SEMIOLOGIE HEPATOLOGIE, GASTROENTEROLOGIE, NUTRITION. Pr T Dao, Pr JM Reimund, Pr MA Piquet

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "SEMIOLOGIE HEPATOLOGIE, GASTROENTEROLOGIE, NUTRITION. Pr T Dao, Pr JM Reimund, Pr MA Piquet"

Transcription

1 SEMIOLOGIE HEPATOLOGIE, GASTROENTEROLOGIE, NUTRITION Pr T Dao, Pr JM Reimund, Pr MA Piquet AVERTISSEMENT Le contenu de ce polycopié fait référence pour l'examen, qui peut porter sur tout son contenu, même si la question n'a pas été abordée en cours magistral. Les cours visent à apporter des explications et un éclairage pratique, mais ne sont pas exhaustifs. Pour vous aider à hiérarchiser, les éléments les plus importants ont été soulignés dans "le minimum vital". Celui-ci est savoir intégralement, sa méconnaissance entraînant 0 à la question si celle-ci sort à l'examen. Ce minimum n'est cependant pas suffisant pour atteindre la moyenne. Les pathologies fréquentes ou graves vous sont signalées par des symboles ( grave, fréquente) et doivent être particulièrement bien maîtrisées. SOMMAIRE PRINCIPES DE L'EXAMEN CLINIQUE 3 DENUTRITION 6 SURPOIDS - OBESITE 8 DYSPHAGIE 10 REFLUX GASTRO OESOPHAGIEN 12 SYNDROME ULCEREUX 14 VOMISSEMENTS 16 HEMORRAGIE DIGESTIVE 18 DIARRHEE (GENERALITES) 21 DIARRHEE CHRONIQUE 23 DIARRHEE AIGUE 26 DOULEUR COLIQUE 28 SYNDROME DYSENTERIQUE 30 DOULEUR ANALE AIGUE 31 CONSTIPATION 32 EXPLORATION BIOLOGIQUE DU FOIE 33 INSUFFISANCE HEPATO-CELLULAIRE 37 HEPATOMEGALIE 40 HYPERTENSION PORTALE 44 ASCITE 47 EXPLORATION MORPHOLOGIQUE DES VOIES BILIAIRES 52 Version

2 COLIQUE HEPATIQUE 56 ICTERE CHOLESTATIQUE 58 DOULEUR PANCREATIQUE 64 ALCOOLISME CHRONIQUE 67 TEST 68 TEST 68 REPONSES AU TEST 70 Version

3 PRINCIPES DE L'EXAMEN CLINIQUE INTERROGATOIRE - permet de faire 50% des diagnostics avant tout examen complémentaire - doit être systématique et structuré * histoire de la maladie, antécédents, mode de vie (alcool, tabac), traitements * pour une douleur: mode de début (brutal ou progressif), localisation, type, durée, intensité, irradiation, rythme, facteurs déclenchant ou apaisant, diurne ou nocturne, signes associés - identifiez quelle est la plainte principale. Reformulez, pour être sûr de l'avoir bien identifiée - posez des questions ouvertes ou à choix multiples pour ne pas orienter la réponse - posez des questions non culpabilisantes ("vous prenez de la bière ou du vin?" plutôt que "avouez que vous buvez!") - soyez à l'écoute du patient mais recentrez-le sur le sujet quand il s'égare trop - prenez des notes+++ sinon vous laisserez passer des informations noyées dans le discours du patient - vérifiez les informations recueillies (récupérez compte rendus opératoires, contactez le médecin traitant), traduisez les en langage médical, ne notez jamais dans l'observation quelque chose de faux ou d'imprécis EXAMEN PHYSIQUE - faîtes toujours un examen complet, en commençant par l'appareil dont se plaint le patient - avant de démarrer: désinfectez-vous les mains (solutions hydroalcooliques) et réchauffez les - vérifiez les constantes vitales (pouls, tension, température, fréquence respiratoire), état général, état nutritionnel (poids, amyotrophie) - patient installé à plat, genoux fléchis pour relâcher l'abdomen - identifiez la localisation des douleurs hypochondre droit épigastre hypochondre gauche flanc droit péri-ombilical flanc gauche fosse iliaque droite hypogastre fosse iliaque gauche - inspection cicatrices, circulation veineuse collatérale, ictère, pâleur, augmentation de volume de l'abdomen, respiration abdominale, ondulations péristaltiques - auscultation (doit précéder la palpation qui modifie les bruits) normalement un bruit de tonalité aiguë toutes les 10 secondes (attendre 2 minutes avant de conclure au silence), rechercher un souffle vasculaire (chez le sujet mince, un souffle présent en décubitus et disparaissant en position assise n'a pas de valeur pathologique = compression de l'aorte par le rachis) - percussion une main bien plaquée sur l'abdomen, l'autre main la percute, en commençant par l'épigastre (tympanisme de référence). Présence d'air = tympanisme, organe plein ou eau = matité - palpation de l'abdomen Version

4 avec la pulpe des doigts, en démarrant dans la zone la moins douloureuse, palpation légère puis profonde. Rechercher une douleur provoquée, une masse, une défense (=contraction involontaire des muscles de la paroi provoquée par la palpation) ou contracture (=contraction permanente, invincible, tonique) - palpation du foie profondément, en commençant par la fosse iliaque droite et en remontant lentement vers le haut, faire inspirer le patient (voir question hépatomégalie). Percuter le bord supérieur du foie - toucher rectal (TR) * un patient ayant une pathologie digestive n'est pas surpris d'avoir un toucher rectal en fin d'examen * l'inspection de l'anus peut se faire en décubitus latéral ou en genupectoral. Déplisser les plis radiés et palper le périnée autour de l'anus. Chercher fissures, abcès, thrombose hémorroïdaire externe, marisque (excroissance cutanée séquellaire d'une hémorroïde) * le TR se fait en décubitus dorsal, avec un gant enduit de vaseline, on apprécie le tonus du sphincter anal, on sent la prostate à la face antérieure (consistance et volume d'une châtaigne), on palpe la muqueuse sur toutes ses faces (recherche cancer), on cherche une douleur dans le cul de sac de douglas (face antérieure), on examine la couleur des selles (méléna, rectorragies) - complétez par un examen général, sans oublier la recherche d'une encéphalopathie (astérixis), les aires ganglionnaires (sus-claviculaire), la bouche (aphtes, candidose, carences), les conjonctives (pâleur, ictère), la peau (angiomes stellaires, érythrose palmaire), les signes d'alcoolisme POUR PROGRESSER - après avoir vu un patient, vérifiez dans le poly que vous avez posé les bonnes questions et cherché les bons signes - ne recopiez jamais l'observation d'un autre, faîtes vous une idée neuve - examinez le plus de patients possible - ne vous précipitez pas à essayer de faire le diagnostic dès le début de l'interrogatoire, mais rassemblez tous les éléments avant de formuler une hypothèse diagnostique Version

5 Minimum vital - l'interrogatoire doit être systématique et structuré - savoir décrire les 10 caractéristiques d'une douleur: mode de début, localisation, type, durée, intensité, irradiation, rythme, facteurs déclenchant ou apaisants, caractère diurne ou nocturne, signes associés - toujours faire un examen complet * constantes vitales (pouls, tension, température, fréquence respiratoire) * état général * état nutritionnel (poids, amyotrophie) * inspection cicatrices, circulation veineuse collatérale, ictère, pâleur, augmentation de volume de l'abdomen, respiration abdominale, ondulations péristaltiques * auscultation (doit précéder la palpation qui modifie les bruits) bruits intestinaux, souffle vasculaire * percussion air = tympanisme, organe plein ou eau = matité * palpation de l'abdomen en démarrant dans la zone la moins douloureuse rechercher une douleur provoquée, une masse, une défense (=contraction involontaire des muscles de la paroi provoquée par la palpation) ou contracture (=contraction permanente, invincible, tonique) * palpation du foie en commençant par la fosse iliaque droite et en remontant lentement, faire inspirer le patient, percuter le bord supérieur du foie * toucher rectal et inspection de la marge anale * compléter par un examen général recherche d'une encéphalopathie palpation aires ganglionnaires examen endobuccal aspect des conjonctives examen cutané recherche de signes d'alcoolisme etc Version

