Les souffrances psychiques et les comportements inhabituels

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les souffrances psychiques et les comportements inhabituels"

Transcription

1 Premiers secours en équipe Les souffrances psychiques et les comportements inhabituels Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

2 A la fin de cette partie vous serez capable : de prendre en charge une personne qui présente une souffrance psychique ou un comportement inhabituel.

3 Plus précisément : Définir la souffrance psychique Définir un comportement inhabituel et ses principales causes Identifier les différents types de comportements inhabituels Préciser les principes de l action de secours devant une victime ou une personne qui présente une souffrance psychique. Préciser les conduites particulières en fonction des situations

4 Principe : L équipier secouriste doit contribuer à prévenir, soulager une victime, son entourage qui présente un comportement inhabituel, une souffrance psychique.

5 Souffrances psychiques : Douleur morale, réaction normale à un évènement inhabituel, qui peut se manifester par des comportements inhabituels

6 Altération ou rupture du contact habituel entre la personne et la réalité commune, la rupture du sujet avec luimême. Il peut être le motif de l intervention ou survenir secondairement au cours de la prise en charge d une victime

7 Les signes : troubles de la communication troubles de la relation une altération du langage

8 Les causes : physiques prise de toxiques psychiques

9 Les causes physiques : Les maladies qui entraînent : une baisse du taux de sucre dans le sang un manque d oxygénation du cerveau une fièvre élevée une baisse excessive de la température corporelle une tumeur cérébrale Les traumatismes : traumatisme crânien hémorragie grave douleur intense

10 Les prises de toxiques : alcool stupéfiants médicaments

11 Les causes psychiques : la panique état dépressif stress post-traumatique Autres affections psychiatriques graves

12 victime agitée victime qui présente un état de stupeur victime anxieuse cas particulier : stress

13 Les victimes agitées : C'est une hyper activité de la victime, d intensité et de durée variable Signes : tient des propos incohérents bouge dans tous les sens ne parvient pas à fixer son attention où à se contrôler ne veut ou ne peut parler refuse :» La présence des secours» La parole d un autre» De l aide

14 Les victimes agitées : Risques : par ses actions non coordonnées, irréfléchies et incontrôlables, la personne peut mettre en danger autrui et elle-même.

15 Les victimes agitées : Conseils : la présence de l équipier ne doit pas être oppressante mais vigilante afin de ne pas se mettre en danger prévenir tout péril pour la victime et, au besoin, faire appel aux forces de l ordre

16 Les victimes présentent un état de stupeur : C est l opposé de l agitation conseils : s il est légitime de demander à la victime des renseignements, le secouriste doit aussi repérer quand il gêne la victime, en la pressant de questions, par exemple la souffrance psychique et la gravité de cet état n en sont pas moindres par rapport à la victime agitée

17 La victime est anxieuse Signes : «se sent mal» présente un fort sentiment d insécurité, de peur de devenir folle ou de mourir prochainement a besoin de dire et de partager ce qu elle éprouve. ne refuse pas:» La présence des secours qui devient précieuse» De l aide

18 La victime est anxieuse Risques : un geste auto agressif la décompensation d une maladie sous-jacente

19 La victime est anxieuse Conseils : Le secouriste doit favoriser l expression verbale. Son écoute doit être attentive, ce qui facilitera la confiance et la prise en charge de la victime.

20 Cas particuliers : le stress C est une réaction physiologique et psychologique d alarme, de mobilisation et de défense de l individu face à une agression ou une situation inopinée. Il est : utile focalisateur d attention, mobilisateur d énergie incitateur à l action il peut être différent d un individu à l autre

21 Cas particuliers : le stress Signes : une élévation du niveau de vigilance une focalisation de l attention sur le danger une clarification de l esprit une augmentation des capacités d évaluation et de raisonnement. un désir impérieux d agir (qu il s agisse de conduite de fuite ou de défense) un sentiment de confiance en soi

22 Cas particuliers : le stress Signes, bien que protecteur, certaines manifestations peuvent paraître gênantes : sueurs oppressions thoraciques tachycardie spasmes digestifs sentiments d appréhension, de peur, de frayeur, de colère, d irréalité tremblements, maladresse, automatisme des gestes

23 Conduite à tenir générale un bilan complet pour rechercher des signes traduisant une cause physique à ce comportement inhabituel être vigilant et toujours évaluer la situation et la dangerosité de la personne pour adapter ses comportements et décisions si la personne représente un danger pour ellemême, un tiers ou l équipe de secouristes, il faut contacter les forces de l ordre. parler calmement et se présenter évaluer les effets de la présence de l entourage sur la personne et, en fonction, isoler ou non la personne en détresse

24 Conduite à tenir générale ne pas se sentir personnellement impliqué par l agressivité qui appelle souvent de notre part la même réaction de rejet ne pas répondre à la violence par la violence ne pas prendre «au pied de la lettre» les propos incohérents, les menaces et les injures. dans certaines situations dangereuses où l intensité émotionnelle est grande, éviter tout contact direct, notamment le regard dans les yeux, qui peut être vécu comme une agression et entraîner des réactions violentes ne pas rester seul avec la personne

25 Conduite à tenir générale ne pas laisser la personne seule se mettre à la portée et à distance du malade, à sa hauteur pour parler éloigner les objets dangereux se mettre entre la personne et les issues (portes, fenêtres) si une contention physique est nécessaire, elle sera provisoire (attente de la police, apaisement) et coordonnée à plusieurs, ferme mais rassurante et non brutale.

26 Un comportement violent : les secouristes doivent être particulièrement vigilants, rester face à la victime et suffisamment loin il est essentiel de toujours prévoir la possibilité de s écarter, si nécessaire, voire de quitter rapidement la pièce rester calme et essayer d entrer en contact verbal d abord, puis, visuel et éventuellement, physique avec la victime en équipe, il est préférable qu un seul et même équipier parle à la victime et, si possible, celui qui a le contact le plus facile avec elle préciser à la victime que les intervenants secouristes sont uniquement là pour apporter de l aide et de l assistance

27 Un comportement violent : éviter tout propos et geste menaçant ou toute attitude laissant à penser à la victime qu elle est «piégée» interroger les personnes de l entourage, leur demander si la victime est coutumière du fait et si elle a absorbé de l alcool ou d autres substances toxiques. si la victime ne présente aucun signe d apaisement, demander le renfort des forces de l ordre la prise en charge ou la neutralisation d une personne en possession d une arme se fait par les forces de l ordre. Il faut demander immédiatement un renfort de la police ou de la gendarmerie. En attendant, il convient de se mettre à l abri.

