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1 FOCUS : Les Services à l Energie page 20 ENTRETIEN : Nathalie Kosciusko-Morizet page 34 DECRYPTAGE : Les mesures pour faire croître les PME page 49 MEDEFIle-de-France > LE MAGAZINE DE L ENTREPRISE Octobre 2011 L Ile-de-France mise sur les éco-activités PAGE 26 Evénement Accélérer sa croissance par la reprise d une entreprise en difficulté - Mardi 18 octobre 2011 PAGE 14 N 41

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3 FOCUS : page 20 page 34 Accélérer sa croissance par la reprise d une entreprise page 49 éditorial Les Services à l Energie ENTRETIEN : Nathalie Kosciusko-Morizet DECRYPTAGE : Les mesures pour faire croître les PME MEDEFIle-de-France > L Ile-de-France mise sur LE MAGAZINE DE L ENTREPRISE Octobre 2011 les éco-activités Evénement PAGE 26 Octobre 2011 Marie-Christine OGHLY Présidente du MEDEF Ile-de-France Aménagement des berges de Seine à Paris en difficulté - Mardi 18 octobre 2011 La Ville de Paris souhaite réaliser pour 2012 un réaménagement des berges de Seine : sur la rive droite, entre les ponts d Iéna et de Sully, transformation de la voie Pompidou en boulevard urbain avec installation de 5 feux tricolores et sur la rive gauche, entre le musée d Orsay et le pont de l Alma, fermeture au trafic automobile de 2,3 km. Les voies concernées constituent des axes de circulation stratégiques qui présentent une importance essentielle pour les entreprises et leurs salariés. La Municipalité parisienne affirme que ces nouveaux aménagements n auront pas d incidence notable sur les conditions de circulation dans le centre de Paris. Elle estime que les temps de parcours ne seront augmentés que de 5 à 7 minutes et que les reports de trafic (de l ordre de 5 à 10% du trafic actuel selon elle) pourront être aisément absorbés par la voirie adjacente et par le périphérique, ce dernier étant supposé être en capacité de supporter un trafic de transit supplémentaire évalué entre 3 et 5 % alors qu il est déjà chroniquement saturé. LaVille de Paris compte également sur l augmentation de l offre de transports en commun (ligne 1 automatisée du métro, augmentation de capacité des RER A et C, prolongement du T3 au sud et au nord et amélioration du réseau de bus) pour contribuer à la réduction du trafic de transit. Elle oublie que la congestion consécutive aux aménagements projetés sera, dès 2012, immédiate et permanente alors l amélioration de l offre de transports ne sera que très progressive. Adéfautd études detraficprécises etd uneexpérimentationenvraie grandeurpermettantuneexacte mesure d impact, on peine à croire que ces nouveaux aménagements ne se traduiront pas par de graves dysfonctionnements de circulation à la fois localement et dans les relations est-ouest de l agglomération. Si la circulation a baissé en moyenne de 25% dans Paris intra muros depuis 10 ans, elle s est en effet globalement maintenue sur les berges concernées, le trafic de transit représentant sur ces axes 25% à 30% du trafic total ( à véhicules/jour sur la rive droite, à véhicules/jour sur la rive gauche). Ce seront autant d heures de travail perdues (sûrement plusieurs millions) qui ne pourront qu affecter l efficience économique d ensemble de la métropole parisienne : accès aux activités économiques, aux commerces, aux grands sites touristiques parisiens et aux gares rendus encore plus difficile, coût plus élevé des livraisons pour les parisiens, frein au développement du trafic de marchandises et du rôle économique des ports pourtant souhaité par la Municipalité parisienne. Ce projet est estimé très sommairement à 40 M auxquels s ajouteront des charges annuelles de fonctionnement de l ordre de 5 M. Avant d engager une dépense aussi importante en période de pénurie budgétaire, le MEDEF Ilede- France estime plus responsable de réaliser d abord une expérimentation assortie d aménagements légers et provisoires, d en tirer objectivement les conclusions (impact réel sur la vie économique des quartiers concernés et sur les conditions de vie des riverains en termes de pollution atmosphérique et sonore) et de passer ensuite et en toute connaissance de cause aux aménagements définitifs. Principales contributrices au financement des transports en commun à travers leversementtransport, les entreprises franciliennes ne peuvent accepter le risque d une nouvelle dégradation du système global des transports lequel inclut, bien entendu, le transport routier. PAGE 14 N 41 M E D E F I L E - D E - F R A N C E N 4 1 / O c t o b re

