Jeux de hasard et d argent

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Jeux de hasard et d argent"

Transcription

1 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions Expertise collective

2

3

4

5

6 Cet ouvrage présente les travaux du groupe d experts réuni par l Inserm dans le cadre de la procédure d expertise collective (annexe 1), pour répondre à la demande de la Direction générale de la santé sur la problématique de santé publique associée aux jeux de hasard et d argent. Ce travail s appuie sur les données scientifiques disponibles en date du premier trimestre Près de articles ont constitué la base documentaire de cette expertise. Le Centre d expertise collective de l Inserm a assuré la coordination de cette expertise collective. V

7

8 Groupe d experts et auteurs Jean ADÈS, Service de psychiatrie, Hôpital Louis Mourier, Colombes Elisabeth BELMAS, Histoire moderne, Université Paris XIII, Maison des sciences de l Homme, Paris-Nord Jean-Michel COSTES, Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), Saint-Denis Sylvie CRAIPEAU, Sociologie, Institut national des télécommunications, Évry Christophe LANÇON, Service de psychiatrie adulte, CHU Sainte-Marguerite, Marseille Michel LE MOAL, Neurogenèse et physiopathologie, unité Inserm 862, Neurocentre Magendie, Bordeaux Jean-Pierre MARTIGNONI, Groupe de recherche sur la socialisation, Faculté d anthropologie et de sociologie, Université Lumière-Lyon 2, Bron Sophie MASSIN, Économie de la santé publique, Université du Panthéon- Sorbonne (Paris I), Paris Jean-Pol TASSIN, Collège de France, Génétique moléculaire, neurophysiologie et comportement, unité Inserm UMR 7148, Paris Marc VALLEUR, Psychiatrie, Hôpital Marmottan, Centre de soins et d accompagnement des pratiques addictives, Paris Martial VAN DER LINDEN, Unité de psychopathologie et neuropsychologie cognitive, Faculté de psychologie et des sciences de l éducation, Université de Genève, Genève, Suisse Jean-Luc VENISSE, Centre de référence sur le jeu excessif, Pôle universitaire d addictologie et psychiatrie, CHU Nantes, Nantes A rédigé une note de lecture Michel LEJOYEUX, Unité fonctionnelle de psychiatrie d'urgences adultes, tabacologie, alcoologie, Hôpital Bichat-Claude-Bernard, Paris Ont présenté une communication Christian BUCHER, Psychiatre des Hôpitaux, CH de Jury, Metz Colas DUFLO, Philosophie, Université de Picardie Jules Verne, Amiens Alain EHRENBERG, Centre de recherche psychotropes, santé mentale, société (CESAMES), UMR 8136 CNRS, unité Inserm 611, Université René Descartes-Paris 5, Paris VII

9 Robert LADOUCEUR, École de psychologie, Université Laval, Québec, Canada Etienne MARIQUE, Président de la commission des jeux de hasard, Bruxelles, Belgique Gilles PAGÈS, Laboratoire de probabilités et modèles aléatoires, UMR- CNRS 7599, Université Pierre et Marie Curie, Paris Olivier SIMON, Centre du jeu excessif, Section d addictologie, Service de psychiatrie communautaire, Département de psychiatrie du CHUV, Lausanne Serge TISSERON, Laboratoire de psychopathologie des atteintes somatiques et identitaires, Université Paris X, Nanterre Coordination scientifique, éditoriale, bibliographique et logistique Elisabeth ALIMI, chargée d expertise, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Fabienne BONNIN, attachée scientifique, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Catherine CHENU, attachée scientifique, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Jeanne ÉTIEMBLE, directrice, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Cécile GOMIS, secrétaire, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Anne-Laure PELLIER, attachée scientifique, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Chantal RONDET-GRELLIER, documentaliste, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris VIII

10 Note de lecture Étape après étape, la question du jeu d argent dans ses formes pathologiques intègre la médecine la plus scientifique. L existence de relation d emprise entre un individu et son besoin de jouer est de mieux en mieux reconnue. La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie a depuis peu fait figurer la question du jeu pathologique dans ses préoccupations. Le fait qu une expertise collective de l Inserm s ouvre aussi à cette question valide encore davantage l importance des conduites de jeu dans la clinique médicale mais aussi la recherche. L expertise collective «Jeux de hasard et d argent» ne manquera pas de représenter une date marquante dans la description et la compréhension du phénomène du jeu en France. Elle a su concilier ce qui apparaissait difficile à réunir dans une même dynamique de travail : les approches sociologiques, psychologiques et médicales. Le sous-titre est explicite. Cette expertise concerne tout d abord le contexte du jeu ; c est-à-dire le jeu social, le jeu culturel, le jeu libre de toute la légèreté et du ludisme des activités échappant à la contrainte. Parallèlement, elle décrit les signes cliniques d une nouvelle toxicomanie. Elle en propose des explications psychopathologiques. Elle dessine des possibilités de traitement faisant appel au travail cognitif sur les croyances, les pensées automatiques. Elle suggère l indication des traitements médicamenteux faisant tomber la fièvre du jeu. Bien que le jeu se nourrisse du hasard, ce document ne doit pas être feuilleté de manière aléatoire! Il réalise une synthèse dont aucun des éléments ne saurait être négligé. Cette leçon scientifique sur le jeu est aussi une leçon de méthode pour des chercheurs tentant de rendre compte d un phénomène tout à la fois collectif et individuel, psychologique et biologique, social et parfois médical. La seule attitude scientifiquement défendable est celle de la pluralité des points de vue. Les historiens, les sociologues et les psychanalystes ont trouvé ici un espace dans lequel ils sont invités à travailler ensemble. Les articles épidémiologiques réalisent une synthèse jusqu à maintenant inédite en France. Ils présentent les chiffres de l économie du jeu. Ils soulignent aussi un nouveau jeu auquel sont particulièrement exposés les adolescents : le jeu en ligne et les offres de jeu sur Internet. Quand les références françaises manquent, l apport québécois est considérable. Il l est dans la conceptualisation du gambling. Les réflexions des équipes canadiennes sur l évaluation du jeu, sur le jeu responsable et la prévention du jeu pathologique sont exposées en détail. À ceux qui pourraient encore douter du risque addictif inhérent à la pratique des jeux d argent, l expertise collective apporte une réponse peu discutable. IX

11 Il est à espérer que ce travail connaîtra un double développement, dans le champ de l évaluation et de la recherche bien sûr, et aussi du soin. Il est à souhaiter que des observatoires authentiquement épidémiologiques du jeu se mettent en place et que ceux-ci puissent rendre disponibles, en temps réel idéalement, la fréquence du jeu normal, du jeu pathologique et l identification des profils des personnes à risque. L autre développement possible et souhaitable de cette expertise Inserm est une structuration et une rationalisation du soin offert aux joueurs. Des techniques psychothérapiques, des approches standardisées existent. Elles gagneront à être généralisées et évaluées. Le chemin a été long de l ivrognerie et du mythe du bon vivant à la reconnaissance de l alcoolo-dépendance. Une démarche comparable s engage autour du jeu. Elle ne prône ni l ascétisme ni la prohibition, mais la reconnaissance et le traitement des formes les plus pathologiques de jeu d argent. Enfin, il n est pas impossible que cette «nouvelle» addiction aide à la compréhension de l ensemble du phénomène addictif. L addiction comportementale est, en effet, un phénomène de dépendance particulièrement pur. Il n est pas «pollué» par les effets d un toxique sur la personnalité, sur le fonctionnement cognitif, sur l état psychologique. Les travaux de recherche sur l addiction au jeu, maintenant que cette dépendance est reconnue comme telle, portent bien sur le cœur de l addiction. Ils éclairent l ensemble du spectre addictif, de manière multidisciplinaire dans ses aspects sociaux, psychologiques, cliniques et biologiques. C est en parcourant les limites du champ de l addiction et les domaines de connaissance les plus variés que l on comprendra cette étrange maladie qui fait passer du plaisir à la contrainte, du jeu léger à la dépendance. Michel Lejoyeux Professeur de psychiatrie et d addictologie UFR de Médecine Paris VII Chef de Service de Psychiatrie et d Addictologie Hôpital Bichat-Claude Bernard X

