Première mention d un loup en Estrie depuis plus de 100 ans

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1 Première mention d un loup en Estrie depuis plus de 100 ans Hélène Jolicœur Introduction Au début du XIX e siècle, les loups étaient encore présents en Estrie et en Montérégie et causaient bien des maux de tête aux éleveurs de bétail, assez pour qu on veuille les exterminer. En effet, les plus anciennes mentions de loups dans ces régions remontent au 17 février 1831 alors que des citoyens bien en vue, habitant le canton de Brome et les seigneuries de Lacolle et De Lery, sont entendus devant la «Chambre d Assemblée de la province du Bas-Canada» (Anonyme, 1831a). Voici le témoignage de Robert Hoyle, écuyer : Il y a un grand nombre de Loups dans les dernières Concessions des Seigneuries de La Colle et de De Léry, ainsi que dans les nouveaux établissements; ils font de grands ravages parmi les moutons et quelques fois dévorent de jeunes animaux et de jeunes poulains. On m a informé et je crois cette information correcte, que dans les Comtés de Clinton et de Franklin, dans l État de New-York, adjoignant la ligne de la Province et les Comtés de l Acadie et de Beauharnois, une Prime de vingt Piastres était donnée par l État de New York, autrefois, et de dix Piastres dans ce moment, pour chaque Loup tué, et je crois qu une Prime de dix Piastres serait suffisante pour engager les Chasseurs à prendre et à détruire les Loups, et que ce n est que par ce moyen qu on pourra parvenir à les chasser de la Province. Les ravages causés par les Loups ont découragé plusieurs de nos meilleurs fermiers de garder autant de moutons qu ils le pourraient et pour protéger ceux qu ils gardent, ils sont obligés de les enfermer toutes les nuits; ce qui devient préjudiciable, et souvent fatal. De surcroît, ces grands prédateurs ne manquaient pas de donner, à l occasion, une bonne frousse aux habitants de ces régions. On rapporte ainsi, qu en 1847, un jeune homme aurait été poursuivi par une meute de loups dans le canton de Brome (comté de Shefford) le forçant à trouver refuge pour la nuit sur un rocher (Taylor, 1908). À la même époque, le loup parcourait encore les forêts du nord-est américain non loin de la frontière du Québec et y harcelait également les éleveurs de moutons. Charles Darwin, en 1859, dans son célèbre livre «L origine des espèces» mentionne l existence de deux types de loups dans les monts Catskill (New York) et les dégâts que ceux-ci causent : I may add according to Mr. Pierce, there are two varieties of wolf inhabiting the Catskill Mountains in the United States, one with a light greyhound-like form, which pur- sues deer, and the other more bulky, with shorter legs, which more frequently attacks the shepherds flocks. Cette action déprédatrice ne pouvait rester longtemps impunie. Peu après l audition des écuyers venus témoigner devant la chambre de l Assemblée de la province du Bas-Canada, le gouvernement de l époque adopta, pour la province, «l Acte pour encourager la destruction des loups» (Anonyme, 1831b). Une somme de «deux livres et 10 chelins» était alors accordée pour chaque loup «tué à une distance n excédant pas six milles d aucun lieu habité» (Guay, 1983). Cette loi resta en vigueur jusqu en 1869, mais aucune statistique d attribution de primes ne nous permet de documenter l ampleur de la destruction. L énoncé des ravages causés par les loups aux animaux domestiques, de part et d autre de la frontière du Québec et des États-Unis, semble, à première vue, tout à fait plausible, car l élevage était une des premières sources de revenus de ces anciennes seigneuries. Peu propices à la culture, ces territoires peuplés d environ âmes comptaient sur près de têtes de bétail, particulièrement des moutons, pour assurer la subsistance de leur population (Bouchette, 1815, 1831). Mais, pour que les loups s intéressent de cette façon au bétail, faut-il peut-être voir là un signe que le gibier sauvage se faisait de plus en plus rare. En effet, bien plus que les campagnes d éradication menées contre ce prédateur, c est probablement l incidence de la colonisation sur la faune sauvage, par la récolte directe et par la modification majeure de l habitat, qui contribua le plus efficacement à l élimination de ce grand prédateur au sud du Saint-Laurent. D après Martin (1980), l exploitation de la grande faune à des fins domestiques et commerciales y fut telle, au tournant de la deuxième moitié du XIX e siècle, qu elle provoqua presque l extermination de plusieurs espèces de grand gibier : Dans les Cantons de l Est, l Outaouais, Charlevoix, la Baie des Chaleurs, les populations d orignaux, de caribous et d ours, qui avaient survécu à deux siècles de présence périodique d Européens, eurent à subir une quasi-guerre d extermination : le cerf de Virginie disparut de Brome et de Missisquoi, le caribou se raréfia dans les Appalaches et les Monts Notre-Dame, se retirant au cœur des Shicks-Shocks, l ours se vit plus rarement, alors qu on en Hélène Jolicœur est biologiste à la Société de la faune et des parcs du Québec, Direction du développement de la faune. 40 LA SOCIÉTÉ PROVANCHER D HISTOIRE NATURELLE DU CANADA

2 comptait un par 16 milles carrés dans les territoires non défrichés et enfin, même l orignal risquait de disparaître, n eût été l alerte donnée par la Natural History Society de Montréal vers et qui mena enfin à l engagement des premiers gardes-chasse de la province en La date exacte de la disparition du loup au sud du Saint-Laurent n est pas connue avec précision, mais on la situe quelque part entre 1850 et 1900 (Peterson, 1966). Pour être sûr que le loup ne reprenne pas du «poil de la bête», le ministère des Terres, des Mines et des Pêcheries instaura à nouveau, dès 1903, une loi pour encourager la destruction des loups (Anonyme, 1903). Il suffisait alors que le requérant présente la tête avec la peau et les oreilles entières à un juge de paix pour obtenir une récompense de cinq piastres (Anonyme, 1903 ; Banville, 1981). Pendant près de 50 ans, les habitants de ces régions n eurent plus à se plaindre du loup. Mais comme la nature a horreur du vide, le sud du Québec fut bientôt envahi par un nouveau prédateur, le coyote (Canis latrans), mieux adapté aux paysages forestiers et agroforestiers de ces régions et aux proies de taille moyenne. L arrivée de cette espèce fut même confondue avec le retour en force du loup dans ces contrées (Deyglun et Cognac, 1962) : À titre d exemple et pour prouver que le loup n habite pas nécessairement les forêts éloignées du Nouveau-Québec, sachez qu on a tué des loups à moins de 25 milles de Montréal! En 1948, coup de théâtre à Saint- Hilaire sur Richelieu : 4 loups furent abattus et un cinquième capturé vivant. Au cours des années 49 et 50, on signala des loups un peu partout dans les Cantons de l Est et plus particulièrement dans le comté de Bagot. [ ]. Le loup reviendrait-il à ses lieux d origine? Va-t-on assister à une migration de l espèce au sud? La vérité est beaucoup plus simple et plus gênante que ça C est que le loup n a jamais complètement quitté les régions où il s était installé. Depuis l arrivée du coyote, aucune mention dûment vérifiée de la présence du loup n a été rapportée dans cette portion du territoire québécois. Les perspectives de son retour n étaient même pas envisagées tant son absence du sud du Québec avait été longue et l habitat essentiel à sa survie se trouvait modifié irrémédiablement. La capture au collet d un loup en janvier 2002, en Estrie, plus précisément à Sainte-Marguerite-de-Lingwick ( N / ,5 O), et son identification certaine un