Infections à Herpesviridae

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1 Les herpès virus comprennent le groupe HSV (HSV-1, HSV-2), le virus de la varicelle et du zona (VZV), le virus de la mononucléose infectieuse (EBV), le cytomégalovirus (CMV), l HHV-6, l HHV-7 et l HHV-8. Ces virus à tropisme neuro-ectodermique et/ou lymphotrope sont strictement humains et se caractérisent par leur persistance à l état latent, après la primoinfection (asymptomatique ou symptomatique), et par le risque de réactivations (récurrences), plus fréquentes et plus graves chez l immunodéprimé. 1 Herpès simplex virus (HSV-1 et HSV-2) 1. Pour comprendre n Épidémiologie HSV-1 : l'infection survient au cours des premières années de la vie. HSV-1 est responsable de l herpès oral, oculaire et des atteintes cérébrales, le pourcentage d'hsv-1 isolés au niveau génital augmente. HSV-2 : HSV-2 est responsable de la majorité des atteintes génitales, méningées et de l herpès néonatal. Son épidémiologie est celle d une IST. n Physiopathologie La transmission se fait par contact direct cutanéomuqueux : la salive et les lésions cutanéomuqueuses pour HSV-1, les relations sexuelles, le passage de l'enfant dans la filière génitale et le passage transplacentaire pour HSV-2. Après la primo-infection, une infection latente s établit à vie dans l organisme, au niveau des neurones des ganglions sensitifs. Il peut exister une excrétion virale asymptomatique en dehors des poussées cliniques. Lors des récurrences, le virus chemine par voie nerveuse centrifuge vers la peau ou certains organes (rein, SNC ) où il est responsable des signes cliniques. n Points clés du diagnostic Cliniques Infection à HSV-1 Herpès oral : la primo-infection survient dans l enfance, est asymptomatique ou responsable d une gingivostomatite aiguë. Les récurrences se manifestent chez l adulte par un bouquet de vésicules, unilatéral, à la jonction cutanéomuqueuse des lèvres, à la narine ou au menton. Manifestations ophtalmologiques, multiples : kératite herpétique (superficielle, profonde, stromale), conjonctivite folliculaire, plus rarement uvéite, iridocyclite ou nécrose rétinienne aiguë. Infection à HSV-2 : herpès génital Primo-infection : n est symptomatique qu une fois sur trois, mais peut être bruyante : multiples vésicules rapidement ulcérées et douloureuses siégeant 133

2 134 chez l'homme sur le gland ou le pénis, chez la femme sur la vulve, le périnée, les fesses, le col ou le vagin (avec souvent leucorrhées), avec parfois fièvre, malaise général, adénopathies inguinales bilatérales sensibles, voire dysurie, rétention d'urine en cas d'atteinte urétrale. La cicatrisation peut prendre plusieurs semaines. Récurrences : d intensité moindre, sont précédées de prodromes (brûlures, prurit, paresthésies durant quelques heures ) se caractérisent par des vésicules en bouquet vite ulcérées, durant 6-7 jours. Les porteurs asymptomatiques peuvent transmettre le virus. Herpès anal et péri-anal, en augmentation chez la femme et chez l'homme homosexuel. Autres manifestations Encéphalite herpétique : urgence thérapeutique, elle réalise typiquement chez l'enfant et l'adulte jeune une encéphalite aiguë nécrosante temporale, le début est rapide, à liquide clair lymphocytaire, avec zone hypodense (nécrose) en régions temporales, fixant plus ou moins le contraste au scanner. Le diagnostic repose sur la PCR-HSV. L'évolution spontanée est gravissime : 80 % de mortalité, séquelles très graves pour les patients survivants. Herpès néonatal : concerne 1 à 3 nouveau-nés pour naissances (70 à 200 cas annuels en France), gravissime chez le nouveau-né, avec une mortalité de 85 %, due principalement à HSV-2, nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire ; éruption vésiculeuse et nécrotique diffuse, hépatite nécrosante. Panaris herpétique : aspect vésiculeux, le plus souvent au niveau de l index de la main dominante. Angine herpétique : rare, souvent confondue avec l'herpangine. Pustulose varioliforme de Kaposi-Juliusberg : caractérisée par un herpès diffus sur des lésions d'eczéma. C'est une affection rare et grave avec risque de déshydratation, choc, surinfection, bactériémie. Paracliniques : le diagnostic est clinique dans les manifestations cutanéomuqueuses typiques, virologique pour les autres manifestations. Isolement viral par culture cellulaire : nécessite l acheminement rapide au laboratoire en milieu de transport à + 4 C. Il permet le typage et l étude des sensibilités aux antiviraux. Détection d ADN viral par PCR : rapide, plus sensible que la culture. Primordiale pour l encéphalite. n Gravité Formes de l immunodéprimé : les états d immunodépression cellulaire (Sida, transplantation, hémopathies ) favorisent les récurrences sévères et extensives avec risque de dissémination viscérale (pneumopathie, hépatite ).

