Partie 6 : Les fluctuations économiques à court-terme

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1 Enseignant A. Direr Liene 2, 1er semestre Cours de maroéonomie suite Partie 6 : Les flutuations éonomiques à ourt-terme Observons le graphique montrant la prodution industrielle des EU entre 1960 et 2000: do 14 Les périodes de réessions sont indiquées entre pointillés. Nous pouvons noter deux faits majeurs visibles sur le graphique qui vont struturer profondément l'étude de la maroéonomie: *sur l'horizon de plusieurs déennies, la prodution tend à s'aroître au ours du temps : 'est la roissane. *sur un horizon plus ourt, la prodution flutue autour de sa tendane de long-terme, e sont les yles. Ces flutuations onduisent parfois l'éonomie à progresser plus rapidement que la tendane: e sont les périodes d'expansion; puis surviennent des arrêts soudains, répétés mais non réguliers et de durée variable: e sont les réessions. Les théories du long-terme que nous avons vues dans une préédente partie sont basées sur la dihotomie lassique selon laquelle les variables nominales telles que l'offre de monnaie et le niveau générale des prix n'affetent pas les variables réelles telles que la prodution, l'investissement ou la onsommation. Cette séparation entre les variables nominales et les variables réelles est moins pertinente à l'horizon de quelques mois ou quelques années. La théorie lassique ne peut par exemple pas expliquer la hute brutale et prolongée du PIB qui a débuté pendant l été 1929 aux EU et dans d'autres pays omme la Frane. Au ours de l'année la plus noire de la dépression, en 1933, un quart de la population amériaine était au hômage et le PIB était inférieur de 30% à son niveau de 1929 (PIB réel US, éhelle log): 1

2 Do 39 Pour l'expliquer par les fateurs de long-terme, il faudrait supposer que le stok de apital baisse brutalement ou que 25% des travailleurs préfèrent soudainement les loisirs au travail ou enore que l'état des onnaissanes régresse. Les fateurs de la roissane ne sont don pas pertinents pour expliquer les mouvements à ourt-terme de la prodution. Les flutuations éonomiques oûtent her à la soiété dans la mesure où les fateurs de prodution, le travail et le apital ne sont pas omplètement utilisés. Ces oûts sont partiulièrement visibles en période de réession, période où le taux de hômage augmente. Il est don important de omprendre l'origine des flutuations puis de trouver les moyens de réduire l'amplitude des flutuations éonomiques. Cette partie est onsarée à l'étude des flutuations de ourt-terme. Nous nous poserons les questions suivantes: *pourquoi les éonomies flutuent-elles? Pourquoi ne suivent-elles pas diretement leur sentier de long-terme (analysé par les théories de la roissane). *dès lors, est-il possible de stabiliser l'éonomie? Quels sont les moyens les plus effiaes? La politique budgétaire? La politique monétaire? Comment agissent-elles sur l'éonomie? Plan de la partie 6: 6.1 L'équilibre de ourt-terme sur le marhé des biens et servies 6.2 Le diagramme IS-MP 6.3 Résumé 6.1 L'équilibre de ourt-terme sur le marhé des biens et servies En 1936, l'éonomiste John Maynard Keynes révolutionne la théorie éonomique ave son ouvrage «La théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie». Keynes y propose une nouvelle approhe de l'analyse éonomique permettant d'expliquer les flutuations de ourtterme. Selon lui, 'est la faiblesse de la demande agrégée qui aratérise les réessions et qui est à 2

