La théorie de la catégorisation : un concept de psychologie cognitive en marketing.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "La théorie de la catégorisation : un concept de psychologie cognitive en marketing."

Transcription

1 La théorie de la catégorisation : un concept de psychologie cognitive en marketing. Aurore INGARAO CERMAT IAE de Tours Université de Tours La théorie de la catégorisation : un concept de psychologie cognitive en marketing. Résumé : Face à une offre de produits et de marques de plus en plus abondante, consommateurs et acheteurs ont recours, de façon consciente ou inconsciente, à des stratégies de simplification des informations et de l environnement. La catégorisation, un concept qui trouve son origine dans les sciences de psychologie cognitive est alors exploitée en marketing et permet une meilleure compréhension de l organisation des connaissances. Mots-clés : connaissance ; catégorie ; typicalité ; familiarité. Categorization Theory : Concept of Cognitive Psychology in Marketing. Resumed: Facing an offer of products and brands more and more abundante, consumers and buyers turn to, in a conscious way or not, simplification strategies of information and environment. Categorization, a cognitive psychological theory, is therefore exploited in marketing and helps to a better understanding of knowledge organization. Key-words: knowledge; categorization; typicality; familiarity. 1

2 Acheter un ordinateur portable pour travailler tout en restant mobile...nombreux sont les étudiants qui cherchent un tel outil de travail pour débuter leur année scolaire. Afin d optimiser leur achat, l aspect tarifaire sera l un des premiers critères de sélection du produit retenu. Il s agit alors pour le consommateur de comparer d une part les différents prix proposés par divers distributeurs, mais également de confronter les différents prix d une même catégorie de produit. Il serait en effet incohérent, voire absurde, pour un individu de comparer des ordinateurs portables et des lecteurs DVD lorsqu il souhaite acquérir un ordinateur portable! Dès lors, afin de ne pas dupliquer indéfiniment des processus de sélection complexes, certains mécanismes sont utilisés. Ainsi, lorsqu un individu cherche à évaluer un objet, la catégorisation des connaissances joue un rôle important. En effet, un produit est classé dans une catégorie, cette dernière spécifiant les produits auxquels il sera mesuré. La façon dont le produit sera évalué est donc déterminée essentiellement par la catégorisation qui permet de réduire le temps de traitement de l information et de simplifier l environnement de l individu. Si l acquisition des connaissances résulte de l expérience directe des individus avec le produit, du bouche-à-oreille ou encore de la communication réalisée autour du produit, il convient de s interroger sur l organisation des connaissances. Face à un produit nouveau, les consommateurs utilisent leurs connaissances préexistantes dans les catégories leur étant familières. En effet, lorsqu un individu évalue un objet ou une situation, il formule un jugement qui traduit la manière dont cet objet ou cette situation, se place sur une échelle ou sur une norme (Richard, 1990, in Huvé- Nabec, ). Dès lors, ce jugement s appuie sur les informations détenues par le consommateur, ce dernier disposant d informations en interne (mémoire) ou en externe (informations véhiculées par le marché) (Engel, Blackwell et Miniard, ). Il est ainsi fait référence à la structure cognitive du consommateur, cette dernière étant elle-même constituée d un ensemble de connaissances factuelles relatives aux produits (ou croyances) et de la manière dont ces croyances sont organisées dans l esprit du consommateur (Alba et Hutchinson, ; Cohen et Basu, ). Il existe un écart certain entre la réalité objective des choses et la manière dont elles sont perçues par les individus. Costermans (1998) 5 souligne que la représentation du problème par l individu détermine en très grande partie le développement des activités cognitives telles que la prise de décision ou la résolution de problèmes. Ces processus concernent bien plus le problème tel que l individu se le pose à lui-même que le problème tel qu il est délivré par l environnement. Ainsi, dès lors que l on s interroge sur le comportement du consommateur, les opérations cognitives engendrant la construction des représentations et leur transformation sont à considérer. Une interdépendance fonctionnelle entre catégories cognitives et jugement du consommateur a été mise en évidence (Ladwein, ). Face à la masse d informations véhiculées chaque jour, étudier le comportement du consommateur et de l acheteur implique de comprendre les processus participant à la gestion et 1 Richard J.-F. (1990), Les activités mentales, Paris, Armand Collin, in Huvé-Nabec L. (1998), "L'évaluation des extensions de circuit de distribution par le consommateur: le rôle des représentations respectives de la marque et de l'enseigne dans la mémoire du consommateur", Actes de la 3ème Journée de Recherche en Marketing de Bourgogne, 26 décembre, Dijon, pp Engel J.F., R.D. Blackwell et P.W. Miniard (1995), Consumer Behavior, Dryden Press Ed., Orlando, FI, USA, 8ème edition. 3 Alba J. et J. Hutchinson (1988), «Dimensions of Consumer Expertise», Journal of Consumer Research, 13, mars. 4 Cohen J. et K. Basu (1987), «Alternative Models of Categorization : Toward a contingent Processing Framework, Journal of Consumer Research, 13, mars. 5 Costermans J. (1998), Les activités cognitives. Raisonnement, décision et résolution de problèmes, De Boeck Université, 225 pages. 6 Ladwein R. (1995), «Catégories cognitives et jugement de typicalité en comportement du consommateur», Recherche et Applications en Marketing, 10(2),

3 l organisation des connaissances des individus afin que ces derniers y accèdent facilement. C est ainsi que l on utilise le concept de catégorisation, développé à l origine en psychologie cognitive, qui est défini comme le regroupement d objets ou de produits non identiques dans des catégories permettant à l individu de simplifier et de structurer sa perception de l environnement. De nombreuses implications stratégiques sont liées à la catégorisation des produits, telles que le positionnement du produit, l identification des concurrents, l exemplarité du produit et enfin, la localisation des produits. Après avoir brièvement rappelé les origines du concept de catégorisation, les principaux modèles d organisation des connaissances seront présentés et permettront d aborder la catégorisation et ses divers aspects (principe, nature, formation, ). Enfin, quelques lignes traitant de l utilisation des connaissances permettront de noter l importance du processus de catégorisation. 1/ UN BREF RAPPEL DES ORIGINES DU CONCEPT DE CATEGORISATION Le concept de catégorisation émerge des sciences humaines et sociales. En effet, les premières applications de ce concept trouvent pour cadre des disciplines telles que la psychologie (Miller, 1956), la socio-psychologie ou encore l économie (Lancaster, 1966). C est sur une certaine conception de la raison humaine que s appuie la théorie classique de la catégorisation. La pensée est supposée logique au sens philosophique du terme et modélisable mathématiquement. De plus, l esprit est considéré comme le reflet de la nature, c'est-à-dire qu il utilise des symboles abstraits qui se révèlent être la représentation interne de la réalité externe. Puis, à partir de 1955, Kelly développe la notion de personnal construct, dans le domaine de la psychologie clinique, et anticipe la notion de catégorie perceptive. Cette notion a été oubliée en psychologie cognitive mais se retrouve plus tard dans le concept de catégorisation prototypique. En psychologie cognitive et en sociologie, l étude des perceptions a fait l objet d une attention particulière. En effet, de nombreux auteurs se sont intéressés à l influence des perceptions interpersonnelles, c'est-à-dire comment la manière dont un individu est perçu peut influer sur le comportement et les attitudes du percevant à son égard. Le mécanisme de perception est défini comme le «processus de catégorisation dans lequel en suivant une logique d inférence, les individus utilisent des signaux reçus pour construire une identité catégorielle» (Bruner, 1957). En apprenant à percevoir, «les individus apprennent les relations entre les propriétés des objets et des événements rencontrés ; ils apprennent à prédire et à vérifier quoi va avec quoi» (Bruner, 1957). De nombreuses contributions enrichissent le concept de catégorisation depuis plus de trente ans (Brisoux, 1980 ; Jolivot, 1998). Howard (1963) est ainsi le premier chercheur a fournir une modélisation du concept et c est à la suite des recherches de March et Simon (1964) qu il est utilisé la première fois en marketing. Selon ces auteurs, la mémoire humaine se compose de deux parties. A un moment donné, pour un choix précis, une partie de la mémoire joue un rôle décisif et influence directement le choix alors que la seconde reste neutre. On parle alors d ensemble évoqué. Il s agit des marques ayant un probabilité non nulle d être achetées. En économie par exemple, ce construit est utilisé afin de mieux comprendre les limites des capacités de traitement de l information (Lancaster, 1966). La notion de catégorie sémantique naturelle est apparue dans les travaux de psychologie d Eleonor Rosch au début des années Par la suite, diverses directions orientent l évolution de cette notion et, notamment, elle permet l élaboration de la théorie des processus psychologiques de 7 Rosch E. (1973), «Cognitive Reference Points», Cognitive Psychology, 7,

