Les chirurgiens peuvent apprendre des pilotes : place du facteur humain en chirurgie

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Les chirurgiens peuvent apprendre des pilotes : place du facteur humain en chirurgie"

Transcription

1 Journal de Chirurgie (2009) 146, MISE AU POINT Les chirurgiens peuvent apprendre des pilotes : place du facteur humain en chirurgie Surgeons can learn from pilots: Human factors in surgery P. Sockeel a,, E. Chatelain a, M.-P. Massoure b, P. David a, X. Chapellier a, S. Buffat c a Service de chirurgie digestive et générale, hôpital d instruction des armées Legouest, 27, avenue de Plantières, Metz-Armées, France b Service de pathologie digestive, HIA Legouest, Metz-Armées, France c Département d analyse comportementale, Institut de recherche aéronautique, Bretigny-sur-Orge, France Disponible sur Internet le 29 juillet 2009 MOTS CLÉS Divers ; Événement indésirable ; Facteur humain ; Sécurité ; Procédure chirurgicale Résumé L étude du facteur humain (FH) fait partie intégrante de la formation des pilotes. Le «crew resource management» (CRM) et l étude du rapport d événement indésirable ont augmenté la sécurité des vols. Les missions aériennes et les procédures chirurgicales présentent des similitudes : responsabilités, obligation de résultat, travail sous contrainte de temps, gestion de la fatigue et du stress. Le CRM consiste en des séances de formation obligatoires qui ont pour but de développer les attitudes professionnelles et le travail en équipe. Le monde de l aéronautique a compris l intérêt de recueillir les dysfonctionnements, de les analyser et de les exploiter c est la rétro-information. L erreur est un des principaux mécanismes de l apprentissage. Faire connaître ce qui est dangereux est au moins aussi important qu enseigner ce qu il faut faire. Le monde de l aéronautique considère maintenant le FH comme une pierre angulaire de la sécurité du transport aérien. La connaissance des grands principes du FH et la mise en œuvre d applications telles que les études d efficience et d ergonomie, l entraînement en simulateur, le CRM et la rétro-information, peuvent améliorer la fiabilité et la productivité des équipes chirurgicales. Mais l impact d une telle démarche en chirurgie est difficile à mesurer en termes de morbidité et de mortalité. On propose d adapter les concepts du CRM aux équipes cliniques. Mais est-il possible et utile d évaluer le FH au bloc opératoire? De plus en plus, une pression administrative, économique et judiciaire s exerce sur les chirurgiens. C est au monde chirurgical de s approprier ces concepts, développés par l aéronautique, les organisations énergétiques nucléaires et le monde de l entreprise qui sont soumis à des impératifs de sécurité et de productivité Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. Auteur correspondant. Adresse (P. Sockeel) /$ see front matter 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. doi: /j.jchir

2 Les chirurgiens peuvent apprendre des pilotes : place du facteur humain en chirurgie 251 KEYWORDS Human factor; Security; Surgical management Summary Human factors (HF) study is mandatory to get air transport pilot licences. In aviation, crew resource management (CRM) and declaration of adverse events (feedback) result in improving of air safety. Air missions and surgical procedures have similarities. Bridging the gap is tempting, despite severe warnings against simplistic adaptation. Putting HF theory into surgical practice: how to? Educational principles derived from CRM improve professional attitudes of a team. We propose to translate concepts of CRM to clinical teams. CRM training applying in surgery could allow the work environment to be restructured to reduce human error. Feedback: in aviation, the Bureau of Flight Safety deals with investigations for air events. Pilots, air traffic controllers can anonymously declare nuisance, resulting in a feedback for the whole air force. Adverse events are analysed. Usually, multilevel problems are found, rather than the only responsibility of the last operator. Understanding the mechanisms of human failure finally improves safety. In surgery, CRM and feedback would probably be helpful. Anyway, it requires time; people have to change their mind. Nevertheless people such as fighter pilots, who were very unwilling at the beginning, now consider HF as a cornerstone for security. But it is difficult to estimate the extent of HF-related morbidity and mortality. We propose as a first step to consider CRM and feedback in surgical procedure. HF deals with the mechanisms of human errors and the ways to improve safety and probably improve the surgical team s efficacy Elsevier Masson SAS. All rights reserved. Introduction Personne n ignore qu on ne doit pas laisser une compresse à l intérieur du patient, au décours d une opération. Néanmoins, personne n est à l abri de ce type de problème, dont les conséquences peuvent être lourdes pour le malade et le chirurgien. La pratique chirurgicale expose à de nombreuses erreurs, dont les mécanismes sont souvent insidieux. La répression, ou les incitations à «faire attention», n empêchent pas la survenue des erreurs. Les approches modernes identifient la «chaîne de l erreur» où l intervenant ultime, en l occurrence le chirurgien, est le dernier maillon d un dysfonctionnement plus complexe. Le facteur humain (FH) étudie le fonctionnement cognitif humain, la genèse de l erreur, les conséquences possibles, les moyens qui permettent d en diminuer la probabilité de survenue et ceux qui atténuent leur conséquence, dans le but d améliorer la sécurité des systèmes dans lesquels l homme évolue. Le monde de l aéronautique a bien compris l intérêt du FH : à l heure actuelle, on retrouve une composante humaine dans plus de 80 % des accidents d avion (actes de terrorisme exclus). Les compagnies aériennes et les armées de l air occidentales investissent des moyens importants pour réduire les risques inhérents à l intervention humaine. Les pilotes en formation doivent valider un examen de FH. La méthode utilisée par l aéronautique pour améliorer sa sécurité en limitant l impact du FH est transposable en chirurgie. L enjeu pour le monde chirurgical est majeur : les problèmes d organisation, de communication, de compréhension, d ergonomie, de leadership... compromettent parfois gravement la sécurité des malades. Une prise en compte de ces facteurs peut accroître la sécurité opératoire [1]. Les simulateurs : le modèle S-R-K de Rasmussen [2] Rasmussen distingue trois stades dans l acquisition d un savoir-faire [2] : skill : avec de l entraînement, le praticien acquiert une dextérité. rules : les règles qui régissent une activité. knowledge : la connaissance théorique de l ordre de la culture générale, apprise en cours, dans les livres. Les simulateurs de vol jouent un rôle majeur dans l apprentissage des pilotes. Ils permettent de développer des habitudes (skills) et de mettre en pratique des règles (rules). L apprentissage des connaissances théoriques a lieu avant l entraînement en simulateur (knowledge). L intérêt économique est majeur : l heure de vol d entraînement sur avion coûte extrêmement cher. Le simulateur permet de faire des économies. En chirurgie, cette notion est vraie aussi, une heure de fonctionnement coûte cher dans un bloc opératoire. Former un étudiant ralentit l intervention et engendre un coût qui peut être réduit par l entraînement sur simulateur. Les simulateurs permettent également la formation des personnels confirmés à la gestion d événements rares mais aux conséquences sérieuses. De la même manière, la simulation pourrait permettre de développer l aptitude du chirurgien à réagir face à une situation exceptionnelle. Way et al. [3] ont analysé rétrospectivement 252 plaies biliaires secondaires à des cholécystectomies sous cœlioscopie. L étude analysait les mécanismes psychologiques à l origine de l erreur de dissection. Dans 97 % des cas, ils concluent à une illusion sensorielle visuelle. L illusion aboutit à une mauvaise représentation anatomique qui explique que le chirurgien lèse la voie biliaire principale en pensant avoir affaire au canal cystique. Dans ce cas, les problèmes de dextérité (skill) ou de connaissance (knowledge) n étaient pas les principaux mécanismes de l erreur. Les observations de Hugh [4] confortent cette théorie. Autrement dit, on peut avoir de bonnes connaissances anatomiques, chirurgicales, une bonne dextérité, ça ne suffit pas à éviter les plaies biliaires au cours des cholécystectomies sous cœlioscopie. Par ailleurs, la plaie biliaire était détectée en peropératoire dans 25 % des cas et dans seulement 15 % des cas le chirurgien la détectait suffisamment tôt pour en limiter les conséquences [5]. Un entraînement sur simulateur pourrait améliorer la fiabilité opératoire en mettant le chirurgien à l épreuve, virtuellement, en situation habituelle et en situation atypique

