UNIVERSITE PARIS IX DAUPHINE 1I.E.R. SCIENCES DES ORGANISATIONS THESE. pour l'obtention dl,! titre de DOCTEUR EN SCIENCES ECONOMIQUES

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1 UNIVERSITE PARIS IX DAUPHINE 1I.E.R. SCIENCES DES ORGANISATIONS THESE pour l'obtention dl,! titre de DOCTEUR EN SCIENCES ECONOMIQUES Sujet: «AUTONOMIE MONETAIRE, PREALABLE A UNE POLITIQUE MONETAIRE DE DEVELOPPEMENT. Le cas des Etats de IJC.M.O.A.» Directeur de Recherche : Madame Danièle BLONDEL, Professeur Candidat : Ousmane OUEDRAOGO JURY: Président: Mme Danièle BLONDEL, Professeur Suffragants: M. Joël METAIS, Professeur M. Jean-Paul POLLlN, Professeur.i" _~----. ANNEE DE LA SOUTENANCE :l9. ~~~D_Th:j11

2 A ma femme, A mes parents.

3 L'université ni entend donner auclli1e annrobation ni improbation aux opinions émises dans les thèses : ces ooinions doivent être considérées comme propres à leurs auteurs.-

4 Ir- LI 0 M MAI R E -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- _ZZ-NTRODUCTION l * ~:S::~MJ~:S::~=~~=~IJ~ INCONVERTIBILITE, DEPENPANCE MONE T AIRE ET POLITIQUE MONETAIRE DE DEVELOPPEMENT CHAPITRE l CONVERTIBILITE MONETAIRE, PREALABLE A UNE POLITIQUE MONETAIRE DE DEVELOP- PEMENT Section 1 - Inconvertibilité et maîtrise de la masse monétaire A - Maîtrise de la masse monétaire et développement économique ' Uépargne brute totale dans quelques pays africains L'épargne financière dans quelques pays africains B - Impossibilité de la maîtrise de la masse monétaire en régime d'inconvertibilité Conséquences de la suppression du butoir des avoirs extérieurs Conséquences de la limitation du rôle de la monnaie comme moyen d'échange /...

5 ii Section 2 - Inconvertibilité, taux d'intérêt et développement économique A - Taux d'intérêt et développement économique l - Taux d'intérêt et épargne dans les pays sous-développés Taux d'intérêt et investissement dans les pays sous-développés B - Impossibilité d'utiliser la politique des taux d'intérêt en inconvertibilité Section 3 - Inconvertibilité, taux de change et développement économique A - Taux de change et développement économique l - Les déterminants du taux de change a) L'approche monétariste du taux de change. 60 b) L'approche keynésienne du taux de change 68 c) Le taux de change effectif Incidence de taux de change inadéquats sur le développement économique a) Les conséquences néfastes de la surévaluation du taux de change b) Les conséquences néfastes de la sous-évaluation du taux de change B - Impossibilité d'utiliser le taux de change en régime d1inconvertibilité CONCLUSION DU CHAPITRE * * *... /...

6 iii CHAPITRE II - POLITIQUE MONETAIRE DE L'UMOA ET OBJECTIFS FONDAMENTAUX DE DEVELOPPEMENT Section 1 - Le contrôle de la masse monétaire dans les Etats membres de }'UMOA A - Evolution de la masse monétaire et de la structure de ses -e-ontreparties Evolution de la masse monétaire Evolution des contreparties de la masse monétaire B - Le financement de l'économie par les institutions monétaires Evolution des crédits selon leur terme Analyse sectorielle des crédits à moyen et long terme consentis à l'économie Section 2 - A - B - La politique des taux d'intérêt dans les Etats de l'umoa. 127 Principaux traits de la politique des taux d'intérêt de la Banque Centrale Niveaux des taux d'intérêt, épargne et investissement Taux d'intérêt et investissement Taux d'intérêt et epargne Section 3 - La politique des taux de change de l'umoa CONCLUSION DU CHAPITRE II CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE * * *

