NEOMA ALUMNI. review. Luxe : tendances 2014

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1 NEOMA ALUMNI La revue des Alumni de NEOMA Business School review Mars 2014 / N 1 Luxe : tendances 2014 CONNEXIONS : L écho des clubs ALUMNI : NEOMA Alumni : un bureau fondateur pour gérer la phase de transition TRAJECTOIRES : Regards croisés sur les styles de management CAMPUS : Entretien avec Frank Bostyn

2 ÉDITO LE RÉSEAU EN IMAGES Chers alumni, Vous tenez entre vos mains une démonstration tangible de la fusion des réseaux de diplômés des programmes qui forment aujourd hui NEOMA Alumni : la revue du réseau. Une revue papier des alumni est un élément différenciant des réseaux puissants de grandes écoles. Une revue papier coûte cher (le routage plus que l impression), nécessite un engagement en temps important de la part des salariés de l association et des bénévoles qui s investissent au travers de cette revue. Seuls les grands réseaux ont une revue papier. Complémentaire du digital (site Web, newsletter, réseaux sociaux), la revue est un élément structurant de l image de marque du réseau et un vecteur formidable de lien et de liant entre ses membres. Lors de l université d été de septembre des animateurs du réseau, il est ressorti que cette nouvelle revue devait ne pas se contenter de reprendre le «mieux» des deux revues historiques (Planet R et Chorus) mais aller au-delà en qualité de fond et de forme. La revue est, bien sûr, un outil de communication institutionnelle de l association vers l ensemble du réseau qu elle représente. C est aussi un moyen de donner la parole aux dirigeants de l école pour s exprimer sur la stratégie, aux professeurs pour vulgariser leurs travaux de recherche. De plus, vous y lirez régulièrement les messages et appels à dons de la Fondation NEOMA Business School, dont NEOMA Alumni est cofondateur et principale partie prenante. Mais cette revue est avant tout la vôtre! Ce sont donc les diplômés que nous voulons mettre en avant en priorité : les diplômés à titre individuel au travers de leurs réussites, de leurs défis, de leur exemplarité et les diplômés collectivement au travers des clubs, tribus et promotions que nous souhaitons valoriser aussi. Bonne lecture et bienvenue chez vous! Jean-Michel Huet & Marc-Antoine Jarry Coprésidents de NEOMA Alumni Directeurs de la publication : Jean-Michel Huet, Marc-Antoine-Jarry Comité éditorial : Marie-Lise Trochu, Marion Morato, Michel Klein Ont collaboré à ce numéro : Yohann Duval, Marie-Suzel Inzé, Marie-Pierre Noguès, Mathieu Chérubin, Marie-Françoise Delaporte Crédits photos : Couverture, Université d été, Rentrée des tribus, Trophée du management : Vianney Vandame ; Pages 4, 10, 20, 34, 35, 38, 40 : Photothèque 123RF ; Pages 2 et 24 : Olivier Picard ; Page 12 : Stéphanie Moisan/journaldesvitrines.com ; Page 32 : Gilles Dacquin. NEOMA ALUMNI 9 rue d Athènes, Paris Conception graphique et mise en page : Emmanuelle Janvier, +33 (0) Impression : Le Réveil de la Marne Épernay Tél. : +33 (0) Tirage : ex. Dépôt légal : mars 2014 N ISSN : CONNEXIONS n Page 4 : Luxe, l univers des paradoxes. n Page 6 : Perfection et perdition. n Page 8 : L univers des parfums : un métier industriel. n Page 9 : Le bien-être en séminaire. n Page 10 : Rencontrer les diplômés du secteur mode et luxe? n Page 11 : Un produit d exception : le caviar. n Page 12 : Vendre est un bonheur! n Page 13 : Se former au luxe. n Page 14 : L écho des clubs. La nouvelle alliance luxe et Développement durable. Sommes-nous tous vulnérables? n Page 17 : Les hommes qui lisent ne sont pas dangereux. n Page 18 : publications des alumni. n Page 20 : London Club : la reconquête du réseau. n Page 21 : Nos communautés à l international. n Page 22 : Tribus Régionales France. ALUMNI n Page 24 : NEOMA Alumni : un bureau fondateur pour gérer la phase de transition. n Page 26 : Sous les feux des projecteurs. n Page 28 : Retour sur... La Rentrée des tribus. n Page 29 : Retour sur... L université d été. n Page 30 : Ideas worth spreading n Page 31 : Carnet. TRAJECTOIRES n Page 32 : Regards croisés sur les styles de management. n Page 34 : Une carrière réussie : rêve ou réalité? n Page 35 : Réussir grâce aux neurosciences. n Page 36 : C est décidé, demain, j ose changer. n Page 37 : Coresponsabilité : le nouveau facteur de l emploi durable? n Page 38 : Du social media au social business. n Page 40 : Une conférence CareeR CenteR consacrée à votre avenir. n Page 41 : Nominations n Page 42 : Vu dans la presse CAMPUS n Page 44 : Entretien avec Frank Bostyn, DG de NEOMA Business School. n Page 46 : Fondation NEOMA. SIGLES DIPLÔMES MGE signifie master grande école, le programme «MGE Reims» de Reims Management School ou «ESC Rouen» de Rouen Business School. Les autres programmes seront intitulés en clair pour faciliter la compréhension du lecteur. Le numéro qui suit à deux chiffres correspond à l année de sortie (00 = issu de la promotion sortie en 2000). 2 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 3

3 CONNEXIONS Luxe, l univers des paradoxes une politique de volume. Les équipes commerciales de Chanel sont ainsi en position de force par rapport à la distribution en termes de choix d emplacements, de périodes, de vitrines, de parutions. C est un cercle vertueux qui fait de Chanel une maison irremplaçable alors que certaines marques dégradent leur marge et concèdent d être vendues dans des conditions pas toujours valorisantes. Un rebelle place Vendôme Rien ne prédestinait un enfant d une famille modeste de la banlieue d Asnières, à l aube des Trente Glorieuses, à devenir l homme qui, au tournant du siècle, démocratiserait la joaillerie de luxe et révolutionnerait la place la plus chic de Paris, avec pour mot d ordre le luxe pour toutes les femmes et l ouverture, un jour prochain, d une station de métro nommée Vendôme. Rencontre avec Daniel Blech-Planet, expert Marketing & Commercial Europe in Luxury Activity & Travel Retail, en réponse aux questions de Yoann Duval (MGE Rouen 2011) pour NEOMA ALUMNI Review. Comment caractériseriez-vous la spécificité du luxe? Daniel Blech-Planet : Le marketing du luxe a ses propres règles où le souci d équilibre est permanent car tout est paradoxe : le superflu versus l indispensable, la lumière versus l inconscient, la rareté versus l indispensable Le postulat est simple : dans cet univers, tous les produits/services visent l excellence. C est alors bien le désir qui crée la valeur ajoutée et non sa fonction utilitaire. La communication, l environnement, le sentiment d appartenance à un club et le rêve font la différence. L inconscient supplante ici le réel et les produits deviennent aussi inutiles qu indispensables! Indispensables car le rêve irradie de la lumière. Dans la Bible, la lumière est vérité absolue, celle du noble créateur, architecte du monde. Le luxe s est emparé de cette mythologie créatrice qui possède également sa part d ombre, d indécence. Quand l éblouissement aveugle, il frôle le blingbling et certaines maisons en arrivent à communiquer dans un registre proche du pornochic Les derniers chiffres affichent l insolente bonne santé de Chanel : 6,3 milliards d euros de chiffre d affaires, une rentabilité nette de 25 %. Comment expliquer ce succès? D. B.-P. : De manière générale, le luxe bénéficie d un contexte favorable boosté par les pays émergents surconsommateurs. Et même dans les marchés matures, les habitudes d achat se maintiennent (phénomène de compensation de la grisaille du quotidien). Car n oublions pas que nous ne sommes pas dans le musée mais dans De manière générale, le luxe bénéficie d un contexte favorable boosté par les pays émergents surconsommateurs. la vente! Nous ne sommes pas dans la culture mais dans le business! Mais oui, Chanel reste une marque emblématique de luxe. Dans tous les secteurs où la maison s est lancée optique, haute joaillerie, horlogerie de mode, parfums & produits de beauté elle trône au moins dans le top 5 quand elle n est pas numéro 1. C est une marque qui a toujours su jouer sur le long terme notamment grâce à sa structure de capital exclusivement familial. D autres groupes concurrents, eux, paient le court terme des impératifs financiers de rentabilité. Chanel ne fait jamais de business au détriment de son image! Mais comment le rêve Chanel s est construit? D. B.-P. : Chanel exige le meilleur sur la qualité de ses produits, de ses relations avec ses distributeurs, sous-traitants et fournisseurs, et assure la pérennité des métiers d art auxquels il fait appel. C est un tout. La marque investit énormément en communication avec une stratégie dite de pull qui s adresse à ses clients finaux quand la plupart de ses concurrents pratiquent le push. Ils s adressent à leurs revendeurs et jouent Les marques jouent-elles trop la confusion? D. B.-P. : Beaucoup de maisons prétendent faire du luxe mais c est faux! Aujourd hui, les équipes sont loin du «créateur». Les maisons sont tenues par des chefs de produits et des marketeurs gestionnaires aux visions «courtermistes». Quand l innovation fait défaut et que les forces créatrices ne sont pas en mesure de répondre et d anticiper les attentes du marché, on joue la copie et la confusion. Par exemple, regardez l habilité stratégique avec laquelle Guerlain s est accaparé la petite robe noire qui jusqu alors appartenait au patrimoine Chanel! Tout le monde travaille avec le même logiciel de pensée. C est à la fois un danger et une formidable opportunité pour les jeunes arrivants. Je dis souvent : «Comme la grande majorité s entretue dans un océan rouge, cherchez l océan bleu!» Il s agit de ne pas faire pareil, de ne pas raisonner avec le même formatage, de ne pas utiliser les mêmes outils, de se différencier pour réussir! Vous avez connu la révolution du numérique. Comment les marques de luxe peuvent-elles bénéficier du boom des nouvelles technologies? D. B.-P. : Les marques de luxe existent déjà sur le Web même si leur arrivée a été tardive! Encore une fois, le paradoxe règne car à force de ne pas vouloir être sur le marché de la vente en ligne, les maisons s en sont coupées et sont devenues inaccessibles. Pour leur défense, il faut se rappeler que ces magasins dématérialisés souffraient, au démarrage, d une mauvaise presse en termes de conseil clientèle, de sécurisation des paiements, d ergonomie et aussi d image de marque en général. Aujourd hui oui, il faut parler le même langage! Si une marque maîtrise les technologies, on peut supposer qu elle maîtrise aussi les techniques de R&D les plus pointues dans leur domaine spécifique. Il faut recruter et donc s adresser aux jeunes! Les technologies ont cassé toutes les barrières et ce sont les marques elles-mêmes qui se brident à présent. Il y a de ça dix ans, les développeurs se heurtaient aux impossibilités techniques de sortir ce qui fleurissait dans les cerveaux des créatifs. Le luxe doit rester un temple de l innovation. Les best practices ont fait leur preuve. D ailleurs, certaines marques n appartenant pas au luxe, comme Apple ou Starbucks, ont intégré les codes du luxe dans leur stratégie marketing. n Alain Némarq, président-directeur général de Mauboussin, artiste et joaillier, s est fait par les femmes. Ce timide qui se croyait dénué de toute qualité leur doit l essentiel. Ce livre, qu il leur dédie, paie à son tour, après son métier-passion de joaillier, sa dette à tous les dons, les leçons qu il a reçus d elles dans la vie comme dans l histoire. De multiples portraits des femmes admirables de sa famille, des égéries qui lui ont appris la joaillerie, des grandes dames des Arts et Lettres et des héroïnes de légende qui constituent son panthéon font de ce livre à la première personne, loin de tout égotisme, un bréviaire amoureux dans la cité des Femmes. Alain Némarq, joaillier rebelle et inspiré, est un homme de conviction et de combat. Sa vie de professeur à HEC puis commis aux aggiornamentos industriels des années de crise ont fait de ce militant du bonheur et de l égalité, un homme qui n aura cessé de se battre en actes contre tous les establishments. On trouvera dans ces pages authentiques et sincères, qui nous emmènent d Asnières en 1950 à Saint-Germain-des-Prés et New York dans les années 2000, dans une usine textile du Nord et au cimetière de Pantin où reposent les siens, le récit sans complaisance et au parfum littéraire d un ami du genre humain. À commencer, encore une fois, par l autre moitié du monde : les femmes. Éditions Calmann-Lévy ALAIN NÉMARQ PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MAUBOUSSIN Diplômé de Rouen Business School en 1976, titulaire d un doctorat de Paris 9 Dauphine et du programme ITP de Harvard Business School, Alain Némarq commence par enseigner le marketing à HEC Paris pendant sept ans. Il passe ensuite à la pratique dans l industrie textile et dans les plus grandes maisons de mode masculines, Yves Saint Laurent, Kenzo, Courrèges. Il a également participé à la création de l Institut français de la mode aux côtés de Pierre Bergé. En 1982, il devient DGA de la compagnie Boussac-Saint Frères. En 1983, il prend la présidence de Balsan et en 1985 il est nommé président de la société Bidermann Production en charge d Yves Saint Laurent Homme et Kenzo Homme. Il crée sa propre société en 1990, Tehen, et en 1995 il devient président de Vestra en charge de Georges Rech Homme, Pierre Cardin Homme, Gian Alberto Caporale. Puis l aventure Mauboussin commence : en 2002, il prend la présidence de Mauboussin au sein duquel il mène une stratégie novatrice visant avant tout une clientèle féminine. Il sort la maison, fondée en 1827, de son sommeil en pilotant le développement d une nouvelle politique de création et de communication. Pari réussi! Mauboussin est aujourd hui l un des joailliers qui font la mode et révolutionnent le monde traditionnel de la place Vendôme. 4 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 5

