Direct Légumes. La compétitivité c est maintenant

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1 Direct Légumes L hebdo des producteurs n Vendredi 17 janvier 2014 Sommaire La semaine syndicale Conférence PIClég Marchés et concurrence Flash Entreprises 4 Le fil de l actu 6 Indemnités journalières Economies d énergie Symposium international sur la carotte Harmonisation des réglementations * à partir de 2016, les entreprises devront décider si elles souhaitent poursuivre avec le CICE auquel s ajouterait un nouvel allègement de cotisations patronales ou mixer les deux en une baisse générale de charge équivalente à environ 30 milliards d euros. La compétitivité c est maintenant La conférence de presse de François Hollande est le point fort de cette semaine. Le président de la République a précisé les annonces faites à l occasion de ses vœux aux français. Et notamment le, désormais fameux, pacte de responsabilité des entreprises : «Je fixe un nouvel objectif : d ici 2017, pour les entreprises et les travailleurs indépendants, que ce soit la fin des cotisations familiales». Aujourd hui, la part payée par l employeur pour les cotisations familiales représente 30 milliards d euros. «C est la condition pour que les entreprises retrouvent de la marge» a ajouté François Hollande. Cette baisse des charges* est l élément central du pacte de responsabilité qui sera officiellement lancé le 21 janvier. Ce pacte doit reposer sur «un principe simple : moins de charge sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie, plus d embauches et plus de dialogue social». A l occasion de cette conférence de presse, François Hollande s est également engagé à «réduire le nombre de normes, les procédures, parfois inutiles, trop coûteuses, et de faciliter la prise de décision». Baisses des charges, simplification, emploi : ce sont justement les thèmes des Etats généraux de l agriculture que le Conseil de l agriculture de France (Caf) va organiser, à l initiative de la FNSEA, le 21 février prochain à Paris, à la veille du Salon international de l agriculture. Ces Etats généraux seront conclus par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui aura ainsi l occasion de traduire le pacte de responsabilité pour les filières agricoles et agroalimentaires. La FNSEA ne s y est pas trompée en saluant le discours de François Hollande, «un discours qui va dans le bon sens». Ainsi, la suppression des cotisations familiales pour les entreprises est «une mesure proposée de longue date pour la FNSEA» rappelle la fédération. «C est une des conditions pour que notre pays, à travers ses forces vives, retrouve des marges de manœuvre en terme de création de richesses et d emplois». Parmi les pistes de travail, Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France, a souhaité, à l occasion d une conférence de presse qui s est tenue au Sival, que la piste de la flexibilité soit explorée. «La flexibilité, cela ne doit pas faire peur au Gouvernement, a-t-il déclaré. Ce n est pas pour cela que l on va débaucher à tour de bras. Au contraire, la flexibilité va entraîner la compétitivité de nos entreprises». O.M. «Ensemble, cultivons la France des légumes» Les membres du Club Partenaires des Producteurs de Légumes de France

2 La semaine syndicale Durée minimale du temps partiel : vers un report de l entrée en vigueur Le ministère du Travail a décidé de reporter l entrée en vigueur de la durée minimale du temps partiel, fixée à 24 heures hebdomadaire, au 1 er juillet 2014 afin de laisser le temps aux organisations syndicales de finaliser leurs accords. Une disposition législative, sera intégrée au projet de loi sur la formation professionnelle, l emploi et la démocratie sociale. Ce texte sera présenté en Conseil des ministres le 22 janvier prochain, pour être ensuite débattu au Parlement à compter du 5 février, en vue d être définitivement adopté avant le 28 février. En agriculture, un accord sur le temps partiel est actuellement