28 Un refus de soins ou de transport : seule une personne majeure, juridiquement capable, saine d esprit, clairement informée des risques qu elle encourt, est en droit de refuser son transport. dans la même logique, elle peut refuser les soins que l on peut lui apporter informer immédiatement le responsable d équipe ou le médecin régulateur pour mettre en œuvre les mesures administratives nécessaires à décharger la responsabilité des secours.

29 Un refus de soins ou de transport : si une victime présente un comportement inadapté, on ne peut pas considérer qu elle est suffisamment saine d esprit pour refuser les soins et le transport en aucun cas laisser la victime sur place mais doit en informer immédiatement le médecin régulateur le transport d une victime, sous la contrainte, ne peut se faire qu après intervention d un médecin ou en présence d un officier de police judiciaire.

30 Une tentative de suicide: il s agit d une crise psychique la personne se considère en situation d échec avec l impossibilité d échapper à cette impasse. s il s agit d une tentative de suicide (TS) médicamenteuse ou toxique, prendre les boîtes ou les flacons des produits absorbés et les remettre au personnel des urgences Maintenir le dialogue avec la victime

31 Une tentative de suicide: en aucun cas, le ou les équipiers secouristes ne doivent porter un avis personnel il est important d écouter et de renseigner les proches sur l état de la victime une TS n est jamais un acte anodin. La victime doit être toujours accompagnée à l hôpital.

32 Une agression sexuelle : une agression sexuelle induit toujours une souffrance psychique importante. il peut parfois être difficile pour la victime de communiquer avec une personne du même sexe que son agresseur. si son état lui permet, éviter de l allonger et de se rassembler autour d elle. la recouvrir par un drap ou une couverture

33 Une agression sexuelle : ne jamais la laisser seule Ne pas la questionner intensivement veiller à ne pas déshabiller la victime et à ne pas déplacer les objets aux alentours si la victime désire se laver, lui demander d attendre l avis du médecin dans l intérêt de ses droits

34 La mort, l équipe de secours : adoptera une attitude respectueuse vis-à-vis du mort, c est un facteur de réconfort notable pour la famille participe au réconfort moral de la famille en assurant l installation du défunt dans un lit par exemple c est le médecin qui constate le décès et l annonce aux proches sur la voie publique, il convient de recouvrir le corps dès que possible

35 La mort, l équipe de secours : un bilan psychologique d évènement, peut être proposé chaque fois qu un équipier vit avec culpabilité le décès d une victime.

36 Les réactions immédiates lors d un évènement «traumatisant» : Ce type d évènement présente les caractéristiques suivantes : Soudain et inattendu Génère des sentiments d impuissance Confronte les personnes de façon directe ou indirecte avec le réel de la mort Génère une peur intense.

37 Les réactions immédiates lors d un évènement «traumatisant» : susceptible d engendrer une souffrance psychique mais aussi une véritable maladie connue sous le nom de syndrome psycho-traumatique Il est courant de repérer quelque phases particulières dans les réactions d un individu face à cet évènement «traumatisant».

38 Les réactions immédiates lors d un évènement «traumatisant» : les phases particulières : Sensation de mal être : «Oh, je me sens mal!» Le refus : «Pas à moi!», «Je n y crois pas!», «Ce n est pas vrai!» L incompréhension : «Je ne comprends pas!» La colère : «Pourquoi moi?», «C est la faute de»

39 Les réactions immédiates lors d un évènement «traumatisant» : les phases particulières : La tristesse : «D accord, mais j aurais pu avant» La culpabilité : «Je n aurais pas dû», «Tout est de ma faute.», «Si j avais su, si j avais prévu» L acceptation : «D accord, alors» La transformation

40 Les réactions immédiates lors d un évènement «traumatisant» : les phases particulières : Les trois dernières phases se déroulent le plus souvent à distance de l intervention de l équipe de secouriste Lorsque l on se trouve en présence d une personne, victime d un évènement traumatique, il est important d identifier ces différentes étapes et de les respecter

41 Les réactions immédiates lors d un évènement «traumatisant» : les phases particulières : Il n existe pas, dans l immédiat et de manière systématique d élément permettant de dire si une personne développera ou non un «syndrome psychotraumatique» En cas de catastrophe, avec de nombreuses victimes, la CUMP du SAMU (cellule d urgence médicopsychologique) peut prendre en charge les victimes.

Conseils à l employeur sur LE RISQUE AGRESSION. Fiche n 1 : Evaluer le risque d agression

Conseils à l employeur sur LE RISQUE AGRESSION. Fiche n 1 : Evaluer le risque d agression Fiche n 1 : Evaluer le risque d agression Repérer les situations à risques liées au site : La sécurité doit être intégrée dès la conception des locaux. Il faut repérer et évaluer les vulnérabilités du

Plus en détail

Objectifs. Définition AGIR DEVANT UN MALAISE 28/10/2012

Objectifs. Définition AGIR DEVANT UN MALAISE 28/10/2012 1 AGIR DEVANT UN MALAISE Dr Zouari Abdelaziz CESU 01 SAMU du Nord-Est Objectifs 2 Effectuer des gestes simples pour mettre en confiance la victime et: Luiproposerdesemettreaurepos Écouter ses plaintes

Plus en détail

PREVENTION DES RISQUES LIES A L ABSORPTION D ALCOOL

PREVENTION DES RISQUES LIES A L ABSORPTION D ALCOOL PREVENTION DES RISQUES LIES A L ABSORPTION D ALCOOL Anne Marie LANUSSE Éducatrice Spécialisée à l ADAPEI des Pyrénées Atlantiques INTERVENTION A LA 3ème JOURNEE SCIENTIFIQUE DE REZOPAU LES OBJECTIFS Mener

Plus en détail

TABLE RONDE DU 21/11/2001

TABLE RONDE DU 21/11/2001 TABLE RONDE DU 21/11/2001 Devenir parents est une aventure qui se construit au quotidien avec ses enfants. Dans notre société, les modifications récentes de la structure familiale comme les familles monoparentales

Plus en détail

Prévention du stress posttraumatique. Comment réagir après un évènement traumatisant

