Bulletin de liaison des adhérents de l'association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Meurthe-et-Moselle

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1 FMD AFMD54 Maison du combattant 78, place du Colonel Driant NANCY Comité du Pays-Haut CARLO DALLAVALLE Maison des Associations JARNY Site national : Bulletin de liaison des adhérents de l'association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Meurthe-et-Moselle Mesdames, Messieurs, E D I T O R I A L ANNÉE 2013, NUMÉRO 23 DATE DE PARUTION : DÉCEMBRE 2013 PUBLICATION : M. BECHER TÉL : Je vous remercie pour votre fidélité à cette commémoration, et pour votre présence en ce jour anniversaire des fusillés d'auboue, devant ce monument aux Soldats Inconnus de la Résistance de la Meurthe et Moselle. SOMMAIRE La seconde guerre mondiale à Pont à Mousson P 2 Inconnus? pas pour tout le monde; pas pour les familles, pas pour vous ici présents, pas pour l'état français qui, après la guerre, leurs a octroyés la mention MORTS POUR LA FRANCE en regard de la reconnaissance de la nation pour leurs actions et de leurs sacrifices. Mais depuis cette reconnaissance et malgré les nombreuses démarches et demandes de beaucoup de maires, d'associations de déportés et de résistance, d'un parti politique, plus rien! Ce monument reste un monument anonyme qui ne permet pas la transmission de la mémoire. Pourquoi tant de haines dans ce refus? serait-ce parce qu'ils n'avaient pas attendu les ordres de Londres pour commencer à se battre et y perdre la vie? Serait-ce parce qu'ils étaient, pour beaucoup, immigrés aux côtés de leurs camarades français dans la lutte de libération? Serait-ce parce qu'ils étaient, pour beaucoup, communistes? Quelles que soient la ou les raisons, toutes irrecevables, de ce refus d'un devoir de mémoire plein et entier, je trouve cela méprisable car ils sont morts sans calcul, sans arrière pensée, pour s'être battus contre l'envahisseur, pour que notre pays soit libéré et prospère dans un monde de paix et d'amitié. Cela participe peut-être à la volonté de quelques uns de vouloir unifier dans une même journée de souvenir toutes les victimes des régimes totalitaires et autoritaires. Nous ne pouvons accepter cette relativisation de l'histoire. Les événements seraient extirpés de leur contexte et de leur séquence chronologique, effaçant ainsi toute possibilité de corrélation entre les faits historiques. La résistance ouvrière dans le bassin de Nancy Le devenir de 18 français du convoi arrivé à Mauthausen le 30 novembre 1944 Tableau récapitulatif par Patrice LAFAURIE, Amicale Mauthausen Sortie commémorative des rafles des 2 et 5 mars 1943 à Nancy NANCY VPL, texte allemand suivi de la traduction La rafle de Mont Bonvillers du 12 mars 1943 P. 5 P. 8 P.11 P.13 P. 16 P.18 Lucie AUBRAC P.19 Jacques BERGIER P.23 La mémoire de la résistance aujourd hui dans les manuels d histoire MARCEL GALLIOT, un patriote engagé Colloque au mémorial de ROYAL- LIEU-COMPIEGNE Pour que les enfants sachent qui vous étiez L ultime sabotage du peuple de la nuit P.24 P.27 P.28 P.31 P.33 L envie de lire lu pour vous P.37 Hommage à nos disparus P. 39 Agenda P.40

2 PAGE 2 / Bien sûr, nous reconnaissons les souffrances des autres victimes de crimes d'état, ainsi que leur droit au souvenir et aux commémorations, mais sans les amalgamer pour arriver à une négation de l'histoire. Par contre, Kader ARIF, Ministre délégué, chargé des Anciens Combattants, est pour la création d'une journée Nationale d'hommage à la Résistance afin de transmettre les valeurs de celle-ci aux jeunes générations. Nos démarches et nos interventions vont dans le même sens. C'est en s'appuyant sur des monuments clairs et précis, sur une mémoire fidèle et non négationniste que les jeunes générations pourront poursuivre la lutte de leurs anciens pour combattre toutes idéologies arbitraires, et lutter pour un monde démocratique de paix et de tolérance, sans racisme, sans antisémitisme, sans haine de l'autre, sans violence, sans chômage, sans terrorisme, sans fondamentalisme religieux, sans la dominance de la finance sur l'économie. Tous des faits de la société actuelle qui rappellent d'une manière néfaste et inquiétante la montée des fascismes en Europe et leurs terribles conséquences. Nous nous trouvons ici ce soir pour honorer des victimes de ces désordres, et pour transmettre aux jeunes générations leur message d'espoir qui était : "FOI DANS UN AVENIR RADIEUX, DANS UN MONDE DE PAIX". Allocution prononcée lors de la cérémonie à la mémoire des fusillés de la Malpierre Le 27 juillet 2013 Alain CORZANI LA SECONDE GUERRE MONDIALE A PONT A MOUSSON Occupation, collaboration, résistance, répression, libération. Premier bilan. Une conférence de Jean-Claude MAGRINELLI. Pont à Mousson - le samedi 21 septembre 2013 I.Quel est le contexte qui précède l'occupation? A. Les forces économiques et sociales à l'œuvre. 1 Le poumon de la ville est l'usine, créée en 1856 et dont tous les dirigeants se sont auto-désignés. Le deuxième, Camille Cavallier, celui qui va affronter la naissance d'un mouvement ouvrier organisé est l'auteur d'écrits et de propos théorisant le paternalisme. Attachement à l'entreprise par le travail et culte du chef- qui ne tolère pas la contestation- s'accompagnent en contre-partie de quelques avantages accordés aux ouvriers (cantine par exemple). Ce goût du culte de l'ordre dans l'entreprise va de pair avec celui de l'ordre dans la cité comme le prouve le livre qu'il publie en 1922 «Le culte de la sagesse». Il en découle logiquement l'opposition à la journée de 8 h revendiquée par la CGT mais aussi l'opposition à toutes revendications politiques. Quand il meurt en 1926, sa société est devenue importante, avec un rayonnement européen. Il a intronisé son successeur Marcel Paul Cavallier, un polytechnicien qu'il a initié aux affaires et qui va continuer sur la même voie dans le domaine industriel (c'est à lui que l'on doit la 1ère coulée par centrifugation en 1928) mais qui va également intervenir dans le mouvement social qui se forme.

3 PAGE 3 2 Les bouleversements à PAM a) Les forces en présence La CGT qui atteint 3500 adhérents en décembre 1936 est devenu un syndicat de masse.(la CFTC n'a que 300 adhérents et les syndicats professionnels 800.) Elle est implantée dans le bâtiment, à la gare et bien sûr à la Société PAM. Des leaders ouvriers locaux sont apparus, en particuilier des militants communistes implantés dans les directions syndicales. On assiste à la croissance des partis de gauche dans une vieille terre de droite : Camaret est élu (on le situerait aujourd'hui à la gauche de la droite ou à la droite du PS) et la SFIO devient le premier parti de gauche-électoralementtandis que le PCF, deuxième force électorale de la gauche en est la première pour l'organisation : il existe 4 cellules communistes dont une à l'usine elle-même. Il y a des leaders à droite : Gouvy (patron) au Conseil Général et Louis Marin élu depuis La victoire du Front Populaire va inciter ce dernier à créer le Rassemblement National Lorrain pour rassembler toutes les forces contre le Front Populaire, y compris les ligues d'extrême droite. C'est dans ce cadre-là que Doriot et Vallat viendront défiler à Pont-à-Mousson. b)une grève générale, sans manifestation, est lancée par la CGT en novembre 1938 contre les décrets-lois Daladier. Pour remettre la France au travail face à la menace allemande, ce dernier s'attaque aux salaires et aux 40 heures. Un véritable état de guerre va être mis en place pour contrer l'action de la CGT : le préfet envoie 23 gendarmes supplémentaires à PAM qui vont aller surveiller les portails de l'usine, des moulins, de la sucrerie tandis que la brigade de la ville surveille la poste et la mairie. Par précaution le leader de la CGT sera arrêté et maintenu en prison toute la journée. Moyennant quoi, il n'y aura pas de gréviste à Pont-à-Mousson mais ce ne sera pas le cas à Auboué où 275 grévistes vont paralyser la marche de cette autre usine du groupe. 17 membres des bureaux syndicaux seront licenciés (et seront toujours chômeurs en 1939). La Meurthe-et-Moselle va compter 717 licenciés dans ce cadre-là. B. Les évènements internationaux vont entraîner des changements. La loi d'interdiction du PCF dont l'idée «rôde» depuis 1937 (guerre d'espagne) va permettre de licencier des gens, de fermer des permanences et de confisquer des listes de militants. Il faut savoir que si une section syndicale est dirigée par un communiste, celle-ci est dissoute. Dans la ville, 4 militants seront arrêtés et emprisonnés à Toul dont ils sortiront dans le chaos de la poussée allemande. Deux étaient de l'usine, les autres sont des cheminots II L'Occupation allemande. A. Son organisation et les réponses de Vichy Les Allemands installent une Kreiskommandantur dans la ville. Elle contrôle la mairie, la population, les organismes de police et la production de l'usine. A ceci, Vichy répond par une envolée des effectifs de police (7 gendarmes en 1940 et 32 en 1944 alors que la population de la ville a diminué de 7%). Il faut également noter le «concours bienveillant» voire la «collaboration loyale», termes officiels dont l'administration de la ville caractérise les rapports avec les Allemands mais en fait, il s'agit surtout de soumission au contrôle allemand. Les maires doivent être sûrs et dévoués, c'est pourquoi le 16 juin 1940, une directive de Vichy permet au préfet de révoquer les maires élus en C'est ainsi qu'un industriel partisan de l'œuvre de Pétain va remplacer le maire Camaret. En juin 1942, face aux premières attaques armées des FTP, il organisera des gardes d'usine contre les saboteurs. B. Les arrestations à PAM Dans la ville la résistance sera le seul fait du Front National jusqu'au début de 1944 ce qui va entraîner une forte répression. Fin 1941 et début 1942, ces opposants sont communistes (issus souvent des Jeunesses Communistes) mais, à partir de fin 1942 et 1943, un autre recrutement va apparaître. Exemple du groupe Buffard-Gambetta : sur les 11 fusillés, seuls 2 sont communistes. Quelques précisions sur les vagues de répression : 1er juillet 1941 les Allemands envoient à Compiègne, pour un an, 3 militants communistes responsables syndicaux. Les 9 et 10 août personnes sont arrêtées à la suite d'une distribution massive de tracts qui suit le discours de Staline sur la Grande guerre patriotique. Titre des tracts : Staline a parlé.

