Ces Bisontins. hors du commun 1,80

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1 N 48 Octobre ,80 Le troisième lundi du mois Mensuel d information de Besançon et des cantons d Audeux, Boussières, Marchaux, Quingey et Roulans. Détective privé, pilote d hélicoptère, égoutier, patrouilleur, conductrice de train, thanatopracteur, sauveteur-spéléo, coordinatrice des dons d organes, experte en bijoux, grutier. Ces Bisontins hors du commun Un terrain de sport construit sans autorisation Des habitants des Tilleroyes s insurgent suite à la construction durant l été d une aire de loisirs sans autorisation préalable. La mairie de Besançon reconnaît son erreur. p. 7 Jardin botanique : chronique d une mort annoncée? Lire le dossier p. 11 à 16 L Université de Franche-Comté, co-gestionnaire du jardin botanique de la place Leclerc veut se désengager du site. Les amateurs de botanique se mobilisent. p. 8-9 Rentrée houleuse en fac de médecine L Université cherche des solutions pour accueillir les étudiants dans l attente des locaux de la nouvelle fac. p. 10 Une société bisontine fabrique la montre de la Star Ac La société S.M.B. Horlogerie de Châtillon-le-Duc a signé une licence avec TF1. Un marché porteur pour elle. p. 28 Rédaction : Les Éditions de la Presse Bisontine - B.P bis, Grande rue MORTEAU CEDEX - Tél Fax :

2 2 VOS RÉACTIONS Courrier des lecteurs Chaque mois, une rubrique est consacrée au courrier des lecteurs. Pour répondre aux demandes et favoriser le dialogue, nous ouvrons aussi cette page aux syndicats et aux élus du Grand Besançon. Prévenir les risques d inondations dans la plaine de Thise Presse Bisontine a La consacré son dossier de septembre aux études destinées à préparer, en particulier pour la vallée du Doubs, le Plan de Prévention des Risques d Inondations (P.P.R.I.). L hypothèse dégagée à cette phase envisage des conséquences plus catastrophiques que celles de 1910, millésime de référence. Comme votre journal l a souligné dans son numéro de février 2004, Étude de tracés pour la rocade Nord-Est, il est essentiel de sauvegarder l intégrité, en amont de Besançon, de la seule zone d expansion des crues qui retarde le déferlement des eaux sur la ville, la plaine de Thise-Chalèze. Cet impératif naturel doit absolument être pris en compte dans le choix du tracé de la future rocade : ne pas aggraver la surface imperméable des infrastructures par l édification d un imposant massif de béton qui constituerait une nuisance majeure pour la régulation hydrologique.! Collectif association - Liaison Nord-Est de la vallée du Doubs au-dessus de Chailluz Résistance Cheminot en 1944, après fait de la résistance, j ai fait partie d un groupe F.F.I. (n 1123), signé par le colonel Maurin. Nous avons fait déserter quatre soldats allemands (Polonais) et je pense, le 7 septembre, trouvé des armes rue Denfert-Rochereau. Aller Place du marché, où des Allemands ou des miliciens nous attendaient depuis les fenêtres du Conservatoire de Musique. Après avoir fait reculer les Allemands aux Graviers Blancs, les chars Américains sont venus à notre aide avec leurs canons. Le lendemain, dirigé vers le parc Lombart qui était transformé en bunker. L avion Pipper Cub tournait au-dessus de nous, et les Allemands ont effectué une sortie, côté Nord, anéantis par les canons Américains. En 1941, j ai passé la frontière pour rejoindre le général De gaulle. En , nous avons monté un groupe de résistance au dépôt S.N.C.F., le chef est arrêté, torturé et déporté. Il ne m a jamais dénoncé et je l en remercie. Je me suis engagé dans la 1 ère armée française en septembre et j ai fait la campagne d Alsace et d Allemagne. J ai reçu la croix de guerre La médaille de la résistance et celle des évadés. Jean Briseux - Besançon OFFRE RÉSERVÉE AUX ENTREPRISES L Attente téléphonique, le 1 er contact avec vos clients Donnez une nouvelle image dynamique à votre entreprise Attentre téléphonique Pré décrochage Serveur vocal Devis gratuit au Avec musique libre de droit Ne payez plus de droits de SACEM et SPRE Monsieur Meuble vous offre la possibilité de gagner plusieurs fois : la 1 ère fois en grattant le bulletin jeu qui vous sera remis en magasin, la 2 ème en participant au tirage au sort en magasin et la 3 ème au grand tirage national. Visuels non contractuels UNE CROISIÈRE DE RÊVE sur le Queen Mary II DES APPAREILS PHOTOS NUMÉRIQUES PHILIPS DSC2000 K DES ALBUMS PHOTOS DES BONS DE RÉDUCTION

3 DOUBLE LA MISE 5% + 5% = 10%* *en enregistrant deux fois vos achats sur votre carte Sauf sur livres (loi n du 10 août 1981) - Participation de 1,52 euro prélevée pour chaque lettre-chèque Client Roi - 7b, rue du Polygone Besançon - Tél. : Fax : VOUS OFFRE 400 PLACES DE CINÉMA EN AVANT-PREMIÈRE* pour le nouveau film d Étienne Chatiliez avec Vincent Lindon La confiance règne *Jeu ouvert aux porteurs de la carte Client Roi Besançon, la carte est gratuite auprès de chaque dépositaire. 400 places offertes aux 200 clients qui auront réalisé le plus grand nombre d'achats du 4 au 16 octobre places par gagnant envoyées par la poste, valable uniquement pour la soirée spéciale Client Roi au cinéma Marché Beaux Arts. La soirée se déroulera entre le 5 et 10 novembre 2004 (nombreux cadeaux à gagner : lecteurs de DVD, DVD, places de cinéma...) DU 4 AU 16 OCTOBRE 2004

4 Modus : l événement de la rentrée au Groupe Cône-Deffeuille Elle est la première voiture de ville à obtenir dès sa commercialisation 5 étoiles au Test EURO NCAP En présence de Vincent Deffeuille et de Jean-Pierre Cône et de leurs collaborateurs, les agents du groupe Cône-Deffeuille ont découvert en avant-première au golf de la Chevillotte le 10 septembre dernier, le petit frère de Clio et Twingo, MODUS. Le dernier né de chez Renault est la grande nouveauté de cette fin d année La presse spécialisée a salué son arrivée."le MODUS présente deux grandes caractéristiques : sa sécurité, elle est la première voiture de ville à obtenir dès sa commercialisation 5 étoiles au Test EURO NCAP. La deuxième particularité de MODUS, réside dans son habitabilité. D un environnement de 3 m 79, soit 2 cm de moins que la CLIO, elle a un volume tout à fait remarquable, s approchant quasiment d un SCENIC" note-t-on au sein du groupe Cône-Deffeuille. MODUS est ainsi la première voiture d un constructeur français dans le créneau des MONOSPACE de ville. "C est un nouveau marché, seuls deux constructeurs étrangers étaient présents, nous avons de grands espoirs pour ce véhicule familial monospace. Nos clients, qui pour diverses raisons ne pouvaient rouler sur des véhicules de type Espace ou Scénic, trouveront un produit de grande qualité. Le monde de MODUS, vivant et coloré, concentre un univers riche de fonctionnalités innovantes et un équipement complet doublé du plaisir de conduite" Côté motorisation, MODUS sera disponible en version essence (1,4 l 16 v et 1,6 l 16 v) et diesel (65 et 85 CV) et sera commercialisé à partir de euros! GROUPE CONE-DEFFEUILLE SODICA J.P CÔNE 5, boulevard Kennedy tél MODUS sera présenté au public du 4 au 11 octobre avec un week-end Portes Ouvertes les 9 et 10 octobre dans le groupe Cône-Deffeuille. Un rendez-vous à ne pas manquer

5 Éditorial Abandon En pénétrant dans ce lieu emblématique de Besançon, place Leclerc, on sent immédiatement que l envie n y est plus. Certes la flânerie est toujours possible dans les quelques hectares de verdure, mais l entretien approximatif des allées et de la signalétique montre un laisser-aller évident. On laisse mourir à petits feux le jardin botanique de Besançon. La faute à qui? Université de Franche-Comté et ville de Besançon sont censées co-gérer ce lieu de conservation des espèces végétales. Financièrement, ils se partagent à parts égales le coût salarial des 6 employés attachés au jardin botanique. L Université quant à elle finance le fonctionnement courant des lieux, pour environ euros par an. Le bâtiment de la place Leclerc qui abrite encore plusieurs laboratoires de l Université n est pas mieux entretenu. D ailleurs, il ne répond plus aux normes de sécurité actuelles. Le pôle scientifique de la place Leclerc est devenu totalement inadapté. Toutes les collections de botanique qui y ont été entreposées au fil des décennies ont été transférées à la Citadelle, quand elles n ont pas été tout bonnement jetées à la poubelle par containers entiers. L Université justifie son désintérêt par le fait que le jardin botanique tel qu il est configuré aujourd hui ne répond plus du tout aux nouvelles orientations de la recherche. On l admet volontiers, l Université ne veut pas d un musée de la botanique. Ce qui est moins compréhensible, c est que les deux partenaires n ont jamais été capables de définir précisément les missions de chacun dans la gestion du jardin. Il n existe même pas de convention écrite pour savoir qui fait quoi. Rien d étonnant à ce qu une certaine léthargie gagne les lieux. À la manière dont Besançon dédaigne son jardin botanique, la capitale comtoise n est pas à la hauteur de sont titre de première ville verte de France. Heureusement, certains élus et tous les amateurs de botanique - et Dieu sait s ils sont nombreux en Franche-Comté - ont compris les enjeux futurs (pédagogiques, touristiques, économiques) d un jardin botanique. Ils poussent pour convaincre les collectivités de recréer un nouveau lieu de conservation du végétal. Qu ils soient entendus.! Jean-François Hauser LITTÉRATURE La Presse Bisontine : Vous avez répondu présent à Besançon pour Les Mots Doubs, pour quelles raisons? Patrick Poivre d Arvor : On m a souvent parlé des Mots Doubs. J estime qu il faut encourager les initiatives favorisant la promotion du livre. C est bien d aller vers les lecteurs et pas uniquement à Paris. J aime bien avoir un retour de la manière dont les lecteurs perçoivent le livre. L.P.B. : Les échos sur votre dernier roman La Mort de Dom Juan sont plutôt favorables. P.P.D.A. : Les critiques sont bonnes, c est très agréable à entendre et à lire. Cela dit, rien ne vaut l accueil du public. L.P.B. : Votre roman transporte le lecteur entre réalité et fiction? P.P.D.A. : C est le principe du roman fantastique. J aime quand les gens restent entre deux eaux. Le roman doit vous émouvoir, vous déranger, cela doit provoquer quelque chose. L.P.B. : Pourquoi un homme public doit-il livrer des épisodes personnels? P.P.D.A. : Il n y a pas tant de personnel que cela. Dans mon émission Vol de Nuit du 11 septembre dernier, je recevais 6 écrivains qui sont dans les très bons de la rentrée littéraire. Sur ces 6, 3 parlent beaucoup d eux-mêmes. La seule différence, c est que l on connaît très peu de choses sur eux. Jean-Paul Dubois, Éric Fotorino, le public sait très peu de choses sur leur vie, ils en disent beaucoup plus que je n en dévoile. Le fait que je sois connu suscite tout de suite une interprétation beaucoup plus rapide des écrits, notamment par rapport à ce que les gens croient connaître de moi. Tout écrivain met beaucoup de lui-même dans un livre. L.P.B. : Dans ce dernier roman, dévoilez-vous plus d éléments sur votre vie privée? P.P.D.A. : Il y a eu des livres où il y en a eu beaucoup, notamment les livres sur L INTERVIEW DU MOIS 5 Entre fiction et réalité L écriture permet d avoir une vie plus équilibrée La star du 20 heures poursuit sa carrière littéraire avec bonheur. Il est de passage à Besançon au salon Les Mots Doubs, avec son dernier roman : La Mort de Don Juan. Confessions littéraires Tout écrivain met beaucoup de lui-même dans un livre. ma fille où c était du récit. Mon premier roman disait beaucoup de choses sur moi comme l Irrésolu paru en 2000, livre récompensé par le prix Interallié, mais l action se passait en 1882, les cartes étaient davantage brouillées. L.P.B. : Les thèmes de l amour, des femmes, de la mort, des enfants, du voyage sont toujours présents? P.P.D.A. : Ce sont peut-être des obsessions. Tous les écrivains ont tendance à écrire le même livre, présentés de façon différente mais on y retrouve leurs obsessions, leurs fantasmes et leurs passions, sinon ce ne sont pas des livres sincères. J essaie de ne pas m occuper de l effet produit par un livre, j envie d être au plus près de la vérité du livre. Il faut qu un livre soit une mise en danger. L.P.B. : Pour revenir sur cette mise en danger, est-ce de la provocation lorsque vous évoquez une Claire C. à plusieurs reprises? P.P.D.A. : Je vous rappelle que la mienne est brune Tous ceux qui pensent ou font une assimilation à une star du 20 heures se trompent. Ensuite, si j évoque Claire C., c est qu elle est très présente dans l œuvre de Byron. L.P.B. : Que recherchez-vous dans l écriture? P.P.D.A. : Ça m offre une possibilité d évasion magnifique, je décolle de la réalité, qui est parfois cruelle au regard de l actualité et le fait de m en extraire le temps d une nuit, d un été, cela me rend très heureux. Cela permet d avoir une vie plus équilibrée. L.P.B. : Le personnage de votre roman est torturé, cela tranche avec une certaine sérénité que vous affichez chaque jour? P.P.D.A. : Quand on est en société, on est appelé à maquiller les sentiments et les émotions, il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Or, un livre ne peut être une apparence, il faut aller au fond des choses. À Besançon, vous avez un homme, Victor Hugo qui a beaucoup utilisé sa vie pour écrire des Patrick Poivre d Arvor jongle avec aisance entre son métier de journaliste et celui d écrivain. chefs-d œuvre. Il mettait son encrier dans son propre sang. Quand il raconte la mort de Léopoldine sa fille, personne ne lui a reproché. Quand il dit Demain, dès l aube, à l heure où blanchit la campagne, je partirai, c est le poème d un père qui souffre. Je ne dis pas autre chose lorsque j évoque en 3 pages dans ce dernier roman ma fille disparue. L.P.B. : Quelles relations avez-vous avec les écrivains au fur et à mesure des ouvrages que vous publiez? P.P.D.A. : Je me sens de plus en plus solidaire parce que je sais ce que signifie le doute, les moments de grand doute dans l écriture. Je me sens donc incapable d assassiner les auteur. Si je n aime pas leurs livres, je ne les invite pas dans mon émission Vol de Nuit. L.P.B. : Comment faites vous le tri dans les livres que vous lisez, par exemple lors d une rentrée littéraire? P.P.D.A. : C est compliqué. Il y a des éléments subjectifs comme le hasard d une rencontre, de ce que des personnes vous disent d un livre. L.P.B. : Votre émission Vol de Nuit est à nouveau dans la grille ? P.P.D.A. : Cela fait 15 ans que je fais des émissions littéraires, 10 ans avec Ex Libris et 5 avec Vol de Nuit. Je m autorise de plus en plus d audace. Une émission sera consacrée par exemple au premier roman, donc à des auteurs inconnus. Je suis content de parler des romanciers, c est plus facile de traiter des essais car tout le monde a un avis contrairement au roman, où c est plus difficile. Je suis ravi que cette émission continue à exister malgré l horaire tardif et que ce type d émissions ne figure sur aucune autre chaîne. L.P.B. : Sur quel ouvrage allez-vous travailler à présent? P.P.D.A. : Je termine avec mon frère un livre sur les pirates et les corsaires qui sortira fin octobre. C est la troisième collaboration pour un beau livre après Courrier de Nuit et Coureur des mers. Je suis très heureux de pouvoir écrire avec mon frère. On raconte l histoire maritime. On a commencé par la conquête, la découverte des Océans, des Vikings à Christophe Colomb. Maintenant, on passe aux pirates et aux corsaires et après, on a encore 3 volumes à écrire sur le sujet.! Propos recueillis par E.C. est éditée par Les Éditions de la Presse Bisontine - 5 bis, Grande Rue - BP MORTEAU CEDEX - Tél. : Fax : Directeur de la publication : Éric TOURNOUX Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Thomas Comte, Gilliane Courtois, Jean-François Hauser. Régie publicitaire : Besançon Médias Diffusion - Tél. : Imprimé à I.P.S. - ISSN : Dépôt légal : Septembre 2004 Commission paritaire : 1102I80130 Crédits photos : La Presse Bisontine, A.N.B., David Bressand, Valère Novarina, Radio Villages, S.S.F. 25, Teranga, TF1, Y-F Yuen. 1 an - 12 numéros Offrez ou offrez-vous 18 les 12 numéros au lieu de 21,60 2 numéros gratuits Le journal d information qui aborde tous les mois les sujets d actualité de Besançon et de sa région : événements, problèmes de société, actu, sport, vie associative et culturelle, dossier Abonnement facile et rapide : BULLETIN D ABONNEMENT A " Je m abonne à La Presse Bisontine : 1 an (12 numéros) = 18 au lieu de 21,60, soit 2 numéros gratuits Nom Prénom N /Rue Code Tél. Bulletin à remplir et à retourner accompagné de votre règlement à l adresse suivante : La Presse Bisontine -B.P bis, Grande Rue MORTEAU CEDEX Ville En application de l article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les informations ci-dessus sont indispensables au traitement de votre commande et sont communiquées aux destinataires la traitant. Elles peuvent donner lieu à l exercice du droit d accès et de rectification auprès de La Presse Bisontine. Vous pouvez vous opposer à ce que vos nom et adresse soient cédés ultérieurement. Tarifs étrangers et DOM TOM : nous consulter.