12 Sommaire Avant-propos... XIII Analyse I Approches historique et sociologique Historiographie ancienne et récente Différents types de jeux actuellement disponibles Approches sociologiques II Approches psychologique et neurophysiologique Approches psychologiques et psychodynamiques Impulsivité et capacité d autorégulation Approche psychologique des pratiques de jeux vidéo et sur Internet Hypothèses neurophysiologiques Apport des neurosciences III Approches cliniques Critères diagnostiques Outils de dépistage et de diagnostic Comorbidités addictives et psychiatriques Traitements par approche cognitivo-comportementale Traitements par approches psychosociales et psychodynamiques Traitements psychotropes IV Approche santé publique Prévalence du jeu problématique et pathologique Trajectoires et facteurs de risques Coût social Perspectives en termes de prévention et politiques publiques XI

13 Synthèse et recommandations Communications Approche philosophique du jeu Hasard et duplicité Santé mentale : transformations de la psychiatrie et transformations de la société Addiction au jeu : éléments psychopathologiques, transgression, victimisation et rapport oblique à la loi De la passion des images à l addiction : le cas des jeux vidéo Dispositifs spécialisés et pratiques émergentes en Suisse Évaluation des approches de prévention Politique publique des jeux de hasard en Belgique Annexes Expertise collective Inserm : éléments de méthode South Oaks Gambling Screen Section jeu pathologique du DSM-IV Section jeu pathologique de la CIM Gamblers Anonymous 20 items CPGI (Canadian Problem Gambling Index) Données de l association «SOS joueurs» XII

14 Avant-propos L industrie du jeu de hasard et d argent constitue un secteur économique et financier important qui draine de l emploi (direct et indirect), de la fiscalité et concerne une population de joueurs qui se chiffre en millions de personnes. D après l Insee, en 2006, près de 30 millions de personnes en France, soit trois sur cinq en âge de jouer, ont tenté leur chance au moins une fois par an à un jeu d argent. Depuis 1975, le montant global des enjeux a doublé. D après le rapport Trucy, le chiffre d affaires de l industrie des jeux autorisés est passé de l équivalent de 98 millions d euros en 1960 à 37 milliards en Les jeux de hasard et d argent sont des pratiques sociales et culturelles inscrites dans une histoire très ancienne des loisirs. Aujourd hui, ils tiennent une place importante dans la vie quotidienne, le temps libre ou festif. Alors que pour un grand nombre de personnes, ces jeux constituent une activité récréative, leur pratique peut être préjudiciable pour certains individus avec des conséquences au niveau individuel, familial et socio-professionnel. Chez certains joueurs, le jeu peut atteindre la dimension d une conduite addictive. Les méfaits possibles du jeu attirent de plus en plus l attention des pouvoirs publics et des opérateurs de jeu eux-mêmes. La nécessité d apporter aide, soutien et soin aux personnes en difficulté avec le jeu a motivé la demande faite à l Inserm par la Direction générale de la santé, d une expertise collective. Afin de répondre à cette demande, l Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d experts en histoire, sociologie, économie de la santé, épidémiologie, psychologie, neurobiologie, psychiatrie et addictologie. Ce groupe a structuré sa réflexion sur les jeux de hasard et d argent ainsi que sur les jeux vidéo et Internet autour de plusieurs approches : historique et sociologique, psychologique et neurophysiologique, clinique et enfin une approche de santé publique. La manière d appréhender les problèmes de jeu dans quelques pays a constitué un autre axe de réflexion. Au cours de dix séances de travail, le groupe d experts a analysé environ articles rassemblant les données disponibles au plan national, européen et international sur le jeu, son contexte, les comportements ludiques et l addiction. Il a conservé dans l expertise les termes de jeu problématique et jeu pathologique 1 tels qu ils sont utilisés dans la plupart des études pour désigner des pratiques de jeu à problèmes. 1. Le joueur pathologique répond aux critères d un diagnostic clinique. Le joueur problématique, sans atteindre tous les critères du jeu pathologique, témoigne de difficultés avec le comportement de jeu. XIII

15 XIV Le groupe d experts a consulté plusieurs rapports et auditionné 8 personnalités engagées sur ces problématiques. À l issue de l analyse critique de la littérature, il a élaboré une synthèse et proposé quelques recommandations d action et de recherche.

16 I Approches historique et sociologique

17

18 1 Historiographie ancienne et récente ANALYSE La bibliographie concernant l histoire du jeu et des jeux disponibles en France est très vaste ; c est ainsi que la consultation de la base informatisée du Sudoc (Système universitaire de documentation) donne 589 références pour l «Histoire des jeux» et 354 pour l «Histoire du jeu», couvrant l ensemble des périodes de l Antiquité à nos jours, tous les continents étant concernés. Quatre discours historiographiques principaux se dessinent dans cette abondante production imprimée. Historiographie des principaux discours sur les jeux de hasard et d argent Le discours le plus ancien est le discours moraliste qui a suscité une foule d ouvrages depuis le Moyen-Âge. Discours moraliste Longtemps apanage des clercs, le discours moral sur le jeu se laïcise au cours de la période moderne, tout en se recentrant sur la question des jeux de hasard et d argent (Mehl, 1990 ; Belmas, 2006). Ce discours, plein de méfiance envers le jeu en général, est franchement hostile aux jeux de hasard et d argent, pour des raisons théologiques d abord, morales ensuite. Le jeu en général est d ailleurs considéré comme une médecine, «inventé[e] pour recréer l esprit lassé des choses sérieuses» (Vivès, 1543), dont il faut user avec modération et le plus rarement possible. L une des justifications de la condamnation des jeux de hasard et d argent repose sur l interprétation du troisième commandement «Tu ne prononceras pas le nom de l Éternel, ton Dieu, en vain», qui voit dans l utilisation du sort un outrage à la providence divine. Lorsque des joueurs lancent leurs dés ou distribuent des cartes, ils s en remettent au verdict du Créateur. Or, la Bible commande d employer l arbitrage divin dans les situations graves seulement, pour 3

19 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions maintenir la paix entre les hommes, ce qui n est pas le cas des jeux de chance (de Joncourt, 1713). Cette position intransigeante s infléchit progressivement à la fin du XVII e siècle et au cours du XVIII e siècle, sous l influence des travaux mathématiques sur les probabilités (Thirouin, 1991 ; Duflo, 1997a). Dès lors, l idée que le hasard, au sens usuel du mot, n exerce aucune influence sur les jeux dits de chance finit par s imposer chez les clercs et les laïques. Le discours moraliste, relayé au XVIII e siècle par les philosophes des Lumières, concentre désormais ses critiques sur les conséquences sociales néfastes des jeux de hasard et d argent, accusés d encourager deux vices humains, l avarice et l oisiveté (Encyclopédie, 1765, art. «Jeu»). La critique des mœurs débouche, à la fin du XVIII e siècle, sur la remontrance politique : l État royal est condamné pour avoir favorisé les progrès du jeu d argent afin de remplir les caisses du Trésor (Dusaulx, 1779) ; en créant la Loterie royale de France en 1776, il a encouragé les jeux d argent, qui entraînent la ruine des familles, et accéléré le déclin de la moralité publique qu il aurait dû défendre. Néanmoins, depuis le XVI e siècle, l État royal a tenté de limiter les conséquences sociales du jeu acharné, en annulant d abord les dettes de jeu des mineurs et des incapables juridiques (Ordonnance de Charles IX, dite de Moulins, de février 1566, art. 59) puis toutes les dettes de jeu (Ordonnance de Louis XIII de janvier 1629, art. 138 à 141), dispositions qu il reconduit intégralement en 1781 (Déclaration de Louis XVI du 1 er mars 1781, art. 10). Le discours moraliste reconnaît l existence d un jeu compulsif, qu il considère comme un péché d abord (XVII e siècle) que la religion doit aider le pécheur à combattre, puis comme un vice (XVIII e siècle) dont l État royal devrait préserver ses sujets, ce qu il est loin de faire. Ce discours, qui déprécie les jeux de hasard et d argent, perdure à l époque contemporaine ; R. Caillois, tout en leur reconnaissant une fonction économique et sociale, nie leur valeur culturelle : «On les soupçonne, de développer la paresse, le fatalisme et la superstition En outre, chez des populations relativement oisives, dont le travail est loin en tout cas d absorber l énergie disponible et où il ne règle pas l ensemble de l existence quotidienne, il est fréquent que les jeux de hasard et d argent acquièrent une importance culturelle inattendue» (Caillois, 1958). Il conclut en se demandant «si un tel phénomène n est pas caractéristique des sociétés intermédiaires qui n ont pas encore accédé à une vie collective fondée sur des institutions où la concurrence réglée et la compétition organisée jouent un rôle essentiel». Discours littéraire 4 Dans les dernières décennies du XVII e siècle, le jeu d argent et ses effets pervers deviennent le sujet principal d un nombre non négligeable de pièces de théâtre et de romans (25 pièces et 37 romans au moins de 1670 à 1790). Destinées à distraire en instruisant, les premières pièces de théâtre cherchent

