Régulation de l'expression des gènes. Les gènes exprimés et les gènes réprimés dans une cellule déterminent le phénotype de cette cellule.

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1 21/10/2014 GRANDMAISON Johan L2 Relectrice : Borg Manon BMCP Pr. Alain Margotat 14 pages Régulation de l'expression des gènes Plan A. Introduction B. Modifications de la chromatine I. Modifications post-traductionnelles des histones II. Remodelage de la chromatine III. Méthylation de l'adn C. Éléments cis et éléments trans I. Éléments cis proximaux et éléments trans associés II. Éléments cis distaux et éléments trans associés A. Introduction Nous sommes dans l ère post-génomique, c'est-à-dire que l'on connaît le génome humain. Celui-ci est composé d environ gènes existant dans toutes les cellules (il y a donc une nécessite de réguler leur expression). L expression de chaque gène doit être contrôlée au moment voulu et à l endroit voulu, c'est extrêmement important notamment au cours du développement et de la différenciation. Les gènes exprimés et les gènes réprimés dans une cellule déterminent le phénotype de cette cellule. Un gène est constitué d'introns (non codants) qui séparent des exons (séquences codantes). Il y a également un promoteur qui détermine l'expression du gène. Le gène comprend également des régions 5' non codantes (séquences assez courtes, en moyenne 0,2 à 0,3 kb) et des régions 3' non codantes (séquences un peu plus longue, en moyenne 0,7 à 0,8 kb). Il y a également un signal de polyadénylation à la fin du gène. La taille des introns peut présenter d'énormes variations de quelques dizaines de paires de bases à quelques centaines de kb, on ne donne donc pas de moyenne. 1/14

2 Voici 3 exemples pour montrer l'extrême diversité des gènes : Le gène de la β-globine (2 kb) présente uniquement 3 exons, alors que le gène de la BRCA1 (80 kb, muté dans le cancer du sein) en présente 24 et que le gène MYH7 (20 kb, code pour la myosine) en présente 40! La taille moyenne d'un exon est d'environ 122 pb et cette valeur est relativement homogène. En revanche, le nombre moyen d'exons est de 9 mais il y a énormément de variations. Par exemple, le gène de la titine (importante dans le muscle) présente 363 exons. La taille moyenne d'un ARNm est de 2,6 kb mais il y a là aussi de considérables variations. Par exemple, l'arnm de la titine présente 115 kb. La taille moyenne d'un gène humain est de 27 kb mais la taille médiane n'est que de 14 kb. Cela s'explique par le fait que certains gènes sont très longs comme par exemple le gène de la dystrophine (muté dans la myopathie de Duchenne) qui fait environ 2400 kb. Environ 4% de la longueur moyenne d un gène humain est codant. 1,5% du génome est codant mais 25% du génome représente des gènes codant pour des protéines. Le reste du génome peut être assimilé à des séquences répétées. 2/14

3 On a arbitrairement classés les gènes en 3 catégories selon leur taille (moins de 10 kb, moins de 100 kb et plus de 100 kb). On remarque que les petits gènes comme les ARNt ou l'histone H4 ont une séquence 100% codante, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas d'intron, alors que des grands gènes comme CFTR (muté dans la mucoviscidose) ou la dystrophine ont seulement 2,4 et 0,6 % de séquence codante. Cela signifie que plus un gène est grand, plus il aura de séquence non codante, c'est-à-dire qu'un gène grandit par la taille de ses introns, et non par celle de ses exons. Il y a différents sites de régulation de l'expression : la transcription (qui se fait sur un seul des brins), la maturation de l'arnm (avec l'épissage), le transport dans le cytoplasme, la traduction (grâce au ribosome) et enfin l'assemblage de la protéine. 3/14