6 6 L actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l actualité de Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique Retour sur info. Des inquiétudes autour du projet Îlot Pasteur Vaste projet que celui de l aménagement de l Îlot Pasteur. Une opération censée dynamiser le centre-ville par l apport de nouveaux commerces relatifs à l équipement de la maison, de la personne, sport et loisir, culture. On parle toujours de la FNAC qui devrait s installer dans ce futur espace commercial de m 2 (toutes enseignes confondues). Le projet prévoit également la création de 35 logements neufs situés au cœur de l Îlot. 38 habitations seront réhabilités dans les bâtiments qui échapperont à la démolition et 15 logements sociaux seront réalisés rue Claude Pouillet. Au sous-sol, un parking de 334 places sera créé. Sur le papier, le projet est séduisant. Le problème est que la ville de Besançon est toujours empêtrée dans une affaire judiciaire qui l oppose à la S.C.I. Gamma de Metz. Cette société s était porté acquéreur des biens Weil, famille qui possédait une grande partie de l Îlot Pasteur, pour y réaliser un projet à connotation commerciale. Mais la ville de Besançon a cassé la vente entre les deux protagonistes en faisant valoir son droit de préemption sur cet ensemble immobilier en vue d aménagements à venir. C est ce même droit de préemption que la S.C.I. Gamma a attaqué devant le Tribunal Administratif de Besançon qui lui a donné raison en mai La ville a fait appel de cette décision en renvoyant le dossier devant la Cour d Appel de Nancy, qui à son tour a confirmé l illégalité des préemptions pour défaut de motivation. Ce jugement pourrait compromettre sérieusement l opération Pasteur, en tout cas la retarder. La municipalité reconnaît que les recours contentieux font peser des risques sur l opération en termes de faisabilité, de portage financier et de délais. La poursuite de l opération dépend du règlement de ces contentieux par voie judiciaire ou par accord amiable qui pourrait être formalisé avec les requérants. Pour l instant, le programme de l opération Pasteur n est pas modifié. Le projet entre dès maintenant dans sa phase opérationnelle.! RETOUR SUR INFO - BESANÇON Citadelle : attention, chauves-souris Le dossier que nous avons consacré cet été aux coulisses de la Citadelle a interpellé la Commission de Protection des Eaux, une association bisontine de protection de l environnement. Plus particulièrement l article dans lequel nous annoncions que la direction de la Citadelle réfléchissait à une éventuelle ouverture au public des souterrains de la forteresse. D après la Commission, il semblerait que ces souterrains abritent une espèce menacée de chauves-souris : le grand rhinolophe. En effet, confirme Sébastien Roué, spécialiste de la question à la Commission. Il y a 14 colonies de grands rhinolophes sur les communes du territoire franc-comtois. Leur population totale est estimée à individus. Une seule de ces 14 colonies est située en ville, justement à la Citadelle. L été elles sont là, l hiver, elles sont en hibernation à la grotte Saint-Léonard, sur les hauteurs de la ville. n est fini, le combat continue annonce avec son habituel Rien engouement Jean-Paul Vergon, le président du collectif de défense du C.H.U. de Besançon. Ce mouvement riche de membres, dont plus de 500 communes francs-comtoises, tenait son assemblée générale le 6 septembre. Créé au printemps dernier pour mobiliser élus et population locale autour de la situation financière catastrophique dans laquelle l hôpital était enfoncé (avec un déficit record de 22 millions d euros), le collectif poursuit son action et ce, malgré l annonce d une enveloppe de 10 millions d euros au début de l été. Il reste beaucoup d incertitudes, ne serait-ce que de savoir la façon dont seront répartis ces 10 millions car ils ont été alloués pour la Franche-Comté et non pas pour le seul C.H.U. bisontin observe Jean-Paul Vergon. L action du collectif a dû tout de même peser dans la répartition des 300 millions d euros au niveau Forte de ce constat, la Commission de Protection des Eaux a écrit à la direction de la Citadelle, lui enjoignant d engager les mesures de conservation pour préserver cette colonie de mise bas. Les aménagements progressifs de la chaufferie de la Citadelle ont peu à peu repoussé les chauves-souris dans les parties profondes des souterrains, les rendant plus sensibles à une mise en valeur ultérieure de cette partie de la Citadelle estime l association. La direction de la Citadelle a pris acte de ce courrier. Son directeur, Gérard Humbert, confirme que des chauves-souris sont présentes au niveau du front de secours. Quant à la communication 110, celle qui est pressentie pour une ouverture au public, nous allons bien vérifier. Si tel était le cas, nous prendrions les mesures nécessaires pour conserver cette espèce. La conservation est d ailleurs une des missions principales de la Citadelle.! Hôpital de Besançon : le combat continue national. Sur 300 millions, la Franche-Comté en a eu 10, soit 5,7 % de la masse globale, alors que d habitude, notre région pèse à peine 2 % des sommes. Le C.H.U. a obtenu 6 millions sur ces 10, ainsi que 4 millions sur une enveloppe dite reconductible. C est encourageant mais encore insuffisant complète Vincent Maubert, membre de l intersyndicale au C.H.U. Grâce à ces 6 premiers millions, le C.H.U. peut éponger une partie de ses reports de charges qui s élevaient cette année à 15 millions d euros. Cela permet de retomber à 9 millions et ainsi d être en dessous de la barre fatidique des 10 millions imposée par le ministère. Mais le C.H.U. a encore de graves difficultés, tempère le syndicaliste. Nous sommes notamment soucieux vis-à-vis du personnel où de nombreux contractuels ne sont pas reconduits. Ces difficultés persistantes inquiètent le collectif. L hôpital n est pas encore sauvé, martèle Jean-Paul Vergon. Nous craignons aussi que ces problèmes financiers aient des incidences sur les délais de remontée de Saint-Jacques à Minjoz. Les prochaines actions du collectif seront sans doute plus spectaculaires : courant octobre, des consultations gratuites devraient être organisées place Saint-Pierre, et nous montrerons aussi avec quel genre de matériel désuet les praticiens de l hôpital sont obligés de travailler parfois.! Recevez chaque mois à votre domicile Retrouvez notre offre d abonnement en page 37

