ELECTRICITE ET ESSOR DU «CAPITAL FINANCIER» EN SUISSE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "ELECTRICITE ET ESSOR DU «CAPITAL FINANCIER» EN SUISSE"

Transcription

1 ELECTRICITE ET ESSOR DU «CAPITAL FINANCIER» EN SUISSE Par Dominique Dirlewanger et Gian Franco Pordenone Caractériser l'économie suisse par son manque de matières premières représente un des lieux communs les plus généralement admis de l'historiographie contemporaine. Toutefois, l'existence en Suisse d'un potentiel hydraulique a constitué un facteur d'industrialisation dès la première moitié du XIX e siècle. Cette richesse a permis de pallier l'absence de ressources minières importantes et l'inexistence d'un réseau de transport suffisant pour importer du charbon en grande quantité. Dans ces conditions, la possibilité d'exploiter les nombreuses rivières et chutes d'eau a favorisé l'éclosion d'une industrie textile progressivement mécanisée et d'une industrie des machines spécialisée dans l'électrotechnique. Il suffit de mentionner ici l'exemple de la maison zurichoise «Escher, Wyss & Co.», dont la production de filatures est mécanisée depuis le début du XIX e siècle et qui entreprend dès 1806 la construction de roues hydrauliques sur le principe des premiers moulins à eau. En 1835, avec près de 400 ouvriers, elle se lance dans la production spécifique de roues métalliques. Avec l'innovation des turbines hydrauliques dans la décennie 1840, il devient possible d'utiliser la force de n'importe quel cours d'eau et d'en transmettre le mouvement. Largement supérieures techniquement aux roues à eau, les turbines laissent envisager une application plus étendue des ressources hydrauliques. Le savoir-faire helvétique devient dans ce domaine un gage de qualité et les exportations de cette production croissent en flèche. Ainsi «Escher Wyss», qui construit des turbines depuis 1840, en produit près de 800 entre 1844 et 1875, dont 80% pour l'exportation. Profitant du savoir-faire issu des expériences hydrauliques réalisées dans les décennies précédentes, l'industrie des machines s'intéresse immédiatement au nouveau secteur électrique (1). Le développement de l'électricité souffre néanmoins d'un inconvénient majeur: le courant continu développé jusqu'alors limite le transport de l'électricité à quelques centaines de mètres seulement entre la centrale de production et son lieu de consommation. C'est ainsi que, lors de l'exposition électrotechnique de Francfort en 1891, une innovation sans précédent va dynamiser considérablement les applications industrielles de l'électricité. Pour la première fois, un transport de force d'environ 300 CV à courant alternatif est réalisé sur une distance de 175 kilomètres. Cette aménagement est orchestré par la collaboration de deux ingénieurs, Charles Brown ( ), des «Ateliers de constructions Oerlikon» qui fournissent la génératrice et les transformateurs, et Michail von Dolivo-Dobrowolsky, de «l'allgemeine Elektrizitäts-Gesellschaft» (AEG), principale entreprise électrotechnique allemande, qui livre les moteurs. La réussite de ce transport d'électricité ouvre la voie à la décentralisation entre le lieu de production et le lieu de consommation électrique. Conséquence directe pour la production et la consommation d'énergie électrique en Suisse, l'utilisation des ressources hydrauliques n'est plus limitée aux régions proches des cours d'eau. 1

2 L'introduction du courant alternatif entraîne une expansion significative du secteur électrique. Tout d'abord, le secteur hydroélectrique profite à la constitution de nouvelles entreprises en Suisse. C'est en 1891 que naît la célèbre fabrique «Brown, Boveri & Co.» à Baden, qui produit notamment des générateurs, des moteurs et des transformateurs électriques. Cinq ans plus tard, en 1896, c'est la société «Landys & Gyr», spécialisée dans la fabrication de compteurs électriques pour courant alternatif, qui est fondée à Zoug. La nouvelle industrie électrotechnique suisse joue alors un rôle de premier plan sur la scène internationale, à côté des grands leaders allemands («Allgemeine Elektrizitäts- Gesellschaft», «Siemens & Halske») et américains («Edison General Company», «Westinghouse Electric Company»). Ensuite, les champs d'application de l'électricité s'étendent dans deux directions. D'un côté, l'éclairage électrique commence à s'imposer de plus en plus dans les villes, concurrençant directement les anciennes énergies éclairantes comme le gaz ou le pétrole. De l'autre, les fabriques suisses équipées d'un moteur électrique passent de 0,1% en 1888 à 4,3% en 1895, 20,5% en 1901 et 53,4% en 1911 (2). Finalement, cette demande croissante d'électricité conduit à la mise en valeur de ressources hydrauliques encore inutilisées, comme le montre la construction des usines électriques de Rheinfelden en La création de la centrale électrique de Rheinfelden Les usines Rheinfelden sont construites sous l'instigation de l'aeg qui s'associe à un consortium bancaire dirigé par la «Berliner Handels-Gesellschaft», auquel participe également le «Crédit Suisse» à hauteur de 7% du capital (3). Cette association profite également aux industriels suisses qui fournissent une partie des installations, signalons entre autres: «Escher, Wyss & Co.» de Zurich, la société «Zschokke & Co.» de Aarau et la «Fabrique de machines Oerlikon». A la fin du XIX e siècle, la centrale électrique de Rheinfelden (Argovie) représente un des plus importants centres de production électrique de Suisse. D'une puissance de près de 16'000 HP, les forces motrices de Rheinfelden stimulent l'industrialisation croissante de la région. Plusieurs entreprises nécessitant beaucoup de courant électrique décident d'y installer des filiales, citons notamment «l'aluminium-industrie A.G.» de Neuhausen et «l'elektrochemischen Werke» de Bitterfeld. En bref, le développement de la production électrique permet à la région de Rheinfelden d'affermir son essor industriel (4). L'essor industriel de Rheinfelden se réalise ainsi grâce à une étroite collaboration entre les milieux industriels et bancaires des deux côtés du Rhin. Emergence des sociétés financières pour l'électricité L'affaire Rheinfelden ne demeure pas un cas isolé. Au contraire, début février 1895, le plus puissant institut bancaire allemand, la «Deutsche Bank» prend contact avec la direction du «Crédit Suisse». Arthur von Gwinner ( ), membre de la direction de l'établissement allemand, propose alors de constituer 2

3 une société financière en Suisse, spécialisée dans le financement et le développement des entreprises électriques. Cette proposition s'effectue en étroite collaboration avec Emil Rathenau ( ), directeur de l'aeg. Le 29 juillet 1895, l'affaire aboutit à la fondation de la «Banque pour le financement des entreprises électriques», abrégée «Elektrobank». A nouveau, le cas de «l'elektrobank» n'est pas unique. Au moins deux conglomérats financiers, alliant industries suisses et allemandes d'un côté avec des banques suisses et allemandes de l'autre, méritent d'être mentionnés. La même année que la fondation de «l'elektrobank» se constitue à Baden la «Motor für angewandte Elektrizität». A la base de ce projet, nous trouvons en Suisse la «Banque Leu & Co.» de Zurich et la «Banque de Winterthur» (future «Union de Banques suisses») et en Allemagne «l'allgemeine Deutsche Kreditanstalt» de Leipzig. Comme pour «l'elektrobank», cette société financière s'associe avec des industriels des deux côtés de la frontière: la société de machine «Brown, Boveri & Co.» de Baden et la «Metallgesellschaft» de Francfort. En 1896, c'est exactement la même configuration qui est au cœur de la fondation de la «Société suisse pour l'industrie électrique», appelée aussi «Indelec». Les instituts bancaires promouvant le projet proviennent de Suisse («Banque commerciale» de Bâle et «Banque Leu & Co.» de Zurich) et d'allemagne («Rheinische Kreditanstalt» de Mannheim). La participation de «Siemens & Halske» de Berlin, principale société électrique allemande après l'aeg, montre que «l'indelec» est également créée pour répondre à la récente constitution de «l'elektrobank» (5). Avant le tournant du siècle, nous devons encore signaler la constitution de la «Société Franco-Suisse pour l'industrie Electrique» à Genève en Cette foisci ce n'est pas une alliance avec le capital allemand qui est en jeu, mais une association entre banques et industries françaises et helvétiques. L'initiative vient du groupe français «Schneider Creusot» qui cherche alors à s'implanter dans le secteur électromécanique. Du côté des banques, nous trouvons à nouveau des instituts de plusieurs pays: «l'union financière» de Genève et la «Banque de Paris et des Pays-Bas». La «Franco-Suisse» sera surtout active en France et en Italie où elle financera entre autres la «Société Générale de Force Lumière» de Grenoble, la «Compagnie d'electricité de l'ouest parisien», ou encore la «Società Meridionale di Elettricità» à Naples (6). L'objectif des sociétés financières Les sociétés financières sont des établissements dont l'objectif est de se procurer des capitaux pour le compte d'une ou plusieurs entreprises, au moyen de l'émission d'actions ou d'obligations. Cet instrument financier est issu du financement des sociétés de chemins de fer, comme la «Banque suisse des chemins de fer» («Schweizerische Eisenbahnbank») fondée en 1878 ou la «Banque des Chemins de Fer orientaux» («Orientbank») fondée en Cette stratégie de financement permet aux grandes banques de séparer les opérations courantes du financement proprement dit des entreprises électriques. En autonomisant ainsi les importants placements pour le développement des industries, les banques réussissent à isoler les risques liés au fait que ce type d'investissements n'est rentable que sur le moyen terme. Pour les entreprises 3