4 On peut donc réguler l'expression des gènes au niveau chromatinien, au niveau transcriptionnel, au niveau posttranscriptionnel, au niveau traductionnel et au niveau post-traductionnel. Cela peut se réaliser notamment par les modifications post-traductionnelles des histones, par le remodelage de la chromatine, par la méthylation des cytosines de l'adn, par les sites régulateurs en cis (séquences d'adn) et et en trans (facteurs se fixant sur les séquences cis), par le choix de promoteur, par l'épissage alternatif, et enfin par l'interférence ARN. Dans un gène, il y a des éléments régulateurs distants (enhancers, silencers, etc) et des éléments régulateurs proximaux (promoteur, etc) : L'ADN n'est pas isolé dans le noyau, il est lié à des protéines au sein de nucléosomes, et forme donc une structure particulière. Cette structure doit être conditionnée pour que les sites de régulation deviennent plus ou moins accessibles pour les différents facteurs et pour l'arn polymérase II (qui transcrit l'adn en ARNm). Dans l'information génétique, il y a donc une notion de séquence et une notion de compartiment physique de la chromatine qui détermine l'accessibilité d'un gène. B. Modifications de la chromatine Entre deux divisions cellulaires, l ADN se trouve sous forme de chromatine. La chromatine présente (en dehors des périodes de division) des plages claires ou sombres, ce sont les 2 types de chromatine. Les régions sombres, plutôt en périphérie du noyau sont de l'hétérochromatine (chromatine inactive), alors que les régions claires, dispersées dans le noyau, sont de l'euchromatine (chromatine active). Ci-contre sont représentés les différents niveaux de compaction de la chromatine, avec le nucléosome comme structure de base. L'euchromatine est sous la forme de fibre de 11 nm mais elle peut aussi être sous la forme de fibre de 30 nm (dans ce cas, il y a une décompaction si besoin). Il y a deux types d'hétérochromatine : L'hétérochromatine constitutive ou obligatoire qui est très compactée et ne bouge jamais au cours du cycle. Elle n'est pas impliquée dans la régulation de l'expression et ne sert qu'à la structure. Il s'agit de séquences répétées comme par exemple au niveau des télomères ou des centromères. 4/14

5 L'hétérochromatine facultative qui peut dans certaines situations être décompactée et s'exprimer. Elle est moins riche en gènes mais peut éventuellement donner lieu à des régulations de l'expression des gènes. I. Modifications post-traductionnelles des histones Ces modifications participent à la régulation du génome dans son ensemble. L extrémité N-terminale des histones est saillante à l extérieur du nucléosome (octamère de protéines histones : 2 H2A, 2 H2B, 2 H3 et 2 H4). Cette extrémité est donc accessible et peut être modifiée. Elle est est riche en acides aminés basiques (arginine et lysine) et elle donc chargée positivement au ph cellulaire. Ces modifications sont essentiellement transitoires mais elle peuvent modifier la structure de la chromatine (au moment de la réplication et de la transcription) en modifiant la charge, donc l interaction avec les phosphates (chargés négativement) de l ADN. Ces modifications sont principalement la méthylation, la phosphorylation et l'acétylation. L'histone H1 ne fait pas partie du nucléosome mais joue un rôle dans la compaction en liant les nucléosomes. Elle peut être phosphorylée. Acétylation des histones L acétylation des histones se réalise sur les lysines grâce à des protéines possédant une activité histone-acétyltransférases (HAT). Ces protéines sont étroitement associées à la régulation de l expression des gènes, elles ne fonctionnent jamais seules mais au sein de complexes multiprotéiques (ex : récepteurs hormonaux nucléaires). Un exemple de protéine pourrait être CBP/p300 (camp response element Bindin Protein/p300). Méthylation des histones La méthylation des histones se réalise sur les lysines et les arginines. L histone H3 peut être méthylée sur les lysines 4 et 9 : La méthylation en 9 crée un site de liaison pour la protéine HP1 qui induit la compaction de la chromatine (donc l'expression du gène est inhibée). La méthylation de la lysine 4 a l effet inverse. Les méthylases d histone sont maintenant caractérisées (il y en a plus ou moins 20 chez l homme ) mais une seule histone déméthylase a été décrite à ce jour, LSD1 (lysine specific demethylase 1), qui est capable de déméthyler la lysine 4 de l histone H3. Phosphorylation des histones La majorité des études soutiennent que la phospyorylation des histones au niveau de la sérine 10 de H3 a un effet activateur dans la transcription, c'est-à-dire que la plupart du temps, les gènes actifs ont leur sérine 10 qui est phosphorylée. Mais cela joue probablement un rôle mineur. Ubiquitinylation des histones (H2A et H2B) L ajout d ubiquitine est généralement associé à la dégradation par le protéasome. Cependant, l ubiquitinylation des histones H2A et H2B semble non dégradative. On ignore encore sa fonction mais des 5/14

