E X C E L S I 0 R - D I MA N C H E

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1 m i, NOUVEE SÉRE : N "1 imiimmiuim uumi n un iiiiiiiiiiiiiiiuuimii 25 CdltimeS iiuiiiiiiiiiranura nu UM E 29 JUN 1924 i» E X C E S 0 R - D MA N C H E lllllll 111 lllllllllllll Mil 1 llll UU 1MMH lllllllltllilllllmllllllllllllllllllll llllllllllll 1 l il ti M i J immill F j 11 M. COODGE ET E COURRER DU COODGE-CUB E RESTAURANT-AUTOMOBE Un restaurateur anglais vient de réaliser cette intéressante innovation le restaurant-automobile. 11 possède plusieurs de ces voitures, capables de servir en toute occasion un repas rapide et substantiel. e Calvin Coolidge-Club du Massachusetts a adressé un acte de confiance, couvert de sept mille signatures, au Président. l lui est apporté par ce courrier, vêtu comme un postillon du XVe siècle. PETTS PRNCES DEVENNENT GRANDS est à remarquer combien ont grandi les deux jeunes princes héritiers d'espagne et d'talie, qu on se souvient d'avoir vus tout enfants. es voilà côte à côte à Aranjuez, et déjà des hommes. r UN AN APRÈS : ES HRONDEES SONT REVENUES EN ÉQUBRE SUR UNE MAN Cette jeune femme se livre à un petit exercice qui tentera peut-être nos sportives. Mais, en dépit de l'aisance avec laquelle ce mouvement est exécuté ici, se tenir en équilibre sur une main n'est pas facile. On se souviendra peut-être que, dans notre numéro du 1er juillet 1923, nous avions montré un nid d'hirundelles curieusement construit sur une suspension de salle à manger, à Draveil. Or, dans la même maison, qui a changé d'occupants depuis, toute la journée du 13 avril dernier deux hirondelles vinrent frapper à la fenêtre. Renseigné par ses voisins, le nouveau locataire, M. ebrun, leur ouvrit et leur installa un couvercle de sucrier où les intelligentes petites bêtes se mirent à faire leur[nid. C'étaient les hirondelles de l'an passé qui revenaient, et voici les petits prêts à s'envoler. ES AMS DE MADEMOSEE SPNE a charmante artiste parisienne adore les chiens et en possède vingt-cinq. Voici les quatre préférés, d'ailleurs superbes, qui, avec son ours en peluche et son perroquet, lui constituent des amis fidèles. DEUX MODES ANNAMTES QU NE MANQUENT PAS DE PTTORESQUE : E PARASO DE A FANCÉE ; ES MANTEAUX TOURNANTS Autre pays, autres coutumes ; voyez, par exemple, cette jeune Chinoise, de Hanoï, qui se rend chez son fiancé : ainsi que le veut le cérémonial, il lui est interdit de montrer son visage aux passants. Et, pour satisfaire à la règle, elle s'abrite sous cet énorme parasol de soie brodée, du plus curieux effet. A droite, " deux élégants " annamites vêtus du manteau imperméable, fait de feuilles de latanier. Pour se protéger du froid et de la pluie, il leur suffit de tourner ce manteau du côté d'où vient le vent.

2 jmiiiiiii DMANCHE-USTRÉ VENTE AU lu'iuiiimiiiihiuiu mimimimiimiii miimi imimmimii 2 iiiiiiijiiiiiiiiiiiiiiiniiimiiiiiii'miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiihiiiuiiiiiiuiii e Compte chèque postal n , rue d'enghien, Paris (X ) EST EN VENTE PARTOUT DÈS E SAMED «oh! r aime a revivre des plaisirs d'été la paisible joie; la douceur de vivre où le cœur s eploie loin de la cité. Et le fleuve clair où le ciel se noie. e fond du sac et la coquetterie JUVÊM FRANCE ET PARS : 350 DÉPÔTS Prix : De 6 à 20 ans, 32 fr. à 55 fr., suivant l'âge Exposition et vente : 35, rue e Peletier, Paris Demandez Noliec illustrée contre 0 fr. '15 Corseterie Spéciale de France, Chelies (S.-et-M.) COONES DE VACANCES Pensionnats^ nstitutions, etc. demandez le Catalogue N'23 d'articles Spéciaux provenant clos stocks 25 à75 /0 au-dessous des cours GAERES D'AMERQUE STOCK-OFFCE, 31 5, pue de Belleville, PAHS PfHlR U PUR! f fp "dresser * EXCESOR - PUBCTÉ ruul d moulillc rf ieexc]u5ivc des annonces ÏExttUior et de Dmanche-llliatri(Excelsior-Diminchc), 11, boul. des taliens. Paris (2«). Tel : ouv Gut Cem ETRE EPATANT S'AMUSER, RRE a la Noce à la Fête et FARE RRE Pour beaucoup de malades, les Pilules Pink sont souvent l'ultime ressource, le fond du sac, comme on dit. Vous qui n'êtes pas bien portant, qui vous sentez fatigué, sans appétit, sans forces, ne doutez pas que les Pilules Pink ne puissent vous rétablir. Votre état indique que votre sang est appauvri et votre système nerveux déprimé. Or, les Pilules Pink ont vraiment d'incomparables propriétés comme régénérateur du sang et des forces nerveuses. M. Pierre Carmagnat, propriétaire à SaintClaud (Charente), a bien été obligé de convenir qu'il n'y a rien eu de meilleur pour lui que les Pilules Pink : «l y avait déjà un certain temps que je me sentais fatigué déclare. Carmagnat. Je n'avais pas d'appétit et l'estomac me faisait beaucoup souffrir. J'avais aussi des points de côté, des étourdissements, des bourdonnements dans les oreilles. es Pilules Pink m'ont tout de même débarrassé de tout cela. Elles m'ont rendu l'appétit et les forces et une bonne santé.» es Pilules Pink sont, par excellence, le remède contre l'anémie, la chlorose, la neurasthénie, l'affaiblissement général, les troubles de la croissance et du retour d'âge, les maux d'estomac, maux de tête, épuisement nerveux. En vente dans toutes les pharmacies. Dépôt : pharmacie P. Barret, 23, rue Ballu, Paris. 4 fr. 50 la boîte, 24 francs les 6 boîtes, plus 0 fr. CO de timbre-taxe par boîte. PASSKR GAEMENT SORÉES 1>'HV1:K % S" de lagaïté F".65. Faiib.