adaptation) ; Développement sobre en carbone (DSC) ; et Mise en place d une plateforme de financement du changement climatique. Le PACC met également en lumière les questions transversales telles que le renforcement des capacités, la production et la gestion des connaissances, les réformes institutionnelles et politiques, et le réseautage et les partenariats. Objectif et portée Ce rapport vise à montrer les progrès réalisés par la Banque dans la mise en œuvre des objectifs du PACC à travers des programmes et projets liés au changement climatique. Dans cette évaluation, le rapport considère deux catégories de projets et d activités. Tout d abord, il examine les projets en cours approuvés avant 2011 qui contribuent aux objectifs du PACC avec un certain nombre d entre eux étant financés par des fonds liés au climat. Deuxièmement, il examine les projets qui ont été identifiés pour atteindre les objectifs du PACC c est-à-dire les projets qui ont été tirés du portefeuille des projets de la Banque et ont été élaborés en consultation avec tous les départements concernés de la Banque, et approuvés par ceux-ci, entre 2011 et L évaluation a examiné les projets qui étaient réputés contribuer à l adaptation (à l épreuve du climat) et au DSC (atténuation) aussi bien ceux qui sont explicitement qualifiés «adaptation au changement climatique / DSC» que ceux qui sont susceptibles de contribuer à l adaptation et au DSC. Les chefs de projet ont sélectionné les projets à passer en revue, sur la base des conseils des points focaux du PACC dans les départements concernés, notamment OSAN, ONEC, OPSM, OITC et OWAS, et ont fourni leurs commentaires conformément au modèle fourni. L équipe chargée des rapports a ensuite mené des entretiens individuels et organisé des réunions de groupe pour confirmer et recouper les informations. L équipe a systématiquement passé en revue les rapports Introduction 1 l annexe 1 fournit un glossaire des termes utilisés dans le présent document et plus généralement dans les débats sur le changement climatique.

12 2 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique d évaluation des projets (REP) dressés pour les projets sélectionnés, en vue d obtenir de plus amples renseignements sur leurs contributions aux piliers du PACC ainsi que sur leurs sources de financement. L équipe s est appuyée sur les typologies d activités d adaptation et d atténuation telles que définies dans le Rapport conjoint des BMD sur le suivi des finances du climat, afin d identifier la contribution des projets aux piliers du PACC ; elle a également utilisé le Rapport conjoint des BMD pour estimer le budget total approuvé pour l adaptation et le DSC. Il est important de noter que l absence de références claires dans la mise en œuvre du PACC rend difficile l évaluation des progrès accomplis par rapport aux objectifs fixés. En outre, le fait qu il existe de nombreux acteurs internes et externes dans les Pays membres régionaux (PMR) qui contribuent aussi aux résultats rend difficile l attribution et souligne l importance de former des partenariats stratégiques avec des acteurs régionaux et internationaux du développement. Cette première section du rapport donne un bref aperçu sur le PACC et décrit les objectifs, la portée et la méthodologie du rapport. La deuxième section décrit les activités entreprises pour mettre en œuvre le PACC. La troisième section présente les défis et les leçons apprises. La quatrième section conclut et propose également un certain nombre de recommandations. Cadre institutionnel de mise en œuvre du PACC La Banque a intégré les activités liées au changement climatique dans ses opérations en adoptant le PACC, en créant une plate-forme de coordination, et en attribuant à diverses unités la responsabilité de la mise en œuvre. Le cadre institutionnel du PACC comprend la participation active des départements sectoriels ONEC, OSAN, OSHD, OWAS, ONRI, OITC et OPSM dans la direction de la conception et la mise en œuvre du projet, avec le soutien de ERCU, EADI, EDRE, ORMU et ORRU quant au renforcement des capacités et la mobilisation des ressources. Les responsabilités particulières sont les suivantes : Le Comité de coordination du changement climatique (CCCC) s assure que les activités liées au changement climatique sont planifiées et mises en œuvre de manière coordonnée, et fournit, à l échelle de la Banque, le leadership et l orientation sur les questions relatives au changement climatique ; ORMU et ORRU jouent un rôle important dans la mobilisation des ressources bilatérales et multilatérales, les services analytiques et consultatifs et l assistance technique ; ONRI et les Département régionaux mènent la priorisation des projets régionaux et nationaux et s assurent que les Documents de stratégie sur l intégration régionale de la Banque (DSIR) et les Documents de stratégie-pays (DSP) s harmonisent stratégiquement avec le PACC ; OSAN et ONEC soutiennent le travail sur l intégration du changement climatique dans les opérations ; et ORQR est responsable, au niveau institutionnel, de la surveillance, l évaluation et la production de rapports sur les activités et les programmes pertinents du projet, ainsi que du renforcement des capacités. ONEC gère la majorité des instruments qui forment la plate-forme de financement (un pilier de la PACC). Il assure également la direction technique des travaux analytiques complémentaires tels que la méthodologie commune des BMD pour suivre le financement du changement climatique et le travail multisectoriel de la Banque sur la transition vers la croissance verte notamment l élaboration d un document complet d orientation du personnel ; La mise en place des réseaux et groupes de travail interdépartementaux a facilité le partage d expériences et les efforts de coordination en vue d atteindre des objectifs précis. Par exemple, le groupe de travail sur la croissance verte a réalisé la mise en œuvre d une première phase de renforcement des capacités internes ; elle a aussi contribué à l articulation de la stratégie institutionnelle décennale et fourni, sur demande, des services consultatifs aux PMR afin de soutenir l élaboration de leurs feuilles de route et

13 3 de leurs stratégies de croissance verte. En outre, des équipes spéciales et comités ad hoc sont régulièrement mis en place pour gérer les tâches spécifiques et les questions émergentes telles que les réunions de la Conférence des Parties (CdP) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Cadre d évaluation et de surveillance du PACC et le Fonds spécial du climat pour le développement en Afrique (FSCD). n Introduction

14 4 Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique

15 5 Mise en œuvre des piliers du PACC Aperçu La conception et la mise en œuvre des projets dans le cadre du PACC ont commencé bien avant l approbation du Plan d action. Par conséquent, nombre de projets sont déjà en cours d exécution dans le cadre du Plan d action. Quatre grands objectifs stratégiques, qui sont conformes à la vision stratégique et aux principes directeurs du PACC, sont abordés. Ces objectifs stratégiques visent à renforcer les efforts en cours, utiliser un éventail de ressources et de capacités, et soutenir le développement de partenariats avec les communautés nationales, régionales et internationales en vue d atteindre les objectifs de développement souhaités. Ils comprennent : Intégrer le changement climatique dans tous les investissements et opérations de la Banque ; Favoriser le développement résilient au climat et sobre en carbone en Afrique ; Soutenir les efforts des PMR à mobiliser des ressources financières et accroître l accès au financement international sur le climat ; et Promouvoir les questions transversales telles que la production et la gestion des connaissances, le renforcement des capacités et les réformes institutionnelles et politiques. Le coût total d investissement des projets sur le changement climatique ( ) en cours d exécution par les différents départements s élève à 11,84 milliards d UC (17,75 milliards USD). De ce montant, la contribution de la Banque, y compris les prêts et les dons provenant de sources BAD et FAD, est de 2,86 milliards d UC (4,30 milliards USD) soit environ un quart du total. Cela traduit la capacité de la Banque à mobiliser des ressources extérieures en vue de la mise en œuvre du PACC. Au cours de la période , la Banque envisage d investir 6,4 milliards d UC à la mise en œuvre du PACC ; cette analyse a révélé que sa contribution actuelle a déjà atteint près de la moitié (45 %) de l objectif. Les projets en cours d exécution contribuent aux piliers fondamentaux de l adaptation et du DSC. Pour le pilier de l adaptation (résilience au climat), les projets sont axés sur l amélioration et la durabilité de la productivité agricole et la sécurité alimentaire, l amélioration des revenus ruraux, le renforcement de l engagement communautaire et l élargissement des connaissances dans la gestion durable des forêts, l amélioration de l approvisionnement en ressources en eau et systèmes d irrigation et la mobilisation du développement des sources d eau potable. Les investissements de la Banque pour ce pilier s élève à 664,49 millions UC (996,74 millions USD). Pour le pilier du DSC, Graphique 1 Investissements de la Banque et piliers du PACC Coût (million d UC) DSC Adaptation Mise en œuvre des piliers du PACC 1 Seule la contribution de la Banque aux éléments de projets concernés par les piliers du PACC a été prise en compte dans les estimations des coûts. Cela pourrait aller jusqu à 100 % du coût total.