4 catégorisation, aboutissant à l émergence des concepts de prototype et de typicalité (Dubois et Resche-Rigon, ). 2/ LES PRINCIPAUX MODELES D ORGANISATION DES CONNAISSANCES Afin de structurer les informations disponibles dans leur environnement, les individus recourent à des jugements leur permettant de se localiser dans cet environnement, de noter ce qui est acceptable, de classer les stimulations auxquelles ils se trouvent exposés ou encore de situer des informations par rapport à celles dont ils disposent (Ladwein, ). Deux modèles principaux exposent le processus d organisation des connaissances des individus : le premier modèle postule que les connaissances sont organisées sous la forme de catégories hiérarchisées. Le second modèle est basé sur les réseaux sémantiques (Barsalou, 1985 ; Ladwein, 1995). 1er modèle : l organisation hiérarchique des informations stockées en mémoire L organisation en catégories hiérarchiques, également nommées taxonomiques : les connaissances sont regroupées en catégories cognitives. Ces catégories cognitives sont hiérarchisées, c'est-à-dire que chaque catégorie est incluse dans la catégorie d ordre supérieur. Les catégories les plus abstraites et les plus génériques correspondent aux catégories les plus englobantes (Collins et Quillian, 1969). En marketing, la manière dont les connaissances relatives aux produits sont représentées et organisées en mémoire représente les catégories cognitives (Ratneswhar et Shocker, 1991). Ainsi, plus la catégorie est englobante, plus elle est générique et abstraite. Ces catégories de connaissances regroupent généralement de nombreuses autres catégories qui sont imbriquées dans les précédentes. Chaque catégorie se caractérise ainsi par un ensemble d éléments lui appartenant et par des éléments partagés par tous les éléments de la catégorie. Le but des catégories cognitives dévoilées par ce modèle d organisation des connaissances est la réduction du temps de traitement des informations. C est ainsi que Collins et Quillian (1969) soulignent que l on met moins de temps à décider qu un élément appartient à une catégorie qu à vérifier qu il possède les attributs spécifiques de la catégorie. Au sein de cette catégorisation, différents niveaux existent : - le niveau de base (ou niveau de référence) utilisé prioritairement dans le traitement des informations, - les catégories super-ordonnées, - les catégories supra-ordonnées. 8 Dubois D. et P. Resche-Rigon (1995), «De la naturalité des catégories sémantiques : des catégories d objets naturels aux catégories lexicales», Intellectica, 20(1), Ladwein R. (1999), Le comportement du consommateur et de l acheteur, Economica. 4

5 Vêtement Pantalon Pull Veste Jeans Velours Ville Figure 1 : La hierarchisation des catégories de connaissances, in Ladwein R. (1999), Le comportement du consommateur et de l acheteur, Economica, pp nd modèle : structuration des informations en réseau L organisation en réseau, quant à elle, admet que les connaissances ne peuvent pas être dissociées et «rangées» dans des catégories indépendantes. Elles sont toutes liées les unes aux autres par des relations d intensité variable (Quillian, 1969 ; Ladwein, 1995). Ce second modèle basé sur les réseaux sémantiques s oppose au modèle hiérarchique des connaissances. Ainsi, Collins et Loftus (1975) 10 suppose que les informations stockées en mémoire sont reliées entre elles et sont structurées en graphes ou en réseaux. Les nœuds du graphe, qui constituent les concepts, sont éloignés par des distances variables. Selon McClelland et Rumelhart (1986), plus les informations disposent d affinités et d une forte proximité sémantique, plus les concepts sont proches. Ce modèle de propagation de l activation ne fait plus de différence entre les catégories, les éléments en faisant partie et les attributs les définissant. En effet, l individu active un concept au sein du réseau et appelle en mémoire les informations lui étant directement liées, ce qui se fera d autant plus facilement que les distances sémantiques sont faibles. Le modèle de propagation de l activation permet également d expliquer le fonctionnement associatif de la mémoire. Par la suite, les modèles connexionnistes de traitement des informations sont venus complétés l approche par les réseaux sémantiques. 10 Collins A.M. and E.F. Loftus (1975), A Spreading Activation Theory of Semantic Processing, Psychological Review, 82, pp

6 Douceur Fruit Poire Dessert Pomme Manger Table Figure 2 : Schématisation d un réseau sémantique, in Ladwein R. (1999), Le comportement du consommateur et de l acheteur, Economica, pp Parallèlement à ce double paradigme, Barsalou (1983) 11 souligne qu il existe des catégories naturelles (ou taxonomiques) qui obéissent à l organisation hiérarchique, et des catégories «ad hoc», dont la structure tend à s approcher des réseaux, regroupant des éléments issus de différentes catégories naturelles mais répondant à un même but. Les membres de ces catégories ont pour point commun la satisfaction d un même but de consommation mais ne partagent pas forcément des caractéristiques physiques. Les éléments similaires ainsi que les connaissances leur étant associées sont regroupées dans les catégories cognitives. La littérature (Alba et Chattopadhyay, 1985 ; Ladwein, 1993) met en évidence l effet principal de ces regroupements qui est de simplifier la façon dont les informations sont organisées et stockées en mémoire. 3/ QU EST-CE QUE LA CATEGORISATION? Les principes de la catégorisation Les principes de la catégorisation régissent les connaissances organisées en mémoire et certains auteurs (Berger et Bonthoux, 2000) soulignent son utilité dans un but de simplification de la complexité de l environnement Il existe différents types de catégories, des plus précises au plus abstraites : la catégorisation est ainsi un concept multidimensionnel, les différents niveaux de catégorie étant hiérarchisés par une structure interne (Dubois, 1991). Il s agit alors de stocker l information en la structurant de manière mémorisable et opérante (Ladwein, 1995). Selon l approche logique, une catégorie est définie sur la base d une relation d appartenance permettant de dire si oui ou non un élément appartient à une catégorie (Piaget, 1972). Selon Mervis et Rosch (1981), la catégorisation se révèle être une activité cognitive consistant à regrouper des objets ou des événements non identiques dans des catégories, une catégorie cognitive étant un ensemble d objets «considérés comme équivalents» par l individu. Dès lors, les catégories cognitives ne facilitent pas seulement le stockage et l organisation des connaissances en mémoire, elles jouent 11 Barsalou L.W. (1983), Ad Hoc Categories, Memory and Cognition, 11(3),