3 l origine de la hausse du hômage. La théorie qu'il propose fournit une expliation de la dépression des années 30 mais aussi des flutuations moins dramatiques qui aratérisent l'aprèsguerre: La roissane du PIB, EU Do 40 A ourt-terme, nous observons un omportement dynamique du PIB beauoup plus rihe que la tendane de long-terme ne le suggère. Même si la prodution roît en moyenne de déennie en déennie, elle passe transitoirement par des périodes de ralentissement, voire de réession (en gris) qu'il va falloir expliquer. La même observation pourrait être faite pour l'emploi, la onsommation ou l'investissement. Keynes propose l'expliation suivante des réessions. A ourt-terme, la prodution d'équilibre est déterminée par la dépense des ménages en biens de onsommation, les ahats des entreprises en biens d'investissement et par la demande du seteur publi. En période de réession, la prodution de biens et servies est ontrainte par une demande agrégée insuffisante. C'est pare que les agents ne souhaitent pas suffisamment dépenser que les entreprises sont ontraintes de ne pas utiliser la totalité du travail et du apital disponible dans l'éonomie. Cet équilibre de demande insuffisante se perpétue dans le temps ar les ménages atteints par un hômage élevé ontinuent de maintenir leur demande à un niveau faible. C'est e sénario d'une demande faible impliquant une prodution faible, un hômage élevé et une demande qui reste faible que nous allons dérire plus préisément dans la suite. Nous partons du as le plus simple d'une éonomie fermée 'est-à-dire sans importations ni exportations. La dépense agrégée d'une éonomie, notée D, est la somme des dépenses des agents soit la onsommation des ménages, la demande de biens d'équipement de la part des entreprises et la dépense publique: D C I G 3

4 La dépense ainsi définie est parfois également appelée la demande effetive. De quoi dépend la onsommation? Nous supposons que la onsommation dépend linéairement du revenu disponible 'est à dire après impôts: C a (Y T) Comme nous l'avons préédemment vu, l'hypothèse > 0 nous permet de représenter simplement le fait que la onsommation roît ave le revenu. L'hypothèse a > 0 et < 1 permettent d'obtenir un taux d'épargne qui roît ave le revenu. Nous supposons à e stade que toutes les omposantes de la dépense sont figées, exeptée la onsommation qui peut varier ave le revenu disponible: Le diagramme de Hansen Nous obtenons finalement: I, G, T onstants D a (Y T) I G Nous pouvons traer la relation entre les dépenses et le revenu agrégé: La relation entre revenu et dépenses dépenses dépenses D C I G L'équilibre ressoures-emplois de l'éonomie nous indique que e qui est dépensé doit être produit: Q D Une dernière identité omptable indique que la prodution agrégée est égale aux revenus agrégés: Q Y A l'équilibre de l'éonomie, les dépenses doivent don être égales au revenu national: 4

5 D Y D'où une deuxième relation entre le revenu et les dépenses. Si nous plaçons es deux relations sur un même graphique, ela revient à ajouter une droite à 45 sur le préédent diagramme: La relation entre revenu et dépenses dépenses (D) D Y D* D C I G Y* Nous obtenons alors le diagramme de Hansen. Le revenu d'équilibre est tel que s'il est distribué aux ménages, es derniers onsomment un montant de onsommation C qui implique une dépense totale D juste égale à Y. En d'autres termes, D et Y doivent satisfaire simultanément les deux onditions d'équilibre: D a (Y T) I G et D Y > Y a (Y T) I G e qui nous donne la solution pour le revenu d'équilibre: a T I G Y* La politique budgétaire Ayant défini le revenu d'équilibre, nous pouvons examiner le rôle de la dépense publique. La dépense publique est une omposante de la dépense totale de l'éonomie: D C I G Regardons les effets d un aroissement des dépenses publiques qui passent de G à G. Avant a T I G l'aroissement des dépenses, l'équilibre éonomique est aratérisé par: Y*. 1 Après aroissement des dépenses (G' > G), par : 5

