CINQUANTE NUANCES DE PARTAGE : LE POTENTIEL TRANSFORMATEUR DE L ÉCONOMIE COLLABORATIVE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "CINQUANTE NUANCES DE PARTAGE : LE POTENTIEL TRANSFORMATEUR DE L ÉCONOMIE COLLABORATIVE"

Transcription

1 Gaëtan Vanloqueren CINQUANTE NUANCES DE PARTAGE : LE POTENTIEL TRANSFORMATEUR DE L ÉCONOMIE COLLABORATIVE Analyse 2014 DOSSIER «ECONOMIE COLLABORATIVE» Cinquante nuances de partage : le potentiel transformateur de l économie collaborative Cinquante nuances de partage : sept enjeux pour l'économie collaborative de demain Airbnb, Uber, Blablacar... La croissance mondiale des entreprises dites collaboratives et/ou de partage se moque des controverses provoquées par les nouveaux modes d organisation qu elles proposent. Ceux-ci plaisent aux consommateurs mais font de l ombre ou menacent d en faire aux acteurs économiques traditionnels des secteurs concernés hôtels, taxis ou banques. Ils posent aussi de nouveaux défis aux pouvoirs publics, qui doivent réinventer la réglementation de métiers en question et se voient encouragés à repenser la société. L impact de cette économie collaborative est en effet vaste. Elle attire les citoyens et influence une nouvelle génération d entrepreneurs. Elle est parvenue en moins de deux ans à s inviter au cœur de la réflexion sur les nouveaux modes d organisation économique, au même titre que l économie «verte», l économie circulaire, ou l économie sociale, qui fait désormais figure de vieille dame dans certains cercles. Après deux ans de lune de miel avec des médias fascinés et des prospectivistes élogieux, l économie collaborative et du partage fait également l objet de regards plus acerbes sur ses dérives réelles ou potentielles. Il nous a semblé utile de prendre le temps pour faire le point. Car l économie collaborative et du partage peut représenter à la fois une opportunité et une menace pour les acteurs de l économie sociale. De par son potentiel à contribuer à des changements socio-économiques et écologiques que nous estimons souhaitables et urgents, elle peut être une alliée. Elle peut aussi être une menace, car les choix actuels de puissants acteurs privés proches du capitalisme financier débridé peuvent l éloigner irrémédiablement des valeurs et principes que nous estimons fondamentaux. Cette première analyse vise à mieux appréhender la diversité des modèles de partage et de collaboration (Section 1), à identifier les facteurs du succès (Section 2), et à discuter le potentiel transformateur, positif ou négatif, de ces nouveaux modèles (Section 3). Nous invitons le lecteur à poursuivre la réflexion par la lecture d une deuxième analyse, intitulée «Sept enjeux pour l économie collaborative de demain». 1 * * *

2 Paris, 5 mai Antoine, jeune entrepreneur français de moins de trente ans, fait la queue pour recevoir son café-croissant au bar du Cabaret Sauvage, salle de spectacle qui accueille un événement phare du nouveau monde de l économie collaborative. Après un passage dans les grandes écoles françaises et une expérience dans un cabinet de consultance qui l ont amené à vivre entre Londres et Paris, Antoine veut se lancer dans l entrepreneuriat. L entrepreneuriat collaboratif. Il a identifié un créneau porteur qui marche aux Etats-Unis, un partenaire, un développeur informatique pour développer une plate-forme digitale, et il a développé un «business model» (modèle économique) qui devrait rendre son entreprise viable à la fin de l année. Son initiative implique directement des citoyens-cuisiniers bénévoles ainsi que des associations et organisations philanthropiques, qui auront un intérêt direct au succès de son entreprise. Le site internet qui lancera celle-ci sera prêt dans quelques semaines. S inspirer des principes ou modèles d entreprises issus de l économie sociale? Interpellé à ce sujet, il admet ne pas y avoir pensé pour la simple raison qu il en ignore tout. Et pourtant, après quelques minutes de discussion sur les avantages de cette option pour construire une alliance durable avec ses partenaires associatifs et citoyens, il reconnaît qu il aurait dû prendre cette hypothèse au sérieux dans le développement du projet, et qu il devrait se renseigner. La conversation se passe lors du Festival Ouishare, qui rassemble un millier de personnes pendant trois jours. Elle est symbolique de la déconnection entre l économie sociale et l économie collaborative. Les entrepreneurs de l économie collaborative sont portés par une motivation à faire table-rase des valeurs des grandes entreprises classiques ; et à les remplacer par celles de collaboration et de partage. Pourtant, ils utilisent rarement les modèles de l économie sociale. Il faut l admettre, les acteurs de l économie sociale ont jusqu ici observé le phénomène de l économie collaborative avec circonspection. Autant les initiatives plus anciennes de partage comme les Systèmes d Echange Locaux (SEL) nous sont familières, autant l irruption des plateformes collaboratives digitales globales a été tellement rapide que peu d acteurs ont pu se doter d une stratégie par rapport à celles-ci 1. L économie sociale est donc quasi-absente au Festival Ouishare, ce qui n aidera pas à convaincre Antoine d en adopter les principes. 1. LE PHÉNOMÈNE «COLLABORATIF» 2 Le Festival Ouishare est le point de ralliement des acteurs de cette nouvelle économie. Il rassemble des étudiants technophiles, quelques investisseurs, un important groupe de consultants, des bloggers et indépendants multi-activités et une foule de jeunes entrepreneurs hautement qualifiés et cosmopolites. Leur énergie est débordante. Leur créativité en termes de nouvelles activités économiques ou citoyennes n a pas de limites. Leur conscience sur l urgence de repenser notre rapport à la planète est aiguë. Leur capacité à convaincre des investisseurs de capital-risque (venture capitalists) de financer leurs initiatives est réelle. Et leur conviction qu un changement de paradigme est atteignable à un horizon de quelques années est ferme. Il règne un idéalisme communicatif sur la possibilité de changer le monde grâce à l économie du partage et de la collaboration. Mais, au fait, qu est-ce que l économie collaborative, et de quoi parle-t-on quand on parle d économie du partage? La consommation collaborative, partie immergée de l iceberg Covoiturer via la plateforme Blablacar plutôt que se déplacer en véhicule individuel ou en train. Passer la nuit dans l appartement ou la chambre d amis d un citoyen lambda via la plateforme Airbnb plutôt que loger à l hôtel. Louer une tondeuse via la plateforme Sharetribe, plutôt 1 Voir nos publications antérieures en lien avec le sujet :, Initiatives citoyennes, l'économie sociale de demain?, Les dossiers de l économie sociale, étude 2010, 154 p. ; Véronique Huens, «L achat groupé, vieille idée dénaturée ou renouveau?», analyse, juillet 2012, 5 p.

3 qu encombrer son garage d un bien coûteux. Bienvenue dans la consommation collaborative ou consommation du partage. A la base de la consommation collaborative, il y a l idée de mutualiser les ressources de chacun et une préférence pour l usage d un bien à sa propriété. Un nombre croissant de personnes préfère accéder à des biens possédés par d autres que de les acquérir eux-mêmes, et trouvent dans les plates-formes digitales de partage un moyen de faciliter le mode de vie qu elles souhaitent se donner. Ces plates-formes permettent à des citoyens d atteindre des finalités très diverses via un même outil, comme chacun peut le constater au gré d une visite sur le site web Airbnb ou directement chez ses hôtes : rentabiliser une résidence secondaire au design épuré pour ce quadra dynamique qui pourra ainsi se financer un city-trip à Venise au printemps ; financer une année de formation en boulangerie pour cette parisienne d origine camerounaise en transition professionnelle qui sous-loue la seconde chambre de son appartement au 20 e étage d une tour d un quartier éloigné du centre. Dans le contexte d inégalités exacerbées et de sous-emploi massif qui caractérise nos sociétés, les plates-formes prospèrent sur de nouveaux besoins et de nouveaux désirs. A la suite d un influent ouvrage de Rachel Botsman 2, on reconnaît généralement trois grands ensembles de pratiques dans la consommation collaborative. Les systèmes de redistribution (revente, troc ) permettent à des biens matériels d être «redistribués» d une personne qui cherche à s en débarrasser à une personne qui les recherche. Les systèmes peuvent être marchands (comme ebay) ou non-marchands (comme Freecycle, qui organise le don d objets entre 8 millions de membres, totalement volontaires, eux-mêmes organisés dans plus de 5000 groupes). De telles activités ne sont évidemment pas nouvelles : le troc existe depuis toujours, mais les plates-formes digitales généralistes ou spécialistes (Troctribe pour les biens culturels, vestiairesdecopines.fr pour les vêtements) le remettent à jour comme mode de consommation, et certaines entreprises s en emparent, comme Decathlon avec son site Trocathlon de revente de matériel de seconde main. Les «systèmes qui transforment des produits en services» permettent à des usagers de se partager l usage d un bien ou d un service dont ils ne sont pas propriétaires. Diverses platesformes sont ainsi nées pour partager des voitures, des vélos, des outils, des pratiques, et bien d autres types de produits ou d activités. Les plates-formes suivent différentes logiques et les biens sont mis en partage ou en location. On est ici pleinement dans la logique de l économie de la fonctionnalité, permettant une utilisation plus durable des ressources, dans laquelle un acteur propose une solution intégrée (par exemple, un réseau de voitures accessibles sur abonnement) plutôt que la vente d un bien matériel. 3 Enfin, les styles de vie collaboratifs concernent les échanges et partages de ressources immatérielles comme le temps, l espace, les compétences. On partage son lieu de vie avec des voyageurs de passage (couchsurfing), son espace de travail avec d autres travailleurs (coworking), son jardin avec des jardiniers. Les groupes d achats directs (GASAP, AMAP, etc.) sont généralement inclus dans cette catégorie. Ils demandent en effet une collaboration entre un groupe de consommateurs et un ou plusieurs producteurs. Certaines collaborations sont également développées par des chaînes de magasins, comme le site lestrocheures.fr de Castorama, organisant en France l échange d heures de bricolage («troc d heures») entre utilisateurs intéressés. Parfois présentés comme synonymes, l économie du partage (qui rassemble les initiatives qui organisent le partage d un bien) peut être distinguée de l économie collaborative (qui rassemble les initiatives qui organisent le partage d une expérience, d un service). Cette dernière est davantage créatrice d interactions sociales. On peut aussi distinguer les modèles 2 Rachel Botsman, What's Mine is Yours, HarperBusiness, 2010, 304 p.

