Compétitivité des industriels électro-intensifs en France

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1 1 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles FÉVRIER 2014

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3 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles

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5 5 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles Résumé Le présent document poursuit quatre objectifs : analyser les dynamiques à l œuvre pour les principaux secteurs électro-intensifs (acier, aluminium, silicium, ciment, papier et chimie hors chlore et gaz industriels) en France, en Europe et dans le reste du monde ; établir les compétitivités relatives de la France et de l Allemagne pour les secteurs concernés, ou, lorsque le secteur l exige, élargir cette comparaison à d autres pays du monde ; apprécier le rôle du prix de l électricité dans cette compétitivité ; factualiser les différences de prix complet de l électricité payés par les électro-intensifs dans les différents pays étudiés et évaluer les moyens de résoudre ces différences lorsqu elles sont au désavantage de la France. Les secteurs électro-intensifs sont fortement hétérogènes, en termes notamment de taille, de consommation d énergie, d effectifs et de coût de transport des produits. Par exemple, leur poids dans l emploi varie ainsi de pour l industrie chimique à pour l aluminium en passant par pour le ciment, pour le papier et pour l acier (pour l ensemble de chaque secteur, c est-à-dire en incluant des entreprises qui ne sont pas stricto sensu électro-intensives). Ces secteurs sont soumis à des formes de concurrence différentes : compétition relativement locale pour le ciment, européenne pour l acier et le papier, mondiale pour l aluminium, le silicium et la chimie. Une revue de leur situation en Europe indique qu ils subissent désormais une pression sur les capacités, qui concerne les usines les moins performantes concentrées sur des produits de base, peu différenciés au-delà du prix. Pour ces usines, les perspectives d évolution faible de la demande finale en Europe ainsi que la difficulté à se positionner de façon compétitive à l export laissent anticiper la poursuite du mouvement de rationalisation entamé. Dans un tel contexte, le prix de l électricité est perçu par les industriels et les pouvoirs publics comme un des rares postes «adressables» pour espérer préserver in fine la pérennité de certains sites. Une compétition de fait semble engagée entre certains pays européens (dont la France et l Allemagne) sur cette question du prix, avec comme objectif pour chacun la préservation des outils industriels nationaux et des emplois associés. Il en va de même pour les filières les plus électro-intensives où cette compétition s exerce entre l Europe et les autres régions du monde à bas coût énergétique. Les ramifications de cette préservation sont importantes, car au-delà des emplois directs, ces industries de base fournissent des inputs pour des filières aval souvent stratégiques, au fort contenu en emploi et aux enjeux technologiques larges par exemple pour l aluminium ou le silicium. Un écart de prix France-Allemagne est apparu en 2013 en faveur de l Allemagne. La différence entre les prix de l électricité les plus bas dans chaque pays, observée pour les (seuls) très grands industriels allemands 1), est de 8% à 21% selon les secteurs, soit d environ 3,5 à 7,5EUR/MWh. Le prix de l électricité est perçu par les industriels et les pouvoirs publics comme un des rares postes «adressables» pour espérer préserver in fine la pérennité de certains sites Un écart de prix France-Allemagne est apparu en 2013 en faveur de l Allemagne 1) Le reste des électro-intensifs et de l industrie continue à payer son électricité plus cher qu en France.

6 6 Elle résulte de la combinaison de politiques publiques allemandes d exemptions fiscales et de rémunérations complémentaires ciblées sur quelques secteurs, définies de façon très réactive, et d une baisse de 20% des prix de gros de l électricité entre 2012 et 2013 qui s est aussi produite en France mais qui a moins impacté les clients français en raison de l existence de l ARENH 2) et du poids de cette fourniture dans leur approvisionnement. Cette différence a sans doute atteint son maximum en 2013 et devrait se réduire, car ces exemptions sont contestées et les prix de gros ne peuvent durablement demeurer où ils sont pour les électriciens allemands. Les leviers existants pour réduire les prix de l électricité français, à savoir une meilleure valorisation des effacements, un aménagement des coûts de réseau et un remboursement du CO 2 indirect 3), sont tout comme en Allemagne du ressort de la politique publique. En les actionnant, on peut espérer un gain de 2 à 6EUR/MWh, soit un comblement partiel de l écart de prix. Dans le cas de l aluminium et du silicium, les baisses à consentir pour rivaliser avec les prix pratiqués dans certaines régions du monde (de l ordre de 65%) sont inaccessibles, ne serait-ce que d un point de vue de droit de la concurrence. Dans tous les secteurs, baisser les prix ne suffirait pas à combler les écarts de compétitivité-coût des produits des secteurs concernés, même pour le seul poste électricité (produit du prix et du volume consommé). D autres leviers sont requis et peuvent parfois être plus efficaces (Figure 1). FIGURE 1 : SOURCES D ÉCART DE COMPÉTITIVITÉ Dans tous les secteurs étudiés, baisser les prix ne suffirait pas à combler les écarts de compétitivité-coût des produits des secteurs concernés Coûts de production [ /tonne] Sources d écart de compétitivité L électricité représente entre 3 et 15% des coûts totaux de production pour le papier, le ciment, la chimie (à l exception de la chimie inorganique) et l acier ; 35% pour l aluminium et le silicium La consommation spécifique (volume d électricité nécessaire pour produire une tonne de produit) est généralement plus élevée en France qu en à l Allemagne Les prix de l électricité en 2013 sont aussi supérieurs en France par rapport à l Allemagne de 8 à 21% pour les très grands industriels Pays concurrent France Coûts électricité Autres facteurs Consommation spécifique Prix électricité 2) Accès Régulé à l Electricité Nucléaire Historique : mécanisme mis en place par la loi portant sur la Nouvelle Organisation du Marché de l Electricité (loi NOME) donnant le droit aux fournisseurs alternatifs d acheter de l électricité à EDF à un prix régulé 3) Compensation des coûts d émission de CO 2 transférés aux consommateurs d électricité Source : analyse Roland Berger