6 a T I G' Y ' 1 Soustrayons la première équation par la seonde pour obtenir la solution en variation ave Y Y' Y et G' G G: G Y* 1 Le oeffiient Y/ G 1/(1-) est appelé le multipliateur de dépenses publiques. La définition générale d'un multipliateur est (variable en dogène)/ (variable exoogène). Ii, Y est la variable endogène et G la variable exogène. Deux remarques sur le multipliateur budgétaire. Premièrement, l'aroissement des dépenses augmente la prodution ar le oeffiient multipliateur est positif : 1/(1-) > 0. Deuxièmement, le oeffiient 1/(1-) est supérieur à 1 puisque < 1. On parle de e fait de multipliateur de demande puisque le proessus aboutit à un aroissement de la prodution qui est un multiple de la dépense initiale : Y > G puisque 1/(1-) > 1. Prenons par exemple une propension marginale à onsommer égale à 1/2: un euro de revenu génère 50 entimes de onsommation supplémentaire. Nous pouvons alors aluler la taille du multipliateur: Y G /(1-) G /(1-1/2) 2 G Dans et exemple, haque euro supplémentaire dépensé multiplie la prodution par deux. Nous pouvons voir graphiquement que la roissane des dépenses publiques aroît le revenu d'équilibre: Un aroissement des dépenses publiques dépenses (D) D Y D C I G D C I G G Y Y Y L'effet total sur le revenu est supérieur à l'effet initial sur la dépense publique : la flèhe en bleu est plus longue que la flèhe en rouge. Nous pouvons ainsi visualiser l effet multipliateur. 6

7 La relation entre la dépense et le revenu s'applique symétriquement dans le as d'une baisse des dépenses publiques : une baisse de G réduit la onsommation et divise au bout du ompte par deux la prodution La déomposition de l effet multipliateur Pour omprendre le méanisme sous-jaent, nous pouvons déomposer ses effets dans le temps. Si la dépense publique augmente, la demande totale adressée aux entreprises augmente également d'un même montant: D G ave C 0 et I 0 La hausse de la demande a un effet diret sur la prodution d'équilibre: Q D > Q D G Dans e modèle très simple, augmenter de 10 milliards d'euros la dépense publique augmente du même montant le PIB. Toutefois, l'histoire ne s'arrête pas là. La dépense publique permet d'augmenter le PIB d'un montant enore supérieur. En effet, si les entreprises produisent plus, elles vont distribuer plus de revenus dans l'éonomie: Y Q > Y Q D G Ces revenus supplémentaires vont permettre aux ménages d'aroître leur onsommation: C (Y T) > C Y Q D G Un euro de dépense publique génère un euro de revenu supplémentaire et euros de onsommation supplémentaire. Cette onsommation supplémentaire onstitue une demande additionnelle pour les entreprises, e qui aroît enore un peu plus la prodution: Q Y D C I G > Q Y C G Les effets sur la onsommation et la prodution se poursuivent. Il existe un troisième tour où le surroît de revenu égal à aroît enore la onsommation de: Y G C (Y T) > C Y ² Q ² D ² G Il existe don un erle vertueux de la dépense: plus de dépenses implique plus de prodution, plus de revenus, plus de onsommation, plus de dépenses, plus de prodution et 7

8 Le multipliateur et le iruit éonomique revenus ( Y) entreprises ménages onsommation: C Y dépenses publiques: G épargne: S (1-) Y Nous voyons que la dépense publique augmente plusieurs fois de suite la prodution : une première fois diretement puis plusieurs fois à travers le yle de hausse du revenu et de hausse de la onsommation totale. Quel est l'impat total de la dépense publique additionnelle sur le revenu et sur la prodution? Q totale Y totale G G ² G 3 G (1 ² 3 ) G G/(1-) Nous retrouvons bien l effet multipliateur que nous avions alulé par la méthode direte en début de setion La politique fisale Nous avons vu que l'etat pouvait aroître la prodution en augmentant ses dépenses. Il existe un autre moyen pour l'etat de réaliser une opération similaire : par la baisse des impôts. Reprenons l'équation d'équilibre du revenu: a T I G Y* 1 Passons la en différene en faisant varier le revenu et les impôts: Y Y* - Y' T/(1-) Nous voyons qu une baisse des impôts aroît la prodution. Le multipliateur fisal est différent du multipliateur budgétaire et est égal à Y/ T /(1-). L'effet sur la prodution est-il supérieur ou inférieur quand l'etat baisse les impôts plutôt qu'il n'augmente les dépenses publiques? Reprenons l'exemple ave 1/2: Y T/(1-) > Y T 8