3 Herpès néonatal : le tableau est celui d un sepsis néonatal grave avec éruption nécrotique diffuse, hépatite nécrosante, thrombopénie et possibles atteintes polyviscérales. La mortalité est élevée (85 %). 2. Prise en charge des infections herpétiques n Traitement anti-infectieux curatif (T16-1) T16-1 : TRAITEMENT DES INFECTIONS HERPÉTIQUES Antiviral Dose quotidienne Voie Autres mesures durée d administration Gingivostomatite Valaciclovir (Zelitrex ) Cp 500 mg x 2 PO Réhydratation si nécessaire par herpétique de Aciclovir (Zovirax ) 5 doses de 5 ml PO voie orale ou IV primo-infection suspension buvable Bains de bouche avec de l eau Aciclovir (Zovirax ) 5 mg/kg x 3/j, 10 j IV bicarbonatée ou de l aspirine Alimentation semi-liquide Herpès génital Valaciclovir (Zelitrex ) Cp 500 mg x 2, 10 j PO de primo-infection Aciclovir (Zovirax ) Cp 200 mg x 5, 10 j PO Récurrence Aciclovir (Zovirax ) Cp 200 mg x 5, 5 j PO d herpès génital Valaciclovir (Zelitrex ) Cp 500 mg x 2 PO En 1 ou 2 prises, 5 j Herpès de Aciclovir (Zovirax ) 5 mg/kg x 3/j IV l immunodéprimé Herpès cornéen Aciclovir (Zovirax ) 5 appl/j poursuivies Pommade Contre-indication à superficiel 3 j après ophtalmique la corticothérapie et aux la cicatrisation anesthésiques locaux Kératite profonde Aciclovir (Zovirax ) 5 mg/kg x 3/j IV ou uvéite jusqu à cicatrisation Kératites et Valaciclovir (Zelitrex ) Cp 500 mg x 2 PO kérato-uvéites en 1 ou 2 prises Encéphalite Aciclovir (Zovirax ) mg/kg x 3/j, IV herpétique 21 j n Prévention (T16-2) : il n existe actuellement pas de vaccin disponible. T16-2 : PRÉVENTION DES INFECTIONS HERPÉTIQUES Antiviral Dose quotidienne Voie Durée d administration Prévention des récurrences cutanéomuqueuses Aciclovir Cp 200 mg x 4 en 2 prises ; PO chez l immunocompétent (si > 6/an) Zovirax au moins 6-12 mois 2 doses de 10 ml (400 mg) en 2 prises ; au moins 6-12 mois Prévention des infections génitales récidivantes Valaciclovir 500 mg/j en 1 à 2 prises ; PO (si > 6/an) Zelitrex au moins 6-12 mois Prévention des récidives d'infections oculaires 1 Valaciclovir Cp 500 mg x 1 ; 6-12 mois PO Zelitrex 1 Kératite épithéliale après 3 récurrences par an, kératite stromale et kérato-uvéite après 2 récurrences par an. En cas de chirurgie de l'œil : 1 cp à 500 mg/j 135