Prévention du stress posttraumatique. Comment réagir après un évènement traumatisant Prévention du stress posttraumatique Comment réagir après un évènement traumatisant Lindsy Werrebrouck Psychologue Conseiller en prévention psychosociale Mensura Programme Traumatisme Incident critique

Plus en détail

CHAPITRE 4 La gestion des situations de crise suicidaire

CHAPITRE 4 La gestion des situations de crise suicidaire La gestion des situations de crise suicidaire CHAPITRE 4 La crise suicidaire est une crise psychique déclenchée par un facteur précipitant et marquée par des idées suicidaires de plus en plus envahissantes

Plus en détail

Les troubles anxieux. Stéphane Dubé, Ph.D., neuropsychologue. Institut Universitaire en Santé Mentale Douglas 8 novembre 2011

Les troubles anxieux. Stéphane Dubé, Ph.D., neuropsychologue. Institut Universitaire en Santé Mentale Douglas 8 novembre 2011 Les troubles anxieux Stéphane Dubé, Ph.D., neuropsychologue Institut Universitaire en Santé Mentale Douglas 8 novembre 2011 Peur, Préoccupation, Anxiété un équilibre vacillant Plusieurs facteurs jouent

Plus en détail

CONSIGNES A RESPECTER EN CAS DE PROBLEMES

CONSIGNES A RESPECTER EN CAS DE PROBLEMES CONSIGNES A RESPECTER EN CAS DE PROBLEMES MESURES DE PREMIERE URGENCE 1. Gardez la maîtrise. C est à dire garder son calme, gérer ses émotions, sa voix, ses gestes, mais également agir avec tact et méthode.

Plus en détail

Douleur, souffrance, démence et fin de vie

Douleur, souffrance, démence et fin de vie Douleur, souffrance, démence et fin de vie Qu est ce que la douleur? Différence entre douleur et souffrance La souffrance serait morale et la douleur physique La douleur serait locale et la souffrance

Plus en détail

FEUILLE DE RENSEIGNEMENTS

FEUILLE DE RENSEIGNEMENTS FEUILLE DE RENSEIGNEMENTS La sécurité des personnes âgées Ce qu il faut savoir Vie saine, Aînés et Consommation Manitoba Secrétariat manitobain du mieux-être des personnes âgées et du vieillissement en

Plus en détail

INFORMATIONS AUX PARENTS SUR LA TOXICOMANIE

INFORMATIONS AUX PARENTS SUR LA TOXICOMANIE INFORMATIONS AUX PARENTS SUR LA TOXICOMANIE Définition de la toxicomanie : Habitude de consommer un ou plusieurs produits psychoactifs, susceptibles d'entraîner une dépendance psychique et parfois physique.

Plus en détail

MALTRAITANCE DES PERSONNES AGÉES

MALTRAITANCE DES PERSONNES AGÉES MALTRAITANCE DES PERSONNES AGÉES Maltraiter : 1) Soumettre quelqu un, un animal à de mauvais traitements 2) Traiter durement. Maltraitance : 1) Le fait de maltraiter un enfant ou/et une PA dépendante 2)

Plus en détail

Référence : Henri Piéron, Vocabulaire de psychologie, PUF. 1979. LES TROUBLES ANXIEUX

Référence : Henri Piéron, Vocabulaire de psychologie, PUF. 1979. LES TROUBLES ANXIEUX 1 Anxiété : «Malaise à la fois physique caractérisé par une crainte diffuse, un sentiment d insécurité, de malheur imminent. On réserve plutôt le nom d angoisse aux sensations physiques qui accompagnent

Plus en détail

Banville Côté, Christine (2014). C tu ça de l abus? Programme d intervention sexologique créé dans le cadre du stage en sexologie (UQAM), réalisé à

Banville Côté, Christine (2014). C tu ça de l abus? Programme d intervention sexologique créé dans le cadre du stage en sexologie (UQAM), réalisé à Banville Côté, Christine (2014). C tu ça de l abus? Programme d intervention sexologique créé dans le cadre du stage en sexologie (UQAM), réalisé à la Direction de santé publique Agence de la santé et

Plus en détail

CONSEILS AUX AIDANTS : ADOPTER LA BONNE ATTITUDE et PRESERVEZ VOUS

CONSEILS AUX AIDANTS : ADOPTER LA BONNE ATTITUDE et PRESERVEZ VOUS CONSEILS AUX AIDANTS : ADOPTER LA BONNE ATTITUDE et PRESERVEZ VOUS 1. Bien communiquer avec la personne atteinte de la maladie d Alzheimer Même si la personne malade semble se désintéresser de son entourage,

Plus en détail

OVE - Identification des Situations de Travail au SESSAD Charléty (La Ravoire)

OVE - Identification des Situations de Travail au SESSAD Charléty (La Ravoire) Arrivée des jeunes Arrivée des jeunes avant celle du salarié 5 Inquiétude, stress, charge de responsabilité Activité physique et/ou éducative extérieure Accompagnement d'un jeune ou d un groupe de jeunes

Plus en détail

Comprendre la phobie sociale. Vous (ou l un de vos proches) souffrez de phobie sociale.

Comprendre la phobie sociale. Vous (ou l un de vos proches) souffrez de phobie sociale. Comprendre la phobie sociale Vous (ou l un de vos proches) souffrez de phobie sociale. La phobie sociale est une maladie psychologique de mieux en mieux connue des médecins et des chercheurs, et pour laquelle

Plus en détail

e formation en médecine d urgence http://www.efurgences.net

e formation en médecine d urgence http://www.efurgences.net Les infirmiers à l accueil des urgences Dr Mounir Gazzah, Pr Slah Ghannouchi e formation en médecine d urgence Plan : 1. L accueil : définition, qualité 2. Les urgences : définition, types 3. L infirmier(e)

Plus en détail

MEMENTO POUR LES CHEFS D ETABLISSEMENT EN CAS DE GESTION DE CRISE

MEMENTO POUR LES CHEFS D ETABLISSEMENT EN CAS DE GESTION DE CRISE Direction Enseignement Catholique 5 rue des Capucins - CS 30222 22002 SAINT BRIEUC Cedex 01 Tél : 02.96.68.32.68 SERVICE DE PSYCHOLOGIE Tél : 02.96.68.21.25 MEMENTO POUR LES CHEFS D ETABLISSEMENT EN CAS

Plus en détail

Les troubles anxieux

Les troubles anxieux Plan Les troubles anxieux I. Généralités II. Attaque de panique III. Trouble panique : 2. Facteurs de risque : 3. Selon la classification DSM4 : IV. TAG = trouble d anxiété généralisé V. Agoraphobie 2.