3 252 P. Sockeel et al. [6]. L analyse rétrospective de films montrant comment le chirurgien s égare dans le pédicule cystique devrait permettre de réaliser des scénarios de simulations didactiques. De même, la répétition de procédures chirurgicales sur simulateur peut développer la dextérité du praticien (skill) sans avoir besoin de recruter des malades. D une manière générale, l entraînement sur simulateur pourrait améliorer les problèmes de «learning curve», surtout en chirurgie vidéoassistée [7]. La compréhension des mécanismes de défaillance humaine Pour se protéger de l erreur humaine, il est important d en connaître les mécanismes (niveau «knowledge-based» de Rasmussen). C est dans cet esprit que les pilotes valident un examen théorique de FH, nécessaire pour obtenir l air transport pilot license (ATPL) en Europe. Les cours qui préparent à cette épreuve inculquent des notions fondamentales. Le modèle SHELL Dans un système, les défaillances surviennent le plus souvent au niveau des interfaces. L homme (liveware) interagit avec des logiciels (software), du matériel (hardware), l environnement dans lequel il évolue (environment) et avec d autres individus (liveware). L interface liveware liveware est responsable de nombreux dysfonctionnements en milieu hospitalier. Par exemple : un ordre peut être mal compris. En aéronautique et souvent dans les armées, les consignes verbales doivent être répétées par la personne qui en est destinataire, ce qui permet à celui qui donne l ordre ou l information de contrôler que le message est bien passé. Cet exemple banal illustre plusieurs défauts de communication : le chef doit s adresser directement à la personne qu il commande et non lancer une consigne à une assemblée. Il doit par ailleurs vérifier que la personne chargée de la mission a compris l ordre donné. Il est difficile de les mettre en œuvre à l hôpital sans provoquer des réactions du type : «On n est pas dans l armée!». Une mission doit être accomplie sans faille ; les procédures de communication n ont pas pour but de se donner un style, mais d éviter des événements indésirables. Les exemples de dysfonctionnement liveware liveware sont multiples et quotidiens. En discuter lorsqu ils se produisent permet d améliorer les relations de travail, sous réserve que les intervenants qu ils impliquent aient des capacités de dialogue et de remise en question de leurs pratiques. Connaître les principes du FH facilite ce type de démarche. L interface liverware hardware peut compromettre la sécurité opératoire. Une conception bien pensée du matériel peut prévenir l erreur humaine. La conception du matériel aéronautique donne lieu à une réflexion poussée incluant la prévention de l erreur humaine. Le modèle Reason [8,9] Plusieurs strates successives défendent un système contre les événements indésirables. Pour qu un accident ait lieu, il faut qu une défaillance existe à chaque niveau de l organisation (politique, direction d établissement, acteurs de second plan, acteurs de premier plan). En cas d accident, la responsabilité de l ultime effecteur, pilote ou chirurgien, est généralement mise en cause. Ce modèle va au-delà d explications simplistes et montre que, le plus souvent, l accident est causé par un enchaînement de défaillances qui peut aussi impliquer les dispositions législatives, l organisation du trafic aérien ou du système de santé, la gestion de l entreprise ou de l hôpital, la maintenance du matériel... L analyse rétrospective rigoureuse des accidents permet de mettre en œuvre des mesures correctives à chaque niveau de l organisation. L analyse peut être prospective : les dysfonctionnements sont identifiés et des mesures correctives mises en place avant la survenue d accidents. La gestion des problèmes physiologiques Équipages et chirurgiens sont exposés à des problèmes de sommeil, de fatigue, les premiers à cause des décalages horaires, des vols de nuit, les seconds à cause des gardes, astreintes... Ces questions sont récurrentes dans le milieu médical : faut-il limiter les horaires des médecins, imposer des repos de sécurité, sans pour autant paralyser les établissements hospitaliers? Cela débouche sur des dispositions réglementaires qui ne règlent jamais totalement la question : les capacités individuelles sont variables. Un même individu peut être résistant à la fatigue pendant une période, plus faible pendant une autre. Il importe donc de savoir reconnaître les signes de surmenage et de savoir aménager des pauses, s organiser avec ses collègues, pour rester fiable. Il est recommandé aux pilotes d avoir une vie extraprofessionnelle, de faire du sport, d éviter le recours aux stimulants et somnifères (dont le café, l alcool...) et de savoir détecter les signes d alerte indiquant qu on n est plus fiable et qu on doit se faire remplacer pour faire une pause. Le milieu hospitalier valorise encore le personnage qui sort rarement de l hôpital, dort peu, boit café sur café, ne fait pas de sport, fume... ce qui n est pas le cas en aéronautique où une vie plus saine est préconisée. Lockley et al. [10] rapportent une expérience, menée sur 20 internes, qui montre que les erreurs d inattention sont deux fois moins fréquentes lorsque ces internes travaillent moins de 80 heures par semaine. À l opposé, un personnel sousemployé risque de devenir inefficace. Gérer le travail en équipe L accomplissement de missions complexes impose de travailler en équipe car les ressources de l individu sont limitées. L organisation collective nécessite un leadership adéquat. Trois principaux écueils existent : l «autocrate» dirige tout et commande durement. Il risque de s attirer l inimitié de ses subordonnés. Les personnels n osent pas prendre de responsabilité et ont tendance à quitter l équipe. En cas d erreur du chef, le reste de l équipe ne sera pas en mesure de corriger le tir ; l «égocentré» travaille dans son coin, parle peu aux personnes de son équipe. Dans ce modèle, le travail en équipe est altéré par le manque de communication et le défaut de charisme du chef ; «celui qui laisse faire» : souvent apprécié, ce chef convivial occupe un titre honorifique de chef, mais il ne dirige pas son équipe. Chacun fait ce qu il veut dans une bonne humeur qui peut rapidement dégénérer. Par ailleurs, l autorité qui n est pas exercée par le chef est souvent récupérée par une personne qui en n est pas investie. Si cette personne agit de façon adéquate et réussie à s imposer comme un chef opérationnel qui cohabite avec un chef honorifique, tout se passe bien. Mais, il arrive

