Partie 6 : Les fluctuations économiques à court-terme

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Partie 6 : Les fluctuations économiques à court-terme"

Transcription

1 Enseignant A. Direr Liene 2, 1er semestre Cours de maroéonomie suite Partie 6 : Les flutuations éonomiques à ourt-terme Observons le graphique montrant la prodution industrielle des EU entre 1960 et 2000: do 14 Les périodes de réessions sont indiquées entre pointillés. Nous pouvons noter deux faits majeurs visibles sur le graphique qui vont struturer profondément l'étude de la maroéonomie: *sur l'horizon de plusieurs déennies, la prodution tend à s'aroître au ours du temps : 'est la roissane. *sur un horizon plus ourt, la prodution flutue autour de sa tendane de long-terme, e sont les yles. Ces flutuations onduisent parfois l'éonomie à progresser plus rapidement que la tendane: e sont les périodes d'expansion; puis surviennent des arrêts soudains, répétés mais non réguliers et de durée variable: e sont les réessions. Les théories du long-terme que nous avons vues dans une préédente partie sont basées sur la dihotomie lassique selon laquelle les variables nominales telles que l'offre de monnaie et le niveau générale des prix n'affetent pas les variables réelles telles que la prodution, l'investissement ou la onsommation. Cette séparation entre les variables nominales et les variables réelles est moins pertinente à l'horizon de quelques mois ou quelques années. La théorie lassique ne peut par exemple pas expliquer la hute brutale et prolongée du PIB qui a débuté pendant l été 1929 aux EU et dans d'autres pays omme la Frane. Au ours de l'année la plus noire de la dépression, en 1933, un quart de la population amériaine était au hômage et le PIB était inférieur de 30% à son niveau de 1929 (PIB réel US, éhelle log): 1

2 Do 39 Pour l'expliquer par les fateurs de long-terme, il faudrait supposer que le stok de apital baisse brutalement ou que 25% des travailleurs préfèrent soudainement les loisirs au travail ou enore que l'état des onnaissanes régresse. Les fateurs de la roissane ne sont don pas pertinents pour expliquer les mouvements à ourt-terme de la prodution. Les flutuations éonomiques oûtent her à la soiété dans la mesure où les fateurs de prodution, le travail et le apital ne sont pas omplètement utilisés. Ces oûts sont partiulièrement visibles en période de réession, période où le taux de hômage augmente. Il est don important de omprendre l'origine des flutuations puis de trouver les moyens de réduire l'amplitude des flutuations éonomiques. Cette partie est onsarée à l'étude des flutuations de ourt-terme. Nous nous poserons les questions suivantes: *pourquoi les éonomies flutuent-elles? Pourquoi ne suivent-elles pas diretement leur sentier de long-terme (analysé par les théories de la roissane). *dès lors, est-il possible de stabiliser l'éonomie? Quels sont les moyens les plus effiaes? La politique budgétaire? La politique monétaire? Comment agissent-elles sur l'éonomie? Plan de la partie 6: 6.1 L'équilibre de ourt-terme sur le marhé des biens et servies 6.2 Le diagramme IS-MP 6.3 Résumé 6.1 L'équilibre de ourt-terme sur le marhé des biens et servies En 1936, l'éonomiste John Maynard Keynes révolutionne la théorie éonomique ave son ouvrage «La théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie». Keynes y propose une nouvelle approhe de l'analyse éonomique permettant d'expliquer les flutuations de ourtterme. Selon lui, 'est la faiblesse de la demande agrégée qui aratérise les réessions et qui est à 2

3 l origine de la hausse du hômage. La théorie qu'il propose fournit une expliation de la dépression des années 30 mais aussi des flutuations moins dramatiques qui aratérisent l'aprèsguerre: La roissane du PIB, EU Do 40 A ourt-terme, nous observons un omportement dynamique du PIB beauoup plus rihe que la tendane de long-terme ne le suggère. Même si la prodution roît en moyenne de déennie en déennie, elle passe transitoirement par des périodes de ralentissement, voire de réession (en gris) qu'il va falloir expliquer. La même observation pourrait être faite pour l'emploi, la onsommation ou l'investissement. Keynes propose l'expliation suivante des réessions. A ourt-terme, la prodution d'équilibre est déterminée par la dépense des ménages en biens de onsommation, les ahats des entreprises en biens d'investissement et par la demande du seteur publi. En période de réession, la prodution de biens et servies est ontrainte par une demande agrégée insuffisante. C'est pare que les agents ne souhaitent pas suffisamment dépenser que les entreprises sont ontraintes de ne pas utiliser la totalité du travail et du apital disponible dans l'éonomie. Cet équilibre de demande insuffisante se perpétue dans le temps ar les ménages atteints par un hômage élevé ontinuent de maintenir leur demande à un niveau faible. C'est e sénario d'une demande faible impliquant une prodution faible, un hômage élevé et une demande qui reste faible que nous allons dérire plus préisément dans la suite. Nous partons du as le plus simple d'une éonomie fermée 'est-à-dire sans importations ni exportations. La dépense agrégée d'une éonomie, notée D, est la somme des dépenses des agents soit la onsommation des ménages, la demande de biens d'équipement de la part des entreprises et la dépense publique: D C I G 3

4 La dépense ainsi définie est parfois également appelée la demande effetive. De quoi dépend la onsommation? Nous supposons que la onsommation dépend linéairement du revenu disponible 'est à dire après impôts: C a (Y T) Comme nous l'avons préédemment vu, l'hypothèse > 0 nous permet de représenter simplement le fait que la onsommation roît ave le revenu. L'hypothèse a > 0 et < 1 permettent d'obtenir un taux d'épargne qui roît ave le revenu. Nous supposons à e stade que toutes les omposantes de la dépense sont figées, exeptée la onsommation qui peut varier ave le revenu disponible: Le diagramme de Hansen Nous obtenons finalement: I, G, T onstants D a (Y T) I G Nous pouvons traer la relation entre les dépenses et le revenu agrégé: La relation entre revenu et dépenses dépenses dépenses D C I G L'équilibre ressoures-emplois de l'éonomie nous indique que e qui est dépensé doit être produit: Q D Une dernière identité omptable indique que la prodution agrégée est égale aux revenus agrégés: Q Y A l'équilibre de l'éonomie, les dépenses doivent don être égales au revenu national: 4

5 D Y D'où une deuxième relation entre le revenu et les dépenses. Si nous plaçons es deux relations sur un même graphique, ela revient à ajouter une droite à 45 sur le préédent diagramme: La relation entre revenu et dépenses dépenses (D) D Y D* D C I G Y* Nous obtenons alors le diagramme de Hansen. Le revenu d'équilibre est tel que s'il est distribué aux ménages, es derniers onsomment un montant de onsommation C qui implique une dépense totale D juste égale à Y. En d'autres termes, D et Y doivent satisfaire simultanément les deux onditions d'équilibre: D a (Y T) I G et D Y > Y a (Y T) I G e qui nous donne la solution pour le revenu d'équilibre: a T I G Y* La politique budgétaire Ayant défini le revenu d'équilibre, nous pouvons examiner le rôle de la dépense publique. La dépense publique est une omposante de la dépense totale de l'éonomie: D C I G Regardons les effets d un aroissement des dépenses publiques qui passent de G à G. Avant a T I G l'aroissement des dépenses, l'équilibre éonomique est aratérisé par: Y*. 1 Après aroissement des dépenses (G' > G), par : 5