-S'-lieiiis ParMO',,1'oiecoiili-el fr.nouve ABUM {'260 pages avec gravures comiques) SAVON R000U DE QUO RRE DES MOS Farces,Fhvsiquc.AmiisciiienisdcïOiifes f sorti s.'hypnotisme àla pi-rtéedetous Proposgais. A rt de pin ire. M s. jnétisme embellit te TENT POUR APPRENDRE SEU TOUTES ES DANS.'S. Secrets d'atelr rucset tours de mains de t'ihétiers. Défendre ses intérêts p'aloi. Se créer position où l'améliorer. Secrets debeanté. Chanson etmonolog" Théâtres. ibrairie spéciale Accordions, Harmonicas, Flûtes. Méthode n' apprendra seul f ARRES DE FÊTE. R. C.Paris3833 ^uiiuiiiiiiuiiuiiiiimiuiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiinaa^ unir JUN 1924 "imiim«tarf DES ABONNEMENTS 3 mo '" émois Un«o France, Colonies, Régions occupées Belgique. Etranger.., fr. 8 fr fr. 12 fr. 15fr. 31 fr. SOUTONS JUSTES Dans notre prochain numéro, nous publierons, en outre des solutions des problèmes posés le 15 Juin, les noms de ceux de nos lecteurs qui les auront toutes trouvées, ou à défaut, les noms de ceux qui auraient envoyé un nombre de solutions justes, se rapprochant le plus de la totalité. pour être en beauté. i i 29 DSTRACTONS OU PMÂMCH ES mon \ TRAVESTS, COTON, [E "%rk Bains froids ^-Î ou bains-ssrsiïsçsad'air, tout voile quitté. Puis la ttanene sous la lingerie de soie ou de fil iimimiui DMANCHE-USTRE (Excelsior-Dimanche) NUMERO France, Colonies, Régions occupées Belgique.. Etranger '.... mm S)S. E ABYRNTHE fommenl le canard retournera-t-il dans son éfcang? s'agira, pour le lecteur sagace, en partant d'une des cases ouvertes qui entourent notre canard, de reproduire, jusqu'à l'étang figuré au centre du labyrinthe, le tracé du chemin qui y aboutit en ne passant, naturellement, que par des cases communiquant entre elles. Quant à Delphin, la première moitié de la hauteur qu'il a à gravir, il la franchit en ne montant qu'une marche à la fois, mais, arrivé au milieu exact de sa montée, il se met à grimper par deux marches ; dans ces conditions, s'il part en même temps que Chrysostome, tous deux arrivent en même temps, chacun à son étage.» Nous ajouterons que, lorsque les cinq locataires rentrent chez eux de compagnie, ils font, à eux tous ensemble, cent enjambées. Disons aussi qu'au-dessus dii cinquième étage la maison comporte également un grenier ; pour parvenir à a*, grenier en partant du cinquième, il faut monter autant de marches que du sol pour parvenir au premier. e nombre total-des marches, y compris celles qui von* au grenier, est de cent onze. Essayez," au moyen de toutes ces explications, de préciser les hauteurs diverses auxquelles logent nos cinq locataires, et combien de marches chacun d'entre eux a à gravir pour arriver chez soi. * ft *. ES PRX MARQUÉS V. 'NSCRPTON BROUEE ETTE inscription était tracée en lettres capitales, mais un certain nombre de jambages de ces lettres se sont allongés et rejoints entre eux de façon à donner à l'ensemble un caractère hiéroglyphique. e commencement, (U fi HfH comme on voit, se déchiffre assez bien, mais fôné^oodijnnnôncfl la suite est plus difficile. Passez au noir les [Msgflâïïrjjl [jubg jambages tels qu'ils de- flf jgqdofj'o^tl U vraient être, et l'insmlw) gaoaaooo[ iw) cription vous livrera E'A son secret. C mm mm ES prix des divers objets représentés ici sont inscrits dans les six cases carrées que l'on voit dans le bas du dessin. Auquel de ces PRX : objets attribuer chacun de ces prix? Sup2 fr. posons que nous ayons placé sur chacun des objets l'étiquette qui lui convient : supposons A base de Crème Rodol!, anoline, Beurre de Cacaos R blanchit et adoucit merveilleusement l'épiderma. aussi que nous ayons placé aux autres croiserecommandé par les médecins pour la toiletta ments de lignes les dix s$ * ft des épidémies délicats des Dames et des Bébés. autres chiffres que l'on SAVON«RODO» voit marqués dans des V. A VE A DÉCOUVRR petits cercles. Si tout Dépôt Paris : Palita, 67, rue de Provence cela est disposé en ANS chacune des cinq colonnes verticales bonne place, en addinumérotées, il s'agit de placer une des llillllllllllllllllllllllliiililllilllllllliillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllil tionnant les chiffres qui cinq bandes. noires figurant à droite du se trouvent inscrits sur dessin. Dans la colonne où cette bande noire aura chaque ligne horizontale (carrés et cercles) été placée, son extrémité devra s'appuyer à ou sur chaque ligne la ligne horizontale marquée en trait plus fort PUBE DANS SON NUMÉRO DU 1" JUET verticale, on obtiendra dans cette colonne ; la bande noire étant plaactueement EN VENTE PARTOUT toujours le même total cée en dessous de ce trait, son autre extréso CENTMES pour chacune de ces huit lignes. Cette explication vous indique a. 1 -Z 3 4 S comment il faut vous y prendre pour connaître les prix de ces objets. 'mël! fabriqué que sspécialement pour la o collection de êrfctk DMANCHE-USTRE D \Jos ecteurs nous ont très souvent ^ demandé de leur fournir un Relieur pour leur permettre la conservation de leur journal. Voici un modèle, spécialement étudié à leur intention, Cihë-Mmnr 3 grands fiims : ec d MM PNSON Une délicieuse comédie d'après A. DE MUSSET. qui remplace absolument la reliure. = = Sans collage, perforation, ni mécanisme, ce relieur permet la pose et le retrait de chaque fascicule de façon indépendante, sans déranger les fascicules voisins. (l suffit de placer en haut et en bas de ceux-ci une pince-ressort spéciale, fournie en même temps que la reliure.) % ES AVENTURES DE RUTH. A MASON AUX CNQ ÉTAGES i Un grand roman cinématographique avec la vedette RUTH ROAND DHÉMAR, Babylas, Chrysostome, Delphin A et Evariste habitent les cinq étages de la même maison. Nous les classons ici par ordre \ 5 PAASSE Ë Un drame puissant tiré de l'opéra de R. ÉONCAVAO. E ROMAN DU GOSSE a couverture est élégante et solide, dos souple, coins peau, titre et.filet or sur le plat. // s'o:n're enti remen! à pla', ce qui permet de feuilleter les numéros et de les lire comme les pages d un livre, dont ce relieur a d'ailleurs entièrement aspect. Suiïe de la vie et des aventures merveilleuses de ]achie Coogan. Prix : 15 fr. dans nos bureaux ; 17 fr. postal à domicile, 19 fr. 50 contre remb., France seulement. î S S Photographies iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiimiiiiiiimiiiimimimmumii^ EiE HHOOHD nu HEE EN e SOCÉTÉ, A A NOCE, PARTOUT Demandez le NOUVEAU CATAOGUE 1924 de Farces désopilantes, Attrapes Surprises pour toutes réunions. Tours de cartes. Physique amusante, Chansons et Monologues anciens et nouveaux titres). Magie, Hypnotisme pratique (résultats garantis), Prestidigitation. Harmonicas, ampes électriques perpétuelles. AMUSEMENTS DE TOUTES SORTES, Sciences occultes, librairie ultra-comique et spéciale : Pour apprendre seul toutes les danses. Art de se faire aimer, Secrets pour gagner de l'argent dans toutes 1rs professions. Sports, Jeux. Pouvoir de, la volonté assura.nt la réussite en tout, etc% etc. Ce SUPÈRUE CATAOGUE USTRÉ 120 pages, 200 dessins désopilants, lignes de