LA FAILLITE DU FONDAMENTALISME DU MARCHE ET LA RECHERCHE D ALTERNATIVES EN AFRIQUE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LA FAILLITE DU FONDAMENTALISME DU MARCHE ET LA RECHERCHE D ALTERNATIVES EN AFRIQUE"

Transcription

1 LA FAILLITE DU FONDAMENTALISME DU MARCHE ET LA RECHERCHE D ALTERNATIVES EN AFRIQUE Demba Moussa Dembele 1 INTRODUCTION Pour nombre de penseurs et de philosophes, la crise du néolibéralisme peut être caractérisée comme la fin des certitudes. En effet, la grave crise multiforme que traverse le monde est le reflet de la fin de l arrogance néolibérale et surtout du fondamentalisme du marché. A cet égard, il est remarquable de lire cette profonde réflexion de l Archevêque de Canterburry sur la notion d aliénation, en rappelant l analyse formulée il y a plusieurs siècles de cela par Karl Marx à propos de la tendance à attribuer un pouvoir exagéré à des choses créées par l homme. L Archevêque dit ceci : «Nous en sommes venus à parler des capitaux ou du marché comme s il s agissait d individus agissant en fonction d objectifs et de stratégies propres, capables de faire des choix et de délibérer raisonnablement des moyens d atteindre un but. Nous oublions que c est nous qui avons créé ces entités. Les marchés ne sont que des assortiments de pratiques, d habitudes et de conventions surgies d un mélange de choix et de possibilités. Dès lors que nous parlons d eux comme s ils menaient leur vie indépendamment des actions et des relations humaines, nous tombons dans des erreurs destructrices.» 2 LE MYTHE DE LA «MAIN INVISIBLE» Cette réflexion souligne l ampleur du discrédit qui frappe aujourd hui ce qu on a appelé «fondamentalisme du marché», qui est le produit direct du mythe de la «main invisible». En effet, ce mythe, formulé il y a plus de deux siècles par Adam Smith et raffiné par les idéologues de l économie néoclassique, a fini par conférer au marché des vertus et une puissance démesurées au point d en faire une sorte de démiurge omniscient et omnipotent. Ce faisant, les idéologues du néolibéralisme en étaient venus à considérer que les mécanismes du marché étaient des forces inexorables, comme des lois immuables s imposant aux Etats et aux individus. En d autres termes, ils en étaient venus à considérer le marché comme un être supérieur capable de corriger instantanément ses erreurs et de repartir dans la bonne direction. L être humain devenait ainsi un instrument au service du marché et non l inverse. C est cela qui a généré ce fondamentalisme destructeur dont les conséquences sont loin d être complètement évaluées. Aveuglés par leur adoration du marché, transformé en divinité, les idéologues du néolibéralisme avaient sans doute oublié que la «main invisible» pouvait bien être celle de l étrangleur, comme l illustrent les innombrables et innocentes victimes des crises en 1 Forum Africain des Alternatives, Dakar & Jubilé Sud 2 Gardons-nous des idoles», Courrier International, no. 937, du 16 au 22 octobre 2008, p.40 1

2 cours résultant politiques prônées avec un zèle quasi-religieux par la Banque mondiale et le FMI ainsi que l Organisation mondiale du commerce (OMC). L ASSENSION ET L EFFONDREMENT DU SYSTEME NEOLIBERAL Vers le milieu des années 1970, l héritage keynésien avait commencé à s essouffler et la contre-révolution monétariste s était lancée à l assaut de l héritage keynésien. Au début des années 1980, l élection de Ronald Reagan à la Présidence des Etats-Unis et celle de Madame Margaret Tchatcher comme Premier Ministre en Grande Bretagne, renforcèrent la contre-révolution monétariste et déclenchèrent une croisade anti-étatique qui allait avoir de profondes répercussions dans le monde. Ce fut le début d une série d assauts et d attaques sans précédent contre l Etat et son intervention dans la sphère économique et sociale. La légitimité même de l Etat en tant qu acteur économique était remise en cause. La nouvelle idéologie, portée par des fanatiques du «marché libre» et du «libre-échange», des épigones de Adam Smith et David Ricardo, se chargea de démanteler ce qui restait de l héritage keynésien. Vu la position des Etats-Unis dans le monde, cette furie destructrice se répandit à une bonne partie du monde. Leur influence au sein de la Banque mondiale et du FMI transforma ceux-ci en instruments de la croisade anti-étatique. Le gospel du «libre marché» et du «libre-échange» fut bientôt imposé aux pays endettés du Sud. Cela donna les programmes d ajustement de triste mémoire. La chute du Mur de Berlin et l effondrement du camp soviétique semblèrent justifier le bien-fondé de ces politiques et donnèrent une nouvelle impulsion à l idéologie et aux politiques anti-étatiques. La création de l Organisation mondiale du commerce et le «Consensus de Washington» donnèrent naissance au fondamentalisme de marché. Partout, l intervention de l Etat était discréditée, voire ridiculisée comme une hérésie, comme une survivance d un âge révolu. C est l époque où des économistes de la Banque mondiale et du FMI croyaient dur comme fer qu ils avaient la science infuse pour apprendre aux pays du Sud ce que c était le «développement». On intima aux Etats africains et d autres pays du Sud de se retirer entièrement de toute intervention et d accorder une confiance aveugle aux «experts» venus de Washington. Comme le dit Stiglitz «Mais ce qui me paraissait stupéfiant, c est que, chez beaucoup de hauts dirigeants du FMI et de la Banque mondiale, ceux qui prenaient les décisions cruciales, il n y avait pas le moindre doute sur le bien-fondé de ces politiques» 3 C est cette foi aveugle dans l infaillibilité de leur jugement et la justesse de leurs politiques qui a fini de transformer celles-ci en un dogme intouchable. Aucun débat n était permis, puisque les «experts» savaient tout et ne pouvaient pas se tromper! Les dirigeants et décideurs africains à la fois intimidés et complices se plièrent sans résistance aux conditions imposées par la Banque mondiale et le FMI. Partout on démantela le secteur public. Partout on instaura des politiques d austérité du fait de la priorité donnée à la lutte contre l inflation au détriment de la croissance et de l emploi. Partout, on mit fin 3 La Grande Désillusion, Paris, Fayard, 2002, p.24 2