7 aussi un rôle essentiel dans le processus d évaluation des objets. En effet, l organisation catégorielle des connaissances permet de réduire la complexité de l information à laquelle l individu est confronté, et ainsi d améliorer l efficience du traitement de l information (Cohen et Basu, 1987). La catégorisation permet ainsi de faciliter la classification de nouveaux éléments, ainsi que l utilisation ultérieure de l information (Brucks, 1985 ; Sujan, 1985 ; Alba et Hutchinson, ) dans les prises de décisions, les jugements d évaluation, le choix (Nedungadi et Hutchinson, 1985) et la production de nouvelles connaissances (Brucks, 1985 ; Sujan, 1985). Afin de simplifier une réalité de plus en plus complexe, l individu fabrique des catégories, ou structures. Chaque catégorie est constituée d éléments différents, ces derniers étant associés. Plusieurs étapes du processus de décision permettent aux individus de catégoriser un produit (Bruner, 1957) : - La catégorisation primitive ou premier contact avec un événement qui n a pas encore de signification précise pour l individu ; - La recherche d indices ou phase pendant laquelle l individu balaie son environnement afin d y trouver des données qui lui serviront d indices pour la catégorisation du produit ; - La confirmation et la vérification du placement ou tentative de catégorisation conduisant à la recherche des éléments supplémentaires pour justifier le placement du produit ; - La finalisation de la confirmation, phase au cours de laquelle les individus deviennent moins réceptifs aux signaux additionnels et éliminent les informations qui leur paraissent cohérents. La catégorisation apparaît ainsi en tant que processus de simplification permettant au consommateur d étudier plus facilement un système plutôt qu une somme d éléments disparates. La nature de la catégorisation Concernant la nature de la catégorisation, cette dernière se révèle à la fois état et processus (Filser, ). Lorsqu elle répond à l organisation des marques autour de catégories de produits et de besoins d une manière hiérarchisée, la catégorisation se manifeste en tant qu état. Cependant, le consommateur étant fréquemment conduit à réapprécier la pertinence de sa catégorisation et à concevoir une hiérarchie nouvelle, la catégorisation se présente également en tant que processus. Filser (1994) précise deux processus de catégorisation. Tout d abord, lorsque le consommateur se trouve face à un produit nouveau, il va rattacher le produit à un besoin, et le situer par rapport aux autres catégories de produits déjà associées à ce besoin. En effet, par définition, ce nouveau produit est le premier de sa catégorie. Le consommateur ne peut donc pas l adjoindre à une catégorie déjà existante. Ensuite, lorsque le consommateur est face à une nouvelle marque, mais dans une catégorie de produit déjà existante, il cherche à préciser la catégorie à laquelle la marque doit être reliée, et à apprécier les bénéfices de la marque par rapport aux marques déjà évaluées. Par analogie, si le consommateur est confronté à une marque existante dans une nouvelle formule de 12 Alba J.W. et J.W. Hutchinson (1987), Dimensions of Consumer Expertise, Journal of Consumer Research, 13, mars, Filser M. (1994), Comportement du consommateur, Editions Dalloz, Paris. 7

8 distribution, il s agira de déterminer à quelle catégorie la formule de distribution doit être adjointe puis spécifier les bénéfices de cette formule par rapport aux formules de distribution déjà considérées. La formation des catégories Selon Pinto (1999) 14, «les catégories se définissent en fonction des relations entre ses membres.» Pour le consommateur, les catégories peuvent être conceptualisées avec les concepts de similarité, de substituabilité et d un point de vue plus global avec le concept de complémentarité. La substituabilité La notion de substituabilité a été précisée de diverses manières. Si, selon Pinto (1999) la substituabilité correspond à la capacité qu ont deux produits à satisfaire le même besoin au sein d un marché donné, cette notion a également été définie par Day, Schoker at Srivastava (1979) : «deux produits sont substituts s ils offrent les mêmes ensembles de bénéfices attendus pour une situation d usage particulière.» Aurier (1993) 15 défini la substituabilité de façon plus large : «deux alternatives sont substituables quand elle présentent des combinaisons de caractéristiques qui les rendent acceptables à des niveaux identiques pour un contexte d utilisation particulier.» La complémentarité Si la notion de complémentarité reste peu étudiée et utilisée en marketing, Pinto (1999) considère que «deux objets sont complémentaires s ils sont consommés conjointement afin de satisfaire un besoin particulier.» La similarité Le concept de similarité est défini comme «une fonction positive des attributs communs de deux objets A et B et négative de leurs caractéristiques distinctives. La similarité est fondée sur la représentation cognitive d objets comme ensemble d attributs» (Tversky, ). Un processus de comparaison des similarités contribue à la formation des catégories (Gerbet-Hyvernat, ). En effet, l appartenance d une instance à la catégorie va dépendre de sa similarité avec le concept de la catégorie ou avec les autres instances de la catégorie.un regroupement des instances présentant le plus de caractéristiques communes et le moins de caractéristiques distinctives sera effectué par l individu au moment de la formation de la catégorie cognitive. La similarité entre deux objets peut être définie comme une fonction de leurs caractéristiques communes et de leurs caractéristiques distinctives (Tversky, 1977). Ainsi, dans un 14 Pinto M.-P. (1999), «Les univers de consommation : application du principe de catégorisation», Décisions Marketing, 17, Mai-Août, Aurier P. (1993), «Analyse de la structure des marchés : réflexions et propositions théoriques sur la relation entre deux alternatives de choix», Recherche et Applications en Marketing, 8(1), Tversky A. (1977), «Features of Similarity», Psychological Review, 84(4), Gerbet-Hyvernat C. (2003), Analyse du contenu de l ensemble de considération : une approche par la proximité des marques, Thèse de doctorat, Université Paris IX Dauphine, UFR Sciences des Organisations, DMSP, sous la direction du Professeur D. Merunka. 8

9 but de formation d une catégorie cognitive, les instances présentant le plus de caractéristiques communes et le moins de caractéristiques distinctives seront regroupées par les individus. Certaines recherches soulignent que lorsque le consommateur a peu d expérience avec un produit, en l attribuant à une catégorie comprenant des éléments plus familiers, l individu peut réaliser des inférences et des jugements évaluatifs sur ce nouvel élément en effectuant des comparaisons (Cohen et Basu, 1987). Le phénomène de catégorisation permet ainsi de prendre des décisions en situation d incertitude et d améliorer le traitement des informations. Dès lors, pour effectuer des comparaisons de caractéristiques, le consommateur adopte de façon consciente ou inconsciente, un des modèles de catégorisation suivants (Cohen et Basu, 1987) : - Le modèle classique : chaque catégorie peut-être caractérisée par un ensemble d attributs nécessaires et suffisants. Tout élément possédant ces attributs devient membre de la catégorie, et tous les membres sont équivalents. Le consommateur compare des attributs du nouvel élément et de ceux des catégories existantes. L élément est alors affecté à la catégorie avec laquelle il a le plus grand nombre d attributs en commun. - Le modèle prototype : la catégorie est organisée autour d un élément central (fictif), le prototype, résumé de la catégorie qui représente la tendance centrale. L appartenance d un objet à la catégorie est déterminée par sa similitude au prototype. Le consommateur affecte une catégorie par comparaison entre le nouvel élément et le prototype de la catégorie. - Le modèle de l exemplaire : la catégorie est organisée autour d un de ses membres (réel), l exemplaire, définissant le mieux, aux yeux de l individu, la catégorie. La similitude d un objet à l exemplaire détermine l appartenance de l objet à sa catégorie. Le consommateur affecte une catégorie par comparaison entre le nouvel élément et des exemplaires de la catégorie. Huvé-Nabec (2001) appuie que dans le processus d évaluation d un objet, la catégorisation des connaissances joue un rôle explicatif déterminant. Ainsi, au regard des recherches en psychologie cognitive, et notamment des trois modèles proposés ci-avant, le consommateur peut évaluer les informations qui lui parviennent, et les catégoriser, par une stratégie holistique ou analytique. En effet, selon le modèle prototypique des catégories cognitives de Rosch et Mervis (1975) 18, la catégorisation des connaissances est holistique : elle repose sur les jugements de typicalité. Pour d autres, le consommateur peut catégoriser le stimulus par une stratégie analytique, en se basant, selon le modèle classique, sur la présence de certains attributs nécessaires et suffisants (Rosch, 1972), ou selon le modèle dit de l exemplaire, sur la similarité entre les caractéristiques associées au stimulus et aux catégories cognitives existantes (Medin et Schaffer, ). Au sein de ces deux derniers modèles, les processus de classification peut être holistique (processus global de similarité et de typicalité) ou analytique (comparaison des configurations d attributs) (Changeur et Chandon, ) : La catégorisation holistique : Rosch et Mervis (1975) ont proposé le modèle prototypique des catégories cognitives. Le consommateur évalue l extension en se fondant sur la typicalité ou la similarité. Dans ce cas, l évaluation ne se fait pas par le biais d une analyse de différents attributs mais selon un processus global. Le lien existant entre la marque et l enseigne est 18 Rosch E. et Mervis C. (1975), «Family Ressemblances : Studies in the Internal Structure of Categories», Cognitive Psychology, 7, Medin D.L. et M.M. Shaffer (1978), Context theory of classification learning, Psychology Review, 85, Changeur S. et J.-L. Chandon (1995), «Le territoire-produit : étude des frontières cognitives de la marque», Recherche et Applications en Marketing, 10(2),