lecture procurera à TOUS des milliers d'heures joyeuses. Envoi sur demande accompagnée de UN fr. Maison GOBN, 9, boul. St-Martin, PARS (3 ). S«inc m. alphabétique, mais ce n'est pas dans cet ordre qu'ils occupent les divers étages. Quel est O donc l'ordre dans lequel ils se trouvent logés, les uns au-dessus des autres? Voici qui vous donnera le moyen de le savoir : Adhémar, z qui a de très grandes jambes, mente toujours â par cinq marches à la fois ; Babylas n'en monte, -é u lui, que trois à la fois. Partant ensemble du vsol et faisant'leurs enjambées en même temps, V ils arrivent en même temps chacun à son étage. Chrysostome monte, lui aussi, par trois marches, comme Babylas. Partant en même temps que celui-ci (et toujours en faisant leurs enjambées ensemble, comme, du reste, il est j mité viendra toucher une autre des lignes horientendu pour toute la donnée de ce problème), zontales. Babylas arrive le premier devant sa porte ; On voit que les cinq traits dans les cinq cosi, au même moment, Evariste commence alors lonnes correspondent aux lettres qui forment à monter, en faisant des enjambées de deux le nom : NÉRAC. Eh bien, les lignes horizonmarches, celui-ci arrive à son étage en même tales où viendront s'arrêter les bandes noires, temps que Chrysostome arrive au sien, après si ces bandes sont placées dans les colonnes avoir continué son ascension sans interrup- voulues, donneront de la même manière le tion. nom d'une autre ville de France. 9 4

3 miimiii E 29 JUN 1924 iiiimniitinnî H iiuiiiiiiiiiuii uimiiiiiiiiiiiii minimum mi 3 iinmnhi MH iimiii iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiu NOUVEE SÉRE : N 70 mimim DMANCHE-USTRÉ PAGNEZ-VOUS! D gens se plaignent de leur sort, de leur vie, de leur métier! Je viens de voir de près, entre ciel et mer, l'existence des plus modestes pêcheurs de l'île de Sein. es poissons s'éloignent des côtes. Quand il y a une brise favorable et que la barque file car il faut une vitesse suffisante on tire pendant des heures, d'un petit mouvement rythmique, machinal, trente ou quarante brasses de ligne pour ne prendre qu'un lieu ou deux, et l'on fait œuvre de sainte patience pour ne rapporter à la cale que quelques vieilles, quelques grondins. Ces pièces feraient bien sur la table, mais on ne s'en sert que pour boëtter et l'on n'en a jamais assez. Quand cette pêche est finie, on va lever les casiers. Oh croit amener la fortune : illusion de mousse, de novice! a mer a travaillé sur le fond, la cage n'est pleine que de goémons. On la vide soigneusement, on retire la boëtte de la veille, et l'on renvoie au fond. On passe à d'autres : rien que de pauvres crabes que l'on rejette. ci l'on a eu plus de chance. C'est un gros crabe, une araignée de mer. On les ampute à coups de galets, on leur brise là carapace, on les remet dans le casier. Quand la mer a été mauvaise, ceux-ci sont perdus, vous ne retrouvez plus vos filets. es pêcheurs de l'île de Sein ne se plaignent pas. l y a quand même de bons jours. J'ai vu de près, dans leurs cellules, leur lanterne, la vie des gardiens de phare. l y a les phares en mer que l'on ne ravitaille que lorsque le temps est très beau. eurs prisonniers ont des vivres pour six mois. Ceux de la dramatique tour d'ar-men où l'on ne passe que par le système de câbles qu'on appelle le cartahut n'ont pour prendre l'air que la galerie à garde-fou qui entoure la lanterne, ou, 33 mètres audessous, le minuscule débarcadère assiégé par les flots. eur précédent gardien-chef a été enlevé par une lame sourde. l n'y a* pas de barque pour porter secours à qui se noie. Mieux vaut une victime que plusieurs. 'an dernier, les gardiens ont été tragiquement pris entre ces deux menaces : celle du feu et celle de l'eau. 'un descendit par le fil du paratonnerre, l'autre par un grelin. ls attendirent toute la nuit la fin-de l'incendie, collés contre la paroi, brisés, inondés et transis par les paquets de mer. On trouve des recrues pour Ar-Men... J'ai vu l'équipe du baliseur, le éonbourdelles, chargé des travaux en mer, se battre avec la roche et les éléments, en des endroits où l'on ne compte plus les accidents, les drames, les naufrages. 'ingénieur qui les commande passe d'une dure besogne physique à une ingrate besogne administrative. l est tombé d'une hauteur de douze mètres, on l'a tenu pour mort. l reprend le câble aérien, les échelons de fer, la route des brisants et des échafaudages, refait ce que la tempête a défait et peut dire, non sans fierté : "C'est là mon premier phare. ci, ça n'a pas été tout seul. Je me souviens qu'un jour... J'ai fait la connaissance du docteur de l'île de Sein, ce coin de terre où les habitants ne paient pas d'impôts, cette commune sans plan cadastral et sans budget, où il n'y a pas une source, pas un arbre. l a un traitement, une indemnité) de 500 francs par mois et le logement. l a quatre filles qui ont parfois l'impression d'être ensevelies vivantes, mais qui savent sourire, espérer et regarder avec confiance la terre, la mer et le ciel. a vie est une habitude optimiste et le bonheur une interprétation. ES PERRE BOSSE. Notre collaborateur JEAN STYO, étant assez souffrant pour ne pouvoir nous donner sa chronique hebdomadaire, nous avons demandé à M. PERRE BOSSE de bien vouloir le remplacer cette semaine. Nos lecteurs goûteront certainement le talent de notre leader intérimaire, tout différent, d'ailleurs, de celui de l'auteur si justement apprécié des ENTRE NOUS de Dimanche-llustré. SOYONS AU COURANT... REFEXONS DU DMANCHE T JEUREUX l'homme qui a trouvé un maître J~l véritable! s'appelait lui-même, une " sage-femme ". l ne... d'un nouveau record français d'aviadisait pas à ses disciples ce qu'ils devaient penser. tion Car un vrai maître ne vous amoindrit Mais ils les rendait capables de découvrir pas, ne vous réduit pas à une imitation servile, leur véritable pensée. OUT va si vite en matière de sport, en dominant, absorbant, de telle sorte que votre matière d'aviation surtout, que peut-être, personnalité est perdue dans la sienne. à l'heure où paraîtront ces lignes, le nouveau Un vrai maître vous aide à vous trouver vousrecord dont vient de s'illustrer notre navimême. Un vrai