L utilisation de l information dans la société, de F. A. Hayek (1945)

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1 inst it ut co ppet.o rg ppet.o rg/2012/08/12/l utilisatio n-de-l info rmatio n-dans-la-so ciete-de-f-a-hayek-1945/ L utilisation de l information dans la société, de F. A. Hayek (1945) Share Dans cet article célèbre, Hayek poursuit le travail de Ludwig von Mises sur l importance des prix pour résoudre le problème économique. Cette traduction repose sur une version française parue en 1986 dans la Revue d Economie Politique, disponible sur internet. Une version largement révisée par Emmanuel Martin existe ici : unmondelibre.org. En effet, la distinction information (objective) / connaissance (subjective) est cruciale dans ce texte mais n est pas rendue dans cette traduction. I Il s agit de porter de jugements de valeur et pas seulement de tirer les conséquences de ces évaluations Quel problème cherchons-nous à résoudre lorsque nous essayons de construire un ordre économique rationnel? Si l on part de certaines hypothèses bien connues, la réponse est suf f isamment simple : si nous possédons tous les renseignements utiles, si nous partons d un système de préf érences donné, et si nous avons une connaissance complète des moyens disponibles, alors le problème qui reste posé est purement logique. En ef f et, la réponse à la question de la meilleure utilisation possible des moyens disponibles est déjà implicitement contenue dans nos hypothèses. Les conditions que doit remplir la solution de ce problème d optimisation sont entièrement élucidées, et c est mathématiquement qu on peut le mieux les présenter : pour les résumer, on peut dire que les taux marginaux de substitution entre n importe quels biens ou f acteurs pris deux à deux doivent être les mêmes quelle que soit leur utilisation. Or cela, malheureusement, n est vraiment pas le problème économique auquel une société doit f aire f ace. Et le calcul économique que nous avons développé pour résoudre ce problème logique, bien qu il constitue une étape importante vers la solution du problème économique d une société, ne f ournit aucune réponse à ce dernier. La raison en est que les données sur quoi le calcul économique se f onde ne sont pas et ne peuvent pas être, lorsqu elles concernent la société toute entière, «données» pour un individu. Les jugements de valeur dépendent de ce que nous savons Un caractère particulier du problème de l ordre économique rationnel est précisément lié au f ait que la connaissance de l environnement dont nous pourrions avoir besoin n existe jamais sous une f orme concentrée ou agrégée, mais uniquement sous la f orme d éléments dispersés d une connaissance incomplète et f réquemment contradictoire que tous les individus séparés possèdent en partie. Le problème économique d une société n est dès lors plus seulement un problème d allocation de ressources données si le terme de «données» signif ie «données à un seul esprit qui pourrait résoudre le problème ainsi posé». Il s agit au contraire d obtenir la meilleure utilisation possible de ressources que connaît n importe lequel des membres de la société, à des f ins dont l importance relative est connue de ces individus et d eux seuls. Ou, pour résumer ceci, il s agit d un problème d utilisation de la connaissance, laquelle n est donnée à personne dans sa totalité.

2 La mathématisation de l économie conduit à méconnaître ce problème Cet aspect d un problème f ondamental a été, je le crains, plus obscurci qu éclairé par la plupart des récents raf f inements de la théorie économique, et particulièrement par la préf érence pour les travaux mathématiques. Bien que le problème dont je souhaite traiter ici soit un problème rationnel d organisation économique, je serai amené çà et là à attirer l attention sur les liens étroits que celui-ci entretient avec certaines questions de méthode. La plupart des points que je veux soulever sont en f ait des conclusions auxquelles plusieurs démarches intellectuelles diverses ont, de manière paradoxale, abouti. A mes yeux, il n y a pas là de surprise. II me semble que la plupart des débats actuels concernant la théorie et la politique économiques ont leur origine commune dans une conception erronée de la nature du problème économique d une société. Cette conception erronée est due à son tour à une application f allacieuse aux sciences de l homme des modes de pensée des sciences de la nature. II La question n est pas de savoir s il faut planifier mais qui doit le faire Dans le langage ordinaire, nous utilisons le mot de «planif ication» pour décrire le réseau des décisions que nécessite l allocation des ressources disponibles. En ce sens, toute activité économique est une f orme de planif ication, et dans n importe quelle société où beaucoup d individus collaborent, cette planif ication, quel qu en soit l auteur, devra dans une certaine mesure être f ondée sur une connaissance qui, a priori, n est pas donnée au planif icateur mais à quelqu un d autre, et qu il f audra donc communiquer au planif icateur en question. Le problème crucial pour toute théorie visant à expliquer le processus économique est relatif aux dif f érents canaux qu emprunte l inf ormation sur laquelle les individus construisent leurs plans. Et le problème de la meilleure utilisation possible de l inf ormation, laquelle se trouve au départ dispersée entre tous les individus, est au moins un des problèmes principaux de la politique économique ou de la construction d un système économique ef f icace. La réponse à cette question est liée directement à l autre question qui se pose, à savoir : qui doit f aire la planif ication? C est autour de cette question que tout le débat sur la planif ication économique tourne. II ne s agit pas de savoir s il doit y avoir ou non de la planif ication. II s agit de savoir si la planif ication doit être centralisée par une autorité pour le système économique tout entier, ou doit être répartie entre de nombreux agents. La planification, au sens particulier dans lequel on se sert de ce terme dans les controverses contemporaines, renvoie nécessairement à la planif ication centralisée, c est-à-dire à la direction du système économique tout entier en f onction d un plan unif ié. La concurrence, à l inverse, renvoie à une planif ication décentralisée entre de nombreux agents distincts. A mi-chemin entre les deux se situe l organisation de la planif ication par des industries organisées ou, en d autres mots, le monopole dont beaucoup de gens parlent mais que peu savent juger quand ils en rencontrent un. Savoir lequel de ces systèmes a le plus de chances d être le plus ef f icace dépend principalement de la question de savoir sous l empire duquel de ces systèmes nous pouvons nous attendre à l utilisation maximum de l inf ormation existante, et ceci, à son tour, dépend du point de savoir si nous avons plus de chances de réussir en remettant entre les mains d une seule autorité centrale toute l inf ormation qui devrait être utilisée, mais qui se trouve à l origine répartie entre de nombreux individus dif f érents, ou bien en apportant aux individus l inf ormation supplémentaire qui leur permette de conf ronter leurs projets avec ceux des autres. III Les différents types d information