10 estimé par le consommateur. Les deux éléments (la marque et l enseigne) sont alors considérées dans leur globalité. Dans le cadre de la stratégie d évaluation holistique, le rôle des jugements de typicalité relatifs à la marque et à l enseigne prend une importance certaine. En effet, les recherches en marketing indiquent que les jugements de typicalité exercent un rôle explicatif des activités mentales du consommateur (Huvé-Nabec, 2001). Si le concept de typicalité a été en premier lieu appliqué à la marque, sa transposition à l enseigne a été assez vite suggérée par les chercheurs (Ladwein, 1995). La catégorisation analytique, quant à elle, s appuie sur deux modèles. Selon le modèle classique, cette catégorisation considère que le consommateur ordonne le stimulus sur la présence de certains attributs nécessaires et suffisants (Rosch, 1972). Selon le modèle de «l exemplaire», la catégorisation s appuie sur la similarité entre les caractéristiques associées au stimulus et aux catégories cognitives existantes (Medin et Schaffer, 1978). Il s agit de comparer directement les attributs et non plus de recourir à un processus global. Dans la mémoire des consommateurs, il s agit d attributs tangibles du produit, d attributs intangibles liés à la marque, de bénéfices fonctionnels, expérientiels et symboliques ou encore d attitudes et de prédispositions comportementales (Keller, ). Plusieurs éléments peuvent également intervenir : la cherté ou prix relatif, le contexte de consommation, la clientèle, les personnages célèbres attachés la marque, les traits de personnalité de la marque (Aaker, ). Un certain nombre d observations peuvent être formulées à l égard des catégories (Gerbet- Hyvernat, 2003) : 1. Tout d abord, certaines instances sont de meilleurs exemples que d autres de la catégorie ; ainsi le moineau est un meilleur exemple de la catégorie oiseau que l autruche (Barsalou, 1983). 2. Ensuite, l appartenance de certaines instances à la catégorie est incertaine. Ainsi, une radio fait-elle partie de la catégorie meuble? (Barsalou, 1983) 3. Enfin, les non-membres de la catégorie varient dans leur similarité au concept de la catégorie. Une machine à écrire n appartient pas à la catégorie «équipement stéréo» ; cependant, elle est plus similaire au concept de cette catégorie qu un chien (Barsalou, 1983). Ces trois remarques permettent de souligner que si certains membres d une catégorie sont considérés comme «appartenant plus» à leur catégorie, les membres d une catégorie ne sont donc pas tous équivalents. Intervient alors le concept de typicalité qui permet de positionner tous les éléments de la catégorie les uns par rapport aux autres selon leur capacité à représenter la catégorie (Rosch et Mervis, 1975). La typicalité La catégorisation servant à faciliter le traitement de l information, la typicalité a été démontrée comme accélérant la vitesse de traitement de l information. Nedungadi et Hutchinson (1985) soulignent que plus les éléments sont représentatifs d une catégorie et plus le traitement de l information est court. Ainsi, la typicalité facilite l acquisition d informations sur un produit surtout si le consommateur est peu familier de la catégorie de produit. On parle alors d inférence : il s agit de la construction de sens au-delà de l information donnée explicitement. L appartenance à 21 Keller K.L. (1993), "Conceptualizing, Measuring, and Managing Customer-Based Brand Equity", Journal of Marketing, 57, January, Aaker D.A. (1991), Le management du capital marque, Edition Dalloz, Paris. 10

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

Révisions : définir et expliquer

Révisions : définir et expliquer Révisions : définir et expliquer 1. Fondements du marketing et études de marché 1) Notions de valeurs perçues par le client? Rapport qualité prix. 2) Quels sont les leviers d actions qui crée de la valeur?

Plus en détail

Marque et hyperchoix : un mariage apprécié par les consommateurs. Sophie Rieunier

Marque et hyperchoix : un mariage apprécié par les consommateurs. Sophie Rieunier Chaire Marques & Valeurs Parole d expert Marque et hyperchoix : un mariage apprécié par les consommateurs Sophie Rieunier Maître de conférences, IAE de Paris, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne N 2012-07

Plus en détail

Le jugement de typicalité comme heuristique de choix: approche comparative

Le jugement de typicalité comme heuristique de choix: approche comparative Le jugement de typicalité comme heuristique de choix: approche comparative www.culture-materielle.com First International Rsearch Seminar on Marketing Communications and Consumer Behavior, Aix en Provence,

Plus en détail

Une approche multidimensionnelle de la marque et des notions adjacentes

Une approche multidimensionnelle de la marque et des notions adjacentes Une approche multidimensionnelle de la marque et des notions adjacentes Le concept d image de marque a fait l objet de nombreuses recherches relativement récentes, dans la mesure où celui-ci s est vraiment

Plus en détail

PRENOM : HALA. Nom, Prénom et grade du directeur de thèse TOURNOIS Nadine, Professeur en Sciences de Gestion, Université de Nice

PRENOM : HALA. Nom, Prénom et grade du directeur de thèse TOURNOIS Nadine, Professeur en Sciences de Gestion, Université de Nice Nice, le 16 juin 2014 NOM : JA BARY E-MAIL PRENOM : HALA HALAJABARY@YAHOO.COM Nom, Prénom et grade du directeur de thèse TOURNOIS Nadine, Professeur en Sciences de Gestion, Université de Nice Page 1 :

Plus en détail

Catégories cognitives et jugement de typicalité en comportement du consommateur

Catégories cognitives et jugement de typicalité en comportement du consommateur www.culture-materielle.com Catégories cognitives et jugement de typicalité en comportement du consommateur RAM, vol 10, n 2, 1995, 89-100 Richard LADWEIN Maître de Conférences EREM, IAE de Lille 97, Bld

Plus en détail

Lignes directrices de l AAI sur l éducation 2013

Lignes directrices de l AAI sur l éducation 2013 Lignes directrices de l AAI sur l éducation 2013 1. Le Conseil de l AAI a approuvé le Programme-cadre d études et les Lignes directrices sur l éducation lors de la réunion qui a eu lieu le 6 juin 1998,

Plus en détail

Du marketing dans ma PME!