7 iv DEUXIEME PARTIE SOUS-DEVELOPPEMENT ET GESTION MONETAIRE INDEPENDANTE CHAPITRE III - APPRECIATION GLOBALE DE LA GARANTIE MONETAIRE DE LA FRANCE Section 1 - Etendue et modalites d'intervention de la garantie monétaire A - Etendue de la garantie monétaire B - Modalités d'application de la garantie monétaire Section 2 - Avantages et inconvénients de la garantie monétaire A - Les avantages L'appartenance à la zone franc et le bénéfice de mécanismes anti-inflationnistes La stabilité financière et la confiance des investisseurs étrangers L'analyse de la suppression de la contrainte JI devises B - Les inconvénients La centralisation des réserves de change constitue-t-el1e un inconvénient? Les répercussions des fluctuations du FF sur les économies africaines L'impossibilité d'utiliser une politique de taux de change La libre circulation des capitaux à l'intérieur de la zone franc CONCLUSION DU CHAPITRE III g * * *

8 v CHAPITRE IV CONDITION DE VIABILITE D'UNE MONNAIE NATIONALE Section 1 - Aspects théoriques de la validité d'une monnaie nationale : le problème des liquidités internationales A - B - C - D - L'approche unidimensionnelle par la relation importation/réserves L'approche selon les motifs keynésiens de détention de monnaie L'approche marginaliste de maximisation d'une fonction d'utilité sociale 194 L'approche par analogie avec la demande de réserves bancaires 197 Section 2 - Rôle de la BCEAO dans la demande de réserves internationales de l'umoa La détermination du produit intérieur brut La formation des dépôts bancaires Les fluctuations du crédit intérieur La détermination des importations Equation fondamentale de détermination des avoirs extérieurs Section 3 - Les conditions fondamentales d'une gestion monétaire indépendante A - Appréciation de la gestion monétaire dans l'umoa : une approche comparative Les avoirs extérieurs nets du système monétaire rapportés aux disponibilités monétaires /...

9 vi Les avoirs extérieurs nets de la Banque Centrale rapportés à la base monétaire B - Conditions nécessaires pour l'indépendance monétaire l - La condition de la stabilité des prix La condition de convertibilité de la monnaie. 232 CONCLUSION DU CHAPITRE IV CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE * * * CONCLUSION GENERALE ANNEXES BIBLIOGRAPHIE /...

10 vii G R A PHI QUE S Graphique no 1 Graphique no 2 Côte d'ivoire - Pib réel et masse monétaire réelle Burkina - Pib réel et masse monétaire réelle Graphique no 3 Niger - Pib réel et masse monétaire réelle Graphique no 4 Graphique no 5 Graphique no 6 Graphique no 7 Sénégal - Pib réel et masse monétaire réelle Togo - Pib réel et masse monétaire réelle Variations des crédits à moyen et long terme en pourcentage du Pib Coût du capital, rentabilité des entreprises en Côte d'ivoire 132 Graphique no 8 Taux d'intérêt et épargne dans l'umoa et en France. 136 Graphique no 9 Taux de change effectif réel en F. CFA UMOA base 100 = Graphique n O l0 Ratio Avoirs extérieurs nets du système monétaire Disponibilités monétaires Graphique n 0 11 Ratio Avoirs extérieurs nets de la Banque Centrale Base monétaire T A BLE A U X Tableau no 1 Fonction d'épargne financière dans quelques pays africains Tableau no 2 Pourcentage des crédits à court terme dans le total des crédits à l'économie. 111 Tableau no 3 Variations nettes des crédits à moyen et long terme en pourcentage du Pib. 112 Tableau no 4 Tableau no 5 Tableau no 6 Tableau no 7 Tableau no 8 Tableau no 9 Estimation équations du Pib dans l'umoa Estimation équations des dépôts bancaires Estimation équations du crédit intérieur Estimation équations des importations Equations fondamentales des avoirs extérieurs nets Pourcentage de variation de l'indice des prix à la consommation (Afrique - UMOA) /.