4 PAGE 4 Il est évident que les Allemands disposent déjà des fichiers de militants que le préfet de région avait commencé à organiser. De Compiègne, 4 de ces militants seront déportés. Septembre 1941 : 3ème vague, encore à la suite d'une distribution de tracts La 4ème vague suit le sabotage d'auboué. Les 12 arrêtés seront libérés car les groupes FTP Paci ont été liquidés. 5ème vague : 7 arrestations le 24/09/1942 dont, parmi elles, certains le sont pour la 2ème ou 3ème fois. Au total ce sont 37 personnes, tous des hommes d'âge mûr (42 ans en moyenne), pères de famille. C.Quelle attitude ont eu les autres forces à PAM? 1 La SFIO a la confiance des gens mais n'est pas présente dans la résistance. 2 C'est bien sur la même chose pour les partis de droite mais la surprise vient de Louis Marin dont on apprend qu'en octobre 1943, après avoir vécu à Vichy, dans la mouvance de Pétain, il est parti rejoindre de Gaulle à Londres. De là il va passer à Alger, faire partie de l'assemblée consultative et finira par faire adhérer son parti au CNR. Exemple de grand écart politique...mais aussi de grand flair! 3 Le responsable de l'usine est le seul dirigeant de ce niveau-là de la sidérurgie à avoir été écarté de la direction après la guerre. Il avait dit à Radio Paris qu'il fallait collaborer et son premier article dans l'echo de Nancy, allant dans le même sens, date du 1er août Après l'attentat d'auboué, la direction de l'usine avait offert une prime de F pour toute personne fournissant des renseignements, prime qui s'ajoutait aux offerts par les Allemands mais elle n'a pas bougé pour demander la grâce des personnes arrêtées comme otages et promises à être fusillées. Inculpé en décembre 1944, Marcel-Paul Cavalier dècède en janvier Il a été jugé par la Cour de Limoges à la confiscation de ses biens personnels et à la déchéance à vie mais la Société n'a pas été touchée. En conclusion, Jean-Claude Magrinelli va rendre un hommage à Henri et André HEU, un couple de militants, natifs de Pont-à-Mousson, où ils se sont mariés, avant de s'installer à Nancy en Résistants de la première heure, ils ont été tous les deux victimes de la répression nazie. Henri Heu a été fusillé à la Malpierre le 21 juillet Déportée Nuit et Brouillard, sa femme sera exécutée à Cologne le 11 mai En réponse aux questions, M. Magrinelli précisera qu'il a volontairement limité son exposé aux premières années de l'occupation, fondatrices pour une période qui semble sans espoir. En 1944, l'espoir est revenu et les actions changent (2 sabotages par semaine à partir de juin 1944), c'est presque une autre histoire. Sources exploitées : Les Archives des préfets, celles de la Justice (en particulier celles de la Section Spéciale), les archives policières (Gendarmerie, Commissariats, Renseignements Généraux, SRPJ dont la XVème brigade comporte une section spéciale, la S.A.C : section anti-communiste) enfin les sources allemandes, à savoir les dossiers des membres de la Gestapo de Nancy lors des procès de Compte-rendu : Claude Favre

5 PAGE 5 LA RESISTANCE OUVRIERE DANS LE BASSIN DE NANCY Une conférence de Jean-Claude Magrinelli donnée dans la Salle Chepfer à l'hôtel de Ville de Nancy, le vendredi 11 octobre Faisant le point sur les recherches entreprises depuis plusieurs années, JC Magrinelli a choisi de présenter, ce jourlà, comment les 2 polices, française et allemande ont collaboré dans leur lutte contre les groupes FTP 1 du Sud de la Meurthe-et-Moselle. Une collaboration exemplaire...(surtout pour les Allemands) et qui a été, d'abord, une inféodation des Français aux Allemands visant les actions militaires (attentats) comme politiques (tracts). Dés leur arrivée à Nancy, par une note de la Feldkommandantur 2 du 11 juillet 1940, les Allemands font connaître leurs 2 objectifs: rétablir la tranquillité et l'ordre et remettre en route l'économie. Le préfet, Jean Schmidt, un disciple de Pétain qui connaît bien sa région, est tout à fait d'accord avec cette ligne et va, de son côté, renforcer les effectifs de gendarmes et de policiers. La XVème Brigade sera sur pied en novembre 1941 et comptera 20 commissaires en mars En outre, la gendarmerie sera reconstituée avec des gendarmes ex- prisonniers de guerre, libérés pour l'occasion. Lorsqu'en janvier 1941 reparaît "La Voix de l'est" journal clandestin du Parti Communiste Français- parti interdit depuis septembre le Préfet prend conscience qu'il y a là une force qui est un élément de trouble. En effet, en 1937, le PCF regroupait adhérents sur les 3 départements lorrains. (Depuis le Front Populaire, il était donc devenu un parti de masse.) Parmi les mesures prises par le Préfet contre cette propagande, notons: Que pour toute découverte d'un tract d'inspiration communiste, 1 ou plusieurs militants communistes seront internés administrativement. Des proches des auteurs présumés pourront être internés également. Le Préfet communique aux Allemands deux listes d'internés: celle de la période de la Drôle de guerre et celle qui date de janvier L'autorisation d'ouvrir le Centre d'internement administratif d' Ecrouves est demandée aux Allemands et sera accordée. Les fichiers de communistes sont reconstitués, d'abord par rapatriement de ce qui reste des documents évacués à la déclaration de guerre puis par un premier questionnaire envoyé aux maires et aux gendarmeries. Ceux-ci doivent donner la liste des éléments "indésirables" de leurs communes, c'est-à-dire juifs étrangers et communistes. Ce sera ensuite le questionnaire envoyé aux entreprises et aux maires contre les éléments "suspects". Enfin la correspondance des familles des suspects sera surveillée. Le 15 juin 1941, le fichier des militants communistes est officialisé. Ces éléments «dangereux pour l'ordre public» peuvent être arrêtés pour une durée indéterminée...ils deviennent donc des otages potentiels des forces d'occupation qui peuvent y puiser par représailles. Avec la diffusion dans toute la Lorraine du tract "Bas les pattes devant l'union Soviétique" signé du Front national pour la Libération de la France, du 22 juin 1941, on assistera au premier durcissement des exigences allemandes et Jean Schmidt va répercuter ce durcissement. A partir du 23 août 1941, les panneaux allemands-annonçant les exécutions- seront gardés La Section spéciale (une justice d'exception destinée à juger en urgence les terroristes) siègera à partir de septembre 1941 enfin, le 2 mai 1942, la création de la SAC (Section spécialisée dans la lutte anti-communiste) est officialisée: l'occupant applaudit à cette mesure. 1 Francs Tireurs et Partisans, groupe armé de la Résistance communiste. 2 Elle représente, dans chaque département, le commandement en chef de l'armée allemande installé à Paris.(MBF) /.