4 136 2 Virus varicelle-zona (VZV) : varicelle 1. Pour comprendre n Épidémiologie La plus contagieuse des maladies éruptives de l enfant, infection quasi obligatoire : à cas par an en France, avec plus de hospitalisations, et une vingtaine de décès. n Physiopathologie Primo-infection par le VZV. Contagiosité extrême, par voie aérienne au début, débutant 2 à 3 jours avant l éruption, puis cutanée au stade des vésicules et jusqu à la chute des croûtes. Le VZV demeure alors latent dans les ganglions des racines sensitives. n Points clés du diagnostic Cliniques : chez l enfant immunocompétent, le diagnostic est clinique : éruption prurigineuse, d éléments d âge différent (macules, vésicules, croûtelles), évoluant en plusieurs poussées, et respectant les paumes et les plantes ; fièvre aux alentours de 38 C. Le pronostic est bénin en dehors du risque de surinfection, et exceptionnellement d ataxie cérébelleuse. Paracliniques : le diagnostic est clinique. n Gravité Les formes de l adulte sont plus sévères. Chez l immunodéprimé, risque de varicelle grave extensive, hémorragique, voire nécrotique, atteintes viscérales (pneumopathie). Chez la femme enceinte, le risque d embryopathie est limité (de l ordre de 2 %) aux cas où la varicelle survient avant la 20 e semaine d aménorrhée. Si la mère contracte la varicelle dans les 5 jours qui précèdent ou les 2 jours qui suivent l accouchement, risque de varicelle néonatale très grave. n Risques évolutifs Surinfections cutanées : dues principalement à Staphylococcus aureus et à Streptococcus pyogenes, favorisées par le prurit, l effraction cutanée, des soins locaux inappropriés (talc) et par la prise d AINS qui sont contre-indiqués. Complications neurologiques : ataxie cérébelleuse. Convulsions. Plus rarement : encéphalite, polyradiculonévrite, myélite, méningite. Autres complications : surinfections respiratoires, purpura thrombopénique, laryngite. 2. Prise en charge n Traitement anti-infectieux curatif (T16-3) L aciclovir (Zovirax ) par voie parentérale est indiqué dans les situations suivantes : formes sévères (ulcéronécrotiques ou hémorragiques) ; formes avec complica-

5 tions viscérales de l adulte immunocompétent ; formes des immunodéprimés ; varicelle de la femme enceinte ; varicelle du nouveau-né. n Traitements adjuvants Généraux : antihistaminiques (hydroxyzine (Atarax ) ou dexchlorphéniramine (Polaramine ). Proscrire aspirine (risque de syndrome de Reye). Antibiothérapie : par voie générale, uniquement en cas de surinfection. Locaux : douche ou bain quotidien, pain dermatologique, ongles courts. Talc, pommades, interdits. Éviction scolaire jusqu à chute des croûtes T16-3 : INDICATION D UN TRAITEMENT ANTIVIRAL PAR ACICLOVIR (ZOVIRAX ) Traitement Durée Varicelle de l immunodéprimé mg/kg/8 h IV 7-10 j Varicelle de la femme enceinte 15 mg/kg/8 h IV 7-10 j Varicelle du nouveau-né 20 mg/kg/8 h IV 7-10 j n Prévention de la varicelle T16-4 : PRÉVENTION DE LA VARICELLE Moyens Dose Indication Immunoglobulines spécifiques anti-vzv 25 UI/kg dans les 96 h Immunodéprimé exposé à un varicelleux Varitect (disponibles en ATU) suivant l exposition Femme enceinte exposée à un varicelleux Vaccination Varilrix Avant 13 ans : 1 injection Personnes sans ATCD de varicelle ou/et Après 13 ans : 2 injections ayant une sérologie négative et : espacées de > 6-10 sem - immunodéprimées (avant chimiothérapie) Varivax Avant 12 ans : 1 injection - en contact étroit avec les immunodéprimés Après 12 ans : 2 injections ou la petite enfance espacées de 4-8 sem - exposées à une varicelle à l âge adulte 3 Virus varicelle-zona (VZV) : zona 1. Pour comprendre n Épidémiologie Le zona survient surtout au-delà de 50 ans. Il est favorisé par les situations d immunodépression cellulaire (VIH, lymphomes ). La douleur post-zostérienne (DPZ), complication majeure, augmente avec l'âge : 50 % des cas à 50 ans, plus de 70 % des cas au-delà de 70 ans. n Physiopathologie C est une récurrence localisée liée à la réactivation du VZV latent dans les ganglions des racines sensitives : le VZV migre le long des racines jusqu à la peau où il produit une éruption de topographie radiculaire. L'inflammation aiguë du nerf sensitif et du 137

