Le rhumatisme articulaire aigu Maladie de Bouillaud

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le rhumatisme articulaire aigu Maladie de Bouillaud"

Transcription

1 Le rhumatisme articulaire aigu Maladie de Bouillaud M 52 : Le rhumatisme articulaire aigu Objectifs : 1- Définir le rhumatisme articulaire aigu. 2- Décrire les caractéristiques épidémiologiques du rhumatisme articulaire aigu dans le monde et en Tunisie. 3- Exposer les hypothèses étiopathogéniques expliquant les atteintes articulaires et cardiaques du rhumatisme articulaire aigu. 4- Décrire les lésions anatomo-pathologiques observées au niveau des tuniques cardiaques et au niveau des articulations, en déduire les différences évolutives de ces deux atteintes. 5- Décrire les caractéristiques des manifestations articulaires dans le rhumatisme articulaire aigu. 6- Rechercher par l examen clinique, la radiologie et l électrocardiogramme l existence d une atteinte cardiaque au cours d un rhumatisme articulaire aigu. 7- Indiquer par ordre de fréquence décroissant les principales complications cardiaques rhumatismales et le pronostic pour chacune d entre-elles. 8- Prescrire en cas de rhumatisme articulaire aigu, les examens biologiques permettant de mettre en évidence le syndrome inflammatoire et apporter la preuve de l infection streptococcique. 9- Enumérer les critères de Jones modifiés et révisés (par l American Association 1965) en les classant en signes majeurs, signes mineurs et prouvant l infection streptococcique récente. 10- Porter le diagnostic de rhumatisme articulaire aigu et le diagnostic de syndrome poststreptococcique mineur. 11- Discuter les différents diagnostics différentiels qui se posent devant les manifestations articulaires du rhumatisme articulaire aigu sur les arguments anamnestiques, cliniques et para-cliniques. 12- Décrire les modalités évolutives du rhumatisme articulaire aigu. 1

2 13- Planifier le traitement (médicamenteux, hygiéno-diététiques) et la surveillance d une poussée de rhumatisme articulaire aigu, dans sa forme articulaire pure et dans sa forme avec atteinte cardiaque, en précisant les indications utilisées et pour chacune d entre elles l indication, la posologie, la voie d administration, la durée du traitement et les effets indésirables. 14- Planifier le traitement préventif des rechutes de rhumatisme articulaire aigu en fonction de la présence ou non d atteinte cardiaque. 15- Indiquer les modalités de prévention du rhumatisme articulaire aigu et les infections streptococciques en général. 2

3 Le rhumatisme articulaire aigu Maladie de Bouillaud M 52 : Le rhumatisme articulaire aigu I- DEFINITION : (Objectif 1) Maladie inflammatoire due à une complication retardée non suppurée de l infection par le streptocoque β hémolytique du groupe A qui a deux localisations électives articulaires et cardiaques. Dans les pays développés, l'amélioration du niveau socio-économique et les progrès de la médicalisation sont accompagnés d'une diminution considérable de l'incidence du RAA, alors que dans les pays en voie de développement, il constitue encore un problème de santé publique. Dans notre pays, malgré un programme national de lutte contre le RAA, son incidence reste élevée, c 'est une maladie à déclaration obligatoire. D où le rôle primordial du médecin de 1 ère ligne dans la prévention primaire. II- ETIOLOGIES ET EPIDEMIOLOGIE : (Objectif 2) A. Incidence : - Dans les pays industrialisés, la maladie a pratiquement disparu en raison de l'amélioration des conditions de vie et l'utilisation de l'antibiothérapie qui a permis la prévention primaire et secondaire du RAA. L'incidence annuelle moyenne oscille entre 0,23 et 1,88/ hab. - Dans les pays en voie de développement l'incidence annuelle est 100 à 200 fois celle des pays industrialisés. - En Tunisie, l'incidence du RAA en 1985 était de 8,7/ habitants et est passée en 2001 à 1,55/ habitants (relativement fréquente). B- Porte d'entrée : Une pharyngite ou une angine à streptocoque β hémolytique du groupe A non ou mal traitée peut déclencher un RAA. C- Age : - Le RAA touche essentiellement le grand enfant entre 5 et 15 ans et l'adulte jeune. - Il est exceptionnel avant l'âge de 3 ans et rare après 25 ans. 3

4 D- Terrain : Il existe une susceptibilité individuelle pour développer un RAA en particulier lors des atteintes cardiaques. Risque de rechute : ATCDS de RAA sans atteinte cardiaque 10%. Cœur déjà lésé 27%. Cœur lésé et augmenté de volume 43%. E- Environnement : L'environnement défavorable comme la mauvaise hygiène, la promiscuité, la malnutrition et l'accès difficile aux soins favorisent les infections à streptocoque. F- Facteurs saisonniers : Le RAA s observe surtout en automne et en printemps (recrudescence des angines). G- Sexe : 4 femmes pour 3 hommes. III- PHYSIOPATHOLOGIE : (Objectif 3) A- Etiologie : le streptocoque β hémolytique du groupe A (certains sérotypes). 1- Structure : Il existe plusieurs sérotypes de streptocoque β hémolytique du groupe A. C'est la protéine M qui est spécifique du type. Les anticorps anti-protéines M constituent le principal support de l'immunité antistreptococcique. Ce qui explique la fréquence de récidives d'infections pharyngées streptococciques. Le polysaccharide C, situé au niveau de la couche moyenne, possède une réactivité croisée avec les glycoprotéines des valves cardiaques. Les antigènes membranaires sont localisés sous la paroi cellulaire et donnent des réactions croisées avec certains tissus des mammifères (tissu du muscle cardiaque, articulaire, noyaux caudés). 2- Produits sécrétés par le streptocoque A : Plus de 20 substances antigéniques sont sécrétées par le streptocoque A et ont une importance diagnostique. 4

5 - Les streptolysines o : responsables de l'hémolyse des globules rouges in vitro, très antigéniques et suscitent dans l'organisme infecté l'apparition d'anticorps spécifiques : les antistreptolyses o (ASLO) qui sont faciles à doser et couramment utilisées. - Les streptodornases : induisent la formation d'anticorps : les antistreptodornases. - Les streptokinases : induisent la formation d'anticorps : les antistreptokinases. B- Pathogénie : La pathogénie du RAA reste mal connue. Celui-ci est l'expression clinique d'un conflit immunologique entre l'hôte et le streptocoque. Ce phénomène auto-immun traduit une réponse humorale et cellulaire anormale de l'hôte. Le streptocoque possède un certain nombre d antigènes similaires à ceux des tissus humains. Les épitopes de la protéine M partagent des déterminants antigéniques avec la myosine cardiaque et les protéines de la membrane du sarcolemme. Des anticorps reconnaissant des épitopes atteignent le tissu cardiaque et les fibres cardiaques, entraînant ainsi des destructions des valves cardiaques par réponse inflammatoire ou lésionnelle L'atteinte articulaire est expliquée par le dépôt de complexes immuns qui se déposent au niveau de la synoviale articulaire. L'atteinte neurologique peut s'expliquer par l'existence d'anticorps dirigés contre le cytoplasme des neurones du noyau caudé et de l'hypothalamus. IV- ANATOMOPATHOLOGIE : (Objectif 4) A- Les lésions cardiaques : 1- Le myocarde : a) Nodules d Achoff : nodule de nécrose fibrinoïde. Entre les fibres du myocarde et autour des vaisseaux va se produire : - œdème (vasodilatation). - exsudat fibrinoïde : (fibrine + γ globuline qui inflamme les vaisseaux). - A la 2 ème semaine apparaissent les cellules inflammatoires = histocytes. 5

