AVANT PROPOS. Ainsi, en l an 2020, il est escompté d avoir :

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "AVANT PROPOS. Ainsi, en l an 2020, il est escompté d avoir :"

Transcription

1 AVANT PROPOS Plusieurs évaluations des projets de développement n ont cessé de conclure que les efforts déployés dans le cadre du développement n ont pas eu les effets escomptés sur la croissance économique et l environnement écologique des populations. Aujourd hui les politiques internationales visent à réduire de moitié l extrême pauvreté vers l année 2015 en assurant une responsabilisation des pauvres dans les stratégies de réduction de la pauvreté. La décentralisation est devenue la voie à suivre. Les immenses richesses doivent être transformées sur place pour proposer des bons produits finis sur le marché afin de ne plus subir les effets de la détérioration des termes de l échange dont le Rwanda a été victime et qui explique en partie son économie actuelle. Les enjeux du développement du pays sont nombreux, à savoir : - 60 % des rwandais sont sous le seuil de pauvreté, le PIB est de 260 US$ en 2000, l appauvrissement structurel étant dû au fait que la croissance démographique fut supérieure à la croissance économique durant les années La population double et sera de en 2020, si le taux de croissance se maintient proche de 3,7. - La guerre et le Génocide ont aggravé l appauvrissement de la population et ont creusé l écart entre la ville et le milieu rural, entre les riches et les pauvres. - Le Rwanda n accepte pas cette situation de misère. Il veut transformer son économie, en vue d atteindre d ici l an 2020 le PIB de 900 US$/habitat. - Ceci suppose une croissance annuelle de 7 à 8 % et forcément des taux élevés d épargne et d investissement durant les prochaines années. Le Gouvernement rwandais, en concertation avec les différentes couches de la population, ont défini une vision commune à tout le Rwanda, vision connue sous le vocable de VISION Elle est fondée sur un système d éducation des communautés de base, un modèle de comportement pour faire face aux exigences du marché international. Ainsi, en l an 2020, il est escompté d avoir : - Une Nation moderne, prospère, forte, unie, fière de ces valeurs positives, politiquement stable, dans la cohésion sociale et l équité sans discrimination, - Une Economie prospère fondée sur le savoir et le plein développement des Ressources humaines, - L entreprenariat et un secteur privé moderne et compétitif, fondé sur une culture d initiative et de créativité. La vision du Rwanda est aussi celle d une société actuelle essentiellement agricole et paysannes. C est donc pour contribuer à la mise en œuvre de cette politique que les Organisations Paysannes réunies au sein du Réseau dénommé ROPARWA en collaboration avec l Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda (I.S.A.R.) ont commandités une étude sur l analyse des systèmes de production de la pomme de terre au Rwanda auprès du Centre International pour la Recherche Agricole orientée vers le Développement (ICRA). Cette étude vise d une part, le renforcement des capacités des cadres rwandais sur le méthode de recherche agricole orientée vers le développement (R.A.D.) et d autre part i

2 des propositions ciblées des actions de recherche et de développement pour l amélioration de cette filière. Le présent document dégage les rôles, les intérêts et une proposition d une meilleure coopération entre les acteurs de la filière. Il situe les problèmes et les contraintes dans les différentes catégories d exploitations et dans les différents types de sols avant de proposer des actions ciblées de recherche et de développement adaptées à chaque situation. Une stratégie de recherche et de vulgarisation faisant appel à la participation des producteurs dans la planification, le suivi et évaluation pour une meilleure adoption est aussi proposée. La recherche, la vulgarisation ainsi que d autres acteurs du développement rural concernés sont interpellés pour la mise en œuvre des conclusions et recommandations du présent travail. Pour le Réseau des Organisations Paysannes NZABONIMPA Anselme Président ii

3 REMERCIEMENTS La présente étude est une contribution au développement du monde rural. Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce travail. Nous sommes très reconnaissants au Centre International pour la Recherche Agricole orientée vers le développement (ICRA) pour le renforcement des capacités des cadres des pays en voie de développement venant des instituts de recherche, de la vulgarisation, des bureaux d études et des universités. Nous félicitons le Réseau des Organisations Paysannes du Rwanda (ROPARWA) et l Institut de Sciences Agronomiques du Rwanda (ISAR) qui ont bien voulu commanditer cette étude pour améliorer la performance de la filière pomme de terre. Nous les remercions pour tous les efforts déployés sur le plan matériel, logistique pour la réalisation de ce travail. Nous les remercions encore pour leurs franche collaboration ainsi que du suivi de l étude. Nous exprimons notre gratitude à Monsieur Bertus Wennink, l évaluateur de l équipe ICRA au Rwanda, pour ses conseils, ses suggestions, sa patience et son dévouement qui ont été bénéfiques pour la réalisation de ce travail. Nous sommes redevables également à tous les acteurs de la filière pomme de terre et en particulier à la fédération des producteurs pour leur engagement personnel à la réussite de ce travail. Nous saluons les autorités administratives des provinces de Ruhengeri et de Gisenyi qui nous ont accordés une libre circulation dans la zone d étude. Le présent travail s est inspiré des résultats des études antérieures sur la filière pomme de terre. Il convient de rendre hommage aux différents auteurs. Nous souhaitons que ce travail puisse être d un grand apport pour la promotion du métier d agriculture au Rwanda. iii

4 TABLE DES MATIERES 1 INTRODUCTION Contexte Justification de l étude Objectifs et résultats attendus de l étude METHODE DE TRAVAIL Clarification des termes de référence Organisation des activités sur le terrain Ateliers de suivi Analyse des acteurs de la filière Carte mentale des acteurs Matrice des relations entre les acteurs Typologie des producteurs Zonage et échantillonnage Administration du questionnaire Elaboration de la typologie Etude du fonctionnement des exploitations agricoles Approfondissement de l enquête Evaluation de la rentabilité de la culture de pomme de terre Stratégie de recherche et de développement Proposition d une coopération entre acteurs Définition des actions ciblées de recherche-développement et des mesures d accompagnement ZONE D ETUDE Situation géographique Milieu physique Climat Relief et sol Hydrologie Végétation et faune Activités agricoles Agriculture Élevage Pêche Zones agro-écologiques Milieu humain Population Administration publique Services agricoles Autres secteurs économiques RESULTATS Analyse des acteurs de la filière pomme de terre Les acteurs en présence Rôle des acteurs Intérêts des acteurs Importance et influence des acteurs Problématique des relations entre les acteurs...40 iv

5 4.2 Typologie des producteurs Approche de catégorisation des exploitations agricoles Systèmes de cultures Types d exploitation agricole Fonctionnement des exploitations agricoles PROPOSITIONS DES ACTIONS DE RECHERCHE ET DE DEVELOPPEMENT Coopération entre les acteurs de la filière Production et distribution des semences certifiées Recherche et vulgarisation agricole Fourniture des intrants Commercialisation de la pomme de terre Thèmes techniques proposés pour la recherche et la vulgarisation agricole Approches de recherche et de vulgarisation agricole Mesures d accompagnement Logique et stratégie d intervention Stratégie de la recherche et vulgarisation Mesures d accompagnement Logique d intervention CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS...89 v

6 FIGURE Figure 4-1: Importance et influence des acteurs de la filière pomme de terre au Rwanda...39 TABLEAUX Tableau 2-1: Echantillonnage...13 Tableau 2-2: Nombre de producteurs échantillonnés par types de sols et catégorie d exploitation...15 Tableau 3-1 :Situation du cheptel par district (Province de Ruhengeri, année )...21 Tableau 3-2 : Situation de l élevage dans la province de Gisenyi (année 2000)...22 Tableau 3-3 :Topo séquence des sols volcaniques (Photo 3-1)...23 Tableau 3-4 :Topo séquence des sols des hautes terres de Buberuka (Photo 3-2)...24 Tableau 3-5:Topo séquence des sols de la crête Congo-Nil (Photo 3-3)...25 Tableau 3-6 :Population de la province de Ruhengeri :...27 Tableau 3-7: Population de la province de Gisenyi...28 Tableau 3-8: Répartition des secteurs et cellules dans Ruhengeri...28 Tableau 3-9: Répartition des secteurs et cellules dans Gisenyi...29 Tableau 4-1: Acteurs et leurs intérêts...38 Tableau 4-2: Matrice des problèmes de relations entre acteurs...41 Tableau 4-3: Types de sols selon l échantillonnage...44 Tableau 4-4: Occupation des cultures (en %) par type de sol...45 Tableau 4-5:Indice de rotation en culture de pomme de terre par type de sol...45 Tableau 4-6: Répartition (%) des exploitations agricoles sur les différents types de sols...47 Tableau 4-7: Rendement (kg/are) par type de sol et par type d exploitation agricole...48 Tableau 4-8: Destination de la production (%) par type d EA (Saison 2004 A)...49 Tableau 4-9: Destination de la production de pomme de terre par sol (saison 2004 A)...49 Tableau 4-10:Calendrier agricole des sols de la crête Congo-Nil...51 Tableau 4-11: Effectif du cheptel par types de sols et par types d exploitations...53 Tableau 4-12: Calendrier agricole des hautes terres de Buberuka Tableau 4-13: Calendrier agricole des sols volcaniques...57 Tableau 4-14:Récapitulatif du fonctionnement des exploitations...59 Tableau 4-15:Récapitulatif de la gestion des exploitations agricoles...63 Tableau 4-16:Evaluation financière de la culture de la pomme de terre des Petites Exploitations Agricoles...68 Tableau 4-17:Evaluation financière de la culture de la pomme de terre des Moyennes Exploitations Agricoles...69 Tableau 4-18:Evaluation financière de la culture de la pomme de terre des Grandes Exploitations Agricoles...71 Tableau 4-19:Problèmes de conduite de la culture de la pomme de terre recensés auprès des producteurs...72 Tableau 4-20 : Contraintes d accès aux moyens de production recensées auprès des producteurs agricoles...76 Tableau 4-21 Les problèmes et contraintes recensés par zone de production et type d exploitation agricole...77 Tableau 5-1:Propositions pour les thèmes techniques proposés pour la recherche (RA) et la vulgarisation agricole (VA) et les groupes bénéficiaires...81 Tableau 5-2: Propositions pour les mesures d accompagnement...85 Tableau 5-3: Tableau des objectifs, résultats et activités vi