6 ganglion est à l origine de la douleur aiguë. Les DPZ s observent après la cicatrisation des lésions cutanées et seraient liées à des lésions de démyélinisation et de fibrose cicatricielle au niveau des axones. Elles sont insensibles aux antiviraux. n Points clés du diagnostic Diagnostic clinique : prodromes : brûlures, démangeaisons dans le territoire atteint. Phase d état caractérisée par le type de l éruption : douloureuse, vésiculeuse ulcérée sur fond érythémateux, évoluant vers la formation de croûtes et la cicatrisation. Sa topographie radiculaire, métamérique, unilatérale. Diagnostic virologique : inutile dans 95 % des cas. PCR VZV disponible dans le LCR. Sérologie utile en situation prévaccinale. n Gravité Localisation ophtalmique : DPZ intenses et prolongées, complications oculaires pouvant compromettre la vision. Complications neurologiques, exceptionnelles : paralysie oculomotrice dans les zonas ophtalmiques. Angéite carotidienne avec hémiplégie controlatérale au zona ophtalmique. Myélite et encéphalite, méningites. Zona généralisé : il associe une atteinte métamérique et la présence de nombreuses vésicules (> 10-20) à distance du métamère atteint. Forme du sujet immunodéprimé : associe à l'atteinte cutanée diffuse des atteintes viscérales, notamment pulmonaires, encéphalitiques, hépatiques. Le pronostic de ces formes graves a été transformé par les antiviraux. n Risques évolutifs Dominé par le risque de DPZ, la généralisation avec atteinte viscérale chez l immunodéprimé. 2. Prise en charge n Traitement anti-infectieux curatif 138 T16-5 : INDICATION D UN TRAITEMENT ANTIVIRAL AU COURS DU ZONA Traitement Durée Sujet adulte immunocompétent Valaciclovir (Zelitrex ) 7 j Prévention des douleurs associées au zona 1 g (2 cp 500 mg) x 3/j PO (réduction de leur durée et de leur fréquence) Prévention des complications oculaires du zona ophtalmique Sujet immunocompétent Aciclovir (Zovirax ) : voie IV 7 j Zona grave par l'extension ou par l'évolutivité 10 mg/kg toutes les 8 h des lésions Sujet immunodéprimé Aciclovir (Zovirax ) : voie IV 7 j mg/kg/j IV Valaciclovir (Zelitrex ) : 1 g (2 cp 500 mg) x 3/j PO 7 j en cas de forme non compliquée, immunodépression stable, non sévère, localisation initiale monométamérique, et surveillance clinique rapprochée (hors AMM)

7 n Traitements adjuvants Traitements locaux Déconseillés : talc, crèmes, pommades, gels, antibiotiques locaux, antiviraux locaux, anesthésiques, colorants. Conseillés : douches ou bains quotidiens à l eau tiède (pain, savon ou lavant dermatologique). Antibiothérapie : en cas de surinfection cutanée, par voie générale. Prise en charge de la douleur : utilisation d une échelle visuelle analogique. Phase aiguë : antalgiques banals : paracétamol-codéine (Dafalgan Codéine, Efferalgan Codéine ), paracétamol-dextropropoxifène (Di-antalvic, Propofan ). Les corticoïdes ne sont pas indiqués au cours de la phase aiguë. DPZ : nécessitent d utiliser d autres traitements tels que l amitriptyline (Elavil, Laroxyl ), la carbamazépine (Tégrétol ), le clonazépam (Rivotril ), la gabapentine (Neurontin ). n Prévention Un vaccin à virus vivant atténué sera bientôt mis à disposition : Zostavax. Chez les personnes 60 ans, Zostavax réduit de moitié l incidence du zona et de plus de 66 % l incidence des névralgies post-zostériennes. 4 Cytomégalovirus (CMV) 1. Pour comprendre n Épidémiologie Ubiquitaire : en France, 40 à 60 % des adultes ont des anticorps. Transmission interhumaine : essentiellement respiratoire, parfois sexuelle, ainsi que par salive, urines ou lait. Transmission indirecte : transfusion, greffe de moelle osseuse, transplantation d organe. En France, 0,5 à 1,5 % des femmes enceintes ont une primo-infection à CMV et la transmission maternofœtale est de 20 %. n Physiopathologie Primo-infection le plus souvent asymptomatique. L infection secondaire est due à la réactivation de l infection latente, favorisée par une immunodépression de type cellulaire ou à une réinfection exogène à partir de souches différentes. En cas de primo-infection pendant la grossesse, le risque de transmission maternofœtale est de 20 % et augmente avec le terme. 139