4 CONNEXIONS Perfection et perdition Le luxe est une plaisanterie inventée par les publicitaires et les vendeurs de choses pour nous faire participer à cette course folle et vaine qui se nomme «société de travail et de consommation». Ni l étymologie, ni la définition de ce mot ne viendront contredire cette proposition. Le luxus latin désigne l «excès» et donne, d ailleurs, dans le vocabulaire paysan la mauvaise herbe envahissante qui empêche une récolte belle et saine. Le luxe, en français, désigne ce qui est inutile, superflu, ostentatoire, c est-à-dire, en fin de compte : vulgaire. Et il n est pas possible de se voiler la face. Oui, il y a bien dans le luxe et son insolente explosion actuelle quelque chose de choquant et d obscène. Le luxe n est pas seulement la manifestation d une certaine richesse. Il est pour les plus pauvres, les exclus, les marginalisés, une authentique insulte et une vraie violence. YANN KERNINON Diplômé de NEOMA Business School (MGE Reims 96), Yann Kerninon est aujourd hui philosophe, pédagogue et artiste. Il est l auteur de plusieurs essais dont le plus récent est Vers une libération amoureuse (Libella Maren Sell 2011). Avec Sébastien Lecordier, il publiera prochainement Le Manuel du film idiot, livre contenant aussi le DVD de leur long métrage Coup de Bordure (à Bitterfeld). À l ESSEC il s occupe de plusieurs programmes de pédagogie innovante. Pour autant et paradoxalement, le luxe est également le lieu où se déploie l antithèse même de cette vulgarité triomphante. Dans une époque de standardisation et de production de masse, le luxe est le bastion des derniers véritables artisans détenteurs d un savoir-faire réel et d une authentique sensibilité d artiste appliquée à des objets quotidiens : chaussures, vêtements, gastronomie, automobiles Loin de la débauche du luxe ostentatoire et mis en scène à l excès, parfois à la limite de l imposture, ce luxe est, au contraire, tout en réserve et en retenue. Il est une recherche de la perfection, une tentative, comme le dit Nietzsche, d être «les poètes de notre vie, et cela tout d abord dans les plus petites choses quotidiennes». C est de ce luxe-là dont j aimerais parler. Ma première expérience du luxe a été l acquisition, à l âge de 14 ans, d une paire de chaussures Dr. Martens noires, made in England, modèle 1461 à trois trous. Originellement conçue par un orthopédiste, la «Doc» devint rapidement la chaussure de l ouvrier anglais, puis un mythe du style punk rock underground des années À mon sens, cette godasse de chantier est un objet de luxe aussi incontournable que le sac Kelly de chez Hermès, la double boucle William du bottier John Lobb, les gants Auto de la Maison Fabre ou une guitare Les Paul de chez Gibson. Et ce qui fait son luxe n est ni son prix, ni son raffinement : c est sa perfection. Ce qui caractérise la perfection d une chose mais aussi d un être ou d une situation, c est le fait que tout ajout, tout retrait, toute modification ne mènerait à rien d autre qu à une dégradation de ce qu il est. Enlevez-lui sa sobriété rustique, ajoutez-lui des couleurs excentriques ou fabriquez-la en Chine dans un cuir moins résistant et votre Dr. Martens deviendra un simple objet de consommation jetable. Ajoutez-lui des diamants et vous perdrez tout ce qui fait son charme, à savoir son histoire ouvrière et rock n roll. Ma seconde expérience du luxe a été l achat dans une friperie Emmaüs d un vieux costume Arnys en flanelle grise que je fis reprendre à mes mesures et que j ai pu porter ensuite pendant près de dix ans. De mémoire il m a coûté 20 francs, soit, aujourd hui, environ 3 euros. Ce qui faisait son luxe, ce n était ni son prix, ni le fait que, neuf, il m aurait coûté euros, mais le fait qu il représentait pour moi une étape importante dans la recherche de mon style, c est-à-dire de ma propre perfection quête sans fin par excellence. Sa coupe parfaite, la qualité de la matière, la qualité de la finition, les discussions que j ai pu avoir avec M. Knaus, mon vieux tailleur à la retraite, en Alsace, concernant la manière de reprendre ce costume pour lui donner une seconde jeunesse Voilà ce qui faisait de ce vêtement un objet de luxe, c est-à-dire un terrain d apprentissage, de découverte, d élévation, une façon de conjurer la pesanteur et la médiocrité de la vie ce qui constitue une bonne définition du luxe tel que je le conçois. Il y a donc deux manières d envisager le luxe. La première en parle comme d un marché à développer et à conquérir et comme d un Envisager le luxe comme un moyen, une étape parmi d autres dans la quête personnelle de perfection. moyen de prouver socialement son appartenance à la classe des dominants, c est-à-dire aujourd hui ceux qui ont beaucoup d argent. Cette manière de voir est un puits sans fond qui fait sombrer ceux qui l adoptent, tant dans le ridicule que dans le vulgaire. Les derniers modèles les plus luxueux de chez Audi entendez les plus chers comportent aujourd hui sur leur sellerie une triple surpiqûre totalement inutile et fausse, puisque le siège est entièrement moulé industriellement d une pièce et ne requiert aucune couture ni aucun travail d artisan. Cette triple surpiqûre n empêche pas le propriétaire de cette Audi «de luxe» de posséder exactement la même voiture que son collègue, pour peu qu il ait le même salaire. Cela ne l empêche pas non plus de ne strictement rien comprendre au fonctionnement du véhicule qu il conduit. La seconde façon d envisager le luxe est de le voir non comme une fin en soi et un simple signe de reconnaissance entre dominants, mais comme un moyen, une étape parmi d autres dans la quête personnelle d une perfection. Ici le luxe se fait modeste, ici la qualité et la rareté se font discrètes et non ostentatoires. Et ce qui fait le luxe, ce n est ni le prix, ni l adéquation éphémère à la mode du moment, ni l amoncellement interminable d options ou de variantes d un objet qu on achète. C est au contraire l élégance sobre et éternelle de celui qui se rend en Dr. Martens à un concert punk, vêtu d une chemise sur mesure dont il aura discuté la conception avec un artisan bienveillant, au volant d une vieille Aston Martin qu il a rénovée lui-même et dont il sait tenir le volant n 6 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 7

5 CONNEXIONS L univers des parfums : un métier industriel Philippe Santi (MGE Reims 86) vit de l intérieur les mutations d un des secteurs du luxe les plus convoités par les jeunes diplômés : les parfums et cosmétiques. Éclairage sur les outils mis en place pour piloter Interparfums, qui compte 200 collaborateurs et exporte 90 % de ses produits dans près de 100 pays dont ceux du Moyen-Orient. Avec les années, le développement d une marque dans l univers des parfums et cosmétiques est devenu de plus en plus complexe. Alors que le métier de la société Interparfums est simple créer, fabriquer et distribuer des lignes de parfums et cosmétiques pour des grandes marques de mode, de joaillerie ou d accessoires, sa traduction opérationnelle l est beaucoup moins et ce pour de nombreuses raisons : chaque marque est unique et sa transposition dans l univers de la parfumerie également. On ne développe pas de la même façon une marque connue dans quelques pays ou une marque internationale, ou bien une marque de joaillerie comme Boucheron ou Van Cleef & Arpels, ou une marque de mode comme Lanvin ou Paul Smith ; chaque continent, voire chaque pays a ses codes et sa culture. On n utilise pas les mêmes supports de communication en Europe occidentale et au Moyen-Orient ; contrairement à la mode par exemple, c est un métier industriel, avec des produits dont le process de développement peut atteindre 18 à 24 mois et qui fait appel à un véritable savoirfaire dans des domaines aussi différents que la verrerie, l olfaction, le conditionnement, la publicité ou l animation en magasins et la coordination de tous ces métiers. C est pourquoi nous avons souhaité, dès le démarrage de la licence Burberry en 1993 et en vue de notre introduction au second marché de la Bourse de Paris en novembre 1995, nous doter d outils de gestion performants. En premier lieu, un système de reporting qui nous permet une clôture mensuelle de nos comptes. Ainsi, par exemple, le fait de revoir en détail, de trimestre en trimestre, l ensemble des plans médias prévus pour chacune de nos marques et chacun des pays nous permet ainsi de corriger de période en période nos projections de résultats, ce qui nous donne une grande visibilité. En second lieu, outil tout aussi utile, un système de contrôle interne exigeant a été renforcé en 2004, par la mise en application de la loi Sarbanes-Oxley. Compte tenu d une évolution très importante des normes comptables depuis plusieurs années, avec la création des normes IFRS notamment, qui rend encore plus complexe la lecture et la comparabilité des états financiers des entreprises, nous avons dû également renforcer notre veille «technologique» sur le sujet. n PHILIPPE SANTI, MGE REIMS 86 DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ FINANCES INTERPARFUMS Diplômé de RMS en 1986 et expert-comptable, il débute sa carrière dans l audit en passant cinq ans au sein du cabinet Ernst & Young avant de rejoindre, en 1992, un de ses clients, la société Stryker au poste de directeur financier groupe. Fin 1994, il intègre la société Interparfums au poste nouvellement créé de directeur financier en vue de son introduction en Bourse de Paris, introduction réalisée en novembre En 2004, il devient directeur général délégué finances, administrateur de la société et membre du comité de direction. Le groupe, qui crée, fabrique et distribue des parfums et des cosmétiques, sous licence ou en propre, pour des marques comme Lanvin, Montblanc, Jimmy Choo, Boucheron et Repetto notamment, a réalisé un chiffre d affaires de 350 millions d euros en 2013 avec une marge opérationnelle supérieure à 14 %. La capitalisation boursière atteint 760 millions d euros au 31 décembre Le bien-être en séminaire L univers du luxe ne s arrête pas à l usage de beaux objets. C est aussi la chance de pouvoir fréquenter des lieux hors du commun, d être reçu comme un invité dans une belle demeure les retombées de la convention ou du séminaire suivi seront d autant plus positives. Démonstration avec Magaly Gaudin IFI 05, responsable avec Nicolas, son mari, du Châteauform de Neuville en Picardie, à 40 minutes de l aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Quel a été ton début de carrière à la sortie de l IFI en 2005? Dejà attirée par l hôtellerie, j ai effectué un stage chez Sheraton à Phuket en Thaïlande. À ma sortie de l IFI, je rentrais immédiatement chez Hyatt à Paris et quelques mois plus tard, j y ai rencontré mon futur mari, sorti lui-même d une école hôtelière. Notre métier nous plaisait beaucoup mais l offre de Châteauform nous proposant de diriger ensemble «notre maison» nous a tout de suite enthousiasmés. Notre première affectation est donc le site de Neuville (voir photo ci-dessus), où nous recevons essentiellement des entreprises en séminaire. Notre clientèle est exclusivement constituée de femmes et d hommes d affaires en formation hors de leur entreprise. La force de notre marque, c est d allier le confort d un 4 étoiles aux qualités d un service «comme à la maison» : nos chambres et salles de réunion sont occupées à l année en semaine. Le week-end, nous profitons d un peu de repos avec nos deux jeunes enfants dont la dernière est née à Neuville! Quelles sont les points forts de l entreprise? Indéniablement, ce qui nous a le plus attiré, c est la forte dimension humaniste de l entreprise et son organisation respectueuse des salariés : nous formons une équipe soudée (18 personnes à Neuville) et cette ambiance réagit positivement sur les participants à nos séminaires. Si quelqu un arrive fatigué et stressé, notre accueil et notre présence attentive sauront lui redonner le sourire et il profitera mieux de son séjour. Pour que nous soyons justement tout à fait disponibles, le siège de la société (appelé joliment la maison de famille) s occupe d une grande partie des tâches administratives : bulletins de paye, achats de mobilier, etc. Enfin, et c est important d échanger entre collègues, nous nous retrouvons quatre fois par an en séminaire nous aussi, invités par le président-fondateur du concept : Jacques Horovitz. Comptez-vous rester encore longtemps dans ce magnifique cadre picard? Chez Châteauform, les couples d hôtes bougent tous les quatre ans, en faisant acte de candidature parmi les 37 implantations : en ce qui nous concerne, notre famille va s installer l an prochain en Allemagne. Mais comme ni l un ni l autre ne parlons allemand, l entreprise nous offre des cours intensifs depuis que cette affectation a été décidée. Faire plaisir à nos participants est le plus beau des métiers. Y a-t-il des inconvénients ou des contraintes? La disponibilité totale 24 heures sur 24 pendant les séminaires pourrait être considérée comme une contrainte si ce métier n était pas un choix. Mais si, au contraire, vous aimez recevoir et donner aux participants du calme, de la disponibilité, c est alors un challenge passionnant à renouveler à chaque accueil. Vous procurez de la détente, de bons moments à des personnes qui en ont besoin : n est-ce pas le plus grand luxe qu il nous soit donné d offrir? Faire plaisir à nos participants est le plus beau des métiers! Conseillerais-tu ce type de carrière à des plus jeunes? Oui, s ils ont le sens du service et de l accueil : je viens d ailleurs chaque année sur le campus parler de mon métier aux étudiants de mon programme. n Propos recueillis par Marie-Lise Trochu 8 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 9

6 CONNEXIONS Rencontrer les diplômés du secteur mode et luxe? À l instar des syndicats ou fédérations professionnelles, les bases d anciens d école sont des réservoirs de profils d un même métier ou secteur. Rien de tel alors que la dynamique des clubs professionnels pour répertorier les acteurs du luxe et leur proposer des thèmes d échange et de discussion. Pour lancer les opérations en 2011, pointage méticuleux de la base de données puis constitution d une communauté forte aujourd hui de plusieurs centaines de membres. NOS INTERVENANTS Nous faisons appel à nos connaissances et bien sûr aux diplômés qui peuvent être conférenciers de ces rencontres ou être sollicités pour leur réseau afin de trouver les justes intervenants. NOS PARTENAIRES Un produit d exception : le caviar Nous avons pu organiser une conférence grâce au Paris Executive Campus ; certains d entre nous, inscrits dans le fichier luxe, ont pu assister à une conférence de Jean-Pierre Raffarin sur la Chine et le luxe organisée par la chaire de l International Master in Luxury Management. VOS ANIMATEURS BÉATRICE TACHET (MGE 87 ROUEN) Une vingtaine d années d expérience en centrales d achats. Depuis 2011, création de FA7 Consulting et interventions dans des écoles de mode. Le club Luxe a organisé le 13 janvier une soirée dédiée à la dégustation d un mets considéré comme l un des plus prestigieux : le caviar. Présentation par Maxime de Valroger (MGE Rouen 05), cofondateur en 2011 de la Maison Boutary, spécialisée dans la sélection et la distribution de ce produit d exception. Magie de la dégustation associée à l histoire d un produit étonnant et rare. Récit par Béatrice Tachet (MGE Rouen 87), coanimatrice du club. QUELS SONT LES OBJECTIFS DU CLUB? Les objectifs premiers du club sont de permettre le networking et les échanges d informations sur les métiers du luxe, soit une multitude de secteurs très variés, comme la beauté, le champagne, l automobile, le yachting, la joaillerie, l hôtellerie, l immobilier, le service QUI VIENT À NOS ÉVÉNEMENTS? Toutes les promos, tous les secteurs et toutes les professions s y côtoient. C est toute la richesse de notre club. NOS FORMATS DE RENCONTRES Des dîners informels une fois par trimestre, souvent les lundis ou jeudis soir vers 19 heures 30, et des conférences-débats avec des professionnels du secteur luxe deux à trois fois par an, de 20 heures à 22 heures 30. Les conférences sont généralement gratuites mais parfois payantes selon les prestations. NOS THÉMATIQUES Les tendances de la mode : comment naissentelles? Comment éviter de copier ou se faire copier des modèles (INPI)? Le marketing s arrête-t-il aux frontières du luxe? Découverte du caviar. Les marques de luxe et le patrimoine. Parfaire nos connaissances sur le champagne. BETTINA PINET (MGE 93 ROUEN) Une vingtaine d années d expérience dans la mise en place de systèmes d information, dans l industrie puis dans la distribution : direction de projet dans l implémentation de progiciels de gestion. PAULINE BALTZ (MGE 14 REIMS) Future jeune diplômée, ex responsable du pôle luxe de l association étudiante ACCES. Premières expériences au sein des maisons Cartier, Lancel, Baccarat, Boucheron, Hermès. Contact : De l homme des cavernes à nos jours, l esturgeon et ses précieux œufs ont une longue histoire. Principalement pêché en mer Caspienne depuis le Moyen Âge, ce poisson si facile à attraper a quasiment disparu dans les années 1990 à cause de sa surpêche. En trois ans, la production mondiale de caviar passe ainsi de à 40 tonnes! Aujourd hui, elle est de 150 tonnes et exclusivement issue d esturgeons d élevage car les sauvages sont désormais protégés. L Italie est la première productrice de caviar au monde, suivie de la France et de la Chine. Tels des œnologues à la recherche des meilleurs crus, Maxime de Valroger et son associé Charles de Saint-Vincent ont parcouru la France et le monde pour sélectionner et distribuer les meilleurs caviars. À l instar du vin, c est un produit aux nuances complexes qui nécessite L amateur apprécie le caviar pour sa couleur, son parfum, sa texture et sa durée de maturation. un choix rigoureux. Au-delà de ses qualités gustatives, l amateur apprécie le caviar pour sa couleur, son parfum, sa texture (taille de l œuf) et sa durée de maturation. C est à l aveugle que les membres du club l ont dégusté en tentant de différencier les origines (France, Bulgarie ). Chacun a pu ainsi savourer et mieux saisir toutes les nuances. Cette expérience leur a permis aussi de comprendre la stratégie marketing de Boutary, jeune société au défi ambitieux qui réinvente avec modernité et élégance de nouveaux codes pour faire apprécier un tel produit d exception. Ambiance : candélabre en cristal de Saint-Louis pour le service (photo) avec cuillers dissimulées sous les pampilles de cristal, bague de dégustation signée Arthus Bertrand, nappe blanche damassée tout était là pour séduire! Les codes traditionnels sont modernisés et empruntent ceux du luxe : ainsi, grâce à un marketing et un packaging innovant, la «boîte à cirage» est devenue un véritable écrin digne des plus belles tables du monde contemporain. Une expérience hors du temps pour un produit que chacun pourra découvrir dans la Caviarothèque sur 10 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 11