an plus tard, ont donc causé une grande surprise parmi la population locale et les gestionnaires de la faune. Cet événement est ainsi venu nous rappeler bien humblement que les prévisions sont faites pour être démenties et que, dans le domaine de la faune sauvage, toute certitude est faite pour être ébranlée. Dès sa capture, le trappeur, M. Laurent Cloutier, qui a été agent de la protection de la faune avant de prendre sa retraite en février 2002, savait qu il était en présence d un sujet hors du commun (figure 1). Pour cet homme aguerri, l identification de l animal ne faisait aucun doute. Il s agissait bien d un loup. Mais avant de confirmer l avènement d un cas aussi exceptionnel, la Société de faune et des parcs du Québec a voulu procéder à une expertise complète de l animal. En raison de la présence fréquemment signalée de chiens errants en Estrie, la possibilité d être en présence d un hybride ne pouvait être écartée. Grâce à la collaboration de monsieur Cloutier, qui a soumis la carcasse et le crâne de l animal à notre examen, nous avons pu procéder à différentes comparaisons avec des mesures contenues dans nos banques de données en attendant les résultats de l analyse génétique. Figure 1. Monsieur Laurent Cloutier avec le loup (à droite) qu il a capturé à Sainte-Marguerite-de-Lingwick. La taille de cet animal peut être appréciée en le comparant avec le gros coyote (20 kg) suspendu à sa gauche. Étape de l identification Mesures morphométriques Treize mesures extérieures ont été prises sur ce spécimen (tableau 1) et ont été comparées, sans utiliser de calculs statistiques particuliers, à des mesures de même type provenant de loups adultes et juvéniles (1,5 an) de la réserve faunique de Papineau-Labelle (loup de petite taille) et de la réserve faunique des Laurentides (loup de taille moyenne). Les loups de la réserve faunique de Papineau-Labelle sont probablement les représentants les plus purs du loup de l Est (Canis lupus lycaon), une des deux sous-espèces de loup présentes au Québec avec le loup du Labrador (Canis lupus labradorius). Les loups de la réserve faunique des Laurentides présentent, quant à eux, un mélange, en proportions variables, de gènes de loup de l Est et de loup du Labrador, ce qui explique leur taille plus forte. Les mesures prises sur le canidé de l Estrie ont également été comparées à celles de coyotes adultes et juvéniles provenant en grande majorité des régions JEAN-JACQUES DUBOIS LE NATURALISTE CANADIEN, VOL. 127 N o 2 ÉTÉ

3 Tableau 1 : Mesures (en cm) prises sur le canidé de l Estrie et sur d autres canidés sauvages du Québec (mâles adultes seulement). Les loups ont été capturés en hiver et les coyotes en début d automne. Les valeurs ombrées indiquent celles qui sont les plus rapprochées des valeurs du canidé de l Estrie. Mesures morphométriques Le canidé de l Estrie Laurentides (n = 9) Loups Coyotes Adultes Juvéniles Adultes Juvéniles Papineau- Labelle (n = 33) Laurentides (n = 9) Papineau- Labelle (n = 9) (n = 18) (n = 5) Poids (kg) 29,1 43,4 28,7 29,3 23,3 15,0 12,9 Longueur MQ 1 157,0 179,9 154,1 167,7 151,6 137,3 135,7 Longueur MV 1 152,0 169,7 142,4 157,0 142,1 128,8 126,8 Longueur MB 1 110,0 128,5 111,3 119,1 106,7 94,1 93,5 Circonférence du cou 43,0 46,2 36,8 39,3 37,8 29,8 28,7 Circonférence de la poitrine 64,0 79,5 61,0 67,9 74,0 51,6 47,5 Longueur patte arrière 24,0 29,0 26,0 28,4 24,6 21,0 20,2 Hauteur au garrot 65,5 82,7 74,3 74,9 71,5 60,5 57,4 Canine supérieure droite 23,0 27,1 21,2 23,7 20,0 19,1 18,4 Canine inférieure droite 22,1 22,5 20,0 21,2 20,0 18,6 16,9 Longueur du pied (A) 7,3 9,0 (12) 2 8,5 (6) 8,6 (7) 8,2 (1) 6,7 (4) Largeur du pied (B) 5,3 7,2 4,5 6,1 7,3 4,4 Largeur du coussinet (C) 3,8 5,2 3,6 4,8 4,6 3,4 1. MQ = Longueur totale prise du museau au dernier poil de la queue ; MV= Longueur totale prise du museau à la dernière vertèbre de la queue ; MB = Longueur totale prise du museau à la base de la queue. 