6 - A la 4 ème semaine apparaissent les nodules d Achoff : foyers de nécrose fibrinoïde centrale entourée d histocytes. Ces nodules sont retrouvés surtout au niveau du cœur gauche et du septum. - la résorption commence et l évolution se fait vers la fibrose et la collagénisation laissant une cicatrice fibreuse rétractile. b) Granulome myoagressif : lié à la destruction localisée des fibres myocardiques. 2- Endocarde : endocardite verruqueuse. a) Papules : Liées à la présence des nodules d Achoff. Elles vont frapper surtout l endocarde des valves mitrales et aortiques. L atteinte aortique n est observée qu au cours de la 4 ème semaine. b) Fibrose rétractile : Responsable de la déformation et de la rétraction valvulaire. N.B : Toute valve lésée peut être le siège de greffe bactérienne endocardite d Osler. 6

7 3- Péricarde : Vasodilatation des capillaires du tissu conjonctif du feuillet pariétal exsudat fibrinogène, formation d excroissance fibrineuse frottement péricardique = péricardite sèche. Si l exsudat se poursuit le liquide séreux s accumule péricardite aiguë avec épanchement. B- Lésions cutanées : * Nodules de Meynet : Transitoires. Centre fibrinoïde entouré d histocytes et de fibroblastes prenant une architecture plus ou moins palissadique. Peau en regard rouge vineuse, douloureuse. Nécrose fibrinoïde se développant à partir du capillaire sanguin. C- Lésions articulaires : Articulation rouge, chaude, tuméfiée et douloureuse. Synovite œdémateuse exsudative avec augmentation du liquide synovial qui renferme plusieurs polynucléaires et de la fibrine Destruction de la synoviale. La régression est habituelle. En bref : Les lésions articulaires et péricardiques sont de type inflammatoire et exsudatif. Les lésions myocardiques et valvulaires peuvent évoluer vers la fibrose. V- ETUDE CLINIQUE : Forme type : «Polyarthrite aiguë fébrile du grand enfant» Elle est la manifestation la plus fréquente du RAA : % des patients. A- Symptomatologie clinique : 1- Début : En règle progressif : Malaise. Etat fébrile à C. 7

8 Troubles digestifs à type d'anorexie, vomissements, douleurs abdominales parfois pseudo-appendiculaires. L interrogatoire retrouve la notion d angine, d otite, bronchite, scarlatine dans les jours qui précèdent le début de la poussée. Cette angine n a pas été traitée ou insuffisamment traitée. 2- Phase d état : 7 à 35 jours après le début de l infection. a) Un syndrome articulaire : polyarthrite fluxionnaire : (Objectif 5) -Siège : Les grosses articulations superficielles, volontiers symétrique, coudes, poignets, chevilles, genoux. -Aspect : Inflammatoire avec tuméfaction des articulations qui sont rouges, chaudes, douloureuses à la mobilisation, douleur nette à la pression des zones d insertion capsulaire donnant une impotence fonctionnelle partielle. -Evolution : - fugace (l'articulation touchée se libère en 1 à 7 jours), - mobile, - erratique, - disparait sans séquelles + +, - n évolue jamais vers la suppuration ni vers l ankylose, - la radio ne montre aucune anomalie articulaire +++. b) Un syndrome général : * Dominé par la fièvre : - constante sauf en cas de chorée, - irrégulière, - importante, - augmente à chaque nouvelle poussée d atteinte articulaire, - persiste 2 à 3 semaines en absence de traitement, - parfois permanente ou discrète. 8

9 *Signes d accompagnement : - tachycardie, - sueurs, - pâleur (anémie d origine inflammatoire), - troubles digestifs : anorexie, amaigrissement, douleur abdominale Simule un syndrome appendiculaire. - asthénie, - perte du goût au jeu, - diminution du rendement scolaire. Devant un tel tableau il est important de rechercher : c) Signes cutanés : rares mais pathognomonique : * Nodosités de Meynet : - siège péri articulaire, - en grain de plomb visible et palpable à la face d extension articulaire, - disparaît sans laisser de cicatrice, - toujours de mauvais pronostic. * Erythème marginé de Besnier : - siège électivement sur le tronc, - en nappe discoïde, polycyclique, maculo-papuleux. 9

10 d) Mouvements choréiques : rares Contraction musculaire involontaire persistant pendant le repos provenant d une succession des mouvements désordonnés rapides et amples mauvais pronostic. e) Signes de cardite : (Objectifs 6&7) L'atteinte cardiaque au cours du RAA fait toute la gravité de la maladie. Elle peut mettre en jeu le pronostic vital immédiat par le risque d'insuffisance cardiaque et à long terme par les séquelles valvulaires. Cette atteinte doit être systématiquement recherchée par une auscultation biquotidienne. Elle est retrouvée dans 50% des cas à l'examen clinique et dans 70% des cas à l'échographie cardiaque. On peut avoir l atteinte d une, de deux ou des 3 tuniques. L importance de la cardite n est pas liée à l importance des atteintes articulaires. Plus fréquente chez l enfant < 6 ans, rare après 20 ans. Quand elles sont présentes elles se manifestent précocement dés la 1ère ou la 2 ème semaine de la maladie. La cardite est dite : légère (pas de CMG, pas de régurgitation), modérée (pas de CMG, signes de régurgitation), sévère potentielle (CMG+ signes de régurgitation+++), sévère (CMG+++ signe de régurgitation+++). *Endocardite aiguë : - La valve mitrale (93% > orifice aortique 5% > orifice tricuspide 2%) est la plus fréquemment touchée. Il s'agit d'une insuffisance mitrale qui se traduit par un souffle holosystolique apexien irradiant vers le creux axillaire d'intensité au moins 2/6. Le RM peut apparaître des années après d où la nécessité d une surveillance prolongée. 10

11 - Un souffle systolique fonctionnel peut être ainsi retrouvé (fièvre, anémie ). - La valve aortique est moins fréquemment atteinte. Il s'agit d une insuffisance aortique qui se traduit par un souffle diastolique au foyer aortique, au bord gauche du sternum, et au niveau du 3 ème espace intercostal. *Myocardite aiguë : Elle est fréquente mais rarement patente elle se traduit par une dyspnée, un assourdissement des bruits du cœur, hépatomégalie, bruit de galop et une cardiomégalie. *Péricardite aiguë : Elle est peu fréquente : 5 à 13 %. On doit la suspecter devant l'apparition de douleur précordiale, d'un frottement péricardique avec cardiomégalie. La péricardite n est pas (à elle seule) un élément de gravité (car elle repend très rapidement aux AINS et la tamponnade est rare) mais les récidives sont fréquentes. Les trois tuniques peuvent être atteintes, il s'agit d'une pancardite responsable d'insuffisance cardiaque faite d'une orthopnée, d'œdème des membres inférieurs, d'une hépatomégalie douloureuse avec reflux hépato-jugulaire, et des crépitants aux deux champs pulmonaires. Ce tableau est devenu mortel. B- Les examens complémentaires : (Objectif 8) 1- ECG : souvent normal, mais il peut révéler : - Une hypertrophie ventriculaire gauche ou auriculaire gauche en rapport avec une valvulopathie. - Il peut mettre en évidence un bloc auriculo-ventriculaire (BAV) du 1er degré, un allongement de l'espace PR (> 0,16 s) ou un BAV 2ème degré type Luciani-Wencheback. En cas de péricardite un micro-voltage et des troubles de la repolarisation. 2- Biologie : confirme le diagnostic. a) Syndrome inflammatoire et infectieux biologique : * NFS : - Hyperleucocytose à PNN. - Anémie modérée de type inflammatoire. 11

12 * VS : Accélérée >50 mm à la 1 ère heure. * Hyperfibrinémie > 7 g/l * EPP : hyper α2, hyper δ globulinémie. * Présence anormale de C-réactive protéine dans le sang> 20 mg/l. * Diminution du complément. * Présence de complexes immuns circulants CIC. b) Signes d atteinte streptococcique récente : Spécifique de l atteinte par le streptocoque et non du RAA. * Recherche du streptocoque β hémolytique au prélèvement de gorge est négatif à ce stade. * Elévation à 2 examens successifs : ASLO > 400 U Les taux maximum sont surtout obtenus au cours de la 3 ème - 4 ème semaine d évolution. * Dosage des anti-streptokinase - antihyaluronidase - permet un diagnostic dans le cas de RAA authentique où les ASLO sont normaux. 3- Radio thorax : recherche une cardiomégalie avec un index cardiothoracique supérieur à Echographie Doppler cardiaque : reste l'examen le plus fiable pour faire le diagnostic de cardite. Il doit être systématique, permet de mettre en évidence un épanchement péricardique, apprécie la fonction ventriculaire et précise les fuites mitrale et aortique. 12