7 PHOTOS Photo 3-1:Sols volcaniques...26 Photo 3-2:Sols des Hautes terres de Buberuka...26 Photo 3-3: Sols acides de la Crête Congo Nil...26 Photo 4-1:Erosion des sols...73 CARTES Carte 3-1: Situation géographique du Rwanda...17 Carte 3-2:Les différentes provinces du Rwanda...18 ANNEXES Annexe 1:Termes de Référence de l étude conjointe ICRA-ROPARWA-ISAR...2 Annexe 2 :Guide d entretien...11 Annexe 3 :Questionnaire...14 Annexe 4 :Caractéristiques des exploitations agricoles...21 Annexe 5 :Modèle de calcul de rentabilité...24 Annexe 6 : Planning des activités...25 Annexe 7 : Système pertinent...28 Annexe 8: Carte mentale...29 vii

8 GLOSSAIRES / ABREVIATIONS AMSS : Association des Multiplicateurs des Semences Sélectionnées APELAC : Association de Pêche dans le Lac Kivu ASSR : Projet d Appui au Secteur Semencier du Rwanda BAIR : Bureau d Appui aux Initiatives Rurales CECMA : Coopérative d Exploitation et de Création de Marchés Agricoles CIP : Centre International de la Pomme de terre CLECAM : Caisse Locale d Epargne et de Crédits Agricole et Mutuelle CLECAM : Caisse Locale d Epargne et de Crédits Agricole et Mutuelle COIMU : Coopérative Ibukwa Muhinzi COODAF : Coopérative de Développement Agriculture, Elevage et Forêt DAEF : Direction de l Agriculture, Elevage et Forêts EA : Exploitation Agricole FOR : Forum des Organisations Rurales GEA : Grande Exploitation Agricole Hab : habitant ICRA : Centre International pour la Recherche Agricole orientée vers le développement IMBARAGA : Syndicat des agriculteurs et Eleveurs ru Rwanda ISAR : Institut des Sciences agronomiques du Rwanda MEA : Moyenne Exploitation Agricole MINAGRI : Ministère de l Agriculture, de l Elevage et des Forêts MINECOFIN : Ministère de l Economie et Finances ONG : Organisation Non Gouvernementale OP : Organisation Paysanne PEA : Petite Exploitation Agricole PGERB : Projet de Gestion des Espaces Ruraux du Buberuka PID : Plan Intérimaire de Développement PNAP : Programme National d Amélioration de la Pomme de Terre PNV: Parc national des Volcans PPCT : Projet Pouzzolane Chaux et Tourbe PRAPACE : Programme Régional d Amélioration de la Pomme de terre en Afrique Centrale et de l Est PRSR : Poverty Reduction Strategy Paper RAD : Recherche Agricole Orientée vers le Développement RDC : République Démocratique du Congo RSAD : Responsable des Services Agricoles de District SNS : Service National de Semences SOPYRWA : Société du Pyrèthre au Rwanda SOTIRU : Société de Transformation Industrielle de Ruhengeri SSS : Services des Semences Sélectionnées viii

9 LES SYSTEMES DE PRODUCTION DE LA POMME DE TERRE AU RWANDA ; Propositions d actions de recherche et de développement dans les provinces de Ruhengeri et Gisenyi RESUME EXECUTIF La pomme de terre a été introduite au Rwanda au début du 19 eme siècle par les missionnaires allemands. Avec le temps, elle fait son extension dans le pays. Actuellement, elle est cultivée dans dix des douze provinces que compte le Rwanda. Les conditions climatiques et le milieu physique sont favorables au développement de la culture. La pomme de terre qui était cultivée pour l autoconsommation est depuis 1975 commercialisée vers les centres ruraux et urbains grâce au développement du transport. Vu son importance, le gouvernement rwandais en 1979 a accordé au Programme National d Amélioration de la Pomme de terre (PNAP) des moyens pour la sélection et création de variétés plus performantes, pour l assainissement et la multiplication des variétés ainsi que le maintien du germoplasme. Pendant la guerre de 1994, les structures d encadrement et les infrastructures agricoles ont été détruites. De même, le génocide a provoqué la mort du personnel scientifique. Les activités de production de pomme de terre ont repris après la guerre en Les Organisations Paysannes (OP), les Organisations Non Gouvernementales (ONG) ont soutenu la création d une filière pomme de terre. Pour accompagner ces initiatives, l Etat a restauré le laboratoire de Culture In Vitro (CIV) et les serres de l Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda (ISAR). Malgré l existence de la filière et les efforts de plusieurs intervenants dans ce domaine la filière pomme de terre connaît encore beaucoup de difficultés, entre autres : La production de semences (souche et de base) insuffisantes en quantité et en qualité. La faible maîtrise de techniques de production par les agriculteurs. L insuffisance dans l organisation du commerce de la production. L insuffisance dans la conservation et la transformation de la pomme de terre. A cause de ces difficultés le Réseau des Organisations Paysannes du Rwanda (ROPARWA) en collaboration avec l ISAR ont commandité une étude auprès du Centre International pour la Recherche Agricole orientée vers le développement (ICRA). L objectif de l étude est d affiner l analyse de la filière et mieux cibler les actions de recherche et de développement. Cette étude a été réalisée dans les provinces de Ruhengeri et Gisenyi par une équipe interdisciplinaire de 5 participants au programme francophone 2004 de l ICRA du 10 avril au 10 juillet. Le document comprend quatre grandes parties. La première partie concerne les acteurs de la filière. La typologie des producteurs est traitée dans la deuxième partie. La troisième propose des actions ciblées de recherche et de développement pour les principaux intervenants. La 1

10 dernière formule des conclusions et des recommandations pour l amélioration de la performance de la filière. 1. Les acteurs de la filière La filière pomme de terre regroupe dix acteurs essentiels : La Recherche : Elle est représentée par l ISAR qui assure la création, la sélection et l assainissement pour la production de semences de souche. Les producteurs de semences de base : représenté par le SNS produit et vend les semences de base à partir de semences de souche provenant de l ISAR, forme et encadre les producteurs de semences au niveau national. Il inspecte les champs des multiplicateurs et certifie leurs semences. Les multiplicateurs de semences : A partir des semences de base, ils produisent et vendent aux producteurs les semences certifiées. Ils sont constitués d associations de producteurs et de privés. Les commerçants d intrants agricoles : Ce sont des commerçants qui vendent aux paysans les engrais, les produits de traitement phytosanitaires et le petit matériel agricole. La vulgarisation agricole : Elle est assurée par les agents du service public, des organisations paysannes et des ONG. Ils forment et informent les producteurs, octroient des crédits agricoles et leur construisent des infrastructures rurales. Les producteurs de pomme de terre : produisent et vendent la pomme de terre de consommation. Ils sont organisés au sein d une fédération pour mieux défendre les intérêts des producteurs. Les collecteurs : Ce sont des commerçants qui achètent la pomme de terre auprès des producteurs sur les sites de collectes pour les vendre aux commerçants transporteurs qui les acheminent vers les centres urbains. Les commerçants et transporteurs : Tandis que les commerçants transportent la pomme de terre de consommation des lieux de collecte aux marchés de Kigali, d autres commerçants ou détaillants la rachètent pour aller la revendre dans les marchés environnant la capitale et dans les autres villes régionales du pays. Les consommateurs : Il s agit des ménages, des hôtels et autres établissements qui achètent la pomme de terre avec les commerçants en détail. Ils ne sont pas organisés en association ou en coopérative pour le moment. L Etat : A travers sa politique de développement agricole, il a favorisé l organisation de la filière pomme de terre, l encadrement des paysans par les vulgarisateurs, l organisation du circuit de production et de distribution de semences, ainsi que la commercialisation de la pomme de terre avec un prix rémunérateur pour les producteurs. Les bailleurs de fonds : L essentiel du financement de la filière provient des bailleurs de fonds à travers la coopération internationale. Dans les interactions entres les acteurs, il existe les problèmes suivants : Au niveau de la production et la distribution de semences : Les commandes des uns ne sont pas honorées par les autres. Au niveau de la fourniture d intrants : les producteurs utilisent des engrais et pesticides de mauvaise qualité due à une faible organisation de ce circuit. Au niveau de la production et diffusion des technologies : La recherche et la vulgarisation ne travaillent pas de concert avec les producteurs en vu de prendre en compte toutes leurs préoccupations. 2

11 Au niveau de la commercialisation de pomme de terre de consommation : Le contrat liant la fédération des producteurs aux commerçants est imprécis dans les quantités à fournir et les périodes de livraison. 2. La typologie des producteurs La typologie a permis de distinguer des différences entre les producteurs de pomme de terre. Le premier critère qui différencie les producteurs est la zone agro - écologique. Dans les deux provinces, la culture est pratiquée sur trois types de sols : les sols volcaniques (très aptes), les sols de la Crête Congo-Nil (aptes) et ceux des Hautes terres du Buberuka (moins aptes). Le système de culture est déterminé par le type de sol. Toutefois, la pomme de terre reste la culture dominante. La taille des exploitations est le deuxième critère de distinction des producteurs. Il se dégage trois types d exploitations : les petites, les moyennes et les grandes exploitations. D autres critères ont permis de caractériser chaque type d exploitation. Il s agit du nombre, du nombre de personnes à charge, de la main d œuvre salariée, du cheptel et du matériel agricole. Les petites exploitations agricoles sont celles dont la superficie se situe entre 1 à 100 ares et constituent 50% des cas. Leur cheptel est dominé par les caprins avec 3 têtes en moyenne. Elles ont un ménage composé de 5 personnes et utilisent peu de main d œuvre salariée. Les moyennes exploitations agricoles ont une superficie comprise entre ares et représente 37% des cas. Elles ont en moyenne 7 personnes à charge, 2 à 3 animaux de plus que les petites et utilisent peu de main d œuvre salariée. Les superficies des grandes exploitations sont supérieures ou égales à 300 ares et représente 13% des cas. Le cheptel est diversifié avec en moyenne 3 bovins. Elles ont 2 ménages en général pour 8 à 10 personnes à charge et utilisent beaucoup de mains d œuvre salariée. Le matériel agricole utilisé (houe, machette, panier) est identique dans toutes les exploitations à l exception du pulvérisateur qui est loué par les petites et moyennes. Ces moyens de production débouchent sur des stratégies différentes. Les petites et les moyennes exploitations sont obligés de louer des terres, font beaucoup de cultures associées. Leur production ne couvre pas leurs besoins. Pour survivre, les exploitants se constituent en main d œuvre salariée chez les autres. Les grandes exploitations ont beaucoup de champs qui leur permettent de pratiquer la jachère et des cultures pures. Leur production satisfait à leurs besoins et le surplus favorise l investissement. En fonction des différences liées à la zone, à la taille de l exploitation et aux autres moyens de production, les problèmes et les contraintes des producteurs recensés ne sont pas identiques. Ces problèmes ont trait aux techniques culturales, aux variétés non adaptées, à la fertilisation qui n est pas faite convenablement, aux traitements phytosanitaires inappropriés, à la lutte anti érosive inappliquée par tous et à l insuffisance de techniques de conservation de la pomme de terre. Ces contraintes concernent l accès aux moyens, notamment le foncier, les semences certifiées, les engrais et les pesticides, le pulvérisateur, et l accès aux marché. 3. Propositions des actions de recherche et de développement Pour une meilleure collaboration entre les acteurs de la filière pomme de terre, des cadres de concertation permanents s avèrent nécessaires afin de résoudre les problèmes relationnels 3

