Jeux de hasard et d argent

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1 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions Expertise collective

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6 Cet ouvrage présente les travaux du groupe d experts réuni par l Inserm dans le cadre de la procédure d expertise collective (annexe 1), pour répondre à la demande de la Direction générale de la santé sur la problématique de santé publique associée aux jeux de hasard et d argent. Ce travail s appuie sur les données scientifiques disponibles en date du premier trimestre Près de articles ont constitué la base documentaire de cette expertise. Le Centre d expertise collective de l Inserm a assuré la coordination de cette expertise collective. V

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8 Groupe d experts et auteurs Jean ADÈS, Service de psychiatrie, Hôpital Louis Mourier, Colombes Elisabeth BELMAS, Histoire moderne, Université Paris XIII, Maison des sciences de l Homme, Paris-Nord Jean-Michel COSTES, Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), Saint-Denis Sylvie CRAIPEAU, Sociologie, Institut national des télécommunications, Évry Christophe LANÇON, Service de psychiatrie adulte, CHU Sainte-Marguerite, Marseille Michel LE MOAL, Neurogenèse et physiopathologie, unité Inserm 862, Neurocentre Magendie, Bordeaux Jean-Pierre MARTIGNONI, Groupe de recherche sur la socialisation, Faculté d anthropologie et de sociologie, Université Lumière-Lyon 2, Bron Sophie MASSIN, Économie de la santé publique, Université du Panthéon- Sorbonne (Paris I), Paris Jean-Pol TASSIN, Collège de France, Génétique moléculaire, neurophysiologie et comportement, unité Inserm UMR 7148, Paris Marc VALLEUR, Psychiatrie, Hôpital Marmottan, Centre de soins et d accompagnement des pratiques addictives, Paris Martial VAN DER LINDEN, Unité de psychopathologie et neuropsychologie cognitive, Faculté de psychologie et des sciences de l éducation, Université de Genève, Genève, Suisse Jean-Luc VENISSE, Centre de référence sur le jeu excessif, Pôle universitaire d addictologie et psychiatrie, CHU Nantes, Nantes A rédigé une note de lecture Michel LEJOYEUX, Unité fonctionnelle de psychiatrie d'urgences adultes, tabacologie, alcoologie, Hôpital Bichat-Claude-Bernard, Paris Ont présenté une communication Christian BUCHER, Psychiatre des Hôpitaux, CH de Jury, Metz Colas DUFLO, Philosophie, Université de Picardie Jules Verne, Amiens Alain EHRENBERG, Centre de recherche psychotropes, santé mentale, société (CESAMES), UMR 8136 CNRS, unité Inserm 611, Université René Descartes-Paris 5, Paris VII

9 Robert LADOUCEUR, École de psychologie, Université Laval, Québec, Canada Etienne MARIQUE, Président de la commission des jeux de hasard, Bruxelles, Belgique Gilles PAGÈS, Laboratoire de probabilités et modèles aléatoires, UMR- CNRS 7599, Université Pierre et Marie Curie, Paris Olivier SIMON, Centre du jeu excessif, Section d addictologie, Service de psychiatrie communautaire, Département de psychiatrie du CHUV, Lausanne Serge TISSERON, Laboratoire de psychopathologie des atteintes somatiques et identitaires, Université Paris X, Nanterre Coordination scientifique, éditoriale, bibliographique et logistique Elisabeth ALIMI, chargée d expertise, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Fabienne BONNIN, attachée scientifique, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Catherine CHENU, attachée scientifique, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Jeanne ÉTIEMBLE, directrice, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Cécile GOMIS, secrétaire, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Anne-Laure PELLIER, attachée scientifique, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris Chantal RONDET-GRELLIER, documentaliste, Centre d expertise collective de l Inserm, Faculté de médecine Xavier-Bichat, Paris VIII