7 7 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles Ainsi pour le papier, le ciment et l acier, la consommation spécifique (kwh par tonne produite) est supérieure en France de 13% à 38% selon les secteurs ; elle est donc porteuse d un potentiel d amélioration important du poste de coût électricité, au-delà du prix. Les écarts de compétitivitécoût prennent aussi leur source ailleurs que dans le poste électricité qui, aluminium, silicium et chimie inorganique mis à part, représente une part modérée des coûts (de 4% pour l acier à 15% pour le ciment). La flexibilisation de la production permettrait en particulier de réduire les coûts d un certain nombre d autres intrants, au-delà de ceux de l énergie. S agissant de l efficacité comparée des différents leviers, on peut distinguer trois types de secteurs : 1. Les secteurs, comme celui du ciment (peu transportable sous forme de produit fini), où les risques de délocalisation sont historiquement faibles, ou ceux pour lesquels le prix de l électricité est une très faible part des coûts, comme la chimie organique. Dans ce cas, les prix de l électricité sont un sujet de facto moins sensible encore aujourd hui. Cependant l actualité de ce sujet augmente car, par exemple dans le cas du ciment, les modes de production se transforment, et l importation par bateaux de semi-produits (clinker) provenant du bassin méditerranéen et transformés en ciment en Europe pourrait en quelques années augmenter fortement la sensibilité de l industrie au prix de ses inputs. 2. Les secteurs pour lesquels la concurrence la plus forte est entre pays européens. C est le cas de l acier et du papier. L action sur le prix de l électricité et le travail sur les consommations spécifiques apparaissent comme deux leviers possibles pour réduire les écarts de compétitivité-coût. Le risque principal est celui d une concurrence entre Etats européens : les solutions relatives aux prix doivent être prises de façon collaborative. Une baisse de prix ne suffisant pas, des efforts sur les consommations spécifiques sont nécessaires. 3. Les secteurs comme l aluminium, le silicium et une partie de la chimie (inorganique, gaz industriels), très électro-intensifs et où la concurrence est mondiale. Le prix de l électricité y est une variable essentielle, mais les énormes écarts de prix avec les pays à bas coûts énergétiques rendent l ajustement des prix au même niveau infaisable pour les fournisseurs. Dans ce cas, le salut passe par des aides spécifiques qui relèvent de politiques économiques, définies au niveau européen, au prix d un aménagement du cadre législatif appliqué à ces entreprises. Globalement, les solutions apparaissent souvent résider dans une action concertée de Politique Industrielle Commune au niveau européen (baisse du coût du travail, définition de filières européennes, maintien ou création de barrières à l entrée), et une harmonisation des politiques, au premier chef celles qui concernent le soutien aux électro-intensifs. Ainsi éviteraiton une compétition destructrice entre Etats Membres et permettrait-on un renforcement collectif face aux autres régions du globe.