4 Les chirurgiens peuvent apprendre des pilotes : place du facteur humain en chirurgie 253 aussi que le chef improvisé ait des dispositions charismatiques sans posséder le bagage technique et culturel nécessaire pour diriger l équipe. La rétro-information En dehors d exemples médiatisés d erreurs médicales, il est rarement question des erreurs qui surviennent dans les hôpitaux. Elles sont pourtant nombreuses et n occasionnent pas toujours des accidents. Le monde de l aéronautique a compris l intérêt de recueillir les dysfonctionnements, de les analyser systématiquement et de les exploiter en rétroinformant les intervenants de l aviation. L erreur est un des principaux mécanismes de l apprentissage [11]. Faire connaître ce qui est dangereux est au moins aussi important qu enseigner ce qu il faut faire [12]. La collecte des informations concernant les erreurs médicochirurgicales est délicate. Un chirurgien qui fait une erreur ne l identifie pas toujours. S il s en rend compte, il va chercher à en limiter les effets mais en parlera rarement : le risque médicolégal est présent dans l esprit des médecins. Par ailleurs, parler de ses erreurs indique qu on en commet. La déclaration anonyme d événements indésirables et l analyse systématique des facteurs humains dans les incidents graves et les accidents a permis de créer des bases de données importantes sur les écueils de l aéronautique. Sans doute faudrait-il analyser le versant FH des événements médicaux ou chirurgicaux les plus graves et non se contenter de rechercher les responsabilités devant le juge. Rogers et al. [11] rapportent une expérience didactique qui indique que les étudiants apprennent mieux lorsqu on leur montre des films illustrant ce qu il ne faut pas faire, dans un premier temps, et seulement après, l exemple à suivre. La rétro-information peut se faire par l intermédiaire des journaux médicaux, des congrès, de l enseignement à la faculté [11,13]. Le crew resource management (CRM) Le CRM consiste en des séances de formation obligatoires en aviation civile et militaire. Elles ont pour but de développer les attitudes professionnelles et le travail en équipe [14]. On ne peut pas changer la personnalité d un individu mais on peut l éduquer en lui montrant quels sont ses qualités et ses défauts, dans le cadre du travail en équipe. Les séances commencent par une information théorique, lors de laquelle des grands principes de team management sont expliqués. L équipage est ensuite testé en simulateur de vol : il doit gérer une mission qui présente des écueils. À l issue, un débriefing a lieu, lors duquel le personnel enseignant montre à l équipage quelles ont été ses faiblesses et ses qualités. Cette méthode permet d améliorer les performances des équipages en aéronautique, dans les tâches quotidiennes et les situations d urgence. On peut utiliser les mêmes moyens pour améliorer le fonctionnement des équipes dans d autres domaines. En chirurgie, la qualité d une équipe est en relation avec sa performance et sa fiabilité. Hugh [4] rapporte une série de 2000 cholécystectomies successives réalisées par une équipe qui a utilisé le CRM pour prévenir les plaies biliaires. Ils n ont déploré aucune lésion iatrogène des voies biliaires. Cette étude est cependant critiquable : la cholécystectomie sous cœlioscopie nécessite une équipe restreinte. L opérateur faillible est le principal mécanisme des plaies biliaires et il est peu vraisemblable que la gestion des ressources de l équipe empêche l opérateur de confondre canal cystique et cholédoque. Dans le cas présent, on peut penser que des opérateurs informés des mécanismes des plaies biliaires ont accru leur fiabilité opératoire. Morey et al. [15] rapportent une étude multicentrique prospective portant sur 684 médecins, infirmiers et techniciens, impliqués dans une expérience de CRM portant sur la gestion des urgences. Une diminution significative du taux d erreurs a été constatée, après une formation type CRM. Grogan et al. [16] rapportent une étude menée sur 489 personnels hospitaliers formés au CRM. Ils concluent à un succès significatif du CRM pour gérer la fatigue, développer une équipe, communiquer, reconnaître les événements indésirables, prendre des décisions en équipe et assurer une rétro-information. Une étude de «crisis resource management» menée sur 72 intervenants (anesthésistes et infirmiers anesthésistes) indique que les personnels qui ont eu la formation CRM se sentent statistiquement plus aptes que les autres pour détecter les événements anormaux, déléguer des tâches, communiquer, hiérarchiser les tâches, demander de l aide à bon escient, contrôler la situation [17]. La communication en salle d opération entre les différentes équipes (chirurgiens, anesthésistes, infirmiers) est importante pour garantir la sécurité du malade. Le CRM donne de bons résultats dans ce domaine. Seize équipes de chirurgie cardiaque ont été évaluées au moment où elles ont débuté en chirurgie mini-invasive. La capacité à s adapter à la nouvelle technique dépendait surtout de la qualité du travail en équipe. L expérience individuelle du chirurgien apparaissait comme un élément de second plan. L étude montre que lorsqu on développe un nouvelle technique, il est important de construire une équipe, de sélectionner le personnel parmi les gens motivés et capables de s entendre [18]. La communication doit être bonne. Le travail en équipe est nécessaire lorsque la mission est complexe. En transplantation, plusieurs équipent sont impliquées dans la même mission (chirurgiens préleveurs, chirurgiens transplanteurs, infirmiers instrumentistes, anesthésistes, réanimateurs, moyens de transport, autorisations...). La transplantation d organes est souvent une entreprise d envergure. La contrainte temporelle est présente, le geste technique est exigeant et une bonne coordination des intervenants est nécessaire pour un résultat optimal. Imposer le CRM à l hôpital n est pas simple : les séances de CRM prennent du temps, alors que les programmes sont souvent chargés. Il faut, pour que les séances soient bien préparées, qu une équipe se spécialise dans le FH et le CRM. Il est difficile de concevoir que chaque établissement hospitalier dispose de sa propre équipe d enseignants en facteurs humains. Il faudrait donc créer des centres de formation capables d assurer des services au profit des équipes de chirurgie, aux niveaux régional, national ou international. À terme, si le bénéfice du CRM est évident, l évolution de la politique de santé pourrait conduire à ce type de formation, dans certains domaines hospitaliers, en particulier la chirurgie [19]. Conclusion Les différences entre l aéronautique et la chirurgie sont nombreuses. Néanmoins, il existe des similitudes et on peut penser que les méthodes utilisées pour accroître la fiabilité

5 254 P. Sockeel et al. de l aéronautique sont utilisables dans le cadre hospitalier et en particulier en chirurgie. L impact des mesures préventives de type FH est difficile à mesurer : une démarche de FH n a de sens que dans un système déjà fiable qui veut tendre vers la perfection dans le domaine de la sécurité et de l efficience. On joue donc sur l asymptote qui tend vers la fiabilité totale. L évaluation statistique du succès du FH est délicate. On peut en revanche affirmer que les organisations aéronautiques ont acquis une fiabilité exemplaire et qu une de leurs caractéristiques, outre la qualité du matériel, c est la démarche FH qui n est pas très développée actuellement dans le monde médical et chirurgical. La connaissance des grands principes du FH et la mise en œuvre d applications telles que les études d efficience et d ergonomie, l entraînement en simulateur, le CRM, la rétro-information, peuvent améliorer la fiabilité et la productivité des équipes chirurgicales. Le CRM est certainement efficace pour améliorer la coopération entre les équipes et au sein d une équipe lors d interventions complexes telles que la transplantation d organes. En revanche, le CRM apporterait probablement peu dans le cadre de la cholécystectomie sous cœlioscopie où l opérateur est peu tributaire d autrui. En revanche, un entraînement sur simulateur (hardware) équipé d un logiciel intelligemment conçu (software) peut contribuer à améliorer la «learning curve» et la sécurité opératoire. La rétro-information constitue un enseignement majeur pour tous : quand on sait ce qu il ne faut pas faire, on en déduit ce qu il faut faire. La connaissance des mécanismes qui conduisent à l erreur aide à s en protéger. De plus en plus, une pression administrative, économique et judiciaire s exerce sur les chirurgiens. Le FH est un moyen pour gérer ces problèmes. C est au monde chirurgical de s approprier les concepts de FH, développés par l aéronautique, les organisations énergétiques nucléaires et le monde de l entreprise qui sont soumis à des impératifs de sécurité et de productivité qui nous concernent de plus en plus. Points essentiels Le crew resource management (CRM) consiste en des séances de formation qui ont pour but de développer les attitudes professionnelles et le travail en équipe. Les séances commencent par une information théorique, lors de laquelle des grands principes de team management sont expliqués. Puis les simulateurs de vol jouent un rôle majeur dans l apprentissage des pilotes. Ils permettent de développer des habitudes (skills) et de mettre en pratique des règles (rules). L apprentissage des connaissances théoriques a lieu, avant l entraînement, en simulateur (knowledge). Le facteur humain (FH), étudie le fonctionnement cognitif humain, la genèse des erreurs, les conséquences possibles, les moyens qui permettent d en diminuer la probabilité de survenue et ceux qui atténuent leur conséquence, dans le but d améliorer la sécurité des systèmes dans lesquels l homme évolue. Les pilotes en formation doivent valider un examen de FH. La méthode utilisée par l aéronautique pour améliorer sa sécurité en limitant l impact du FH est transposable en chirurgie. L homme (liveware) interagit avec des logiciels (softwares), du matériel (hardware), l environnement dans lequel il évolue (environment) et avec d autres individus (livewares). L enjeu pour le monde chirurgical est majeur : les problèmes d organisation, de communication, de compréhension, d ergonomie, de leadership compromettent parfois gravement la sécurité des malades. Le plus souvent, l accident est causé par un enchaînement de défaillances qui peut aussi impliquer les dispositions législatives, le système de santé, la gestion de l hôpital, la maintenance du matériel. Faire connaître ce qui est dangereux est au moins aussi important qu enseigner ce qu il faut faire. Références [1] Papiernik E, Pibarot ML, Vidal-Trecan G, Christoforov B. Amélioration de la sécurité des patients : réduction des événements indésirables liés aux soins. Presse Med 2007;36: [2] Rasmussen J. Skills, rules, and knowledge: signals, signs and symbols, and other distinctions in human performance models. IEEE Trans Sys Man Cybernetics 1983;13: [3] Way LW, Stewart L, Gantert W, et al. Causes and prevention of laparoscopic bile duct injuries: analysis of 252 cases from a human factors and cognitive psychology perspective. Ann Surg 2003;237: [4] Hugh TB. New strategies to prevent laparoscopic bile duct injury: surgeons can learn from pilots. Surgery 2002;132: [5] Misawa T, Saito R, Shiba H, et al. Analysis of bile duct injuries (Stewart-Way classification) during laparoscopic cholecystectomy. J Hepatobiliary Pancreat Surg 2006;13: [6] Diamond T, Mole DJ. Anatomical orientation and crosschecking: the key to safer laparoscopic cholecystectomy. Br J Surg 2005;92: [7] Mac Donald J, Williams RG, Rogers DA. Self-assessment simulation-based surgical skills training. Am J Surg 2003;185: [8] Reason J. Human error: models and management. BMJ 2000;320: [9] Monk CA, Boehm-Davis DA, Trafton JG. Recovering from interruptions: implications for driver distraction research. Hum Factors 2004;46: [10] Lockley SW, Cronin JW, Evans EE, et al. Effects of reducing interns weekly work hours on sleep and attentional failures. N Engl J Med 2004;351: [11] Rogers DA, Regehr G, Mac Donald J. A role for error training in surgical technical skill instruction and evaluation. Am J Surg 2002;183: [12] Reason J. Beyond the organisational accident: the need for error wisdom on frontline. Qual Saf Health Care 2005;14: [13] Parker WH, Johns A, Hellige J. Avoiding complications of laparoscopic surgery: lessons from cognitive science and crew resource management. J Minim Invasive Gynecol 2007;14:

6 Les chirurgiens peuvent apprendre des pilotes : place du facteur humain en chirurgie 255 [14] Fisher J, Phillips E, Mather J. Does crew resource management training work? Air Med J 2000;19: [15] Morey JC, Simon R, Jay GD, Wears RL, Salisbury M, Dukes KA, et al. Error reduction and performance improvement in the emergency department through formal teamwork training: evaluation results of the medteams project. Health Serv Res 2002;37: [16] Grogan EL, Stiles RA, France DJ, Sperhoff T, Morris JA, Nixon B, et al. The impact of aviation-based teamwork training on the attitudes of heath care professionnals. J Am Coll Surg 2004;199: [17] Holzman RS, Cooper JB, Gaba DM, Philip JH, Small SD, Feinstein D. Anesthesia crisis resource management: real life simulation training in operating room crises. J Clin Anesth 1995;7: [18] Awad SS, Fagan SP, Bellows C, Albo D, Green-Rashad B, De l Garza M, et al. Bridging the communication gap in the operating room with medical team training. Am J Surg 2005;190: [19] Zinzindohoue F. De la genèse des erreurs médicales, de l imputabilité de la faute. J Chir 2008;145:

Apprentissage par Simulation curité des pratiques

Apprentissage par Simulation curité des pratiques Apprentissage par Simulation et sécurits curité des pratiques Jean-Claude Granry Pôle Anesthésie Réanimation CHU Angers Développement de la Simulation Aéronautique Industrie nucléaire Armées Services de

Plus en détail

La sécurité une affaire de culture et d'équipe!

La sécurité une affaire de culture et d'équipe! La sécurité une affaire de culture et d'équipe! Influences de l équipe sur la sécurité des soins 01 Résultats de l enquête ENEIS 2010 EIG survenus pendant l hospitalisation Entre 270 000 et 390 000 EIG

Plus en détail

L entraînement à la synergie d équipe «CrewResource Management» Cyrille Colin Pauline Occelli

L entraînement à la synergie d équipe «CrewResource Management» Cyrille Colin Pauline Occelli L entraînement à la synergie d équipe «CrewResource Management» Cyrille Colin Pauline Occelli Du CRM au CRM Aviation: 70 % des accidents proviennent d erreurs humaines Cockpit Crew Company Resource Management

Plus en détail

Gestion du risque opératoire: Rôle du facteur humain

Gestion du risque opératoire: Rôle du facteur humain Gestion du risque opératoire: Rôle du facteur humain Domizio SUVA Domizio.suva@hcuge.ch Service de chirurgie orthopédique et traumatologie de l appareil moteur Hôpitaux Universitaires de Genève Introduction

Plus en détail

Compétences non techniques. Sécurité du patient

Compétences non techniques. Sécurité du patient Compétences non techniques Et Sécurité du patient 26 octobre 2015 Symposium GLIAL Christian Balmer Médecin Adjoint Service anesthésie et réanimation CHCVS Le défi Les réponses possibles Compétences non

Plus en détail

L observation des aspects non techniques d une simulation

L observation des aspects non techniques d une simulation L observation des aspects non techniques d une simulation Dr François LECOMTE Praticien Hospitalier Urgences SMUR UMJ CHU Cochin Hôtel Dieu Université Paris Descartes francois.lecomte@cch.aphp.fr Mettre

Plus en détail

Bulletin d information de sécurité n 03/ Janvier 2015. Thème : Facteur humain et le SGS dans la prévention des accidents d aviation.

Bulletin d information de sécurité n 03/ Janvier 2015. Thème : Facteur humain et le SGS dans la prévention des accidents d aviation. Bulletin d information de sécurité n 03/ Janvier 2015. Thème : Facteur humain et le SGS dans la prévention des accidents d aviation. 1-Introduction La sécurité de l aviation civile est l une des principales

Plus en détail

Intégration de la simulation dans une stratégie d apprentissage de la sécurité

Intégration de la simulation dans une stratégie d apprentissage de la sécurité Intégration de la simulation dans une stratégie d apprentissage de la sécurité Dr Franck Lagneau Service d anesthésie-réanimation CHU Henri MONDOR, Créteil Deux manières d aborder le sujet Apprentissage

Plus en détail

Sécurité et travail en équipe: le regard d industries à risques

Sécurité et travail en équipe: le regard d industries à risques JOURNEE REGIONALE Sécurité des soins dans les secteurs interventionnels travail en équipe Sécurité et travail en équipe: le regard d industries à risques 1 Vendredi 20 novembre 2015 A. DICIOCCIO (Ph.D)

Plus en détail

La Liste de Vérification Chirurgicale

La Liste de Vérification Chirurgicale La Liste de Vérification Chirurgicale Dre Shannon Fraser Professeure Assistant, Université McGill Chef de la division de chirurgie générale M Bobby Paré Coordonnateur en Soins Infirmiers bloc opératoire

Plus en détail

LA SIMULATION: INTERETS EN FORMATIION MEDICALE CONTINUE. C Assouline

LA SIMULATION: INTERETS EN FORMATIION MEDICALE CONTINUE. C Assouline LA SIMULATION: INTERETS EN FORMATIION MEDICALE CONTINUE C Assouline Principes «Human error is the price we pay for intelligence» 3 buts principaux de la simulation : détecter les erreurs éviter les erreurs

Plus en détail

Chirurgie et simulation. Dr Emilie Eyssartier

Chirurgie et simulation. Dr Emilie Eyssartier Chirurgie et simulation Dr Emilie Eyssartier Pourquoi enseigner la chirurgie par simulation? Historiquement enseignement de la chirurgie : enseignement facultaire formation pratique hospitalière par compagnonnage

Plus en détail

Diriger comme un pilote. Analyses économiques & Techniques aéronautiques au service de la croissance

Diriger comme un pilote. Analyses économiques & Techniques aéronautiques au service de la croissance Diriger comme un pilote Analyses économiques & Techniques aéronautiques au service de la croissance 1 2 3 4 Diriger comme un pilote Une nouvelle vision du management Le cockpit Un laboratoire pour la prise

Plus en détail

La gestion du risque : un objectif primordial pour la sécurité des patients

La gestion du risque : un objectif primordial pour la sécurité des patients Hôpitaux Universitaires de Genève La gestion du risque : un objectif primordial pour la sécurité des patients F Clergue Lille, 22 juin 2006 Comment arrive un accident d anesthésie? Ce que nous disent

Plus en détail

PLACE DE LA SIMULATION DANS LA FORMATION A LA GESTION DES ACCOUCHEMENTS A RISQUE POINTS ESSENTIELS

PLACE DE LA SIMULATION DANS LA FORMATION A LA GESTION DES ACCOUCHEMENTS A RISQUE POINTS ESSENTIELS Le Congrès Infirmiers. Infirmier(e)s d urgence 2012 Sfar. Tous droits réservés. PLACE DE LA SIMULATION DANS LA FORMATION A LA GESTION DES ACCOUCHEMENTS A RISQUE F. Lecomte, Y. Croguennec, M. Deborne 1