6 PAGE 6 De leur côté les Allemands prennent leurs propres mesures préventives: Le 07 juin 1941: arrestations de 33 militants communistes envoyés à Compiègne (certains seront déportés) Fin juin: Jean Schmidt reçoit l'ordre de surveiller tous les communistes et tous les centres industriels et de faire un rapport quotidien. Des conférences bilatérales entre les 2 polices ont lieu à Nancy dés août 41, enfin en novembre 1941, la XVème Brigade reçoit l'ordre de transmettre tous ses rapports à la Geheime Feldpolizei 3. Avec l'attentat d'auboué (nuit du 4 au 5 février 1942) il y aura une violente réaction des allemands et une prise d'otages sera couplée avec une opération politique. Le MBF 4 annonce que 20 communistes seront fusillés si, d'ici le 10 mars, il n'y a pas de nouvelles concernant cet attentat. Les arrestations vont commencer...les listes établies vont jouer leur rôle. La pétition lancée pour demander la grâce des condamnés, contre la promesse de se tenir tranquilles fera long feu lorsque sera découvert le vol des explosifs dans la mine de Ludres ainsi que leur utilisation dans plusieurs attentats. L'équilibre dans la coopération entre les 2 polices sera rompu et les Allemands prennent la main dès la réunion au sommet du 8 avril Des mesures préventives très sévères sont prises: surveillance accrue des voies de communications, arrestations des communistes encore en liberté, y compris les communistes italiens. Les Allemands vont procéder, d'avril à juin 1942, à une fusion de leurs services de police qui disparaissent au bénéfice de la seule SIPO 5 - dont la Section 4 à comme seule mission de démanteler les groupes armés. C'est cette section qui va démanteler le groupe Paci: à partir du 22 avril 42 (arrestation de Vurpillot, en flagrant délit) puis du 12 mai (arrestation de Paci) les arrestations vont se succéder par vagues. C'est la police allemande qui conduit l'opération à laquelle les Français ne sont qu'associés. La seule autonomie laissée aux gendarmes est de refuser de participer à l'arrestation d'otages. Bilan de cette affaire: 29 personnes jugées seront fusillées de mars à août 42// 78 déportés ou internés//133 membres des familles internés un temps à Ecrouves. Le 1er septembre 1942, le Préfet évoque la décapitation du mouvement communiste dans son département. Bascou est plus prudent: il estime que Paci a trouvé un second parfait à Nancy, il s'agit de Marcel Simon, en fuite et déjà condamné, par contumace le 4 octobre 1941, par la Section spéciale de Nancy à 10 ans de Travaux Forcés. Un nouveau groupe va effectivement être reconstitué, groupe auquel 32 actes de sabotages vont être attribués du 28/03/1942 au 10/05/1943, à Champigneulles, Nancy, Homécourt et Piennes, les deux plus importants étant le vol des explosifs à Ludres et l'explosion du pont-levant de Malzéville. Le démantèlement de ce groupe aura lieu en 2 temps: après l'attentat de janvier 1943 en gare de Champigneulles, 90 perquisitions vont être lancées. Marcel Simon va y échapper et va reconstituer un 2ème groupe avec de jeunes Vosgiens réfractaires au STO. Leur campement en Forêt de Haye sera pris d'assaut en mai 1943 et Marcel Simon abattu sur place. Ces opérations sont l'oeuvre exclusive de la XVème brigade...dont la SIPO se saisit ensuite. Bilan: 32 arrêtés en janvier 1943 et 13 en mai. 28 déportés et 6 fusillés. Deux autres groupes seront démantelés plus tard mais, entre temps, 2 changements vont intervenir: en août 43, Jean Schmidt quitte son poste de préfet de la Région Lorraine pour celui de Trésorier payeur général en Haute Saône. Il est remplacé par André Jean Fort. Par ailleurs, la composition de la SAC de la XVème Brigade change: 20 commissaires ou inspecteurs du cru sont mutés et remplacés par de jeunes policiers sortis des écoles. Leur chef, Siméon Tourette, est marseillais. En septembre 1943, un troisième groupe de résistants, celui de René Malglaive, va être arrêté à la suite du sabotage de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg à Rosières aux Salines. La XVème brigade arrête 16 personnes à Varangéville et St Nicolas. La police française estime très vite qu'il ne s'agit pas de saboteurs mais qu'ils sont coupables de reconstitution de parti interdit. 3 Police secrète. 4 Commandement en chef de l'armée allemande installé à Paris. 5 Police de sûreté

7 PAGE 7 / Les Allemands garderont Malglaive-qui sera fusillé- et remettent les autres à la justice. Huit d'entre eux seront acquittés mais ne seront pas libérés pour autant: ils resteront à Ecrouves. Sept peines de prison seront prononcées pour les autres, six d'entre elles seront déportées. A propos de cette affaire, Courrier, dirigeant de la SAC, pose la question dans un rapport à Vichy: Comment se fait-il que des jeunes gens opposés à l'idéologie marxiste se soient inféodés aussi facilement aux groupes FTPF? En effet Malglaive était un militant de la Jeunesse chrétienne. Force est de constater que, si en 1942, les FTPF se recrutent dans les rangs du PCF et des Jeunesses Communistes, en 1943, vont se mêler communistes, militants chrétiens et socialistes à des réfractaires au STO. En novembre 1943, circule la rumeur qu'il y aurait une organisation en cours, au-dessus de Blénod-lès-Toul. Deux ex-membres du groupe de Malglaive sont repérés là et la XVème brigade, qui se pense plus efficace sans les Allemands va préférer agir seule. Les 5 personnes qu'elle arrêtera seront prises par les Allemands et déportées Nuit et Brouillard. Depuis la disparition de Marcel Simon, il n'existait plus qu'un seul détachement FTPF, celui du groupe Stalingrad, constitué de prisonniers de guerre soviétiques évadés, réfugiés dans un maquis de la forêt de Meuse. Le groupe FTP connu sous le nom de "Gambetta" a été constitué par trois militants venus de Haute-Saône: Buffard, Guillaume et sa femme Simone. De novembre 1943 à février 1944, on leur doit 6 attentats contre des biens de collaborateurs et 8 sabotages: le 15 janvier à la sous-station électrique de la gare se Nancy et le 30 à la gare de Blainville. Un mélange de dénonciation, d'indiscrétion et de manque de prudence va permettre à la XVème brigade de procéder à une rafle, le 22 février 1944, rafle au cours de laquelle Buffard sera abattu et 27 membres du groupe arrêtés. Ils seront transférés aux mains des Allemands: 11 seront fusillés le 19 mai et 14 autres seront déportés. C'est bien la Section anti-communiste, police supplétive de la SIPO qui a éliminé tout le groupe Gambetta, à un moment où peu croit encore à la victoire de l'allemagne. La collaboration entre les deux polices (hors ce qui concerne la destruction des maquis) n'a donc pas été linéaire et a vu alterner moment d'autonomie, période d'inféodation et moment où la XVème brigade a agit seule. Le bilan de cette collaboration est lourd: 47 fusillés, 3 FTP abattus au moment de leur arrestation et 131 déportés du côté de la Résistance. Les pertes du côté des forces de police sont bien moindres: aucune perte pour la SAC, 2 morts pour la gendarmerie (Mars la Tour) plus 2 blessés graves en janvier 1943 à Champigneulles et 2 blessés à Loisy. A la Libération, la question de l'épuration des forces de police et du corps préfectoral a été un sujet sensible et des manifestations seront organisées pour demander justice...mais "c'est une autre histoire" concluera Jean-Claude Magrinelli. Compte-rendu de Claude Favre.

8 PAGE 8 Le devenir de 18 Français du convoi arrivé à Mauthausen le 30 novembre 1944 Remerciements Je remercie pour ses informations précises et ses conseils précieux, Stéphane Lewandowski, résistant maquisard du secteur de Pont-à-Mousson déporté du 30 novembre 1944 au 28 avril 1945 à Mauthausen, camp de concentration nazi en Autriche annexée. Introduction Début septembre 1944, quatre résistants et maquisards du secteur de Pont-à-Mousson, André Biquillon, Roger CAVAJANI, Stéphane Lewandowski, Marcel LACROIX sont faits prisonniers par l armée allemande : ils ont combattu l envahisseur nazi les armes à la main, ils ont connu la France libérée, et pourtant, situation exceptionnelle, ils sont déportés. Les quatre du secteur de Pont-à-Mousson sont parmi les derniers déportés depuis la France encore occupée, et tous les quatre, après un long périple de plusieurs mois dans les prisons allemandes, arrivent finalement au camp de concentration de Mauthausen. André Biquillon, Roger CAVAJANI, Stéphane Lewandowski arrivent à Mauthausen le 30 novembre 1944, dans un convoi qui selon Stéphane Lewandowski comprenait 42 détenus de diverses nationalités, dont, selon le site internet du Troisième Monument de l Amicale de Mauthausen, 18 Français. le quatrième maquisard du secteur de Pont-à-Mousson, Marcel LACROIX arrive le 9 janvier 1945 au camp central de Mauthausen où se trouvent ses trois camarades de Meurthe-et-Moselle. L article porte sur 18 Français arrivés à Mauthausen par le convoi du 30 novembre Le tableau cidessous récapitule le parcours de chacun des 18. Parcours avant Mauthausen Selon Stéphane Lewandowski, deux détenus français du camp de concentration de Sachsenhausen ont rejoint en cours de route, le convoi parti de la prison de Francfort : dans l étude du site internet «Troisième Monument» de l Amicale de Mauthausen, menée avec Stéphane Lewandowski, nous avons trouvé un seul détenu français qui ne soit pas passé par la prison de Francfort : Charles Chebon. On peut donc conclure que le convoi comportait plus que dix-huit Français. Sur les dix-huit Français du convoi, trois viennent de Meurthe-et-Moselle (Chamblay-Bussières et Mailly-sur- Seille), trois de la prison de Belfort et huit de Méximieux (Ain). Sauf Charles Chebon, ils sont donc tous passés par la prison de Francfort. Avant Francfort, les huit venant de l Ain sont selon le site du «Troisième Monument» passés par celle de Sarrebruck. Par contre contrairement à ce qu indique le IIIème Monument, ceux de Meurthe-et-Moselle ne sont pas passés par la prison de Sarrebruck: ils sont passés en ville pour aller la gare de Sarrebruck. Quelque soit leur parcours, les dix-huit sont presque tous des combattants de maquis de l Est de la France : du Doubs (pour ceux passés par la prison de Belfort), de l Ain ou de Meurthe-et-Moselle ; arrêtés lors des combats de la Libération, ils n ont pas été fusillés par l armée allemande. Selon Stéphane Lewandowski, même au camp, les Français parlaient peu avec les camarades des autres maquis, sur les actions menées au maquis, et cela par crainte des mouchards. Arrivée à Mauthausen: A leur arrivée à Mauthausen, les détenus sont conduits aux douches. Selon Stéphane Lewandowski, un garde SS y repére les deux concentrationnaires en provenance de Sachsenhausen, avec qui les détenus français n entrent pas en relation tant leur attitude hagarde les fait passer pour des personnes atteintes de folie : le SS s adresse aux deux qui arrivent du camp de concentration de Sachsenhausen dans les termes suivants : «Ici ce n est pas Sachsenhausen, et vous allez en baver!». Les Français sont immatriculés, dans la série des : de pour Adrien AMIEUX à pour René WILLE. Il faut noter la situation particulière d André LORENTZ dit DUBOIS, maquisard du Doubs, qui repart immédiatement sur Auschwitz début décembre 1944, et cela, sans être immatriculé à Mauthausen; évacué d Auschwitz le mois suivant, il est renvoyé à Mauthausen et sera immatriculé alors avec un matricule dans la série des Quant à Marcel LACROIX, arrivé début janvier 1945, c est à dire avant les convois d évacuation d Auschwitz, il est immatriculé dans la série des