8 8 A. Evolution prévisible des secteurs étudiés : rationalisation de capacités non performantes pour le ciment, l acier et le papier en Europe, croisée des chemins pour l aluminium et le silicium, menace rapidement croissante pour la chimie 1. Acier, papier et ciment : l ajustement des capacités non performantes va se poursuivre, dans ce cadre l électricité est un des paramètres de décision Les secteurs de l acier, du papier et du ciment se caractérisent à l échelle européenne par une pression importante sur les capacités depuis le début de la crise, que la faible ou très faible croissance anticipée de la demande en Europe ne permettra pas seule de résorber. Les exportations ne fourniront qu un débouché limité, et ce malgré une demande dynamique au niveau mondial, dans chaque cas. Ceci car les biens produits ne sont pas économiquement transportables (ciment), ou le sont assez peu (acier, papier), et, plus fondamentalement, car la plupart des capacités de production européennes sont peu compétitives en coût total pour se positionner face aux usines plus récentes des pays émergents. De façon plus précise, on constate les situations suivantes par secteur : 1. La demande d acier en Europe se situe encore 30% sous son maximum enregistré en 2007, tandis que la demande mondiale, assez dynamique, se situe 16% au-dessus 4). L excès de capacité résultant en Europe, qui est estimé du même ordre de grandeur (25-30%) 5), n a été que peu résorbé jusqu ici en raison de coûts de sortie élevés et de la fragmentation du secteur, qui demeure forte malgré la constitution d Arcelor Mittal (seul acteur de taille importante en Europe, présent surtout dans les aciers plats). Cette fragmentation contraste avec celle des fournisseurs et des clients du secteur en Europe, ou encore avec l émergence de géants sidérurgiques chinois, ce qui mène à une évolution du partage de la valeur de plus en plus défavorable aux aciéristes : les prix de l acier sont encore 30% inférieurs à leurs niveaux d avant crise 6), alors que ceux des matières premières les ont retrouvés. La demande n est pas attendue en forte croissance en Europe sauf si elle était soutenue par exemple par des grands travaux d infrastructure car les marchés finals (automobile, construction) sont très matures, et l acier tend à être remplacé par l aluminium ou des matériaux plus écologiques. L exportation vers le grand international demeure une option marginale pour un produit pondéreux qui se transporte difficilement, étant donné sa valeur ajoutée limitée (pour les produits de base) et l encombrement des produits finis (tôles, plaques ). 4) Source : World Steel Association 5) Source : OECD 6) Source : OECD

9 9 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles De plus, l Europe semble de façon croissante marginalisée en termes de compétition internationale, ses coûts de production, dont l électricité représente entre 4% et 10% selon les filières 7), étant parmi les plus élevés (pour les bobines laminées à froid, 42% supérieurs aux coûts russes par exemple) (voir Figure 2). Ceci signifie en retour une possible concurrence des producteurs continentaux situés aux marges de l Union (Ukraine, Russie), accentuant la pression sur les capacités. FIGURE 2 : COÛTS DE PRODUCTION (HAUTS-FOURNEAUX) DES BOBINES LAMINÉES À FROID [2012, $/tonne] % L Europe de l Ouest est la région la moins compétitive dans la 750 production des produits plats finis Russie Turquie Brésil Chine Ukraine Europe de l Est 1) Etats-Unis Europe de l Ouest 2) 1) Inclut BG, CZ, HU, LV, PL, RO, SK et SI 2) Inclut AT, BE, FI, FR, DE, GR, IT, NL, PT, ES, SE et UK Source : CEPS (Assessment of cumulative cost impact for the Steel Industry, 2013), analyse Roland Berger 2. Pour le papier, la situation est similaire avec quelques nuances : en Europe la demande de papier stagne (+0,4% depuis 10 ans 8) ) et celle de papier graphique en particulier diminue tendanciellement en raison de la dématérialisation et de l accroissement du recyclage alors qu elle augmente dans les émergents (+4 à 5% depuis 2001). Pendant la crise, quelques surcapacités sont apparues et les prix ont baissé de façon sans doute structurelle (-12% depuis 2007 pour le papier graphique 9) ), entraînant avec eux les marges des acteurs (EBITDA passé de 20-25% en 2000 à 8-13% désormais pour les plus gros acteurs). A l avenir la baisse de demande en papier graphique sera compensée par la croissance des usages de papiers de spécialité (emballages, sécurité, hygiène) mais l accroissement de demande nette sera faible (attendu à 1,4% 10) ) et ne s adresse qu aux usines qui ont pu réorienter leur production vers ces segments à valeur ajoutée. Comme pour l acier on constate une différence marquée entre la production de spécialité, souvent rentable et disposant d une marge de manœuvre dans la fixation des prix, et la production de base, qui souffre. 7) Source : CEPS 8) Source : COPACEL 9) Source : FOEX, Bloomberg 10) Source : analyse Roland Berger