20 Historiographie ancienne et récente à faire rire en dénonçant le ridicule des joueurs (Dunkley, 1985) ; c est au début du XVIII e siècle que leurs auteurs commencent à peindre le jeu d argent comme une passion dominante qui obscurcit la raison. Dans les années , cette évolution vers une représentation dramatique de la passion du jeu s accentue dans le roman et sur la scène, avec «The Gamester» d Edward Moore (1753), traduit en français par Diderot (1760), adapté également par Saurin sous le titre «Béverlei» (1768). Le roman, qui s attache alors à reproduire des types de caractères contemporains, contribue à construire les stéréotypes du joueur acharné et du tricheur. L académie de jeu et ses tenancières, mi-femmes du monde mi-femmes galantes, y devient un décor obligé, les tricheurs élégants et cyniques, les jeunes provinciaux naïfs et dupés en sont des acteurs familiers, tandis que l intrigue mêle étroitement amour, jeu et déchéance. La littérature du XIX e siècle conforte cette représentation tragique du joueur que sa passion destructrice mène à la déchéance, à la ruine et à la mort. La figure emblématique en est «Le Joueur» de F. Dostoïevski, joueur pathologique lui-même, dont S. Freud a décrypté ainsi le comportement : un fond pulsionnel pervers intriqué aux sentiments de culpabilité qu il éprouve à la suite de ses fantasmes de parricide face à un père cruel et sadique. Cette culpabilité réactivée à la mort du père s exprime par des crises d épilepsie et une passion pathologique pour le jeu (Lejoyeux, 2006). Depuis, le jeu pathologique a inspiré de nombreux écrivains et cinéastes, tels S. Zweig 2 et S. Guitry 3 qui décrivent hommes et femmes rivés aux tapis verts des casinos jusqu à ce que ruine et déshonneur s ensuivent. ANALYSE Discours philosophique et anthropologique Ce discours, extrêmement fécond depuis le début du XX e siècle, s attache principalement à définir l activité ludique per se, ainsi qu à dresser une typologie de différents jeux, à partir de l observation du phénomène dans différentes aires géographiques et culturelles. Les jeux de hasard et d argent ne préoccupent pas spécialement les philosophes qui les considèrent comme l une des formes du «jouer». La pensée philosophique contemporaine sur le jeu prend naissance dans les analyses de Schiller, lui-même héritier de Kant. Jusqu à ces deux philosophes, le jeu en général était perçu comme une activité mineure l «eutrapalia» d Aristote, ou la ruine des familles, même si les humanistes du XVI e siècle et les pédagogues du XVIII e siècle en avaient reconnu l intérêt pédagogique et bien que Pascal, puis les mathématiciens du XVIII e siècle 2. ZWEIG S. Vingt-quatre heures de la vie d une femme GUITRY S. Le roman d un tricheur

21 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions 6 aient contribué à sa réévaluation conceptuelle. Kant, le premier, érige le jeu en objet de philosophie (Kant, 1790) ; il le range parmi les plaisirs de la sensation qui s opposent aux plaisirs de la réflexion. C est la vitalité de l être humain qui le pousse à jouer et à y trouver de la satisfaction. À la suite de Kant, Schiller conçoit le jeu comme un vecteur d harmonie dans l homme, de beauté et d équilibre tant spirituel que physique. L homme qui joue est conçu dans sa totalité et, avec l amour, c est le lieu où il est le plus complet (Duflo, 1997a). Après Kant et Schiller, «Homo ludens» de J. Huizinga (1951) marque un tournant dans l historiographie du jeu ; l ouvrage a relancé l intérêt des philosophes contemporains pour le sujet. On ne peut réduire le jeu à une fonction biologique, dit J. Huizinga ; il faut le regarder comme une activité pourvue de sens. Il conçoit le jeu comme une action libre, limitée dans le temps et l espace et qui obéit à des règles, il y voit une occupation dénuée de tout intérêt matériel et de toute utilité. Le jeu procure à l homme un sentiment de tension et de joie, que renforce l incertitude sur les issues de la partie. Tout provient du jeu ; plus ancien que la culture, il se retrouve partout dans la mesure où l on peut considérer n importe quelle activité sous l angle du jeu (Huizinga, 1951). À cette conception universaliste du jeu, s oppose celle des psychanalystes freudiens, tels M. Klein ou DW. Winnicott, pour lesquels rien n est dans la nature, pas même le jeu, puisque tout est déterminé. M. Klein y voit une conduite par laquelle tend à se réaliser un certain équilibre entre le monde intérieur et le monde extérieur et qui permet l accomplissement symbolique du désir, la construction ou l atténuation progressive de l angoisse ; au bout du compte, le jeu constituerait un langage analogue à celui du rêve, qu il s agirait de déchiffrer. Héritiers de J. Huizinga, J. Château et R. Caillois distinguent dans le jeu une activité à part entière, une forme de comportement. Le jeu c est d abord ce à quoi l on joue, et qui présente deux types de structuration : dans l espace et dans le temps. Le jeu est composé d une suite d éléments ou d actes à exécuter selon un ordre, fixé sinon par une règle, du moins par des principes régulateurs. C est aussi une réalité sociale : le système de règles qui définit un jeu existe et se transmet indépendamment des joueurs et de l action par laquelle ils s engagent dans le jeu. Pour J. Henriot, le jeu englobe une réalité multiforme ; le «jouer» est une idée, il porte en lui-même son sens, le «jouer» ne se définit que par lui-même (Henriot, 1983). LJ. Calvet et JM. Lhôte se caractérisent par une approche sémiologique du jeu ; s inspirant de la sémiologie de la signification de R. Barthes, ils cherchent le connoté derrière le dénoté, le culturel derrière le naturel prétendu : le jeu n existe pas, il n y a que des jeux. Enfin, C. Duflo perçoit le jeu comme un contrat qui instaure le règne de la «légaliberté», acte par lequel chacun se soumet aux règles du jeu, créant par là un monde ludique (Duflo, 1997b).