16 6 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique l accent est mis sur le transport durable, l efficacité énergétique et l énergie propre, et les systèmes d utilisation durable des terres. L investissement total pour les projets relevant de ce pilier se chiffre à 1,628 milliards d UC (2,442 milliards USD) (voir Graphique 1). 1 Cependant, il est reconnu que certains projets, en particulier ceux liés à la gestion durable de la terre et des ressources en eau, contribuent souvent aussi bien aux résultats d adaptation qu à ceux d atténuation. Par exemple, la réduction des émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts (REDD +) et les projets de gestion durable des forêts dans le cadre du programme du Fonds forestiers du Bassin du Congo (FFBC) peuvent contribuer à l atténuation du changement climatique (DSC) et à l amélioration de la capacité d adaptation des populations rurales qui dépendent des forêts pour assurer leur subsistance. Graphique 2 Répartition des projets entre les secteurs, selon la valeur du projet Agriculture et sylviculture 12% Eau 18% Transport 16% Énergie 54% De nombreux projets du PACC sont plus inclinés vers le développement des infrastructures, compte tenu de la nécessité urgente de faire face au faible déficit de l Afrique dans l adaptation et le développement des infrastructures. Par exemple, l énergie propre, qui est essentiellement un développement à faible émission de carbone, représente 54 % de l investissement total de la Banque, suivie par l eau, les transports et l agriculture et la sylviculture (voir Graphique 2). La répartition des investissements dans les secteurs clés énergie, transports, eau et agriculture/sylviculture est illustrée au Graphique 3. Comme on pouvait s y attendre, les projets énergétiques et de transport contribuent Graphique 3 Répartition des investissements entre les piliers de l adaptation et du DSC Coût (million d UC) Énergie Transport Eau Agriculture et sylviculture Financement du DSC Financement de l Adaptation plus aux résultats du DSC qu aux résultats de l adaptation (résilience au climat), et l inverse est vrai pour les secteurs de l eau et de l agriculture. Les différences entre les deux piliers (Graphiques 1 à 3) ne s expliquent pas nécessairement par les différences dans le nombre de projets, mais plutôt par le coût élevé de l investissement de la plupart des projets énergétiques. Dans le cadre du suivi des progrès accomplis dans la mise en œuvre du PACC aussi bien globalement que par secteur, il est utile de comparer l investissement actuel aux objectifs d investissement énoncés dans le plan d action lors de l approbation (voir Tableau 1). L investissement dans le secteur de l eau est proche de l objectif prévu, alors que l investissement dans le secteur de l énergie dépasse de loin son objectif peutêtre en raison de la disponibilité des fonds externes pour des projets énergétiques respectueux du climat, en particulier les Fonds d investissement climatiques 2. Cependant, l investissement dans le transport, l agriculture et les autres secteurs est en décalage par rapport aux objectifs prévus. Ces secteurs qui sont particulièrement pertinents pour le pilier de l adaptation du Plan d Action devront être renforcés au fur et à mesure que la mise en œuvre du PACC progresse. Les travaux liés à la résilience de l agriculture, de l eau et des forêts, financés par le FIC, fournissent un bon exemple de l application effective de l investissement de la Banque en faveur de l adaptation dans ces secteurs. La mise en œuvre du PACC, telle que précédemment évoquée, implique également un certain nombre 2 Y compris le Fonds pour les technologies propres (FTP) et l Élargissement du Programme d énergie renouvelable dans les pays à faible revenu (EPER).

17 7 Tableau 1 Investissements courants comparés aux objectifs prévus Secteurs Plan d investissement cible ( ) Investissements courants de la Banque ( ) Milliards UC % Milliards UC % Énergie 2, , Transport 1, , Agriculture 1, , Eau 1, , Autres 0,50 8 0,000 0 Total d activités non opérationnelles. Afin de faciliter le processus d intégration au niveau de la programmation par pays, la Banque a élaboré en 2012 un Document d orientation pour l intégration du changement climatique dans ses Documents de Stratégie-Pays (DSP) et ses Documents de stratégie d intégration régionale (DSIR). Ce document fournit aux experts du changement climatique dans les équipes pays ou régionales des recommandations et des orientations afin de s assurer, alors que la Banque s engage dans un dialogue avec les gouvernements sur les questions du changement climatique, que les risques climatiques sont pris en compte dans la conception des documents de stratégie. Il aborde aussi bien les étapes méthodologiques que les meilleures pratiques. Son utilisation devrait permettre aux équipes pays ou régionales de concevoir des stratégies améliorées à l épreuve du changement climatique, qui conduisent à des investissements plus durables. Au cours de la période d essai de , le changement climatique a été intégré dans les Documents de stratégie de 16 pays 3. Pour une période d essai prolongée en 2013, cinq pays supplémentaires bénéficieront de l application du document d orientation dans la préparation de leurs DSP : Cap-Vert, Kenya, Libéria, Maurice et Sierra Leone. Adaptation : Développement résilient au climat et renforcement de la capacité d adaptation L adaptation signifie aussi bien faire face aux impacts négatifs du changement climatique qu embrasser les opportunités qui pourraient se présenter. Ce pilier implique des initiatives à des investissements à l épreuve du climat c est-àdire pour réduire l exposition et la sensibilité des interventions de développement et à renforcer la résilience des systèmes naturels et humains aux effets climatiques. Dans le renforcement de la résilience, l accent est mis sur l amélioration de la capacité d adaptation des populations locales, en particulier dans les pays les moins avancés, qui sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique. En plus des projets d adaptation par les Départements sectoriels comme OSAN et OWAS, la Banque et les PMR travaillent à renforcer les capacités d adaptation et améliorer la résilience aux risques climatiques grâce à des efforts visant à : (i) améliorer la compréhension des impacts et de la science du climat à travers le développement et la diffusion de l information ; (ii) éclairer les processus de prise de décision ; (iii) intégrer les considérations liées aux changements climatiques dans les politiques et stratégies ; et (iv) renforcer les connaissances et les compétences techniques sur l adaptation. Intégration et renforcement de la résilience dans les projets de la Banque L intégration du changement climatique signifie que la Banque devrait régler les problèmes de changement climatique dans toutes ses politiques et initiatives. Cela signifie également que les gouvernements nationaux devraient inclure des mesures pour lutter contre le changement climatique, notamment l adaptation Mise en œuvre des piliers du PACC Burundi, Comores, Ghana, Madagascar, Mozambique, São Tomé-et-Principe, Tunisie et Zambie ; République centrafricaine, Congo, République démocratique du Congo, Gambie, Malawi, Maroc, Nigeria et Afrique du Sud.