6 DENUTRITION fréquent (30% des patients hospitalisés) grave (la dénutrition augmente de la morbidité et la mortalité) SIGNES CLINIQUES Signes fonctionnels - asthénie en milieu de journée - diminution des capacités de mémorisation et de concentration, désintérêt, dépression - fatigabilité, limitation de la motricité - diminution des fonctions sexuelles, aménorrhée - frilosité, douleurs osseuses. Examen clinique - Perte de poids 10% en 6 mois (ou 5% en 1 mois) par rapport au poids de forme (poids de forme = poids habituel du patient avant sa maladie) ou - Index de Masse Corporelle (IMC) < 18,5 kg/m 2 (normale: 18,5 à 25) chez le sujet jeune et < 21 chez le sujet de plus de 70 ans (le seuil est augmenté chez le sujet âgé pour prendre en compte la diminution de masse musculaire avec l'âge) IMC = poids (kg)/ [taille (m)] 2 Attention, un patient qui a perdu involontairement 10% de son poids doit être considéré comme dénutri même si son IMC est normal Signes associés - Amyotrophie (diminution des masses musculaires) Golfe temporaux creux, main plate (atrophie des éminences thénar et hypothénar), pseudo-arthrose (impression que les genoux sont gros du fait de la fonte des masses musculaires sus et sous-jacentes), structures osseuses trop visibles (côtes, clavicules,...), globes oculaires saillants, signe du «tabouret» (patient incapable de se lever d'un tabouret sans s'aider avec les bras) - Température corporelle basse (35,5-36 ). Rechercher une infection si température > 37 C - Bradycardie (pouls < 60/ min), hypotension artérielle. En cas de tachycardie, rechercher une insuffisance cardiaque associée - Oedèmes blancs, mous, symétriques et indolores (traduisant l'hypoalbuminémie) - Peau sèche, fine, plaques de pigmentation brune (mélanodermie) - Phanères: cheveux ternes, secs, cassants, dépigmentés, disparition de la queue du sourcil, cils longs. Ongles striés, concaves (= koïlonichie traduisant une carence en fer). - Muqueuses: langue rouge, dépapillée, fissurée, hypertrophique, fissures aux commissures des lèvres. - Troubles neurologiques: troubles de la sensibilité et de la motricité des membres inférieurs - Complications infectieuses, retard de cicatrisation, escarres qui compliquent la dénutrition Version

7 SIGNES BIOLOGIQUES - Diminution de la protidémie et de l'albuminémie (albumine < 30 g/l) - Diminution de la préalbumine (ou transthyrétine) plasmatique (< 0,11 g/l) - Diminution de la créatininémie et créatininurie (reflétant la masse musculaire à condition que la fonction rénale soit normale) La préalbumine chute plus précocement (demi-vie de 48h) que l'albumine (21 jours). Ces critères biologiques ne sont ni sensibles (une dénutrition peut exister avec une biologie normale), ni spécifiques (d'autres pathologies peuvent entraîner une diminution de ces marqueurs, en particulier un syndrome inflammatoire: dans ce cas la CRP est élevée) PRINCIPALES CAUSES Déficit d'apport alimentaire - famine - anorexie mentale, régimes - anorexie secondaire à toute maladie organique (cancer, infection,...) - troubles de la déglutition - dysphagie Pertes excessives - digestives: diarrhée ou vomissements chroniques, malabsorption, maldigestion - rénales: protéinurie, diabète - cutanées: lésions cutanées étendues Augmentation de la dépense énergétique - cancer - infection - inflammation chronique - intervention chirurgicale lourde - hyperthyroïdie - toxiques: alcool, médicaments Minimum vital Signes de dénutrition (1 seul signe suffit) - Perte de poids involontaire 10% (signe le plus sensible et spécifique) - IMC < 18,5 kg/m2 chez le sujet jeune ou < 21 chez le sujet de plus de 70 ans - amyotrophie - hypoalbuminémie < 30 g/l (faussée en cas de syndrome inflammatoire) La dénutrition augmente la morbi-mortalité Version

8 SURPOIDS - OBESITE fréquent (13% de la population est obèse et 30% en surpoids) grave (augmente la mortalité cardio-vasculaire et par cancer) CRITERES DIAGNOSTIQUES IMC diagnostic < 10 dénutrition grade V 10 à 12,9 dénutrition grade IV 13 à 14,9 dénutrition grade III 15 à 16,9 dénutrition grade II 17 à 18,4 dénutrition grade I 18,5 à 24,9 Normal 25 à 29,9 surpoids 30 à 34,9 obésité grade I (commune ou modérée) 35 à 39,9 obésité grade II (sévère) > 40 obésité grade III (morbide ou massive) définition selon l'oms IMC = poids (kg)/ [taille (m)] 2 FORMES CLINIQUES - obésité androïde (augmentation de la graisse abdominale) définie par un tour de taille > 90 cm chez la femme (>100 cm chez l'homme) et traduisant un risque cardiovasculaire accru - obésité gynoïde (répartition des graisses sur les hanches) dont le risque cardiovasculaire est plus faible SIGNES ASSOCIES - hypertension artérielle - signes d'insuffisance cardiaque, d'insuffisance coronarienne - oedèmes des membres inférieurs (cardiaque, insuffisance veineuse ou lymphatique) - signes de diabète (polyurie, polydipsie, amaigrissement), glycémie à jeun - syndrome d'apnée du sommeil (entraînant un endormissement diurne) - douleurs articulaires (arthrose) - rechercher des signes de cancer (fréquence élevée en cas d'obésité: seins, utérus, côlon) Version

9 Minimum vital IMC 25 à 30 = surpoids IMC > 30 = obésité La mesure du tour de taille permet d'estimer le risque cardio-vasculaire (F > 90cm, H > 100cm) L'obésité augmente la mortalité cardiovasculaire et par cancer Version

10 DYSPHAGIE grave (peut révéler un cancer, même si la dysphagie a été fugace) DESCRIPTION Définition La dysphagie est une sensation non douloureuse d'arrêt des aliments apparaissant immédiatement après la déglutition. Classiquement elle survient progressivement d'abord pour les aliments solides, puis pour les liquides. L'aphagie est une dysphagie complète (impossibilité totale de déglutition). Siège Le plus souvent rétrosternale, la dysphagie peut intéresser tout le trajet de l'oesophage de la partie basse du cou (dysphagie cervicale) au creux épigastrique. Son siège, bien qu'il n'y ait pas souvent de coïncidence parfaite, est souvent sus-jacent à celui de la lésion responsable. Signes associés - régurgitations alimentaires (remontée d'aliments sans effort de vomissements) - douleurs - au passage des aliments: odynophagie - permanente: traduisant souvent l'extension locorégionale d'une tumeur - hypersialorrhée - toux - accès de toux lors de l'alimentation faisant évoquer une fistule trachéo-oesophagienne - permanente traduisant l'extension locorégionale d'une tumeur - infections bronchopulmonaires récidivantes - hoquet, signe classique d'irritation phrénique - amaigrissement - déshydratation - adénopathie sus-claviculaire "de Troisier" (en faveur du cancer de l'œsophage) DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL - anorexie (perte d'appétit) avec apractophagie au cours de laquelle le patient recrache les aliments longuement mâchés non déglutis ("les aliments tournent dans la bouche") - striction pharyngée survenant en dehors de toute prise alimentaire habituellement sans support organique ("boule dans la gorge") VALEUR SEMIOLOGIQUE Lésions de la muqueuse oesophagienne - cancer de l'oesophage La dysphagie du cancer est progressive survenant d'abord pour les aliments solides (pain, viande) puis intéressant les aliments liquides et même la salive (aphagie). - lésions peptiques (secondaires à un reflux gastro-oesophagien acide): oesophagite, sténose peptique. Version

11 La dysphagie des lésions peptiques est intermittente, classiquement mais en fait rarement précédée des autres signes de reflux gastro-oesophagien. Compression extrinsèque (ou lésion sous-muqueuse) - tumeur de la musculeuse oesophagienne (léiomoyome) - compression médiastinale (cancer bronchopulmonaire ou médiastinite néoplasique) Troubles moteurs de l'oesophage - achalasie ou mégaoesophage: défaut de relaxation du cardia La dysphagie est souvent paradoxale (prédominant pour les liquides et non les solides) - diverticule pharyngo-oesophagien (de Zenker) La dysphagie est localisée au niveau du cou, elle s'accompagne de régurgitations. CONDUITE À TENIR Dans tous les cas, il faut immédiatement rechercher une lésion muqueuse de l'œsophage par une fibroscopie oesogastrique, même si la dysphagie a été provisoire Minimum vital La dysphagie est une sensation non douloureuse d'arrêt des aliments apparaissant immédiatement après la déglutition. Signes associés à rechercher: amaigrissement, ganglion sus-claviculaire, régurgitations, infection pulmonaire Une dysphagie est un cancer de l'œsophage jusqu'à preuve du contraire Version