4 électriques, ce mode de financement leur permet de se désengager de la recherche des capitaux nécessaires à leur expansion, dans un contexte où elles n'ont pas encore donné la preuve de leurs potentialités et ne sont donc pas à même d'émettre avec succès leurs propres titres sur le marché du capital (7). «L'Elektrobank» et le développement du «capital financier» helvétique Comme l'ont montré la création de la centrale électrique de Rheinfelden et la constitution des sociétés financières au cours de la décennie 1890, l'essor de l'industrie électrique se conjugue avec une interpénétration croissante entre industries et banques. Cette interpénétration est notamment décrite par Rudolf Hilferding ( ) sous la formule du «capital financier»: «Le capital financier signifie en fait l'unification du capital. Les secteurs, autrefois distincts, du capital industriel, commercial et bancaire, sont désormais sous le contrôle de la haute finance, où les magnats de l'industrie et des banques sont étroitement associés.» (8) La présentation des principaux traits de la constitution et de l'évolution de «l'elektrobank» permet d'analyser les caractéristiques centrales de l'essor du «capital financier» en Suisse. Quels sont les principaux traits de «l'elektrobank»? Tout d'abord, son capitalactions est internationalisé. Ensuite, son évolution est caractérisée par une conflictualité entre intérêts allemands et helvétiques. En outre, son expansion repose sur un renforcement de l'exportation du capital. Finalement, son siège social est basé à Zurich, ce qui renvoie au rôle particulier de la place financière suisse. La combinaison de ces différents traits se révélera une formule rentable. En effet, la somme des bilans de «l'elektrobank» croît de 50 millions de francs suisses en 1897 à 185 millions en 1914, c'est-à-dire un accroissement de 370%. De même, les dividendes passent de 5% dans la période à 10% au cours des années (9). Ces résultats contribuent à l'essor du «Crédit Suisse». Ainsi, les bénéfices retirés par l'établissement zurichois de la possession de titres et de la participation à divers syndicats d'émission évolue de 1,3 millions de francs suisses en 1897 à 4,3 millions en 1913 (10). Passons maintenant en revue ces différents traits. Un capital-actions internationalisé Au moment de la fondation de «l'elektrobank», son capital-actions est de 30 millions de francs suisses. Celui-ci est composé à 76% de capital allemand (14% appartiennent à l'aeg et 62% au consortium dirigé par la «Deutsche Bank») et 20% de capital suisse (7% en mains du «Crédit Suisse»). Les 4% restant sont propriétés du «Credito Italiano». La dimension internationale du capital de «l'elektrobank», qui fait de cette société une véritable «multinationale», n'est que l'expression d'une époque où le financement des entreprises électriques nécessitent des quantités importantes de capitaux et où les marchés se conquièrent de plus en plus à un niveau international. Cette composition du capital se répercute dans la formation des instances dirigeantes en 1895: le conseil d'administration regroupe 8 allemands et 6 suisses, 4

5 alors que les milieux financiers italiens n'occupent aucun siège. La présidence du conseil est attribuée à Carl Abegg-Arter ( ), président du «Crédit Suisse» (11). Si avec 20% du capital-actions les représentants helvétiques obtiennent pas moins de 43% des sièges du conseil d'administration ainsi que sa présidence, il n'en demeure que les représentants allemands sont dans une position de force au sein de «l'elektrobank». Toutefois, cette répartition des sièges révèle une collaboration étroite entre milieux industriels et bancaires allemands et suisses. Notons à ce propos que, en élargissant la perspective aux années , les milieux bancaires sont hégémoniques. En effet, la composition du conseil d'administration de «l'elektrobank» regroupe au cours de cette période 30 représentants des milieux bancaires contre seulement 7 pour les milieux industriels (12). Des intérêts conflictuels Lors du processus de création de «l'elektrobank», une conférence est tenue entre les représentants du «Crédit Suisse» et de l'aeg à Lucerne le 15 avril A cette occasion, les représentants du «Crédit Suisse» soulignent que: «( ) l'elektrobank, notamment en considération de certains intérêts nationaux, ne peut pas être fondée uniquement pour le financement des affaires et des entreprises de l'aeg, mais aussi, éventuellement, pour prendre en considération des propositions d'entreprises suisses affiliées et actives dans ce secteur, comme la "Fabrique de machines Oerlikon" et la fabrique de machines "Escher Wyss & Co.".» (13) La réaction de l'aeg, par la voix de son directeur Emil Rathenau, se montre pleine de compréhension. Celui-ci déclare soutenir la position du «Crédit Suisse» et rassure les dirigeants zurichois en leur promettant que «l'elektrobank» soutiendra également les projets de l'industrie suisse. Toutefois, les affaires se corsent quelques mois plus tard, lorsque «l'elektrobank» refuse de financer un projet de la fabrique «Escher Wyss» qui projette de construire une centrale électrique à Novara (nord de l'italie). Toujours en 1895, un projet de construction d'un tramway électrique entre Schwanden et Elm dans le canton de Glaris, proposé cette fois par la «Fabrique de machines Oerlikon», ne trouve pas d'écho au sein de la nouvelle société financière. Ce n'est que deux ans plus tard que «l'elektrobank» se décide à participer de manière importante au financement d'un projet helvétique. En effet, c'est en 1897 que la société financière acquiert un sixième du capital-actions de la «Fabrique de machines Oerlikon» lors de son entrée en bourse (14). Il faudra attendre les bouleversements de la Première Guerre mondiale pour que le rapport de force entre les intérêts du capital allemand et du capital suisse au sein de «l'elektrobank» s'inverse. L'exportation du capital Alors que la participation des milieux financiers italiens à la fondation de «l'elektrobank» est faible au niveau quantitatif, elle revêt une importance qualitative. Les premières affaires de «l'elektrobank» se tournent, en effet, vers le développement de l'éclairage public de la ville de Gênes, une des principales 5