2. Taille échantillon pour les mesures de pieds seulement. du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie Îles-de-la-Madeleine. Pour les comparaisons, seuls les spécimens de même sexe, de même catégorie d âge et capturés à la même période de l année que le canidé de l Estrie ont été utilisés comme animaux de référence. Par contre, les coyotes dans notre banque de données ont été capturés au début de l automne. Comme les canidés prennent du poids durant l hiver, il faut donc considérer les poids et les mesures de coyotes comme légèrement sous-estimées. Mesures crâniennes Au total, 14 mesures crâniennes ont été prises sur le crâne du spécimen en suivant le protocole suggéré par Lajoie et al. (en préparation). Ces mesures ont été comparées avec des valeurs moyennes de crânes de coyotes et de loups de différentes provenances (tableau 2). Le degré de fermeture de la suture occipito-sphénoïde, située entre les bulbes tympaniques, a été utilisé comme critère pour déterminer si l animal était un jeune (< 1 an) ou un adulte ( 1 an). La largeur du prémaxillaire a servi, de son côté, à classer le canidé de l Estrie soit parmi les loups ( 27 mm) soit parmi les coyotes (< 27 mm ; P.H. Fontaine, comm. pers.). Pour distinguer les deux espèces de canidés sauvages et le produit de leur hybridation avec le chien domestique (Canis familiaris), nous avons eu recours à deux critères : le calcul des proportions maxillaires (Howard, 1949) et l angle orbitaire (Iljin, 1941). Pour le premier critère, représenté par le rapport entre la longueur des dents jugales (A) et la largeur palatine (B), les valeurs-seuils ont été les suivantes : coyote = rapport A/B 3,1 ; chien = rapport A/ B 2,7 ; hybride coyote-chien = rapport A/B entre 2,7 et 3,1. De son côté, l angle orbitaire, pris à la hauteur de l apophyse postorbitaire, permet d établir une distinction spécifique entre un loup (< 45 ), un chien (> 53 ) et un hybride loupchien (entre 45 et 53 ). Analyse génétique Un échantillon de chair provenant du muscle temporal a été expédié, en février 2002, au «Wildlife Forensic DNA Laboratory» dirigé par le D r Paul Wilson, de l Université Trent en Ontario, une sommité sur l identification génétique des canidés en Amérique du Nord. Résultats Allure générale L animal, un mâle, avait un pelage typique de celui d un coyote ou d un loup. La couleur de la fourrure était plutôt beige pâle parsemée de longues jarres noires et comportant des nuances peu prononcées de fauve derrière les 42 LA SOCIÉTÉ PROVANCHER D HISTOIRE NATURELLE DU CANADA

4 Tableau 2 : Mesures crâniennes (en mm) du canidé de l Estrie comparées à des valeurs moyennes de mâles adultes de différentes provenances. Les valeurs ombrées indiquent celles qui sont les plus rapprochées des valeurs du canidé de l Estrie. Mesures crâniennes Le canidé de l Estrie Coyotes (n = 24) Loups Laurentides (n = 45) Loups Papineau-Labelle (n = 24) Longueur totale 235,0 198,7 251,1 223,0 Largeur zygomatique 112,1 106,2 139,7 121,3 Longueur des dents jugales (A) 77,8 70,9 86,7 78,1 Diamètre maximum du palais 65,9 58,8 80,4 69,8 Largeur palatine entre P1 23,0 21,0 31,0 25,0 Largeur des apophyses postorbitaires 58,1 50,3 65,2 56,7 Hauteur entre la base de la M1 et l orbite 32,6 27,3 39,1 32,6 Hauteur de l arcade zygomatique 15,7 13,3 19,3 15,6 Longueur de la P4 23,2 20,4 25,6 22,8 Largeur de la M2 12,8 11,9 14,3 13,4 Longueur palatine 107,1 95,9 120,4 107,6 Longueur condylo-basale 220,0 187,3 232,8 208,9 Largeur du prémaxillaire 28,6 23,2 33,2 27,5 Largeur palatine entre canines (B) 22,6 19,4 28,3 23,1 Rapport de Howard (A/B) 3,44 3,7 3,1 3,4 Angle orbitaire 48,3 45º 45º 45º oreilles et sur les pattes (figure 2). À