en cours d extension et prévoit la possibilité de conclure des contrats à temps partiel inférieurs à 24 heures hebdomadaire ainsi qu une durée minimum du temps partiel. Nous reviendrons sur son contenu lorsque l extension sera promulguée. Systèmes de cultures et économie d intrants Une cinquantaine de personnes (agriculteurs, techniciens, étudiants) ont participé à la conférence organisée au Sival le 16 janvier par Légumes de France pour PIClég sur la conception et la mise en œuvre de systèmes légumiers économes en intrants. Marine Launais (Inra) a présenté pour la première fois en public le guide de conception de systèmes de cultures économes en produits phyto-pharmaceutiques. Ce guide qui s adresse au binôme agriculteur-conseiller sera diffusé dans les prochaines semaines à l ensemble des acteurs du développement. Il répond aux spécificités des cultures légumières, et est générique pour tenir compte de la diversité des espèces cultivées, et il prend en compte les différents modes de production. Il ne comporte pas de recettes ou de systèmes de cultures types, mais c est une aide à la réflexion pour permettre au binôme «agriculteur et conseiller» de concevoir leur propre système de cultures adapté aux caractéristiques de l exploitation. Laura Brondino, de la chambre d agriculture des Bouches-du- Rhône, a présenté une étude d impact économique de la mise en place de pratiques alternatives de lutte contre les bio agresseurs telluriques (nématodes), pratiques expérimentées dans le projet «Prabiotel» conduit dans le cadre de PIClég. L étude permet de renseigner les producteurs sur les coûts de mise en place de ces pratiques et de leurs impacts à l échelle du système de cultures. Autre enseignement, l absence de mesures de lutte contre les bio agresseurs condamne économiquement l exploitation. Gérard Roche, vice-président de Légumes de France, qui présidait la réunion s est félicité du fait que «les légumes, ça avance!» En effet, les réflexions et travaux ont été engagés depuis 2007 avec le Ctifl et l Inra, anticipant le Grenelle de l environnement et l agroécologie. Il a souligné l intérêt du guide, l absence de solution universelle et la nécessité d adapter les techniques au cas par cas, à chaque exploitation Sans perdre de vue la rentabilité de l exploitation. Plus d informations sur La pétition contre l écotaxe est disponible en ligne Les producteurs de légumes et acteurs de la filière se sont mobilisés nombreux à l occasion du SIVAL pour signer la pétition contre l écotaxe lancée par Légumes de France, en association avec la FNPF et la FNPHP. Cette pétition est désormais disponible en ligne. Pour la signer, et apporter ainsi votre soutien au travail mené par les trois fédérations, cliquez ici. CEE : évolutions du dispositif Le 16 janvier, Légumes de France participait avec le Ctifl au groupe de travail de l ATEE* pour la réalisation de nouvelles fiches standardisées pour l agriculture. Ces fiches standardisées vous permettent de bénéficier facilement de CEE pour de nouveaux équipements. En maraîchage, les projets de fiches sont : le déshumidificateur échangeur double flux, l éclairage LED, les matériaux de couverture des serres. Une fiche sur la pompe à chaleur à moteur gaz (air/eau) devrait sortir prochainement. Légumes de France a demandé des précisions sur le raccordement d un bâtiment agricole à un réseau de chaleur (fiche AGRI-TH-16) ainsi que sur le système de management de l énergie (certification iso 50001). Des réponses écrites seront prochainement apportées par l Ademe et l ATEE. Ces deux fiches feront l objet d un Flash Entreprises dans nos prochains numéros. Concernant les évolutions du dispositif après 2014, au-delà du rappel du doublement de l obligation pour la troisième période, la révision de l ensemble des fiches standardisées est demandée par le ministère de l écologie. Toutes les fiches qui n auront pas été révisées seront suspendues à partir du 1 er janvier 2015 jusqu à leur révision. Des groupes de travail vont être mis en place prochainement. * ATEE : Association Technique Energie Environnement (coordonne les groupes de travail sur les CEE via son club C2E) 2 Direct Légumes N 11 - vendredi 17 janvier 2014