Plus en détail

PROCEDURE DE RECUPERATION EN CAS DE PRESENCE D HUMIDITE A L INTERIEUR D EMBALLAGES DE STERILISATION

PROCEDURE DE RECUPERATION EN CAS DE PRESENCE D HUMIDITE A L INTERIEUR D EMBALLAGES DE STERILISATION PROCEDURE DE RECUPERATION EN CAS DE PRESENCE D HUMIDITE A L INTERIEUR D EMBALLAGES DE STERILISATION Une «procédure de récupération» est une solution de secours proposée par une société savante pour répondre

Plus en détail

Grille «Safe Surgery» pour l auto-évaluation dans le cadre du contrat 2013

Grille «Safe Surgery» pour l auto-évaluation dans le cadre du contrat 2013 Grille «Safe Surgery» pour l auto-évaluation dans le cadre du contrat 2013 Les questions sont rés en différentes rubriques se rapportant au thème Safe. Il est prévu que les différents partenaires de l

Plus en détail

SEMINAIRES IRIS. le point de vue du médecin de salle. Dr Bartiaux Magali

SEMINAIRES IRIS. le point de vue du médecin de salle. Dr Bartiaux Magali Collaboration entre le service des urgences et les unités de soins: le point de vue du médecin de salle Dr Bartiaux Magali Mémoire de fin d études présenté en vue de l obtention du Master Complémentaire

Plus en détail

EXPERTISE & SOLUTIONS POUR OPERATEURS & PROPRIETAIRES D AVIONS PRIVES EXPERTISE & SOLUTIONS FOR PRIVATE AIRCRAFT OPERATORS & OWNERS

EXPERTISE & SOLUTIONS POUR OPERATEURS & PROPRIETAIRES D AVIONS PRIVES EXPERTISE & SOLUTIONS FOR PRIVATE AIRCRAFT OPERATORS & OWNERS EXPERTISE & SOLUTIONS POUR OPERATEURS & PROPRIETAIRES D AVIONS PRIVES EXPERTISE & SOLUTIONS FOR PRIVATE AIRCRAFT OPERATORS & OWNERS JET SERVICES GROUP vous propose la solution MANAJETS destinée aux opérateurs

Plus en détail

Objectifs pédagogiques. quizz 06/04/2012. Connaître la définition et les étapes de la gestion des risques associés aux soins

Objectifs pédagogiques. quizz 06/04/2012. Connaître la définition et les étapes de la gestion des risques associés aux soins La gestion des risques associés aux soins Théorie et pratique de l analyse approfondie des causes Staff santé publique 4 avril 2012 Virginie Migeot Objectifs pédagogiques Connaître la définition et les

Plus en détail

PROCEDURE DE RECUPERATION EN CAS DE PRESENCE D HUMIDITE A L INTERIEUR D EMBALLAGES DE STERILISATION

PROCEDURE DE RECUPERATION EN CAS DE PRESENCE D HUMIDITE A L INTERIEUR D EMBALLAGES DE STERILISATION PROCEDURE DE RECUPERATION EN CAS DE PRESENCE D HUMIDITE A L INTERIEUR D EMBALLAGES DE STERILISATION Une «procédure de récupération» est une solution de secours proposée par une société savante pour répondre

Plus en détail

La gestion des risques Retour d expérience Clinique Clementville

La gestion des risques Retour d expérience Clinique Clementville La gestion des risques Retour d expérience Clinique Clementville Groupe Oc Santé M R Daures Fortier - Semaine sécurité des patients Coordonnateur Gestion des Risques Pourquoi Objectifs: Garantir la sécurité

Plus en détail

Projet LOSANGE. Line Operations Safety Analysis using Naturalistically Gathered Expertise. Sofréavia

Projet LOSANGE. Line Operations Safety Analysis using Naturalistically Gathered Expertise. Sofréavia Projet LOSANGE Line Operations Safety Analysis using Naturalistically Gathered Expertise Sofréavia Ludovic MOULIN, Stéphanie JOSEPH, Laurent CLAQUIN Le Projet LOSANGE Initiateur du projet : DGAC/ SFACT

Plus en détail

Commission spéciale de prévention

Commission spéciale de prévention Commission spéciale de prévention La prévention des risques professionnels peut-elle être proposée d une certaine façon comme un modèle pour la prévention en santé publique? France La prévention des risques

Plus en détail

SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE. p. 3. p. 4 LE CESU. p. 5. Les outils. p. 6. Le centre de simulation. Quelques chiffres

SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE. p. 3. p. 4 LE CESU. p. 5. Les outils. p. 6. Le centre de simulation. Quelques chiffres SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE p. 3 LE CESU Les outils Le centre de simulation Quelques chiffres Un exemple : la formation à l emploi des infirmiers des services d urgences En annexe p. 4 p. 5 p. 6 p. 6

Plus en détail

Aspects psychologiques et motivationnels de l observance à la Pression Positive Continue

Aspects psychologiques et motivationnels de l observance à la Pression Positive Continue Intitulé de la formation Aspects psychologiques et motivationnels de l observance à la Pression Positive Continue FICHE SIGNALETIQUE Présentiel /à distance Sur site 6 modules de 3h Théorie & Pratique Finalité

Plus en détail

7. La gestion des risques : en pratique

7. La gestion des risques : en pratique 7. La gestion des risques : en pratique L'identification des risques L'identification des risques est un processus permettant de trouver, lister, et caractériser les éléments du risque. L'identification

Plus en détail

Testing : A Roadmap. Mary Jean Harrold. Présentation de Olivier Tissot

Testing : A Roadmap. Mary Jean Harrold. Présentation de Olivier Tissot Testing : A Roadmap Mary Jean Harrold Présentation de Olivier Tissot Testing : A Roadmap I. L auteur II. Introduction sur les test : les enjeux, la problématique III. Les tests : roadmap IV. Conclusion

Plus en détail

PRÉSENTATION TRAVAIL EN COURS - APPRENTISSAGE INTERACTIF. Ianis Lallemand, 21 janvier 2013

PRÉSENTATION TRAVAIL EN COURS - APPRENTISSAGE INTERACTIF. Ianis Lallemand, 21 janvier 2013 PRÉSENTATION TRAVAIL EN COURS - APPRENTISSAGE INTERACTIF Ianis Lallemand, 21 janvier 2013 APPRENTISSAGE INTERACTIF definition Contours encore assez flous dans le champ de l apprentissage automatique. Néanmoins,

Plus en détail

Facteurs Humains et gestion des risques

Facteurs Humains et gestion des risques Facteurs Humains et gestion des risques La prise en compte des Facteurs Humains et le retour d expérience en chirurgie Clermont Ferrand le 16 décembre 2014 1 2 3 Les Facteurs Humains clef de la sécurité

Plus en détail

simulation c est [parfois] formidable

simulation c est [parfois] formidable La simulation c est [parfois] formidable Thierry PELACCIA Faculté de médecine de Strasbourg SAMU - CESU 67 La simulation c est [parfois] formidable Thierry PELACCIA Faculté de médecine de Strasbourg SAMU

Plus en détail

Les techniques de simulation pour aider à apprendre Y. CROGUENNEC 1, 2, M. JAFFRELOT 1, 2

Les techniques de simulation pour aider à apprendre Y. CROGUENNEC 1, 2, M. JAFFRELOT 1, 2 Chapitre 118 Les techniques de simulation pour aider à apprendre Y. CROGUENNEC 1, 2, M. JAFFRELOT 1, 2 Points essentiels Les activités de simulation reposent sur les choix pédagogiques stratégiques des

Plus en détail

La simulation en Gynécologie. Un plus!