première vue, le cou nous a semblé plutôt massif, mais cela pouvait être attribuable à l enflure causée par le collet. De plus, l animal avait l air bas sur pattes. Ses pieds étaient beaucoup plus larges que ceux d un coyote et ses griffes étaient épaisses et peu recourbées, ce qui le rapprochait du loup. De façon générale, l animal ressemblait à un loup adulte de petite taille ou encore à un louveteau (figure 3). MARC-ANDRÉ GRENIER Mesures morphométriques De par ses mesures extérieures, le canidé de l Estrie se rapprochait d un loup adulte de type Papineau-Labelle ou encore d un loup juvénile de type Laurentides (tableau 1). Les mesures qui s éloignaient le plus de ces deux catégories concernaient le tour du cou et la canine inférieure, qui étaient plus proches du gabarit d un adulte de type Laurentides et, à l opposé, la hauteur au garrot et la longueur de la patte arrière, qui rappellent les mesures d un loup juvénile de type Papineau-Labelle. Ces mesures confirment finalement l impression générale qui se dégageait des observations faites à l œil nu, c est-à-dire que l animal avait l allure d un petit loup court sur pattes avec un cou très massif. Mesures crâniennes L examen du crâne de l animal nous a permis de constater que la suture occipito-sphénoïde était bien soudée, ce qui confirme que la croissance de l animal était terminée et Figure 2. Vue latérale du canidé capturé en Estrie. Comparé aux mesures effectuées sur d autres loups, son cou est massif et ses pattes plutôt courtes. qu il s agissait d un adulte. Dans tous les cas, les mesures du canidé de l Estrie étaient supérieures à celles des coyotes et inférieures à celles de loups de type Laurentides (tableau 2). Elles se rapprochaient beaucoup de celles d un loup de type Papineau-Labelle. Par rapport aux mesures de ce type de loup, les mesures du crâne du spécimen soumis étaient inférieures ou comparables, à l exception de la longueur totale et de la longueur condylo-basale qui étaient supérieures. Le LE NATURALISTE CANADIEN, VOL. 127 N o 2 ÉTÉ

5 Figure 3. Vue de face du canidé de l Estrie. À première vue, l animal ressemblait plus à un petit loup ou à un louveteau qu à un coyote. crâne était donc semblable au crâne moyen d un loup adulte de type Papineau-Labelle, mais il était légèrement plus long (12 mm de plus sur la longueur totale et 11,1 mm de plus sur la longueur condylo-basale) et plus étroit (9,2 mm de moins au niveau de la largeur de l arcade zygomatique ; figure 4). La largeur du prémaxillaire était de 28,6 mm, donc plus élevée que la valeur-seuil de 27 mm qui sépare les loups des coyotes. Cette dernière mesure confirmait que le spécimen étudié était plutôt un loup qu un coyote. À l opposé, le calcul des proportions maxillaires (rapport A/B = 3,44) associait le canidé de l Estrie au coyote et l angle orbitaire (48,3 ) à un hybride loup-chien. Analyse génétique Le rapport du D r Paul Wilson, en date du 24 janvier 2003, a confirmé, finalement, que le canidé capturé en Estrie était bel et bien un loup, plus précisément un loup de l Est (C. l. lycaon) et que son profil génétique était semblable à 95 % à celui des loups de l Est provenant du parc Algonquin. Sample L has a mtdna consistent with C. lycaon/c. latrans and the microsatellite genotype shows 95,0% ancestry with eastern timber wolves (C. lycaon) from Algonquin Provincial Park. This sample has a DNA profile consistent with an eastern timber wolf (C. lycaon). MARC-ANDRÉ GRENIER d un loup de type Papineau-Labelle, nous devons cependant admettre l existence de quelques notes discordantes qui auraient pu nous amener à penser que l animal soumis pour examen n était pas de sang pur. En effet, l angle orbitaire, qui était de 48,3, tombe, selon les valeurs de Iljin (1941), dans le registre des hybrides loups-chiens et le rapport