9 Dans et exemple, une baisse des impôts d'un euro onduit à une augmentation du revenu d'un euro alors qu'un aroissement des dépenses d'un euro entraîne un revenu supplémentaire de deux euros. Le multipliateur fisal est don moins effiae. Pourquoi ette différene? Elle vient du fait que les impôts agissent seulement indiretement sur la demande totale en enourageant la onsommation. La dépense publique génère un surroît de dépenses dans l'éonomie de 1 pour 1 avant l'effet multipliateur alors que la rédution d'impôt ne génère un surroît de demande que de euros avant l'effet multipliateur ar la fration 1- de l'allègement d'impôt est épargné par les ménages et ne génère pas de demande supplémentaire: Baisses d impôts ou augmentation des dépenses? revenus ( Y) baisse d impôts: - T entreprises ménages onsommation: C T dépenses publiques: G épargne: S (1-) T Supposons maintenant que l Etat fasse une relane budgétaire de G finanée entièrement par des impôts supplémentaires : T G. Quel est l impat sur le produit d équilibre? Reprenons la définition de e dernier : Et passons la en différene : a T I G Y* 1 T G Y* 1 L hypothèse de budget équilibré T G implique : Y [ G G]/(1-) G Par onséquent, le multipliateur budgétaire à budget équilibré Y/ G est égal à 1. C est le théorème d Haavelmo. 9

10 Le multipliateur en éonomie ouverte Nous ajoutons aux relations préédentes un seteur extérieur. L'éonomie importe M et exporte X. Les importations sont roissantes ave le revenu national : X X I I my M M T Y a C M X G I C Y, ) ( 0 Prodution d'équilibre: m M G I T a Y my M X G I T Y a Y 1 ) ( 0 0 Multipliateur de dépenses publiques : m G Q < La rédution du multipliateur dépend du degré d'ouverture de l'éonomie aux importations. Argument essentiel qui peut militer pour une relane onertée au niveau international Estimations empiriques Pour la Frane (Muet, 1986 à partir du modèle DMS): dy/dg 1,1 sur 1 an et 1,4 sur 4 ans. dy/(-dt) 0,5 sur 1 an et 1,4 sur 4 ans. Ave T les impôts payés moins transferts reçus Pour les Etats-Unis (1988, Samuelson-Nordhaus 2000 ou Valerie Ramey 2009): dy/dg 1,4 ou 1,5 sur 1 an et prohe de 1 sur 4 ans. Nous retrouvons l'effet plus faible de l'impôt qui onfirme la prédition du modèle : la dépense publique se transforme intégralement en demande globale alors que la baisse d'impôt ne se transforme en demande que dans la mesure où elle n'est pas épargnée.

11 6.2 Le diagramme IS-MP La ourbe IS L'équilibre que nous avons dérit n'est que la première étape de la onstrution du modèle IS-MP. Il repose sur l'hypothèse qu'une partie de ette dépense, l'investissement reste fixe. En réalité, l'investissement flutue au ours du temps faisant varier à son tour la dépense totale, la prodution et le revenu d'équilibre. Nous introduisons dans la suite des mouvements de l'investissement en supposant que l'investissement dépend du taux d'intérêt et en faisant varier e dernier. Formellement, nous supposons que l'investissement dépend négativement du taux d'intérêt réel: I I( r) I 0 βr Les autres équations sont similaires : Y C I G et C a ( Y T ). Nous obtenons la ourbe IS qui fournit le revenu en fontion du taux d'intérêt : 11

12 a T I0 βr G Y* 1 Partons d'une baisse du taux d'intérêt. Celui-i passe du niveau r au niveau r'. La variation de l'investissement est alors égale à : I I(r) - I(r') Pare que l'investissement fait partie des dépenses totales, une hausse du taux d'intérêt réduit l'investissement et don la prodution d'autant: Y C I G > Y I (ave C 0 et G 0). Puis la prodution ontinue de baisser en raison des phases de rédution de la onsommation. Pour obtenir l effet total sur le revenu, reprenons le revenu d équilibre donné dans IS et différenions le en fontion de I : Y I/(1-) L'effet négatif d'une baisse du taux d'intérêt sur la prodution peut être représenté sur le diagramme de Hansen: Les effets d une baisse du taux d intérêt dépenses (D) D Y D C I G D C I G I r baisse Y Y Y Nous observons une relation négative entre la prodution et le taux d'intérêt : une hausse du taux d'intérêt fait diminuer la prodution tandis qu'une baisse du taux d'intérêt produit une expansion de la prodution. C'est la ourbe IS déjà indiquée. Nous pouvons représenter ette relation dans le plan (Y,r): 12