7 CONNEXIONS Vendre est un bonheur! Se former au luxe à NEOMA Business School et au Politecnico di MilanI L International Master in Luxury Management est un master spécialisé issu de la collaboration de trois institutions reconnues dans le monde académique : MIP, Politecnico di Milano et NEOMA Business School. L objectif de ce master est de former des managers experts dans l industrie du luxe et pouvant occuper des postes dans les fonctions clés au sein des entreprises : marketing, commercial, finance, achat, logistique, etc. Ce programme est basé sur la complémentarité des expertises des deux écoles et permet aux étudiants de comprendre le management de la création de valeur dans le luxe, de la conception à la distribution. Chaque samedi depuis octobre 2012, Vincent Baillet, étudiant en 2 e année au campus de Rouen, est vendeur chez Hermès, au magasin rue de Faubourg Saint-Honoré. Il témoigne de cette expérience de terrain, source d enrichissement à bien des égards. Le magasin du Faubourg, c est d abord ses vitrines, renouvelées au rythme des saisons et des humeurs. Elles savent accrocher le regard du passant et bouleverser les tons pour charmer, émouvoir, perturber nos habitudes et enchanter notre quotidien, en donnant toujours un supplément d âme et de poésie à des objets d un grand savoir-faire. Le passant, je le vois, s arrête, regarde, s interroge, veut savoir. Là, le passant se transforme en curieux voyageur : il entre. Et le magasin prend soudainement une autre forme, celle d un univers chaleureux, accueillant, généreux, attentionné, avec toujours la pointe d humour qu il faut pour se sentir à l aise. Il vit au rythme des clients, nouveaux et curieux pour certains, bien connus pour d autres, qui aiment retrouver leurs vendeurs, qui sont souvent des «personnages», reconnaissables. Vendre est un bonheur, car c est assurer le dernier maillon de la chaîne, endosser le rôle de traducteur pédagogue. Le vendeur explique l architecture et l histoire d un parfum, fait découvrir le piqué sellier, montre la beauté des couleurs d un carré, écoute, surprend, comprend, charme, justifie, s adapte. La vente est complexe et imprévisible, comme la demande. Elle n arrive pas toujours au moment que l on croit. Le client voulait un bracelet, il repart finalement avec un parfum, une ceinture et une paire de souliers. Parfois, il note des idées de cadeau puis repart, ravi de ses découvertes. Chez Hermès, tout n est finalement qu attention, empathie, humilité, spontanéité et patience. n SES POINTS FORTS : une pédagogie transversale dispensée par une équipe de professeurs experts dans différents domaines de management ; une culture du luxe, à la fois française et italienne ; un fort réseau de partenaires, avec plus particulièrement Gucci en Italie ou des maisons rémoises de champagne comme Taittinger ou Krug ; l obtention d un double diplôme. Une expérience riche et unique qui nous fait voyager aux quatre coins du monde. Témoignage de Myriam Prévost UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE À PARIS LE 17 DÉCEMBRE Nous avons d abord été reçus par la directrice adjointe du Printemps, Martine Delzenne. Elle nous a expliqué, autour d un petit déjeuner, les enjeux d un grand magasin parisien ainsi que les ambitions internationales de la maison. Puis, nous avons, par petits groupes, visité différentes boutiques et corners de luxe dans Paris (Printemps, avenue des Champs-Élysées, rue Saint-Honoré, rue de la Paix, place Vendôme, Le Bon Marché, rue de Sèvre ). Ainsi nous avons pu apprécier les différentes stratégies adoptées par les maisons de luxe concernant leurs flagships, leurs boutiques ou corners. Enfin, nous avons été reçus par la société CAC, fournisseuse distributrice de cuirs et de textiles pour l industrie du luxe, dans leur nouveau showroom. Les deux associés* nous ont expliqué l histoire de l entreprise et comment ils sont devenus les partenaires privilégiés des plus grandes maisons parisiennes. Puis, nous avons échangé sur la question de la relation client et les aspects du métier au quotidien. Témoignage de Stéphanie Delcroix Après un master 2 grande école à NEOMA Business School, j ai choisi de poursuivre mes études avec le Master of Science in Luxury Management. La vision transversale du MSc me permet de compléter ma spécialisation marketing produit et de mieux comprendre les différentes dynamiques du secteur. LE CHOIX DU MASTER SPÉ LUXE J ai choisi d intégrer l International Master in Luxury Management en septembre 2013 car je venais de terminer mon année de césure et souhaitais me spécialiser. En effet, à l école j avais déjà commencé une spécialisation luxe orientée marketing. Puis, j ai travaillé un an dans un grand magasin de luxe. C est à ce moment qu il m a semblé primordial d acquérir une connaissance plus transversale du luxe et non seulement focalisée sur le marketing. L International Master in Luxury Management me permet aujourd hui de travailler quotidiennement en anglais et dans un environnement international. De plus, nous abordons le luxe sous toutes ses formes (économie, différents secteurs, finance, marketing, design, trends, cross-cultural management ). C est donc très formateur et ça permet d avoir l ouverture d esprit nécessaire. * Dont Frédéric Carasso, MGE Rouen 84. En partenariat avec le Politecnico di Milano, ce master nous apporte une double culture française et italienne au cœur du luxe. Accompagnées de sorties culturelles et de rencontres avec des maisons de luxe, ces deux visions sont une réelle valeur ajoutée pour travailler dans ce secteur. EMMANUELLE RIGAUD-LACRESSE Emmanuelle est directrice de l International Master in Luxury Management (double diplôme avec l école Politecnico di Milano) à NEOMA BS et professeure de marketing. Elle est PhD, ses travaux portant sur les marques dans les fusions et acquisitions comme chercheuse associée au CRG-École polytechnique de Paris. Elle a une experience de 15 ans dans des compagnies internationales de luxe : directrice du marketing opérationnel France et directrice du marketing international pour le groupe LVMH (Parfums Givenchy). Elle a aussi travaillé pour le département de marketing international chez Yves Saint Laurent et chez Sanofi. Passionnée par l Italie après un échange universitaire, ce double diplôme était l opportunité rêvée pour m apporter une réelle visibilité ainsi qu une expertise et pour poursuivre mon parcours en Italie. 12 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 13

8 CONNEXIONS L écho des clubs Avec l annuaire, le «basique» du service alumni, c est le dynamisme des clubs professionnels qui caractérise les bons réseaux. Quoi de plus naturel que d avoir envie de côtoyer ses pairs autour de thèmes d actualité, d échanger entre professionnels du même secteur, du même métier? Si les plus anciens sont très à l aise dans cet environnement mêlant professionnel et convivialité, les plus jeunes, y compris les étudiants, y font leurs premiers pas de networker Florilège ci-dessous des thèmes abordés dans différents clubs : richesse et diversité des sujets, valeur ajoutée certaine au capital intellectuel commun entre les alumni. Et un précepte à garder en mémoire : participe, sors, bouge, sois curieux. C est ainsi que se forge un solide réseau. Le résultat de cette dynamique a d ailleurs été cristallisé au travers de l étude L Express / L Étudiant, qui a classé, en novembre dernier, notre association de diplômés au 4 e rang parmi les associations de diplômés des écoles de commerce. Cette consécration est un encouragement à continuer nos efforts dans l animation du réseau mais aussi un message aux dirigeants de notre école pour que cette dernière vise ce niveau d excellence à l image de son réseau de diplômés. La nouvelle alliance Luxe et Développement durable Club Luxe & club DD Le 9 décembre Table ronde animée par Sining Zhang, avec la participation de Sylvie Benard, responsable environnement du groupe LVMH, Jérôme Schehr, directeur financier Europe du groupe Shangri-La Hotels & Resorts, Cécile Lochard, consultante en développement durable, luxe et philanthropie et auteure du livre Luxe et développement durable : la nouvelle alliance (Éditions Eyrolles). Quelles ont été pour vous les prémices du développement durable? Sur la partie environnementale, les étapes se sont succédé : analyse de cycle de vie (ACV), réflexion sur les indicateurs environnementaux en vue de leur publication, mise en place d un outil de calcul de l empreinte carbone. La réduction de l impact carbone lié aux transports nécessite des évolutions importantes de fonctionnement à moyen terme. Enfin la préservation de la biodiversité tout comme l écoconception font également partie des démarches entreprises. D un point de vue social, le capital humain est au cœur des préoccupations, le service et l expérience client étant primordiaux. Comment réussir à structurer une démarche développement durable en évitant le saupoudrage? L engagement de fond des dirigeants et actionnaires reste aujourd hui une nécessité : il s agit de faire du business en assurant la pérennité de l entreprise dans un esprit respectueux des enjeux relevant du développement durable. Cela peut s envisager par une démarche topdown, à transformer ensuite en démarche participative. Certains freins peuvent apparaître aux niveaux hiérarchiques intermédiaires peu formés sur le sujet et sans certitude sur les impacts positifs sur le business. Les démarches d amélioration sur la RSE ne sont pas toujours directement visibles par le client final. Il est donc nécessaire parfois «d éduquer» le client. En général, la démarche entamée par les acteurs du luxe n est pas la conséquence d une demande des clients, pour qui l excellence relève d un contrat tacite ; et ce contrat implique l excellence dans tous les domaines, dont le développement durable. L industrie du luxe, à l inverse de la grande distribution, prend souvent l initiative des évolutions. Cependant, de telles actions doivent être entamées au «bon moment» aussi bien en interne qu en externe (formation des équipes marketing, sensibilisation client, différences culturelles géographiques [contrairement aux idées reçues, les BRIC sont très récepteurs aux innovations DD]). Un impact environnemental important pour un nombre limité de bénéficiaires : s agit-il d une idée reçue? Oui, comparé à la grande distribution. En revanche, le luxe a une forte responsabilité à assurer ; même si son empreinte environnementale globale est faible, ses acteurs ont cependant un devoir d exemplarité. Comment reçoit-on des demandes d investissements plus élevés alors que la rentabilité est assurée à moyen ou long terme? Quand on a une démarche responsable, la rentabilité doit être vue de façon transverse et non simplement du point de vue purement économique ; on parle de l impact sur la clientèle, l environnement, la société, etc. Il s agit donc d équilibrer ces éléments, les exigences des différents services et les divers investissements à réaliser pour chaque demande, mais aussi de chercher le retour sur investissement à long terme. Il est important de mettre en parallèle les coûts de fabrication et les coûts et impacts d utilisation. Quand cette notion est intégrée au plus tôt pour une usine, le surcoût initial reste faible pour une réduction durable des coûts d utilisation. Suivent également l amélioration du taux d absentéisme, de la qualité de vie et de l implication des salariés. Rappel des définitions * Le mot «luxe» est polymorphe, souvent associé à la cherté, il va bien au-delà et est synonyme de savoir-faire et d excellence. On notera la valeur émotionnelle de l expérience du luxe. * Quant au développement durable (DD), on rappelle qu il constitue un développement qui n impacte pas les générations futures de manière négative et touche les sphères environnementale, sociale et sociétale. CLUB DÉVELOPPEMENT DURABLE Philippe Cunha Anne Salaün Fanny Picard Sining Zhang Laurent Beduneau-Wang CONTACT : Comment motiver les directions à bouger et s engager? Il convient de commencer par des actions simples, immédiatement visibles afin de montrer que «ça marche». Alors peut commencer une montée en puissance, permise par le soutien d une direction convaincue. Les motivations peuvent être économiques, règlementaires, la passion personnelle d un manager, la fierté d appartenance Et il est indispensable d impliquer tous les services, y compris des services transverses a priori non directement impactés. Faites-vous une compensation carbone pour vos activités? L entreprise doit être exemplaire et ne plus pouvoir réduire ses consommations avant de compenser. Les sommes dépensées sont bien plus utiles en investissement de réduction des consommations qu en compensation. À l inverse, le consommateur particulier pourrait réfléchir à son propre mode de consommation et à la compensation carbone. Aujourd hui, il doit faire face à différents niveaux d implication et de responsabilité, avec des interlocuteurs variés : des entreprises qui suivent les nouvelles règlementations RSE ; un nombre croissant d acteurs conscients de leur responsabilité, qui intègrent réellement le DD dans leur stratégie et les processus au quotidien ; encore quelques réfractaires au changement. En conclusion, pour être un bon développeur durable, il faut avoir initialement une expertise métier : ce n est pas un métier en soi mais une sensibilité insufflée dans chaque métier. L étape ultime réside dans la R&D et l innovation. n 14 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 15