4 propriétaires, contrôlés de manière traditionnelle par une autorité centrale, et les modèles ouverts, gouvernés de manière horizontale et réellement collaborative 3. Mais la consommation collaborative n est qu un des secteurs du magma bouillonnant de l économie collaborative. On présente généralement trois autres grands secteurs : la production collaborative, le financement participatif et la connaissance participative 4. La production collaborative ou «de pair-à-pair» Les projets symboliques de la production collaborative, au contraire de ceux de la consommation collaborative, ne sont pas des startups devenues multinationales, mais des réseaux «de pair-à-pair» (peer-to-peer ou P2P) : des citoyens qui collaborent activement dans la production collective et participative de biens qui sont encadrés par des droits garantissant un accès universel (licences libres plutôt que copyrights, etc.). Deux progrès technologiques sont venus changer la donne. D abord, les plateformes digitales et réseaux sociaux, désormais accessibles à tous gratuitement, facilitent la collaboration entre designers et programmateurs issus de pays distants. Hier, ils collaboraient à la production de logiciels open-source comme Linux. Aujourd hui, ils collaborent à la fabrication d objets matériels concrets. Des répertoires en ligne leur permettent de diffuser des plans originaux, des pratiques et des savoir-faire à une échelle mondiale. Les téléchargements sur les sites spécialisés se comptent déjà en millions. Ensuite, le développement d imprimantes en trois dimensions (3D) bon marché et performantes a décuplé les possibilités de production collaborative par des citoyens connectés. Ces machines high-tech sont capables de fabriquer des objets solides conçus sur ordinateur, en «imprimant» couche par couche des objets divers sur base de la fonte ultra-précise et en trois dimensions de fils de métal ou de résines. La commercialisation de modèles de base dont le prix ne dépasse pas 300 a assuré une large dissémination de cette innovation. En quelques années, l imprimante 3D est devenue un des symboles des makers («ceux qui font/fabriquent»), un mouvement de passionnés d auto-production d objets matériels, qui englobe non seulement les enthousiastes de création d objets high-tech, mais aussi les férus de «Do It Yourself», ces «makers» historiques qui n ont pas attendu l imprimante 3D pour partager avec enthousiasme des pratiques de menuiserie, de miniaturisation, de robotique, etc. 4 La gamme d objets potentiellement créés s étend maintenant aux objets complexes. Le projet Wikispeed rassemble une communauté de créateurs travaillant à l amélioration continue d un modèle de voiture open-source dont le premier prototype présente une performance écologique prometteuse. Le projet Open Source Ecology travaille sur la production d une gamme de machines agricoles nécessaires, contournant par-là l industrie classique qui protège ses nouveautés à coups de brevets. En France, les paysans et salariés qui ont créé la coopérative l Atelier Paysan ont également voulu se réapproprier la construction de machines adaptées à leurs pratiques d agriculture biologique. L enthousiasme des makers quant à la possibilité de transformer le monde est également sans borne. Chris Anderson, ancien rédacteur en chef de Wired revue culte des geeks et auteur d un essai sur le sujet, estime que nous sommes aujourd'hui «comme en 1984, l'année où Apple a lancé le Macintosh, quand chacun a pu utiliser un ordinateur personnel et œuvrer au 3 Anne-Sophie Novel et Stéphane Riot, Vive la co-révolution. Pour une société collaborative, Ed. Gallimard (Collection manifestô), Paris, 2012, 237 p. (p. 37). 4 Pour une analyse complète et de très grande qualité, le lecteur exigeant se référera à Michel Bauwens, Synthetic Overview of the Collaborative Economy, P2P Foundation / Orange Report, April 2012, p Accessible sur Dans cette analyse, Michel Bauwens construit une classification plus complexe mais plus rigoureuse.

5 nouveau monde virtuel» 5. Selon lui, l'imprimante 3D va révolutionner la production industrielle comme le PC a révolutionné nos modes de travail. Il faut en effet constater que les inventeurs, bricoleurs et autres makers s affranchissent des organisations industrielles classiques pour tester leurs idées puis les diffuser à travers la planète. Selon les experts de cette tendance, on fabriquera à l avenir soi-même des objets tout comme on retouche aujourd hui ses photos. Ou à tout le moins, on entrera dans un atelier 3D comme on entre chez un commerçant. Une nouvelle révolution industrielle serait donc à portée de bras. Le message est amplifié par Jeremy Rifkin, connu pour populariser des tendances d abord marginales, et a été repris par Barack Obama lors de son discours d inauguration de Il avait été annoncé plus discrètement par le penseur écologiste André Gorz 7. Un secteur économique s est rapidement crée autour des makers. Sur le terrain, des entreprises, des start-up, des bricoleurs et des petits ateliers ont émergé en quelques années tandis que les grandes foires de «makers» rassemblent déjà plus de personnes aux Etats-Unis. Le marché des produits et des services d impression 3D est évalué à près de 3 milliards d'euros pour Le mouvement citoyen essaime également via des lieux spécifiques qui naissent dans toutes les grandes villes du monde. Les Fab labs (contraction de «fabrication laboratory») sont des ateliers équipés de divers outils, entre autres des imprimantes 3D et des machines-outils de menuiserie pilotées par ordinateur. Ils sont ouverts au public et parfois liés à une faculté de sciences technologiques d une université et à des programmes de recherche. Il y en a déjà plus de 150 dans le monde (dont l OpenFab et le Fablab de la VUB à Bruxelles) et ils suivent une charte commune de principes. Tout comme les plateformes de consommation collaborative, les Fablabs et les imprimantes 3D permettent à des citoyens de poursuivre des finalités différentes. Un fan de smartphone peut y imprimer une nouvelle housse en résine polymère et en changer tous les mois, tandis qu une association locale peut envisager de produire demain des pièces de remplacement nécessaires à la réparation du jouet cassé des enfants du quartier. Hyper-consumérisme ou relocalisation et réappropriation citoyenne de l économie dans des repair cafe les deux voies sont ouvertes, et vont coexister. Le financement collaboratif 5 Le financement collaboratif ou distribué est mieux connu en Belgique. Il s agit de l ensemble des systèmes qui offrent la possibilité de trouver un financement auprès d autres citoyens, sans intermédiation d une banque 10. Le mode de financement collaboratif le plus connu est le crowdfunding (financement par la foule) qui mobilise déjà des centaines de milliers de donateurs inscrits sur Ulule ou Kisskissbankbank, les deux plus grandes plates-formes européennes, ou sur une myriade d autres initiatives moins connues. Les donateurs contribuent via des micro-dons à financer le lancement de projets très divers tels des documentaires, des jeux vidéo, des nouveaux produits, entreprises et commerces. Ils reçoivent des contreparties à hauteur de leurs dons : symbolique pour des dons minimes (un «merci» sur facebook ou l envoi d une newsletter), tangible pour les dons plus substantiels (un DVD, une invitation à la première du film, ou un exemplaire du futur produit). Le mécanisme fonctionne : la plateforme Ulule a déjà financé plus de projets depuis sa création en 2010, pour un total de plus de 5 Chris Anderson, Makers: The New Industrial Revolution, Crown Business, 2012, 272 p. Cité par Frédéric Joignot, «Fabrique-moi un mouton», Le Monde, Cultures et idées, 4 avril Jeremy Rifkin, La nouvelle société du coût marginal zéro, L'internet des objets, l'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme, Les Liens Qui Libèrent, 2014, 512 p. 7 André Gorz, Ecologica, Editions Galilée, 2008, 158 p. 8 Frédéric Joignot, «Fabrique-moi un mouton», Le Monde, Cultures et idées, 4 avril Un repair café (littéralement café de réparation ) est un temps dédié à la réparation d'objets et organisé à un niveau local, entre des personnes qui habitent ou fréquentent un même endroit (un quartier ou un village, par exemple) (Définition Wikipedia). 10 Michel Bauwens, Synthetic Overview of the Collaborative Economy, P2P Foundation / Orange Report, April 2012, p Accessible sur