maître vous libère. J\/TETTEZ-VOUS au pas de la nature, gation aérienne, aura déjà été dépassé. N'ima plus intéressante des relations humaines est ' s'écriait Amiel. porte, il convient de citer de quelle manière celle qui existe entre l'instituteur et l'élève, entre Nous sommes de faibles créatures dans un brillante un de nos meilleurs aviateurs, Sadile maître et le disciple. Pendant toute notre vie monde où régnent de grandes forces. ittéra- -ecointe, vient de s'adjuger le record mondial nous suivons quelqu'un, nous restons assis aux lement parlant, nous sommes incapables de rien de la vitesse sur 500 kilomètres, et de rempieds de quelqu'un, nous acceptons sans discuter faire de nous-mêmes. Nous ne pouvons que faire porter la Coupe Beaumont en parcourant cette des décisions vitales de quelqu'un en qui nous agir pour nous ces forces. Je suis incapable de distance dans le temps excellent de 1 h. 37' 47", avons des raisons de croire. -traîner une tonne de marchandises, mais en me ce qui fait une vitesse horaire de 311 kilomètres. Nous commençons en classe. Tous ceux qui ont servant convenablement de la puissance d'expan- 'aviateur avait pris le départ sur l'aérodrome enseigné dans une école, vous diront qu'on peut sion de la vapeur, je puis faire accomplir cette d'stres, dans la Crau. l dépossède ainsi de à peine imaginer d'instant plus pathétique que tâche par une force domptée. Avec un bidon son titre l'aviateur américain Pearson, qui, celui où pour la première fois on se tient debout d'essence, je puis me promener à cent kilomètres le 29 mars 1923, couvrit les 500 kilomètres en face d'un groupe de petits visages levés vers à l'heure. En hissant des voiles, je puis faire une vitesse horaire de 270 kilomètres. Sadi le maître de qui ils attendent la direction, la avancer un navire de mille tonneaux, c'est-à-dire ecointe compte s'attaquer prochainement sagesse, toutes choses qui ne lui manquent que qu'en m'adaptant au vent, je puis réaliser ce qui au record mondial de vitesse pure, que l'officier trop. De ce premier maître leur viendra quelque serait impossible à ma seule faiblesse. américain Maughan détient avec 418 kilomètres essence spirituelle qu'ils conserveront touteleurvie. Parmi les hommes aussi, il y a de grands à l'heure. En grandissant, nous sommes encore à l'école, courants, des vents, des forces immenses de passion d'une manière ou de l'autre. Nos capacités sont et de l'inertie, des marées et des phénomènes de...du Salon des Tuileries limitées, nous ne pouvons nous occuper que de gravitation. Pour réussir au mdieu des hommes, nos affaires propres, nous n'avons ni le temps ni il faut donc que j'ajuste mes Voiles, que je tourne ONCURREMMENT s'ouvre le Salon des Tuila possibilité de résoudre nous-mêmes les grands mon gouvernail, que je m'adapte en somme à ces leries, qui, en dépit de son nom, est insproblèmes. C'est pourquoi en politique nous dynamismes formidables. es grands hommes tallé à l'extérieur de la Porte Maillot. l occupe suivons Pierre ; en art, Paul ; en littérature, d'action, tels que Napoléon, Cecil Rhodes ou toute une cité de bois, bâtie sur les terrains Dupont ; en religion, Durand. Pour nous, il nous Bismark,, n'étaient pas individuellement plus forts vagues des anciennes fortifications, mais les faut gagner notre vie. que d'autres hommes, mais ils avaient un certain organisateurs, qui sont de vrais artistes, ont Aussi, une grande partie de ce qu'on a écrit flair, une certaine subtilité pour utiliser le vent. su se servir de ces humbles matériaux avec une sur la nécessité pour chacun de penser par luipour trouver le bonheur, j'ai besoin du même indéniable habileté. On trouve dans ce Salon même est impraticable. C'est tout simplement genre d'adresse. Vouloir plier le monde à mon des œuvres modernes, rien que modernes, mais impossible. l serait donc plus sage d'engager désir, c'est lutter avec mes mains nues contre des d'un modernisme sain, équilibré, qui s'efforce de la majeure partie des individus à choisir intelli- courants cosmiques. orsque j'étudie la vie des réagir contre les exagérations qui ont marqué les gemment leurs maîtres. chênes et des étoiles, la migration des oiseaux et le étapes de l'art depuis ces dernières années. l y a des âmes indépendantes que révolte déroulement des saisons, je découvre que mon seul l y a bien, çà et là, quelques peintures, l'idée d'un maître. Elles dressent comme un totem espoir de bonheur consiste à souhaiter ce que la quelques sculptures qui sentent encore un peu le poteau de leur "moi" propre et l'adorent, à- Nature me donne, et à le souhaiter quand elle leur cubisme, mais c'est enfin un cubisme sindéfaut d'autre chose. Cela peut être admirable, le donne. gulièrement assagi et au moins compréhensible. mais c'est généralement stupide. l y a quelque chose d'immoral dans ces ' prières l n'y a pas de fétiche plus dangereux que la spéciales " qui sont supposées tenter de plier la...de l'exposition d'art suisse, au Musée liberté. Aucune route ne mène plus sûrement au Volonté suprême à nos petites volontés. Car le du Jeu de Paume. bourbier de la médiocrité et de l'imitation véritable problème de la religion est de mettre inconsciente, que celle de l'indépendance. l'homme en harmonie avec la sage et parfaite PRÈS les Expositions rétrospectives d'arts Car le chemin le plus sûr pour réaliser son Volonté qui gouverne toutes choses, et non pas de hollandais et belge, voici que le Musée individualité, c'est de choisir un véri table maître. soumettre cette Volonté à la nôtre. C'est pourquoi du Jeu de Paume ouvre ses portes à l'art suisse C'est lui qui vous révélera à vous-même. l Spinoza a dit : " Notre désir n'est pas que la ancien et moderne. Cette Exposition, c'est développera vos facultés innées. l Vous fera Nature nous obéisse, mais que nous puissions obéir grâce à la participation des musées de Genève, naître à nouveau. C'est dans ce sens que Socrate à la Nature. " FRANK CRÂNE. ausanne, Berne, Fribourg, Neuchâtel, Zurich, Saint-Gall, Winterthur, Soleure, Schaffhouse et, plus particulièrement, de Bâle qu'elle a pu être formée. Amener de Suisse au Jeu de Paume toute une suite d'holbein le Jeune et des Witz, des Hans- Fries, des Funk, des Hans eu, des Deutsch, des Asper, des Graf, sans parler de quelques modernes auxquels làund 30 JUN VENDRED 4 JUET bas, on n'attribue pas moins de prix, c'est réaever du soleil : 4 h. 52 coucher 20 h. 56. ever du soleil : 4 h coucher 20 h 55. liser un vrai tour de force et d'adresse, comme ever de la lune : 2 h. 51 coucher 18 h. 14. ever de la lune : 6 h. 6 - coucher 21 h 13. ce le fut d'y amener Rembrandt, Hais, Vermeer et Breughel, Van der Weyden, Memling. e jour décroît : 1 m. matin. e jour est stationnaire. 