12 entre les acteurs. Le but de ce cadre de concertation est d améliorer l efficacité et l efficience de la filière. La recherche et la vulgarisation sont invitées à collaborer avec les producteurs pour résoudre des problèmes spécifiques à chaque zone et à chaque type d exploitants. Les technologies développées et diffusées doivent être appropriables par les paysans. La formation en cascade est une alternative pour toucher le maximum de paysans. Le succès de cette approche repose sur la maîtrise des thèmes et la motivation des paysans formateurs. Elles doit être soutenue par plus de champs de démonstration et d échanges d expériences car les paysans adoptent plus facilement ce qu ils voient que ce qu ils entendent. La mise au point des technologies appropriées n est pas suffisante pour améliorer la productivité de la pomme de terre. Les paysans ont aussi besoin de moyens pour valoriser les résultats de la recherche et de la vulgarisation. Mais les solutions ne sont pas à leur portée et demandent l implication de l Etat, des organisations paysannes et du secteur privé. Le rôle de tout un chacun est déterminant dans ce processus : 4. Conclusions et recommandations A la lumière des insuffisances qui minent la filière pomme de terre, les recommandations proposées se situent à plusieurs niveaux : Pour maîtriser la diversité agro-écologique et socio-économique il est important que les principaux intervenants de la filière comprennent le fonctionnement des différentes zones de production en identifiant les contraintes de chacun. Pour parvenir à un taux d adoption élevé des résultats de la recherche et de la vulgarisation, il faut instaurer un dialogue entre chercheurs et producteurs, dans le but d avoir un échange d idées et d expériences. De même la cohabitation entre la recherche et la vulgarisation est nécessaire pour une analyse de la situation et point de vue des paysans. Les contraintes qui limitent l adoption peuvent relever aussi du marché qui n est pas favorable, du crédit qui non accessible, du coût élevé des intrants, de la mauvaise information reçue, etc. Pour qu il y ait adoption des technologies il faut que le chercheur connaisse les limites et les possibilités de chaque exploitation agricole. Pour que les paysans puissent surmonter les contraintes, l Etat doit assurer un environnement favorable aux investissements, renforcer les contrôles de qualité, et soutenir l initiative privée. Il est aujourd hui urgent d accélérer le transfert de production de semences de base aux privés dans le but d assurer une meilleure production et distribution de semences certifiées aux producteurs. En attendant la libéralisation progressive du prix en fonction de la qualité, il est souhaitable que les producteurs des zones enclavées puissent bénéficier des services de la commission de fixation des prix. 4

13 Résumé Il s agit du rapport final d une étude de terrain sur la production et la distribution des semences de pomme de terre dans les Provinces de Ruhengeri et Gisenyi au Rwanda. L étude a été commanditée par le Réseau des Organisations Paysannes (ROPARWA) et l Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda (ISAR). L objectif principal est de proposer un Canevas d organisation du système de production en mettant un accent sur la production et la distribution des semences certifiées. Il fallait aussi définir les activités de recherche sur les systèmes de production de cette culture. L équipe de recherche de l ICRA a fait une analyse des acteurs à travers des entretiens semistructurés et a mené une enquête auprès des producteurs dans toutes les zones de production de la pomme de terre. Comme résultat il a été défini les principaux problèmes entre les acteurs, trois zones différentes de productions comprenant chacune trois catégories d exploitations. Les principaux problèmes de la culture ont été identifiés dans les différentes zones et dans les différentes catégories d exploitations. L analyse des acteurs a confirmé les problèmes existants dans la production et la distribution des semences certifiées. Les entretiens avec les acteurs importants ont permis à l équipe de recherche de faire une proposition sur les mécanismes d une meilleure coopération entre les intervenants dans la fourniture des semences. Les mécanismes proposés n auront des effets escomptés que si la production des semences de base et certifiées est privatisée et si les prix de la pomme de terre de consommation sont fonctions de la qualité. L équipe de recherche a fait une analyse profonde des problèmes rencontrés par les producteurs, des technologies développées par la recherche agricole et celles promues par les services de vulgarisation ainsi que les initiatives paysannes. Il en a résulté des propositions ciblées des thèmes de recherche adaptées aux différents types de sols et différentes catégories d exploitations. Actuellement la politique sur le mode de tenure des terres, les facilités d accès aux crédits ainsi que la fourniture des intrants agricoles sont des facteurs déterminants de l adoption des technologies. Toutes les propositions de l équipe de recherche ont été compilées dans une logique d intervention qui va guider leur mise en œuvre par le ROPARWA et l ISAR. 5

14 Abstract This is the final report of a field study of the production and marketing chain of consumption potatoes in the provinces of Ruhengeri and Gisyeni in Rwanda. The Network of Farmer Organisations in Rwanda (ROPARWA) and the Rwandan Institut of Agricultural Sciences (ISAR) both have commissioned this study. The aim of the study was to propose improvements for the organisation of the production chain, especially the production and distribution of certified seed material, and to define research activities for potato production systems. The ICRA research team made a stakeholder analysis of the potato chain and, through interviews with farmers made a survey of farmer households in the main potato production zones. As a result the major problems between stakeholders within the potato chain were defined, three potato production zones were distinguished as well as three farming systems. Production zones were defined on the basis of the major cropping systems encountered. Farming systems have been distinguished according to cultivated area by households, land tenure, work force and livestock keeping. The major problems in potato farming have been identified and targeted with regard to the different zones and farming systems. The stakeholder analysis confirmed the existing problems in production and distribution of certified seeds. Interviews allowed the research team to come up with proposals for mechanisms that should enhance collaboration between stakeholders in seed supply. Still the proposed mechanisms will only have a lasting effect if production of certified seeds is privatised and prices for consumption potatoes paid according to the quality of the potatoes. This will be an incentive to pay for quality potatoes and thus stimulate the use of quality certified seeds. Till now prices for consumption potatoes are being fixed at the national level regardless of their quality. The research team made an in-depth analysis of the problems encountered by potato farmers at the household level, of technologies developed by agricultural research and promoted by extension services and of farm management practices. This resulted in proposals for new research themes that should allow the development of appropriate potato-cropping technologies. Land tenure policy, credit as well as supply of agricultural inputs will be determining factors for technology adoption. Proposals for improvements have been formulated in a logical framework that can guide their implementation by ROPARWA and ISAR. 6

15 Incamake Iyi raporo ivuga ibyagezweho mu inyigo yakozwe ku mihingire y ibirayi no gukwirakwiza imbuto nziza mu Ntara za Ruhengeri na Gisenyi. Yakozwe ku bufatanye hagati y Ihuriro ry imiryango y abahinzi mu Rwanda (ROPARWA), Ikigo cy ubushakashatsi (ISAR) n Ikigo mpuzamahanga mu bushakashatsi bugamije iterambere mu buhinzi (ICRA). Intego rusange yari igamijwe kwari gutanga icyerekezo cy ubwo buhinzi no gukwirakwiza imbuto nziza. Intego yihariye yari kwerekana icyakorwa mu rwego rw ubushakashatsi ku mihingire y ibirayi. Ikipe y ubushakashatsi yakoze isesengura ihereye ku byavuye mu mibonano yagiranye n abafite uruhare mu ishami ry ikirayi no ku iperereza yakoze ku bahinzi b ibirayi mu duce byeramo. Hagati yabo habonetsemo ibibazo, hagaragajwe kandi uduce dutatu duhinga ibirayi n ingeri eshatu zitandukanye z abahinzi b ibirayi. Ibibazo mu buhinzi bw ibirayi biboneka mu duce twose no mu bahinzi b ingeri zose byaragaragajwe. Ikipe y ubushakashatsi yemeje ibibazo bisanzwe bigaragara hagati y abantu, imiryango n ibigo by imena bifite uruhare mu gutubura no gukwirakwiza imbuto, itanga ibyifuzo ku buryo bwaranga imikoranire myiza hagati y abahuriye kuri icyo gikorwa. Ibisabwa mu myanzuro byagerwaho ari uko ubutubuzi bw imbuto y ibanze n imbuto nziza byeguriwe abikorera ku giti cyabo kandi bikajyana n izamuka ry ibiciro cy ibirayi byza ku masoko. Isesengura ry ibibazo by abahinzi b ibirayi,.iry ikoranabuhanga riva mu bigo by ubushakashatsi n iry iyamamaza buhinzi ritangwa n inzego za Leta n imiryango y abahinzi ryerekanye ibyo ubushakashatsi bwakwibandaho hakurikijwe ubwoko bw ubutaka n ingeri zitandukanye z abahinzi. Muri iki gihe, imyakiririre n ishyirwamubikorwa ry ikoranabuhanga mu buhinzi ku isi riterwa n ubushobozi abahinzi bafite mu kubona amasambu, uburyo boroherezwa mu kubona inguzanyo n uburyo bagezwaho inyongeramusaruro. Imyanzuro y ubushakashatsi ikubiye mu ngamba izagenderwaho mu gushyira mu bikorwa byavuye muri iyi nyigo n Ihuriro ry imiryango y abahinzi (ROPARWA), Ikigo cy ubushakashatsi (ISAR) n izindi nzego z iyamamaza buhinzi. 7