9 CONNEXIONS Sommes-nous tous vulnérables? Club DEFIE (Défense, intelligence économique) Le 22 octobre 2013 Les hommes qui lisent ne sont pas dangereux Intervention de Laurent Heslault, directeur des stratégies de cybersécurité chez Symantec, autour de deux questions essentielles : sommes-nous tous vulnérables et sommes-nous prêts pour la prochaine attaque? Attaque de centrale nucléaire, prise de contrôle de site de production, exfiltration d information, piratage de sites ministériels : avec plus de attaques Internet par jour, les virus, chevaux de Troie ou maliciels attaquent sévèrement le cyberespace. Nous voilà rentrés dans une décennie de l économie de l information avec de fortes tendances vers le cloud, la mobilité, la socialisation et le big data, quatre portes ouvertes aux cyberdangers. Les offensives peuvent être diverses et ne pas avoir les mêmes impacts en fonction de l attaquant (hackers, cybercriminels, cyberagresseurs), de la cible (individus, entreprises, secteur public) et de l objectif (infrastructure, information, identité), mais une chose est certaine, nous sommes tous vulnérables. L attaque ciblée reste la première forme d arme très dangereuse, il s agit de «menace persistante avancée». Ces invasions prennent la forme de campagne active, ciblée et de long terme qui reste longtemps indétectée et dont les sources sont peu identifiables. Elles ont augmenté de 42 % (multipliées par 3) en 2012 et notamment contre les PME. Tous les secteurs sont touchés, l industrie en tête. Les cibles peuvent être précises (R&D, ventes ) ou utiliser un point d entrée externe : assistant, sous-traitant Dans un premier temps, une attaque ciblée vient prendre connaissance de votre environnement (par les réseaux sociaux, le système IT ) puis s introduit dans votre système via un message ou un maliciel spécifique. Une fois infiltré, l attaquant prend connaissance des réseaux et systèmes, identifie les données confidentielles et les capture. Certaines de ces attaques ont marqué l histoire par l ampleur et le type de cible. C est le cas par exemple de Stuxnet, qui a infecté plus de IPS depuis plus de 115 pays : le but était de changer un processus industriel d enrichissement d uranium au cœur de centrales nucléaires. On retrouve les mêmes codes que Stuxnet dans l attaque Duqu qui s intéresse aux fournitures de systèmes de contrôles industriels. «Elderwood», actif depuis plus de trois ans, s attaque à l écosystème des industries de défense. Les attaquants visent la propriété intellectuelle. Ils sont très bien organisés et, vu l échelle et la durée des opérations, sont vraisemblablement bien financés. Mais par qui? Il pourrait s agir d États, mais il est également probable que des groupes mafieux développent leurs activités dans la cybercriminalité, allant jusqu à la spécialisation par type d invasion. Ce point est étayé par l analyse des programmes des virus réalisée par des sociétés comme Symantec : programmes souches, complexité de développement, inclusion de leurres, mode de propagation, cibles... Face à l importance de ces attaques en France, une question se pose : quelle est la posture des dirigeants d entreprise, d administration, des politiques? «Jusqu à présent, tout va bien» ou encore «nos données n intéressent personne, nous n avons pas d informations sensibles». Jusqu à maintenant la cybercriminalité était essentiellement marquée par de la fraude ou du vol financier. Avec le développement des attaques sur des sites industriels, la situation préoccupe davantage les autorités de sécurité et les spécialistes du secteur, car ce sont des vies qui sont en jeu. Sabotage, chantage, de nouvelles formes de cybercriminalité émergent. Nous ne pouvons nier ces risques et cela ne tient qu à nous de passer de la cybersécurité à la cyberrésilience : prendre des mesures de sécurité (humaines, procédurales, technologiques), mieux gérer les risques (analyse, politiques, conformité) et prendre de vraies mesures de cyberrésilience (risques business, tendances et menace IT, gouvernance). Cela ne pourra se mettre en place en entreprise qu avec une collaboration indispensable entre équipes métier, DSI, DG N oublions pas les réseaux sociaux à surveiller! Hier nous disions à nos enfants : «n accepte pas des bonbons d un inconnu», aujourd hui disons plutôt : «N accepte pas un inconnu qui te demande sur Facebook» quant à demain distribution d antivirus en fin de séance, nous voilà un peu mieux armés! n CLUB DEFIE (DEFENSE, INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE) Mathilde Picco Julien Sarri Christian Amice Louis Degoy Olivier Clément CONTACT : Si tu aimes lire et partager cette passion avec d autres alumni, ce nouveau club va te surprendre sans doute, t intéresser certainement. C est le club littéraire de NEOMA Alumni et il s appelle Noèmes, du nom masculin noème : idée produite par l intelligence, fruit de l acte de penser. Tout un programme à découvrir avec ce cercle accueillant tous les alumni ayant soif de beaux textes. Noèmes est né le 17 octobre 2013 autour d une première réunion rue d Athènes où une quinzaine de diplômés ont pu dialoguer avec Nicolas d Estienne d Orves, romancier et critique littéraire. L écriture est un travail au long cours. Entre la conception d une première idée de livre et la publication d un roman de 600 pages, il se passe souvent deux bonnes années. L auteur vit dans un tumulte permanent : établissement du plan et création des personnages, définition de l intrigue et surtout de la chute, écriture du premier jet, remise en question, soumission du projet «final» à la famille et à l éditeur qui cassent totalement l œuvre, finalement délivrance de son «bébé». Et pourtant, le bon roman est celui qui cache au lecteur toutes ces difficultés Le club propose régulièrement des rencontres avec des éditeurs, critiques, écrivains et libraires. Un blog permettra le partage des coups de cœur, et en juin deux prix littéraires seront décernés : Le prix de l auteur diplômé NEOMA Business School de l année Le prix NEOMA du premier roman de l année CES DEUX ROMANCIERS ÉTAIENT SUR LES BANCS DE NEOMA BS : Ci-dessous, à gauche : Philippe Besson (MGE Rouen 88) Son nouveau roman vient de paraître chez Juilliard : La Maison Atlantique. Ci-contre, à droite : Yann Moix (MGE Reims 92) Il a obtenu le prix Goncourt 2013 pour Naissance. Son premier long-métrage, Podium, adapté de son propre roman, a remporté un important succès commercial en COMMENT INTÉGRER LE COMITÉ DE SÉLECTION DES PRIX? Envoie ta candidature sous format libre (une page au maximum) à en indiquant : ton nom, prénom, campus, programme, âge ; tes coordonnées ; ta motivation à faire partie du comité de sélection ; ce que tu penses apporter au club littéraire Noèmes. CLUB LITTÉRAIRE Emmanuelle Marliot (MGE Rouen 02) Édouard Bucaille (MGE Rouen 91) CONTACT : 16 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 17

10 CONNEXIONS Publications des alumni Publi cations des alumni Ouvrages professionnels, essais, récits, biographies, romans : les alumni de NEOMA BS sont nombreux à expérimenter l écriture sous toutes ses formes. Inventaire des parutions récentes. Cinéma, musique, théâtre, spectacle vivant, peinture : les diplômés artistes auront aussi leur place dans cette rubrique pour les prochains numéros : informez-nous! COMMENT PARLER DE SOI POUR CONVAINCRE CÉCILE MELLAC (MGE REIMS 75)/ CHRISTIE VANBREMEERSCH ÉD. EYROLLES Convaincue de l utilité de redonner à chacun conscience et fierté de ses talents, Cécile Mellac apporte dans cet ouvrage des conseils pour apprendre à susciter l intérêt, des clés pour gérer au mieux sa communication. Elle a fondé winentretien.com. HENRI PROGLIO UNE RÉUSSITE BIEN FRANÇAISE PASCALE TOURNIER (MGE ROUEN 95)/ THIERRY GADAULT ÉD. DU MOMENT Une enquête minutieuse sur le patron de Veolia Environnement puis EDF. Une plongée au cœur des liaisons dangereuses entre le pouvoir et le monde des affaires. C est le troisième ouvrage de Pascale Tournier, journaliste politique indépendante. YOKOZUNA, TOME 1 & 2 JÉRÔME HAMON (MGE 00 ROUEN) / MARC VAN STRACEELE ÉD. KANA Jérôme Hamon (MGE 00 Rouen), diplomé de Pace University à New York, commence sa vie professionnelle aux États-Unis comme analyste financier. Deux ans plus tard, convaincu que sa vie est ailleurs, il quitte le milieu de la finance et part voyager un an autour du monde. De retour en France, il travaille pour le cinéma puis dans les jeux vidéo avant d arriver à France télévisions. En parallèle, il développe plusieurs projets de court-métrage et de bande dessinée. Avec le dessinateur Marc Van Straceele, il signe YOKOZUNA, un roman graphique en deux tomes sur le milieu du sumo au Japon. VENDRE ET METTRE EN AVANT SES CRÉATIONS SOPHIE-CHARLOTTE CHAPMAN (MGE ROUEN 05) / SANDRINE FRANCHET ÉD. EYROLLES Ce livre s adresse aux créateurs, blogueurs, freelances, passionnés de créations et de Do It Yourself, qui souhaitent vendre leurs créations ou qui ont déjà commencé à les vendre sur des boutiques en ligne. Cet ouvrage donne toutes les clés pour mettre en valeur leurs produits et tirer parti des nombreuses opportunités du Web dans le but de doper ses ventes sur la Toile et via des canaux de distribution complémentaires : ateliers créatifs, boutiques physiques, salons, etc. LE BONHEUR AU TRAVAIL DOMINIQUE GLOCHEUX (MGE ROUEN 83) ÉD. CUPCAKE 411 maximes à savourer pour être heureux au travail et adopter un nouvel art de vivre! Florilège : faites souvent des choses dans lesquelles vous excellez, vous avez besoin de vous savoir compétent ; avant de prendre un job, regardez les têtes autour de vous. Vous allez finir par leur ressembler LE SIRH PATRICK STORHAYE (MGE ROUEN 87) ÉD. DUNOD Puissant levier de transformation des organisations, le système d information de gestion des ressources humaines est l outil essentiel de la performance de la fonction RH. Préfacé par Jean-Marie Peretti, cet ouvrage présente des clés pour comprendre le SIRH et ses propriétés. SOVEREING WEALTH FUNDS FRÉDÉRIC SAMAMA (MGE ROUEN 91)/ JOSEPH E. STIGLITZ, PRIX NOBEL ÉCONOMIE ÉD. COLUMBIA UNIVERSITY PRESS, NEW YORK Frédéric has advised the French government on different areas and has a long track record on innovation at the crossroads of finance and government policy. LA TERRE VUE D LA SELLE GARY POINAS (BSC INTERNATIONAL BUSINESS 05) ÉD. AMALTHÉE Récit d une aventure unique : le tour du monde à vélo! Trois étudiants, 700 jours, kilomètres et 38 pays traversés. Des milliers de rencontres LES ALGUES AU NATUREL OLIVIER PICARD (MGE ROUEN 11) & MARIE CALMON BOULANGERIE AU NATUREL OLIVIER PICARD (MGE ROUEN 11) & LAURENT LOUIS ÉD. ALTERNATIVES Coauteur de ces deux ouvrages et créateur de Terra Culinaria, Olivier est un cuisinier passionné de gastronomie végétale et saine. Après ses études à Rouen, il a décidé de passer son CAP cuisine et de travailler au sein de maisons où le végétal a une place toute particulière. Après avoir effectué son apprentissage chez Alain Passard dans son restaurant 3 étoiles L Arpège, renommé pour sa cuisine légumière, il est parti à Grenoble découvrir la cuisine des plantes sauvages aux côtés de Stéphane Froidevaux, ex-second de Marc Veyrat. Fort de ces expériences, il souhaite faire partager les possibilités gustatives et créatives infinies de la cuisine végétale en proposant une approche saine, légère et gourmande. 18 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 19

11 CONNEXIONS Nos communautés à l international En 2013, elles ont mis en place plus de 90 rendez-vous networking entre diplômés à travers le monde! En voici les derniers exemples. AUSTRALIE : 142 membres Rendez-vous à Sydney le 10 octobre 2013 Animateur(s) responsable(s) : Paul Chevrot, Sébastien Vallerie, Antoine Godais, Patrick Kedemos & Claire Legue Activité : 17 événements en 2013 Pour toute information : ESPAGNE : 878 membres Afterwork «Le Cabrera» Madrid le 26 novembre 2013 Animateur(s) responsable(s) : Harmonie Koch & Anaïs Malbrand Activité : 3 événements en 2013 Pour toute information : London Club : la reconquête du réseau Au cours de l année 2013, l activité du London Club a continué à être des plus intenses. Les acteurs responsables de cette communauté à l international, Samy Hamdan (MGE Reims 2009), Cyrique Bourbon (MGE Reims 2007), Guillaume Vandewalle (MGE Rouen 2009) et Gonzague Bernard (MGE Rouen 2008), auxquels s est ajoutée Anaïs Gruss (MGE Reims 2013) en fin d année, nous parlent de leurs actions. UNE ANIMATION DE QUALITÉ ET UNE ACTIVITÉ ACCRUE Mené par une belle équipe, NEOMA Alumni a trouvé dans le London Club une volonté de continuer à offrir aux anciens des événements de grande qualité, organisés régulièrement et répondant aux problématiques de divertissements et de contenus à la population londonienne. Pas moins d une dizaine d événements ont ainsi été organisés tout au long de 2013 : des conférences sur des thématiques professionnelles et d actualité, des événements culturels et de divertissement comme des champagne et wine tasting, et bien évidemment des événements networking et de mise en avant des diplômés! Le London Club a également accentué sa collaboration entre anciens des campus de Reims et de Rouen et il en a résulté un véritable engouement, une nouvelle énergie et surtout une taille critique propice à l organisation d événements de qualité et de prestige. UNE RÉCUPÉRATION DES PERDUS DE VUE D autre part, le London Club a décidé en 2013 de se concentrer sur la remise à jour de sa base de données. Un effort considérable a été réalisé : recherche d anciens sur la base LinkedIn, sur Internet et au travers de divers réseaux personnels, amicaux et/ou professionnels, réponse systématique aux s envoyés, récupération systématique des données d anciens au cours de tous les événements organisés (notamment lors de la conférence Passerelle de décembre 2012 qui a permis, par son prestige et sa portée, d attirer des anciens peu présents habituellement). En particulier, le London Club a lancé une campagne d ing et de phoning pour présenter à la fois l association et le club, récupérer les dernières coordonnées et retrouver les «perdus de vue» au travers des contacts d anciens déjà présents dans la base. RAPPEL DES ÉVÉNEMENTS ORGANISÉS EN 2013 : UNE IMPLICATION RÉCOMPENSÉE Conjugué à l organisation régulière d événements de qualité et avec un dynamisme retrouvé, le London Club s est vu grossir de à membres, avec surtout des coordonnées plus détaillées et plus complètes. L association NEOMA Alumni a d ailleurs reconnu ses efforts et a attribué la belle récompense suivante : le prix «Récupération des perdus de vue» au Challenge des animateurs n Samy Hamdan 27 novembre : champagne tasting (Virginie Taittinger) 16 octobre : wine tasting (dégustation du Domus Maximus) 14 juin : drinks at the top of the Gherkin 11 juin : wine & cheese tasting evening (Champagne+Fromage in Covent Garden), 17 avril : conférence finance («Impact of the Current Transformations on the Banking Industry») 13 février : conférence «Financial Advice» (special focus on taxes and retirement How to optimize your wealth in a British environment) 19 janvier : galette des Rois LUXEMBOURG : 324 membres Drink d octobre pour fêter la fusion des réseaux le 8 octobre 2013 Animateur(s) responsable(s) : Laurent de La Vaissière Activité : 8 événements en 2013 Pour toute information : US-CHAPTER : 493 membres Apéro à New York le 20 novembre 2013 Animateur(s) responsable(s) : Fabrice Bonvoisin, Cyril Gauchet, Guillaume Jamet & Dominique Dutronc Activité : 7 événements en 2013 Pour toute information : MAROC : 140 membres Rendez-vous au Trica le 3 octobre 2013 Animateur(s) responsable(s) : Véronique Torchet & Damien de Larivière Activité : 2 événements en 2013 Pour toute information : 20 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 21