3 II paraît aussitôt évident, que sur ce point, la réponse dépend des dif f érents types d inf ormation ; et cette réponse renvoie elle-même à l importance relative des dif f érents types d inf ormations, à savoir celles qui sont à la disposition des individus eux-mêmes et celles dont on peut valablement penser qu elles sont en la possession d une autorité composée d experts convenablement choisis. Si, aujourd hui, on s accorde à reconnaître que les experts se trouvent dans une meilleure position que les individus, c est parce qu un type particulier de connaissance, la connaissance scientif ique, occupe une place si prééminente dans l air du temps que nous avons tendance à oublier qu il n y a pas que ce type de connaissance qui soit intéressant. II f aut bien admettre qu en matière de connaissances scientif iques, un groupe d experts convenablement choisis peut se trouver dans la meilleure position possible pour disposer des connaissances les plus avancées ce qui renvoie donc à la dif f iculté de choisir lesdits experts. Ce que je veux souligner, c est qu à supposer que ce problème puisse être résolu, il n est que la partie émergée d un problème important. Aujourd hui, il est presque hérétique de rappeler que la connaissance scientif ique n est pas la seule de toutes nos connaissances. L information locale est cruciale en économie Mais peu de réf lexions montrent qu il existe sans nul doute un ensemble très important mais inorganisé de connaissances qui ne peuvent être qualif iées de scientif iques, puisqu elles n ont pas trait à la connaissance de règles générales, mais à la connaissance de circonstances particulières de temps et de lieu. A cet égard, pratiquement chaque agent a un avantage sur tous les autres en ce qu il possède une inf ormation unique dont on peut f aire un usage bénéf ique, mais qu on ne peut utiliser que si on laisse à cet agent le soin de prendre lui-même les décisions, ou si ces décisions sont prises avec sa coopération active. Il suf f it simplement de se souvenir de ce qu il nous reste à apprendre dans chaque métier après que nous en avons acquis l expérience théorique, de l importance que prend dans notre vie prof essionnelle l étude d emplois particuliers, et enf in de l importance, dans cette vie prof essionnelle, de la connaissance des gens, des conditions locales et des circonstances particulières. Connaître et utiliser une machine en partie inemployée, ou savoir comment mieux utiliser le talent de quelqu un, avoir connaissance d un stock sur lequel on pourra tirer durant une interruption d approvisionnement, est socialement aussi utile que la connaissance des techniques alternatives les plus perf ormantes. Et l af f réteur qui gagne sa vie en utilisant des cargos dont les trajets se f eraient totalement ou à moitié à vide, ou l agent immobilier dont la connaissance est exclusivement concentrée sur des occasions temporaires, ou l arbitragiste qui tire prof it de dif f érences locales dans le prix des biens, remplissent tous des f onctions particulièrement utiles f ondées sur une connaissance spéciale de circonstances passagères, ignorées des autres. La prime à la connaissance théorique Il est étrange de constater que ce type de savoir est aujourd hui généralement considéré avec une sorte de mépris, et que ceux qui obtiennent ainsi un avantage sur d autres, pourtant mieux au f ait des connaissances théoriques et techniques, sont regardés comme s ils avaient agi de f açon peu honorable. Tirer parti d une meilleure connaissance des moyens de transports ou de communication est parf ois estimé presque malhonnête, bien qu il soit quasiment aussi important que la société puisse f aire usage à cet égard de toutes ses possibilités que d utiliser la dernière découverte scientif ique. Ce préjugé a inf lué de manière considérable sur l attitude à l égard du commerce par rapport à la production. Même les économistes, qui pourtant s imaginent supérieurs aux grossiers matérialistes du passé, commettent constamment la même erreur s agissant de l acquisition d une telle connaissance pratique, sans doute parce que leur mode de pensée suppose que toute cette connaissance est «donnée».

4 L idée maintenant répandue semble être qu une telle connaissance, parce que cela va de soi, devrait être à la disposition de chacun, et le reproche d irrationalité souvent brandi contre l ordre économique existant est f réquemment f ondé sur le f ait qu une telle inf ormation, justement, n est pas disponible. Cette opinion néglige le f ait que le processus par lequel une telle connaissance peut être rendue la plus accessible possible est précisément le problème auquel nous devons trouver réponse. IV Le refus de reconnaître le changement réel La mode contemporaine qui minimise l importance de la connaissance des circonstances particulières de temps et de lieu est étroitement corrélée avec la moindre importance accordée au changement en tant que tel. En f ait, il y a peu de points de divergence entre les hypothèses généralement uniquement implicites, f aites par les «planif icateurs», et celles de leurs opposants en ce qui concerne la signif ication et la f réquence de changements qui rendent nécessaires des modif ications substantielles (les plans de production). Bien entendu, si les plans économiques détaillés pouvaient être établis à l avance pour des périodes relativement longues, et ensuite strictement respectés de telle sorte qu aucune autre décision économique signif icative ne soit nécessaire, la tâche consistant à réaliser un plan d ensemble pour la conduite de toute l activité économique paraîtrait singulièrement moins importante. II vaut donc peut-être la peine de rappeler que les problèmes économiques viennent toujours du f ait que les choses changent et seulement de lui. Tant que les choses continuent comme avant, ou en tous cas conf ormément à ce qu on attend d elles, aucun nouveau problème ne se pose, qui nécessite une décision ou l élaboration d un nouveau projet. Émettre l idée que les changements, ou du moins les ajustements quotidiens, sont devenus moins importants de nos jours, revient à soutenir que les problèmes économiques sont également devenus moins importants. Du reste, cette conviction d une importance décroissante du changement est généralement l apanage de ceux qui, par ailleurs, soutiennent que l importance de l économie a été peu à peu éclipsée par la montée en puissance de la connaissance technologique. Est-il vrai qu en raison du caractère élaboré de la production moderne, les décisions économiques ne sont prises qu à de longs intervalles de temps, par exemple pour l installation d une nouvelle usine ou l introduction d un nouveau procédé? Est-il vrai qu une f ois l usine construite, le reste étant plus ou moins mécanique, déterminé par le type de l usine, laisse peu de possibilités de changement pour s adapter aux circonstances du moment, qui évoluent sans cesse? Cette négation du changement est contraire à l évidence des faits La réponse af f irmative à ces deux questions, qui reçoit une approbation très générale, ne se trouve pas conf irmée, autant que je puisse le savoir, par l expérience pratique de l entrepreneur. Dans une industrie concurrentielle et une telle industrie peut servir à elle seule de test, le souci d empêcher les coûts de s accroître requiert un combat constant et absorbe une grande part de l énergie du dirigeant. Un dirigeant inef f icace peut f acilement annihiler les dif f érences sur lesquelles repose la prof itabilité, et il est possible, avec les mêmes procédés techniques, de produire à une grande variété de coûts : autant de lieux communs, tirés de l expérience des af f aires, qui ne semblent pas être si f amiliers aux économistes. La très grande f orce du désir, sans cesse évoquée par les producteurs et les ingénieurs, de pouvoir produire sans être entravés par les considérations de coût, est un témoignage éloquent de l importance que prennent ces coûts dans leur travail quotidien. Une des raisons pour lesquelles les économistes sont de moins en moins aptes à comprendre les petits changements qui agitent le décor économique tient probablement à leur souci croissant de disposer d un agrégat statistique qui soit beaucoup plus stable que les mouvements de détail. Cette stabilité relative des agrégats ne peut toutef ois être attribuée comme les statisticiens sont souvent incités à le f aire à la loi des grands nombres ou à la compensation des changements stochastiques.