Du marketing dans ma PME! Du marketing dans ma PME! Manque d expérience marketing des managers de sociétés technologiques, difficulté de recruter des profils marketing formés ou expérimentés : pourquoi la mission marketing est-elle

Plus en détail

La Menace du Stéréotype

La Menace du Stéréotype La Menace du Stéréotype Fabrice GABARROT Bureau M6158 - Uni Mail Université de Genève 40, Bld du Pont d'arve CH-1205 Genève SUISSE Courriel : Fabrice.Gabarrot@pse.unige.ch Les stéréotypes sont, pour simplifier,

Plus en détail

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions.

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions. Ce glossaire a été élaboré dans un souci de clarification des notions et concepts clés communément utilisés en Gestion des Ressources Humaines, et notamment dans le champ de la gestion prévisionnelle des

Plus en détail

Intérêt pour les personnes 1.9. 9.9 Club social. 5.5 Compromis 1.1. 9.1 Laisser-faire. Intérêt pour la tâche. Travail équipe.

Intérêt pour les personnes 1.9. 9.9 Club social. 5.5 Compromis 1.1. 9.1 Laisser-faire. Intérêt pour la tâche. Travail équipe. Cours 12 Le pouvoir au sein d une organisation Les liens entre pouvoir, autorité et obéissance Le leadership et les traits personnels Les théories du leadership situationnel Pouvoir Capacité d un individu

Plus en détail

Chapitre 3 : l apprentissage et la mémorisation

Chapitre 3 : l apprentissage et la mémorisation Chapitre 3 : l apprentissage et la mémorisation Le consommateur affine sa connaissance du monde au fur et à mesure des stimuli reçus : c est un processus continu Les théories behavioristes Elles s appuient

Plus en détail

Lire pour préparer un travail

Lire pour préparer un travail Leçon LA LECTURE 5 Choisir ses sources documentaires 1 EFFICACE Lire pour préparer un travail Leçon 5 Choisir ses sources documentaires Avertissement Dans la présente leçon, on se préoccupe du choix adéquat

Plus en détail

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage

LE RAPPORT DE STAGE. Le contenu du rapport de stage LE RAPPORT DE STAGE Le rapport de stage a pour objet de présenter des faits et des réflexions sur un stage d apprentissage qui, généralement, s est déroulé dans le cadre d un programme de formation professionnelle.

Plus en détail

La musique au service du marketing

La musique au service du marketing Laurent DELASSUS La musique au service du marketing L impact de la musique dans la relation client, 2012 ISBN : 978-2-212-55263-8 Introduction La musique est-elle un langage? S il est évident qu elle est

Plus en détail

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY I- Le processus de risk management selon ISO 27001(2005), NSIT : 8000 (2002) et Frosdick (1997) : Ce processus inclut

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

Projet Tempus. Présentation de la psychologie économique. 28-30 juin 2010

Projet Tempus. Présentation de la psychologie économique. 28-30 juin 2010 Projet Tempus Présentation de la psychologie économique 28-30 juin 2010 Introduction Qu est est-ce que la psychologie économique? Etude du comportement du consommateur recouvre l ensemble des décisions

Plus en détail

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1

Mission de pédagogie universitaire Université Saint-Joseph Glossaire 1 glossaire Les définitions succinctes, présentées dans ce glossaire, sont, en grande partie, tirées des chapitres du Manuel. Elles sont en harmonie avec les références relatives au Processus de Bologne.

Plus en détail

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises

L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises L essai de Psy.D. (18 crédits) Définition et balises politique adoptée par le CECS le 6 novembre 2002 Suite à l adoption par le Comité des études de cycles supérieurs en psychologie du projet de modification

Plus en détail

Introduction. Marketing des services? De quoi parle-t-on? copyright 1

Introduction. Marketing des services? De quoi parle-t-on? copyright 1 Introduction Marketing des services? De quoi parle-t-on? copyright 1 Marketing des services de l information Vos attentes Redéfinir clairement à qui vous vous adressez Mieux connaître les attentes de votre

Plus en détail

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES

FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES FICHE N 11 : ANALYSER LA COMPOSITION ET LA SÉLECTION DES CANDIDATURES REÇUES De quoi s agit-il? L examen d un CV, un entretien téléphonique ou en face à face, constituent autant d étapes qui peuvent donner

Plus en détail

L approche Bases de données

L approche Bases de données L approche Bases de données Cours: BD. Avancées Année: 2005/2006 Par: Dr B. Belattar (Univ. Batna Algérie) I- : Mise à niveau 1 Cours: BDD. Année: 2013/2014 Ens. S. MEDILEH (Univ. El-Oued) L approche Base

Plus en détail

Contrôle de gestion. Section 1 : Positionnement du contrôle de gestion et identification du métier

Contrôle de gestion. Section 1 : Positionnement du contrôle de gestion et identification du métier Section 1 : Positionnement du contrôle de gestion et identification du métier 1. Rôle et place du Contrôle de Gestion dans l organisation Au début du XXème siècle, l émergence de la structure divisionnelle

Plus en détail

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique

Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique AUNEGE Campus Numérique en Economie Gestion Licence 2 Comptabilité analytique Leçon 1 Leçon n 1 : définition et champ d application de la comptabilité analytique 1 RÔLES DE LA COMPTABILITÉ DE GESTION INFORMER

Plus en détail

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques Présentation générale des outils 1. Généralités 1.1. Cadre institutionnel Le décret du 24 juillet 1997 sur les missions

Plus en détail

Procédure pour évaluer et/ou éditer un article

Procédure pour évaluer et/ou éditer un article Procédure pour évaluer et/ou éditer un article Rôle des membres du comité de rédaction dans le processus de révision d un article : 1. Rôle de la Rédactrice en chef 2. Rôle des Rédacteurs adjoints 3. Rôle

Plus en détail

Leçon 12. Le tableau de bord de la gestion des stocks

Leçon 12. Le tableau de bord de la gestion des stocks CANEGE Leçon 12 Le tableau de bord de la gestion des stocks Objectif : A l'issue de la leçon l'étudiant doit être capable de : s initier au suivi et au contrôle de la réalisation des objectifs fixés au

Plus en détail

Introduction 1. Bibliographie 317 Remerciements 323 Index 325. 2011 Pearson Education France Investisseurs de légende Glen Arnold

Introduction 1. Bibliographie 317 Remerciements 323 Index 325. 2011 Pearson Education France Investisseurs de légende Glen Arnold S o m m a i r e Introduction 1 1. Benjamin Graham 7 2. Philip Fisher 53 3. Warren Buffett et Charles Munger 81 4. John Templeton 133 5. George Soros 169 6. Peter Lynch 221 7. John Neff 255 8. Anthony Bolton

Plus en détail

DEVELOPPEMENT DE LA PERFORMANCE COMMERCIALE

DEVELOPPEMENT DE LA PERFORMANCE COMMERCIALE Sept-13 DEVELOPPEMENT DE LA PERFORMANCE COMMERCIALE Audit commercial Développement de réseau SERVICES Développement commercial Formation vente/négociation Formation management opérationnel Formation communication

Plus en détail

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques

Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Evaluer des élèves de Seconde par compétences en Sciences Physiques Introduction Depuis quelques années, le terme de «compétences» s installe peu à peu dans notre quotidien ; aussi bien dans la vie de

Plus en détail

Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives?

Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives? Quelles sont les caractéristiques de la perception tactile manuelle chez les jeunes enfants et leurs conséquences cognitives? Par Edouard GENTAZ Professeur de Psychologie, Université de Genève Habituellement,

Plus en détail

" La démarche stratégique :

 La démarche stratégique : ECOLE DES HAUTES ETUDES COMMERCIALES Module : Marketing Fondamental Année Académique : 2014/2015 Niveau : 1 ère année Master (TC) Enseignant : KHERRI Abdenacer Groupes : 12, 13, 14, 15 et 16 Site web :

Plus en détail

Lecture critique et pratique de la médecine

Lecture critique et pratique de la médecine 1-00.qxp 24/04/2006 11:23 Page 13 Lecture critique appliquée à la médecine vasculaireecture critique et pratique de la médecine Lecture critique et pratique de la médecine Introduction Si la médecine ne

Plus en détail

Intelligence Artificielle et Systèmes Multi-Agents. Badr Benmammar bbm@badr-benmammar.com

Intelligence Artificielle et Systèmes Multi-Agents. Badr Benmammar bbm@badr-benmammar.com Intelligence Artificielle et Systèmes Multi-Agents Badr Benmammar bbm@badr-benmammar.com Plan La première partie : L intelligence artificielle (IA) Définition de l intelligence artificielle (IA) Domaines

Plus en détail

L évaluation de la performance de la communication media

L évaluation de la performance de la communication media L évaluation de la performance de la communication media Pascal ROOS Enseignant en BTS Management des Unités Commerciales Lycée Edmond Rostand, Saint Ouen l Aumône (95) «Je sais qu un dollar de publicité

Plus en détail

2.0 Interprétation des cotes d évaluation des risques relatifs aux produits

2.0 Interprétation des cotes d évaluation des risques relatifs aux produits 2.0 Interprétation des cotes d évaluation des risques relatifs aux produits L interprétation des cotes attribuées dans le cadre des évaluations des risques relatifs aux produits décrite plus loin repose

Plus en détail

CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE. Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs!

CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE. Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs! CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs! Conseils généraux : Entre 25 et 60 pages (hormis références, annexes, résumé) Format d un

Plus en détail

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction

Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise. Introduction Shadow Manager Simulateur de gestion globale d entreprise Introduction Le logiciel de simulation d entreprise Shadow Manager représente le nec plus ultra des outils pédagogiques de simulation de gestion

Plus en détail

Pédagogie du projet?

Pédagogie du projet? Pédagogie du projet? Toute pédagogie qui place l intérêt des apprenants comme levier des conduites éducatives est appelée «pédagogie fonctionnelle». Ainsi, la pédagogie du projet peut rentrer dans cette

Plus en détail

T de Student Khi-deux Corrélation

T de Student Khi-deux Corrélation Les tests d inférence statistiques permettent d estimer le risque d inférer un résultat d un échantillon à une population et de décider si on «prend le risque» (si 0.05 ou 5 %) Une différence de moyennes

Plus en détail

Ensemble d informations codées au sein d un système de manière à permettre leur conservation et leur rappel MÉMOIRE(S) Mémoire à Court Terme MCT

Ensemble d informations codées au sein d un système de manière à permettre leur conservation et leur rappel MÉMOIRE(S) Mémoire à Court Terme MCT Ensemble d informations codées au sein d un système de manière à permettre leur conservation et leur rappel Capacité à se rappeler ou à reconnaître une expérience antérieure MÉMOIRE(S) Mémoire (Sensorielle)

Plus en détail

LE MANAGEMENT STRATEGIQUE

LE MANAGEMENT STRATEGIQUE LE MANAGEMENT STRATEGIQUE I. Introduction au management stratégique... 2 A. Cas de l entreprise Dell... 2 B. Définitions... 2 C. Les décisions stratégiques... 2 D. Processus d élaboration... 3 E. Impact

Plus en détail

Partie I Le consommateur et la demande

Partie I Le consommateur et la demande Partie I Le consommateur et la demande Chapitre 1 La fonction d utilité 1 Plan du cours 1. Le consommateur. 2. La notion d utilité. 3. Les courbes d indifférence. 4. L optimum du consommateur. 5. Exercices.

Plus en détail

LES DECISIONS STRATEGIQUES ET ORGANISATIONNELLE A L INTERNATIONAL :

LES DECISIONS STRATEGIQUES ET ORGANISATIONNELLE A L INTERNATIONAL : LES DECISIONS STRATEGIQUES ET ORGANISATIONNELLE A L INTERNATIONAL : ANALYSE CONCURRENTIELLE ET STRATEGIE MARKETING INTERNATIONAL : L entreprise a le choix entre 3 grands types de stratégie : La standardisation

Plus en détail

L ACTE DE MESURER ET D ÉVALUER

L ACTE DE MESURER ET D ÉVALUER SECTION 1 L ACTE DE MESURER ET D ÉVALUER OBJECTIF RECHERCHÉ L acte de mesurer et d évaluer est plus difficile que ce qu on peut imaginer au premier abord. S il est relativement aisé de calculer quelque

Plus en détail

L'étape de planification de votre projet technologique

L'étape de planification de votre projet technologique L'étape de planification de votre projet technologique Résumé : Pour gérer l ensemble des contraintes de votre projet - humaines, matérielles, temporelles et surtout financières et accroître ses chances

Plus en détail

PRÉSENTATION. L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation. Sophie Vincent, 22 janvier 2015

PRÉSENTATION. L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation. Sophie Vincent, 22 janvier 2015 PRÉSENTATION L évaluation sensorielle par les consommateurs, un outil stratégique en innovation Sophie Vincent, Spécialiste en recherche consommateurs et évaluation sensorielle 22 janvier 2015 CINTECH

Plus en détail

I q La définition du marketing. II q Les objectifs fondamentaux du marketing. La définition du marketing et de son champ d action FICHE

I q La définition du marketing. II q Les objectifs fondamentaux du marketing. La définition du marketing et de son champ d action FICHE [ La définition du marketing et de son champ d action En raison de la concurrence accrue et de l évolution de l environnement, le champ d action du marketing s élargit. 1 I q La définition du marketing

Plus en détail

L essentiel sur les tests statistiques

L essentiel sur les tests statistiques L essentiel sur les tests statistiques 21 septembre 2014 2 Chapitre 1 Tests statistiques Nous considérerons deux exemples au long de ce chapitre. Abondance en C, G : On considère une séquence d ADN et

Plus en détail

Le développement par fusionsacquisitions

Le développement par fusionsacquisitions Chapitre 1 Le développement par fusionsacquisitions Le développement par fusions-acquisitions s inscrit en général dans le champ de la croissance externe. Il est proposé de clarifier les différentes définitions

Plus en détail

SOMMAIRE DOCUMENT TUNING DESIGN

SOMMAIRE DOCUMENT TUNING DESIGN SOMMAIRE DOCUMENT TUNING DESIGN Design document Tuning 2.1 Introduction au sujet 2.2 Profils de diplômes 2.3 Acquis de l'apprentissage et compétences - descripteurs de niveau 2.4 Processus de consultation

Plus en détail

LES SOLUTIONS MES HUMAINES METTENT EN AVANT LES INDIVIDUS

LES SOLUTIONS MES HUMAINES METTENT EN AVANT LES INDIVIDUS LIVRE BLANC LES SOLUTIONS MES HUMAINES METTENT EN AVANT LES INDIVIDUS Une collaboration entre homme et machine LIVRE BLANC LES SOLUTIONS MES HUMAINES METTENT EN AVANT LES INDIVIDUS 2 A PROPOS Les hommes

Plus en détail

Partie I Le management des processus, ses caractéristiques et son importance pour l entreprise

Partie I Le management des processus, ses caractéristiques et son importance pour l entreprise Partie I Le management des processus, ses caractéristiques et son importance pour l entreprise 1 Pourquoi s intéresser au management des processus? Résumé Réaliser des prestations d excellente qualité,

Plus en détail

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 501 ELEMENTS PROBANTS CONSIDERATIONS SUPPLEMENTAIRES SUR DES ASPECTS SPECIFIQUES

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 501 ELEMENTS PROBANTS CONSIDERATIONS SUPPLEMENTAIRES SUR DES ASPECTS SPECIFIQUES NORME INTERNATIONALE D AUDIT 501 ELEMENTS PROBANTS CONSIDERATIONS Introduction (Applicable aux audits d états financiers pour les périodes ouvertes à compter du 15 décembre 2009) SOMMAIRE Paragraphe Champ

Plus en détail

La confiance joue un rôle prépondérant en économie ; c est un fait avéré et il n est point nécessaire de produire un recensement exhaustif pour s en convaincre. Une seule référence peut suffire : celle

Plus en détail

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive.