La simulation en Gynécologie. Un plus! La simulation en Gynécologie. Un plus! Cherfi N*, Bendaoud H**, Derguini M**, Addad B* *Maternité CHUM Alger ** Materniteé EPH Kouba 13ème congrès SAERM 22 et 23 mai 2015 1 La simulation en santé «Utilisation

Plus en détail

Les seniors et la route

Les seniors et la route Les seniors et la route La mobilité est le gage de la qualité de vie et de la préservation du lien social. Il est capital de s interroger sur ses capacités, de prévenir les difficultés et de savoir remettre

Plus en détail

Réalité Virtuelle : apports pour les Facteurs Humains et la sécurité

Réalité Virtuelle : apports pour les Facteurs Humains et la sécurité Réalité Virtuelle : apports pour les Facteurs Humains et la sécurité Le projet Virthualis P. Cabon, LAA Plan La réalité virtuelle : définitions et principes Le projet Virthualis Un exemple d application

Plus en détail

SLIPS, TRIPS AND FALLS ADVISORY

SLIPS, TRIPS AND FALLS ADVISORY SLIPS, TRIPS AND FALLS ADVISORY MESSAGE FROM ONTARIO s CHIEF PREVENTION OFFICER Falling from heights is a major hazard for workers and is one of the leading causes of critical injuries and fatalities in

Plus en détail

Modalités d évaluation en Simulation

Modalités d évaluation en Simulation Modalités d évaluation en Simulation Définition de l évaluation n Evaluation en pédagogie = «analyse systémique de la qualité de l enseignement et de l apprentissage» (Mac Dougall 2010) Le cercle vertueux

Plus en détail

Contribution de l ergonomie à la maîtrise des risques en conception: le cas d une. Cecilia DE LA GARZA EDF R&D MRI

Contribution de l ergonomie à la maîtrise des risques en conception: le cas d une. Cecilia DE LA GARZA EDF R&D MRI Contribution de l ergonomie à la maîtrise des risques en conception: le cas d une future salle de commande Cecilia DE LA GARZA EDF R&D MRI Plan 1.Présentation générale: Facteurs Humains (FH) et Ergonomie

Plus en détail

Objectifs - Plan. Identifier quelques concepts concernant debriefing et feed back. Définir la place de l émotionnel dans la simulation

Objectifs - Plan. Identifier quelques concepts concernant debriefing et feed back. Définir la place de l émotionnel dans la simulation COMMENT FAIRE UN BON DEBRIEFING? Tony Hosmans Master/DEA Sciences de la Santé Publique DAR CHU-Université de Liège Centre de Compétence et de Formation en Aide Médicale Urgente (CeCoFAMU) Objectifs - Plan

Plus en détail

Systèmes d'information Hospitaliers et Infections Associées aux Soins : intérêt et limites Approche médico économique à partir des données du SIH

Systèmes d'information Hospitaliers et Infections Associées aux Soins : intérêt et limites Approche médico économique à partir des données du SIH Systèmes d'information Hospitaliers et Infections Associées aux Soins : intérêt et limites Approche médico économique à partir des données du SIH Isabelle DURAND ZALESKI Utilisation du SIH Pour identifier

Plus en détail

Animation de la démarche Santé et Sécurité au Travail pour Les Crudettes SAS

Animation de la démarche Santé et Sécurité au Travail pour Les Crudettes SAS MINISTERE DE L AGRICULTURE LES CRUDETTES SAS www.lescrudettes.com MÉMOIRE DE FIN D ÉTUDES présenté pour l obtention du diplôme d ingénieur agronome spécialisation : Agro-alimentaire option : QUALI-RISQUES

Plus en détail

Cet article provient du SNIA en date du 31 mars 2010

Cet article provient du SNIA en date du 31 mars 2010 Cet article provient du SNIA en date du 31 mars 2010 Très souvent on entend citée en référence une étude américaine qui mettrait en avant que les infirmiers anesthésistes sont plus dangereux que les médecins

Plus en détail

Analyse des risques a priori

Analyse des risques a priori Centre de coordination Sud-Est de la lutte contre les infections nosocomiales & associées aux soins Analyse des risques a priori Elisabeth Laprugne-Garcia Cadre supérieur de santé en hygiène CClin Sud-Est

Plus en détail

Technical Capability in SANRAL. Les compétences et capacités techniques du SANRAL. Solutions. Les solutions

Technical Capability in SANRAL. Les compétences et capacités techniques du SANRAL. Solutions. Les solutions Technical Capability in SANRAL Les compétences et capacités techniques du SANRAL Solutions Les solutions 2 3 2007 SANRAL 2007 SANRAL Continuous change Integrated, systemic solutions Global focus Multiple

Plus en détail

Psychologie 12 e année. Programme d études : cadre manitobain des résultats d apprentissage

Psychologie 12 e année. Programme d études : cadre manitobain des résultats d apprentissage Psychologie 12 e année Programme d études : cadre manitobain des résultats d apprentissage PSYCHOLOGIE 12 e ANNÉE Programme d études : cadre manitobain des résultats d'apprentissage 2011 Éducation Manitoba

Plus en détail

Infirmier(e) Anesthésiste et

Infirmier(e) Anesthésiste et Infirmier(e) Anesthésiste et Anesthésiste-Réanimateur : coopération et responsabilités Claude Ecoffey Service d Anesthésie-Réanimation Chirurgicale 2, Hôpital Pontchaillou, Université Rennes 1, 35033 Rennes

Plus en détail

*Pièces à joindre en cas de prorogation

*Pièces à joindre en cas de prorogation Page 1/5 Je soussigné ; om :..Prénom :...TEL :... ai-je l honneur de vous demander de bien vouloir valider ma licence, ci-dessus, mentionné(s) [Mettre une croix dans la (les) case(s) correspondante(s)

Plus en détail

Management opérationnel. Communication Négociation. Gestion de projet. Animation d équipe. Karin Bouin - Dirigeante BKonseil

Management opérationnel. Communication Négociation. Gestion de projet. Animation d équipe. Karin Bouin - Dirigeante BKonseil Management opérationnel Communication Négociation Gestion de projet Animation d équipe Karin Bouin - Dirigeante BKonseil Déroulement Qui suis- je? Le réseau Impulsion Consulting Que puis- je apporter?

Plus en détail

Les interfaces ont-elles des émotions?

Les interfaces ont-elles des émotions? Les interfaces ont-elles des émotions? Sandrine Prom Tep, M.Sc. Ergonome des interfaces consultante Candidate au PhD, HEC Montréal (Chaire en commerce électronique RBC Groupe financier) Comprendre l évolution

Plus en détail

Référentiel de compétences du perfusionniste. Document de travail

Référentiel de compétences du perfusionniste. Document de travail Référentiel de compétences du perfusionniste 1 Document de travail Élaboré par : La Société Française de Perfusion La Société Française de Chirurgie Thoracique et Cardiovasculaire La Société Française

Plus en détail

La gestion des risques en hygiène hospitalière

La gestion des risques en hygiène hospitalière La gestion des risques en hygiène hospitalière Rappels des fondamentaux Dr J-L. Quenon Comité de Coordination de l Évaluation Clinique et de la Qualité en Aquitaine Séminaire de la SF2H, 19 novembre 2013,

Plus en détail

L ergonomie au service du développement de l enfant. Par Nicole Delvolvé Ergonome nicole.delvolve@orange.fr reussite-pour-tous.overblog.

L ergonomie au service du développement de l enfant. Par Nicole Delvolvé Ergonome nicole.delvolve@orange.fr reussite-pour-tous.overblog. L ergonomie au service du développement de l enfant Par Nicole Delvolvé Ergonome nicole.delvolve@orange.fr reussite-pour-tous.overblog.fr 1. La cadre théorique de la réflexion proposée 2. Quelles connaissances

Plus en détail

Optimiser la recherche d informations dans deux des Bases de Données internes et Accroître la productivité des analystes

Optimiser la recherche d informations dans deux des Bases de Données internes et Accroître la productivité des analystes Optimiser la recherche d informations dans deux des Bases de Données internes et Accroître la productivité des analystes Mémoire de stage Promotion 2010 Priscillia VON HOFMANN Abstract Today, the importance

Plus en détail

Nouveaux enjeux de recherche en sécurité routière liés à l'automatisation des véhicules : conséquences sur l'activité de conduite

Nouveaux enjeux de recherche en sécurité routière liés à l'automatisation des véhicules : conséquences sur l'activité de conduite Institut français des sciences et technologies des transports, de l aménagement et des réseaux Nouveaux enjeux de recherche en sécurité routière liés à l'automatisation des véhicules : conséquences sur

Plus en détail

European Union Network for Patient Safety EUNetPaS

European Union Network for Patient Safety EUNetPaS European Union Network for Patient Safety EUNetPaS Maggie Galbraith Haute Autorité de Santé Symposium Qualité et Sécurité des Patients Bruxelles 24 novembre, 2010 EUNetPaS is a project supported by a grant

Plus en détail

La raison d être des systèmes d information

La raison d être des systèmes d information La raison d être des systèmes d information 23 ème Séminaire en sciences pharmaceutiques Pourrait-on vivre sans? 1 Enjeux Processus de soins très complexes et fortement basés sur la fiabilité humaine Suivi

Plus en détail

Conférence invitée Anne-Sophie Nyssen

Conférence invitée Anne-Sophie Nyssen Conférence invitée Anne-Sophie Nyssen Validité et fidélité de la simulation comme outil de formation et de recherche : l'exemple de l'anesthésie et de la robotique chirurgicale Fidélité et Validité Le

Plus en détail

Les erreurs médicales sont-elles évitables?