10 10 Une très grande partie des ajustements des capacités les moins performantes a été réalisée, et la flexibilisation des process a été accrue pour s adapter à des taux de charge moyens inférieurs. Cependant l industrie européenne demeure encore fragmentée malgré la rationalisation forte menée depuis 20 ans. De plus, alors que les pays émergents investissent pour faire face à la croissance attendue de la demande (+4 à 5% d ici ) ), l exportation ne permettra plus comme par le passé d absorber les surplus de capacité temporaires européens. Au contraire, le passage à une position exportatrice des émergents pourrait mener à de nouvelles difficultés en Europe, où l âge moyen des usines signifie des coûts structurellement plus élevés (+8% à +40% vis-à-vis de la Chine et du Brésil 12) (voir Figure 3 ci-dessous), par exemple, l électricité représentant 10% des coûts en moyenne 13) ), et alors même que ces nouvelles capacités mondiales mènent à des anticipations de prix constants. Malgré la transportabilité du produit final, l économie du papier est meilleure lorsqu il est produit au plus près possible de sa matière première (bois). S y ajoute, pour les papiers de spécialité en particulier, le fait que les cycles de demande se sont fortement comprimés, exigeant une réactivité forte de la chaîne logistique et une proximité croissante du client final : une bonne partie des capacités devra demeurer en Europe, ou du moins dans certains de ses pays. Sur ce plan, les évolutions en cours semblent indiquer que la France n est pas la mieux placée aujourd hui, peut-être en raison d investissements moindres que son voisin allemand en particulier. FIGURE 3 : COÛTS DE PRODUCTION (HORS COÛT DU CAPITAL) DU PAPIER [2011, /tonne] +53% -12% 510 L Europe souffre également de coûts de production plus élevés dans le papier Russie Brésil Etats-Unis Indonésie Chine Canada Europe Japon 11) Source : CEPI 12) Source : COPACEL 13) Source : JRC Source : COPACEL (Cartes sur Table de l industrie papetière 2012), analyse Roland Berger

11 11 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles 3. Dans le ciment enfin, la demande est également en berne en Europe (-5% par an sur ) ) en raison de sous-jacents moins porteurs (construction) qui contrastent là encore avec ceux des pays émergents où le rattrapage nécessaire en infrastructures se conjugue à une démographie plus dynamique. Les perspectives pour les années à venir indiquent une faible reprise en Europe. Elle ne suffira pas à résorber les capacités excédentaires qui sont apparues, le taux d utilisation se situant en moyenne aux alentours de 55% (80% au Royaume-Uni mais 42% en Espagne 15) ). Là aussi les ajustements de capacité ont commencé, concentrés en Italie et dans une moindre mesure en Espagne. Les coûts de production européens se situent 40% au-dessus des meilleurs concurrents du bassin méditerranéen 16) (voir Figure 4 ci-dessous). Le marché étant par nature très local car le ciment fini ne se transporte pas de façon économique au-delà de 200 km 17), les acteurs sont cependant encore peu soumis à la concurrence internationale et peu délocalisables. Ils disposent d une capacité certaine à répercuter leurs coûts variables (dont l électricité représente 15% 18) ) à leurs clients finaux. D où des prix parfois en augmentation ces dernières années, qui n ont cependant pas empêché les marges de s effriter (de 20-25% en 2007 à des niveaux proches de zéro désormais en Allemagne) en raison de la difficulté à absorber les coûts fixes typiques de cette industrie. On constate également des écarts de prix entre pays, ce qui tend à confirmer la nature locale du marché. Cependant, si la barrière géographique permet encore à l heure actuelle de gérer un peu plus en douceur la nécessaire poursuite des ajustements, on constate une globalisation progressive du secteur. Elle provient de la généralisation des stratégies visant à produire les semiproduits («clinker») aux marges de l Europe, dans le bassin méditerranéen en particulier (Turquie, Egypte, Maroc) pour finaliser la production par des usines aval (broyage) situées au plus près des ports d entrée européens, qui s équipent pour ce faire. Ceci a commencé à transformer les modes de production de l industrie, et pourrait mettre en danger les usines les plus près des côtes dans les années à venir, dans la mesure où les coûts de fret par bateau ne remontent pas. En 2020, la problématique du ciment sera sans doute devenue entièrement similaire à celle du papier et de l acier. 14) Source : Cembureau 15) Source : Morgan Stanley, International Cement Review, Cembureau 16) Source : Global Investment House 17) Source : World Bank 18) Source : Wagner & Partner