7 LES TILLEROYES Les voisins souhaitent sa destruction Un terrain de sport construit sans autorisation L ACTUALITÉ DU MOIS 7 Édifiée par la ville de Besançon dans un parc appartenant au Conseil régional, l aire de loisirs a été réalisée au début de l été sans aucune déclaration préalable de travaux. Les riverains importunés par la proximité de la plate-forme crient au scandale. U n petit pavillon blotti au fond d une rue paisible du quartier des Tilleroyes. Délimitant la propriété, un mur de pierres sèches. De l autre côté s étend le vaste parc de Château Galland, un site qui abrite notamment l A.D.A.P.E.I. et l E.R.E.A., un centre de réinsertion géré par le Conseil régional. Le parc, planté d arbres centenaires, constitue un havre de paix dans ce site classé. Le pavillon de Nathalie et David Bressand ne pouvait donc être plus à l abri des bruits de la ville. Ce tableau idyllique s est rapidement étiolé au cours de l été lorsque les riverains de la rue Berthe Morisot ont vu débouler des engins de travaux publics venus abattre des dizaines de plantations, dont plusieurs de ces arbres centenaires, et apporter des tonnes de remblais pour rehausser et niveler le terrain en bordure du parc. Le terrain de sport, une construction plutôt bien pensée, présente néanmoins un inconvénient de taille : il a été fait en dépit de toutes les règles en matière d urbanisme. Sans déclaration de travaux préalable et qui plus est, sur un site boisé classé! Rapidement tenus au courant de ces étonnants oublis, Nathalie et David Bressand, les voisins les plus proches, ont pris le taureau par les cornes. Ils racontent : Quand on a vu que les arbres étaient coupés et que les services de la ville commençaient le terrassement, nous sommes allés au service de l urbanisme en mairie. On nous a répondu qu il n y avait pas eu de demande de construction en ce sens. Nous avons ensuite recontacté le service où on nous a répondu : Je ne peux rien faire, c est politique! Puis nous sommes allés voir au plan d occupation des sols pour nous apercevoir Imaginez qu un jour, il s écroule sur un de mes enfants! que ce terrain était inconstructible et qu a priori, la ville était en totale infraction. Le mal était fait. D après nos informations, la construction de ce terrain de sport a été décidée et financée en partenariat entre le Conseil régional (gestionnaire de l E.R.E.A.) et la ville de Besançon. Son coût euros - a été divisé en deux et l utilisation de cette aire de jeux doit être partagée entre l E.R.E.A. en semaine et en journée, et les enfants du quartier en soirée, le mercredi et le week-end. Courant juin et juillet, plusieurs rencontres entre les riverains mécontents et les services de la ville n ont fait que confirmer les torts des services municipaux. Nous avons même lancé une pétition dans le quartier demandant plus de transparence dans les travaux : il n y avait aucun panneau comme il y en a dans tous les autres Le terrain de sport a été construit à moins de 4 mètres de la copropriété habitée par David Bressand. chantiers. Pire : il n y avait aucune trace de ce chantier au service urbanisme de la ville, c est un peu fort! s étonne David Bressand. Après une réunion des habitants du quartier le 15 juillet dernier, on a réussi à faire cadenasser l entrée et interdire l accès au terrain. Au retour des vacances, nouvelle surprise : L entrée du terrain avait été forcée. Les jeunes jouaient au basket ou au foot jusqu à 21 heures, voire minuit parfois. Certains soirs, il y avait jusqu à 40 gamins! Avec la disposition des immeubles en amphithéâtre, ça résonne, le bruit était infernal. Le 23 août, nous avons recontacté la mairie pour qu ils ferment ce terrain. Depuis trois semaines, plus personne n y accède ajoute David Bressand à demi-soulagé. Actuellement, la vie du quartier est à nouveau paisible. Seulement, les riverains ont d autres craintes. Le remblai vient appuyer contre le mur de pierres sèches qui a déjà bougé depuis quelques semaines. Imaginez qu un jour, il s écroule sur un de mes enfants! Ce qu attendent maintenant David et Nathalie Bressand ainsi que d autres voisins proches, c est la destruction pure et simple de ce terrain de sport. Une hypothèse improbable. Pourtant réclamée par les habitants des Tilleroyes, cette aire de loisirs est loin de faire l unanimité. Une assemblée générale extraordinaire entre les trois copropriétés concernées devait être organisée dans les prochains jours. Une action en justice pour contraindre la ville à réparer le préjudice n est pas exclue. Une chose est sûre, les riverains ne comptent pas en rester là.! J.-F.H. RÉACTION L a ville reconnaît qu il y a eu une erreur technique administrative dans l élaboration de ce dossier. Beau joueur, l adjoint aux espaces verts Éric Alauzet fait amende honorable. Une erreur aussi grossière paraît aberrante. L adjoint aux espaces vers est formel : Nous sommes sur un site boisé classé donc inconstructible. Pourtant, la mairie assure que c est au niveau des services que l erreur s est produite. Cela arrive peut-être une fois tous les 30 ans. Maintenant, d un point de vue administratif, politique et des nuisances aux riverains, nous allons faire le maximum. Nous allons rechercher avec les riverains des mesures compensatoires pour limiter les nuisances. Un avocat saisi La mairie reconnaît son erreur Les élus en charge du dossier font leur mea culpa, tout en mettant l accent sur l utilité d un tel équipement. Ils n envisagent pas sa démolition mais la pose d une palissade anti-bruit. Ce terrain de sport est une demande des habitants. Nous avons prévu d installer une palissade en bois. Désormais, les élus de la ville disent vouloir se mettre en conformité. Une déclaration de travaux a posteriori a été prise, ce qui, sur le plan administratif, doit rectifier l erreur initiale, mais n enlève rien du caractère illégal de la construction. La ville s attend donc à une riposte des riverains devant la justice. Les riverains ont découvert une faille, c est normal qu ils l exploitent. Si jamais, c est le juge qui tranchera. L adjoint Christophe Lime, responsable du patrimoine, nuance un peu le discours. Lui aussi reconnaît qu il y a eu une erreur et affirme vouloir essayer de la rectifier. Nous attendons les résultats du dépôt de la déclaration de travaux. L aire de jeux ne sera pas rouverte tant que nous ne serons pas en conformité. Cependant, Christophe Lime se retranche derrière le fait que ce terrain de sport est une demande des habitants et du conseil de quartier depuis de nombreux mois. Les travaux ont été décidés en conseil municipal cette année. Il faut dire que dès qu on installe un équipement public, des riverains sont gênés. Quand une ville bouge, elle évolue, et parfois ça gêne. Nous avions estimé que l endroit choisi était le moins gênant possible tout en n étant pas trop éloigné du quartier et accessible aussi bien aux jeunes des Tilleroyes qu aux élèves de l E.R.E.A. Nous n avions guère d autres possibilités. Maintenant, nous devons trouver des solutions intelligentes. Visiblement embarrassée par cette affaire, la mairie se prépare à devoir comparaître devant les tribunaux. Du côté des riverains, un avocat a déjà été saisi du dossier.! J.-F.H. RIPOSTE Constat d huissier Que peuvent attendre les riverains? Les habitants des Tilleroyes ont pris des dispositions pouvant conduire à une action devant le tribunal administratif et pénal. Ils affûtent leurs arguments. A u cours de l été, pendant les travaux, un huissier est venu constater l absence de déclaration de travaux et la construction de cette aire de jeux dans le parc de Château Galland. Sur le plan de la justice, il n y a pas encore eu d autres actions concrètes. Mais les habitants sont bien déterminés à faire entendre leur voix. Peuvent-ils être entendus? Selon un avocat bisontin spécialiste des questions d urbanisme, cet aménagement sportif a eu lieu sur un site en espace boisé classé nécessitant une autorisation préalable d abattage d arbres que la collectivité n avait même pas sollicitée. Première faute. Ensuite, cette construction devait faire l objet d une déclaration de travaux, ce que la ville n avait pas fait. Deuxième négligence. Par conséquent, dire que cette construction est illégale est sans doute un résumé un peu brutal mais a priori exact. Dès lors, deux grands principes de droit peuvent se heurter : certes l aire de jeux a été édifiée sans déclaration de travaux. La démolition pourrait donc être obtenue s il était La première tranche terminée en octobre. Des photos ont été prises durant l été pour montrer les carences de ce dossier. impossible ou interdit de construire sur cette zone. Mais d autre part, l aire de loisirs peut être considérée comme un ouvrage public. Dans ce cas, il est beaucoup plus difficile d obtenir une démolition. Il y a confrontation entre des intérêts privés (le bruit, la gêne) et l intérêt général. Le juge administratif ne peut être concerné par l affaire tant que les actes administratifs n existent pas (autorisation ou déclaration de travaux ). Quant au juge pénal, il peut être saisi en ce qui concerne les nuisances provoquées par cet équipement public et pour dévider d allouer des dommages et intérêts aux plaignants.! J.-F.H.

8 8 L ÉVÉNEMENT L ÉVÉNEMENT Jardin botanique : chronique d une Le courant a du mal à passer entre la mairie de Besançon et l Université, les deux co-responsables mort annoncée? du jardin botanique de la place Leclerc à Besançon. Selon les universitaires, la configuration actuelle du jardin ne correspondrait plus à leurs missions scientifiques. La ville, elle, réfléchit déjà à un nouveau jardin botanique. De leur côté, associations concernées et botanistes amateurs poussent pour que cette institution bisontine ne disparaisse pas. Les discussions sont en cours, chacun défend ses positions. DÉBAT L Université se désengage en 2007 Quel avenir pour le jardin botanique? Le dialogue est difficile entre la ville qui souhaite conserver cette institution bisontine plusieurs fois centenaire et l Université pour qui le jardin ne correspond plus à ses missions de recherche. V erra-t-on disparaître ce symbole bisontin né à la fin du XVI ème siècle? Les amoureux des plantes n osent y croire. Pourtant, depuis plusieurs mois, le débat agite chercheurs, financeurs et décideurs bisontins qui ne semblent plus tous sur la même longueur d onde. L Université de Franche-Comté finance le fonctionnement du jardin botanique installé place Leclerc depuis la fin des années 50. Pour ce qui est du personnel, 6 salariés (techniciens et encadrement) y travaillent au quotidien. Ils sont pris en charge pour moitié par la ville, pour l autre par l Université. Il y a quelques mois, la présidente de l Université de Franche-Comté a officiellement signifié au maire de Besançon son intention de se désengager progressivement du jardin botanique. Elle a fixé comme date-butoir 2007, année qui correspond au terme de l actuel contrat quadriennal sur lequel se base l Université pour programmer ses dépenses. La ville doit absolument monter un projet plus adapté. Cet ultimatum officiel ne fait que confirmer des problèmes de communication qui sont plus anciens. Le conseil d administration du jardin botanique ne s est pas réuni depuis plusieurs années confie un botaniste bisontin. Aucune convention officielle ne lie les deux parties pour dire qui fait quoi et quelles sont les perspectives pour le jardin. Il y a bien eu des tentatives de mettre en place une convention mais on n a jamais réussi à se mettre d accord sur les termes de cette convention, donc elle n a jamais été signée. L Université a souhaité clarifier une situation qui se délitait peu à peu. Les botanistes bisontins ne veulent pas croire à une disparition du jardin botanique, à l image de Pierre Millet, l ancien conservateur du jardin, aujourd hui en retraite. Depuis 1580, date de la création du premier jardin botanique à Besançon, il y en a toujours eu un. Le jardin bisontin a été le deuxième à être créé en France, après Montpellier. Il l a été avant le jardin des Plantes à Paris. Besançon sans jardin botanique, c est inimaginable. Selon Éric Alauzet, adjoint bisontin chargé des espaces verts, c est une déception que l Université ait signifié son souhait de mettre de côté le jardin. De notre côté, on réfléchit à la suite éventuelle mais c est plus difficile si on est seul. La ville prend acte de cet engagement pris par l Université. Les élus bisontins réfléchissent à l éventuel après. La ville doit absolument monter un projet plus adapté à l accueil du Ancien conservateur du jardin, Pierre Millet veut prouver que la botanique est encore bien vivante en Franche- Comté. Les récents ouvrages sur le sujet sont nombreux. public notamment. Il est vrai que la situation géographique de l actuel jardin botanique n incite plus guère à y flâner. Un accès difficile, des places de parking quasiinexistantes, un entretien parfois douteux des panneaux explicatifs Une nouvelle démarche est en train de s ébaucher confie Éric Alauzet. Un premier signal politique a été donné avec l inscription au plan pluriannuel d investissements (P.P.I.) de la ville d une somme d 1 million d euros d ici Cette somme est 4 à 6 fois inférieure au coût d un éventuel nouveau parc et son inscription au P.P.I. ne signifie pas qu il sera réalisé un jour On ne peut pas imaginer que Besançon mette une croix sur son jardin botanique poursuit l adjoint. Selon nos sources, la mairie a déjà réfléchi à des lieux potentiels pour l implantation d un futur jardin botanique, où cas où la décision serait prise d abandonner le site de la place Leclerc. Du côté de la zone horticole des Vaites, sur la zone des Vallières (Planoise), à la maison Colette (Les Montboucons), sur le site des Glacis ou encore à la Citadelle. La ville devra alors compter sur la participation des autres collectivités pour financer un tel projet. L agence d urbanisme de l agglomération bisontine (A.U.D.A.B.) s apprête à plancher sur l étude d un site nouveau. S il doit se faire, ce nouveau jardin botanique pourrait voir le jour en 2008 ou Quelle que soit l issue du débat actuel, il serait vraiment surprenant qu une ville qui se targue d être classée parmi les plus vertes de France choisisse de laisser mourir un des symboles de sa verdoyante réputation.! J.-F.H.

9 RÉACTION C est officiellement confirmé par le secrétaire général de l Université, Louis Bérion : D ici 2007, le jardin botanique ne sera plus un objet de recherche pour nous. C est clair et net. En d autres termes, un universitaire lâche : Nous ne voulons plus continuer à financer un outil qui ne sert plus qu à Une réorganisation de la recherche accueillir des visites de scolaires. La botanique serait-elle une matière tombée en désuétude? Les missions de nos laboratoires de recherche ont beaucoup évolué ces 10 dernières années, justifie Éric Lucot, enseignantchercheur et directeur du jardin botanique. Et le jardin n a pas suivi ces évolutions. En recherche, l utilisation du jardin est désormais très réduite pour nous. Ça ne justifie plus les investissements actuels. La botanique est de moins en moins enseignée à l Université de Franche-Comté. En pharmacie, elle ne l est quasiment plus. C est une matière encore au programme de la nouvelle licence de biologie. Mais la contribution du jardin dans l enseignement ne va pas plus loin que les visites des collections pour les étudiants. Cet aspect-là, nous allons essayer de le développer note pourtant le directeur, cherchant à faire comprendre que l Université ne se désintéresse pas totalement du sort du jardin botanique. De plus en plus, les collègues privilégient l approche terrain, le jardin ne vient qu en complément ajoute-t-il aussitôt. C est essentiellement sur la partie recherche que l Université veut faire évoluer la situation. Notre thème de L ÉVÉNEMENT L Université avance ses arguments Pour l Université, l organisation actuelle du jardin doit être sérieusement remise en cause. Mais elle affirme pourtant ne pas se désintéresser du sort réservé au jardin. Difficile de percer ses réelles intentions. Éric Lucot, directeur du jardin et Isabelle Diana, responsable technique. Le jardin n a pas suivi nos évolutions. recherche principal est l écophysiologie de la plante, c est-à-dire le lien entre la plante et les perturbations du milieu. Dans ce cadre, nous n avons pas un besoin direct des collections de plantes présentes ici. Nos travaux sont plus ciblés. Cela signifie qu à nos yeux, l organisation du jardin doit être remise en cause. C est principalement la mission d Éric Lucot pour les prochains mois, lui qui a été nommé directeur du jardin en avril dernier. Rapprocher les activités du jardin botanique de nos préoccupations, c est bien là l objectif essentiel de l Université qui affirme n en être qu au début de sa réflexion qui doit aboutir à des propositions concrètes, nous l espérons en lien avec la ville. Soufflant un peu le chaud et le froid, ce n est qu à demi-mots que l Université avoue son intérêt vis-à-vis de l avenir du jardin botanique.! J.-F.H. VISITES Question de sécurité? Les serres toujours interdites au public Les amoureux des plantes ne peuvent toujours pas flâner sous les serres du jardin botanique. Seul l extérieur est librement accessible. Les botanistes amateurs se mobilisent. P ar décision de Mme le président de l Université en date du 28 octobre 2003, l accès des serres et des locaux du jardin botanique situés dans l espace universitaire est interdit à toute personne étrangère au service. Voilà bientôt un an que, pour des raisons de sécurité selon l Université, l accès 9 aux serres est impossible. Les vitres seraient trop fragiles. Pourtant, les jardiniers continuent à travailler sous ces toits de verre Le public ne peut donc plus découvrir ce qui fait une des richesses du jardin botanique, les collections de plantes exotiques et les orchidées, dont certaines espèces rares. L interdiction concerne vraiment toute personne étrangère au service. Ainsi, sont désormais considérés comme persona non grata, les 140 membres de la société d horticulture du Doubs et les amis du jardin botanique, au grand dam de son secrétaire général qui n avait pas hésité à dénoncer publiquement cette décision de la présidence de l Université. L interdiction s applique également aux élèves de la formation de jardinier botaniste, unique en Europe, créée Un document de sensibilisation est en phase de rédaction. au C.F.A. de Châteaufarine. Les amateurs de botanique francscomtois se mobilisent actuellement pour sensibiliser les collectivités locales à l idée de financer un nouveau jardin botanique. Un document d appel et de sensibilisation est en phase de rédaction. D ici la fin de cette année, il sera largement diffusé pour éveiller la conscience des Bisontins à cette problématique.! J.-F.H. GRAND ANGLE Coup d envoi : printemps 2005 Tourcoing cultive son jardin Seuls les 6 techniciens du jardin botanique continuent à travailler sous les serres. Bordeaux, Brest, Tourcoing Plusieurs métropoles françaises ont compris l enjeu stratégique et touristique de posséder un jardin botanique. À Tourcoing, un projet d envergure vient d être lancé. T ourcoing, ville de jardins. La cité du Nord ( habitants) panse encore les plaies d une industrie textile disparue qui avait pourtant fait la renommée de la région. La ville proche de Lille a pris, il y a quelques années, un audacieux virage à 180 pour se débarrasser de sa collante image d ancienne cité industrielle. Dans le cadre de sa politique en matière d espaces verts, la mairie de Tourcoing a lancé un grand projet de rénovation, d agrandissement et de remise en état de son jardin botanique comme l explique Jean-Dominique Delecourt, directeur des parcs et jardins de la ville. Ce projet intégrerait la construction prochaine d une maison de l environnement et du développement durable. Tourcoing possédait jusqu ici un petit jardin botanique aménagé dans une ancienne maison de maître du centre-ville. Ce lieu est d ailleurs le siège du service espaces verts de la ville personnes y sont accueillies chaque année, principalement un public scolaire. La mairie de Tourcoing compte aujourd hui sur ce projet pour renforcer sa nouvelle image de ville verte. La rénovation du jardin botanique prévoit la création d îles botaniques disséminées dans cet espace, avec des essences de chaque continent. Ce projet doit être une vraie opportunité pour notre ville de se démarquer, notamment par rapport à Lille, la ville-phare du secteur poursuit M. Delecourt. Tourcoing veut faire de son futur jardin botanique un site pédagogique, ouvert au maximum de monde. Il ne sera pas fait que pour quelques initiés. Il sera autant adapté pour la petite promenade du dimanche après-midi que pour le botaniste amateur qui cherche des personnes y sont accueillies chaque année. conseils. Le coup d envoi de ce projet sera donné au printemps Selon la mairie de Tourcoing, toute la population locale s est vraiment sentie impliquée dans ce dossier fédérateur. À méditer.! J.-F.H.