13 La ourbe IS taux d intérêt IS La ourbe IS a une pente négative. Elle synthétise la relation entre le taux d'intérêt et le niveau de revenu déterminée par la fontion d'investissement et par l'équilibre sur le marhé des biens et servies. Quel est l'effet sur la ourbe IS d'une expansion budgétaire? Nous savons que pour un taux d'intérêt donné et don un niveau donné d'investissement, la dépense publique aroît la prodution. Cette hausse de la prodution se représente dans IS omme une augmentation de la prodution pour tout niveau donné du taux d'intérêt. Cela revient à déplaer vers la droite la ourbe IS: L effet d une expansion budgétaire taux d intérêt G > 0 r donné IS IS Le rôle de la banque entrale : la ourbe MP La ourbe IS nous indique le sens de relation entre la prodution d'équilibre et le taux d'intérêt. L'éonomie doit se trouver quelque part sur la ourbe IS mais nous ne savons pas où. Nous allons introduire une seonde relation entre le taux d'intérêt et la prodution qui va nous permettre de savoir où se trouve exatement l'éonomie. 13

14 Cette nouvelle relation vient de la politique monétaire. La politique monétaire est onduite par la Banque entrale européenne dans le as de la zone euro et par la Réserve fédérale pour les Etats Unis. Nous avons vu que les banques entrales pouvaient agir sur la réation monétaire en faisant varier le taux d'intérêt. Elles n'agissent pas sur le taux d'intérêt de manière aléatoire mais en fontion de l'état du yle éonomique. Quand l'éonomie se trouve en phase d'expansion, elles augmentent le taux d'intérêt. Quand l'éonomie se trouve en réession, elles diminuent le taux d'intérêt. Pourquoi les banques entrales agissent-elle de ette façon? Elles poursuivent généralement deux missions: *réduire l'amplitude des yles éonomiques, 'est la mission de stabilisation *lutter ontre l'inflation exessive. En augmentant les taux d'intérêt en période d'expansion, les banques entrales s efforent de remplir es deux objetifs simultanément: *elle lutte ontre l'inflation. L'inflation tend à s'aroître en période d'expansion quand le PIB roît rapidement et le hômage reule. La hausse des taux d'intérêt aroît les oûts de refinanement des banques, freine le rédit et la réation monétaire et permet de lutter ontre l'inflation en période d expansion. *elle stabilise l'éonomie ar l augmentation du taux d intérêt freine les dépenses des agents privés omme l investissement des entreprises ou les ahats de logement des ménages. Nous obtenons alors une relation simple entre le revenu et le taux d'intérêt: r f(y) La fontion f est roissante: plus la roissane de l'éonomie est forte, plus le revenu est élevé et plus la banque entrale fixe un taux d'intérêt élevé. Nous obtenons la ourbe MP (pour monetary poliy). Si nous supposons de plus la linéarité, nous avons : r r 0 αy (MP) La ourbe orrespondante dans le diagramme IS-MP se dessine omme suit : 14

15 La ourbe MP taux d intérêt MP La ourbe MP représente don la fontion de réation de la banque entrale à l'état de l'éonomie. Nous pouvons représenter un durissement de la politique monétaire omme une élévation du taux d'intérêt pour tout niveau de la prodution: Un resserrement de la politique monétaire taux d intérêt MP MP r Y donné L'étape suivante onsiste à mettre ensemble la ourbe IS et la ourbe MP L'équilibre IS-MP L'équilibre IS-MP est un ouple de prodution et de taux d'intérêt qui respete à la fois la relation IS et la relation MP. Mathématiquement : 15