3 Pour en savoir plus, n hésitez pas à contacter Légumes de France au ou par mail : Commission nationale emploi de la FNSEA Smic allemand : les saisonniers hors-jeu La commission emploi nationale en agriculture s est réunie le 16 janvier. Jean-Roger Garnier participait à cette commission au nom de Légumes de France. Un point sur les négociations en cours a été fait ainsi que sur la prévoyance. Les questions d actualité ont également été discutées. Club Partenaires : au SIVAL, l union fait la force Une fois de plus, Légumes de France et six de ses partenaires se sont rassemblés pour communiquer ensemble auprès des producteurs de légumes et autres visiteurs du SIVAL. Hagelunie, assurance serre, Frayssinet, fertilisation organique, KOPPERT, protection biologique des cultures, COF, fédération du carton ondulé, GDF-Suez, fournisseur de gaz naturel et ENERIA, moteurs pour cogénération ont pu recevoir ensemble, avec Légumes de France, les nombreux visiteurs du salon. Au programme, durant les trois jours : discussions de travail avec des experts, des responsables professionnels et décideurs, rencontres avec des producteurs de légumes autour des principaux combats menés par Légumes de France, mobilisation professionnelle contre l écotaxe, moments de convivialité aux rythmes d une flûte carotte et de castagnettes navet. L édition 2014 a été un succès! Rendez-vous en Marchés et concurrence, tenir compte des spécificités des légumes! L Autorité de la concurrence s apprête à publier ses conclusions suite à la demande d avis faite par Légumes de France en mai Il s agit pour Légumes de France de faire reconnaître les spécificités du fonctionnement des marchés des fruits et des légumes, les crises récurrentes des marchés et l absence d éléments d analyse satisfaisants permettant de proposer des réponses opérationnelles pour y remédier. L Autorité de la concurrence a donc été sollicitée pour donner un avis sur cette situation et, le cas échéant, faire des propositions prenant en compte les spécificités du secteur des fruits et des légumes dans la mise en œuvre du droit de la concurrence. Jean Sales, représentant Légumes de France, a pu participer le 16 janvier aux dernières auditions de l Autorité de la concurrence, qui devrait donc rendre prochainement son avis. COF Dans un communiqué de presse, les ministres Stéphane Le Foll et Guillaume Garot saluent l avancée obtenue en Allemagne vers la mise en place d un salaire minimum dans les abattoirs. «C est une bonne nouvelle pour les salariés allemands, qui vont voir leur travail mieux rémunéré, mais aussi pour les salariés français. Par cette avancée concrète, le secteur agroalimentaire allemand va retrouver un niveau de coût du travail qui permettra une concurrence plus équilibrée entre partenaires européens». Les Producteurs de Légumes de France se réjouissent aussi de cette bonne nouvelle pour les abattoirs français. Ils aimeraient juste que la mesure soit étendue aux travailleurs saisonniers des exploitations allemandes! Les saisonniers en Allemagne représentent 90 % de la main-d œuvre des producteurs de légumes allemands. Cotisation Interfel, hausse de la TVA La TVA de toutes les cotisations INTERFEL (aussi bien la cotisation INTERFEL AD VALOREM que SIPMM) passe à compter du 01/01/14 à 20% au lieu de 19,60%. En conséquence, la déclaration du 1er trimestre 2014 et la collecte auprès du commerce du détail (pour la cotisation INTERFEL AD VALOREM) devra être réalisée également à 20% à compter du 01/01/14. Direct Légumes L hebdo des producteurs N janvier 2014 Date de création : octobre 2013 Edité par Légumes de France (Fédération de syndicats agricoles, loi du 21 mars 1884) Président : Jacques Rouchaussé 11, rue de la Baume Paris - Tél : Abonnements : 180 EHT Directeur de la publication : Jacques Rouchaussé Rédacteur en chef : Olivier Masbou Publicité : Jean-Michel Lepetit (F&L Concept) Club Partenaires : Sophie Chevallier Abonnements : Martine Veret - Conception graphique : Jeanne Kalt - Photos : Eve Hilaire - Le studio des 2 prairies ; Légumes de France Ont participé à ce numéro : Hélène Boucherie, Stéphanie Guillochain, Audrey Papon, Bruno Scherrer, Martine Veret ISSN : Dépôt légal : à parution Direct Légumes N 11- vendredi 17 janvier