Plus en détail

Le Bien-Être au Travail, une préoccupation managériale

Le Bien-Être au Travail, une préoccupation managériale Le Bien-Être au Travail, une préoccupation managériale Comprendre, Repérer, Evaluer les Risques Psychosociaux Atelier Séminaire MSA DAL www.msa-idf.fr Déroulement de l intervention Buts de l intervention

Plus en détail

Massage et cancer Partie 1

Massage et cancer Partie 1 http://blog.cliniquealtermed.com/massage et cancer partie 1/407 Massage et cancer Partie 1 Publié le 5 septembre 2011 par Johanne Roussy Au cours de ma pratique, j entends souvent de nombreux commentaires

Plus en détail

Evènement grave : La cellule d écoute et d accompagnement

Evènement grave : La cellule d écoute et d accompagnement mise à jour de mars 2011 Evènement grave : La cellule d écoute et d accompagnement Conduite à tenir INSPECTION ACADEMIQUE DE L INDRE 110, rue grande Châteauroux 02 54 60 57 00 Télécopie : 02 54 60 57 48

Plus en détail

L anxiété chez les enfants et les adolescents: De l émotion normale à la pathologie

L anxiété chez les enfants et les adolescents: De l émotion normale à la pathologie L anxiété chez les enfants et les adolescents: De l émotion normale à la pathologie Caroline Berthiaume, Ph.D. Psychologue clinicienne Coordonnatrice clinique Introduction Domaine d étude relativement

Plus en détail

MANUEL DE GESTION AGRESSION SEXUELLE DIRECTIVE 1. RAISON D ÊTRE DSC-DIR-05-03

MANUEL DE GESTION AGRESSION SEXUELLE DIRECTIVE 1. RAISON D ÊTRE DSC-DIR-05-03 ANNEXE 1 DSC-DIR-05-03 MANUEL DE GESTION TITRE : AGRESSION SEXUELLE TYPE DE DOCUMENT : DIRECTIVE ET PROCÉDURE Expéditeur : Directeur des services à la clientèle Destinataire : Tout le personnel et les

Plus en détail

LA GESTION DE L INQUIÉTUDE

LA GESTION DE L INQUIÉTUDE LA GESTION DE L INQUIÉTUDE RESSENTIE FACE À UNE ÉVALUATION Révision : 2008-09, NN GESTION DE L INQUIÉTUDE RESSENTIE FACE À UNE ÉVALUATION 1. EXPLICATION DE CETTE INQUIÉTUDE C est décidé, l officiel en

Plus en détail

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS

LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LE DOMICILE LIEU PRIVILEGIE LIEU INTIME LIEU DE LA RENCONTRE LIEU DE LA CONFIDENCE LIEU DES SOUVENIRS LEGISLATION LOI DU 4 MARS 2002:définition des réseaux de santé : «Ils ont pour objet de favoriser l

Plus en détail

Formation soins palliatifs et qualité de vie. Le soutien aux proches durant la maladie: informer et soutenir

Formation soins palliatifs et qualité de vie. Le soutien aux proches durant la maladie: informer et soutenir Formation soins palliatifs et qualité de vie Le soutien aux proches durant la maladie: informer et soutenir Introduction La maladie grave = événement traumatisme pour le malade et les proches Bouleversement

Plus en détail

La souffrance au travail, comment la

La souffrance au travail, comment la SIMUP Service de Santé au Travail de la Vallée de la Lys La souffrance au travail, comment la déceler pour mieux la gérer? 1 QUELQUES CONSTATS D après l Institut Français de Veille Sanitaire, un homme

Plus en détail

LE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE

LE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE LE SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE Comment faire appel à un psychologue? Demande du patient Orientation par un professionnel A quel moment de la prise en charge peut-on le solliciter? A tout moment de la maladie

Plus en détail

RELATION D AIDE ET SOUTIEN DES AIDANTS FAMILIAUX. Une formation expérimentale à destination des professionnels soin à domicile en soins palliatifs :

RELATION D AIDE ET SOUTIEN DES AIDANTS FAMILIAUX. Une formation expérimentale à destination des professionnels soin à domicile en soins palliatifs : RELATION D AIDE ET SOUTIEN DES AIDANTS FAMILIAUX Une formation expérimentale à destination des professionnels soin à domicile en soins palliatifs : Journée Régionale de Soins Palliatifs Cité des Congrès

Plus en détail

TEST D EVALUATION DU STRESS CHRONIQUE

TEST D EVALUATION DU STRESS CHRONIQUE TEST D EVALUATION DU STRESS CHRONIQUE Les questions portent sur l état psychologique tel qu il était dernièrement, c'est à dire en pensant aux 4 ou 5 derniers jours. Répondez aux questions instinctivement

Plus en détail

Situation n o 18 Exercice litigieux du droit de retrait et appui du CHSCT

Situation n o 18 Exercice litigieux du droit de retrait et appui du CHSCT Exercice litigieux du droit de retrait et appui du CHSCT Suite à une altercation avec sa supérieure hiérarchique, une femme de chambre exerce son droit de retrait. Le secrétaire CHSCT l incite à maintenir

Plus en détail

MÉMO SÉCURITÉ LES 1 ERS SECOURS DANS L ENTREPRISE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP

MÉMO SÉCURITÉ LES 1 ERS SECOURS DANS L ENTREPRISE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP MÉMO SÉCURITÉ ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP LES 1 ERS SECOURS DANS L ENTREPRISE Les premiers instants qui suivent un accident sont décisifs et des gestes simples peuvent parfois sauver une vie. Dans votre

Plus en détail

Juridique, questions à Gilles Devers, avocat : congés, responsabilités, décès, prescription...