13 C- L évolution : Ne se conçoit que sous traitement, elle est suivie sur : 1- Courbes : - Température - Tension artérielle : TA - Pouls - Poids (traitement corticoïde). 2- Signes cliniques : - Auscultation cardiaque biquotidienne. - Recherche : signes de chorée + signes cutanés. 3- Biologie : surtout VS 4- ECG : répétés. 5- Autres : - Echo cardiaque - Radio. L évolution est habituellement favorable sous traitement : - Disparition en quelques jours de la fièvre et de l arthrite sans séquelles. - Normalisation.de la VS et des signes inflammatoires biologiques. Si l absence initiale de cardite est de bon pronostic, il est nécessaire de poursuivre longtemps la surveillance. Un traitement interrompu ou réduit précocement peut entrainer un rebond ou une reprise de la symptomatologie avec risque d atteinte cardiaque. L évolution ultérieure est dominée par le risque de récidive surtout les 2 à 3 premières années. Les cas immédiatement graves sont rares : Rhumatisme cardiaque malin, fébrile et mortel de l enfant Intérêt de l antibiothérapie préventive et prolongée dans la prophylaxie des rechutes. 13

14 VI- FORMES CLINIQUES : A- Formes sans manifestations cardiaques : 1- Polyarthrite aiguë fébrile. 2- Les oligo et mono arthrite. - Touche souvent : le genou ou la hanche ou autres localisations atypiques. - Bon pronostic avec rechutes et récidives rares. B- Formes avec manifestations cardiaques : 1- Cardites : Dominent le pronostic du RAA, doivent être systématiquement recherchées s il y a suspicion. a) Circonstances de découverte : - D autant plus fréquente que le sujet est plus jeune, hautement fébrile. - Apparaît dans la 1 ère semaine (majorité des cas). - Son importance n est pas liée au degré d atteinte articulaire. Remarque : Ces caractères ne sont pas formels car on a décrit le rhumatisme cardiaque primitif (sans atteinte articulaire). b) Symptomatologie : b.1) Atteinte endocardique : - Assourdissement des BDC - Surtout apparition de souffle d insuffisance valvulaire aortique ou mitral, jamais de rétrécissement sauf tardif. * Souffle diastolique au foyer aortique : IAo - Perçu en latéro-sternal gauche, - Aspiratif - doux. L importance de la régurgitation est appréciée par l existence d un roulement de Flint à la pointe, élargissement de la différentielle, les données de l écho. Ce souffle ne régresse jamais : lésion définitive. * Souffle systolique à la pointe = IM - Intense, - Protosystolique occupant la ½ de la systole. - Maximum à la pointe à irradiation axillaire, - Echo : dilatation de l OG. 14

15 Parfois le souffle est méso systolique, peu intense, localisé en méso-cardiaque. Donc : La répétition des examens : à l effort, en décubitus latéral gauche (DLG) permet de faire la part entre un souffle organique et un souffle anorganique. b.2) Atteinte péricardique : Il s agit souvent d une péricardite algue fibrineuse : * SF : - Douleur précordiale majorée par l inspiration, dyspnée. * SP : Frottement péricardique : bruit superficiel localisé en méso-cardiaque persistant en apnée, à cheval sur les BDC, fugace. * Rx : - Cardiomégalie (CMG) - Rectitude du bord gauche du cœur. * ECG : - Bas voltage du QRS - Troubles de la repolarisation (T aplatie ou négative). - Sus décalage de ST. * Echo : Visualisation de l épanchement s il existe ou épaississement des feuillets. 15

16 Enfin, cette péricardite rhumatismale est bénigne en elle-même dans la mesure où elle ne passe pas à la chronicité, mais le pronostic est réservé du fait du risque de masquer une atteinte myocardique ou endocardique sous jacente. b.3) Atteinte myocardique : Atteinte la moins parlante mais qui peut être plus grave (car la corticothérapie est peu efficace), Elle va d un allongement du PR à l insuffisance cardiaque congestive, Difficile à affirmer car aucun signe n est spécifique, Troubles de la conduction : auriculo-ventriculaire/bav, intra ventriculaire/bloc de branche, Trouble du rythme cardiaque : tachycardie ou bradycardie. En fait : La tachycardie, les troubles de la conduction peuvent être en rapport avec une atteinte fonctionnelle du myocarde (Tissu conductif). La cardiomégalie peut être aussi le témoin d un épanchement péricardique ou d une dilatation ventriculaire gauche. L insuffisance cardiaque témoigne de l importance de l altération valvulaire. c) Evolution de la cardite : c.1) Pronostic à court terme : On distingue schématiquement 4 types de cardites en fonction de l importance des lésions valvulaires et de la CMG. Cardite légère : - Souffle discret, transitoire ou absent bon pronostic - Cœur de volume normal Cardite modérée : - Souffle intense et persistant - Pas de CMG. Cardite sévère potentielle : - Fuite importante - CMG 16

17 Cardite sévère : - Défaillance cardiaque - CMG importante. Pancardite maligne : Défaillance cardiaque algue incontrôlable dans un contexte d atteinte rhumatismale polyviscérale. Le rhumatisme cardiaque évolutif : c est le fait des cardites sévères d emblée. Il est lié à la corticorésistance ou cortico-dépendance. - L évolution subaigüe ou chronique fait courir le risque d une insuffisance cardiaque et de séquelles valvulaires. - Les phénomènes de rebond à l arrêt de la corticothérapie sont possibles et nécessitent la reprise du traitement. - Généralement l évolution sous traitement est favorable : - L inflammation régresse sans rebond, la myocardite guérit toujours, la péricardite de même, les rechutes sont possibles mais de bon pronostic. - Les éventuelles séquelles endocardiques dominent le pronostic ultérieur d où l intérêt d une surveillance prolongée à la recherche de bruits anormaux des mois et des années après la guérison. c.2) Evolution à long terme : Liée à la persistance ou l apparition d une valvulopathie qui fait courir un triple risque : - Risque hémodynamique de défaillance cardiaque - Discuter un remplacement valvulaire. - Risque infectieux de greffe oslérienne 17

18 Prophylaxie ATB. - Risque inflammatoire ou rechute rhumatismale liée à une réinfection ou corticorésistance. 2- Troubles du rythme et de la conduction : - Peuvent survenir au cours de toutes les formes de syndrome post streptococcique. - Ils sont labiles, variables sans signification pronostique. - Ils témoignent d un trouble fonctionnel mais ils sont d une grande valeur diagnostique. Il peut s agir : Augmentation du PR > 0,2 à l ECG : BAV 1 er degré fréquent estimé en fonction de l âge de l enfant. Périodes de Luciani Wenckbach : après un allongement progressif du PR, l onde P n est plus suivie d une onde R : BAV 2 ème degré. Rythme jonctionnel accéléré : dissociation auriculo-ventriculaire et rythme ventriculaire rapide : BAV 3 ème degré. C- Formes mineures : Plus fréquente, de diagnostic difficile, mais nécessite le même traitement. 1- Poly arthralgie fébrile : - Douleur articulaire diffuse sans signes d arthrite (rougeur, chaleur, œdème). - Fièvre modérée. - VS modérée. - ATCDS streptococciques prouvés. 2- Trouble du rythme isolé : - Allongement du PR. - BAV 1 er degré. - BAV 2 ème degré - BAV 3 ème degré sans myocardite véritable. 3- Forme très minime : 18