4 agenda 2011 > A retenir sur vos agendas octobre mardi 18 octobre Conférence-Débat De 17h30-19h30 Conférence suivie d un Cocktail «Reprendre et Transmettre» Tour de France de la Transmission d entreprise Accélerer sa croissance par la reprise d une entreprise en difficulté Lieu : Medef IDF Salle Pradeau - Niveau rue du Débarcadère Paris Inscription obligatoire par mail : novembre lundi 14 novembre Conférence-Débat De 18h00-20h00 (Accueil à partir de 17h30) Dans le cadre des Lundi de l IE, organisés par le Cercle d Intelligence Economique du MEDEF ILE-DE-FRANCE, «Prévention de la fuite d information» DLP (Data Leak Prevention) Quelles sont les limites de la DLP pour répondre à la problématique de la fuite d information? Quelle est la place de la DLP dans le Cloud? Intervention de M. Christophe d ARCY, Ancien RSSI de Rohm and Haas Europe, Ingénieur Télécom Sud Paris (1992), CISA, ITIL v3 (OSA, RCV), Fondateur et directeur associé de la Société MIRCA Lieu : MEDEF IDF - Salle Despagnat - Niveau -1 10, rue du Débarcadère Paris (Porte Maillot) Participation gratuite - Inscription obligatoire par mail : jeudi 17 novembre Uniquement sur invitation Thème à venir Lieu : MEDEF IDF - Le Club 2 ème étage 10, rue du Débarcadère Paris (Porte Maillot) Club de la presse décembre mercredi 14 décembre Inscription obligatoire par mail : COLLOQUE «INFLUENCE» de 17h30 à 20h00 (Accueil à partir de 17h) «Elaborez votre stratégie d influence pour réussir votre développement à l international» Comment convaincre de votre excellence? Comment s y prennent vos concurrents étrangers? Quelles actions mettre en œuvre à court et moyen termes? Vous souhaitez trouver de nouveaux relais de croissance à l étranger : Quelles sont les clés pour vous développer dans les pays prometteurs? Quels réseaux utiliser pour accélérer votre développement export? Que peut-on apprendre des meilleures pratiques allemandes, américaines, chinoises ou turques? Quelles sont les règles tacites à maîtriser pour s implanter au Brésil, en Chine, en Inde ou en Russie? Lors de 2 tables rondes, des spécialistes répondront à ces questions. Lieu : MEDEF IDF - Salle Pradeau (niveau -1) 10 rue du Débarcadère, Paris Participation gratuite - Inscription obligatoire par mail : mercredi 30 novembre Uniquement sur invitation SALON SIMI Du 30 novembre au 2 décembre 2011 CONFÉRENCE de 15h30 à 17h00 Dans le cadre de notre partenariat avec le Salon SIMI, nous vous invitons à la conférence qui abordera la thématique suivante : «Crise immobilière passagère ou nouvelle donne durable?» «La situation économique mondiale, européenne et française et ses conséquences pour l immobilier ont considérablement évolué ces 18 derniers mois. Sommes-nous passés d une crise des subprimes à une crise durable des foreclosures et de la dette généralisée? Cette nouvelle donne est-elle définitive, conjoncturelle ou structurelle? Nous essayerons au travers de cette conférence de décrypter les conséquences pour l immobilier d entreprise et les évolutions possibles.» Les intervenants sont : Jérôme Dubus, Délégué Général du MEDEF IDF, Gilles Betthaeuser, Président AOS STUD- LEY, Christian Cléret, Président ADI et Guy Marty, Directeur Général IEIF Cette conférence sera animée par Gaël Thomas, Directeur de la rédaction BUSINESS IMMO. Programme des conférences, Liste des exposants et Informations pratiques sur

5 MEDEF Ile-de-France Réseaux sociaux : quels enjeux pour les entreprises? page 8 Vigilance sur le Grand Paris page 10 La crise et internet redessinent les contours de l immobilier d entreprise page 11 Les 10 ans du SIMI page 12 Accélérer sa croissance par la reprise d une entreprise en difficulté page 14 Business Art page 15 Les lundis de l IE page 15 Mobilisation sur le front de l emploi page 16 MEDEF National Le MEDEF prône une plus vaste coopération mondiale FOCUS Fedene, un acteur incontournable de l éfficacité énergétique INTERNATIONAL Nick Clegg et Laurence Parisot se prononcent pour un fédéralisme budgétaire DOSSIER L Ile-de-France mise sur les éco-activités page ENTRETIEN Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement REPERES Egalité professionnelle, comment faire la différence page 38 Handicap : l emploi comme priorité page 40 La génération Y fait bouger l entreprise page 42 DECRYPTAGE Le portage salarial, une solution avantageuse pour l entreprise page 46 Une série de mesures pour «faire croître les PME» page 49 Vers une gestion d actifs plus ouverte page 50 PORTRAIT D ENTREPRISE Zoom sur Actradis.fr - une plateforme contre le travail au noir sommaire /numéro 41 - Septembre 2011 Mouvement des Entreprises de France MEDEF Ile-de-France Journal économique du Medef Ile-de-France 251, boulevard Péreire Paris Cedex 17 Tél : Fax : Site Web : Directeur de la publication Marie-Christine Oghly, Présidente du Medef Ile-de-France Conseiller de la Présidente Jérôme Dubus Rédacteur en chef Rosie Adone-Bordet Comité de rédaction Philippe Sclavon, Anna Voltz, Alexandra Petit Secrétariat de rédaction, Coordination Philippe Sclavon, Direction artistique Agnès Balard Rédaction,conception, réalisation et régie publicitaire : SODIRP 48, rue de Ponthieu Paris Tél : Directeur Dominique Lévy (dépôt légal) avril Impression : Jouve / Imprimeries Nouvelle Liste des annonceurs : AG2R - OCIRP - REUNICA - SIMI - BOUYGUES - TOTAL - LA POSTE - AVENANCE - AREVA - OPCALIA - CARREFOUR - ACCESS ETOILE - CONCRETIO - AVIVA - H3O - CILGERE - IPECA - NOVALIS - GNP - ARSEP TENDANCES GymStill, la remise en forme devant son ordinateur DROIT La lutte conte la corruption LIVRES A LIRE Quand les employés deviennent rois avant les clients! Crédits photos : Fotolia - MEDEF (Editorial, Université d été, Réseaux sociaux) Christophe AVERTY.