Juridique, questions à Gilles Devers, avocat : congés, responsabilités, décès, prescription... Juridique, questions à Gilles Devers, avocat : congés, responsabilités, décès, prescription... Soumis par Gilles Devers 02-04-2012 Dernière mise à jour : 10-05-2012 Coordination Nationale Infirmière -

Plus en détail

ET LIBRE DE TOUTE FORME DE VIOLENCE ENVERS LE PERSONNEL SUR LES LIEUX DE TRAVAIL. Direction de l évaluation et de l assurance qualité

ET LIBRE DE TOUTE FORME DE VIOLENCE ENVERS LE PERSONNEL SUR LES LIEUX DE TRAVAIL. Direction de l évaluation et de l assurance qualité POLITIQUE POL-DÉAQ-03 POLITIQUE FAVORISANT UN CLIMAT DE TRAVAIL SAIN ET LIBRE DE TOUTE FORME DE VIOLENCE ENVERS LE PERSONNEL SUR LES LIEUX DE TRAVAIL ÉMETTEUR : APPROUVÉ PAR : Direction de l évaluation

Plus en détail

R. BARAKA B. Griene Consultation Douleur Centre Pierre et Marie Curie Alger

R. BARAKA B. Griene Consultation Douleur Centre Pierre et Marie Curie Alger R. BARAKA B. Griene Consultation Douleur Centre Pierre et Marie Curie Alger «si c est au plan physique que l on ressent la douleur, c est le psychisme qui la supporte». François BOUREAU Quelques définitions

Plus en détail

Table des matières. Avant-propos. Zoothérapie : médiation par l animal? La communication La professionnalisation

Table des matières. Avant-propos. Zoothérapie : médiation par l animal? La communication La professionnalisation Table des matières Avant-propos. Zoothérapie : médiation par l animal? La communication La professionnalisation IX XI XII PREMIÈRE PARTIE ZOOTHÉRAPIE, MÉDIATION PAR L ANIMAL : AFFAIRE DE PROFESSIONNELS

Plus en détail

1 La cellule d urgence médico-psychologique départementale 14. 2 Exemple d une procédure administrative après l agression d un salarié 15

1 La cellule d urgence médico-psychologique départementale 14. 2 Exemple d une procédure administrative après l agression d un salarié 15 Violence au travail Violence au travail Introduction et cadre de réflexion 3 Quelques définitions 4 Mesures de prévention 4 Prévention primaire 6 Prévention secondaire 9 Prévention tertiaire 10 Annexes

Plus en détail

Violence conjugale: vaste tableau d effets traumatiques. Dr Nicolas PASTOUR C.H. Jean Martin Charcot Plaisir CPAV - Octobre 2010

Violence conjugale: vaste tableau d effets traumatiques. Dr Nicolas PASTOUR C.H. Jean Martin Charcot Plaisir CPAV - Octobre 2010 Violence conjugale: vaste tableau d effets traumatiques Dr Nicolas PASTOUR C.H. Jean Martin Charcot Plaisir CPAV - Octobre 2010 1. Nécessité de faire le lien entre la violence conjugale et tout signe physique

Plus en détail

Les composantes de la réussite scolaire

Les composantes de la réussite scolaire Les composantes de la réussite scolaire Cognitives Culturelles Physiologiques Psychologiques Sociologiques Que devons-nous privilégier dans cette notion polysémique? Sa mesure (évaluations, signalements,

Plus en détail

Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : annonce et accompagnement du diagnostic

Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : annonce et accompagnement du diagnostic Maladie d Alzheimer et maladies apparentées : annonce et accompagnement du diagnostic Septembre 2009 Cadre juridique Accompagnement du diagnostic Prérequis à l annonce du diagnostic Cas particuliers Annonce

Plus en détail

CENTRES D AIDES MEDICALES, SOCIALES ET PSYCHOLOGIQUES

CENTRES D AIDES MEDICALES, SOCIALES ET PSYCHOLOGIQUES I. LES CENTRES MEDICO- PSYCHOLOGIQUES (CMP) CENTRES D AIDES MEDICALES, SOCIALES ET PSYCHOLOGIQUES Ces centres ont été créés avec trois objectifs fondamentaux pour la psychiatrie communautaire : Promotion

Plus en détail

Violence conjugale vécue par les aînées 1

Violence conjugale vécue par les aînées 1 Violence conjugale vécue par les aînées 1 7 À ce jour, l intervention en matière de violence La violence psychologique, conjugale auprès des femmes aînées a été peu abordée. «Ça fait son chemin et ça On

Plus en détail

Comprendre et prévenir la violence. Cahier d exercices. pour les jeunes. autochtones. Les réponses aux exercices. www.lessentiersdelaguerison.

Comprendre et prévenir la violence. Cahier d exercices. pour les jeunes. autochtones. Les réponses aux exercices. www.lessentiersdelaguerison. uérison gles sentiers de la Comprendre et prévenir la violence Cahier d exercices pour les jeunes autochtones Les réponses aux exercices Jeu-questionnaire : Les sentiers de la guérison Faites ce jeu-questionnaire!

Plus en détail

Opération Vigilance. Directives générales aux parents d enfants âgés de 6 à 12 ans

Opération Vigilance. Directives générales aux parents d enfants âgés de 6 à 12 ans Opération Vigilance Directives générales aux parents d enfants âgés de 6 à 12 ans Certains parents hésitent à parler de sécurité personnelle avec leur enfant par crainte de l effrayer ou d affecter sa

Plus en détail

MEMENTO DU SAUVETEUR SOMMAIRE

MEMENTO DU SAUVETEUR SOMMAIRE MEMENTO DU SAUVETEUR Prévention et Secours Civiques niveau 1 MEMENTO DU SAUVETEUR SOMMAIRE 1-Alerte des populations. 3 2-Protection.... 4 3-Alerter les secours.... 5 4-Obstruction des voies aériennes..

Plus en détail

La communication. Conférence de Bénédicte Lucereau sur la communication homme-femme

La communication. Conférence de Bénédicte Lucereau sur la communication homme-femme La communication Conférence de Bénédicte Lucereau sur la communication homme-femme Bénédicte Lucereau est conseillère conjugale, elle-même mariée depuis 33 ans avec sept enfants et sept petits-enfants.

Plus en détail

POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE PERDRE UN BÉBÉ?

POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE PERDRE UN BÉBÉ? POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE PERDRE UN BÉBÉ? Ce n est pas juste un petit bébé qui a été perdu. C est une vie au complet qui ne sera pas vécue. Contrairement aux idées véhiculées dans la société, le

Plus en détail

Centre Claude Bernard. Livret d accueil à l usage des familles

Centre Claude Bernard. Livret d accueil à l usage des familles Centre Claude Bernard Livret d accueil à l usage des familles Vous avez bien voulu nous faire confiance pour vous aider à traiter les problèmes que vous rencontrez actuellement avec votre enfant. Afin

Plus en détail

Accueillir les Personnes en Situation de Handicap dans les Commerces et les Hôtels.