18 8 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique et le DSC dans les politiques, stratégies, initiatives et plans nouveaux et en cours. Pour assurer la durabilité et la résilience des investissements de la Banque, l adaptation doit être considérée comme faisant partie intégrante de tous les projets et programmes de la Banque. Renforcer la résilience des investissements de la Banque implique rendre résistant au climat l infrastructure physique régionale et nationale, telle que le réseau routier, afin de s adapter à l évolution des conditions climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes. Une meilleure compréhension des risques et des vulnérabilités aux investissements et opérations de la Banque a amené l institution à développer un outil le Système de sauvegardes climatiques (SSC) afin d évaluer les vulnérabilités, dépister les risques et identifier les options d adaptation. Le SSC est en cours d essai pour une application éventuelle à tous les projets financés par la Banque ; il est prévu que d ici à la fin de 2013, environ 75 % des projets financés par la Banque auront été testés. Utilisation durable des terres et gestion intégrée des ressources en eau L Afrique étant fortement tributaire des ressources naturelles, la Banque reconnaît que le changement climatique pourrait avoir de graves répercussions sur la production agricole et la sécurité alimentaire dans de nombreux pays africains. Des épisodes de sécheresses extrêmes, d inondations et de catastrophes liées à l eau sont maintenant plus fréquents sur le continent. La Banque s emploie donc à renforcer les capacités d adaptation et de réduction de la vulnérabilité, en particulier pour les personnes qui dépendent le plus des ressources naturelles pour assurer leur subsistance. Le portefeuille PACC comprend des projets qui soutiennent le renforcement de la résilience de l agriculture afin d améliorer la sécurité alimentaire. La réalisation de ces objectifs comprend : le maintien des niveaux durables de la productivité, l amélioration des systèmes d irrigation et l amélioration des revenus ruraux ; et la gestion durable des ressources hydriques, y compris le développement des sources d eau potable et l apport d un soutien aux programmes transfrontaliers menés par les pays. La Banque soutient les efforts des PMR à renforcer la résilience face aux aléas climatiques induits par des interventions telles que la construction ou la réhabilitation des barrages à usages multiples, les projets de gestion des inondations urbaines, les études et programmes de résilience à la sécheresse. L Encadré 1 présente un cas de projet démontrant comment l amélioration de l accès à l eau contribue à la capacité d adaptation locale en Éthiopie rurale. Encadré 1 La Facilité africaine de l eau favorise l accès à l eau dans les zones rurales en Éthiopie Malgré les efforts concertés du Gouvernement éthiopien visant à accroître l approvisionnement en eau dans le pays, plus de 50 % de la population rurale n a toujours pas accès à l eau stable moins vulnérable aux variations climatiques. Ceci est en partie dû au fait que plus de 83 % de la population n a pas accès au réseau électrique pour alimenter les pompes à eau mécanisés, et aussi en raison du coût élevé de celles alimentées par des combustibles. La FAE a offert au gouvernement une subvention de 2 millions en vue de promouvoir et expérimenter l utilisation des énergies solaire et éolienne pour pomper l eau dans les zones rurales, ainsi que d amorcer l élaboration d un investissement à long terme dans ces technologies dans le cadre du Programme d accès universel, où elles sont les plus appropriées et adaptées. Les études sur l utilisation des énergies solaire et éolienne pour l alimentation en eau en milieu rural en Éthiopie sont en cours. Ce projet devrait contribuer à assurer un approvisionnement accru et durable de l eau à moindre coûts financiers, économiques, environnementaux et sociaux par rapport aux systèmes de pompage alimentés aux combustibles. Résultats attendus : Demande accrue de technologies solaires/éoliennes par les utilisateurs finals et d autres intervenants avec personnes bénéficiant directement de l accès à l eau dans le cadre des projets pilotes ; Les spécialistes du secteur de l eau doivent inclure systématiquement les options technologiques solaires et éoliennes parmi celles à considérer ; Le secteur privé local soutenant l offre et le service après vente de matériels de pompage solaire et éolien, y compris l approvisionnement en pièces détachées et la maintenance.

19 9 Développement sobre en carbone (DSC) L orientation stratégique du pilier du DSC du PACC est de suivre les trajectoires à faible émission alors que la Banque poursuit le développement économique et social en Afrique. La Banque reconnaît que, bien que l Afrique ne compte que pour environ 4 % de gaz à effet de serre (GES), le DSC offre d énormes possibilités pour réaliser les objectifs de développement économique et de réduction de la pauvreté sans compromettre la durabilité environnementale. Les progrès réalisés jusqu ici dans le cadre du pilier DSC sont largement déterminés par les politiques durables d atténuation climatique et les projets d infrastructure, en particulier dans les secteurs de l énergie, des transports, de la foresterie et de l eau. Le pilier du DSC comporte des domaines d action qui sont alignés avec les politiques et stratégies de la Banque. Augmentation des investissements dans l énergie propre et l efficacité énergétique Alors que le PACC reconnaît que le développement socio-économique en Afrique nécessitera l amélioration de l accès à l énergie, il vise toujours à encourager la réduction de la consommation d énergie pour atteindre l objectif souhaité. Un certain nombre de projets mis en œuvre dans le cadre du pilier DSC soutiennent l énergie propre ou améliorent l efficacité énergétique grâce à l utilisation des technologies modernes. En outre, la Banque a mis en œuvre une Politique du secteur de l énergie qui met l accent sur l importance des sources d énergie renouvelable hydroélectrique, bioénergétique, éolienne, solaire et géothermique en améliorant l accès et la sécurité énergétique du continent. Dans ses efforts de promotion des énergies propres, la Banque met en œuvre des projets qui soutiennent toutes ces sources d énergie renouvelable un résultat positif pour la mise en œuvre du PACC. Par exemple, la Banque exécute un projet géothermique au Kenya (voir Encadré 2 pour plus de détails). Un exemple d un projet à efficacité énergétique est le projet de la centrale électrique de Takoradi II au Ghana, qui vise à agrandir et à Encadré 2 Projet de développement géothermique de Menengai, Kenya Au Kenya, où plus de 80 % de la population n a pas accès à l électricité et où le potentiel géothermique est l un des plus importants au monde, le projet de développement géothermique de Menengai, et en particulier sa première phase, mettra à profit quelques-uns de ce potentiel à : Produire suffisamment de vapeur pour une alimentation de 400 MW qui seront générés par le secteur privé en utilisant un modèle de Producteur indépendant d énergie (IPP) ou de Partenariat Public Privé (PPP) et ainsi fournir une énergie de base propre pour ménages et petites entreprises Éviter 2 millions de tonnes d émission de CO 2 par an Améliorer de 20 % la capacité de production installée au Kenya et accroître la sécurité énergétique en augmentant la contribution de la géothermie dans la palette énergétique La Banque a dirigé la réalisation du projet depuis 2010, qui consistait notamment à aider la Société de développement géothermique au Kenya à développer un modèle financier bancable pour le projet et catalyser le financement d autres IFD ainsi que l accès à une subvention du Programme d énergie renouvelable (l un des FIC). L intervention de la Banque contribue à lutter contre le risque de forage auquel le secteur privé hésite à assumer et pose les jalons pour une participation du secteur privé dans la production d électricité. En conséquence, le projet est considéré comme une étape essentielle dans le développement de l important potentiel géothermique de l Afrique orientale. Tableau 2 Quelques projets menés dans les sources d énergie renouvelable Projet Pays Source d énergie renouvelable Projet bioénergétique d Addax Sierra Leone Bioénergétique Project géothermal de Menengai Kenya Géothermique Projet d'énergie éolienne de Cabeolica Cap-Vert Éolienne Project hydroélectrique de Lom-Pangar Cameroun Hydroélectrique Centrale thermique solaire de l Ourzazate Maroc Solaire Projet d'énergie éolienne de l ONE Maroc Éolienne Projet KivuWatt Rwanda Bioénergétique Mise en œuvre des piliers du PACC