9 PAGE 9 Parcours à Mauthausen : Le parcours des dix-sept Français du convoi restés à Mauthausen présente des caractères originaux, y compris par rapport au parcours des détenus arrivés comme eux dans la phase finale du camp de concentration, à partir de l été Pour quatorze d entre eux, la période dite de «quarantaine» au camp central est particulièrement courte puis qu ils sont affectés en camp annexe dans les dix jours de leur arrivée : - le 5 décembre, cinq (dont André Biquillon et Roger CAVAJANI) sont affectés à Melk, - le 6 décembre, quatre (dont Stéphane Lewandowski ) sont affectés aux camps de Gusen et Gusen II, les plus importants camps annexes de Mauthausen avec, selon Stéphane Lewandowski, 600 autres détenus du camp central, - le 9 décembre, cinq sont affectés à Steyr. Mais, situation exceptionnelle, ils sont presque tous renvoyés très rapidement au camp central, comme si une erreur avait été faite dans leur affectation initiale en camp annexe. Dès le 14 décembre, sont renvoyés au camp central les cinq de Melk où ils ne seront restés que dix jours ; les cinq de Steyr sont renvoyés le 16 décembre, une semaine après leur affectation. Par contre, seulement deux des quatre envoyés à Gusen, Camille DUPUIS et Stéphane Lewandowski, sont renvoyés au camp central le 18 décembre. La veille, le 17 décembre, les kapos de Gusen II sont informés du transfert de Stéphane Lewandowski de Gusen II au camp central ; les coups des kapos de Gusen II que Stéphane LEWAN- DOWSKI a dû endurer quotidiennement cessent alors immédiatement. Il est donc possible d affirmer que le retour au camp central a, comme le montrera a contrario le destin de Marcel LACROIX, sauvé Stéphane Lewandowski d une disparition rapide dans l enfer de Gusen II. Le 18 décembre, les deux détenus Camille DUPUIS et Stéphane Lewandowski reviennent à pied, entre deux sentinelles SS armées de mitraillette et avec un chien. Ce retour massif, quasi simultané et immédiat au camp central est exceptionnel car habituellement un détenu est renvoyé au camp central pour l une des deux raisons : - le transfert en fonction des besoins en main d œuvre dans un autre camp annexe du complexe de Mauthausen, voire dans un autre camp de concentration, - l envoi en raison de l inaptitude au travail des malades au «Revier» ou camp «sanitaire», ou «Russenlager, situé à l extérieur de l enceinte des fortifications ; l envoi au Revier du camp central, véritable mouroir pour les détenus malades considérés comme inaptes, est presque toujours la dernière étape dans le complexe de Mauthausen, l antichambre du four crématoire. Selon Stéphane Lewandowski (entretien de juin 2013), l explication de ce retour rapide est à trouver ailleurs, dans la classification des détenus rapatriés : classés «terroristes», ces détenus considérés comme dangereux, seront mieux surveillés au camp central en étant maintenus dans la première ligne des postes de garde. Le 18 décembre, avec le retour de Gusen de Camille DUPUIS et Stéphane Lewandowski, 15 des 17 détenus du convoi du 30 novembre sont donc au camp central et ils y resteront. Seul Marcel Emin sera réaffecté par la suite en camp annexe : parti le 21 février 1945 à St Aegyd, il y reste jusqu à son évacuation pour revenir définitivement au camp central le 4 avril Charles Chebon et Jean Fèvre restent à Gusen où sera également affecté en février 1945 André LORENTZ dit DUBOIS à son retour d Auschwitz. Ils meurent tous les trois en mars C est ainsi que, situation exceptionnelle, il n y aura aucun Français détenu du convoi du 30 novembre 1944 qui sera libéré dans un camp annexe: les seuls libérés le seront au camp central. Vie et mort à Mauthausen Les détenus dans les camps de concentration nazis sont le plus souvent des hommes jeunes, ou des adolescents. C est particulièrement vrai pour les dix-huit Français du convoi du 30 novembre 1944: à l arrivée au camp de Mauthausen aucun n a plus de 40 ans, la moitié a moins de 24 ans, plus du quart a 19 ans ou 20 ans. Situation classique, l hécatombe est moins forte chez les plus jeunes: sur les cinq jeunes de 19 ou 20 ans, un jeune de 19 ans décède, alors que dix sur les dix-huit, plus de la moitié sont morts à la Libération, en moins de six mois. Situation exceptionnelle, il n y a pas de décès pendant les trois premiers mois, les trois mois d hiver de décembre, janvier et février. Les décès ont lieu uniquement dans les 10 dernières semaines.

10 PAGE 10 Calendrier de 10 décès : mars 1945 : 5 décès le 1 Charles CHEBON (à Gusen), le 8 André LORENTZ dit DUBOIS ( à Gusen), le 18 Maurice PÉQUIGNOT(au camp central), le 19 Jean FEVRE (à Gusen), le 31Robert DEVILLERS(au camp central) avril 1945 : 3 décès le 12 Camille DUPUIS(au camp central), le 22 Jean CHARBONNIER (au camp central) le 24 (selon Stéphane Lewandowski) ou à une date inconnue (selon le site du Troisième Monument) Maurice DOMBRY(au camp central) mai 1945 : 2 décès le 3(au camp central), André CIZERON et Marcel EMIN) Rapatriement en France Six des huit survivants sont libérés de façon anticipée: cinq partent du camp central de Mauthausen le 24 avril 1945, avec les camions de la Croix-Rouge Suisse dans le cadre de l opération d évacuation des détenus français, belges, hollandais et luxembourgeois organisée par la Croix-Rouge Internationale; ils arrivent en France par la Suisse, à Annemasse le 3 mai Michel Perez parti de Mauthausen par le convoi du 28 avril 1945 arrive à Annemasse deux jours plus tard, le 5 mai 1945, jour de la Libération du camp central de Mauthausen. Selon Stéphane Lewandowski, Pierre Daix a fait figurer les six dans la liste des détenus bénéficiant de la libération anticipée en raison des graves menaces d élimination par les SS dans les derniers jours du camp des catégories de détenus classés terroriste Les deux autres survivants, André Biquillon et Roger CAVAJANI, deux combattants de Meurthe-et-Moselle, restés au camp central sont libérés par l armée américaine. André Biquillon, malade, est hospitalisé plusieurs jours près de Linz en Autriche; il arrive en France en avion et est dirigé vers l hôtel Lutétia à Paris le 19 mai Selon un écrit daté de 2000 d André Biquillon, ce fut également le parcours du retour de Roger CAVA- JANI qui, à 36 ans, est le plus âgé des survivants des Français du convoi du 30 novembre Conclusion Même si l enfermement à Mauthausen des dix-huit Français déportés du convoi du 30 novembre 1944 peut sembler court quand on le compare à celui des nombreux nancéens et lorrains raflés en mars 1943, la mortalité pour ceux du convoi est encore plus élevée. Le parcours des dix-huit du 30 novembre 1944est exceptionnel à plus d un titre: - déportés après les débarquements alliés, certains sont déportés après avoir connu la France libérée. - pour la plupart, ils sont renvoyés au camp central de Mauthausen après une courte affectation en camp annexe. - la quasi-totalité des survivants est rapatriée dans les convois de la Croix-Rouge Internationale fin avril, et est donc libérée deux semaines avant l entrée des libérateurs américains au camp central de Mauthausen. En mémoire de Marcel LACROIX Quand après la libération de Pont-à-Mousson, le front se trouve sur la Moselle, Marcel LACROIX, est chargé par les troupes alliées, avec André BIQUILLON autre maquisard du secteur, de la défense d un poste de garde sur la rive gauche de la Moselle, face aux troupes allemandes de l autre côté de la rivière, rive droite. Capturés par une patrouille allemande dont ils ont tué le chef, ils sont ramenés sur la rive droite de la Moselle. Son parcours est dès lors celui de ses trois camarades jusqu à la prison de Francfort, mais il reste à la prison de Francfort et ne fait donc pas partie du convoi arrivé à Mauthausen le 30 novembre Comme à la prison de Francfort il est chargé de la distribution de la soupe, il est à son arrivée au camp central de Mauthausen le 9 janvier 1945 dans un bien meilleur état de santé que ses trois camarades de Meurthe-et- Moselle le 30 novembre Il est interné au camp central où se trouvent ses trois camarades, dans une zone de «semi-quarantaine» (selon l expression de Stéphane Lewandowski); avec Stéphane Lewandowski ils font une ballade dans le camp dit «libre» et vont au marché noir.