'Exposition part des précurseurs de la peinture suisse, aux XVE et XVE siècles, pour aboutir SANTE BERTHE : 186e jour SANT BERTRAND : 182e jour aux contemporains, les vivants exceptés. De Holbein à Hodler : tel en était le programme. Courses à l'hippodrome d'auteuil. SAMED 5 JUET Car Hans Holbein le Jeune, bien que né à ever du soleil : 4 h. 55 coucher : 20 h. Augsbourg, est annexé par Bâle, où si long54. MARD 1ER JUET ever de la lune : 7 h. 7 - coucher : 21 h. 46. temps il travailla. Mais, bien qu'on ne puisse être que tout admiration devant le Christ au ever du soleil : 4 h coucher : 20 h. 56. e jour décroît : 1 m. soir. tombeau, d'un réalisme si pathétique, peut-être ever de la lune : 3 h coucher : 19 h. 6. e SANT ATHANASE : 187 jour le Musée de Bâle n'a-t-il pas envoyé les plus e jour décroît : 1 m. matin. beaux Holbein qu'il possède. Conrad Witz, DMANCHE 6 JUET Hans Kluber, Hans Bock, Fries, Nicolas SANTE RENE : 183e jour Manuel, dit Deutsch, Funk, Graf et le mysever du soleil : 4 h coucher : 20 h. 54. térieux Maître à l'œillet font cortège à ce ever de la lune : 8 h. 12 coucher : 22 h. 16. MERCRED 2 JUET grand maître. e XVE siècle est représenté e jour décroît :1m. matin. par le Genevois iotard, portraitiste tout ever du soleil : 4 h coucher : 20 h. 55. influencé par Paris, niais d'un indéniable SANTE UCE : 188e jour une (N..:5h.35), lev.:4 h.17 - couch. : 19 h.54. charme, et par cet élève de Greuze et de Boue jour décroît : 1 m. soir. Courses à Saint-Cloud : Grand Prix du cher que fut Freudenberg. Président de la République. VSTATON : 184e jour Route d'arpajon : Epreuve des records du... d'une intéressante exhibition de chemonde de motocyclette, organisée par le Moto- vaux à l'hippodrome Buffalo JEUD 3 JUET cycle-club de France. OC que, chez nous, un officier français, ever du soleil : 4 h. 54 coucher 20 h. 55. Péronne : Grand rallye automobile, orgale capitaine Arrêteau, du parc d'artillerie ever de la lune : 5 h. 9 coucher 20 h. 36. nisé par l'automobile-club Aisne-Picardie. de Nîmes, vient d'accomplir sur l'hippodrome e jour décroît : m. matin. Au Vélodrome d'hiver : Tournoi olympique Buffalo un exploit sans précédent. l a fait évoluer sur le terrain quarante chevaux SANT ANATOE : 185e jour d'escrime au fleuret. attelés les uns aux autres, et qu'il conduisait, monté lui-même debout sur les deux derniers, servant à diriger tous les mouvements de cette troupe, qui représentait un attelage de 50 mètres AUJOURD'HU DMANCHE 29 JUN de long. A l'émerveillement de l'assistance, ce formidable tandem hippique a exécuté des Grand Prix de Paris. A Sannois : Rallye aérien organisé par l'aéro-club de virages, des volte-face, des arrêts brusques France. Châlons-sur-Marne : Tournoi olympique de tir à l'arme libre. en plein galop, des passes avec une aisance Country-Club de Saint-Cloud : Tournoi olympique de polo. parfaite sous la.seule direction de ce cavaliei émérite qui tenait en mains les rênes. T à C A A SEMANE PROCHANE V e J

4 mmim DMANCHE-USTRÉ itiiiiiiiiiiiiiiiiii<miiiiiiiiiiiiviviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiii 4 imiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiii niinnniii»iiiinnmn«"«m«*»»»"»"«e 29 JUN 1924 WHUUU A SEMANE QU VENT DE S'ÉCOUER 26e Semaine de l'année Reste à courir 26 semaines ACCORDS EN NTERAÉS ES CONVERSATONS DE M. HERROT AVEC MM. MAC DONAD ET THEUNS MM. Mac Donald et Herriot ont conclu un " pacte moral de collaboration continue ". ytonsieur HERROT, parti samedi de Paris, Vl était aux Chequers où il devait rencontrer le Premier ministre anglais le soir même. 'entretien entre les deux chefs de gouvernement eut lieu le lendemain ; un communiqué, qui vaut d'être cité en entier, ne précisait pas les points sur lesquels la conversation avait porté, mais disait combien l'accord entre les deux nations était formel. Voici le communiqué : 'ne réunion des Premiers ministres de GrandeBretagne et de France a eu lieu aux Chequers, samedi 21 et dimanche 22 juin. Au cours d'une conversation amicale et intime ont été discutées les diverses questions soulevées par le rapport des experts et examinées les diverses mesures à prendre pour le mettre à exécution. l n'a pas été possible d'arriver à des conclusions définitives, car il était nécessaire de consulter auparavant les gouvernements belge et italien. Ces conversations ont fait ressortir un accord complet entre les points de vue des deux chefs de gouvernement. l a été convenu, sous réserves des convenances des autres gouvernements alliés, qu'une conférence se réunirait à ondres, au milieu de juillet, à l'effet de régler définitivement la procédure à adopter. es deux Premiers ministres ont décidé de faire ensemble une courte visite à Genève, à l'ouverture de l'assemblée de la Société des nations. A ce communiqué officiel, les deux Premiers ministres ont ajouté la déclaration suivante : En présence des difficultés qui assiègent nos deux pays et le monde entier, nous sommes tombés d'accord pour conclure entre nous un pacte moral de collaboration continue. Une déclaration de M. Mac Donald à la Chambre des communes Au lendemain de son entretien avec M. Herriot, M. Mac Donald a déclaré devant la Chambre des communes : " 'objet de mon entretien avec le Premier ministre français, a-t-il dit, était de discuter les dispositions techniques en vue de la mise à exécution du rapport des experts, ainsi que d'envisager les différents problèmes où la coopération anglo-française semble essentielle 'l'i l'on veut assurer la paix en Europe. Cela ne veut pas dire que nous projetions un accord exclusif entre les deux nations. En fait, un