5 Le nombre d éléments en cause n est pas suf f isamment grand pour que de telles f orces accidentelles produisent de la stabilité. Le f lux continuel de biens et de services est maintenu par des ajustements délibérés et constants, par de nouvelles dispositions prises chaque jour à la lumière des circonstances, et ignorées la veille, par l intervention de B qui remplace A lorsque celui-ci est déf aillant. Même une usine importante et très mécanisée continue à f onctionner grâce à un environnement sur lequel elle peut s appuyer en cas de besoins inattendus : des tuiles pour son toit, de la papeterie pour ses dossiers, et tous ces mille et un petits équipements qu elle ne peut elle-même produire et qui doivent être disponibles sur le marché pour que les plans de production de l usine soient respectés. A ce sujet, je voudrais peut-être rappeler brièvement que le type de connaissance que j étudie ne peut pas, par nature, être prise en compte par les statistiques, et ne peut donc pas être transmise à une quelconque autorité centrale sous f orme statistique. Les statistiques qu une telle autorité devrait utiliser ne pourraient être obtenues qu en négligeant les dif f érences mineures entre les choses, en les réunissant en un seul bloc de ressources de même type, alors qu il s agit d entités qui dif f èrent par la qualité ou toute autre particularité d une manière qui peut se révéler très importante pour l exercice d une décision particulière. II s ensuit que la planif ication centralisée f ondée sur l inf ormation statistique ne peut pas, par nature, prendre en compte directement ces circonstances de temps et de lieu et que le planif icateur central devra trouver le moyen de rendre à «l homme de terrain» le pouvoir de prendre les décisions qui n appartiennent qu à lui. V C est à ceux qui connaissent les problèmes de les résoudre Si nous pouvons admettre que le problème économique central d une société est celui de l adaptation rapide aux changements des circonstances particulières de temps et de lieu, il s ensuit que les décisions f inales doivent être laissées à ceux qui connaissent ces circonstances, qui apprécient directement les changements en cause, et savent où trouver les ressources pour y f aire f ace. On ne peut guère s attendre qu un tel problème soit résolu en conf iant d abord toute la connaissance à un bureau central qui, après l avoir intégrée, transmettrait ses ordres. Nous sommes amenés à résoudre ces problèmes par une certaine f orme de décentralisation, mais ceci ne répond qu à une partie de notre problème. Nous avons besoin de la décentralisation, car c est seulement ainsi que nous pouvons nous assurer que la connaissance particulière du temps et du lieu sera rapidement utilisée. Mais l homme de terrain ne petit décider seul, sur la base de sa connaissance limitée, quoique prof onde, des f aits de son environnement immédiat. Reste le problème consistant à lui communiquer toute l inf ormation supplémentaire dont il a besoin pour que ses décisions s intègrent clans le réseau du système économique. De quelles inf ormations a-t-il besoin pour ce f aire? Quels événements survenus en dehors de son horizon de connaissances sont utiles à sa décision, et combien doit-il en connaître? II n y a presque rien qui advienne en ce monde qui n ait d ef f et sur la décision qu il doit prendre. Mais il n a pas besoin de connaître ces événements en tant que tels, ni la totalité de leurs ef f ets. Il lui importe peu de savoir pourquoi, à un moment donné, tel type de vis de telle taille est plus demandé que tel autre, pourquoi les sacs en papier sont plus f acilement disponibles que les sacs en toile, pourquoi le travail qualif ié ou certaines machines sont pour le moment plus dif f iciles à se procurer. Mettre l information pertinente à la disposition du décideur

6 Tout ce dont il a besoin est de savoir dans quelle mesure ces biens sont plus ou moins dif f iciles à obtenir que d autres biens dont il a besoin, ou la mesure dans laquelle sont demandés les autres biens qu il produit ou utilise. Il s agit toujours de l importance relative des biens particuliers dont il a l usage, et les causes qui déterminent cette importance relative ne présentent pas d intérêt pour lui en dehors de leur ef f et sur les éléments concrets de son propre environnement. C est dans cet esprit que ce que j ai appelé le calcul économique au sens propre du terme nous aide, au moins par analogie, à comprendre comment ce problème peut être résolu et est en f ait résolu par le système des prix. Même un seul agent en possession de toutes les inf ormations d un petit système économique cohérent ne pourrait à chaque f ois qu un menu ajustement dans l allocation des ressources devrait être f ait étudier explicitement toutes les relations existantes entre lés produits et les f acteurs de production qui pourraient être af f ectées par cet ajustement. C est en f ait l un des grands apports de la théorie pure des choix que d avoir démontré de manière concluante que même un seul agent peut résoudre ce type (le problème en construisant et en utilisant à chaque f ois des taux d équivalence (ou des valeurs, ou des taux marginaux de substitution), c est-à-dire en af f ectant à chaque type de ressource rare un index numérique qui n ait aucun lien avec une quelconque caractéristique de ce bien particulier, mais qui ref lète ou dans laquelle est résumée sa signif ication au regard de la structure de production. A l occasion de chaque petit changement, il devra seulement prendre en compte ces indices quantitatif s (ou valeurs) dans lesquels toute l inf ormation adéquate est concentrée ; et en ajustant les quantités une à une, il peut redistribuer de manière appropriée ses actif s sans avoir à résoudre le problème ab initio, ou sans avoir à étudier à chaque étape la totalité de ses ramif ications. Le rôle des prix dans la communication de l information Fondamentalement, dans un système où l inf ormation sur les f aits est dispersée entre de nombreux agents, les prix peuvent jouer de telle manière qu ils coordonnent les actions séparées d agents dif f érents, de la même manière que les valeurs subjectives aident un individu à coordonner les dif f érents aspects de son projet. On peut s arrêter ici un moment pour étudier un exemple banal et simple du rôle du système des prix, pour voir ce que précisément ce dernier accomplit. Supposons qu apparaisse dans le monde une nouvelle opportunité pour l utilisation d une matière première, par exemple l étain, ou qu une des sources de production de l étain ait disparu. Il importe peu pour notre propos et il est signif icatif que cela importe peu de savoir laquelle de ces deux causes a rendu l étain plus rare. Tout ce que les utilisateurs d étain ont besoin de savoir, c est qu une partie de l étain qu ils consommaient jusqu alors est maintenant utilisée de manière plus prof itable ailleurs et qu en conséquence, ils doivent économiser l étain. La plus grande majorité d entre eux n a pas même besoin de savoir où la demande supplémentaire est apparue, ou en f aveur de quelle autre utilisation il doit y avoir réduction de l of f re. Si une partie d entre eux seulement connaît directement la nouvelle demande et y af f ecte des ressources, et si les agents qui sont conscients du nouveau déséquilibre ainsi apparu le comblent avec d autres ressources, le processus s étendra rapidement à l ensemble du système économique et inf luencera non seulement tous les usages de l étain, mais aussi ceux de ses substituts et des substituts de ses substituts, l of f re de tous les produits f aits à partir de l étain et celle de leurs substituts, et ainsi de suite, et ce, sans que la grande majorité de ceux qui seront à l origine de ces substitutions sache quoi que ce soit de la cause première de ces changements. Cet ensemble joue comme un seul marché, non pas parce que chacun de ses membres étudie son propre environnement, mais parce que les champs de vision individuels limités se recouvrent suf f isamment, de telle sorte qu à travers de nombreux intermédiaires, l inf ormation en cause est communiquée à tous. Le simple f ait qu il y a un prix pour chaque bien ou plutôt que les prix locaux sont connectés entre eux pour tenir compte du coût de transport, etc. détermine la solution qui (d un pur point de vue intellectuel) aurait été celle à laquelle un agent unique serait arrivé en possédant toute l inf ormation qui est en f ait dispersée entre tous les agents impliqués dans ce processus.