10 Note de lecture Étape après étape, la question du jeu d argent dans ses formes pathologiques intègre la médecine la plus scientifique. L existence de relation d emprise entre un individu et son besoin de jouer est de mieux en mieux reconnue. La Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie a depuis peu fait figurer la question du jeu pathologique dans ses préoccupations. Le fait qu une expertise collective de l Inserm s ouvre aussi à cette question valide encore davantage l importance des conduites de jeu dans la clinique médicale mais aussi la recherche. L expertise collective «Jeux de hasard et d argent» ne manquera pas de représenter une date marquante dans la description et la compréhension du phénomène du jeu en France. Elle a su concilier ce qui apparaissait difficile à réunir dans une même dynamique de travail : les approches sociologiques, psychologiques et médicales. Le sous-titre est explicite. Cette expertise concerne tout d abord le contexte du jeu ; c est-à-dire le jeu social, le jeu culturel, le jeu libre de toute la légèreté et du ludisme des activités échappant à la contrainte. Parallèlement, elle décrit les signes cliniques d une nouvelle toxicomanie. Elle en propose des explications psychopathologiques. Elle dessine des possibilités de traitement faisant appel au travail cognitif sur les croyances, les pensées automatiques. Elle suggère l indication des traitements médicamenteux faisant tomber la fièvre du jeu. Bien que le jeu se nourrisse du hasard, ce document ne doit pas être feuilleté de manière aléatoire! Il réalise une synthèse dont aucun des éléments ne saurait être négligé. Cette leçon scientifique sur le jeu est aussi une leçon de méthode pour des chercheurs tentant de rendre compte d un phénomène tout à la fois collectif et individuel, psychologique et biologique, social et parfois médical. La seule attitude scientifiquement défendable est celle de la pluralité des points de vue. Les historiens, les sociologues et les psychanalystes ont trouvé ici un espace dans lequel ils sont invités à travailler ensemble. Les articles épidémiologiques réalisent une synthèse jusqu à maintenant inédite en France. Ils présentent les chiffres de l économie du jeu. Ils soulignent aussi un nouveau jeu auquel sont particulièrement exposés les adolescents : le jeu en ligne et les offres de jeu sur Internet. Quand les références françaises manquent, l apport québécois est considérable. Il l est dans la conceptualisation du gambling. Les réflexions des équipes canadiennes sur l évaluation du jeu, sur le jeu responsable et la prévention du jeu pathologique sont exposées en détail. À ceux qui pourraient encore douter du risque addictif inhérent à la pratique des jeux d argent, l expertise collective apporte une réponse peu discutable. IX

11 Il est à espérer que ce travail connaîtra un double développement, dans le champ de l évaluation et de la recherche bien sûr, et aussi du soin. Il est à souhaiter que des observatoires authentiquement épidémiologiques du jeu se mettent en place et que ceux-ci puissent rendre disponibles, en temps réel idéalement, la fréquence du jeu normal, du jeu pathologique et l identification des profils des personnes à risque. L autre développement possible et souhaitable de cette expertise Inserm est une structuration et une rationalisation du soin offert aux joueurs. Des techniques psychothérapiques, des approches standardisées existent. Elles gagneront à être généralisées et évaluées. Le chemin a été long de l ivrognerie et du mythe du bon vivant à la reconnaissance de l alcoolo-dépendance. Une démarche comparable s engage autour du jeu. Elle ne prône ni l ascétisme ni la prohibition, mais la reconnaissance et le traitement des formes les plus pathologiques de jeu d argent. Enfin, il n est pas impossible que cette «nouvelle» addiction aide à la compréhension de l ensemble du phénomène addictif. L addiction comportementale est, en effet, un phénomène de dépendance particulièrement pur. Il n est pas «pollué» par les effets d un toxique sur la personnalité, sur le fonctionnement cognitif, sur l état psychologique. Les travaux de recherche sur l addiction au jeu, maintenant que cette dépendance est reconnue comme telle, portent bien sur le cœur de l addiction. Ils éclairent l ensemble du spectre addictif, de manière multidisciplinaire dans ses aspects sociaux, psychologiques, cliniques et biologiques. C est en parcourant les limites du champ de l addiction et les domaines de connaissance les plus variés que l on comprendra cette étrange maladie qui fait passer du plaisir à la contrainte, du jeu léger à la dépendance. Michel Lejoyeux Professeur de psychiatrie et d addictologie UFR de Médecine Paris VII Chef de Service de Psychiatrie et d Addictologie Hôpital Bichat-Claude Bernard X