12 REFLUX GASTRO OESOPHAGIEN fréquent SYMPTOMES TYPIQUES - Pyrosis: douleurs rétrosternales ascendantes. à type de brûlure. en période post prandiale. posturales: lors de l'antéflexion du tronc (signe du lacet) ou en décubitus. majorées par les repas abondants riches en graisses. soulagées par la prise d'anti-acides - Régurgitations acides : remontée de liquide acide dans la gorge sans effort de vomissement SYMPTOMES ATYPIQUES Doivent faire réaliser une endoscopie suivie d'une ph-métrie si l'endoscopie ne permet pas d'affirmer le RGO (absence d'œsophagite) - Signes pharyngés : gêne pharyngée à type de corps étranger ou de striction indépendante des prises alimentaires - Signes laryngés : enrouement, dysphonie du réveil - Signes pulmonaires : accès de toux ou de dyspnée nocturne - Douleurs pseudo angineuses (attention: éliminer avant tout une origine cardiaque) - Hoquet SIGNES D'OESOPHAGITE associés au pyrosis et aux regurgitations acides - Douleurs épigastriques - Localisées à la partie haute du creux épigastrique, rétroxyphoïdiennes - Intenses, elles sont le témoin de lésions sévères ou d'un ulcère de l'oesophage. - Dysphagie - intermittente, lors des premières bouchées Quels que soient ses caractères, elle doit toujours faire rechercher une complication : sténose peptique, cancer sur endobrachyoesophage. SIGNES D'ALARME Ces signes font craindre une forme sévère de RGO ou une affection néoplasique et imposent donc une endoscopie. - âge > 50 ans - amaigrissement - dysphagie - hémorragie digestive - anémie Version

13 Minimum vital Signes de RGO Pyrosis (brûlures rétrosternales ascendantes) avec régurgitations acides Exploration par fibroscopie indispensable si âge > 50 ans ou symptôme d'alarme (amaigrissement, dysphagie, hémorragie, anémie) Version

14 SYNDROME ULCEREUX fréquent, surtout après prise d'aspirine ou d'anti-inflammatoires DESCRIPTION Douleurs ulcéreuses typiques - localisées à l'épigastre - sans irradiation ou parfois irradiation dans le dos et les hypochondres (1/3 des cas) - à type de crampes, torsion, ou faim douloureuse - rythmées par les repas, post-prandiale tardive, survenant 1 à 4h après les repas - durant 1/2h à 2h - diurne et nocturne - calmées par les aliments ou les anti-acides - non traitées, évoluent par poussées de 1 à 6 semaines (poussée ulcéreuse) puis disparaissent pendant une période variable de quelques mois à quelques années Douleurs ulcéreuses atypiques - topographie inhabituelle : hypochondre, parfois uniquement dorsale, exceptionnellement région sous ombilicale - formes indolores révélées par une complication (perforation, hémorragie) VALEUR SEMIOLOGIQUE La douleur ulcéreuse est le seul symptôme de l'ulcère gastrique ou duodénal non compliqué. Elle n'est guère spécifique et se rencontre également: - au cours des lésions aiguës gastriques ou duodénales - lors du cancer gastrique. En pratique, tout syndrome ulcéreux doit donc impérativement être exploré par endoscopie. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL - dyspepsie - inconfort digestif, lenteur de digestion, satiété précoce, pesanteur, ballonnements à rythme prandial - symptômes anciens, influencés par l'anxiété - état général conservé, poids stable - sténose chronique du grêle peut également être responsable d'une douleur à rythme prandial - syndrome pancréatico-solaire (cancer du pancréas) au début de son évolution peut être difficile à différencier d'un syndrome ulcéreux; intérêt ici d'une échographie abdominale Version

15 - artériopathie digestive (insuffisance mésentérique supérieure) responsable de douleurs post prandiales précoces voire per-prandiale Minimum vital Syndrome ulcéreux = douleur épigastrique rythmée par les repas Un syndrome ulcéreux peut faire découvrir un cancer gastrique (fibroscopie systématique) Version

16 VOMISSEMENTS grave (peut révéler une pathologie mettant en jeu le pronostic vital) DEFINITION Rejet brusque par la bouche du contenu gastro-duodénal au cours d'un effort comportant des contractions du diaphragme et de la paroi abdominale, ce qui différencie ce symptôme des régurgitations. ASPECTS CLINIQUES Selon leur nature, on décrit : des vomissements aqueux, bilieux, alimentaires, fécaloïdes (liquide de stase noir), les vomissements de sang (= hématémèse) PRINCIPALES CAUSES Vomissements aigus : - occlusion intestinale - organique (volvulus, hernie étranglée, tumeur) - réflexe (appendicite, péritonite, cholécystite, pancréatite aiguë, colique néphrétique ) - syndrome méningé (méningite, hémorragie méningée) - syndrome labyrinthique (ORL) - trouble métabolique - acidose, acidocétose diabétique - hypercalcémie, hypokaliémie, hypomagnésémie, insuffisance rénale - insuffisance surrénale (attention: urgence médicale) - infarctus du myocarde (ECG systématique devant des vomissements) - gastroentérite infectieuse - migraine Vomissements chroniques Syndrome de sténose pylorique - Vomissements à distance des repas et alimentaires, abondants, d'abord intermittents puis constants après chaque repas en augmentant progressivement de volume. - Douleurs épigastriques, expliquées par la lésion responsable de la sténose, la distension gastrique, l'oesophagite induite par la répétition des vomissements. - L'examen clinique met en évidence des ondulations péristaltiques au niveau de l'épigastre, un clapotage à jeun lors de la palpation de l'estomac, une déshydratation, un amaigrissement. - causes. ulcère du pylore ou du bulbe,. cancer antro-pylorique.. compressions extrinsèques (cancer du pancréas, pancréatite chronique) Hypertension intra-crânienne Les vomissements neurologiques sont caractérisés par leur survenue en jet, sans efforts, particulièrement aux changements de position de la tête; ils s'accompagnent habituellement de céphalées. CONSEQUENCES Version

17 Complications digestives - ulcération fissuraire de la jonction oesogastrique: syndrome de Mallory Weiss - exceptionnellement, rupture de l'oesophage ou syndrome de Boerhave Complications respiratoires - inhalation du contenu gastrique responsable du syndrome de Mendelson Complications hydro-électrolytiques - déshydratation - troubles de l'équilibre acido-basique (perte du H + ), alcalose métabolique Minimum vital Vomissement = rejet brusque par la bouche du contenu gastro-duodénal au cours d'un effort comportant des contractions du diaphragme et de la paroi abdominale. Tout vomissement n'est pas d'origine digestive Peut révéler une urgence médicale (insuffisance surrénale, infarctus, syndrome méningé, acido-cétose) ou chirurgicale (occlusion, péritonite) Version

18 HEMORRAGIE DIGESTIVE grave HEMATEMESE Description Rejet de sang d'origine digestive par la bouche dans un effort de vomissement. Son aspect est variable. Le plus souvent, sang brunâtre, cailloté, mêlé de débris alimentaires mais aussi vomissement de sang rouge lorsqu'il s'agit d'un saignement abondant et/ou d'origine oesophagienne. L'hématémèse est un saignement macroscopique: la présence de sang microscopique détecté à la bandelette n'a aucune valeur diagnostique. Valeur sémiologique - S'explique par une lésion hémorragique située entre la bouche oesophagienne et l'angle duodéno-jéjunal (angle de Treitz) explorée par fibroscopie après lavage aspiration de la cavité gastrique et compensation de la spoliation sanguine Diagnostic différentiel - hémoptysie (sang rouge, spumeux, émis au cours d'efforts de toux) - hémorragie bucco-pharyngée (pas d'effort de vomissement) - épistaxis (saignement du nez) déglutie - vomissement de stase gastrique (liquide noirâtre, au cours d'un syndrome occlusif) HEMORRAGIE PAR VOIE BASSE (extériorisée par l'anus) Description - Méléna Emission par l'anus de sang digéré : selles liquides noires, goudronneuses, d'odeur fétide. Peut suivre une hématémèse ou être isolé. Peut être méconnu par le patient lorsqu'il est peu abondant. Dans ce cas, le saignement digestif peut se traduire par un malaise lipothymique (malaise avec sensation de perte de connaissance imminente), une crise angineuse, une anémie incitant à rechercher le méléna par un toucher rectal systématique. Le méléna doit se distinguer d'une coloration anormale des selles d'origine médicamenteuse (la supplémentation en fer noircit les selles). - Rectorragie Emission de sang rouge par l'anus, soit hémorragies abondantes de sang rouge (plus ou moins foncé selon le niveau du saignement), soit hémorragies minimes de sang rouge vif survenant lors de la défécation. Valeur sémiologique - Le méléna s'explique le plus souvent par une lésion digestive haute (gastroduodénale), plus rarement par une lésion intestinale (grêle, côlon droit). - Une rectorragie abondante de sang rouge peut provenir de tout segment du tube digestif, mais dans 80% des cas la lésion est gastroduodénale: la fibroscopie oesogastroduodénale est donc le premier examen qui doit être fait. Les éléments orientant vers une hémorragie d'origine haute sont le contexte (prise d'anti-inflammatoires, antécédent d'ulcère ou de syndrome ulcéreux, signes d'hypertension portale), le terrain vasculaire (fistule aorto-duodénale) et l'abondance du saignement (état de choc, volume transfusé). La sonde nasogastrique (SNG) est un Version