12 12 FIGURE 4 : COÛTS DE PRODUCTION DU CIMENT [2009, $/tonne] +88% -18% Les cimenteries européennes sont parmi les plus chères mais elles sont moins soumises à la concurrence internationale Arabie Saoudite Qatar Chine Egypte Emirats Arabes Unis Inde Europe Oman Jordanie Source : OneStone Consulting Group, Global Investment House, analyse Roland Berger En conséquence ces trois secteurs vont très probablement voir se poursuivre, au global, la phase actuelle de rationalisation des capacités en Europe, avec plus ou moins d intensité selon les cas. Etant donné les efforts déjà réalisés, cette rationalisation touchera en premier les sites les moins performants, sur lesquels les investissements d amélioration nécessaires ou de flexibilisation des process sont trop coûteux. Ces sites vendent principalement des produits de base (commodités) et leur production ne peut être aisément orientée vers des marchés à plus forte valeur ajoutée ou plus forte marge (en termes de segments ou de géographies). Dans ce contexte difficile, les coûts liés à l électricité sont particulièrement regardés par les industriels européens. S ils ne sont en général pas les plus importants (représentant de 4% à 15% des coûts de production totaux), ils sont considérés comme faisant partie des postes a priori adressables par opposition aux matières premières, dont les prix sont fixés mondialement ; à la main d œuvre, souvent très fortement régulée localement ; et aux éventuelles charges calculées (i.e., hors exploitation). Ceci explique la pression exercée sur les énergéticiens par les industriels et les pouvoirs publics pour qu ils modèrent leurs prix, et les comparaisons de prix de l électricité effectuées entre les différents pays européens, ou entre l Europe et d autres régions du monde. Le poste de coût électricité résultant du produit du prix total de l électricité et des volumes consommés, une autre composante importante des coûts à piloter concerne la consommation électrique par tonne de produit («consommation spécifique»), qui dépend davantage des pratiques des industriels eux-mêmes que des énergéticiens, et qui montre des potentiels d amélioration en France. Une autre composante importante des coûts à piloter concerne la consommation électrique par tonne de produit («consommation spécifique»)

13 13 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles 2. Aluminium et silicium : des secteurs dynamiques où la compétition est mondiale et l électricité un déterminant central de la compétitivité, d où un enjeu fort autour de la fin des contrats de fourniture historiques en France Les secteurs de l aluminium et du silicium connaissent une problématique différente de celle des trois secteurs abordés précédemment. La concurrence y est parfaitement mondiale. La demande est très dynamique y compris en Europe. Des surcapacités globales existent pour l aluminium, qui vont se résorber progressivement à l horizon de 3-5 ans mais impliqueront néanmoins la fermeture des quelques alumineries mondiales les moins compétitives. Dans le détail : 1. La demande d aluminium augmente en tendance très rapidement (attendue à près de 6% par an d ici ) ), et cela est également vrai en Europe où l aluminium profite des substitutions au détriment de l acier en particulier. Une surcapacité mondiale est apparue durant la crise, le taux d utilisation tombant à 70% en Chine et 84% dans le reste du monde 20), et a perduré malgré la reprise de la demande. Ceci est dû au fait que des usines ont continué à sortir de terre alors que la demande baissait de 8% au total en 2008 et Ces nouvelles capacités ont été ajoutées en Chine, alors même que ce pays n est pas compétitif en termes de coûts d exploitation (mais a des coûts d investissement moitié moindres que les pays occidentaux 21) ), ce qui démontre un fonctionnement non économique du marché d ensemble. La Chine a préféré investir dans une production plus coûteuse mais locale plutôt que d importer à partir d alumineries peu utilisées. En conséquence les surcapacités (de 14% environ en 2013) se sont reportées sur les autres pays, l Europe en particulier, qui dispose pourtant d usines compétitives sur la base des contrats de fourniture d électricité historiques. Les prix mondiaux ont baissé de 40% depuis leur pic de ), et des stocks se sont constitués (multipliés par 3,5 entre 2007 et 2013). De nouvelles usines vont continuer à être construites, en premier lieu au Moyen-Orient, qui tire parti d une compétitivité intrinsèque et deviendra exportateur ; en Chine, pour des raisons stratégiques de contrôle de la filière. La surcapacité devrait être résorbée d ici 4 à 5 ans par la croissance de la demande. D ici là il est cependant probable que les alumineries les moins performantes devront être fermées car l évolution rapide du parc mondial ne leur donnera pas la possibilité de se requalifier un jour (Figure 5 page suivante). 19) Source : Harbor Aluminum Intelligence 20) Source : Harbor Aluminum Intelligence 21) Source : CRU 22) Source : Bloomberg