3 au contrôle des mouvements de capitaux et à la protection du marché national. Partout, on abaissa les barrières tarifaires et non tarifaires pour laisser le marché se faire inonder par des produits subventionnés avec pour résultat l effondrement de l industrie locale avec son cortège de pertes massives d emplois. Partout, on mit fin au soutien de l Etat à l agriculture et les producteurs furent abandonnés à eux-mêmes face à une concurrence déloyale et puissante bénéficiant de soutien à coup de milliards de dollars! Partout, on démantela la fonction publique au nom de «l efficacité» et de la «rationalisation» des effectifs de l Etat central. Dans le même temps, on demanda à l Etat d instituer des politiques de dumping social et fiscal dans le but d attirer des investisseurs étrangers, les fameux investissements directs étrangers (IDE), sans lesquels, disait-on, l Afrique ne pouvait se «développer»! Et ce qui devait arriver arriva : dans tous les pays soumis à ces politiques les indicateurs de développement se détérioraient et la quasi-majorité des pays ayant suivi les prescriptions de la Banque mondiale et du FMI se retrouvaient au bas de l échelle du développement humain du PNUD. Des pays qui avaient des performances acceptables au début des années 1980 se retrouvèrent sur la liste des «pays les moins avancés» (PMA) ou des «pays pauvres très endettés» (PPTE). Paniqués par l ampleur du désastre causé par leurs politiques et soumis à des attaques tous azimuts, y compris en leur sein, la Banque mondiale et le FMI substituèrent «la lutte contre la pauvreté» à l agenda de développement des pays africains. LA CRISE DE LEGITIMITE DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE Mais ce n est pas seulement en Afrique que la faillite de leurs politiques a été constatée. Leur bilan est jalonné de désastres économiques et sociaux, comme la débâcle argentine de 2001/2002 ou la crise financière et monétaire des pays asiatiques de 1997/1998. Ainsi donc la Banque mondiale et le FMI portent-ils une large responsabilité dans la crise mondiale actuelle et ses conséquences pour les peuples avaient largement entamé leur crédibilité et même leur légitimité. Et du coup, les mythes néolibéraux, tels que le «libre-échange», le «libre marché» ; la libéralisation du commerce comme «moteur de la croissance»; le secteur privé comme «agent du développement» ; le «marché auto-régulateur et rationnel», «l Etat minimaliste» et autres escroqueries intellectuelles de ce genre sont en train de s effondrer comme des châteaux de cartes, accélérant ainsi leur crise de légitimité. Dans les pays occidentaux, comme dans le reste du monde, ce n est plus l inflation la préoccupation principale, mais la relance à tout prix, le sauvetage des entreprises et des emplois. Le spectre de Keynes, voire de Marx, est en train de hanter l Europe et les Etats- Unis! QUELLES ALTERNATIVES POUR L AFRIQUE? Il est plus que temps de penser de manière hardie et déterminée en dehors de l appareil idéologique et conceptuel du système dominant. Il faut oser réfléchir de manière autonome et défier les valeurs de ce système. Autrement dit, il faut libérer son esprit et construire une Nouvelle Utopie mobilisatrice 3

4 Celle-ci doit reposer sur un principe fondamental, à savoir que «les solutions aux problèmes de l Afrique se trouvent en Afrique et nulle part ailleurs». Ce principe a d abord une valeur idéologique en ce sens qu il implique que les Africains doivent avoir confiance en eux-mêmes et se départir de leur mentalité d éternels assistés pour prendre en mains leur propre destinée! Le principe exprime donc une vérité toute simple : les dirigeants et peuples africains ne doivent jamais attendre «le développement» de l extérieur. Celui-ci sera endogène ou ne le sera pas! Ni l Union européenne, ni les Etats-Unis, encore moins la Banque mondiale et le FMI, ne «développeront» l Afrique. Celle-ci sera développée par ses propres enfants, en comptant d abord sur leurs propres ressources et leur propre génie créateur. Cela ne signifie pas cependant que l apport extérieur sera refusé. Mais un tel apport doit s insérer dans les priorités définies par les Africains et compléter les efforts de ceux-ci S appuyant sur ce principe, nous affirmons que toute rupture d avec le paradigme dominant doit commencer par restituer au concept de développement sa signification originelle, aujourd hui complètement galvaudée par la vulgate néolibérale. REVENIR AU CONCEPT ORIGINEL DE DEVELOPPEMENT En effet, pour l économie néolibérale, le «développement» se réduit à des taux de croissance et à l expansion des marchés. D où l accent mis sur les cultures exportations et la «compétitivité» de celles-ci. Pour nous, le concept de développement doit se référer à un processus de construction sociale, appelant de profondes transformations économiques, sociales, politiques et culturelles, et non pas comme une simple accumulation de taux de croissance et de profits liés à l expansion des marchés. Il faut donc en revenir aux bases fondamentales de l économie de développement sur lesquelles le paradigme néolibéral a essayé de faire l impasse. Ces bases intègrent les politiques de l emploi, des revenus, de l éducation, de la santé, du logement et de l éradication de la pauvreté dans un même cadre cohérent, caractérisé par une lutte vigoureuse contre les inégalités, les discriminations et l exclusion sociale, avec l Etat comme catalyseur de ces politiques. En d autres termes, il faut replacer la politique au cœur du débat sur le développement, en restituant à l Etat et aux institutions démocratiques leur rôle légitime dans l élaboration des politiques économiques et sociales, en partenariat avec la société civile et le secteur privé national A) Reprendre le contrôle du débat sur le développement de l Afrique Il faut accentuer l'effondrement des mythes néolibéraux, évoqués plus haut et approfondir la crise de légitimité du paradigme néolibéral et de ses institutions Cela permet de libérer les esprits de l idéologie dominante et de donner confiance aux peuples et dirigeants. Cela devrait se traduire par la conviction qu ils sont les maîtres de leur propre avenir et les encouragera à forger une Autre Vision du développement de l Afrique, donc d oser envisager un changement de paradigme.. L Afrique doit penser pour elle-même et par elle-même. Les pays africains doivent retrouver leur souveraineté sur l élaboration de leurs politiques de développement. Ils doivent faire confiance à l expertise nationale et africaine et utiliser les résultats de la recherche par les instituts de recherche du continent et les mouvements sociaux africains. Cela exige un leadership qui ait la volonté de rompre d avec le 4

5 paradigme dominant et de s engager dans une autre voie. Dans cette optique, nous sommes d avis que les pays africains doivent revisiter les documents fondamentaux que sont le Plan d Action de Lagos (PAL) ; le CARPAS; la Charte d Arusha ; le Traité d Abuja, entre autres. Ils doivent également prendre en compte les acquis des luttes des mouvements sociaux dans les domaines de la dette, du commerce, de la souveraineté alimentaire, de la démocratie, de l égalité entre les sexes, etc. Pour cela, l Afrique doit avoir le courage de remettre en cause les concepts et valeurs du paradigme dominant. En somme, il faut remettre en question le modèle dominant de «développement», déconstruire ses concepts et remettre en cause ses valeurs afin de promouvoir un autre fonctionnement économique et social des sociétés africaines. Cela nécessite de concevoir un nouveau cadre théorique avec pour objectif la restauration des relations sociales détruites par le paradigme néolibéral, qui a essayé de transformer la nature et les relations humaines en marchandises et services accessibles seulement à une minorité de nantis. Ce nouveau cadre doit viser à réaligner le pouvoir au sein de la société et définir de nouvelles formes de solidarité dans lesquelles les plus faibles bénéficieront d une protection supérieure de la part de l Etat, avec notamment la justice sociale conçue comme un devoir et des lois et réglementations plus favorables aux faibles Pendant plus de deux siècles, l Occident a bâti son paradigme sur «la main invisible» de Adam Smith et la théorie des «avantages comparatifs» de David Ricardo. L Afrique doit sortir de ce paradigme et forger le sien propre et utiliser ces documents fondateurs pour forger une pensée autonome. Les instituions africaines, telles que la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l Afrique (CEA) et la Commission de l Union africaine (CUA), doivent travailler étroitement pour contribuer à promouvoir une telle pensée, en collaboration avec les chercheurs africains et les mouvements sociaux du continent. B) Repenser le rôle de l Etat dans le développement Dans le processus de recouvrement de la souveraineté sur le débat sur le développement du continent, l Afrique doit repenser le rôle de l Etat. La propagande néolibérale avait fait de l Etat africain la source de tous les maux du continent. Cela avait contribué à considérablement affaiblir l Etat et à le confiner dans un rôle secondaire dans les activités économiques et sociales, avec les conséquences dramatiques que l ont peut observer dans de nombreux pays, comme l explosion de la pauvreté, la montée de l exclusion et de la marginalisation des groupes vulnérables consécutive au démantèlement de la propriété publique et à la dégradation des services publics. Repenser le rôle de l Etat implique de reconstruire un Etat social qui soit à l avant-garde de la croisade contre les inégalités et l exclusion sociales; pour la protection des couches vulnérables ; la protection des revenus des producteurs ; la provision de biens publics, tels que la santé, l éducation, l habitat social; l intégration sociale. C) Promouvoir des politiques de souveraineté alimentaire La souveraineté alimentaire est une option stratégique. Un pays et à fortiori un continent doit pouvoir se nourrir lui-même. Et l Afrique a tous les moyens de nourrir elle-même en comptant sur sa propre production. Les producteurs africains ont dit et répété qu ils sont capables de nourrir le continent si les gouvernements mettaient en place des politiques 5