11 viii ANNEXE S Annexe 1 Bref historique de l'union Monétaire Ouest Africaine Annexe 2 (a à f) Structure des contreparties de la masse monétaire (par pays) Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il' Il Il Il Il Il Il Il Il 253 Annexe 3 Crédits à court terme en pourcentage des crédits à lléconomie... Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il' Il Il Il Il Il Il' Il 256 Annexe 4 Taux de transformation bancaire Annexe 5 Méthodologie de calcul des taux de change effectifs du franc CFA... Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il 258 Annexe 6 Evolution des soldes des balances courantes en pourcentage du Pib. Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il' Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il Il' Il Il Il Il Il Il Il 261 Annexe 7 Crédits bancaires longs par secteurs d'activité

12 INTRODUCTION -=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- Un de nos professeurs, au lycée, avait coutume de répéter qu"'au même titre que les inventions techniques les plus spectaculaires, la monnaie est une acquisition des civilisations humaines". De fait, tout comme les applications techniques des grandes découvertes scientifiques ont apporté, après les XVe et XVIe siècles et surtout après la révolution industrielle du XVIIIe siècle, de profondes transformations en Europe occidentale puis dans le reste du monde, la monnaie est un phénomène complexe, une source de puissance fantastique par laquelle l'homme peut exercer sa volonté sur lui-même et sur la nature. Le pouvoir de battre monnaie n'a-t-il pas toujours appartenu au Pouvoir Politique? au seigneur local dans l'économie domaniale, au roi dans les sociétés féodales et au gouvernement dans les régimes politiques contemporains? La disparition de l'étalon-or et l'avènement de la monnaie papier à couverture-or partielle a renforcé encore le caractère régalien de l'émission monétaire : autrefois utilisé sous le régime du métallisme pour réduire artificiellement le service de la dette publique, le procédé dit de "l'augmentation des monnaies"* en est devenu encore plus aisé ; le recours au financement purement monétaire devient un moyen aussi puissant que simple pour l'etat de soulager ses finances, faisant même écrire à R. MUNDELL que "de même qu'un faux monnayeur peut extorquer des ressources à ses compatriotes, le Gouvernement peut effectuer un prélèvement sur les citoyens"**. Le problème fondamental demeure cependant celui de la limite supportable d'une telle pratique. Au plan des idées, l'abandon du quantitativisme originel apportera les fondements théoriques d'une gestion monétaire active orientée vers la réalisation de grands objectifs nationaux, faisant ainsi de la politique monétaire un volet essentiel de la politique économique globale des Etats. De manière... /.. * ** cf MARCHAL (Jean) - LECAILLON (Jacques) : "Les flux monétaires. " Editions Cujas. Paris p. 17. MUNDELL (Robert) : "Croissance et Inflation" Dunod. Paris 1977 p. 32.

13 2 progressive, la réflexion intégrationniste (ou anti-dichotomique) est passée du temps conjoncturel de la régulation, à celui structurel de la promotion du développement, mettant en évidence les rapports entre la monnaie et les strucltures productives. La non neutralité de la monnaie (c'est-à-dire la propriété qu'a la monnaie "d'influencer le processus réel de l'économie"*), illustrée de façon dramatique lors des périodes d'hyperinflation qu'ont connues de nombreux pays d'europe Centrale dans la décennie , a amené les Gouvernements à dépasser le seul contrôle de la liquidité globale de l'économie, pour assigner à la politique monétaire des fonctions de mobilisation et d'allocation de ressources. Ainsi, qu'il s'agisse d'assurer une juste rémunération de l'épargne financière, de mettre en adéquation l'orientation des ressources financières avec les priorités sectorielles de la politique économique, les instruments de la politique monétaire peuvent être utilisés par les Pouvoirs publics. Dans les faits cependant, l'immense majorité des pays sous-développés demeurent caractérisés par une gestion monétaire laxiste, des niveaux d'inflation particulièrement élevés et des marchés parallèles des changes florissants, reflets d'une monnaie devenue non seulement inutilisable comme moyen d'action en faveur du développement mais encore et surtout, un puissant mol teur d'aggravation du sous-développement. Quelques pays émergent parfois, rares cas de stabilité monétaire dans le Tiers-Monde. En Afrique, la quasitotalité de ces pays sont liés par des accords de coopération monétaire avec une puissance économique extérieure : c'est le cas des Etats membres de la zone franc. Ce contraste frappant amène à se demande si les pays sous-développés sont réduits à cette sombre alternative : l'indépendance monétaire de sousdéveloppement ou la stabilité monétaire sans politique monétaire. Car, et nous le soutiendrons dans la première partie de notre thèse, l'inconvertibilité tout comme la dépendance monétaire sont deux états qui frappent d'inanité toute tentative de mettre la monnaie au service du développement économique. 1 * CLAASSEN (Emil Maria) Paris, 1968 p. 9. "Monnaie, Revenu national et prix" Dunod,