6 a T I G' Y ' 1 Soustrayons la première équation par la seonde pour obtenir la solution en variation ave Y Y' Y et G' G G: G Y* 1 Le oeffiient Y/ G 1/(1-) est appelé le multipliateur de dépenses publiques. La définition générale d'un multipliateur est (variable en dogène)/ (variable exoogène). Ii, Y est la variable endogène et G la variable exogène. Deux remarques sur le multipliateur budgétaire. Premièrement, l'aroissement des dépenses augmente la prodution ar le oeffiient multipliateur est positif : 1/(1-) > 0. Deuxièmement, le oeffiient 1/(1-) est supérieur à 1 puisque < 1. On parle de e fait de multipliateur de demande puisque le proessus aboutit à un aroissement de la prodution qui est un multiple de la dépense initiale : Y > G puisque 1/(1-) > 1. Prenons par exemple une propension marginale à onsommer égale à 1/2: un euro de revenu génère 50 entimes de onsommation supplémentaire. Nous pouvons alors aluler la taille du multipliateur: Y G /(1-) G /(1-1/2) 2 G Dans et exemple, haque euro supplémentaire dépensé multiplie la prodution par deux. Nous pouvons voir graphiquement que la roissane des dépenses publiques aroît le revenu d'équilibre: Un aroissement des dépenses publiques dépenses (D) D Y D C I G D C I G G Y Y Y L'effet total sur le revenu est supérieur à l'effet initial sur la dépense publique : la flèhe en bleu est plus longue que la flèhe en rouge. Nous pouvons ainsi visualiser l effet multipliateur. 6

7 La relation entre la dépense et le revenu s'applique symétriquement dans le as d'une baisse des dépenses publiques : une baisse de G réduit la onsommation et divise au bout du ompte par deux la prodution La déomposition de l effet multipliateur Pour omprendre le méanisme sous-jaent, nous pouvons déomposer ses effets dans le temps. Si la dépense publique augmente, la demande totale adressée aux entreprises augmente également d'un même montant: D G ave C 0 et I 0 La hausse de la demande a un effet diret sur la prodution d'équilibre: Q D > Q D G Dans e modèle très simple, augmenter de 10 milliards d'euros la dépense publique augmente du même montant le PIB. Toutefois, l'histoire ne s'arrête pas là. La dépense publique permet d'augmenter le PIB d'un montant enore supérieur. En effet, si les entreprises produisent plus, elles vont distribuer plus de revenus dans l'éonomie: Y Q > Y Q D G Ces revenus supplémentaires vont permettre aux ménages d'aroître leur onsommation: C (Y T) > C Y Q D G Un euro de dépense publique génère un euro de revenu supplémentaire et euros de onsommation supplémentaire. Cette onsommation supplémentaire onstitue une demande additionnelle pour les entreprises, e qui aroît enore un peu plus la prodution: Q Y D C I G > Q Y C G Les effets sur la onsommation et la prodution se poursuivent. Il existe un troisième tour où le surroît de revenu égal à aroît enore la onsommation de: Y G C (Y T) > C Y ² Q ² D ² G Il existe don un erle vertueux de la dépense: plus de dépenses implique plus de prodution, plus de revenus, plus de onsommation, plus de dépenses, plus de prodution et 7

8 Le multipliateur et le iruit éonomique revenus ( Y) entreprises ménages onsommation: C Y dépenses publiques: G épargne: S (1-) Y Nous voyons que la dépense publique augmente plusieurs fois de suite la prodution : une première fois diretement puis plusieurs fois à travers le yle de hausse du revenu et de hausse de la onsommation totale. Quel est l'impat total de la dépense publique additionnelle sur le revenu et sur la prodution? Q totale Y totale G G ² G 3 G (1 ² 3 ) G G/(1-) Nous retrouvons bien l effet multipliateur que nous avions alulé par la méthode direte en début de setion La politique fisale Nous avons vu que l'etat pouvait aroître la prodution en augmentant ses dépenses. Il existe un autre moyen pour l'etat de réaliser une opération similaire : par la baisse des impôts. Reprenons l'équation d'équilibre du revenu: a T I G Y* 1 Passons la en différene en faisant varier le revenu et les impôts: Y Y* - Y' T/(1-) Nous voyons qu une baisse des impôts aroît la prodution. Le multipliateur fisal est différent du multipliateur budgétaire et est égal à Y/ T /(1-). L'effet sur la prodution est-il supérieur ou inférieur quand l'etat baisse les impôts plutôt qu'il n'augmente les dépenses publiques? Reprenons l'exemple ave 1/2: Y T/(1-) > Y T 8

9 Dans et exemple, une baisse des impôts d'un euro onduit à une augmentation du revenu d'un euro alors qu'un aroissement des dépenses d'un euro entraîne un revenu supplémentaire de deux euros. Le multipliateur fisal est don moins effiae. Pourquoi ette différene? Elle vient du fait que les impôts agissent seulement indiretement sur la demande totale en enourageant la onsommation. La dépense publique génère un surroît de dépenses dans l'éonomie de 1 pour 1 avant l'effet multipliateur alors que la rédution d'impôt ne génère un surroît de demande que de euros avant l'effet multipliateur ar la fration 1- de l'allègement d'impôt est épargné par les ménages et ne génère pas de demande supplémentaire: Baisses d impôts ou augmentation des dépenses? revenus ( Y) baisse d impôts: - T entreprises ménages onsommation: C T dépenses publiques: G épargne: S (1-) T Supposons maintenant que l Etat fasse une relane budgétaire de G finanée entièrement par des impôts supplémentaires : T G. Quel est l impat sur le produit d équilibre? Reprenons la définition de e dernier : Et passons la en différene : a T I G Y* 1 T G Y* 1 L hypothèse de budget équilibré T G implique : Y [ G G]/(1-) G Par onséquent, le multipliateur budgétaire à budget équilibré Y/ G est égal à 1. C est le théorème d Haavelmo. 9

10 Le multipliateur en éonomie ouverte Nous ajoutons aux relations préédentes un seteur extérieur. L'éonomie importe M et exporte X. Les importations sont roissantes ave le revenu national : X X I I my M M T Y a C M X G I C Y, ) ( 0 Prodution d'équilibre: m M G I T a Y my M X G I T Y a Y 1 ) ( 0 0 Multipliateur de dépenses publiques : m G Q < La rédution du multipliateur dépend du degré d'ouverture de l'éonomie aux importations. Argument essentiel qui peut militer pour une relane onertée au niveau international Estimations empiriques Pour la Frane (Muet, 1986 à partir du modèle DMS): dy/dg 1,1 sur 1 an et 1,4 sur 4 ans. dy/(-dt) 0,5 sur 1 an et 1,4 sur 4 ans. Ave T les impôts payés moins transferts reçus Pour les Etats-Unis (1988, Samuelson-Nordhaus 2000 ou Valerie Ramey 2009): dy/dg 1,4 ou 1,5 sur 1 an et prohe de 1 sur 4 ans. Nous retrouvons l'effet plus faible de l'impôt qui onfirme la prédition du modèle : la dépense publique se transforme intégralement en demande globale alors que la baisse d'impôt ne se transforme en demande que dans la mesure où elle n'est pas épargnée.

11 6.2 Le diagramme IS-MP La ourbe IS L'équilibre que nous avons dérit n'est que la première étape de la onstrution du modèle IS-MP. Il repose sur l'hypothèse qu'une partie de ette dépense, l'investissement reste fixe. En réalité, l'investissement flutue au ours du temps faisant varier à son tour la dépense totale, la prodution et le revenu d'équilibre. Nous introduisons dans la suite des mouvements de l'investissement en supposant que l'investissement dépend du taux d'intérêt et en faisant varier e dernier. Formellement, nous supposons que l'investissement dépend négativement du taux d'intérêt réel: I I( r) I 0 βr Les autres équations sont similaires : Y C I G et C a ( Y T ). Nous obtenons la ourbe IS qui fournit le revenu en fontion du taux d'intérêt : 11

