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1 Page 1 sur 12 Introduction Il y a 75 ans..les premiers simulateurs aéronautiques arrivaient. Aujourd hui ils sont :. Une obligation réglementaire pour les compagnies aériennes Maintien des compétences individuelles et en équipe Certification des équipements et des procédures Un moyen de sélection et de formation Test sur simulateur systématique à l embauche Entraînement aux procédures exceptionnelles (gestion des pannes ) seul et en équipe Une économie sur les coûts d exploitation Le prix d un simulateur = le 1/4 du prix d un avion Le simulateur évite l immobilisation d un avion Or, force est de constater que les pilotes et les médecins ont des problèmes tout à fait équivalents dans certains domaines, au moins dans celui d avoir la responsabilité de vies humaines (1). Se basant sur ce constat, de nombreux pays ont déjà adopté la simulation comme outils indispensable à la formation de leur personnel médical et paramédical. Les pionniers furent le Canada, puis les Etats Unis. Certains allant jusqu à incorporer la simulation dans le cursus universitaire. La Médecine d Urgence est une nouvelle spécialité universitaire qui sera enseignée lors d un diplôme d études supérieures complémentaires. Pour renforcer l attractivité de cette nouvelle spécialité très technique, son enseignement se doit d être innovant, attractif et sans risque pour le patient. Compte tenu de la renommée et du dynamisme de son Service d Urgences, il est important que le Groupe Hospitalo-universitaire Cochin Saint Vincent de Paul se lance dans un projet de Centre de Recherche et de d Enseignement par la Simulation en Médecine d Urgence : le MEDESIM. Ce centre aurait un double objectif. Celui de répondre et d optimiser une formation en Médecine d Urgence, aujourd hui trop théorique et donc trop risquée pour les patients. Le second objectif serait de valider cet enseignement par des travaux de recherche. Le laboratoire Laerdal, leader du marché du matériel de simulation adhère à ce projet et se propose d en être le principal partenaire. Nous avons déjà reçu le soutien de plusieurs personnalités du monde de l Urgence et tenons à les remercier pour leurs encouragements. Merci au Docteur Telion et au Professeur Carli du SAMU de Paris, au professeur Plaisance, chef de service des urgences de Lariboisière ainsi qu au Professeur Pourriat, Chef des Urgences de l Hôtel Dieu et au Professeur Bruno Riou, chef des Urgences de La Pitié Salpétrière.

2 Page 2 sur 12 Un constat : La formation en Médecine d Urgence est essentiellement théorique Les études médicales en France reposent sur un enseignement théorique débutant par l anatomie et le fonctionnement normal du corps humain suivi de l étude des pathologies : leurs mécanismes, leurs diagnostics et leurs traitements. L apprentissage de la pratique se fait ensuite, dans la plupart des cas, au lit du malade, avec un temps d observation puis un temps de gestes encadrés, le plus souvent par un senior, avant de pouvoir acquérir une autonomie. La Médecine d Urgence est une nouvelle discipline universitaire dont l apprentissage fait appel à un nombre important de gestes techniques qui doivent être réalisés efficacement et rapidement. 1. L enseignement actuel de la Médecine d Urgence pour le personnel médical: L enseignement actuel de la Médecine d Urgence à Paris V pour les étudiants hospitaliers a subi une évolution récente à l image de celui de DCEM 1 (Deuxième Cycle d Etudes Médicales 1 ère année). Cet enseignement, destiné à préparer les étudiants à la pratique de garde aux urgences (Certificat de Médecine d Urgence et de Gardes), était composé de cours théoriques sur les défaillances d organes. Cet enseignement a évolué il y a quelques années vers un mode plus interactif avec des ateliers reprenant la plupart des gestes d urgence nécessaires : pose de plâtres, sutures, arrêt cardiorespiratoire, agitation, douleurs. Beaucoup plus proche du terrain qu auparavant, par son caractère très réaliste, cet enseignement est très apprécié des étudiants, mais nécessite une très forte mobilisation du personnel enseignant, chaque atelier devant être répété autant de fois qu il y a de groupes. Pour les médecins thésés, l apprentissage de la Médecine d Urgence est essentiellement basé sur des cours théoriques dispensés lors de la Capacité d Aide Médicale Urgente. Parallèlement, un passage progressif dans différents lieux d exercice (SMUR, Réanimations, Blocs opératoires, Salle de Travail) va permettre à l étudiant, dans un premier temps d observer puis, dans un second temps, de l apprentissage de gestes techniques. Dans le futur enseignement du Diplôme d Etudes Supérieur Complémentaire de Médecine d Urgence (DESC), la liste des connaissances théoriques et des habiletés techniques à acquérir a déjà été fixée (Annexe 1). L enseignement de Médecine d Urgence reste donc très théorique malgré une adaptation progressive à la réalité du terrain. Pour la plupart des gestes d urgence, le passage se fait en effet directement de la théorie au patient. Le recours à la simulation, qui va du logiciel informatique aux modèles interactifs de mannequins reste, le plus souvent, marginal, alors même que ce recours pourrait être vu comme une étape intermédiaire avant le contact avec le patient.