6 nationales et sous-régionales cohérentes destinées à promouvoir et protéger les productions locales et leur consommation au niveau national. Cela passe par un changement radical de modèle de consommation en privilégiant une politique du consommer local. Et viser à réaliser l autosuffisance alimentaire collective, en changer notamment les systèmes de production et les habitudes de consommation La dépendance alimentaire a été un facteur aggravant de la dépendance extérieure et de l endettement du continent africain. La crise alimentaire mondiale et les émeutes qu elle a entraînées dans plusieurs pays ont souligné de manière dramatique le danger de la dépendance alimentaire. D) Promouvoir une croissance tirée par la demande domestique (sous-régionale) Se baser sur le développement de l agriculture pour promouvoir la culture et l utilisation des ressources locales afin de créer des emplois et favoriser la souveraineté alimentaire E) Accélérer l intégration et la coopération sous-régionales et continentales 1. Lever les obstacles politiques à l intégration 2. Construire des institutions autonomes 3. Créer des monnaies sous-régionales 4. Prendre exemple sur l Asie & l Amérique latine : 1) Fonds monétaire asiatique (Initiative de ChiangMai, Thaïlande) 2) Alternative Bolivarienne des Amériques (ALBA) 3) Banque du Sud Il faut renforcer l intégration et l'unité africaines afin que l Afrique parle d une seule voix. Il doit la priorité à la transformation des ressources locales et nationales et à l'utilisation de technologies et de savoir-faire endogènes A cet égard, les dirigeants africains doivent accélérer la création, comme déjà convenu, de la Banque centrale africaine (BCA), de la Banque africaine d investissement (BAI) et du Fonds monétaire africain (FMA), qui doivent être installés respectivement au Nigeria, en Libye et au Cameroun. La création de monnaies sous-régionales est un impératif. Il est temps de mettre fin à l existence de monnaies héritées de la colonisation, comme le franc cfa. Son rôle principal est le maintien de la domination de la France sur ses anciennes colonies. Ce n est guère un hasard si tous les pays utilisant le cfa sont soit dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA, 10 pays) soit dans la catégorie des pays pauvres très endettés (PPTE), tels que le Cameroun, le Congo et la Cote d Ivoire. Sans souveraineté monétaire, il ne peut y avoir de développement autonome. Dans cette perspective, il faut renforcer la coopération entre les institutions africaines. La Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l Afrique (CEA) et la Commission de l Union africaine doivent intensifier leur coopération pour aider à trouver des réponses collectives aux problèmes du continent et accélérer l intégration de l Afrique. 6

7 F) Développer la coopération Sud-Sud Le Sud est devenu un acteur majeur dans le changement du rapport des forces en cours à l échelle mondiale. Aujourd hui, si l Afrique peut résister à la formidable pression de l Union européenne pour la signature des Accords de partenariat économique (APE) c est en partie parce qu elle peut compter sur la coopération avec des pays du Sud. Les développements en Amérique du Sud, tels que l Alternative Bolivarienne des Amériques (ALBA), le projet de création de la Banque du Sud et d autres initiatives en Asie comme le fonds monétaire asiatique en gestation, sont autant de signes que le Sud est en train de prendre son destin en mains et de mettre fin à des siècles de domination du Nord. L Afrique ne doit pas rester en marge du mouvement. Elle doit renforcer sa coopération avec les pays majeurs du Sud (Chine, Inde, Brésil, Venezuela, Iran, pays du Golfe), entre autres. Ces pays peuvent fournir une coopération originale non accompagnée des conditionnalités et de l arrogance des pays du Nord et des institutions internationales. G) Nécessité d un nouveau leadership imbu du panafricanisme Toutes les politiques énoncées ci-dessus n ont de sens que dans le cadre de l avènement d un nouveau type de leadership imbu de l idéal panafricain et capable de remettre en cause le système dominant et les politiques qui lui sont associées H) Politiques de Financement du Développement 1) Priorité à la mobilisation des ressources internes 2) Mobiliser les apports de la Diaspora 3) Campagne pour le rapatriement des biens mal acquis 4) Compensations par le système bancaire occidental pour avoir facilité la fuite des capitaux (évasion fiscale ; fuite des capitaux) 5) Annulation inconditionnelle de la dette de tous les pays 6) Droit à des réparations (écologique, économique, sociale) 7) Développer la coopération Sud-Sud 8) Attirer des IDE sous certaines conditions : (investir dans les secteurs à forte intensité de main d œuvre; transfert obligatoire de technologies adaptées; réinvestissement d une partie des profits; joint-venture avec entrepreneurs locaux) CONCLUSION Si la crise actuelle n annonce pas la fin des certitudes de manière générale, du moins elle a porté un coup terrible à l arrogance et aux certitudes des idéologues du néolibéralisme. L une des grandes leçons de cette crise c est qu il n y a pas un seul modèle de développement. L expérience occidentale le capitalisme dans sa version latine ou anglo-saxonne- ne peut être un modèle prétendument «universel». C est une expérience qui peut comporter des leçons utiles pour les autres pays, les autres sociétés et cultures, mais elle ne peut être assimilée à un dogme applicable partout et pour tout le monde. 7

8 La crise offre une occasion jamais rencontrée depuis environ un siècle pour briser la camisole de force idéologique qui a donné naissance au fondamentalisme du marché. Il faut libérer les esprits et oser penser et défier le système dominant et ses concepts et valeurs. Le moment est propice pour une pensée neuve et hardie capable d explorer une nouvelle façon de penser et de vivre l économie, qui n est en fait qu une autre manière d organiser les relations sociales. Ainsi donc, pour l Afrique, les maîtres mots doivent être : Résister ; Réorganiser ; Resurgir sur des bases plus solides et dans une relative autonomie par rapport au système dominant. Le concept de «déconnexion» cher aux Professeurs Samir Amin et Yash Tandon, deux prééminents penseurs africains, prend tout son sens dans le contexte mondial actuel de perte de légitimité du système néolibéral et des institutions multilatérales au service de ce système et de désarroi chez ceux qui pensaient être les «maîtres» incontestés et infaillibles du monde!. 8

