Evénement EVPA du 04 avril Compte-rendu des discussions

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1 Evénement EVPA du 04 avril 2013 Compte-rendu des discussions Contexte : La réunion de travail réunissait des membres français du réseau EVPA au siège du Crédit Coopératif, pour une matinée d échanges sur les sujets d actualité pour le secteur de la venture philanthropy. Participants : Comptoir de l Innovation Groupe SOS : Louise Swistek ; Crédit Coopératif : Hugues Sibille, Pierre Valentin, Aurélie de Fonvielle, Anthony Degouve ; Ecofi Investissements : François Lett ; EVPA : Kurt Peleman, Christine Castille ; Fondation Grameen Crédit Agricole : Jean-Luc Perron ; L Initiative Philanthropique : Jerome Kohler Natixis Private Equity : Pierre Hervé ; PhiTrust Partenaires : Olivier de Guerre, Florence Goudchaux ; Social Venture Fund : Florian Erber ; Indépendant : Xavier Thauron. Citizen Capital: Laurence Méhaignerie 1- Atelier : Venture philanthropy et social investment en France Animateur: Kurt Peleman, Directeur Général de l EVPA Crédit Coopératif Pierre Valentin Pierre Valentin a rappelé le rôle du Crédit Coopératif dans l investissement social et l économie sociale et solidaire en France, et notamment via la filiale ESFIN-IDES qui gère des outils de financements. Il note qu il y a de plus en plus d investisseurs sociaux sur le marché, même si cela reste encore insuffisant par rapport aux besoins du marché. Du côté de l offre, les investisseurs sont assez variés, les principaux étant : - Les fonds solidaires : La législation française avec les fonds d épargne solidaire a crée une réelle augmentation des montants disponibles à l investissement social. Pour rappel, ces fonds sont des OPCVM dont entre 5% et max. 10% de leurs investissements sont des actifs non cotés et sont investis dans des entreprises «solidaires» (selon la définition donnée par la législation française). L épargne salariale est obligatoire pour toutes les entreprises d une certaine taille, et l offre doit forcément inclure au minimum trois choix de fonds, dont au minimum un doit être un fonds solidaire, depuis la Loi de De ce fait, aujourd hui en France les fonds solidaires représentent environ 2,5 milliards d euros d encours, dont environ 250 millions d euros servent à refinancer des entreprises solidaires ; 1

2 - Les fondations actives dans l impact investing : il n y en a pas encore beaucoup dans le paysage français, à cause des aspects techniques plus que juridiques, qui les empêchent de développer ce type d activités ; - Fonds d investissements : family offices, banques privées, Du côté de la demande, on trouve un marché très important en France : - ~8% du PIB en France et 10% de l emploi (1.9 millions de salariés dans le monde associatif) ; - «Entreprises solidaires» (dans l insertion, accompagnement vers l emploi, etc). Ces structures ont des besoins importants en capitaux propres. Une des solutions est le titre associatif («TA»), titre crée par la législation française dans les années 80 mais qui a été très peu utilisé. Le Crédit Coopératif est un des seuls à avoir émis des TA pour l ONG ACTED en 2012 ; une 2 ème émission est en cours ; une seule autre émission a eu lieu sur le marché en Dans le cadre de la loi de l économie sociale et solidaire qui sera présentée en Juillet 2013, le Crédit Coopératif a participé aux travaux du Pôle Finance Innovation, qui se sont notamment traduits par 4 propositions d améliorations afin de rendre les TA plus attractifs : 1- Le taux maximum fixé par la loi à TMO+2.5% actuellement. Il est proposé qu il soit augmenté à TMO+5% pour être plus attractif pour les investisseurs ; 2- La durée actuelle est «perpétuelle» : la proposition est de ne pas fixer d échéance mais d imposer que l émetteur rembourse automatiquement les détenteurs de TA dès lors que les montants des excédents cumulés dégagés par l émetteur atteignent un montant supérieur à celui de l émission ; 3- Proposer que les TA soient reconnus comme titres de capital dans le décompte des actifs des sociétés de capital-risque et fonds communs de placement à risque (FCPR), qui ont l obligation d avoir au moins 50% de leur portefeuille en capital ; 4- Lorsqu une association répond aux caractéristiques d une PME (selon la définition