14 14 FIGURE 5 : COÛTS DE PRODUCTION DE L ALUMINIUM [2012, $/tonne] ETUDE CEPS +16% +46% Aux prix de marché actuels, les alumineries européennes ne sont pas compétitives Moyen- Orient Asie EU 27 (contrats Afrique historiques) 1) Communauté des Etats indépendants Islande Canada CIS 1) Amérique du Sud Norvège Autralasie Chine Etats- Unis EU 27 (prix du marché) Source : CEPS (Assessment of cumulative cost impact for the steel and aluminum industry, 2013) 2. Le silicium a en commun avec l aluminium un processus d électrolyse et un marché mondial, où la consommation est très dynamique. Elle est tirée par la demande en alliages nouveaux dans l acier (pour le ferrosilicium) et l aluminium, l électronique, les panneaux solaires, la chimie (pour le silicium métal). Comme pour les autres secteurs industriels, la reprise depuis 2010 a été le fait des émergents tandis que l Europe n a pas encore retrouvé ses niveaux d avant-crise. La Chine est désormais à l origine de près de 75% de la production mais exporte peu 23), consommant l essentiel de ses volumes et n étant pas parmi les producteurs les mieux placés en raison d une électricité (au charbon) peu compétitive. Ses acteurs sont également pénalisés par des mesures fiscales (taxe à l exportation et taxes anti-dumping en Europe motivées par des prix chinois inférieurs aux coûts) qui renchérissent excessivement leur production sur les marchés internationaux. L Europe produit 65% de ses besoins 24), ses bassins de production se répartissant entre la Scandinavie, l Europe de l Est, la France et l Espagne une surcapacité existe pour le ferrosilicium. Les perspectives de demande montrent une croissance globale attendue à environ 6% par an dans les prochaines années pour le silicium métal 25), celle du ferrosilicium étant plus dépendante de la croissance de l acier en Chine. La demande européenne devrait quant à elle stagner pour le ferrosilicium et augmenter de façon assez dynamique pour le silicium métal. Les barrières à l entrée en Europe, en cours de réexamen jusqu en ), pourraient être étendues jusqu en ) Source : Kevin Fowkes (13th Asian Ferro-alloys conference, 2012) 24) Source : Kevin Fowkes (13th Asian Ferro-alloys conference, 2012) 25) Source : Globe Specialty Chemicals 26) Source : European Commission

15 15 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles FIGURE 6 : COÛTS DE PRODUCTION DU FERROSILICIUM [2011, /tonne] % -17% Les producteurs européens sont relativement compétitifs : ils bénéficient de mesures anti-dumping et de contrats de fourniture d électricité historiques Scandinavie Russie Brésil Europe Scandi- Scandi- Scandi- Chine continennavinavinavie tale Taxes anti-dumping Coûts de production Source : Alloy Consult (27th International Ferroalloys conference, 2011), analyse Roland Berger Au total, ce secteur est sans doute le mieux loti parmi ceux étudiés, aujourd hui protégé par les barrières à l entrée en Europe (Figure 6 ci-dessus). Dans les deux secteurs l électricité joue un rôle important, car elle représente près de 35% des coûts de production 27). Les capacités européennes, optimisées en termes de consommations et figurant parmi les plus productives (aluminium) ne souffrent pas de déficit de compétitivité coût lorsqu elles bénéficient des contrats de fourniture d électricité historiques. Ces contrats représentaient un optimum global entre fourniture d énergie, transport et capacités d effacement étant donné les caractéristiques de ces usines dans le système électrique. Cependant la fin imminente de ces contrats, qui ne peuvent être prolongés pour des raisons de droit de la concurrence, pose la question du passage à des prix de marché de l électricité complétés des autres éléments tarifaires, soit un prix complet auquel les alumineries européennes lutteraient difficilement avec celles des pays dont les prix de l énergie sont très bas, en particulier au Moyen-Orient. L exposition est légèrement moins forte pour le silicium, protégé de la concurrence mondiale par les barrières anti-dumping érigées en 2007 et reconduites en 2012 (jusqu en 2014 et probablement jusqu en 2017). Cependant le fond du problème reste le même : l application de prix de marché européens pour l électricité conduirait à disqualifier les usines continentales en l état actuel des règles du système électrique européen. 27) Source : Harbor Aluminum Intelligence, Alloy Consult, Globe Specialty Chemicals