22 Historiographie ancienne et récente Discours historique L histoire des jeux a suscité un certain nombre de travaux historiques que l on peut regrouper en deux catégories. ANALYSE Travaux d érudition L inventaire et la description des divertissements des temps passés émanent le plus souvent des érudits de la fin du XIX e et du début du XX e siècle, tel le conservateur HR D Allemagne, qui a consacré plusieurs ouvrages aux cartes, aux jeux d adresse, aux récréations et passe-temps en faveur du Moyen-Âge au XIX e siècle. Les savants travaux de HJR. Murray (1913) et plus récemment ceux de RC. Bell (1960) sur les échecs et les tables, les recherches de collectionneurs comme T. Depaulis et JP. Seguin sur les cartes ou de P. Dietsch sur le jeu de l oie se situent dans la continuité des recherches d HR. D Allemagne. Néanmoins, leurs travaux ne renseignent guère sur le «jouer» et «le jouant», selon l expression de J. Henriot ; s ils répertorient les jeux de hasard et d argent, ils n en considèrent jamais les excès et leurs conséquences. Travaux d anthropologie historique L ouvrage le plus complet sur le sujet est sans nul doute la monumentale histoire des «Jeux au royaume de France du XIII e au début du XVI e siècle», due à JM. Mehl (1990) ; tous les aspects de l activité ludique au Moyen-Âge y sont traités, y compris la passion pour les jeux de hasard et d argent. Il faut également signaler deux autres livres, entièrement consacrés aux jeux de hasard et d argent en vogue à Paris et à la Cour aux XVII e et XVIII e siècles : O. Grussi (1985) a beaucoup utilisé les Mémoires de l époque et F. Freundlich (1995) les rapports des inspecteurs de police parisiens chargés de la police des jeux, conservés dans les archives de la Bastille. Le premier montre bien l importance du jeu de hasard et d argent dans le système curial ainsi que sa diffusion dans la capitale, le second analyse les structures du réseau d académies clandestines qui se multiplient au XVIII e siècle dans la capitale ; il en démonte les mécanismes, en recense les acteurs, en comptabilise les pertes et les profits. L un et l autre ont retrouvé dans les textes de l époque la description du comportement de joueurs acharnés que l on qualifierait aujourd hui de compulsifs. Les joueurs qu ils décrivent appartiennent à des milieux sociaux spécifiques la Cour, la noblesse, l armée, qui disposent à la fois de temps et d argent pour se livrer à leur passion, et dont l «ethos» valorise la prodigalité. Leur conduite s apparente aux pratiques du «potlatch» décrites par J. Huizinga (Huizinga, 1951) : une cérémonie solennelle en usage dans les tribus indiennes de Colombie britannique que l on retrouve sous diverses formes en Mélanésie, en Grèce, à Rome et dans la Germanie ancienne (Mauss, ), au cours de laquelle deux groupes rivalisent de présents, avec force rites dramatiques et défis, afin de prouver leur supériorité. En participant à la cérémonie, l autre clan s engage implicitement à donner un «potlatch» plus généreux encore en contre-don. Dans et par le 7

23 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions «potlatch», on affirme sa supériorité non seulement par sa munificence mais aussi par la destruction de ses propres biens dont on souligne ainsi la superfluité. Le comportement des joueurs excessifs d autrefois trouve une autre explication intéressante dans l hypothèse ordalique formulée par M. Valleur et AJ. Charles-Nicolas (1991) ; ces derniers voient une démarche magique de passage et de renaissance dans la conduite qui consiste à s engager de façon récurrente dans des épreuves à risque, à l issue imprévisible, en s en remettant à l Autre le hasard, le destin, la chance, pour le maîtriser et ainsi affirmer son droit à la vie, établir sa singularité, voire tester son immortalité. Le phénomène du jeu-passion a-t-il touché des catégories sociales plus modestes que celles étudiées par O. Grussi et F. Freundlich? La question reste pour le moment sans réponse, car les archives concernant les milieux populaires en majorité des ruraux à l époque, font défaut. On peut toutefois remarquer qu avec la multiplication et la «démocratisation» des loteries au XVIII e siècle en particulier avec la création de la Loterie royale de France en 1776, c est-à-dire avec l accroissement de l offre de jeux, les populations laborieuses se sont alors adonnées aux jeux de hasard et d argent d une façon propre à éveiller l inquiétude des philosophes et des politiques. Il n existe guère d ouvrages historiques scientifiques sur les jeux de hasard et d argent à l époque contemporaine (XIX e -XX e siècles) en France. Les opérateurs des jeux de hasard et d argent, propriétaires de leurs archives et qui les conservent par-devers eux, les ouvrent avec parcimonie aux historiens. Le délai légal de consultation (50, 70 voire 100 ans) constitue un autre obstacle aux recherches sur l histoire récente du «gambling» 4, des casinos voire des loteries. Ces domaines sont investis par les sociologues qui l abordent par le biais d enquêtes auprès des usagers. Ajoutons que les méthodes de l histoire orale ne peuvent venir qu en complément de la consultation des archives. C est pourquoi dans notre pays, les historiens se cantonnent à des périodes relativement lointaines, dont ils peuvent consulter sans restriction les archives épargnées par le temps. La situation est apparemment plus propice aux recherches dans les pays anglo-saxons, ce qui a favorisé les travaux sur l histoire récente des jeux de hasard et d argent. On peut toutefois retenir pour la France les synthèses de P. Coste, «Les loteries d État en Europe et la loterie nationale, historique, caractéristiques» (1933), de J. Léonnet (1963), «Les Loteries d État en France aux XVIII e et XIX e siècles», et l ouvrage d un trésorier payeur général, spécialiste de l histoire de la fiscalité en France, A. Neurisse, «Les jeux d argent et de hasard» (1991) ; tous trois retracent l histoire mouvementée des loteries, des casinos et des cercles de jeux sous l angle institutionnel, sans jamais aborder la question du jeu excessif. Leur 8 4. Gambling : Terme anglophone désignant les jeux de hasard et d argent

I Approches historique. et sociologique

I Approches historique. et sociologique I Approches historique et sociologique 1 Historiographie ancienne et récente ANALYSE La bibliographie concernant l histoire du jeu et des jeux disponibles en France est très vaste ; c est ainsi que la

Plus en détail

Lire pour préparer un travail

Lire pour préparer un travail Leçon LA LECTURE 5 Choisir ses sources documentaires 1 EFFICACE Lire pour préparer un travail Leçon 5 Choisir ses sources documentaires Avertissement Dans la présente leçon, on se préoccupe du choix adéquat

Plus en détail

Le taux de retour au joueur, un des facteurs de risque du jeu problématique liés à l'offre de jeu

Le taux de retour au joueur, un des facteurs de risque du jeu problématique liés à l'offre de jeu Le taux de au joueur, un des facteurs de risque du jeu problématique liés à l'offre de jeu 1 JEAN-MICHEL COSTES OBSERVATOIRE DES JEUX 5èmes Assises nationales de la FFA Paris 27 septembre 2012 Plan 2 duction

Plus en détail

Joëlle Bolot, Stéphane Cipriani.

Joëlle Bolot, Stéphane Cipriani. Joëlle Bolot, Stéphane Cipriani. Sommaire Programme, Capacités (http://www.education.gouv.fr/cid50636/ mene0925419a.html) Dossier documentaire d histoire géographie en CAP : Note de cadrage de l épreuve.

Plus en détail

La coordination interministérielle du programme national nutrition santé

La coordination interministérielle du programme national nutrition santé PROGRAMME NATIONAL NUTRITION SANTÉ 55 La coordination interministérielle du programme national nutrition santé Le Programme national nutrition santé (PNNS, 2001-2005), financé par l Etat et l assurance

Plus en détail

Chiffres clés de l'europe

Chiffres clés de l'europe Sommaire 1 L économie et les finances... 1 1.1 Le PIB... 1 1.2 La production économique... 3 1.3 Les dépenses du PIB et les investissements... 5 1.4 La productivité de la main-d œuvre... 6 2 La population

Plus en détail

E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY

E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY par Andrew Acland Résumé version longue L auteur estime que les imperfections de la démocratie citées le plus fréquemment sont entre autres le faible taux de

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises politique adoptée par le CECS le 6 novembre 2002 Suite à l adoption par le Comité des études de cycles supérieurs en psychologie du projet de modification

Plus en détail

Association des parties prenantes à l'expertise sanitaire

Association des parties prenantes à l'expertise sanitaire Inspection générale des affaires sociales RM2011-048A Association des parties prenantes à l'expertise sanitaire RAPPORT THEMATIQUE Établi par Françoise BAS-THERON Christine DANIEL Nicolas DURAND Membres

Plus en détail

N 864 ASSEMBLÉE NATIONALE

N 864 ASSEMBLÉE NATIONALE Document mis en distribution le 20 mai 2008 N 864 ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 TREIZIÈME LÉGISLATURE Enregistré à la Présidence de l Assemblée nationale le 7 mai 2008. PROPOSITION

Plus en détail

Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes

Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes Résumé de recherche Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes Robert Ladouceur, Ph.D. 1 Francine Ferland, Ph.D. Christiane Poulin, M.D., M.Sc., F.R.C.P.C.