Nous sommes interrogés sur la nature de la crise que nous rencontrons

Nous sommes interrogés sur la nature de la crise que nous rencontrons 75 L enjeu : intervenir sur le partage de plus en plus inégalitaire de la richesse produite Économiste, Fondation Copernic Nous sommes interrogés sur la nature de la crise que nous rencontrons depuis 2007-2008

Plus en détail

Place et rôle de l Afrique dans les processus de négociations internationales

Place et rôle de l Afrique dans les processus de négociations internationales Ministère de la modernisation des secteurs publics Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives pour le Développement Ecole Nationale d Administration Fondation Hanns Seidel Original :

Plus en détail

Intervention de M. Assane DIOP Directeur exécutif, Protection sociale Bureau international du Travail, Genève ***

Intervention de M. Assane DIOP Directeur exécutif, Protection sociale Bureau international du Travail, Genève *** Atelier de présentation du Programme Améliorer les capacités institutionnelles pour la gouvernance des migrations de main-d oeuvre en Afrique du Nord et de l Ouest (Bamako, Mali, 3 au 5 mars 2009) Intervention

Plus en détail

Comité monétaire et financier international

Comité monétaire et financier international Comité monétaire et financier international Vingt-neuvième réunion Le 12 avril 2014 Déclaration de M. Akagha-Mba, Ministre de l Économie et de la Prospective, Gabon Représentant les pays suivants : Bénin,

Plus en détail

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION

ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION ECONOMIE GENERALE G. Carminatti-Marchand SEANCE III ENTREPRISE ET INTERNATIONALISATION On constate trois grandes phases depuis la fin de la 2 ème guerre mondiale: 1945-fin 50: Deux blocs économiques et

Plus en détail

POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES POLITIQUE D ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES MAI 2008 POLITIQUE D EGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES 1. LE CONTEXTE L égalité entre les femmes et les hommes est une condition essentielle au développement

Plus en détail

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé Rio de Janeiro (Brésil), 21 octobre 2011 1. À l invitation de l Organisation mondiale de la Santé, nous, Chefs de Gouvernement, Ministres

Plus en détail

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur,

Editorial. Chère lectrice, cher lecteur, Version de : juillet 2013 Le point sur... Informations fournies par le ministère fédéral des Finances Les mécanismes européens de stabilité Sur la voie de l Union de la stabilité 1 2 3 4 ème volet Editorial

Plus en détail

Introduction Quels défis pour l Administration Publique face àla crise? Crise et leadership : quelles relations? Quels défis pour les dirigeants?

Introduction Quels défis pour l Administration Publique face àla crise? Crise et leadership : quelles relations? Quels défis pour les dirigeants? Renforcement des capacités en matière de Leadership au niveau du Secteur Public dans le contexte de la crise financière et économique Par Dr. Najat ZARROUK Introduction Quels défis pour l Administration

Plus en détail

Quelles évolutions a connue la gouvernance mondiale depuis 1944?

Quelles évolutions a connue la gouvernance mondiale depuis 1944? Thème 4 Les échelles de gouvernement dans le monde Chapitre 3 : La gouvernance économique mondiale depuis 1944 L après Seconde Guerre mondiale marque une étape majeure dans la prise de conscience de la

Plus en détail

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14

Approches macroéconomique et fiscale. Introduction à la première partie... 14 TABLE DES MATIERES Préface... 5 Avant- propos... 9 Partie 1 Approches macroéconomique et fiscale Introduction à la première partie... 14 CHAPITRE 1 La politique budgétaire est- elle encore efficace pour

Plus en détail

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL GB.277/ESP/4 (Add.1) 277 e session Conseil d administration Genève, mars 2000 Commission de l'emploi et de la politique sociale ESP QUATRIÈME QUESTION À L ORDRE DU JOUR

Plus en détail

10% Presque tous les secteurs de services enregistrent une forte croissance. Croissance des exportations de services financiers en 2013

10% Presque tous les secteurs de services enregistrent une forte croissance. Croissance des exportations de services financiers en 2013 Presque tous les secteurs de services enregistrent une forte croissance 9% services financiers en 2013 Presque tous les secteurs de services ont progressé en 2013. Les services financiers, qui avaient

Plus en détail

Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014

Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014 Réunion mondiale sur l Éducation pour tous UNESCO, Mascate, Oman 12-14 mai 2014 Déclaration finale de la Réunion mondiale sur l EPT 2014 Accord de Mascate Préambule 1. Nous, ministres, chefs de délégations,

Plus en détail

Avant propos. Cependant, il a été fait la remarque que les calculs effectués ne sont pas exempts de critiques. Le Bénin est un

Avant propos. Cependant, il a été fait la remarque que les calculs effectués ne sont pas exempts de critiques. Le Bénin est un Résumé Les pays en développement (PED) ont bénéficié, au cours de ces trente dernières années, de prêts considérables qui devraient permettre leur décollage rapide. Pour nombre d entre eux dont le Bénin,

Plus en détail

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI

Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Présentation à l Association des économistes québécois Le 19 mai 25 Les perspectives mondiales, les déséquilibres internationaux et le Canada : un point de vue du FMI Kevin G. Lynch Administrateur Fonds

Plus en détail

QUEL RÔLE POUR LE FMI DANS LE NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL?

QUEL RÔLE POUR LE FMI DANS LE NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL? QUEL RÔLE POUR LE FMI DANS LE NOUVEL ORDRE ÉCONOMIQUE MONDIAL? Clément ANNE, clem.anne@hotmail.fr Doctorant, Ecole d Economie de Clermont-Ferrand, CERDI 18/03/2015, Assises Régionales de l économie EN

Plus en détail

CHARLES DAN Candidat du Bénin pour le poste de Directeur général du Bureau international du Travail (BIT)

CHARLES DAN Candidat du Bénin pour le poste de Directeur général du Bureau international du Travail (BIT) CHARLES DAN Candidat du Bénin pour le poste de Directeur général du Bureau international du Travail (BIT) FACONNER ENSEMBLE L OIT DU FUTUR «Pour tout ce qui a été, merci. Pour tout ce qui sera, oui.» (Dag

Plus en détail

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales.

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales. 1 Contribution de Jean Pierre BRARD, député apparenté communiste de Seine Saint Denis, et de Bernard VERA, sénateur communiste de l Essonne, membres du groupe de travail Assemblée nationale Sénat sur la

Plus en détail

LE FRANC CFA : UN INSTRUMENT DE DOMINATION ÉCONOMIQUE? i. Par Noël KODIA Critique littéraire et essayiste http://blog.ifrance.