10 10 BESANÇON SOCIÉTÉ Des chiffres en augmentation Besançon est toujours sensible à la prostitution En 2003, le mouvement du Nid a recensé 55 prostituées à Besançon. Dans la capitale régionale, 2/3 des prostituées sont d origine étrangère. La plupart viennent des pays de l Est et, phénomène nouveau, de plus en plus du Nigeria. la prostitution qui génère le plus d argent après les trafics d arme et de drogue. C est Selon Europol, l office européen de police, le chiffre d affaires de la prostitution dans le monde avoisinerait les 60 milliards d euros, dont 10 milliards d euros en Europe. Une prostituée albanaise peut rapporter jusqu à euros par an à son proxénète. Des chiffres qui en disent long sur la réalité d un vaste marché du sexe. Il se construit à l échelle planétaire, sur la traite d êtres humains victimes d organisations mafieuses qui les obligent à faire commerce de leur corps. Un crime. La prostitution est aussi une réalité bisontine. Les chiffres avancés par le mouvement du Nid, sont en augmentation. En 2002, nous avons rencontré 45 personnes et 55 en 2003 indique Sébastien Girin, militant dans cette association. Régulièrement, les membres de ce mouvement sillonnent les rues de la capitale régionale dans le quartier de la gare, pour aller à la rencontre de ses filles sur le trottoir bisontin et leur proposer leur aide, quand ils ne les accueillent pas à leur permanence de la rue Renan. Le constat dressé par le Nid confirme que le phénomène de la prostitution est loin d être atténué. Il semble même incontrôlable du fait de l opacité des réseaux qui exploitent les filles de passage dans les grandes agglomérations pour quelques mois. En deux ans, les subventions de l État ont été réduites. Les prostituées restent discrètes sur leur situation et sur les proxénètes par peur de représailles. Les 2/3 d entre elles à Besançon sont d origine étrangère. Elles viennent des pays de l Est, ou d Afrique en particulier du Nigeria. Elles n arrivent jamais seules, mais sont au moins deux. Le réseau est une réalité. Par exemple, les filles du Nigeria arrivent par bateau et se retrouvent très rapidement à Besançon. C est toujours compliqué de savoir dans quelles conditions elles sont venues ici poursuit Sébastien Girin. Aujourd hui en Europe, 50 % des prostituées sont originaires du Nigeria, dont certaines fuient les violences interethniques dans leur pays. Par leur action, les bénévoles du Nid tentent de percer cette façade derrière laquelle les prostituées se réfugient, pour tenter de les aider dans leur quotidien, en les accompagnant dans des démarches administratives. Il arrive que les filles nous sollicitent car elles veulent s en sortir, faire autre chose, trouver un appartement. Mais une fois encore, ces filles n ont pas d attache dans les villes, ce qui complique leur suivi. Leur situation irrégulière sur le territoire français se solde parfois par une expulsion. Et quand elles obtiennent des papiers, ces filles détruites tentent de se reconstruire petit à petit. Un travail de longue haleine qui demande l intervention d acteurs sociaux pour les soutenir dans ce cheminement. Or, les aides d État destinées à financer des mouvements tels que celui du Nid sont en diminution. En deux ans, les subventions de l État ont été réduites pratiquement de moitié. À l inverse, les collectivités locales comme la ville de Besançon et le Conseil général sont de plus en plus sensibles à nos missions constate Sébastien Girin. C est une des conséquences de la politique gouvernementale qui vise à débarrasser les villes françaises d une prostitution trop voyante, à sanctionner le racolage massif, et à expulser les filles étrangères. Mais la réalité du terrain est plus complexe que cela. Et l effet pervers de cette législation est qu elle aboutit à une prostitution cachée, dissimulée, occasionnelle et difficilement quantifiable. En 2005, le Nid envisage de lancer une enquête sur la prostitution occasionnelle dans le Doubs. Un travail qui va de pair avec une action de prévention dans les collèges - privés pour l instant - pour sensibiliser les jeunes aux différentes facettes de ce phénomène. La prostitution, c est trois acteurs : une prostituée, un proxénète, et un client. Pour lutter, il en faudrait un quatrième : l opinion publique. Mais comment tenir un discours cohérent sur ce sujet, lorsque dans des États comme les Pays-Bas, on rouvre les maisons closes, et on évoque la création d institutions éducatives pour prostituées?! T.C. Renseignements : En bref " Cheval À l occasion du 250 ème anniversaire du haras national de Besançon (voir notre édition précédente), un colloque intitulé le cheval, richesses de Franche-Comté est organisé les 7 et 8 octobre à la maison de l économie à Besançon (avenue Villarceau). Rens " Natation L Avenir Natation Besançon organise ses inscriptions pour la saison Tous les mardis, jeudis et vendredis de 18 à 20 heures à la piscine Mallarmé jusqu au 24 septembre. Les mercredis à la piscine Lafayette. " Langues Cours de langues, séjours linguistiques, traductions, formations informatiques La Maison des Langues (29, rue de Vesoul à Besançon) fait sa rentrée. Renseignements sur les programmes : AMÉNAGEMENT Les Hauts-du-Chazal Fac de médecine : la deuxième phase est à l étude À l horizon , la faculté de médecine devrait avoir déménagé dans ses nouveaux locaux de Châteaufarine. En attendant, au centre-ville, on s organise pour accueillir les effectifs. Ê tre étudiant en première année de médecine aujourd hui demande une bonne dose de courage et de motivation pour espérer passer le cap du concours. Entre les amphis surchargés, une organisation bancale et les redoublants qui chahutent l assemblée pour déconcentrer les nouveaux arrivants, ce n est pas facile d être attentif. Le problème est accentué depuis composant que cette première année est désormais commune à ceux et celles qui souhaitent devenir médecin, chirurgien-dentiste, kiné ou sage-femme. En deux ans, les effectifs ont doublé, passant de 400 à 800 étudiants. Mais les locaux sont restés les mêmes. Résultat, les cours magistraux se déroulent simultanément à Besançon dans trois amphis différents. Le professeur enseigne dans l un pendant que dans les deux autres, les élèves suivent le cours par système vidéo interposé. Cette organisation a soulevé l indignation des étudiants l année dernière, dénonçant une inégalité de traitement et des chances de réussite. L Université a donc amélioré le dispositif pour cette rentrée, en On déplore que les choses se passent de cette manière. des groupes d étudiants à partir de la liste alphabétique. Régulièrement, chaque groupe passera d un amphi à l autre. Pas de jaloux et à chacun son tour de profiter d un enseignement sur écran. Ce sera très surveillé et très encadré. On déplore que les choses se passent de cette manière, mais des efforts sont faits pour améliorer le système souligne Louis Bérion, secrétaire général de l Université de Franche-Comté. C est aussi dans un souci d équité que l Université envisage cette saison de louer Micropolis pour l organisation des examens de première année. Malgré tout, ce contexte n est pas des plus favorables pour les étudiants. Il faudra faire avec, tant que la seconde phase de construction de la nouvelle faculté de médecine à proximité de l hôpital Jean Minjoz n est pas réalisée. Elle est inscrite dans le contrat de plan État-Région En aucun cas, les travaux seront terminés avant l expiration de cette échéance. Cette 2 ème Pour l instant, seule la première phase de la nouvelle faculté de médecine est construite. La seconde est à l étude. phase en est au stade des études ajoute Louis Bérion. Le déménagement des locaux du centre-ville vers ce nouveau pôle santé universitaire devrait être possible à l horizon On voudrait que cette deuxième phase de transfert se fasse par étapes, dont la première serait de réaliser un grand amphi pour accueillir les premières années et déplacer le laboratoire d anatomie pour qu ils puissent travailler dans de meilleures conditions que celles actuelles. Cette seconde phase tiendra compte de la refonte des études de médecine, qui implique une augmentation de la capacité d accueil des salles de cours. Pour l instant, seuls les étudiants de 2 ème et 3 ème cycle suivent les cours dans les nouveaux locaux à Châteaufarine, où a été aménagée une partie des laboratoires. Dans le détail, la première phase des travaux a coûté un peu plus de 10 millions d euros pour m 2 construits. La seconde phase du chantier représente un investissement de plus de 22 millions d euros, pour m 2 à réaliser. L autre volet de cette opération immobilière est de permettre à la faculté des lettres d investir les locaux actuels de l U.F.R. médecine au centre-ville, en face de Saint-Jacques. Les bâtiments de l ancien Arsenal seront rénovés, une partie de l existant sera détruite pour réaliser une bibliothèque universitaire de lettres. La construction de cette même bibliothèque figurait au contrat de plan , mais les coûts (9 millions d euros) ont conduit les collectivités à reporter ce chantier à plus tard.! T.C.