Plus en détail

LE PMU à la Réunion Jeu responsable

LE PMU à la Réunion Jeu responsable LE PMU à la Réunion Jeu responsable La démarche Jeu responsable 05/05/2011 1 L agence PMU de la Réunion en chiffres Un réseau de 160 points de ventes (11 000 au national) CA 2010 de 165,3 millions (2%

Plus en détail

Code de conduite en matière de jeu responsable

Code de conduite en matière de jeu responsable Code de conduite en matière de jeu responsable 1 Notre mission Loto-Québec a pour mission première d exploiter dans l ordre et la mesure les jeux de hasard et d argent au Québec. Créée en 1969 afin d implanter

Plus en détail

SAINT JULIEN EN GENEVOIS

SAINT JULIEN EN GENEVOIS SAINT JULIEN EN GENEVOIS PROJET EDUCATIF ENFANCE-JEUNESSE Préambule Le service enfant jeunesse a une mission éducative et de prévention sociale auprès des enfants et des jeunes. (3-18 et jeunes adultes).

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

F Th-Eurocents A05 Bruxelles, le 18.11.2004 MH/SL/JP A V I S. concernant LA PROBLEMATIQUE DES PIECES DE 1 ET 2 EUROCENTS

F Th-Eurocents A05 Bruxelles, le 18.11.2004 MH/SL/JP A V I S. concernant LA PROBLEMATIQUE DES PIECES DE 1 ET 2 EUROCENTS F Th-Eurocents A05 Bruxelles, le 18.11.2004 MH/SL/JP A V I S concernant LA PROBLEMATIQUE DES PIECES DE 1 ET 2 EUROCENTS (entériné par le Conseil Supérieur des Indépendants et des PME le 18 novembre 2004)

Plus en détail

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement 16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement Rencontre sur le thème «Une Solidarité Collective au service des Malades et des Aidants» Lundi 21 Septembre

Plus en détail

fin d une époque Négoce de devises et de métaux précieux:

fin d une époque Négoce de devises et de métaux précieux: Négoce de devises et de métaux précieux: fin d une époque L assujettissement des négociants en devises à la Loi sur les banques et les autres restrictions imposées par la CFB ont mis un sérieux coup d

Plus en détail

TNS Behaviour Change. Accompagner les changements de comportement TNS 2014 TNS

TNS Behaviour Change. Accompagner les changements de comportement TNS 2014 TNS Accompagner les changements de comportement TNS 2014 Comprendre et accompagner les changements de comportement Inciter et accompagner les changements de comportements des individus est un enjeu fondamental

Plus en détail

Chapitre 1. Introduction

Chapitre 1. Introduction ISBN 92-64-01565-5 L assurance-maladie privée dans les pays de l OCDE OCDE 2004 Chapitre 1 Introduction Ce chapitre introductif du rapport explique pourquoi l OCDE a décidé d entreprendre une étude sur

Plus en détail

ASSEMBLÉE NATIONALE 11 octobre 2013 AMENDEMENT

ASSEMBLÉE NATIONALE 11 octobre 2013 AMENDEMENT ASSEMBLÉE NATIONALE 11 octobre 2013 PROJET DE LOI DE FINANCES POUR 2014 - (N 1395) Commission Gouvernement Non soutenu AMENDEMENT présenté par M. Lamour ---------- ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L'ARTICLE 34,

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

L innovation au Canada et au Québec: le lent réveil

L innovation au Canada et au Québec: le lent réveil L innovation au Canada et au Québec: le lent réveil Une présentation de Alain Dubuc Journée Innovation et entrepreneuriat Institut national d optique Château Frontenac Québec, 22 janvier INTRODUCTION Un

Plus en détail

3 ème symposium international multidisciplinaire «Jeu excessif»

3 ème symposium international multidisciplinaire «Jeu excessif» 3 ème symposium international multidisciplinaire «Jeu excessif» SOPHIE MASSIN MAÎTRE DE CONFÉRENCES EN ÉCONOMIE UNIVERSITÉ D ARTOIS, LEM UMR 8179 NEUCHÂTEL, SUISSE 15-17 JANVIER 2014 PLAN DE LA PRÉSENTATION

Plus en détail

DE L INTÉRÊT DES SCIENCES HUMAINES DANS L INTERVENTION HUMANITAIRE

DE L INTÉRÊT DES SCIENCES HUMAINES DANS L INTERVENTION HUMANITAIRE DE L INTÉRÊT DES SCIENCES HUMAINES DANS L INTERVENTION HUMANITAIRE Département de management et technologie École des sciences de la gestion Université du Québec à Montréal Chronique éditoriale DE L INTÉRÊT

Plus en détail

la séparation totale des activités des postes et télécommunications;

la séparation totale des activités des postes et télécommunications; LE CADRE GENERAL D ASSISTANCE PAR CONSULTANTS POUR L ELABORATION ET LA MISE EN OEUVRE D UN CADRE LEGAL APPROPRIE POUR LE SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS CONTEXTE GENERAL Le Gouvernement [PAYS] a adopté,

Plus en détail

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015

Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Comité permanent des finances de la Chambre des communes Consultations prébudgétaires de 2015 Mémoire de l'alliance canadienne des associations étudiantes Résumé Depuis 2008, le gouvernement du Canada

Plus en détail

Dossier de Presse 3 juillet 2009. Publicité et Jeux d argent

Dossier de Presse 3 juillet 2009. Publicité et Jeux d argent Dossier de Presse 3 juillet 2009 Publicité et Jeux d argent 1 Sommaire Le marché des jeux en France p.3 Le dispositif de régulation professionnelle de la publicité p.4 Elaboration de la nouvelle Recommandation

Plus en détail

Résumé de l ouvrage : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes

Résumé de l ouvrage : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes Résumé de l ouvrage : Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes L égalité professionnelle entre hommes et femmes est un enjeu historique. En effet, il fait l objet de toutes les attentions

Plus en détail

Rapport sommaire. Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental

Rapport sommaire. Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental Rapport sommaire Table ronde sur la mobilité des étudiantes et étudiants dans l hémisphère occidental Buenos Aires, Argentine 1-3 décembre 2000 Au cours des dix dernières années, le Canada a joué un rôle

Plus en détail

TABLE RONDE - COLLECTIF DE RECHERCHE EN GESTION DES ORGANISATIONS DE LA SANTE ET DE L ASSISTANCE

TABLE RONDE - COLLECTIF DE RECHERCHE EN GESTION DES ORGANISATIONS DE LA SANTE ET DE L ASSISTANCE TABLE RONDE - COLLECTIF DE RECHERCHE EN GESTION DES ORGANISATIONS DE LA SANTE ET DE L ASSISTANCE INSTITUT CATHOLIQUE DE RENNES France LE CHAMP A EXPLORER Longtemps monopole de l univers public et associatif,

Plus en détail

Le financement de l enseignement privé par les collectivités territoriales

Le financement de l enseignement privé par les collectivités territoriales www.jeanclaudegaudin.net Juillet 2006 Le financement de l enseignement privé par les collectivités territoriales Une polémique a récemment surgi à propos du financement de l enseignement privé par les

Plus en détail

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique?

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les sociétés savantes et organisations

Plus en détail

Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-185

Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-185 Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-185 RESUMÉ ANONYMISÉ DE LA DÉCISION Décision relative à une Recommandation Domaines de compétence de l Institution : Défense des droits de l'enfant, Droits

Plus en détail

Notions générales INTRODUCTION. 1 Sources du droit des assurances Historique

Notions générales INTRODUCTION. 1 Sources du droit des assurances Historique Notions générales INTRODUCTION L assurance fait partie de notre quotidien. Technique de protection contre les aléas de la vie (incendie, vol, dégât des eaux...) elle répond à un besoin viscéral de sécurité.