6 20 millions d euros. Ce succès attire de nouvelles aventures, et les annonces de nouvelles plateformes sont presque mensuelles (citons par exemple, en Belgique, Grow Brussels ou Identity Coop). En Belgique, elles ont été répertoriées par NewB 11. Des projets divers ont eu recours au crowdfunding, comme l espace culturel et évènementiel La Tricoterie - Fabrique de Liens, l entreprise de production de grillons à destination alimentaire Little Food, ou le futur trimestriel d investigation et de récits Médor. Le financement participatif se compose également d autres pratiques. A côté du crowdfunding de don, il y a le crowdfunding pour investisseurs, comme sur la plate-forme MyMicroInvest, qui permet à chaque citoyen d être un micro «investisseur à risque» (venture capitalist) en prenant des parts de capital directement dans des projets concrets. Le prêt entre individus s est également énormément développé, sous deux versions : commerciale et solidaire. La version commerciale pratique des taux d intérêt (comme Prosper ou Lending Club) tandis que la version solidaire se base sur des taux d intérêt nuls. En Europe, personnes ont par exemple fait des prêts «solidaires» à des institutions de microcrédit via le site Babyloan, qui revendique le financement de presque projets depuis sa création, pour un peu moins de 9 millions d euros. Enfin, les monnaies alternatives représentent également des modes de financement «distribué». La diversité des modèles est également impressionnante, avec les monnaies locales bien connues et utilisées par des centaines de communautés (5.000 monnaies seraient en circulation, dont l Epi lorrain ou le Valeureux en Wallonie, et l Eco iris en Région Bruxelloise) ; et les monnaies digitales telles le Bitcoin 12. Chacun perçoit bien qu ici aussi, des pas de géants ont été réalisés en quelques années. Les acteurs de l économie sociale, familiarisés depuis des décennies avec la microfinance ou les monnaies locales, se voient rattrapés par les initiatives basées sur des plates-formes digitales et mondiales, qui leur échappent le plus souvent. La connaissance collaborative ou ouverte La connaissance collaborative, quatrième secteur, s est fait connaître mondialement via le succès de l encyclopédie participative Wikipedia et celui des logiciels «open source». Les principes de cette connaissance sont simples : elle doit être gratuite et sa reproduction ne peut être soumise à des restrictions légales ou technologiques. L idée est de créer et diffuser des savoirs «libres» de manière ouverte et participative. Le mouvement de création de savoirs ouverts s étend à des sphères d activités aussi diverses que la production de cartographies (OpenStreetMap), de savoirs scientifiques (Open Science), de bases de données publiques (Open Data), de publications de tous types, ou de nouvelles solutions juridiques (Sharelex), etc. Ces activités progressent de manière globalisée ou au niveau local, via de petites communautés actives et souvent très interconnectées. 6 A ces quatre secteurs, on pourrait ajouter la tendance transversale de co-création (aussi appelée innovation ouverte). Comprenant que l innovation n apparaissait pas de manière linéaire, des acteurs privés et publics ont misé sur de nouveaux modèles. Dans ceux-ci, les processus d innovation ne sont plus restreints aux départements de recherche et développement des entreprises privées ou à des laboratoires d institutions publiques, mais impliquent au contraire l ensemble des acteurs potentiellement concernés, y compris les utilisateurs finaux 13. Certaines entreprises privées ont massivement investi dans ces pratiques : le «Laboratoire d innovation des clients» de BMW a ainsi pu bénéficier des idées d un millier 11 Site internet de la Journée du Crowd, 30 juin 2014 [consulté le 17 décembre 2014] : 12 Réseau Financement Alternatif, Guide pratique des monnaies complémentaires à l usage des citoyens, Septembre 2013, 117 p. 13 Sur ce sujet, lire Quentin Mortier, «Innovation, innovation sociale et innovation sociétale. Du rôle des parties "surprenantes"», analyse, septembre 2013, 7 p.

7 de fans, et IKEA a reçu 5000 idées de clients pour mieux ranger l équipement multimédia dans un salon. Les pouvoirs publics développent également leurs propres pratiques : Innoviris, l Institut bruxellois d'encouragement de la recherche et de l'innovation, a par exemple récemment lancé un appel à projets pour un «laboratoire vivant» (Living Lab) sur les enjeux liés à l alimentation durable. Quatre secteurs, un même mouvement? La présentation en quatre grands secteurs a la force de la simplicité et l avantage d encourager des acteurs très différents à se rassembler, qu ils soient citoyens, inventeurs, entrepreneurs, investisseurs, startups ou entreprises classiques 14. On peut cependant se demander ce qui rassemble Airbnb et les Fab labs, dans ce même monde «collaboratif». Cette question du dénominateur commun, et donc des principes fondamentaux de ce mouvement, c est-à-dire ce qui peut permettre d inclure et d exclure pour mieux définir un cap clair, est bien à l œil de certains pionniers. La question est cependant restée marginale et restreinte aux seuls débats entre initiés. Car l émergence des initiatives collaboratives a été tellement fulgurante, foisonnante et enthousiasmante en cette période post-crise financière, que tous les feux se sont braqués prioritairement sur l immense potentiel de création, d innovation et de transformation que l économie collaborative représentait et représente toujours. 2. DE TENDANCE MARGINALE À FORCE DISRUPTIVE : LES FACTEURS DE SUCCÈS La croissance des initiatives dites collaboratives est extrêmement rapide. Elle a été sousestimée en Europe jusqu au printemps 2014, quand les manifestations de taxis londoniens et parisiens, excédés par la concurrence déloyale exercée par les véhicules Uber, ont rappelé aux pouvoirs publics et aux citoyens que l économie collaborative était en train de transformer des pans entiers de l économie de leurs villes et territoires, ou tout au moins menaçait de le faire. Quelques chiffres peuvent illustrer cette croissance. En prenant en compte l ensemble des activités collaboratives ou de partage, certains consultants estiment que le Royaume-Uni compte 23 millions de «partageurs» et les Etats-Unis, 80 millions 15. BlablaCar est devenu en cinq ans un concurrent sérieux pour la SNCF, et plus de 4 millions d hôtes ont utilisé Airbnb en 2013, alors qu elle n était pas née avant La plateforme surpasse aujourd hui la chaîne d hôtels Hilton en nombre de chambres disponibles. 7 On comprend donc mieux pourquoi certains parlent de cette nouvelle tendance comme d une force disruptive, perturbante et que quelques grands acteurs privés et quelques grands pays s attellent à étudier systématiquement le secteur 16. La préférence d un nombre croissant de citoyens pour l accès ou l usage de biens plutôt que leur propriété, pour la collaboration plutôt que la compétition, n expliquent pas à elles seules le succès des dynamiques analysées plus haut. L économie collaborative s est en effet aussi développée progressivement grâce à des développements technologiques ainsi qu à des innovations sociales. Ceux-ci ont été décrits par certains auteurs 17. Ils sont synthétisés dans l arbre généalogique de l économie collaborative reproduit en Figure Une start-up (ou «jeune pousse») est une jeune entreprise à fort potentiel de croissance et qui fait la plupart du temps l'objet de levée de fonds (Définition Wikipedia). 15 Vision Critical & Crowd companies, Sharing is the new buying. How to win in the collaborative economy, mars 2014, 31 p. 16 Pour le Royaume Uni, voir : Kathleen Stokes, Emma Clarence, Lauren Anderson et April Rinne, Making Sense of the UK Collaborative Economy, Report by Nest and Collaborative Lab, September 2014, 48 p. Disponible à : 17 Anne-Sophie Novel et Stéphane Riot, 2012, op. cit.

8 Figure 1 : Les racines de l'économie collaborative et du partage. Figure en taille réelle 18 disponible en cliquant ici. Cinq principaux facteurs accélérateurs de l économie du partage et de la collaboration peuvent être mis en avant. L abondance et la surabondance matérielle dans laquelle vit une importante partie de la population de nos pays permet le succès des nouveaux modes de partage, location ou troc 19 entre particuliers, qui reposent sur le principe de l exploitation des (biens) «inutilisés». Chacun peut s en rendre compte après une visite sur le site de vente en ligne ebay. Les progrès technologiques de l internet ont changé la donne par rapport à cette abondance. Comme le souligne Anne-Sophie Novel, Internet permet en effet de «donner accès à nos excès», à d autres citoyens. Les «partageurs» mettent en ligne leurs capacités excédentaires pour les louer, les partager ou les donner. Ces progrès ont rendu possible la création de plateformes digitales performantes et conviviales qui parviennent à faire interagir des millions d utilisateurs de pays, langues, intérêts et valeurs diverses, dans un climat de confiance rendu possible grâce à différentes modalités pratiques : systèmes d évaluation par les utilisateurs, géolocalisation des biens et services, interconnection via les réseaux sociaux. Ces derniers stimulent la création de «communautés» liées par l intérêt et même l enthousiasme de partager et diffuser la plateforme, sur laquelle la réputation de chacun est visible et devient une valeur en soi. L expérience de location d une chambre d hôte ou d un gîte de vacances via Airbnb, pour tout qui n a pas de problèmes à utiliser internet, relègue d autres systèmes de location au vingtième siècle. On ne «like» pas sur Gitedefrance.fr, on ne lit pas les commentaires des utilisateurs précédents, et on ne reçoit pas de bons d achats pour avoir posté le premier commentaire sur un nouveau gîte mis en location. Au contraire de ce qui se fait sur Airbnb, construisant ainsi la confiance entre locataires et locateurs géographiquement distants. 18 SFR Player, Infographie «Aux racines du collaboratif», SFR Player, n 6, p Disponible ici : 19 Delphine Masset et Eric Luyckx, «L économie collaborative : une alternative au modèle de la compétition», analyse Etopia, Mars 2014, p. 4. 8