16 1 INTRODUCTION 1.1 Contexte La pomme de terre, de son nom scientifique Solanum tuberosum, est une plante amylacée de la famille des solanaceae. Elle est cultivée pour ses tubercules qui sont riches en amidon. Ces dernières sont consommées de différentes manières et subissent parfois des transformations artisanales ou industrielles. Ses différents sous-produits (peau, pulpe, etc.) peuvent être aussi utilisés. Originaire d Amérique du Sud (Pérou), elle a été introduite en Europe au 16 eme siècle, puis en Asie et en Afrique. Actuellement, elle est cultivée partout dans le monde, en particulier dans les zones tempérées. Sous les tropiques elle est cultivée en altitude car elle demande des températures inférieures à 24 C le jour et 16 C la nuit pour tubériser. La pomme de terre occupe actuellement la 4 eme place au niveau mondial, après le blé, le riz et le maïs pour ce qui est de l alimentation humaine. Cette culture a été introduite au Rwanda au début du 19 eme siècle par les missionnaires allemands. Au fur et à mesure que ces derniers faisaient leur extension dans le pays, la pomme de terre a fini aussi par gagner tout le territoire national. Actuellement, elle est cultivée dans dix des douze provinces que compte le Rwanda avec une concentration nette dans les deux provinces du nord ouest à savoir Ruhengeri et Gisenyi. Ce qui a le plus favorisé cette culture, ce sont non seulement les conditions climatiques favorables (avec les précipitations variant entre 1200 et 1600mm) mais aussi le milieu physique à travers les sols volcaniques (de Ruhengeri et Gisenyi) qui constituent une niche écologique favorable au développement de la pomme de terre. Avant 1975, la pomme de terre était cultivée pour l autoconsommation dans les différentes zones de production, avec une consommation de 35kg/hab/an. Ces chiffres pouvaient atteindre 175kg/hab/an dans la province de Ruhengeri (World Potatoe Atlas, 2002). Grâce au développement du transport, à partir de 1975, les échanges interrégionaux de la pomme de terre ont été rendus possibles. Ainsi, la pomme de terre est devenue un des produits les plus préférés dans les milieux urbains, scolaires et universitaires. A partir de là, la demande en pomme de terre s est accrue et l offre a failli être insuffisante, surtout qu il n y avait pas de recherche, ni de centre local de production de semences. En 1979, pour parer aux importations de semences, le gouvernement rwandais a encouragé sa production en créant le Programme National d Amélioration de la Pomme de Terre (dénommé PNAP). Tous les moyens ont été accordés au PNAP pour la réalisation de plusieurs objectifs : sélection et création de variétés plus performantes résistantes aux maladies et adaptées aux conditions éco-climatiques du Rwanda ; assainissement et multiplication des variétés ayant fait leurs preuves dans le milieu paysan ; maintien du germoplasme. A l époque le PNAP a mis au point et a sélectionné un certain nombre de variétés de pomme de terre qui ont permis dans les années 1980 de quintupler la production et d améliorer les 8

17 rendements par l extension et l intensification de la culture. Le PNAP avait des partenaires comme le Programme Régional d Amélioration de la Pomme de terre en Afrique Centrale et de l Est (PRAPACE), le Centre International de la Pomme de Terre (CIP) de Lima (au Pérou) et l université de Gembloux (en Belgique). La période de guerre et le génocide de 1994, ont occasionné des pertes en vies humaines, des destructions des structures d encadrement, le pillage et la détérioration des infrastructures agricoles. Les rendements ont donc chuté avec la fermeture du PNAP. Après la guerre en 1999, les activités de production de pomme de terre ont redémarré grâce à l appui des Organisations Paysannes (OP), des Organisations Non Gouvernementales (ONG), sous la tutelle de l Etat rwandais. C est ce qui a aussi permis d appuyer la réhabilitation de la filière. Pour accompagner ces initiatives, le gouvernement rwandais a réhabilité le Laboratoire de Culture in Vitro (CIV) et les serres du PNAP. 1.2 Justification de l étude Bien que la filière pomme de terre connaisse un certain essor et que plusieurs intervenants commencent à s y intéresser, son niveau de développement connaît encore des problèmes qui relèvent de divers ordres et à plus d un niveau de son circuit. Parmi ces problèmes, nous pouvons citer : La production de semences (de souche et de base) de qualité est insuffisante en quantité. En effet, les faibles capacités de la recherche en termes de ressources humaines et du laboratoire de culture in vitro ne permettent pas de couvrir les besoins. De même, les zones de production de ces semences sont éloignées des grandes zones de culture de la pomme de terre. Ne trouvant donc pas des semences de qualité, au moment souhaité et dans des endroits les plus proches, les agriculteurs utilisent souvent des semences auto produites. La faible maîtrise des techniques de production par les agriculteurs. Avec une densité de population comprise entre 300 et 600hab/km2, la superficie arable par ménage est réduite à une moyenne de 0,10ha (selon les statistiques nationales de 2001). Les producteurs exploitent donc des terres sans jachère et pratiquent souvent la monoculture. Cette pratique favorise par conséquent la dégradation de la fertilité, l expansion des maladies et parasites de la pomme de terre. L érosion aussi entraîne des pertes en éléments fertilisants. Pour corriger la baisse de fertilité, les producteurs ne trouvent pas les quantités escomptées de fumure organique et les doses d engrais utilisées ne sont pas actualisées. La faible organisation de la commercialisation de la pomme de terre à l intérieur et à l extérieur du pays. Les acteurs organisant ce circuit de commercialisation de la pomme de terre existent certes, mais ils n arrivent pas à couvrir toutes les zones de production à cause de l état des routes. Le contrat entre les producteurs et les commerçants n est respecté par aucune des parties prenantes. Il existe un autre problème relatif à l exportation. Jusqu à présent l on ne connaît pas d exportation formelle de la pomme de terre du Rwanda vers les pays limitrophes. Néanmoins, la pomme de terre rwandaise traverse les frontières de la République Démocratique du Congo (RDC) et de l Ouganda lorsque les prix sont intéressants et vice versa. 9

18 La conservation et la transformation de la pomme de terre sont encore précaires. Les producteurs n ayant pas assez de moyens financiers ne peuvent conserver la pomme de terre. Ils sont obligés de vite écouler leur production, car les infrastructures de stockage font défaut. Les techniques de conservation de la pomme de terre ne sont pas développées. 1.3 Objectifs et résultats attendus de l étude C est suite à cet éventail de problèmes et dans le cadre du renforcement de leur capacité que le Réseau des Organisations Paysannes du Rwanda (ROPARWA) en partenariat avec l Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda (ISAR) ont commandité auprès du Centre International pour la Recherche Agricole orientée vers le développement (ICRA) une étude sur les systèmes de production de la pomme de terre avec un accent particulier sur la production de semences. La dite étude a pour objectif d aider le ROPARWA à affiner l analyse de la filière et mieux cibler les activités de recherche et de développement. Les résultats attendus de l étude sont : L élaboration d une typologie de producteurs de pomme de terre dans la zone d étude. L analyse de la filière de production et de distribution de la semence souche jusqu à la commercialisation L identification des contraintes Les propositions ciblées des activités de recherche et de développement La recherche dont les résultats sont ci-après présentés a été réalisée du 12 avril au 10 juillet 2004 par une équipe de l ICRA. 10

19 2 METHODE DE TRAVAIL 2.1 Clarification des termes de référence A travers les termes de références de l étude (Annexe 1), sur les systèmes de productions de la pomme de terre dans les provinces de Ruhengeri et Gisenyi élaborés par le ROPARWA et l ISAR, il se dégage que l objectif visé est le suivant : Etudier les systèmes de production de la pomme de terre en mettant un accent particulier sur la production et la distribution des semences. Les résultats attendus par les commanditaires de l étude et leurs partenaires sont les suivants : Une typologie des producteurs de pomme de terre qui précisera les aspects suivants : La place de la pomme de terre dans le système de production. Le mode de conduite de la culture, les maladies et parasites dominants. La source et l utilisation des intrants. La gestion de la fertilité des sols. La stratégie de commercialisation. Une analyse de la filière de production et de distribution de semences. L identification des contraintes liées à la production de la pomme de terre. Des propositions de recherche et/ou de développement. C est à la lumière des résultats attendus et en fonction des disciplines disponibles à l ICRA 2004 qu une équipe multidisciplinaire fut constituée. Elle comprend une économiste, une phyto-écologue et trois agronomes. Pour bien comprendre la situation sur le terrain, l équipe a dû se pencher sur la documentation disponible à l ICRA. L intervention des homologues a apporté de plus amples éclaircissements pour permettre aux autres membres de l équipe d avoir une compréhension commune du problème. C est ainsi que l équipe a élaboré une carte mentale et un système pertinent pour bien cerner le problème ainsi que les différentes structures de la filière. Il s en est suivi l élaboration d un cadre logique ad-hoc et une planification des activités. La rencontre avec l évaluateur a permis d affiner le sujet d étude avant la présentation plénière devant les autres équipe de l ICRA. Compte tenu du temps d intervention de l équipe au Rwanda (du 12 avril au 10 juillet 2004), les membres de l équipe ont adopté une méthodologie axée sur les points suivants : 2.2 Organisation des activités sur le terrain Ateliers de suivi Le lundi 12 avril 2004, l équipe a présenté aux commanditaires son plan de travail pour s assurer que le sujet a été compris dans le sens des commanditaires. A l issu de l atelier, un calendrier de mini-ateliers a été institué pour le suivi et l état d avancement de l étude. Chaque mini-atelier correspondait à une phase importante de l étude L objectif principal des mini-ateliers était de permettre aux techniciens des organisations paysannes de s imprégner de la méthodologie et des outils de la RAD dans le cadre du renforcement de leurs capacités. 11