Plus en détail

JORF n 0115 du 20 mai 2010. Texte n 51

JORF n 0115 du 20 mai 2010. Texte n 51 JORF n 0115 du 20 mai 2010 Texte n 51 DECRET Décret n 2010-518 du 19 mai 2010 relatif à la mise à disposition de l offre de jeux et de paris par les opérateurs agréés de jeux ou de paris en ligne NOR:

Plus en détail

Jeux de hasard juillet 2009

Jeux de hasard juillet 2009 juillet 2009 Les recettes nettes tirées des loteries, des appareils de loterie vidéo (ALV), des casinos et des machines à sous à l extérieur des casinos gérés par l État ont augmenté de façon soutenue,

Plus en détail

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance.

Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Note de synthèse portant sur les questions sociales : Accueil des jeunes enfants : création d un schéma territorial de la petite enfance. Département XXX Note à l attention du président du Conseil Général

Plus en détail

LSM propose un programme d adaptation et de solutions fondé sur un accompagnement (processus, un diagnostic, le transfert d outils, de connaissances

LSM propose un programme d adaptation et de solutions fondé sur un accompagnement (processus, un diagnostic, le transfert d outils, de connaissances 1 2 Constats en bénévolat Le milieu appelle des solutions Les organisations de la Montérégie placent le recrutement de la relève en priorité des défis à relever Le recrutement et le soutien des bénévoles

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

La Carpa, outil d auto-régulation de la profession d avocat et de lutte contre le blanchiment d argent

La Carpa, outil d auto-régulation de la profession d avocat et de lutte contre le blanchiment d argent La Carpa, outil d auto-régulation de la profession d avocat et de lutte contre le blanchiment d argent Tout avocat peut être confronté, dans le cadre de son exercice professionnel, à la question du blanchiment

Plus en détail

féminisme et de nuire aux femmes et à leurs intérêts. A partir de l intention de contrer ce danger, un certain nombre d études ont été menées sur le

féminisme et de nuire aux femmes et à leurs intérêts. A partir de l intention de contrer ce danger, un certain nombre d études ont été menées sur le 1. Introduction Cette étude porte sur le sujet des hommes en mouvement 1 en Suisse. Son objectif général est de décrire et de comprendre l affirmation, à la fois identitaire et politique, de ce mouvement,

Plus en détail

INTRODUCTION AU DROIT PÉNAL

INTRODUCTION AU DROIT PÉNAL INTRODUCTION AU DROIT PÉNAL 1/ Le phénomène criminel est un fait inhérent au groupe social et à la nature humaine. Dans le temps, il remonte aux origines de l humanité, dans l espace aucun pays n y échappe.

Plus en détail

La Menace du Stéréotype

La Menace du Stéréotype La Menace du Stéréotype Fabrice GABARROT Bureau M6158 - Uni Mail Université de Genève 40, Bld du Pont d'arve CH-1205 Genève SUISSE Courriel : Fabrice.Gabarrot@pse.unige.ch Les stéréotypes sont, pour simplifier,

Plus en détail

Le courrier publicitaire adressé en Belgique Chiffres clés de Janvier à Juin 2010

Le courrier publicitaire adressé en Belgique Chiffres clés de Janvier à Juin 2010 Le courrier publicitaire adressé en Belgique Chiffres clés de Janvier à Juin 2010 Un premier semestre en deux temps : recul au premier trimestre et stabilisation au second semestre. Les investissements

Plus en détail

Code de publicité éthique et responsable de la Loterie Nationale

Code de publicité éthique et responsable de la Loterie Nationale Code de publicité éthique et responsable de la Loterie Nationale 1 Ce Code de publicité éthique et responsable de la Loterie Nationale définit un cadre de référence pour le développement des campagnes

Plus en détail

SÉNAT PROPOSITION DE LOI

SÉNAT PROPOSITION DE LOI N 703 SÉNAT SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2010-2011 Enregistré à la Présidence du Sénat le 4 juillet 2011 PROPOSITION DE LOI tendant à simplifier le recouvrement des créances alimentaires destinées aux enfants,

Plus en détail

FAIRE APPEL À UN EXPERT

FAIRE APPEL À UN EXPERT FAIRE APPEL À UN EXPERT Décembre 2011 Afin d être en mesure d exercer ses missions, le comité d entreprise dispose de nombreux moyens d information, notamment par les documents que doit lui communiquer

Plus en détail

La Cnil et le Chu de Poitiers. 15/02/2012 : Jean-Jacques Sallaberry Présentation CNIL - CHU Poitiers

La Cnil et le Chu de Poitiers. 15/02/2012 : Jean-Jacques Sallaberry Présentation CNIL - CHU Poitiers La Cnil et le Chu de Poitiers 15/02/2012 : Jean-Jacques Sallaberry Présentation CNIL - CHU Poitiers 1 La Cnil et le CHU de Poitiers Sommaire La Loi «Informatique et Libertés» La CNIL Les Mots clés Les

Plus en détail

Jeux d argent problème de jeu jeu pathologique

Jeux d argent problème de jeu jeu pathologique Tabac, alcool, drogues, jeux de hasard et d argent Àl heure de l intégration des pratiques Jeux d argentd Serge Chevalier Élisabeth Papineau Silo No. 5 Denis Tremblay, 1998 Jeux d argent problème de jeu

Plus en détail

LES CYBER-ADDICTIONS DE QUOI PARLE-T-ON? Les jeunes et leur entourage confrontés à ces nouveaux outils

LES CYBER-ADDICTIONS DE QUOI PARLE-T-ON? Les jeunes et leur entourage confrontés à ces nouveaux outils LES CYBER-ADDICTIONS DE QUOI PARLE-T-ON? Les jeunes et leur entourage confrontés à ces nouveaux outils QUELQUES PREALABLES Attention à ne pas transformer un comportement en pathologie! Les «psy» ne sont-ils

Plus en détail

Habitudes et pratiques des élèves québécois de 10 ans au regard de la lecture

Habitudes et pratiques des élèves québécois de 10 ans au regard de la lecture Habitudes et pratiques des élèves québécois de 10 ans au regard de la lecture Document synthèse Par Geneviève Rodrigue, en collaboration avec Alain Carpentier, Joanne Munn, Valérie Saysset et Christian

Plus en détail

PARTIE 1. Phénoménologie

PARTIE 1. Phénoménologie TABLE DES MATIÈRES Du même auteur........................................ Table des matières....................................... Abréviations........................................... Sigles.................................................

Plus en détail

INTRODUCTION Amour, apprentissages, approches, abandons des débuts, violence du désir, corps- à- corps, emprises et dépenses, incertitudes et attentes, pratiques et codes, plaisirs ordinaires, jouissance

Plus en détail

OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS

OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS OBSERVATOIRE QUÉBÉCOIS SUR LA MALTRAITANCE ENVERS LES ENFANTS Décembre 2013 Pourquoi un observatoire sur la maltraitance? Sérieux problème Multitude d acteurs Fragmentation Besoin de convergence La maltraitance

Plus en détail

Domicile protégé pour personnes atteintes de la malade d Alzheimer. Belfort, le 30 janvier 2012

Domicile protégé pour personnes atteintes de la malade d Alzheimer. Belfort, le 30 janvier 2012 Belfort, le 30 janvier 2012 Domicile protégé pour personnes atteintes de la malade d Alzheimer La Ville de Belfort inaugure le Domicile Protégé, un lieu de vie spécifiquement adapté aux personnes atteintes

Plus en détail

Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130

Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130 POUR LE MAINTIEN DU CONSEIL DES AÎNÉS Présenté devant la Commission des finances publiques du Québec Dans le cadre des consultations sur le Projet de loi 130 1 er février 2011 Réseau FADOQ Responsables