20 10 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Encadré 3 Infrastructure régionale et DSC en Afrique de l Est : exemple de l interconnexion électrique Éthiopie-Kenya Le financement de l interconnexion électrique Éthiopie-Kenya contribue au développement sobre en carbone de l Afrique de l Est, en favorisant l approvisionnement, dans les pays voisins, de l énergie hydroélectrique considérable générée en Éthiopie, à travers le commerce régional de l énergie dont le volume est estimé à GWh d ici à Le projet comprend la construction d un réseau électrique entre l Éthiopie et le Kenya, constitué d environ km de courant continu haute tension de 500 kv, avec une capacité de transfert de puissance maximale de 2000 MW. L intégration des systèmes électriques de l Éthiopie et du Kenya permettra, à moyen terme, l exportation dans la région de la grande production d énergie hydroélectrique en Éthiopie, et de relier le réseau électrique de l Est à celui de l Afrique centrale. L amélioration des sources énergétiques au Kenya devrait permettre d éviter près de 5 millions de tonnes d émissions de CO 2. Le projet devrait permettre d obtenir des impacts de développement importants : En Éthiopie, il contribuera à la mise en œuvre du Plan de croissance et de transformation du pays par lequel l Éthiopie va puiser dans son immense potentiel des énergies renouvelables pour assurer la consommation domestique et la génération de revenus par le biais de l exportation de l excédent d énergie propre. Rien qu au Kenya, la puissance supplémentaire injectée dans le réseau électrique national permettra l approvisionnement en électricité de ménages supplémentaires d ici à 2018, et d un total cumulé de nouveaux ménages d ici à 2022 (dont 18 % seront situés dans les zones rurales). Les entreprises et les industries au Kenya en profiteront aussi, avec environ GWh d énergie supplémentaire d ici à 2018, passant à environ GWh d ici à moderniser une installation existante, d un cycle unique de 220 MW à un cycle combiné 330 MW, augmentant ainsi l efficacité tout en réduisant les émissions de GES. La mise en œuvre des projets d énergie renouvelable a favorisé un développement sobre en carbone en contribuant à la réduction des émissions dans de nombreux pays où sont menés des projets (voir le Tableau 2 pour des exemples de projets mis en œuvre dans le cadre du PACC). Plus précisément, l Encadré 3 présente un cas qui décrit comment un projet d interconnexion électrique en Afrique de l Est contribue à des résultats d intégration régionale et de développement sobre en carbone en Éthiopie et au Kenya. Promouvoir le transport durable Consciente du rôle essentiel du transport durable en particulier dans le secteur de la route à la réalisation du pilier du DSC du PACC, la Banque met en œuvre des projets visant à renforcer le réseau de transport, améliorer l accessibilité dans les zones rurales et urbaines, et réduire la consommation de carburant et les émissions de GES. Ces projets recoupent aussi bien le secteur public que privé et comprennent la construction des routes, l entretien des routes, la construction des ponts et le transport ferroviaire. Beaucoup d entre eux sont de nature transnationale (reliant deux ou plusieurs pays), soutenant le développement et l intégration régionaux entre les PMR. En plus de promouvoir les objectifs de développement du pilier du DSC grâce à la réduction des émissions de GES, les investissements dans les infrastructures de transport durable dans le cadre du PACC soutiennent aussi le renforcement de la résilience de l infrastructure aux impacts du changement climatique et les phénomènes extrêmes liés, et favorise l efficacité par la réduction de la consommation d énergie par habitant. Par exemple, le projet ferroviaire Rift Valley vise à réhabiliter, exploiter et entretenir une concession de chemin de fer régional (Kenya et Ouganda) pour le transport du fret et des passagers. Renforcement de l utilisation durable des terres et la gestion des forêts Grâce au PACC, la Banque reconnaît que l Afrique dispose d un potentiel considérable d atténuation associée au mécanisme de la Réduction des émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts (REDD +) dans le secteur forestier. La Banque a démontré son intérêt à soutenir ses PMR en tirant parti des possibilités de mettre en œuvre un mécanisme de la REDD +. Comme une source de soutien, le FFBC, hébergé par la Banque, soutient la gestion durable des forêts et le développement des politiques et mesures, stratégies ou plans d action (supra) nationaux. L analyse de ce rapport comprenait des projets du FFBC couvrant les différents aspects des

21 11 systèmes d utilisation durable des terres et de la gestion forestière, y compris les initiatives de renforcement des capacités, la surveillance des forêts et des systèmes d inventaire et les projets REDD + pilotes de mise en œuvre. Ces projets visent à contribuer à la réduction des émissions de GES tout en assurant la réduction de la pauvreté, le développement économique et la conservation de la biodiversité, qui sont tous capturés dans le cadre du pilier du DSC. Cependant, il est évident que ces projets pourraient également contribuer à renforcer la capacité d adaptation des communautés dépendantes des forêts et leurs économies locales aux impacts de la variabilité et changements climatiques. Les projets forestiers analysés sont basés dans la région de l Afrique centrale en raison des mécanismes institutionnels relatifs au FFBC. ONEC soutient également la REDD + et explore les possibilités de projets REDD + sous d autres mécanismes financiers tels que le Fonds pour l environnement mondial (FEM) et le Programme d investissement forestier des Fonds d investissement climatiques (FIC). En outre, la gestion des forêts est souvent intégrée dans de nombreux projets agricoles visant à améliorer la sécurité alimentaire et réduire la pauvreté. Soutenir les Mesures d atténuation nationales appropriées Depuis 2010, la Banque a activement collaboré avec les PMR au développement de leurs Mesures d atténuation nationales appropriées (MANA). Elle a aidé neuf PMR à élaborer des cadres MANA, lesquelles ont été soumises au registre CCNUCC. Par exemple, avec sa Stratégie sur l économie verte résiliente au changement climatique en place, l Éthiopie a reçu un soutien pour le développement d une MANA dans le secteur des transports («MANA sur le Transport interurbain électrique ferroviaire») et la Gambie a élaboré une MANA dans le secteur de l agriculture, «Atténuation des émissions de gaz à effet de serre et concentrations dans l atmosphère à travers le renforcement et la promotion d un système intégré agriculture-élevage en Gambie.» Dans un proche avenir, la Banque envisage également d aider d autres pays, y compris Maurice (secteur de l énergie) et l Ouganda (secteur agricole). Plate-forme de financement du climat Afin d améliorer l accès de l Afrique au financement climatique, une plate-forme de financement a été considérée comme l un des principaux piliers du PACC. La Plate-forme de financement pour le climat de la Banque comprend un certain nombre de ressources qui sont, soit hébergées par la Banque, soit des établissements pour lesquels la Banque est une agence d exécution. La plateforme vise également à profiter des nombreuses possibilités offertes par les Partenariats publicprivé. Conformément à la méthodologie commune des BMD visant à suivre le financement climatique, la Banque a consacré environ 2,29 milliards d UC dans le financement du changement climatique aussi bien à partir de ses ressources propres qu en s appuyant sur les instruments de la Plateforme de financement climatique dans divers secteurs. Instruments mondiaux de financement du climat et initiatives financières hébergées par la Banque La Banque est une institution d exécution des mécanismes tels que le FIC et le FEM, qui ont cofinancé de nombreux projets de la Banque. Le FIC, le plus en vue de ces mécanismes mondiaux, comprend le Fonds pour les technologies propres (FTP) et le Fonds stratégique pour le climat. L Annexe 2 présente les détails des objectifs et les montants à être acheminés par la Banque. Divers PMR font partie de ces programmes et bénéficient des fonds du FIC en complément des financements FAD/BAD. Grâce à son partenariat avec le FIC évalué à 7,6 milliards USD, la Banque s est engagée à mettre 1 milliard de dollars de ressources FIC à la disposition des pays d Afrique. Depuis 2011, la Banque a approuvé au total 420 millions de dollars dans le cadre du financement FIC. Ces ressources sont actuellement utilisées pour financer des projets approuvés par la Banque dans cinq pays : le Kenya, le Mozambique, le Maroc, l Afrique du Sud et le Niger. La Banque développe également un portefeuille de projets liés aux Plans d investissement FIC dans 12 autres pays africains. Les projets financés à l aide du FEM comprennent le projet régional de l Union du fleuve Mano visant à renforcer les efforts de conservation dans un point d accès unique de la biodiversité qui s est rétrécie de 15 % de sa taille originale, et une Plate- Mise en œuvre des piliers du PACC