20 Lors de cette réunion, les membres du ROPARWA ont souhaité une participation des agents de l ISAR à l étude et ceci a été concrétisé par le Directeur de l ISAR qui a nommé un chercheur socio-économiste pour participer à temps partiel. 2.3 Analyse des acteurs de la filière Carte mentale des acteurs Pour faciliter la compréhension et les contacts ultérieurs auprès des acteurs, un atelier regroupant tous les acteurs a été organisé au chef lieu de la Province de Gisenyi. L atelier avait pour objectif d affiner la carte mentale (Annexe 8) qui est un moyen d explorer les idées que l on peut associer à un thème central ou à une situation donnée du contexte de l étude. Ces acteurs concernés étaient : les Organisations Paysannes membres du ROPARWA, l ISAR, la Direction de l Agriculture de l Elevage et des Forêts (DAEF), les commerçants, les collecteurs, les ONG, le Service National Semencier (SNS), les multiplicateurs, les coopératives et les représentants des producteurs Matrice des relations entre les acteurs L analyse des acteurs sert à connaître le rôle, l intérêt et les conflits éventuels des acteurs dans leurs relations afin de trouver des voies et moyens pour améliorer l efficacité et l efficience dans le fonctionnement de la filière. L équipe a commencé par l élaboration d un guide d entretien (Annexe 2) à utiliser lors des séances de travail avec les différents acteurs. Elle a ensuite travaillé individuellement avec les acteurs pour la collecte des informations détaillées. La deuxième source d information a été la consultation de la documentation existante auprès des organisations membres du ROPARWA, au niveau des DAEF dans les deux provinces et à la Station de l ISAR à Ruhengeri. Ces informations ont servi à analyser les relations et les problèmes à travers une matrice des relations entre les acteurs. Ensuite, cette matrice des relations a été soumise à l appréciation des différents acteurs qui ont validé les résultas. 2.4 Typologie des producteurs Zonage et échantillonnage Faute de cartes topographiques et agro-écologiques, pour se situer, l équipe n a pu disposer que des cartes de découpage administratif du Rwanda des provinces de Ruhengeri et Gisenyi. Elle s est ensuite servie des connaissances des homologues, des informations recueillies auprès des directions de l agriculture, de l élevage et des forêts de Ruhengeri et Gisenyi. Ainsi, trois zones distinctes ont été retenues: La zone des hautes terres du Buberuka constituée par les districts de Cyeru, Nyamugali et Butaro. La zone volcanique qui est la plus grande constituée par les districts de Bukamba, Kinigi, Mutobo, Buhoma, Mutura et Cyanzarwe. La zone des sols de la Crête Congo Nil à contamination volcanique constituée par les districts de Kanama, Gasiza, Kayove et Gaseke. 12

Etude de la stratégie de gestion des risques d insécurité alimentaire. Groupe 3

Etude de la stratégie de gestion des risques d insécurité alimentaire. Groupe 3 Etude de la stratégie de gestion des risques d insécurité alimentaire Groupe 3 Plan de l exposl exposé Introduction Méthodologie Résultats : Présentation de l Union paysanne Diagnostic sur les changements

Plus en détail

Micro doses d engrais et système de crédit warranté pour les petits exploitants agricoles du Sahel

Micro doses d engrais et système de crédit warranté pour les petits exploitants agricoles du Sahel Micro doses d engrais et système de crédit warranté pour les petits exploitants agricoles du Sahel INFORMATIONS GÉNÉRALES Sources d information Rapport final sur les Micro doses d engrais pour la prospérité

Plus en détail

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC

PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC PRESENTATION DU PROGRAMME D ACTION NATIONAL DE LUTTE CONTRE LA DEGRADATION DES TERRES ET DES FORETS EN RDC 1. INTRODUCTION 2. ETAT DES LIEUX PLAN 3. PROBLEMATIQUE DE LA DEGRADATION DES TERRES ET DE LA

Plus en détail

L Assurance agricole au Sénégal

L Assurance agricole au Sénégal COLLOQUE FARM - Pluriagri : Assurer la production agricole Comment faire des systèmes assurantiels des outils de développement? 1 Paris, le 18 décembre 2012 Thème L Assurance agricole au Sénégal Un système

Plus en détail

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable

Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable Agricultures paysannes, mondialisation et développement agricole durable Marcel MAZOYER professeur à La Paz juillet 2 007 Contenu 1. Une situation agricole et alimentaire mondiale inacceptable 2. Développement

Plus en détail

AVANT-PROPOS. Directeur de la Division de la statistique de la FAO

AVANT-PROPOS. Directeur de la Division de la statistique de la FAO AVANT-PROPOS L Annuaire statistique de la FAO fournit une sélection d indicateurs par pays sur l alimentation et l agriculture. Les données proviennent de FAOSTAT, la base de données statistique de l Organisation

Plus en détail

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole

CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES. Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole CONGRES INTERNATIONAL SUR L ASSURANCE ET LA RÉASSURANCE DES RISQUES AGRICOLES 1 Marrakech -29, 30 et 31janvier 2014 Session 2 Partenariat Public Privé dans l Assurance Agricole L expérience de la Compagnie

Plus en détail

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE

PLAN R E V A RETOUR VERS L AGRICULTURE REPUBLIQUE DU SENEGAL Un Peuple Un But Une Foi ------------ MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L HYDRAULIQUE RURALE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE ------------ NOUVELLE ORIENTATION DE LA POLITIQUE AGRICOLE

Plus en détail

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE

CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE CONGRES REGIONAL CTA/ ATPS DE LA JEUNESSE EN AFRIQUE Exploiter le Potentiel de la Science, de la Technologie et de l Innovation dans les chaînes Agro-alimentaires en Afrique : Créer emplois et richesse

Plus en détail

EXPERIENCE DE WARRANTAGE DU PODV ET DE LA CPC TOGO

EXPERIENCE DE WARRANTAGE DU PODV ET DE LA CPC TOGO INADES-Formation Togo B.P. 12 472 Lomé TEL. (228) 225-92-16 FAX : (228) 225-92-17 inadesformation@if-togo.net EXPERIENCE DE WARRANTAGE DU PODV ET DE LA CPC TOGO Présentée par N Key Kwami AMONA Directeur

Plus en détail

FICHE 5 FACILITATION PAR L OP DE L ACCÈS AU CRÉDIT DES MEMBRES POUR MIEUX COMMERCIALISER

FICHE 5 FACILITATION PAR L OP DE L ACCÈS AU CRÉDIT DES MEMBRES POUR MIEUX COMMERCIALISER FICHE 5 FACILITATION PAR L OP DE L ACCÈS AU CRÉDIT DES MEMBRES POUR MIEUX COMMERCIALISER Crédit de campagne et crédit de commercialisation La facilitation de l accès au crédit de campagne par l OP pour

Plus en détail

République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION

République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION République de Côte d Ivoire NOTE D INFORMATION UN INSTRUMENT PROFESSIONNEL AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET DES FILIERES DE PRODUCTION Investir pour le futur Anticiper - Innover 01 BP 3726 ABIDJAN

Plus en détail

Résumé du rapport final du Projet ECDD

Résumé du rapport final du Projet ECDD Résumé du rapport final du Projet ECDD Janvier 2010 avril 2013 A propos du projet ECDD Le projet ECDD a été mis en œuvre par la Bristol Conservation & Science Foundation (une unité opérationnelle de Bristol,

Plus en détail

Déroulement des travaux. Jour 1

Déroulement des travaux. Jour 1 Atelier national sur le partage des résultats de l étude et la mobilisation des organisations de la société civile pour le lancement d une campagne de plaidoyer autour de l accaparement des terres au Cameroun

Plus en détail

L analphabétisme: un frein

L analphabétisme: un frein Réseau de connaissances Consortium Néerlandais pour la Réhabilitation Note de recherche # 6 L analphabétisme: un frein à l évolution socio- économique des ménages? Influence du niveau d alphabétisme des

Plus en détail

COOPERATIVE AGRICOLE DES CEREALES: C.A.C

COOPERATIVE AGRICOLE DES CEREALES: C.A.C COOPERATIVE AGRICOLE DES CEREALES: C.A.C L agriculture est par nature une activité spéculative, car les besoins alimentaires et la production agricole sont décalés dans le temps. En effet les besoins alimentaires

Plus en détail

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS Dans ce travail, nous avons évalué les possibilités d une intensification de l agriculture dans le Plateau Central à partir des nouvelles technologies (techniques traditionnelles

Plus en détail

MODULE IV Les indicateurs de performance et cadre de mesure du rendement

MODULE IV Les indicateurs de performance et cadre de mesure du rendement MODULE IV Les indicateurs de performance et cadre de mesure du rendement LES INDICATEURS DE PERFORMANCE Principaux éléments de la présentation Définition Typologie des indicateurs Caractéristiques et éléments

Plus en détail

Le Cycle de Programme Humanitaire

Le Cycle de Programme Humanitaire REUNION DU CLUSTER SÉCURITÉ ALIMENTAIRE 28/10/2014 Le Cycle de Programme Humanitaire Outil principal du système humanitaire pour obtenir une analyse, une stratégie et un plan d action communs. Un cycle

Plus en détail

Formation des Partenaires en Fundraising/Récolte de fonds. Termes de référence

Formation des Partenaires en Fundraising/Récolte de fonds. Termes de référence Formation des Partenaires en Fundraising/Récolte de fonds Termes de référence 1 1. Contexte et justification La formation en recherche de financement s inscrit dans le cadre du programme «Promouvoir l

Plus en détail

Document d orientation sur le Standard Fairtrade pour le cacao Fairtrade pour les Organisations de Petits Producteurs

Document d orientation sur le Standard Fairtrade pour le cacao Fairtrade pour les Organisations de Petits Producteurs Document d orientation sur le Standard Fairtrade pour le cacao Fairtrade pour les Organisations de Petits Producteurs Amélioration de la productivité et de la qualité Publication juin 2013 Sommaire : Introduction...