19 Simple persistance d un état subfébrile et de signes inflammatoires au décours d une angine streptococcique et en absence d infection locale (dentaire...). D- Autres localisations viscérales : 1- Neurologies : - Chorée de sydenham se manifestant à distance de la crise (2 à 6 mois). 2- Pleuro-pulmonaire : - Pleurésie rhumatismale de Lasègue. - Pneumopathie rhumatismale. 3- Rénale : - GNA : protéinurie au cours du traitement de l angine. 4- Digestive. 5- Endocrinienne. 6- Péritonéale. E- Formes atypiques : - Forme fébrile pure. VII- DIAGNOSTIC : A- Diagnostic positif : (Objectifs 9&10) Affirmer le diagnostic est souvent difficile et nécessite l association de certains éléments : 1- Terrain particulier : * Age : - Maladie de l enfant, exceptionnelle chez le nourrisson, rare avant 5 ans, maximum 7 à 10 ans. - Fréquence moindre chez l adolescent. - > 25 ans se réduit à une arthrite post streptococcique. * Sexe : Légère prédominance féminine 4 femmes / 3 hommes. 19

20 * Facteurs socio-économiques : - Pays sous développés où règne la misère. - Zones suburbaines : mauvaise hygiène, insalubrité des milieux, 2- Une étiologie streptococcique démontrée : ATCDS personnels de crise antérieure de RAA. ATCDS immédiats d angine streptococcique ou de scarlatine. Elévation du taux des Ac antistreptococciques surtout ASLO. 3- Evolutivité inflammatoire : - VS surtout si elle est > 50 mm à la 1 ère heure. - Recherche de C-réactive-protéine d apparition et de disparition précoce. 4- Un certains nombre de symptômes : - Monoarthrite, - Cardite. - Chorée. - Signes cutanés : nodules, érythème. Ces éléments déjà cités sont classés en critères majeurs et mineurs : critères de Jones. * Critères majeurs : - Polyarthrite, - Cardite, - Chorée, - Erythème marginé, - Nodules cutanés de Meynet. * Critères mineurs : - Fièvre, - Arthralgie, - VS augmentée - Augmentation du PR - ASLO augmentée, - Infection streptococcique récente, -ATCD de RAA. 20

21 Le diagnostic positif nécessite 2 critères majeurs ou 1 critère majeur et 2 critères mineurs avec obligatoirement élévation de la VS et des ASLO. Repères pour le diagnostic de crise initiale de RAA (critères de Jones, mise à jour de 1992)* Manifestations majeures - Cardite - Polyarthrite - Chorée de Sydenham - Erythème marginé de Basnier - Nodules sous-cutanés Manifestations mineures Signes cliniques - Arthralgies - Fièvre Signes biologiques - Vitesse de sédimentation (> 50 mm) - C-réactive protéine (> 20mg/l) Allongement de l intervalle PR (> 16 sec) Preuves confirmant une infection préalable à streptocoques du groupe A - Positivité des cultures pharyngées ou d un test d identification antigénique rapide des streptocoques - Taux élevé ou croissant des anticorps antistreptococciques B- Diagnostic différentiel : (Objectif 11) Le diagnostic de RAA ne doit être posé qu à coup sûr en raison des implications thérapeutiques (corticothérapie). 1- Devant une polyarthrite : Toute polyarthrite de l enfant doit faire évoquer un RAA jusqu à preuve du contraire. - Maladie de Still (ACJ): Fixité des atteintes articulaires, Existence d adénopathie, SMG, érythème fugace. - Polyarthrite lupique en cas de doute anti DNA. 21

22 - Polyarthrite infectieuse (septique, fièvre de Malte). M 52 : Le rhumatisme articulaire aigu Toutes ces polyarthrites se distinguent par l absence de contexte streptococcique, 2- Monoarthrite : Toute monoarthrite fébrile est une ostéomyélite jusqu à preuve du contraire. - Ostéomyélite nécessite un diagnostic urgent : radiologique + foyer infectieux, Le traitement corticoïde est contre indiqué. - Arthrite rhumatoïde : elle pose le plus de problème. Eléments d orientation : Atteint l enfant < 3 à 4 ans, Atteinte articulaire fixe, Ponction biopsie de la synoviale ++, Destruction articulaire. - Arthrite chronique juvénile : maladie de Still dans sa forme mono oligoarticulaire. 3- Devant d autres formes : a) Forme fruste : Elimine : - Une leucose aiguë avant la mise en route d une corticothérapie. - Une hémophilie. - Une drépanocytose. b) Forme atypique abdominale : Douleur abdominale ± fièvre. Il faut éliminer : - Appendicite : TR : cris de douglas, NFS : GB augmentée. - Penser à un purpura rhumatoïde avant l apparition du purpura lui même : Douleur abdominale (thrombose viscérale), Tension normale, VS sub normal. c) Forme fébrile pure abarticulaire : 22

23 Diagnostic difficile : faire un bilan de RAA. 4- Endocardite bactérienne subaigüe : Devant une fièvre chez un rhumatisant. En présence d un patient atteint d une valvulopathie rhumatismale il s agit de savoir si la fièvre et les autres signes sont dus au rhumatisme cardiaque évolutif ou à une endocardite bactérienne. En faveur du RAA on retient : Augmentation de la fibrinémie, Augmentation du α2 globulinémie, Augmentation ASLO récente. Hémocultures redresserons le diagnostic avec l écho, mais il faut accepter le diagnostic avec prudence surtout après 25 ans, car la règle est de traiter comme OSLER toute fièvre inexpliquée se prolongeant depuis 8 jours chez un porteur de cardiopathie valvulaire. 5- Atteinte cardiaque primitive : - Péricardite cause virale, tuberculose, coronarienne. - Myocardite cardiomyopathie primitive. - Atteinte valvulaire : IM ou IAo, - Maladie valvulaire congénitale, - Endocardite, - Lésion ischémique. - Syphilis tertiaire. 23

24 VIII- LE TRAITEMENT : (Objectifs 13,14&15) A- Principes généraux : Le traitement a pour but de juguler la poussée inflammatoire, d'éradiquer le streptocoque β hémolytique de la sphère ORL et de prévenir les rechutes. * Il se base sur 2 types de médicaments - ATB : Péni G est le meilleur si EI ou Cl érythromycine, - AINS ou corticoïdes. * Surveillance : - TA 1 fois/j - Auscultation cardiaque 2 fois/j -VS - Signes articulaires - Poids - Diurèse, - Glucosurie. * Repos : n est pas une condition indispensable au cours des maladies streptococciques sauf dans certains cas : - Péricardite aiguë : disparition de l épanchement, - La diminution de l activité physique est imposée dans les cardites sévères potentielles, cardites sévères avec défaillance cardiaque, insuffisance cardiaque. * Traitement digitalo-diurétique : en cas d insuffisance cardiaque. * Correction chirurgicale : l ultime sanction thérapeutique. B- Traitement curatif : 24

25 1- A la phase d attaque et en absence de cardite : Repos en milieu hospitalier jusqu à normalisation de la VS (2 VS normales à 8 jours d intervalle). ATB antistreptococcique : curative mais également prophylactique contre toute nouvelle agression. Péni G en IM à U/kg/j en 2 injections/j ou Péni V per os à la dose de 1 à 2 MU/J en 3 à 4 prises/j pendant 10j Si allergie : érythromycine 50 mg/kg/j en 3 prises per os. Ce traitement antibiotique curatif est administré pendant 10 jours puis relayé par le traitement prophylactique * Corticoïdes : urgente pour juguler le syndrome inflammatoire et diminuer le remaniement inflammatoire des valves cardiaques. Prednisone : Cortancyl per os : 2 mg/kg/j en 3 prises sans dépasser 80 mg/j pendant 3 semaines puis traitement dégressif par palier de 3 à 5 j. *Traitement adjuvant : - Repos, -Kcl 1cp/j - Calcium 1 ampoule ± stérogyl (vit D) 10 g/j - Régime hypoglucidique désodé riche en protides. - SAA 1 cas x 3/j Cette corticothérapie est employée sous réserve des contre-indications habituelles : - Diabète, - HTA - Lyse osseuse, * Les salicylés : L'acide acétyl salycilique ou Aspirine 100 mg/kg/j. Certains l utilisent d emblée, d autres le réservent en cas de contre indication à la corticothérapie. Ils sont utilisés dans les rebonds et les rechutes à l arrêt des corticoïdes. 2- Dans les formes avec cardite : 25

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique

S o m m a i r e 1. Sémiologie 2. Thérapeutique Sommaire 1. Sémiologie... 1 Auscultation cardiaque... 1 Foyers d auscultation cardiaque... 1 Bruits du cœur... 1 Souffles fonctionnels... 2 Souffles organiques... 2 Souffle cardiaque chez l enfant... 3

Plus en détail

ARTHROSE, ARTHRITE. Dans l arthrose la primum movens est le cartilage et dans l arthrite c est la synoviale.