19 élément d'orientation car du sang à la SNG est en faveur d'une origine gastrique, mais un liquide clair à la SNG n'élimine en aucun cas une hémorragie post-pylorique. - Les rectorragies minimes survenant lors des éxonérations proviennent de la partie terminale de l'intestin. Elles ont la même signification pathologique qu'un syndrome dysentérique. Une origine proctologique (hémorroïdes) ne peut être retenue qu'après une coloscopie gauche négative. APPRECIATION DE LA GRAVITE Quelle que soit sa présentation clinique initiale, la constatation d'une hémorragie digestive nécessite une admission immédiate en service de spécialité pour que soient rapidement rassemblés les éléments pronostiques étiologiques permettant d'adapter le schéma thérapeutique. Signes cliniques de spoliation sanguine - abondance du saignement (extériorisé ou ramené par l'aspiration gastrique), - malaise - pâleur des conjonctives - tachycardie, pouls petit, filant - hypotension artérielle (signe tardif survenant pour une perte de plus de 20% de la masse sanguine) - signes de choc : soif, oligo-anurie, froideur des extrémités, sueurs, marbrures, tachycardie, tension basse et pincée, polypnée, confusion, agitation aiguë Signes biologiques La baisse de l'hémoglobine et de l'hématocrite, retardée par rapport à l'hémorragie, n'apparaît qu'après une hémodilution compensatoire. Volume de sang transfusé nécessaire au maintien de l'hématocrite Terrain Le pronostic des hémorragies digestives est d'autant plus sévère : - qu'il s'agit d'un sujet âgé de plus de 60 ans - qu'il existe une pathologie associée : cirrhose, insuffisance respiratoire, cardiaque ou rénale, insuffisance coronarienne (ECG systématique: infarctus fréquent, favorisé par l'anémie) - qu'il existe des signes en faveur d'une origine vasculaire (fistule aorto-digestive): terrain vasculaire, douleur et malaise initial Version

20 PRINCIPALES CAUSES HEMORRAGIES OESO-GASTRO-DUODENALES Lésions des muqueuses gastro-duodénales - ulcères gastrique ou duodénal favorisés par la prise d'anti-inflammatoires ou d'aspirine (syndrome ulcéreux) - lésion aiguë fréquente chez le patient de réanimation (ulcération "de stress") - syndrome de Mallory Weiss (ulcérations de la muqueuse de la jonction oesogastrique après vomissement alimentaire ou bilieux important) - cancer gastrique (syndrome ulcéreux et amaigrissement) Hypertension portale - rupture de varices oesophagiennes ou cardio-tubérositaires HEMORRAGIES INTESTINALES Ne sont discutées qu'après avoir vérifié la normalité de la muqueuse gastro-duodénale puisque 8 fois sur 10 une hémorragie par voie basse traduit l'existence d'une lésion gastroduodénale. - anite hémorroïdaire: diagnostic d'élimination, ne peut être retenu qu'après exploration endoscopique - lésions rectales: ulcérations traumatiques, tumeurs, maladie inflammatoire (crohn, rectocolite hemorragique) - lésions coliques: angiodysplasie, diverticules, tumeurs - lésions jéjuno-iléales: diverticule de Meckel, tumeurs, angiodysplasie Minimum vital Hématémèse = vomissement de sang (origine oesogastroduodénale) Méléna = émission de sang digéré (d'allure goudroneuse) par l'anus (origine le plus souvent oesogastroduodénale, plus rarement grêle ou côlon droit) Rectorragies = émission de sang rouge par l'anus (si abondantes, l'origine est le plus souvent gastroduodénale) Toute hémorragie digestive justifie une hospitalisation et une recherche de signes de gravité: - terrain (sujet âgé, insuffisant coronarien, terrain vasculaire) - signes de choc : soif, oligo-anurie, froideur des extrémités, sueurs, marbrures, tachycardie, tension basse et pincée, polypnée, confusion, agitation aiguë Rechercher des éléments cliniques orientant vers l'origine de l'hémorragie (antiinflammatoires, syndrome ulcéreux, hypertension portale) Version

21 DIARRHEE (GENERALITES) DEFINITION La diarrhée est un trouble du transit caractérisé par l'émission trop fréquente de selles liquides et trop abondantes (poids moyen supérieur à 300 g/24h) - aiguë: d'apparition brutale et ne dépassant pas habituellement une semaine (pouvant parfois aller jusqu'à 3 semaines) - chronique: évoluant depuis plus de 3 semaines DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL - syndrome dysentérique (exonérations fréquentes mais afécales) - fausse-diarrhée du constipé (alternance de constipation et d'émission de selles surdigérées entourées de mucus ou de selles hydriques mélangées à des selles dures) - fécalome (irritation muqueuse entraînant une sécrétion d'eau, diagnostiqué au toucher rectal) - incontinence anale (évacuation involontaire de matières par perte du contrôle sphinctérien, les patients incontinents expriment rarement l'incontinence mais se plaignent plutôt de "diarrhée") MECANISMES PHYSIOPATHOLOGIQUES Plusieurs désordres physiopathologiques peuvent être associés: - Accélération motrice Souvent colopathie fonctionnelle ou due à l'alcool, rarement due à une cause endocrine (hyperthyroïdie, tumeur endocrine) ou neurologique (neuropathie diabétique) - Diminution de l'absorption intestinale de l'eau et des électrolytes Secondaire à une résection intestinale ou une diminution des capacités de résorption colique due à une inflammation. - Diminution de l'absorption des nutriments La diarrhée est la résultante d'une malabsorption des graisses (stéatorrhée), des protéines (créatorrhée). Les solutés retenus dans la lumière intestinale s'opposent à l'absorption de l'eau et favorisent également une diarrhée osmotique. La malabsorption peut être secondaire à une maldigestion en rapport avec une insuffisance pancréatique exocrine. - Exsudation avec perte de plasma, de sang, de pus, conséquence de lésions infectieuses, inflammatoires ou tumorales de la muqueuse. - Sécrétion intestinale d'eau et d'électrolytes Augmentation de la sécrétion entérocytaire d'eau et d'électrolytes, dépassant les capacités de résorption maximale du côlon, secondaire soit à une hyperosmolarité des selles (par exemple lactose ou laxatif), soit à une tumeur endocrine, soit à une infection (virale ou toxinique). Minimum vital Version

DOULEURS ABDOMINALES. I. Caractéristiques de la douleur à faire préciser par l interrogatoire

DOULEURS ABDOMINALES. I. Caractéristiques de la douleur à faire préciser par l interrogatoire Univ-Rennes1-Poycopié Médecine M2-Sémiologie du Foie et des Voies Biliaires 1 DOULEURS ABDOMINALES Jean-François Bretagne La douleur abdominale est un motif fréquent de consultation en médecine générale

Plus en détail

Sémiologie digestive. Dr ABED

Sémiologie digestive. Dr ABED Sémiologie digestive Dr ABED Troubles du transit Transit normal La durée normal : variable, durée moyenne 24 heures Nombre : Les selles normales sont émises 1 à 2 fois par jours Aspect : homogène et moulée

Plus en détail

Items 295, 42 : Conduite à tenir devant un amaigrissement

Items 295, 42 : Conduite à tenir devant un amaigrissement Items 295, 42 : Conduite à tenir devant un amaigrissement Collège des Enseignants du Nutrition Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...2 SPECIFIQUE :...2 I Recherche de signes

Plus en détail

Sémiologie digestive pédiatrique. jean-pierre.hugot@rdb.aphp.fr

Sémiologie digestive pédiatrique. jean-pierre.hugot@rdb.aphp.fr Sémiologie digestive pédiatrique jean-pierre.hugot@rdb.aphp.fr Troubles du transit intestinal Analyse du transit Selles de consistance normale Moulées Molles (sein, hydrolysats de protéines) Marron si

Plus en détail

Conduite à tenir devant un amaigrissement involontaire isolé

Conduite à tenir devant un amaigrissement involontaire isolé Conduite à tenir devant un amaigrissement involontaire isolé Pr P Cathébras Médecine interne Principe général L'amaigrissement est un signe aspécifique. Il est rarement réellement isolé et la démarche

Plus en détail

Urgences en chirurgie digestive

Urgences en chirurgie digestive Urgences en chirurgie digestive Dr Jean Marc Hoang Service de chirurgie digestive et générale CHI le Raincy Montfermeil 01 41 70 81 10 Cours IFSI de Maison Blanche mai 2005 Urgences infectieuses appendicite

Plus en détail

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Sécrétion acide et peptique de l estomac Motricité œsophagienne et gastrique

Plus en détail

MI1:Métabolisme et Nutrition Séméiologie des troubles du transit Année universitaire 2007-2008