6 hypothèses ont été énoncées : cela peut avoir un rôle dans la spermatogenèse, dans la réponse au stress ou dans la formation de l'hétérochromatine. Chaque modification influence les autres, par exemple : (Ces exemples ne sont pas à connaître.) La phosphorylation de la sérine 10 de H3 entraîne une acétylation plus importante de la lysine 14 sur la même histone, mais inhibe la méthylation de la lysine 9 ; et inversement. La méthylation de l arginine 3 de l histone H4 augmente l acétylation des lysines 8 et 12 de cette histone. En revanche, l acétylation des résidus 5, 8, 12, et 16 inhibe la méthylation de l arginine 3. La phosphorylation de la sérine 1 de H4 inhibe l acétylation de la lysine 5, une inhibition bloquée par la méthylation de l arginine 3. Il faut retenir que tout ceci est extrêmement complexe et interdépendant. Il est également important de noter que la modification des histones peut aussi réguler la modification de l ADN : la méthylation de la lysine 9 de H3 peut diriger la méthylation de l ADN. A l'état non modifié, le nucléosome présente des charges positives au niveau des queues des histones ce qui permet une interaction avec les phosphates de l'adn (chargés négativement). Il y a aussi des interaction avec des protéines possédant un domaine SANT. Lorsque les histones sont méthylés, on augmente l'hydrophobicité sans toucher aux charges positives. Les interactions ADN-histones seront donc plus fortes. Cette méthylation va aussi rendre certaines parties accessibles et des protéines à chromodomaine vont venir s'y fixer. Lorsque les histones sont acétylées, on diminue les charges positives donc les interactions ADN-histone seront moins fortes. Certaines parties rendus accessibles par cette acétylation vont alors être fixées par des protéines à bromodomaine. 6/14

7 La désacétylation des histones est généralement associée à une inhibition de l expression génique. Les groupement acétyles sont enlevés par des désacétylases d histones HDAC (histone deacetylases). Comme les HAT, les HDAC font partie de complexes multiprotéiques. La désacétylation rend la protéine plus compacte et donc favorise moins l'expression des gènes. Exemple : sin3a et NuRD contiennent des protéines proches du complexe SWI/SNF et d autres qui se lient au cytosines méthylées de l ADN. Des HDAC sont recrutées par des co-répresseurs dans des complexes de répression de la transcription (ex : récepteurs nucléaires d hormones). II. Remodelage de la chromatine Le remodelage des nucléosomes est la modification ou le repositionnement des nucléosomes sur une courte région de manière à faciliter l accessibilité des protéines à l ADN. Ce mécanisme (contrairement aux méthylations/ acétylations) n impliquent pas de modifications covalentes des histones et est ATP-dépendant. Il y a 3 types de changements : Le «remodeling» est le changement des interactions du nucléosome avec l'adn. Le «sliding» est le fait de faire glisser l'adn autour du nucléosome. Le «transfer» est le fait de déplacer le nucléosome plus loin (il y a détachement du nucléosome de la séquence ADN puis fixation plus loin). Ces changements sont opérés par de très grand complexes protéiques comme par exemple SWI/SNF. Il est composé d'au moins 10 protéines dont certaines ont des bromo- ou chromodomaines. Il reconnaît donc les histones mais ne se lie pas directement à l ADN. Certains de ses composants peuvent interagir avec des HAT mais ne semble pas influencer directement l expression génique, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas suffisants pour réguler l'expression. La chromatine peut aussi être modifiée par les HMGN (high mobility group nucleosome-binding). Ce sont des petites protéines (10 kda) qui sont très mobiles dans le noyau. Cette mobilité est compatible avec l'hypothèse d une modification transitoire locale de l ADN en fonction des besoins (les HMGN se déplacent vers la localisation du noyau qui nécessite des HMGN). Les HMGN peuvent se fixer au noyau octamère des histones mais la relation directe avec une régulation d expression n est pas établie. Les protéines SRY (sex-determining region on the Y chromosome) et SOX9 (SRY-related HMG box9) possèdent un domaine HMG, se lient à l ADN et induisent une ouverture de sa structure. Les HMGN sont donc des protéines qui participent à la modification géographique et physique de la chromatine. Au niveau proportion, les 5 sortes d'histones représentent environ la moité des protéines du noyau. Les facteurs de transcription et les HMGN ne représentent pas une très grande proportion mais présentent une grande diversité. L'hypothèse du «code histone» stipule que chaque gène porterait une «étiquette» d histones modifiables d une manière unique et caractéristique du gène. La «traduction» de cette étiquette se ferait via des complexes protéiques capable de reconnaître ces états de méthylation et 7/14