3 Page 3 sur 12 2) La place de la simulation dans l enseignement de la Médecine d Urgence a. Les différents types de simulateurs existant Il existe différents niveaux de simulation utilisés à des degrés divers dans l enseignement actuel de la médecine : Les simulateurs «low tech» : - Certains Instituts de Formation en Soins Infirmiers disposent de bras de perfusion permettant d apprendre la pose de cathéters intraveineux (asepsie et séquence de gestes) - Certains mannequins sont parfois utilisés lors de la formation des étudiants en médecine : c est le cas dans le projet ECOS (Examen Clinique Objectif Structuré) initié à Rouen qui permet de reproduire des interrogatoires et /ou des examens cliniques selon les situations. Recours à des acteurs lors de mises en situation : Des acteurs ou des personnes simulant une situation de crise peuvent être utilisés dans les cas suivants : - expériences de gestion de crises (annonce de mauvaises nouvelles etc ) - simulation de Médecine de Catastrophe par le SAMU de Paris (utilisation de locaux désaffectés avec des militaires de la sécurité civile, en civil et maquillés). Simulations par ordinateurs : «Screen Based Computer» Ce type d enseignement est classique en ACLS (Advanced Cardiac Life Support) ou ATLS (Advanced Trauma Life Support) ou encore dans le simulateur d Anesthésie Loco-Régionale en trois dimensions (Abbott ). Ces différents types de simulations permettent initialement un rappel théorique puis une approche pratique tout en restant devant un écran d ordinateur. Des simulateurs de tâches complexes D autres simulateurs sont plus sophistiqués. C est le cas des simulateurs de tâches complexes par exemple : les simulateurs d endoscopie, notamment les endoscopies bronchiques, parfois high-tech, reproduisant toutes les étapes de la fibroscopie jusqu aux biopsies. Les mannequins simulateurs Ces mannequins simulateurs sont les simulateurs les plus élaborés qui existent en médecine. Ils permettent des simulations multi-tâches techniques (intubation, pose de drains ) et non techniques (travail d équipe, gestion de crise ).

4 Page 4 sur 12 b. Les défauts avancés pour les simulateurs existant Leur coût : les mannequins d endoscopie coûtent de à euros, les mannequins multi-tâches vont de à euros. Le manque de réalisme : même dans le cas des simulateurs les plus avancés, un manque de réalisme est parfois reproché (pas de modification cutanée, difficultés pour l audition claire de râles pulmonaires, difficultés pour la reconnaissance des médicaments injectés ) Le risque d apprentissage négatif car les situations simulées par les mannequins ne sont pas infinies et ne peuvent donc reproduire toute la réalité. Le simulateur est parfois perçu comme un examen par les étudiants, ce qui peut générer un obstacle à l apprentissage. Enfin, l Evidence Based Medicine (EBM) reste peu étoffée. Même si la principale méta analyse publiée (2) sur la simulation en Médecine d Urgence conclut à une tendance positive quant à l utilisation de simulateurs dans la formation et ce, malgré un manque d essais robustes montrant un bénéfice clinique ou pédagogique. c. Les avantages de l utilisation de simulateurs La simulation est d abord et avant tout sans risque pour le patient En pédagogie, le simulateur permet l utilisation de techniques d apprentissages originales, beaucoup plus adaptées à l adulte que ne le sont les cours magistraux en utilisant un apprentissage contextuel basé sur l expérience (la pratique clinique) et la pratique réflexive (l analyse de l application de ses connaissances dans une situation donnée et des conséquences). La simulation permet une standardisation de l apprentissage clinique. L apprentissage sur simulateur d un geste technique diminue le temps de réalisation de ce geste (3 et 4) et diminue les complications liées au geste (4). Elle permet de reproduire des événements rares à l infini. La simulation permet l apprentissage du travail en équipe. Le simulateur peut être utilisé comme outil d évaluation. La simulation est un outil de recherche, la faiblesse de l EBM permettra de monter des projets de recherche pour valider son utilisation. De nombreux autres sujets de recherche seront développés ci-dessous.