12 a T I0 βr G Y* 1 Partons d'une baisse du taux d'intérêt. Celui-i passe du niveau r au niveau r'. La variation de l'investissement est alors égale à : I I(r) - I(r') Pare que l'investissement fait partie des dépenses totales, une hausse du taux d'intérêt réduit l'investissement et don la prodution d'autant: Y C I G > Y I (ave C 0 et G 0). Puis la prodution ontinue de baisser en raison des phases de rédution de la onsommation. Pour obtenir l effet total sur le revenu, reprenons le revenu d équilibre donné dans IS et différenions le en fontion de I : Y I/(1-) L'effet négatif d'une baisse du taux d'intérêt sur la prodution peut être représenté sur le diagramme de Hansen: Les effets d une baisse du taux d intérêt dépenses (D) D Y D C I G D C I G I r baisse Y Y Y Nous observons une relation négative entre la prodution et le taux d'intérêt : une hausse du taux d'intérêt fait diminuer la prodution tandis qu'une baisse du taux d'intérêt produit une expansion de la prodution. C'est la ourbe IS déjà indiquée. Nous pouvons représenter ette relation dans le plan (Y,r): 12

13 La ourbe IS taux d intérêt IS La ourbe IS a une pente négative. Elle synthétise la relation entre le taux d'intérêt et le niveau de revenu déterminée par la fontion d'investissement et par l'équilibre sur le marhé des biens et servies. Quel est l'effet sur la ourbe IS d'une expansion budgétaire? Nous savons que pour un taux d'intérêt donné et don un niveau donné d'investissement, la dépense publique aroît la prodution. Cette hausse de la prodution se représente dans IS omme une augmentation de la prodution pour tout niveau donné du taux d'intérêt. Cela revient à déplaer vers la droite la ourbe IS: L effet d une expansion budgétaire taux d intérêt G > 0 r donné IS IS Le rôle de la banque entrale : la ourbe MP La ourbe IS nous indique le sens de relation entre la prodution d'équilibre et le taux d'intérêt. L'éonomie doit se trouver quelque part sur la ourbe IS mais nous ne savons pas où. Nous allons introduire une seonde relation entre le taux d'intérêt et la prodution qui va nous permettre de savoir où se trouve exatement l'éonomie. 13

14 Cette nouvelle relation vient de la politique monétaire. La politique monétaire est onduite par la Banque entrale européenne dans le as de la zone euro et par la Réserve fédérale pour les Etats Unis. Nous avons vu que les banques entrales pouvaient agir sur la réation monétaire en faisant varier le taux d'intérêt. Elles n'agissent pas sur le taux d'intérêt de manière aléatoire mais en fontion de l'état du yle éonomique. Quand l'éonomie se trouve en phase d'expansion, elles augmentent le taux d'intérêt. Quand l'éonomie se trouve en réession, elles diminuent le taux d'intérêt. Pourquoi les banques entrales agissent-elle de ette façon? Elles poursuivent généralement deux missions: *réduire l'amplitude des yles éonomiques, 'est la mission de stabilisation *lutter ontre l'inflation exessive. En augmentant les taux d'intérêt en période d'expansion, les banques entrales s efforent de remplir es deux objetifs simultanément: *elle lutte ontre l'inflation. L'inflation tend à s'aroître en période d'expansion quand le PIB roît rapidement et le hômage reule. La hausse des taux d'intérêt aroît les oûts de refinanement des banques, freine le rédit et la réation monétaire et permet de lutter ontre l'inflation en période d expansion. *elle stabilise l'éonomie ar l augmentation du taux d intérêt freine les dépenses des agents privés omme l investissement des entreprises ou les ahats de logement des ménages. Nous obtenons alors une relation simple entre le revenu et le taux d'intérêt: r f(y) La fontion f est roissante: plus la roissane de l'éonomie est forte, plus le revenu est élevé et plus la banque entrale fixe un taux d'intérêt élevé. Nous obtenons la ourbe MP (pour monetary poliy). Si nous supposons de plus la linéarité, nous avons : r r 0 αy (MP) La ourbe orrespondante dans le diagramme IS-MP se dessine omme suit : 14

15 La ourbe MP taux d intérêt MP La ourbe MP représente don la fontion de réation de la banque entrale à l'état de l'éonomie. Nous pouvons représenter un durissement de la politique monétaire omme une élévation du taux d'intérêt pour tout niveau de la prodution: Un resserrement de la politique monétaire taux d intérêt MP MP r Y donné L'étape suivante onsiste à mettre ensemble la ourbe IS et la ourbe MP L'équilibre IS-MP L'équilibre IS-MP est un ouple de prodution et de taux d'intérêt qui respete à la fois la relation IS et la relation MP. Mathématiquement : 15

16 a T I Y β ( r 1 (1 αβ ) Y a T I a T I0 βr0 G Y* 1 αβ 0 0 αy ) G 0 βr G 0 Graphiquement : Le diagramme IS-MP taux d intérêt MP r* E IS Y* Le point E où les deux ourbes se roisent représente l'équilibre de l'éonomie. E se trouve sur la droite IS et est don ompatible ave l'équilibre sur le marhé des biens et servies. Il se trouve également sur la droite MP, e qui signifie que pour le revenu d'équilibre Y*, la banque entrale aepte de fixer le taux d'intérêt à r*. Le diagramme IS-MP est l'outil de base qui nous permet de réfléhir aux yles éonomiques. Nous pouvons par exemple analyser les effets d'une expansion budgétaire dans e adre Un aroissement des dépenses publiques Nous savons que la dépense publique affete l'équilibre IS en déplaçant la ourbe vers la droite dans le plan (taux d'intérêt, revenu). A taux d'intérêt donné, la prodution est supérieure à la situation antérieure. L'expansion du produit onduit la banque entrale à augmenter ses taux d'intérêt, e qui freine sans l'annuler la roissane de la prodution: 16

17 Une hausse des dépenses publiques dans IS-MP taux d intérêt G > 0 MP r* E E A Y* IS IS Si la politique monétaire n'avait pas réagi, l'équilibre se serait déplaé au point A, 'est-à-dire à taux d intérêt inhangé 1. La hausse de la prodution reste positive malgré la hausse du taux d'intérêt qui réduit l'investissement. Par onséquent, si la dépense publique augmente, l investissement diminue (mais d un montant inférieur). On parle dans e as d effet d évition : la dépense publique évine la dépense privée. Mathématiquement, le multipliateur budgétaire se déduit de l'expression du produit à l'équilibre : Y 1 1 < G 1 αβ 1 Le frein monétaire dépend de la taille de deux paramètres : la sensibilité de l'investissement au taux d'intérêt via α et la réativité de la BC à l'état de l'éonomie β. Une seonde interprétation de l'affaiblissement du multipliateur repose sur le fontionnement du marhé finanier. Une dépense publique finanée par la dette exige de reourir à l'épargne au prix d'un taux d'intérêt plus élevé, e qui réduit l'investissement. La dépense publique prend la plae ou évine la dépense privée, d'où l'expression d'effet d'évition de la dépense publique. Une relation négative entre la dépense publique et le taux d'intérêt est attestée par l'histoire de la Grande Bretagne avant 1914, à une époque où les hausses de dépenses publiques étaient ditées par les guerres : 1 Le point A est également l'équilibre dans le diagramme de Hansen puisque elui-i ne prend pas en ompte les variations du taux d'intérêt. 17

18 Soures : Barro Un resserrement de la politique monétaire Nous pouvons également analyser les effets d'un resserrement de la politique monétaire: Un durissement de la politique monétaire taux d intérêt MP r* E E MP IS Y* Le déplaement de la ourbe MP se réalise le long de la ourbe IS afin de rester à l'équilibre du marhé des biens et servies. Le durissement de la politique monétaire réduit l'investissement en augmentant les taux d'intérêt. Un méanisme de multipliateur entre ensuite en ation via la baisse umulative de la onsommation Une baisse de la onfiane des agents privés Jusqu'à maintenant nous avons onsidéré les effets de politiques éonomiques omme une variation de la dépense publique, des impôts ou un revirement de la banque entrale. Les 18