7 VI Un rôle optimal Nous devons considérer le système des prix comme un mécanisme de communication de l inf ormation si nous voulons comprendre sa f onction réelle f onction qu il assure évidemment de moins en moins parf aitement au f ur et à mesure que les prix deviennent de plus en plus rigides. (Du reste, même lorsque les prix af f ichés sont devenus relativement rigides, les f orces qui opéreraient à travers les changements de prix continuent d opérer dans une très large mesure à travers les changements des autres termes du contrat.) L aspect le plus signif icatif de ce système est l économie d inf ormations qu il permet, ou, ce qui revient au même, le peu de connaissance dont les participants ont besoin pour pouvoir prendre la mesure qui s impose. En bref, pour raisonner par analogie, l inf ormation la plus essentielle est seule transmise, et transmise uniquement aux agents concernés. C est plus qu une métaphore que de décrire le système des prix comme une simple machine d enregistrement du changement, ou un système de télécommunication qui permet aux producteurs individuels de se borner à regarder le mouvement de quelques aiguilles, comme un ingénieur peut consulter quelque cadran, et d ajuster ainsi leurs activités à des changements dont ils ne sauront jamais plus que ce que le mouvement des prix aura ref lété. Un instrument irremplaçable de coordination A l évidence, ces ajustements ne sont probablement jamais aussi parf aits que l économiste les conçoit dans son analyse de l équilibre. Mais je crains que notre habitude théorique d envisager cette question en supposant une connaissance plus ou moins parf aite de la part de tout un chacun ne nous ait rendus quelque peu ignorants de la f onction réelle du mécanisme des prix et ne nous ait conduits à dégager des critères erronés pour juger de son ef f icacité. Ce qu il y a de merveilleux dans un cas comme celui de la rareté d une matière première, c est que, sans qu il y ait eu d ordre initial, sans que plus qu une poignée d acteurs ait su la cause initiale, des dizaines de milliers de gens dont l identité ne pourrit être connue que par des mois d investigation sont conduits à utiliser la matière première, ou ses produits dérivés, avec davantage de mesure, et que, ce f aisant, ils agissent de f açon adéquate. Ceci est en soi une merveille, même si, dans un monde toujours mouvant, tous n atteindront pas à ce stade de perf ection auquel les taux de prof it sont maintenus à leur même niveau constant ou «normal». J ai délibérément utilisé ce mot de «merveille» pour choquer le lecteur et le tirer de la complaisance dont nous f aisons preuve à l égard d un mécanisme qui est souvent tenu pour acquis. Je suis convaincu que s il résultait d une construction humaine délibérée, où les agents guidés par le changement intervenu dans le système des prix comprendraient que leurs décisions ont une portée qui dépasse notablement leur vocation immédiate, ce mécanisme attrait été célébré comme l un des plus grands triomphes de l esprit humain. Un moyen méconnu pour mobiliser les cerveaux Son double malheur vient de ce qu il n est pas un produit du cerveau humain et que les agents qui sont guidés par lui ne savent généralement pas pourquoi ils f ont ce qu ils f ont. Mais ceux qui réclament «une direction consciente» et qui ne peuvent croire qu une chose qui s est développée sans suivre un seul projet conscient (et même sans que nous la comprenions) puisse résoudre des problèmes que nous serions incapables de résoudre consciemment devraient se souvenir de ceci ; le problème est justement d étendre le domaine d utilisation de nos ressources au-delà de celui qui n est accessible qu à un esprit humain singulier ; et, par conséquent, de se dispenser du besoin d un contrôle conscient, et de créer des incitations qui pousseront les individus à agir dans un sens désirable sans que personne leur ait dit ce qu il f allait f aire. Les autres constructions sociales

8 Le problème que nous rencontrons ici n est en aucune manière propre à l économie, mais est relié à peu près à tous les phénomènes sociaux, au langage et à la plupart de notre héritage culturel, et constitue vraiment le problème théorique central de toute la science sociale. Comme Alf red Whitehead l a dit à un autre propos, «c est un truisme prof ondément f aux, répété par tous les livres classiques et par les élites lorsqu elles prononcent des discours, que nous devons cultiver l habitude de penser ce que nous f aisons. La vérité est à l opposé. La civilisation avance en accroissant la nombre d opérations importantes que nous pouvons réaliser sans y penser». Ceci a une prof onde signif ication dans le domaine social. Nous utilisons constamment des f ormules, des symboles, des règles dont nous ne comprenons pas la signif ication et grâce auxquels nous prof itons d une connaissance qu individuellement nous ne possédons pas. Nous avons développé ces pratiques et ces institutions en les construisant sur des habitudes et des institutions qui se sont révélées bénéf iques dans leur propre sphère, et qui a leur tour sont devenues le f ondement de la civilisation que nous avons bâtie. Le système des prix est justement une de ces institutions que l homme a appris à utiliser (bien qu il soit très loin d avoir appris à en f aire le meilleur usage) après avoir buté dessus sans l avoir compris. A travers ce système, non seulement la division du travail mais également l utilisation coordonnée des ressources f ondées sur une connaissance divisée de manière égale sont devenues possibles. Si nous ne sommes pas capables de rendre compte de ces systèmes, c est parce qu ils traduisent une intelligence qui nous dépasse Ceux qui aiment se moquer de cette idée la déf orment en insinuant qu elle revient à dire que par quelque miracle, ce système est spontanément apparu, justement pour être le mieux adapté à la civilisation moderne. C est exactement l inverse : l homme a été capable de développer cette division du travail sur laquelle notre civilisation est f ondée parce qu il a découvert par hasard une méthode qui le lui permettait. S il ne l avait pas f ait, il aurait pu créer un autre type de civilisation, tout à f ait dif f érent, comme l «État des f ourmi» ou tout autre type inimaginable. Tout ce que nous pouvons dire, c est que personne n a réussi jusqu à maintenant à concevoir un système de remplacement, dans lequel certaines caractéristiques du système existant seraient préservées caractéristiques chères même à ceux qui les critiquent violemment comme, par exemple, la liberté pour chaque individu de choisir son destin et d y consacrer librement sa propre connaissance et son talent. VII Le débat est philosophique et non pas seulement partisan A de nombreux de points de vue il est heureux que le débat sur le caractère indispensable d un système des prix pour un calcul rationnel dans une économie complexe commence à échapper à l af f rontement partisan de la politique. La thèse selon laquelle en l absence d un système des prix, nous ne pourrions pas préserver une société f ondée sur une division extensive du travail comme la nôtre, f ut accueillie avec beaucoup de dérision lorsque von Mises l a énoncée pour la première f ois énoncée il y a vingt-cinq ans. De nos jours, les dif f icultés que rencontrent certains pour les accepter ne sont plus principalement politiques, et ceci rend l atmosphère plus f avorable à une discussion raisonnable. Lorsqu on voit Léon Trotsky soutenir que «la comptabilité économique est impensable sans relations de marché» ; lorsque le prof esseur Oscar Lange promet au prof esseur von Mises une statue dans la grande salle du.f utur Bureau de planif ication centrale ; et lorsque le prof esseur Abba P. Lerner redécouvre Adam Smith, et souligne que l utilité essentielle du système des prix consiste en ce qu il conduit l individu, qui veut satisf aire son propre intérêt, à agir dans le sens de l intérêt général alors en réalité les dif f érences d opinion ne relèvent plus des préjugés politiques. Ces avis contraires procèdent davantage d oppositions purement intellectuelles et plus particulièrement méthodologiques. C est faussement que Schumpeter croit à une évaluation «automatique» des biens de production