22 12 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Graphique 4 Répartition des sources et instruments de financement climatique Autres 5% FIC 77% FEM 1% CBFF 13% FAE 1% RWSSI 3% forme de partenariat public-privé pour l énergie renouvelable qui favorisera l élargissement de l énergie renouvelable à travers les modes de cofinancement autres que des subventions et tirera profit des synergies avec les instruments connexes de la Banque. En outre, le Conseil du fonds d adaptation a accrédité la BAD comme Institution multilatérale d exécution (IME) pour le Fonds d adaptation. Au cours des prochaines étapes, la Banque devra aider les pays africains à accéder aux ressources du Fonds d adaptation et à les gérer. L annexe 2 résume les objectifs de ces programmes et les montants qui transitent par la Banque. La Banque héberge et gère également un certain nombre de fonds qui contribuent partiellement ou entièrement à l atténuation ou l adaptation au changement climatique : la Facilité africaine de l eau, le Fonds spécial du climat pour le développement en Afrique, le Fonds forestier du Bassin du Congo, le Fonds spécial de l initiative pour l alimentation en eau et l assainissement en milieu rural et le Fonds pour l énergie durable en Afrique. Ces fonds financent des projets dans les secteurs de l eau, de l énergie, de l agriculture et de la sylviculture. (Les objectifs de ces fonds et les montants promis par les bailleurs de fonds sont fournis à l Annexe 3.) La combinaison des fonds mondiaux accessibles et des fonds gérés par la Banque a appuyé de nombreux projets dans le cadre du PACC. En tant qu un des principaux instruments de financement climatique accélérés dans le monde, les fonds FIC, comme l illustre le Graphique 4, ont fourni plus de ressources que d autres instruments, et ce en grande partie, grâce aux projets d énergie actuellement soutenus. Le Fonds Vert pour l Afrique La Banque est consciente des défis auxquels font face les PMR soucieux d accéder au financement climatique à partir de la myriade de fonds et initiatives bilatéraux et multilatéraux disponibles. En réponse à une demande formulée par les dirigeants africains souhaitant que certaines des ressources promises en vertu de l Accord de Copenhague et des accords de Cancun soient allouées à l Afrique par le biais d un fonds qui sera géré par la Banque, cette dernière a dirigé le développement du Fonds vert pour l Afrique. Le travail sur le Fonds a commencé en , avec de vastes consultations (avec les PMR, les bailleurs de fonds, la société civile) et plusieurs itérations du document du fonds. En Novembre 2011, le document a été présenté aux Conseils d administration, qui ont recommandé des changements afin de mieux refléter les besoins des PMR et de peaufiner la structure institutionnelle. Prenant en considération le dialogue actuel sur l agenda mondial du développement en particulier après la Conférence de Rio +20, où les États membres ont convenu de commencer à élaborer un ensemble d objectifs de développement durable (ODD), en s appuyant sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la convergence avec l agenda du développement post-2015 à la mi-2012, le Fonds vert africain a été rebaptisé par la Banque «Fonds vert pour l Afrique». La Banque s atèle à concevoir un fonds qui permettra d améliorer l accès des PMR au financement climatique et comprendra un soutien fondamental pour la croissance verte dans le cadre de l éradication de la pauvreté. Questions transversales Un certain nombre de questions réformes politiques et institutionnelles, production de connaissances et développement des capacités, partenariat et coopération internationale, et communication et sensibilisation recoupent les trois piliers du PACC. Les actions dans ces domaines visent à encourager, favoriser et soutenir le développement de la capacité d adaptation, la réduction des émissions, et les activités et initiatives novatrices de financement. Bien que

23 13 les types d activités considérées dans cette catégorie ne soient pas facilement quantifiables (par exemple, lien avec les émissions de GES), ils augmentent les avantages et les résultats pour chacun des piliers lorsque mis en œuvre avec succès. (Ces zones sont décrites ci-dessous, et l Annexe 4 énumère les activités spécifiques dans chaque domaine.) Réformes politiques et institutionnelles Les réformes politiques et institutionnelles sont essentielles pour assurer une orientation stratégique claire et la légitimité. Bien que la Banque avait mis en place, depuis 2007, diverses activités pour répondre aux défis de l Afrique liés au changement climatique, l approbation du PACC par les Conseils d administration en octobre 2012 a ouvert la voie à la mise en œuvre plus ciblée des projets et programmes en conformité avec les trois piliers, en instaurant la confiance et la clarté sur l engagement de la Banque à l agenda du changement climatique. Le Cadre de suivi et d évaluation (S&E) du PACC a été développé sous réserve de l harmonisation avec le nouveau cadre de mesure des résultats proposé en Bien que le PACC soit une caractéristique récente du paysage institutionnel, l engagement formulé dans la stratégie à moyen terme de la Banque ( ) consistait à intégrer le changement climatique dans toutes les opérations de la Banque ; de ce fait, toutes les stratégies et politiques sectorielles élaborées au cours de cette période ont intégré les préoccupations liées au changement climatique. Parmi les exemples, on peut citer : la Stratégie de développement urbain (2010) et la Politique de l énergie (2012). En outre, le Cadre d investissement dans l énergie propre de 2009 et la Stratégie d adaptation et de gestion des risques climatiques de 2008 ont fourni des orientations stratégiques sur la réponse de la Banque aux défis de l Afrique sur le changement climatique. L exercice d ajustement institutionnel de 2010 qui a conduit à la création du Département de l énergie, environnement et changement climatique (ONEC), l élargissement du mandat de la Division de la conformité et des sauvegardes (ORQR.3), et l établissement de la CCCC en mai 2011, ont fourni l élan nécessaire pour intensifier, à l échelle de la Banque, le travail sur le changement climatique et améliorer l échange d informations sur les activités mises en œuvre dans tous les secteurs. L extension récente du mandat du CCCC dans le but d y inclure la croissance verte permettra d exploiter les réalisations accomplies dans le cadre des travaux liés au changement climatique. Ces changements ont coïncidé avec une augmentation du nombre de membres du personnel désignés comme experts sur le changement climatique au sein de la Banque, avec beaucoup plus de fonctionnaires travaillant sur les questions liées au climat selon les attributions de leurs secteurs. La participation dans les FIC a conduit au développement de nouveaux processus opérationnels qui constitueront un fondement sur lequel s appuyer alors que l architecture mondiale du changement climatique se développe (par exemple le Fonds mondial pour le climat). Cette progression renforce particulièrement l état de préparation de la Banque à prendre plus de responsabilités en tant qu entité de mise en œuvre de divers fonds et initiatives pour le climat. En ce qui concerne la contribution à la réforme au niveau des PMR, la Banque collabore de plus en plus avec les pays sur la transformation des secteurs clés vers des voies plus durables. Par exemple, le Kenya et l Afrique du Sud ont reçu certains conseils initiaux sur l écologisation de leurs plans principaux du secteur des transports. En outre, l engagement précoce avec les pays sur la croissance verte étant au niveau stratégique, l accent est mis sur l encouragement de la création d environnements politiques propices à l intégration de la croissance verte. Qui plus est, le processus de mobilisation, rendu possible par le FIC, a aidé les 15 pays pilotes à apprendre à adapter leurs institutions, permettant une collaboration plus efficace entre les secteurs, mais également entre le gouvernement et les partenaires multilatéraux et bilatéraux. De plus, les pays se familiarisent avec les politiques, processus et technologies climatiques intelligents qui peuvent remodeler leur avenir au fur et à mesure qu ils élaborent les plans d investissement. Sur le genre et le changement climatique, l approche de la Banque aux dimensions sexospécifiques du changement climatique n est pas encore explicitement reflétée dans un document de politique de la Banque (par exemple, la politique de genre, 2001). Cependant, le fait que toutes les interventions de la Banque soient centrées sur la personne assure que la question du genre est intégrée dans l ensemble Mise en œuvre des piliers du PACC