4 Flash entreprises Indemnités journalières pour les exploitants en cas de maladie ou accident de la vie privée Maladie A compter du 1 er janvier 2014, les exploitants bénéficient d une indemnisation lors de la survenance d un accident ou d une maladie liée à la vie privée. Voici quelques précisions sur les modalités d application et le financement de ce nouveau dispositif. Modalités d application Suite à la suppression du GAMEX, le dispositif permettant d indemniser les exploitants en cas d arrêt de travail lié à un accident ou une maladie de la vie privée sera géré intégralement par les caisses de la MSA. Le recours à un assureur privé est impossible. Depuis le 1 er janvier 2014, tout arrêt de travail prescrit suite à une maladie ou un accident de la vie privée entraînera le versement d indemnités journalières (IJ). Les bénéficiaires sont les chefs d exploitation ou d entreprise agricole à titre exclusif ou principal, les collaborateurs d exploitation ou d entreprise agricole, les aides familiaux et les associés d exploitations, qui sont affiliés au régime AMEXA depuis au moins 1 an (dans le cas contraire, prise en compte des durées d affiliation à un autre régime d assurance maladie). Un délai de carence de 7 jours (3 jours en cas d hospitalisation) est mis en place. Ce dernier ne s applique qu au premier des arrêts de travail dus à une même affection sur une période de 3 ans. Excepté en cas d hospitalisation, les arrêts de travail devront être adressés au service de contrôle médical de la MSA au plus tard 2 jours suivant la date de constatation médicale de l arrêt de travail. Une pénalité de 4 jours est mise en place en cas de retard dans la réception de l arrêt. Si l assuré souhaite reprendre le travail avant la fin de son arrêt, il devra adresser à la MSA une déclaration sur l honneur indiquant sa date de reprise dans un délai de 2 jours suivant sa date de reprise. Le montant de l indemnité est le même que celui versé en cas d accident du travail ou maladie professionnelle : - les 28 premiers jours : 20,91 par jour, - à compter du 29 ème jour d arrêt : 27,88 par jour. L indemnité journalière est due pour chaque jour, ouvrable ou non, avec un maximum de 360 IJ sur 3 ans de date à date au titre d une ou plusieurs maladies. Elle est payée par quinzaine. Financement Ce dispositif est financé par une cotisation de 200 euros par an et par exploitation. Pour bénéficier des IJ, l exploitant devra être à jour de la cotisation au 1 er janvier de l année civile au cours de laquelle est constatée l incapacité de travail. Point de vigilance Paye Le montant du net imposable déclaré sur le bulletin de salaire du mois de décembre est dans la majorité des cas erroné, compte tenu de la publication tardive au journal officiel d une nouvelle mesure qui n a pu être prise en compte par les services paie. En effet, la part patronale de la cotisation à la complémentaire santé est soumise dès le premier euro à l impôt sur le revenu 2013 et doit donc être intégrée pour la totalité du montant versé en 2013 au net imposable du salarié. Les employeurs ont donc jusqu au 12 février pour rectifier sur leur DADS le montant net imposable de leurs salariés et informer leurs salariés sur le montant de leur revenu net imposable en tenant compte de la modification afin que ces derniers bénéficient d une information exacte pour leur déclaration sur le revenu Direct Légumes N 11 - vendredi 17 janvier 2014