8 140 n Diagnostic Clinique Sujet immunocompétent : la primo-infection est inapparente, ou peut s exprimer par une fièvre prolongée (2-6 semaines), un syndrome mononucléosique, une hépatite clinique et biologique, une complication rare (polyradiculonévrites, anémie hémolytique ). Sujet immunodéprimé : manifestations viscérales graves : - transplanté d organe : fièvre et cytopénie, pneumopathie interstitielle, localisation à l organe transplanté ; - infection à VIH : rétinite, atteinte digestive, plus rarement neurologique. Paraclinique Biologie - Primo-infection à CMV : syndrome mononucléosique et cytolyse hépatique sont quasi constants. Présence d IgM et augmentation du taux des IgG. Utilisé chez la femme enceinte surtout, le test d avidité des IgG peut permettre de dater l infection. - Antigénémie pp65 ou PCR dans le sang détectant une infection parfois avant l apparition de signes cliniques chez l immunodéprimé. - Techniques d immunohistochimie pour détection directe du CMV dans les tissus. Imagerie : selon l organe atteint : radiographie pulmonaire, tomodensitométrie ; fibroscopie œsogastrique et coloscopie avec biopsies ; fond d œil chez des patients infectés par le VIH avec CD4 < 100/mm 3. n Évaluation de la gravité et risques évolutifs Primo-infection : rares formes graves. Immunodéprimé : pneumopathie pouvant être mortelle ; rétinites à CMV avec possibilité de séquelles fonctionnelles. 2. Prise en charge des infections à CMV n Traitement anti-infectieux curatif (T16-5) Seules les infections des immunodéprimés doivent être traitées. Ces traitements toxiques nécessitent une surveillance étroite et les posologies doivent être adaptées à la clairance de la créatinine. Traitement d attaque : chez les patients avec hémopathie, les transplantés et chez les patients infectés par le VIH, le traitement de première intention est le ganciclovir. Chez le patient infecté par le VIH, un traitement par le foscarnet peut également être prescrit en 1 re intention. S il s agit d une rétinite à CMV, un traitement par valganciclovir per os peut être donné en 1 re intention. En 2 e intention, surtout en cas de neutropénie, un traitement par foscarnet peut être proposé dans les autres indications. Le cidofovir n est proposé que dans la rétinite à CMV chez les patients VIH+ en l absence d insuffisance rénale, si les

9 T16-6 : TRAITEMENT CURATIF DES INFECTIONS À CMV Nom Posologie - Voie Effets secondaires Surveillance d administration Ganciclovir 5 mg/kg/12 h Leuconeutropénie +++, thrombopénie, NFS +++ (Cymévan ) IV min, anémie. Troubles neuropsychiques. Fièvre, Transaminases, créatininémie j éruption, atteinte hépatique (adaptation à la fonction rénale ++) Valganciclovir 900 mg/12 h PO Idem ganciclovir Idem ganciclovir (Rovalcyte ) j Foscarnet 90 mg/kg/12 h Néphropathie (tubulopathie), troubles du Créatininémie (adaptation à (Foscavir ) IV min métabolisme phosphocalcique, nausées, la fonction rénale), kaliémie, (préhydratation), vomissements, paresthésies, convulsions, calcémie, phosphorémie, j anémie, ulcérations génitales (rinçage magnésémie, NFS, amylasémie post-mictionnel +++), phlébite de la veine perfusée, pancréatite Cidofovir 5 mg/kg/sem Tubulopathie proximale Ÿ hydratation et Créatininémie (adaptation à (Vistide ) IV 60 min Probénécid. Uvéite antérieure, baisse de la fonction rénale), protéinurie, (préhydratation) la pression oculaire, neuropathie glycosurie, glycémie, NFS périphérique, nausées, neutropénie, alopécie autres traitements sont inappropriés. La durée du traitement d attaque varie selon les pathologies, le plus souvent 2 à 3 semaines, jusqu à cicatrisation pour les rétinites. Traitement d entretien ou prophylaxie secondaire : il est proposé à mi-dose du même traitement (5 mg/kg/j IV pour le ganciclovir, 90 mg/kg/j IV pour le foscarnet, 5 mg/kg toutes les deux semaines pour le cidofovir, 2 comprimés à 450 mg en une prise pour le valganciclovir) tant que dure l immunodépression. Le ganciclovir per os est moins utilisé du fait de sa mauvaise biodisponibilité. n Traitement associé Une restauration de l immunité est recommandée (diminution des doses d immunodépresseurs si possible, restauration immunitaire par un traitement antirétroviral chez les patients infectés par le VIH). n Prévention Les antiviraux : chez les patients à risque d infection grave à CMV, plusieurs stratégies ont pu être proposées dans les différentes pathologies : prophylaxie systématique, prophylaxie ciblée sur certains facteurs de risque, prophylaxie préemptive (traitement quand un marqueur biologique de CMV est positif). Les traitements proposés sont différents : ganciclovir (Cymévan ) IV, valganciclovir (Rovalcyte ) per os à fortes doses, valaciclovir (Zélitrex ) à fortes doses. La prophylaxie primaire n est pas recommandée chez les patients infectés par le VIH. Un FO et un marqueur biologique de CMV sont proposés tous les trois mois chez les patients avec des CD4 < 100/mm