LE FRANC CFA : UN INSTRUMENT DE DOMINATION ÉCONOMIQUE? i. Par Noël KODIA Critique littéraire et essayiste http://blog.ifrance. Noël KODIA - Le franc Cfa : un instrument de domination économique? LE FRANC CFA : UN INSTRUMENT DE DOMINATION ÉCONOMIQUE? i Par Noël KODIA Critique littéraire et essayiste http://blog.ifrance.com/noelkodia

Plus en détail

L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité

L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité L euro, la Banque centrale européenne et le Pacte de stabilité Université citoyenne d Attac Toulouse, 22 août 2008 Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon Les principes néolibéraux Théories de Hayek, Friedman

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

WS32 Institutions du secteur financier

WS32 Institutions du secteur financier WS32 Institutions du secteur financier Session 1 La vision chinoise Modernisation du système financier chinois : fusion de différentes activités bancaires et financières, accès des ménages au marché des

Plus en détail

INVESTIR AU TCHAD. Le Tchad est un pays d agriculture et d élevage, un pays dont le peuple est laborieux, un pays dont le sous sol est promoteur.

INVESTIR AU TCHAD. Le Tchad est un pays d agriculture et d élevage, un pays dont le peuple est laborieux, un pays dont le sous sol est promoteur. INVESTIR AU TCHAD POURQUOI INVESTIR AU TCHAD Des Potentialités Economiques Enormes Un Environnement Politique et Economique Favorable Une Activité Economique Réglementée Un Cadre Indicatif Favorable. DES

Plus en détail

Plateforme des organisations de la société civile d Afrique de l Ouest sur l Accord de Cotonou (POSCAO-AC)

Plateforme des organisations de la société civile d Afrique de l Ouest sur l Accord de Cotonou (POSCAO-AC) Plateforme des organisations de la société civile d Afrique de l Ouest sur l Accord de Cotonou (POSCAO-AC) Bénin, Burkina Faso, Côte d Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal,

Plus en détail

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège

La crise de 1929. Lionel Artige. Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège La crise de 1929 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Expliquer la crise de 1929? La crise de 1929 a été l objet de nombreuses publications tentant d expliquer ses causes,

Plus en détail

Déclaration des Parlementaires africains sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et l'ordre du jour du développement post 2015

Déclaration des Parlementaires africains sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et l'ordre du jour du développement post 2015 Déclaration des Parlementaires africains sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et l'ordre du jour du développement post 2015 Les parlementaires africains Reconnaissant que les parlements

Plus en détail

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS. Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS 28 mai 2012 Madame la Représentante permanente adjointe de Sri Lanka, Présidente

Plus en détail

7 métiers d avenir pour renforcer la compétitivité du secteur financier africain Avril 2012

7 métiers d avenir pour renforcer la compétitivité du secteur financier africain Avril 2012 7 métiers d avenir pour renforcer la compétitivité du secteur financier africain Avril 2012 Fabrice KOM TCHUENTE Fabrice.kom-tchuente@finafrique.com Deux chiffres pour caractériser le marché financier

Plus en détail

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale?

Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN 18 décembre 2014 à 14:22 Chapitre 4 Comment s opère le financement de l économie mondiale? Ce chapitre ne fait plus partie du programme, mais il est conseillé de

Plus en détail

Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles

Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles République Islamique de Mauritanie Honneur Fraternité - Justice Secrétariat d Etat auprès du Premier Ministre chargé des Technologies Nouvelles Communication de Madame la Secrétaire d Etat Fatimetou Mint

Plus en détail

PRESIDENCE FRANCAISE DU G20 ET DU G8 DE DEAUVILLE A CANNES. www.g20-g8.com

PRESIDENCE FRANCAISE DU G20 ET DU G8 DE DEAUVILLE A CANNES. www.g20-g8.com PRESIDENCE FRANCAISE DU G20 ET DU G8 DE DEAUVILLE A CANNES www.g20-g8.com 1 «Nous avons travailléàla fois sur des enjeux de court terme pour réduire la portée des crises, et de long terme pour faire retrouver

Plus en détail

Rencontres des Professionnels des Marchés de la Dette et du Change. L industrie financière au service de la reprise

Rencontres des Professionnels des Marchés de la Dette et du Change. L industrie financière au service de la reprise Rencontres des Professionnels des Marchés de la Dette et du Change L industrie financière au service de la reprise A l occasion des 5èmes Rencontres des Professionnels des Marchés de la Dette et du Change,

Plus en détail

Charte. pour. de la coopération décentralisée. le développement durable

Charte. pour. de la coopération décentralisée. le développement durable Charte de la coopération décentralisée pour le développement durable Mise en œuvre des principes de l Agenda 21 dans les coopérations transfrontalières, européennes et internationales des collectivités

Plus en détail

NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015)

NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015) NOTE D'INFORMATION SUR L'ÉMISSION OBLIGATAIRE DE $.US 1 MILLIARD SUR 10 ANS (JANVIER 2015) En vue d éclairer l opinion publique tunisienne, initiée et non initiée, sur l opportunité de l émission obligataire

Plus en détail

EXAMEN MUTUEL DE L EFFICACITÉ DU DÉVELOPPEMENT DANS LE CONTEXTE DU NEPAD - INTRODUCTION

EXAMEN MUTUEL DE L EFFICACITÉ DU DÉVELOPPEMENT DANS LE CONTEXTE DU NEPAD - INTRODUCTION Distr.: GÉNÉRALE E/ECA/CM.38/6 6 avril 2005 NATIONS UNIES CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL FRANÇAIS Original: ANGLAIS COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L AFRIQUE Vingt-quatrième réunion du Comité d experts de la

Plus en détail

ATELIER REGIONAL DE MISE EN ŒUVRE DU PARTENARIAT DE BUSAN DANS LE CADRE DE LAPLATEFORME AFRICAINE POUR L EFFICACITE DU DEVELOPPEMENT

ATELIER REGIONAL DE MISE EN ŒUVRE DU PARTENARIAT DE BUSAN DANS LE CADRE DE LAPLATEFORME AFRICAINE POUR L EFFICACITE DU DEVELOPPEMENT ATELIER REGIONAL DE MISE EN ŒUVRE DU PARTENARIAT DE BUSAN DANS LE CADRE DE LAPLATEFORME AFRICAINE POUR L EFFICACITE DU DEVELOPPEMENT KINSHASA, DU 06 08 NOVEMBRE 2012 DISCOURS DE MR. ADAMA COULIBALY DIRECTEUR

Plus en détail

DES COLONIES AUX ETATS NOUVELLEMENT INDEPENDANTS

DES COLONIES AUX ETATS NOUVELLEMENT INDEPENDANTS H3.Thème 2. DES COLONIES AUX ETATS NOUVELLEMENT INDEPENDANTS Comment les colonies accèdent-elles à l indépendance? A quelles difficultés ces nouveaux Etats sont-ils confrontés? Frise p 111. Les différentes

Plus en détail

Groupe de la Banque africaine de développement. ALLOCUTION D OUVERTURE DE M. OMAR KABBAJ Président du Groupe de la Banque africaine de développement

Groupe de la Banque africaine de développement. ALLOCUTION D OUVERTURE DE M. OMAR KABBAJ Président du Groupe de la Banque africaine de développement Groupe de la Banque africaine de développement ALLOCUTION D OUVERTURE DE M. OMAR KABBAJ Président du Groupe de la Banque africaine de développement AU SEMINAIRE DE SENSIBILISATION DES SERVICES DE LA BANQUE