6 villes industrielles italiennes. En outre, la production électrique dans cette ville doit également servir au réseau des tramways électriques. Dans ce cadre, l'aeg fournit non seulement les analyses techniques de l'affaire, mais elle participe également à la construction des tramways et à la réalisation du réseau d'éclairage électrique. Cette affaire illustre bien les difficultés auxquelles est confrontée une entreprise électrique du type de l'aeg à la fin du XIX e siècle. Comme le note Heinrich Grossmann: «( ) le besoin d'énergie électrique ne voulait et ne pouvait pas émerger par lui-même, les grandes entreprises productrices ont créé elles mêmes, sans trop hésiter, la demande de leurs produits. Elles ont ainsi fondé des centrales électriques, acheté des tramways à traction animale pour les transformer en tramways électriques, constitué des centrales régionales pour montrer de près à l'industrie et à l'agriculture les avantages de l'électricité» (15). Du côté des banques, et plus particulièrement du «Crédit Suisse», la participation à «l'elektrobank» contribue à étendre les affaires au niveau international. L'établissement bancaire zurichois peut ainsi profiter des engagements internationaux de «l'elektrobank». A la veille de la Première Guerre mondiale, les investissements de la société financière se répartissent en premier lieu vers l'allemagne (53% des investissements totaux), puis l'italie (18%), l'espagne et le Portugal (5%). En comparaison, à la même époque, «l'indelec» répartit ses investissements principalement vers l'allemagne (39%) et l'italie (39%), mais aussi vers la Russie (18%). Pour sa part, la «Motor» met un accent tout particulier vers l'italie (26%) et les pays d'amérique latine (10% de ses investissements) (16). De plus, la collaboration avec le géant électrique allemand permet au «Crédit Suisse» de rentrer dans le consortium bancaire de l'aeg qui lui offre une quotepart fixe de 5% de son syndicat d'émission (17). A la fin du siècle, l'élargissement international des affaires acquiert pour le «Crédit Suisse» une importance toute particulière. En effet, comme le souligne justement Walter-Adolf Jöhr: «( ) l'exportation du capital depuis la Suisse offrait un débouché à l'épargne qui ne pouvait plus être rentabilisé suffisamment dans le pays.» (18) La place financière suisse Pour quels motifs, la «Deutsche Bank» et l'aeg ont-elles insisté pour que le siège social de «l'elektrobank» soit en Suisse? Certes, le «Crédit Suisse» avait démontré à plusieurs reprises ses capacités de placements au niveau international. Néanmoins, les raisons principales sont ailleurs, notamment dans deux atouts de la place financière suisse, à savoir sa faible imposition fiscale et la politique de neutralité de la Confédération. Sur le premier avantage, Hans Rudolf Schmid note: «il est probablement correcte d'affirmer que le transfert à Zurich du siège social des banques actives au niveau international est lié à des avantages fiscaux, qui résultent de la législation suisse.» (19) En ce qui concerne la neutralité suisse, Manfred Pohl souligne: «les banques allemandes ont choisi la Suisse comme siège social, afin de mieux valoriser les 6

7 débouchés du marché des capitaux depuis ce poste et afin de pouvoir utiliser la situation de neutralité politique de la Suisse.» (20) En effet, pouvoir afficher la couleur de la neutralité offre à «l'elektrobank» un atout de première importance pour mener à bien sa stratégie d'expansion internationale dans un contexte marqué par un renforcement des rivalités inter-impérialistes conduisant au développement d'un nationalisme de plus en plus agressif. La Première Guerre mondiale: autonomisation du «capital financier» helvétique La Première Guerre mondiale constitue un tournant dans le développement de «l'elektrobank» et plus largement des sociétés financières active dans le secteur électrique. Au cours du conflit, l'emprise allemande pose de plus en plus de problèmes aux affaires internationales de «l'elektrobank», notamment dans les pays alliés comme l'italie. Accusée d'être, derrière la façade helvétique, une entreprise germanique, la société financière est conduite à valoriser de plus en plus son caractère suisse, cherchant à jouir du statut de pays neutre. Ainsi, comme le souligne Andreas Steigmeier: «entre 1914 et 1920, l'elektrobank s'émancipe progressivement de son fondateur AEG» (21). Au cours de cette période, le poids de l'aeg, et plus largement des milieux allemands, diminue progressivement dans la composition du capital actionnaire et obligataire de «l'elektrobank». Ainsi, le 90% des obligations de la banque sont en mains suisses après la Guerre (22). Cette évolution se répercute dans la formation du conseil d'administration de la société financière: si, en 1914, les deux tiers des administrateurs se recrutent en Allemagne, ce sont les Suisses qui occuperont, après 1918, 16 des 24 sièges du conseil d'administration. Le rapport de force au sein de cette instance dirigeante se retourne alors à l'avantage des représentants helvétiques, ce qui se traduit dans une nouvelle répartition des investissements. En effet, la part des investissements en Suisse augmente considérablement, passant de 8,6% du total en à 17,2% en Cette évolution se fait notamment au détriment des investissements en Allemagne qui reculent de 53% du total en à 7,5% en (23). Ce processus conduit à un double résultat. D'un côté, le «Crédit Suisse» s'affirme comme le pôle dominant au sein de «l'elektrobank». De l'autre, cette évolution, qui se retrouve dans les cas d'autres sociétés financières électriques comme «l'indelec» et la «Motor», exprime une autonomisation du «capital financier» helvétique par rapport au grand voisin allemand. Néanmoins, cette autonomisation a un prix. L'effondrement du mark allemand à la fin de la Guerre entraîne une dévaluation du patrimoine financier de «l'elektrobank» qui s'était fortement engagée dans des sociétés allemandes. Pour la première fois dans son histoire, la banque ne peut pas verser de dividendes entre 1918 et Ce n'est qu'à la suite d'un profond assainissement dans la première moitié des années 1920 que «l'elektrobank» retrouve son essor. Il faudra attendre 1927 pour les dividendes atteignent à nouveau les taux d'avantguerre (10%). Mais c'est là une nouvelle page de l'histoire de «l'elektrobank» et plus largement du capitalisme helvétique. 7

8 Notes: (1) Cf. H. Sitterding et al., 150 Jahre Escher-Wyss , Zurich: Siegfried, 1955, p. 13. (2) Calculé sur la base de: Département Fédéral de l'industrie, Statistique suisse des fabriques d'après l'inspectorat fédéral des fabriques du 5 juin 1911, Bümplitz: Buchdruckerei Benteli A.G., (3) Andreas Steigmeier, Power on. Elektrowatt , Zurich: Elektrowatt A.G., 1995, pp (4) Cf. Karl Schib, Geschichte der Stadt Rheinfelden, Herausgegeben von der Einwohnergemeinde Rheinfelden, 1961, p (5) Cf. Peter Hertner, «Les sociétés financières suisses et le développement de l industrie électrique jusqu à la Première Guerre Mondiale», in: Fabienne Cardot (éd.), Un siècle d électricité dans le monde, Paris: P.U.F, 1987, pp (6) Cf. Luciano Segreto, «Stratégie et structure des sociétés financières suisses pour l industrie électrique ( )» in: David Gugerli (éd.), Allmächtige Zauberin unserer Zeit. Zur Geschichte der elektrischen Energie in der Schweiz, Zurich: Chronos Verlag, 1994, p. 59. (7) Cf. Robert Liefmann, Beteiligungs- und Finanzierungsgesellschaften. Eine Studie über den Effektenkapitalismus, Jena, 2 ème édition, 1913, p. 97; cité par Peter Hertner, «Les sociétés financières suisses et le développement de l'industrie électrique jusqu'à la Première Guerre Mondiale», op. cit., p (8) Le capital financier, Paris: Ed. de Minuit, 1970, p (9) Cf. Andreas Steigmeier, op. cit., p (10) Walter-Adolf Jöhr, op. cit., p (11) Cf. Andreas Steigmeier, op. cit., p. 16. (12) Andreas Steigmeier, op. cit., annexe. (13) Procès verbal de la séance, cité par: Manfred Pohl, Emil Rathenau und die AEG, Frankfurt am Main et Berlin: v. Hase & Koehler, 1988, p (14) Andreas Steigmeier, op. cit., p. 21. (15) Heinrich Grossmann, Die Finanzierung der Bank für Elektrische Unternehmungen in Zürich, Zurich: Art. Institut Orell Füssli, 1918, p. 3. (16) Cf. Luciano Segreto, op. cit., p. 61. (17) Walter-Adolf Jöhr, Schweizerische Kreditanstalt , Zurich: Schweizerische Kreditanstalt, 1956, p (18) Walter-Adolf Jöhr, op. cit., p (19) Hans Rudolf Schmid, Die Familie Abegg von Zürich und ihre Unternehmungen, Zurich: Berichthaus, 1972, p. 69. (20) Manfred Pohl, op. cit., p (21) op. cit., p. 11. (22) ibid., p. 44. (23) ibid., p

2. ADAPTATIONS MÉTHODOLOGIQUES

2. ADAPTATIONS MÉTHODOLOGIQUES Version intégrale 2. ADAPTATIONS MÉTHODOLOGIQUES Par rapport aux séries 2 publiées l'année précédente sur le stock de capital (SDC) et les amortissements, trois adaptations méthodologiques ont été pratiquées

Plus en détail

Panneaux de particules et panneaux de fibres

Panneaux de particules et panneaux de fibres de particules et panneaux de fibres De création récente puisque la première usine de fabrication de panneaux de particules a été construite en France en 1953, cette industrie a connu un essor remarquable.