12 Sommaire Avant-propos... XIII Analyse I Approches historique et sociologique Historiographie ancienne et récente Différents types de jeux actuellement disponibles Approches sociologiques II Approches psychologique et neurophysiologique Approches psychologiques et psychodynamiques Impulsivité et capacité d autorégulation Approche psychologique des pratiques de jeux vidéo et sur Internet Hypothèses neurophysiologiques Apport des neurosciences III Approches cliniques Critères diagnostiques Outils de dépistage et de diagnostic Comorbidités addictives et psychiatriques Traitements par approche cognitivo-comportementale Traitements par approches psychosociales et psychodynamiques Traitements psychotropes IV Approche santé publique Prévalence du jeu problématique et pathologique Trajectoires et facteurs de risques Coût social Perspectives en termes de prévention et politiques publiques XI

13 Synthèse et recommandations Communications Approche philosophique du jeu Hasard et duplicité Santé mentale : transformations de la psychiatrie et transformations de la société Addiction au jeu : éléments psychopathologiques, transgression, victimisation et rapport oblique à la loi De la passion des images à l addiction : le cas des jeux vidéo Dispositifs spécialisés et pratiques émergentes en Suisse Évaluation des approches de prévention Politique publique des jeux de hasard en Belgique Annexes Expertise collective Inserm : éléments de méthode South Oaks Gambling Screen Section jeu pathologique du DSM-IV Section jeu pathologique de la CIM Gamblers Anonymous 20 items CPGI (Canadian Problem Gambling Index) Données de l association «SOS joueurs» XII

14 Avant-propos L industrie du jeu de hasard et d argent constitue un secteur économique et financier important qui draine de l emploi (direct et indirect), de la fiscalité et concerne une population de joueurs qui se chiffre en millions de personnes. D après l Insee, en 2006, près de 30 millions de personnes en France, soit trois sur cinq en âge de jouer, ont tenté leur chance au moins une fois par an à un jeu d argent. Depuis 1975, le montant global des enjeux a doublé. D après le rapport Trucy, le chiffre d affaires de l industrie des jeux autorisés est passé de l équivalent de 98 millions d euros en 1960 à 37 milliards en Les jeux de hasard et d argent sont des pratiques sociales et culturelles inscrites dans une histoire très ancienne des loisirs. Aujourd hui, ils tiennent une place importante dans la vie quotidienne, le temps libre ou festif. Alors que pour un grand nombre de personnes, ces jeux constituent une activité récréative, leur pratique peut être préjudiciable pour certains individus avec des conséquences au niveau individuel, familial et socio-professionnel. Chez certains joueurs, le jeu peut atteindre la dimension d une conduite addictive. Les méfaits possibles du jeu attirent de plus en plus l attention des pouvoirs publics et des opérateurs de jeu eux-mêmes. La nécessité d apporter aide, soutien et soin aux personnes en difficulté avec le jeu a motivé la demande faite à l Inserm par la Direction générale de la santé, d une expertise collective. Afin de répondre à cette demande, l Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d experts en histoire, sociologie, économie de la santé, épidémiologie, psychologie, neurobiologie, psychiatrie et addictologie. Ce groupe a structuré sa réflexion sur les jeux de hasard et d argent ainsi que sur les jeux vidéo et Internet autour de plusieurs approches : historique et sociologique, psychologique et neurophysiologique, clinique et enfin une approche de santé publique. La manière d appréhender les problèmes de jeu dans quelques pays a constitué un autre axe de réflexion. Au cours de dix séances de travail, le groupe d experts a analysé environ articles rassemblant les données disponibles au plan national, européen et international sur le jeu, son contexte, les comportements ludiques et l addiction. Il a conservé dans l expertise les termes de jeu problématique et jeu pathologique 1 tels qu ils sont utilisés dans la plupart des études pour désigner des pratiques de jeu à problèmes. 1. Le joueur pathologique répond aux critères d un diagnostic clinique. Le joueur problématique, sans atteindre tous les critères du jeu pathologique, témoigne de difficultés avec le comportement de jeu. XIII

15 XIV Le groupe d experts a consulté plusieurs rapports et auditionné 8 personnalités engagées sur ces problématiques. À l issue de l analyse critique de la littérature, il a élaboré une synthèse et proposé quelques recommandations d action et de recherche.