19 hangements de omportement du seteur privé sont également une soure importante du yle éonomique. Par exemple, la guerre en Irak pendant l'été 1990 a rendu les onsommateurs plus prudents dans leurs dépenses, e qui a provoqué une réession aux Etats-Unis. Les entreprises ont également moins investi dans l'attente que la situation internationale s'élairisse, amplifiant la baisse des dépenses 2. Ces variations s'interprètent omme un déplaement vers le bas de la dépense totale: Une baisse des dépenses privées dépenses (D) D Y D C I G «ho» D C I G C Y Y Y et par un déplaement vers le bas de la ourbe IS dans le shéma IS-MP: Une baisse de la onsommation dans IS-MP taux d intérêt C < 0 MP r* E E Y* IS IS Nous voyons que la politique monétaire réagit à la hute des dépenses en diminuant le taux d'intérêt afin d'adouir les effets de la réession. De e fait, la baisse de la prodution est freinée 2 Un autre exemple élèbre est la baisse de la onsommation qui a suivi le Krah boursier d'otobre La hute boursière était inapable en elle-même de provoquer une baisse de la onsommation (moins de 5% de la population investissait dans les ations à l'époque). Elle a agi indiretement sur la onfiane en l'avenir des ménages. 19

20 par la baisse simultanée du taux d'intérêt. Une telle intervention de la Banque entrale est intervenue à haque événement éonomique majeur pouvant entraîner une réession en raison de la baisse des dépenses des agents privés : après le krah boursier de 1987, après la guerre en Irak au début des années 90, après les attentats du 11 septembre 2001 et Les effets des yles onjonturels sur l'emploi L'impat des réessions sur l'emploi est attesté par l'évolution de l'emploi aux EU pendant et après des périodes de réessions : Soures : (février 2009) Plus généralement, la relation négative entre l'ativité et le hômage est onnue sous le nom de ourbe d'okun (de l'éonomiste Arthur Okun). Graphiquement : prodution La loi d Okun hômage 40 20

21 Cette loi établit une relation inverse entre le hômage et le PIB onjonturels. Elle mesure la sensibilité du hômage à une modifiation de l'éart entre le PIB et le produit naturel (output gap). Dans son artile de 1962, Okun montrait que pour haque point de roissane au-dessus de 3%, le taux de hômage diminue de 0,5 point, soit une élastiité de 0,5. De nos jours, on estime aux EU qu il est néessaire de bénéfiier de 2 à 3 points de roissane supplémentaire pour diminuer le taux de hômage d un point en une année (ou enore de 1 à 1,5 points de roissane pour produire le même effet sur deux ans), e qui implique une élastiité omprise entre 0,33 et 0,5. La loi d'okun est bien vérifiée empiriquement : Do 44 La loi d'okun aux EU Conlusion : les onditions d'une relane keynésienne il faut que le stimulus soit timely, targeted, & temporary, est-à-dire arrive au bon moment (i.e. le plus vite possible désormais!), soit bien iblé (sur les ménages les plus ontraints et ayant la plus forte propension à dépenser dans le très ourt terme), et temporaire. limites de la Prime pour l Emploi versée ave un an de retard du fait du prélèvement différé de l impôt sur le revenu en Frane. L assurane soiale est un stabilisateur automatique d'autant plus important que l'assurane est étendue, omme dans les pays européens. Aux Etats-Unis la modestie de l assurane soiale pour de nombreux ménages à bas revenus renfore la spirale réessioniste Faut-il relaner l'investissement publi ou la onsommation? 6.3 Résumé 21

22 L approhe à ourt-terme explique pourquoi le PIB flutue d une année sur l autre. Le diagramme de Hansen montre omment le PIB évolue en fontion de la demande. Des variations des dépenses publiques entraînent des flutuations du PIB. Ces dernières sont aentuées par une hausse umulative de la onsommation qui suit l impulsion initiale de demande à travers le méanisme du multipliateur. Une baisse des impôts augmente également la prodution mais dans une moindre mesure que les dépenses publiques ar une partie de la baisse d impôt n est pas onsommée mais épargnée. La ourbe IS exprime une relation négative entre le revenu et le taux d intérêt qui passe par la variation de l investissement et le multipliateur de demande. La ourbe MP représente une relation positive entre le taux d intérêt et le revenu à travers la fontion de réation de la banque entrale dont l objetif est de stabiliser la prodution et l inflation. La renontre entre IS et MP détermine le revenu d équilibre de l éonomie et le taux d intérêt orrespondant. Une augmentation des dépenses publiques onduit toujours à une augmentation du revenu mais ette hausse est freinée par l augmentation du taux d intérêt. 22

Proposition de conditions quantitatives Normes provisoires 2.0 Septembre 2015

Proposition de conditions quantitatives Normes provisoires 2.0 Septembre 2015 Proposition de onditions quantitatives Normes provisoires 2.0 Septembre 2015 Sommaire Proposition de onditions quantitatives Normes provisoires 2.0... 1 Contexte... 2 Critères d éligibilité pour l épargne

Plus en détail

MACROS MINITAB POUR LE CALCUL DES COURBES D'EFFICACITÉ DES CARTES DE CONTRÔLE DE SHEWHART R. PALM * 1. Introduction

MACROS MINITAB POUR LE CALCUL DES COURBES D'EFFICACITÉ DES CARTES DE CONTRÔLE DE SHEWHART R. PALM * 1. Introduction Statistique Informatique Mathématique appliquées Novembre 3 MACROS MINITAB POUR LE CALCUL DES COURBES D'EFFICACITÉ DES CARTES DE CONTRÔLE DE SHEWHART R. PALM * 1. Introdution Les artes de ontrôle sont

Plus en détail

Partie 5 : La consommation et l investissement

Partie 5 : La consommation et l investissement Partie 5 : La consommation et l investissement Enseignant A. Direr Licence 2, 1er semestre 2008-9 Université Pierre Mendès France Cours de macroéconomie suite La troisième partie a exposé les théories

Plus en détail

La volatilité accrue du prix de l électricité pour les ménages belges

La volatilité accrue du prix de l électricité pour les ménages belges La volatilité arue du prix de L'éLetriité pour Les ménages belges La volatilité arue du prix de l életriité pour les ménages belges Une analyse basée sur les aratéristiques spéifiques de la fixation des

Plus en détail

Chapitre IV- Induction électromagnétique

Chapitre IV- Induction électromagnétique 37 Chapitre IV- Indution életromagnétique IV.- Les lois de l indution IV..- L approhe de Faraday Jusqu à maintenant, nous nous sommes intéressés essentiellement à la réation d un hamp magnétique à partir

Plus en détail

Production statistique: passage d une démarche axée sur les domaines à une démarche axée sur les processus

Production statistique: passage d une démarche axée sur les domaines à une démarche axée sur les processus Nations Unies Conseil éonomique et soial Distr. générale 31 mars 2015 Français Original: anglais ECE/CES/2015/26 Commission éonomique pour l Europe Conférene des statistiiens européens Soixante-troisième

Plus en détail

MTH 2301 Méthodes statistiques en ingénierie

MTH 2301 Méthodes statistiques en ingénierie Chapitre 7 - ests d hypothèses Lexique anglais - français Constats - terminologie - onepts de base tests ests onernant une moyenne - variane onnue - variane inonnue - ourbe aratéristique - n =? est de

Plus en détail

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités 1 Métiers du onseil en entreprise Questionnaire préalable d assurane Identiiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN Forme juridique Noms et adresses des filiales

Plus en détail

CRÉATEUR D ENTREPRISE

CRÉATEUR D ENTREPRISE GUIDE POUR AGIR Comment s imaginer CRÉATEUR D ENTREPRISE JE BÂTIS MON PROJET PROFESSIONNEL Ave le soutien du Fonds soial européen Créer une entreprise... pourquoi pas moi? Chaque année, plus de 270.000

Plus en détail

Équilibres de phases de mélanges

Équilibres de phases de mélanges Équilibres de phases de mélanges Paternité - Pas d'utilisation Commeriale - Partage des Conditions Initiales à l'identique : http://reativeommons.org/lienses/by-n-sa/2.0/fr/ Table des matières Table des