Plus en détail

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique

Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Annexe - Balance des paiements et équilibre macro-économique Les échanges de marchandises (biens et services), de titres et de monnaie d un pays avec l étranger sont enregistrés dans un document comptable

Plus en détail

D un G8 à l autre : suivi des engagements de l Aquila sur la sécurité alimentaire

D un G8 à l autre : suivi des engagements de l Aquila sur la sécurité alimentaire Note Oxfam France juin 2010 D un G8 à l autre : suivi des engagements de l Aquila sur la sécurité alimentaire Analyse de l APD française au secteur agriculture et sécurité alimentaire La crise alimentaire

Plus en détail

Colonisation/colonialisme: variables coloniales dans l économie internationale

Colonisation/colonialisme: variables coloniales dans l économie internationale Colonisation/colonialisme: variables coloniales dans l économie internationale Présentation de David Cobham Heriot-Watt University, Edinburgh 1 Esquisse: Les variables coloniales dans les modèles de gravité

Plus en détail

résumé un développement riche en emplois

résumé un développement riche en emplois ne pas publier avant 00:01 Gmt le mardi 27 mai 2014 résumé un développement riche en emplois Rapport sur le Travail dans le Monde 2014 Un développement riche en emplois Résumé ORGANISATION INTERNATIONALE

Plus en détail

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI

NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI note nº 08 NOTES DE SYNTHÈSE DU PACTE MONDIAL POUR L EMPLOI 1. Résumé SOUTIEN AUX PME ET À LEURS EMPLOYÉS PENDANT LA CRISE La crise financière et économique mondiale érige un certain nombre d obstacles

Plus en détail

APPEL A COMMUNICATIONS

APPEL A COMMUNICATIONS APPEL A COMMUNICATIONS Colloque régional UEMOA-CRDI sur Intégration régionale et stratégies régionales de réduction de la pauvreté 8-10 décembre 2009, Ouagadougou, Burkina Faso Délai de soumission de résumé

Plus en détail

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/772

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/772 Nations Unies A/AC.105/772 Assemblée générale Distr.: Générale 7 décembre 2001 Français Original: Anglais Comité des utilisations pacifiques de l espace extra-atmosphérique Rapport du deuxième Atelier

Plus en détail

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc

Le FMI conclut les consultations de 2008 au titre de l article IV avec le Maroc Note d information au public (NIP) n 08/91 POUR DIFFUSION IMMÉDIATE Le 23 juillet 2008 Fonds monétaire international 700 19 e rue, NW Washington, D. C. 20431 USA Le FMI conclut les consultations de 2008

Plus en détail

COMMUNIQUE : APPEL A ACTION Quatrième conférence internationale africaine sur le développement de la petite enfance 10-12 novembre 2009 Dakar, Sénégal

COMMUNIQUE : APPEL A ACTION Quatrième conférence internationale africaine sur le développement de la petite enfance 10-12 novembre 2009 Dakar, Sénégal COMMUNIQUE : APPEL A ACTION Quatrième conférence internationale africaine sur le développement de la petite enfance 10-12 novembre 2009 Dakar, Sénégal Plus de 500 délégués venant de 44 pays africains et

Plus en détail

Comité pour l annulation de la dette du tiers monde. La dette, une manne pour les créanciers, un drame pour les peuples!

Comité pour l annulation de la dette du tiers monde. La dette, une manne pour les créanciers, un drame pour les peuples! Comité pour l annulation de la dette du tiers monde http://www.cadtm.org/ensemble-pour-imposer-une-autre La dette, une manne pour les créanciers, un drame pour les peuples! L argument de la dette publique

Plus en détail

Les systèmes de taux de change

Les systèmes de taux de change Les systèmes de taux de change Du taux de change fixe au taux de change flottant 2012 1 Introduction Dans une économie globalisée, avec des marchés financiers intégrés, comme celle dans laquelle nous vivons

Plus en détail

Rapport sur le travail dans le monde 2012

Rapport sur le travail dans le monde 2012 Rapport sur le travail dans le monde 2012 De meilleurs emplois pour une économie meilleure Résumé ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL INSTITUT INTERNATIONAL D ÉTUDES SOCIALES Comment sortir du piège

Plus en détail

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire

Définir le collectif : retour d expérience du G20 sur la sécurité alimentaire Pierre Jacquet Pierre Jacquet est chef économiste de l Agence Française de Développement (AFD). Il est membre du Conseil économique pour le développement durable (CEDD). Définir le collectif : retour d

Plus en détail

Expansion des dépôts en devises à Taiwan: facteurs explicatifs

Expansion des dépôts en devises à Taiwan: facteurs explicatifs Ben S. C. Fung (+852) 2878 718 ben.fung@bis.org Robert N. McCauley (+852) 2878 71 robert.mccauley@bis.org Expansion des dépôts en devises à Taiwan: facteurs explicatifs La demande de comptes bancaires

Plus en détail

Innovation & Internationalisation (I²)

Innovation & Internationalisation (I²) Partenariats d intérêt mutuel bien compris, tout azimut Les inter-pme panafricaines et internationales réalisées massivement Innovation & Internationalisation (I²) L Afrique se tire elle-même du marécage

Plus en détail

La gouvernance foncière Agissons pour sa mise en œuvre!

La gouvernance foncière Agissons pour sa mise en œuvre! La gouvernance foncière Agissons pour sa mise en œuvre! Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de

Plus en détail

Guerre des devises : implications pour l investisseur canadien

Guerre des devises : implications pour l investisseur canadien Guerre des devises : implications pour l investisseur canadien 9 septembre 2014 Équipe de répartition de l actif et des devises Vincent Lépine Vice-président, Répartition de l'actif et gestion des devises

Plus en détail

De quoi dépendent les taux de change? Si déficit dans les échanges extérieurs M>X demande de devises étrangères contre la monnaie nationale > offre

De quoi dépendent les taux de change? Si déficit dans les échanges extérieurs M>X demande de devises étrangères contre la monnaie nationale > offre De quoi dépendent les taux de change? Si déficit dans les échanges extérieurs M>X demande de devises étrangères contre la monnaie nationale > offre de devises étrangères contre monnaie nationale dépréciation

Plus en détail

Que faut-il attendre du prochain plenum?

Que faut-il attendre du prochain plenum? Que faut-il attendre du prochain plenum? Article écrit par André Chieng, Pékin, 14 janvier 2014 Il est de tradition pour le PCC de tenir un plenum chaque automne. Il s agit de réunir pendant une semaine

Plus en détail

ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX

ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX INTERNATIONAUX 1 ANALYSES DE L EXECUTION DU BUDGET DE L ETAT PAR MISSIONS ET PROGRAMMES EXERCICE 2011 COMPTE DE CONCOURS FINANCIERS ACCORDS MONÉTAIRES INTERNATIONAUX MAI 2012 INTERNATIONAUX 3 Compte de

Plus en détail

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les

LA ZONE EURO TRAVERSE UNE CRISE d une exceptionnelle gravité ; les 01 Intérieur LP 56 12/03/12 19:17 Page 129 Sortir de la crise de la dette en zone euro PIERRE DE LAUZUN* Points d attention 2012 * Économiste. Derniers ouvrages parus : L Économie et le Christianisme (F.-X.