5 Mettez en place un déshumidificateur thermodynamique dans vos serres grâce aux CEE Economies d énergie Grâce au travail du Ctifl et de Légumes de France, la mise en place d un déshumidificateur thermodynamique est désormais éligible au dispositif Certificats d Economies d Energie (CEE). La déshumidification permet de gérer l hygrométrie dans les serres. La technique la plus utilisée combine le chauffage et l aération qui présentent les inconvénients d augmenter les pertes thermiques, de moins valoriser le CO2 et au final d augmenter les consommations d énergie. La mise en place de déshumidificateur thermodynamique est une méthode alternative à la pratique de déshumidification par chauffage-aération. Le principe est le suivant : l appareil aspire l air humide, le filtre, le dirige vers un évaporateur qui est à une température inférieure, ce qui a pour effet de transformer la vapeur d eau contenue dans l air en eau liquide. L air traité en ressort asséché et réchauffé par passage sur le condenseur. Cette technique présente l avantage de pouvoir récupérer l eau condensée, de ne pas causer de perte de CO2, et de conserver la chaleur latente et sensible. Il est possible d avoir plusieurs déshumidificateurs disposés dans la serre ou une seule machine centralisée qui peut se situer à l extérieur de la serre. L installation peut également comprendre des gaines de distribution de l air traité. La mise en œuvre du ou des déshumidificateur(s) thermodynamique(s) nécessite(nt) un pilotage automatique. Ce pilotage permet de faire démarrer les déshumidificateurs selon le déficit de saturation dans la serre et de gérer le fonctionnement des groupes selon l ouverture des ouvrants. Montant de certificats en kwh cumac Montant du gain (kwh cumac / m 2 ) Surface de serre équipée (m 2 ) Serres maraîchères 380 X S Comment valoriser au mieux vos CEE? Le prix des CEE est à négocier. Grâce à Légumes de France, les prix des CEE des producteurs ont été multipliés par 4. Depuis 2006, les prix négociés par Légumes de France varient entre 3 et 4 /MWh. Depuis 2006, 70 % des producteurs nous ont fait confiance pour valoriser leurs CEE. Comment bénéficier des prix négociés par Légumes de France? 1. Contactez Légumes de France avant la signature des devis pour mettre en place un partenariat Tél : , mail : 2. Réalisez vos travaux 3. Montez votre dossier avec l appui de Légumes de France 4. Recevez le paiement de vos CEE L hebdo des producteurs Bulletin d abonnement Oui je m abonne pour un an à Direct Légumes, lettre électronique disponible uniquement par mail o Je suis adhérent à Légumes de France : 50,00 EHT (60 TTC) o Je ne suis pas adhérent à Légumes de France : 180 EHT (216 TTC) Mes coordonnées Nom...Prénom... Société... Adresse... Code Postal...Ville... (obligatoire)... Tél...Port... Règlement Je règle par : chèque à l ordre de Légumes de France A retourner à : Légumes de France - 11 rue de la Baume Paris Tèl : «Conformément à la loi Informatique et Libertés du 06/01/78, vous disposez d un droit d accès et de rectification aux informations vous concernant auprès de notre service». «Tous droits de reproduction réservés. Nous contacter» Direct Légumes N 11 - vendredi 17 janvier

6 Le fil de l actu Les actus de la filière Sival d or : de belles récompenses pour le secteur du maraîchage Le jury des Sival d or, composé de professionnels (dont Gérard Roche, vice-président de Légumes de France), d experts et de journalistes (dont Olivier Masbou, rédacteur en chef de Direct Légumes) s est réuni le 13 janvier à la veille de l ouverture du salon. 