6 8 MEDEF Ile-de-France R é s e a u x s o c i a u x Dossier de Philippe Sclavon Réseaux sociaux : quels enjeux pour les entreprises? Comment ne pas rater son entrée sur les réseaux sociaux? Comment y préserver son image et sa réputation? Sont-ils des accélérateurs de croissance? Quels intérêts pour les entreprises d y être présentes? Autant d interrogations qui taraudent bon nombre de dirigeants à une époque où qu on le veuille ou non, ces nouveaux modes de communication sont devenus omniprésents. Plus de 750 millions d abonnés sur Facebook, 200 sur Twitter, 160 sur LinkedIn L incroyable percée des réseaux sociaux les rend désormais incontournables pour les professionnels et les particuliers. Les chefs d entreprises ne peuvent pas passer à côté des avantages des réseaux sociaux, mais comment ne pas en supporter les inconvénients? C est la réflexion que le MEDEF Ilede-France a souhaité mener avec les praticiens de l univers digital. En avant-première de la conférence du 27 septembre, ils étaient réunis à l université d été, pour en poser les enjeux. pour un usage raisonné. «Il faut notamment prendre du temps pour déterminer les territoires d affinités avec l entreprise, analyser l intérêt d y communiquer et déterminer les objectifs». Pour Vincent Ducrey, expert en management de l information il faut en effet préparer son arrivée sur les réseaux sociaux, «en posant les enjeux pour avoir une stratégie efficace». Car comme le souligne Toufik Lerari «ce qui est important pour l entreprise plus que l outil, c est l usage qu elle en fait». Vigilance et réactivité «Sur les réseaux sociaux il ne faut pas chercher à vendre mais aider à L intérêt d y être Pour les entreprises, les réseaux sociaux sont un facteur de risque et de vulnérabilité supplémentaire, mais aussi une source d opportunité en matière de réputation. Elles ont commencé à s y intéresser sans toujours savoir ce qu elles allaient y faire. Or pour Toufik Lerari, directeur de l agence conseil Tequilarapido, il faut porter beaucoup d attention aux projets en la matière, s interroger sur sa capacité à les porter, développer et structurer son action Autour de Marie-Christine Oghly, présidente du MEDEF Ile-de-France, Frédéric Roy, rédacteur en chef de CB news, Yann Gourvennec, directeur web, digital & social media d Orange et auteur du livre «les médias sociaux expliqués à mon boss»vincent Ducrey auteur du guide de l influence et expert en management de l information, Toufik Lerari, CEO de l agence Tequilarapido spécialisée en e-communication et Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin Mobile.

7 R é s e a u x s o c i a u x MEDEF Ile-de-France 9 acheter», un postulat de départ qu aime à rappeler Yann Gourvennec, directeur web, digital & social media d Orange et auteur du livre «les médias sociaux expliqués à mon boss». Une vraie analyse préalable et indispensable : déterminer les territoires de conversation qui peuvent être intéressants pour l entreprise s interroger sur ce que je peux y apporter organiser un «community management» et assurer une veille pour réagir au plus vite en cas de problème. Si l apport principal des réseaux sociaux est de permettre une mesure immédiate de l impact des actions de l entreprise, leur revers est la diffusion instantanée à grande échelle des rumeurs ou des atteintes à l image. «Sil ne faut pas être parano», souligne Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin Mobile, «il faut surveiller ce qui se passe, toujours dire la vérité et Selon l étude sur la préparation à la gestion de crise de Burson-Marsteller (B-M) & Penn Schoen Berland (PSB), un décideur en entreprise sur deux (49 %) estime que l essor du digital a accru la vulnérabilité aux crises. Dans le même temps, 55 % des entreprises jugent que les réseaux sociaux constituent une source d opportunités, en particulier pour reconstruire la réputation suite à une crise. Toutefois, seules 38 % d entre elles disposent d un plan de communication de crise digitale permettant de répondre efficacement à des situations sensibles sur les réseaux sociaux. se montrer réactif», en sachant reconnaître ses erreurs le cas échéant. «Les clients heureux n ont pas d histoire, ceux qui parlent sur Internet sont ceux qui ont connus une expérience difficile. Qu on le veuille ou non il faut d é s o r m a i s prendre en compte le fait que chacun de nos consommateurs est un journaliste d investigation en puissance», ajoute-t-il. Pour Yann Gourvennec, la réputation de l entreprise suppose de réagir très vite aux critiques. 41 % des entreprises françaises utilisent des services de microblogging tels que Twitter pour établir un contact avec leurs clients, instaurer un dialogue et les tenir informés. Susciter l intérêt Une fois sur les réseaux, l entreprise doit savoir susciter l intérêt pour avoir un retour intéressant. «Notre expérience nous montre que publier plus de 3 fois par semaine s avère contre-productif», précise Toufik Lerari. «Il y a également des horaires plus favorables que d autres et des contenus plus accrocheurs que certains autres». Autre dimension à ne pas sous-estimer : le facteur humain. Pour Yann Gourvennec «il faut appréhender ces nouveaux médias auprès des personnels d un point de vue pédagogique, pour une utilisation maîtrisée». D autant qu ils sont «un excellent indicateur de la bonne santé de l entreprise et le moyen de savoir ce que l on pense de votre entreprise» souligne Marie-Christine Oghly, Présidente du MEDEF Ile-de-France. Pour elle, il est indispensable de bien gérer l aspect RH tant en interne que vis-à-vis de l extérieur, «les réseaux sociaux constituant un excellent vivier de candidatures, qui ne fait qu amplifier la fluidification du marché du travail». Quant aux ressources financières allouées aux réseaux sociaux, elles ne dépassent pas pour le moment 10 % des budgets dans la majorité (52 %) des entreprises françaises. A noter néanmoins que plus du tiers déclare y consacrer plus de 20 % de leur budget. Pour en savoir plus : téléchargez gratuitement le guide PRATIC sur le site du MEDEF