5 Page 5 sur 12 d. Pourquoi la simulation en pédagogie médicale est elle aujourd hui si importante? -Comme nous l avons vu précédemment, la simulation remplit plusieurs des critères caractérisant un bon outil pédagogique : la reproductibilité, la valeur éducative, la validité. Mise en forme : Puces et numéros De plus, la place de la simulation en pédagogie médicale ne cesse de croître à travers le monde : elle passe de 0 centre en 1994 à 400 centres environ en 2003 (5) Cette tendance, qui touche aussi bien la formation des étudiants et des internes que la formation continue, procède de nombreux facteurs : - l importance reconnue d un environnement pédagogique semblable au contexte clinique, - les avantages d un apprentissage par résolution de problèmes, - ou encore la meilleure compréhension de la pédagogie de l adulte.(6) D autres facteurs, liés à l évolution des pratiques médicales, jouent également un rôle dans ce processus : - la complexité croissante des techniques médicales diagnostiques et thérapeutiques, - la réduction du temps de travail avec des répercussions probables sur le temps consacré à l enseignement clinique par les seniors, - la diminution du nombre de patients hospitalisés et donc "disponibles" pour l enseignement, - ainsi que les questions d ordre éthique soulevées par l apprentissage de procédures invasives d emblée sur de "vrais" patients. (7 et 8). - Enfin, d importantes publications consacrées aux erreurs médicales et aux stratégies de réduction des risques en médecine ont souligné l importance de la simulation comme outil d amélioration de la sécurité du patient.(9-11) Bien que l impact de la simulation sur la qualité des soins et la sécurité des patients n ait pas encore été démontré par de larges études, les données de la littérature sur la validité et l efficacité pédagogique des simulateurs s accumulent, en particulier en anesthésie et en chirurgie (5). Certaines spécialités ont même franchi un pas important en utilisant la simulation comme moyen d évaluation et de certification lors de procédures à hauts risques comme le stenting carotidien(12). Conscients de la nécessité de favoriser l apprentissage pratique des gestes d urgence, nous souhaitons mettre à la disposition de tous les acteurs de la Médecine d Urgence le MEDESIM (centre d enseignement de la médecine d urgence par la simulation)

6 Page 6 sur 12 Le MEDESIM 1) Le centre de simulation en Médecine d Urgence a) Descriptif du centre de simulation i. Rôle d un centre de simulation Le centre de simulation permet la mise en application des compétences théoriques des intervenants de la Médecine d Urgence par la simulation de situations rencontrées en Médecine d Urgence (médecine ou traumatologie). La mise en situation sur un mannequin représente une étape intermédiaire entre l apprentissage théorique et les soins aux patients. Ce type de simulateur est capable de reproduire un grand nombre de paramètres physiologiques et pathologiques. Il permet également la réalisation de gestes techniques invasifs. Le simulateur sera utilisé comme instrument d évaluation des connaissances et des pratiques. Enfin de nombreux travaux de recherche seront entrepris. ii. Principes pédagogiques en simulation médicale Même si le type d enseignement prodigué dans le simulateur peut grandement varier en fonction du public cible et des objectifs d apprentissage, les principes pédagogiques de base demeurent les mêmes. Il s agit d un enseignement basé sur un cycle d apprentissages pratiques intégrant analyse d expérience et réflexion sur la performance («experiential learning cycle») (13). Un article récent a montré que la simulation sans débriefing n avait aucun bénéfice pédagogique (14). Chaque cycle comprend donc : 1) Expérience pratique dans le simulateur (filmée par caméra vidéo). 2) Visionnement de la vidéo avec analyse de la performance guidée par le feedback d un instructeur. 3) Réflexion sur la pratique et la performance permettant l acquisition et l intégration des nouvelles connaissances. 4) Mise en pratique des acquis lors d une nouvelle expérience dans le simulateur.