11 LE DOSSIER LE DOSSIER 11 Ces Bisontins hors du commun Ils pilotent un hélicoptère et se rendent au secours des accidentés, ils conduisent avec une précision d orfèvre une grue de 150 tonnes, ils passent le plus clair de leurs journées dans les égouts de Besançon, ils sont experts en matière de faux bijoux, ils sont détectives privés ou encore patrouilleurs d autoroute. Ils travaillent le jour, la nuit, souvent dans l ombre. Tous ont en commun une profession extraordinaire ou originale : ce sont ces Bisontins hors du commun. Rencontres. ASSAINISSEMENT Dans les entrailles de Besançon Sur la trace des égoutiers Le rôle des égoutiers est essentiel dans les procédés d assainissement de la ville. Pourtant, ces hommes qui vivent sous terre n ont pas un métier facile. G este machinal que celui de tirer une chasse d eau ou de lancer le programme du lave-vaisselle. Dans ces moments-là, on se soucie bien peu du devenir des eaux usées qui descendent dans les tuyaux d évacuation pour se retrouver dans les égouts. Pourtant, il y a tout un monde juste sous nos pieds, dans les entrailles de Besançon. Un monde que Christian Buchin connaît comme sa poche pour l arpenter depuis À 49 ans, cet employé municipal est un des responsables de l entretien du réseau d assainissement de la ville. Il passe une bonne partie de son temps sous terre. Au total, 350 km d égouts courent sous la capitale comtoise dont 180 sont à taille humaine. C est dans Christian Buchin et Kévin Galland, deux égoutiers de la ville de Besançon, à l entrée de la canalisation de la rue Charles Nodier. ces canalisations de plus de 3 m de diamètre pour certaines, où s écoulent les eaux de pluie et les eaux usées, que cet homme intervient, accompagné de Kévin Galland, 29 ans, un jeune à qui il apprend le métier. Bottes aux pieds, casque sur la tête, lampe à la main, trousse de secours en bandoulière, les deux hommes s apprêtent à descendre dans le réseau par une entrée qui se situe à quelques pas de la sortie du tunnel sous la Citadelle côté Tarragnoz. Mais avant d emprunter l escalier, Christian Buchin muni d un détecteur se livre à un premier contrôle. Le danger, ce sont les gaz qui peuvent vous empêcher de respirer. Avant de partir, je mesure le niveau de gaz carbonique qui se trouve dans l égout, question de sécurité. La visite commence. Un long tunnel sombre et rectiligne s étire devant 350 km d égouts courent sous la capitale comtoise. nous. Celui-ci s arrête à hauteur de la préfecture. Nous sommes sous la rue Charles Nodier. D abord, l odeur de putréfaction est saisissante dans se tube où se concentrent toutes les eaux usées des Bisontins du quartier. L égout est équipé de trottoirs pour pouvoir se déplacer sans avoir à marcher dans la cannelure centrale qui sert à l écoulement. Nous ne sommes pas autorisés à aller dans les canalisations qui font moins de 90 cm de diamètre. C est trop étroit. Dans ce cas, on utilise une caméra qui va effectuer le contrôle à notre place et en cas de problème, on intervient directement depuis l extérieur pour réparer une canalisation par exemple ajoute le professionnel. Quand on est sous terre, on ne perçoit de la rue que le bruit sourd des véhicules qui passent sur la chaussée, c est tout. Après quelques minutes de marche, Christian Buchin montre sur la droite une arrivée d égouts faite de pavés, ce sont ceux de la rue Chifflet. Bientôt, les deux hommes arrivent sur leur lieu de travail. Ils ont déjà commencé à nettoyer la cannelure des matières organiques qui l encombrent et freinent l écoulement de l eau. C est à la pelle et avec une brouette qu ils déblaient la rigole. Les détritus sont stockés dans des sortes d appendices qui se situent tout le long du parcours. Régulièrement, un camion vient aspirer les déchets depuis l extérieur. Les conditions de travail ne sont pas des plus agréables et petit à petit, la profession d égoutier attire moins de personnel alors que dans les années 70 ils étaient encore nombreux à pousser des wagonnets, un peu comme dans les mines, sous les rues de Besançon. Tout cela a disparu. Une des réalités du quotidien de ces hommes vaccinés contre la leptospirose, ce sont les rats. Tous les six mois, ils subissent un examen médical. On en rencontre un certain nombre du côté de la rue Bersot. Ces bêtes sont là où se trouvent les restaurants explique Christian Buchin. Deux fois par an, une société privée procède à une opération de dératisation du réseau au printemps et à l automne. Au bout de deux semaines, on trouve des rats morts. Le métier n est pas facile tous les jours reconnaît Kévin Galland. Le bon côté des choses, c est le service. Parfois, les égoutiers en astreinte sont sollicités pour aller récupérer un trousseau de clefs qu un passant a laissé tomber dans une bouche d égout. Il leur arrive aussi de découvrir des objets insolites comme une cassette vidéo. Mais à bientôt 50 ans, Christian Buchin s apprête à prendre sa retraite. Il n a plus qu un objectif en tête, former les jeunes et transmettre ma connaissance de ce métier résolument pas comme les autres.! T.C.

12 12 LE DOSSIER BESANÇON Un projet de conseil de l ordre Investigation, discrétion, efficacité Gérard Delesalle est détective privé. Un métier de l ombre mais parfaitement reconnu des autorités administratives. Sa mission : réussir là où les services judiciaires ou policiers ont parfois échoué. D étective privé Combien de clichés sont associés à cette profession : un bureau enfumé, un fauteuil de cuir, le revolver dans un tiroir, l imperméable accroché au portemanteau. Rien de tout cela chez Gérard Delesalle, installé dans le quartier de la Vaite à Besançon. Il exerce la profession de détective privé depuis 1981, le 17 avril, jour de son enregistrement à la préfecture du Doubs. La discrétion attachée à cette profession la rend d autant plus énigmatique aux yeux du public. C est vrai que notre profession est encore très mal connue, reconnaît Gérard Delesalle. Les gens ont l image du détective dans les séries télé. Nous sommes assez loin de cette représentation. Détective privé, ou agent de recherche, c est une profession libérale que seules deux personnes exercent avec pignon sur rue à Besançon. En France, leur nombre est estimé à 700 environ. Deux écoles en France, à Montpellier et à Paris, forment les titulaires d un baccalauréat au métier de détective. Quelles sont les missions quotidiennes de Gérard Delesalle? Nous faisons des recherches de disparus (mineurs qui font des fugues ), nous travaillons pour les entreprises qui soupçonnent parfois leurs collaborateurs d aller jouer à la belote plutôt que d être au travail, nous effectuons des contre-enquêtes quand un crime a abouti à un nonlieu, nous exerçons des contrôles pour tenter de déjouer des tentatives d escroquerie ou d abus de confiance subis par des particuliers ou des entreprises, nous faisons des enquêtes à la demande de victimes en vue de la manifestation de la vérité, nous intervenons aussi dans les affaires matrimoniales pour prouver la faute, l adultère, dans des affaires de divorce. Nos missions sont très larges. À chaque fois, le client nous signe un mandat de mission. Notre travail est très encadré par la loi Il arrive que nous arrivions à changer la face d un procès. explique le détective bisontin. La plupart du temps, le détective est appelé à la rescousse comme dernier espoir des victimes. Nous sommes parfois plus fouineurs que les policiers. Nous essayons vraiment d aller au fond des choses. Il arrive que nous arrivions à changer la face d un procès. Avant de proposer ses services, le détective épluche tous les comptesrendus de procès. On lit aussi le Nouveau détective et on est très à l affût des activités régionales et nationales. Depuis l ouverture des frontières européennes, les détectives ont le droit d intervenir partout. Mais ils ne sont pas tous logés à la même enseigne. En Allemagne, en Italie, en Espagne, partout autour de nous, les détectives ont des droits beaucoup plus étendus. Ils collaborent beaucoup plus avec les services judiciaires, les avocats Alors qu en France, nous sommes un peu négligés. La Gérard Delesalle : 23 ans d expérience au sein de son entreprise France Services-Détective. profession est en train de monter un conseil de l ordre pour essayer d avoir un poids plus important et obtenir les mêmes facilités que dans les pays voisins. Gérard Delesalle tient à rester très discret sur les méthodes qu il emploie pour découvrir la vérité. Il précise seulement que l on ne porte jamais atteinte à la vie privée, nous avons un code de déontologie à respecter. Bien sûr, nous avons quelques trucs, mais qu on ne peut dévoiler Les tarifs pratiqués par l agent de recherche bisontin sont selon lui, largement inférieurs aux honoraires d un avocat par exemple. Nous sommes dans des normes raisonnables. Nous n en saurons pas plus Secret professionnel oblige, le mystère ne sera pas totalement levé sur cette profession rare. Mais au moins sait-on maintenant qu en cas de besoin, il existe à Besançon des détectives privés susceptibles de répondre à toutes les demandes en matière de recherche de la vérité.! J.-F.H. SECOURS 27 jours de formation cette année Mission : sauver des vies Spéléologue aguerri, Didier Pasian est conseiller technique départemental pour les secours en milieu souterrain. Une activité périlleuse qu il exerce avec passion, presque de manière désintéressée. Ici, lors d un exercice grandeur nature, Didier Pasian (de dos) s entraîne au sauvetage. V oilà 25 ans que Didier Pasian, kinésithérapeute de profession, arpente le sous-sol de notre département. Ou du moins une petite partie, le Doubs étant avec ses cavités recensées, un des secteurs en France les plus prolifiques en matière de grottes. De ce loisir pratiqué depuis l adolescence, Didier Pasian en a fait une activité beaucoup plus sérieuse : c est lui qui dirige dans le Doubs toutes les opérations souterraines en cas d accident. C est lui et son équipe qui ont contribué, notamment, à sauver les 7 aventuriers suisses coincés pendant plusieurs jours dans un gouffre de Goumois à l automne Ce sauvetage compte parmi les souvenirs les plus forts de mes interventions, confie le spéléologue. Nous pensions très honnêtement ressortir 7 cadavres du sous-sol. Après 4 jours sous terre, nous avons pu les ressortir tous vivants. Ce genre de sauvetages reste très émouvant. Il a mobilisé pendant ces 4 jours, une centaine de spéléos secouristes. Au titre de sa fonction de conseiller auprès de la préfecture et des pompiers, Didier Pasian poursuit trois missions principales : la direction des opérations souterraines lorsque survient un accident, la formation des sauveteurs-secouristes qui interviennent en milieu souterrain ainsi que la prévention des accidents. Le week-end du 12 septembre dernier, ils étaient une cinquantaine de ses coéquipiers à s entraîner pour un énième exercice grandeur nature sur le site réputé de Nans-sous-Sainte-Anne. Membre du Spéléo Secours Français, il est à la tête d une équipe Ce sauvetage compte parmi les souvenirs les plus forts. de 80 spéléologues secouristes dans le Doubs. Les pompiers se chargent de l infrastructure de surface et nous de la partie souterraine. C est comme cela que sont réparties nos missions. En cas de besoin, Didier Pasian et ses collègues du Doubs peuvent être appelés dans d autres départements lorsqu un accident majeur survient. Les accidents impliquent la plupart du temps des spéléologues amateurs. Si Didier Pasian continue son activité de spéléo-secouriste avec toujours la même motivation, il regrette néanmoins que le statut de sauveteur ne soit pas mieux reconnu. Nous ne touchons plus de vacations pour nos interventions, comme c était encore le cas récemment. Bien sûr, nous ne faisons pas cela pour l argent mais nous laissons beaucoup d énergie et de temps au cours de l année pour cette activité. Nous souffrons d un certain manque de reconnaissance. Ce petit bémol ne les empêche pas, lui et ses collègues, de répondre toujours présent à la moindre sollicitation. Si on n y va plus, personne ne le fera. Et si on ne continue pas les secours, les spéléologues amateurs courraient danger et les autorités fermeraient l accès des cavités. Et ça, on ne l accepterait jamais. Malgré les risques encourus dans cette discipline exigeante, Didier se dit plus en sécurité sous terre que sur la route. Il continue, dans le cadre de ses loisirs, à s émerveiller du spectacle caché que réserve la nature à ceux, qui comme lui, osent pénétrer ses entrailles. Sa mission de secouriste lui apporte une satisfaction supplémentaire : celle de se sentir utile aux autres. Ni Rambo, ni Superman, Didier Pasian accomplit tout simplement sa mission, avec modestie et discrétion.! J.-F.H.