9 Un point de vue récent du prof esseur Joseph Schumpeter, exprimé dans Capitalisme, socialisme et démocratie, ref lète précisément ces dif f érences méthodologiques auxquelles je f ais allusion. Son auteur occupe une place prééminente parmi les économistes qui étudient les phénomènes économiques à la lumière d un certain positivisme. Pour lui, ces phénomènes apparaissent comme mettant en jeu des quantités données de biens, qui s ajustent pratiquement sans intervention des acteurs humains ni, semblet-il, une intervention quelconque de l esprit humain. Ce substrat de sa pensée me permet à lui seul de comprendre l af f irmation suivante, qui ne m en paraît pas moins renversante. Le prof esseur Schumpeter soutient que la possibilité d un calcul économique rationnel en l absence de marchés des f acteurs de production viendrait, pour les théoriciens, «de la proposition élémentaire selon laquelle les consommateurs, en évaluant («demandant») des biens de consommation, évalueraient ipso facto également les biens de production qui entrent dans la production de ces biens[1]». Méconnaître le rôle de l entrepreneur Pris littéralement, cet argument est tout simplement inexact. Les consommateurs ne f ont rien de la sorte. Ce que le ipso facto du prof esseur Schumpeter veut probablement dire, c est que la valorisation des f acteurs de production est impliquée par ou nécessairement déduite de la valorisation des biens de consommation. Mais ceci n est pas davantage exact. L induction est un procédé logique qui n a de sens que lorsque les propositions qu il met en jeu sont présentes en même temps à un esprit donné. Il est évident, au contraire, que la valeur des biens de production ne dépend pas seulement de l évaluation des biens de consommation, mais tout autant des conditions d of f re des dif f érents f acteurs de production. Tous ces f aits devraient être simultanément connus à un esprit donné pour qu il connaisse la réponse qui en découle. T irer les conséquences du fait que l information est dispersée dans des esprits singuliers Le problème pratique, toutef ois, naît précisément de ce que l ensemble de ces f aits n est jamais donné à un seul esprit et qu en conséquence il est nécessaire, pour résoudre le problème, de tenir pour acquis que la connaissance est dispersée entre de nombreux agents. Le problème n est donc en rien résolu par l af f irmation selon laquelle tous les f aits, s ils étaient connus par un esprit unique (comme, par hypothèse, ils sont censés avoir été donnés à l économiste qui f ait ses observations), détermineraient la solution. Nous devons montrer en revanche comment cette solution procède des interactions entre des agents dont chacun ne possède qu une inf ormation partielle. Supposer l inf ormation donnée à un seul esprit, de la même manière que nous supposons qu elle nous est donnée en tant qu économiste voué à l analyse, évacue le problème et néglige tout ce qui est important et signif icatif dans le monde réel. Qu un économiste de la réputation du prof esseur Schumpeter soit ainsi tombé dans le piège que l ambiguïté du terme «donné» tend aux inattentif s, ne peut guère s expliquer par une simple erreur. Cela donne plutôt à penser qu un vice f ondamental af f ecte une approche qui néglige systématiquement une partie essentielle des phénomènes dont nous devons nous occuper : le caractère nécessairement imparf ait de la connaissance humaine et le besoin subséquent d un processus par lequel l inf ormation est sans arrêt communiquée et acquise. Toute approche, comme celle de l économie mathématique avec ses équations simultanées, qui part en réalité de l hypothèse selon laquelle la connaissance des individus correspond aux f aits objectif s de la situation, échoue à expliquer ce dont nous devons rendre compte en premier. Je suis loin de contester l utilité, pour notre système, de l analyse en termes d équilibre. Cependant, quand elle conduit certains de nos plus éminents penseurs à croire que la situation qu elle décrit peut servir à résoudre les problèmes concrets, il est temps de se rappeler qu elle laisse de côté les phénomènes de la société et ne constitue guère qu un préalable utile à l étude de la question f ondamentale.

10 [1] J. Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie (New York, Harper, 1942), p Le prof esseur Schumpeter, est, je crois, également l auteur originel du mythe selon lequel Pareto soutenait que Barone avait «résolu» les problèmes du calcul socialiste. Ce qu il f it, et beaucoup d autres avec lui, ce f ut tout simplement d établir les conditions que devait remplir l allocation rationnelle des ressources, et de souligner que ces conditions étaient essentiellement les mêmes que celles d un équilibre sur un marché concurrentiel. Autre chose est de montrer comment une allocation de ressources remplissant ces conditions peut exister dans la réalité. Pareto lui-même (dont Barone a pratiquement tiré tout ce qu il avait à dire), loin de soutenir qu il avait résolu le problème pratique, nie en f ait explicitement que ce problème puisse être réglé sans l aide d un marché. Voire son Manuel d économie pure (2é édition, 1927), p Le passage intéressant est noté dans la traduction anglaise ou début de mon article sur «Calcul socialiste : la solution de la concurrence», dans Economica, new series, vol. VIII, n 26, mai 1940, p Share John Kay, London Business School Article paru dans Annals of Public and Cooperative Economics, Vol. 62 N 3, Beaucoup d af f aires se f ont dans des sociétés mutuelles. Elles collectent de l épargne et accordent des prêts. Elles assurent nos vies et nos maisons. Nous les trouvons dans l agriculture et dans la distribution. Nous pratiquons une grande partie de nos activités de loisir du sport aux activités artistiques dans des associations à but non lucratif. Le but de cet article est de présenter un cadre économique général qui permette de comprendre les objectif s de ces sociétés, et d identif ier certains avantages et inconvénients spécif iques des organisations mutuelles. Il est de plus en plus à la mode de parler de «parties prenantes» d une organisation. Toute entreprise commerciale est responsable vis-à-vis de cinq grandes catégories de partenaires. Il y a les clients, qui achètent ou utilisent ses produits. Il y a les salariés, qui y travaillent. Il y a les f ournisseurs, qui apportent des biens et des services à l entreprise. Et il y a ceux qui apportent le capital nécessaire à l activité les banques, d autres institutions f inancières, et les actionnaires. Enf in, l entreprise a diverses obligations envers la communauté au sens large dans laquelle elle se situe. Pour étudier l entreprise, une méthode pratique et assez générale consiste à la décrire comme un nœud de contrats entre la société et les dif f érentes parties prenantes (Williamson, 1975). Certains de ces contrats sont spécif iés dans leurs moindres détails. Pour un prêt, l échéance, les conditions et les garanties apportées sont généralement précisées avec beaucoup de soin. Certains autres contrats sont implicites en particulier dans les relations entre la communauté et l entreprise. Le plus souvent, comme pour les contrats de travail, un contrat contient à la f ois des stipulations explicites et implicites. Tous les salariés ont un contrat de travail f ormalisé par écrit, mais la relation entre le salarié et la société va plus loin que ce qui est écrit dans ce contrat. La société attend plus de ses salariés que ce qui f igure dans leur contrat de travail, et ces derniers ont des exigences réciproques en ce qui concerne l attitude de la société à leur égard. Dans le Tableau 1, j ai décrits ces parties prenantes et la nature de leurs contrats respectif s. A chaque groupe correspond un f lux de biens et de services auquel correspond un f lux f inancier. Les salariés ef f ectuent un travail pour la société et reçoivent un salaire en retour. La communauté f ournit un environnement dans lequel l entreprise peut f onctionner, et en contrepartie de ce service elle prélève des impôts sur la société. Tableau 1 L entreprise comme un nœud de contrats Avec Pour Contre Salariés Travail Salaires