Accueillir les Personnes en Situation de Handicap dans les Commerces et les Hôtels. Accueillir les Personnes en Situation de Handicap dans les Commerces et les Hôtels. Avec le concours des associations intervenant dans le domaine du handicap 1) Le handicap moteur : En France, on estime

Plus en détail

PLAN. 1. Introduction. 2. Clinique des troubles anxieux. 3. Evaluation clinique. 4. Traitement

PLAN. 1. Introduction. 2. Clinique des troubles anxieux. 3. Evaluation clinique. 4. Traitement LES TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANT ET L ADOLESCENT DR PAULE GARROS PLAN 1. Introduction 2. Clinique des troubles anxieux 3. Evaluation clinique 4. Traitement 1. INTRODUCTION 1.1. Points de repère 1.2.

Plus en détail

Comment discuter de la mort

Comment discuter de la mort Chapitre 3 Comment discuter de la mort 1. Le questionnement de l enfant 2. Jusqu où aller dans la discussion? 3. La transmission par les parents de leur savoir et de leur expérience 4. Les questions majeures

Plus en détail

Compte rendu de la réunion du 23/11/2010

Compte rendu de la réunion du 23/11/2010 Compte rendu de la réunion du 23/11/2010 La motricité et le developpement du jeune enfant : «le développement psychique et affectif du bébé prend ancrage dans sa vie quotidienne au travers des soins fondamentaux»

Plus en détail

Un projet pour votre organisation

Un projet pour votre organisation Un projet pour votre organisation DRH / Salariés 4 jours pour améliorer sa qualité bien-être et la dynamique des équipes Formateur / Animateur : Pierre Pyronnet Siège administratif : 94 Galerie Arlequin

Plus en détail

RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences

RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences RISQUES PSYCHOSOCIAUX Prévenir le stress, le harcèlement ou les violences prévenir. Troubles de la concentration, du sommeil, dépression Un nombre grandissant de salariés déclarent souffrir de symptômes

Plus en détail

Les Troubles Psychiatriques Majeurs. Mimi Israël M.D. Avril, 2007

Les Troubles Psychiatriques Majeurs. Mimi Israël M.D. Avril, 2007 Les Troubles Psychiatriques Majeurs Mimi Israël M.D. Avril, 2007 Objectif D apprendre à reconnaître certains troubles de santé mentale et de toxicomanie dans un contexte de concomitance. Qu est-ce qu un

Plus en détail

Apprendre à porter secours Cycle 3

Apprendre à porter secours Cycle 3 Apprendre à porter secours Cycle 3 «Tout individu a droit à la vie à la liberté et à la sécurité de sa personne» Article 3 de la déclaration des Droits de l Homme Pourquoi cet enseignement Un maillon reste

Plus en détail

Troubles psychiques et travail

Troubles psychiques et travail Troubles psychiques et travail Dr Dominique PHAM Médecin-chef SDIS 29 ANXIETE DEPRESSION STRESS ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE BURNOUT RISQUES PSYCHOSOIAUX ANXIETE DEPRESSION STRESS ETAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE

Plus en détail

LA NOUVELLE LOI SUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE : EN QUOI ÇA NOUS CONCERNE? 1. Processus d intervention en protection de la jeunesse

LA NOUVELLE LOI SUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE : EN QUOI ÇA NOUS CONCERNE? 1. Processus d intervention en protection de la jeunesse LA NOUVELLE LOI SUR LA PROTECTION DE LA JEUNESSE : EN QUOI ÇA NOUS CONCERNE? Jean Labbé, MD, FRCPC Professeur titulaire Département de pédiatrie Université Laval; Consultant pédiatrique en protection de

Plus en détail

GESTION DES CONDUITES ADDICTIVES. Nathalie HECQ, intervenante en éducation pour la santé, service de prévention en addictologie, ASSNC

GESTION DES CONDUITES ADDICTIVES. Nathalie HECQ, intervenante en éducation pour la santé, service de prévention en addictologie, ASSNC GESTION DES CONDUITES ADDICTIVES Nathalie HECQ, intervenante en éducation pour la santé, service de prévention en addictologie, ASSNC PROGRAMME DE PREVENTION ET DE SOINS EN ADDICTOLOGIE SERVICE DE PREVENTION

Plus en détail

11/ Syndromes névrotiques et syndromes anxieux

11/ Syndromes névrotiques et syndromes anxieux SEMESTRE 2 UE 2.6.S2 Processus psychopathologiques 11/ Syndromes névrotiques et syndromes anxieux Névrose et anxiété La névrose est une perturbation de l ensemble de la personnalité plus marquée au niveau

Plus en détail

Plaidoyer pour une éthique du «placement»

Plaidoyer pour une éthique du «placement» Plaidoyer pour une éthique du «placement» Pascal Poli Gériatre, Fondation Le Bon Sauveur d Alby (Albi), Groupe de réflexion «Éthique et Sociétés - Vieillesse et vulnérabilités», Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

Poser des limites à l enfant. Sanction : comment avoir une attitude éducative constructive et cohérente avec l enfant?

Poser des limites à l enfant. Sanction : comment avoir une attitude éducative constructive et cohérente avec l enfant? «Poser des limites à l enfant. Sanction : comment avoir une attitude éducative constructive et cohérente avec l enfant?» Intervention de Madame Mireille Colin, formatrice et psychopraticienne. Pourquoi

Plus en détail

TDAH. et troubles concomitants chez l adulte

TDAH. et troubles concomitants chez l adulte TDAH et troubles concomitants chez l adulte TDAH ET TROUBLES CONCOMITANTS CHEZ L ADULTE Le trouble déficitaire de l attention avec hyperactivité (TDAH) chez l adulte est une affection médicale reconnue

Plus en détail

BAYONNE jeudi 25 octobre 2012. Laurence ARGUILLERE-BULTEL Vice- Présidente de l Association Alcool Addictions et Travail Grand Port Maritime du Havre

BAYONNE jeudi 25 octobre 2012. Laurence ARGUILLERE-BULTEL Vice- Présidente de l Association Alcool Addictions et Travail Grand Port Maritime du Havre BAYONNE jeudi 25 octobre 2012 Laurence ARGUILLERE-BULTEL Vice- Présidente de l Association Alcool Addictions et Travail Grand Port Maritime du Havre De quoi parle-t-on? Conduites Addictives Les modes d