13 LE DOSSIER 13 TRAVAUX PUBLICS Jusqu à 90 mètres de hauteur Bienvenue dans le petit paradis de Roger Grutier depuis plus de 32 ans, Roger Pereira passe la plus clair de ses journées, seul, dominant le monde de plusieurs dizaines de mètres. Du haut de sa cabine, il savoure son bonheur. C est en partie à Roger Pereira que les Bisontins doivent l existence du complexe Marché- Beaux Arts, mais aussi du nouveau palais de justice, et plus loin en arrière, de l immense halle de Micropolis ou encore des dizaines d immeubles de Planoise. À chacun de ces chantiers bisontins, Roger était présent. De sa cabine, il a soulevé des dizaines de tonnes de béton, des charpentes métalliques ou des structures en bois. L œil toujours aussi vif après 32 ans passés en l air. Roger Pereira est grutier depuis l âge de 16 ans et il ne changerait de métier pour rien au monde. Au début, j étais maçon, comme les autres, mais ça n a pas duré plus de 15 jours. J aimais les machines, la hauteur m a attiré, j ai tout de suite appris à manier les grues. J avais ça dans la tête depuis le début. À l époque, on apprenait sur le tas. Mon premier travail avec une grue a été la construction d une maison à Pirey. Au bout de deux semaines, on me confiait la plus grosse grue de mon entreprise. Mon chantier suivant a été la construction d un immeuble de 5 étages vers le pont de Pour faire ce métier, il faut aimer. Moi, je l aime. la Gibelotte à Besançon. Depuis cette année 1972, il n est jamais redescendu - pour sa profession -, sur le plancher des vaches. Dans les années 70, les immeubles poussaient comme des champignons à Planoise. Pendant 10 ans, je n ai fait que ça. On ne démontait jamais la grue. Aussitôt un immeuble terminé qu on en recommençait un autre. En ce moment, Roger est perché à une trentaine de mètres au cœur du quartier militaire Joffre où il participe à la construction de deux nouvelles casernes. Là encore, il jouit d une vue imprenable sur la capitale comtoise. C est clair que pour faire ce métier, il faut aimer. Moi, je l aime tranche-t-il. À cet endroit, Roger Pereira restera pour 18 mois environ. Pour le compte de son employeur, la société comtoise G.T.F.C., il a déjà parcouru bon nombre d endroits : région parisienne, Nevers, Lyon, Strasbourg et même l Allemagne. Il faut dire que les jeunes ne se bousculent pas au portillon de ce métier hors du commun. Il ne faut pas avoir peur de la solitude ni du vertige. Tous les matins à 7 h 30, il grimpe une à une les marches qui l emmènent vers son bureau à lui. Avec 90 tonnes de lest en béton au pied de la grue, l engin qui totalise un poids de 150 tonnes ne risque pas de dégringoler. La charge maximale, que Roger manie avec la précision d un orfèvre, peut atteindre 12 tonnes. La peur, il ne connaît pas ce mot. J ai déjà travaillé sur une grue à 90 mètres de hauteur, c était dans la région lyonnaise pour la construction d une tour. Ma mère me demande souvent quand je compte arrêter ce métier. Mais je me sens trop bien! Conscient qu il a une expérience et un savoir-faire qui se font rares, Roger pourrait très bien chercher du travail ailleurs, il en trouverait sans problème. Mais sa situation actuelle lui convient. Fidèle à son métier, il l est aussi avec son employeur chez qui il travaille depuis 24 ans. À 49 ans, Roger compte bien encore grimper pendant des années les marches qui le mènent à son 7 ème ciel à lui, à 35, 45, voire 90 mètres de hauteur. Ce n est qu une fois installé là-haut, bien calé dans son fauteuil, qu il tutoie le bonheur.! J.-F.H. Roger Pereira travaille actuellement à l édification de nouvelles casernes au quartier Joffre. S.N.C.F. 140 conducteurs Floriane Racine n a pas raté son train Elle est la première bisontine de l histoire à conduire un train. Depuis 5 ans, elle parcourt toute la région Est aux commandes de sa locomotive. Floriane est une sorte de pionnière. Floriane Racine aux commandes d un T.E.R. Ce qu elle préfère? Les trains de marchandises. C onductrice de train. Voilà encore 10 ans, ce vocable pouvait irriter l oreille de nombre de cheminots S.N.C.F., peu enclins à voir leur profession féminisée de la sorte. Il faut avouer qu apercevoir le joli minois de Floriane Racine sortir de la cabine du train à l approche de la gare, étonne encore plus d un voyageur. C est vous qui conduisez le train? entend-elle encore régulièrement. Il faudra sans doute s y habituer : la conduite de locomotive n est plus la chasse gardée de ces messieurs, qu on se le dise. Les cheminots bisontins ont une ambassadrice de charme qui sillonne toute la région à la barre d autorails et de trains de marchandises. Comment Floriane Racine est-elle tombée dedans? Je voulais conduire des trains, j ai tout fait pour y parvenir. Le fait que mon père soit cheminot a sans doute contribué à faire naître cette vocation raconte-t-elle. Armée d un D.U.T. d économie et de gestion, Floriane a passé les 6 premières années de sa vie professionnelle dans le secteur privé. Bien assez pour elle, elle décide alors de tenter d intégrer la S.N.C.F. On ne devient pas conducteur comme cela. J ai appris que du côté de Chambéry, ils cherchaient à engager des contrôleurs. Je me suis présentée, j ai passé les entretiens, tous les tests et après 6 mois d école, j ai été affectée à Bourgen-Bresse. Après deux ans et demi à contrôler les voyageurs, la Bisontine a contacté tous les dépôts de la S.N.C.F. pour tenter d accéder à la formation de conducteur. J ai été évincée de plusieurs centres, avant même de passer les tests. Il y a encore beaucoup de machisme à certains endroits commente-t-elle dans un sourire. Elle apprend un jour qu une école se met en place au dépôt de Besançon. On m a dit qu on me donnait ma chance, j ai foncé. Les sélections sont impitoyables : 1 candidat sur 18 est retenu, pas plus. 12 élèves sont admis pour cette promotion bisontine, elle fera partie des lauréats, devenant ainsi la première et seule femme, au milieu de ses 140 confrères conducteurs bisontins. Je crois qu on m attendait au tournant, mais j ai réussi l examen final. Depuis, une deuxième femme a rejoint Floriane dans les rangs du dépôt bisontin. Octobre 1998, elle démarre alors une période de 12 mois de formation théorique et pratique. Le 15 octobre 1999, elle conduit son premier Il y avait beaucoup d appréhension, beaucoup d émotion aussi. train seule. Un souvenir impérissable. C était un T.E.R. Dole-Saint-Claude. La nuit tombait, il pleuvait. Le trajet durait deux heures, il m a paru interminable. On pense à tout ce qu on a appris pendant tous ces mois de formation, on est paré à toutes les éventualités. Il y avait beaucoup d appréhension, beaucoup d émotion aussi. Ce baptême du fer réussi, Floriane a enchaîné depuis, à raison de quatre à six jours de travail par semaine, tous les trajets que compte la région. T.E.R., grandes lignes, trains de marchandises, autorails électriques ou diesels, Floriane Racine maîtrise tout type de matériel. Après 5 années d expérience, pas d accident majeur à déplorer dans la carrière de Floriane. Quelques incidents. Une fois, j ai percuté une vache à plus de 100 km/h, une autre fois une voiture à un passage à niveau mais les occupants avaient heureusement quitté le véhicule. Sinon, rien à signaler Verra-t-on un jour Floriane aux commandes d un T.G.V.? Actuellement en France, aucune femme n a ce privilège et pour cause, il faut en général au moins une douzaine d années de conduite pour accéder à cette promotion. Aucune femme, en France, n a encore cette ancienneté. Nul doute que ce petit bout de femme de 36 ans au regard bleu profond se verra proposer le poste de conduite d un T.G.V. J y compte bien un jour, mais ce n est pas le rêve absolu pour moi. Je préfère cent fois conduire seule, la nuit, un long train de marchandises répond-elle avec toujours autant de détermination. Celle-là même qui l a sans doute aidée à pénétrer un monde jusque-là réservé aux hommes. Floriane Racine est sans doute en train d ouvrir la voie à d autres femmes qui n osent pas encore franchir le marchepied d une locomotive.! J.-F.H.

14 14 LE DOSSIER LA VÈZE Sécurité civile Dans ce métier, il faut se blinder Hervé Labous dirige la base d hélicoptères de la sécurité civile à La Vèze. Pilote de l hélicoptère rouge et jaune, il passe le plus clair de son temps à sillonner le ciel pour des missions parfois périlleuses. L a Presse Bisontine : La base d hélicoptères de la sécurité civile est entrée en fonction il y a tout juste un an. Est-ce qu elle fonctionne à plein régime? Hervé Labous : La base est opérationnelle depuis le 27 septembre Si on dresse un bilan de l année 2004, à ce jour (le 15 septembre), nous avons déjà effectué 415 sorties. Sur ces 415 sorties, 261 missions étaient des secours à personnes, 8 missions de recherche, 28 missions de reconnaissance, prévention et coordination des secours. Le reste, 109 missions, c était de l entraînement de nos partenaires et des vols techniques. Sur les 261 missions de secours, 62 % ont été effectuées sur les lieux mêmes de la détresse (domicile des personnes, route, montagne ). 38 % sont donc des prises en charge secondaires, c est-à-dire dans un hôpital périphérique pour un transfert au C.H.U. de Besançon ou à Lyon, Strasbourg ou Paris pour les cas les plus graves. Après un an de fonctionnement, la base de La Vèze est déjà à un bon rythme de croisière. L.P.B. : Que recouvre le terme de sécurité civile? H.L. : C est une des directions du ministère de l Intérieur. La sécurité civile comprend notamment la direction des pompiers, le groupement des moyens aériens avec la base avion de Marignane (avec tous les avions bombardiers d eau : canadairs, trakkers ) et donc le groupement des hélicoptères de la sécurité civile avec 22 bases en France. La Vèze est une de ces 22 bases. Tout le personnel attaché à la sécurité civile dépend donc du ministère de l Intérieur. Pour ma part, je suis capitaine de police. L.P.B. : Quelles sont vos différentes missions depuis la base de La Vèze? H.L. : Elles sont très diverses. Il y a d abord le secours d urgence et le sauvetage, c est-à-dire l évacuation des personnes en détresse, le transport d équipes de secours et de matériel spécialisé, la recherche, la surveillance. Il peut s agir aussi de lutte contre les feux de forêt, de transports sanitaires, ou encore des missions de police : sécurité des grands rassemblements comme un Technival ou le Tour de France Nous effectuons aussi des missions de recherche dans un cadre judiciaire, du contrôle et de la régulation routière et enfin, des missions de mise en condition du personnel et du matériel, c està-dire de l entraînement. Ça nous arrive parfois aussi de faire du transport de V.I.P. (hommes politiques ). C est très varié. Nous sommes en mesure de décoller sans délai. L.P.B. Avant de diriger la base de La Vèze, quelles ont été vos autres fonctions? H.L. : J ai passé 3 ans comme chef de base à Granville (Manche), 8 ans chef de base au Havre et deux ans et demi pilote à Strasbourg. L.P.B. : Comment fonctionne la base de La Vèze? H.L. : Nous sommes 7 personnes : 3 pilotes, un instructeur-pilote et 3 mécaniciens sauveteurs secouristes (M.S.S.). Le service de chacune de ces personnes varie entre 1 et 7 jours d alerte maximum. La base est ouverte 365 jours par an, sans exception. Il y a une présence effective à la base de 8 h 30 le matin jusqu au coucher du soleil. Pendant cette période diurne, nous sommes en mesure de décoller sans délai, quasi-immédiatement. Devant l impressionnant E.C. 145, Hervé Labous (à droite) et Marck Duchatel, responsable mécanicien de la base de La Vèze. Hervé Labous, ancien militaire, est capitaine de police, chef de base et pilote de l hélicoptère de la sécurité civile. La nuit, nous sommes d astreinte à domicile à tour de rôle et susceptibles d intervenir partout sur le territoire franc-comtois en une heure maximum. À chaque intervention, il y a dans l hélicoptère un pilote et un M.S.S. Au besoin, on complète avec une équipe spécialisée selon le domaine d intervention (une personne du S.A.M.U. qu on embarque à l hôpital, un sapeurpompier, un gendarme du groupement de montagne des Rousses, un démineur, etc.). L.P.B. : Quelle est votre zone d intervention? H.L. : Nous sommes un moyen national prépositionné. C est-à-dire qu au quotidien, nous travaillons par délégation dans notre région d implantation (les 4 départements francscomtois) mais nous sommes susceptibles d intervenir partout en France. Il y a quelques mois, nous avons fait par exemple un sauvetage dans la Loire, pour une inondation à Roanne. Nous pouvons intervenir sur des événements comme les incendies dans le Sud ou la marée noire du Prestige par exemple. En Franche-Comté, en une demi-heure maximum, nous sommes sur le point le plus éloigné de la région, tout au Sud du Jura. L.P.B. : C est impressionnant H.L. : Oui, mais nous serions encore plus performants si nous avions une équipe médicale à la base. Pour aller à Pontarlier par exemple, nous ne serions pas obligés de passer par le C.H.U. de Besançon, nous gagnerions un 1/4 d heure. À terme, c est le but à atteindre pour rendre à la population franc-comtoise le service pour lequel tout citoyen paye ses impôts. De nos interventions, rien n est facturé, c est l État qui paye le fonctionnement du service. L.P.B. : Un service qui coûte cher? H.L. : Le fonctionnement de la base ne coûte pas cher en soi. C est surtout le matériel. Le coût d un hélicoptère comme le nôtre s élève à 5,3 millions d euros. L.P.B. C est du matériel dernier cri! H.L. : En effet, l hélicoptère est un E.C. 145, de la firme franco-allemande Eurocopter. À l intérieur, son instrumentation est digne d un avion de ligne, d un Airbus. L.P.B. : C est-à-dire? H.L. : À chaque départ, le service de coordination des pompiers nous donne les coordonnées précises du lieu d intervention. En même temps que Le coût d un hélicoptère s élève à 5,3 millions d euros. le décollage, nous rentrons les données dans le système de navigation. Ensuite, le pilote automatique dirige seul l appareil à l endroit précis, nous indique instantanément l heure d arrivée, le temps de parcours, se cale sur les vents, la météo et règle l altitude de vol tout seul. Ce nouvel E.C. 145 est un bijou de technologie. Il remplace progressivement dans toutes les bases les Alouette 3. Fin 2005, toutes les bases françaises seront équipées d E.C L.P.B. : Comment devient-on pilote de la sécurité civile? H.L. : Pour intégrer la formation, il faut avoir moins de 40 ans, 12 ans de métier de pilote ininterrompus, heures de vol dont 200 de nuit. La plupart des pilotes sont d anciens militaires formés dans l Armée. À peine 2 % de nos pilotes sont issus du privé. Car ces formations coûtent cher. L.P.B. : Y a-t-il de l appréhension à chacune de vos sorties? H.L. : Il n y a pas d appréhension car on connaît notre métier et la machine. En revanche, il y a plus d adrénaline lorsque les conditions de la mission sont particulières, soit à cause de la météo soit quand on se retrouve sur un secours très dur à supporter sur le plan psychologique. Car on arrive toujours sur les lieux mêmes des accidents. Et on ne s habitue jamais à la détresse et à la souffrance. Parfois, quand on peut éviter de voir, on ne regarde pas. Dans ce métier, il faut se blinder, se protéger. L.P.B. : La routine n existe pas dans votre métier! H.L. : Jamais. L intérêt, c est que quand on arrive le matin, on ne sait pas quand on devra partir et quand on part, on ne sait jamais quand on revient.! Propos recueillis par J.-F.H.