ARTHROSE, ARTHRITE. Dans l arthrose la primum movens est le cartilage et dans l arthrite c est la synoviale. Fixe : TOR ARTHROSE, ARTHRITE I/- Généralités : Rhumatisme : maladie articulaire d étiologie multiple = - Dégénérative - Inflammatoire - Infectieuse - Métabolique Parfois limitée aux structures tendineuses

Plus en détail

L'épreuve d'effort. Date de création du document : - Université Médicale Virtuelle Francophone -

L'épreuve d'effort. Date de création du document : - Université Médicale Virtuelle Francophone - L'épreuve d'effort Date de création du document : 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Modalités de réalisation... 1 2 Indications...2 3 Contre-indications...3 4 Interprétation... 4 PRÉ-REQUIS

Plus en détail

Leucémies de l enfant et de l adolescent

Leucémies de l enfant et de l adolescent Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Leucémies de l enfant et de l adolescent GENERALITES COMMENT DIAGNOSTIQUE-T-ON UNE LEUCEMIE AIGUË? COMMENT TRAITE-T-ON UNE LEUCEMIE

Plus en détail

Accidents des anticoagulants

Accidents des anticoagulants 30 Item 182 Accidents des anticoagulants Insérer les T1 Objectifs pédagogiques ENC Diagnostiquer un accident des anticoagulants. Identifier les situations d urgence et planifier leur prise en charge. COFER

Plus en détail

Diagnostic et Prise en Charge du. Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA) et des Cardiopathies Rhumatismales Chroniques(CRC)

Diagnostic et Prise en Charge du. Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA) et des Cardiopathies Rhumatismales Chroniques(CRC) Diagnostic et Prise en Charge du Rhumatisme Articulaire Aigu (RAA) et des Cardiopathies Rhumatismales Chroniques(CRC) Ce curriculum de formation a été conçu en vue d aider le lecteur à: 1. Identifier les

Plus en détail

CAT devant une boiterie de hanche

CAT devant une boiterie de hanche DESC de Chirurgie Pédiatrique Session de mars 2011 - PARIS CAT devant une boiterie de hanche Zaga PEJIN Boiterie Signe clinique Asymétrie du pas Causes plus habituelles : Douleur Raideur articulaire membre

Plus en détail

Boiterie et trouble de la démarche chez l enfant

Boiterie et trouble de la démarche chez l enfant 40 Item 299 Boiterie et trouble de la démarche chez l enfant ENC Insérer les T1 Objectifs pédagogiques Devant une boiterie ou un trouble de la démarche chez l enfant, argumenter les principales hypothèses

Plus en détail

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Item 182 : Accidents des anticoagulants Item 182 : Accidents des anticoagulants COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Cruralgie par hématome

Plus en détail

Maladie des valves. Changer leur évolution. Rétrécissement aortique Insuffisance aortique Insuffisance mitrale Rétrécissement mitral

Maladie des valves. Changer leur évolution. Rétrécissement aortique Insuffisance aortique Insuffisance mitrale Rétrécissement mitral Maladie des valves Rétrécissement aortique Insuffisance aortique Insuffisance mitrale Rétrécissement mitral Quelques repères épidémiologie éditorial Pr Bernard Iung Quelques repères Les maladies des valves

Plus en détail

L ANGINE. A Epidémiologie :

L ANGINE. A Epidémiologie : L ANGINE L angine est une inflammation aiguë des amygdales d origine essentiellement virale, et secondairement bactérienne. C est les streptocoque ß hémolytique du groupe A, qui est l agent responsable

Plus en détail

Item 299 : Boiterie et trouble de la démarche chez l'enfant

Item 299 : Boiterie et trouble de la démarche chez l'enfant Item 299 : Boiterie et trouble de la démarche chez l'enfant COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3

Plus en détail

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène

La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène 1 La Dysplasie Ventriculaire Droite Arythmogène Document rédigé par l équipe pluridisciplinaire du centre de référence pour les maladies cardiaques héréditaires (Paris), en collaboration avec des patients

Plus en détail

oblitération partielle ou complète d une veine par un caillot

oblitération partielle ou complète d une veine par un caillot Plan du cours Phlébite Définition Rappel anatomique Physiopathologie de la thrombose veineuse Diagnostic Complications des phlébites Embolie pulmonaire Maladie veineuse post-phlébitique Traitement Traitement

Plus en détail

L'échographie cardiaque

L'échographie cardiaque L'échographie cardiaque Date de création du document : 2008-2009 PRÉ-REQUIS Sur quel principe physique est basée l'échographie cardiaque? L'utilisation des ultrasons est le principe physique sur lequel

Plus en détail

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales

Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales Apport de la TDM dans les cellulites cervico-faciales A propos de 35cas L.Derouich, N.El Benna, N.Moussali, A.Gharbi, A.Abdelouafi Service de Radiologie Hôpital 20 Aout CHU Ibn Roch Casablanca Maroc plan

Plus en détail

La maladie de Still de l adulte

La maladie de Still de l adulte La maladie de Still de l adulte Syndrome de Wissler-Fanconi La maladie Le diagnostic Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur Cette fiche est destinée

Plus en détail

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence

Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Le traitement du paludisme d importation de l enfant est une urgence Dominique GENDREL Necker-Enfants Malades Traiter en urgence en présence de trophozoïtes Plus de 80% des paludismes d importation en

Plus en détail

ASTHME DU PETIT ENFANT

ASTHME DU PETIT ENFANT ASTHME DU PETIT ENFANT DÉFINITION 3 épisodes dyspnéiques avec sibilants avant l âge de 3 ans (Tabachnik et Levinson - 1981) Indépendamment : du statut atopique de l âge de début des facteurs déclenchants

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE Dr Dassier HEGP

INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE Dr Dassier HEGP INSUFFISANCE CARDIAQUE DROITE Dr Dassier HEGP I Définition L'insuffisance cardiaque droite (IVD) se traduit par une augmentation des pressions de remplissage télédiastolique du ventricule droit (VD). Le

Plus en détail

Carte de soins et d urgence

Carte de soins et d urgence Direction Générale de la Santé Carte de soins et d urgence Emergency and Healthcare Card Porphyries Aiguës Hépatiques Acute Hepatic Porphyrias Type de Porphyrie* Déficit en Ala déhydrase Ala Dehydrase

Plus en détail

Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde

Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde 1 ETSL Sérodiagnostic de la polyarthrite rhumatoïde TP 1 GABIN-GAUTHIER 13/11/2009 I. LA MALADIE... 2 II. TECHNIQUES QUALITATIVES... 2 1. PRINCIPE... 2 2. MODE OPERATOIRE... 3 2.1. WRST ou Waaler Rose

Plus en détail

QUI PEUT CONTRACTER LA FA?