11 PAGE 11 Mais Marcel LACROIX aura ensuite un parcours différent de ses camarades : il sera envoyé comme Stéphane Lewandowski deux mois plus tôt au camp annexe de Gusen puis à Gusen II. Il quitte le camp central le 14 février 1945, mais il n y reviendra pas. Il ne reviendra pas de Gusen: il meurt le 30 mars 1945, à l âge de 18 ans, plus jeune des quatre combattants du secteur de Pont-à-Mousson, camarade de classe de l école maternelle de Pont-à- Mousson de Stéphane Lewandowski. Sources: - Troisième Monument de l Amicale de Mauthausen Entretiens avec Stéphane Lewandowski, juin 2013 Patrice Lafaurie, Amicale de Mauthausen, AAFMD DT 54, juin 2013 Tableau récapitulatif par Patrice Lafaurie, Amicale Mauthausen, juin 2013 Légende: (2): * : les trois combattants du secteur de Pont-à-Mousson (3): âge à l arrivée à Mauthausen le 30/11/1944 X: pas d information (4): Parcours avant Mauthausen: prisons en France et en Allemagne X: pas d affectation en camp annexe (5): Parcours à Mauthausen: Affectation en camp annexe et date du transfert. Date du retour au camp central (2) (3) (4) Avant Mauthausen (5)Affectation (6) Adrien AMIEUX Méximieux, le 01/09/1944 Sarrebrücken (prison) 01/09/1944 Frankfurt-am-Main Melk 05/12/ /12/1944 Libéré 24/04/1945 Camp central André BIQUILLON * 19 Mailly, le 14/09/1944 Sarrebrücken 15/09/1944 Frankfurt-am-Main Melk 05/12/ /12/1944 Libéré 05/05/1945 Camp central Roger Justin CAVAJANI * 36 Chamblay, le 11/09/1944 Sarrebrücken 12/09/1944 Frankfurt-am-Main Melk 05/12/ /12/1944 Libéré Camp central 05/05/1945 Jean CHARBONNI- ER Méximieux, le 01/09/1944 Sarrebrücken (prison) 01/09/1944 Frankfurt-am-Main Steyr 09/12/ /12/1944 Décédé Camp central 22/04/1945 Charles CHEBON X Gusen 06/12/1944 Gusen II Décédé Gusen II 01/03/1945 André CIZERON Lyon (Montluc)? Frankfurt-am-Main X Décédé Camp central 03/05/1945 Albert DECRAND Belfort, le 05/09/1944 Frankfurt-am-Main X Libéré 24/04/1945 Camp central Robert DEVILLERS Frankfurt-am-Main Melk 05/12/ /12/1944 Décédé Camp central 31/03/1945 Maurice DOMBRY Méximieux, le 01/09/1944 Sarrebrücken (prison) 01/09/1944 Frankfurt-am-Main X Décédé date et lieu inconnus

12 PAGE 12 (2) (3) (4) Avant Mauthausen (5)Affectation (6) André DUBOIS Frankfurt-am-Main Gusen 17/02/45??/??/45 Décédé Camp central 08/03/1945 Camille DUPUIS Méximieux, le? Sarrebrücken (prison), le? Frankfurt-am-Main Gusen 06/12/ /12/1944 Décédé Camp central 12/04/1945 Marcel EMIN Méximieux, le 01/09/1944 Sarrebrücken (prison) 01/09/1944 Frankfurt-am-Main Melk 05/12/ /12/1944 St Aegyd 21/02/ /04/1945 Décédé Camp central 03/05/1945 Jean FÈVRE Méximieux, le 01/09/1944 Sarrebrücken (prison) 01/09/1944 Frankfurt-am-Main Gusen 06/12/1944 Décédé Gusen 19/03/1945 Stéphane LEWAN- DOWSKI * 19 Mailly, le 14/09/1944 Sarrebrücken 15/09/1944 Frankfurt-am-Main Gusen 06/12/1944 Gusen II 18/12/1944 Libéré Camp central 24/04/1945 Maurice PÉ- QUIGNOT Belfort, le??/09/1944 Frankfurt-am-Main Steyr 09/12/ /12/1944 Décédé 18/03/1945 Camp central Michel PEREZ Méximieux, le 01/09/1944 Sarrebrücken (prison) 01/09/1944 Frankfurt-am-Main Steyr 09/12/ /12/1944 Libéré 28/04/1945 Camp central Gaston PIN Méximieux, le 01/09/1944 Sarrebrücken (prison) 01/09/1944 Frankfurt-am-Main Steyr 09/12/ /12/1944 Libéré 24/04/1945 Camp central René WILLE Belfort, le 26/08/1944 Frankfurt-am-Main Steyr 09/12/ /12/1944 Libéré 24/04/1945 Camp central

13 PAGE 13 Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Délégation Territoriale de Meurthe-et-Moselle Amicale Mauthausen Sortie commémorative des rafles des 2 et 5 mars 1943 à Nancy En 2014, la commémoration se fera, en raison des dates des vacances scolaires, le vendredi matin 28 février. La sortie débutera à 8h30 en mairie de Nancy. La sortie commémorative des rafles des 2 et 5 mars 1943 à Nancy organisée au centre-ville de Nancy par l Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et l Amicale Mauthausen est un hommage aux personnes raflées à Nancy et à toutes les victimes du nazisme. Plan de la présentation de la sortie : 1- Rappel historique : 2- Caractères : 3- Contenu : 4- Objectifs : 5- Dates d organisation : 6- Public : 7- Les 7 étapes : extraits 1- Rappel historique : Le 28 février 1943 est publié dans le journal collaborationniste «L écho de Nancy», l arrêté préfectoral convoquant les jeunes nés entre le 1/1/1920 et le 31/12/1922, à la mairie de leur chef-lieu de canton pour une visite médicale, dans le cadre d une sorte de conseil de révision, en vue de partir travailler en Allemagne pour le STO (Service du Travail Obligatoire). Le 2 mars 1943 à Nancy, les jeunes sont convoqués à la mairie de Nancy par la préfecture. Comme ils ne peuvent pas tous passer ensemble, ils ont quartier libre pour revenir plus tard dans la journée Place Stanislas. La police allemande va alors procéder à plusieurs rafles au cours de la journée au Point Central et dans différentes brasseries du centre-ville: les jeunes gens arrêtés sont conduits à la prison Charles III. Le 5 mars 1943, les soldats allemands bouclent le quartier St Sébastien à 6h du matin et effectuent jusqu au milieu de l après-midi une nouvelle rafle avec perquisitions dans les maisons. Ils rejoignent à la prison Charles III, les jeunes gens arrêtés le 2 mars. Les 2 et 5 mars, plus de 300 jeunes Nancéiens sont arrêtés. La plupart (294 selon un rapport) sont transférés les 8 et 10 mars à Ecrouves prés de Toul, aujourd hui prison, alors centre d internement: ils y restent quelques jours puis sont transférés au camp d internement de Royallieu situé au Nord de Paris, à Compiègne. De cette antichambre des camps de la mort, la plupart sont déportés au camp de concentration nazi de Mauthausen en Autriche annexée : 144 jeunes de l agglomération de Nancy partent dans les wagons à bestiaux des deux convois les 16 et 20 avril les convois dits des Lorrains. Nombreux sont ceux qui ne sont pas revenus de Mauthausen, 88 sont rentrés. 2- Caractères : Longueur : 1 500m Durée : 100 mn (variante courte sans l étape 6 ; prison): 900m durée : 75 mn Parcours au centre ville en 7 étapes De la place Stanislas (étape 1) : Lieu de convocation le 2 mars 1943 des jeunes conscrits de Nancy et environs qui seront raflés dans l après-midi.