15 LE DOSSIER 15 C.H.U. Histoire de greffe Une infirmière lancée dans une course contre la montre Il faut aller très vite. Le temps joue contre la cellule de coordination hospitalière du C.H.U. de Besançon qui organise les prélèvements et les greffes d organes. P our Yvette Hudel, la course contre la montre commence à partir du moment où le patient est en état de mort encéphalique. C est-à-dire que les derniers examens cliniques ont démontré une absence d activité cérébrale. Le cerveau est détruit et la mort imminente. C est la seule situation où l on peut prélever des organes sur une personne, car son cœur bat encore et tous les organes sont en vie explique Yvette Hudel. Cadre infirmier au C.H.U. de Besançon, elle est chargée de la coordination hospitalière pour les prélèvements et les greffes. L urgence est une des caractéristiques de sa profession. Mais ce n est pas tout. Je crois qu on ne peut pas rester dans ce métier si on n a pas la foi. Son travail n est pas seulement médical, il est aussi profondément humain. Comment expliquer à une famille que le malade qu elle entoure ne vit plus que d une façon artificielle dans le service de réanimation et qu il est encore temps de prélever ses organes pour peut-être sauver une vie à l autre bout de la France? Le corps a l apparence du vivant, mais en fait, il est réellement mort. Pour la coordinatrice qui est épaulée de trois autres collègues à mi-temps, la difficulté est de trouver Le corps a l apparence du vivant. les mots pour espérer obtenir l accord de la famille qui autorisera ensuite une équipe chirurgicale à opérer pour enlever un cœur, des reins, des poumons. C est notre rôle de la prendre en charge pour l aider à cheminer dans le deuil et l acceptation du don. C est difficile, car c est une situation très violente à vivre car elle est inattendue. À partir du moment où la mort encéphalique est constatée, le dialogue est une des premières démarches entreprises par Yvette Hudel. Cette étape de l entretien est toujours une épreuve pour moi. L infirmière n insiste pas si ses interlocuteurs s opposent au prélèvement, à moins que le défunt ait attesté de son vivant qu il était donneur. Mais dans tous les cas, le laps de temps pour prendre la décision est très court. Une réponse favorable au don déclenche un ensemble d opérations qu elle doit gérer une à une dans les meilleurs délais. Il s agit de mettre en place toute la logistique qui intervient dans le processus de prélèvement. Tout d abord, un certain nombre d examens paracliniques et cliniques sont engagés pour évaluer la viabilité du greffon. Ensuite, on entre en contact avec l établissement français des greffes pour définir qui peut recevoir le greffon sachant que l on recherche toujours le meilleur greffon pour le meilleur receveur explique Yvette Hudel. La recherche est lancée à l échelle nationale via un vaste fichier dont dispose l établissement français des greffes. Quand le receveur est désigné, c est une équipe de chirurgiens de l hôpital demandeur qui se déplace à Besançon pour effectuer elle-même le prélèvement sur le corps. Inversement, si le C.H.U. a l opportunité d un foie à greffer, un avion est mis à disposition de l équipe médicale au départ de Tavaux ou de La Vèze, pour aller effectuer le prélèvement. Nous sommes chargés d organiser le bloc opératoire avant l arrivée des chirurgiens. Quand on peut prélever plusieurs organes sur une personne, il y a autant d équipes chirurgicales venues d hôpitaux différents qu il y a d organes à prélever. Jusqu au dernier moment, l intervention peut capoter, si le cœur s arrête avant l extraction du greffon. Au total, entre l instant où la mort encéphalique est constatée jusqu à la fin du prélèvement, 18 à 24 heures se sont écoulées. Pendant ce laps de temps, l infirmière coordinatrice aura assumé seule l organisation de l opération. Pour terminer, nous sommes chargés de restituer le corps à la famille dans son intégrité. C est de notre responsabilité de s en assurer. Au mois d août, 6 prélèvements ont été réalisés à Besançon. En moyenne, L étape de l entretien avec la famille est toujours une épreuve pour moi. une soixantaine de personnes en état de mort encéphalique sont prises en charges au C.H.U., dont une vingtaine est prélevée. Selon la qualité des donneurs, entre 50 et 70 greffons sont explantés (sans compter la centaine de cornées). Des chiffres insuffisants, mais le problème est que la culture du don est balbutiante en France. La coordination hospitalière de Besançon se heurte en moyenne à 30 % de refus. Il reste encore à poursuivre un vaste chantier d information auprès du grand public pour faire comprendre que le don peut sauver la vie. C est aussi une des missions d Yvette Hudel.! T.C. CIRCULATION Un métier à risque Il est l ange gardien de l autoroute Gino Zervini : On doit juger d une situation tout de suite et avoir le sang froid. C est ça qui me plaît. Depuis six ans, Gino Zervini est employé à la S.A.P.R.R. où il exerce un métier de patrouilleur. Son rôle est de sillonner l A 36 pour traquer tout ce qui pourrait nuire à la sécurité des automobilistes. P our ses supérieurs, il est un peu l œil du district. Pour les automobilistes, c est plutôt un ange gardien. À 43 ans, Gino Zervini est un des cinq patrouilleurs de la société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône (S.A.P.R.R.), affecté au district de Besançon. Son terrain d action est l A 36. Depuis six ans, il assure la sécurité sur un tronçon de 50 km entre Villars et Gendrey. Quotidiennement, seul au volant de son véhicule technique, il sillonne ce parcours, attentif à tout ce qui pourrait nuire à la sécurité des clients. Un pneu éclaté à évacuer de la chaussée, une panne à signaler, un accident, le patrouilleur est en veille constante. Il est toujours prêt à intervenir et à rendre compte de ce qui se passe sur le terrain au poste de contrôle qui informera ensuite les automobilistes via la fréquence radio Par exemple, lorsqu il y a un accident, je sécurise la zone en attendant les secours pour éviter qu un sur-accident se produise faute d avoir mis en place une signalisation suffisante en amont explique-t-il. Tout est prévu dans son camion pour avertir les automobilistes et les inviter à ralentir. Un panneau lumineux qui se déplie sur le toit de son véhicule, des phares clignotants ou encore des cônes, bref, tout le matériel nécessaire à sa mission. À chaque fois, son intervention est méthodique. Suivre les consignes de sécurité pour éviter de se mettre en danger soi-même est une des premières règles que l on apprend avant de devenir patrouilleur. Normal, car sur l autoroute, la durée de vie pour un piéton n excède pas les 20 minutes. Gino Zervini sait que la combinaison orange dont il est vêtu ne l écarte jamais du danger. On doit toujours avoir à cela à l esprit. Le plus dangereux dans ce métier est de tomber dans la routine. On est moins vigilant et c est dans ces conditions que le risque de se faire shooter par une voiture est le plus grand. Chaque année, l actualité parle de ces hommes qui perdent la vie en service. Quand ce patrouilleur évoque son quotidien, on comprend qu il faut une bonne dose de sérénité pour exercer cette profession. Par exemple, pour récupérer un pneu éclaté au milieu d un flot de véhicules qui roulent à 130 km/h, Gino Zervini gare sa camionnette sur la bande d arrêt d urgence. Il descend et attend le bon moment pour traverser la voie, saisir l objet et revenir. Il faut toujours marcher, ne pas paniquer et ne jamais courir au risque de trébucher. On doit juger d une situation tout de suite et avoir le sang froid. C est ça qui me plaît. S il ne parvient pas seul à dégager l obstacle, alors il appelle les renforts et pose un balisage. Ce patrouilleur avoue avoir déjà eu quelques surprises. Une fois, on m a appelé pour dégager un bidon sur la voie, et quand je suis arrivé sur place il s agissait d une cuve de litres. Mais il arrive que pendant son temps de Le plus dangereux dans ce métier est de tomber dans la routine. travail de 8 heures, il ne se passe rien. Pas d incident, l autoroute est dégagée, un jour calme et sans mystères. Alors, le patrouilleur est encore plus attentif aux autres missions qui lui incombent. Il fait son petit tour sur les aires d autoroutes qui se trouvent sur son parcours, vérifie les toilettes, contrôle les grillages qui bordent la voie ainsi que les accès de service. On se souvient qu il y a quelques années, une bande de malfrats se livrait à des opérations de cambriolage à Besançon avant de prendre la fuite par l autoroute sans passer par les péages, mais en fracturant les portails des accès de service. À ses heures, Gino Zervini est aussi facteur puisqu il est chargé, comme l ensemble de ses collègues, de convoyer le courrier interne à la S.A.P.R.R. d un point à un autre. Le système est simple, rapide, efficace. Ce qui plaît à cet homme de la sécurité est aussi le contact qu il a avec les usagers de l A 36. S il est toujours prêt à rendre service à une personne qui a crevé, il se permettra de rappeler à une autre que sa panne d essence lui coûtera 109 euros et ce n est pas discutable. Le message est passé, le patrouilleur reprend la route. En ce moment, Gino Zervini travaille de jour, mais demain il sera de nuit. Il préfère l ambiance nocturne d une autoroute apaisée.! T.C.

16 16 LE DOSSIER ANTIQUITÉ À la recherche de la pièce rare Virginie Monnier, un œil expert Antiquaire à Besançon, Virginie Monnier est aussi expert en bijoux anciens. Un métier spécifique qui impose de connaître les règles de l art. Virginie Monnier : 2 % des pièces que je vois sont de très beaux bijoux. de Virginie Monnier est celui du bijou ancien sur la période du début XIX L univers ème siècle au milieu des années 60. Une spécialiste dans ce domaine qu elle pratique au quotidien de par son métier d antiquaire à Besançon. Mais le commerce de ces objets de parures n est qu une facette de sa profession. Cette femme est avant tout expert en la matière, certifiée par la chambre nationale des Les prix suivent le marché de l offre et de la demande. experts spécialisés (C.N.E.S.) en objets d art et de collection précise-telle d emblée. Car aujourd hui, l activité n est pas reconnue par l État, et tout le monde peut se prétendre expert. C est un gage de crédibilité que d être accrédité par une chambre, les tribunaux, ou les douanes. Ce travail laisse peu de place à l amateurisme. Au contraire, il demande de la culture, un minimum de passion, et surtout un bon coup d œil. Par définition, l expert doit définir une époque, la nature de l objet pour enfin donner un prix. Quand j observe un bijou, je détermine le métal dans lequel il est fait, la pierre s il y en a, et son état général. En moyenne, si on ne rencontre pas de problèmes particuliers, il faut cinq à dix minutes pour expertiser un bijou. À première vue, la démarche semble simple. Mais elle est plus compliquée qu il n y paraît. Virginie Monnier dispose d un véritable petit laboratoire qui lui permet de mener ses investigations. Elle a besoin d acides pour déterminer le métal, d une loupe binoculaire pour étudier la pierre, d un pied à coulisse pour définir sa taille, d une balance pour la pesée et d un réfractomètre (appareil permettant de mesurer l indice de déviation de la lumière à travers une surface transparente.) Sans cet attirail, l analyse est approximative. Après de 25 ans de métier d antiquaire, dont 14 en tant qu expert, elle admet encore que certains bijoux sont très difficiles à expertiser. Il faut rester humble car on peut ne pas savoir. Dans ce cas, on renvoie le client vers un autre spécialiste. Même avec l habitude, on peut se tromper. Mais en règle générale, le cas de la pièce rare sur laquelle le professionnel trébuche n est pas fréquent. Des centaines de bijoux passent entre les mains de Virginie Monnier et en moyenne, 50 % des pièces que je vois ne présentent pas d intérêt, 40 % sont normales, mais manquent d ancienneté, 8 % sont de jolies, et seulement 2% sont de très beaux bijoux. Cette statistique confirme que les bijoux de famille n ont souvent pas d autre prix que la valeur sentimentale. Parfois, il faut s attendre à tomber de haut lorsque l on consulte un expert qui va donner un prix dérisoire à un bijou retrouvé au fond du tiroir d une vieille tante. La pièce sertie de pierres précieuses qui va atteindre des tarifs de l ordre de euros sur le marché de l antiquité relève de l exceptionnel. Cette petite économie n est pas au mieux de sa forme en ce moment. Mais si les amateurs de bijoux anciens sont toujours à l affût, la tendance est plutôt au modernisme, aux lignes sobres et épurées, et moins au style néo-gothique de L antiquité est vraiment un phénomène de mode. Les prix suivent le marché de l offre et de la demande. Mais il est vrai aussi que l on voit de moins en moins de belles choses dans le bijou ancien affirme Virginie Monnier qui passe une partie de son temps à parcourir les salons des antiquaires. Au détour d un de ses périples dans le sérail des antiquaires, cet expert espère toujours découvrir la pièce rare à laquelle on est sensible.! T.C. MÉDECINE Anatomie générale Le corps humain est son métier Depuis 10 ans, Patrice Bouvot travaille au laboratoire d anatomie de la faculté de médecine de Besançon. C est lui qui prépare les corps à la dissection. P atrice Bouvot occupe un poste-clé du laboratoire d anatomie de la faculté de médecine de Besançon. Il est en quelque sorte l homme de confiance des professeurs qui initient les étudiants à cette discipline si particulière. À 55 ans, ce technicien de laboratoire est en fait thanatopracteur. C est lui qui prépare les corps humains qui seront disséqués pendant les heures de travaux pratiques. Il suffit de le dire pour que les tempéraments les plus sensibles attrapent un haut le cœur. Mais la médecine ne s apprend pas dans le marc de café, et il faut passer par là pour continuer à approfondir sa connaissance du corps humain et faire avancer la science. Patrice Bouvot n est plus Au début, le travail est un peu dur. impressionné par les cadavres qu il manipule. Question d habitude sans doute. Cependant, pour lui qui exerce ce métier depuis 10 ans, il avoue tout de même qu au début, c était un peu dur. Et puis petit à petit, il a fait abstraction de ses émotions, s arrêtant sur cette considération que le corps est aussi une mécanique. Dans cette approche de sa profession, il insiste sur la notion de respect qui lui semble essentiel, de ceux et celles qui un jour, de leur vivant, ont fait le choix de donner leur corps à la science. Chaque année, le laboratoire d anatomie reçoit entre 5 et 10 nouveaux corps anonymes. On accepte tous les corps quels que soient leurs antécédents médicaux. Ils peuvent venir de toute la France dans un délai de 24 heures après le décès. C est une situation difficile à vivre pour les familles qui ne peuvent pas vivre pleinement leur deuil en procédant à l inhumation du défunt explique Patrice Bouvot. Car jamais le corps n est rendu à l entourage. Quand le cadavre arrive au labo, on l injecte de produits de conservation par voie artérielle. Ensuite, il est plongé dans des bains d alcool à 40. Il faut attendre en moyenne 5 ans, le temps que les tissus soient bien conservés, avant de pouvoir les disséquer. La plupart des donateurs sont des personnes âgées, qui ont en tout cas plus de 50 ans. Au total, près de 75 corps reposent dans les bains d alcool du laboratoire d anatomie. À mesure des dissections, les cadavres ne restent pas intacts. La discipline veut que l on ampute, qu on ouvre, que l on découpe pour découvrir et comprendre ce qui se passe sous la peau, à l intérieur d une cage thoracique ou d une tête. On étudie les os, le système nerveux, l irrigation sanguine, les muscles, les tissus, tout ce qui fait la complexité de la machine humaine. Certains spécialistes viennent se former à de nouvelles techniques au laboratoire de Besançon. Je pense à la médecine du dos où il arrive que soit testé ici du matériel Patrice Bouvot : J ai un profond respect pour ceux et celles qui ont donné leur corps à la science. sur des cadavres. Ensuite, quand la technique est au point, des chirurgiens d autres hôpitaux français et de différents pays d Europe viennent chercher ce savoir. Quelle que soit la séance, rencontre de spécialistes ou formation des étudiants, Patrice est présent. Il veille sur les élèves de première année qui manquent de s évanouir lors de leur premier T.P. À force de fréquenter le milieu, ce technicien de laboratoire dont la médecine n est pas le métier s est constitué une vraie culture médicale. Avec des assistants, il prépare dans le détail certaines dissections. Il n est pas rare non plus que les étudiants viennent chercher auprès lui un conseil quand il ne s agit pas d un service. L homme est jovial, efficace et à la fac de médecine, on le sait. Impossible de s en passer.! T.C.