14 3 De fait, au-delà de la dissemblance manifeste entre la situation monétaire de la grande majorité des Etats africains et celle des pays membres de la zone franc, on trouve un fondement commun. En effet, dans les deux cas, le choix politique du régime de change nous parait inspiré par la conception dominante du développement économique, d'abord considéré par les exégètes des économistes classiques comme un phénomène naturel spontané reposant sur l'accumulation du capital technique, puis perçu comme une évolution par étapes avec la réunion d'un ensemble de conditions relatives aux facteurs de production que sont le capital et le travail, permettant les changements qualitatifs dans le processus.* Il en a résulté des stratégies de développement qui, toutes, accordaient bien peu d'attention à l'aspect monétaire et financier, même si, paradoxalement, cela s'est traduit dans la pratique par des attitudes diamétralement opposées quant au rôle implicite que devait jouer la politique monétaire dans ces stratégies : limité dans le cas des pays membres de la zone franc, et trop important dans la plupart des autres pays africains ayant choisi l'inconvertibilité de leur monnaie. Pour les gouvernements africains, il s'est agi surtout de définir les secteurs susceptibles d'être les moteurs du développement, de préciser les rôles respectifs de l'etat et de l'initiative privée, de sélectionner les projets, de prévoir la formation d'une main-d'oeuvre mieux qualifiée, et d'organiser en même temps que la protection médicale, une meilleure maîtrise de la croissance démographique, élément déterminant dans les modèles de croissance et de dévéloppement de référence, inspirés de l'analyse HARROD-DOMAR. planification mise en oeuvre comporte généralement trois principales étapes d'abord, un inventaire de la situation économique d'ensemble, mettant en exergue les points faibles de l'économie, ensuite une description détaillée des objectifs assignés aux différents secteurs d'activité de même que l'évolution quantitative et qualitative de la main-d'oeuvre, et enfin la présentation exhaustive des différents projets d'investissement public. On observe partout que l'aspect financement de ces programmes d'investissement est très peu traité, de sorte que la structure des ressources, selon qu'elles sont d'origine interne ou externe, est déterminée de façon plutôt arbitraire.... /... * cf. PASSET (René) : "Politiques de développement" Dalloz, Paris, FREYSSINET (Jacques) : "Le concept de sous-développement" Mouton, Paris, La Haye, HAGEN (Everett E.) : "Economie du Développement" Economica, Paris, 1982 La