européenne), il est proposé est que les investisseurs en TA en faveur d une association reconnue comme telle puissent bénéficier des mêmes avantages fiscaux que ceux attribués aux investisseurs dans les PME. Comptoir de l innovation Louise Swistek Le Groupe SOS, en tant qu entreprise sociale lui-même, a décidé de créer son propre outil de d investissement dans des entreprises sociales. Le Comptoir de l innovation (CDI) intervient en fonds propres et en quasi-fonds propres (notamment par des prêts participatifs) dans des coopératives, des associations et des entreprises classiques mais qui ont une mission sociale. Les investissements se font en priorité en France et éventuellement en Europe selon les opportunités. Les tickets sont de 500 k à 1,5M (moyenne de 700 k ). Les investisseurs sont des fonds de l épargne solidaire (ex. Amundi), des investisseurs qualifiés (personnes privées), et des assureurs, ces derniers montrent d ailleurs de plus en plus d intérêt sur l impact investing). La démarche du CDI découle d un double constat: 1- Les besoins en capitaux sont importants dans les entreprises sociales du domaine de la santé ; médico-social (car les investissements sont généralement lourds et amortissables sur de longues durées), secteur dans lequel est actif le Groupe SOS ; 2- L offre de solutions de financements long terme ou d apport en capital est faible ou inadaptée. Il y a tout un travail de communication et de pédagogie à réaliser entre le monde associatif/les entrepreneurs sociaux d une part, et les investisseurs sociaux d autre part, notamment sur les outils existants, leur fonctionnement, etc. 2

3 Phitrust Partenaires Olivier de Guerre Depuis 2005, Phitrust Partenaires a investi environ 8M (tickets entre 800k et 1M ) dans une vingtaine de projets. Les constats sur le marché de l investissement social en France sont les suivants : 1- Les besoins de financement des entreprises sociales ne sont pas servis pas les investisseurs, privés ou institutionnels, qui ne sont pas encore suffisamment nombreux ; 2- La gouvernance et l organisation des entreprises sociales est un des points-clés pour que des investisseurs puissent être confortables d investir dans la structure : or il y a un important travail d accompagnement qui est nécessaire, et qui est donc consommateur de ressources ; 3- Il y a un mélange et un manque de clarté au niveau des «termes» qui sont utilisées dans le secteur (entre venture philanthropy, investissement social, investisseurs sociaux, entreprise sociale, entreprise solidaire, fonds sociaux, fonds solidaires, impact investing, économie sociale et solidaire, etc ). Un réel travail d unification et de définition est nécessaire pour améliorer la communication et la visibilité du secteur et de l activité de venture philanthropy. Et les questions qui se posent au secteur sont : - Comment arriver à attirer les investisseurs? - Comment dépasser les barrières culturelles qui existent en France sur la question de l investissement dans le domaine du «social» (antagoniste dans les mentalités françaises)? - Comment faire passer le message que les rendements sont certes plus bas, mais que le risque est moins élevé? Développer qq exemples de bonnes pratiques pour mieux illustrer la démarche VP. Deux enjeux importants sont évoqués par Olivier de Guerre: 1- Augmenter le nombre d acteurs (du coté de l offre), en attirant à la fois des investisseurs privés et institutionnels ; 2- Chercher une cohérence entre la loi française et la loi européenne sur les définitions qui sont données autour de l entrepreneuriat social (entreprise sociale/solidaire). Hugues Sibille (Crédit Coopératif) réagit au commentaire d Olivier de Guerre en évoquant que la particularité française est liée à l historique du monde associatif français, où il n y a pas de «culture» des fonds propres. Les grandes associations ont peu à peu constitué des fonds propres par les dons; mais il n y avait pas de réflexion autour de ces besoins de fonds propres jusqu à récemment : la crise amène effectivement les associations à trouver des solutions alternatives. Il y a donc un enjeu d évolution des mentalités, une évolution culturelle. A cela s ajoute que le monde associatif en France a une culture forte de l autonomie. Alors qu avec des investisseurs