MI1:Métabolisme et Nutrition Séméiologie des troubles du transit Année universitaire 2007-2008 Introduction Séméiologie des troubles du transit Dans sociétés occidentales, où la quantité de fibres alimentaires est faible, le transit digestif normal se manifeste par : émission de selle de consistance

Plus en détail

STRATEGIE D EXPLORATION D UNE DIARRHEE CHRONIQUE. Virginie GIBAUD CHRU DUPUYTREN LIMOGES

STRATEGIE D EXPLORATION D UNE DIARRHEE CHRONIQUE. Virginie GIBAUD CHRU DUPUYTREN LIMOGES STRATEGIE D EXPLORATION D UNE DIARRHEE CHRONIQUE Virginie GIBAUD CHRU DUPUYTREN LIMOGES DIAGNOSTIC POSITIF Définition : selles - trop abondantes P > 300g/j - et/ou trop fréquentes > 3/j - et/ou trop liquides

Plus en détail

Section G : Système gastro-intestinal

Section G : Système gastro-intestinal G G01. Troubles de la déglutition : dysphagie haute (la lésion peut être haute ou basse) G02. Troubles de la déglutition : dysphagie basse (la lésion sera basse) G03. Pyrosis/douleur thoracique : hernie

Plus en détail

Table des matières I. LA PONCTION BIOPSIE HÉPATIQUE (PBH) 15

Table des matières I. LA PONCTION BIOPSIE HÉPATIQUE (PBH) 15 Table des matières CHAPITRE 1 EXPLORATIONS EN HÉPATOLOGIE 15 I. LA PONCTION BIOPSIE HÉPATIQUE (PBH) 15 II. TIPS (TRANSJUGULAR INTRAHEPATIC PORTOSYSTEMIC SHUNT 17 OU SHUNT INTRA-HÉPATIQUE PORTO-SYSTÉMIQUE)

Plus en détail

Reflu l x u g as a t s r t o r -o - eso s phag a ie i n Pr. H.SIBAI

Reflu l x u g as a t s r t o r -o - eso s phag a ie i n Pr. H.SIBAI Reflux gastro-oesophagien Pr. H.SIBAI Oesophage Cardia Estomac R.G.O Introduction Définition : Ensemble des manifestations cliniques secondaires au passage de liquide gastrique dans l œsophage Complication

Plus en détail

Séquence 1 : Votre diagnostic?

Séquence 1 : Votre diagnostic? 1 Séquence 1 : Il y a 15 jour M. A, 21 ans a présenté une broncho-pneumopathie aiguë avec fièvre importante. Son état s'est grandement amélioré sous traitement antibiotique. Mais il se plaint toujours

Plus en détail

FISSURES, FISTULES ANALES, THROMBOSE HEMORROIDAIRE CANCER DU CANAL ANAL

FISSURES, FISTULES ANALES, THROMBOSE HEMORROIDAIRE CANCER DU CANAL ANAL FISSURES, FISTULES ANALES, THROMBOSE HEMORROIDAIRE CANCER DU CANAL ANAL Pr A GAINANT (octobre 2003) I -RAPPEL ANATOMIQUE DU CANAL ANAL II - FISSURE DE L'ANUS C'est une ulcération anale. A - Etiopathogénie

Plus en détail

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien : Module digestif Pathologie œsophagique I. Rappel anatomique : Etendu de 15 à 40 cm des arcades dentaires. D environ 25 cm de long. Constitué de 2 types de muscles. Recouvert par une muqueuse malpighienne

Plus en détail

Sémiologie du Foie hors cirrhose et hépatite virale. Pr Eric NGUYEN-KHAC UFR médecine Amiens 2011

Sémiologie du Foie hors cirrhose et hépatite virale. Pr Eric NGUYEN-KHAC UFR médecine Amiens 2011 Sémiologie du Foie hors cirrhose et hépatite virale Pr Eric NGUYEN-KHAC UFR médecine Amiens 2011 Sommaire Examen du foie Les douleurs hépatiques La biologie du foie Les examens morphologiques L histologie

Plus en détail

Reflux Gastro Oesophagien : diagnostic et traitement. Mathias VIDON

Reflux Gastro Oesophagien : diagnostic et traitement. Mathias VIDON Reflux Gastro Oesophagien : diagnostic et traitement Mathias VIDON Définition Passage d une partie du contenu gastrique dans l oesophage En pratique clinique : symptômes ou lésions oesophagienne en rapport

Plus en détail

Objectifs des stages obligatoires à l externat

Objectifs des stages obligatoires à l externat Faculté de médecine Vice-décanat aux études médicales de premier cycle Objectifs des stages obligatoires à l externat Utiliser la navigation par signets de votre lecteur Adobe pour repérer le stage désiré.

Plus en détail

ONCOLOGIE TD2 Lundi 4 février 2008, 13h30 Ronéotypeuse : SARBIT Caroline MANIFESTATIONS CLINIQUES DES CANCERS

ONCOLOGIE TD2 Lundi 4 février 2008, 13h30 Ronéotypeuse : SARBIT Caroline MANIFESTATIONS CLINIQUES DES CANCERS ONCOLOGIE TD2 Lundi 4 février 2008, 13h30 Ronéotypeuse : SARBIT Caroline MANIFESTATIONS CLINIQUES DES CANCERS PLAN : I) Généralités II) Cas cliniques : 1 ) Premier cas 2 ) Deuxième cas 3 ) Troisième cas

Plus en détail

1 Généralités et rappels

1 Généralités et rappels 1 Généralités et rappels Généralités Hémorragies digestive = saignement d une lésion située sur le tractus digestif Œsophage Estomac Intestin Grêle Duodénum Jéjunum Iléon Colon Rectum Anus Définitions

Plus en détail

TRAITEMENT CHIRURGICAL DE L OBESITE J.P. MARMUSE

TRAITEMENT CHIRURGICAL DE L OBESITE J.P. MARMUSE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE L OBESITE J.P. MARMUSE FAUT ' IL OPERER LES OBESES? CHIRURGIE DE L OBESITE DEFINITION DE L OBESITE Excès de masse grasse délétère pour la santé IMC > 30 kg / m² CLASSIFICATION

Plus en détail

Chapitre 16 Hémorragies digestives

Chapitre 16 Hémorragies digestives Chapitre 16 Hémorragies digestives 1. Sémiologie 2. Exploration d une hémorragie digestive 3. Points importants de la prise en charge 4. Principales causes d hémorragie digestive Sémiologie Une hémorragie

Plus en détail

INFORMATIONS AUX PATIENTS CANCER DU RECTUM CHIRURGIE DU RECTUM Dr Lionel Charbit

INFORMATIONS AUX PATIENTS CANCER DU RECTUM CHIRURGIE DU RECTUM Dr Lionel Charbit 31, AVENUE DE L ABBAYE 91330 YERRES 01 69 48 48 13 INFORMATIONS AUX PATIENTS CANCER DU RECTUM CHIRURGIE DU RECTUM Dr Lionel Charbit Madame, Monsieur, Cette brochure est destinée à répondre à la plupart

Plus en détail

QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISSURE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE?

QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISSURE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE? QUE SAVOIR SUR LA CHIRURGIE de FISSURE ANALE A LA CLINIQUE SAINT-PIERRE? Vous allez être opéré(e) à la clinique Saint-pierre d une fissure anale par l équipe chirurgicale des docteurs Bardou, Ben brahem

Plus en détail

G. Appareil digestif. Tractus digestif. Recommandation [grade] Commentaires. Problème clinique. Déglutition barytée/togd

G. Appareil digestif. Tractus digestif. Recommandation [grade] Commentaires. Problème clinique. Déglutition barytée/togd Tractus digestif Dysphagie cliniquement haute (l obstacle est haut ou bas) 1 Déglutition barytée L'endoscopie haute est généralement pratiquée en première intention chez les patients dysphagiques. Lorsque

Plus en détail

Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans

Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans Enoncé Une femme de 65 ans, obèse, vous consulte en urgence pour une douleur épigastrique irradiant dans l épaule droite apparue brutalement il y a 3 heures

Plus en détail

Stéphane Cattan Maladies de l Appareil Digestif

Stéphane Cattan Maladies de l Appareil Digestif Stéphane Cattan Maladies de l Appareil Digestif Introduction Les localisations digestives sont les plus fréquentes des tumeurs carcinoïdes Il s agit de tumeurs d évolution lente Elles sont souvent asymptomatiques

Plus en détail

Les vomissements. Dr J.M. Abaziou

Les vomissements. Dr J.M. Abaziou Les vomissements Dr J.M. Abaziou Définition et Introduction Les vomissements se définissent comme des rejets actifs de tout ou partie du contenu gastrique ou intestinal par la bouche. Ils associent une

Plus en détail

Tumeurs de l'estomac «adénocarcinome gastrique» (150) Professeur J.R Delpero Juin 2005 Objectifs : Diagnostiquer une tumeur de l estomac

Tumeurs de l'estomac «adénocarcinome gastrique» (150) Professeur J.R Delpero Juin 2005 Objectifs : Diagnostiquer une tumeur de l estomac Tumeurs de l'estomac «adénocarcinome gastrique» (150) Professeur J.R Delpero Juin 2005 Objectifs : Diagnostiquer une tumeur de l estomac 1. Introduction L'adénocarcinome gastrique se développe à partir

Plus en détail

Fissures anales. Définition et épidémiologie. Causes, facteurs favorisant. Signes et symptômes. Diagnostic.