Plus en détail

PARTENARIAT ET DIALOGUE POLITIQUE

PARTENARIAT ET DIALOGUE POLITIQUE PARTENARIAT ET DIALOGUE POLITIQUE John IGUE Professeur, Directeur Scientifique du Laboratoire d Analyse Régionale et d Expertise sociale (LARES) Cotonou (Bénin) La fin du communisme à partir de la destruction

Plus en détail

Il faut un véritable Bretton Woods II

Il faut un véritable Bretton Woods II Il faut un véritable Bretton Woods II par PIERRE PASCALLON Professeur Agrégé de Faculté - 1 - Nos dirigeants politiques européens - Nicolas Sarkozy, mais aussi Gordon Brown, Premier Ministre britannique,

Plus en détail

CONTRIBUTION DES MINISTRES DE LA CONFEMEN POUR LA DÉFINITION DES PRIORITÉS DE L ÉDUCATION POUR L AGENDA DE L APRÈS 2015

CONTRIBUTION DES MINISTRES DE LA CONFEMEN POUR LA DÉFINITION DES PRIORITÉS DE L ÉDUCATION POUR L AGENDA DE L APRÈS 2015 CONTRIBUTION DES MINISTRES DE LA CONFEMEN POUR LA DÉFINITION DES PRIORITÉS DE L ÉDUCATION POUR L AGENDA DE L APRÈS 2015 La CONFEMEN a adhéré à l initiative «l Éducation avant tout» du Secrétaire général

Plus en détail

Forum de l investissement Ateliers d Experts. 15 Octobre 2011. Les Dangers de l Assurance Vie

Forum de l investissement Ateliers d Experts. 15 Octobre 2011. Les Dangers de l Assurance Vie Forum de l investissement Ateliers d Experts 15 Octobre 2011 Les Dangers de l Assurance Vie L assurance vie c est quoi? Le placement préféré des français Environ 1 500 milliards d euros épargnés par les

Plus en détail

Principles Impératif Juillet 2009. Les principes de gestion et de «leadership» chez Nestlé

Principles Impératif Juillet 2009. Les principes de gestion et de «leadership» chez Nestlé Principles Impératif Juillet 2009 Les principes de gestion et de «leadership» chez Nestlé Principles Impératif Juillet 2009 Fonction émettrice Département des Ressources humaines Auteur/département émetteur

Plus en détail

Epargne et investissement

Epargne et investissement Epargne et investissement Nature du sujet : Sujet de type «mise en relation». Mots-clés / Définitions : Tous! «Epargne» : Part du revenu qui n est pas consommée Epargne des ménages : - Concept le plus

Plus en détail

Révision du «Cadre conceptuel» de l IASB : PROPOSITIONS POUR UNE COMPTABILITE PLUS PRUDENTE ET CENTREE SUR LE «BUSINESS MODEL»

Révision du «Cadre conceptuel» de l IASB : PROPOSITIONS POUR UNE COMPTABILITE PLUS PRUDENTE ET CENTREE SUR LE «BUSINESS MODEL» Révision du «Cadre conceptuel» de l IASB : PROPOSITIONS POUR UNE COMPTABILITE PLUS PRUDENTE ET CENTREE SUR LE «BUSINESS MODEL» La représentation de l activité des entreprises, dans les normes comptables

Plus en détail

Conseil économique et social

Conseil économique et social NATIONS UNIES Conseil économique et social Distr. GÉNÉRALE ECE/CECI/FID/2007/2 16 mai 2007 FRANÇAIS Original: ANGLAIS E COMMISSION ÉCONOMIQUE POUR L EUROPE COMITÉ DE LA COOPÉRATION ET DE L INTÉGRATION

Plus en détail

NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA

NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA NOTRE SOUTIEN AU DéVELOPPEMENT DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DANS L UEMOA MFW4A La finance au service de l afrique

Plus en détail

Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence

Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence ministérielle sur la migration et le développement. Plan d Action

Plus en détail

Capital in the twenty- First Century

Capital in the twenty- First Century Capital in the twenty- First Century 21 2013 9 2014 3 19 20 20 21 Capital in the twenty-first Century 20 19 18 20 80~90 World top income Database 1/4 1/4 XVi 20 90 2000 2010 / / 90% 100% 20 90 1/3~1/2

Plus en détail

DISCOURS DE CLOTURE DU 44 E CONGRES DE LA FPI François Payelle, Président de la FPI France

DISCOURS DE CLOTURE DU 44 E CONGRES DE LA FPI François Payelle, Président de la FPI France DISCOURS DE CLOTURE DU 44 E CONGRES DE LA FPI François Payelle, Président de la FPI France Lyon, le 20/06/2014 Madame la Ministre, Monsieur le Sénateur Maire, Mesdames, Messieurs les Elus, Chers Congressistes,

Plus en détail

Quels enseignements de l expérience française (1983-1990)

Quels enseignements de l expérience française (1983-1990) Développement des marchés de capitaux Quels enseignements de l expérience française (1983-1990) Séminaire de clôture Tunis, le 23 mai 2013 Françoise Drumetz Directeur de la coopération extérieure CONTEXTE

Plus en détail

En collaboration avec

En collaboration avec En collaboration avec Termes de Référence de l atelier National de partage et d élaboration du cadre stratégique de l Observatoire de la société civile sur la Gouvernance des Terres et des Ressources Naturelles.

Plus en détail

Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement

Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement Le problème de la dette (grecque) Un concept articulant résolution du problème de la dette et investissement Gabriel Colletis Jean-Philippe Robé Robert Salais Athènes 2 Juin2015 Plan Quelques remarques

Plus en détail

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire

Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Chapitre 9 : Les étapes de la construction de l Europe monétaire Que dit le Traité de Rome en matière monétaire? Pas de propos très détaillés. Ce qui est mentionné, c est l ambition de créer une aire régionale

Plus en détail

et à Hammamet (en Tunisie) 4, en mars 2013. Ces consultations ont été complétées par une enquête en ligne 5 amorcée en 2011.

et à Hammamet (en Tunisie) 4, en mars 2013. Ces consultations ont été complétées par une enquête en ligne 5 amorcée en 2011. Document final des consultations régionales sur le programme de développement après-2015 Contexte Partout dans le monde, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont généré des actions de

Plus en détail

la voie bilatérale reste la meilleure option

la voie bilatérale reste la meilleure option WWW.ELECTIONS.CH FICHE THEMATIQUE : SUISSE-UE la voie bilatérale reste la meilleure option L UE est un des principaux partenaires commerciaux de la Suisse. A l inverse, la Suisse est le deuxième partenaire

Plus en détail

Déroulement des travaux. Jour 1

Déroulement des travaux. Jour 1 Atelier national sur le partage des résultats de l étude et la mobilisation des organisations de la société civile pour le lancement d une campagne de plaidoyer autour de l accaparement des terres au Cameroun

Plus en détail

LES NON-ALIGNÉS D HIER À AUJOURD HUI

LES NON-ALIGNÉS D HIER À AUJOURD HUI ÉDITORIAL LES NON-ALIGNÉS D HIER À AUJOURD HUI MICHEL ROGALSKI Privé de la présence de Fidel Castro pour cause de maladie, le XIV e Sommet des Non-alignés s est tenu en septembre 2006 à La Havane. L usage