11 Fournisseurs Clients Institutions f inancières Communauté Approvisionnements Produits Capital Possibilité de f onctionner Coût des achats Revenu des ventes Rémunération du capital Impôts Total 0 Valeur ajoutée Du point de vue contractuel, le rôle des dirigeants peut être découpé en deux. Leur première tâche consiste à s assurer que les f lux physiques dans la deuxième colonne sont compatibles entre eux. Les dirigeants doivent f aire en sorte que les produits soient ef f ectivement f abriqués dans l environnement existant, avec la main-d œuvre, le capital et les autres f ournitures disponibles. Leur seconde tâche consiste à chercher la meilleure combinaison possible de contrats permettant d atteindre ces objectif s. Dans la colonne de droite, j ai listé les f lux f inanciers, positif s et négatif s, qui découlent de cette vision de l entreprise. On part du coût d opportunité de chacun des f lux ce que les biens et services auraient rapporté s ils avaient été employés à autre chose dans l économie. En général, ces coûts d opportunité se ref lètent dans les salaires, les prix de vente et le prix des f ournitures. Le total des f lux f inanciers est appellé rendement économique ou valeur ajoutée créée par l organisation. Elle correspond à ce qui serait perdu si l entreprise était f ermée et les f acteurs qu elle utilise redéployés ailleurs dans l économie. Toute activité commerciale a pour but de générer une valeur ajoutée (Davis & Kay, 1990). A long terme, une organisation qui n y parvient pas n a aucune raison d être. Une f ois créée, la valeur ajoutée disponible est distribuée entre les parties prenantes. Dans toute organisation prospère, on peut s attendre à ce que chaque partie prenante reçoive une portion de la valeur ajoutée qui a été créée. Dans le cas d une société anonyme (à responsabilité limitée), on a tendance à penser que les prof its sont distribués exclusivement aux actionnaires. (On écrira SA pour désigner une société commerciale dont le capital est détenu par ses actionnaires.) Mais l expérience montre que les sociétés les plus rentables paient à leurs employés des salaires plus élevés que la moyenne. Les entreprises prospères of f rent aussi un meilleur rapport qualité-prix à leurs clients, et les f ournisseurs les courtisent. Enf in, c est presque une lapalissade de dire que le gouvernement taxe plus volontiers les entreprises qui gagnent de l argent que celles qui en perdent. Ainsi, toutes les parties prenantes ont généralement leur part dans le succès d une SA qui réussit. Les autres f ormes d organisation distribuent dif f éremment leur valeur ajoutée. Une coopérative de travailleurs cherchera aussi à créer de la valeur ajoutée, mais celle-ci sera distribuée avant tout aux salariés. Dans le secteur agricole on rencontre f réquemment des coopératives de producteurs, qui rendent à ces derniers la valeur ajoutée créée. Une société mutuelle placera en priorité l intérêt des clients pour distribuer la valeur ajoutée. Ainsi, le cadre du Tableau 1 peut s appliquer à tout type d organisation économique. Ce cadre nous permet de voir les ressemblances qui existent entre les mutuelles et d autres f ormes d organisation ; il nous aide aussi à comprendre certaines dif f icultés spécif iques de la mutualité. Les problèmes que l on connaît le mieux problèmes qui seront abordés ici lors de certaines études de cas apparaissent paradoxalement lorsque la valeur ajoutée créée est soit trop importante soit trop f aible. On peut illustrer le cas où elle est trop grande avec l exemple de la société de crédit mutuel Abbey National, et le cas où elle est trop f aible avec celui de Time Assurance.

12 Il est plus f acile de produire une valeur ajoutée c est-à-dire d avoir plus de recettes que de dépenses lorsque l entreprise se situe dans un environnement peu concurrentiel. C est dans un tel environnement que sont nées beaucoup de sociétés mutuelles. Elles cherchaient à of f rir de meilleures tarif s aux clients dans un marché contrôlé par des sociétés commerciales. Elles dégageaient une valeur ajoutée, comme les SA, mais celle-ci était redistribuée aux clients plutôt qu aux actionnaires. A mesure que les marchés sont devenus plus concurrentiels, il est devenu dif f icile pour une société de produire un surplus par ce moyen. Pour assurer leur pérennité, elles ne pouvaient pas se reposer sur une situation de monopole, et ne pouvaient compter que sur leur ef f icacité commerciale. Un grand nombre d institutions mutuelles prospères ont émergé dans le secteur f inancier au Royaume-Uni à une époque où le marché était peu concurrentiel, mais seules les meilleures ont grossi une f ois en situation de concurrence. La date f atidique de 1992 approche, avec la mise en œuvre de l Acte Unique Européen, et les mesures de déréglementation et d ouverture à la concurrence des marchés f inanciers en Europe continentale vont probablement bouleverser aussi le rôle des organisations mutuelles. Les entreprises commerciales ont pour objet de dégager une valeur ajoutée, mais cet objectif n est pas toujours atteint. Pour f onctionner, et pour chercher des clients et des f ournisseurs qui acceptent de traiter avec elle, une entreprise doit se préparer à l éventualité que la valeur ajoutée puisse être négative. Si cela se produit, une ou plusieurs parties prenantes recevront nécessairement moins que ce qu elles auraient pu obtenir ailleurs. Mais qui? L avantage des SA c est qu elles apportent une réponse claire à cette question. Les actionnaires apportent des f onds dans l espoir d un taux de rendement raisonnable, et si l entreprise réussit moins bien que ce qu ils avaient espéré et anticipé, ils reçoivent moins que ce rendement raisonnable. Parce qu ils acceptent ce risque, les actionnaires ont un contrat de long terme avec la société dans lequel on leur propose implicitement une rentabilité supérieure à celle qui prévaut sur le marché des titres sans risque. Toute organisation sans actionnaires, fût-elle une société de crédit mutuel, une coopérative agricole ou un club de tennis, doit gérer autrement ces aléas. Il y a en gros trois manières de le f aire et elles sont toutes largement utilisées en pratique. Ceux qui portent le risque dans le cas où la valeur ajoutée serait négative doivent absolument être liés à l organisation par un contrat de long terme. Si des parties prenantes ne sont pas f ortement liées, elles pourraient partir à la première occasion et rompre leur contrat s il devient moins intéressant que ce qu elles peuvent obtenir ailleurs. C est pourquoi, bien que les salariés portent souvent une part des succès et des échecs de l organisation pour laquelle ils travaillent, on ne peut pas leur en f aire supporter trop car ils f inissent par partir s ils sont payés moins que ce qu ils peuvent obtenir ailleurs dans l économie. Il en va généralement de même pour les clients et les f ournisseurs. Les actionnaires des SA ont un contrat qui les empêche de partir. Tout ce qu ils peuvent f aire, c est revendre ce contrat à quelqu un d autre. Mais il existe d autres parties prenantes liées par des contrats de long terme et susceptibles de porter le risque. Dans l assurance vie, les clients ont des contrats de très longue durée. Ce n est pas un hasard si les sociétés mutuelles sont si nombreuses et si prospères dans le secteur de l assurance vie. Les prêts hypothécaires aussi ont certaines caractéristiques de long terme, et la mutualité est très présente dans ce secteur. Une autre solution consiste à limiter les risques que l organisation a le droit de prendre af in de diminuer f ortement la probabilité concrète de dégager une valeur ajoutée négative. La plupart des organisations à but non lucratif procèdent ainsi, soit par une gestion prudente c est pourquoi mon club de tennis ne se lance pas dans la promotion immobilière soit via la réglementation prudentielle. Dans la majorité des sociétés mutuelles, les statuts limitent les activités bien plus que ce qui se pratique habituellement dans une SA. Dans les secteurs où la mutualité est présente les réglementations sont généralement très strictes, et au sein du secteur f inancier les sociétés mutuelles sont souvent plus réglementées que les SA.