8 d acétylation (ils en sont capables notamment grâce à leur chromo et bromodomaines). On peut cependant considérer que les modifications observées sont la conséquence d activation/répression de la transcription. Il ne faut pas oublier que les protéines spécifiques liant l ADN restent les supports de spécificité les plus forts. III. La méthylation de l'adn L ADN bactérien est méthylé de façon à pouvoir reconnaître un ADN étranger et/ou nouvellement répliqué, qui lui ne le sera pas et présentera des sites de restriction. Les enzymes de restriction vont donc reconnaître et dégrader l'adn étranger. Chez les eucaryotes, le rôle principal semble être la régulation de l expression des gènes. C est la cytosine des doublets CpG qui est méthylée. En première approximation, on peut associer séquences méthylées et inactivation des gènes, car les séquences méthylées en amont vont empêcher la fixation de différents facteurs. Plusieurs méthylases ont été caractérisées : Dnmt1 procède à la méthylation conservatrice (au cours de la réplication), Dnmt3a et Dnmt3b à la méthylation de novo (au niveau de l'empreinte parentale). La méthylation conservatrice désigne le fait de méthyler le brin nouvellement synthétisé de la même manière que le brin modèle. Lorsque l'on désamine une cytosine, on obtient un uracile ; cette erreur est repérée et corrigée. Par contre, lorsqu'on désamine un 5méthyl cytosine, on obtient une thymidine ; et cette erreur n'est pas corrigée. Ce mécanisme conduit (à l échelle de l évolution) à la déplétion en CpG dans l ADN (généralement 20% de la fréquence attendue) partout où les CpG sont/étaient méthylés. A l inverse, la présence de nombreux CpG est souvent associée à une région 5 d un gène exprimé, hypométhylée. On appelle «îlots CpG (ou HTF)» des séquences de quelques centaines de pb riches en GC hypométhylées, souvent situées en amont de gènes exprimés. Quasiment tous les gènes ont des îlots CpG au niveau de leur promoteur. Ils peuvent être facilement repérés par des enzymes de restriction qui coupent rarement (comme Hpa II, Sac II, Not I, etc..) ce qui peut permettre le repérage (cartographie) et le décompte des gènes présents dans une séquence. En effet, ces enzymes vont couper au niveau de chaque promoteur et le nombre total de fragments correspondra au nombre de gènes. Les allèles d origine paternelle ou maternelle d un même gène peuvent différer par leur pattern de méthylation : ce phénomène s appelle «empreinte génétique» (imprinting ). Ainsi, seul un des 2 allèles s'exprime, l'autre est inactif. Ceci résulte de méthylations de novo à des sites spécifiques dans les cellules germinales. Si le gène a une empreinte paternelle (comme dans l'exemple ci contre), alors dans les cellules germinales féminines, il y aura méthylation des 2 brins, et dans les cellules germinales masculines, il y aura déméthylation des 2 brins. Et inversement si le gène a une empreinte maternelle. 8/14

9 Il s agit d un exemple classique d héritage épigénétique. On connaît une quarantaine de gènes soumis à empreinte parentale. La ge ne tique est l'étude des caracteres héréditaires transmissibles selon les lois de Mendel. Ces caracteres sont portés par les genes et codés par l ADN. L'épigénétique est l'étude des caracteres (ex : changement des états de transcription des genes) qui sont héritables au cours des divisions cellulaires mais qui n impliquent aucun changement de la séquence d ADN. Ces caracteres sont en général réversibles («reprogrammables» selon le type cellulaire) et sont portés par des modifications dites épigénétiques. On connaît une vingtaine de maladies liées à ces modifications épigénétiques et plusieurs seront abordées en cours de génétique. Nous allons maintenant traiter quelques exemples de maladies génétiques induisant des altérations épigénétiques ou des altérations du génotype qui induisent des altérations de l épigénotype. Au niveau du chromosome 15 (région 11p15), il y a des possibilités de crossings over inégaux au moment de la méiose du fait d'une même séquence répétée 2 fois. Il peut donc y avoir une duplication (de la partie entre les parties répétées) d'un côté et une perte de l'autre. Si l'allèle paternel est manquant, on a un syndrome de Prader-Willi (retard mental, hypotonie, appétit incontrôlable conduisant à l'obésité). Si l'allèle maternel est manquant, on a un syndrome d'angelman (microcéphalie, retard mental sévère avec absence de parole, mouvements ataxiques et saccadés). Les porteurs de duplication ont un syndrome moins sévère (retard mental + problèmes de comportement). Le syndrome ICF (Immunodéficience - instabilité Centromérique- dysmorphie Faciale) est directement causé par des mutations du gène de la DNA méthyltransférase3b qui réalise habituellement la méthylation de novo. Il y a également des maladies résultant directement d altérations directes de l épigénotype : le syndrome de Beckwith-Wiedemann (SBW) est un syndrome de croissance excessive (macrosomie) associant une macroglossie (langue volumineuse), une viscéromégalie (gros organes internes) et des anomalies de développement, au premier rang desquelles des anomalies de fermeture de la paroi abdominale (omphalocèle). Il prédispose au développement de tumeurs embryonnaires dont la plus fréquente est la tumeur de Wilms ou néphroblastome. Son incidence est de l'ordre de 1 cas pour naissances. Le SBW est due à une dérégulation de l empreinte parentale des gènes de la région chromosomique 11p15 en particulier du gène de IGF2 dont un seul allèle (paternel) est en général exprimé. 9/14