Plus en détail

Répartition intercantonale des bénéfices des compagnies d'assurance

Répartition intercantonale des bénéfices des compagnies d'assurance Répartition intercantonale des bénéfices des compagnies d'assurance Circulaire du Comité du 23 juin 1999 1. Remarque préliminaire La présente circulaire remplace les circulaires 2.33 (du 14 août 1973),

Plus en détail

«Parc éolien pour l auto-production d électricité à Thala»

«Parc éolien pour l auto-production d électricité à Thala» Etude de faisabilité «Parc éolien pour l auto-production d électricité à Thala» Hansjörg Müller Tunis, le 17/05/2011 Seite 1 Contenu de la Présentation Contexte de l étude Le site choisi Energie produite

Plus en détail

chimique et pharmaceutique

chimique et pharmaceutique L industrie chimique et pharmaceutique, un puissant moteur de croissance Avec son taux de croissance exceptionnel et sa forte implication dans l économie nationale, l industrie chimique et pharmaceutique

Plus en détail

Plus que jamais moteur de

Plus que jamais moteur de PATRIMOINE L Allemagne est redevenue l économie la plus stable de la zone euro. Y placer son argent, que ce soit dans l immobilier résidentiel, tertiaire ou dans les marchés boursiers, séduit de plus en

Plus en détail

Notre avenir énergétique. Plan de la Nouvelle-Écosse en matière d électricité 2015-2040

Notre avenir énergétique. Plan de la Nouvelle-Écosse en matière d électricité 2015-2040 Notre avenir énergétique Plan de la Nouvelle-Écosse en matière d électricité 2015-2040 Notre avenir énergétique Plan de la Nouvelle-Écosse en matière d électricité 2015-2040 Résumé Contexte La Nouvelle-Écosse

Plus en détail

Question Olivier Suter / Laurent Thévoz QA 3416.11 Développement des énergies solaires thermiques et photovoltaïques Energies renouvelables

Question Olivier Suter / Laurent Thévoz QA 3416.11 Développement des énergies solaires thermiques et photovoltaïques Energies renouvelables Staatsrat SR Réponse du Conseil d Etat à un instrument parlementaire Question Olivier Suter / Laurent Thévoz QA 3416.11 Développement des énergies solaires thermiques et photovoltaïques Energies renouvelables

Plus en détail

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine

Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Succès d une entreprise étrangère dans la pénétration du secteur financier en Amérique Latine Coface - Natixis a décidé d internationaliser son activité d assurance crédit en Amérique Latine en 1997. Le

Plus en détail

LA BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT

LA BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT LA BANQUE EUROPÉENNE D'INVESTISSEMENT La Banque européenne d'investissement (BEI) promeut les objectifs de l'union en fournissant des fonds pour financer des projets à long terme, ainsi qu'en octroyant

Plus en détail

Pérennité et croissance des PME en Alsace

Pérennité et croissance des PME en Alsace Pérennité et croissance des PME en Alsace 1 Introduction Jean-Alain HERAUD BETA, Université Louis Pasteur, CNRS, Strasbourg 2 Commission «pour la libération de la croissance française» 300 décisions pour

Plus en détail

Solution PLM pour la vente au détail de PTC

Solution PLM pour la vente au détail de PTC Solution PLM pour la vente au détail de PTC Solution PLM de PTC pour la vente au détail Dans les délais. À la mode. Dans le budget. La solution PLM de PTC pour la vente au détail transforme la manière

Plus en détail

Indice des prix à la production et à l importation

Indice des prix à la production et à l importation 05 Prix 982-1100 Indice des prix à la production et à l importation Neuchâtel, 2011 Qu est-ce que l indice des prix à la production et à l importation? L indice des prix à la production (IPP) mesure l

Plus en détail

N 313 SÉNAT SECONDE SESSION ORDINAIRE DE 19814982. Annexe au procès-veriml de la séance du 4 mai 1982. PROPOSITION DE LOI

N 313 SÉNAT SECONDE SESSION ORDINAIRE DE 19814982. Annexe au procès-veriml de la séance du 4 mai 1982. PROPOSITION DE LOI N 313 SÉNAT SECONDE SESSION ORDINAIRE DE 19814982 Annexe au procès-veriml de la séance du 4 mai 1982. PROPOSITION DE LOI de développement de {'actionnariat, de {'épargne et de {'emploi, PRÉSENTÉE Par MM.

Plus en détail

GROUPE ZWAHLEN & MAYR SA

GROUPE ZWAHLEN & MAYR SA GROUPE ZWAHLEN & MAYR SA RAPPORT SEMESTRIEL AU 30 JUIN 2005 A nos actionnaires et partenaires financiers (chiffres clés en milliers de CHF) INTRODUCTION Malgré les difficultés conjoncturelles principalement

Plus en détail

MONITEUR DE LA BRANCHE INDUSTRIE MEM. Avril 2014

MONITEUR DE LA BRANCHE INDUSTRIE MEM. Avril 2014 MONITEUR DE LA BRANCHE INDUSTRIE Avril 2014 Éditeur BAKBASEL Rédaction Florian Zainhofer Esteban Lanter Max Künnemann Adresse BAK Basel Economics AG Güterstrasse 82 CH-4053 Basel T +41 61 279 97 00 F +41

Plus en détail

Le groupe Würth Suisse clôt son. exercice comptable 2010 avec. succès. + + + Communiqué de presse + + +

Le groupe Würth Suisse clôt son. exercice comptable 2010 avec. succès. + + + Communiqué de presse + + + + + + Communiqué de presse + + + Le groupe Würth Suisse clôt son exercice comptable 2010 avec GROUPE WÜRTH SUISSE Würth International SA Aspermontstrasse 1 CH-7004 Coire Tél. +41 (0)81 558 00 00 Fax +41

Plus en détail

ASSOCIATION SUISSE DES VEHICULES ROUTIERS ELECTRIQUES ET EFFICIENTS SCHWEIZERISCHER VERBAND FÜR ELEKTRISCHE UND EFFIZIENTE STRASSENFAHRZEUGE

ASSOCIATION SUISSE DES VEHICULES ROUTIERS ELECTRIQUES ET EFFICIENTS SCHWEIZERISCHER VERBAND FÜR ELEKTRISCHE UND EFFIZIENTE STRASSENFAHRZEUGE ASSOCIATION SUISSE DES VEHICULES ROUTIERS ELECTRIQUES ET EFFICIENTS SCHWEIZERISCHER VERBAND FÜR ELEKTRISCHE UND EFFIZIENTE STRASSENFAHRZEUGE ASSOCIAZIONE SVIZZERA DEI VEICOLI STRADALI ELETTRICI ED EFFICIENTI

Plus en détail

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale La comptabilité nationale recense deux types de production des intermédiaires financiers. La première est directement

Plus en détail

Énergie, technologie et politique climatique : les perspectives mondiales à l horizon 2030 MESSAGES CLÉS

Énergie, technologie et politique climatique : les perspectives mondiales à l horizon 2030 MESSAGES CLÉS Énergie, technologie et politique climatique : les perspectives mondiales à l horizon 2030 MESSAGES CLÉS Le scénario de référence L'étude WETO (World energy, technology and climate policy outlook) présente

Plus en détail

La comptabilité de gestion : Fiche pourquoi?