10 Autres mesures préventives : la déleucocytation du sang transfusé diminue le risque de transmission transfusionnelle. En transplantation : fournir dans la mesure du possible un greffon de donneur séronégatif chez un receveur CMV négatif et avoir la même attitude en transfusion. Après greffe, une prophylaxie est instaurée dans les situations d immunosuppression profonde (greffe de moelle ). Dans les autres cas, le suivi hebdomadaire des marqueurs de réactivation du CMV (PCR, antigénémie) permet d initier rapidement un traitement dit préemptif avant la survenue des symptômes. Au cours du Sida : le CMV doit être dépisté chez les patients non traités par HAART ayant moins de 50 CD4/mm 3 ou recevant une corticothérapie pour une pneumocystose ou un hémopathie (FO, PCR CMV). Chez la femme enceinte séronégative pour le CMV : des mesures d hygiène sont préconisées (lavage des mains régulier et après le change des premiers enfants, ne pas partager les couverts lors des repas ). Un éloignement des personnels de santé séronégatifs des services à risque (crèches, écoles maternelles) peut être proposé. n Suivi La surveillance de l efficacité est évaluée sur la clinique et sur les marqueurs biologiques (si positifs au début du traitement) et celle de la toxicité sur la clinique et les examens paracliniques, surtout pour les complications hématologiques et rénales. 5 Infection à EBV (virus d Epstein-Barr) 1. Pour comprendre n Épidémiologie Des anticorps anti-ebv sont présents chez 90 % de la population française. Le virus est transmis principalement par la salive (maladie du baiser). n Physiopathologie L EBV infecte les lymphocytes B et certains sites épithéliaux, en particulier oropharyngés. La primo-infection est le plus souvent asymptomatique, 30 à 50 jours après le contage. Chez l immunocompétent, l EBV reste à l état de latence essentiellement dans les lymphocytes B. Il peut être associé au lymphome de Burkitt endémique, au cancer du rhinopharynx et à certains autres lymphomes hodgkiniens ou non. 142

11 n Points clés du diagnostic Cliniques La mononucléose infectieuse (MNI) est la forme symptomatique, avec : fièvre, angine pseudomembraneuse, polyadénopathie associée à un syndrome mononucléosique et à une cytolyse hépatique. Chez l immunodéprimé, l EBV peut être réactivé (leucoplasie chevelue de la langue chez les patients infectés par le VIH) ou être associé aux lymphoproliférations chez les transplantés, aux lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens chez les patients infectés par le VIH. Paracliniques Biologie : cytolyse hépatique, syndrome mononucléosique. Virologie : le diagnostic repose sur le MNI-test, et plus spécifiquement sur la sérologie avec IgM anti-vca, IgG anti-vca et 2 à 3 mois plus tard, apparition des Ac anti-ebna. Les techniques de biologie moléculaire (PCR classique ou PCR en temps réel) permettent de quantifier la charge virale. 2. Prise en charge de la maladie Il n y a ni antiviral, ni vaccin, ni immunoglobuline spécifique anti-ebv. n Mononucléose infectieuse Le traitement de la mononucléose infectieuse (EBV) est essentiellement symptomatique : repos, antipyrétiques si nécessaire, abstention de tout sport. Seules les formes graves (aphagie, dyspnée importante, anémie hémolytique) justifient une courte corticothérapie (prednisone 1 à 1,5 mg/kg/j pendant 10 jours). n Autres cas Chez les patients immunocompétents ayant une maladie maligne associée à l EBV, le traitement est adapté à la pathologie. Chez les patients immunodéprimés, la baisse de l immunosuppression (transplantation), si elle est possible, ou la restauration de l immunité par un traitement antirétroviral (VIH) est conseillée. Le suivi de la charge virale EBV peut être préconisé dans certaines immunosuppressions (transplantation) et un traitement par un anti-cd20 peut être proposé s il survient une lymphoprolifération associée à une charge virale EBV élevée. 143

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