24 14 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique des opérations visant à relever les défis du changement climatique. Par exemple, les hommes et les femmes ont un accès égal à toutes les ressources fournies pour répondre aux effets négatifs du changement climatique. Production de connaissances et le développement des capacités Pour concevoir et mettre en œuvre des mesures efficaces visant à faire face au changement climatique en Afrique, la Banque a besoin d une base solide pour une compréhension de la science et de la politique de changement climatique et d autres problèmes environnementaux au regard des implications pour le développement durable en Afrique. La Banque utilise les résultats de la recherche régionale et internationale pour produire des rapports scientifiques et techniques qui aident à éclairer les processus décisionnels en Afrique. À cet égard, elle a produit un certain nombre de publications qui contribuent à l ensemble des connaissances sur les questions intéressant l Afrique, selon une perspective africaine. Par exemple, le rapport «Pour que l Afrique soit prête pour le Fonds vert pour le climat» met en évidence la disparité entre les flux de financement climatique réels et nécessaires sur le continent, et formule des recommandations à l attention du Conseil du fonds vert, des pays africains et de la Banque, visant à augmenter les chances des PMR à bénéficier, par «accès direct» au financement important du FVC. Rapport sur l empreinte écologique de l Afrique s attaquer aux problèmes plus étendus que le changement climatique et attirer l attention sur la réalité précaire de la diminution des biocapacités de l Afrique. Ses résultats soutiennent la transition vers une croissance verte en Afrique soit une croissance qui favorise l utilisation efficace des ressources naturelles, minimise le gaspillage et la pollution, et facilite les moyens de subsistance résilients, comme énoncé dans le Cadre pour une croissance verte en cours d élaboration par la Banque. Une base de ressources humaines conscientes des impacts du changement climatique et familières avec les exigences d admissibilité au financement du climat est plus fortement positionnée pour explorer et attirer des possibilités de financement de diverses sources. Pour cette raison, plusieurs départements de la Banque ont facilité la formation à l interne et dans les PMR. En ce qui concerne les PMR, on s attend à ce que la prise de conscience liée au changement climatique créée par la Banque influence les décisions politiques et le cadre institutionnel nécessaires pour relever les défis du changement climatique au niveau national. Environ 350 experts et représentants de cinq sousrégions d Afrique ont participé à une formation sur le thème «Intégration du changement climatique et des sauvegardes environnementales et sociales dans les opérations de la Banque». En outre, pour aider les PMR à avoir un meilleur accès aux possibilités de financement climatique, à travers le Programme d appui au carbone en Afrique, la Banque a facilité la formation des autorités nationales désignées sur le Mécanisme pour un développement propre. En s appuyant sur le projet d interconnexion électrique Éthiopie-Kenya comme étude de cas, le programme a développé une méthodologie innovante qui permettra au projet et aux interconnexions similaires de bénéficier de la finance carbone. Les membres du personnel de la Banque ont également été sensibilisés sur les possibilités de cofinancement par les fonds gérés par le FEM et d autres. A mesure que le programme de développement mondial se développe pour se concentrer explicitement sur la durabilité, la Banque renforce sa capacité interne à opérationnaliser la croissance verte. Une part importante du renforcement des capacités a également lieu au niveau du projet. La Banque a développé des outils destinés à évaluer les projets et fournir des informations sur leurs risques climatiques. Le Système de sauvegardes climatiques (SSC) est un ensemble de quatre éléments ou outils : un outil de dépistage des risques, qui contribue à classer les projets en fonction de leurs vulnérabilités aux risques climatiques ; l outil de revue de l adaptation et de la procédure d évaluation, qui permet d intégrer les mesures d adaptation dans la conception du projet ; une composante qui implique le développement des fiches d adaptation des pays qui fournissent des informations actualisées sur les profils et les indicateurs susceptibles d être intégrés dans les DSP pour faciliter un dialogue éclairé ; et une composante de base de la connaissance, qui fournit des informations sur les projections climatiques visant à soutenir le SSC. Le suivi des ressources financières allouées aux activités d atténuation et d adaptation est essentiel pour la prise de décisions. Cela renforce la confiance et favorise la responsabilisation à

25 15 l égard des engagements de financement du climat. Cela facilite également la surveillance des tendances et des progrès dans les investissements liés au climat. A cet égard, dans le cadre de l Initiative conjointe des BMD sur le suivi des finances du climat, la Banque a dirigé les efforts consentis au suivi du financement de l adaptation, tandis que la Banque interaméricaine de développement a coordonné les activités en ce qui a trait à l atténuation. Ces efforts ont découlé sur un ensemble complet de méthodologies qui permettront d éclairer les décideurs sur l affectation, à bon escient, de ressources limitées. Partenariat et coopération internationale Les partenariats sont des outils pour tirer parti de l influence et de la portée de la Banque. La mise en œuvre des activités liées au changement climatique a conduit à des possibilités de renforcement des relations de travail avec divers organismes des Nations Unies (PNUD, PNUE, CEA), les entités politiques africaines (UA), les organisations internationales non gouvernementales (WWF, Oxfam), les groupes de réflexion et cabinets de conseils (Vivid Economics, Ecofys, l AMCP, IIED), les universités (University of East Anglia et l Université de Cambridge) et les institutions multilatérales de développement (Banque mondiale, BERD). La Banque s est engagée à investir 1 milliard de dollars par an jusqu en 2030 dans le cadre du partenariat mené par l ONU sur l Énergie durable pour tous, renforçant ainsi visiblement son engagement à transformer les systèmes et niveaux d accès à l énergie en Afrique. La Banque a également renforcé son partenariat avec d autres Banques multilatérales de développement, émettant une déclaration conjointe d intention d investir, dans le transport durable, 175 milliards de dollars sur les dix prochaines années. En outre, en contribuant à la mise en œuvre des FIC, la Banque a démontré sa capacité à gérer les fonds externes. En travaillant directement avec les groupes communautaires et les organisations non gouvernementales locales sur la REDD +, le FFBC valide la volonté de la Banque à travailler avec les organisations de la société civile et les soutenir dans la lutte contre les défis du développement. La Banque continue de collaborer régulièrement avec les ministres africains de l économie et des finances, ainsi qu avec les ministres africains de l environnement sur le changement climatique et le développement, au sens large. Suite à une décision récente prise par l UA, le CMAE dirigera le développement d un certain nombre de programmes phares régionaux, parmi lesquels le Programme de développement de l énergie durable en Afrique, rendu possible grâce à la facilitation commune de la Banque et le PNUD. Au moment où elle ne cesse de concevoir et rendre opérationnel un objectif de croissance verte dans le cadre de sa Stratégie décennale, la Banque doit forger de nouveaux partenariats avec les organisations concernées, tout en renforçant ceux qui existent déjà par exemple, avec l Institut mondial sur la croissance verte et l Institut des stratégies environnementales mondiales, ainsi que le Partenariat pour une action sur l économie verte en particulier dans son expression africaine (PAGE-Afrique). La Banque a également rejoint, en qualité de partenaire de la connaissance, la plate-forme des connaissances pour la croissance verte (GGKP). Ce partenariat permettra de renforcer les possibilités de partage d informations et d expériences avec les institutions compétentes. De ces partenariat et coopération, la Banque s enrichit de nouvelles idées et approches qu elle peut utiliser dans ses activités institutionnelles quotidiennes, améliorant par la-même son efficacité en tirant parti des avantages comparatifs des autres. En fin de compte, à travers la coopération internationale, la Banque accroît son influence en tant que partenaire du développement au sens large, et du changement climatique en particulier, aux yeux d un large éventail de parties prenantes. Communication et sensibilisation Au fil des ans, la Banque a activement soutenu le programme et les intérêts de l Afrique dans le processus de négociation de la CCNUCC et dans d autres arènes (Encadré 4). De ses débuts modestes à la CdP 13, la Banque, en collaboration avec plusieurs agences des Nations Unies et soutenue par le mandat politique de l Union africaine, a créé le Pavillon africain lors de la CdP 17 en Le pavillon a accueilli plus de 100 événements secondaires et servi de plate-forme par laquelle l Afrique peut exprimer ses aspirations en ce qui concerne l agenda du changement climatique post La Banque fournit également une assistance technique et financière au Groupe des négociateurs africains, en s assurant que le groupe est bien informé et prêt à défendre les intérêts de l Afrique dans les Mise en œuvre des piliers du PACC