15 4 Cette approche de la planification, qui néglige les sources internes de financement et donc ne juge pas utile d'apporter quelque soin à la définition de la place de la monnaie (c'est-à-dire la gestion monétaire d'une manière générale) dans le développement économique, est à l'origine de ce que nous appelons l'impossibilité de mettre la monnaie au service du développement, tant dans les Etats africains membres de la zone franc que dans ceux ayant choisi de gérer des monnaies inconvertibles, c'est-à-dire des monnaies qui, par définition, ne peuvent être reprises contre devises par les banques centrales qui les émettent. Un pays qui confie la gestion de sa monnaie, notamment la fixation de la valeur externe de cette monnaie, à un autre, ne peut utiliser pleinement la politique monétaire comme volet de sa stratégie de développement. Nous tenterons de montrer, à partir de l'expérience des Etats membres de l'union Monétaire Ouest Africaine (U.M.O.A.)*, que si une telle situation n'est pas dénuée d'avantages, elle n'en constitue pas moins une entrave grave à toute démarche conséquente de développement de ces pays. Pour les pays membres de la zone franc, en effet, les ressources extérieures constituent le financement privilégié de l'investissement productif et le financement monétaire des déficits budgétaires est strictement réglementé; de la sorte, l'articulation nécessaire entre politique économique générale et politique monétaire, notamment une distribution sectorielle du crédit, la promotion de l'épargne nationale et sa collecte, l'organisation d'un marché financier diversifié etc... s'en est trouvée fortement affaiblie. Aussi, nous le montrerons, ces lacunes de la politique monétaire, conjuguées à la fixité de fait de la parité des monnaies au sein de la zone franc -donc à l'impossibilité pour les pays membres de l'u. M. O. A. d'utiliser... /... * L'Union Monétaire Ouest Africaine regroupe les sept Etats suivants : Bénin, Burkina, Côte d'ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo. La Banque Centrale des Etats de l'afrique de l'ouest (BCEAO) est l'institut d'émission chargé d'émettre la monnaie commune, le franc de la Communauté Financière Africaine, dont la convertibilité est garantie par la France dans le cadre de la zone franc. La Mali n'a adhéré à l'umoa que depuis le 1er juin (cf bref historique et présentation de l'union Monétaire Ouest Africaine en Annexe Al)

16 5 le taux de change comme instrument d'ajustement- amènent à s'interroger sur l'opportunité pour ces Etats, de maintenir les rapports actuels de coopération monétaire avec la France. De même, l'inconvertibilité nous paraît, dans son essence, comme un système dans lequel il serait vain d'espérer mener une politique monétaire de développement. Les dévaluations permanentes, l'inflation galopante, les pénuries fréquentes et les marchés parallèles de change qui caractérisent de nombreux Etats africains, tiennent principalement à l'inconvertibilité de leur monnaie qui, incapable, de remplir sa fonction première d'intermédiaire d'échanges, devient, par une sorte de perversion, un facteur permanent de déstabilisation et de déstructuration de l'économie. De fait, pour nombre de pays africains, le droit de battre monnaie étant un attribut de la souveraineté nationale, il était hors de question d'en laisser l'exercice à quelque degré que ce soit, à un puissant partenaire. Ainsi, Kwamé NKRUMAH dénonçait-il un aspect d'une colonisation nouvelle, plus subtile, par la domination financière* ; de même, n'est-il pas surprenant que les Currency Boards mis en place par la Grande-Bretagne dans ses colonies d'afrique aient éclaté après l'accession de ces territoires à l'indépendance. Cette évolution s'expliquait par le rôle considérable que les dirigeants politiques entendaient accorder à la monnaie dans le financement du développement économique. A l'examen des faits, il apparaît manifeste que ces pays partageaient à l'avance l'avis de nombreux auteurs qui admettent qu'une certaine dose d'inflation monétaire peut être utile pour stimuler le développement**. Toutefois, quelle dose d'inflation est-elle supportable? Sans doute, les gouvernements concernés pensèrent relever quelque peu le seuil de cette inflation supportable, voire lever l'obstacle, en décrétant l'inconvertibilité de leur monnaie. Hélas, la contrainte extérieure était simplement déplacée vers le champ des marchés parallèles des changes et, beaucoup 1 * ** KWAME NKRUMAH : ille Néocolonialisme, dernier stade de l'impérialisme ll Présence Africaine, Paris, cf notamment GANNAGE (Elias) : IIFinancement du développement Il Puf, Paris, PASSET (René) : IIPolitiques de développement Il op. cit.