il y a des exigences, des résultats qui sont demandés (sur la mission de l entité). L entrepreneuriat social est encore seulement une petite partie de l économie sociale et solidaire en France comparé au monde associatif qui est très important et qui peu à peu devra passer à la nouvelle approche. Hugues Sibille indique qu il y a aussi deux tendances sur le marché qui n ont pas encore été évoquées : 1- La mesure de l impact social : en France il y a un retard sur la question, il n y a pas de «boite à outils» et d indicateurs-clés définis et sur lesquels les acteurs du secteur se seraient accordés ; il va donc y avoir un travail important à faire dans ce domaine ; 2- La Banque Publique d Investissement (BPI) qui est en création devrait jouer un rôle de levier pour l entrepreneuriat social dans les années à venir. Fondation Grameen Crédit Agricole Jean-Luc Perron La Fondation, créée en 2008, intervient dans les pays en développement sur 2 modes : la microfinance et le «social business». En ce qui concerne l investissement dans des entreprises de «3

4 social business», cette activité sera développée à l avenir au travers d un fonds créé à l initiative de la Fondation, le Social Business Fund (SFB). Le Fonds, d un montant visé de 20 millions d Euros, a été juridiquement créé en novembre 2012, mais ne sera opérationnel qu à l issue de la levée de fonds en cours. Il interviendra exclusivement dans des entreprises de «social business». La Fondation définit un «social business» non pas en fonction de son statut, mais en fonction de sa mission sociale et des règles du jeu en matière de distribution de profit (pas ou peu de dividendes). Aussi, le Fonds investira dans : - Des entreprises dont le business model est axé sur l accès aux biens et aux services essentiels en faveur des populations les plus pauvres ; - Des entreprises qui créent des chaines de valeur «inclusives», et qui de ce fait génère des revenus pour les populations les plus pauvres Le Fonds interviendra en fonds propres, en dette ou en garantie. Il aura une durée de vie de 10 ans. Spécificité : n offre pas de rémunération du capital, à la fin de la période au maximum seuls les montants investis pourront être récupérés par les investisseurs. Mécanisme de gestion : le fonds est un fonds d investissement spécialisé, loi du Luxembourg, car la réglementation luxembourgeoise était plus adaptée. Elle permet notamment une «auto-gestion» du Fonds, moins coûteuse alors qu en France il faut nécessairement une société de gestion agréée pour un FCPR. De plus, comparé à un FCPR où la partie dédiée à la dette est plafonnée, ce modèle de fonds permet plus de flexibilité sur la répartition entre dette et capital. Par ailleurs, le fonds pourra créer, quand cela sera nécessaire, un autre compartiment au sein même du fonds actuel (ce qui est moins courant en France, l exemple est donné par un autre participant du FCPR Ardens mais qui est plutôt une exception). La Fondation a déjà investi dans 6 entreprises de social business, 2 autres investissements ont été approuvés récemment (objectif : dizaine fin 2013) ; Pays d intervention : Cameroun, Bangladesh, Cambodge (pays en développement) ; La Fondation investira dans le fonds à hauteur de 20% du total, notamment en lui transférant les investissements qu elle a déjà réalisés ; elle jouera en outre le rôle de conseil exclusif du fonds (qui est en auto-gestion) et sera rémunérée selon les coûts réels et non dans une logique de frais de gestion (et encore moins de «carried interest» que l on voit dans les fonds classiques). Ecofi Investissements François Lett Ecofi gère pour 43 M d investissements solidaires dans 53 entités différentes. François Lett pense qu il y a aujourd hui assez d entreprises mais plutôt un manque au niveau des investisseurs et financeurs. Ecofi a une section de fonds éthiques et solidaires et offre des outils innovants, dont voici quelques exemples: - Les fonds de partage : fonds classique mais dont une partie ou la totalité du rendement du fonds est reversée sous forme de don à une association à but non-lucratif (NB : le contexte actuel n est pas du tout favorable au développement de ce type de fonds du fait des taux monétaires très bas) ; - Les fonds Solidaires, déjà évoqués plus haut, mais qui