Plus en détail

Certificat de refus de soins

Certificat de refus de soins Certificat de refus de soins Contexte Notion de consentement éclairé, le fait que le sujet soit responsable ou pas, majeur ou mineur, conscient ou comateux, les convictions religieuses, philosophiques,

Plus en détail

TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANTS

TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANTS TROUBLES ANXIEUX CHEZ L ENFANTS N. DELTORT Novembre 2015 Introduction Anxiété de séparation Phobie spécifique Phobie sociale TOC Anxiété généralisée SOMMAIRE Anxiété : affect pénible associé à une attitude

Plus en détail

Rigoureux, rigide, intelligent, abstrait. Dépendant, obéissant, respectueux, accepte les contraintes

Rigoureux, rigide, intelligent, abstrait. Dépendant, obéissant, respectueux, accepte les contraintes Première STMG Thème 1 : De l individu à l acteur Sciences de gestion Chapitre 1 : Comment un individu devient-il acteur dans une organisation? SEQUENCE 1 : LES ELEMENTS QUI INFLUENCENT LE COMPORTEMENT

Plus en détail

VIOLENCE A L HÔPITAL FORMATION DU PERSONNEL

VIOLENCE A L HÔPITAL FORMATION DU PERSONNEL VIOLENCE A L HÔPITAL FORMATION DU PERSONNEL Docteur Caquelard François Praticien Hospitalier Urgentiste Formateur en Gestion de la Violence Mulhouse le 8 octobre 2015 Groupe Régional VIOLENCE A L HÔPITAL

Plus en détail

Accompagner un élève ayant des troubles de la conduite et du comportement. Avril 2009 ASH 04 1

Accompagner un élève ayant des troubles de la conduite et du comportement. Avril 2009 ASH 04 1 Accompagner un élève ayant des troubles de la conduite et du comportement 1 Ce que peuvent révéler r des troubles du comportement Un désir d d être d et de communiquer quelque chose Une peur, une inquiétude

Plus en détail

LA MALTRAITANCE ENVERS LES PERSONNES ÂGÉES À DOMICILE

LA MALTRAITANCE ENVERS LES PERSONNES ÂGÉES À DOMICILE Le 17 octobre 2007. LA MALTRAITANCE ENVERS LES PERSONNES ÂGÉES À DOMICILE Michel ROSENFELDT Emergence du phénomène en regard des évolutions sociétales Si aujourd hui, nos sociétés considèrent la vieillesse

Plus en détail

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer!

HARCÈLEMENT CRIMINEL. Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! HARCÈLEMENT CRIMINEL Poursuivre quelqu un, ce n est pas l aimer! Qu est-ce que c est? Le harcèlement criminel est un crime. Généralement, il s agit d une conduite répétée durant une période de temps qui

Plus en détail

PETIT GUIDE DU BÉNÉVOLE AUPRÈS DES PERSONNES AGÉES

PETIT GUIDE DU BÉNÉVOLE AUPRÈS DES PERSONNES AGÉES PETIT GUIDE DU BÉNÉVOLE AUPRÈS DES PERSONNES AGÉES Réseau de bénévoles auprès des personnes âgées à domicile ou en établissements, à Rumilly L être humain a des besoins physiques (manger, boire, respirer,

Plus en détail

LA PRISE EN CHARGE AU DOMICILE : SPECIFICITES ET IMPLICATIONS

LA PRISE EN CHARGE AU DOMICILE : SPECIFICITES ET IMPLICATIONS LA PRISE EN CHARGE AU DOMICILE : SPECIFICITES ET IMPLICATIONS Introduction Laurie MARINO LA PRATIQUE DU PSYCHOLOGUE A DOMICILE : une pratique récente Il y a peu de traces de celle-ci avant les années 70

Plus en détail

et à la PERSONNE en fin de vie

et à la PERSONNE en fin de vie association pour le droit de mourir dans la dignité les DROITS RELATIFS à la PERSONNE MALADE et à la PERSONNE en fin de vie A lire attentivement et à emporter avec vous en cas d hospitalisation Les accueillants

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE Présentation du DAAF

DOSSIER DE PRESSE Présentation du DAAF 2015 DOSSIER DE PRESSE Présentation du DAAF Sensibilisation aux Détecteurs Avertisseurs Automatiques de Fumée IL N Y A PAS DE FUMEE SANS FEU, AYEZ LE REFLEXE DAAF! SDIS02 SERVICE DEPARTEMENTAL D INCENDIE

Plus en détail

Carrefour des pratiques sur les agressions sexuelles et la violence conjugale

Carrefour des pratiques sur les agressions sexuelles et la violence conjugale Formations de l Hêtre Carrefour des pratiques sur les agressions sexuelles et la violence conjugale Le syndrome de stress post-traumatique Conférence préparée et animée par Evelyne Donnini, psychologue

Plus en détail

GUIDE DE PRISE EN CHARGE DES ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES

GUIDE DE PRISE EN CHARGE DES ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES GUIDE DE PRISE EN CHARGE DES ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCES SEXUELLES LE MOT DE LA PRÉSIDENTE Madame Najat Anwar Présidente de l organisation Ce guide a pour vocation de remplir un vide dans le processus

Plus en détail

8 RISQUES PSYCHOSOCIAUX

8 RISQUES PSYCHOSOCIAUX 8 RISQUES PSYCHOSOCIAUX DE QUOI PARLE T ON? (source : guide DGAFP) La définition de référence des risques psychosociaux (RPS) retenue ici est celle du rapport du collège d experts présidé par Michel Gollac

Plus en détail

Bulletin d information de sécurité n 06/ Octobre 2015. Thème : La gestion du stress et de la fatigue dans l ATC.

Bulletin d information de sécurité n 06/ Octobre 2015. Thème : La gestion du stress et de la fatigue dans l ATC. Bulletin d information de sécurité n 06/ Octobre 2015. Thème : La gestion du stress et de la fatigue dans l ATC. 1-Introduction Ce bulletin d information de sécurité a pour objet de sensibiliser le personnel

Plus en détail

MÉMO SANTÉ ARTISANS ET STRESS AU TRAVAIL CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP

MÉMO SANTÉ ARTISANS ET STRESS AU TRAVAIL CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP MÉMO SANTÉ CHEF D ENTREPRISE ARTISANALE ENTREPRISES ARTISANALES DU BTP ARTISANS ET STRESS AU TRAVAIL Souvent qualifié de «mal du siècle», le stress touche toutes les catégories de travailleurs, et notamment

Plus en détail

LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX. Dr Martine Isnard Avril 2011

LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX. Dr Martine Isnard Avril 2011 LES RISQUES PSYCHOSOCIAUX Dr Martine Isnard Avril 2011 1 DEFINITIONS RISQUES PSYCHOSOCIAUX : risques professionnels qui portent atteinte à l intégrité physique et à la santé mentale des salariés. Les troubles

Plus en détail

Quelles sont les questions associées aux problèmes de santé mentale?