13 La troisième solution pour se prémunir contre l éventualité d une valeur ajoutée négative consiste à accumuler des réserves largement suf f isantes pour absorber le risque de pertes. Cependant, il est dif f icile mais pas impossible pour une société mutuelle de démarrer dans ces conditions. Les clubs de gentlemen londoniens ont été f inancés par les souscriptions en capital de leurs membres. Mais les organisations mutuelles qui ont le mieux réussi, en particulier dans la banque et l assurance, ont pu accumuler par leur commerce rentable des réserves qui leur permettent à présent de pratiquer un large éventail d activités sans que les clients, les salariés ou les f ournisseurs aient à se préoccuper de savoir si elles f eront f ace à leurs engagements. Pris isolément ou combinées, ces trois solutions les contrats longs, la prudence et les f onds propres ont f onctionné pour les sociétés mutuelles et continuent d être utilisées. Lorsque la valeur ajoutée est positive parf ois pour des montants importants la question se pose de savoir à qui elle appartient. Répétons que la f orme de la SA présente l avantage d apporter une réponse très claire à cette question. Elle précise qui est en droit de réclamer une part des bénéf ices, et quelle part exacte doit lui être attribuée. Dans les autres f ormes d organisation, les règles de répartion sont généralement plus f loues. Parf ois, la répartition de la valeur ajoutée semble précisée dans les statuts par exemple, entre les actionnaires et les assurés dans la plupart des sociétés d assurance, et entre les sociétaires et les assurés dans une mutuelle mais même dans ce cas le partage des gains entre les dif f érents clients demeure une question ouverte. C est au conseil d administration de la mutuelle d en décider, et il ne s appuie sur aucune règle évidente. Ce manque de transparence est à la f ois une f orce et une f aiblesse. Dans les sociétés mutuelles les plus solides, cela a permis de constituer d importantes réserves et de f inancer le développement de l activité. Mais lorsqu il existe une grosse cagnotte, et que l on ne sait pas à qui elle appartient, il est très tentant de se servir et de répartir le butin entre ceux qui sont autour de la table. Dans les années 1980, on a assisté à la f in du tabou qui avait prévalu historiquement, et qui s opposait f ortement à la distribution des f onds propres accumulés. Les f onds propres d Abbey National ont pratiquement été divisés entre les sociétaires le jour de l introduction en bourse. C est un phénomène assez répandu dans les cas de démutualisation. On a observé le même comportement dans d autres f ormes d organisations à but non lucratif. Dans les cabinets de courtage et d agents immobiliers, les actif s accumulés ont été réalisés et le produit de la vente partagé entre les associés du moment, même s ils n avaient pas toujours contribué historiquement à créer ces richesses, ni à bâtir la réputation et la valeur de l af f aire. Au cours des années à venir, nous verrons inévitablement le même genre d évolution se produire dans les secteurs les organisations mutuelles sont f réquentes et où il est possible de passer à une f orme de SA les cabinets d avocats et d experts-comptables sont peut-être les meilleurs candidats. Les serruriers prof essionnels que sont les banquiers d af f aires et autres consultants n ont pas ménagé leurs ef f orts, car ils perçoivent de conf ortables commissions pour eux-mêmes lorsqu ils permettent aux gardiens des cagnottes de les ouvrir af in de liquider leur contenu. L un des avantages de la SA est de préciser clairement quels sont les droits sur les actif s et réserves, d abord parce que cela résout des problèmes éthiques qui seraient insolubles autrement, mais aussi pour des raisons commerciales pratiques. Cette transparence permet d obtenir plus f acilement des f onds en cas de mauvaise f ortune dans les af f aires, ou pour f inancer la croissance de ses activités. Mais si la clarté a ses atouts, l opacité n est pas sans mérite, car la précision f ormelle d un contrat n est pas toujours une vertu.