14 PAGE 14 Lieu de convocation le 2 mars 1943 des jeunes conscrits de Nancy et environs qui seront raflés dans l aprèsmidi à la rue Raugraff (étape 7, entrée du tunnel sous le marché) : - Lieu de mémoire : Une plaque en souvenir des rafles des 2 et 5 mars 1943 au centre ville de Nancy est apposée depuis 2000 sur le mur de l école Raugraff, à quelques mètres du Point Central - Lieu de manifestations : Chaque année, au début du mois de mars, une cérémonie est organisée devant la plaque commémorative des rafles de mars 1943 puis dans la salle Raugraff, en présence des derniers survivants. Etapes intermédiaires : 2-Place Carnot 3-Place Dombasle : lycée Poincaré 4-Rue Saint Jean : Place Maginot 5-Rue Léopold Lallement 6- Emplacement de la prison Charles III : Place des Justes 7- Rue Raugraff : Place du Marché (voir ci-dessous : Les 7 étapes : extraits) 3- Contenu : - Marche - Rappel historique : évocation et explication des faits. (voir ci-dessus : 1- Rappel historique) - Lecture sur les lieux mêmes des rafles au centre-ville de Nancy (voir ci-dessous : 7-Les 7 étapes : extraits) des témoignages des victimes sur les seules circonstances de la rafle, (éventuellement) Présence de témoins ou prise de paroles de familles de témoins 4- Objectifs : 1- Voir derrière les façades bien connues du centre-ville commerçant de Nancy (Place Stanislas et «Ville Neuve»), une autre face du centre-ville de Nancy 2- Faire un acte d histoire et de démocratie: comprendre où mènent les discours de haine et d exclusion 3- Construire un lien intergénérationnel 4-Rendre hommage aux victimes des rafles et aux personnes de l agglomération de Nancy et Meurthe-et- Moselle déportées par les nazis 5- Dates d organisation de la sortie : 1- A l occasion des cérémonies commémoratives des rafles (habituellement le 2 ou le 5 mars ) : 2- A tout moment de l année : sur demande à l association, 6- Public : Scolaire (primaire, secondaire, supérieur). Tout public. 7- Les 7 étapes : extraits 1-Place Stanislas : Hôtel de Ville Le 2 mars 1943, le matin, à Nancy, les jeunes des classes 40, 41, 42 venant de l agglomération sont convoqués à la mairie de Nancy par la préfecture. Comme ils ne peuvent pas tous passer ensemble, ils ont quartier libre pour revenir plus tard dans la journée. Témoignage de Lucien Geindre raflé le 2 mars 1943, libéré : «A l hôtel de ville un policier nous dit à 10h de revenir l après-midi; avec des amis, je vais boire au Palais de la Bière, rue St Jean.» 2-Place Carnot : Le 2 mars 1943, vers 17h30 la police allemande procède à la rafle dans différentes brasseries et arrête environ 120 jeunes gens qui sont conduits à la prison.

15 PAGE 15 / Témoignage de Bernard Giry, 19 ans, étudiant à la faculté de droit de Nancy, raflé le 2 mars 1943, déporté à Mauthausen : «Pour les étudiants, le sport, c était le jeudi après-midi, près du stade Marcel Picot: nous avons arrêté vers 16h30; en revenant pour reprendre les cours à la fac, nous avons traversé le parc de la Pépinière et comme nous avions soif à cause du sport, nous sommes entrés à la Brasserie «La Viennoise», à l angle de la Place Carnot et de la rue des Michottes; nous avons commandé et nous n avons pas bu: les hommes en manteau de cuir ont ramassé nos cartes d identité; certains se sont réfugiés en vain dans les toilettes; ils ont aussi raflé le jeune accordéoniste de l orchestre: il avait 17 ans.» 3-Place Dombasle : Lycée Poincaré Le censeur des études (le proviseur-adjoint) a consigné les élèves au lycée Poincaré toute la journée. 4-Rue Saint Jean : Place Maginot Témoignage de Pierre Thouvenin, 23 ans, raflé dans la rue le 2 mars 1943, déporté à Mauthausen, Auschwitz, Mauthausen : «Nous sommes au début de l après-midi et nous entrons (avec mes deux amis) dans une brasserie, anciennement appelé «le bar Américain» sur la place Maginot, pour boire un demi de bière et discuter. C est alors que des Allemands entrent, demandent nos papiers d identité et les gardent, en nous disant simplement d attendre. Au bout d un moment, des autobus arrivent et nous emmènent à la prison. Je ne sais pas encore que ma vie vient de basculer.» ( ) 6-Emplacement de la prison Charles III : Place des Justes Témoignage de Pierre Thouvenin raflé le 2 mars 1943, emprisonné à Charles III puis au centre d internement d Ecrouves : «Mes parents sont venus me voir à Ecrouves. J aurais pu m échapper, parce que je me souviens les avoir accompagnés jusque sur la route. Mais on ne réalisait pas.»( ) 7- Rue Raugraff : Place du Marché Témoignage de René Viard, 16 ans, magasinier, raflé chez lui le 5 mars 1943, déporté à Mauthausen, Dachau: «J avais 16 ans, j étais magasinier à la salle des ventes du quartier, je vivais chez mes parents, les soldats allemands sont entrés dans l immeuble, ont monté l escalier, sont entrés dans l appartement et m ont emmené.»( ) «A mon retour, je rêvais «Mais pourquoi nous ont-ils arrêtés?», maintenant je ne rêve plus.» Rédaction : Patrice Lafaurie Amicale Mauthausen Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Renseignements : Lamaï BECHER : ou au Bis rue Maurice BARRES Nancy

16 PAGE 16 N ancy VPL europa.eu/content/list/567/ comprend une carte et des photos des lieux de mémoire Region Lothringen (Lorraine), Departement Meurthe-et-Moselle Der Ort Hauptort des Departements Meurthe-et- Moselle, zweitgrößte Stadt Lothringens, Einwohner/innen. Bahnhof TGV Paris, Strasbourg; und Luxemburg, Lyon, Marseille, Saint-Dié. Auto von Saarbrücken 122 km (A 6 in F: A 4 Metz bis Ausfahrt N 431 Nancy, weiter auf A 31 bis Sortie/Ausfahrt 20 Nancy-Centre); von Straßburg 150 km (A 4 Metz bis Sortie/Ausfahrt 44, dort weiter auf N 4/A 330, A 33). 1/ Die Ereignisse Die große jüdische Gemeinde (Synagoge: 19 Avenue Joffre) war ab 1942 Ziel von Razzien und Deportationen, etwa 700 kamen in den Vernichtungslagern um. Vor der für den 19. Juli 1942 vorgesehenen Razzia kurz nach der Razzia des Veld Hiv in Paris, dem Beginn der Endlösung in Frankreich verhalfen Polizeichef Vigneron und seine Abteilung 300 bedrohten ausländischen Juden zur Flucht in die unbesetzte Zone, indem sie ihnen falsche Papiere und Fahrkarten gaben. Bei der Razzia wurden nur 32 angetroffen. Vor den Deportationen in den Jahren 1943 und 1944 wurden sie nicht mehr informiert und konnten sie nicht verhindern. Anfang März 1943 fehlten am Treffpunkt für die einberufenen STO-Zwangsarbeiter ungefähr 300 junge Männer. Die Gestapo verhaftete in einer Razzia am 2. März etwa 120 junge Männer am Place Carnot, am 5. März weitere 250 im Marktviertel. 293 von ihnen wurden über das Gefängnis Charles III und das Internierungslager Écrouves in das deutsche Internierungslager Compiègne gebracht. Von dort wurden 144 in das KZ Mauthausen deportiert, wo fast die Hälfte umkam. Am 19. August 1944 räumten die Deutschen das Gefängnis Charles III. 100 Gefangene wurden zusammen mit 142 aus anderen Haftorten über das KZ Natzweiler-Struthof u.a. in die KZ Dachau, Mauthausen und Dautmergen deportiert, nur einer von dreien überlebte. Nancy wurde im September 1944 von der 3. US-Armee (General Patton) befreit. 2/ Gedenken Ein Denkmal zu Ehren der umgekommenen deportierten Juden befindet sich am Eingang zum israelitischen Teil des Friedhofs Préville, gegenüber 15 Avenue de Boufflers. An der Friedhofsmauer wurden 20 Büsche gepflanzt und kleine Gedenksteine gesetzt im Gedenken an die 20 jüdischen Kinder, die die Gestapo aus ihrem Versteck in einem Altersheim herausgeholt hatte. Der (z.zt., 2013, noch vorläufige) Place des Justes vor dem ehem. Gefängnis Charles III ist zu Ehren der Judenretter/innen aus Nancy so genannt (zwischen Rue Abbé Didelot und Rue Cyfflé). Am Bauzaun des abgerissenen Gefängnisses erinnert eine Tafel an die antisemitische und rassistische Verfolgung unter Vichy und eine weitere an die vielen im Gefängnis inhaftierten und später deportierten Juden (zwischen Pont des Fusillés und Rue Abbé Didelot). Polizeichef Vigneron und fünf Polizisten wurden von Yad Vashem als Gerechte unter den Völkern und durch eine Gedenktafel am Polizeigebäude (38 Boulevard Lobau) geehrt. Zu den Brennpunkten der Gestapo- Razzien vom März 1943 gegen STO-Verweigerer gibt es einen Gedenkweg ( Parcours de mémoire des rafles de mars 1943, s. hier) mit den Stationen (entprechend der zeitlichen Abfolge der Razzien): 1 Place Stanislas/Hôtel de Ville, Place Carnot, Place Dombasle/Lycée Poincaré, Rue Saint-Jean, Rue Léopold Lallement, Place des Justes/ehem. Gefängnis Charles III, Place du Marché sowie Rue Raugraff. An der ehem. École Raugraff erinnert eine Tafel an die Razzien und Deportationen. An die Deportationen erinnern zwei Tafeln in der Rue Léopold-Lallement; die obere ist gestiftet von überlebenden Deportierten und nennt die Namen sowohl von 19 Opfern der STO -Razzia wie von über zwanzig jüdischen Deportierten. 3/ Literatur/Medien Muller, Jean-Pierre: Désobéir à Vichy: la résistance civile de fonctionnaires de police, Nancy html Ci-contre, traduction du texte allemand en Français par Mme MAETZ Simone professeur d allemand /