16 I Approches historique et sociologique

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18 1 Historiographie ancienne et récente ANALYSE La bibliographie concernant l histoire du jeu et des jeux disponibles en France est très vaste ; c est ainsi que la consultation de la base informatisée du Sudoc (Système universitaire de documentation) donne 589 références pour l «Histoire des jeux» et 354 pour l «Histoire du jeu», couvrant l ensemble des périodes de l Antiquité à nos jours, tous les continents étant concernés. Quatre discours historiographiques principaux se dessinent dans cette abondante production imprimée. Historiographie des principaux discours sur les jeux de hasard et d argent Le discours le plus ancien est le discours moraliste qui a suscité une foule d ouvrages depuis le Moyen-Âge. Discours moraliste Longtemps apanage des clercs, le discours moral sur le jeu se laïcise au cours de la période moderne, tout en se recentrant sur la question des jeux de hasard et d argent (Mehl, 1990 ; Belmas, 2006). Ce discours, plein de méfiance envers le jeu en général, est franchement hostile aux jeux de hasard et d argent, pour des raisons théologiques d abord, morales ensuite. Le jeu en général est d ailleurs considéré comme une médecine, «inventé[e] pour recréer l esprit lassé des choses sérieuses» (Vivès, 1543), dont il faut user avec modération et le plus rarement possible. L une des justifications de la condamnation des jeux de hasard et d argent repose sur l interprétation du troisième commandement «Tu ne prononceras pas le nom de l Éternel, ton Dieu, en vain», qui voit dans l utilisation du sort un outrage à la providence divine. Lorsque des joueurs lancent leurs dés ou distribuent des cartes, ils s en remettent au verdict du Créateur. Or, la Bible commande d employer l arbitrage divin dans les situations graves seulement, pour 3

19 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions maintenir la paix entre les hommes, ce qui n est pas le cas des jeux de chance (de Joncourt, 1713). Cette position intransigeante s infléchit progressivement à la fin du XVII e siècle et au cours du XVIII e siècle, sous l influence des travaux mathématiques sur les probabilités (Thirouin, 1991 ; Duflo, 1997a). Dès lors, l idée que le hasard, au sens usuel du mot, n exerce aucune influence sur les jeux dits de chance finit par s imposer chez les clercs et les laïques. Le discours moraliste, relayé au XVIII e siècle par les philosophes des Lumières, concentre désormais ses critiques sur les conséquences sociales néfastes des jeux de hasard et d argent, accusés d encourager deux vices humains, l avarice et l oisiveté (Encyclopédie, 1765, art. «Jeu»). La critique des mœurs débouche, à la fin du XVIII e siècle, sur la remontrance politique : l État royal est condamné pour avoir favorisé les progrès du jeu d argent afin de remplir les caisses du Trésor (Dusaulx, 1779) ; en créant la Loterie royale de France en 1776, il a encouragé les jeux d argent, qui entraînent la ruine des familles, et accéléré le déclin de la moralité publique qu il aurait dû défendre. Néanmoins, depuis le XVI e siècle, l État royal a tenté de limiter les conséquences sociales du jeu acharné, en annulant d abord les dettes de jeu des mineurs et des incapables juridiques (Ordonnance de Charles IX, dite de Moulins, de février 1566, art. 59) puis toutes les dettes de jeu (Ordonnance de Louis XIII de janvier 1629, art. 138 à 141), dispositions qu il reconduit intégralement en 1781 (Déclaration de Louis XVI du 1 er mars 1781, art. 10). Le discours moraliste reconnaît l existence d un jeu compulsif, qu il considère comme un péché d abord (XVII e siècle) que la religion doit aider le pécheur à combattre, puis comme un vice (XVIII e siècle) dont l État royal devrait préserver ses sujets, ce qu il est loin de faire. Ce discours, qui déprécie les jeux de hasard et d argent, perdure à l époque contemporaine ; R. Caillois, tout en leur reconnaissant une fonction économique et sociale, nie leur valeur culturelle : «On les soupçonne, de développer la paresse, le fatalisme et la superstition En outre, chez des populations relativement oisives, dont le travail est loin en tout cas d absorber l énergie disponible et où il ne règle pas l ensemble de l existence quotidienne, il est fréquent que les jeux de hasard et d argent acquièrent une importance culturelle inattendue» (Caillois, 1958). Il conclut en se demandant «si un tel phénomène n est pas caractéristique des sociétés intermédiaires qui n ont pas encore accédé à une vie collective fondée sur des institutions où la concurrence réglée et la compétition organisée jouent un rôle essentiel». Discours littéraire 4 Dans les dernières décennies du XVII e siècle, le jeu d argent et ses effets pervers deviennent le sujet principal d un nombre non négligeable de pièces de théâtre et de romans (25 pièces et 37 romans au moins de 1670 à 1790). Destinées à distraire en instruisant, les premières pièces de théâtre cherchent