Plus en détail

Coordination : Jean-Denis Poignet, responsable de formation

Coordination : Jean-Denis Poignet, responsable de formation Mathématiques e Livret de orrigés Rédation : Niole Cantelou Sophie Huvey Hélène Leoq Fabienne Meille Françoise Raynier Philippe Nadeau Jean-Denis Poignet Coordination : Jean-Denis Poignet, responsable

Plus en détail

Sous la direction de : Michel PONCY Yves GUICHARD Marie-Christine RUSSIER

Sous la direction de : Michel PONCY Yves GUICHARD Marie-Christine RUSSIER PROGRAMME 0 Sous la diretion de : Mihel PONCY Yves GUICHARD Marie-Christine RUSSIER Jean-Louis BONNAFET René GAUTHIER Yvette MASSIERA Denis VIEUDRIN Jean-François ZUCCHETTA Sommaire CHAPITRE CHAPITRE CHAPITRE

Plus en détail

Informatique TP 4 & 5. Chaînes de Markov. Partie 1 : exemple introductif

Informatique TP 4 & 5. Chaînes de Markov. Partie 1 : exemple introductif Informatique TP 4 & 5 ECS2 Lyée La Bruyère, Versailles Chaînes de Markov Partie 1 : exemple introdutif Exerie 1 : épidémiologie On modélise l évolution d une maladie en lassant les individus en trois groupes

Plus en détail

Bureau d études techniques by Hiscox Questionnaire préalable d assurance

Bureau d études techniques by Hiscox Questionnaire préalable d assurance Bureau d études tehniques by Hisox Questionnaire préalable d assurane Bureau d études tehniques by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété

Plus en détail

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités 1 RC Professionnelle by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN Forme juridique Noms et adresses des filiales

Plus en détail

X-infos. L AcTUALITé DE LA SPL-XDEMAT > N 2 MARS 2014. Tous a vos agendas! Sommaire. Édito. Édito. Tous à vos agendas!

X-infos. L AcTUALITé DE LA SPL-XDEMAT > N 2 MARS 2014. Tous a vos agendas! Sommaire. Édito. Édito. Tous à vos agendas! X-infos L ATUALITé DE LA SPL-XDEMAT > N 2 MARS 2014 Édito Tous a vos agendas! La soiété SPL-Xdemat s apprête à vivre pour la première fois de sa jeune existene, les életions muniipales. Et ompte tenu du

Plus en détail

Comment évaluer la qualité d un résultat? Plan

Comment évaluer la qualité d un résultat? Plan Comment évaluer la qualité d un résultat? En sienes expérimentales, il n existe pas de mesures parfaites. Celles-i ne peuvent être qu entahées d erreurs plus ou moins importantes selon le protoole hoisi,

Plus en détail

3. Veuillez indiquer votre effectif total :

3. Veuillez indiquer votre effectif total : 1 Métiers du marketing et de la ommuniation Questionnaire préalable d assurane Préambule Le présent questionnaire préalable d assurane Marketing et Communiation a pour objet de réunir des informations

Plus en détail

Chapitre 5 : Comprendre les taux d'intérêt

Chapitre 5 : Comprendre les taux d'intérêt Chapitre 5 : Comprendre les taux d'intérêt Le taux d'intérêt est un autre nom généralement employé pour désigner le rendement à la maturité d'une obligation. De plus, nous avons aussi discuté du rapport

Plus en détail

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités 1 Portage Salarial pour les métiers du Conseil by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN Forme juridique Noms

Plus en détail

Métiers de la sécurité Questionnaire préalable d assurance

Métiers de la sécurité Questionnaire préalable d assurance Métiers de la séurité Questionnaire préalable d assurane Métiers de la séurité Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN

Plus en détail

SELECTIONNER ENTREPRISES

SELECTIONNER ENTREPRISES GUIDE POUR AGIR Comment SELECTIONNER les ENTREPRISES JE DÉMARCHE LES ENTREPRISES Ave le soutien du Fonds soial européen Pourquoi séletionner ertaines entreprises? Toutes les entreprises de votre seteur

Plus en détail

Revue des Sciences et de la Technologie - RST- Volume 5 N 1 / janvier 2014

Revue des Sciences et de la Technologie - RST- Volume 5 N 1 / janvier 2014 Revue des Sienes et de la Tehnologie - RST- Volume 5 N 1 / janvier 214 L impat d une Charge Fortement Capaitive Sur la Qualité du Filtrage d un FAP Contrôlé Par un Filtre Multi-Variable Hautement Séletif

Plus en détail

Projet INF242. Stéphane Devismes & Benjamin Wack. Pour ce projet les étudiants doivent former des groupes de 3 ou 4 étudiants.

Projet INF242. Stéphane Devismes & Benjamin Wack. Pour ce projet les étudiants doivent former des groupes de 3 ou 4 étudiants. Projet INF242 Stéphane Devismes & Benjamin Wak Pour e projet les étudiants doivent former des groupes de 3 ou 4 étudiants. 1 Planning Distribution du projet au premier ours. À la fin de la deuxième semaine

Plus en détail

B CHIFFRES CLÉ S FONDATION INSA DE LYON

B CHIFFRES CLÉ S FONDATION INSA DE LYON F O N D AT I O N I N S A D E LY O N Près de 11 millions d euros levés en 4 ans auprès de 16 entreprises méènes et partenaires 5 Chaires réées pour une dotation globale de plus de 2 millions d euros une

Plus en détail

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Modèle IS/LM Le modèle IS/LM, conçu par John Hicks en 1937, est généralement

Plus en détail

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE

ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Licence AES, Relations monétaires internationales 2000-2001 Feuille de Td N 1 : La balance des paiements. ETATS-UNIS : FINANCEMENT DE LA BALANCE COURANTE Sources : Extraits d'articles publiés par : Recherche

Plus en détail

Tourisme Pro by Hiscox Questionnaire préalable d assurance

Tourisme Pro by Hiscox Questionnaire préalable d assurance Tourisme Pro by Hisox Questionnaire préalable d assurane Tourisme Pro by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN

Plus en détail

Guide pratique. L emploi des personnes handicapées

Guide pratique. L emploi des personnes handicapées Guide pratique L emploi des personnes handiapées Sommaire Guide pour les salariés p. 3 L'aès et le maintien dans l'emploi... 4 Les établissements et servies d aide par le travail (ÉSAT)... 10 Les entreprises

Plus en détail

Tourisme Pro by Hiscox Questionnaire préalable d assurance

Tourisme Pro by Hiscox Questionnaire préalable d assurance Tourisme Pro by Hisox Questionnaire préalable d assurane Tourisme Pro by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN

Plus en détail

Les accommodements raisonnables

Les accommodements raisonnables Les aommodements raisonnables Guide de l élève Introdution aux hartes anadienne et québéoise...p. 2 Le droit à l égalité et à la non-disrimination...p. 3 Les aommodements raisonnables...p. 4 Tableau synthèse

Plus en détail

La protection différentielle dans les installations électriques basse tension

La protection différentielle dans les installations électriques basse tension Juin 2001 La protetion différentielle dans les installations életriques basse tension Ce guide tehnique a pour objetif de mettre en évidene les prinipes de fontionnement des protetions différentielles

Plus en détail

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités 1 Servies à la personne by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN Forme juridique Noms et adresses des filiales

Plus en détail

Evaluation de l impact à court terme de l application du " Gentelmen Agreement " sur l économie marocaine

Evaluation de l impact à court terme de l application du  Gentelmen Agreement  sur l économie marocaine Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Evaluation de l impact à court terme de l application du " Gentelmen Agreement " sur l économie marocaine Octobre 1996 Document de travail

Plus en détail

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités

Forme juridique Noms et adresses des filiales à assurer. Date de création ou début de l activité Description PRÉCISE de vos activités 1 Métiers de la séurité by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN Forme juridique Noms et adresses des filiales

Plus en détail

La Variation de Vitesse au cœur des applications. industrielles. p.1

La Variation de Vitesse au cœur des applications. industrielles. p.1 Le magazine Shneider Eletri de l'enseignement tehnologique et professionnel Mai 005 p. Historique p. La ommande vetorielle des moteurs asynhrones p.3 La ommande vetorielle dans les appliations industrielles

Plus en détail

Chapitre 3 La formation du revenu national d équilibre et la théorie du multiplicateur d investissement

Chapitre 3 La formation du revenu national d équilibre et la théorie du multiplicateur d investissement Chapitre 3 La formation du revenu national d équilibre et la théorie du multiplicateur d investissement L économie étudiée est une économie d autarcie, elle n a pas d échanges avec l extérieur. C est une

Plus en détail

Mines Ponts, Physique 1 MP

Mines Ponts, Physique 1 MP Mines Ponts, Physique 1 MP Satellites de téléommuniation Conours 7 1 Satellites sur orbite irulaire 1. La relation fondamentale de la dynamique en mouvement uniforme sur une orbite irulaire impose G M

Plus en détail

Taux de change : Le dollar canadien au-dessus de la parité?