7 Page 7 sur 12 iii. Les points forts d un centre de simulation C est un concept pédagogique original permettant : - l application concrète des étapes d enseignement du cercle d apprentissage. - une approche globale de la formation selon des objectifs fixés. - Le développement des compétences techniques mais aussi non techniques, comme : travail d équipe, communication, planification et anticipation. - De regrouper sur un même site toutes les étapes d apprentissage des gestes et soins d urgence. - De prendre en charge un groupe d élèves, le former de façon homogène, l évaluer, suivre sa progression et motiver les performances individuelle et collectives. - De favoriser et rendre plus efficace la formation continue. - D avoir la possibilité de se trouver face à des cas rares, exceptionnellement observés en pratique clinique d urgence, d anesthésie ou de réanimation. Savoir les reconnaître et les traiter. - De former des formateurs de la manière la plus réaliste possible pour qu ils forment à leur tour et mettent en place les meilleures équipes de personnels de santé - D intégrer efficacement dans le projet, pratiques et matériel de formation actuels. iv. Publics cibles 1) Equipes de soins aigus (principalement les acteurs de la Médecine d Urgence hospitalière ou pré hospitalière mais aussi d autres acteurs impliqués en anesthésie, soins intensifs, médecine interne, bloc opératoire, salle d accouchement, etc.) Entraînement des individus et des équipes aux procédures de gestion des crises ou CRM (Crisis Resource Management). (15-17) Entraînement des soignants à des situations cliniques critiques où la présence d individus et d équipes entraînés peut faire la différence.(11) Acquisition de gestes techniques par les internes de nombreuses spécialités (cf. ci-dessus) ainsi que les étudiants en médecine en stage et les élèves infirmiers. 2) Etudiants en médecine : Années pré cliniques Support d apprentissage de disciplines comme la physiologie ou la pharmacologie.(5) Intégration dans certains séminaires de compétences cliniques (ex : cardiologie, circulation, respiration, geste techniques, urgences, etc.). Années cliniques Utilisation par les responsables de certains enseignements (urgences médicales et chirurgicales, médecine interne, chirurgie, ).(18; 19) Formation des étudiants durant leur internat (ex : stages en anesthésie, soins intensifs, Médecine d Urgence, etc.) (20) 3) Formation en soins infirmiers Intégration dans le programme de formation de base des infirmiers.(5;21) Outil de formation des infirmiers travaillant en Médecine d Urgence soins intensifs et anesthésie.

8 Page 8 sur 12 v. Localisation du MEDESIM, Le MedeSim sera localisé dans la faculté Paris V, rue des Saint-Pères, Paris VIème arrondissement. vi. Organisation des locaux Il comprend : une salle de simulation, une salle de contrôle, une à deux salles de débriefing. Le centre dispose aussi d une pièce de rangement / vestiaire Exemple de centre de simulation : Toronto (Ontario, Canada) vii. Matériel nécessaire Le matériel nécessaire pour le fonctionnement du centre de simulation est listé en annexe 2. viii. Ressources humaines et fiches de poste du centre Les différents intervenants d un centre de simulation sont : - Les médecins : supervision, enseignement, promotion, recherche, développement. - Les techniciens : déroulement des scénarii, entretien et réparation du mannequin, participation à l enseignement. Mise en forme : Puces et numéros

9 Page 9 sur 12 b. Fonctionnement du centre de simulation Les principales situations d urgence font chacune l objet d un ou de plusieurs scénarii. Ces scénarii sont validés par le comité scientifique du centre de simulation. Pendant la simulation, chaque scénario est mis en scène par un technicien qui anime le mannequin (paroles, bruits, paramètres vitaux, réactions, etc ). A partir de la salle de contrôle, il assure aussi le bon déroulement de la séance de simulation ainsi que son enregistrement. L enregistrement de la séance permet son analyse a posteriori lors d un débriefing. (critique constructive du niveau des connaissances théoriques, de leur application, des comportements individuels et de l organisation du travail en équipe., suivi éventuellement d une évaluation normative). i. Description des différents mannequins et de leurs fonctionnalités Il existe actuellement trois modèles de mannequins disponibles sur le marché dont deux sont commercialisés par METI (Medical Education Technologies, Sarasota, USA) et un par Laerdal. Outre l utilisation d un système d exploitation sous Mac pour METI (contre PC pour Laerdal), les mannequins METI intègrent des modèles de contrôle plus physiologiques contre un contrôle plus manuel des Laerdal, nécessitant donc de bonnes connaissances médicales. Les deux modèles METI sont le HPS et le ECS : HPS (Human Patient Simulator), actuellement le simulateur le plus sophistiqué, en particulier pour l anesthésiologie (expiration réelle de CO2, analyseur de gaz d anesthésie, monitoring de la curarisation (TOF), possibilité d être monitorisé avec un moniteur standard disponible dans les unités de soins, ainsi qu un programme de reconnaissance des médicaments administrés). Son principal inconvénient est son coût qui reste important et probablement dissuasif (prix d environ 200'000 $US). (21) Le ECS (Emergency Care Simulator) est la dernière version de chez METI. plus centrée sur les urgences vitales et plus facilement «transportable». avec moins de fonctionnalités, ce qui limite son utilisation en anesthésie. Son prix en revanche est compétitif avec le Sim Man de Laerdal et est d environ 50'000 EUR. (22) SimMan de Laerdal est un simulateur parfois qualifié de réalisme intermédiaire en raison de l absence de modèle physiologique dans son software. (23) Ce qui implique un certain degré de connaissances médicales chez l opérateur / instructeur (ajustement manuel du comportement du mannequin en fonction de l évolution du scénario). Quelques détails sont également moins réalistes que sur l HPS tels que pupilles fixes non réactives ou paupières qui ne clignent pas. Il fonctionne uniquement avec son propre moniteur qui est inclus dans le prix du mannequin. Au moins équivalent à l ECS dans ses fonctionnalités, son prix est très compétitif puisqu il est d environ 42'000 EUR. Caractéristiques plus détaillées en annexe 3.