Quelles sont les questions associées aux problèmes de santé mentale? Santé mentale Termes clés Maladie mentale : affection médicale qui perturbe les pensées d une personne, ses sensations, son humeur, sa capacité à établir des relations avec les autres et sa vie quotidienne.

Plus en détail

LES TROUBLES ANXIEUX

LES TROUBLES ANXIEUX LES TROUBLES ANXIEUX DEFINITIONS Anxiété: : sentiment pénible d attente, crainte d un danger imprécis, peur sans objet Peur: : émotion analogue mais lié à un danger objectif et réel Anxiété=angoisse mais

Plus en détail

aux troubles alimentaires!

aux troubles alimentaires! Il faut être au courant des mythes et réalités reliés aux troubles alimentaires! Cette activité s inscrit dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires de 2015. L activité

Plus en détail

Libérez-vous d une relation toxique au travail!

Libérez-vous d une relation toxique au travail! Libérez-vous d une relation toxique au travail! Permettez-moi de vous poser ces trois questions : Travaillez-vous avec une personne qui vous fait souvent sortir de vos gonds et qui siphonne votre enthousiasme,

Plus en détail

Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) Dr COFFY JM (Réseau MADO) 15/04/2014

Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) Dr COFFY JM (Réseau MADO) 15/04/2014 Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) Dr COFFY JM (Réseau MADO) 15/04/2014 Les Symptômes Psychologiques et Comportementaux de la Démence (SPCD) sont, avec les troubles cognitifs,

Plus en détail

Mustapha Mezzine. Comment supprimer les virus de notre bio-ordinateur

Mustapha Mezzine. Comment supprimer les virus de notre bio-ordinateur Mustapha Mezzine Comment supprimer les virus de notre bio-ordinateur 2 2 Avant-propos L une des métaphores les plus utilisées pour expliquer le fonctionnement du cerveau est de la comparer à un ordinateur.

Plus en détail

TROUBLES PSYCHOLOGIQUES

TROUBLES PSYCHOLOGIQUES TROUBLES PSYCHOLOGIQUES DANS LA SEP Pr Michèle Montreuil Professeur de psychologie Université Paris 8 La dépression, l anxiété et la labilité émotionnelle ne sont pas rares Dans la sclérose en plaques,

Plus en détail

La dépression: personne n est à l abri

La dépression: personne n est à l abri La dépression: personne n est à l abri Facteurs de risque, test et interlocuteurs compétents «Je n arrive plus à prendre la moindre décision. Même lorsque je fais les courses. J ai toujours peur de me

Plus en détail

Corporate Health Management Prévenir, gérer, accompagner. Professionnaliser la gestion de la santé dans votre entreprise

Corporate Health Management Prévenir, gérer, accompagner. Professionnaliser la gestion de la santé dans votre entreprise Corporate Health Management Prévenir, gérer, accompagner Professionnaliser la gestion de la santé dans votre entreprise Corporate Health Management Vaudoise Une gestion professionnelle de la santé Une

Plus en détail

Cesser de fumer une fois pour toutes

Cesser de fumer une fois pour toutes MINTO PREVENTION & REHABILITATION CENTRE CENTRE DE PREVENTION ET DE READAPTATION MINTO Cesser de fumer une fois pour toutes Aperçu de la trousse Félicitations! Vous vous apprêtez à vivre une expérience

Plus en détail

Infertilité et sexualité

Infertilité et sexualité Infertilité et sexualité Les questions que vous vous posez (et n osez pas aborder avec votre médecin) www.unbebe pourdemain.fr Le site de la fertilité. Édito Vous êtes confrontés à l infertilité dans votre

Plus en détail

5 techniques comportementales et cognitives pour gérer le stress

5 techniques comportementales et cognitives pour gérer le stress 5 techniques comportementales et cognitives pour gérer le stress Introduction Il est possible d appliquer certaines techniques de gestion du stress par soi-même. Il faut avant tout comprendre que son mal-être

Plus en détail

APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE. 3. Elaboration des recommandations de pratique. 4. Diffusion au personnel des recommandations.

APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE. 3. Elaboration des recommandations de pratique. 4. Diffusion au personnel des recommandations. PROCESSUS D ASSURANCE QUALITE MIS EN ŒUVRE APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE 1. Identification des circonstances déclenchantes de l acte de maltraitance. 2. Définition des objectifs correctifs. 3. Elaboration

Plus en détail

Le stress familial induit par le malaise :

Le stress familial induit par le malaise : Le stress familial induit par le malaise : ce que les forum internet nous apprennent! Cécile GUIHENEUF, Amine ARSAN GPG 15/03 et 05/04/2012 Introduction Introduction Savoir médical partagé avec internet

Plus en détail

CONTEXTE FACTUEL. État de stress post-traumatique (ESPT)

CONTEXTE FACTUEL. État de stress post-traumatique (ESPT) CONTEXTE FACTUEL Qu est-ce que l ESPT? État de stress post-traumatique (ESPT) L état de stress post-traumatique, ou ESPT, est un trouble mental qui revêt la forme d un trouble anxieux qui peut affliger

Plus en détail

FICHE 6 : INFORMATION ET COMMUNICATION DANS LA COMMUNE

FICHE 6 : INFORMATION ET COMMUNICATION DANS LA COMMUNE FICHE 6 : INFORMATION ET COMMUNICATION DANS LA COMMUNE 1 / - Le rôle du maire La communication est un paramètre déterminant dans la gestion des crises, y compris au niveau de sa préparation (l efficacité

Plus en détail

LES GROUPES DE PAROLE A France ALZHEIMER

LES GROUPES DE PAROLE A France ALZHEIMER LES GROUPES DE PAROLE A France ALZHEIMER L Association France Alzheimer est une association de familles créée par des familles et des professionnels du soin en 1985. A cette époque il n existe aucun traitement

Plus en détail