de Howard (1949), qui était de 3,44 semblait plutôt laisser croire, de son côté, que l animal était un coyote. La faible largeur de l arcade zygomatique est probablement à l origine de l anomalie observée au niveau de l angle orbitaire. Quant au rapport de Howard, il s applique probablement aussi bien aux loups qu aux coyotes bien que l auteur n ait documenté que les coyotes, dans son étude. L origine géographique du spécimen trouvé en Estrie n est pas connue, et ne le sera probablement jamais, ce qui n empêche pas les hypothèses d aller bon train pour tenter d expliquer son arrivée à Sainte-Marguerite-de-Lingwick. A-t-il traversé le fleuve? Et, si oui, à quelle hauteur? A-t-il pu être introduit? Et si oui, qui aurait intérêt à poser un tel geste? Est-il venu par le sud de l Ontario en traversant la plaine agricole et les zones densément peuplées qui s y trouvent? La mention du parc Algonquin dans le rapport du D r Wilson ne donne pas nécessairement de pistes en ce sens. La référence à ce parc provincial ontarien, situé non loin de la réserve faunique de Papineau-Labelle, veut simplement dire que le canidé capturé en Estrie montre des ressemblances génétiques avec la population de loups de cet endroit qui sert, au D r Wilson, de population de référence pour identifier le loup de l Est. HÉLOÏSE BASTIEN Discussion Bien que la majorité des mesures morphométriques et crâniennes prises sur le canidé de l Estrie le rapprochent du loup et, plus précisément, Figure 4. Trois crânes de mâles adultes. Au centre, le crâne du canidé de l Estrie, entre un crâne d un gros coyote (à gauche) et un crâne de loup provenant de la réserve faunique de Papineau-Labelle (à droite). Les arcades zygomatiques du canidé de l Estrie sont un peu plus étroites que celles des deux autres canidés sauvages. 44 LA SOCIÉTÉ PROVANCHER D HISTOIRE NATURELLE DU CANADA

6 Figure 5. Carte illustrant l habitat potentiel pour le loup sur la rive sud du Saint-Laurent. La découverte de ce spécimen soulève d autres questions auxquelles il sera peut-être plus facile de répondre un jour. Est-ce que d autres loups, de même type que le canidé de l Estrie, sont déjà établis au sud du Saint-Laurent? Si oui, auront-ils tendance à se regrouper pour former des meutes ou s hybrideront-ils avec des coyotes pour constituer une génération de supercanidés? Qu arrivera-t-il au coyote à la suite de l intrusion de son territoire par le loup? Une chose est cependant certaine, c est que contrairement à ce qu on a toujours pensé, il existe encore des habitats favorables pour le loup au sud du Saint-Laurent. En effet, des modèles statistiques développés à partir des caractéristiques de l habitat du loup présent dans les régions de l Ouataouais, des Laurentides et de Lanaudière (Rateaud et al., 2001), ont été appliqués à toute la portion du territoire québécois délaissée par le loup depuis plusieurs décennies (Jolicœur et Hénault, 2002). Dans ce territoire qui couvre km 2, il existerait entre et km 2 d habitat, surtout localisés dans les Appalaches et le long de la frontière américaine, qui pourrait accueillir de façon permanente ce prédateur (Jolicœur et Etcheverry, en préparation ; figure 5). Cet habitat favorable est entouré d une autre bande de territoire, un peu moins boisée et sauvage que la précédente, qui pourrait, sur une superficie de à km 2, constituer un habitat de dispersion où le loup serait présent de façon occasionnelle. D après les modèles prédictifs, seulement à km 2 de territoire, principalement situés dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, seraient trop dégradés pour accueillir le loup d une quelconque façon (Jolicœur et Etcheverry, en préparation). Un exercice semblable, effectué dans les États de la Nouvelle-Angleterre, a démontré l existence d une immense superficie d