La comptabilité de gestion : Fiche pourquoi? La comptabilité de gestion : Fiche pourquoi? 1 Définition Selon le plan comptable général, la comptabilité de gestion fait apparaître deux aspects : Connaître les coûts et les résultats par produit. Agir

Plus en détail

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique

Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Conférence internationale sur les Energies renouvelables et efficacité énergétique Instruments novateurs en matière de politique et de financement pour les pays voisins au sud et à l est de l Union européenne

Plus en détail

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons

L énergie en France et en Allemagne : comparaisons L énergie en France et en Allemagne : comparaisons En matière de consommation d énergie, de structure du système électrique, de recours aux énergies renouvelables, d émission de gaz à effet de serre, les

Plus en détail

FAITES AFFAIRE AVEC L ALLEMAGNE, PREMIÈRE ÉCONOMIE DE L UNION EUROPÉENNE

FAITES AFFAIRE AVEC L ALLEMAGNE, PREMIÈRE ÉCONOMIE DE L UNION EUROPÉENNE FAITES AFFAIRE AVEC L ALLEMAGNE, PREMIÈRE ÉCONOMIE DE L UNION EUROPÉENNE - Occasions d affaires et secteurs d intérêt - Chambre canadienne allemande de l industrie et du commerce à Montréal Montréal 24

Plus en détail

Observations aux fins du budget fédéral 2015

Observations aux fins du budget fédéral 2015 Le 6 août 2014 Comité permanent des finances de la Chambre des communes finapbc-cpb@parl.gc.ca Observations aux fins du budget fédéral 2015 Résumé Nous vous remercions de nous permettre de vous faire connaître

Plus en détail

Commissions nettes reçues ( M ) 159,3 142,2-11% Résultat d exploitation ( M ) 38,8 22,7-41% Résultat net consolidé ( M ) 25,3 15,2-40%

Commissions nettes reçues ( M ) 159,3 142,2-11% Résultat d exploitation ( M ) 38,8 22,7-41% Résultat net consolidé ( M ) 25,3 15,2-40% COMMUNIQUE de Presse PARIS, LE 18 FEVRIER 2013 Résultats 2012. L UFF enregistre un résultat net consolidé de 15,2 M et une collecte nette de 49 M Une activité stable, grâce à une bonne adaptation de l

Plus en détail

Extrait du CO art 671 : C. Réserves I. Réserves légales 1. Réserve générale. atteigne 20 % du capital-actions libéré.

Extrait du CO art 671 : C. Réserves I. Réserves légales 1. Réserve générale. atteigne 20 % du capital-actions libéré. Semestrielle d économie 2 ème OS Page 1/8 Formulaire : Ratio de trésorerie 1 : Liquidités * 100 / Dettes à ct Ratio de trésorerie 2 : (Liquidités + Créances) * 100 / Dettes à ct Ratio de trésorerie 3 :

Plus en détail

Service : Maintenance professionnelle et durable de votre bâtiment

Service : Maintenance professionnelle et durable de votre bâtiment Service : Maintenance professionnelle et durable de votre bâtiment Cofely l efficacité énergétique en action. 450 Plus de 20 8760 spécialistes sont quotidiennement au service de nos clients. sites sont

Plus en détail

L approvisionnement en électricité: un facteur économique et de compétitivité

L approvisionnement en électricité: un facteur économique et de compétitivité L approvisionnement en électricité: un facteur économique et de compétitivité Document connaissances de base, état : juin 2016 1. Synthèse L approvisionnement en électricité constitue une composante essentielle

Plus en détail

SOMMAIRE INFORMATIONS STATISTIQUES 1960/1961

SOMMAIRE INFORMATIONS STATISTIQUES 1960/1961 OFFICE STATISTIQUE DES COMMUNAUTES EUROPEENNES SOMMAIRE DES ARTICLES PUBLIES DANS LES INFORMATIONS STATISTIQUES 1960/1961 LUXEMBOURG/BRUXELLES,OCT./DECI 961 Acier; La production a" dans la Communauté

Plus en détail

Cours Magistral de Comptabilité de gestion ( Analytique) L3 Economie Gestion. Année Universitaire: 2011-2012. L3 Economie et gestion

Cours Magistral de Comptabilité de gestion ( Analytique) L3 Economie Gestion. Année Universitaire: 2011-2012. L3 Economie et gestion Cours Magistral de Comptabilité de gestion ( Analytique) L3 Economie Gestion Année Universitaire: 2011-2012 L3 Economie et gestion 1 SEANCE 1 Introduction : Comptabilité de gestion : historique, définitions

Plus en détail

OBSERVATOIRE DE L EPARGNE EUROPEENNE

OBSERVATOIRE DE L EPARGNE EUROPEENNE Les Fonds Immobiliers en Europe L'étude que l'observatoire de l'epargne Européenne a confié à l'institut de l'epargne Immobilière et Foncière avait pour objectif majeur de dresser un bilan comparatif des

Plus en détail

86% des organisateurs confirment l'importance majeure des Green Meetings

86% des organisateurs confirment l'importance majeure des Green Meetings Communiqué de presse 86% des organisateurs confirment l'importance majeure des Green Meetings Paris, le 01 juin 2012 - L'image de l'allemagne comme destination de congrès et d'événements ne cesse de s'améliorer.

Plus en détail

2. L'économie et la politique de transport de marchandises comme déterminants du marché de la logistique suisse

2. L'économie et la politique de transport de marchandises comme déterminants du marché de la logistique suisse 2. L'économie et la politique de transport de marchandises comme déterminants du marché de la logistique suisse Vue d'ensemble des principaux faits La Suisse compte, avec un produit intérieur brut de 603

Plus en détail

Chapitre XVII Les déterminants de la balance commerciale et des opérations courantes

Chapitre XVII Les déterminants de la balance commerciale et des opérations courantes Chapitre XVII Les déterminants de la balance commerciale et des opérations courantes Le chapitre X consacré à l optique dépenses de la comptabilité nationale nous a donné l occasion de décrire la structure

Plus en détail

EBOOK. Francesco Sgroi. OctoFinance Sàrl Rue Marignac 9 1206 Genève

EBOOK. Francesco Sgroi. OctoFinance Sàrl Rue Marignac 9 1206 Genève EBOOK Francesco Sgroi OctoFinance Sàrl Rue Marignac 9 1206 Genève Table des matières 1.1 Préambule du Conseil Patrimonial 1.2 Principe rendement/risque 1.3 Rendement 1.4 Risque 1.5 Tip 1 2.1 La Fiscalité

Plus en détail

Compétitivité des entreprises françaises

Compétitivité des entreprises françaises Compétitivité des entreprises françaises La compétitivité dépend en premier lieu de l évolution des coûts unitaires de production et des prix relatifs des biens exposés à la concurrence internationale.

Plus en détail

Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière

Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière Faits marquants en 2008-2009 - La rentabilité économique recule mais demeure satisfaisante - L investissement ralentit

Plus en détail

SGPNB au Nouveau-Brunswick. Le développement de l industrie des services financiers et des marchés boursiers dans la province

SGPNB au Nouveau-Brunswick. Le développement de l industrie des services financiers et des marchés boursiers dans la province SGPNB au Nouveau-Brunswick Le développement de l industrie des services financiers et des marchés boursiers dans la province Mise à jour juillet 2013 1 Préambule L information suivante décrit les différents

Plus en détail

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE LA DEFINITION D UNE STRATEGIE ACTIONNARIALE : UNE NECESSITE POUR TOUS LES DIRIGEANTS D ENTREPRISE Si les dirigeants d entreprise ont une vision stratégique à long terme de leur activité, ce même constat

Plus en détail

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS?

LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? LE SECTEUR DE L ÉNERGIE NUCLÉAIRE AU CANADA OÙ ALLONS-NOUS? RÉSUMÉ DU RAPPORT Le Forum des politiques publiques est un organisme indépendant, sans but lucratif, qui s efforce de promouvoir l excellence

Plus en détail

ACHETER, CRÉER, GÉRER SON ENTREPRISE EN ALLEMAGNE

ACHETER, CRÉER, GÉRER SON ENTREPRISE EN ALLEMAGNE ACHETER, CRÉER, GÉRER SON ENTREPRISE EN ALLEMAGNE 1 INTRODUCTION L Allemagne se caractérise tout d abord par un poids industriel conséquent. Le secteur industriel représente en effet 28,6 % du PIB allemand

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

Réseau de transport suisse. Mission et défis de Swissgrid

Réseau de transport suisse. Mission et défis de Swissgrid Réseau de transport suisse Mission et défis de Swissgrid 2 La mission de Swissgrid La mission de Swissgrid: la sécurité de l approvisionnement Qui est Swissgrid? La société nationale pour l exploitation

Plus en détail

Foncière des Régions : un 1 er trimestre 2011 dynamique

Foncière des Régions : un 1 er trimestre 2011 dynamique Communiqué de presse Paris, le 12 mai 2011 Foncière des Régions : un 1 er trimestre 2011 dynamique Le chiffre d affaires consolidé à fin mars 2011 est en progression de + 3,3% à 209,4 M, tandis que le

Plus en détail

Table des matières I.INTRODUCTION... 3 II.DÉVELOPPEMENT... 3 III.CONCLUSION... 7 IV.SOURCES... 7. Gymnase de Nyon C d ERN Physique

Table des matières I.INTRODUCTION... 3 II.DÉVELOPPEMENT... 3 III.CONCLUSION... 7 IV.SOURCES... 7. Gymnase de Nyon C d ERN Physique Table des matières I.INTRODUCTION... 3 II.DÉVELOPPEMENT... 3 2.1 ENERGIES SELON LES GROUPES DE CONSOMMATION...4 2.2 ENERGIES RENOUVELABLES...6 2.3 OBJECTIFS D ÉCONOMIE D ÉNERGIES...7 III.CONCLUSION...

Plus en détail

Fondation de libre passage Independent. Règlement de placement

Fondation de libre passage Independent. Règlement de placement Fondation de libre passage Independent Règlement de placement Sur la base de l'art. 5 de l acte de fondation de la Fondation de libre passage Independent (Fondation) ainsi que sur la base de l'art. 49a

Plus en détail

Université de Lyon 21.01.2011 Essaim: Incubateur de la Chambre genevoise de l ESS

Université de Lyon 21.01.2011 Essaim: Incubateur de la Chambre genevoise de l ESS Université de Lyon 21.01.2011 Essaim: Incubateur de la Chambre genevoise de l ESS Un projet novateur en Suisse, inspiré des bonnes pratiques internationales, en lien étroit avec les autres acteurs publics

Plus en détail

Comptabilité financière II Thème 1 : Les sociétés. 1.1 Définition et aspects juridiques

Comptabilité financière II Thème 1 : Les sociétés. 1.1 Définition et aspects juridiques Comptabilité financière II Thème 1 : Les sociétés 1.1 Définition et aspects juridiques Index Définition Classement selon le critère de la personnalité juridique et selon le Code des obligations Caractéristiques

Plus en détail

La place bancaire de Zurich. Faits et chiffres Edition 2015/2016

La place bancaire de Zurich. Faits et chiffres Edition 2015/2016 La place bancaire de Zurich Faits et chiffres Edition 2015/2016 Avant-propos Pour la région zurichoise, la place bancaire de Zurich revêt une importance décisive. Elle apporte une contribution significative

Plus en détail

Energies Renouvelables

Energies Renouvelables Energies Renouvelables Le plus industriel des financiers Deux fonds sectoriels FCPR institutionnels français dédiés aux EnR Un positionnement sur tous les segments et sur l ensemble de la chaîne de valeur

Plus en détail

Lancement d ESTER (Electricité Solaire des Territoires) L électricité solaire compétitive

Lancement d ESTER (Electricité Solaire des Territoires) L électricité solaire compétitive Lancement d ESTER (Electricité Solaire des Territoires) L électricité solaire compétitive Communiqué de presse le 30 novembre 2011 Comment fournir au consommateur une électricité propre, de proximité et

Plus en détail

Test d aptitudes pour les études de médecine en Suisse (AMS) - Rapport statistique pour la session Suisse 2014

Test d aptitudes pour les études de médecine en Suisse (AMS) - Rapport statistique pour la session Suisse 2014 UNIVERSITÉ DE FRIBOURG SUISSE UNIVERSITÄT FREIBURG SCHWEIZ ZENTRUM FÜR TESTENTWICKLUNG UND DIAGNOSTIK AM DEPARTEMENT FÜR PSYCHOLOGIE CENTRE POUR LE DEVELOPPEMENT DE TESTS ET LE DIAGNOSTIC AU DEPARTEMENT

Plus en détail

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001

Études. Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 Les résultats des établissements de crédit en 2000 et au premier semestre 2001 La rentabilité des établissements de crédit français a continué de progresser en 2000 et, malgré un infléchissement, s est

Plus en détail

DEUXIÈME PARTIE : L ESPACE EUROPÉEN CHAPITRE 2 : ÉTUDES MONOGRAPHIQUES ÉTUDE ÉCONOMIQUE DE L ALLEMAGNE

DEUXIÈME PARTIE : L ESPACE EUROPÉEN CHAPITRE 2 : ÉTUDES MONOGRAPHIQUES ÉTUDE ÉCONOMIQUE DE L ALLEMAGNE DEUXIÈME PARTIE : L ESPACE EUROPÉEN CHAPITRE 2 : ÉTUDES MONOGRAPHIQUES ÉTUDE ÉCONOMIQUE DE L ALLEMAGNE I- LES ATOUTS DU MODÈLE ALLEMAND L'Allemagne est la première puissance européenne et la 3éme du monde

Plus en détail

Fin 2003, plus de 26 000 robots industriels étaient en fonction dans l industrie française, soit plus 8% sur 2002

Fin 2003, plus de 26 000 robots industriels étaient en fonction dans l industrie française, soit plus 8% sur 2002 Commission économique des Nations Unies pour l Europe Embargo: 2 octobre 24, 11 heures (heure de Genève) Communiqué de presse ECE/STAT/4/P2 Genève, le 2 octobre 24 Fin 23, plus de 26 robots industriels

Plus en détail

France-Allemagne : Une coopération énergétique nécessaire. Les caractéristiques électriques des deux pays et les défis communs

France-Allemagne : Une coopération énergétique nécessaire. Les caractéristiques électriques des deux pays et les défis communs France-Allemagne : Une coopération énergétique nécessaire Les caractéristiques électriques des deux pays et les défis communs Paris, 19 Juin 2014 1 1 Evolution de la consommation finale d électricité Dans

Plus en détail

Le train à vapeur : Les premières lignes de chemin de fer françaises sont construites dans les années 1830.