QUI PEUT CONTRACTER LA FA? MODULE 1 : COMPRENDRE LA FIBRILLATION AURICULAIRE 16 QUI PEUT CONTRACTER LA FA? La FA est plus fréquente chez les personnes âgées. Par contre, la FA dite «isolée» (c.-à-d. sans qu il y ait de maladie du

Plus en détail

TRAITEMENT DE L ASTHME. dr U de Pontbriand, Nantes le 3/12/2011

TRAITEMENT DE L ASTHME. dr U de Pontbriand, Nantes le 3/12/2011 TRAITEMENT DE L ASTHME DEFINITION du GINA (global initiative for asthma) «Maladie inflammatoire chronique des voies aériennes dans laquelle de nombreuses cellules jouent un rôle, notamment les mastocytes,

Plus en détail

Les différentes maladies du coeur

Les différentes maladies du coeur Auteur : Dr Pascal AMEDRO Les différentes maladies du coeur 1. Le cœur normal L oxygène capté dans l air va dans les poumons, où le sang «bleu» est alors oxygéné et devient «rouge». Il est conduit par

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE- DDASS DE SEINE MARITIME

MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES DIRECTION GENERALE DE LA SANTE- DDASS DE SEINE MARITIME Département des situations d urgence sanitaire Personne chargée du dossier : Evelyne FALIP/Nicole BOHIC Tél : 01 40 56 59 65/02 32 18 31 66 evelyne.falip@sante.gouv.fr MINISTERE DE LA SANTE ET DES SOLIDARITES

Plus en détail

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie Bull. Acad. Natle Chir. Dent., 2007, 50 113 Commission de l exercice professionnel et Groupe de réflexion Réflexions sur les possibilités de réponse aux demandes des chirurgiens orthopédistes avant arthroplastie

Plus en détail

Endocardites. Le candida albicans est parfois mis en cause, retrouvé sur culture en milieu de Sabouraud.

Endocardites. Le candida albicans est parfois mis en cause, retrouvé sur culture en milieu de Sabouraud. ~ Échocardiographie - Doppler ~ 1 Échocardiographie - Doppler S. Lafitte, M. Lafitte, P. Réant, R. Roudaut C.H.U. de Bordeaux ~ Hôpital Cardiologique du Haut Lévêque Pessac ~ France Endocardites Sommaire

Plus en détail

Item : Souffle cardiaque chez l'enfant

Item : Souffle cardiaque chez l'enfant Item : Souffle cardiaque chez l'enfant Collège des Enseignants de Cardiologie et Maladies Vasculaires Date de création du document 2011-2012 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Généralités...

Plus en détail

Cas clinique ORL n 2

Cas clinique ORL n 2 Cas clinique ORL n 2 Mme B. âgée de 37 ans consulte pour de violentes douleurs de la région sous orbitaire droite majorées lorsqu elle penche la tête en avant. Ces douleurs durent depuis 12 heures environ

Plus en détail

Item 102 (item 125) : Oeil et sclérose en plaques Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF)

Item 102 (item 125) : Oeil et sclérose en plaques Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF) Item 102 (item 125) : Oeil et sclérose en plaques Collège des Ophtalmologistes Universitaires de France (COUF) 2013 1 Table des matières Introduction... 3 1. Généralités... 3 2. Signes oculaires... 3 2

Plus en détail

LIRE UN E.C.G. Formation sur le langage et la lecture d un ECG destinée aux techniciens ambulanciers de la région Chaudière-Appalaches

LIRE UN E.C.G. Formation sur le langage et la lecture d un ECG destinée aux techniciens ambulanciers de la région Chaudière-Appalaches LIRE UN E.C.G. Formation sur le langage et la lecture d un ECG destinée aux techniciens ambulanciers de la région Chaudière-Appalaches Denise Hébert, chargée de projet UCCSPU Février 2006 Le langage et

Plus en détail

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie

Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie Actualisation de la prescription en biologie rhumatologie Pathologies inflammatoires et connectivites Pathologies dégénératives Exclusion du métabolisme phosphocalcique et des marqueurs du remodelage osseux

Plus en détail

Les maladies valvulaires

Les maladies valvulaires CENTRE CARDIO-THORACIQUE DE MONACO information du patient Les maladies valvulaires Maladies, diagnostic et traitements 1 Les maladies valvulaires ou valvulopathies Elles désignent l ensemble des maladies

Plus en détail

Rhumatismes inflammatoires. Dr Jacquier IFSI Croix Rouge 23 mars 2009

Rhumatismes inflammatoires. Dr Jacquier IFSI Croix Rouge 23 mars 2009 Rhumatismes inflammatoires Dr Jacquier IFSI Croix Rouge 23 mars 2009 Polyarthrite Rhumatoïde PR La plus fréquente des polyarthrites chroniques 1% de la pop. Femmes ++. 50 ans Signes fonctionnels Douleur

Plus en détail

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien :

Module digestif. II. Prévention du reflux gastro-œsophagien : Module digestif Pathologie œsophagique I. Rappel anatomique : Etendu de 15 à 40 cm des arcades dentaires. D environ 25 cm de long. Constitué de 2 types de muscles. Recouvert par une muqueuse malpighienne

Plus en détail

OUI. Principes du traitement. Faut-il traiter l acné? Acné rétentionnelle. Hyperséborrhée isolée

OUI. Principes du traitement. Faut-il traiter l acné? Acné rétentionnelle. Hyperséborrhée isolée Stratégie thérapeutique dans l acné de l adolescent Liens d intérêt 30 janvier 2014 Pr Ludovic Martin Service de Dermatologie Invitation à des congrès: Galderma Participation à des essais cliniques: 0

Plus en détail

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE

DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE DÉFICITS IMMUNITAIRE COMMUN VARIABLE Le présent livret a été rédigé à l attention des patients et de leurs familles. Il ne doit pas remplacer les conseils d un spécialiste en immunologie. 1 Egalement Disponible

Plus en détail

La maladie de Takayasu

La maladie de Takayasu La maladie Le diagnostic Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur, Cette fiche est destinée à vous informer sur la maladie de Takayasu. Elle ne se substitue

Plus en détail

Épreuve d effort électrocardiographique

Épreuve d effort électrocardiographique Épreuve d effort électrocardiographique J. Valty Diagnostic des coronaropathies. Pronostic après infarctus du myocarde. Indications particulières. Risques de l épreuve d effort? 1- Épreuve positive : segment

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

L APPAREIL CIRCULATOIRE

L APPAREIL CIRCULATOIRE L APPAREIL CIRCULATOIRE L appareil circulatoire se compose de 3 grandes parties : - Le cœur - Les vaisseaux - Le sang I / Le Cœur : a) Description : Le cœur est un muscle, myocarde, gros comme un poing

Plus en détail

Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se

Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se Le psoriasis est une maladie fréquente Le psoriasis est une maladie qui touche environ 2 à 3 % de la population et qui se traduit le plus souvent par des plaques rouges sur la peau, légèrement surélevées

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge 1. Données épidémiologiques du syndrome de loge chronique d effort de jambe - a. La prédominance masculine est très nette, allant

Plus en détail

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Corpus Médical Faculté de Médecine de Grenoble Le reflux gastro-oesophagien (280) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Sécrétion acide et peptique de l estomac Motricité œsophagienne et gastrique

Plus en détail

7/ Rhumatismes et dégénérescence des articulations

7/ Rhumatismes et dégénérescence des articulations SEMESTRE 4 UE 2.7.S4 Défaillances organiques et processus dégénératifs 7/ Rhumatismes et dégénérescence des articulations Etude de l'appareil locomoteur (articulations, os, muscles, tendons) Douleur en

Plus en détail

Stratégie diagnostique De l asthme du nourrisson

Stratégie diagnostique De l asthme du nourrisson Stratégie diagnostique De l asthme du nourrisson Ain-Temouchent 08/Mai/2015. Groupe de pneumo-allergologie pédiatrique Société de pédiatrie de l ouest www.spo-dz.com societepediatrieouest@yahoo.fr GAAPP(Groupe