habitat favorable pour le loup dans le nord du Maine et, une autre, de plus petite dimension, dans l État de New York, plus précisément dans les monts Adirondacks (Harrisson et Chapin, 1997). La présence de cet habitat favorable, mais non occupé présentement par le loup, a suscité, auprès de certains groupes environnementaux américains, maints espoirs d assister prochainement au retour du loup en Nouvelle-Angleterre. Si le projet de restauration du loup dans les forêts du nordest américain venait à se concrétiser (USFW, 1992), l habitat favorable au loup, que nous avons identifié dans les Appalaches et le long de la frontière américaine, pourrait très facilement trouver preneur. La présence de meutes de loups organisées constituerait une menace pour le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, déjà aux prises avec des épaisseurs de neige records, ainsi que pour le caribou (Rangifer tarandus) de la Gaspésie, désigné espèce menacée. LE NATURALISTE CANADIEN, VOL. 127 N o 2 ÉTÉ

7 Conclusion L arrivée inopinée du loup dans un secteur où on le croyait disparu à jamais n a pas encore soulevé de controverse dans les régions du sud du Québec, car le cas du canidé de l Estrie est considéré, pour le moment, comme un fait isolé. Cette situation risque de s inverser rapidement advenant la découverte prochaine d un autre loup ou d un hybride. La Société de la faune et des parcs du Québec se montre présentement vigilante et enjoint les trappeurs et les chasseurs de lui signaler tous les cas de canidés atypiques qu ils pourraient capturer dans les régions sises au sud du Saint-Laurent. Un programme d échantillonnage de canidés (loup et coyote) est présentement en cours pour établir le profil génétique des différentes espèces de canidés et sous-espèces de loups au Québec et pour constituer des banques de références complètes qui faciliteront les futures identifications génétiques. REMERCIEMENTS Mes plus sincères remerciements vont à M. Laurent Cloutier, trappeur et ex-agent de la protection de la faune de l Estrie, qui a fait preuve d une grande disponibilité et d une collaboration empressée pour que je puisse examiner tout à mon aise son spécimen de canidé. Merci également à M. Bernard Bergeron, directeur de la Direction de l aménagement de la faune de l Estrie et à son personnel, en particulier M. Michel Morin, pour le support technique et logistique. J ai aussi apprécié les échanges d information sur l histoire de la grande faune en Estrie que j ai eus avec M. Réal Carbonneau, directeur de la protection de la faune de cette région. Je ne saurais passer sous silence la contribution de MM. Cyrille Barrette et Pierre-Henri Fontaine pour les connaissances qu ils m ont transmises sur l identification des canidés par les crânes. Les photographies sont de MM. Jean-Jacques Dubois, de la Direction de l aménagement de la faune de l Estrie, de Marc-André Grenier, de la compagnie Photomag, ainsi que de M me Héloïse Bastien, de la Direction du développement de la faune. La carte de l habitat potentiel du loup est une réalisation de M. Yves Lachance, de la Direction du patrimoine écologique et du développement durable du ministère de l Environnement du Québec. Références ANONYME. 1831a. Minutes des témoignages pris devant le Comité spécial auquel a été référée la Pétition de divers Propriétaires de la Paroisse de St.-Timothée, Seigneurie de Beauharnois, relativement aux Écoles, aux Lois des Chemins et aux Grands-Voyers, aux taux excessifs auxquels les terres y sont concédées, à l Agriculture, à une récompense pour la destruction des Loups, et à la Taxe sur le Bois qui passe par le Sault St.-Louis. Rapport du 21 février Appendice du XL e Volume des Journaux de la Chambre d Assemblée de la province du Bas-Canada. 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