Le train à vapeur : Les premières lignes de chemin de fer françaises sont construites dans les années 1830. Quels progrès techniques voit-on apparaitre au XIXème siècle? Une première phase de la Révolution Industrielle. 1769 : James Watt invente la machine à vapeur. La machine à vapeur est l une des plus importantes

Plus en détail

i n f o r m a t i o n s

i n f o r m a t i o n s i n f o r m a t i o n s Paris, le 6 septembre 2005 Communiqué de Presse RESULTATS CONSOLIDES AU 30 JUIN 2005 Solides performances au 1 er semestre 2005 Le Conseil de Surveillance d Air Liquide, qui s est

Plus en détail

LE PROCESSUS D OCTROI D UN CREDIT COMMERCIAL ET LES CRITERES DE DECISION

LE PROCESSUS D OCTROI D UN CREDIT COMMERCIAL ET LES CRITERES DE DECISION LE PROCESSUS D OCTROI D UN CREDIT COMMERCIAL ET LES CRITERES DE DECISION Marija Vukmanovic, Director, chef de secteur clientèle entreprises Office de Promotion Economique du Canton de Genève Petit-déjeuner

Plus en détail

L automobile dans l espace européen et français

L automobile dans l espace européen et français L automobile dans l espace européen et français Fin 2004, l industrie automobile emploie 2,54 millions de salariés 1 dans l Union européenne des 25. Ces salariés se répartissent pour 1,12 million dans

Plus en détail

La métallurgie suisse et la fabrication de machines en pleine forme

La métallurgie suisse et la fabrication de machines en pleine forme La métallurgie suisse et la fabrication de machines en pleine forme Environ 5% de la population active vit de la métallurgie et de la fabrication de machines, ce qui classe ces branches parmi les principaux

Plus en détail

Qu est-ce que la Bourse?

Qu est-ce que la Bourse? Qu est-ce que la Bourse? Une bourse est un marché sur lequel se négocient des valeurs mobilières. Les émetteurs y offrent des titres que les investisseurs achètent ; ces derniers financent alors les agents

Plus en détail

FCPI. Diadème Innovation. Pour concilier innovation et immobilier

FCPI. Diadème Innovation. Pour concilier innovation et immobilier FCPI Diadème Innovation Pour concilier innovation et immobilier Diadème Innovation II, défiscalisation, innovation et immobilier Diadème Innovation II, Fonds Commun de Placement dans l Innovation, a pour

Plus en détail

PRÉSENTATION DE LA CHARTE

PRÉSENTATION DE LA CHARTE PRÉSENTATION DE LA CHARTE "EV EVOLUTION TO ELECTRICAL VEHICLES" ( EV. TO E.V. ) INTRODUCTION Les transports routiers sont actuellement une source de pollution en raison de leurs rejets dans l air et des

Plus en détail

(Dakar, du 18 au 21 avril 2005) LA PLACE DE LA STATISTIQUE DANS LES ACTIVITES DE LA BCEAO : PRODUCTION ET UTILISATIONS

(Dakar, du 18 au 21 avril 2005) LA PLACE DE LA STATISTIQUE DANS LES ACTIVITES DE LA BCEAO : PRODUCTION ET UTILISATIONS BANQUE CENTRALE DES ETATS DE L AFRIQUE DE L OUEST SEMINAIRE D INFORMATION ORGANISE PAR PARIS21 POUR LES CONSULTANTS FRANCOPHONES SUR LA STRATEGIE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT DE LA STATISTIQUE DANS LES PAYS

Plus en détail

Règlement de placement

Règlement de placement Règlement de placement Valable dès le 1 er mars 2014 Page 1 de 7 A. Table des matières A. Table des matières 2 B. But et contenu 3 Art. 1 But 3 Art. 2 Objectifs et principes du placement de la fortune

Plus en détail

Transition énergétique : l expérience de l Allemagne

Transition énergétique : l expérience de l Allemagne Transition énergétique : l expérience de l Allemagne Une analyse de l APERe, rédigée par Jean Cech et Christophe Haveaux Version du 07/03/2013 1. L expérience de l Allemagne 1.1. Quelles leçons tirer de

Plus en détail

Lumière sur l énergie électrique du Québec

Lumière sur l énergie électrique du Québec Plan de la présentation Lumière sur l énergie électrique du Québec Le 14 novembre 2013 Production d électricité Structure d Hydro-Québec Préoccupations environnementales L électricité du Québec et ses

Plus en détail

LE MARCHE FRANÇAIS DU GRANULE DE BOIS

LE MARCHE FRANÇAIS DU GRANULE DE BOIS LE MARCHE FRANÇAIS DU GRANULE DE BOIS Syndicat National des Producteurs de Granulés de Bois (SNPGB) Hugues de Cherisey Syndicat National des Producteurs de Granulés de Bois 6, rue François Premier 75008

Plus en détail

Les emprunts et la gestion de la trésorerie des collectivités locales (cours)

Les emprunts et la gestion de la trésorerie des collectivités locales (cours) Les emprunts et la gestion de la trésorerie des collectivités locales (cours) Table des matières Table des matières... 2 Introduction... 3 I - L'emprunt des collectivités locales... 4 La réglementation

Plus en détail

440 hectares 2 milliards d euros

440 hectares 2 milliards d euros EUROSITY EUROSITY, UNE PLATEFORME SINO-EUROPéENNE UNIQUE EN EUROPE Une plateforme innovante de coopération industrielle, commerciale et académique, d une ampleur sans précédent, entre la France et la Chine,

Plus en détail

Analyse de l'entreprise et de l'environnement Modèle d'exécution de l'analyse d'entreprise et d'environnement

Analyse de l'entreprise et de l'environnement Modèle d'exécution de l'analyse d'entreprise et d'environnement Analyse de l'entreprise et de l'environnement Modèle d'exécution de l'analyse d'entreprise et d'environnement Entreprise: Auteur: Date: Muster AG Peter Muster 01.01.2008 1-5 Introduction Objectifs L'analyse

Plus en détail

Les placements financiers: un défi pour les PME

Les placements financiers: un défi pour les PME Les placements financiers: un défi pour les PME Au sein des entreprises, le placement approprié des liquidités et des fonds libres est une fonction fondamentale de la gestion financière. Pour qu il soit

Plus en détail

1. Observations: Comment peut- on améliorer la compétitivité?

1. Observations: Comment peut- on améliorer la compétitivité? «Aperçu de la transformation alimentaire» Pour mieux comprendre la compétitivité au sein de diverses industries 1. Observations: Comment peut- on améliorer la compétitivité? Le présent rapport fait appel

Plus en détail

sortir l assurance invalidité du piège de la dette

sortir l assurance invalidité du piège de la dette 23 OCTOBRE 2011 FICHE THEMATIQUE : ASSURANCE INVALIDITE sortir l assurance invalidité du piège de la dette Au cours des 20 dernières années, l assurance invalidité suisse (AI) s est inexorablement enfoncée

Plus en détail

Présentation des résultats semestriels 2007

Présentation des résultats semestriels 2007 Présentation des résultats semestriels 2007 Faits marquants du premier semestre 2007 Henri de CASTRIES Président du Directoire Les résultats d AXA du 1 er semestre 2007 sont parfaitement en ligne avec

Plus en détail

Lerôledel énergie danslaréindustrialisationaméricaine

Lerôledel énergie danslaréindustrialisationaméricaine Lerôledel énergie danslaréindustrialisationaméricaine Le rôle de l énergie dans la réindustrialisation américaine Depuis que les Etats Unis ont décidé d exploiter massivement les gaz et pétrole de schiste

Plus en détail

Les grands objectifs du nouveau modèle énergétique allemand: Améliorer considérablement la compétitivité des entreprises avec la croissance verte

Les grands objectifs du nouveau modèle énergétique allemand: Améliorer considérablement la compétitivité des entreprises avec la croissance verte Les grands objectifs du nouveau modèle énergétique allemand: Améliorer considérablement la compétitivité des entreprises avec la croissance verte Réduire les coûts - protection climatique bénéficier des

Plus en détail

Position des deux opérateurs

Position des deux opérateurs 3 PARTIE III : LES PRINCIPALES OPTIONS STRATÉGIQUES CAS PRATIQUE N France Télécom et Deutsche Telekom NOTIONS À MOBILISER Avantage concurrentiel (chapitre 8) Diagnostic interne (chapitre 7) Différenciation