Plus en détail

CHARTE DE L EXPERT DU COMITE FRANÇAIS DE L UICN

CHARTE DE L EXPERT DU COMITE FRANÇAIS DE L UICN CHARTE DE L EXPERT DU COMITE FRANÇAIS DE L UICN (approuvée par le 8 ème congrès français de la nature 26 mai 2008) L Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) est le plus important

Plus en détail

Bienvenue. J ai le grand plaisir aujourd hui d approfondir un sujet que nous avons commencé à explorer l année dernière. L an passé, Manuvie s est

Bienvenue. J ai le grand plaisir aujourd hui d approfondir un sujet que nous avons commencé à explorer l année dernière. L an passé, Manuvie s est Bienvenue. J ai le grand plaisir aujourd hui d approfondir un sujet que nous avons commencé à explorer l année dernière. L an passé, Manuvie s est penchée ce que nous pourrions faire pour aider nos clients

Plus en détail

Table des matières. 1. Le projet Ina Global, la revue de tous les médias. 1.1. Présentation générale 1.2. Ligne éditoriale 1.3. Direction artistique

Table des matières. 1. Le projet Ina Global, la revue de tous les médias. 1.1. Présentation générale 1.2. Ligne éditoriale 1.3. Direction artistique Dossier de presse Table des matières 1. Le projet Ina Global, la revue de tous les médias 1.1. Présentation générale 1.2. Ligne éditoriale 1.3. Direction artistique 2. Ina Global, la revue de tous les

Plus en détail

Obs. : Assurance vie et irrévocabilité de l option pour le prélèvement libératoire

Obs. : Assurance vie et irrévocabilité de l option pour le prélèvement libératoire CE, 24 octobre 2014, n 366962 Assurance vie - Rachat -Prélèvement libératoire - Option - Irrévocabilité (oui) - Après l encaissement des revenus (non) Obs. : Assurance vie et irrévocabilité de l option

Plus en détail

Ce document présente les travaux d un groupe de travail réuni par l Inserm à la demande de la Caisse nationale d assurance maladie des travailleurs

Ce document présente les travaux d un groupe de travail réuni par l Inserm à la demande de la Caisse nationale d assurance maladie des travailleurs Ce document présente les travaux d un groupe de travail réuni par l Inserm à la demande de la Caisse nationale d assurance maladie des travailleurs indépendants (Canam) pour élaborer des propositions d

Plus en détail

LE PHÉNOMÈNE DU POKER : ÉTAT DE LA SITUATION ET RÉFLEXION CRITIQUE

LE PHÉNOMÈNE DU POKER : ÉTAT DE LA SITUATION ET RÉFLEXION CRITIQUE LE PHÉNOMÈNE DU POKER : ÉTAT DE LA SITUATION ET RÉFLEXION CRITIQUE Magali Dufour, Ph.D. Faculté de médecine et des sciences de la Santé Natacha Brunelle, Ph.D. Université du Québec à Trois-Rivières Sévrine

Plus en détail

Création d un programme de. Baccalauréat en communication marketing

Création d un programme de. Baccalauréat en communication marketing Création d un programme de Préparé par Hana Cherif, professeure, Département de stratégie des affaires Danielle Maisonneuve, professeure, Département de communication sociale et publique Francine Charest,

Plus en détail

Pour une population plus active. L école, un milieu stimulant

Pour une population plus active. L école, un milieu stimulant Pour une population plus active L école, un milieu stimulant Quelle est la meilleure manière d amener les personnes sédentaires à faire régulièrement de l activité physique? Voilà la question sur laquelle

Plus en détail

L histoire de l assurance en Algérie

L histoire de l assurance en Algérie POINT DE VUE POINT OF VIEW Assurances et gestion des risques, vol. 81(3-4), octobre-décembre 2013, 285-290 Insurance and Risk Management, vol. 81(3-4), October-December 2013, 285-290 L histoire de l assurance

Plus en détail

Règlement général des billets virtuels à prétirage

Règlement général des billets virtuels à prétirage Règlement général des billets virtuels à prétirage 1 ère édition - juin 12 Sommaire 1 DISPOSITIONS GÉNÉRALES Articles 1 à 6 3-4 Pages 2 BILLETS VIRTUELS ET PLANS DE LOTERIE Articles 7 et 8 5 3 PARTICIPATION

Plus en détail

Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France

Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France Auteurs : Christelle FOURASTIE Marion GUILLOIS Cours ICL

Plus en détail

FICHE DE BONNE PRATIQUE

FICHE DE BONNE PRATIQUE FICHE DE BONNE PRATIQUE Programme d actions pour améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales, et l aide aux victimes MESURE D ACCOMPAGNEMENT PROTÉGÉ DES ENFANTS

Plus en détail

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP)

Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) F CDIP/14/5 ORIGINAL : ANGLAIS DATE : 8 SEPTEMBRE 2014 Comité du développement et de la propriété intellectuelle (CDIP) Quatorzième session Genève, 10 14 novembre 2014 RÉSUMÉ DU RAPPORT D ÉVALUATION DU

Plus en détail

Un suivi post-amm pour détecter, surveiller et agir

Un suivi post-amm pour détecter, surveiller et agir Un suivi post-amm pour détecter, surveiller et agir Assises du Médicament GT 1 Laure Lechertier, responsable du département Politique des produits de santé Paris, le 6 avril 2011 1 SOMMAIRE Quelques mots

Plus en détail

LA NOUVELLE AUTORITE DE LA CONCURRENCE

LA NOUVELLE AUTORITE DE LA CONCURRENCE LA NOUVELLE AUTORITE DE LA CONCURRENCE A COMPTER DU 1ER JANVIER 2009 Par Sarah TEMPLE-BOYER (Décembre 2008) La nouvelle Autorité de concurrence, créée par l article 95 de la Loi du 4 août 2008 de modernisation

Plus en détail

Bilan 2011 du marché des jeux en ligne en France

Bilan 2011 du marché des jeux en ligne en France Bilan 2011 du marché des jeux en ligne en France Présentation des données du 4 ème trimestre 2011 Mardi 7 février 2012 Autorité de régulation des jeux en ligne Rappel A ce jour, 46 agréments ont été délivrés

Plus en détail

Le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques : une réforme réalisée

Le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques : une réforme réalisée 4 Le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques : une réforme réalisée PRESENTATION Le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, est un organisme chargé, par

Plus en détail

PREMIERE CONFERENCE DES ÉTATS PARTIES A LA CONVENTION INTERAMERICAINE CONTRE LA CORRUPTION. Buenos Aires, Argentine 2 au 4 mai 2001

PREMIERE CONFERENCE DES ÉTATS PARTIES A LA CONVENTION INTERAMERICAINE CONTRE LA CORRUPTION. Buenos Aires, Argentine 2 au 4 mai 2001 PREMIERE CONFERENCE DES ÉTATS PARTIES A LA CONVENTION INTERAMERICAINE CONTRE LA CORRUPTION Buenos Aires, Argentine 2 au 4 mai 2001 DOCUMENT DE BUENOS AIRES SUR LE MÉCANISME DE SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE

Plus en détail

Synthèse de l étude sur le travail de nuit à Paris

Synthèse de l étude sur le travail de nuit à Paris Synthèse de l étude sur le travail de nuit à Paris Novembre 2010 La Nuit à Paris recouvre des enjeux importants pour les pouvoirs publics, notamment en termes d activité économique, d activité culturelle,

Plus en détail

Conseil supérieur de la construction et de l efficacité énergétique Règlement intérieur

Conseil supérieur de la construction et de l efficacité énergétique Règlement intérieur Conseil supérieur de la construction et de l efficacité énergétique Règlement intérieur Vu le décret n 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de commissions

Plus en détail

1. Introduction p3 2. Le conseil des étudiants: description p3 3.La Haute Ecole

1. Introduction p3 2. Le conseil des étudiants: description p3 3.La Haute Ecole Sommaire 1. Introduction p3 2. Le conseil des étudiants: description p3 3.La Haute Ecole p5 3.1. Une Haute Ecole, c est quoi? p5 3.2. Les organes participatifs de la Haute Ecole & les différents conseils