10 Page 10 sur 12 ii. Le choix du mannequin Le MedeSim s équipera initialement d un SimMan pour plusieurs raisons : - Son prix d achat - La plus grande utilisation du mannequin Laerdal en France. (Annexe 4) - Le prix d entretien annuel du HPS représente le prix d achat de Sim Man - Les scénarii préprogrammés et personnalisés permettent une formation standardisée des élèves. Le formateur peut à tout moment reprendre le contrôle sur le scénario pré-établi, permettant ainsi une formation souple et adaptée aux attentes spécifiques de certains élèves. - La plateforme de simulation avancée est simple d utilisation, avec de nombreux modules optionnels (disponibles en Annexe 5), pour s'adapter aux besoins de formations de chacun, notamment les modules NRBC, Polytraumatisé. - Une collaboration est envisagée pour la montée du centre avec Toronto et Genève qui disposent d un SimMan. - Un travail avec ces centres et Laerdal permettra de mettre en commun les nouveaux scénarii. - Enfin une collaboration est envisagée pour les projets de recherche avec ces deux centres. iii. Les scénarii Les scénarii guident le technicien dans l animation du mannequin. Ils sont adaptés à la Médecine d Urgence et au niveau de chaque intervenant. Laerdal fournit des scénarii avec le mannequin (annexe 6). Certains des scénarii sont utilisables pour la Médecine d Urgence. D autres scénarii doivent être créés. La liste des scénarii qui nous paraît pertinente et qui sera proposée au comité scientifique est en annexe 7. La création de chaque scénario doit aller de pair avec la proposition de scores d évaluation qui devront être validés (test alpha de Cronbach) Quoi qu il en soit, les scénarii devront être adaptés aux modifications du programme de l enseignement en DESC de Médecine d Urgence. Pour l instant, la SFMU a fixé la liste de ces gestes (annexe 4). Dans ce tableau, la colonne de droite représente l ensemble des gestes qui peuvent être simulés sur le Sin Man ; la colonne de gauche recense les gestes à connaître en Médecine d Urgence d après La SFMU (Société Française de Médecine d Urgence). 60% à 70% de tous les gestes pratiqués en Médecine d Urgence (incluant la traumatologie, l obstétrique ) peuvent être pratiqués sur le mannequin simulateur. La session de simulation comprend : - Parfois un bref rappel théorique - un briefing : - description de la session - premier contact avec la salle de simulation - La simulation en soi. - Un temps de débriefing. iv. Descriptif des sessions de formation