9 Le succès des initiatives collaboratives est également dû à une envie de collaborer et à un besoin accru de lien social. Un intérêt pour multiplier les rencontres autour de l échange d une foreuse ou de la clé de l appartement loué, interactions sociales minimales, jusqu à l envie de s engager plus activement dans une «communauté» qui collabore à la création de nouveaux produits, services, systèmes plus vertueux que ceux qui sont proposés sur le marché. Un besoin de collectif, de société n en déplaise à Madame Thatcher. La motivation des citoyens à partager et collaborer est incontestablement un facteur prépondérant dans les initiatives collaboratives liées au mouvement peer-to-peer (P2P), dans lesquelles des citoyens décident effectivement de travailler ensemble et de collaborer pour construire de nouveaux produits ou services. La création de plateformes de dons d objets (sans contrepartie) organisée par des groupes locaux, comme sur Freecycle, peut également être vue comme une collaboration à un effort collectif pour s éloigner de notre surabondance matérielle (diminution des déchets via le troc et la réutilisation, réduction des émissions de gaz à effet de serre via le covoiturage, etc.). Le degré de collaboration entre utilisateurs d Airbnb, Uber et Blablacar est plus anecdotique. Comme l écrit un ex-entrepreneur collaboratif, «BlaBlaCar vous fait faire des économies en tant que conducteur, et c est moins cher que le train ou l avion pour le passager. Airbnb est une source de revenu pour un hôte, et c est une alternative de qualité pour le voyageur. What else?» 20. Autrement dit, avant d être des entreprises de partage, ces entreprises sont avant tout des entreprises qui répondent à un besoin existant en offrant des solutions pratiques, à un prix de marché, dans un cadre sécurisé. Les suites de la crise financière de 2008 viennent ensuite accélérer la croissance de ces nouveaux modèles. Le marasme économique engendré par les politiques d austérité a par exemple nourri le nombre d utilisateurs intéressés par les nouvelles plates-formes de partage ou de location. Le blog d Anne-Sophie Novel, journaliste-essayiste de deux livres sur l économie collaborative et du partage, est d ailleurs intitulé : «Même pas mal! Partage d alternatives pour mode de vie en temps de crise» 21. Enfin, la croissance de l économie collaborative a déclenché un cercle d auto-renforcement. Certaines startups ayant misé sur des innovations et des marchés estimés porteurs se sont retrouvées avec des montants de liquidités financières extravagantes après avoir convaincu des investisseurs en capital-risque. Elles ont ainsi pu engager des ressources considérables pour développer des services de pointe. En juin 2013, une étude menée par 200 startups estimait qu elles avaient rassemblé collectivement plus d un milliard et demi d euros auprès d investisseurs 22. La tendance a continué, et sur le seul mois d avril 2014, momentum de l investissement à risque dans ce secteur, un total de 630 millions d euros a été investi dans une poignée de start-ups et entreprises, dont plus de la moitié pour Airbnb 23. La valeur boursière de cette enterprise est aujourd hui estimée à près de 10 milliards d euros, et celle d Uber dépasse les 30 milliards d euros. Le Lending Club, qui vient d entrer à la bourse de New York, est valorisé à plus de 3 milliards d euros, et son patron français estime que la taille du marché du prêt entre individus dépasse milliards d euros. Toutefois, l hypothèse d une bulle financière est bien évidemment possible HÉROS OU PARIA? CONCLUSION INTERMÉDIAIRE Où en sommes-nous en décembre 2014? Les plates-formes globales d accès et de partage continuent leur croissance à deux chiffres. Les investisseurs privés continuent de sécuriser leur mainmise sur les pépites du monde «collaboratif». Des guerres commerciales se développent 20 Marc-Arthur Gauthey, «Pourquoi la plupart des sites de consommation collaborative ne marcheront jamais», Ouishare.net, 4 novembre Le Monde, «Le Blog d Anne-Sophie Novel». Accessible sur 22 Altimeter Group, The Collaborative Economy, A market definition report, 4 juin 2013, 28 p. 23 Jeremiah Owyang, The Collaborative Economy Raises Over $800m In One Month, 29 avril 2014, Blog post webstrategist.com. Accessible sur

10 à l échelle globale pour créer des situations de quasi-monopole. Des citoyens organisés persistent à innover dans des dynamiques potentiellement transformatrices si elles parviennent à prendre de l ampleur. Et certains pouvoirs publics commencent à prendre la mesure de la réaction nécessaire. Cependant, l ambition de cette action publique est doublement freinée. D un côté, elle est étriquée par la faiblesse des marges de manœuvre publiques, conséquence de l autisme du pacte budgétaire européen 24 et d un ensemble de traités et normes visant à restreindre les capacités d action de l Etat. De l autre, elle est contrainte par les carcans cognitifs et idéologiques sur le rôle supposé de l Etat et du marché. Nous venons en effet de subir trois décennies de pensée néolibérale, une pensée qui considère le citoyen comme uniquement mû par son portefeuille et inapte à l initiative collective, y compris sur le plan économique. Pour les tenants d une approche optimiste, ancrée dans les principes initiaux du mouvement, la société collaborative améliorera le vivre-ensemble, et permettra de dépasser les limites du consumérisme de masse destructeur de notre habitat partagé, la Terre. Les plus optimistes, comme Jeremy Rifkin, tracent d ailleurs les liens entre le développement d une économie du partage, l avènement d une «civilisation de l empathie» et le déclin du modèle capitaliste comme conséquence ultime des évolutions sociales et technologiques récentes et futures 25. Les médias et think tanks collaboratifs explorent déjà les possibilités de «villes collaboratives» et répertorient les initiatives effectivement prometteuses 26. L évolution est déjà en marche, et les acteurs engagés témoignent d ailleurs chaque jour du plaisir de coopérer! Cependant, on ne peut ignorer les dérives réelles ou potentielles de l économie du partage ou collaborative. Celles-ci apparaissent plus régulièrement dans le débat public, qui a pris une tournure plus aigre-douce, après une période de grâce. Elles incluent entre autres stratégies agressives d évitement de taxes locales ; utilisation de modèles d entreprises capitalistes éloignées de l utopie de «société collaborative» des débuts ; pratiques marketing offensives visant à la création de situations de monopoles par des entreprises globales ; accaparement de la valeur ajoutée créée par la collaboration entre des citoyens (affectés par l austérité) au profit d actionnaires (richissimes) ; utilisation de structures financières et de sociétés «boîtes aux lettres» localisées dans des paradis fiscaux ; négligence pour les droits sociaux des travailleurs impliqués, y compris un salaire vital Parmi les scénarios envisagés par les observateurs critiques, il y a celui d un futur où chaque citoyen incapable de trouver un emploi salarié dans l économie classique dont la taille continuerait à rétrécir de manière significative serait tenu d être un mini-entrepreneur. Celuici subsisterait par une accumulation de micro-revenus générés par diverses activités de location, partage ou collaboration, le tout dans un climat de coopération-compétition généralisé. Les réels gagnants d une telle transformation économique seraient les investisseurs 24 A propos de l «autisme du pacte budgétaire européen». L autisme est l'association de deux critères de trouble, l'un social et l'autre comportemental. Il inclut des comportements présentant des activités et des centres d'intérêt «restreints, stéréotypés et répétitifs». Le pacte budgétaire européen entraîne les pays européens dans le développement de tels comportements : des politiques publiques «restreintes, stéréotypées et répétitives» d austérité budgétaire qui les éloignent dramatiquement du nécessaire développement rapide de politiques (keynésiennes) d investissement dans une transition d ampleur vers des économies créatrices d emplois, de solidarité et de justice sociale, faiblement utilisatrices en combustibles fossiles, et compatibles avec l objectif de s adapter aux changements climatiques en cours. 25 Jeremy Rifkin, Une nouvelle conscience pour un monde en crise : Vers une civilisation de l'empathie, Actes Sud/Babel, Paris, 2012, 893 p. La thèse de l ouvrage est que nos sociétés humaines, depuis l'origine, évoluent vers une plus grande empathie entre leurs membres. 26 Shareable and Sustainable Economies Law Center, Policies for Shareable Cities: A Sharing Economy Policy Primer for Urban Leaders, septembre 2013, 39 p. ; Terraeco, «Liste des 100 sites pour consommer sans posséder» [consulté le 8 novembre 2014] : 27 Nicolas Robineau, «Blablacar, le covoiturage tué par la finance et l appât du gain», Mediapart, 20 juin ; Eric Ravenne, «Prosommateurs de tous les pays, unissez-vous!», Alteréchos n 392, 10 novembre 2014, ; Guillemette Faure, «Airbnb, BlaBlaCar, Drivy : partager, c'est gagner», M le magazine du Monde, 25 juillet 2014

11 ayant flairé les bons filons avant tout le monde. La possibilité d une société «collaborative et de partage» harmonieuse serait alors hasardeuse et inconditionnellement dépendante non seulement d une réglementation rapide et globale des acteurs privés, mais également d une nouvelle conception de nos systèmes de sécurité sociale. Celle-ci devrait par exemple inclure un revenu de base inconditionnel qui permettrait aux citoyens-entrepreneurs de développer des innovations sociales collaboratives tout en ne les laissant pas à la proie du nouveau marché des micro-activités de location de biens et de partage de travaux collaboratifs 28. Les racines de la controverse sur le bien-fondé de l économie collaborative et du partage remontent précisément à la naïveté d un message initial trop simpliste. Comme l écrit Diana Filippova, de Ouishare, «comment avons-nous pu croire que des dizaines de modèles collaboratifs construits par des centaines de personnes différentes avec des intentions et stratégies diverses pourraient poursuivre les mêmes objectifs et avoir les mêmes conséquences économiques et sociales? Il est temps de s asseoir et ré-évaluer ses postulats avec du recul» 29. Michel Bauwens, fondateur de la P2P Foundation, est un des acteurs-penseurs les plus écoutés du mouvement peer-to-peer. Il développe quant à lui un message positif et enthousiaste sur le potentiel des modèles collaboratifs «ouverts» à nous faire évoluer vers une société durable et vers ce que les progressistes latinos appellent le «buen vivir» (la vie bonne, le bien vivre). Il est aussi plus réaliste que d autres acteurs sur l actuel degré de captation des modèles collaboratifs par des investisseurs privés poursuivant de pures logiques d accumulation capitaliste 30. Il y a donc «cinquante nuances» dans le nouveau monde de l économie du partage et de l économie collaborative. Cinquante nuances dans les modèles utilisés, cinquante nuances dans les transformations et les impacts potentiels. Face aux dérives et aux développements rapides, certains défendent que l économie collaborative serait à peine à l âge de l adolescence. Il n y a cependant pas lieu d attendre la majorité légale de l économie du partage pour adopter une posture d exigence et d engagement vis-à-vis de celle-ci. C est maintenant que les possibilités de transformation positive doivent être prises au sérieux par une plus grande diversité d acteurs, et que les enjeux publics doivent être pris à bras le corps. C est précisément l objet de la seconde analyse sur le sujet Benjamin Tincq, «L'économie collaborative, une utopie qui a besoin du revenu de base», L inconditionnel, n 1 (Revenu de base garanti, parcours de vie choisi), Décembre 2014, p Diana Filippova, «The Mock Trial of the Collaborative Economy, The Quest for New Values (1/3)», Ouishare.net, 27 October Michel Bauwens, «Le peer-to-peer est l'idéologie des travailleurs de la connaissance», We Demain, 25 Novembre Accédé le 8 novembre Note : La création collaborative de biens communs ouverts, permettant davantage d autonomie pour chacun, est au cœur de la vision alternative proposée 31 Gaëtan Vanloqueren, «Cinquante nuances de partage : sept enjeux pour influencer l économie collaborative de demain», analyse, 2014, 7 p. Disponible sur