16 a T I Y β ( r 1 (1 αβ ) Y a T I a T I0 βr0 G Y* 1 αβ 0 0 αy ) G 0 βr G 0 Graphiquement : Le diagramme IS-MP taux d intérêt MP r* E IS Y* Le point E où les deux ourbes se roisent représente l'équilibre de l'éonomie. E se trouve sur la droite IS et est don ompatible ave l'équilibre sur le marhé des biens et servies. Il se trouve également sur la droite MP, e qui signifie que pour le revenu d'équilibre Y*, la banque entrale aepte de fixer le taux d'intérêt à r*. Le diagramme IS-MP est l'outil de base qui nous permet de réfléhir aux yles éonomiques. Nous pouvons par exemple analyser les effets d'une expansion budgétaire dans e adre Un aroissement des dépenses publiques Nous savons que la dépense publique affete l'équilibre IS en déplaçant la ourbe vers la droite dans le plan (taux d'intérêt, revenu). A taux d'intérêt donné, la prodution est supérieure à la situation antérieure. L'expansion du produit onduit la banque entrale à augmenter ses taux d'intérêt, e qui freine sans l'annuler la roissane de la prodution: 16

17 Une hausse des dépenses publiques dans IS-MP taux d intérêt G > 0 MP r* E E A Y* IS IS Si la politique monétaire n'avait pas réagi, l'équilibre se serait déplaé au point A, 'est-à-dire à taux d intérêt inhangé 1. La hausse de la prodution reste positive malgré la hausse du taux d'intérêt qui réduit l'investissement. Par onséquent, si la dépense publique augmente, l investissement diminue (mais d un montant inférieur). On parle dans e as d effet d évition : la dépense publique évine la dépense privée. Mathématiquement, le multipliateur budgétaire se déduit de l'expression du produit à l'équilibre : Y 1 1 < G 1 αβ 1 Le frein monétaire dépend de la taille de deux paramètres : la sensibilité de l'investissement au taux d'intérêt via α et la réativité de la BC à l'état de l'éonomie β. Une seonde interprétation de l'affaiblissement du multipliateur repose sur le fontionnement du marhé finanier. Une dépense publique finanée par la dette exige de reourir à l'épargne au prix d'un taux d'intérêt plus élevé, e qui réduit l'investissement. La dépense publique prend la plae ou évine la dépense privée, d'où l'expression d'effet d'évition de la dépense publique. Une relation négative entre la dépense publique et le taux d'intérêt est attestée par l'histoire de la Grande Bretagne avant 1914, à une époque où les hausses de dépenses publiques étaient ditées par les guerres : 1 Le point A est également l'équilibre dans le diagramme de Hansen puisque elui-i ne prend pas en ompte les variations du taux d'intérêt. 17

18 Soures : Barro Un resserrement de la politique monétaire Nous pouvons également analyser les effets d'un resserrement de la politique monétaire: Un durissement de la politique monétaire taux d intérêt MP r* E E MP IS Y* Le déplaement de la ourbe MP se réalise le long de la ourbe IS afin de rester à l'équilibre du marhé des biens et servies. Le durissement de la politique monétaire réduit l'investissement en augmentant les taux d'intérêt. Un méanisme de multipliateur entre ensuite en ation via la baisse umulative de la onsommation Une baisse de la onfiane des agents privés Jusqu'à maintenant nous avons onsidéré les effets de politiques éonomiques omme une variation de la dépense publique, des impôts ou un revirement de la banque entrale. Les 18