17 BESANÇON 17 AMÉNAGEMENT Le bâtiment loué à la C.C.I. L avenir du port fluvial tranché d ici la fin de l année L aménagement de cet ancien site du commerce fluvial est en discussion. Une étude est en cours pour déterminer le sort de ce vaste espace, et notamment du grand bâtiment de briques rouges, symbole du lieu. Au début de l été, la destruction des bâtiments des Sanitaires comtois, longeant l avenue Gaulard, a soudainement dégagé l horizon de centaines d habitants qui jouissent désormais d un beau panorama sur le Doubs. Pour les automobilistes de passage, cette destruction est souvent l occasion de découvrir ce site du port fluvial, dont les activités commerciales ont totalement cessé au début des années 80. Au milieu de ce vaste terrain trône encore un grand bâtiment de briques rouges qui servait d entrepôt aux marchandises arrivant par péniches. Actuellement, il est loué à la Chambre de Commerce et d Industrie du Doubs. La C.C.I. y héberge des commerçants bisontins qui stockent là leurs grosses Vers une valorisation touristique des lieux. livraisons. La convention qui lie la C.C.I. du Doubs au propriétaire des lieux - Voies Navigables de France (V.N.F.) -, court normalement jusqu en V.N.F. souhaiterait récupérer le plus vite possible son bien dans le cadre du projet d aménagement du site mené en lien avec la La construction de ce bâtiment de briques rouges remonte à la fin des années 30. C est une partie du patrimoine industriel bisontin. ville de Besançon. Avant d engager tout projet, il reste aussi à trouver un autre local commercial à Mondial carrelage, toujours présent sur les lieux, et aux services techniques de la ville qui disposent également de bâtiments de stockage. Ce qui paraît sûr, c est que V.N.F. paraît déterminée à conserver la propriété de cet espace. V.N.F. est un établissement public qui s est vu confier dans ses missions, la gestion, l entretien et la valorisation du domaine public fluvial. Par définition, ce domaine public est inaliénable. Nous étudions actuellement la meilleure façon de valoriser ce site confie Jean-Pierre Goron, le responsable de la subdivision V.N.F. de Besançon. La ville de Besançon et la communauté d agglomération, partenaires de l étude en cours, sont particulièrement intéressées par ce site longeant le Doubs. Ce site peut jouer un rôle de lien entre la ville et la rivière, permettre d affirmer une véritable entrée de ville souligne Joëlle Schirrer, responsable de la commission tourisme à la C.A.G.B. Dans le cadre d un réaménagement du site, qu adviendra-t-il du bâtiment principal? La première phase de l étude, rendue en juin, n a pas permis de mettre en évidence une vocation particulière au bâtiment. Est-ce qu il sera adapté pour en faire un bâtiment tourné vers des activités en lien avec l eau, des activités culturelles, ou faudra-til le raser, c est l objet de la deuxième phase de l étude dont on devrait connaître les résultats d ici la fin de l année. On va étudier toutes les possibilités d intégrer ce bâtiment dans un ensemble à vocation commerciale, ludique, culturelle ajoute l élue bisontine. Un élément récent est pourtant venu perturber la donne : le futur plan de prévention des risques d inondation (largement évoqué dans notre précédent numéro). S il était mis en application à la lettre, le site du port fluvial ferait partie des espaces inondables et donc non constructibles. D ici fin octobre, la restitution de toutes ces études doit être présentée. En l état actuel, les partenaires s orienteraient vers une valorisation touristique des lieux. On peut en effet songer à une exploitation touristique de ce site qui offre une accessibilité directe à la rivière. Il reste à déterminer le contenu exact de ce qui n est encore qu un vague projet, son coût, et à surmonter toutes les difficultés techniques qui sont encore en suspens.! J.-F.H. En bref " Roche-lez- Beaupré La société Orchestral Services (Enett, Opale propreté et Hom service) a fêté ses 35 ans le 9 septembre. Créée à Pontarlier par Jacques Pétament en 1969, la société s est installée à Besançon en " Marché bio Dimanche 26 septembre à Chancey (Haute-Saône, 35 km de Besançon) aura lieu un grand marché bio. Vin régional, fabrication de la farine, fromage, vannerie, légumes d automne, animaux de la ferme, animations pour petits et grands. Renseignements au ou " I.E.R. L Institut d Études Religieuses fait sa rentrée. Trois conférences sont programmées au cours de ce premier trimestre. La première a lieu le 15 octobre à la salle Battant. Le thème : l application de la loi de 1905 en Franche-Comté par Joseph Pinard. Suivront le 26 novembre l Église en régime de laïcité et le 10 décembre citoyenneté et laïcité. Rens. : PLANOISE Dès l âge de 2 mois La musique, outil de socialisation? Installé au cœur de Planoise, le Carrefour d Animation et d Expression Musicale (C.A.E.M.) se veut le garant de la démocratisation des pratiques musicales. Plus de 200 adhérents en sont aussi convaincus. E n avant la musique! La saison du C.A.E.M. est officiellement lancée depuis la journée portes ouvertes organisée le 6 septembre dernier au 13, avenue Ile-de-France. C est sans doute pour répondre à sa vocation de démocratiser la musique que l association créée en 1992 s est installée au cœur d un quartier populaire. Paradoxalement, les adhérents sont avant tout originaires du centreville et des villages de la périphérie bisontine. Qu importe, le C.A.E.M. poursuit sa mission de développer la pratique musicale auprès des amateurs. Sans condition d âge ni de niveau, le centre accueille tout le monde. L autre originalité du C.A.E.M., c est que les élèves commencent directement par la pratique de l instrument, le Nous nous battons contre un fléau : la télévision. solfège ne vient qu après, explique Maxime Nicolas, le directeur du C.A.E.M. Ainsi, la musique devient beaucoup moins rébarbative pour ceux qui l apprennent. Cette philosophie-là n existe pas ailleurs, c est ce qui fait notre originalité. C est vrai qu on passe parfois pour des extraterrestres dans le monde de la formation musicale, mais nous sommes en totale complémentarité avec des structures comme le Conservatoire par exemple. Le C.A.E.M. accueille les enfants dès le plus jeune âge. Nous avons des bébés de 2 mois parfois, confirme Élodie Geneste, salariée de l association. Nous les accueillons dans le cadre du berceau musical, avec leurs parents qui leur font de la musique pour leur apprendre à écouter. Les ateliers petite enfance sont les passerelles entre l apprentissage et la pratique régulière d un instrument. Les chorales de jeunes, les cours individuels de chant, les cours collectifs viennent compléter la gamme des prestations proposées par le centre. Le principe des cours collectifs, c est d observer celui qui chante, le critiquer et évoluer avec lui. Nous permettons ainsi aux élèves de progresser de manière plus ludique. Côté instruments, le C.A.E.M. propose un large éventail : piano classique ou jazz, guitare, batterie, saxo, trompette, percussions, djembés Une dizaine d enseignants dispensent leurs cours à Planoise, sous la direction de Maxime Nicolas. Parmi les projets de l association, la construction d un studio d enregistrement dans lequel les groupes locaux pourront venir travailler leurs compositions. La localisation de l association Les professeurs intervenant au C.A.E.M. sont titulaires du diplôme universitaire de musicien intervenant. à Planoise n a pas eu encore l effet escompté sur la population locale. Il ne faut pas se leurrer, poursuit le directeur. Je reste humble et lucide sur le côté musique pour tous. Nous nous battons contre un fléau : la télévision, et non pas contre les différences culturelles d un quartier comme Planoise. Depuis 12 ans, le C.A.E.M. enracine progressivement ses méthodes plutôt originales d apprentissage de la musique. L effervescence des élèves à l approche de la nouvelle saison est intacte et se renouvelle à chaque rentrée.! J.-F.H.

18 18 L actualité bouge, les dossiers évoluent. La Presse Bisontine revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l actualité du Grand Besançon. Tous les mois, retrouvez la rubrique Retour sur info. Grandfontaine : les pavillonneurs sous les verrous Début septembre, le Tribunal de Grande Instance de Besançon a prononcé un an de prison ferme dont neuf mois avec sursis et mise à l épreuve à l encontre de deux pavillonneurs véreux qui ont créé la société M.A.G.S. (à Doubs) en juillet Cette décision judiciaire met un terme à une affaire dont La Presse Bisontine s était fait l écho dans son édition de décembre 2002, en retraçant les déboires de plusieurs habitants de Grandfontaine qui venaient d investir dans un pavillon situé à l entrée du village, dans le lotissement des Chênes Brûlés. Une propriétaire avait mis en évidence les nombreuses malfaçons dans sa maison construite sur une ancienne décharge. Au total, 27 plaintes ont été déposées contre cette entreprise dont la durée de vie n a pas excédé les deux ans puisqu elle a cessé son activité en juin Pendant ce laps de temps, cette société a réalisé 8 pavillons sur 26 contrats de constructions signés à Grandfontaine, Doubs, Désandans, et Pompierre-sur-Doubs. À chaque fois, le scénario employé était le même. Les acquéreurs se laissaient séduire par une offre immobilière à bas prix proposée par cette société, défiant toute concurrence. Le tarif était la première motivation dans leur démarche d investissement, mais il était trop tard quand ils se rendaient compte des malfaçons. De réclamations en réclamations, pour obtenir réparation, ils se retournaient légitimement contre le promoteur qui finissait par répondre aux abonnés absents. Classique. Le préjudice est moral et financier pour les acquéreurs dans la plupart de ces affaires qui se terminent devant la justice.! RETOUR SUR INFO - GRAND BESANÇON Tirs de mine au tunnel du Bois-de-Peu Dans le cadre de l aménagement de la voie des Mercureaux, la direction départementale de l équipement va réaliser des tirs de mine à hauteur du tunnel du Bois-de-Peu, suivant un arrêté préfectoral qui court jusqu au mois de février. Pour l instant, les équipes techniques qui travaillent sur le site n ont eu recours à ce procédé car le terrain ne présente pas de résistance particulière. Les engins suffisent à réaliser les travaux d aménagement des têtes de tunnels. À ce stade, le chantier nécessite de terrasser et de creuser. Quand on ne peut plus intervenir avec une pelle, on utilise les mines. Il est vrai que l on pourrait réduire la difficulté avec un brise-roche, mais ce type de machine est très bruyant pour les riverains expliquent les services de la D.D.E. Les tirs de mine sont ponctuels ÀBesançon, le tourisme ne doit pas se résumer à la visite de la Citadelle ou du centre historique de la ville. Les prestataires locaux du tourisme l ont bien compris, qui poursuivent leurs efforts de diversification afin de proposer aux visiteurs une palette de plus en plus large d activités. Au chapitre des offres originales figure pour la deuxième année consécutive les visites d entreprises. Initiée par l A.D.E.P.I.C. (association pour la découverte des entreprises du patrimoine industriel comtois), cette saison de tourisme industriel se décline cette année autour de 4 thèmes : la métallurgie, le temps, la vigne et le sel, comme autant de savoir-faire locaux. Ces journées avaient connu un vif succès l an dernier avec un taux de remplissage de 96 à 150 % selon les thèmes, indique Gérard Lasserre, responsable des papeteries de Novillars et président de l A.D.E.P.I.C. Le coût modique de ces journées (29 euros), avec repas, conférences et visites, est très intéressant pour les visiteurs. L intérêt d une telle démarche est bien sûr pour les visiteurs mais et efficaces. On commence à rencontrer une résistance sur le terrain, il est donc probable qu on utilise les explosifs dans les 15 jours à venir. Le cas échéant, la D.D.E. procédera à des coupures de la circulation pour des raisons de sécurité. Il s agira en fait de micro-coupures sur la Nationale 83 au niveau de Beure, qui ne dépasseront pas quelques minutes, le temps de procéder au tir. Nous n effectuerons pas ce type d opération pendant les périodes de forte influence, mais aux heures creuses. Les travaux d aménagement des têtes de tunnel se poursuivent. Selon la D.D.E., ils devraient se terminer au mois de février ou mars. Il est possible que ce délai s allonge. Sur ce genre de chantier, le facteur météo a une influence.! À la découverte du patrimoine industriel local aussi pour les chefs d entreprises qui contribuent ainsi à améliorer l image de marque de l industrie. Pour le personnel de nos entreprises, c est également très valorisant. L office de tourisme de Besançon s implique pleinement dans la démarche. C est un véritable travail sur l identité de notre département. Ces visites d entreprises permettent d élargir le catalogue de produits que nous avons à proposer à nos visiteurs indique Patrice Ruelle, directeur de l office de tourisme de Besançon. La première de ces 4 journées est programmée jeudi 30 septembre sur le thème de la métallurgie, avec la visite de l entreprise bisontine Bourgeois, de la forge de Montagney-Servigney et des abords des mines de fer entre Deluz et Laissey. Suivront ensuite le thème du temps (9 décembre), de la vigne (17 mars 2005) et du sel (23 juin 2005). Pour s inscrire, contacter le !

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