12 LES ANALYSES DE Les analyses de se veulent des outils de réflexion et de débat. Au travers de ces textes, souhaite offrir la possibilité aux citoyens mais aussi, plus spécifiquement, aux organisations d économie sociale de décoder avec leurs travailleurs et leurs bénéficiaires les enjeux auxquels ils sont confrontés dans leurs pratiques quotidiennes. Cette compréhension des réalités qui les entourent est essentielle pour construire, collectivement, les réponses et dispositifs adaptés aux difficultés rencontrées. Ces analyses proposent également aux travailleurs de l économie sociale de poser un regard critique sur leurs pratiques et leurs objectifs mais aussi sur notre société, ses évolutions, nos modes de consommations, de production, de solidarité, etc. Ces textes ne sont pas rédigés «en chambre» mais sont le résultat direct des interpellations des acteurs de terrain. Nous vous invitons à les prolonger en nous relayant vos interpellations, commentaires et propositions. Si vous le souhaitez, au départ d un de ces sujets d analyse, nous pouvons aussi co-organiser avec vous une animation sur mesure au sein de votre entreprise sociale ou de votre groupe citoyen. Nos analyses sont disponibles sur notre site à côté de nos études, où elles sont classées selon les thématiques suivantes : - Economie sociale et enjeux politiques o Enjeux européens et internationaux o Enjeux belges et régionaux o Economie sociale et société - Economie sociale et travail o Insertion socioprofessionnelle o Sens du travail - Produire et consommer autrement o Culture o Distribution et alimentation o Logement o Environnement o Services - Contours, objectifs et fonctionnement de l'economie sociale o Frontières de l'economie sociale o Démocratie économique et participation o Définitions et objectifs de l'economie sociale o Fonctionnement de l'economie sociale o Financement de l'economie sociale 12 (Solidarité des Alternatives Wallonnes et Bruxelloises) est un mouvement pluraliste pour l alternative économique et sociale. Créée en 1981, l ASBL rassemble les femmes et les hommes qui construisent une économie centrée sur le respect de l humain et de l environnement et non sur le profit. Ses membres représentent plus de 300 entreprises sociales - soit travailleurs - en Wallonie et à Bruxelles : des ASBL, des coopératives, des fondations et des sociétés à finalité sociale actives dans de nombreux secteurs tels la culture, la formation, la santé, les énergies, les services à la personne, vise à défendre, représenter et développer l économie sociale et les entreprises qui la composent. Elle est reconnue comme agence-conseil par la Wallonie et comme acteur d éducation permanente par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Toutes nos analyses sont sur

L opportunité de la finance participative 18 Mars 2014 2014 MIPISE

L opportunité de la finance participative 18 Mars 2014 2014 MIPISE L opportunité de la finance participative 18 Mars 2014 La finance participative : un marché en plein essor dans le monde La finance participative ou «crowdfunding» : Modèle innovant apparu aux Etats- Unis,

Plus en détail

GUIDE UTILISATEURS CONCREE: OVERVIEW

GUIDE UTILISATEURS CONCREE: OVERVIEW 1 Guide utilisateur GUIDE UTILISATEURS : OVERVIEW est une infrastructure conçue par des entrepreneurs, pour les entrepreneurs. C est une plateforme de mise en relation et de collaboration virtuelle au

Plus en détail

Le crowdfunding pour développer ses projets LE GUIDE DE MOBILISATION

Le crowdfunding pour développer ses projets LE GUIDE DE MOBILISATION Le crowdfunding pour développer ses projets LE GUIDE DE MOBILISATION Internet a bouleversé notre quotidien La finance participative au cœur des nouveaux usages de consommation collaborative. Ouverture

Plus en détail

CONGRES UNIMEV 2013 DE NANTES

CONGRES UNIMEV 2013 DE NANTES ACTES THÉMATIQUES 1 CONGRES UNIMEV 2013 DE NANTES Actes thématiques ACTES THÉMATIQUES 2 Les événements sont des plateformes, des plateformes de liens, de rencontres, d interactions, de flux, d échanges,

Plus en détail

Comment favoriser le financement participatif d'entreprises? Par Guillaume Desclée, Founder & Platform Manager chez Mymicroinvest

Comment favoriser le financement participatif d'entreprises? Par Guillaume Desclée, Founder & Platform Manager chez Mymicroinvest Comment favoriser le financement participatif d'entreprises? Par Guillaume Desclée, Founder & Platform Manager chez Mymicroinvest 1. Contexte Qu est-ce que le crowdfunding? Le crowdfunding, littéralement

Plus en détail

WE DO WHAT? DOSSIER DE PRESSE L INVESTISSEMENT PARTICIPATIF À IMPACT POSITIF! MAI 2015. CONTACT PRESSE Lisa Moisan 06 34 69 16 82 presse@wedogood.

WE DO WHAT? DOSSIER DE PRESSE L INVESTISSEMENT PARTICIPATIF À IMPACT POSITIF! MAI 2015. CONTACT PRESSE Lisa Moisan 06 34 69 16 82 presse@wedogood. WE DO WHAT? L INVESTISSEMENT PARTICIPATIF À IMPACT POSITIF! DOSSIER DE PRESSE MAI 2015 CONTACT PRESSE Lisa Moisan 06 34 69 16 82 presse@wedogood.co 1 S E O M M A I 1/ QUI SOMMES-NOUS? 2/ VALEURS 3/ FONCTIONNEMENT

Plus en détail

Cycle Révolution Digitale

Cycle Révolution Digitale Cycle Révolution Digitale Lettre Conseil n 2 Économie Collaborative : Quelle place pour les assureurs? Octobre 2015 2015 Tous droits réservés Selenis 0 Assurance et Économie Collaborative : Quoi, Pourquoi

Plus en détail

Agile Learning Comment faire face aux changements organisationnels? Une étude internationale réalisée par Lumesse

Agile Learning Comment faire face aux changements organisationnels? Une étude internationale réalisée par Lumesse Comment faire face aux changements organisationnels? Une étude internationale réalisée par Lumesse Introduction Le monde du travail est plus que familier avec la notion de changement. Synonyme d innovation

Plus en détail

Les Petits Débrouillards présentent

Les Petits Débrouillards présentent Les Petits Débrouillards présentent Un programme éducatif pour développer et accompagner la pratique d activités scientifiques et techniques sur les territoires. Soutenu par les investissements d avenir

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

ETUDE PROSPECTIVE SUR LA MISE EN ŒUVRE DE L ÉCONOMIE DE FONCTIONNALITÉ, HORIZON 2020 DOMINIQUE BONET FERNANDEZ

ETUDE PROSPECTIVE SUR LA MISE EN ŒUVRE DE L ÉCONOMIE DE FONCTIONNALITÉ, HORIZON 2020 DOMINIQUE BONET FERNANDEZ 1 ETUDE PROSPECTIVE SUR LA MISE EN ŒUVRE DE L ÉCONOMIE DE FONCTIONNALITÉ, HORIZON 2020 DOMINIQUE BONET FERNANDEZ IPAG LAB ET CRET-LOG AMU dominique.bonet@univ-amu.fr Economie Circulaire et territoires

Plus en détail

CARAMAPS, Votre guide de voyage en camping-car. Dossier de presse - Avril 2015

CARAMAPS, Votre guide de voyage en camping-car. Dossier de presse - Avril 2015 CARAMAPS, Votre guide de voyage en camping-car Dossier de presse - Avril 2015 SOMMAIRE CARAMAPS en quelques mots... 3 Comment ça marche?... 4 L accueil collaboratif Caramaps... 5 L histoire de CaraMaps...

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

Introduction. 2012, Pearson France, Christine Balagué et Loïc Bodin, Les succès du web à la française

Introduction. 2012, Pearson France, Christine Balagué et Loïc Bodin, Les succès du web à la française Introduction 1 Introduction Cessons de croire que les réussites économiques sur Internet sont l apanage des seuls Américains! Il se crée aussi dans notre Hexagone des entreprises qui connaissent un grand

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

Qui n a jamais eu envie d aider ou besoin d un coup de main?

Qui n a jamais eu envie d aider ou besoin d un coup de main? P1 DOSSIER DE PRESSE Qui n a jamais eu envie d aider ou besoin d un coup de main? En mettant en relation les internautes, Welp donne vie à l entraide gratuite, simple et sans contrainte. C est l envie

Plus en détail

Consommation collaborative et distribution commerciale : enjeux et perspectives

Consommation collaborative et distribution commerciale : enjeux et perspectives Consommation collaborative et distribution commerciale : enjeux et perspectives La prise en compte des logiques de consommation collaborative par les industriels et les distributeurs de biens et de services

Plus en détail

L économie du partage : Vers un changement radical de paradigme?

L économie du partage : Vers un changement radical de paradigme? L économie du partage : Vers un changement radical de paradigme? Introduction L effondrement planétaire de l économie de la seconde révolution industrielle, à l été 2008, a alerté la population mondiale

Plus en détail

Introduction au private equity

Introduction au private equity BANQUE FINANCE SOCIAL GESTION DROIT MARKETING Introduction au private equity Les bases du capital-investissement Cyril Demaria 4 e édition SOMMAIRE Préface... 11 Introduction : Qu est-ce que le private

Plus en détail

Pourquoi la consommation collaborative se développe-t-elle?