26 16 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Encadré 4 Renforcer la voix de l Afrique dans les négociations mondiales sur le changement climatique et le développement A la dix-septième Conférence des Parties (COP 17) de la CCNUCC à Durban (2011) et la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (ou Rio +20) à Rio de Janeiro (2012), l Afrique a parlé d une seule voix aux moments les plus cruciaux. Grâce à sa collaboration avec l UA, la CEA, le PNUE et d autres institutions aux idéaux semblables, la Banque a soutenu les négociateurs aux processus de haut niveau des Nations Unies (ONU). Par exemple, avant la COP17, la Banque et ses partenaires ont appuyé l élaboration des Messages clés pour Durban soutenus par la Conférence ministérielle africaine sur l environnement (CMAE), tandis que pour Rio +20, la Déclaration consensuelle africaine pour Rio +20 a été préparée ces documents ont servi de base à partir desquelles l Afrique a négocié. Il faut reconnaître que ce n était pas une mince affaire ordinaire, étant donné que les cinquante-quatre (54) pays du continent sont, sur le plan environnemental, aussi divers qu ils le sont sur le plan politique (PMA, Pays en développement enclavés, les PEID, Pays à revenu intermédiaire, et l Afrique du Sud qui est aligné avec les autres groupements géopolitiques, y compris BASIC, IBSA, et BRICS). Il est à noter que le Groupe africain de négociateurs (AGN) est la seule coalition officielle de négociation actuelle au sein de la CCNUCC. négociations et la formulation des décisions et accords. Développement sobre en carbone et Accès à l énergie pour l Afrique ; Les événements internationaux servent régulièrement de tremplins pour attirer l attention sur des questions importantes pour l Afrique. La gamme de thèmes pour les événements qui ont déjà été organisés comprent : Accès de l Afrique aux Fonds de Convention : perspectives et défis ; Gestion des ressources naturelles transfrontières face aux changements climatiques Le cas des bassins versants communs en Afrique ; Établir les limites : les coûts d adaptation et de développement ; Réaliser le potentiel : Tirer le meilleur parti des Finances climatiques en Afrique ; Financement du développement durable ; Le but de ces événements régionaux et internationaux est de mettre en évidence et sensibiliser davantage sur les enjeux et nouvelles possibilités pour l Afrique. Par exemple, transmettre le message que l Afrique est extrêmement vulnérable au changement climatique et exiger que des ressources financières adéquates et supplémentaires soient allouées pour l adaptation. Ils encouragent également les pays à prendre des mesures et accepter la responsabilité quand ils le peuvent. Par exemple, le rapport de l empreinte écologique de l Afrique lancée lors des Assemblées annuelles à Arusha (2012), a été présenté à certains pays ainsi qu à des partenaires multilatéraux et bilatéraux afin d attirer l attention sur le fait qu il faut agir maintenant pour inverser la tendance de l exploitation non durable de l environnement n

27 17 Défis et leçons apprises Défis La mise en œuvre du PACC a fait face à plusieurs défis ; certains liés au contexte africain et d autres internes aux propres processus institutionnels de la Banque. Ces défis doivent être relevés afin d améliorer l efficacité et la durabilité des efforts de la Banque dans la lutte contre le changement climatique en Afrique et aider les PMR à progresser de manière systématique et cohérente vers la résilience au climat et le DSC. Le degré d incertitude entourant le changement climatique dans les PMR, en particulier l incertitude liée à l ampleur et la fréquence des risques climatiques, représente un énorme défi nécessitant l adoption de mesures efficaces dans un continent où l information climatique est inadéquate. Le renforcement de la capacité au sein de la Banque au cours des années n a pas été égalé dans les PMR. Beaucoup de PMR n ont pas été en mesure de développer l ensemble des compétences techniques et managériales nécessaires pour développer des projets sur le changement climatique et accéder au financement climatique, et beaucoup ne disposent pas des cadres institutionnels et politiques appropriés pour orienter les solutions nationales et locales. Le fait que les programmes d exécution de la Banque soient parfois trop longs et fastidieux est un défi pour le développement de projets dans de nombreux PMR. En outre, les cycles de traitement de la Banque ne correspondent pas avec ceux des instruments financiers mondiaux sur le climat, réduisant le volume de ressources externes susceptibles d être mobilisées par la Banque. En dépit de la disponibilité des différents outils et méthodologies pour intégrer le changement climatique dans les politiques et projets de la Banque, les chefs de projets de la Banque sont encore aux prises avec l intégration, au niveau du projet, des risques climatiques. En outre, ils trouvent toujours qu il est difficile de faire des évaluations liées au climat afin de générer des informations utiles pour la conception et l exécution des projets. L accroissement de l approvisionnement en énergie propre est essentiel à la sécurité énergétique et au DSC en Afrique. Les pays à revenu élevé sont en meilleure position pour bénéficier des Fonds pour les technologies propres du FIC. Le défi pour la Banque est de contribuer à l accroissement de l accès, à coût abordable, des options d énergie propre dans les pays à faible revenu d Afrique, en particulier les pays les moins avancés. Un autre défi pour la Banque est l incapacité à tirer parti de la participation du secteur privé aux projets d adaptation et d atténuation en Afrique, soit directement, soit par le biais des PPP. Défis et leçons apprises Leçons apprises La mise en œuvre du Plan d action a généré un certain nombre de leçons qui peuvent fournir des indications importantes pour les années restantes du Plan d action. Certaines de ces leçons sont liées à la complexité du défi climatique pour le développement de l Afrique,

28 18 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique et d autres à la façon dont la Banque s est positionnée pour remplir ses engagements par rapport au plan d action. La mise en œuvre du PACC exige une coopération entre les Départements concernés et une meilleure compréhension des impacts de la vulnérabilité à l adaptation et l atténuation du changement climatique et de la nécessité d intégrer les considérations liées aux changements climatiques dans la conception et le développement de projets en particulier les grands projets d infrastructure qu il serait très coûteux de rénover plus tard. La leçon apprise est l importance de créer un environnement propice à la mise en œuvre réussie du PACC pour faciliter les actions opportunes et la réalisation des objectifs souhaités. Le renforcement des capacités, la connaissance, la technologie et la finance sont indispensables à l amélioration de la capacité d adaptation et au soutien du DSC. Les programmes de formation spécialisés et personnalisés destinés à renforcer les capacités du personnel sont essentiels pour assurer la continuité et la durabilité des interventions sur le changement climatique d une manière cohérente, pertinente et appropriée. Les produits des connaissances, les conseils stratégiques et le renforcement des capacités opportuns sont des éléments essentiels destinés à aider les PMR à adopter un modèle de développement plus résilient au climat et sobre en carbone. La création du CCCC comme mécanisme de coordination a fait preuve de leadership et favorisé la collaboration entre les différents départements impliqués dans le Plan d action. La participation au FIC a généré une mine de connaissances sur laquelle la Banque peut s appuyer au moment où le programme mondial sur le changement climatique se développe. L exploitation efficace des ressources naturelles à travers la coopération et le commerce régionaux est faible et inégalement répartie sur le continent. Une coordination et intégration régionales accrues sont nécessaires pour combler cette lacune n