17 PAGE 17 / Situation de Nancy et comment s y rendre Les événements La grande communauté juive (Synagogue 19 avenue Boulevard JOFFRE) a été dès 1942, l objet de rafles et de déportations et 700 personnes ont péri dans les camps d extermination. Avant la rafle prévue pour le 19 juillet 1942 et peu de temps après la rafle du Vel-d hiv à Paris, qui représente le début de la solution finale en France, le chef de la police Monsieur VIGNERON et ses adjoints aidèrent 300 juifs étrangers à fuir dans la zone libre en leur fournissant de faux papiers et des billets de transport. Lors de la rafle, seules 32 personnes furent arrêtées. Avant les déportations de 1943 et 1944, ils ne furent plus informés et ne purent plus intervenir. Début mars 1943, lors de l enrôlement de la STO (Service du Travail Obligatoire), environ 300 jeunes hommes manquaient à l appel. La Gestapo, dans une rafle celle du 2 mars 1943, arrêta 120 jeunes hommes place Carnot et 250 autres dans le quartier du marché. 293 d entre eux furent emprisonnés à la prison Charles III avant d être transférés dans le camp de séjour surveillé d Ecrouves puis dans le camp Allemand de Compiègne. 144 prisonniers furent ensuite déportés à Mauthausen où presque la moitié mourut. Le 19 août 1944, les Allemands évacuèrent la prison Charles III. 100 prisonniers rejoignirent 142 autres venus de différentes prisons et furent déportés dans les camps de Dachau, Mauthausen et Dautmergen après avoir transité par le camp de Natzweiller-Struthof, seul un déporté sur trois survécut. Nancy fut libérée le 15 septembre 1944 par la 3éme armée américaine du Général PATTON. Les monuments commémoratifs Un monument à la gloire des déportés juifs morts pour la France se trouve à l entrée du cimetière israélite de Préville au 15 avenue Boufflers. 20 petits buissons furent plantés le long du mur d enceinte et 20 petites stèles furent déposées en souvenir des 20 enfants juifs découverts par la Gestapo dans une maison de retraite où ils s étaient cachés «La Place des Justes» (qui est en cours d aménagement 2013) se situe devant l ancienne prison Charles III ( entre la rue Cyfflé et la rue de l Abbé Didelot) et porte ce nom en hommage aux hommes et aux femmes qui ont aidé les juifs. Sur les grilles qui entourent les travaux de l ancienne prison détruite se trouve une plaque commémorant les actes antisémites et racistes sous le régime de Vichy. Une autre plaque rend hommage aux nombreux prisonniers et déportés juifs ( entre le pont des fusillés et la rue de l Abbé Didelot). Yad Vashem rendit hommage au chef de la police, Monsieur VIGNERON et à 5 policiers en les nommant «Justes parmi les peuples» et une plaque apposée sur l Hôtel de police, boulevard Lobau, commémore ce fait. Il existe aussi un parcours de mémoire des rafles de mars 1943 dédié aux opposants au STO avec différentes stations : Hôtel de Ville de Nancy, Place Stanislas, Place Carnot, Place Dombasle, Lycée Poincaré, rue Saint Jean, rue Léopold Lallemand, Place des Justes, l ancienne prison Charles III, Place du marché et la rue Raugraff. Devant l ancienne école Raugraff, une plaque commémorant les rafles et les déportations est apposée. Sur ce parcours se trouvent 2 plaques, rue Léopold Lallemand : La partie supérieure de la plaque a été déposée par des déportés qui ont survécu et rend hommage à 19 victimes des rafles du STO ainsi qu à plus de 20 déportés juifs.

18 PAGE 18 LA RAFLE DE MONT BONVILLERS DU 12 MARS 1943 Comme dans d'autres localités de Lorraine, la visite médicale prévue avant le départ pour le STO- instituée en février a donné lieu à des rafles de jeunes gens qui, une fois arrêtés, ont été déportés en camp de concentration dans le cadre de ce qu'himmler avait surnommé l'opération Meerschaum". Il avait en effet, en janvier 1943, exigé personnes aptes au travail pour les camps que dirigeait la SS qu'il dirigeait... Pour les jeunes des classes de Mont-Bonvillers, le recensement avait eu lieu à Audun-le-Roman le 2 mars au matin. Cette journée de congé un peu particulière s'est poursuivie l'après-midi par la tournée des cafés de Mont- Bonvillers, dans la tradition retrouvée de la journée des conscrits. Or un détachement de prisonniers russes, gardés par des Allemands, revenant de la mine de Murville (où la plupart de ces jeunes travaillaient également)et se rendant à leur camp est passé devant la cantine où ils étaient regroupés. Environ une dizaine de jeunes sont alors sortis et, se mettant en tête du détachement, ont chanté l'internationale. Joseph Jazbinsek raconte dans ses souvenirs que c'était la Marseillaise 1. Les militaires allemands sont intervenus, sans doute pour les faire taire. Neuf jours plus tard, les Autorités allemandes arrêtèrent 7 jeunes, certains à la sortie de la mine et les incarcèrent,dans un premier temps à Briey puis à Ecrouves quatre jours après. Le motif commun des arrestations était: "Avoir manifesté des sentiments anti-allemands le jour du recensement des jeunes gens". Début mai 1943, l'un d'entre eux a été libéré mais les six autres sont partis d'ecrouves à Compiègne le 12 mai puis de là, rapidement, comme dans tous les cas que nous avons rencontrés (Nancy, Ligny en Barrois) ils ont été déportés par le transport du 25 juin de Compiègne à Buchenwald. HOGARD Marcel, Paul Né le 05/08/1922 à Fresnes-en-Woevre. Célibataire. Domicilié 3 rue Nationale à Mont Bonvillers Mineur-chargeur aux Mines de Murville depuis le 1er août Matricule à Buchenwald. Resté à Buchenwald où il a été libéré le 11/04/1945. Rentré. JAZBINSEK François Né le 14/06/1922 en Yougoslavie. Domicilié rue des Fronts à Mont Bonvillers. Machiniste à la mine. Matricule à Buchenwald. Parcours ensuite: Kar retour à Buchenwald puis Dora, Lub et Auschwitz. Mort à Dora. JAZBINSEK Joseph Né le 14/01/1920 en Yougoslavie. Français par naturalisation en Marié le 6 mars 1943 Machiniste à la mine de Mont Bonvillers. Domicilié 34 rue des Fronts à Mont Bonvillers. Il faisait partie du mouvement de résistance Libé-Nord. Parcours dans l'univers concentrationnaire : Buchenwald matricule du 27/06 au 08/07/1943 Peenemünde du 09/07 au 14/10/43. Après le bombardement de ce site il est envoyé au tunnel de Dora du 14/10/43 au 05/04/1945 (matricule 22791) Evacué sur Ravensbrück du 14 au 26 avril (et reimmatriculé 13679) avant la marche d'évacuation vers l'ouest. Il s'évade de la colonne le 1er mai 1945 et rencontre des soldats américains le 2. Le retour se fera par Parchim, Aix-la-Chapelle puis Lille le 10 mai 45. Il arrive à Nancy le 12 mai. PEROTTO Mario Pas trouvé dans le Livre Mémorial Né le 1er / 03/1920 Machiniste à la Mine de Murville PEROTTO Jean 22 ans. Libéré début mai 1943 TURCHI Albert Né le 19/02/1921 à Auboué. Français par option. Célibataire. Domicilié 6 rue des Fronts à Mont B Machiniste à la mine. Buchenwald matricule Parcours ensuite: Kar Buchenwald Dora puis évacué sur Bergen-Belsen où il est libéré le 15/04/1945. ZAMICHEI René Né le 18/06/1921 à Pedavena (Italie). Français par naturalisation. Célibataire. Domicilié à Mont B Mineur-chargeur. Buchenwald matricule "Un déporté lorrain dans la conquête spatiale. Peenemünde-Dora" Souvenirs de J. Jazbinsek. Rédacteur Pierre Mangin. Fensch - Vallée Editions.