Fissures anales. Définition et épidémiologie. Causes, facteurs favorisant. Signes et symptômes. Diagnostic. Fissures anales. Définition et épidémiologie. «Ulcération allongée et superficielle généralement très douloureuse siégeant dans les plis radiés de l anus.» 1 La fissure survient le plus souvent chez les

Plus en détail

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales.

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT POINTS IMPORTANTS. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. 2) Physiologiquement, la pression artérielle baisse au

Plus en détail

La lithiase biliaire (258) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005)

La lithiase biliaire (258) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) La lithiase biliaire (258) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) Pré-Requis : Clinique : diagnostic des ictères - douleurs biliaires (colique hépatique) PCEM2 Biologique : exploration

Plus en détail

3. Etat de santé actuel

3. Etat de santé actuel 3. Etat de santé actuel Dossier nr. : Pulmonaire : pneumonie :... depuis :... pleurite :... depuis :... bronchite :... depuis :... tuberculose :... depuis :... Cardiovasculaire : hypertension :... depuis

Plus en détail

La déshydratation. Eau est indispensable à la vie, est le principal constituant de notre organisme

La déshydratation. Eau est indispensable à la vie, est le principal constituant de notre organisme La déshydratation 1. définition Perte excessive de la teneur en eau de l organisme Déficit du volume liquidien par déséquilibre du bilan hydrosodé 2. mécanismes et causes a. mécanisme Eau est indispensable

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

PRISE EN CHARGE D UN ICTERE. F Banon, Unité d endoscopie digestive, Synergia

PRISE EN CHARGE D UN ICTERE. F Banon, Unité d endoscopie digestive, Synergia PRISE EN CHARGE D UN ICTERE A Brams, Viscéralis, Synergia F Banon, Unité d endoscopie digestive, Synergia CAS CLINIQUE Monsieur X, âgé de 69 ans, vous consulte pour un ictère associé à une altération de

Plus en détail

MAIGREUR ET DENUTRITION

MAIGREUR ET DENUTRITION MAIGREUR ET DENUTRITION Table des matières Table des matières 3 I - Introduction 7 A. Maigreur...7 B. Amaigrissement...8 C. Dénutrition...8 1. Dénutrition calorique pure...8 2. Dénutrition caloricoprotéïque...8

Plus en détail

Hémorragies digestives aux urgences (205b) Docteur Carole PAQUIER Juillet 2003

Hémorragies digestives aux urgences (205b) Docteur Carole PAQUIER Juillet 2003 Hémorragies digestives aux urgences (205b) Docteur Carole PAQUIER Juillet 2003 Pré-Requis : Physiopathologie des hémorragies digestives. Résumé : Objectifs du cours sur la prise en charge des hémorragies

Plus en détail

15 ème Journée Nationale du Sommeil Sommeil et Nutrition

15 ème Journée Nationale du Sommeil Sommeil et Nutrition INFORMATION DES PATIENTS 15 ème Journée Nationale du Sommeil Sommeil et Nutrition Dr Michel AST Patient type Une femme dans 80 % des cas 40 ans 120 kg / 1,66 m soit un imc de 43 Chirurgie de rattrapage

Plus en détail

Troubles fonctionnels intestinaux : jusqu où aller dans les explorations? Séminaire de DES Mai 2008 Damien Carmona

Troubles fonctionnels intestinaux : jusqu où aller dans les explorations? Séminaire de DES Mai 2008 Damien Carmona Troubles fonctionnels intestinaux : jusqu où aller dans les explorations? Séminaire de DES Mai 2008 Damien Carmona Rappels : troubles fonctionnels intestinaux Score diagnostique : les critères de Rome

Plus en détail

M. MELANGE michel.melange@uclouvain.be Luxembourg Décembre 2011

M. MELANGE michel.melange@uclouvain.be Luxembourg Décembre 2011 La proctologie en pratique quotidienne M. MELANGE michel.melange@uclouvain.be Luxembourg Décembre 2011 Matériel de proctologie Les oreilles, les yeux et les doigts Source de lumière froide Anuscopes, proctoscope,

Plus en détail

Sémiologie générale. Altération de l état général

Sémiologie générale. Altération de l état général Sémiologie générale Altération de l état général Généralités (1) Terminologie purement française (pas d équivalent anglo-saxon) Les 3 A de l interrogatoire : Asthénie Anorexie Amaigrissement Ces 3 signes

Plus en détail

Conduite à tenir devant une hémorragie digestive basse

Conduite à tenir devant une hémorragie digestive basse Conduite à tenir devant une hémorragie digestive basse Réunion DESC-SCVO Tours P. de Wailly CHU POITIERS Professeur Carretier Généralités 20 % des hémorragies digestives Au-delà de l angle de Treitz 90%

Plus en détail

http://www.angioweb.fr : Référentiel du Collège National de Chirurgie et de Médecine Vasculaire

http://www.angioweb.fr : Référentiel du Collège National de Chirurgie et de Médecine Vasculaire ŒDEMES DES MEMBRES INFERIEURS : DEVANT L APPARITION D OEDEMES DES MEMBRES INFERIEURS, ARGUMENTER LES PRINCIPALES HYPOTHESES DIAGNOSTIQUES ET JUSTIFIER LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES PERTINENTS. [Module 11

Plus en détail

COMMENT RECONNAÎTRE AFFECTION BÉNIGNE OU GRAVE?

COMMENT RECONNAÎTRE AFFECTION BÉNIGNE OU GRAVE? COMMENT RECONNAÎTRE LES SIGNES D UNE D AFFECTION BÉNIGNE OU GRAVE? Professeur Chantal LEFEBVRE Service de Médecine M Interne GénéraleG Cliniques Universitaires Saint-Luc (UCL) 1 A. GENERALITES I. ROLE

Plus en détail

REFLUX GASTRO ŒSOPHAGIEN. Dr K.T DOUIDI

REFLUX GASTRO ŒSOPHAGIEN. Dr K.T DOUIDI REFLUX GASTRO ŒSOPHAGIEN Dr K.T DOUIDI I. Définition II. Rappel anatomique et physiologique III. Causes anatomiques et physiologique : a) Causes physiologiques b) Causes anatomiques c) Causes anatomiques

Plus en détail

CURE DE PROLAPSUS GÉNITAL PAR VOIE VAGINALE

CURE DE PROLAPSUS GÉNITAL PAR VOIE VAGINALE Cette fiche d information, rédigée par l Association Française d Urologie *, est destinée aux patients ainsi qu aux usagers du système de santé. Remise lors de votre consultation d urologie avant de pratiquer

Plus en détail

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : 1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : a. Les troubles fonctionnels digestifs sont définis par les critères de Paris b. En France, le syndrome de l intestin irritable touche

Plus en détail

Déshydratation aiguë du nourrisson et traitement (194b) Professeur Dominique PLANTAZ Février 2004 (Mise à jour mai 2005)

Déshydratation aiguë du nourrisson et traitement (194b) Professeur Dominique PLANTAZ Février 2004 (Mise à jour mai 2005) Déshydratation aiguë du nourrisson et traitement (194b) Professeur Dominique PLANTAZ Février 2004 (Mise à jour mai 2005) Objectifs : Objectifs terminaux, l'étudiant est capable de : diagnostiquer un état

Plus en détail

Item 258 : Lithiase biliaire et ses complications

Item 258 : Lithiase biliaire et ses complications Item 258 : Lithiase biliaire et ses complications Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Incidence et prévalence...1 2 Facteurs de risque... 2 3 Dépistage... 3 4 Diagnostic de la lithiase

Plus en détail

Le système ventilatoire et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

Le système ventilatoire et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Le système ventilatoire et ses atteintes Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Objectif: A la fin de la séquence, vous serez capable de : 1. décrire le système ventilatoire 2. d expliquer

Plus en détail

Réflexions autour de cas cliniques. D R Bernard Desoutter, Nîmes

Réflexions autour de cas cliniques. D R Bernard Desoutter, Nîmes Réflexions autour de cas cliniques D R Bernard Desoutter, Nîmes Traitement des conséquences de la maladie Traitement des effets secondaires du traitement allopathique Le soutien psychologique de l accompagnement