Taux de change : Le dollar canadien au-dessus de la parité? Taux de change : Le dollar canadien au-dessus de la parité? Introduction On se souvient que le dollar canadien avait dépassé le seuil de la parité en 2008 avant la crise financière sous l impulsion de

Plus en détail

LES CONDITIONS D EMBAUCHE DE L ARTISTE DANS LE CHAMP DE L ACTION CULTURELLE. mardi 15 septembre 2009 La Passerelle Saint-Brieuc

LES CONDITIONS D EMBAUCHE DE L ARTISTE DANS LE CHAMP DE L ACTION CULTURELLE. mardi 15 septembre 2009 La Passerelle Saint-Brieuc LES CONDITIONS D EMBAUCHE DE L ARTISTE DANS LE CHAMP DE L ACTION CULTURELLE mardi 15 septembre 2009 La Passerelle Saint-Brieu Sommaire LE CONTRAT DE TRAVAIL...3 LA REMUNERATION : PAIEMENT AU CACHET, PAIEMENT

Plus en détail

BILAN COOPÉRATIF ET RSE

BILAN COOPÉRATIF ET RSE 2012 BANQUE & ASSURANCE LA BRED BANQUE POPULAIRE au 31 déembre 2012 1 UNE SOLIDE ASSISE FINANCIÈRE Produit net banaire : 903,20 M Bénéfie net onsolidé part du groupe : 179,90 M Fonds propres prudentiels

Plus en détail

1 Introduction à l effet Doppler.

1 Introduction à l effet Doppler. Introdution à l effet Doppler Ph. Ribière ribierep@orange.fr Merredi 9 Novembre 2011 1 Introdution à l effet Doppler. Vous avez tous fait l expériene de l effet Doppler dans la rue, lorsqu une ambulane,

Plus en détail

CHAPITRE 2 : L'INVESTISSEMENT ET SES DETERMINANTS

CHAPITRE 2 : L'INVESTISSEMENT ET SES DETERMINANTS CHAPITRE 2 : L'INVESTISSEMENT ET SES DETERMINANTS Notions à connaître: Taux de rentabilité, taux d'intérêt, demande anticipée, investissement matériel, investissement immatériel, investissement public,

Plus en détail

Le compte satellite des institutions sans but lucratif

Le compte satellite des institutions sans but lucratif Institut des omptes nationaux Le ompte satellite des institutions sans ut luratif 2000-2001 Contenu de la puliation Le ompte satellite des institutions sans ut luratif (ISBL) est élaoré d après les définitions

Plus en détail

DOSSIER DE CANDIDATURE

DOSSIER DE CANDIDATURE www.suplog.fr Tél. 01 43 13 53 34 ontat@supdelog.fr DOSSIER DE CANDIDATURE ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR Collez votre photo NE PAS REMPLIR CE CADRE RÉSERVÉ AU SERVICE DES ADMISSIONS Date de réeption dossier :

Plus en détail

Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne

Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne hapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne I : La fonction de consommation keynésienne II : Validations et limites de la fonction de consommation keynésienne III : Le choix de consommation

Plus en détail

Connaître les impacts d une inondation

Connaître les impacts d une inondation ANTICIPER Après vous être informé sur les risques menaçants vos prohes et vos biens, vous devez évaluer les dommages potentiels afin d antiiper la rise et diminuer ses effets. Connaître les impats d une

Plus en détail

Equipe Technique Régionale des Formations d Entraîneurs

Equipe Technique Régionale des Formations d Entraîneurs Equipe Tehnique Régionale des Formations d Entraîneurs Ligue d Athlétisme des Pays de la Loire FORMATIONS DES ENTRAINEURS 2013 / 2014 Chers entraîneurs éduateurs, «Plus que le talent, est l envie qui ompte»

Plus en détail

Dynamiques d arbitrage entre écotaxe et permis d émissions

Dynamiques d arbitrage entre écotaxe et permis d émissions 2011s-45 Dnamiques d arbitrage entre éotaxe et permis d émissions Arnaud Z. Dragievi Série Sientifique Sientifi Series Montréal Mai 2011 Cette version : septembre 2011 / This version : September 2011 2011

Plus en détail

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE L idée centrale de Hicks 1 est que l apport théorique essentiel de Keynes réside dans sa théorie de la préférence pour la liquidité donc dans l idée que

Plus en détail

3 : FONCTIONS TRINOMES DU SECOND DEGRE

3 : FONCTIONS TRINOMES DU SECOND DEGRE 3 : FONCTIONS TRINOMES DU SECOND DEGRE. DEFINITIONS Un trinôme du seond degré est une fontion de la forme trois réels donnés ave a a + + a où a, et sont Résoudre l'équation a + + = ( ave a ), 'est trouver

Plus en détail

NCCI : Modèle de calcul pour les pieds de poteaux articulés Poteaux en I en compression axiale

NCCI : Modèle de calcul pour les pieds de poteaux articulés Poteaux en I en compression axiale NCCI : Modèle de alul pour les pieds de poteaux artiulés Poteaux en I en Ce NCCI présente les règles permettant de déterminer soit la résistane de alul, soit les dimensions requises des plaques d'assise

Plus en détail

Quels sont les grands déséquilibres macroéconomiques? Durée : maximum 4h30

Quels sont les grands déséquilibres macroéconomiques? Durée : maximum 4h30 Quels sont les grands déséquilibres macroéconomiques? Durée : maximum 4h30 Raphaël Pradeau (Académie de Nice) et Julien Scolaro (Académie de Poitiers) Programme : NOTIONS : Demande globale, inflation,

Plus en détail

Géométrie dans l Espace Courbes de niveau

Géométrie dans l Espace Courbes de niveau Géométrie dans l Espae Courbes de niveau Christophe ROSSIGNOL Année solaire 008/009 Table des matières 1 Quelques rappels 1.1 Coordonnées d un point, d un veteur................................. 1. Colinéarité

Plus en détail

Énergie et pollution. Déroulement. Énergies non renouvelables et pollution

Énergie et pollution. Déroulement. Énergies non renouvelables et pollution Énergie et pollution 9 Objetifs Connaître les onséquenes de l utilisation des soures d énergie non renouvelables sur l environnement. Connaître les avantages et les inonvénients de haque soure d énergie.