Les erreurs médicales sont-elles évitables? Les erreurs médicales sont-elles évitables? F Clergue Neuchatel, 29 septembre 2010 Erreurs médicales : d où venons-nous? Deux attitudes : responsabilisation ou déni Le code d Hammourabi et la responsabilité

Plus en détail

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé

e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé e-santé du transplanté rénal : la télémédecine au service du greffé Professeur Michèle Kessler CHU de Nancy et réseau Néphrolor L une des applications de la télémédecine est la télésurveillance à domicile,

Plus en détail

LA PRESCRIPTION ANTIBIOTIQUE : UNE APPROCHE SOCIO- COMPORTEMENTALE

LA PRESCRIPTION ANTIBIOTIQUE : UNE APPROCHE SOCIO- COMPORTEMENTALE LA PRESCRIPTION ANTIBIOTIQUE : UNE APPROCHE SOCIO- COMPORTEMENTALE Prof. Céline Pulcini Service de Maladies Infectieuses CHRU de Nancy 5 février 2015 DU ATB Grenoble BON USAGE DES ANTIBIOTIQUES Définition

Plus en détail

Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique

Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique Communiqué de presse Paris, le 2 décembre 2014 Etude MAAF IFOP «Les Français et l urgence médicale» : un enjeu de santé publique MAAF lance «Grave Pas Grave?», le premier service mobile expert d analyse

Plus en détail

A la Recherche de la Sécurité Perdue des Patients

A la Recherche de la Sécurité Perdue des Patients A la Recherche de la Sécurité Perdue des Patients Patrick Triadou, Hôpital Necker, Université Paris Descartes patrick.triadou@nck.aphp.fr P Triadou 1ères Rencontres Internationales : Gouvernance des Risques

Plus en détail

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 3 ème année bachelor

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 3 ème année bachelor Semestre automne printemps Répétition Lieu de période de formation pratique Institution : Nom de l'étudiant-e : Service : Promotion : Site de formation : Période du / au : PFP 5 PFP 6 ÉVALUATION DES COMPÉTENCES

Plus en détail

965/2012 SPA.HEMS.130 e)2) page 147)

965/2012 SPA.HEMS.130 e)2) page 147) Les questions. Elles sont relatives à l application de l IR OPS et, dans ce texte, au membre d équipage HEMS. Les réponses que j apporte sont rédigées en fonction des éléments contenus dans la réglementation

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

Documents de la HE Vinci à remplir pour l ARES

Documents de la HE Vinci à remplir pour l ARES Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement... 5 a) Introduction... 5 b) Liens avec la profession... 5 c) Acquis d apprentissage terminaux...

Plus en détail

Qui et quand opérer. au cours du traitement de l EI?

Qui et quand opérer. au cours du traitement de l EI? Qui et quand opérer au cours du traitement de l EI? Gilbert Habib Département de Cardiologie - Timone Marseille 7es JNI Bordeaux, 8 juin 2006 Université de la Méditerranée Faculté de Médecine de Marseille

Plus en détail

Intitulé de l intervention Comment maîtriser la qualité et la sécurité des soins au domicile? Dr Jean BRAMI - HAS

Intitulé de l intervention Comment maîtriser la qualité et la sécurité des soins au domicile? Dr Jean BRAMI - HAS Intitulé de l intervention Comment maîtriser la qualité et la sécurité des soins au domicile? Dr Jean BRAMI - HAS Le BMR est de retour Monsieur Albert V. porteur d un bacille multi-résistant retourne à

Plus en détail

Pertinence de l enseignement par ateliers de simulation de la prise en charge des détresses vitales de l enfant. Dr Tran Tu-Anh

Pertinence de l enseignement par ateliers de simulation de la prise en charge des détresses vitales de l enfant. Dr Tran Tu-Anh Pertinence de l enseignement par ateliers de simulation de la prise en charge des détresses vitales de l enfant Dr Tran Tu-Anh Rationnel - Les étudiants en médecine débutent souvent aux SAU sans expérience

Plus en détail

GUIDE POUR L ELABORATION D UN CHEMIN CLINIQUE POUR LA CURE DE HERNIES DE L AINE EN AMBULATOIRE

GUIDE POUR L ELABORATION D UN CHEMIN CLINIQUE POUR LA CURE DE HERNIES DE L AINE EN AMBULATOIRE GUIDE POUR L ELABORATION D UN CHEMIN CLINIQUE POUR LA CURE DE HERNIES DE L AINE EN AMBULATOIRE Les recommandations européennes (1) et françaises (2) indiquent que la cure des hernies de l aine doit être

Plus en détail

HOSPEDALE DE FUTURO : QUALI PROSPETTIVE? L HOPITAL DEMAIN : QUELLES PERSPECTIVES?

HOSPEDALE DE FUTURO : QUALI PROSPETTIVE? L HOPITAL DEMAIN : QUELLES PERSPECTIVES? HOSPEDALE DE FUTURO : QUALI PROSPETTIVE? L HOPITAL DEMAIN : QUELLES PERSPECTIVES? Il ruolo della IAAS nei programmi europei Le rôle de l'international Association for Ambulatory Surgery Surgery dans les

Plus en détail

Stéphane Lefebvre. CAE s Chief Financial Officer. CAE announces Government of Canada participation in Project Innovate.

Stéphane Lefebvre. CAE s Chief Financial Officer. CAE announces Government of Canada participation in Project Innovate. Stéphane Lefebvre CAE s Chief Financial Officer CAE announces Government of Canada participation in Project Innovate Montreal, Canada, February 27, 2014 Monsieur le ministre Lebel, Mesdames et messieurs,

Plus en détail

Stress and Difficulties at School / College

Stress and Difficulties at School / College Stress and Difficulties at School / College This article will deal with the pressures and problems that students face at school and college. It will also discuss the opposite - the positive aspects of

Plus en détail

Québec WHO Collaborating Centre (CC) for Safety Promotion and Injury Prevention

Québec WHO Collaborating Centre (CC) for Safety Promotion and Injury Prevention Québec WHO Collaborating Centre (CC) for Safety Promotion and Injury Prevention mission The Collaborating Centre seeks to contribute at the international level to research, development and the dissemination

Plus en détail

La gestion des risques a priori a postériori (EI)

La gestion des risques a priori a postériori (EI) La gestion des risques a priori a postériori (EI) IFSI Charles FOIX 2ème année - 2012 Françoise Lamberdière CRUA gestionnaire de risque Objectifs de la formation Être capable : D identifier les situations

Plus en détail

Inter&professionnalité&et& simulation& Pourquoi&et&quand&?& François&LECOMTE&=&Yvon&CROGUENNEC&

Inter&professionnalité&et& simulation& Pourquoi&et&quand&?& François&LECOMTE&=&Yvon&CROGUENNEC& Inter&professionnalité&et& simulation& Pourquoi&et&quand&?& François&LECOMTE&=&Yvon&CROGUENNEC& 1! Liens&d intérêt& & Yvon&CROGUENNEC&:&néant& & François&LECOMTE&:&AFSARMU,& SFMU,&Sanofi=Aventis,&BMS=UPSA,&

Plus en détail

Contents Windows 8.1... 2

Contents Windows 8.1... 2 Workaround: Installation of IRIS Devices on Windows 8 Contents Windows 8.1... 2 English Français Windows 8... 13 English Français Windows 8.1 1. English Before installing an I.R.I.S. Device, we need to

Plus en détail

La chirurgie ambulatoire en 20 questions. Avant propos

La chirurgie ambulatoire en 20 questions. Avant propos Avant propos Avec le développement de la chirurgie ambulatoire, le nombre de professionnels qui s intéressent à cette pratique est en croissance constante. Les «nouveaux intéressés» se heurtent souvent

Plus en détail

Dossier de Presse. Inauguration de l Institut Toulousain de Simulation en Santé. Mercredi 4 novembre 2015. Pavillon U 2000 Hôpital PURPAN

Dossier de Presse. Inauguration de l Institut Toulousain de Simulation en Santé. Mercredi 4 novembre 2015. Pavillon U 2000 Hôpital PURPAN Dossier de Presse Inauguration de l Institut Toulousain de Simulation en Santé Pavillon U 2000 Hôpital PURPAN Mercredi 4 novembre 2015 1 Un centre à visée régionale, nationale, voire internationale L apprentissage

Plus en détail

Fiche d évolution. Fiche d évolution du MACRO métier. Infirmier/ière. Infirmier/ière

Fiche d évolution. Fiche d évolution du MACRO métier. Infirmier/ière. Infirmier/ière J1504 - Soins infirmiers spécialisés en bloc opératoire spécialisés en anesthésie J1507 - Soins infirmiers spécialisés 1 Les activités principales L infirmier doit assurer, sous l autorité des médecins,

Plus en détail

Le psychiatre face aux risques psycho-sociaux. sociaux. Gestion des conflits en entreprise.