Plus en détail

Moi ou mon enfant sous cortisone

Moi ou mon enfant sous cortisone Moi ou mon enfant sous cortisone Quelles conséquences? Isabelle Koné-Paut Pédiatrie Générale, Rhumatologie CHU de Bicêtre 94270 Le Kremlin-Bicêtre La cortisone, une hormone H H Organe 1 Organe 2 H Sang

Plus en détail

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein

CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN. Le Cancer du rein CENTRE D UROLOGIE PRADO-LOUVAIN Le Cancer du rein Le cancer du rein représente 3% des cancers de l adulte. Il s agit du troisième cancer urologique après le cancer de prostate et celui de la vessie. L

Plus en détail

Docteur T. RAHME, Gastro-Entérologue, Proctologue. VILLE LE RAINCY, SALON DE LA SANTE du 03 10 2015. Prévention des cancers digestifs

Docteur T. RAHME, Gastro-Entérologue, Proctologue. VILLE LE RAINCY, SALON DE LA SANTE du 03 10 2015. Prévention des cancers digestifs Docteur T. RAHME, Gastro-Entérologue, Proctologue 1, avenue de la résistance 93340 LE RAINCY Tél. 01 43 81 75 31 VILLE LE RAINCY, SALON DE LA SANTE du 03 10 2015 Prévention des cancers digestifs Le cancer

Plus en détail

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados

Le système nerveux et ses atteintes. Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Le système nerveux et ses atteintes Service Départemental d'incendie et de Secours du Calvados Objectifs : A la fin de la séquence, vous serez capable de : décrire le système nerveux d expliquer son fonctionnement

Plus en détail

Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral

Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral RECOMMANDATIONS POUR LA PRATIQUE CLINIQUE Prise en charge initiale des patients adultes atteints d accident vasculaire cérébral - Aspects paramédicaux - Synthèse des recommandations JUIN 2002 Service des

Plus en détail

INSTITUT DAUPHINE d Ostéopathie. Neuro-sémiologie. G. Beauvalot

INSTITUT DAUPHINE d Ostéopathie. Neuro-sémiologie. G. Beauvalot INSTITUT DAUPHINE d Ostéopathie Neuro-sémiologie G. Beauvalot NEUROPATHIES PERIPHERIQUES DIFFUSES Polynévrite et multinévrite La polynévrite alcoolique Terrain Physiopathologie Sémiologie Etiologies Neuro-sémiologie

Plus en détail

Électrophorèse des protéines plasmatiques Un examen précieux!

Électrophorèse des protéines plasmatiques Un examen précieux! Électrophorèse des protéines plasmatiques Un examen précieux! Mathieu Royer CCA Service de rhumatologie Rappel Albumine : 60% des protéines circulantes α1 : orosomucoïde, α1anti trypsine α 2 : haptoglobine,

Plus en détail

Les Syndromes d Ehlers-Danlos (SED)

Les Syndromes d Ehlers-Danlos (SED) Les Syndromes d Ehlers-Danlos (SED) Présentation créée par le GESED asbl et validée par le Dr Fransiska Malfait (UZ Gent) Version 2 - juillet 2011 1 Structure SED : qu est-ce que c est? Le diagnostic Les

Plus en détail

Complications de l immobilité et du décubitus : prévention et prise en charge.

Complications de l immobilité et du décubitus : prévention et prise en charge. Complications de l immobilité et du décubitus : prévention et prise en charge. 1- Risque de thrombose veineuse 2- Risque d encombrement bronchique 3- Risque de constipation 4- Risque d escarre 5- Risque

Plus en détail

La maladie hémorroïdaire (273a) Professeur Jean-Luc FAUCHERON Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005)

La maladie hémorroïdaire (273a) Professeur Jean-Luc FAUCHERON Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) La maladie hémorroïdaire (273a) Professeur Jean-Luc FAUCHERON Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) Pré-Requis : Séméiologie chirurgicale DCEM1 Anatomie du canal anal Résumé : La maladie hémorroïdaire, très

Plus en détail

constipation occasionnelle

constipation occasionnelle Bien vous soigner avec des médicaments disponibles sans ordonnance Juin 2009 constipation occasionnelle de l adulte constipation occasionnelle de l adulte Ce qu il faut savoir La constipation se définit

Plus en détail

Sémiologie cardio-vasculaire

Sémiologie cardio-vasculaire Sémiologie cardio-vasculaire Q-1 A quoi sert la classification NYHA? Décrivez la. Q-2 Décrire la douleur d angor d effort. Citez les principaux éléments sémiologiques recueillis à l interrogatoire qui

Plus en détail

Diarrhées aiguës du nourrisson

Diarrhées aiguës du nourrisson Diarrhées aiguës du nourrisson Critères de gravité Chef de service de Pédiatrie - CHV Des «Critères de gravité» : pour quoi faire? A priori : pour prendre une décision Conseil téléphonique Domicile ou

Plus en détail

Conduite à tenir devant une maigreur: démarche diagnostique et orientation.

Conduite à tenir devant une maigreur: démarche diagnostique et orientation. Conduite à tenir devant une maigreur: démarche diagnostique et orientation. Pr Pierre Déchelotte Unité de Nutrition CHU de Rouen (76) Dr Pascal Boulet Médecin généraliste-enseignant Bonsecours (76) Rouen

Plus en détail

RADIOLOGIE DIGESTIVE CONVENTIONNELLLE Cours n 3 TO-TPO-TOGD. Dr Céline Savoye-Collet 2009

RADIOLOGIE DIGESTIVE CONVENTIONNELLLE Cours n 3 TO-TPO-TOGD. Dr Céline Savoye-Collet 2009 RADIOLOGIE DIGESTIVE CONVENTIONNELLLE Cours n 3 TO-TPO-TOGD Dr Céline Savoye-Collet 2009 I DEFINITION Opacification de l œsophage = transit oesophagien de l œsophage et du pharynx = transit pharyngo-oesophagien

Plus en détail

QCM questions type A une seule réponse possible

QCM questions type A une seule réponse possible 1 QCM questions type A une seule réponse possible 1- un patient présente les signes suivants : fièvre vespérale, rougeur des pommettes, chaleur des paumes et plantes, sudation nocturne, sécheresse de la

Plus en détail

1. EXEMPLE DE RESUME : MME DOMINIQUE APPI POUR VOUS MONTRER UN RESUME «IDEAL»

1. EXEMPLE DE RESUME : MME DOMINIQUE APPI POUR VOUS MONTRER UN RESUME «IDEAL» Ces exemples vous montrent différentes façons de résumer une consultation médicale. Les commentaires vous donnent des pistes pour améliorer vos résumés à la prochaine station. Dans la pratique clinique,

Plus en détail

Observations infirmières et incontinence fécale

Observations infirmières et incontinence fécale Observations infirmières et incontinence fécale Novembre 2012 Françoise FIEVET Infirmière Stomathérapeute CHU Brugmann Incontinence Fécale: selles uniquement Anale: gaz + selles La continence nécessite

Plus en détail

Question 1. Quelles sont les anomalies hématologiques qui peuvent être observées au cours des syndromes inflammatoires chroniques?

Question 1. Quelles sont les anomalies hématologiques qui peuvent être observées au cours des syndromes inflammatoires chroniques? Une femme de 62 ans consulte en juillet son médecin généraliste pour une hypodermite de la jambe droite survenue dans un contexte d insuffisance veineuse ancienne des membres inférieurs. Il prescrit un

Plus en détail

Non. Peu. Jamais. Parfois. Souffrez-vous de : 0 ± + ++ +++ 1. Régime végétalien ou végétarien 0 1 2 3 4. 2. Sécheresse des yeux 0 1 2 3 4

Non. Peu. Jamais. Parfois. Souffrez-vous de : 0 ± + ++ +++ 1. Régime végétalien ou végétarien 0 1 2 3 4. 2. Sécheresse des yeux 0 1 2 3 4 Carence en vitamine A? Suivez-vous un : 1. Régime végétalien ou végétarien 2. Sécheresse des yeux 3. Cheveux secs 4. Peau sèche et rêche sur la partie supérieure du bras et du dos 5. Eczéma, dermatite

Plus en détail

Item 269 : Pancréatite chronique

Item 269 : Pancréatite chronique Item 269 : Pancréatite chronique Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Définition et incidence...1 2 Facteurs de risque et étiologie...2 3 Diagnostic...3 3. 1 Clinique... 1 3. 2 Biologie...