rapport de notre entretien sera communiqué aux deux Premiers ministres belge et italien, car nous ne voulons pas qu'ils soient saisis de décisions arrêtées sans leur coopération. " Notre discussion a donc été comme un prologue à la conférence interalliée qui doit se.réunir à ondres, probablement le 16 du mois prochain. " e programme de cette conférence interalliée sera limité au rapport Dawes. Dès que ce rapport aura été mis à exécution, nous aborderons la discussion des autres questions qui intéressent la France et la Grande-Bretagne, y compris les dettes interalliées. " Je puis donner cette assurance à la Chambre que l'examen de la question des dettes interalliées restera indépendant de celui du rapport Dawes. " M. Herriot à Bruxelles. M. Herriot ayant quitté ondres lundi pour gagner immédiatement Bruxelles y a eu deux entretiens avec M. Theunis, premier ministre, et M. Hymans, ministre des Affaires étrangères. l les a mis au courant de ses entretiens avec M. Mac Donald, et les trois ministres ont ensuite échangé leurs vues sur les points principaux qui seront discutés par la Conférence interalliée du 16 juillet. e communiqué qui a suivi ces entretiens se termine ainsi : " e rapprochement qui vient de se produire entre les puissances alliées et qui avait été préparé par les visites des ministres belges à Paris, à ondres et à Milan, facilitera la solution des questions encore en. suspens. 'échange des gages après que l'allemagne aura rempli toutes les conditions prescrites par le rapport des experts, les garanties d'exécution, le régime des chemins de fer, le renouvellement des contrats de la M.. C. U. M. ont particulièrement fixé l'attention des ministres. " es représentants des deux gouvernements ont affirmé leur commune volonté d'assurer la stricte exécution des clauses du désarmement de l'allemagne. e problème de la sécurité a été abordé, et l'étude en sera poursuivie de part et d'autre. es conversations de Bruxelles ont été imprégnées d'un sincère esprit d'étroite amitié et de confiance réciproque. Elles ont laissé l'impression qu'un progrès sérieux a été réalisé et que la prochaine conférence se trouvera à même de donner au problème des réparations une solution équitable. ' Une déclaration de M. Herriot. nterviewé par l'ndépendance Belge, M. Herriot, après avoir répété qu'il aidera les masses démocratiques allemandes, dont la bonne foi est manifeste, mais qu'il sera sévère contre les fauteurs de discordes et les destructeurs des forces de paix, a ajouté : " Dès à présent, en cas d'agression préméditée de l'allemagne, j'ai l'assurance d'un pacte défensif qui lierait la France, l'angleterre et la Belgique. J'ai la promesse la plus formelle qu'aujourd'hui, comme en 1914, une attaque allemande retrouverait l'angleterre aux côtés de la France et de la Belgique. " M. Herriot rentre à Paris. M. Herriot a fait connaître au Conseil des ministres tenu mercredi les résultats de son voyage. l a dit aussi son optimisme et sa confiance dans les résultats de la Conférence interalliée de juillet. A la Chambre et au Sénat les interpellations prévues ont été repoussées. a réponse de l'allemagne. e Reich doit terminer aujourd'hui la rédaction de la réponse de l'allemagne à la note franco-anglaise qui spécifiait tous les points, déjà exposés, sur le contrôle militaire. Cette réponse serait envoyée dans la soirée à Paris. DANS ES PAYS OCCUPÉS Des perquisitions ont été effectuées en territoires occupés, au siège d'organisations nationalistes et au domicile des chefs et des membres influents de ces organisations. En zone française, sur l'ensemble des territoires occupés, 250 perquisitions ont été opérées. Elles ont conduit à quarante arrestations. Des documents nombreux et intéressants ont été saisis, dont beaucoup se rapportent à l'activité d'associations nationalistes secrètes ou interdites. Au Pedagogium de Godesnerg, près de Bonn, on a découvert une mitrailleuse en bois de grandeur naturelle, fonctionnant "parfaitement et servant à l'instruction des étudiants de cette école. U a été prouvé que de nombreux élèves allaient, pendant leurs vacances, faire un stage dans les régiments de la Reichswehr. UN ATTENTAT A CANTON e gouverneur général de l'ndo-chine échappe à cet attentat, qui n'était d'ailleurs pas dirigé contre lui, Au cours d'un banquet, à Canton, banquet auquel assistait M. Merlin, gouverneur général de l'ndochine, revenant d'une mission à Tokio, une bombe a été lancée qui a tué cinq Français et a blessé six autres personnes. 'attentat était dirigé contre M. Jeanbrau, directeur des affaires politiques et de la sûreté générale en ndo-chine, qui accompagnait M. Merlin. M. Jeanbrau est le gendre de M. Sarraut. es victimes sont : M. Desmaretz, directeur de la Société générale d'mportation des soies, et sa femme ; M. Rougeau, comptable de la Banque d'ndo-chine; MM. Gérin et Pelletier, négociants. 'auteur de l'attentat s'est enfui en sautant dans le fleuve Peï-Kiang. On a repêché, quelques heures après, le corps d'un Annamite, qu'onjuppose être le coupable. TAE ES CONSÉQUENCES DE 'ASSASSNAT DE M. MATTEOTT D UMN, qui était jusqu'ici le principal inculpé dans l'affaire Matteotti, a avoué être l'auteur de l'assassinat du député socialiste italien. l a désigné, comme étant ses complices, Viola, Putato et Poveromo. Dumini a affirmé que les instigateurs de l'enlèvement de Matteotti n'avaient nullement l'intention de faire tuer le député socialiste. ls voulaient seulement le séquestrer pendant quinze jours ou un mois, afin de l'empêcher de prendre la parole à la Chambre. Dumini et ses complices s'étaient munis de menottes et de cadenas pour l'immobiliser. Toutefois, lorsque Matteotti se trouva dans l'automobile, il se débattit violemment, en criant, portant de rudes coups à ses agresseurs qui ont encore aujourd'hui sur eux des ecchymoses, traces du combat. es cinq adversaires du député socialiste lui assénèrent quelques coups de poing américain sur la tête et, finalement, l'un d'eux lui tira un coup de browning au moment où la voiture sortait de la ville. Ces déclarations s'accordent avec les conclusions des experts commis pour examiner les inculpés et les objets saisis. e commandeur Cesare Rossi, contre lequel le juge d'instruction avait lancé un mandat d'arrêt depuis plusieurs jours, s'est présenté dimanche à Regina Cœli, accompagné de sa cousine et de son neveu, et s'est constitué prisonnier, se déclarant certain de sa parfaite innocence et s indignant des nombreuses accusations portées contre lui. MEMENTO POTQUE 26 juin. e groupe radical et radical-socialiste, réuni jeudi matin à la Qiambre, a constitué son bureau. Ont été élus : président d'honneur : M. Herriot ; président : M. Cazals ; vice-présidents : Archaimbaud, André Hesse, amoureux, Ducos, Durafour ; secrétaire général : M. Montigny. HOTE DE VE 21 juin. e Président de la République est reçu à l'hôtel de Ville. C'est, sa première visite officielle. 