8 10 MEDEF Ile-de-France Grand T a x e Paris s Dossier de Philippe Sclavon Vigilance sur le Grand Paris L ambition du Grand Paris peut permettre à la région de gagner les points de croissance qui lui sont indispensables. Si le MEDEF Ile-de-France soutient l initiative, il n en demeure pas moins vigilant sur le financement des infrastructures qui ne doit pas venir alourdir inconsidérément le poids des charges des entreprises franciliennes. C est en substance ce qu ont rappelé les dirigeants d entreprise venus à la rencontre de Maurice Leroy, ministre de la Ville, lors de la dernière Assemblée générale du MEDEF Ile-de-France. Favoriser le dialogue «Je suis à votre écoute pour dialoguer avec vous» devait rappeler d emblée Maurice Leroy. «Je sais que vous êtes inquiets sur le financement et je partage votre souhait d un lissage des augmentations prévues notamment sur la taxe bureau. Avec Gille Carrez, rapporteur du budget, nous y travaillons», devait-il préciser, en proposant une autre voie axée sur le Grenelle II. «Le succès du Grand Paris dépend de notre capacité collective à construire ensemble un projet de croissance durable qui favorisera l emploi». La participation du MEDEF Ile-de-France au Comité de pilotage est un levier pour y parvenir. Des contrats de développement territorial «Ils doivent libérer les contraintes foncières pour atteindre l objectif de logements neufs par an et la création de emplois. Une ambition qui suppose de revoir certaines règles d urbanisme» a annoncé le ministre en réponse à une question de Jacques Benarvious de l USM Ile-de-France, sur les possibilités d ouverture de nouvelles carrières pour anticiper la hausse de la demande de granulats. «Nous y travaillons d ores et déjà avec Benoît Apparu, en charge du logement». Une manière aussi d accélérer les procédures pour répondre dans des délais raisonnables aux attentes exprimées par les franciliens qui ont participé au débat public, «sans esprit partisan». Bouclé dans Marie-Christine Oghly, et Maurice Leroy, ministre de la ville. un délai record de 73 jours, le projet du Grand Paris Express, sera-t-il pour autant achevé selon le calendrier annoncé? «Après l accord du 26 janvier, le Schéma Directeur d Aménagement de la région bloqué depuis 1994, sera opérationnel en septembre et dès le printemps prochain le prolongement de la ligne 14 devrait-être engagé», souligne Maurice Leroy. Des annonces qui ne suffisent pas à convaincre ceux qui, à l image d Eric Berger le président de la fédération Ile-de-France des Travaux Publics, restent dubitatifs sur la question. «Seule une loi d exception permettra d enchaîner les différentes phases de travaux, sans que l on soit retardé par les différents recours qui sont inhérents à ce type de projet. Les dérogations aux règlements d urbanisme qu évoque le ministre n y suffiront pas», martèle-t-il. Quid du financement? 32,4 milliards d euros seront nécessaires au financement de ce projet pharaonique, dont 21 milliards pour le schéma de transport. Une enveloppe budgétaire qui dans le contexte actuel laisse perplexes les dirigeants franciliens, partisans d un recours plus franc aux Partenariats Public-Privé. «Même si le «Charles de Gaulle Express» est prévu en PPP, il semble que les reins des financeurs privés ne soient pas assez solides pour un projet d une telle envergure» leur répond Maurice Leroy, précisant qu il faudra veiller à «trouver une voie d équilibre en matière fiscale». L élaboration des futurs contrats territoriaux doit être l occasion pour les chefs d entreprise de faire entendre leur voix en matière de croissance et de développement durable, d autant que le ministre a «donné consigne aux Préfets, afin qu un vrai partenariat s instaure».

9 E n q u ê t e Dossier de Philippe Sclavon MEDEF Ile-de-France Le député de l Oise Edouard Courtial a ouvert les débats de ce colloque. La crise et Internet redessinent les contours de l immobilier d entreprise 11 Dans un contexte encore marqué par la crise, quels sont les évolutions constatées et les grandes tendances du marché de l immobilier d entreprise? L enquête annuelle de BureauxLocaux.com apporte quelques éléments précieux de réponse. Réalisé en partenariat avec Regus, ADI, Business Immo et le MEDEF Ile-de-France, le baromètre annuel sur «L'entreprise et sa recherche de bureaux» réalisé par BureauxLocaux.com, met en lumière les critères de sélection des PME, dressant ainsi le portrait de l'immeuble et des bureaux idéaux pour les dirigeants d entreprise. Premier enseignement en ces temps de réduction budgétaire, le coût redevient, avec la localisation, le critère principal de décision pour 44 % des chefs d entreprise (39 % pour l implantation). La qualité des aménagements et le bien-être des salariés n entrent en ligne de compte que pour 7 % et 6 % des décideurs. le décideur en matière d immobilier. La qualité environnementale au second plan Principale victime de cette recherche du meilleur coût, la qualité environnementale qui était pourtant apparue comme un critère de choix ces dernières années est relayée au second plan, avec seulement 33 % des entreprises prêtes à faire un effort financier pour s installer dans un immeuble vert, même si la consommation énergétique du bâtiment demeure un sujet de préoccupation pour 45 % des entre- Dans 75% des cas, le dirigeant de l entreprise demeure prises. Comme les années précédentes, la location est préférée (55 %) à l achat (34 %) et ce sont les petites et moyennes surfaces (jusqu à 1000 m 2 ) qui se taillent la part du Lion. Seules 9 % des personnes interrogées recherchent une surface supérieure. Internet premier canal de recherche L usage de la «toile» enregistre une poussée de 50 % sur les deux dernières années, et s impose comme l outil de recherche privilégié par les entreprises (57 %), loin devant le relationnel (43 %) ou les conseils immobiliers (41 %). Et même si elles font appel à un conseiller, 86 % des entreprises poursuivent leur veille sur Internet, en multipliant les points d entrée pour une plus grande efficacité, bien qu il y ait encore à ce jour peu de sites spécialisés pour les professionnels. 7 mois en moyenne, sont nécessaires pour faire aboutir leurs recherches, à la condition de mener une action soutenue et régulière, ce que l usage d Internet et du smartphone facilite. *Enquête réalisée auprès de décideurs immobiliers et chefs d entreprise. 3 vagues de réponses ont été analysées en juin, juillet et septembre, sur un échantillon représentatif de 259 répondants. 75 % des entreprises interrogées ont effectué une recherche récente ou sont en recherche active.