Pourquoi la consommation collaborative se développe-t-elle? Thème : L évolution de la consommation Vous effectuez une période de formation en milieu professionnel au sein du Magasin H&M situé dans la galerie commerciale Grand Var à La Valette. Votre tuteur Monsieur

Plus en détail

Soyez le héros de l économie moderne

Soyez le héros de l économie moderne Soyez le héros de l économie moderne Un nouveau mode de financement entre entrepreneurs et particuliers au service du territoire www.kiosktoinvest.com Définition Crowdfunding : Crowd = la foule Funding

Plus en détail

GLOBAL SAAS HR SOLUTION INTÉGRÉE DE GESTION DES TALENTS

GLOBAL SAAS HR SOLUTION INTÉGRÉE DE GESTION DES TALENTS GLOBAL SAAS HR SOLUTION INTÉGRÉE DE GESTION DES TALENTS GLOBALISATION ET TRANSFORMATION RH UNE RÉPONSE FACE À L EXIGENCE DE PERFORMANCE ET DE COMPÉTITIVITÉ La globalisation des entreprises, accélérée par

Plus en détail

Datanomics se compose de trois parties. La première s attache à décrire le nouveau paysage des données (chapitre 1) et à étudier la question de leur

Datanomics se compose de trois parties. La première s attache à décrire le nouveau paysage des données (chapitre 1) et à étudier la question de leur 1 Avant-propos Les données sont partout. Leur utilisation est au cœur des stratégies des grandes entreprises du numérique qui se déploient aujourd hui dans nombre de secteurs traditionnels. Elles sont

Plus en détail

CIRCULAIRE N 1262 DU 18/10/2005

CIRCULAIRE N 1262 DU 18/10/2005 CIRCULAIRE N 1262 DU 18/10/2005 Objet : semaine d éducation au développement durable «Mon assiette» du 10 au 18 novembre 2005 Réseaux : Tous Niveaux et services : SECONDAIRE et PRIMAIRE Période : Année

Plus en détail

#Educalab. Présentation Educalab

#Educalab. Présentation Educalab #Educalab Présentation Educalab Cap Digital, en bref Plus de 950 membres en juin 2015 : PME et Startups ETI/GE/EPIC Investisseurs en capital Ecoles et universités R&D et innovation : Depuis 2006 : 1950

Plus en détail

ASHOKA, UN RESEAU INTERNATIONAL D ENTREPRENEURS SOCIAUX UNE INITIATIVE EUROPEENE 3. 3000 entrepreneurs sociaux soutenus

ASHOKA, UN RESEAU INTERNATIONAL D ENTREPRENEURS SOCIAUX UNE INITIATIVE EUROPEENE 3. 3000 entrepreneurs sociaux soutenus ASHOKA, UN RESEAU INTERNATIONAL D ENTREPRENEURS SOCIAUX ASHOKA ENVISAGE UN MONDE OÙ CHACUN EST ACTEUR DE CHANGEMENT: UN MONDE QUI RÉPOND RAPIDEMENT ET EFFICACEMENT AUX ENJEUX SOCIAUX ET OÙ CHAQUE INDIVIDU

Plus en détail

L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE L économie sociale et solidaire désigne une manière d entreprendre qui place l être Humain au cœur de la démarche économique - Elle regroupe des milliers d initiatives pour

Plus en détail

Intervenant. Marc Renaud. (CCI Lyon) www.rhonetourisme.com

Intervenant. Marc Renaud. (CCI Lyon) www.rhonetourisme.com Crowd Avenue 21 Juillet 2014 Intervenant Marc Renaud (CCI Lyon) www.rhonetourisme.com La plateforme d'equity crowdfunding de Lyon Rhône-Alpes portée par & Le 05 Novembre 2014 Crowd Avenue pour Rhône Tourisme,

Plus en détail

www.groupecaissedesdepots.fr La Caisse des Dépôts acteur du développement économique et de l économie sociale et solidaire

www.groupecaissedesdepots.fr La Caisse des Dépôts acteur du développement économique et de l économie sociale et solidaire www.groupecaissedesdepots.fr La Caisse des Dépôts acteur du développement économique et de l économie sociale et solidaire développement économique et économie sociale et solidaire En soutenant la création

Plus en détail

«Challenging social reality, inspiring experiences»

«Challenging social reality, inspiring experiences» «Challenging social reality, inspiring experiences» Cornélia Federkeil-Giroux Mutualité Française représentante de l Association internationale de la mutualité (AIM) 1 L Association internationale de la

Plus en détail

Une récente effervescence dans un terreau favorable

Une récente effervescence dans un terreau favorable Communiqué ETUDE DE RAISE ET BAIN & COMPANY SUR L ALLIANCE DES GRANDES ET DES JEUNES ENTREPRISES «DAVID AVEC GOLIATH» - ET SI ON CONSTRUISAIT UN AVENIR ENSEMBLE? L initiative «David avec Goliath» lancée

Plus en détail

NOTE DE POSITIONNEMENT COORACE SUR LE FINANCEMENT DU SECTEUR IAE

NOTE DE POSITIONNEMENT COORACE SUR LE FINANCEMENT DU SECTEUR IAE NOTE DE POSITIONNEMENT COORACE SUR LE FINANCEMENT DU SECTEUR IAE 22 mai 2013 Préambule La fédération COORACE a pris connaissance du rapport IGAS-IGF relatif au financement du secteur de l insertion par

Plus en détail

L'expertise pour structurer L'innovation pour exceller

L'expertise pour structurer L'innovation pour exceller L'expertise pour structurer L'innovation pour exceller LA BANQUE POSTALE STRUCTURED ASSET MANAGEMENT : ACTEUR MAJEUR DE LA GESTION STRUCTURÉE 2007 a été l année d une nouvelle impulsion dans la vie de

Plus en détail

L AGGLOMÉRATION CÔTE BASQUE - ADOUR SOUTIENT LE COWORKING À TRAVERS LA CRÉATION DE L ESPACE LA COCOTTE COWORKING À BAYONNE

L AGGLOMÉRATION CÔTE BASQUE - ADOUR SOUTIENT LE COWORKING À TRAVERS LA CRÉATION DE L ESPACE LA COCOTTE COWORKING À BAYONNE 28 novembre 2014 DOSSIER DE PRESSE L AGGLOMÉRATION CÔTE BASQUE - ADOUR SOUTIENT LE COWORKING À TRAVERS LA CRÉATION DE L ESPACE LA COCOTTE COWORKING À BAYONNE Ils sont designers, graphistes, développeurs,

Plus en détail

Communication & Médias Sociaux. Bureau Réseaux Sociaux, Opinion et Campagnes de Communication Sacha AIZENMAN 01.44.42.51.43

Communication & Médias Sociaux. Bureau Réseaux Sociaux, Opinion et Campagnes de Communication Sacha AIZENMAN 01.44.42.51.43 Communication & Médias Sociaux Bureau Réseaux Sociaux, Opinion et Campagnes de Communication Sacha AIZENMAN 01.44.42.51.43 Postulat de départ,, Le Web social fait référence à une vision d'internet considérée,,

Plus en détail

Projet. d espace de coworking. À Combronde / Puy-de-Dôme

Projet. d espace de coworking. À Combronde / Puy-de-Dôme Projet d espace de coworking À Combronde / Puy-de-Dôme CONTACT Si vous souhaitez nous rejoindre dans ce projet, nous sommes à votre disposition pour en discuter et vous apporter tout complément d information.

Plus en détail

E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY

E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY par Andrew Acland Résumé version longue L auteur estime que les imperfections de la démocratie citées le plus fréquemment sont entre autres le faible taux de

Plus en détail

L évolution du métier de communicant public et l impact du numérique

L évolution du métier de communicant public et l impact du numérique L évolution du métier de communicant public et l impact du numérique Intervenante : Dominique MÉGARD Présidente Cap Com, réseau de la communication publique et territoriale La communication publique, une

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Présentation de CoFundy

DOSSIER DE PRESSE. Présentation de CoFundy DOSSIER DE PRESSE Présentation de CoFundy SOMMAIRE I. CoFundy. 2 1. Une plateforme de crowdfunding pour la Tunisie 2. Un nouveau mode de financement 1 3. Les projets soutenus 4. La diaspora tunisienne

Plus en détail

«La participation des jeunes autour d un événement ponctuel, et dans le contexte associatif»

«La participation des jeunes autour d un événement ponctuel, et dans le contexte associatif» «La participation des jeunes autour d un événement ponctuel, et dans le contexte associatif» Cap Berriat est une association loi 1901. A sa création, en 1964, c est un club Léo Lagrange qui propose des

Plus en détail

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en

Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en Relancer l investissement en France, un impératif pour la croissance. Les perspectives économiques des différents analystes prévoient une faible croissance du PIB en 2015 surement inférieur à 1%. Ce n

Plus en détail

ESS et politiques européennes

ESS et politiques européennes Denis Stokkink ESS et politiques européennes RTES 16 janvier 2015 Introduction - Présentation Pour la Solidarité Think & do tank européen / laboratoire d'idées et d'actions Devise : «Comprendre pour agir»

Plus en détail

Vers un nouveau modèle de société

Vers un nouveau modèle de société Vers un nouveau modèle de société Qu est-ce que la transition énergétique? L énergie est partout dans notre vie quotidienne : pour chauffer nos logements, pour faire fonctionner nos équipements, pour faire

Plus en détail

L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE L ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE Définitions Un peu d histoire Quelques chiffres, les acteurs La finance solidaire Définitions L économie sociale et solidaire (ESS) rassemble deux concepts, rappelé dans

Plus en détail

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE

CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE CENTRES D APPUI À LA TECHNOLOGIE ET À L INNOVATION (CATI) GUIDE DE MISE EN ŒUVRE Le programme de centres d'appui à la technologie et à l'innovation (CATI), mis en place par l'ompi, permet aux innovateurs

Plus en détail

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE

GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Nom : Date : GESTION PERSONNELLE NIVEAU TROIS ÉCOLE SECONDAIRE Compétence 1 : Bâtir et maintenir une image de soi positive Niveau trois : Développer des habiletés afin de maintenir une image de soi positive

Plus en détail

Le crowdfunding. Rencontre CCI de Bordeaux 1 er Décembre 2014

Le crowdfunding. Rencontre CCI de Bordeaux 1 er Décembre 2014 Le crowdfunding Rencontre CCI de Bordeaux 1 er Décembre 2014 Internet bouleverse l économie Consommation collaborative & finance participative De nouvelles valeurs Ouverture Horizontalité Transparence

Plus en détail

LES PLATEFORMES D INITIATIVE LOCALE ET LA CREATION D ENTREPRISE INNOVANTE EN FRANCE QUELLE PERTINENCE POUR LA TUNISIE?