12 CONNEXIONS Tribus régionales France MIDI-PYRÉNÉES INITIATION À LA DÉGUSTATION DES VINS 5 DÉCEMBRE 2013 Pour toute information : Yoann Buzenet, Anne-Laure Guignard & Delphine Ehret ALSACE VISITE DE L ABBATIALE D ESCHAU 27 SEPTEMBRE 2013 M. Gross, notre guide d un soir de septembre, nous a emmenés, 28 neomanciens, habitués et nouveaux, rouennais et rémois, visiter cette fameuse abbatiale d Eschau puis le jardin botanique attenant. Nous avons suivi les étapes de la construction de la seconde plus vielle église d Alsace, une abbaye de ce style roman appelé ottonien selon les maîtres du Saint Empire romain germanique et sponsors de cette révolution culturelle méconnue. Puis nous sommes passés de l autre côté de la rue dans le jardin botanique où l inénarrable M. Gross parlait une langue qui a dû inspirer Alphonse Karr qui sous-titrait l un de ses ouvrages sur la botanique «l art d insulter les plantes en latin». La phrase m a plu comme l auteur, bien que ledit livre soit introuvable. Mais on peut toujours se consoler avec son «voyage dans mon jardin» qui reste un excellent remède pour tous les voyageurs, addicts malgré nous, dont je suis. Des plantes au repas, il n y a eu ensuite que quelques pas grâce à la prévoyante organisation de notre ami Baudouin Delaunois (MGE Reims 81). Arrivés enchantés au Cygne, bien attablés sous un plafond certes moins ancien que celui d en face, nous avons ainsi devisé du beau temps passé et du bel avenir de notre Tribu. Benoît Lecoq (MGE Rouen 83) en a profité pour me remettre officiellement la casquette de sa tribu puisque maintenant nous sommes tous des NEOMA networker. AQUITAINE DÎNER À BORDEAUX 13 DÉCEMBRE 2013 Le premier dîner NEOMA Alumni a eu lieu le 13 décembre dernier, à Bordeaux. Les diplômés rémois et rouennais ont fêté dans une grande convivialité la fin d année et la naissance du réseau en Aquitaine. Un restaurant a été spécialement privatisé pour accueillir les 43 participants. Jamais un événement n avait rassemblé autant d anciens! Tous ont reçu après la soirée les coordonnées des participants et ils ont d ores et déjà rendezvous le 14 janvier pour un afterwork Réseaux et performance commerciale. Pour toute information : Perrine Lurot CHAMPAGNE-ARDENNE DÎNER AU CŒUR DES HALLES DU BOULINGRIN 29 OCTOBRE 2013 La tribu NEOMA Alumni Champagne-Ardenne s est réunie ce mardi 29 octobre autour d un repas convivial et dans un lieu privatisé pour l occasion. Ce fut l occasion pour beaucoup de faire connaissance, de découvrir la tribu et ses membres, les activités prévues tout au long de la saison ainsi que son souhait d engagement pour le développement économique de notre région. Pour continuer dans ce mouvement et sous l impulsion de Tristan, nous vous proposons de nous retrouver autour d un verre pour de nombreux rendez-vous à Reims afin de continuer nos échanges et partager vos attentes de la tribu. La tribu se voulant démocratique, vous commencez à connaître le système du vote pour la date, celle remportant le plus de voix est retenue! Pour toute information : Billal Medroub & Éric Berthomier LANGUEDOC-ROUSSILLON SOIRÉE AU RESTAURANT LE CINQ À MONTPELLIER 22 NOVEMBRE 2013 La table ouverte du vendredi 22 novembre nous a permis de donner officiellement naissance à la tribu NEOMA Alumni du Languedoc- Roussillon, avec un record de 19 présents (13 diplômés et 6 accompagnants). Cette rencontre était également le passage de relais de Philippe Viry (MGE Reims), animateur de la tribu RMS-Network du Languedoc-Roussillon du depuis plusieurs années, à Sarah Lynch (Cesem F-GB) et Olivier Guérin (MGE Rouen). Dominique Seau (MGE Reims), président du groupe Éminence (situé entre Nîmes et Montpellier), Prix de la Direction générale des Trophées du Management 2013 remis la semaine suivante au Sénat, était parmi nous durant cette soirée conviviale et gourmande! Pour toute information : Olivier Guérin, Sarah Lynch et Philippe Viry PAYS DE LA LOIRE DÎNER AU PALADIUM 12 DÉCEMBRE 2013 Le père Noël n était pas encore là mais il y avait pourtant dans ce dîner un vrai parfum de fin d année. Plus d une vingtaine de convives, venus de Reims, de Rouen et même de Paris (Paris Executive Campus) ou de Nantes quand il s agissait des conjoints, ont goûté à d excellentes retrouvailles et ont fait de nouvelles connaissances. Dans un cadre privatif, le Paladium a su mettre tout le monde en appétit au cours d une soirée qui a remis tout le réseau ligérien en ordre de marche pour 2014 : courses hippiques, soirée jazz, découverte du Radison Blu... Les idées pour le programme de début d année étaient nombreuses et témoignaient d une authentique soif de se revoir. Et de soif, nous avons bien trinqué au plaisir de se revoir! Alors retrouvez-nous bientôt à Nantes pour de prochaines «Neo» rencontres en 2014! Excellente année à tous, de bien-être et de joies. Pour toute information : Rémi Chevret LORRAINE PETIT TOUR AU MARCHÉ DE NOËL DE METZ SUIVI D UN DÎNER AU BISTRO DE G 7 DÉCEMBRE 2013 Pour toute information : Miguel Gomez Pour toute information : Bertrand Schneider 22 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 23

13 ALUMNI NEOMA Alumni : un bureau fondateur pour gérer la phase de transition NEOMA Alumni a été créée en avril A sa constitution, ses membres étaient les 46 administrateurs des deux associations de diplômés, représentant paritairement les campus rémois et rouennais. La gouvernance de l association a été confiée à 24 administrateurs : 11 de RBS Alumni et 11 de RMS-Network auxquels il faut ajouter 2 représentants de l école. La direction de l association est sous la responsabilité d un bureau de 6 diplômés. Les heureux élus sont : ÉDOUARD BUCAILLE MGE ROUEN 91 est cotrésorier de NEOMA Alumni et est aussi coanimateur des clubs Finance et Littérature. Édouard est directeur G&A, direction de la Performance Groupe GDF Suez. ADELINE SIMON MGE REIMS 99 est vice-présidente de NEOMA Alumni et est en charge des aspects digitaux de l association. Adeline est responsable de projets Internet chez MotorPresse France. MARC-ANTOINE JARRY MGE ROUEN 94 est coprésident de NEOMA Alumni et coanimateur du club Media-Com. Marc-Antoine est executive strategic director Ogilvy. JEAN-MICHEL HUET MGE REIMS 97 est coprésident de NEOMA Alumni et coanimateur du club Digital et technologie. Jean-Michel est directeur associé chez BearingPoint. ANNE AUBRUN MGE ROUEN 12 est vice-présidente de NEOMA Alumni et s occupe notamment des liens avec les étudiants et des animations. Anne est auditrice chez Mazars. EDDY TOPALIAN MGE REIMS 01 est cotrésorier de l association des diplômés. Eddy est associé chez LT&Associés. 1 FAIRE DE NEOMA ALUMNI L ASSOCIATION UNIQUE DES DIPLÔMÉS DE NEOMA BS Il s agit bien sûr de la tâche de fond de ce premier bureau. Tout d abord, ses membres l étant aussi des bureaux des associations historiques, ils ont comme rôle de mener le transfert des deux associations historiques dans NEO- MA Alumni. Ceci se déroulera en juin Le 1 er juillet, NEOMA Alumni sera donc bel et bien l association unique des diplômés. Ensuite, ce travail ayant commencé dès janvier 2013, sera fusionné l ensemble des processus, services et supports des associations pour n en faire qu un seul ensemble. Dès 2013, l ensemble des clubs et tribus ont fusionné, la Rentrée des tribus, le CareeR CenteR et les réseaux sociaux aussi. Début 2014, c est au tour de la revue papier, du site Web et de la newsletter. Au cours de l année, ce seront aussi les processus de gestion interne qui vont fusionner (comme dans une entreprise) puis les événements de prestige comme les Trophées ou le grand prix. Cette phase s achèvera pleinement en janvier 2015 avec la publication du premier annuaire papier unique NEOMA Alumni. Enfin, c est aussi faire travailler ensemble les cinq permanents de l association : Marie-Lise Trochu (Rouen), Marion Morato (Reims), Mathieu Cherubin (Rouen), Alexandra Chauvin (Reims) et Marie-Francoise Delaporte (Rouen). Cette équipe est indispensable au bon fonctionnement de l association car durant la fusion, les animations continuent! 3 DONNER UN NOUVEAU SOUFFLE À L ENSEMBLE DES ACTIVITÉS DE L ASSOCIATION L objectif du bureau n est pas que de fusionner mais de profiter de l élan formidable et rare de cette fusion pour donner une impulsion pour aller au-delà. Quelques exemples concrets : dès septembre 2013, plus de 80 animateurs ont été réunis lors de l université d été, une grande quantité (et qualité) d idées ont émergé. Soyons honnête, très peu seront mises en œuvre en 2014 mais l important à ce stade est de créer une communauté des animateurs (l idée d un club des clubs et du partage des bonnes pratiques est ressorti) et de bâtir collectivement une feuille de route pour les prochaines années. Le CareeR CenteR, autre exemple, a été fusionné dès 2013 et grâce au travail d Alain Lecouvey et de Frédéric Chomel, c est une offre de service exceptionnelle qui en ressort. Enfin, et grand merci à Michel Klein, cette revue est aussi un bel exemple de cette volonté d aller au-delà du «1 + 1 = 2». GRANDES 4ACTIONS BÂTIR UN ENSEMBLE DE RELATIONS AVEC LES PARTIES PRENANTES DU RÉSEAU Le rôle du bureau a aussi consisté à bâtir, en tant que nouvelle entité, un ensemble de relations avec les acteurs extérieurs à l association. Cela concerne bien sûr des aspects opérationnels ainsi le bureau a dès 2013 lancé des appels d offres pour l annuaire papier, le site Web mais l essentiel a concerné les aspects institutionnels. Ils sont de trois ordres. D une part, et c est évident, avec l école. NEOMA Alumni a deux représentants directs (Marc-Antoine Jarry et Jean-Michel Huet) et un indirect (Philippe Couderc en tant que président de la Fondation) au sein du conseil d administration. Le bureau a aussi entamé des discussions dès juillet 2013 avec l équipe dirigeante de l école, notamment Frank Bostyn et François Bonvalet, afin de poser les fonts baptismaux d une convention de partenariat large et pérenne entre les deux institutions autour d une cause commune, la valeur des diplômes. Second axe clé, la cocréation par NEOMA Alumni de la Fondation NEOMA Business School dès octobre 2013 avec une gouvernance majoritairement composée de diplômés. Enfin, l ensemble des réseaux partenaires d autres grandes écoles (le G9+, le Fi+, le réseau RH, l AEGE) ont été contactés pour que, dorénavant, NEOMA Alumni soit mise en avant. Le mandat de ce bureau fondateur s achèvera avec la première assemblée générale ordinaire de NEOMA Alumni appelée à se prononcer sur le premier exercice et qui se tiendra au plus tard le 30 juin FAIRE VENIR DE NOUVELLES GÉNÉRATIONS DE BÉNÉVOLES Le souffle nouveau de NEOMA Alumni doit permettre de mobiliser de nouveaux bénévoles (300 animateurs bénévoles actuellement) pour développer de nouveaux maillages, avec notamment un focus fort à donner aux promotions et aux firm managers. Dans le même esprit, les administrateurs et donc les membres du bureau n ont pas vocation à faire cela à vie! Les statuts de NEOMA Alumni ont même intégré (ce qui n était pas le cas avant dans les associations historiques) la limitation du nombre de mandats. À ce titre, le bureau a pour mission, d ici mi-2015, de faire venir de nouveaux administrateurs engagés pour le réseau. 24 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 25