29 19 Conclusion et recommandations Conclusion Ce rapport a évalué l ampleur de la mise en œuvre du PACC dans ses deux années de fonctionnement. Grâce au Plan d action, la Banque s est engagée à soutenir le développement à l épreuve du climat, sobre en carbone en Afrique et à améliorer l accès au financement climatique. Dans le cadre du Plan d action, de nombreux projets sont exécutés à travers le continent dans des secteurs tels que l énergie, les transports, l agriculture, les forêts et l eau. La Banque fait progresser l adaptation et la résilience au changement climatique, dans une large mesure, par la poursuite du développement durable, en particulier, l agriculture durable, la gestion intégrée des ressources en eau, et la réduction des risques climatiques. Ces activités pourraient procurer des avantages immédiats de développement tout en augmentant la résilience au changement climatique. Elles devraient également mettre en place les fondements physiques et institutionnels pour l adaptation future au changement climatique. La Banque avance effectivement dans la bonne direction en fournissant une assistance technique et financière destinée à aider les PMR à répondre aux impacts du changement climatique pendant qu ils poursuivent le développement. Elle a développé la capacité, les connaissances, les conseils et les outils nécessaires pour sensibiliser, définir le cadre, et éclairer la prise de décisions sur les interventions climatiques. Bien que la Banque ait fait des progrès significatifs au cours des deux dernières années, il reste encore beaucoup à faire pour atteindre pleinement les objectifs du Plan d action. L étape suivante consiste à élaborer un plan visant à mettre en œuvre certaines des recommandations de ce rapport. Cela ouvrira la voie à une intervention plus durable sur le développement résilient au climat et sobre en carbone en Afrique. Pour réaliser le DSC, les PMR ont besoin de ressources supplémentaires. La Banque a pour objectif de faciliter cette initiative à travers une mobilisation accrue des ressources et des flux d investissements privés. En outre, la Banque continuera d approfondir son leadership en aidant les PMR à répondre à leurs besoins en financement et à accéder aux sources de financement climatique nouvelles et existantes. La Banque continuera à travailler en étroite collaboration avec les partenaires internationaux et régionaux, les gouvernements, le secteur privé et la société civile en vue d accroître ses capacités à atteindre ses objectifs de changement climatique. Les projets de développement à l épreuve du climat et sobre en carbone donneront un rendement optimal si les parties prenantes, en particulier au niveau local, sont étroitement associées à l ensemble du cycle de projet, de l identification à l évaluation, en passant par la conception, la mise en œuvre et le suivi. Conclusion et recommandations Recommandations Dans ses efforts continus visant à mettre en œuvre le PACC, la Banque peut renforcer l efficacité de ses solutions au défi du changement climatique de plusieurs façons. Cet article énonce plusieurs recommandations. Accroître l accès des PMR au financement climatique et mobiliser des ressources supplémentaires par exemple, en accélérant l opérationnalisation du Fonds vert pour l Afrique. De plus, la Banque devrait aider à mobiliser et

30 20 Rapport interimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique canaliser les fonds concessionnels publics pour les PMR, par la facilitation de l augmentation des flux de capitaux privés dans les investissements résilients au climat et sobres en carbone. L introduction d un mécanisme de calcul du surcoût des projets d adaptation et à l épreuve du climat dans le SSC aidera à répondre aux besoins identifiés et à améliorer l accès au financement climatique dans les projets futurs. Assurer le leadership technique sur les sources nouvelles et innovantes de financement pour l adaptation et l atténuation du changement climatique par exemple, en aidant à mettre en place un mécanisme de mobilisation des ressources intérieures dans ses Pays membres régionaux (comme dans le cas de l IAEAR) ou en soutenant l accès des PMR aux marchés du carbone. En outre, grâce à son partenariat avec les autres Banques multilatérales de développement dans le cadre de son engagement au FIC, la Banque a offert son leadership pour améliorer la coordination institutionnelle sur le suivi du financement climatique. Continuer à favoriser les partenariats et travailler en étroite collaboration avec les partenaires internationaux et bilatéraux, des gouvernements, du secteur privé et la société civile, à développer les capacités et la mobilisation de la Banque à atteindre ses objectifs de changement climatique. En outre, la Banque devrait renforcer le soutien des initiatives qu elle héberge, en particulier avec l opérationnalisation de la CSDC et les soumissions de propositions attendues des PMR. S appuyer sur le travail continu des connaissances. Par exemple, une étude sur le «coût de l adaptation aux changements climatiques en Afrique» et le rapport «Pour que l Afrique soit prête pour le Fonds vert pour le climat» ont mis en évidence de nombreux problèmes méthodologiques, examiné les données et les besoins en capacités impliqués dans l évaluation des coûts de l adaptation, et fourni des recommandations utiles visant à améliorer l accès des pays africains aux financements climatiques. Les progrès dans le développement et la mise en œuvre du cadre de S&E, y compris le choix des indicateurs et l intégration au sein du cadre logique axé sur les résultats de la Banque. Un cadre de S&E a été développé, et un programme de formation aidera les chefs de projets à suivre la mise en œuvre du PACC. On prévoit de développer une base de données qui contiendra des informations actualisées sur l état de chacun des projets du PACC. Toutefois, le développement continu du cadre est important pour assurer le suivi, la mesure et la présentation des résultats des interventions liées aux changements climatiques, ainsi que les progrès réalisés dans l exécution du PACC. En plus de tout ce qui précède, les mesures suivantes devraient permettre une meilleure mise en œuvre du PACC : Intensifier les efforts des bureaux régionaux et locaux afin de promouvoir la réalisation des résultats liés à l adaptation au changement climatique et au DSC. Assurer l amélioration de la communication et de l échange d informations entre les départements du CCCC et les points focaux aux fins de rapports. Soutenir la mise en œuvre rapide des projets simplifiés du PACC. Faciliter l utilisation du Document d orientation sur l intégration du changement climatique dans les DSP et les DSIR afin d assurer l intégration des préoccupations liées au changement climatique dans tous les documents de stratégie de la Banque. Accroître la participation du personnel dans les programmes de formation sur la conception des projets relatifs au changement climatique, ainsi que sur la gestion, le suivi et l évaluation des résultats. Explorer comment l accessibilité des données, informations et connaissances techniques extraites de la mise en œuvre des projets peut être élargie et leur utilisation répandue à tous les niveaux, et notamment dans la prise de décision. Fournir des ressources supplémentaires pour la formation et le renforcement des partenariats en vue d améliorer la mise en œuvre et de mettre en application les recommandations formulées.

31 21 Former le personnel sur l application de la méthodologie de suivi du financement du climat, en particulier sur son utilisation concernant: (i) les projets multi-sectoriels ayant des bénéfices en matière d adaptation et d atténuation en même temps; (ii) les projets impliquant différents types d instruments financiers, et (iii) l éclatement du financement de projet par composantes et sous-composantes. Bien qu il est reconnu que le renforcement de l intégration et le commerce régionaux aurait nécessairement un impact positif sur la capacité de réaction climatique des pays, notamment des pays pauvres en ressources, des méthodologies et modèles clairs, ainsi que de bonnes connaissances sur la question de l intégration régionale et du climat, doivent être développés. La prestation proactive de services consultatifs auprès de PMR sur la façon de créer un environnement propice à l intégration du changement climatique et des préoccupations de la croissance verte n Conclusion et recommandations

32 22 Rapport intérimaire sur la mise en œuvre du Plan d Action sur le Changement Climatique Annexes

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