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

Circonstances des ventes d or de la Banque nationale suisse

Circonstances des ventes d or de la Banque nationale suisse Département fédéral des finances DFF 28 juillet 2008 Circonstances des ventes d or de la Banque nationale suisse Rapport du Conseil fédéral en réponse au postulat 07.3708 Stamm Luzi Le 21 décembre 2007,

Plus en détail

Chambre de Commerce de Manresa. Dossier d information

Chambre de Commerce de Manresa. Dossier d information Chambre de Commerce de Manresa Dossier d information 00 La Chambre La Chambre Officielle de Commerce et d Industrie de Manresa est une institution qui œuvre pour le développement économique de la région

Plus en détail

Economie verte: Réponses de l Öbu aux questions de Bruno Oberle (OFEV) lors de sa conférence «La vision suisse d une Economie verte» au Forum ö 2014

Economie verte: Réponses de l Öbu aux questions de Bruno Oberle (OFEV) lors de sa conférence «La vision suisse d une Economie verte» au Forum ö 2014 Economie verte: Réponses de l Öbu aux questions de Bruno Oberle (OFEV) lors de sa conférence «La vision suisse d une Economie verte» au Forum ö 2014 Prise de position de l Öbu, 23.12.14 9 mai, Forum ö

Plus en détail

2012 DF 34 Participation à la création d une Société d Economie Mixte «Energies POSIT IF» PROJET DE DELIBERATION EXPOSE DES MOTIFS

2012 DF 34 Participation à la création d une Société d Economie Mixte «Energies POSIT IF» PROJET DE DELIBERATION EXPOSE DES MOTIFS DIRECTION DES FINANCES Sous-Direction des Partenariats Public-Privé Bureau des Sociétés d Economie Mixte 2012 DF 34 Participation à la création d une Société d Economie Mixte «Energies POSIT IF» PROJET

Plus en détail

Ce type de gestion est plus spécifiquement adapté aux financements liés aux investissements réalisés par l entreprise.

Ce type de gestion est plus spécifiquement adapté aux financements liés aux investissements réalisés par l entreprise. Chapitre 1 L ANALYSE FINANCIÈRE DÉFINITION L analyse financière à terme regroupe l ensemble des techniques destinées à étudier la gestion à terme de l entreprise pour prévoir, et pallier les besoins de

Plus en détail

ÉCONOMIE THÈME 3: MONDIALISATION, FINANCE INTERNATIONALE ET INTÉGRATION EUROPÉENNE

ÉCONOMIE THÈME 3: MONDIALISATION, FINANCE INTERNATIONALE ET INTÉGRATION EUROPÉENNE ÉCONOMIE THÈME 3: MONDIALISATION, FINANCE INTERNATIONALE ET INTÉGRATION EUROPÉENNE Partie 3: Quelle est la place de l'union Européenne dans l'économie globale? Être capable de définir Notions à acquérir

Plus en détail

Processus d investissement

Processus d investissement Processus d investissement Processus d investissement (1) Organisation du processus de prise de décision Tous les gérants de fortune sont impliqués dans la prise de décision d investissement. Le Comité

Plus en détail

Banque nationale suisse Création de la monnaie

Banque nationale suisse Création de la monnaie Banque nationale suisse Création de la monnaie REPETITOIRE GYB Répétitoire M3 pour Matu Catherine Beez-Ducarroz 1. Cadre juridique suisse Aujourd hui, l émission d une monnaie nationale est réglée par

Plus en détail

Casablanca Lundi 21 avril 2014 0/6

Casablanca Lundi 21 avril 2014 0/6 Allocution du Dr. Abdelkader AMARA Ministre de l Energie, des Mines, de l Eau et de l Environnement A l occasion de la Cérémonie de lancement du Cluster Solaire Casablanca Lundi 21 avril 2014 0/6 Monsieur

Plus en détail

Aide-mémoire: Acquittement de l'injection, dans le réseau, de l'énergie produite par les propres installations Immobilier

Aide-mémoire: Acquittement de l'injection, dans le réseau, de l'énergie produite par les propres installations Immobilier Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports DDPS armasuisse Immobilier Checklist (CL) Aide-mémoire: Acquittement de l'injection, dans le réseau, de l'énergie produite

Plus en détail

Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse

Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse Indicateurs Science et Technologie (S-T) en Suisse Neuchâtel, 2008 Formation de degré tertiaire La population âgée de 25 à 64 ans ayant achevé une formation de degré tertiaire 1 constitue un réservoir

Plus en détail

UN PARTENARIAT FRANCO-BRESILIEN PLEINEMENT REUSSI. CNP Assurances et CAIXA Economica Federal (CEF) à travers leur filiale : CAIXA SEGUROS

UN PARTENARIAT FRANCO-BRESILIEN PLEINEMENT REUSSI. CNP Assurances et CAIXA Economica Federal (CEF) à travers leur filiale : CAIXA SEGUROS UN PARTENARIAT FRANCO-BRESILIEN PLEINEMENT REUSSI CNP Assurances et CAIXA Economica Federal (CEF) à travers leur filiale : CAIXA SEGUROS Par : Gilles Benoist CEO du Groupe CNP Assurances de 1998 à 2012

Plus en détail

Rapatriement et valorisation de l épargne des Marocains Résidant à l Etranger. Expérience du Groupe Banque Populaire

Rapatriement et valorisation de l épargne des Marocains Résidant à l Etranger. Expérience du Groupe Banque Populaire Rapatriement et valorisation de l épargne des Marocains Résidant à l Etranger Expérience du Groupe Banque Populaire Neuvième édition du Forum pour le développement de l Afrique les Marocains Du Monde en

Plus en détail

Tableau de bord de l Union de l innovation 2015 Synthèse Version FR

Tableau de bord de l Union de l innovation 2015 Synthèse Version FR Tableau de bord de l Union de l innovation 2015 Synthèse Version FR Marché intérieur, industrie, entrepreneuriat et PME SYNTHÈSE Tableau de bord de l Union de l innovation 2015: la performance en matière

Plus en détail

3. QUELS SONT VOS OBJECTIFS DE PLACEMENT?

3. QUELS SONT VOS OBJECTIFS DE PLACEMENT? Quels sont vos objectifs de placement? 2 3. QUELS SONT VOS OBJECTIFS DE PLACEMENT? Les facteurs à prendre en compte Ils dépendent de votre personnalité, de votre âge, de votre situation de famille et de

Plus en détail

BIM: La société de services en microfinance: deux cas pratiques

BIM: La société de services en microfinance: deux cas pratiques BIM: La société de services en microfinance: deux cas pratiques Mardi 13 janvier 2004 Karin BARLET Nous vous proposions le 25 novembre dernier un Bim sur les schémas d intervention des banques commerciales

Plus en détail

OBSERVATOIRE DU COMMERCE EXTERIEUR Données 2004

OBSERVATOIRE DU COMMERCE EXTERIEUR Données 2004 OBSERVATOIRE DU COMMERCE EXTERIEUR Données 2004 DIRECTION DE L'EXPANSION ECONOMIQUE DIVISION DES STATISTIQUES ET DES ETUDES ECONOMIQUES SOMMAIRE Pages PREAMBULE 1 CHAPITRE n 1 - LES RESULTATS ANNUELS 3

Plus en détail

En date du 17 mai 2013, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d Etat une question écrite urgente qui a la teneur suivante :

En date du 17 mai 2013, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d Etat une question écrite urgente qui a la teneur suivante : Secrétariat du Grand Conseil QUE 85-A Date de dépôt : 30 mai 2013 Réponse du Conseil d Etat à la question écrite urgente de M me Anne Emery-Torracinta : Une personne ayant obtenu un permis F peut-elle

Plus en détail

Le prix du pétrole dans 10 ans : 380 dollars/baril

Le prix du pétrole dans 10 ans : 380 dollars/baril avril N - Le prix du pétrole dans ans : dollars/baril Les observateurs et les institutions internationales font des hypothèses très conservatrices en ce qui concerne le prix du pétrole dans les dix prochaines

Plus en détail