LES PLATEFORMES D INITIATIVE LOCALE ET LA CREATION D ENTREPRISE INNOVANTE EN FRANCE QUELLE PERTINENCE POUR LA TUNISIE? LES PLATEFORMES D INITIATIVE LOCALE ET LA CREATION D ENTREPRISE INNOVANTE EN FRANCE QUELLE PERTINENCE POUR LA TUNISIE? Anne CHATAURET Volet Interfaçage QU EST-CE QU UNE PLATEFORME INITIATIVE? 2 Les «Plateformes

Plus en détail

BP 50135 75263 PARIS Cedex 06

BP 50135 75263 PARIS Cedex 06 Pour participer il vous suffit de retourner votre dossier de candidature accompagné d une copie de vos cartes d étudiant, diplôme ou attestation du statut étudiant entrepreneur avant le mardi 15 décembre

Plus en détail

1-Thème du chantier : LE DEVELOPPEMENT DURABLE

1-Thème du chantier : LE DEVELOPPEMENT DURABLE Chantier d Emmaus International sur le DEVELOPPEMENT DURABLE Lisbonne du 10 au 18 octobre 2008 1-Thème du chantier : LE DEVELOPPEMENT DURABLE Le thème du développement durable a été choisi étant un vecteur

Plus en détail

Eurêka, LA solution gratuite en Open Source pour aider les entreprises, institutions et écoles à mettre en place l innovation collaborative

Eurêka, LA solution gratuite en Open Source pour aider les entreprises, institutions et écoles à mettre en place l innovation collaborative Eurêka, LA solution gratuite en Open Source pour aider les entreprises, institutions et écoles à mettre en place l innovation collaborative Sèvres, 9 juillet 2015. COMMUNIQUE DE PRESSE Solocal Group, N

Plus en détail

L Internet of Everything Les 10 points clés de l étude sur le potentiel de l IoE dans le secteur public

L Internet of Everything Les 10 points clés de l étude sur le potentiel de l IoE dans le secteur public L Internet of Everything Les 10 points clés de l étude sur le potentiel de l IoE dans le secteur public Joseph Bradley Christopher Reberger Amitabh Dixit Vishal Gupta L Internet of Everything (IoE) permet

Plus en détail

L ARC DE L INNOVATION DU GRAND PARIS

L ARC DE L INNOVATION DU GRAND PARIS L ARC DE L INNOVATION DU GRAND PARIS 1) Un défi métropolitain commun : l amélioration des quartiers populaires aux portes de Paris La bordure du périphérique constitue une des frontières les plus visibles

Plus en détail

INNOVATION COLLABORATIVE, CO-INNOVER AVEC SON ÉCOSYSTÈME : Quels modes de relation établir?

INNOVATION COLLABORATIVE, CO-INNOVER AVEC SON ÉCOSYSTÈME : Quels modes de relation établir? INNOVATION COLLABORATIVE, CO-INNOVER AVEC SON ÉCOSYSTÈME : Quels modes de relation établir? étude Bird & Bird et Buy.O Group Empower your Business Relationships Edito Globalisation, démocratisation de

Plus en détail

Transformation digitale

Transformation digitale La plateforme bancaire internationale. Pour chaque métier. décembre 2015 Transformation digitale Les défis de la distribution bancaire Par Olivier Cruanès, Responsable Marketing SOMMAIRE 1 La révolution

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 1 RENCONTRE AVEC LA START-UP TRAINME 2 ZOOM SUR LA START-UP TRAINME 3 LE CONCEPT 4 NOTRE SOLUTION 5 L OFFRE 6 LE PRODUIT 7

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 1 RENCONTRE AVEC LA START-UP TRAINME 2 ZOOM SUR LA START-UP TRAINME 3 LE CONCEPT 4 NOTRE SOLUTION 5 L OFFRE 6 LE PRODUIT 7 DOSSIER DE PRESSE SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE 1 RENCONTRE AVEC LA START-UP TRAINME 2 ZOOM SUR LA START-UP TRAINME 3 LE CONCEPT 4 NOTRE SOLUTION 5 L OFFRE 6 LE PRODUIT 7 LA PLATEFORME 8 COMMUNIQUÉ DE

Plus en détail

Enquête sur la formation initiale dans l industrie du jeux vidéo en France. Résultats

Enquête sur la formation initiale dans l industrie du jeux vidéo en France. Résultats Enquête sur la formation initiale dans l industrie du jeux vidéo en France Résultats Le jeu vidéo est, à travers le monde, la première industrie culturelle devant les secteurs du cinéma et de la musique.

Plus en détail

Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations publiques. 21 novembre 2012

Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations publiques. 21 novembre 2012 L AVENIR DE LA PROFESSION D ÉDUCATRICE ET D ÉDUCATEUR EN ESE, UN STATUT À VALORISER, À PROTÉGER ON S EN OCCUPE Martine St-Onge, directrice générale Bianca Nugent, agente en communications et en relations

Plus en détail

Le design de service, tout le monde en parle. Mais après tout, qu est-ce que c est?

Le design de service, tout le monde en parle. Mais après tout, qu est-ce que c est? Wallonie Design confie une thématique pour la réalisation d un «focus» mensuel, à des spécialistes en design. Chaque article est réalisé par une agence, un designer ou un enseignant dans le domaine du

Plus en détail

La Grande conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014 : contribution aux ateliers 1 et 2

La Grande conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014 : contribution aux ateliers 1 et 2 Paris, le 2 juillet 2014. La Grande conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014 : contribution aux ateliers 1 et 2 Cette contribution vise à mettre en valeur l entreprenariat comme moyen de lutte contre

Plus en détail

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE

LA DEFINITION D UNE STRATEGIE LA DEFINITION D UNE STRATEGIE ACTIONNARIALE : UNE NECESSITE POUR TOUS LES DIRIGEANTS D ENTREPRISE Si les dirigeants d entreprise ont une vision stratégique à long terme de leur activité, ce même constat

Plus en détail

A17 - Améliorer l intégration des personnes handicapées au cœur de la vie sociale

A17 - Améliorer l intégration des personnes handicapées au cœur de la vie sociale - nombre de ressources (ETP) mutualisées Exemples d indicateurs de résultat - couverture des besoins en services par type de handicap - couverture des besoins et répartition des places d hébergement -

Plus en détail

au monde alors que l homme déraisonnable pensait que le monde devait s adapter à lui, ce

au monde alors que l homme déraisonnable pensait que le monde devait s adapter à lui, ce «Shaw disait que l homme raisonnable était celui qui savait qu il fallait s adapter au monde alors que l homme déraisonnable pensait que le monde devait s adapter à lui, ce qui faisait que le monde appartenait

Plus en détail

Simplifier vos projets d avenir

Simplifier vos projets d avenir Simplifier vos projets d avenir FINANCEMENT Ouvrir à nos clients l accès aux marchés de capitaux publics et privés par le biais de formules innovatrices d emprunt et de recapitalisation. S O L U T I O

Plus en détail

Dossier de candidature

Dossier de candidature Dossier de candidature Introduction: Avant d entreprendre la création d une entreprise, mais également à l occasion du développement d une nouvelle activité, il est absolument conseillé d élaborer un business

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE 7 MAI 2015

DOSSIER DE PRESSE 7 MAI 2015 DOSSIER DE PRESSE 7 MAI 2015 Dossier de presse réalisé avec le soutien d InnovaTech ASBL Premier réseau social réservé aux entreprises Le Syndicat des Indépendants (SDI) conclut un partenariat avec «biztonet»

Plus en détail

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME

BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME BANQUE EUROPEENNE D INVESTISSEMENT ET FINANCEMENT DES PME REFLEXIONS DE LA CGPME CONSTAT La Banque Européenne d Investissement (BEI) a été créée par le Traité de Rome pour apporter des financements destinés

Plus en détail

Pourquoi et comment impliquer les salariés? Anne-Christine POIROT / NAMASKA Quentin BEVAN / BABYLOAN

Pourquoi et comment impliquer les salariés? Anne-Christine POIROT / NAMASKA Quentin BEVAN / BABYLOAN Pourquoi et comment impliquer les salariés? Anne-Christine POIROT / NAMASKA Quentin BEVAN / BABYLOAN NAMASKA Conçoit et déploie des opérations de communication pour mobiliser les collaborateurs autour

Plus en détail

Fiche «Politique culturelle européenne»

Fiche «Politique culturelle européenne» Fiche «Politique culturelle européenne» Prospective appliquée à la définition d'une politique nationale dans le domaine de la culture et de la communication Fiche variable sur les facteurs de l environnement

Plus en détail

Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies. Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies

Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies. Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies Application Services France the way we do it Optimiser la maintenance des applications informatiques nouvelles technologies Les 11 facteurs clés de succès qui génèrent des économies Chaque direction informatique

Plus en détail

Appel à projets Solidarité intergénérationnelle

Appel à projets Solidarité intergénérationnelle Appel à projets Solidarité intergénérationnelle Soutenir le développement de projets solidaires innovants par le crowdfunding et la mobilisation des étudiants 1 1 L APPEL A PROJETS 2 LES ORGANISATEURS