10 Il y a également des maladies qui concernent la relation entre la méthylation de l'adn et l'expression génique. Habituellement, les CpG méthylés recrutent MeCP2 qui va elle-même recruter des HDAC pour ensuite inhiber l'expression du gène. Des mutations du gène codant pour la protéine MeCP2 sont à l'origine du syndrome de Rett. MeCP2 (dont le gène est sur l X) mutée ne permet pas le recrutement de HDAC et cela provoque la dérepression de plusieurs gènes. Le syndrome de Rett se caractérise par des troubles neurologiques et touche surtout les femmes parce que les garçons meurent à 1 ou 2 ans s'il en sont porteurs. C'est une maladie qui ressemble à l autisme, si on ne fait pas de diagnostic moléculaire. Les modifications post-traductionnelles des histones, la méthylation de l ADN et ce qu il est convenu d appeler «remodelage de la chromatine» sont des processus intimement liés chronologiquement et topologiquement, c'est-à-dire que tout de se passe en même temps et de façon interconnectée. Toutes ces modifications montrent des corrélations claires avec les différents états de la chromatine mais il n a pas été possible d identifier un contrôle unique. Chacun des processus décrit contribue pour une part à une combinaison d ensemble qui détermine l état de la chromatine à un endroit et un moment donné. On peut prendre l'analogie de la météo, on étudie pas uniquement la pression ou la vitesse du vent, on étudie tout en même temps et c est difficile de pouvoir prévoir. C. Éléments cis et éléments trans I. Éléments cis proximaux et éléments trans associés Un élément cis est une séquence d'adn et un élément trans est un facteur protéique qui s'y fixe. L'élément cis est sur le même gène qui est censé être exprimé ou réprimé tandis que l'élément trans est sur un antre gène. Voici un exemple de promoteur : Dans presque tous les gènes, on trouve une boîte de séquence TATAA. Elle est située environ 35 paires de nucléotides en amont du site d initiation de la transcription et est reconnue par la TBP (tata binding protein). Assez souvent, on trouve aussi d autres séquences au voisinage immédiat de la boîte TATA, par exemple : En aval du site d'initiation, on trouve un élément «Downstream Promoter Elements» DPE et/ou DCE «downstream core element» Le site d initiation de la transcription (Inr) Ces deux éléments sont reconnus par des facteurs TAFs (TBP associated factors). 10/14