25 juin. M. Maurice Quentin est élu président du Conseil municipal. JOURNA OFFCE 25 juin. e ministre de l'ntérieur décide que le Journal officiel ne paraîtra plus le lundi. e numéro du mardi portera les deux dates des lundi et mardi ÉTRANGER 24 juin. a Convention des démocrates est ouverte à New-York. 26 juin. e général Bérenguer, qu'on estime, à Madrid, avoir causé un préjudice considérable aux opérations de guerre au Maroc, est rayé des cadres de l'armée active. COONES 25 juin. a mission de M. Steeg, gouverneur général de l'algérie, est renouvelée. CÉRÉMONES 22 juin. On fête à Verdun le huitième anniversaire de la défense de la ville. M. Poincaré fait un brillant éloge du maréchal Foch. 23 juin. A l'hôtel de Ville, une médaille d'or est remise au général e Rond, qui défendit Paris contre le tir des "Berthas ", en On célèbre en Sorbonne le trentième anniversaire M. Mussolini devant le Sénat. du rétablissement des Jeux Olympiques. 25 juin. Au banquet de la igue de la République, Devant le sénat italien, M. Mussolini a flétri l'attentat commis contre M. Matteotti et a MM. Painlevé et Chautemps prononcent des discours. terminé en disant : "e gouvernement doit rester à sa place, BENFASANCE il pourra se transformer, modifier sa compo25 juin. es enfants de M. Deutsch de la Meurthe sition, mais j'ai le devoir d'achever l'œuvre font un don de francs pour les pauvres de Paris que j'ai entreprise. a milice ne sera pas dis- et de Pantin. soute, des études sont en cours pour l'encadrer finalement dans l'armée. Quant à dissoudre la ARTS Chambre et à refaire des élections, ce serait 26 juin. M. Doumergue inaugure officiellement, déchaîner une terrible crise politique. e fasà la porte Maillot, le salon des Tuileries cisme dispose de forces considérables ; il faut éviter à tout prix l'irréparable, ce qui aggrafats DVERS verait la crise qui s'est abattue sur la nation..22 juin. Une manifestation communiste de protestation contre l'assassinat du député italien Matteotti A RECONNASSANCE provoque quelques bagarres au Pré-Saint-Gervais. Quelques agents sont blessés. Deux arrestations sont bes SOVETS maintenues. Sur le quai du Port, à Marseille, une auto.conduite a France et les Etats-Unis procèdent à un échange de vues au sujet de la reconnaissance par un soldat permissionnaire, capote : quatorze personnes sont blessées, dont deux grièvement. de la Russie soviétique. 23 juin. Au 111 de la rue de Meaux, Mmo Fran'ambassade de France a communiqué au chetti est tuée par son mari qu'elle avait quittée pour département.d'etat le point de vue français vivre avec Pierre Amier que Franchetti abat également sur la reconnaissance de la Russie, telle que à coups de revolver. l coupe ensuite la gorge de ses M. Herriot l'a défini. deux victimes. es détails des pourparlers sont tenus 26 juin. On arrête Carletti, sujet corse, inculpé secrets, mais on croit savoir que M. Herriot a de trafic de stupéfiants. pris l'initiative de la discussion, afin de tomber d'accord avec les États-Unis sur un programme TRBUNAUX commun. 24 juin. Me Manuel Fourcade est réélu bâtonnier du barreau de Paris. 26 juin. 'anarchiste Mario Castagna, qui tua le A GRÈVE fasciste Jeri, comparaît devant les assises. DES OUVRERS BOUANGERS es délégués des ouvriers boulangers de SPORTS Paris, réunis rue de la Grange-aux-Belles, 22 juin. e grand steeple-chase d'auteuil est mardi, ont voté un ordre du jour décrétant la gagné par Master Bob, monté par J. Bedeloup. grève immédiate. ls demandaient la sup e Français Patin remporte la Coupe d'aviation pression absolue du travail de nuit, le repos du roi des Belges. hebdomadaire et 5 fr. 40 par fournée. Cette. Au cours des championnats de France d'athlétisme décision surprit d'autant plus que M. Justin disputés à Colombes, Wilhelm, Mourlon, Clermont et Godart, ministre du Travail, absent, avait Zaïdin réussissent de belles performances. educq est champion de France cycliste des déposé une proposition de loi tendant à interdire le travail de nuit dans les boulangeries. 100 kilomètres. 23 juin. M. Bénazet est nommé commissaire général e pain n'a cependant pas manqué, et des chargé de l'éducation physique au ministère de la Guerre, mesures ont été prises pour assurer, avec le en remplacement de M. Henry Paté. concours des soldats de l'intendance, la con24ju'n- e lieutenant américain Maughan vole fection du pain nécessaire. de New-York à San-Francisco, kilomètres, en 21 h. 48'. Fred Bretonnel bat le boxeur Danny Frush, le E TOUR DE FRANCE CYCSTE récent vainqueur de Criqui, qui abandonne le combat au 8e round. e départ du Tour de France cycliste a été Au tournoi de tennis de Wimbledon, M" Sudonné dimanche matin, pour l'étape Paris- zanne englen, acoste et Borotra sont vainqueurs. e Havre que l'talien Bottechia gagna de peu, 25 juin. 471 athlètes américains devant participer battant Ville. aux Jeux Olympiques arrivent à Paris. ~ Arrowhead, appartenant à la princesse Duleepa deuxième étape revint à Bellenger, qui bingh, gagne la grande course de haies d'auteuil. battait également Ville. Au cours de la troisième étape, les frères ' 25 juin. Deux avions se heurtent dans les airs, de l'école d'stres. es deux pilotes sont Pélissier et Ville ont abandonné la course, dont au-dessus tués. la troisième étape a été gagnée par Beeçkmann, 26 juin. - Une brume régnant sur le nord et le norddevant Thys, est, les avions de transport ne peuvent quitter leur ban.