20 Historiographie ancienne et récente à faire rire en dénonçant le ridicule des joueurs (Dunkley, 1985) ; c est au début du XVIII e siècle que leurs auteurs commencent à peindre le jeu d argent comme une passion dominante qui obscurcit la raison. Dans les années , cette évolution vers une représentation dramatique de la passion du jeu s accentue dans le roman et sur la scène, avec «The Gamester» d Edward Moore (1753), traduit en français par Diderot (1760), adapté également par Saurin sous le titre «Béverlei» (1768). Le roman, qui s attache alors à reproduire des types de caractères contemporains, contribue à construire les stéréotypes du joueur acharné et du tricheur. L académie de jeu et ses tenancières, mi-femmes du monde mi-femmes galantes, y devient un décor obligé, les tricheurs élégants et cyniques, les jeunes provinciaux naïfs et dupés en sont des acteurs familiers, tandis que l intrigue mêle étroitement amour, jeu et déchéance. La littérature du XIX e siècle conforte cette représentation tragique du joueur que sa passion destructrice mène à la déchéance, à la ruine et à la mort. La figure emblématique en est «Le Joueur» de F. Dostoïevski, joueur pathologique lui-même, dont S. Freud a décrypté ainsi le comportement : un fond pulsionnel pervers intriqué aux sentiments de culpabilité qu il éprouve à la suite de ses fantasmes de parricide face à un père cruel et sadique. Cette culpabilité réactivée à la mort du père s exprime par des crises d épilepsie et une passion pathologique pour le jeu (Lejoyeux, 2006). Depuis, le jeu pathologique a inspiré de nombreux écrivains et cinéastes, tels S. Zweig 2 et S. Guitry 3 qui décrivent hommes et femmes rivés aux tapis verts des casinos jusqu à ce que ruine et déshonneur s ensuivent. ANALYSE Discours philosophique et anthropologique Ce discours, extrêmement fécond depuis le début du XX e siècle, s attache principalement à définir l activité ludique per se, ainsi qu à dresser une typologie de différents jeux, à partir de l observation du phénomène dans différentes aires géographiques et culturelles. Les jeux de hasard et d argent ne préoccupent pas spécialement les philosophes qui les considèrent comme l une des formes du «jouer». La pensée philosophique contemporaine sur le jeu prend naissance dans les analyses de Schiller, lui-même héritier de Kant. Jusqu à ces deux philosophes, le jeu en général était perçu comme une activité mineure l «eutrapalia» d Aristote, ou la ruine des familles, même si les humanistes du XVI e siècle et les pédagogues du XVIII e siècle en avaient reconnu l intérêt pédagogique et bien que Pascal, puis les mathématiciens du XVIII e siècle 2. ZWEIG S. Vingt-quatre heures de la vie d une femme GUITRY S. Le roman d un tricheur