Plus en détail

Diagnostic Immobilier by Hiscox Questionnaire préalable d assurance

Diagnostic Immobilier by Hiscox Questionnaire préalable d assurance Diagnosti Immobilier by Hisox Questionnaire préalable d assurane Diagnosti Immobilier by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Nom ou raison soiale Adresse Code postal Ville

Plus en détail

1. La fonction de consommation keynésienne

1. La fonction de consommation keynésienne Rappels de cours Aix- Marseille Université - Faculté des Sciences Economiques Licence EM 1ère année - 2ème semestre Travaux dirigés de Macroéconomie Karine CONSTANT Gilles DE TRUCHIS 1. La fonction de

Plus en détail

NCCI : Calcul d'assemblages de pieds de poteaux encastrés

NCCI : Calcul d'assemblages de pieds de poteaux encastrés NCCI : Calul d'assemblages de pieds de poteaux enastrés Ce NCCI fournit les règles relatives au alul d'assemblages de pieds de poteaux enastrés. Ces règles se ontentent de ouvrir la oneption et le alul

Plus en détail

Chapitre V. B.- Le marché des changes. Aspects financiers du CI. Remy K. Katshingu

Chapitre V. B.- Le marché des changes. Aspects financiers du CI. Remy K. Katshingu Chapitre V Aspects financiers du CI B.- Le marché des changes Remy K. Katshingu 1 Plan de cette section 1. Définitions Taux de change Le marché des changes (définition + caractéristiques) 2. Détermination

Plus en détail

Chapitre IX : Le taux de change : marché et politique

Chapitre IX : Le taux de change : marché et politique Chapitre IX : Le taux de change : marché et politique I. Marché des changes et balance des paiements = marché où s'échangent les monnaies nationales. Grand A : impact du taux de change E sur les exportations

Plus en détail

Rapport. d' Activité

Rapport. d' Activité 2013 Rapport d' Ativité Sommaire gouvernane et pilotage la gouvernance de la CARSAT le pilotage de la CARSAT 10 16 missions, Réalisations et perspetives ASSuReR et garantir la ReTRAiTe 26 AideR les publics

Plus en détail

Personnel Pour chaque diagnostiqueur, veuillez fournir les informations suivantes : Date de la formation. Formation (durée)

Personnel Pour chaque diagnostiqueur, veuillez fournir les informations suivantes : Date de la formation. Formation (durée) 1 Diagnosti Immobilier by Hisox Questionnaire préalable d assurane Identifiation du proposant Raison soiale Adresse de la soiété Site web Code APE Code SIREN Forme juridique Date de réation : Possédez-vous

Plus en détail

Le marché du travail. de la MRC de

Le marché du travail. de la MRC de Le marhé du travail de la MRC de Montalm Publiation réalisée par Emploi-Québe Servie Canada Diretion Joelyne St-André Coordination Roger Pedneault Rédation Pierre Buisson Corinne Desfossés Comité régional

Plus en détail

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi.

Politique budgétaire. Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Politique budgétaire Notre objectif est d étudier les répercussions des dépenses publiques et de la fiscalité sur le revenu et l emploi. Nous continuons de supposer qu il s agit d une économie fermée mais

Plus en détail

CATALOGUE DES FORMATIONS

CATALOGUE DES FORMATIONS CAALOGUE DES FORMAIONS La formation aux métiers éduatifs et soiaux > édiion 2016 > EIE ENFANCE > RAVAIL SOCIAL > ERSONNES ÂGÉES www.arifts.fr Édito Édito En deux ans, le paysage de la formation professionnelle

Plus en détail

DISTILLATION & EXTRACTION

DISTILLATION & EXTRACTION DISTILLATION & EXTRACTION Volume 2 : Exeries préparés par Bernard Grandjean 2013 Exeries du hapitre 1 EX 1-1 Exerie 1.1 MiniQuiz - Sur quel prinipe repose le fontionnement d une olonne à distiller? -

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

TD6 La balance des paiements

TD6 La balance des paiements TD6 La balance des paiements Banque de France : Balance des paiements et position extérieure de la France (http://www.banque- france.fr/fr/stat_conjoncture/balance/bdppof/bdppof.htm) en milliards d'euros

Plus en détail

Mesures du coefficient adiabatique γ de l air

Mesures du coefficient adiabatique γ de l air Mesures du oeffiient adiabatique γ de l air Introdution : γ est le rapport des apaités alorifiques massiques d un gaz : γ = p v Le gaz étudié est l air. La mesure de la haleur massique à pression onstante

Plus en détail

Votre dossier d adhésion

Votre dossier d adhésion MSH INTERNATIONAL pour le ompte Votre dossier d adhésion Vous avez besoin d aide pour ompléter votre dossier d adhésion? Contatez-nous au +33 (0)1 44 20 48 77. Adhérent Bulletin d adhésion Titre : Mademoiselle

Plus en détail

Sommaire. Le Mot des Présidents. Présentation du Forum Centrale-Supélec PAG04. Présentation de l École Centrale Paris PAGP 09 PAGP 11

Sommaire. Le Mot des Présidents. Présentation du Forum Centrale-Supélec PAG04. Présentation de l École Centrale Paris PAGP 09 PAGP 11 4 9 V Sommaire Le Mot des Sommaire Présidents Sommaire Le Mot des Présidents 03 Présentation du Forum Centrale-Supéle PAG04 Présentation de l Éole Centrale Paris PAGP 09 Présentation de Supéle PAGP 11

Plus en détail

ENSIIE. Macroéconomie - Chapitre I

ENSIIE. Macroéconomie - Chapitre I ENSIIE Macroéconomie - Chapitre I Le 13 avril 2013 Table des matières 1 Introduction 2 2 La théorie Keynésienne 3 2.1 Keynes......................................... 3 2.2 Quelques ordres de grandeur.............................

Plus en détail

2012 R apport A d' ctivité

2012 R apport A d' ctivité 2012 Rapport d' Ativité 2 / CARSAT normandie - RAppoRT d'activité 2012 Sommaire gouvernane et pilotage la gouvernance de la CARSAT 10 le pilotage de la CARSAT 16 missions, Réalisations et perspetives ASSuReR

Plus en détail

prix par consommateur identiques différents prix par identiques classique 3 unité différents 2 1

prix par consommateur identiques différents prix par identiques classique 3 unité différents 2 1 3- LE MONOOLE DISCRIMINANT Le monoole eut vendre ertaines unités de roduit à des rix différents. On arle de disrimination ar les rix. Selon une terminologie due à igou (The Eonomis of Welfare, 1920), on

Plus en détail

différence groupe-conseil en statistique

différence groupe-conseil en statistique Vais-je atteindre mon objectif cette année? Par Martin Carignan, associé chez Différence www.difference-gcs.com Contexte Les gestionnaires sont souvent évalués sur des résultats mesurés par des indicateurs

Plus en détail

L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH»

L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH» 193-202.qxp 09/11/2004 17:19 Page 193 L INVESTISSEMENT JOUE À «CASH-CASH» Département analyse et prévision de l OFCE La rentabilité des entreprises s'est nettement redressée en 2003 et 2004. Amorcée aux

Plus en détail

1.2.3. La balance des paiements, outil d'analyse

1.2.3. La balance des paiements, outil d'analyse 1.2.3. La balance des paiements, outil d'analyse Introduction La balance des paiements est un moyen d'analyse économique de premier plan. Elle permet d'appréhender la totalité des échanges de la France

Plus en détail

Professionnels de l art by Hiscox Questionnaire préalable d assurance

Professionnels de l art by Hiscox Questionnaire préalable d assurance Professionnels de l art by Hisox Questionnaire préalable d assurane Votre interlouteur: Buzz Assurane Servie lients - BP 105 83061 Toulon Cedex prodution@buzzassurane.om La ommunauté des olletionneurs

Plus en détail

2014-2015 DS n 3 Chap 1-2h. Épreuve composée

2014-2015 DS n 3 Chap 1-2h. Épreuve composée Épreuve composée Pour la partie 3 (Raisonnement s appuyant sur un dossier documentaire), il est demandé au candidat de traiter le sujet : en développant un raisonnement ; en exploitant les documents du

Plus en détail

Macroéconomie Le Modèle Keynésien Simple

Macroéconomie Le Modèle Keynésien Simple Université Paris IX Dauphine UFR Mathématiques de la Décision 2ème année de DEUG MASS Macroéconomie, Cours de C. Hurlin Année 2001/2002 Macroéconomie Le Modèle Keynésien Simple Sujet 1 - Exercice 1 : On

Plus en détail

Revue des grandes tendances macroéconomiques pour le secteur de l'assurance au Québec en 2013