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive. L ANALYSE ET L INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS Une fois les résultats d une investigation recueillis, on doit les mettre en perspective en les reliant au problème étudié et à l hypothèse formulée au départ:

Plus en détail

Classement et identification des grandes Écoles de pensée

Classement et identification des grandes Écoles de pensée Classement et identification des grandes Écoles de pensée De 1900 à nos jours, de nombreuses écoles de pensée se sont succédées avec des périodes de recouvrement. Si les écoles de pensée sont bien identifiées,

Plus en détail

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5

CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 CAC/GL 62-2007 Page 1 de 5 PRINCIPES DE TRAVAIL POUR L ANALYSE DES RISQUES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ SANITAIRE DES ALIMENTS DESTINÉS À ÊTRE APPLIQUÉS PAR LES GOUVERNEMENTS CAC/GL 62-2007 CHAMP D APPLICATION

Plus en détail

LES REPRESENTATIONS DES NOMBRES

LES REPRESENTATIONS DES NOMBRES LES CARTES A POINTS POUR VOIR LES NOMBRES INTRODUCTION On ne concevrait pas en maternelle une manipulation des nombres sans représentation spatiale. L enfant manipule des collections qu il va comparer,

Plus en détail

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration

PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration PROGRAMME DE CRÉATION ET INNOVATION TECHNOLOGIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE Enseignement d exploration Préambule La société doit faire face à de nouveaux défis pour satisfaire les

Plus en détail

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE COURRIER DU GROUPE LA POSTE? Alix LEGRAND ESG MANAGEMENT

Plus en détail

Problématique / Problématiser / Problématisation / Problème

Problématique / Problématiser / Problématisation / Problème Problématique / Problématiser / Problématisation / PROBLÉMATIQUE : UN GROUPEMENT DE DÉFINITIONS. «Art, science de poser les problèmes. Voir questionnement. Ensemble de problèmes dont les éléments sont

Plus en détail

Notions et définitions utiles

Notions et définitions utiles Notions et définitions utiles 1 Notions et définitions utiles I. Notions d usage 1. La notion de compétitivité. La notion de «compétitivité» est la symbolique de l enjeu de développement des entreprises.

Plus en détail

Analyse de données multidimensionnelles Projet : Les habitations en Banlieue de Boston. 2011-2012 LACHAAL Rafik

Analyse de données multidimensionnelles Projet : Les habitations en Banlieue de Boston. 2011-2012 LACHAAL Rafik Analyse de données multidimensionnelles Projet : Les habitations en Banlieue de Boston 2011-2012 LACHAAL Rafik I. Introduction Les données choisis concernent les logements en banlieue de Boston. Celle-ci

Plus en détail

Déclassement d'actifs et stock brut de capital

Déclassement d'actifs et stock brut de capital Extrait de : La mesure du capital - Manuel de l'ocde 2009 Deuxième édition Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/9789264067752-fr Déclassement d'actifs et stock brut de capital Merci

Plus en détail

MRK -6081 A : Méthodes d Analyse de Données en Marketing Automne 2010

MRK -6081 A : Méthodes d Analyse de Données en Marketing Automne 2010 E MRK -6081 A : Méthodes d Analyse de Données en Marketing Automne 2010 Professeure :Elissar Toufaily Plage horaire du cours : Cours en salle Jeudi 15h 30-18h30 Local 4221 PAP Du 2 septembre. 2010 au 9

Plus en détail

L entrepreneur. 1. Qu est ce que l entrepreneur?

L entrepreneur. 1. Qu est ce que l entrepreneur? L 1. Qu est ce que l? Un est celui qui observe son environnement, identifie les opportunités qui se présentent eu plan économique ou social, réunit les moyens nécessaires, met en œuvre l activité et en

Plus en détail

Appendice 2. (normative) Structure de niveau supérieur, texte de base identique, termes et définitions de base communs

Appendice 2. (normative) Structure de niveau supérieur, texte de base identique, termes et définitions de base communs Appendice 2 (normative) Structure de niveau supérieur, texte de base identique, termes et définitions de base communs NOTE Dans les propositions de Texte identique, XXX désigne un qualificatif de norme

Plus en détail

La planification financière

La planification financière La planification financière La planification financière est une phase fondamentale dans le processus de gestion de l entreprise qui lui permet de limiter l incertitude et d anticiper l évolution de l environnement.

Plus en détail

Première partie. Maîtriser les pratiques d achat fondamentales

Première partie. Maîtriser les pratiques d achat fondamentales Introduction! Dans un contexte de mondialisation croissante des affaires et de forte demande de création de valeur de la part des dirigeants, l acheteur doit non seulement parfaitement maîtriser ses techniques

Plus en détail

L internationalisation de sa PME : certainement possible!

L internationalisation de sa PME : certainement possible! L internationalisation de sa PME : certainement possible! 1 L internationalisation de sa PME : certainement possible! Depuis la fin des années 1980, l accélération du rythme des changements dans l économie

Plus en détail

La définition La méthode. Les échelles de mesure L ENQUETE PAR SONDAGE : LA METHODE

La définition La méthode. Les échelles de mesure L ENQUETE PAR SONDAGE : LA METHODE L ENQUETE PAR SONDAGE : LA METHODE La définition La méthode Le questionnaire Les biais La passation du questionnaire La validité des réponses Les échelles de mesure Les échelles d évaluation Les échelles

Plus en détail

Académie de Strasbourg - Rapport de jury - BTS MUC - Session 2013. Epreuve de MGUC (U4)

Académie de Strasbourg - Rapport de jury - BTS MUC - Session 2013. Epreuve de MGUC (U4) Académie de Strasbourg - Rapport de jury - BTS MUC - Session 2013 Epreuve de MGUC (U4) Analyse quantitative des résultats Moins de 8 8 note < 10 10 note < 12 12 note < 14 14 et plus Total Nombre 130 122

Plus en détail

La mémoire (en bref)

La mémoire (en bref) Lamémoire(enbref) Les modèles développés en psychologie cognitive conçoivent l individu comme une «entité»quitraitedel information.danscestraitements,lamémorisationtientuneplace particulièrement importante

Plus en détail

Note de mise en œuvre

Note de mise en œuvre Note de mise en œuvre Objet : appliquant l approche standard ou une AMA Catégorie : Fonds propres N o : A & A-1 Date : Mai 2006 I. Introduction L objectif de cette note de mise en œuvre est de présenter

Plus en détail

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales de prévention, de protection et d insertion, aide au développement de

Plus en détail

EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES

EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES EXTERNALISATION : LOGIQUE FINANCIERE ET LOGIQUE DE COMPETENCE SONT LIEES Bertrand Quélin Professeur HEC François Duhamel Etudiant du Doctorat HEC Bertrand Quélin et François Duhamel du Groupe HEC ont mené,

Plus en détail

6.1 Méthode des champs de potentiel

6.1 Méthode des champs de potentiel Chapitre 6 Évitement d obstacles L évitement d obstacles est un comportement de base présent dans quasiment tous les robots mobiles. Il est indispensable pour permettre au robot de fonctionner dans un

Plus en détail

I. La compétence professionnelle au cœur des situations professionnelles. a. Définition de la compétence professionnelle

I. La compétence professionnelle au cœur des situations professionnelles. a. Définition de la compétence professionnelle Développer des compétences professionnelles du BTS Assistant de Manager en séance d Activités Professionnelles de Synthèse (APS) Par Elodie SERGENT (relecture Maguy Perea) Le BTS assistant de manager forme

Plus en détail

Psychosociologie des organisations INTRODUCTION

Psychosociologie des organisations INTRODUCTION 1 INTRODUCTION Le phénomène de groupe a attiré plusieurs chercheurs et il a fait l objet d énormes recherches en psychosociologie des organisations vu l importance q il revêt ce phénomène ans la vie de

Plus en détail

L'apprentissage. La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage.