Plus en détail

PENSER LA MONDIALISATION. Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation

PENSER LA MONDIALISATION. Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation 1 PENSER LA MONDIALISATION Par Zaki LAÏDI (CERI-Sciences Po Paris) I Problématique Ce cours est destiné à comprendre et interpréter les conséquences que la mondialisation exerce sur le sens et l action

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE L AGRICULTURE, DE L AGROALIMENTAIRE ET DE LA FORÊT Décret n o 2015-215 du 25 février 2015 relatif aux conditions et modalités d agrément des groupements

Plus en détail

PARCOURS DE SANTÉ DES PATIENTS :

PARCOURS DE SANTÉ DES PATIENTS : PARCOURS DE SANTÉ DES PATIENTS : QUELS NOUVEAUX DÉFIS, QUELLES NOUVELLES OPPORTUNITÉS POUR LES ACTEURS DE SANTÉ? :: CERTIFICAT 7 modules de mars à décembre 2015 :: Public visé Professionnel médical et

Plus en détail

Se former au bilan de compétences

Se former au bilan de compétences Se former au bilan de compétences formation Se former au bilan de compétences Comprendre et pratiquer la démarche Claude LEMOINE Préface de Jacques AUBRET 4 e édition Claude LEMOINE est professeur émérite

Plus en détail

Formations et diplômes. Rapport d'évaluation. Licence Philosophie. Université Bordeaux Montaigne. Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A)

Formations et diplômes. Rapport d'évaluation. Licence Philosophie. Université Bordeaux Montaigne. Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Rapport d'évaluation Licence Philosophie Université Bordeaux Montaigne Campagne d évaluation 2014-2015 (Vague A) Formations et diplômes Pour le HCERES, 1 Didier Houssin, président

Plus en détail

Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger

Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger Principes pour le contrôle des établissements des banques à l étranger (Mai 1983) I. Introduction Ce rapport 1 expose certains principes qui, de l avis du Comité, devraient régir le contrôle, par les autorités

Plus en détail

Avis n 06-A-06 du 20 mars 2006 relatif au projet de décret fixant les règles tarifaires pour la restauration scolaire dans l enseignement public

Avis n 06-A-06 du 20 mars 2006 relatif au projet de décret fixant les règles tarifaires pour la restauration scolaire dans l enseignement public RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Avis n 06-A-06 du 20 mars 2006 relatif au projet de décret fixant les règles tarifaires pour la restauration scolaire dans l enseignement public Le Conseil de la concurrence (commission

Plus en détail

Sous la coordination de : Chargée de recherche : Angèle César

Sous la coordination de : Chargée de recherche : Angèle César Évaluation de l instauration de l hébergement égalitaire dans le cadre d un divorce ou d une séparation Sous la coordination de : Marie-Thérèse Casman Chargée de recherche : Angèle César Introduction Contexte

Plus en détail

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À RIMOUSKI POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES Titre : POLITIQUE DE GESTION DES RISQUES CODE : APPROUVÉ PAR : CONSEIL D'ADMINISTRATION RÉS. : CA-617-7747 10-12-2013 EN VIGUEUR : 10-12-2013 MODIFICATIONS : Note : Le texte que vous consultez est une

Plus en détail

POLITIQUE DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES

POLITIQUE DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES POLITIQUE N o 4 POLITIQUE DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES Modifiée le 9 novembre 2010 cegepdrummond.ca Règlement n o 12 abrogé : 6 décembre 2004 (CA-04-12-06-03) Politique adoptée au conseil d administration

Plus en détail

TABLEAU COMPARATIF - 53 - Proposition de résolution de la commission

TABLEAU COMPARATIF - 53 - Proposition de résolution de la commission - 53 - TABLEAU COMPARATIF Le Sénat, Vu l article 88-4 de la Constitution ; Le Sénat, Vu l article 88-4 de la Constitution, Vu la proposition de règlement du Conseil confiant à la Banque centrale européenne

Plus en détail

Candidature frauduleuse : le point de départ du délai de contestation est reporté au jour des résultats

Candidature frauduleuse : le point de départ du délai de contestation est reporté au jour des résultats Candidature frauduleuse : le point de départ du délai de contestation est reporté au jour des résultats La solution La contestation d une candidature, quels qu en soient les motifs, se rattache à la régularité

Plus en détail

DU RISQUE DANS LES CADRES RÉGLEMENTAIRES*

DU RISQUE DANS LES CADRES RÉGLEMENTAIRES* R. GESTION DU RISQUE DANS LES CADRES RÉGLEMENTAIRES* Le Groupe de travail des politiques de coopération en matière de et de normalisation: Reconnaissant que l atténuation du risque qui peut avoir une incidence

Plus en détail

1) Dans un système par répartition, qui finance les retraites, et par quel intermédiaire?

1) Dans un système par répartition, qui finance les retraites, et par quel intermédiaire? DOCUMENT 1 : Le système de français : Le système de par répartition Ce système de est fondé sur l existence d une solidarité intergénérationnelle. A chaque période, les pensions de reçues par les retraités

Plus en détail

Problématique. À propos du «réveil religieux» dans le Québec du XIXe siècle : où se loge le vrai débat? - Louis Rousseau. par Catherine Séguin

Problématique. À propos du «réveil religieux» dans le Québec du XIXe siècle : où se loge le vrai débat? - Louis Rousseau. par Catherine Séguin À propos du «réveil religieux» dans le Québec du XIXe siècle : où se loge le vrai débat? - Louis Rousseau par Catherine Séguin Problématique Cette note critique répond à un article de René Hardy «À propos

Plus en détail

Histoire de l Adolescence ( 1850 1914 ), Agnès Thiercé, Histoire de l éducation, Belin, 1999

Histoire de l Adolescence ( 1850 1914 ), Agnès Thiercé, Histoire de l éducation, Belin, 1999 Histoire de l Adolescence ( 1850 1914 ), Agnès Thiercé, Histoire de l éducation, Belin, 1999 Flore Berlingen Sciences Po, Conférence d Histoire Si son domaine de prédilection est l adolescence, ce n est

Plus en détail

ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 DOUZIEME LEGISLATURE. Enregistrée à la Présidence de l'assemblée nationale le PROPOSITION DE LOI

ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 DOUZIEME LEGISLATURE. Enregistrée à la Présidence de l'assemblée nationale le PROPOSITION DE LOI ASSEMBLEE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 DOUZIEME LEGISLATURE Enregistrée à la Présidence de l'assemblée nationale le PROPOSITION DE LOI portant réforme de l organisation du temps de travail

Plus en détail

Historique du coaching en entreprise

Historique du coaching en entreprise Historique du coaching en entreprise Aux Etats-Unis dans les années 80, le coaching des sportifs a beaucoup de succès. L entreprise, soucieuse d une plus grande performance va adapter le coaching afin

Plus en détail

L Institut de l entreprise encourage les entreprises à participer au financement des universités et de la recherche françaises

L Institut de l entreprise encourage les entreprises à participer au financement des universités et de la recherche françaises L Institut de l entreprise encourage les entreprises à participer au financement des universités et de la recherche françaises Paris, le 5 octobre 2011 L Institut de l entreprise publie un rapport sur

Plus en détail

L EUROPE EN FORMATIONS

L EUROPE EN FORMATIONS L EUROPE EN FORMATIONS > CONSTRUCTION > INSTITUTIONS > CITOYENNETÉ > POLITIQUES > BUDGET 1 Maison de l Europe de Rennes et de Haute-Bretagne La Maison de l Europe - de Rennes et de Haute Bretagne, association

Plus en détail

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE

L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE L ACCOMPAGNEMENT BANCAIRE DES ENTREPRISES CANADIENNES DANS LEUR EXPANSION EN EUROPE CARREFOUR EUROPE 6 NOVEMBRE 2013 Présenté par: Équipe internationale, Banque Nationale du Canada 1 Contexte Situation

Plus en détail