10 12 MEDEF Ile-de-France SIMI Le SIMI accueille 10 fois plus de visiteurs et exposants en 10 ans» Le Simi fête ses 10 ans cette année. Comment a évolué le secteur de l immobilier d entreprise lors de cette décennie? Le secteur de l immobilier d entreprise en France s est profondément structuré et professionnalisé ces dix dernières années : de la mise en œuvre du Grenelle de l environnement à l entrée d une foncière au CAC 40. Ce secteur s est financiarisé et une véritable industrie immobilière s est ainsi créée. Le SIMI tout le long de cette décennie a accompagné cette évolution en privilégiant le contact entre professionnels, mais aussi en apportant des réponses concrètes à plus de chefs d entreprises tous les ans. Où en est le marché d immobilier d entreprise en Ile-de-France? Début 2011, ce marché est en croissance (+4% vs 2010) millions de m² ont changé de mains. Ce mouvement a considérablement ralenti au second trimestre. En parallèle de cela, l offre totale disponible est restée raisonnable : 4.7 millions de m² sont vacants, soit m² de moins qu en L offre neuve a baissé de 18% mais le volume des offres immobilières rénovées a progressé. On assiste à un vieillissement du parc. Le taux de vacance des locaux professionnels tourne autour de 7.3%. Ce taux, plus important qu il y Guillaume Prot, Président du Groupe Moniteur a un an, reste raisonnable par rapport aux autres grandes capitales européennes. Mais il est marqué par des disparités : le quartier central des affaires dans Paris a un taux de 5.3%, La Défense de 6.5%, la région nord de Paris de 14.9%, la zone sud de Paris 10.9%. Dans ce contexte de marché atone et dans ces secteurs, les entreprises en recherche de locaux conservent des capacités à négocier. Quelles sont les tendances de cette 10 e édition du Simi? Dans ce contexte difficile, le Simi reste le lieu d échanges privilégiés de l ensemble des professionnels et des entreprises en France. Il offre une vision la plus large possible avec près de 400 exposants désormais sur trois étages pour les bureaux, la logistique et les locaux d activités, le commerce, les retails park, le secteur hôtelier et le tourisme. Les visiteurs attendus accéderont ainsi à l intégralité de cette offre immobilière et foncière disponible en France et construiront pendant trois journées l avenir de ce secteur. Pour plus d infos :

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12 14 MEDEF Ile-de-France C o n f é r e n c e Dossier de Philippe Sclavon MARDI 18 OCTOBRE 2011 À 17H30 SALLE PRADEAU MEDEF ILE-DE-FRANCE PARIS 17 ème Avec l intervention de : Christian de Baecque, Président du Tribunal de Commerce de Paris et la participation de Jean- Pascal Beauchamp Grant Thornton Prévention & Restructuration Bruno Berger-Perrin Fidal Jean-Pierre Tuvée BanqueThémis A partir du cas réel d une entreprise qui connaît des difficultés : opportunités et risques de la reprise d une entreprise défaillante par le management ou d une entreprise souhaitant se développer par croissance externe. Comment organiser un dépôt de bilan? Qu a changé la nouvelle loi de sauvegarde? La cession dans le cadre de la conciliation préserve t-elle la confidentialité? Comment repérer les entreprises à céder? Auprès de qui collecter des informations? A quel moment faire connaître son offre? Comment crédibiliser son offre de reprise? Un débat animé par Marc Chamorel, Directeur de la rédaction de Reprendre & Transmettre magazine. Benoît Sellam FCDE - Fonds de Consolidation et de Développement des Entreprises Xavier Huertas ASPAJ - Association Syndicale Professionnelle d Administrateurs Judiciaires

13 Business Art pour initier les entreprises à la pratique du mécénat. our sa troisième édition, le Salon PBusiness Art présentera plus de quatre-vingt artistes, avec pour ambition de conjuguer Art et Entreprise en incitant au développement de la pratique du mécénat et de l achat d œuvre par les entreprises. Depuis la loi du 1 er août 2003 relative au mécénat, entreprises et particuliers peuvent en effet bénéficier de nouveaux avantages sur l achat d œuvres d art. Symbole de ce rapprochement, 60 % des artistes accueillis par le salon sont soutenus par des entreprises. Car Business Art se veut avant tout une plate-forme d échanges entres les acteurs culturels, le monde de l entreprise et le grand public, pour rendre l art plus accessible. Chacun pourra entrevoir, lors de ces quatre jours, les richesses et la créativité d artistes, pour la plupart indépendants. Nouveautés de cette troisième édition, la présentation de vidéos d artistes et des après-midis ponctuées par des performances et un jeu-concours, qui se dérouleront tout au long du salon. Parmi les artistes présents citons les sculpteurs Dominique Ferrandon et Nouna, les peintres Liam Corcoran et Rémi Trotereau. 3 E salon Business Art du 20 au 23 octobre Espace Pierre Cardin, Paris 8 e. Samedi 22 Octobre 2011 de 19h30 à 23h00 : Soirée VIP entreprise MEDEF Ile-de-France 15 Nouveau Rendez-vous incontournable de l Intelligence Economique, Les Lundis de l IE organisés par le Cercle d Intelligence Economique du MEDEF Ile-de-France, vous proposent : Lundi 14 novembre de 18h à 20h «Prévention de la fuite d information» DLP (Data Leak Prevention) Quelles sont les limites de la DLP pour répondre à la problématique de la fuite d information? Quelle est la place de la DLP dans le Cloud? Avec Christophe d Arcy, ancien RSSI de Rohm and Hass Europe, Ingénieur Telecom Sud Paris, CISA, ITIL v3 (OSA, RCV), fondateur et directeur associé de la société MIRCA, interviendra sur les enjeux d un dispositif de prévention de fuite d information la méthodologie pour la mise en place d une politique DLP la DLP dans le Cloud. MEDEF Ile-de-France salle Despagnat niveau -1, 10 rue du Débarcadère Paris.