ne sont pas toujours adaptés aux besoins du marché du fait de leur aversion élevée au risque, avec en majorité du financement en dette et à maximum 5 ans ; alors que les besoins des entreprises sociales sont plutôt à long terme et en fonds propres. La liquidité des investissements dans les entreprises sociales est également un enjeu majeur. Une idée pour résoudre ce problème a été de proposer des «contrats de liquidité», qui permettraient aux investisseurs d avoir une certaine sécurité sur la liquidité de leur titre. Les banques se portent garantes de ce contrat de liquidité (en échange d une rémunération). Afin de pouvoir exercer ce contrat de liquidité, l investisseur (le fonds) doit prouver qu il a un besoin impérieux de se défaire de 4

5 l investissement et/ou que des conditions préalablement établies sont réunies (ex : si 90% du fonds baisse alors besoin de liquidité sur les 10% restants, etc) ; dans ce cas, la banque prendrait le relais (achat du titre). Cependant, il faudrait un pool de banques pour que le mécanisme fonctionne. L Etat était intéressé par ce schéma et pourrait le soutenir à hauteur de 50 M, mais peu de banques ont montré d intérêt. Les différents participants listent les systèmes de garantie disponibles : - Oséo : Phitrust a réussit à en bénéficier pour des investissements en France ; - AFD : pour l international, l octroi de garantie a cependant été stoppé ; - BPI : l établissement public devrait jouer dans le développement d un système de garantie. Initiative Philanthropique Jerome Kohler L Initiative Philanthropique a une activité de conseil en mécénat et activités philanthropiques auprès de grandes fortunes et d entreprises. Les différents constats : - Il existe une étude qui montre les différences entre l Europe du sud (plus proche de la philanthropie classique) et l Europe du Nord qui adopte un mode beaucoup plus entrepreneurial dans son approche de l aide / du social. Par exemple, le rôle des fondations qui sont un véhicule plus commercial qui structure des activités philanthropiques de façon entrepreneuriale ; - Cette tendance touche la France avec l émergence des fondations, et une approche plus entrepreneuriale de la philanthropie. Ceci est aussi lié au fait qu un certain nombre d entrepreneurs qui se posent la question de la Philanthropie à titre personnel mais aussi au titre de leur entreprise ; - Une des problématiques soulevée est l utilisation du terme venture philanthropy, par des acteurs qui ne font pas de philanthropie! Comment ne pas perdre le lien avec la philanthropie et l esprit initial de celle-ci? Citizen Capital Laurence Méhaignerie Citizen Capital est un fonds d investissement qui a des objectifs financiers, soutenant des petites PME en forte croissance dans les secteurs de la mobilité sociale ou dont l activité a un impact social. Le défi est de concilier performance et impact dans ces sociétés. L un des enjeux majeurs de ce type d investissement reste, comme l avait mentionné Olivier de Guerre (Phitrust Partenaires), l accompagnement des entrepreneurs. Autres points / idées abordés par les participants: - Il y a un manque de clarté au niveau des investisseurs institutionnels, surtout pour le monde de l entrepreneuriat social ; - Dans certains cas les avantages fiscaux peuvent être un bon rendement. Est-ce un autre moyen de faire de l investissement social? dans quelle mesure cela n est-il parfois pas contradictoire? (exemple des grands pétroliers qui font des dons qui sont ensuite fiscalement déductibles pour des associations/programmes en faveur de l environnement, ) Indépendant Xavier Thauron Xavier Thauron est membre du comité de pilotage de la Commission ESG de l'afic (Association Française des Investisseurs pour la Croissance), en charge de l'impact Investing et des relations avec l'evpa. L'Afic a créé début 2013 une Commission ESG issue de son club Développement Durable. Celle-ci a prévu de créer des liens formels avec plusieurs organisations soeur dont l'evpa et va promouvoir 5