Plus en détail

CONFERENCE DAUPH INNOV

CONFERENCE DAUPH INNOV CONFERENCE DAUPH INNOV AVEC LE PARRAINAGE DE INTERNET PEUT-IL FINANCER L ENTREPRENEURIAT INNOVANT? UNIVERSITÉ PARIS-DAUPHINE 31 mars 2010, 18h30 ANIMATION : Didier REYNAUD, Directeur Fondateur AFFILIANCE,

Plus en détail

Pour un développement. local. durable. Développement

Pour un développement. local. durable. Développement Développement local Pour un développement local durable durable Le développement local vise à améliorer la vie quotidienne des habitants d un territoire en renforçant toutes les formes d attractivité de

Plus en détail

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes

Mobilisation des ressources 45. Définition et composantes vec l ouverture du Maroc sur l environnement international et sur les mécanismes et les enjeux planétaires du développement et de la coopération socioéconomique, ainsi qu avec le développement du mouvement

Plus en détail

Le rôle des entreprises dans les dynamiques de «ville durable et intelligente» en Belgique

Le rôle des entreprises dans les dynamiques de «ville durable et intelligente» en Belgique Le rôle des entreprises dans les dynamiques de «ville durable et intelligente» en Belgique Auteurs Anne-Marie André & Nathalie Crutzen Smart City Institute HEC-Ecole de Gestion de l Université de Liège

Plus en détail

Dossier de Presse. 10 Octobre 2013

Dossier de Presse. 10 Octobre 2013 Dossier de Presse 10 Octobre 2013 Contacts : Anne-Sophie DUPIRE - Responsable Communication Lucie PORREAUX - Chargée des Relations Presse Tel : 0 328 328 000 - anne-sophie.dupire@sarbacane.com Tel : 0

Plus en détail

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 17/06/2014 Angoulême

Pacte de responsabilité et de solidarité. Réunion du 17/06/2014 Angoulême Pacte de responsabilité et de solidarité Réunion du 17/06/2014 Angoulême 1 Le Pacte : quel contexte? Contexte national: la reprise économique se dessine, mais le chômage frappe encore trop fort notre pays.

Plus en détail

UN PARTENARIAT NUMERIQUE ENTRE LA VILLE DE PARIS ET MICROSOFT

UN PARTENARIAT NUMERIQUE ENTRE LA VILLE DE PARIS ET MICROSOFT UN PARTENARIAT NUMERIQUE ENTRE LA VILLE DE PARIS ET MICROSOFT Mardi 29 janvier 2008 Contacts presse : Ville de Paris : Lionel Bordeaux Clarisse Guyonnet ; tel : 01 42 76 49 61 Microsoft : Ghislain Garesse

Plus en détail

Qu est-ce que la compétitivité?

Qu est-ce que la compétitivité? Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il

Plus en détail

Le marketing du tourisme

Le marketing du tourisme Christine Petr Le marketing du tourisme 2 e édition Conseiller éditorial : Christian Pinson Dunod, 2015 5 rue Laromiguière, 75005 Paris www.dunod.com ISBN 978-2-10-072242-6 Sommaire Avant-propos 7 Chapitre

Plus en détail

Le lycée pilote innovant de Poitiers

Le lycée pilote innovant de Poitiers Merci d'utiliser le titre suivant lorsque vous citez ce document : OCDE (1998), «Le lycée pilote innovant de Poitiers : Futuroscope - 10 ans déjà», PEB Échanges, Programme pour la construction et l'équipement

Plus en détail

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration Préambule La société doit faire face à de nouveaux défis pour satisfaire les

Plus en détail

EcoSenS : système partenarial de développement de l Economie sociale et solidaire

EcoSenS : système partenarial de développement de l Economie sociale et solidaire EcoSenS : système partenarial de développement de l Economie sociale et solidaire Parler d économie sociale et solidaire n est plus aujourd hui ni une incongruité, ni une affirmation écoutée avec commisération

Plus en détail

Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises?

Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises? Exclusif : Opportunités en temps de crise, quels défis pour les entreprises? En marge du salon «Outsourcing & IT Solutions 2009», le cabinet Ernst & Young a présenté les résultats de l étude intitulée

Plus en détail

Le Microcrédit Relance

Le Microcrédit Relance La Ministre Céline Fremault soutient une nouvelle aide pour favoriser la relance des petites entreprises bruxelloises Le Microcrédit Relance Un partenariat CEd Crédal Conférence de presse du 17 décembre

Plus en détail

LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF

LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF LE CPAS ET L ÉTAT SOCIAL ACTIF Journée de formation FEBISP juin 2001 Intervention de Monsieur Michel COLSON Président de la Section CPAS de l Association de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles-Capitale

Plus en détail

impacts de la réglementation d internet sur les investessement précoces

impacts de la réglementation d internet sur les investessement précoces impacts de la réglementation d internet sur les investessement précoces résumé en 2014, nous avons mené une étude auprès de 0 investisseurs dans huit pays à travers le monde (australie, france, allemagne,

Plus en détail

Le financement de l ESS par la BPI en France

Le financement de l ESS par la BPI en France 1 Le financement de l ESS par la BPI en France Encourager un moteur du développement urbain local Cette fiche utile se propose de revenir sur l importance de l Economie Sociale et Solidaire pour les territoires

Plus en détail

Dossier : Le «phénomène» d achat de fans et de follower : qui, où et pourquoi?

Dossier : Le «phénomène» d achat de fans et de follower : qui, où et pourquoi? Dossier : Le «phénomène» d achat de fans et de follower : qui, où et pourquoi? Regnier Thomas QUI? Mais qui sont ces pourvoyeurs de popularité jamais en manque de solutions concernant ce sujet? Un jeune

Plus en détail

Sommaire. p.3 p.5 p.6 p.7 p.8 p.11 p.12 p.13 p.14 p.15

Sommaire. p.3 p.5 p.6 p.7 p.8 p.11 p.12 p.13 p.14 p.15 DOSSIER DE PRESSE Sommaire Ø Qu est-ce qu e-loue? Ø La location d objets Ø Nos deux fondateurs Ø Au départ, une histoire de perceuse Ø Fonctionnement d e-loue Ø A qui s adresse e-loue? Ø Quels objets trouve-t-on

Plus en détail

MISE EN PLACE DU PLAN RÉGIONAL D INTERNATIONALISATION DES ENTREPRISES POUR LA BRETAGNE

MISE EN PLACE DU PLAN RÉGIONAL D INTERNATIONALISATION DES ENTREPRISES POUR LA BRETAGNE Direction de l Economie Service des Projets d Entreprises Conseil régional Juin 2013 MISE EN PLACE DU PLAN RÉGIONAL D INTERNATIONALISATION DES ENTREPRISES POUR LA BRETAGNE Le développement à l'international

Plus en détail

Les véhicules électriques pour les flottes : attrayant?

Les véhicules électriques pour les flottes : attrayant? Les véhicules électriques pour les flottes : attrayant? Conclusions de la Plateforme Belge sur les Véhicules électriques, Be.eV#2, Bruxelles, le 17 janvier 2011. Deux types de flottes sont ici visées :

Plus en détail

Concours sur la protection du climat

Concours sur la protection du climat Concours sur la protection du climat Les maisons des Amis de la Nature tissent un réseau international pour protéger le climat 3 La protection du climat nous concerne tous! La protection du climat est

Plus en détail

Une présence nationale pour un impact local & VOUS. www.groupon.fr

Une présence nationale pour un impact local & VOUS. www.groupon.fr Une présence nationale pour un impact local 2015 & VOUS Avez-vous déjà entendu parler d une campagne publicitaire qui ne nécéssite aucune dépense ou investissement préalable? Avez-vous déjà entendu parler

Plus en détail

les produits et solutions de demain pour la transition écologique un processus créatif sur-mesure

les produits et solutions de demain pour la transition écologique un processus créatif sur-mesure (Paris/Berlin) A partir du 15 août, POC21 réunira dans un innovation camp 100 pionniers venus du monde entier, au Château de Millemont près de Paris. Pendant 5 semaines d atelier collaboratif, leur mission

Plus en détail

Le conseil en développement durable Un boom en voie de maturation?

Le conseil en développement durable Un boom en voie de maturation? Le conseil en Un boom en voie de maturation? Auteurs : Rodolphe Deborre Directeur Construction Positive Le 12 juin 2007 Je suis ou j étais un consultant en 2003-2006: SymbioseS Conseil opérationnel en

Plus en détail

Novalto. Novalto améliore sa productivité en réduisant de 150 heures par semaine le suivi de ses activités commerciales grâce à SugarCRM

Novalto. Novalto améliore sa productivité en réduisant de 150 heures par semaine le suivi de ses activités commerciales grâce à SugarCRM Cas d application client Novalto Novalto améliore sa productivité en réduisant de 150 heures par semaine le suivi de ses activités commerciales grâce à SugarCRM Captivea, partenaire de SugarCRM, intègre

Plus en détail

Étude réalisée auprès d un échantillon de 1009 personnes, représentatif de la population des internautes français âgés de 18 ans et plus.

Étude réalisée auprès d un échantillon de 1009 personnes, représentatif de la population des internautes français âgés de 18 ans et plus. Méthodologie Étude réalisée auprès d un échantillon de 1009 personnes, représentatif de la population des internautes français âgés de 18 ans et plus. L échantillon a été constitué selon la méthode des

Plus en détail

L influence de l Union européenne dans les politiques de logement

L influence de l Union européenne dans les politiques de logement L influence de l Union européenne dans les politiques de logement Bénédicte Heindrichs, chercheuse-associée Etopia, 2009 centre d animation et de recherche en écologie politique www.etopia.be Page 2 Conformément

Plus en détail