19 hangements de omportement du seteur privé sont également une soure importante du yle éonomique. Par exemple, la guerre en Irak pendant l'été 1990 a rendu les onsommateurs plus prudents dans leurs dépenses, e qui a provoqué une réession aux Etats-Unis. Les entreprises ont également moins investi dans l'attente que la situation internationale s'élairisse, amplifiant la baisse des dépenses 2. Ces variations s'interprètent omme un déplaement vers le bas de la dépense totale: Une baisse des dépenses privées dépenses (D) D Y D C I G «ho» D C I G C Y Y Y et par un déplaement vers le bas de la ourbe IS dans le shéma IS-MP: Une baisse de la onsommation dans IS-MP taux d intérêt C < 0 MP r* E E Y* IS IS Nous voyons que la politique monétaire réagit à la hute des dépenses en diminuant le taux d'intérêt afin d'adouir les effets de la réession. De e fait, la baisse de la prodution est freinée 2 Un autre exemple élèbre est la baisse de la onsommation qui a suivi le Krah boursier d'otobre La hute boursière était inapable en elle-même de provoquer une baisse de la onsommation (moins de 5% de la population investissait dans les ations à l'époque). Elle a agi indiretement sur la onfiane en l'avenir des ménages. 19

20 par la baisse simultanée du taux d'intérêt. Une telle intervention de la Banque entrale est intervenue à haque événement éonomique majeur pouvant entraîner une réession en raison de la baisse des dépenses des agents privés : après le krah boursier de 1987, après la guerre en Irak au début des années 90, après les attentats du 11 septembre 2001 et Les effets des yles onjonturels sur l'emploi L'impat des réessions sur l'emploi est attesté par l'évolution de l'emploi aux EU pendant et après des périodes de réessions : Soures : (février 2009) Plus généralement, la relation négative entre l'ativité et le hômage est onnue sous le nom de ourbe d'okun (de l'éonomiste Arthur Okun). Graphiquement : prodution La loi d Okun hômage 40 20

21 Cette loi établit une relation inverse entre le hômage et le PIB onjonturels. Elle mesure la sensibilité du hômage à une modifiation de l'éart entre le PIB et le produit naturel (output gap). Dans son artile de 1962, Okun montrait que pour haque point de roissane au-dessus de 3%, le taux de hômage diminue de 0,5 point, soit une élastiité de 0,5. De nos jours, on estime aux EU qu il est néessaire de bénéfiier de 2 à 3 points de roissane supplémentaire pour diminuer le taux de hômage d un point en une année (ou enore de 1 à 1,5 points de roissane pour produire le même effet sur deux ans), e qui implique une élastiité omprise entre 0,33 et 0,5. La loi d'okun est bien vérifiée empiriquement : Do 44 La loi d'okun aux EU Conlusion : les onditions d'une relane keynésienne il faut que le stimulus soit timely, targeted, & temporary, est-à-dire arrive au bon moment (i.e. le plus vite possible désormais!), soit bien iblé (sur les ménages les plus ontraints et ayant la plus forte propension à dépenser dans le très ourt terme), et temporaire. limites de la Prime pour l Emploi versée ave un an de retard du fait du prélèvement différé de l impôt sur le revenu en Frane. L assurane soiale est un stabilisateur automatique d'autant plus important que l'assurane est étendue, omme dans les pays européens. Aux Etats-Unis la modestie de l assurane soiale pour de nombreux ménages à bas revenus renfore la spirale réessioniste Faut-il relaner l'investissement publi ou la onsommation? 6.3 Résumé 21

22 L approhe à ourt-terme explique pourquoi le PIB flutue d une année sur l autre. Le diagramme de Hansen montre omment le PIB évolue en fontion de la demande. Des variations des dépenses publiques entraînent des flutuations du PIB. Ces dernières sont aentuées par une hausse umulative de la onsommation qui suit l impulsion initiale de demande à travers le méanisme du multipliateur. Une baisse des impôts augmente également la prodution mais dans une moindre mesure que les dépenses publiques ar une partie de la baisse d impôt n est pas onsommée mais épargnée. La ourbe IS exprime une relation négative entre le revenu et le taux d intérêt qui passe par la variation de l investissement et le multipliateur de demande. La ourbe MP représente une relation positive entre le taux d intérêt et le revenu à travers la fontion de réation de la banque entrale dont l objetif est de stabiliser la prodution et l inflation. La renontre entre IS et MP détermine le revenu d équilibre de l éonomie et le taux d intérêt orrespondant. Une augmentation des dépenses publiques onduit toujours à une augmentation du revenu mais ette hausse est freinée par l augmentation du taux d intérêt. 22

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