Plus en détail

Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France)

Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France) Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France) La Commission européenne a formellement adopté le Programme de développement rural (PDR) de Mayotte le 13 février 2015 qui

Plus en détail

MODELES FAIRTRADE POUR LA PLANIFICATION ET LES RAPPORTS

MODELES FAIRTRADE POUR LA PLANIFICATION ET LES RAPPORTS MODELES FAIRTRADE POUR LA PLANIFICATION ET LES RAPPORTS Les modèles suivants peuvent aider l OPP à être en conformité avec les critères 4.1.1 4.1.10 de la partie Potentiel de Développement ainsi que les

Plus en détail

Seed System Security Assessment. Recommandations pour tous les sites

Seed System Security Assessment. Recommandations pour tous les sites Seed System Security Assessment Haiti Recommandations pour tous les sites An assessment funded by: The United States Agency for International Development/ Office of Foreign Disaster Assistance August 2010

Plus en détail

RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE MICRO ASSURANCE ORGANISEES PAR CADERCO-SAVING FOR LIFE INTERNATIONAL

RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE MICRO ASSURANCE ORGANISEES PAR CADERCO-SAVING FOR LIFE INTERNATIONAL RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE MICRO ASSURANCE ORGANISEES PAR CADERCO-SAVING FOR LIFE INTERNATIONAL 1. INTRODUCTION SUR LE MICRO ASSURANCE AU SEIN DE L ONG CADERCO- SAVINGS FOR LIFE INTERNATIONAL. L ONG

Plus en détail

Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales 1, 2

Déclaration sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales 1, 2 Nations Unies Assemblée générale Distr. générale 20 juin 2013 Français Original: anglais A/HRC/WG.15/1/2 Conseil des droits de l homme Première session 15-19 juillet 2013 Groupe de travail intergouvernemental

Plus en détail

CONFIANCE DANS L INDUSTRIE AGRO-

CONFIANCE DANS L INDUSTRIE AGRO- CONFIANCE DANS L INDUSTRIE AGRO- ALIMENTAIRE AU QUÉBEC RÉSULTATS D UNE CONSULTATION DES ACTEURS DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE AU SUJET DE LEUR CONFIANCE ENVERS LEURS PERSPECTIVES FUTURES Préparé pour l Union

Plus en détail

Evaluation du projet Fonds pour la consolidation de la paix, Welthungerhilfe Butembo République Démocratique du Congo

Evaluation du projet Fonds pour la consolidation de la paix, Welthungerhilfe Butembo République Démocratique du Congo Evaluation du projet Fonds pour la consolidation de la paix, Welthungerhilfe Butembo République Démocratique du Congo Numéro WHH du projet: AF 1519 / COD 1063-07 Numéro KfW du projet : KfW 2007 65 537

Plus en détail

La commande groupée d intrants agricoles : un mécanisme d approvisionnement

La commande groupée d intrants agricoles : un mécanisme d approvisionnement Capitalisation des bonnes pratiques en appui à la production agricole et à la sécurité alimentaire Fiche de bonne pratique Niger Juillet 2012 La commande groupée d intrants agricoles : un mécanisme d approvisionnement

Plus en détail

Concours du Prix Orange de l Entrepreneur Social en Afrique Session de 2014 Synthèse Projet : SENEMAR+

Concours du Prix Orange de l Entrepreneur Social en Afrique Session de 2014 Synthèse Projet : SENEMAR+ Concours du Prix Orange de l Entrepreneur Social en Afrique Session de 2014 Synthèse Projet : SENEMAR+ A chaque campagne agricole dans les zones rurales Camerounaises en particulier et Africaines en générale,

Plus en détail

Résumé des Observations tirées de Décaféiné? Situation, Tendances et Perspectives pour la Production du Café au Rwanda

Résumé des Observations tirées de Décaféiné? Situation, Tendances et Perspectives pour la Production du Café au Rwanda Note de Synthèse Agro-Economique Rwanda Food Security Research Project/ MINAGRI Downloadable at: http://www.aec.msu.edu/agecon/fs2/rwanda/index.htm Number 5F Février 2003 Résumé des Observations tirées

Plus en détail

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE

THEME 5: CONDITIONS DE VIABILITE FINANCIERE DE LA MICROFINANCE AGRICOLE RESEAU DES CAISSES POPULAIRES DU BURKINA ********************************* Fédération des Caisses Populaires du Burkina (F.C.P.B.) Tél.: 50.30.48.41, Fax : 50.30.49.10 ; E-mail : fcpb@fasonet.bf ; Adresse

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes

De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes De nouveaux défis pour les agricultures méditerranéennes El Dahr H. in Abis S. (coord.), Blanc P. (coord.), Lerin F. (coord.), Mezouaghi M. (coord.). Perspectives des politiques agricoles en Afrique du

Plus en détail

Opération P126744. DONS H7410-HA et TF011396 RECRUTEMENT DE L OPERATEUR DU FOND DE COFINANCEMENT DE SERVICES DE VULGARISATION AGRICOLE (OFSV)

Opération P126744. DONS H7410-HA et TF011396 RECRUTEMENT DE L OPERATEUR DU FOND DE COFINANCEMENT DE SERVICES DE VULGARISATION AGRICOLE (OFSV) REPUBLIQUE D HAITI MINISTERE DE L AGRICULTURE, DES RESSOURCES NATURELLES ET DU DEVELOPPEMENT RURAL (MARNDR) PROJET DE RENFORCEMENT DES Services Publiques Agricoles II (RESEPAG II) Opération P126744 DONS

Plus en détail

Devenez point de chute d une ferme du réseau québécois d agriculture soutenue par la communauté (ASC)

Devenez point de chute d une ferme du réseau québécois d agriculture soutenue par la communauté (ASC) GUIDE À L INTENTION DES ORGANISATIONS Devenez point de chute d une ferme du réseau québécois d agriculture soutenue par la communauté (ASC) Pour des paniers de légumes locaux et sains, directement livrés

Plus en détail

FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE

FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE FORUM INTERNATIONAL DU DAKAR-AGRICOLE La fracture agricole mondiale : «Ouvrir des perspectives pour les espaces en développement» 4 et 5 février 2005 Rapport - ATELIER 2A Thème : Les modèles économiques

Plus en détail

ACTED. Bien que les guerres soient officiellement terminées, il persiste des conflits localisés à l Est du territoire.

ACTED. Bien que les guerres soient officiellement terminées, il persiste des conflits localisés à l Est du territoire. Chargé de Logistique RDC Closing date: 04 Sep 2015 I. ACTED ACTED ACTED est une association de solidarité internationale française qui a pour vocation de soutenir les populations vulnérables de par le

Plus en détail

Culture Sector. United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

Culture Sector. United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization Culture Sector 10 Contrats pour la musique écrit par JEAN VINCENT en collaboration avec GERARD LOUISE Maquette et design : Christine Hengen

Plus en détail

NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis

NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis TITRE NOP: Organic System Plan (OSP) / EOS: Description de l Unité Information et documents requis Selon le règlement NOP de l USDA 205.406(a), un opérateur certifié doit transmettre chaque année à son

Plus en détail

L Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires

L Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires L Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires Un dispositif institutionnel pour un contrôle intégré et moderne des produits alimentaires 2015 Qui sommes nous? L Office National de

Plus en détail

C est dans ce contexte que le CIRDES organise une formation régionale sur le thème cité en titre.

C est dans ce contexte que le CIRDES organise une formation régionale sur le thème cité en titre. TERMES DE REFERENCES Cours régional de formation sur la gestion des risques dans les systèmes de production de polycultures-élevage en Afrique sub-saharienne du 12 au 22 mai 2014 1. CONTEXTE L une des

Plus en détail

BEDEF Développement et Formation

BEDEF Développement et Formation 1 Bureau d Expertise pour le BEDEF Développement et Formation Consultant ONGD en Afrique Centrale RAPPORT DES AUDITEURS INDEPENDANTS SUR LES COMPTES DU PROJET MUSACA EXERCICE 2009 Financé par : TEAR HOLLANDE

Plus en détail

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN

SITUATION ENVIRONNEMENTALE ET CLIMATIQUE DU BENIN ATELIER REGIONAL AFRIQUE SUR LE FONDS POUR L ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES: POUR UNE MEILLEURE INTEGRATION DES COMMUNAUTES VULNERABLES BÉNIN ATLANTIQUE BEACH HÔTEL, COTONOU, 29 ET 30 AVRIL 2012

Plus en détail

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL...

SOMMAIRE PARTIE 1 : POURQUOI «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES»?... 3 PARTIE 2 : EPARGNE/CREDIT DU SYSTEME FINANCIER INFORMEL... Fédération Internationale des Producteurs Agricoles 1 «DONNER DU CREDIT AUX FEMMES RURALES» Ce document fut élaboré dans l objectif d apporter une information la plus complète possible sur le thème du

Plus en détail

INVESTIR AU TCHAD. Le Tchad est un pays d agriculture et d élevage, un pays dont le peuple est laborieux, un pays dont le sous sol est promoteur.