11 Page 11 sur 12 Le personnel présent : par session : - au minimum : 1 technicien. - au maximum : un médecin, 1 facilitateur (infirmier ou interne) et un technicien Durée d une session : la durée d une session est d une heure par scénario. 6 à 10 personnes peuvent être testées à chaque session, la simulation dure au maximum 20 minutes. Le débriefing dure 40 minutes. Une journée de formation (dans le cadre d un Enseignement Post Universitaire ou de Formation Médicale Continue par exemple) compte deux passages sur le simulateur. 2. Perspectives de Recherche en simulation. Comme nous l avons dit précédemment, l Evidence Based Medicine, si elle est plutôt en faveur des simulateurs, reste peu fournie. Cela ne fait qu augmenter les possibilités de recherche sur la simulation. Nous proposerons, à titre d exemple : Validation du simulateur comme outil d apprentissage, en particulier évaluation de son impact sur les pratiques cliniques : comparaison de deux groupes d étudiant avec deux méthodes pédagogiques différentes. Etude du simulateur comme outil d évaluation des compétences cliniques : les tests que les étudiants passent actuellement sont-ils une évaluation suffisante de leurs compétences ou des tests sur mannequins ne sont-ils pas une forme complémentaire d évaluation? Analyse comportementale des individus et des équipes confrontées à des situations critiques complexes. Analyse des facteurs humains impliqués dans la gestion des risques et évaluation des aides à la prise de décision en situations aiguës (algorithmes décisionnels, guidelines, supports décisionnels informatisés (Palm), etc.) 3) Mise en place opérationnelle du MEDESIM a. Le partenariat avec Laerdal : Pour mener à bien ce projet nous avons choisi de monter un partenariat avec le laboratoire Laerdal, leader du marché de la Simulation, notamment grâce à son mannequin SimMan. Compte tenu des coûts à l achat et de la volonté de ne prendre aucun risque pouvant nuire à la mise en place du projet, les mannequins Sim Man seront loués en leasing. Pour maintenir une prestation de service optimale au Centre d Enseignement un correspondant Laerdal sera notre interlocuteur pour toutes questions de maintenance, d organisation et de gestion des formations. De plus, dans le cadre du contrat de leasing, tout au long de la première année d utilisation, un technicien de chez Laerdal sera présent lors de chaque séance de simulation assurant l animation du mannequin et la formation de l équipe. Un contrat de partenariat sera signé entre les différents acteurs du MEDESIM dès accord pour la mise en place du Centre.

12 Page 12 sur 12 b. Le financement du projet : l EEC Le financement reste le point central du dossier. Des demandes de bourses ont été déposées mais il nous a paru nécessaire de commencer au plus tôt le projet sans attendre celles-ci. Pour ce faire, il a été décidé d utiliser une structure intégrée à Paris V : l Ecole Européenne de Chirurgie, réputée pour sa Formation Médicale Continue : notamment en simulation chirurgicale (apprentissage de techniques nouvelles chirurgicales que cadavre, utilisation de Robots-Chirurgiens (Da Vinci ), etc Cette structure est en fait l interface nécessaire entre le financement privé et les intervenants du centre de simulation (formateurs, location de mannequin, entretien de mannequin ). Elle réalisera, aussi, le travail de secrétariat nécessaire au fonctionnement du centre. c. Le calendrier Année Mois Actions ème trimestre Fin de sélection du matériel Projet de travaux, soumission Programmation des différents scénarii 4ème trimestre Fin des travaux du centre de simulation Montée du centre de simulation Simulation d une journée-type de simulation er trimestre Ouverture aux élèves du centre de simulation (Année 2008 : labo Laerdal présent) Conclusion : Le projet de création d un Centre de Recherche et d Enseignement par la Simulation en Médecine d Urgence est un challenge et une opportunité en termes de pédagogie et de recherche au moment où le nouveau cursus du Diplôme d Etudes Supérieures Complémentaire de Médecine d Urgence reçoit ses premiers étudiants. L apprentissage des gestes d urgence des futurs spécialistes sera validé par une évaluation lors de simulations. Le comportement en équipe, son esprit d initiative et de team- leader pourra être testé par des barèmes fixes sans nuire à la santé de patients. A une autre échelle, la formation médicale continue de tous les acteurs de la Médecine d Urgence pourra être validée lors de séances dans ce centre. Pour un hôpital, un groupe hospitalier, une discipline universitaire ou même une région ou un partenaire privé, un investissement dans des technologies novatrices comme la simulation représente un bonus de premier plan en terme d image. L effort représenté par la recherche de financements de ce centre de simulation sera récompensé non seulement par l amélioration de la pédagogie mais surtout par une excellence des soins en Médecine d Urgence. Les différentes étapes de l amélioration de cet enseignement feront l objet de validations par des études puis de communications participant ainsi à l essor d une toute nouvelle discipline universitaire. Nous estimons donc que ce projet permettra à l Assistance Publique Hôpitaux de Paris de se positionner comme formateur de référence dans la médecine d Urgence tant du point de vue national qu international, facilitant ainsi les partenariats de recherche et les avancées médicales.

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