21 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions 6 aient contribué à sa réévaluation conceptuelle. Kant, le premier, érige le jeu en objet de philosophie (Kant, 1790) ; il le range parmi les plaisirs de la sensation qui s opposent aux plaisirs de la réflexion. C est la vitalité de l être humain qui le pousse à jouer et à y trouver de la satisfaction. À la suite de Kant, Schiller conçoit le jeu comme un vecteur d harmonie dans l homme, de beauté et d équilibre tant spirituel que physique. L homme qui joue est conçu dans sa totalité et, avec l amour, c est le lieu où il est le plus complet (Duflo, 1997a). Après Kant et Schiller, «Homo ludens» de J. Huizinga (1951) marque un tournant dans l historiographie du jeu ; l ouvrage a relancé l intérêt des philosophes contemporains pour le sujet. On ne peut réduire le jeu à une fonction biologique, dit J. Huizinga ; il faut le regarder comme une activité pourvue de sens. Il conçoit le jeu comme une action libre, limitée dans le temps et l espace et qui obéit à des règles, il y voit une occupation dénuée de tout intérêt matériel et de toute utilité. Le jeu procure à l homme un sentiment de tension et de joie, que renforce l incertitude sur les issues de la partie. Tout provient du jeu ; plus ancien que la culture, il se retrouve partout dans la mesure où l on peut considérer n importe quelle activité sous l angle du jeu (Huizinga, 1951). À cette conception universaliste du jeu, s oppose celle des psychanalystes freudiens, tels M. Klein ou DW. Winnicott, pour lesquels rien n est dans la nature, pas même le jeu, puisque tout est déterminé. M. Klein y voit une conduite par laquelle tend à se réaliser un certain équilibre entre le monde intérieur et le monde extérieur et qui permet l accomplissement symbolique du désir, la construction ou l atténuation progressive de l angoisse ; au bout du compte, le jeu constituerait un langage analogue à celui du rêve, qu il s agirait de déchiffrer. Héritiers de J. Huizinga, J. Château et R. Caillois distinguent dans le jeu une activité à part entière, une forme de comportement. Le jeu c est d abord ce à quoi l on joue, et qui présente deux types de structuration : dans l espace et dans le temps. Le jeu est composé d une suite d éléments ou d actes à exécuter selon un ordre, fixé sinon par une règle, du moins par des principes régulateurs. C est aussi une réalité sociale : le système de règles qui définit un jeu existe et se transmet indépendamment des joueurs et de l action par laquelle ils s engagent dans le jeu. Pour J. Henriot, le jeu englobe une réalité multiforme ; le «jouer» est une idée, il porte en lui-même son sens, le «jouer» ne se définit que par lui-même (Henriot, 1983). LJ. Calvet et JM. Lhôte se caractérisent par une approche sémiologique du jeu ; s inspirant de la sémiologie de la signification de R. Barthes, ils cherchent le connoté derrière le dénoté, le culturel derrière le naturel prétendu : le jeu n existe pas, il n y a que des jeux. Enfin, C. Duflo perçoit le jeu comme un contrat qui instaure le règne de la «légaliberté», acte par lequel chacun se soumet aux règles du jeu, créant par là un monde ludique (Duflo, 1997b).

22 Historiographie ancienne et récente Discours historique L histoire des jeux a suscité un certain nombre de travaux historiques que l on peut regrouper en deux catégories. ANALYSE Travaux d érudition L inventaire et la description des divertissements des temps passés émanent le plus souvent des érudits de la fin du XIX e et du début du XX e siècle, tel le conservateur HR D Allemagne, qui a consacré plusieurs ouvrages aux cartes, aux jeux d adresse, aux récréations et passe-temps en faveur du Moyen-Âge au XIX e siècle. Les savants travaux de HJR. Murray (1913) et plus récemment ceux de RC. Bell (1960) sur les échecs et les tables, les recherches de collectionneurs comme T. Depaulis et JP. Seguin sur les cartes ou de P. Dietsch sur le jeu de l oie se situent dans la continuité des recherches d HR. D Allemagne. Néanmoins, leurs travaux ne renseignent guère sur le «jouer» et «le jouant», selon l expression de J. Henriot ; s ils répertorient les jeux de hasard et d argent, ils n en considèrent jamais les excès et leurs conséquences. Travaux d anthropologie historique L ouvrage le plus complet sur le sujet est sans nul doute la monumentale histoire des «Jeux au royaume de France du XIII e au début du XVI e siècle», due à JM. Mehl (1990) ; tous les aspects de l activité ludique au Moyen-Âge y sont traités, y compris la passion pour les jeux de hasard et d argent. Il faut également signaler deux autres livres, entièrement consacrés aux jeux de hasard et d argent en vogue à Paris et à la Cour aux XVII e et XVIII e siècles : O. Grussi (1985) a beaucoup utilisé les Mémoires de l époque et F. Freundlich (1995) les rapports des inspecteurs de police parisiens chargés de la police des jeux, conservés dans les archives de la Bastille. Le premier montre bien l importance du jeu de hasard et d argent dans le système curial ainsi que sa diffusion dans la capitale, le second analyse les structures du réseau d académies clandestines qui se multiplient au XVIII e siècle dans la capitale ; il en démonte les mécanismes, en recense les acteurs, en comptabilise les pertes et les profits. L un et l autre ont retrouvé dans les textes de l époque la description du comportement de joueurs acharnés que l on qualifierait aujourd hui de compulsifs. Les joueurs qu ils décrivent appartiennent à des milieux sociaux spécifiques la Cour, la noblesse, l armée, qui disposent à la fois de temps et d argent pour se livrer à leur passion, et dont l «ethos» valorise la prodigalité. Leur conduite s apparente aux pratiques du «potlatch» décrites par J. Huizinga (Huizinga, 1951) : une cérémonie solennelle en usage dans les tribus indiennes de Colombie britannique que l on retrouve sous diverses formes en Mélanésie, en Grèce, à Rome et dans la Germanie ancienne (Mauss, ), au cours de laquelle deux groupes rivalisent de présents, avec force rites dramatiques et défis, afin de prouver leur supériorité. En participant à la cérémonie, l autre clan s engage implicitement à donner un «potlatch» plus généreux encore en contre-don. Dans et par le 7