14 ALUMNI Sous les feux des projecteurs Dominique Seau (MGE Reims 88), président du groupe Éminence, a un palmarès qui tutoie l apothéose en 2013 : personnalité marketing de l année désignée Marketing Magazine, Trophée du Management RMS-Network reçu dans les salons du Sénat le 27 novembre dernier Une réussite aussi flamboyante que sa douce humilité. Entretien après cette soirée aux allures de tapis rouge. traditionnels de management sont chamboulés. Là-bas, on ne mène pas ses équipes «à la carotte et au bâton». Les salariés gagnent très bien leur vie et la fiscalité élevée permet une redistribution généreuse et sans failles. L augmentation n est pas un stimulant et la peur d être licencié n effraie guère puisque le chômage est quasiment inexistant, 4 %. La distinction, et donc l envie de s engager durablement dans une entreprise, passe par l ambiance de travail et le développement personnel. D où ma constante obsession de voir mes salariés heureux. Trophée du Management 2013 Vous avez connu une carrière internationale (Moscou, Copenhague, Prague ). Que pensez-vous de la fusion de RMS et RBS dans cette perspective? D. S. : La période oblige aux logiques de synergie et de convergence. Le marché de l éducation supérieure grandit et la compétition devient mondiale. De grands groupes émergent et la France ne peut se couper de cette dynamique. La vision hégémonique sur un territoire local est étriquée et l évolution financière des structures amène un grand nombre d écoles à fusionner pour être plus fortes. Et les carrières se déroulent de plus en plus à l international. Mais, attention, les deux vécus de RMS et RBS doivent s additionner et non s annihiler. Ici, la responsabilité des acteurs de la conduite du changement est engagée. Il faut envoyer les bons messages et c est aux dirigeants d asseoir la crédibilité de cette fusion. Quelle année! A 48 ans, vous tenez les rênes du groupe franco-italien numéro 1 des sousvêtements masculins. Quel sentiment gardezvous de 2013 et particulièrement de cette soirée où vous vous êtes vu décerné le prix de la Direction générale en première étape puis la récompense suprême avec le Trophée du management? Dominique Seau : Un souvenir ému et une année riche. C est une fierté à titre personnel bien sûr, mais je partage cette récompense avec toutes les équipes qui m entourent au jour le jour. L accomplissement d un travail engagé et passionné. Je connaissais à l avance ma victoire pour le prix de la Direction générale depuis qu André Staut* me l avait annoncée le 17 octobre autour d un café à la gare de Lyon. Mais se voir couronné du «Trophée du Management» par le vote de pairs diplômés, ça m a particulièrement touché. Pourquoi? D. S. : Le profil des autres candidats avait de quoi faire pâlir. Je n ai pas un poste si prestigieux, je préside un groupe de 900 salariés loin des paillettes des grandes machines parisiennes, à Aimargues, en Languedoc-Roussillon. Dites-nous quels sont les ingrédients du bon manager? D. S. : Le management n est pas inné, il est aussi le résultat de bonnes pratiques quotidiennes. D une part, dire bonjour le matin. Souvent les cadres supérieurs se réfugient dans leur stress ou leur position hiérarchique et renvoient un sentiment d indifférence malsaine au personnel. Chacun doit être respecté dans son travail. Et d autre part, savoir dire merci : à chaque compétence sa valeur humaine. Quand la politesse règne, l univers est bienveillant et tout se dénoue. Il devient par exemple plus facile de dire non, sans frustration. Des basiques somme toute. Où avez-vous acquis ces «basiques»? D. S. : Je me suis retrouvé chef de quart (le représentant du capitaine NDLR) sur un navire à encadrer des marins illettrés lors de mon service militaire. Il fallait trouver un langage commun, dans un espace clos et confiné ; un véritable challenge. Sur le pont, impossible de jouer un rôle. Vous êtes parti très vite à l étranger après vos études. Qu en avez-vous gardé? D. S. : Quelle expérience! Quand, au début des années 1990, je suis rentré chez L Oréal, j ai commencé en bas de l échelle comme représentant de commerce. J arpentais la Bretagne avec ma Peugeot 205 trois portes et mon fichier client. Du porte-à-porte. Mon grand-père avait entendu lors de son premier jour au travail : «Serre aussi fort que tu es bête.» Cette phrase l a révolté et poussé à se cultiver par lui-même. Une persévérance qui ne m a pas quitté. En 1994, j ai déménagé vers Moscou et fait la découverte d un pays qui sortait à peine de décennies de communisme. Je fais partie des pionniers qui, en partant de presque zéro, ont bâti en trois ans L Oréal Russie, sixième filiale mondiale. En 1998, je rejoins Copenhague, toujours pour le groupe, où tous mes préjugés sur les modèles Un souvenir de votre scolarité à Reims? D. S. : Je suis un des fondateurs du Monocle (guide gratuit de Reims NDLR). Le Monocle croît et séduit toujours plus d étudiants. Je suis fier de voir cette aventure de notre petit groupe d amis de 1986 continuer à prospérer en Si vous deviez vous affubler des attributs du singe savant, quel conseil donneriez-vous aux nouveaux étudiants de NEOMA? D. S. : Il me paraît essentiel de croiser à l expérience universitaire celle de l entreprise grâce à l alternance ou l apprentissage. La compétition est féroce et accumuler un ou deux ans en milieu professionnel pendant vos études vous distinguera. Il vous faut aussi acquérir une mobilité intellectuelle et géographique! Partir est une richesse qui vous nourrira pour les années à venir. En 1994 quand j ai postulé pour partir en Russie, j étais le seul candidat. Trois ans plus tard, j ai eu l opportunité de prendre un poste de DG à 31 ans. Ne jamais craindre les défis intelligents! n Propos recueillis par Yohann Duval (MGE Rouen 2011) * André Staut, Viviane Neiter et Jean-Michel Huet sont les organisateurs de cette soirée. PRIX DIRECTION GÉNÉRALE Dominique Seau (MGE Reims 88) Président du groupe Éminence PRIX RESSOURCES HUMAINES Anne Vaucheret (MGE Reims 83) Vice-présidente, directrice des RH de PublicisWorldwide Sous le parrainage de Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime (Haute-Normandie), Jean-Michel Huet (président de RMS-Network), au cours de la 9 e édition de la cérémonie de remise du Trophée du Management RMS-Network 2013 salons de Boffrand de la présidence du Sénat au palais du Luxembourg, a décerné ce mercredi 27 novembre les prix suivants : PRIX INTERNATIONAL Richard Dujardin (CEFA MBA 91) Directeur général de Transdev Asie, Pacifique et Sud-Europe PRIX ENTREPRENEURIAT Charles-Antoine de Fougeroux (EMBA 2011) Directeur général Biscuits Fossier PRIX MARKETING Frédéric Winckler (Cesem 88) Directeur de l activité communication et événements de Louis Vuitton Malletier (groupe LVMH) PRIX PASSION (HORS COMPETITION) Éric Fimbel (MGE Reims 75) Professeur en systèmes d information RMS PRIX FINANCE François Draveny (MGE Reims 87) Directeur financier BNP Paribas CIB PRIX ESPOIR (HORS COMPÉTITION) Romain Barbet (MGE Reims 2013) et Paul-Henri Blaiset (MGE Reims 2013) Cofondateurs depixopolitan Trophée du Management 2013 : Le Trophée du Management 2013, attribué à la suite du vote des diplômés de RMS et des délibérations d un jury de professionnels, est revenu à Dominique Seau (MGE Reims 88), président du groupe Éminence. Contact : Marion Morato, déléguée réseau RMS-Network (NEOMA Alumni) tél : +33 (0) NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 27

15 ALUMNI Retour sur... La Rentrée des tribus Mardi 24 septembre 2013 L université d été Samedi 28 septembre 2013 Plus de 800 diplômés se sont retrouvés le 24 septembre pour la «Rentrée des tribus» de NEOMA Alumni. Ce soir-là, la file d attente a dépassé les 250 mètres sur les trottoirs de l avenue de Wagram! Cet événement est l occasion pour les clubs professionnels (et quelques tribus*) de se présenter aux diplômés et ainsi de lancer une «nouvelle saison». Plus de 25 stands étaient implantés sur les deux étages du Pavillon Wagram, lieu choisi pour l édition Cette soirée rappelle l objectif des réunions de clubs : rencontres conviviales, échanges sur le fond autour de sujets professionnels, networking orienté emploi ou business. La Rentrée des tribus est aussi une occasion pour les animateurs d échanger entre eux et de faire des ponts entre les clubs. Nous verrons donc en 2014 de plus en plus de rencontres interclubs. Étaient présents également le CareeR CenteR de NEOMA Alumni et la Fondation NEOMA Business School dont l association des diplômés est cofondateur, qui a pu faire des appels à don. * Appellation «rémoise» des délégations régionales et internationales «rouennaises», désormais adoptée par NEOMA Alumni. Cette initiative est une première sous cette forme pour nos deux réseaux réseaux «historiques». Il s est agi de réunir pendant une journée entière l ensemble des animateurs du réseau : les cinq permanents des deux associations et les 250 bénévoles. Plus de 80 ont répondu présents et accepté de consacrer ainsi une journée à Paris à côté des Invalides. (voir photo couverture). N ont pas hésité à se déplacer certains animateurs des régions (Strasbourg, Reims, Bordeaux ) mais aussi de l international : Royaume-Uni, Espagne, Norvège, États-Unis. L ensemble des idées émises lors de cette université représente une feuille de route pour les cinq ans à venir au minimum! Des actions concrètes ont été lancées concernant entre autres cette revue, le site Web des diplômés, les synergies interclubs, des événements avec les étudiants, un club Business angels D autres innovations clés ont été plébiscitées et devront être mises en œuvre par la suite : l idée d un club des clubs, la maison des alumni, la dimension think tank, le tutorat 2.0 ou NEOMA Alumni TV. 28 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 29

16 ALUMNI Résumé de l aventure, c est quoi un TEDx? Les conférences TED (pour Technology, Entertainment and Design) sont nées au milieu des années 1980 aux États-Unis. Elles font intervenir des «speakers» dans des secteurs variés qui, par leurs courtes interventions (une quinzaine de minutes en général), diffusent des idées au travers d un exemple, d un concept, d un projet. Ces idées sont aujourd hui partagées en vidéos (gratuites) sur Internet. Ideas worth spreading étant la base line du concept. Les TEDx en sont la déclinaison, au travers d une licence avec de nombreux points à respecter pour maintenir la cohérence de l ensemble des conférences. Cela permet, à n importe quelle ville, n importe quel lieu, de créer son propre TEDx. C est ce que nous avons fait pour Reims. Feedback sur la première édition Nous sommes ravis de ce premier TEDxReims qui avait pour thème «Richesses de Champagne». D abord au travers des différents messages que nous avons reçus par les 100 spectateurs dans la salle, mais aussi par les 9 speakers qui ont été de brillants «pionniers» à nos côtés. Et bien sûr, nous partageons ce succès avec l équipe de bénévoles qui constituent l association : ils ont fait un travail incroyable, dans un temps très limité puisqu il ne s est passé que six mois entre le lancement effectif du projet et la soirée du 22 novembre. Parmi les bénévoles, j aimerais citer Charles Bai, diplômé en 1986 du campus de Rouen, qui a été très actif tant en termes d organisation et de conseils. Un événement créé à Ideas worth spreading Grégory Pierson, promo 2013 du programme Performance de l entreprise et contrôle de gestion de NEOMA Business School, campus de Paris, a organisé le 22 novembre à Reims la première conférence TEDx de la région Champagne-Ardenne. Retour sur l événement et cap sur la prochaine édition. Reims, avec l apport de deux diplômés venus des campus de Rouen et de Paris, est plutôt symbolique et inédit dans le contexte de fusion que vient de concrétiser l institution NEOMA Business School. Sans oublier les partenaires, dont NEOMA Alumni, qui ont fait le pari de nous suivre dès le début de cette aventure que nous espérons la plus longue possible! Nous sommes également fiers d avoir instauré le concept TEDx à Reims. Plusieurs personnes, fans depuis longtemps des vidéos TEDx et de l esprit pédagogique et innovant qui les accompagne, nous ont remerciés de leur avoir fait vivre cette expérience «en vrai». Quel avenir pour le projet? Nous avons bien entamé la réflexion concernant les tenants et aboutissants de la seconde édition qui aura lieu en novembre On aurait pu craindre un certain relâchement : c est au contraire une préparation qui se fait avec motivation et ambition décuplées. Cette fois-ci, nous avons une période beaucoup plus longue pour nous organiser, et surtout l expérience vécue le 22 novembre dernier. Cela va nous permettre de nous focaliser sur l amélioration de certains détails, mais aussi d élaborer d autres projets en parallèle. Nous souhaitons par exemple mettre en place des «lieux relais» : soit pour notre prochaine édition afin de proposer l expérience TEDxReims au plus grand nombre, soit pour permettre durant l année à notre communauté naissante d assister en live à d autres TEDx en France ou dans le monde, sans bouger de Reims! n Grégory Pierson (ci-dessus), promo 2013 de NEOMA campus de Paris, a eu l envie d offrir à la ville de Reims et sa région la possibilité d accueillir la célèbre conférence TED, en rassemblant en quelques semaines une équipe motivée et pluridisciplinaire, dont fait également partie Charles Bai (ci-dessous), MGE 86 campus de Rouen, installé en Champagne. Contact : Charles Bai Carnet MARIAGES Cécile OUDAR (MGE 12) et Antoine TAUVEL, le 28/9/13 Agnès DUHOT (MGE 12) et Martin de POIX (MGE 11), le 29/6/13 Cécile MIGNOT (MGE 08) et Cédric LIGAIRE (MGE 07), le 22/6/13 Claire BENNETOT (MGE 11) et Amaury SOURY-LAVERGNE (MGE 09), le 27/4/13 Sophie VANNIER (MGE 07) et Vincent de MENIBUS (MGE 07), le 24/11/12 Charlotte de MANDAT GRANCEY (MS COM PARIS 11) et Olivier van den Broek, le 5/5/12 NAISSANCES Camille (n 2), fille d Y Nhu et Alexandre DUTERRAGE (MGE 95), le 31/12/13 Margot (n 2), fille de Camille (MGE 08) et Cédric LEFEBVRE RIGOUT, le 29/12/13 Aurèle (n 4), fils de Marie (MGE 02) et Jean-Baptiste (MGE 02) JACQMIN BRO- QUEREAU, le 14/12/13 Gaspard, fils de Clémence (MGE 08) et Grégory (MGE 08) LARROZE-FRANCE- ZAT GOTTRAND, le 24/11/13 Arthur, fils d Agnès (MGE 10) et Emmanuel (MGE 10) HELMAN LUFEAUX, le 27/10/13 Cette revue est la vôtre! Amandine, fille de Nolwenn (MGE 10) et Alexandre (MGE 07) LELIÈVRE RAU, le 13/10/13 Baptiste (n 3), fils d Isabelle (MGE 03) et Aurélien ARNOU ÉMERY, le 14/9/13 Eugénie (n 2), fille de Marie (MGE 02) et Olivier (MGE 02) FISCH JOURNIAC, le 18/6/13 Arthur, fils de Sophie (MGE 08) et Clément (MGE 08) BARDON LE VAN, le 20/5/13 Gabriel (n 3), fils d Axelle de RUSSE (MGE 02) et Gwendal LE BOULICAUT, le 20/5/13 Henri-Alain, fils de Brigid et François GAST (MS MDIE 09/ BSC 08), le 12/5/13 Timothée (n 4), fils d Anne-Sophie (MGE 96) et Thomas OURY COUNOY, le 3/5/13 Antoine, fils de Jixiu et Vincent GIAU (MGE 06), le 15/3/13 Clément (n 2), fils de Stéphanie (MGE 02) et Guillaume (MGE 03) VIGNANCOUR LE VAILLANT, le 3/3/13 Pauline, fille de Sophie (MGE 07) et Vincent (MGE 07) de MENIBUS VANNIER, le 12/2/13 Baptiste (n 2), fils de Stéphanie (MGE 04) et Ronan (MGE 04) POMMELLET MARTE- LET, le 23/12/12 Diane, fille de Pauline (MGE 07) et Louis ROUGE GANDINI, le 6/12/12 Colombe (n 2), fille de Gaëtane (MGE 05) et Jean-Charles MEURISSE VULLIET, le 13/11/12 Giovanni (n 3), fils de Blanche et Charles de CRÉPY (MGE 96), le 21/10/12 Jeanne (n 1), fille de Thibault LUCAS (Cesem 2007), le 24/9/2013 Baptiste, fils de Rémi CHEVRET (MGE 2006) et Solange PAPROCKI, le 15/10/2013 DÉCÈS Pascal ARTHUS- BERTRAND (MGE 79) Jean-François HAUTOT (MGE 82), le 22/11/13 Jean WERBOWY (MGE 63), le 25/9/13 contact : n Faites-nous part de vos remarques au sujet de ce premier numéro et de vos attentes pour les prochains. n Envoyez-nous des sujets/brèves/communiqués de presse susceptibles de donner matière à publication. Vos contacts Marie-Lise : +33 (0) Partagez votre expertise! Marion : +33 (0) Mathieu : +33 (0) En plus des articles de fond présents dans notre revue, une rubrique «Les experts» est mise en place sur notre site Internet. Elle est destinée à faire connaître l expertise de nos diplômés : des exemples de savoir-faire techniques ou sectoriels, d expertises pointues d un point de gestion ou de management vous sont présentés pour partager ces compétences. Nous mettons également l accent sur l entrepreneuriat au travers d expériences uniques de reprise ou de création d entreprise menées à bien par les membres du réseau RMS-Network. Notre objectif est d enrichir régulièrement cette rubrique de témoignages et des expériences des membres du réseau des diplômés RMS. Vous pensez avoir un savoir-faire à partager dans cette rubrique? Lancez-vous dans l aventure en nous contactant à : 30 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 31