11 récompenses ont été décernées, dont 6 qui concernent directement les maraîchers. Parmi celles-ci, deux entreprises ont obtenu un Sival d or : Stecomat pour IC Cultivator, une bineuse pneumatique autoguidée pour l inter-rang ou l interplant et l Apef pour l endive Barbucine, une chicorée à forcer feuille longue, étroite et dentelée, dérivée de la Barbe-de-capucin. Toujours dans le secteur du maraîchage, quatre Sival d argent ont été décernés à : Biobest pour Flyind Doctors, une solution de pollinisation par les bourdons ; Texinov pour Filbio, un filet anti-insectes compostable ; l Inra et Koppert (membre du Club Partenaires de Légumes de France) pour Diagnoplant Biocontrôle, une application Web et smartphone pour l identification des organismes acteurs du bio contrôle ; et le Ciref pour sa fraise Rubis des Jardins, une variété recommandée en agriculture biologique. L Apfelso et Idfel Val de Loire créent HexaValor L Association des producteurs de fruits et légumes du Sud-Ouest (Apfelso) et IDfel Val de Loire ont annoncé, le 14 janvier, dans le cadre du Sival, la création d HexaValor, une filiale commune aux deux AOP territoriales. Cette filiale de service aux entreprises des filières spécialisées reprendra les expertises développées par Apfelso et Idefl Val de Loire depuis de nombreuses années. Elle peut déjà intervenir dans de nombreux domaines : appui aux Organisations de producteurs dans le cadre de l OCM ; animation et soutien aux organismes de défense et de gestion (ODG) des signes officiels de qualité ; soutien aux entreprises pour la participation à des salons ; animation d AOP nationales ou d associations produits ; formation Idfel Val de Loire et l Apfelso accompagnent déjà 60 % des OP françaises. La vocation d HexaValor est d apporter son expertise à des entreprises, quelles que soit leur statut, d autres régions, et pourquoi pas d autres secteurs d activités. Angers va accueillir le deuxième Symposium international sur la carotte Après Arcachon en 2007, ce sera au tour d Angers d accueillir en septembre prochain le deuxième Symposium international de la carotte et autres apiacées. La manifestation sera co-organisée par Carottes de France, AgroCampus Ouest et le CTIFL. «Nous voulons proposer à l ensemble des équipes de recherches et à l ensemble des producteurs un point d étape sur un certain nombres de thématiques», explique Vincent Schieber, président de l AOP Carottes de France. De fait, le symposium abordera des thèmes tels que : marché et attentes des consommateurs ; génétique et génomique ; diversité génétique ; biologie et physiologie ; qualité des produits ; bioagresseurs ; semences ; «La France est très bien placée sur la recherche en carottes» souligne Mathilde Briard d AgroCampusOuest qui espère que la manifestation permettra «d aller plus loin dans la collaboration à l international». Le Symposium est également ouvert aux autres apiacées, ce qui permettra de «donner aux espèces orphelines (persil, fenouil, panais, ) l occasion de pouvoir venir et d entendre des informations sur les produits qui les concernent» ajoute François Villeneuve du CTIFL Le précédent Symposium avait reçu 500 participants en provenance de 32 pays. Le Symposium d Angers, qui se tiendra du 17 au 19 septembre 2014, espère faire mieux. Rens : symposium-carrot-apiaceae2014.fr Brèves Solaal reconnue d utilité publique Solaal (SOLidarité des producteurs Agricoles et des filières ALimentaires) vient d être reconnue d intérêt général par le ministère de l Economie et des Finances. Cette reconnaissance va permettre à Solaal de développer, dans un cadre juridique défini, ses activités pour faciliter les dons agricoles et alimentaires au profit des associations caritatives. «Désormais, les agriculteurs vont pouvoir bénéficier de la réduction d impôt prévue par la loi en cas de dons, quels que soient leurs dons de produits : fruits et légumes, lait, récemment, et maintenant tous les autres produits agricoles» indique l association dans un communiqué. Concrètement, Solaal va pouvoir proposer aux producteurs de pouvoir abandonner une partie de leurs recettes au moment de la livraison des produits, au profit de l association. Cette dernière émettra alors pour le donateur un reçu fiscal lui permettant de faire valoir une réduction d impôt. Le ministère de l Economie précise également que les activités de Solaal «revêtent un caractère social». «Ce point est particulièrement important, indique l association, car c est reconnaître que les agriculteurs et les acteurs agro-alimentaires assument, au-delà de leur rôle économique, une fonction sociale et sociétale». Créée par l ancien président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer, l association Solaal est aujourd hui présidée par Angélique Delahaye. 6 Direct Légumes N 11 - vendredi 17 janvier 2014