6 l'adhésion des ses membres à l'evpa et l'animation de la communauté Française Private Equity de l'evpa. 2- Le développement de la venture philanthropy et du social investment en Allemagne Florian Erber, Directeur des investissements, Social Venture Fund (SVF) SVF est un fonds créé en 2009, suite au constat qu une importante demande d entreprises sociales en Allemagne n était pas satisfaite. Le fonds est aujourd hui de 75 M, structuré comme un fonds classique de venture capital. Avec une maturité de 10 ans (extensible de 2ans). Il compte actuellement 20 investisseurs, principalement privés, originaires d Allemagne, Suisse et de Grande- Bretagne (une fondation). Le fonds investit en Europe (pas uniquement en Allemagne). Unicredit est l un des investisseurs. Les investissements sont réalisés dans des entreprises qui ont des activités diverses : centre de soins, aide à la personne, handicap, microdons, SVF s intéresse beaucoup au social impact bond de Grande-Bretagne, notamment pour voir comment cela peut être adapté au contexte allemand, étant donné que le secteur y est très différent. Présentation du secteur social en Allemagne : Le secteur social est très important et fort en Allemagne. Il repose principalement sur 3 types de structures : 1- Le secteur public (agence gouvernementales, ) ; 2- Le secteur privé (hôpitaux, ) ; 3- Les grandes organisations sociales, généralement basées sur des fondations religieuses (protestantes/catholiques), telles que Caritas ; 4- Les nouvelles entreprises sociales / investisseurs sociaux, qui viennent d une certaine manière concurrencer le secteur des grandes organisations déjà bien implantées. Pour SVF, l entreprise sociale se définit par rapport à sa mission : est-ce que le business model a une vision sociale/un objectif social en lui-même? Dans le domaine de l investissement social en Allemagne : - Le gouvernement n est pas très actif, seule la KfW a demarré un fonds de 2 M dédié aux entreprises sociales (en direct) ; - Les fondations : très importantes en Allemagne (ca. 100 Mds d euros). La plupart des fondations investissent leurs actifs dans des fonds classiques et utilisent les bénéfices pour faire des dons à des programmes sociaux. Il y a parfois des contradictions dans ce mode d investissement. Cependant les fondations sont soumises à une réglementation contraignante et ont peur d investir (elles n ont pas toujours les capacités pour gérer de ce type d activité). Quelques fondations font de l investissement social sur leurs fonds propres (en prêt, garantie à des organismes sociaux, ) ; c est notamment le cas des fondations d entreprises créées par entrepreneurs/ fondateurs ; - Banques allemandes : 2-3 banques investies dans le domaine social : Triodos, GLS. Ces dernières n investissent cependant pas dans les fonds ; - Privés fortunés: 2-3 family offices ont investi dans SVF. En général ils sont plus ouverts à l innovation et comprennent le monde entrepreneurial ; - Banque privée : quelques grandes banques suisses telles UBS souhaitent faire le lien entre leurs clients et la venture philanthropy, mais il y a une réelle difficulté pour eux à comprendre réellement de quoi il s agit pour ensuite arriver à le communiquer (manque d expérience du secteur social). 6

7 Les attentes des investisseurs en Allemagne sont plutôt le souhait de préserver le capital, les rendements attendus sont un peu au-dessus de l inflation (~3-4%). Contrairement aux pays anglosaxons où les attentes de rendements sont plus élevées. Enjeu de la liquidité : il n y a que 2 fonds tels que SVF en Allemagne, soit un très faible développement. Il y a un fort besoin de «raconter les succès» pour prouver que le business model marche et donc gagner la confiance et l intérêt de plus d investisseurs. Il y a un manque de réseaux/ associations en Allemagne pour les entrepreneurs sociaux (comme Ashoka) et qui puissent créer des dynamiques Synthèse - Il existe des opportunités mais il y a nécessité de plus de fonds et surtout de fonds plus grands, sinon le modèle est trop coûteux. Les frais de gestion de ce type de structures sont estimés à 4% environ (élevé par rapport à un fonds classique : 1,5-2%) ; - Comparé à d autres secteurs (ex. nouvelles technologies), les entreprises sociales n ont pas accès à des aides ou subventions pour aider au développement du secteur, ou de fiscalité avantageuse ; - Manque de moyens mis en œuvre pour soutenir le secteur ; comparé par exemple à la Grande-Bretagne où il y a plus de moyens : o Big Society Company : 600 M (seulement pour la Grande-Bretagne, qui maintenant cherche des rendements de 5% minimum) ; o Deutsche Bank UK : fonds de fonds de 10 M pour les fonds sociaux en Grande- Bretagne ; o Fonds communautaires des localités anglaises ; o Développement des «Social Impact Bonds» (30-40 M ) SVF fait de la recherche sur ce type de financement pour voir comment l adapter à l Allemagne ; o Les fondations sont plus actives dans la venture philanthropy, notamment en faisant une partie de leurs activités dans ce domaine via des intermédiaires spécialisés dans l investissement et l accompagnement des entreprises sociales en croissance. 