17 TRAJECTOIRES Regards croisés sur les styles de management Parité, bonnes pratiques, évolution de carrière ou spécificités des jeunes générations Anne Vaucheret (MGE Reims 92) et Valérie Lacoste (MGE Rouen 87), respectivement DRH monde du réseau Publicis et directrice talents et développement de CGI (France-Luxembourg-Maroc), livrent leurs réflexions sur la place des femmes dans le management. Nous sommes vigilants sur la mixité et l égalité des chances. Existe-t-il un management au féminin? A. V. : Le stéréotype veut que les femmes soient plus sensibles, plus empathiques, qu elles «maternent» Les hommes peuvent être attentifs à leur équipe comme les femmes. Mais nuance, être attentif n empêche pas d être exigeant, d exposer ses équipes. Et materner, ce n est pas surprotéger. V. L. : Il existe une complémentarité entre les formes de management. D une façon générale, la diversité est essentielle. Les hommes sont entrepreneurs et combattants. Les femmes sont plus prudentes, elles posent des questions différentes, elles sécurisent davantage les projets. C est vrai en management aussi. Quelle est la culture de vos entreprises respectives en matière de parité? A. V. : Chez Publicis, nous recrutons légèrement plus de femmes que d hommes, environ 54 % contre 46 % d hommes. Le comité de direction respecte la parité. En France l égalité hommes-femmes reste un vrai sujet, aux États-Unis, tout le monde est très vigilant au quotidien, à tel point que les relations manquent parfois de naturel. En Chine, à l inverse, c est un non-sujet! V. L. : Chez CGI, nous comptons 70 % d hommes et 30 % de femmes. Dans la haute direction, il y a 18 % de femmes. Cela peut sembler peu mais le chiffre est en progression. Nous visons 27 %. CGI est un groupe canadien. Au Canada le sujet de l égalité et de la diversité est prégnant, beaucoup moins au Maroc, me semble-t-il. Les femmes ont-elles le même accès que les hommes aux postes de management? A. V. : Chez Publicis, quand un poste se libère, la vraie question est la suivante : quelle est la meilleure personne pour gérer telle marque, tel pays? Nous sommes donc d abord attentifs au potentiel des personnes, qu il s agisse d hommes ou de femmes. Toutefois ce n est pas simple : les hommes, à leur insu, peuvent encore avoir des stéréotypes. Ainsi, dans une précédente entreprise, un poste se libérant aux États-Unis, j ai proposé une collaboratrice qui me semblait idéale pour ce poste. Le directeur concerné m a répondu : «Elle a un enfant en bas âge.» Après discussion avec l intéressée, elle était tout à fait prête à partir et elle est partie! Valérie Lacoste, directrice talents et développement de CGI. Les femmes doivent prendre des risques. Anne Vaucheret, DRH monde du réseau Publicis. V. L. : Au niveau top management, il faut une argumentation soutenue et factuelle pour promouvoir une candidature féminine : il faut donner des faits, des chiffres, mettre en avant des réalisations. Et on peut voir parfois à haut niveau quelques stéréotypes subsister. Les Codir ont parfois un côté «club» : on est entre hommes, les conversations dérivent sur des sujets masculins Pouvez-vous citer une bonne pratique mise en place dans vos entreprises respectives autour de ce sujet? A. V. : Chez Publicis, chaque femme peut avoir un mentor à qui elle peut parler librement Ainsi, si une femme envisage un congé maternité, elle peut en parler. Ma position sur le sujet est claire : il faut n avoir qu un objectif à la fois! Tout gérer simultanément n est pas possible. Si avoir un enfant est la priorité, il faut l assumer. Avoir un enfant, ce n est pas une maladie. Cela s anticipe. Il faut un contrat moral avec son manager et avec son conjoint. C est le manque de transparence qui crée des problèmes. V. L. : Chez CGI nous avons créé des comités de carrière pour décider conjointement de l évolution de nos collaborateurs. Dans ce cadre, nous sommes vigilants sur la mixité et l égalité des chances. Nous interrogeons les managers sur les compétences des femmes. C est nécessaire car les femmes vendent moins naturellement leurs résultats que les hommes. Précédemment j ai managé une équipe business et j ai constaté que les femmes étaient souvent plus en retrait. Dès qu une mission était terminée, elles se concentraient sur la suivante et communiquaient peu sur leur succès. J avais envie de les coacher pour qu elles osent le dire! D autre part, elles ont besoin de plus de sécurisation avant d accepter une mission car elles veulent être sûres d avoir toutes les compétences. Nous avons également réalisé des ateliers de prise de conscience des stéréotypes de genre et une campagne contre eux qui a rythmé toute l année Les femmes de moins de 35 ans, issues de ce que certains nomment la «génération Y», sont-elles plus difficiles à manager? A. V. : Dans cette génération, je ne fais pas de différence entre les hommes et les femmes. Ils ont la même vision de l entreprise. Ils sont moins conciliants que la génération précédente mais restent très investis. V. L. : Les femmes que nous accueillons ont la même ambition que les hommes. Elles rentrent dans le conseil, elles sont conscientes qu elles changeront de poste, d entreprise. Au quotidien, ces jeunes femmes savent à la fois poser des limites et donner un coup de collier quand il le faut. Je les trouve aussi très engagées, prêtes à travailler dur sur des dossiers transversaux ou en dehors de leurs compétences. Et elles assument plus leur maternité que leurs aînées. Avec le télétravail, c est aussi davantage possible. Quels conseils donneriez-vous aux femmes d une part, aux managers d autre part? A. V. : Les femmes doivent prendre des risques et être claires dans leurs projets professionnels et personnels. Les managers doivent accepter la «prise de risques» sur une candidature féminine. Aux deux, tentez le coup, chacun a le droit à l erreur et faites en sorte que cela marche! V. L. : Je dis aux femmes d oser, de s affirmer! Les femmes de la génération précédente le faisaient peut-être moins Je leur dis que dans une vie professionnelle, il y a des périodes de fort et de moindre investissement. La progression n est pas une course de vitesse, elle se fait dans la durée. Et c est la position des DRH! Elles doivent écouter les femmes, leur faire confiance dans la construction de l équilibre vie privée/vie professionnelle et encourager les hommes à évoluer. n Propos recueillis par Marie-Suzel Inzé (MGE Rouen 80) 32 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 33

18 TRAJECTOIRES Une carrière réussie : rêve ou réalité? CareeR CenteR, dix services pour t accompagner Quels que soient nos critères, évidemment personnels, nous rêvons tous d une carrière réussie. Le choix de notre école en a été le premier pas. Puis la vie professionnelle prend corps et bien souvent, nous ménageons peu de temps pour faire le point ou préparer la suite, tant les exigences sont fortes au quotidien. Puisqu il n est jamais trop tard, nous t invitons à considérer à ces cinq questions : Qui es-tu? Dans l idéal, que voudrais-tu faire comme métier? Celui que tu exerces en ce moment te convient-il pleinement? Qu est-ce qui te fait vibrer dans la vie? As-tu imaginé d en faire ton métier ou de te reconvertir? Alors? Pas simple? C est par cela que nous commençons toute démarche d accompagnement au CareeR CenteR. Le propos est ensuite de t apporter, par une approche concrète et personnalisée, conseils, éclairages et pistes de réponse grâce aux experts et intervenants qui animent les dix services à ta disposition. Ces services sont ouverts à tous les alumni en poste, en recherche active ou en veille. Nous présenterons les différentes prestations du CareeR CenteR, au fil des numéros de cette nouvelle revue. Ci-dessous les deux premières : 1 EME CONNAIS-TOI TOI-M nous, est unique. e celui de chacun de Ton parcours, comm nnent des événevie de qués ou subis, vo pro ts, en gem an ch Les ins subir, ou mieux nos carrières. Pour mo ments courants dans évoluer. nticiper, d être prêt à provoquer, il s agit d a l acteur de ce parcours eux que de connaître Pour cela, rien de mi unique : TOI. une méthode pour nous te proposons est Le premier outil que ffreur de services et s douze Travaux de l o guider ta réflexion : Le le meilleur job! es pour décrocher qu ati pr s trè s eil ns des co nible en ligne. Ce support est dispo vail, en face à face ou rencontres et de tra de res Plusieurs cad profondir cela, rs proposés pour ap leu ail r pa t son e, en group s extérieurs. namique et de regard et bénéficier d une dy 2 LE PARRAINAGE : UNE RELATION PRIVILÉGIÉE POUR ACCOMPAGNER UN CHANGEMENT Deuxième service, possible grâce à la force de notre réseau : le parrainage, qui consiste à établir une relation privilégiée entre deux alumni. Le/la filleul(e) est en phase de changement, de questionnement ou de démarrage de sa vie professionnelle. Son parrain/sa marraine dispose d une expérience, de connaissances et d un réseau en lien avec ce projet, qu il/elle pourra partager pour le/la faire progresser dans ses réflexions. Les rencontres ont lieu en face à face, à la convenance du binôme en termes de rythme et de durée. La force vive de notre réseau, c est toi aussi! En lien avec notre mission, et pour te souhaiter pleine réussite dans ta carrière, nous te proposons de découvrir ci-contre le compte-rendu de la première CareeR Conference de 2014 qui abordait le thème : «Réussir grâce aux neurosciences». Frédéric CHOMEL (RMS - CESEM F/GB 86) Alain LECOUVEY (RBS - MGE 64) Si tu es volontaire pour devenir parrain / marraine fais-le-nous savoir*. Si tu veux en savoir plus dès maintenant sur l ensemble de ces services, consulte les sites des associations (en attendant le site propre à NEOMA Alumni), sous l onglet CareeR CenteR. - * Tes contacts permanents : Alexandra CHAUVIN +33 (0) Mathieu CHERUBIN +33 (0) NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Réussir grâce aux neurosciences Le CareeR CenteR a organisé le 16 janvier dans les locaux parisiens de NEOMA Business School une conférence sur le thème de l apport des neurosciences dans le management des organisations et des carrières. La porte ouverte sur de nombreuses questions et des réponses qui ont conquis un public nombreux et attentif! Pourquoi les neurosciences, s attachant à l étude du cerveau, sont-elles si médiatisées même dans le monde de l entreprise? Probablement parce que les découvertes régulières nous font voir cet organe complexe, donc son utilisation, sous un jour nouveau, comme nous l a fait partager Bernard-Michel Boissier, chercheur indépendant en neurosciences. Parmi les plus récentes découvertes, celle de la zone du cortex préfrontal, propre à l espèce humaine, se révèle être le siège de la majorité des fonctions du cerveau (30 milliards de neurones sur les 100 du cerveau humain) et celle de la plasticité du cerveau, qui peut à tout âge (même avancé!) fabriquer des neurones et donc se développer. En stimulant positivement les connexions neuronales par de nouvelles connaissances et découvertes, on amplifie les capacités cérébrales. Le chemin vers la réussite ne semble alors plus très loin Une étude menée auprès de moines bouddhistes proches du dalaï-lama, en 2006, a mis en évidence la modification du cortex préfrontal par la pratique régulière de la méditation. Ainsi, Rêver sa vie et rêver dans la vie font aussi avancer. le cerveau porte la trace de notre état d esprit. Un individu optimiste, qui croit que son projet est atteignable et met en œuvre ses pensées, son imagination et ses émotions au service de son ambition, transforme son cerveau et ancre ainsi une meilleure capacité à générer de la réussite. Bien sûr, rêver sa vie et rêver dans la vie font aussi avancer. C est à notre portée, puisque notre état de conscience se modifie vers le rêve nuit et jour, et même sept fois par jour! Cela nous connecte à notre capacité imaginaire, si précieuse pour sortir du cadre connu et étriqué par rapport au potentiel de notre cerveau. Autre clé pour cultiver un état d esprit positif, corollaire de la réussite : se reconnecter menta- lement à un événement joyeux, même sans lien direct avec votre projet du moment. Le cerveau produit en effet de la dopamine, hormone du bonheur et aussi du sentiment de réussite, par le simple fait de se rappeler une occasion où l on a exulté de joie. Cette neuro-hormone vous replace alors dans ce même état, donc dans la posture de quelqu un à qui «la vie réussit». À l inverse, vous l aurez compris, une personne dans un état d esprit négatif cultive neurologiquement un terrain propice à l échec. Bernard-Michel Boissier a expliqué la différence étymologique entre problème et difficulté. Le problème est objectivable et extérieur à l individu. Le cerveau, pour le traiter, fait appel à ses connaissances, ses ressources cognitives. La difficulté est l interprétation que l on fait du problème. Il s agit d un obstacle subjectif, intérieur, que la complexité accentue. Tout être humain a alors besoin de ses ressources élargies pour le dépasser. Il faut pouvoir lâcher prise pour s y connecter. Le rêve et la méditation, comme certains exercices spécifiques, permettent de faciliter ce lâcher-prise qui conduira aux pistes de solution de la difficulté. En conclusion, il faut apprendre à notre cerveau à faire plus, mieux et surtout autrement. La vidéo de la conférence est en ligne sur les sites des deux associations, si vous êtes curieux, c est bon signe! Sylvie Latour (MGE Rouen 98) Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 35