7 L harmonisation des réglementations ne résout pas tout La question épineuse des distorsions de concurrence n a pas été oubliée au Sival. Une conférence sur cette question a été organisée en présence de Philippe Binard, secrétaire général de Freshfel, l association européenne des fruits et légumes frais, et Guy Callebaut, agriculteur belge et président de GlobalGap. Ces 2 spécialistes des rouages européens ont ainsi brossé dans leur domaine respectif l évolution de la réglementation et les perspectives futures. Philippe Binard a bien souligné que l harmonisation des réglementations, l un des objectifs de l Europe depuis 1993, ne résout pas tout. «On pensait, donne-t-il en exemple, que l harmonisation des LMR (Limite maximale des résidus) allait fortement diminuer les distorsions de concurrence. Ce n est pas toujours le cas. Les ONG allemandes ont fait pression sur les distributeurs pour qu ils intègrent dans leurs cahiers des charges des valeurs bien inférieures aux normes harmonisées». Guy Callebaut a esquissé quelques évolutions dans la future version de GlobalGap. Les exigences sociales devraient être plus développées, ce qui serait un avantage pour les pays européens dont la législation est mieux organisée et contrôlée. Autre défi qui devrait limiter les distorsions de concurrence : GlobalGap espère que pour sa version 5, il y ait possibilité de réaliser un seul audit pour tous les systèmes de certification. Le consommateur de fruits et légumes de mieux en mieux cerné Les attentes du consommateur commencent à être de plus en plus finement perçues. C est en tout cas l une des conclusions que l on peut tirer après les exposés de plusieurs conférences au Sival 2014, notamment le symposium Végéconso. Les créateurs de nouveaux produits et les acteurs de la distribution éprouvent souvent des difficultés à connaître réellement les besoins du consommateur, complexes, multiples voire contradictoires. Le programme de recherche Cosiveg pluridisciplinaire coordonné par l Esa (Ecole Supérieure d Agriculture d Angers) et financé par la région Pays de Loire va permettre une plus grande vulgarisation de méthodes sensorielles et cognitives. En un temps record, quatre experts ont pu analyser par exemple 255 échantillons. Deux échelles de mesures ont été inventées. L une, d origine américaine, s appuie sur un classement des individus en fonction de leurs orientations comportementales face à l acceptation d un produit. Fin janvier, l expérience sera menée avec des individus présélectionnés en fonction de leur orientation et face à des produits à tester. La seconde correspond à une mesure de proximité des circuits de distribution qui contribue à mieux appréhender l aspect relationnel, identitaire, pratique et pédagogique. De cette étude par exemple, il ressort que le consommateur est prêt à payer plus cher un produit dont le prix a été défini à l unité et non au poids. Affichage environnemental : des délais supplémentaires. Le projet de loi Grenelle 2 prévoyait de rendre obligatoire l affichage environnemental dès le 1 er janvier Mais la complexité du dossier a transformé cette mesure, destinée à une meilleure information du consommateur, en une expérimentation nationale. Près de 170 entreprises y ont volontairement participé entre juillet 2011 et juillet 2012 appliquant l analyse du cycle de vie (Agrybalise ), méthode de référence pour l évaluation environnementale des produits et le référentiel AFNOR/ADEME (BP X ). Celui-ci admet d ailleurs un