Revue des grandes tendances macroéconomiques pour le secteur de l'assurance au Québec en 2013 Revue des grandes tendances macroéconomiques pour le secteur de l'assurance au Québec en 2013 Daniel Denis kpmg.ca L environnement externe ÉCONOMIE CONSOMMATEUR TECHNOLOGIE DÉMOGRAPHIE Secteur de l assurance

Plus en détail

Question de synthèse étayée par un travail préparatoire

Question de synthèse étayée par un travail préparatoire Question de synthèse étayée par un travail préparatoire II est demandé au candidat : 1. de conduire le travail préparatoire qui fournit des éléments devant être utilisés dans la synthèse. 2. de répondre

Plus en détail

Xd3d Version 7.72 (8 Jan 99)

Xd3d Version 7.72 (8 Jan 99) Xd3d Version 7.72 (8 Jan 99) Visualisation de maillages 2D et 3D et de surfaes 3D sous X François JOUVE 1 1 Introdution xd3d est un outil graphique apable de visualiser des maillages bi et tridimensionnels,

Plus en détail

Chapitre. Calculs financiers

Chapitre. Calculs financiers Chapitre Caluls finaniers 19 19-1 Avant d'effetuer des aluls finaniers 19-2 Caluls d'intérêts simples 19-3 Caluls d'intérêts omposés 19-4 Evaluation d'un investissement 19-5 Amortissement d'un emprunt

Plus en détail

macroéconomique de court terme: le modèle IS/LM Professeur: Jean-Olivier Hairault

macroéconomique de court terme: le modèle IS/LM Professeur: Jean-Olivier Hairault Chapitre 2. L équilibre macroéconomique de court terme: le modèle IS/LM Professeur: Jean-Olivier Hairault 1 Introduction 2 3 Réponse donnée par le modèle IS/LM: Cadre considéré comme Keynésien 4 1. Le

Plus en détail

Chapitre 8 : Relativité restreinte

Chapitre 8 : Relativité restreinte 1 re B et C 8 Relatiité restreinte 9 Chapitre 8 : Relatiité restreinte "Je n'ai auun talent partiulier. Je suis simplement urieux." (Albert Einstein) 1. Les postulats d Einstein «En 1905, Albert Einstein

Plus en détail

Les banques amplifient-elles les cycles?

Les banques amplifient-elles les cycles? 6 novembre 28 - N 4 Les banques amplifient-elles les cycles? Le débat sur le rôle des banques dans l'amplification des cycles économiques est très vif aujourd'hui. Il est basé sur la théorie du "cycle

Plus en détail

1 L équilibre sur le marché des biens et services

1 L équilibre sur le marché des biens et services Modèle IS LM BP IMPORTANT : en aucun cas ce cours ne remplace le cours magistral de M. Gilles Dufrénot, notamment le cours sur les chapitres 4 et 5. Il est destiné à faciliter la comprehension du cours

Plus en détail

CONTACTER TÉLÉPHONE. Comment. une entreprise, un employeur par GUIDE POUR AGIR JE RECHERCHE DES OFFRES D EMPLOI ET J Y RÉPONDS

CONTACTER TÉLÉPHONE. Comment. une entreprise, un employeur par GUIDE POUR AGIR JE RECHERCHE DES OFFRES D EMPLOI ET J Y RÉPONDS GUIDE POUR AGIR Comment CONTACTER une entreprise, un employeur par TÉLÉPHONE JE RECHERCHE DES OFFRES D EMPLOI ET J Y RÉPONDS Ave le soutien du Fonds soial européen Le téléphone est-il un outil effiae dans

Plus en détail

Questionnaire à destination des associations de LANNION

Questionnaire à destination des associations de LANNION Questionnaire à destination des assoiations de LANNION Ce questionnaire a pour objetif de mieux erner le profil atuel du monde assoiatif de LANNION. Il est rapide, faile à remplir.. et vos réponses nous

Plus en détail

Thème 6 : IS-LM et la demande agrégée

Thème 6 : IS-LM et la demande agrégée UNIVERSITÉ DU MAINE Faculté de Droit et de Sciences Économiques DEUG1 Économie gestion - Analyse Macroéconomique S. MÉNARD 1 - Année 2003-2004 Thème 6 : IS-LM et la demande agrégée Questions 1. Dénir la

Plus en détail

Modélisation numérique du glissement de terrain de Super Sauze par voie de photogrammétrie aérienne. Rapport de Stage

Modélisation numérique du glissement de terrain de Super Sauze par voie de photogrammétrie aérienne. Rapport de Stage Eole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg Modélisation numérique du glissement de terrain de Super Sauze par voie de photogrammétrie aérienne Rapport de Stage Deuxième Année de Formation

Plus en détail

ECONOMIE POLITIQUE Robert PLASMAN 26 MAI 2014 NOM... PRENOM N MATRICULE...

ECONOMIE POLITIQUE Robert PLASMAN 26 MAI 2014 NOM... PRENOM N MATRICULE... ECONOMIE POLITIQUE Robert PLASMAN 26 MAI 2014 NOM... PRENOM N MATRICULE... POLI2 COMM2 SOCA2 Autre (précisez) L examen est coté sur 48 points : 25 pour les questions 1 à 5, 8 pts pour les questions 6 à

Plus en détail

PLAN D ACTION «SKI MAURIENNE» HIVER 2013-2014

PLAN D ACTION «SKI MAURIENNE» HIVER 2013-2014 PLAN D ACTION «SKI MAURIENNE» HIVER 2013-2014 DOCUMENT DE TRAVAIL SOUS RESERVE DE MODIFICATIONS Alexandre Gros Maurienne Tourisme 28 otobre 2013 CONTEXTE & OBJECTIFS Chronologie & ontexte: - Avant 2009

Plus en détail

Estimation Temps Réel des Etats Dynamiques d un Véhicule Automobile

Estimation Temps Réel des Etats Dynamiques d un Véhicule Automobile stimation emps éel des tats Dynamiques d un Véhiule Automobile Sébastien Plane o ite this version: Sébastien Plane. stimation emps éel des tats Dynamiques d un Véhiule Automobile. Automatique obotique.

Plus en détail

Politiques monétaire et budgétaire en économie ouverte

Politiques monétaire et budgétaire en économie ouverte Chapitre 4 Politiques monétaire et budgétaire en économie ouverte Introduction modèle keynésien : on suppose que les prix sont fixes quand la production augmente, tant que l on ne dépasse pas le revenu

Plus en détail

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO?

QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? QUELLES SERAIENT LES CONSEQUENCES D UNE SORTIE DE LA GRECE DE LA ZONE EURO? Tous les documents sont tirées de «La Grèce peut-elle se sauver en sortant de la zone euro?», Flash éco Natixis, 08 novembre

Plus en détail

BAILLY-GRANDVAUX Mathieu ZANIOLO Guillaume Professeur : Mrs Portehault

BAILLY-GRANDVAUX Mathieu ZANIOLO Guillaume Professeur : Mrs Portehault BAILLY-GRANDVAUX Mathieu ZANIOLO Guillaume Professeur : Mrs Portehault 1 I. Introdution...3 II. Généralités...3 Caratéristiques ommunes aux deux phénomènes...3 La différene entre la phosphoresene et la

Plus en détail

Université du Québec en Outaouais

Université du Québec en Outaouais Nom : Numéro d étudiant : Université du Québec en Outaouais Prénom ECN1473 : Analyse macroéconomique Examen intra Date : lundi 21 octobre 2002 Durée : 2h30 (9h00 11h30) Professeur : Dimitri Sanga DIRECTIVES

Plus en détail

LAVAUD Christine PROMOTION 2003

LAVAUD Christine PROMOTION 2003 LAVAUD Christine PROMOTION 2003 Etude des inertitudes du hangement limatique simulé par des modèles de irulation générale et de leur impat sur l hydrologie du bassin de la Seine. Stage effetué à l Université

Plus en détail