14 Les théoriciens du droit (McNeil, 1974, 1978) distinguent trois grands types de contrats le contrat classique, le contrat relationnel et le contrat spot. Le plus répandu est de loin le contrat spot. Chaque f ois que nous achetons une tasse de caf é, nous f aisons un contrat spot le caf é est préparé, l argent est échangé, le caf é est bu. En quelques instants, la transaction est réalisée et tous les droits et obligations des parties complètement éteints. Mais la plupart des projets nécessitent des engagements de long terme et des actif s durables. Ces derniers sont habituellement gérés dans des contrats classiques ou relationnels. Un contrat classique est un contrat de long terme dans lequel les parties décrivent leurs droits et obligations respectif s dans les moindres détails. Toutes les étapes et toutes les éventualités possibles sont prévues dans le contrat. Dans un contrat relationnel, ces f acteurs restent largement implicites. Le respect des engagements ne repose pas sur le contrat ou les tribunaux, mais sur le besoin réciproque qu a chaque partie de continuer ses af f aires avec l autre. Le mariage est l archétype du contrat relationnel, et c est l un des rares contrats pour lequel la loi prévoit explicitement certaines situations. Il prévoit la possibilité de sortir si une partie ne veut plus continuer avec l autre, mais en dehors de ce cas il laisse la gestion de la relation entièrement aux parties. Cette analogie montre bien les avantages de cette f orme particulière de contrat. C est une f orme qui repose sur une relation de conf iance. Elle encourage les échanges d inf ormation et des réponses f lexibles qui garantissent que la relation restera avantageuse pour les deux parties. Elle privilégie la taille du gâteau plutôt que son partage. Tout cela est possible dans un contrat relationnel, mais dif f icile dans un contrat classique. Ce dernier incite généralement à se comporter en stratège, et à f aire de la rétention d inf ormation où d autres f ormes d obstruction (Williamson, 1985). La f orce de la mutualité est de f avoriser l apparition de contrats relationnels. Cela s applique aussi bien aux contrats entre la société et ses salariés qu entre la société et ses clients. Il suf f it d observer la culture des sociétés mutuelles qui ont le mieux réussi pour s en rendre compte. Voici à peu de choses près la théorie dite du «contrat incomplet» des organisations à but non lucratif, f ormulée par Hansmann (1980) mais attribuée à Arrow (1963), et qui peut également être utilisée pour analyser le «contrôle du consommateur» voir Hansmann (1988) et Ben-Ner (1986). On peut la comparer à ce qu il convient d appeler la vision Boone Pickens[1] de la f irme, dont le principal objectif serait de maximiser le rendement pour ses actionnaires. Mais si le principal objectif de l entreprise son rôle f ondamental est de maximiser le prof it de ses actionnaires, on a du mal à comprendre pourquoi je devrais rester travailler après 17h30, partager des inf ormations et des compétences, être agréable avec les clients, ou rester une seconde de plus alors qu une autre entreprise me f ait une meilleure of f re. Le contrat plus f ormel de la SA est peut-être plus adapté pour gérer une usine de production automobile. (En f ait, ce n est pas le cas, et les contrats spots ont généralement eu des ef f ets désastreux sur la production (Willman, 1986).) Les f lux d inf ormations et la f lexibilité sont particulièrement importants dans le secteur f inancier, et c est là que les contrats relationnels sont les plus courants et importants. Mais une déf inition f loue des droits de propriété sur les actif s et les prof its a un coût. En pratique, cela diminue la responsabilité. On ne peut pas dire que la SA contemporaine donne un exemple très reluisant de responsabilité à l égard des tiers, mais au moins les mécanismes de responsabilité y sont souvent plus explicites que dans bien des sociétés mutuelles. Il n est pas de meilleur exemple que les sociétaires d Abbey f aisant campagne contre la cotation en bourse de leur société de crédit mutuel. Ils luttaient pour préserver un niveau de responsabilité vis-à-vis des sociétaires que les dirigeants de la société n avaient manif estement pas intégré. Pour les dirigeants en place, les opinions dissidentes de certains membres ne pesaient pas très lourd en matière de décisions stratégiques. Ces perturbateurs devaient être pris en main à grand renf ort de conseillers en communication et de procédures judiciaires.

15 La responsabilité ayant ainsi été atténuée, on observe des perf ormances très variables d une société mutuelle à l autre. Dans les meilleures, la structure permet l émergence d un vaste réseau de contrats relationnels qui permet de développer les af f aire avec une vision à long terme. Elles occupent les premières places dans leur secteur. On en trouve un bon exemple avec le succès des réseaux de distribution coopératif s au cours des premières décennies du 20 ème siècle. Leurs perf ormances médiocres ces dernières années illustrent les errements des grandes organisations mutuelles. On pense aussi aux sociétés britanniques de crédit mutuel, qui se sont imposées sur le marché de l épargne grand public f ace à un conf ortable cartel de banques sous statut de SA. Là encore, le contraste avec le bilan des caisses d épargne aux États-Unis est f rappant. Je souhaiterais soumettre quelques idées au débat et à la discussion. La valeur de la mutualité réside dans sa capacité à établir et maintenir des structures de contrats relationnels. Les sociétés mutuelles qui ont le mieux réussi constituent un exemple, car elles ont bâti une culture et une éthique, partagées par leurs salariés et leurs clients, que bien des SA ont du mal à émuler. Ce qui menace la mutualité, paradoxalement, c est autant un trop grand succès que l absence de succès. Lorsqu elle n est pas suf f isamment rentable, il est dif f icile de convaincre des tiers de s engager pour le long terme auprès de l organisation af in de lui permettre de traverser une mauvaise passe ou de développer de nouvelles activités. De plus, ses af f aires sont entravées par la nécessité de limiter la prise de risque. Le plus souvent, ces problèmes se traduisent pour les sociétés mutuelles par des dif f icultés à rassembler suf f isamment de f onds propres. Lorsque la mutualité est trop prospère, l absence de droits de propriété précis sur les surplus générés peut provoquer de sérieuses dif f icultés. Distribuer ces surplus devient laborieux. La tentation est alors de changer de statut, ce qui instaure des droits précis, mais permet aussi de les réaliser immédiatement pour le plus grand bénéf ice des parties présentes ; et cette tentation est dif f icile à repousser. L existence d un certain f lou dans les droits de propriété se traduit certainement par une f orme de responsabilité plus vague et moins ef f icace des dirigeants à l égard des parties prenantes. Avec les meilleures équipes de direction, ceci peut être avantageux à long terme pour l organisation et toutes ses parties prenantes. Le mépris des entreprises japonaises pour les dividendes à court terme de leurs actionnaires n a certainement pas eu que des inconvénients pour les investisseurs qui avaient acheté les actions[2]. Dans d autres cas, en protégeant trop la mutualité on peut encourager l autosatisf action et inhiber les adaptations f ace au changement. La question clé dont nous pourrions débattre est sans doute de savoir s il est possible de concevoir un cadre général pour la mutualité, plus responsabilisant, qui établisse des droits de propriété clairs pour les parties prenantes sans pour autant détruire le réseau de contrats relationnels sur lequel tant de sociétés mutuelles ont bâti leur succès. Réf érences ARROW K.J., 1963, Uncertainty and the Welf are Economics of Medical Care, in American Economic Review, 53, BEN-NER A., 1986, Non-Prof it Organisations: Why do they exist in market economies?, in Rose-Ackerman S., The Economics of Non-Profit Institutions, Oxf ord, Oxf ord University Press, DAVIS E. and KAY J.A., 1990, Assessing Corporate Perf ormance, in Business Strategy Review, 1 (2), HANSMANN H., 1980, T he Role of Non-Prof it Enterprise, in Yale Law Journal, 89, HANSMANN H., 1988, Economic T heories of Non-Prof it Organization, in Powell N.W. (ed.). T he Non-prof it Sector, Yale, Yale University Press, McNEIL I.R., 1974, T he Many Factors of Contract, in Southern Californian Law Review, 47,

16 McNEIL I.R., 1978, Contracts; adjustment of long term economic relations under classical, neoclassical and relational contract law, in Northwestern University Law Review, 72, WILLIAMSON O.E., 1975, Markets and Hierarchies, New York, Macmittan, T he Free Press. WILLIAMSON O.E., 1985, The Economic Institutions of Capitalism, New York, Macmillan, T he Free Press. WILLMAN P., 1986, Technological Change, Collective Bargaining and Industrial Efficiency, Clarendon Press, Oxf ord. YOUNG D., 1983, If not for profit, for what?, Lexington, Massachusetts, D.C. Heath. [1] Homme d af f aires et f inancier milliardaire américain, NdT. [2] Mais la bulle japonaise de la f in des années 80 a f ini par éclater, NdT.

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