L'apprentissage. La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage. L'apprentissage 1 Définitions a. Approche globale La majeure partie des conduites sociales n est pas innée mais acquise par apprentissage. Un apprentissage est l acquisition d un nouveau savoir. Dans la

Plus en détail

Formation Théories pour l intervention en Organisation Comprendre les clés du changement

Formation Théories pour l intervention en Organisation Comprendre les clés du changement Formation Théories pour l intervention en Organisation Cette formation concerne Formation professionnalisante Certificat de formation remis Cette formation s adresse aux professionnels qui désirent acquérir

Plus en détail

Experience N 52. Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies. Mars 2012

Experience N 52. Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies. Mars 2012 Les expériences d ERNI dans l univers du management, des processus et des technologies Experience N 52 Mars 2012 MIGRATIONS Garder la maîtrise lors de migrations GARdER la maîtrise LORS de migrations Lors

Plus en détail

La segmentation et le ciblage : principaux piliers de la stratégie Marketing de l entreprise Par M.B

La segmentation et le ciblage : principaux piliers de la stratégie Marketing de l entreprise Par M.B La segmentation et le ciblage : principaux piliers de la stratégie Marketing de l entreprise Par M.B Pour bien servir son marché, une entreprise doit mettre en œuvre une démarche en trois temps : segmentation,

Plus en détail

GROUPE IDRAC Bachelor 2 ème année

GROUPE IDRAC Bachelor 2 ème année GROUPE IDRAC Bachelor 2 ème année Juin 2015 ANALYSE DES CLIENTS ET DES NOUVEAUX CONSOMMATEURS CODE Semestre Nombre heures Nombre crédits Langue d enseignement MKGA303 S3 20 2 Français Département académique

Plus en détail

Thème 2 : Cycle de vie des projets d innovation: ambigüité, incertitude, production de savoir et dynamisme

Thème 2 : Cycle de vie des projets d innovation: ambigüité, incertitude, production de savoir et dynamisme Thème 2 : Cycle de vie des projets d innovation: ambigüité, incertitude, production de savoir et dynamisme Serghei Floricel Dans l introduction nous avons mentionné que les projets d innovation suivent

Plus en détail

L ÉVALUATION DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION

L ÉVALUATION DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION STONA Laurent ls@bepecaser.org L DANS LES DIFFÉRENTS PROCESSUS DE FORMATION Évaluer, c est donner une valeur. Puisque toute formation vise des objectifs, tout acte de formation ou de sensibilisation nécessite

Plus en détail

Entreprises et ménages

Entreprises et ménages Entreprises et ménages Producteurs et consommateurs Les agents économiques sont classés dans les comptes nationaux en fonction de leur rôle dans le processus de création, de répartition et de destruction

Plus en détail

GÉDIA AUDIT & SURVEILLANCE DES COÛTS D ENTRÉE DES ARTICLES FABRIQUÉS

GÉDIA AUDIT & SURVEILLANCE DES COÛTS D ENTRÉE DES ARTICLES FABRIQUÉS GÉDIA AUDIT & SURVEILLANCE DES COÛTS D ENTRÉE DES ARTICLES FABRIQUÉS 1. Pourquoi il est indispensable de surveiller les coûts d entrées des articles fabriqués 1.1. La règle de base de valorisation du stock

Plus en détail

Chapitre 1. Introduction

Chapitre 1. Introduction ISBN 92-64-01565-5 L assurance-maladie privée dans les pays de l OCDE OCDE 2004 Chapitre 1 Introduction Ce chapitre introductif du rapport explique pourquoi l OCDE a décidé d entreprendre une étude sur

Plus en détail

LES MARQUES, CAPITAL DE L ENTREPRISE

LES MARQUES, CAPITAL DE L ENTREPRISE JEAN-NOËL KAPFERER LES MARQUES, CAPITAL DE L ENTREPRISE Créer et développer des marques fortes Quatrième édition, 2007 ISBN : 978-2-212-53908-0 Sommaire Introduction La marque ou le prix 3 PARTIE 1 COMPRENDRE

Plus en détail

Avant-propos. L utilité du plan marketing

Avant-propos. L utilité du plan marketing Avant-propos L Avant-propos E PLAN MARKETING est l exercice annuel des chefs de produit, des directeurs marketing et des comités de direction des entreprises. Le chef de produit le réalise pour la gamme

Plus en détail

QUATRE ÉLÉMENTS À NE PAS SOUS-ESTIMER DANS LE CONTEXTE D UNE TRANSMISSION D ENTREPRISE

QUATRE ÉLÉMENTS À NE PAS SOUS-ESTIMER DANS LE CONTEXTE D UNE TRANSMISSION D ENTREPRISE QUATRE ÉLÉMENTS À NE PAS SOUS-ESTIMER DANS LE CONTEXTE D UNE TRANSMISSION D ENTREPRISE Table des matières 1. Introduction... 1 2. Développement... 2 2.1. Droit successoral, réserve des héritiers... 2 2.2.

Plus en détail

Chapitre V : Résultats. 5.1 Présentation des résultats obtenus. 5.1.1 Interprétation des corrélations

Chapitre V : Résultats. 5.1 Présentation des résultats obtenus. 5.1.1 Interprétation des corrélations Chapitre V : Résultats Les corrélations présentées par la suite, sont celles qui correspondent aux chiffres choisis (corrélation de 0,13 ou 0,13), et celles que nous avons jugées les plus significatifs

Plus en détail

Analyse factorielle des correspondances de Benzécri

Analyse factorielle des correspondances de Benzécri Analyse factorielle des correspondances de Benzécri One Pager Décembre 2013 Vol. 8 Num. 011 Copyright Laréq 2013 http://www.lareq.com Analyse Factorielle des Correspondances de Benzécri Une illustration

Plus en détail

Enseigner par tâches complexes

Enseigner par tâches complexes Enseigner par tâches complexes Enseigner par tâches complexes pour permettre aux élèves d'acquérir les compétences du socle commun et favoriser la différenciation pédagogique. 1. Pourquoi enseigner par

Plus en détail

Performance et valorisation RH

Performance et valorisation RH Performance et valorisation RH Document téléchargeable à des fins de consultation. Toute utilisation à des fins commerciales proscrite sans autorisation expresse de l auteur. 1 La fonction «Ressources

Plus en détail

Elisabeth DELAIS ROUSSARIE UMR 7110 / LLF Laboratoire de Linguistique formelle Université de Paris Diderot

Elisabeth DELAIS ROUSSARIE UMR 7110 / LLF Laboratoire de Linguistique formelle Université de Paris Diderot Elisabeth DELAIS ROUSSARIE UMR 7110 / LLF Laboratoire de Linguistique formelle Université de Paris Diderot JOURNEES IPFC Paris, 5 et 6 décembre 2011 Pour travailler sur l acquisition de la dimension orale

Plus en détail