16 16 3. Chimie (hors chimie inorganique, gaz industriels) : un secteur là encore très dynamique où la compétition est mondiale, mais l électricité joue peu de rôle 28) - la menace effective et croissante sur l activité européenne tient aux prix du gaz La demande en produits chimiques croît à un rythme extrêmement soutenu, tirant la production dans tous les pays du monde depuis plusieurs décennies. Le marché est devenu mondial au niveau des semi-produits issus de la pétrochimie, tels que l éthylène : 34% des ventes du secteur sont réalisées à l export 29). Dans ce contexte l Europe voit cependant ses parts de marché diminuer : son solde exportateur se réduit et elle voit partir les productions des molécules les plus intenses en matières premières de la chimie inorganique et de la pétrochimie, qui s installent dans les régions où le coût du gaz est peu élevé (Moyen-Orient, Etats-Unis désormais) (Figure 7). La compétitivité reste en revanche bonne pour les molécules plus en aval, qui doivent également être produites près du client final (contraintes de transport) et sont de ce fait peu délocalisables. En conséquence de la localisation de la croissance de la demande et de ces éléments de compétitivité, l Europe ne capturera sans doute qu une faible partie de la demande future, qui devrait mener à un quasi-doublement du marché d ici Des augmentations de capacité sont programmées au Moyen-Orient, aux Etats-Unis, mais également en Asie (pour des raisons stratégiques dans ce dernier cas). FIGURE 7 : COÛTS DE PRODUCTION DE L ÉTHYLÈNE [2012, $/tonne] -90% -60% -58% L Europe est la région la moins compétitive pour produire de l éthylène 30) 60% plus chère que le Moyen-Orient et les Etats-Unis Moyen- Orient (éthane) Moyen- Orient (moyenne) Etats- Unis (éthane) Etats- Unis (moyenne) Asie du Sud-Est (moyenne) Asie du Nord-Est (moyenne) Europe de l Ouest (moyenne) Source : CEFIC (Energy Roadmap, 2013) 28) Mis à part pour les chloriers et les gaz industriels, dont l électro-intensité est beaucoup plus élevée que pour le reste de la chimie. Ces deux sous-secteurs n ont cependant pas été étudiés en détail 29) Source : CEFIC 30) L éthylène est une des bases de l industrie chimique, à l origine d un grand nombre de polymères et de matières plastiques

17 17 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles Elles vont mener à une quasi autosuffisance asiatique qui va pousser les acteurs américains et moyen-orientaux à chercher de nouveaux débouchés à l export. Le cas de l éthylène montre que les capacités européennes font face à un fort risque de compétition à moyen terme, avec, au-delà, le risque (plus faible) que leur fermeture déplace une partie des chaînes aval. Contrairement au gaz, l électricité tient une place peu importante dans les coûts de la chimie à l exception notable de certains pans de la chimie inorganique comme la production de chlore (13% du chiffre d affaires), et les gaz industriels (20%) 31). Dans la pétrochimie et les polymères qui en découlent, le poste électricité représente 2-5% du chiffre d affaires. Les consommations spécifiques apparaissent maîtrisées en Europe, ce qui donne moins d enjeu au poste électricité dans cette partie du secteur. 31) DGCIS

18 18 B. Prix 32) d électricité allemands et français : des prix totaux allemands inférieurs depuis peu (2013), limités aux très gros clients électro-intensifs 33), et dont la pérennité à des niveaux très bas est très incertaine 1. Les prix totaux les plus bas pour les très gros électro-intensifs français en 2013 sont de 8% à 21% supérieurs à ceux des allemands (ciment, papier, acier) mais les différences sur le poste de coût électricité tiennent aussi aux consommations spécifiques L analyse des éléments de prix d une série de contrats négociés en 2013 en France et en Allemagne révèle les éléments suivants 34) : 1. Les industriels électro-intensifs français subissent en 2013 un désavantage compétitif sur le poste électricité par rapport à leurs homologues allemands. Ce désavantage a pour origine le prix complet, mais également l efficacité énergétique des usines françaises («consommation spécifique» d électricité par tonne produite). 2. Selon les secteurs la consommation spécifique est en effet estimée en France de 13% (ciment) à 38% (papier) supérieure à la moyenne allemande, ce qui est significatif une partie s explique par des mix de produits différents (ex : ciment). 3. En termes de prix, les niveaux observés en 2013 (pour livraison 2014) révèlent que selon les secteurs, les plus gros électro-intensifs français peuvent payer au final entre 8% (papier) et 21% (acier) de plus que leurs concurrents allemands (Figure 8 ci-contre). 2. La différence de prix désavantageant la France n existe que depuis quelques mois, pour un nombre limité de clients, et résulte d une combinaison de baisse des prix de marché de gros allemands et de politiques publiques allemandes réactives et ciblées Des qualifications notables doivent être apportées au constat fait ci-dessus : 1. Sur 2012 en moyenne les mêmes industriels bénéficiaient d un prix total toujours plus bas en France qu en Allemagne (la relation s est inversée courant 2012) : ils payaient alors entre 14% (acier) et 28% (papier) de plus qu en France par MWh. 32) Dans la suite du document, le mot «prix» correspond pour l électricité au prix total payé par un client, incluant le prix de l énergie («électron»), les charges de transport, les taxes, et incluant les déductions faites des éventuelles rémunérations ou compensations telles que la participation aux services systèmes, l effacement / interruptibilité, et le remboursement du CO 2 indirect de l électricité achetée 33) Dans le document les «très gros électro-intensifs» en Allemagne désignent les sites consommant plus de 200 GWh par an. L ensemble des électro-intensifs correspond à environ entreprises (contre 500 à 600 en France). Il s agit donc d un sous-ensemble, que nous estimons à une centaine de sites, et environ 60 TWh de consommation totale 34) Il s agit d un échantillon d entretiens qui par construction ne prétend pas à l exhaustivité ni à la description des points extrêmes de prix existants dans chaque secteur