Plus en détail

Effets de quelques Asanas

Effets de quelques Asanas Effets de quelques Asanas Loïc Le Toumelin Sources: B.K.S Iyengar et Leslie Kaminoff Les effets des Asana Les effets des asanas sont d ordre anatomique (souplesse, musculation), d ordre psychologique (nervosité,

Plus en détail

C.A.T. devant des troubles de la conscience chez le diabétique

C.A.T. devant des troubles de la conscience chez le diabétique C.A.T. devant des troubles de la conscience chez le diabétique Dr P. ASSOUAKON SAMU EPU les jeudis du samu 27 Mai 2004 1 PLAN Introduction Généralités Régulation et prise en charge SMUR Prise en charge

Plus en détail

HEMANGIOMES DU NOURRISSON

HEMANGIOMES DU NOURRISSON HEMANGIOMES DU NOURRISSON DEFINITION On désigne sous le nom d'angiomes, des dysplasies intéressants les vaisseaux sanguins. Il s'agit de malformations très hétérogènes et très polymorphes de cause inconnue

Plus en détail

TRAITEMENT ET DEPISTAGE DES POLYPES DU COLON

TRAITEMENT ET DEPISTAGE DES POLYPES DU COLON MILLE Sara Ronéo de Module 5 LABERGERIE Laura Cours de Mr LECOMTE Le 21/02/11 Le cours est disponible sur l'ent TRAITEMENT ET DEPISTAGE DES POLYPES DU COLON Épidémiologie du Cancer Colo-rectal (CCR): Le

Plus en détail

B14 - CAT devant un lymphœdème

B14 - CAT devant un lymphœdème B14-1 B14 - CAT devant un lymphœdème Le lymphœdème est la conséquence d'une stase lymphatique dans le tissu interstitiel. Celle-ci peut être consécutive à une malformation constitutionnelle du système

Plus en détail

Le diabète : définition

Le diabète : définition Le diabète : définition Glycémie à jeûn > 7mmol/l ou 1,26g/l (après au moins 8 heures de jeûne) dosage effectué sur 2 prélèvements différents Ou Glycémie prise à n importe quel moment de la journée 2g/l

Plus en détail

Vomissement du nourisson, de l enfant et de l adulte avec le traitement (345) J. Sarles, R.Laugier Décembre 2005

Vomissement du nourisson, de l enfant et de l adulte avec le traitement (345) J. Sarles, R.Laugier Décembre 2005 Vomissement du nourisson, de l enfant et de l adulte avec le traitement (345) J. Sarles, R.Laugier Décembre 2005 1. Définition Les vomissements se définissent comme des rejets actifs de tout ou partie

Plus en détail

Item 168. Parasitoses digestives : giardiose, amoebose, téniasis, ascaridiose, oxyurose

Item 168. Parasitoses digestives : giardiose, amoebose, téniasis, ascaridiose, oxyurose CHAPITRE 1 Amœbose I. Épidémiologie 16 II. Physiopathologie 17 III. Clinique 19 IV. Diagnostic biologique 20 V. Examens complémentaires non biologiques 21 VI. Traitement et prévention 22 Nouveau programme

Plus en détail

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD Dénutrition de la personne âgée en EHPAD CONSTAT DEFINITION DE LA DENUTRITION «La dénutrition est la conséquence d une insuffisance d apport protéique (dénutrition exogène) ou d un hypercatabolisme lié

Plus en détail

Avis 15 mai 2013. Laboratoire GUERBET. Ioxitalamate de méglumine DCI

Avis 15 mai 2013. Laboratoire GUERBET. Ioxitalamate de méglumine DCI COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 15 mai 2013 TELEBRIX GASTRO, (300 mg l/ml), solution pour administration par voie orale ou rectale Flacon de 50 ml (CIP : 34009 327 480 9-9) Flacon de 100 ml (CIP : 34009

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

Il est identique à l'interrogatoire concernant la séméiologie gynécologique.

Il est identique à l'interrogatoire concernant la séméiologie gynécologique. 23/04/2015 POGGETTI Hugues L3 CR : Claire MARIE Hormonologie-reproduction Pr BOUBLI 6 pages HORMONOLOGIE-REPRODUCTION Séméiologie du début de la grossesse Séméiologie du début de la grossesse Plan A. Interrogatoire

Plus en détail

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. N 92. Rachialgie Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Statistiques ECN Question déjà tombée 3 fois. En quelques mots-clés Commune/symptomatique

Plus en détail

Toux chronique de l enfant

Toux chronique de l enfant Toux chronique de l enfant «Les 10 questions indispensables» F.Amsallem Définition «Toux > 4 à 6 semaines ou Episodes de toux > 2 mois / an» En pratique toute toux > 3 semaines doit être explorée Principales

Plus en détail

Malformations de l estomac

Malformations de l estomac Malformations de l estomac Pr Thierry Merrot Enseignement DESC viscéral Paris 2013 Embryologie Vers 4 à 5 semaines Dilatation tubulaire Partie distale de l intestin primitif antérieur Microgastrie anténatale

Plus en détail

Malaises du nourrisson

Malaises du nourrisson Malaises du nourrisson Journées des urgences pédiatriques du Sud Ouest 26 et 27 novembre 2010 Delphine Lamireau Réanimation pédiatrique Bordeaux Motif fréquent - de sortie pédiatrique SMUR - de consultation

Plus en détail

Mieux informé sur la maladie de reflux

Mieux informé sur la maladie de reflux Information destinée aux patients Mieux informé sur la maladie de reflux Les médicaments à l arc-en-ciel Mise à jour de l'information: septembre 2013 «Maladie de reflux» Maladie de reflux La maladie de

Plus en détail

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013

LES SCIATALGIES. DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 LES SCIATALGIES DR EKOUELE MBAKI HB UPR de NEUROCHIRURGIE RABAT, MAROC Avril 2013 Introduction! Motif fréquent de consultation en neurochirurgie et en rhumatologie! Elle correspond le plus souvent à une

Plus en détail

HÉMORROÏDES HEMORROÏDES. J'ai des Hémorroïdes douloureuses. Dr MIMIESSE Jile D.E.S d Hépato- gastro- entérologie CHU de Brazzaville

HÉMORROÏDES HEMORROÏDES. J'ai des Hémorroïdes douloureuses. Dr MIMIESSE Jile D.E.S d Hépato- gastro- entérologie CHU de Brazzaville HEMORROÏDES J'ai des Hémorroïdes douloureuses Dr MIMIESSE Jile D.E.S d Hépato- gastro- entérologie CHU de Brazzaville 1 De quoi s agit-il? C est une affection connue depuis la plus haute antiquité. Les

Plus en détail

chez l'enfant et chez l'adulte.

chez l'enfant et chez l'adulte. Item 280 : Reflux gastrooesophagien chez le nourrisson, chez l'enfant et chez l'adulte. Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Définition...1 2 Epidémiologie... 2 3 Physiopathologie...3

Plus en détail

CURE DE PROLAPSUS GÉNITAL PAR PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE

CURE DE PROLAPSUS GÉNITAL PAR PROMONTOFIXATION COELIOSCOPIQUE Cette fiche d information, rédigée par l Association Française d Urologie *, est destinée aux patients ainsi qu aux usagers du système de santé. Remise lors de votre consultation d urologie avant de pratiquer

Plus en détail

EVALUATION DE LA DENUTRITION EN REANIMATION

EVALUATION DE LA DENUTRITION EN REANIMATION EVALUATION DE LA DENUTRITION EN REANIMATION DESC Réanimation Médicale LYON Janvier 2010 HAUTIN Etienne PLAN Introduction Evaluation Recommandations Mesures cliniques Mesures biophysiques Marqueurs biologiques

Plus en détail

INFORMATION & PRÉVENTION. Les cancers du côlon et du rectum

INFORMATION & PRÉVENTION. Les cancers du côlon et du rectum INFORMATION & PRÉVENTION Les cancers du côlon et du rectum G R A N D P U B L I C Les cancers du côlon et du rectum Les cancers du côlon et du rectum (gros intestin qui va de l intestin grêle à l anus)

Plus en détail

CAT devant un ictère cholestatique

CAT devant un ictère cholestatique CAT devant un ictère cholestatique Dr N.Annane, L.Abid Service de chirurgie viscérale. Pr. L.Abid Hôpital de Bologhine Introduction, définition L ictère est un symptôme clinique coloration jaune des téguments

Plus en détail

PEC DES PLAIES EN EHPAD

PEC DES PLAIES EN EHPAD PEC DES PLAIES EN EHPAD Dr Géraldine Martin-Gaujard HOSPICES CIVILS DE LYON HEH GENERALITES Plaies aiguës traumatiques Plaies chroniques: Escarres et ulcères Pour les escarres: Prévalence : 9% stable depuis

Plus en détail

Chapitre 24 : Item 245 Hernie pariétale chez l enfant et l adulte

Chapitre 24 : Item 245 Hernie pariétale chez l enfant et l adulte Chapitre 24 : Item 245 Hernie pariétale chez l enfant et l adulte I. Anatomie Définitions II. Diagnostic d une hernie inguinale III. Argumenter l attitude thérapeutique OBJECTIFS PEDAGOGIQUES Diagnostiquer

Plus en détail

Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées

Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées OUTIL D ÉVALUATION DES PRATIQUES Avril 2009 Avec le partenariat méthodologique et le concours

Plus en détail