Le psychiatre face aux risques psycho-sociaux. sociaux. Gestion des conflits en entreprise. Le psychiatre face aux risques psycho-sociaux. sociaux. Gestion des conflits en entreprise. Docteur David ATTAL. Psychiatre. Praticien Hospitalier. Centre Hospitalier Régional Universitaire de Marseille.

Plus en détail

ACCIDENTS ELECTRIQUES EN CHIRURGIE COELIOSCOPIQUE. Dr JF Gravié FCVD

ACCIDENTS ELECTRIQUES EN CHIRURGIE COELIOSCOPIQUE. Dr JF Gravié FCVD ACCIDENTS ELECTRIQUES EN CHIRURGIE COELIOSCOPIQUE Dr JF Gravié FCVD CONTEXTE (1) Risques électriques de 0,1 à 0,4% Enquête de pratique * 506 chirurgiens: 18% expérience personnelle, 54% connaissaient un

Plus en détail

Niveau débutant/beginner Level

Niveau débutant/beginner Level LE COFFRE À OUTILS/THE ASSESSMENT TOOLKIT: Niveau débutant/beginner Level Sampler/Echantillon Instruments d évaluation formative en français langue seconde Formative Assessment Instruments for French as

Plus en détail

Grille «Identito-vigilance» pour l auto-évaluation dans le cadre du contrat 2013

Grille «Identito-vigilance» pour l auto-évaluation dans le cadre du contrat 2013 Grille «Identito-vigilance» pour l auto-évaluation dans le cadre du contrat 2013 Les questions sont rés en différentes rubriques se rapportant au thème identito-vigilance. Il est prévu que les différents

Plus en détail

Gestion des risques Vigilances sanitaires

Gestion des risques Vigilances sanitaires Gestion des risques Vigilances sanitaires Dr François L Hériteau Centre de Coordination de la Lutte contre les Infections Nosocomiales Paris-Nord Le risque Un DANGER, plus ou moins prévisible Ne pas confondre:

Plus en détail

Cancer du rectum, ce qui va changer et pourquoi. Excision du mésorectum: par en haut ou par en bas?

Cancer du rectum, ce qui va changer et pourquoi. Excision du mésorectum: par en haut ou par en bas? Cancer du rectum, ce qui va changer et pourquoi. Excision du mésorectum: par en haut ou par en bas? Michel RIVOIRE, Valeria BASSO Département de Chirurgie Oncologique Centre Léon Bérard, INSERM 1032 69

Plus en détail

Les limites des bonnes idées et les enjeux de demain

Les limites des bonnes idées et les enjeux de demain Les limites des bonnes idées et les enjeux de demain René Amalberti Conseiller sécurité des soins HAS Directeur scientifique de la PreventionMedicale.org Contact - r.amalberti@has-sante.fr Risques comparés

Plus en détail

Présentation de l équipe

Présentation de l équipe Libérer et révéler les potentiels individuels et collectifs Présentation de l équipe Consultants coachs et formateurs : Certifiés en coaching individuel et team building Formés en AT, PNL, approche systémique.

Plus en détail

CG conseil. Qualification de PNC - MEMBRE D ÉQUIPAGE DE CABINE Hôtesse/Steward DOCUMENT DE SYNTHESE. Janvier 2009. En collaboration avec

CG conseil. Qualification de PNC - MEMBRE D ÉQUIPAGE DE CABINE Hôtesse/Steward DOCUMENT DE SYNTHESE. Janvier 2009. En collaboration avec DOCUMENT DE SYNTHESE Qualification de PNC - MEMBRE D ÉQUIPAGE DE CABINE Hôtesse/Steward Janvier 2009 En collaboration avec CG conseil Fanny Montarello 1 - Définition de la qualification Les Personnels

Plus en détail

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE ÉCOLE DOCTORALE V : Concepts et Langages EA 4509 Sens Textes Informatique Histoire T H È S E pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE Discipline : Linguistique

Plus en détail

Filed August 19, 2003

Filed August 19, 2003 H-6.1 Hospital Act 2003-49 NEW BRUNSWICK REGULATION 2003-49 under the HOSPITAL ACT (O.C. 2003-241) Filed August 19, 2003 1 Section 2 of the New Brunswick Regulation 92-84 under the Hospital Act is amended

Plus en détail

INEGALITES SOCIALES ET MEDECINE PREDICTIVE: QUELS ENJEUX EN ONCOGENETIQUE?

INEGALITES SOCIALES ET MEDECINE PREDICTIVE: QUELS ENJEUX EN ONCOGENETIQUE? INEGALITES SOCIALES ET MEDECINE PREDICTIVE: QUELS ENJEUX EN ONCOGENETIQUE? Laetitia HUIART Praticien Hospitalier, CHU La Réunion Résumé. - Les avancées techniques en matière génétique permettent, depuis

Plus en détail

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL 1 1. Le raisonnement clinique Définition Face à une demande de soin, le professionnel infirmier axe son raisonnement clinique

Plus en détail

European Aviation Safety Agency

European Aviation Safety Agency Page 1 of 6 European Aviation Safety Agency EASA SPECIFIC AIRWORTHINESS SPECIFICATION for as specified in Section I This Specific Airworthiness Specification is issued in accordance with Regulation (EC)

Plus en détail

LES DERNIERES TECHNOLOGIES CHIRURGICALES

LES DERNIERES TECHNOLOGIES CHIRURGICALES LES DERNIERES TECHNOLOGIES CHIRURGICALES SONT AU CHR D ORLEANS Au CHR d Orléans, la chirurgie robotisée est pluridisciplinaire Page 2 Technologies et avantages du robot «da Vinci» dernière génération Page

Plus en détail

Direction des services d hébergement Description de fonction

Direction des services d hébergement Description de fonction Direction des services d hébergement Description de fonction ASSISTANT(E)-INFIRMIER(ÈRE)-CHEF SUPÉRIEUR IMMÉDIAT : STATUT : QUART DE TRAVAIL : CHEF D UNITÉ ET/OU CHEF D ACTIVITÉS EN SERVICE POSTE SYNDIQUÉ

Plus en détail

Formations. Gestionnaires

Formations. Gestionnaires Formations Gestionnaires 2015 Cette édition de notre catalogue d activités pour les gestionnaires inclut plusieurs nouveautés. De nouveaux thèmes de formation ont été élaborés et une nouvelle section présente

Plus en détail

L intégration socioscolaire des jeunes Québécois d origine chinoise : le rôle des écoles ethniques complémentaires

L intégration socioscolaire des jeunes Québécois d origine chinoise : le rôle des écoles ethniques complémentaires L intégration socioscolaire des jeunes Québécois d origine chinoise : le rôle des écoles ethniques complémentaires Ming Sun Université de Montréal Haï Thach École Chinoise (Mandarin) de Montréal Introduction

Plus en détail

Archived Content. Contenu archivé

Archived Content. Contenu archivé ARCHIVED - Archiving Content ARCHIVÉE - Contenu archivé Archived Content Contenu archivé Information identified as archived is provided for reference, research or recordkeeping purposes. It is not subject

Plus en détail

CRITERES D'EVALUATION ET D'AMELIORATION

CRITERES D'EVALUATION ET D'AMELIORATION Organisme Agréé de Réanimation de langue Française Société de Réanimation de Langue Française CRITERES D'EVALUATION ET D'AMELIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES: Proposition de programmes d EPP «clés

Plus en détail