17 6 plus grave, en était rendue plus aiguë. Car l'inconvertibilité comporte deux éléments essentiels dont les conséquences ne peuvent être que déstabilisatrices pour l'économie nationale ; il s'agit d'une part de l'absence de toute référence à des règles formelles de prudence en matière d'émission monétaire, et d'autre part, de la restriction automatique du rôle premier de moyen d'échange de la monnaie nationale aux seuls biens domestiques. Nous essayerons de montrer que l'inconvertibilité tend à être associée à une politique d'émission laxiste, finançant des déficits budgétaires de plus en plus grands, ainsi qu'à un phénomène de méfiance voire de fuite devant la monnaie nationale, au profit des devises étrangères, ces situations rendant impossible toute politique de promotion de l'épargne nationale ou d'allocation efficace de ressources. L'alternative entre inconvertibilité et dépendance en matière de gestion monétaire n'est pourtant pas fatale. Dans la seconde partie de notre thèse, nous appuyant surl'expérience de l'union Monétaire Ouest Africaine de nouveau, nous essayerons de donner une réponse à la guestion suivante : est-il possible d'avoir une gestion monétaire autonome en économie sous-développée? La notion d'autonomie monétaire ne doit pas, cela s'entend, être assimilée à une déconnexion totale à l'égard du reste du monde, mais plutôt comme l'expression de la liberté de définir la valeur de sa monnaie -ce qui suppose un degré élevé de convertibilité- et celle d'arrêter souverainement les dispositions utiles pour assurer sa stabilité. Notre démarche revêtira deux spécificités qui méritent d'être soulignées. Tout d'abord, nous avons délibérément refusé de nous en tenir à certains aspects particuliers comme le rôle de la monétarisation ou celui des banques, la gestion des réserves internationales, les accords de coopération monétaire. car cela aurait été le meilleur moyen de nous cacher la réalité des contraintes monétaires du développement dans toute sa globalité. C'est dire que nous refusons de suivre les voies généralement empruntées par les études traitant de l'économie monétaire dans les pays de l'umoa que nous... /...

18 7 avons pu consulter, des études qui s'en tiennent le plus souvent, soit à une description des règles de fonctionnement de la BCEAO, soit à la dénonciation ou à l'acclamation des accords de coopération, sans qu'il soit vraiment possible d'avoir une vision générale de la problématique de la monnaie dans ces pays. Si nous refusons d'exalter ou de condamner les termes de la coopération monétaire entre la France et les pays membres de l'union Monétaire Ouest Africaine, nous ne nous interdisons pas cependant d'apprécier objectivement les avantages et les inconvénients que partisans et adversaires de cette coopération y voient pour les pays africains. Cette analyse, utile pour bien éclairer l'exposé, n'est pas en elle-même indispensable car, et c'est la première singularité de notre approche, la problématique de la monnaie dans les Etats de l'umoa n'est pas de savoir si cette Union retire des avantages nets de son appartenance à la zone franc, encore moins de s'interroger si les gains nets sont équitablement partagés entre l'umoa et la France, mais bien de répondre à la question : l'union Monétaire Ouest Africaine peut-elle gérer librement sa monnaie en dehors de tout lien de dépendance avec le Franc français et la France? C'est en effet un droit fondamental et imprescriptible des peuples, de pouvoir se déterminer eux-mêmes, de choisir librement leur destin, et de se gouverner eux-mêmes. Il s'agit de savoir si les conditions peuvent être réunies pour une gestion autonome de la monnaie. De toute évidence, l'aptitude à l'autonomie monétaire n'est pas fonction du niveau de développement, encore moins de la taille des économies. De fait, comme on le montrera, elle tient davantage à des facteurs comme le degré de concordance des habitudes de consommation et l'offre nationale, la répartition du revenu, les habitudes d'épargne et, surtout, l'autorité effective des responsables de la politique monétaire, facteurs qui déterminent dans une large mesure la demande nationale de réserves internationales, au coeur du débat sur la convertibilité. A bien des égards, l'aptitude à l'autonomie monétaire est aux Etats ce que la solvabilité est aux agents économiques : de même(que la solvabilité se juge non seulement par rapport au revenu ou au patrimoine mais aussi par rapport aux engagements patrimoniaux, l'aptitude à l'autonomie monétaire d'un Etat renvoie à un rapprochement entre ses engagements et ses avoirs à l'égard de l'extérieur.... /...