11 En amont, on trouve des séquences GC-riches liant les facteurs Sp1 par exemple Une séquence CCATAA liant les facteurs de la famille C/EBP (CCATAA enhancer binding protein) Il y a de grandes variations dans la composition des promoteurs, comme on peut le voir ci-dessous. Même la tata box n'est pas obligatoire! (idem pour GC box et CAAT box) La première étape de l'initiation de la transcription est la fixation du facteur TBP sur la tata box qui induit une torsion de l'adn. Il y a ensuite fixation des facteurs TFIIA, TFIIB, TFIIE, TFIIF, TFIIH et TAFs avant qu'arrive l'arn polymérase II. Le PIC (pre initiation complex) est ainsi formé. Certains TAFs (facteurs associés au TBP) ont une configuration voisine des histones, d autres interagissent avec les protéines fixées sur des éléments en amont, d autres peuvent avoir des activités enzymatiques (phosphorylation d autres facteurs, acétylation des histones). Contrairement aux ADN polymérase, les ARN polymérase n ont pas besoin d amorce mais nécessitent des facteurs TFII. Une sous unité TFII H est une hélicase, c'est-à-dire une protéine qui permet de séparer les 2 brins d'adn. Il ne semble pas y avoir de signal de terminaison (contrairement à la traduction), c est la coupure de l ARN puis la dégradation par une exonucléase de la chaîne en progression qui détermine la fin de la transcription. Il ne faut pas penser qu'à chaque fois qu'un gène est transcrit, cela va aboutir à une protéine fonctionnelle. Il y a beaucoup d'erreurs à différents niveaux (transcription, traduction...) ce qui fait qu'une grande partie des transcrits et des protéines synthétisées vont être anormaux et dégradés. Un gène produit donc beaucoup plus d'arn que nécessaire. 11/14

12 II. Éléments cis distaux et éléments trans associés Certains gènes ne sont pas régulés et sont tout le temps exprimés, dans toutes les cellules : ce sont des gènes important pour la cellule. Dans les gènes régulés, en plus des éléments précités, on trouve d autres éléments («cis») en amont capables de fixer un grand nombre de facteurs différents. Ce sont notamment des éléments de réponses ou des enhancers La région en amont du gène présente une torsion afin de rapprocher dans l'espace les facteurs cis distaux et le promoteur. Cela permet une interaction entre les différents facteurs (éléments trans). On a encore beaucoup de mal à tout comprendre et on ne peut pas prévoir le comportement d'un gène. Remarque :des éléments recrutent des protéines pour former des complexes qui recruteront d'autres protéines grande diversité et régulation très fine mais également stochastique : ce n'est pas parce qu'on connaît tous les éléments et tous les signaux d'une cellule que l'on est capable de prédire ce qu'il va se passer dans cette cellule! Petite parenthèse sur le démon de Laplace : c'est un petit démon qui peut prévoir l'avenir car il connaît tout les lois et tous les variables. C'est possible dans un monde déterministe, mais cette idée de monde déterministe est remise en cause actuellement à cause de la physique quantique et notamment le principe d'heisenberg qui dit que l'on ne peut connaître en même temps la position et la vitesse d'une particule. C'est pareil pour l'expression des gènes, on ne peut pas déterminer réellement le comportement. 12/14

13 Certains facteurs de transcriptions («trans») ne sont pas généraux mais sont spécifiques à certains gènes. L élément «cis» («élément de réponse») sur lequel ils se fixent peut être très éloigné du promoteur. Quand ils sont activateurs, ils sont indispensables pour que la transcription soit efficace. Ils peuvent aussi être inhibiteurs et alors empêchent toute activation de la transcription (même si les gènes réprimés expriment toujours un très petit nombre de messagers). Ils sont extrêmement nombreux (plus de 2000 entrées dans Transfac qui est une base de donnée des facteurs cis fixant des facteurs trans), mais chaque cellule en possède un jeu plus ou moins important. Si dans une cellule un élément de réponse libre ne trouve pas un facteur capable de s y fixer, le gène régulé par cet élément ne sera pas transcrit très efficacement (ou même pas du tout). Ces facteurs de transcription spécifiques se fixent généralement à l'adn sous forme de dimères qui peuvent être des homodimères (deux molécules semblables) ou des hétérodimères (deux molécules différentes d une même famille). Les récepteurs nucléaires sont des facteurs de transcription dont l activité est dépendante de la fixation d un ligand (souvent une hormone ou un métabolite). Ces facteurs de transcription sont des molécules multi-fonctionnelles comprenant différents domaines. On peut ainsi décrire un domaine de fixation à l'adn, un domaine d activation, un domaine de dimérisation et un domaine de fixation d un ligand (cas des récepteurs nucléaires). Les différents domaines de fixation à l ADN que l on peut rencontrer dans les différents facteurs de transcription sont les structures «en doigt de zinc», les structures «helix-turn-helix» (hélice-tour-hélice) et les structures «helix-loop-helix»(hélice-boucle hélice). Mais dans de nombreux cas, il est difficile de catégoriser le domaine de fixation. Dans le prochain cours sera traité notamment le cas des facteurs nucléaires. 13/14

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