19 PAGE 19 LUCIE AUBRAC Réalisé par Claude BERRY en France. Fiction ( d'après une histoire réelle) Générique: Scénario: Claude Berry, Arlette Langman. Interprètes: Carole Bouquet ( Lucie Aubrac), Daniel Auteuil ( Raymond Aubrac), Jean-Roger Milo ( Maurice), Eric Bouchet (Serge), Patrice Chéreau ( Max), Heino Ferch ( Klaus Barbie), Pascal Gréggory (René Hardy), Andrzej Seweryn. 115 mn. Couleurs. Résumé: Le 15 mars 1943, des dirigeants de la Résistance Sud sont arrêtés à Lyon par la police française au domicile de l'un d'eux. Raymond Aubrac, dit François Vallet, est du nombre. Il est remis en liberté provisoire après l'intervention de sa femme, qui, au nom du Général de Gaulle, a menacé le Procureur de la République de dures représailles. Le 21 juin, Raymond Aubrac retrouve avec Jean Moulin une partie de l'etat Major de son réseau à Caluire. Avant même que la réunion ne débute, ils sont arrêtés par la Gestapo. Leur compagnon René Hardy réussit à s'enfuir. Le 21 octobre, jouant de la rivalité des services allemands, Lucie Aubrac, sous le faux nom de Melle de Barbentane, organise et réussit l'évasion de son mari. Elle rencontre à cette occasion Klaus Barbie, Obersturmführer de Lyon. En février 1944, le couple s'envole pour Londres. Thématique: Extraits du dialogue: Lucie à ses élèves: " L'histoire d'aujourd'hui sera l'histoire de demain. C'est à travers la mémoire de chacun de nous que se transmet l'histoire, que s'écrit l'histoire. Elle sert à savoir qui l'on est et à savoir d'où l'on vient. L'histoire, c'est la connaissance du passé. C'est en conservant la mémoire du présent que l'on peut éclairer l'avenir."- " Pourquoi on n'étudie jamais l'histoire d'aujourd'hui?" - " Ce n'est pas l'histoire, l'histoire, c'est hier." Max : " unification possible grâce à Delestraint. Il faut rester unis jusqu'à la Libération". " Un foyer normal, c'est encore la meilleure des couvertures. Je ne sais pas où a lieu la réunion de demain; c'est Lassagne qui l'organise". Hardy: "De toute façon, je ne reste pas à la réunion". Les résistants: "vous n'avez pas le droit de dire que Hardy est un traître; vous n'en avez pas la preuve. - C'était le seul qui n'avait pas de menottes". Raymond au libraire: " Nous avons juré d'être ensemble tous les 14 mai de notre vie". Un résistant: " si le message Ils partiront dans l'ivresse est renouvelé, vous partirez ce soir". Technique filmique: montage parallèle entre les occupations et les actions de Raymond et celles de Lucie. Plans serrés sur les personnages, ce qui réduit le décor. Plans serrés sur les visages dans l'attente de nouvelles. Les plans larges n'apportent aucune information. Représentation des résistants: cadrage triangulaire. Gros plans sur les personnages dans les moments de forte tension. Champ-contre champ lors des dialogues. Plans serrés sur les résistants qui posent une bombe sur les rails et gros plan sur les mains, très gros plan sur les aiguillages. Espace: extérieurs: la maison ( façade), rue Esquirol et arbres. Intérieurs et extérieurs: cellule à Montluc, Ecole de Santé, imprimerie, le magasin de Maurice, la Gestapo, quelques de rues, le carrefour à l'endroit de l'attaque du camion, Boulevard des Hirondelles. Film tourné à Lyon. Maison du Dr Dugoujon ( intérieur et extérieur). L'imprimerie est le lieu de rendez vous des résistants. Cimetière, lieu de surveillance. Le lycée, la salle de classe et la cour. Hôtel Carlton. La clinique, grande maison bourgeoise dans un parc. Paysages du Jura: montagnes, prairie. Objets liés au décor: machine à coudre dans l'atelier de Maurice. Ouverture et fermeture de la grande porte de la prison, les camions qui transportent les prisonniers, les vêtements de Melle de Barbentane, le pistolet de Raymond, les photos, l'alliance, les blattes dans la cellule, les livres, le vélo. Les seaux que les résistants vident chaque matin, ce qui leur donne l'occasion d'échanger quelques mots. Produits de maquillage, bijoux, cisaille. Récit : savoir du spectateur égal ou supérieur à celui de Raymond. Le récit amène le spectateur à s'identifier à Lucie. Lucie à la fin du film: " j'ai accepté de donner mon nom à ce film en raison du soutien apporté par Claude Berri à la Fondation de la Résistance". Ecrit d'une façon linéaire par rapport au livre " Ils partiront dans l'ivresse " réalisé sous forme de journal. Il repose sur la relation entre actions et sentiments et tourne autour de deux temps forts: les deux évasions.

20 PAGE 20 Temporalité: ellipses de temps importantes: entre le 14 mai 1943 et le 21 juin 1943, entre l'évasion et le départ pour Londres. Le film se concentre essentiellement sur les deux évasions au mépris de l'action résistante. Tourné d'après le livre de Lucie Aubrac écrit au moment du procès Barbie ( 1987). Personnages: Lucie Aubrac, jeune femme, professeur d'histoire, élégante, courageuse, simple, engagée politiquement, Raymond, son mari, ingénieur des travaux publics, intelligent, calme et discret, qui a un rôle important dans un réseau de résistance et que J. Moulin sollicite pour entrer dans l'armée secrète. Maurice, tailleur, cousin de Lucie, homme de bon sens et présent dans la difficulté, résistant. Serge Ravanel, résistant et ami des Aubrac, Max ou Jean Moulin, chef de la résistance en France, envoyé du général de Gaulle, Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon, en civil ( cravate et épingle), Lassagne et Aubry, amis des Aubrac, appartenant au même réseau que Raymond, Hardy, appartenant au réseau de la Résistance Fer, qui dénonce les participants à la réunion de Caluire, Boubou, le très jeune fils de Raymond et Lucie et Marie, qui s 'occupe de Boubou et de la maison. Judith, juive, qui travaille pour les Allemands aide les résistants. Le vieux colonel allemand, ami de Judith, gentil et débonnaire, le lieutenant Schlondorff, qui permet à Lucie de voir Raymond en cachette de Barbie. Police française en civil. Figures emblématiques: Chapeau feutre et écharpe blanche de Max, trois Tractions ( arrivée de la Gestapo chez Dugoujon ). Drapeau à Croix gammée dans le bureau de la Gestapo. Fouet de Barbie, le chien, menottes. Rails ( de face, puis en plongée) et train en gros plan. Traction qui emmène les résistants après l'explosion du train. Les résistants ont deux Tractions et un fourgon. Torches qui balisent le terrain d'aviation. Bande son: radio de Londres. Nous apprend l'arrestation de Delestraint à Paris. Hurlements en français et en allemand lors de l'arrestation chez Dugoujon. Pas de traduction de l'allemand quand Barbie ne s'adresse pas à un Français. Hurlements sous la torture, coups de fouet. Bruit du train, bruit de l'explosion. sanglots de Raymond. Oppositions: opposition dans la représentation des Allemands: les bons et les mauvais ( brutes, tortionnaires). Dramaturgie: suspense: contrôle des papiers dans le train vers le Midi, retard des résistants à la réunion chez Dugoujon. Trahison présumée de Hardy. Condamnation à mort de Raymond alors qu'on a vu un homme fusillé dans la prison. Raymond dans le tram à côté des SS. Echec de la première tentative d'évasion, mais Raymond a vu Lucie courir sur le trottoir. Amour entre Lucie et Raymond: c'est sur cet amour que repose le récit et l'action: Lucie et raymond sur la route, au mépris de la prudence. On apprend l'arrestation des parents de Raymond. Résistance: Les Aubrac confient leur fils à un homme qui semble en difficulté ( sans papiers). Etablissement de faux papiers pour Raymond qui devient, après Vallet, Ermelin, à l'imprimerie. Raymond avale un papier qui se trouvait dans la poche de Max. Réunion des résistants dans l'imprimerie, préparation de l'évasion. Les résistants utilisent leurs contacts, surveillent les allées et venues de la prison et de la gare; ils veulent reprendre J. Moulin avant que la Gestapo ne sache qui il est. Avec de la confiture au cyanure, Lucie veut empoisonner Hardy, soupçonné d'avoir trahi. Lucie obtient de faux papiers et devient Guylaine de Barbentane, identité sous laquelle elle obtient facilement un rendez vous avec Barbie et trompera les SS pour libérer Raymond en attaquant le camion qui transporte les prisonniers. Préparation de la voiture qui servira à l'évasion et des actions de chacun ( attaque et évacuation rapides). Lucie ment à ses beaux parents en disant que Raymond est parti pour Londres. Le libraire donne à Lucie des nouvelles de Raymond. Le début du film situe l'action de Raymond Aubrac dans la résistance en nous montrant l'attaque et le déraillement d'un train à l'aide de bombes. Les résistants repeignent les plaques d'immatriculation des Tractions. Les cheminots fournissent les silencieux. Propose de C. Berri sur le film: Ils partiront dans l'ivresse "ce livre n'est ni un roman, ni un journal intime. C'est une suite de souvenirs, d'événements vécus par les Aubrac, à Lyon et dans la région, en Il est rare que d'anciens résistants soient restés connus et célèbres, sous un pseudonyme choisi par la clandestinité. Raymond Samuel était juif, son épouse, Lucie Bernard n'était pas, elle, concernée par les lois raciales. Arrêté à Caluire, avec Jean Moulin, Raymond avait été condamné à mort.

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