19 8 Mc KINNON résume bien la problématique de la gestion monétaire autonome lorsqu'il écrit : "assurer la cohérence de la politique monétaire avec la politique des changes -le taux de change étant fixe ou flottant- est sans doute la décision politique la plus importante si l'on veut préserver la libre convertibilité"*. Ce principe nous guidera dans la formulation d'un modèle économétrique visant à mettre en évidence le rôle des autorités monétaires dans les variations des réserves officielles de change, et, à partir des résultats obtenus, de montrer que les règles de l'émission monétaire de la Banque Centrale des Etats de l'afrique de l'ouest contiennent l'essentiel des éléments indispensables pour la cohérence entre politique monétaire et politique des changes. La seconde spécificité de notre démarche tient à ce que dans l'expérimentation de notre modèle comme dans toute notre argumentation, nous avons toujours appréhendé la problématique de la gestion monétaire autonome pour l'union Monétaire Ouest Africaine dans son ensemble, et non pas pour chacun des pays membres pris séparément. Car pour nous, l'alternative de l'appartenance à la zone franc n'est pas une gestion monétaire autonome pour chaque pays africain, mais plutôt, une Union Monétaire Ouest Africaine autonome. Cette orientation de la réflexion tient sans doute un peu à une vision personnelle du souhaitable ; elle tient surtout au caractère impératif des regroupements, dans un continent où la balkanisation a donné naissance à des Etats incapables d'assurer même médiocrement la couverture des charges de souveraineté. L'exiguilé des marchés nationaux, le caractère artificiel des frontières, la faiblesse des ressources financières nationales, l'insuffisance des compétences techniques, imposent plus que jamais l'intégration des Etats africains, face d'une part à l'internationalisation des problèmes graves que constituent entre autres la désertification et l'endettement extérieur et d'autre part, aux efforts de regroupement dont font preuve les Etats européens..../... * MC KINNON (Ronald 1.) "Monnaie et finance dàns l'èchange international". Bonnel Editions, Paris, p. 47.

20 9 Du reste, les gouvernements africains l'ont bien compris dès les premières années des indépendances, en entamant la réflexion pour une intégration monétaire de l'afrique, réflexion poursuivie depuis lors et qui a permis notamment de créer des chambres sous-régionales de compensation*. En 1980, lors du Premier Sommet Economique d~ l'o. U. A., fut adopté un Plan d'action de Lagos qui préconise les regroupements sous-régionaux comme seule voie à un développement accéléré de l'afrique. Toutes ces circonstances justifient notre choix de considérer la viabilité d'une monnaie au sein de l'ensemble des pays membres de l'union Monétaire Ouest Africaine ; elles expliquent notre surprise lorsque nous lisons dans certaines études des considérations reposant sur l'hypothèse de monnaies séparées pour ces pays**. Cette thèse se veut une contribution visant, pour reprendre le mot de J. TCHUNDJANG POUEMI, à éviter que l'afrique ne demeure" privée de l'indispensable liaison entre la réflexion et l'action économiques (en matière de gestion monétaire) ***"; car nous sommes convaincus que les questions monétaires constituent, en ce vingtième siècle finissant, l'une des princinales préoccupations des Etats, la monnaie restant l'un des moyens les plus efficaces de violence et de domination entre les nations.... /... * cf TRIFFIN (Robert) "Rapport sur les possibilités d'établir une Union de Compensation et des Paiements en Afrique". Document CEA, publié par la BCEAO dans ses Notes d'information et Statistiques, février ** A titre d'exemple, on peut citer : - MARQUES (Jean-Louis) : "La politique financière et le développement du Sénégal" - Thèse Université de Clermont, 1971-où l'auteur examine et conclut par le rejet, la solution d'une monnaie propre au Sénégal. - ALIBERT (J.) : "Réflexions sur la monnaie en Afrique Noire" - Bulletin de l'association pour l'etude des Problèmes d'outre-mer. nos 107 et 108 mars et avril 1973, qui écrit : "le lien entre le Franc CFA et le Franc Français assure un développement du commerce extérieur des Etats associés plus régulier et souvent plus rapide que si ces Etats devaient préserver seuls la convertibilité de leur monnaie ou n'avoir qu'une monnaie inconvertible" p. 4. *** TCHUNDJANG POUEMI (Joseph) : "Monnaie, Servitude et Liberté -la répression monétaire de l'afrique". Editions J.A p. 25.

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