Plus en détail

Comprendre les négociations internationales sur le climat. Contexte, historique et enjeux

Comprendre les négociations internationales sur le climat. Contexte, historique et enjeux Comprendre les négociations internationales sur le climat Contexte, historique et enjeux Chapitre 1 LE CONTEXTE: L URGENCE CLIMATIQUE La planète s est déjà réchauffée de +0,8 C Les impacts Les impacts

Plus en détail

E/CN.6/2010/CRP.9. Compte-rendu de l animateur de la réunion. Distr. limitée 11 mars 2010 Français Original : anglais

E/CN.6/2010/CRP.9. Compte-rendu de l animateur de la réunion. Distr. limitée 11 mars 2010 Français Original : anglais Distr. limitée 11 mars 2010 Français Original : anglais Commission de la condition de la femme Cinquante-quatrième session 1 er -12 mars 2010 Point 3 a) de l ordre du jour Suivi de la quatrième Conférence

Plus en détail

Compte-rendu de la rencontre politique tenue à la Maison du commerce de la Chambre de commerce du Saguenay, lundi le 1er décembre 2008.

Compte-rendu de la rencontre politique tenue à la Maison du commerce de la Chambre de commerce du Saguenay, lundi le 1er décembre 2008. Compterendu de la rencontre politique tenue à la Maison du commerce de la Chambre de commerce du Saguenay, lundi le 1er décembre 2008. Animateurs de la rencontre : Madame Nadine Daoud, présidente de la

Plus en détail

FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE

FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE La fracture agricole mondiale : «Ouvrir des perspectives pour les espaces en développement» 4 et 5 février 2005 Rapport - ATELIER 2A Thème : Les modèles économiques

Plus en détail

Le globalisme économique du Royaume-Uni

Le globalisme économique du Royaume-Uni Le globalisme économique du Royaume-Uni Alexis GARATTI Artisan et partisan de longue date de la globalisation, le Royaume-Uni souffre plus intensément des effets de la crise. Malgré ces difficultés, les

Plus en détail

25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE

25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE 25 PROPOSITIONS POUR UNE RÉPUBLIQUE LAÏQUE AU XXI ÈME SIÈCLE Fidèle aux exigences de Liberté, d Égalité et de Fraternité qui le fondent, le Grand Orient de France a pour principe essentiel la liberté absolue

Plus en détail

PROGRAMME D APPUI AUX ORGANISATIONS PAYSANNES AFRICAINES (PAOPA) PHASE PRINCIPALE DOCUMENT DE PROGRAMME REGIONAL

PROGRAMME D APPUI AUX ORGANISATIONS PAYSANNES AFRICAINES (PAOPA) PHASE PRINCIPALE DOCUMENT DE PROGRAMME REGIONAL PROGRAMME D APPUI AUX ORGANISATIONS PAYSANNES AFRICAINES (PAOPA) PHASE PRINCIPALE DOCUMENT DE PROGRAMME REGIONAL 2 SFOAP Main Phase Regional Programme Documents - PAFO Table des matières I. Et si nous

Plus en détail

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de

Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et plus de L IDA EN ACTION Réponse de la Banque mondiale à la crise alimentaire Flambée des prix alimentaires : tendances, causes et perspectives Depuis janvier 2006, les prix des céréales ont plus que doublé, et

Plus en détail

Le jeu «Si le monde était un village» Source : Afric Impact

Le jeu «Si le monde était un village» Source : Afric Impact Le jeu «Si le monde était un village» Source : Afric Impact Niveau / âge des participants Enfants (à partir de 12 ans), adolescents et adultes. Temps/durée d animation Environ ¼ d heure. Nombre d animateurs

Plus en détail

Mécanismes monétaires et financiers

Mécanismes monétaires et financiers Mécanismes monétaires et financiers Département IG, 1ère année (IG3) Polytech Montpellier Cours et TD : Marie MUSARD-GIES Introduction au cours (1/2) Marchés financiers (cf cours économie) Plus grande

Plus en détail

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010

75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-2010 75 ANS D HISTOIRE EN CHIFFRES : 1935-21 L économie canadienne depuis la fondation de la Banque du Canada Première édition : le 11 mars 21 Mise à jour : le 16 decembre 21 1 La Banque du Canada, fondée en

Plus en détail

Le nouvel espace politique européen

Le nouvel espace politique européen Frédéric Lebaron à l issue de la séquence électorale récente, en particulier en France et en Grèce, le nouveau champ politique issu de la crise financière se dessine plus clairement en Europe. L Union

Plus en détail

LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL

LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL LE FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL BIBLIOGRAPHIE Lenain P., 2002, Le FMI, Repères, La découverte. (code LEA 332.15 LEN) SITE INTERNET : www.imf.org I LE FMI, INSTITUTION CENTRALE DU NOUVEL ORDRE MONETAIRE

Plus en détail

Camus l a joliment formulé : le seul. introduction

Camus l a joliment formulé : le seul. introduction introduction Camus l a joliment formulé : le seul choix qui s offre à nous, aujourd hui, est d être soit un pessimiste qui rit, soit un optimiste qui pleure. L optimiste croit que tout va bien. Dans La

Plus en détail

Trading our health away. Prêts à échanger votre santé?

Trading our health away. Prêts à échanger votre santé? Trading our health away Prêts à échanger votre santé? Plan I. Est-ce grave docteur? 1. Tensiomètre : définir les concepts 2. Documentaire : une pêche d'enfer 3. Quiz : les raisons du libre-échange 4. Photo-langage

Plus en détail

Monsieur le Premier Ministre ; Chers Collègues ; Mesdames et Messieurs.

Monsieur le Premier Ministre ; Chers Collègues ; Mesdames et Messieurs. COMMUNICATION DE MONSIEUR LE MINISTRE DU COMMERCE A L OCCASION DE LA CEREMONIE D OUVERTURE DES TRAVAUX DE LA «CONFERENCE NATIONALE SUR LE COMMERCE EXTERIEUR» - Monsieur le Premier Ministre ; - Excellences

Plus en détail

Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne. Résumé

Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne. Résumé Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne Résumé 1 Rapport 2012 de l Observatoire de la téléphonie mobile en Afrique subsaharienne Au cours de la dernière décennie,

Plus en détail

Promotion des investissements au Maroc

Promotion des investissements au Maroc Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 Document de travail n 08 Promotion des investissements au Maroc Mai 1996 L objet de la

Plus en détail

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté. Forces, limites et options stratégiques

Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté. Forces, limites et options stratégiques Expérience du Maroc en matière de lutte contre la pauvreté Forces, limites et options stratégiques Lahcen ACHY Economiste Principal, Centre Carnegie du Moyen Orient Septembre 2010 Le Maroc a enregistré

Plus en détail

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires

À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 JUSQU À PUBLICATION. Courants contraires POUR DIFFUSION : À Pékin (heure de Pékin) : 11h00, 20 janvier 2015 À Washington (heure de Washington) : 22h00, 19 janvier 2015 STRICTEMENT CONFIDENTIEL JUSQU À PUBLICATION Courants contraires La baisse

Plus en détail