Plus en détail

Perfusions de corticoïdes à domicile

Perfusions de corticoïdes à domicile Perfusions de corticoïdes à domicile Livret Infirmier Copyright France 2009 Physiopathologie de la SEP La sclérose en plaques (SEP) est une maladie neurologique inflammatoire, caractérisée par la destruction

Plus en détail

I Identification du bénéficiaire (nom, prénom, N d affiliation à l O.A.) : II Eléments à attester par un médecin spécialiste en rhumatologie :

I Identification du bénéficiaire (nom, prénom, N d affiliation à l O.A.) : II Eléments à attester par un médecin spécialiste en rhumatologie : ANNEXE A : Formulaire de première demande Formulaire de première demande de remboursement de la spécialité HUMIRA pour une spondylarthrite axiale sévère sans signes radiographiques de spondylarthrite ankylosante

Plus en détail

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde

La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre polyarthrite rhumatoïde Vivre avec une polyarthrite rhumatoïde Décembre 2008 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Symptômes cliniques frustes. Évolution lente et insidieuse. Abcès ossifluant ou froid évocateur quand il existe. Selon la localisation: Ostéomyélite

Symptômes cliniques frustes. Évolution lente et insidieuse. Abcès ossifluant ou froid évocateur quand il existe. Selon la localisation: Ostéomyélite LA TUBERCULOSE OSTEO- ARTICULAIRE EXTRARACHIDIENNE: ASPECT EN IMAGERIE S. Semlali, L. Benaissa, A. El Kharras, A. Darbi, A.Hanine, S. Chaouir, M. Mahi, S. Akjouj Objectifs Savoir suspecter une atteinte

Plus en détail

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne.

Annuaire des consultations spécialisées de médecine d altitude : http://www.ffme.fr/uploads/medical/documents/liste-cs-medecine-montagne. Pathologies chroniques et séjour en altitude : Recommandations pour le médecin généraliste D après la thèse du Dr Gilles de Taffin Les recommandations d usage à rappeler : Éviter l arrivée directe à des

Plus en détail

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers

Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers Le diagnostic de Spondylarthrite Ankylosante? Pr Erick Legrand, Service de Rhumatologie, CHU Angers Les spondylarthopathies 0.2% de la population en France Arthrites Réactionnelles rares S. Ankylosante

Plus en détail

La conduite automobile est considérée comme un droit acquis lors de

La conduite automobile est considérée comme un droit acquis lors de D O S S I E R Cœur et accidents de la voie publique M. LERECOUVREUX, F. REVEL Hôpital d Instruction des Armées de Percy, CLAMART. Contre-indications cardiovasculaires temporaires ou définitives à la conduite

Plus en détail

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie La diversité des étiologies et la variété des traitements utilisés en hépatologie rendent difficile la

Plus en détail

Psoriasis chez l enfant. u Dr. Daphné Delplace u Service de Dermatologie CHU St-Pierre/Brugmann/HUDERF

Psoriasis chez l enfant. u Dr. Daphné Delplace u Service de Dermatologie CHU St-Pierre/Brugmann/HUDERF Psoriasis chez l enfant u Dr. Daphné Delplace u Service de Dermatologie CHU St-Pierre/Brugmann/HUDERF Psoriasis chez l enfant Page 2 u Epidémiologie u Physiopathologie u Présentations Cliniques u Traitements

Plus en détail

La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire

La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre cardiopathie valvulaire Vivre avec une cardiopathie valvulaire Décembre 2008 En cas de cardiopathie valvulaire opérée

Plus en détail

PATHOLOGIES DERMATOLOGIQUES

PATHOLOGIES DERMATOLOGIQUES Transverse : Dermatologie PATHOLOGIES DERMATOLOGIQUES I/- Introduction : La peau est un lieu de maladies spécifiques et le mode de révélation de nombreuses maladies internes. Au contact direct des patients

Plus en détail

L arthrose, ses maux si on en parlait!

L arthrose, ses maux si on en parlait! REF 27912016 INFORMER UPSA BROCH ARTHROSE V2 08-12.indd 2 30/08/12 11:48 Qu est-ce que l arthrose? L arthrose est une maladie courante des articulations dont la fréquence augmente avec l âge. C est une

Plus en détail

Les tumeurs osseuses. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. Une information de la Ligue suisse contre le cancer

Les tumeurs osseuses. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. Une information de la Ligue suisse contre le cancer Les tumeurs osseuses Causes Symptômes Diagnostic Traitement Pronostic Une information de la Ligue suisse contre le cancer Les tumeurs osseuses lent chondrosarcomes. Une des formes de cancer osseux, composé

Plus en détail

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané

Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané Énoncés Unité d enseignement 4 : Perception/système nerveux/revêtement cutané N 109 Dermatoses faciales : acné, rosacée, dermatite séborrhéique Diagnostiquer l acné, la rosacée, la dermatite séborrhéique.

Plus en détail

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies :

1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : 1- Parmi les affirmations suivantes, quelles sont les réponses vraies : a. Les troubles fonctionnels digestifs sont définis par les critères de Paris b. En France, le syndrome de l intestin irritable touche

Plus en détail

QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE?

QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE? QU EST-CE QUE LA PROPHYLAXIE? TABLES DES MATIÈRES Publié par la Fédération mondiale de l hémophilie (FMH) Fédération mondiale de l hémophilie, 2014 La FMH encourage la traduction et la redistribution de

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque

La prise en charge de votre insuffisance cardiaque G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre insuffisance cardiaque Vivre avec une insuffisance cardiaque Décembre 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH)

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) * Qu est ce qu une IST? Infection Sexuellement Transmissible

Plus en détail

Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées

Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES Évaluation et prise en charge des personnes âgées faisant des chutes répétées OUTIL D ÉVALUATION DES PRATIQUES Avril 2009 Avec le partenariat méthodologique et le concours

Plus en détail

Item 158 (Item 89) Infections génitales de l homme. Écoulement urétral EVALUATIONS

Item 158 (Item 89) Infections génitales de l homme. Écoulement urétral EVALUATIONS Item 158 (Item 89) Infections génitales de l homme. Écoulement urétral EVALUATIONS 2014 1 QUESTION 1/5 : Concernant l orchi-épididymite : A - C est une affection souvent sexuellement transmissible chez

Plus en détail

TOXIC SHOCK SYNDROME DESC REANIMATION MEDICALE

TOXIC SHOCK SYNDROME DESC REANIMATION MEDICALE TOXIC SHOCK SYNDROME DESC REANIMATION MEDICALE TOXIC SHOCK SYNDROME Généralités Syndrome du à une sécrétion d exotoxine Staphylocoques, Streptocoque groupe A Manifestations cliniques non liées au lieu

Plus en détail

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008 LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES Le 2 décembre 2008 DEROULEMENT DE LA RENCONTRE 1ère partie : les localisations des TMS, les facteurs d'apparition, la prise en charge thérapeutique 2ème partie : les chiffres

Plus en détail

Docteur, j ai pris froid!

Docteur, j ai pris froid! Dr j ai pris froid: Objectifs Docteur, j ai pris froid! Jean-Paul Humair Avec la contribution de MC Kramer Colloque SMPR 21.12.2011 Connaitre l épidémiologie des infections des voies respiratoire sup (IVRS)

Plus en détail

Endoscopie et traitement anticoagulant ou anti-aggrégant plaquettaire

Endoscopie et traitement anticoagulant ou anti-aggrégant plaquettaire Endoscopie et traitement anticoagulant ou anti-aggrégant plaquettaire Recommandations en 2007 Yann le baleur DES Introduction 1 million de patients sous aspirine 300.000 patients sous anti-vitamine K (AVK)

Plus en détail

Tendinites du poignet et de la main méconnues? L. Obert

Tendinites du poignet et de la main méconnues? L. Obert Tendinites du poignet et de la main méconnues? L. Obert Service d Orthopédie, d de Traumatologie, de Chirurgie Plastique et Reconstructrice et assistance Main Pr OBERT, Pr GARBUIO, Pr TROPET - C.H.U. Jean

Plus en détail

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète.