3- Social Business Initiative de l Union Européenne : quelles sont les dernières avancées et quels impacts pour les investisseurs sociaux? Animateur : Hugues Sibille, Vice-Président, Crédit Coopératif La Social Business Initiative a été lancée par le Commissaire Européen Michel Barnier en 2011, elle fait partie d un ensemble de programmes mis en place dans le cadre du Single Market Act. L initiative a réuni des représentants des 27 Etats-membres de l Union Européenne ainsi que 71 experts du secteur sélectionnés sur candidature. Jean-Luc Perron (Fondation Grameen Crédit Agricole) et Hugues Sibille (Crédit Coopératif) ont participé activement aux discussions. Deux réunions ont été organisées, la troisième aura lieu en juin 2013, durant laquelle Jean-Luc Perron et Hugues Sibille proposeront la création d un sous-groupe de travail Finance qui visera à étudier les outils existants et proposer de nouvelles solutions financières pour le développement de l économie sociale et solidaire en Europe. Il existe d ores et déjà un sous-groupe de travail sur la mesure de l impact social. 11 mesures ont été proposées, visant à favoriser l émergence d un éco-système en Europe, elles sont réparties en 3 groupes : Améliorer l accès au financement (cf. ci-dessous) ; 7

8 Améliorer la visibilité des entreprises sociales : par le partage des bonnes pratiques, la mise en place d une cartographie des structures existantes (en faisant appel à un cabinet spécialisé), recensement et étude critique des labels et certifications, implication des administrations nationales et régionales ; Améliorer l environnement juridique : création d un statut européen des coopératives, mutuelles et fondations. Le statut de coopérative européenne a été très peu utilisé jusqu à présent, on en dénombre seulement 25 en Europe. La question de l amélioration de l accès au financement s est traduite par 4 mesures, à savoir : Lancement des European Social Entrepreneurship Funds (EuSEF) : le cadre légal européen a été adopté par Règlement le 13 mars dernier, par la grande majorité des députés européens, et ce de manière très rapide avec une application dès juillet 2013 sans qu il soit nécessaire de le transposer dans les Etats-membres (s agissant d un Règlement et non d une Directive) ; Mise en place d un fonds européen pour le soutien à l entrepreneuriat social : dans le cadre du Programme pour le Changement Social et l Innovation Sociale, un fonds de 92 M va être mis en place dès 2014 pour permettre un effet de levier pour les entreprises sociales ; Renforcement du Fonds Social Européen : le champ du FSE a été resserré mais ses capacités ont été étendues, à savoir un budget de 376 Mds d euros pour la période , avec une partie qui devrait être consacrée au soutien à l entrepreneuriat social (20% a priori). Il sera également possible au FSE d abonder des fonds existants ou de faire des garanties (essentiellement des subventions à ce jour) ; Renforcement du programme Progress : le programme Progress devrait être renforcé et la microfinance devrait être inclue dans le champ de l entrepreneuriat social. Hugues Sibille précise que la phase II de la Social Business Initiative sera lancée les janvier 2014, à Strasbourg. Il y a néanmoins peu de visibilité sur le futur de cette initiative après le changement des commissaires européens à venir prochainement. Jean-Luc Perron invite les participants à être présents lors de cet évènement, notamment par l organisation de side-events et une participation active aux échanges et débats. Jean-Luc Perron indique que le Règlement européen est une avancée forte, montrant une intention ferme de l Union Européenne d avancer dans le