référentiel spécifique à l agroalimentaire. Suite à ce travail, le Commissariat général au développement durable a produit un rapport remis au Parlement. «L intérêt de la démarche est confirmé, explique Martin Bortzmeyer. Elle répond à la demande des consommateurs et de l écoconception. L affichage environnemental est démontré comme un atout de compétitivité et traduit une avance de la France en la matière. Des pistes doivent être approfondies comme les ACV (Analyse du cycle de vie), les référentiels multi-critères et il est souhaitable que le travail effectué en France puisse être modélisé au niveau européen.» Néanmoins, concernant les ACV, le rapport prône «un accompagnement avec un kit destiné aux entreprises», une maîtrise des coûts des analyses avec la création de bases de données» et enfin l obligation «d assurer la fiabilité des informations.» La mise en place de l affichage environnemental, dont les modalités ne sont pas encore définies, devrait dans un premier temps, être volontaire et proposé aux consommateurs vers le deuxième semestre L obligation, dans un cadre national, ne devrait pas intervenir avant 2020 selon le ministère de l Ecologie. Brèves Le Sénégal mise sur le maraîchage. Le maraîchage est le nouveau secteur émergent de l agriculture sénégalaise. En 2013, la production s est élevée à tonnes, sur la lancée d une dynamique initiée dans les années 80. Elle n atteignait alors que tonnes. En parallèle, les exportations ont été multipliées par 6 depuis 2000, un taux de croissance soutenu boosté par la diversification des productions. Selon le ministère de l Agriculture sénégalais, le maraîchage a rapporté 35MdFCFA au pays l an dernier soit 55,3M. Vegepolys : appel à projets sur les «végétaux actifs» Vegepolys, pôle de compétitivité du végétal lance un appel à idées de projets innovants sur le thème «Végétaux actifs». Cet appel s adresse à toute personne qui a une idée ou un projet innovant exploitant le potentiel des végétaux spécialisés et leurs molécules d intérêt pour développer des actifs. Le végétal est une source d innovation dans les secteurs de la cosmétique, de l agro-alimentaire, des compléments alimentaires, de l alimentation animale ou encore de la protection des cultures. L idée ou le projet pourra concerner toutes les étapes de la chaîne de valeur des actifs et ingrédients végétaux. Les dépôts, via le site vegepolys.eu, seront possibles du 15 janvier au 28 février Direct Légumes N 11 - vendredi 17 janvier

8 Des nouvelles de Frutti et Veggi Le site internet à destination des enfants de 6 à 12 ans lancé en 2013 par Interfel dans le cadre de son vaste programme européen «Tu crées, tu croques, tu craques!» en partenariat avec Alimos en Italie, dévoile en 2014 un tout nouvel univers dédié aux mascottes Frutti et Veggi intégrant des mini-jeux vidéo exclusifs! Les deux petits personnages découverts depuis un an à travers les campagnes publicitaires et actions événementielles du programme (la Tournée dans les écoles, Kid Expo et la Semaine Fraîch Attitude invitent les enfants à intégrer leur village des fruits et légumes frais! Ils pourront accéder à plusieurs mini-jeux vidéo avec une vocation pédagogique inspirés d application smartphone existantes. Le premier jeu vidéo «L Ecole Epluch tout» est déjà en ligne, petit quiz tout en images pour développer la reconnaissance des produits chez les enfants. En février, «Le Marché Super Coup coup» ouvrira ses portes avec un jeu au rythme endiablé inspiré de Ninja fruit! Du 11 janvier au 11 mars, des Nintendo 3DS XL sont à gagner par tirage au sort sur inscription à l Univers frutti-veggi. De quoi motiver les jeunes joueurs Le jeu-concours sera relayé pendant 3 semaines via la campagne TV en replay sur les sites internet MYTF1.FR, Tfou.fr et 6play.fr pour toucher plus de 2,5 millions de téléspectateurs de 4 à 10 ans. Rendez-vous sur pour le règlement du jeu et surtout, pour jouer!

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