14 16 MEDEF Ile-de-France Emploi T a x e s Mobilisation sur le front de l emploi Pour mieux faire face aux difficultés en matière d emploi, L Etat, la Région et les Partenaires sociaux, dont le MEDEF Ile-de-France, ont renouvelé le 28 septembre dernier par la signature d une nouvelle convention tripartite, leur engagement à mutualiser leurs moyens afin de financer massivement des solutions concrètes pour les franciliens les plus fragilisés par la crise. Objectif : éviter ou réduire les licenciements, favoriser le maintien dans l emploi, mettre à profit les périodes de sous-activité pour renforcer la qualification des salariés, construire des parcours de formation, faciliter les reconversions, mieux repérer les projets porteurs d emploi sur le territoire. Une large concertation de l ensemble des acteurs impliqués dans cette convention permet davantage de cohérence dans les actions entreprises et une meilleure adaptation aux réalités du terrain, en intervenant auprès des secteurs d activité et des bassins d emplois les plus en difficulté. Au côté des signataires, Pôle emploi mobilise l ensemble de son offre de services, et en appui à la maîtrise d ouvrage sont associés les OPCA et OPACIF interprofessionnels (AGEFOS PME, OPCALIA, Fongecif Ile-de-France) et de branche (l AFPA, l ARACT Ile-de- France, la CRAMIF, l AGEFIPH Ile-de-France et l Agence Régionale de Développement). Le GIP CARIF Ile-de-France est lui mandaté pour apporter un appui technique en animant notamment l espace collaboratif des partenaires. La précédente convention qui portait sur la période a permis d accompagner 1510 salariés de 300 TPE-PME, pour un budget de 13 millions d euros. Dossier de Philippe Sclavon Sécurisation des parcours professionnels et consolidation de l emploi en Ile-de-France Promotion du Contrat de Professionnalisation Dans le cadre du plan d action régional en faveur du contrat de professionnalisation, l Etat et le MEDEF Ile-de-France s associent jusqu au 31 décembre 2012 pour informer, accompagner et faciliter l utilisation de ce contrat par les PME et TPE, notamment celles qui y ont moins spontanément recours. En collaboration étroite avec le service public de l emploi régional et OPCALIA, le MEDEF Ile-de-France favorisera son développement dans le cadre d un programme structuré autour des deux grands axes d action. Une campagne de communication qui se traduira par l édition d une plaquette d information ; l organisation d une campagne régionale de communication en direction de PME et TPE franciliennes ; la participation à des forums emploi ; l organisation de deux forums-ateliers sur l alternance (en Seine-Saint-Denis, et Seine et Marne) et l organisation de vingt réunions collectives de promotion et d échanges sur le contrat de professionnalisation, en Seine-Saint-Denis et Seine et Marne. La réalisation de 800 diagnostics d entreprises en Seine-Saint-Denis et Seine et Marne sur leur besoin en la matière. Ces entreprises pourront bénéficier de l appui et de l accompagnement du MEDEF Ile-de-France dans la concrétisation de leur intention de recruter sous contrat de professionnalisation y compris dans l initiation des contacts avec l OPCA concerné. Par ailleurs, le MEDEF Ile-de- France s engage à récolter 500 projets de recrutement en contrat de professionnalisation sur l ensemble de la région et les partager avec Pôle emploi, les missions locales ou d autres organismes susceptibles de proposer des candidats.

15 Dossier de Philippe Sclavon Le MEDEF une plus vaste coopération mondiale Après un été très agité sur le front économique, l université d été du MEDEF prenait un relief tout particulier, dans la perspective du G20 de Cannes. S émancipant de la sinistrose ambiante, Laurence Parisot y a défendu une approche volontariste qui augure bien de l organisation d un «Business 20». 190 intervenants et 28 conférences ont donné aux milliers d entrepreneurs présents le ton des prochains mois. Villages et planètes, objectif B20, avec ce thème le MEDEF souhaitait examiner tous les enjeux au coeur du prochain G20, de la réforme du système monétaire international aux matières premières, en passant par l innovation ou la croissance verte Autant de sujets qui conditionneront demain la vie des entreprises et qui appellent une prise de parole de leurs dirigeants comme devait l indiquer en préambule Laurence Parisot, Présidente du MEDEF. «Il faut que les entreprises et les entrepreneurs inventent de nouvelles échelles de régulation et conçoivent les règles d une vraie compétitivité équitable». Vers plus de régulation Quelque 190 intervenants de 19 nationalités différentes, se sont succédés pour plancher sur des thèmes aussi divers que «plus forts après la crise», «penser à 6,7 milliards d êtres humains», «les recompositions géopolitiques ou «l innovation en équation». Des thématiques très actuelles qui ont fait la part belle

16 prône Au cours de ces trois jours, Marie-Christine Oghly a été l invitée des principaux médias présents sur place. L espace Business Innovation a souligné qu il n y a pas d autre alternative que d innover pour retrouver la croissance. aux sujets de la crise et de la dette. «Si tous les pays avaient respecté l orthodoxie budgétaire, il n y aurait jamais eu de crise» a notamment estimé Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, qui a plaidé pour un renforcement de la gouvernance européenne. «L Euro n a jamais eu l infrastructure de surveillance budgétaire et économique dont il a besoin. La mise en œuvre des conclusions du sommet du 21 juillet sur la Grèce est à ce titre la priorité des priorités». Une crise qui souligne avec plus d acuité la nécessité d une U n i v e r s i t é d é t é MEDEF National 19 «régulation financière rigoureuse, qui passe notamment par une diminution du rôle des agences de notation». Une réaffirmation de règles du jeu claires qui pour Louis Gallois, président d EADS, est aujourd hui indispensable à l acceptation de la mondialisation par les opinions publiques et au redémarrage de l économie. «Il faut assurer une égalité de traitement entre les pays avec les mêmes règles pour tous, donner de la stabilité et de la visibilité à l environnement de l entreprise en privilégiant l innovation qui peut seule permettre à l industrie européenne de rester en Europe, mettre fin à la spéculation sur les matières premières et affirmer la priorité de l économie réelle sur l économie financière dont les services doivent être mis à son service». Le B20 force de propositions Pour l ensemble des intervenants une plus forte coopération internationale est indispensable pour relever les différents défis auxquels nous sommes confrontés. Il est notamment essentiel que les acteurs du privé «soient en mesure d exprimer leur opinion, leur diagnostic et leurs recommandations», a souligné Laurence Parisot. A Cannes, du 1 er au 3 novembre à l invitation du MEDEF, toutes les organisations patronales, les grands noms du business et des représentants des PME des principaux pays riches et émergents, seront regroupés pour évoquer leurs propositions en matière de gouvernance mondiale, de politiques économiques, de régulation financière, de réforme du système monétaire international, d accès aux matières premières, d emploi, de questions sociales, de lutte contre la corruption, de commerce, d investissement, d innovation et d énergie. 13 groupes de travail planchent activement sur ces sujets pour parvenir à une vision concertée. Déjà, il y a unanimité de toutes les organisations pour dire que l avenir en matière de créations d emplois passe par les TPE et PME. «Même si en tant que chefs d entreprise nous sommes concurrents, nous avons un intérêt réel à élaborer des solutions communes», souligne Laurence Parisot qui souhaite également poursuivre ses discussions avec la Confédération internationale des syndicats (CSI) afin d arriver à une déclaration commune pour le G20. Ce dont ne doute pas Xavier Bertrand, le ministre du travail pour qui l action des entreprises est primordiale puisque «ce sont elles qui créent les emplois et personne d autre», insistant sur l idée que le nouveau modèle social passe forcément par des choix difficiles et des réformes de fond. Un nouveau modèle de croissance pour les PME «Nous devons inventer un nouveau modèle de croissance des PME fondé sur le binôme grande entreprise-pme. Les idées originales naissent volontiers dans les petites équipes. Pour qu elles se transforment en succès, elles ont parfois besoin de la rigueur, des process et des ressources de la grande entreprise» déclare Laurence Parisot. Ainsi en est-il de l union entre ITK et Bayer. La PME a développé un logiciel d aide à la décision permettant de «raisonner» les programmes de traitement phytosanitaires. Pour le groupe, l outil s intègre dans une stratégie de solutions durables et permet de fidéliser ses distributeurs, pour ITK l association permet de se lancer à grande échelle et de se positionner comme une référence des logiciels experts pour l agriculture.