soutien à l entrepreneuriat social, avec notamment la création d un label et d un passeport européen pour les fonds EuSEF. Ces fonds seront réservés à des investisseurs institutionnels avec un montant minimum d investissement de 100 k, et il n est pas encore prévu une ouverture à la clientèle retail du fait du profil risqué et peu liquide des investissements de ces fonds. Jean-Luc Perron rappelle néanmoins que ce nouveau cadre ne créé pas de statut juridique ad hoc pour les EuSEF, mais qu il va entraîner une certification des fonds existants qui continueront de respecter leurs législations propres (par exemple le FCPR en France), sachant que le Règlement européen prévoit que les fonds EuSEF investissent un minimum de 70% de leurs actifs dans des entreprises sociales dont il fournit une définition. Pierre Valentin souligne la difficulté de l AMF à valider la certification EuSEF des fonds français, notamment sur leurs aspects sociaux. Olivier de Guerre rappelle que l EVPA a répondu à la consultation en demandant notamment à ce que les EuSEF ne soient pas concernés par la réglementation AIFMD ; or l AMF souhaite justement que cela soit le cas. Il est proposé qu un groupe de travail des acteurs français de la place soit organisé pour discuter avec l AMF de ce point, et plus globalement de faciliter l intégration des EuSEF en France. Hugues Sibille propose que l EVPA porte un message européen sur ce type de sujets, s agissant de la seule fédération connue à ce jour. Hervé Thauron invite à prendre contact avec l AFIC. 8

9 Jean-Luc Perron signale que le FEI souhaite qu une partie du fonds de 92 M mis en place par l UE soit versé au fonds de fonds géré par le FEI (250 M au total, à 50% public, notamment BEI, et 50% privé). 4- Les activités et projets de l EVPA pour membres dans 23 pays, 70 membres actifs Mission : offrir des solutions d apprentissage aux membres et investisseurs sociaux, nom à définir (xinvestors?) 5 activités : Mise en réseau ; Apprentissage entre membres, échange d expériences et bonnes pratiques ; Organisation de formations, et lien avec des formations externes ; Promotion de la venture philanthropy et x-investors ; Plaidoyer et lobbying. Recrutement de 3 salariés dans les 2 mois. Les participants soulignent la nécessité de rendre l EVPA plus visible dans les évènements majeurs organisés en France autour de l impact investment et de l économie sociale et solidaire : Convergences 2015, Impact², etc. Il est proposé d impliquer davantage l EVPA avec la Chaire Philanthropie de l ESSEC (membre du réseau) qui organise des évènements mensuels avec des entrepreneurs sociaux de différents pays européens ; il y a par ailleurs un intérêt de l ESSEC à suivre le knowledge center de l EVPA. Il est aussi demandé une meilleure diffusion des publications de l EVPA, tant en interne au sein des organisations membres, qu en externe auprès des autres acteurs du secteur. Olivier de Guerre invite l EVPA à se mettre en relation avec les réseaux représentatifs de ces secteurs en France : Admical, Finansol, Avise, France Générosités, Centre Français des Fonds et Fondations (CFF), etc. 5- Discussion : L apport de l EVPA et de ses membres dans le développement du secteur en France Liste d idées : Un workshop sur la nouvelle directive CE : what s in it for us? s assurer qu un membre de l EVPA assiste à la prochaine réunion à Strasbourg et fasse rapport des avancés dans la matière. Augmenter la visibilité de la VP en développant des exemples d investissements réussis à niveau européen Continuer sur la lancée du site visit de la Hongrie, organisant des réunions sur des thèmes spécifiques Mettre en place un groupe de travail de membres français pour organiser un plus grand nombre de grands et petits évènements en France pour augmenter la visibilité de l EVPA et d éduquer le secteur au concept de la VP et l impact investment (clarifier les concepts ) Se faire connaître par la chair ESSEC et proposer d y venir présenter l EVPA auprès de leur public cible Mieux faire connaître les produits du knowlegde center (KC), utilisant le mailing mais demandant aussi un feedback sur les documents développés ; ou encore, organiser un évènement pour la présentation des produits du KC 9

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