19 TRAJECTOIRES C est décidé, demain, j ose changer NEOMA au féminin Le 14 novembre 2013 Raphaël Balaÿ a une expérience de près de vingt ans dans le domaine du management et du développement personnel. Il dirige aujourd hui la société M Evolution et Campus Evolution où il forme et accompagne des chefs d entreprise et des managers à dépasser le cadre conventionnel de leurs objectifs. À découvrir sans modération. «Vais-je réussir? Comment vais-je faire? Ces risques valent-ils la peine d être pris? Ne vais-je pas y perdre?» Nous vivons tous régulièrement ces questionnements internes au moment de prendre une décision de changement et avons des difficultés à trouver des réponses. Quand et comment prendre une décision et passer à l action? Pour commencer, la bonne décision se prend quand on se sent bien. Le peak state (état d équilibre) permet d identifier nos clés de motivation pour agir, ce qui conduit notre vie aujourd hui : les besoins existentiels et valeurs qui influencent nos décisions. Six besoins fondamentaux s expriment plus ou moins selon les individus : certitude et sécurité ; incertitude, variété et changement ; importance et reconnaissance ; amour et connexion ; évolution et apprentissage ; contribution et service. En observant notre comportement sur plusieurs semaines, nous arrivons à identifier nos deux besoins existentiels moteurs. Les valeurs sont tout aussi essentielles dans nos décisions. Pour les comprendre, il suffit d identifier ce qui provoque notre agacement. Si notre objectif répond à nos besoins existentiels, nos valeurs et notre projet de vie, alors l objectif est le bon. C est le moment de décider de changer! Mais comment passer du statut de spectateur à celui d acteur? Souvent, nous sommes freinés par nos émotions : la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de ne pas être aimé. Nous avons également tous des croyances limitantes sur nos savoir-faire et notre identité. Ces croyances génèrent des comportements qui limitent notre pouvoir d action! Pour libérer nos émotions, l Emotionnal Freedom Techniques est une sorte d acupression utilisée pour traiter les problèmes émotionnels. On se focalise sur une émotion, puis on stimule soi-même des points méridiens bien précis en tapotant dessus avec les doigts pour libérer son émotion négative. Pour effacer nos croyances paralysantes, la programmation neurolinguistique propose le reimprinting (ré-empreinte) : rechercher nos expériences passées à l origine de nos croyances limitantes, les explorer à travers des angles différents et les réimprimer. On ne peut pas changer le passé mais la représentation que l on s en fait! Il nous a fallu une fois pour apprendre, il nous faudra une fois pour désapprendre. De manière plus générale, pour être acteur de ses objectifs, il faut agir sur trois forces : le corps, le langage et les croyances. Nos comportements, pensées et émotions sont en constante interaction : toucher à l un signifie que les deux Raphaël Balaÿ vous propose la formation Déployer son potentiel à Lyon du 9 au 11 avril Contact : NEOMA AU FÉMININ Sandrine Brissart Pauline Gourdel Emmanuelle Larroque Sophie Méaux Amélie Topalian CONTACT : autres seront automatiquement affectés. Nous pouvons agir à chaque niveau pour avancer en direction de nos objectifs. Nous pouvons par exemple être moins figés physiquement, s inspirer des personnes qui réussissent et s approprier leurs qualités, utiliser des mots positifs (parler d opportunité plutôt de que de problème), répéter notre objectif tous les jours pour que les mots nous pénètrent et faire jouer la loi de l attraction : on attire les choses en les formulant, en y croyant, etc. Passer à l action génère une énergie positive qui nous permet de résoudre les questions de moyens sur les objectifs à atteindre. Pour pouvoir avancer, il faut se donner un objectif clair et précis qui permet de ne pas se concentrer sur les obstacles mais sur l objectif et le décomposer en petites étapes atteignables pour conserver l énergie pour l atteindre. Maintenant, à chacun de le mettre en pratique.n Coresponsabilité : le nouveau facteur de l emploi durable? Club RH Le 3 décembre 2013 Comment faire adhérer tous les acteurs de l entreprise pour que chacun se sente solidaire et impliqué? François Sandré, avocat en droit du travail, Laurent Depond, VP diversité d Orange, et Bruno Cararo, responsable CFDT, ont témoigné de leur expérience sur cette question. Retour sur les débats de cette session, la dernière d un cycle baptisé «L année du CO». CLUB RH Anne Ambrosini Emmy Druesne Jean-Louis Fidric Michel Moutier CONTACT : PPour entrer dans le vif du sujet et créer du lien entre les participants, Marie- Hélène Cahuzac-Feron, directrice associée d Explorentiel, propose un petit jeu : par binôme, chacun se présente à son voisin et note sur un Post-it les questions ou les témoignages qu évoque pour lui la coresponsabilité. Premier intervenant, François Sandré, avocat en droit du travail, ouvre le débat sur un sujet qui lui tient visiblement à cœur. En tant que juriste, il peut témoigner que le droit ne suffit pas à résoudre toutes les difficultés qui surgissent entre un salarié et son employeur. Quant la loi trouve ses limites, par exemple pour convaincre un salarié de rester plus tard pour terminer un dossier urgent, c est la qualité de la relation entre les deux parties qui prend le relais. Mais pourquoi le conflit survient-il si souvent dans la relation de travail? François Sandré donne plusieurs réponses : le manque d information juridique des managers qui ne savent pas ce qu ils peuvent exiger ou pas de leurs collaborateurs, un réflexe d opposition qui conduit à distinguer les logiques professionnelle et humaine au lieu de tenter de les concilier, une tendance fréquente à ne pas régler un problème dès qu il survient, pensant à tort que le temps va arranger les choses Les conflits, remarque l avocat, sont le plus souvent générés par les personnes qui ne progressent plus dans leur métier ou dans leurs compétences. Un constat que les DRH pourront méditer. Peut-on parler de coresponsabilité dans une relation de travail caractérisée par la subordination? Cette question interpelle les participants. «Le contrat de travail impose des obligations à l employeur comme au salarié, rappelle François Sandré. C est dans cet espace d obligations réciproques que la coresponsabilité prend sa place.» Le deuxième éclairage est apporté par Bruno Cararo, secrétaire général Centre-Val de Loire de la CFDT, et Sandrine Devingt, associée du cabinet Explorentiel qui a accompagné le syndicat dans une démarche particulièrement novatrice. À l origine se trouve une volonté de la CFDT de développer les compétences de ses responsables pour les armer dans un contexte difficile. Mais comment amener ces militants, dont la légitimité repose sur leur élection, à prendre conscience qu ils doivent acquérir des compétences pour gagner en efficacité? La CFDT, accompagnée par Explorentiel, a construit un dispositif où ce sont les responsables qui auto évaluent leurs compétences. À partir de cette autoévaluation, ils sont conscients de leurs axes de progrès et adhèrent à cette démarche de formation proposée par le syndicat. Aujourd hui, 140 personnes au niveau national et 40 au niveau local ont participé à ce dispositif. Les résultats? Des responsables syndicaux plus à l aise dans leur mandat, dotés d une meilleure compréhension des enjeux dans l entreprise et aptes à passer d un rapport de force à un rapport d intelligence avec l employeur. Ce qui, au final, permet d améliorer le climat social dans l entreprise. Cette expérience, qui a reposé sur l implication des responsables syndicaux, illustre bien le cœur de la question de la coresponsabilité dans les entreprises. «On ne peut pratiquer la coresponsabilité que si l on est d abord responsable de soi», estime Sandrine Devingt. Troisième illustration et autre problématique chez Orange. Pour Laurent Depond, VP diversité, coresponsabilité et diversité poursuivent le même objectif : comment faire pour que chacun joue un rôle dans la réussite de l entreprise? Chez l opérateur, la promotion de la diversité passe d abord par l adhésion des salariés à cet enjeu. Pour cela, il est nécessaire de comprendre les codes de chacun et de lui parler avec son propre langage : donner des chiffres à des ingénieurs, parler valeurs aux représentants syndicaux Chez Orange, les réseaux sociaux internes, nourris de témoignages de salariés, permettent de diffuser les valeurs de coconstruction et de coresponsabilité. «La reconnaissance de l identité de chaque salarié (sexualité, handicap, religion) contribue à diminuer les RPS», assure Laurent Depond. Ces trois éclairages font écho chez les participants. «La coconstruction ne peut émerger que si on laisse d abord un vide, assure un manager de transition. C est seulement dans ce vide que les acteurs de l entreprise pourront prendre leur place.» Il en va de même dans la relation individuelle entre un manager et un collaborateur, confirme un coach. Créer un espace de silence ouvre quelque chose de neuf dans la relation.» n Marie-Pierre Noguès 36 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 37

20 TRAJECTOIRES Du social media au social business Les médias sociaux ont fortement évolué ces dernières années : les entreprises ont accéléré leur présence, les plus matures d entre elles ayant compris que l unique poursuite d objectifs de communication n était pas la meilleure stratégie. Analyse de ce passage de l ère du social media au social business par Paul Cordina (MGE Reims 11), auteur en 2011 de Tout savoir sur Les Marques et les Réseaux Sociaux, aux éditions Kawa, et coauteur en septembre 2013 de Community management : fédérer des communautés sur les médias sociaux aux éditions Pearson. Le travail à distance Quelles sont les opportunités offertes par le travail à distance pour le manager et l entreprise? Comment manager efficacement les collaborateurs à distance? En répondant à ces questions, cet ouvrage montre à quel point le télétravail constitue un terreau fertile pour réinventer le management et améliorer les performances. Esprit d entreprise, confiance, autonomie Des valeurs fortes véhiculées par le «nomadisme», porteur d une nouvelle culture d entreprise. L ouvrage s articule autour de cinq grands thèmes : les profonds changements liés à l essor du travail à distance ; le renouveau de l esprit d entreprise et des rapports professionnels ; le bien-être individuel et la performance collective réconciliée ; le travail à distance comme moteur de croissance de l entreprise ; les modèles de management à distance. Richement illustré d exemples concrets et de témoignages, ce livre répond aux besoins des praticiens comme des observateurs : DRH, managers, dirigeants, télétravailleurs, consultants, etc. BIEN DÉFINIR SA STRATÉGIE Les entreprises les plus avancées sur les médias sociaux ont compris qu une logique média, de communication seule ou de simple présence, ne fonctionne pas avec ces outils et qu il convient de les intégrer plus fortement à leurs enjeux marketing ou commerciaux. Une simple prise en compte d un nombre de fans ou de followers (pouvant être manipulés par l achat, l usage de robots ou d autres moyens), de mentions, de partages et d engagements n est en rien suffisante. Sans analyse ni exploitation ou segmentation, ces chiffres n ont pas grand intérêt. De plus en plus d organisations comprennent que des chiffres liés à une audience adressée n ont de sens que s ils sont rapportés aux sources de provenances, à une activité et aux moyens financiers et humains alloués. PAUL CORDINA Il est chef de produit CRM, Digital Senior chez Nestlé et coordinateur de l électif e-marketing du master 204 marketing de l université Paris Dauphine. Il a été lauréat du prix du Cercle du marketing direct Il intervient pour des cours en grandes écoles et universités, notamment sur les médias sociaux et le e-marketing. Les entreprises doivent déterminer ce qu elles vont faire sur les médias sociaux, comment elles vont répondre, quels sont les objectifs qu elles souhaitent atteindre et les bénéfices attendus : génération de trafic vers leur site Internet (drive to web), en magasin (drive to store), récolte d informations clients pour leur base de données (data capture), achat de produits ou de services (en ligne ou en boutique), amélioration de leur image de marque, augmentation de leur notoriété (visibilité online), fidélité, engagement Ces objectifs doivent être déterminés en amont, et non après le lancement, comme cela est malheureusement souvent le cas : sans objectifs précis, difficile de mesurer l efficacité ensuite, ce qui leur permet de définir les indicateurs de performance à mettre en place et à suivre pour mesurer les résultats de leurs actions et justifier leurs investissements financiers et humains supplémentaires. Ceci est un travail de long terme qui nécessite une activité permanente en fil rouge, une présence sur les médias sociaux n étant cohérente que si elle est totalement intégrée à la stratégie de l entreprise. LES ÉVOLUTIONS DU MÉTIER DE COMMUNITY MANAGER Souvent encore, la fonction de community management n est pas assumée à temps complet en entreprise, même si cela est à nuancer selon la taille des organisations. Elle est souvent mutualisée avec d autres fonctions, en particulier dans les petites structures. La population dans la profession est jeune, le niveau d études élevé. Leur formation est majoritairement celle des filières communication et marketing, ce qui correspond aux rattachements hiérarchiques La plupart des community managers ont un parcours atypique. généralement constatés. Suivent ensuite les lettres et les langues étrangères, puis l informatique. Plus généralement, le métier, qui est l affaire de nombreux départements de l entreprise, est pratiqué par des formations liées à la production de contenu (littérature, communication, sciences humaines, institut d étude politiques, journalisme ). La largesse des missions diffère selon la gouvernance, le rattachement dans l organisation et le rôle hiérarchique. Les secteurs d entreprise des employeurs sont le plus souvent ceux de la communication et des médias, du commerce et de la distribution, de l informatique, des télécommunications et du multimédia. Le métier reste solitaire : beaucoup déclarent travailler seuls dans leur entreprise pour les missions de community management, mais ce chiffre baisse au fil des ans. Comme l intérim PATRICK BOUVARD Rédacteur en chef de RH info, il est également consultant accrédité auprès des institutions européennes en matière d argumentation et de rédaction. Philosophe de formation, il est auteur de six ouvrages dédiés au sens de l homme dans l entreprise et poursuit des travaux de recherche sur le nomadisme et l amitié. n est pas toujours prévu, cela se traduit par des astreintes et une porosité des frontières entre la vie professionnelle et la vie privée. Des progrès sont à faire pour assurer la continuité de service. Certaines entreprises continuent à chercher le mouton à cinq pattes, en recourant entre autres à des stagiaires pour moins dépenser, en demandant, outre des compétences en médias sociaux, des connaissances approfondies en HTML, PHP ou Photoshop, équivalant à des fonctions à la fois de community manager, de webmaster et de graphiste. La fonction évolue et se professionnalise cependant. Elle commence à se structurer et on observe une maturation dans les pratiques. Des formations en community management se créent pour répondre à ces nouveaux besoins (EEMI, Sup Internet, Sup de Web ), les universités et écoles de commerce s y mettent également. De même pour les formations courtes, destinées aux professionnels déjà en exercice souhaitant évoluer ou se reconvertir. Dans tous les cas, l expérience pratique prime avant tout. Ainsi, la plupart des community managers ont un parcours atypique. INTERVIEWS D ACTEURS DU DOMAINE ET EXEMPLES CONCRETS La volonté était d apporter une vision pragmatique et concrète à cet ouvrage, préfacé par Loïc Le Meur et postfacé par Cédric Deniaud, en interrogeant les plus grands acteurs français sur les médias sociaux en entreprise et en agence, ainsi que les meilleurs experts, afin d avoir la palette la plus représentative possible. On y retrouve notamment les interviews de Jérôme François (Nestlé), Aline Bonnet (Orangina Schweppes), Alexis Thobellem (Danone), Tanguy Moillard (Bouygues Télécom), Yaëlle PATRICK STORHAYE (MGE ROUEN 87) Président de la société de conseil Flexity, il a été précédemment en charge de la stratégie RH d ADP France, cofondateur de la société Shared Value et DRH chez Groupama et CPR. Il donne de nombreuses conférences et intervient en mastère RH et en école de commerce. Teicher (Galeries Lafayette), Patrice Hillaire (La Poste), Arnaud Bourge (Air France), Frédéric Cavazza (Ogilvy), Emmanuel Vivier (HUB Institute), Emmanuelle Pelloux (agence Revolvr), pour ne citer qu eux. Il ressort des témoignages de ces personnalités des visions pragmatiques sur ce qui est le plus fondamental pour eux en termes de pratiques sur les médias sociaux. Ces figures y donnent leurs perspectives, leurs mécaniques, et développent les conseils qu ils peuvent prodiguer, leurs bonnes pratiques, mais aussi les écueils à éviter. n 38 NEOMA Alumni Review / Mars 2014 Mars 2014 / NEOMA Alumni Review 39

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