INVESTIR AU TCHAD. Le Tchad est un pays d agriculture et d élevage, un pays dont le peuple est laborieux, un pays dont le sous sol est promoteur. INVESTIR AU TCHAD POURQUOI INVESTIR AU TCHAD Des Potentialités Economiques Enormes Un Environnement Politique et Economique Favorable Une Activité Economique Réglementée Un Cadre Indicatif Favorable. DES

Plus en détail

Universita Degli Studi di Milano. Facoltà di Agraria. Dipartimento di Economia e Politica Agraria Agro-alimentare e Ambientale

Universita Degli Studi di Milano. Facoltà di Agraria. Dipartimento di Economia e Politica Agraria Agro-alimentare e Ambientale Universita Degli Studi di Milano Facoltà di Agraria Dipartimento di Economia e Politica Agraria Agro-alimentare e Ambientale Seminari del CICSAA Centro Interuniversitario per la Cooperazione allo Sviluppo

Plus en détail

ARIMNet. pour des projets de recherches internationaux concernant l agriculture méditerranéenne PREMIERE ANNONCE

ARIMNet. pour des projets de recherches internationaux concernant l agriculture méditerranéenne PREMIERE ANNONCE Première annonce Coordination of the Agricultural Research In the Mediterranean Area ARIMNet Appel d offre ARIMNet pour des projets de recherches internationaux concernant l agriculture méditerranéenne

Plus en détail

REPUBLIQUE TOGOLAISE. Travail Liberate Patria MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE -PNIASA - PLAN D ACTION DU VOLET NUTRITION

REPUBLIQUE TOGOLAISE. Travail Liberate Patria MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE -PNIASA - PLAN D ACTION DU VOLET NUTRITION REPUBLIQUE TOGOLAISE Travail Liberate Patria MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE ET DE SECURITE ALIMENTAIRE -PNIASA - PLAN D ACTION DU VOLET

Plus en détail

Étude sur la caractérisation des marchés publics du Québec. Sommaire exécutif

Étude sur la caractérisation des marchés publics du Québec. Sommaire exécutif Sommaire exécutif 1. Introduction Fondée en 2005, l Association des marchés publics du Québec a pour objectif de faire la promotion des marchés publics du Québec comme moyen alternatif de mise en marché

Plus en détail

Le dispositif de la sécurité sanitaire des produits alimentaires au Maroc

Le dispositif de la sécurité sanitaire des produits alimentaires au Maroc Le dispositif de la sécurité sanitaire des produits alimentaires au Maroc 2 ème Conférence Nationale sur la Santé Marrakech, 02 juillet 2013 Ahmed Bentouhami Cadre légal, missions et attributions LOI

Plus en détail

Le système de protection sociale en santé en RDC

Le système de protection sociale en santé en RDC REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE L EMPLOI, DU TRAVAIL ET DE LA PREVOYANCE SOCIALE Le système de protection sociale en santé en RDC 13/09/2013 1 I. Contexte national Plan II. Mesures de protection

Plus en détail

DSE / COMIT: Cours de gestion des projets de developpment page 109

DSE / COMIT: Cours de gestion des projets de developpment page 109 DSE / COMIT: Cours de gestion des projets de developpment page 109 10 INDICATEURS 10.1 Définitions: Un indicateur est un paramètre qualitatif/quantitatif qui expose en détail la mesure dans laquelle l'objectif

Plus en détail

COOPERATION BELGIQUE - BURUNDI Programme 2012 de bourses d études et de stage hors-projet

COOPERATION BELGIQUE - BURUNDI Programme 2012 de bourses d études et de stage hors-projet COOPERATION BELGIQUE - BURUNDI Programme 2012 de bourses d études et de stage hors-projet Les bourses d études ou de stages sont financées par la coopération belge dans le cadre d un accord de coopération

Plus en détail

IMPACT DE LA MICRO FINANCE EN MILIEU RURAL EXPERIENCE DE LA CAISSE D EPARGNE ET DE CREDIT

IMPACT DE LA MICRO FINANCE EN MILIEU RURAL EXPERIENCE DE LA CAISSE D EPARGNE ET DE CREDIT IMPACT DE LA MICRO FINANCE EN MILIEU RURAL EXPERIENCE DE LA CAISSE D EPARGNE ET DE CREDIT D ODIENNE (CECO) PRESENTATION DE MONSIEUR TOURE GAOUSSOU PRESIDENT DU CONSEIL D ADMINISTRATION DE LA CAISSE D EPARGNE

Plus en détail

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS. Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS 28 mai 2012 Madame la Représentante permanente adjointe de Sri Lanka, Présidente

Plus en détail

PRÉPARATION DE DIRECTIVES JURIDIQUES INTERNATIONALES POUR L AGRICULTURE SOUS CONTRAT. Note de projet

PRÉPARATION DE DIRECTIVES JURIDIQUES INTERNATIONALES POUR L AGRICULTURE SOUS CONTRAT. Note de projet www.unidroit.org PRÉPARATION DE DIRECTIVES JURIDIQUES INTERNATIONALES POUR L AGRICULTURE SOUS CONTRAT Le Guide UNIDROIT/FAO sur l agriculture sous contrat Note de projet SOMMAIRE Qu est-ce que l agriculture

Plus en détail

Annexe 2: Région des Savanes Caractéristiques et bas fonds identifiés

Annexe 2: Région des Savanes Caractéristiques et bas fonds identifiés Annexe 2: Région des Savanes Caractéristiques et bas fonds identifiés La mise en valeur des bas fonds en saison des pluies est intense et est l œuvre des femmes qui y pratiquent essentiellement la culture

Plus en détail

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité

Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité Plateforme d informations climatiques au Niger Présentation de l opportunité 23 Novembre 2012 Pour diffusion publique Résumé Exécutif Une opportunité Pour un opérateur privé, la plateforme d'informations

Plus en détail

BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD)

BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD) BANQUE OUEST AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT (BOAD) RAPPORT DE SYNTHESE DE L ATELIER REGIONAL DE VALIDATION DES RESULTATS DE LA PREMIERE PHASE DE L ETUDE DE FAISABILITE POUR LA MISE EN PLACE D UN MECANISME

Plus en détail

7 ème Edition des Assises de la Coopération Belge au Développement

7 ème Edition des Assises de la Coopération Belge au Développement 7 ème Edition des Assises de la Coopération Belge au Développement Session 3 Thème : Mettre le contexte au centre de l action : opérationaliser une approche sensible à la fragilité Sous-thème : «Prise

Plus en détail

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé

Conférence mondiale sur les déterminants sociaux de la santé. Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la santé Rio de Janeiro (Brésil), 21 octobre 2011 1. À l invitation de l Organisation mondiale de la Santé, nous, Chefs de Gouvernement, Ministres

Plus en détail

Formation agricole : production d effectifs et prise en charge des besoins réels

Formation agricole : production d effectifs et prise en charge des besoins réels 11 èmes Journées d études «Ingénierie des Dispositifs de Formation à l International» Communication présentée par : Monsieur Hassen BERRANEN Sous Directeur de la Formation MADR/DFRV, Algérie. Formation

Plus en détail

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni

PJ 28/12. 7 février 2012 Original : anglais. Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni PJ 28/12 7 février 2012 Original : anglais F Comité des projets/ Conseil international du Café 5 8 mars 2012 Londres, Royaume Uni Encourager l intensification de la production caféière et vivrière au moyen

Plus en détail

Projet : Contribution à la lutte contre le Wilt bactérien des bananiers à Idjwi Sud, RD Congo

Projet : Contribution à la lutte contre le Wilt bactérien des bananiers à Idjwi Sud, RD Congo Projet : Contribution à la lutte contre le Wilt bactérien des bananiers à Idjwi Sud, RD Congo Données de base du projet Demandeur : Kidogos asbl Partenaires : Kidogos asbl Rue Vivegnis 127, 4000 Liège,

Plus en détail

PROJET GCP/GLO/208/BMG «CountrySTAT pour l Afrique Sub-Saharienne» RAPPORT PANORAMA I SUR LES STATISTIQUES AGRICOLES ET ALIMENTAIRES R W A N D A

PROJET GCP/GLO/208/BMG «CountrySTAT pour l Afrique Sub-Saharienne» RAPPORT PANORAMA I SUR LES STATISTIQUES AGRICOLES ET ALIMENTAIRES R W A N D A GCP/GLO/208/BMG Rapport Panorama 1 PROJET GCP/GLO/208/BMG «CountrySTAT pour l Afrique Sub-Saharienne» RAPPORT PANORAMA I SUR LES STATISTIQUES AGRICOLES ET ALIMENTAIRES R W A N D A ORGANISATION DES NATIONS

Plus en détail

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL

Conseil d administration Genève, mars 2000 ESP. Relations de l OIT avec les institutions de Bretton Woods BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL GB.277/ESP/4 (Add.1) 277 e session Conseil d administration Genève, mars 2000 Commission de l'emploi et de la politique sociale ESP QUATRIÈME QUESTION À L ORDRE DU JOUR

Plus en détail

Financement de la chaîne logistique possible grâce aux banques. Michael Andrade

Financement de la chaîne logistique possible grâce aux banques. Michael Andrade Financement de la chaîne logistique possible grâce aux banques Michael Andrade 1INCE FARMERS) L agriculture en Inde 10 % tranche supérieure Progressif & inclus Plus grand groupe d exploitants Exploitants

Plus en détail

La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire

La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire La FAFEC «Gnèna-Yèter», la «Banque» des Femmes rurales du Nord de la Côte d Ivoire BIM n 136 - Mercredi 24 Octobre 2001 Bénédicte Laurent, FIDES Un BIM du mercredi qui nous vient de loin : nous avons demandé

Plus en détail

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT

UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT UNE MEILLEURE CROISSANCE, UN MEILLEUR CLIMAT The New Climate Economy Report EXECUTIVE SUMMARY La Commission Mondiale sur l Économie et le Climat a été établie pour déterminer s il est possible de parvenir

Plus en détail

ATELIER DE FORMATION: «ÉLABORATION DES DOCUMENTS DE PROJETS ET PROGRAMMES» CENTRE JEUNE AYITI 75, angle rues Faubert et Pinchinat, Pétion-Ville, Haïti

ATELIER DE FORMATION: «ÉLABORATION DES DOCUMENTS DE PROJETS ET PROGRAMMES» CENTRE JEUNE AYITI 75, angle rues Faubert et Pinchinat, Pétion-Ville, Haïti ATELIER DE FORMATION: «ÉLABORATION DES DOCUMENTS DE PROJETS ET PROGRAMMES» CENTRE JEUNE AYITI 75, angle rues Faubert et Pinchinat, Pétion-Ville, Haïti 23 &24 octobre 2003 Prepared for: USAID/Haiti Contract

Plus en détail

PROJET DE BONNE GOUVERNANCE DANS LE SECTEUR MINIER COMME FACTEUR DE CROISSANCE (PROMINES) UNITE D EXECUTION DU PROJET

PROJET DE BONNE GOUVERNANCE DANS LE SECTEUR MINIER COMME FACTEUR DE CROISSANCE (PROMINES) UNITE D EXECUTION DU PROJET PROJET DE BONNE GOUVERNANCE DANS LE SECTEUR MINIER COMME FACTEUR DE CROISSANCE (PROMINES) UNITE D EXECUTION DU PROJET ID Projet : P106982 IDA H589 ZR TF010744 Pour le recrutement d un Consultant International