19 19 Compétitivité des industriels électro-intensifs en France Dynamiques sectorielles, rôle des prix de l électricité, réalité des écarts de prix, leviers d action possibles FIGURE 8 : COMPARAISON DES PRIX DE L ÉLECTRICITÉ [ /MWh] NIVEAUX DE PRIX ISSUS D ENTRETIENS 1) FRANCE ALLEMAGNE ACIER ,5 48,3 56,9 50,8 53,0 110, ,0 95,7 2. PAPIER ,0 60,9 83,8 60,3 61,0 103, ,5 90,2 3. CIMENT ,3 73,7 78,0 56,8 64,7 69, ,2 59,7 FRANCE ALLEMAGNE HORS EUROPE 4. ALUMINIUM 2) 19,5 43,0 Contrats historiques (estimation) Basé sur prix de marché 32,0 50, basé sur prix de marché 2012 basé sur prix de marché 15 17,8 Moyen-Orient Québec (contrats historiques) FRANCE ALLEMAGNE CHIMIE Min Moyenne Max ,9 71,7 50,8 93,5 36,0 80,7 1) A l exception des prix moyens, basés sur des calculs par secteur 2) Moyenne non pertinente Source : interviews, analyse Roland Berger 2. La baisse de prix observée en Allemagne en 2012 et surtout 2013 s explique par la combinaison d une chute très importante des prix de gros de l électricité (de 49,3EUR/MWh à 39,4EUR/MWh 35) ) tenant à l influence des renouvelables et à l atonie de la demande, et de mesures récentes de politique publique ciblées visant à exempter les industriels les plus sensibles au prix de l électricité, principalement sur un critère de taille. En particulier, ces derniers paient peu de taxes, peu ou pas de charges de transport, et surtout seulement un centième de la contribution aux renouvelables (EEG). La plus grande dispersion de prix se trouvent dans la sidérurgie en général les prix français sont moins dispersés 35) Prix de gros à terme (livraison en base pour l année suivante) source : Bloomberg

20 20 Cette contribution d un niveau supérieur à celui du prix de l électron (52EUR/MWh au taux plein en 2013) est le facteur déterminant du prix de l électricité allemande pour le client final. Ces gros industriels peuvent également obtenir depuis 2013 un remboursement des quotas CO 2 «indirects» (dont le prix se trouve dans l électricité qu ils achètent), et se faire payer pour leur contribution à la gestion du système électrique (effacement, interruptibilité des sites), rétribution dont le total peut atteindre 9EUR/MWh dans les meilleurs cas observés pour la somme des deux (avec un maximum théorique à 12EUR/MWh). D où un prix total net fortement réduit pour certains. 3. L avantage prix de 2013 ne concerne qu une population limitée de très gros industriels en Allemagne. Il est difficile d estimer leur nombre, les exemptions étant accordées site par site. Au final en Allemagne, la totalité des avantages (exemptions, rémunérations) à leur niveau maximal n est sans doute accessible qu aux sites consommant plus de 500 GWh. Les sites consommant plus de 200 GWh cumulent déjà la plupart des avantages, cependant, à des niveaux parfois moindres. L avantage prix de 2013 ne concerne qu une population limitée de très gros industriels en Allemagne, hors de ce segment, les industriels allemands paient plus (voire beaucoup plus) que leurs concurrents français Hors de ce segment, les industriels allemands paient plus (voire beaucoup plus) que leurs concurrents français. Au total la dispersion des prix à l industrie en Allemagne est notablement plus forte qu en France, où le système de l ARENH et son prix régulé en particulier (qui représente plus de 90% de l énergie achetée par les industriels étudiés) relie le prix payé au profil de la courbe de charge et non à la taille. 4. La pérennité de la différence de prix observée en 2013 sur les très grands industriels est très incertaine car les prix de gros allemands résultent d une conjonction de points bas sur leurs différentes composantes. a. D une part une majorité d observateurs estime que les prix de gros en Allemagne sont désormais à un niveau (proche de 36EUR/MWh pour le prix à un an) qui n est plus structurellement soutenable pour les énergéticiens allemands. Bien qu une poursuite de la baisse soit possible à très court terme, les prix devraient remonter d ici deux ou trois ans en lien avec la hausse prévisible des prix du CO 2 : un aménagement des règles du marché visant à retarder la distribution des quotas en raison de leur surabondance vient d être votée par le Parlement Européen après des mois de négociation. La fermeture programmée de centrales électriques au charbon (Directive sur les Emissions Industrielles) va jouer dans le même sens. Une hausse est également anticipée en France, liée principalement à la revalorisation de l ARENH, mais elle est attendue inférieure à celle de l Allemagne.

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