17 20 Focus S e r v i c e à l é n e r g i e Dossier de Alexandra Petit La Fédération des Services Energie-Environnement (Fedene), un acteur incontournable de l efficacité énergétique A l orée 2012, l une des 3 échéances phares fixées par le Grenelle de l environnement, Fedene se mobilise activement. Forte de ses 6 syndicats et de ses 500 membres, la fédération continue d affirmer son rôle prépondérant sur le plan de l efficacité énergétique et d œuvrer à la réalisation des objectifs dictés par le Grenelle. Les lois Grenelle I et II ont défini une vingtaine de plans d actions qui couvrent de nombreux secteurs : bâtiment, transport, nucléaire, santé, recherche, agriculture, nature et biodiversité, etc. Mais c est avant tout le bâtiment existant qui figure dans le collimateur du Grenelle. Secteur de l économie le plus «énergivore», le bâtiment existant consomme plus de 40% de l énergie nationale et représente environ un quart des émissions de gaz à effet de serre. Un secteur qui doit impérativement réduire sa consommation d énergie de 38% et ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d ici C est dire si la tâche reste grande et ardue! L atteinte de ces deux objectifs implique naturellement la rénovation de tous les bâtiments en place, publics, privés, résidentiels, tertiaires et industriels. Une rénovation forcément engagée avant 2012 qui se situe justement au cœur des activités de Fedene et de ses adhérents. Cofely Une action commune Fedene regroupe plus de 500 entreprises (de la TPE à la multinationale) qui gèrent et optimisent la performance énergétique des bâtiments. Ces entreprises jouent un rôle d opérateur et dispensent du service à fort contenu technique dont la problématique épouse parfaitement la directive européenne adoptée par le Grenelle dite des «3x20» ayant pour but en 2020 de diminuer de 20% la consommation d énergie, de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre et d augmenter de 20% la part des énergies renouvelables ; sachant que la France a choisi de porter cette part à 23% de sa consommation. Priorité à l efficacité énergétique Optimiser le fonctionnement de toutes les installations, maîtriser la demande d énergie, recourir aux EnR et économiser l énergie constituent les points fondamentaux de «l efficacité énergétique». Pour Fedene, c est même son principal cheval de bataille. Une actualité brulante qui, outre les champs d intervention classiques de ses membres (cf. encadré), se concrétise par trois actions majeures : la promotion du CPE et de la Chaleur Renouvelable et l essor de la cogénération. En Alsace, le lycée Henner a opté pour le CPE, avec des économies à la clé!

18 S e r v i c e à l é n e r g i e Focus 21 Les Services Energie-Environnement Conduite et maintenance des équipements de chauffage et de climatisation et gestion de l énergie dans le bâtiment. Développement et gestion des réseaux de chaleur et de froid. Valorisation énergétique des déchets par incinération. Production locale d énergie. Multiservice Immobilier et Facilities Management Fedene, promoteur du CPE Le Contrat de Performance énergétique (CPE) a pour objet de garantir une réduction de la consommation d énergie d un bâtiment. Le CPE engage la responsabilité du prestataire en l obligeant à garantir, dans la durée, une consommation d énergie mesurée et vérifiée de façon opposable. C est un engagement fort visà-vis du client puisque la garantie de 5 à 20% d énergie primaire. réalisation d économies s effectue au risque de pénalités. La mise en place du CPE suppose donc une rénovation des équipements techniques, souvent aussi du bâti, et une gestion au quotidien établie sur la durée (10 ans en moyenne). Fedene soutient activement le CPE en incitant ses membres à le proposer et en instaurant des formations et conférences à destination des donneurs d ordre et des prescripteurs. Des débuts prometteurs pour cette disposition particulièrement fiable! La Cogénération, une solution Encore mal considérée en France, la cogénération consiste à produire simultanément dans la même installation de l énergie thermique (chaleur) et de l énergie mécanique transformée en énergie électrique par un alternateur. L avantage de la cogénération est de récupérer la chaleur dégagée par la combustion alors que dans le cas de la produc- tion électrique classique, cette chaleur est perdue. Ces installations utilisant du gaz, de la biomasse ou des déchets permettent d économiser 5 à 20% d énergie primaire. Pourtant, le développement de la cogénération en France reste en deçà du niveau européen. Elle représente à peine 5 % de la production d électricité. Fedene, convaincue des nombreux atouts de la cogénération, s implique constamment pour démontrer aux pouvoirs publics l utilité de la cogénération dans le bilan énergétique de la France. Production d électricité en France : 80 GW (Gigawatt) Nucléaire : 65 GW Hydroélectricité et Centrale thermique : 11GW Cogénération : 4 GW La formation, perspectives d avenir Autre mission de Fedene, la question de la formation. Son CFA basé à Alfortville dispense des formations en alternance initiale et continue du Bac pro jusqu au diplôme d ingénieur. La création de diplômes et celle du concours du «Meilleur Ouvrier de France au service de l efficacité énergétique» l an dernier participe d une même volonté : faire reconnaitre des métiers à responsabilité, très techniques et évolutifs, peu connus voire ignorés. Aujourd hui encore, l orientation vers les métiers techniques se fait mal alors que le BTS technique est en réalité un métier d avenir au vu du contexte environnemental. Pour plus d infos :