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète. A propos d un cas clinique, sont rappelés: - les caractères cliniques et pronostiques de l IMS chez le diabétique, - la démarche de l identification de

Plus en détail

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes

Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes Arthralgies persistantes après une infection à chikungunya: évolution après plus d un an chez 88 patients adultes G Borgherini 1, A Gouix 1, F Paganin 1, A Jossaume 1, L Cotte 2, C Arvin-Berod 1, A Michault

Plus en détail

Anticoagulants. Hémostase primaire Coagulation Fibrinolyse Vasoconstriction localisée + agrégation plaquettaire = formation d un thrombus plaquettaire

Anticoagulants. Hémostase primaire Coagulation Fibrinolyse Vasoconstriction localisée + agrégation plaquettaire = formation d un thrombus plaquettaire Anticoagulants I. Antiagrégants plaquettaires 1. Rappel Hémostase primaire Coagulation Fibrinolyse Vasoconstriction localisée + agrégation plaquettaire = formation d un thrombus plaquettaire Formation

Plus en détail

Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose

Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose Les IOA «médicales» Spondylodiscite, tuberculose, brucellose Pr. Tristan Ferry tristan.ferry@univ-lyon1.fr Service de Maladies Infectieuses et Tropicales Hôpital de la Croix-Rousse, Hospices Civils de

Plus en détail

Conduite à tenir devant des œdèmes chez l enfant. Véronique OYHARCABAL Centre Hospitalier de la Côte Basque

Conduite à tenir devant des œdèmes chez l enfant. Véronique OYHARCABAL Centre Hospitalier de la Côte Basque Conduite à tenir devant des œdèmes chez l enfant Véronique OYHARCABAL Centre Hospitalier de la Côte Basque Définition Œdèmes généralisés : Œdèmes de stase : Normoprotidiques Hypoprotidémiques Œdèmes inflammatoires

Plus en détail

Le traitement de l'insuffisance cardiaque chez le chien

Le traitement de l'insuffisance cardiaque chez le chien Folia veterinaria Le traitement de l'insuffisance cardiaque chez le chien Les principaux traitements à instaurer chez le chien insuffisant cardiaque sont passés en revue en insistant sur les critères de

Plus en détail

ITEM 151 : Infections bronchopulmonaires communautaires ITEM 200 : Toux chez l enfant (avec le traitement)

ITEM 151 : Infections bronchopulmonaires communautaires ITEM 200 : Toux chez l enfant (avec le traitement) Questions ITEM 151 : Infections bronchopulmonaires communautaires ITEM 200 : Toux chez l enfant (avec le traitement) [2014 Dossier 4-2010 Dossier 5-2011 Dossier 4-2012 Dossier 4-2014 Dossier 3] QCM 1 :

Plus en détail

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie.

L APS ET LE DIABETE. Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie. 1. Qu est-ce que le diabète? L APS ET LE DIABETE Le diabète se caractérise par un taux de glucose ( sucre ) trop élevé dans le sang : c est l hyperglycémie. Cette hyperglycémie est avérée si à 2 reprises

Plus en détail

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING

TECHNIQUES D AVENIR LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING LASER DOPPLER IMAGING TECHNIQUES D AVENIR Jonathan LONDNER, Aurélie HAUTIER Centre Régional de Traitement des Grands Brûlés Service de chirurgie Plastique, Hôpital de la Conception, Marseille. DIAGNOSTIC DÉTERSION BOURGEONNEMENT

Plus en détail

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express

Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Votre guide des définitions des maladies graves de l Assurance maladies graves express Ce guide des définitions des

Plus en détail

Vous et votre traitement anticoagulant par AVK (antivitamine K)

Vous et votre traitement anticoagulant par AVK (antivitamine K) Ce carnet a été réalisé sous la coordination de l Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Vous et votre traitement anticoagulant par AVK (antivitamine K) Carte à découper

Plus en détail

:: Atrésie de l œsophage

:: Atrésie de l œsophage :: Atrésie de l œsophage Définition : L atrésie de l œsophage est une malformation congénitale caractérisée par une interruption de continuité de l œsophage. Dans 50 % des cas, elle est associée à d autres

Plus en détail

Cordarone et Thyroïde par François Boustani

Cordarone et Thyroïde par François Boustani Physiologie de la thyroïde : l hormonosynthèse thyroïdienne se fait à partir de l iode essentiellement d origine digestive et de la thyroglobuline qui est une protéine synthétisée par la thyroïde à partir

Plus en détail

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION Madame, Monsieur, Si votre état de santé nécessite une transfusion sanguine, ce document est destiné à vous informer sur les avantages et les risques de la transfusion,

Plus en détail

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs

B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs B06-1 B06 - CAT devant une ischémie aiguë des membres inférieurs L ischémie aiguë est une interruption brutale du flux artériel au niveau d un membre entraînant une ischémie tissulaire. Elle constitue

Plus en détail

- Ostéolyse mitée du cotyle avec réaction périostée - Volumineuse masse des parties molles en regard - Nodule pulmonaire sous pleural - Respect de l

- Ostéolyse mitée du cotyle avec réaction périostée - Volumineuse masse des parties molles en regard - Nodule pulmonaire sous pleural - Respect de l Jeune homme 17 ans,douleurs de la hanche gauche, d'allure inflammatoire, évoluant depuis plusieurs mois Quels sont les éléments sémiologiques significatifs à retenir sur les examens pratiqués Meyer JB

Plus en détail

BLESSURES DE SURUTILISATION

BLESSURES DE SURUTILISATION INTRODUCTION Monsieur Sansouci est un fervent amateur de course à pied et de natation. Voulant participer à une course de 10 km dans quelques semaines, il a augmenté son volume d entraînement. Par contre,

Plus en détail

Définition. remaniements de l os sous chondral, à la production d ostéophytes, et à des épisodes d inflammation du liquide synovial

Définition. remaniements de l os sous chondral, à la production d ostéophytes, et à des épisodes d inflammation du liquide synovial Arthrose Définition n Dégradation du cartilage associée à des remaniements de l os sous chondral, à la production d ostéophytes, et à des épisodes d inflammation du liquide synovial n Touche tous les éléments

Plus en détail

Adénopathies conduite à tenir. IFMT M. Strobel mai 03 1

Adénopathies conduite à tenir. IFMT M. Strobel mai 03 1 Adénopathies conduite à tenir IFMT M. Strobel mai 03 1 Adénopathie: définition, généralités (angl. lymphadenopathy) Hypertrophie d un ganglion ou d un groupe de ganglion Résultant de processus inflammatoire

Plus en détail

Angiœdème héréditaire (AOH)

Angiœdème héréditaire (AOH) Ministère de la Santé de la Jeunesse et des Sports Direction Générale de la Santé Informations et conseils Angiœdème héréditaire (AOH) Lisez attentivement ce document et conservez-le soigneusement avec

Plus en détail

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1

Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1 Orientation diagnostique devant une éosinophilie 1 Introduction L hyperéosinophilie est définie par la présence de polynucléaires éosinophiles circulants à plus de 0,5 G/l (500/µl) (quel que soit leur

Plus en détail

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2014 SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE Série S Durée de l'épreuve : 3h30 Coefficient : 6 ENSEIGNEMENT OBLIGATOIRE L'usage de la calculatrice n'est pas autorisé Dès que le sujet

Plus en détail

La maladie de Berger Néphropathie à IgA

La maladie de Berger Néphropathie à IgA Néphropathie à IgA La maladie Le diagnostic Les aspects génétiques Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur, Cette fiche est destinée à vous informer

Plus en détail

Les tumeurs osseuses

Les tumeurs osseuses Janvier 2014 Fiche tumeur Prise en charge des adolescents et jeunes adultes Les tumeurs osseuses LE SARCOME D EWING Auteurs L OSTEOSARCOME Dr Perrine MAREC-BERARD Tous droits réservés. Reproduction interdite.

Plus en détail