23 Jeux de hasard et d argent Contextes et addictions «potlatch», on affirme sa supériorité non seulement par sa munificence mais aussi par la destruction de ses propres biens dont on souligne ainsi la superfluité. Le comportement des joueurs excessifs d autrefois trouve une autre explication intéressante dans l hypothèse ordalique formulée par M. Valleur et AJ. Charles-Nicolas (1991) ; ces derniers voient une démarche magique de passage et de renaissance dans la conduite qui consiste à s engager de façon récurrente dans des épreuves à risque, à l issue imprévisible, en s en remettant à l Autre le hasard, le destin, la chance, pour le maîtriser et ainsi affirmer son droit à la vie, établir sa singularité, voire tester son immortalité. Le phénomène du jeu-passion a-t-il touché des catégories sociales plus modestes que celles étudiées par O. Grussi et F. Freundlich? La question reste pour le moment sans réponse, car les archives concernant les milieux populaires en majorité des ruraux à l époque, font défaut. On peut toutefois remarquer qu avec la multiplication et la «démocratisation» des loteries au XVIII e siècle en particulier avec la création de la Loterie royale de France en 1776, c est-à-dire avec l accroissement de l offre de jeux, les populations laborieuses se sont alors adonnées aux jeux de hasard et d argent d une façon propre à éveiller l inquiétude des philosophes et des politiques. Il n existe guère d ouvrages historiques scientifiques sur les jeux de hasard et d argent à l époque contemporaine (XIX e -XX e siècles) en France. Les opérateurs des jeux de hasard et d argent, propriétaires de leurs archives et qui les conservent par-devers eux, les ouvrent avec parcimonie aux historiens. Le délai légal de consultation (50, 70 voire 100 ans) constitue un autre obstacle aux recherches sur l histoire récente du «gambling» 4, des casinos voire des loteries. Ces domaines sont investis par les sociologues qui l abordent par le biais d enquêtes auprès des usagers. Ajoutons que les méthodes de l histoire orale ne peuvent venir qu en complément de la consultation des archives. C est pourquoi dans notre pays, les historiens se cantonnent à des périodes relativement lointaines, dont ils peuvent consulter sans restriction les archives épargnées par le temps. La situation est apparemment plus propice aux recherches dans les pays anglo-saxons, ce qui a favorisé les travaux sur l histoire récente des jeux de hasard et d argent. On peut toutefois retenir pour la France les synthèses de P. Coste, «Les loteries d État en Europe et la loterie nationale, historique, caractéristiques» (1933), de J. Léonnet (1963), «Les Loteries d État en France aux XVIII e et XIX e siècles», et l ouvrage d un trésorier payeur général, spécialiste de l histoire de la fiscalité en France, A. Neurisse, «Les jeux d argent et de hasard» (1991) ; tous trois retracent l histoire mouvementée des loteries, des casinos et des cercles de jeux sous l angle institutionnel, sans jamais aborder la question du jeu excessif. Leur 8 4. Gambling : Terme anglophone désignant les jeux de hasard et d argent

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