19 22 Focus S e r v i c e à l é n e r g i e entretien François Dupoux, Président de FEDENE Acteur désormais incontournable, Fedene joue un rôle majeur en matière d efficacité énergétique comme le rappelle son Président François Dupoux. Un an avant la fin de votre second mandat, quel bilan dressez-vous de votre Présidence? Lors de ces deux mandats, les problématiques Energie Environnement ont été particulièrement animées. Au-delà du Grenelle, se pose la question européenne et mondiale des ressources énergétiques et de la réduction des émissions de gaz à effets de serre. Parallèlement à la crise de l énergie, nous avons aussi connu la crise financière où le pétrole a atteint les 150 dollars le baril. Dans ce contexte de crise et de mise en place de directives, Fedene a été associée en permanence aux prises de décisions et à la définition du cadre dans lequel doivent désormais intervenir nos entreprises. Quelle est la situation actuelle? Bien utiliser l énergie apparaît comme la meilleure solution pour tendre à l efficacité énergétique. Le CPE a permis la mise en exergue d une formule de contrat très intéressante. S il reste facultatif, le CPE apporte une assurance sur la garantie d économie d énergie. C est un progrès très important notamment dans la vie de tous les jours. Il faut toutefois laisser le temps à l opérateur en charge des travaux et de l exploitation pour atteindre le résultat souhaité. La cogénération, qui permet une double production d électricité et de chaleur, a une place d autant plus importante face aux incidents liés au nucléaire. Le thème du «Facilities Management» constitue une autre piste à exploiter. Ici, l ensemble des services généraux d un bâtiment est géré par un seul opérateur. Il existe dans ce cas une réelle cohérence en termes d exploitation, de confort et de gestion technique. Quel est le secteur qui selon vous est le plus performant? Les réseaux de chaleur, qui avaient une connotation un peu passéiste, sont reconnus actuellement pour leur avantage indéniable : celui d utiliser des énergies renouvelables à hauteur de 30% aujourd hui (taux fixé à 50% en 2020) soit par la valorisation thermique des déchets ou de la biomasse (bois de forêt le plus souvent) ou par l utilisation de la géothermie qui est primordiale, surtout en région parisienne (l eau située à mètres de profondeur possède une température comprise entre 60 et 75 degrés). La prise de conscience du renouveau des réseaux de chaleur a poussé les pouvoirs publics à mettre en place un «Fonds Chaleur» pour aider au financement de nouvelles installations. L objectif du gouvernement est d ailleurs de doubler les réseaux de chaleur sur le territoire national. Une nouvelle table ronde sur «l efficacité énergétique» a été lancée mi-juin, quels en sont les principaux enjeux? Sur les directives «3x20», l objectif de l efficacité énergétique est le plus difficile à mettre en œuvre. Les deux autres s adressent surtout aux industriels où l établissement de programmes est plus strict. En revanche, la réduction de la consommation d énergie concerne tout le monde. Elle est donc plus difficile à appréhender car elle nécessite des actions individuelles et collectives. Il y aura probablement de nouvelles mesures incitatives pour motiver les gens voire des sanctions. C est un chantier qui demeure en perpétuelle évolution!

20 24 International Royaume-Uni Dossier de Philippe Sclavon Nick Clegg et se prononcent pour un fédé D ans la perspective du «B20», ce sommet des chefs d entreprises et organisations patronales des pays du G20, initié par le MEDEF, le vice Premier ministre britannique était venu à la rencontre du patronat français pour exposer son regard sur l économie européenne. «Même si nous avons des pièces différentes dans la poche, nos sorts sont inextricablement liés», a tenu à rappeler Nick Clegg. Tirer les leçons de nos erreurs A l heure où tous les regards étaient tournés vers la zone Euro, Nick Clegg est revenu sur les erreurs qui ont été commises : la gestion des finances publiques, la dépendance envers les banques sous-capitalisées et la hausse des prix dans l immobilier. Cette croyance des gouvernements successifs qui pensaient «bâtir une économie forte et durable sur la base de bulles sur les marchés financiers et d argent facile» s est révélée fausse. «Parce que leurs économies étaient inondées par le crédit à bon marché et facilement accessible, plusieurs pays croyaient qu ils pouvaient entrer dans l union monétaire en s exonérant des réformes structurelles nécessaires à sa soutenabilité. La croissance était certes au rendez-vous, mais elle ne reposait pas sur des politiques économiques saines. Si les fondamentaux ne sont pas bons, le résultat est toujours le même et le contribuable en fait les frais». Invité du MEDEF, Le vice-premier ministre britannique est notamment revenu sur la crise de l euro en insistant sur la nécessité de davantage de cohérence dans les politiques budgétaires des Etats membres de l Union. Agir sur trois fronts Il faut réformer nos économies pour qu elles soient fortes et stables. Pour cela, Nick Clegg appelle à agir sur trois fronts : la politique fiscale, le secteur financier, les réformes structurelles tant sur le plan national qu européen. «Des finances publiques saines constituent le socle essentiel de la croissance». Nick Clegg s est réjoui que le Royaume Uni et la France soient engagés sur la voie de l équilibre budgétaire. La gouvernance économique de l Union doit aussi être améliorée : «les règles du Pacte de Stabilité et de Croissance sont en train d être renforcées et cette fois, M E D E F I L E - D E - F R A N C E N 37 N 41 / Décembre Octobre

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