Plus en détail

L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI)

L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI) L Initiative pour la Réduction de la Pauvreté et la Gestion de l Environnement (PREMI) Un partenariat en appui aux politiques environnementales en Afrique de l Ouest PROGRAMME AFRIQUE CENTRALE ET OCCIDENTALE

Plus en détail

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2013-2015

LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2013-2015 LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC PLAN D ACTION DE DÉVELOPPEMENT DURABLE 2013-2015 Table des matières Message du président-directeur général 3 Orientation gouvernementale 1 : Informer, sensibiliser, éduquer,

Plus en détail

DUXTON ASSET MANAGEMENT

DUXTON ASSET MANAGEMENT DUXTON ASSET MANAGEMENT Afrique : Un élément clef dans un (ou environnement) agricole global et diversifié Point de vue des investisseurs sur les potentialités de l agriculture africaine et problèmes à

Plus en détail

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON

PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Pe s t i c i d e A c t i o n N e t w o r k U K PRODUITS MORTELS LES PESTICIDES DANS LE COTON Résumé exécutif et Recommendations 5 St Peter s St London N1 8JD Royaume Uni t: +44 (0)20 7359 0440 f: +44 (0)20

Plus en détail

Les variations des prix des matières premières agricoles, telles qu observées entre

Les variations des prix des matières premières agricoles, telles qu observées entre Perspectives des marchés des matières premières de l alimentation animale Analyse prospective des écarts de prix de l aliment porcin dans l UE, aux Etats-Unis et au Les variations des prix des matières

Plus en détail

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE 9ÈME RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM La Valette 27 septembre 2012 DECLARATION FINALE page 1 A l invitation de S.E. George Pullicino,

Plus en détail

Le système d accréditation n est pas un système basé sur la conformité à la. de ce fait, il se différencie

Le système d accréditation n est pas un système basé sur la conformité à la. de ce fait, il se différencie Système d accreditation des organismes de formation Origine, objectifs et méthodologie du système d accréditation Carlos Capela Coordinateur du projet INOFOR - Institut pour l innovation dans la formation

Plus en détail

La politique agricole commune après 2013 Débat public Résumé des contributions

La politique agricole commune après 2013 Débat public Résumé des contributions La politique agricole commune après 2013 Débat public Résumé des contributions La réforme de la politique agricole commune doit intervenir d ici 2013. Une consultation publique officielle sur la PAC de

Plus en détail

Projet n 1 Création d une structure pour l agriculture durable et la production alimentaire artisanale

Projet n 1 Création d une structure pour l agriculture durable et la production alimentaire artisanale Projet n 1 Création d une structure pour l agriculture durable et la production alimentaire artisanale Résumé L intérêt et la motivation à tous les niveaux politiques en faveur du développement durable,

Plus en détail

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal

Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Note d orientation Deuxième Forum d apprentissage du programme ACCA, 25-29 octobre 2010, Dakar, Sénégal Évaluer comment l adaptation aux changements climatiques contribue à la réduction de la pauvreté

Plus en détail

Position commune et propositions conjointes France Brésil «Sécurité alimentaire et politiques foncières»

Position commune et propositions conjointes France Brésil «Sécurité alimentaire et politiques foncières» Position commune France Brésil «volatilité des prix et sécurité alimentaire» Le Brésil et la France considèrent que pour diminuer la volatilité des prix et améliorer la sécurité alimentaire, les actions

Plus en détail

MICRO FINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. Présenté par Mme VANHOOREBEKE Oumou Sidibé

MICRO FINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. Présenté par Mme VANHOOREBEKE Oumou Sidibé MICRO FINANCE ET LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ Présenté par Mme VANHOOREBEKE Oumou Sidibé Directrice Générale de NYESIGISO Réseau des Caisses d Épargne et de Crédit du Mali La micro finance dans le cadre de

Plus en détail

Comité régional d économie sociale

Comité régional d économie sociale Comité régional d économie sociale 2 GUIDE DE REDACTION D UN PLAN D AFFAIRE D UNE ENTREPRISE COLLECTIVE 1.1 À QUOI CORRESPOND UNE ENTREPRISE COLLECTIVE? Une entreprise d économie sociale est une entité

Plus en détail

Evolution de la pauvreté au

Evolution de la pauvreté au Evolution de la pauvreté au Vietnam : quelques réflexions Mai Lan Phuong 1, Philippe Lebailly², Nguyen MauDung 1 (1) L Université d Agronomie de Hanoi (2) L université de Liège, Agro Biotech GemBloux Introduction

Plus en détail

L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES. Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres

L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES. Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres L de l IDA PARITÉ HOMMES-FEMMES Le Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres Promotion de l égalité des sexes

Plus en détail

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008

Fiche Technique. Filière Maraichage. Mais doux. Septembre 2008 Fiche Technique Production Peu Développée en Languedoc-Roussillon Filière Maraichage Mais doux Septembre 2008 Rédigée par : Julien GARCIA Chambre Régionale d Agriculture du Languedoc-Roussillon Potentiel

Plus en détail

Œuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté au Bénin. La pauvreté rurale à Bénin

Œuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté au Bénin. La pauvreté rurale à Bénin FIDA/E. Piquion Œuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté au Bénin La pauvreté rurale à Bénin Situé en Afrique de l Ouest, le Bénin couvre une superficie d environ 110

Plus en détail

PLANIFICATION REGIONALE DE AProCA 2007-2011

PLANIFICATION REGIONALE DE AProCA 2007-2011 ASSOCIATION DES PRODUCTEURS DE COTON AFRICAINS BP 1799 Bamako / Mali Tel: + (223) 222 63 67 Quartier Sema 1, rue 50, Porte 1107 Email: communication@aproca.net, sp@aproca.net Site: www.aproca.net PLANIFICATION

Plus en détail

Plan de l exposé L assurance maladie obligatoire pour tous: Cas particulier de la république du Rwanda

Plan de l exposé L assurance maladie obligatoire pour tous: Cas particulier de la république du Rwanda Plan de l exposé L assurance maladie obligatoire pour tous: Cas particulier de la république du Rwanda!"#$%&'()*"#+," &-).!!/&01&23425,)&6778 Données générales du pays Contexte historique des mutuelles

Plus en détail

PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO

PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO PROJET DOUGORE 2011 SUR LA DECENTRALISATION AU TOGO ELABORATION D UN PLAN DE DEVELOPPEMENT COMMUNAL Par : LEGONOU François, Directeur SYDEL AFRIQUE, Consultant En guise d introduction La décentralisation

Plus en détail

La société de coopérative de fabrication de. chicouangue. A besoin de vous. présentation de la coopérative

La société de coopérative de fabrication de. chicouangue. A besoin de vous. présentation de la coopérative La société de coopérative de fabrication de chicouangue A besoin de vous présentation de la coopérative 1 2 La société de coopérative de fabrication de chicouangue A besoin de vous présentation de la coopérative

Plus en détail

ExPost. Aménagements de bas-fonds. septembre 2007. Division Évaluation et capitalisation Série Note de Synthèse

ExPost. Aménagements de bas-fonds. septembre 2007. Division Évaluation et capitalisation Série Note de Synthèse Division Évaluation et capitalisation Série Note de Synthèse n 02 septembre 2007 expost ExPost Aménagements de bas-fonds en Guinée forestière ExPost est une note de synthèse qui présente sur un thème ou

Plus en détail

Evaluation du PTEF (Projet de transformation de l Ecole supérieure d agriculture de Nabong en Faculté d agriculture et des forêts)

Evaluation du PTEF (Projet de transformation de l Ecole supérieure d agriculture de Nabong en Faculté d agriculture et des forêts) Sixièmes journées d études Les évaluations de projets internationaux de formation Evaluation du PTEF (Projet de transformation de l Ecole supérieure d agriculture de Nabong en Faculté d agriculture et

Plus en détail

FMB Forum 2012 sur le financement de l agriculture (Du 28 au 30 mars 2012) Kampala - Ouganda

FMB Forum 2012 sur le financement de l agriculture (Du 28 au 30 mars 2012) Kampala - Ouganda FMB Forum 2012 sur le financement de l agriculture (Du 28 au 30 mars 2012) Kampala - Ouganda Plan 1. À propos de la FMB 2. Évolution de la FMB 3. Présentation et caractéristiques des produits 4. Facteurs

Plus en détail

4 ème SESSION DU CAMEROON BUSINESS FORUM (CBF) DOUALA-HOTEL SAWA, 21 FEVRIER 2013 RAPPORT GENERAL DU SECRETAIRE PERMANENT DU CAMEROON BUSINESS FORUM

4 ème SESSION DU CAMEROON BUSINESS FORUM (CBF) DOUALA-HOTEL SAWA, 21 FEVRIER 2013 RAPPORT GENERAL DU SECRETAIRE PERMANENT DU CAMEROON BUSINESS FORUM 4 ème SESSION DU CAMEROON BUSINESS FORUM (CBF) DOUALA-HOTEL SAWA, 21 FEVRIER 2013 RAPPORT GENERAL DU SECRETAIRE PERMANENT DU CAMEROON BUSINESS FORUM Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement

Plus en détail

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique?

Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Note de position de CARE sur le changement climatique Qu est-ce que l adaptation au changement climatique? Le changement climatique représente une menace sans précédent pour les populations des pays en

Plus en détail

République Démocratique du Congo

République Démocratique du Congo TERMES DE REFERENCE Pour une étude finale du projet Intégration des messages sur la santé dans les émissions radiophoniques et télévisées avec C-Change, FHI360 Search for Common Ground (Centre Lokole),

Plus en détail

Post-alphabétisation des jeunes agriculteurs / éleveurs (JA/JE) déscolarisés

Post-alphabétisation des jeunes agriculteurs / éleveurs (JA/JE) déscolarisés Atelier pour l Afrique Subsaharienne FORMATION DE MASSE EN MILIEU RURAL, ÉLÉMENT DE RÉFLEXION POUR LA DÉFINITION D UNE POLITIQUE NATIONALE Ouagadougou, Burkina Faso 30 mai au 3 juin 2005 Post-alphabétisation

Plus en détail