5 Hiniittiii E 29 JUN 1924 HMH ) itiiiitiitm immirmimitmiiiimimllirmtiwmiiiuwnhnairi tiiimiiikxn ES 5 ROMANS «HHHH wllflllllllllir DE A DMANCHE-USTRÉ ""» VE DES MARCHES DU TRONE AU COTRE : Mk DE A VAÈRE par 'yj' y a deux phases dans l'existence de Mlle de a Vallière ; la première, celle de la faveur éclatante : favorite du roi, elle est l'âme de toutes les réjouissances de la cour la plus brillante de l'europe : elle règne, en souveraine, ses enfants sont publiquement légitimés, elle" est créée duchesse ; la fortune lui sourit sous toutes les formes. a seconde période est celle du désenchantement, de la chute, de l'expiation : celle qui avait détrôné la reine perd le sceptre à son tour par les perfides machinations d'une amie, dont les ressources d'esprit s'ajoutent à des avantages physiques qui éclipsent ceux de la délaissée, dont le charme n'opère plus. 'homme revêtu de la toute-puissance que l'infortunée a Vallière a aimé avec le plus complet désintéressement et dont elle a été, un temps, passionnément aimée, a le cœur pris ailleurs, si tant est que le cœur ait eu sa part dans ce caprice royal ; et quand la favorite se sentira définitivement sacrifiée, elle ira chercher la paix et l'oubli dans la solitude et les austérités du cloître ; la Madeleine repentie implorera de la divinité le pardon des fautes passées, elle appellera sur elle la grâce divine, baume consolateur des blessures que la science humaine est impuissante à guérir. Grandeur et décadence : ces deux mots synthétisent la vie du personnage dont nous allons esquisser à grands traits l'aventureuse fortune. Françoise-ouise de la Baume le Blanc n a pas eu des origines humbles : elle appartenait à une famille de vieille noblesse, puisque celle-ci remontait au XVE siècle. Elle naquit à Tours et fut baptisée, le lendemain de sa naissance, dans l'église SaintSaturnin de cette ville. De bonne heure elle perdit son père ; sa mère ne tarda pas à se remarier avec le marquis de Saint-Rémy, premier maître d'hôtel de Gaston d'orléans. Mlle de a Vallière passa une grande partie de sa jeunesse à Blois, où elle fut élevée avec une jeune fille de son âge que M. de SaintRémy avait eue d'un premier mariage. Elle n'avait d'autres distractions que d'accompagner parfois Mle de Montpensier, celle qu'on appelait la Grande Mademoiselle, lorsque celleci se rendait, en grand équipage, à Fontainebleau, à Saint-Germain ou à Versailles. Eut-elle occasion de voir le roi dans une de ces résidences de la cour? a tradition veut que leur première rencontre ait eu lieu en 1659 ou 1660, lorsque ouis XV s'arrêta au château de Blois et dîna chez son oncle, Gaston d'orléans. Au vrai, il est difficile de déterminer exactement i'é;oque à laquelle eut lieu cette rencontre, les premiers rapports du roi et de M1e de a Vallière ayant été longtemps envelo pés de mystère. me mort de Gaston ctorléans, M de SaintA larémy partait pour Paris, avec ses filles ; peu après avait lieu le mariage du frère du roi avec Madame (Henriette d'angleterre) ; M!le de a Vallière fut attachée en qualité de fille d'honneur à la nouvelle épousée. On conte que c'est par Mme de Choisy. mère de l'abbé, connu par ses travestissements, que M1!e de a Vallière aurait obtenu la situation qui la rapprochait de celui qu'elle aimait en secret depuis plusieurs mois, sans oser lui faire l'aveu de sa passion. Elle n'avait rien, reconnaissons-le, qui pût attirer sur elle l'attention du plus adulé des monarques. Elle n'était pas " une de ces beautés... qu'on admire souvent sans les aimer ". D'une taille médiocre, elle boitait, mais légèrement, et cela, paraît-il, ne lui seyait pas trop mal. Elle avait les yeux bruns, d'autres les disent bleus ; ce qui indique, apparemment, qu'ils avaient un éclat changeant, selon le sentiment qui les animait. Elle était blonde et avait les cheveux presque argentés ; mais sa bouche était grande, ses dents pas belles et les bras mal modelés. Sa figure portait les traces de la petite vérole, qui exerçait, à cette époque, de grands ravages. Mlle de Montpensier, dont l'indulgence n'est pas la qualité principale, convient, néanmoins, que la jeune personne dont elle croque la silhouette " dansait bien, était de fort bonne r 1 B>r CÂEÂMÈ lle M de a Vallière, dont la fin, au cloître, fut aussi triste qu'avait été enviée son existence à la cour, eut une vie particulièrement romanesque. e charme qu'elle exerça sur ouis XV, la jalousie et l'envie qu'elle suscita autour d'elle sont notées ici par le Dr Cabanes, qui montre la grandeur et la décadence de la célèbre favorite. grâce à cheval ; l'habit lui en seyait fort bien. es justaucorps lui cachaient la gorge, qu'elle avait fort maigre, et les cravates la faisaient paraître plus grasse. Elle faisait des mines fort spirituelles, et les connaisseurs disaient qu'elle avait peu d'esprit ". à encore, les informations sont contradictoires. A ce que prétend Rabutin, bon juge en cette matière, " son esprit est brillant, beaucoup de vivacité et de feu. Elle dit les choses plaisamment, et elle a beaucoup de solidité et même du savoir ". A véritablement parler, elle avait assez peu d'esprit naturel, mais elle ne laissait pas d'orner tous les jours son intelligence par une lecture continuelle : telle est, du moins, l'opinion de l'abbé de Choisy, qui avait passé son enfance avec elle, et qui aimait à rappeler qu'ils avaient joué plus d'une fois ensemble à colin-maillard et à cligne-musette. De l'ensemble de ces portraits, retenons qu'elle était plus gracieuse que belle, qu'elle avait plus de charme dans l'expression que de régularité dans la physionomie. orsqu'on voulait comparer Mlle de Saint- J fit des remontrances à son fils ; mais les deux amoureux en vinrent bientôt à bannir toute prudence, à s'afficher aux yeux de tous. Madame, qui avait d'abord pris à son compte les fréquentes visites du roi dans son appartement, fit éclater sa colère et son indignation ; d'autre part, des intrigues se nouaient contre la nouvelle favorite, à qui l'on cherchait déjà à susciter une rivale. On pressentit une demoiselle d'honneur de la reine pour jouer ce rôle, que tant d'autres ambitionnaient : Mlle de a Mothe-Houdancourt, sans être réellement belle, était pourvue d'assez d'attraits pour inspirer un caprice, fût-ce un caprice de roi. a Vallière reprit vite son empire ; elle paraissait ne plus devoir le perdre, lorsque survint un incident qui amena une brouille entre elle et le souverain. e roi ayant appris que Mlle de a Vallière avait des secrets pour lui s'en montra violemment irrité ; il lui fit une- scène ; M1!e de a Vallière attendit en vain un mot de pardon toute la nuit. Au matin, elle sortit précipitamment de chez Madame et alla demander asile qualité reçoivent l'ordre de la traiter à l'avenir jfomme une princesse du sang. Voilà donc Mlie de a Vallière qui prend rang à la cour. Marie-Thérèse n'allait pas tarder à être vengée. Mais après l'éclat d'une faveur dont elle aurait dû pressentir l'éphémère durée, M'ie de a Vallière allait se voir supplantée par une rivale qui allait la faire pour toujours oublier. Elle fut longtemps à s'accoutumer à l'idée que le roi ne l'aimait plus ; elle se berçait de 1 espoir qu'il lui reviendrait, comme cela était déjà arrivé, et elle.se flattait que, désormais, la chaîne ne se romprait plus. Ce n'est qu'au bout de quatre ans d'humiliations qu'elle prît une détermination, cette fois irrévocable. E 11 février 1671, à six heures du matin, ' elle venait frapper à la porte d'un couvent de Chaillot, tenu par les religieuses de SainteMarie. ouis XV, dès qu'il en fût avisé, dépêcha auprès d'elle le maréchal de Bellefonds, que M1e de a Vallière tenait en une particulière estime, pour qu'il essayât de la ramener. Elle refusa de le suivre. Colbert fut plus heureux et réussit à la conduire à Versailles. e roi la reçut avec des larmes de joie, Mrae de Montespan avec des larmes, on devine de quoi! Enfin, tout le monde pleura, jusqu'à la Grande Mad emoiselle, qu'on n'aurait pas crue si tendre. M,le 'de a Vallière eut de la peine à les tous consoler. Peu après, elle reparaissait dans la même calèche que le roi et M* de Montespan, ' tous trois sur un même siège, car la calèche était fort large ". l ne manquait à ce tableau que la mère du dauphin ; mais Marie-Thérèse eut le bon goût, ce jour-là, de garder la chambre! a duchesse de a Vallière at'endit trois ans encore avant de reprendre le chemin du cloître. Au mois d'avril 1674, son fils et sa fille étant avec elle, elle montait en carrosse pour se rendre aux Carmélites de la rue SaintJacques. " Ma mère, dit-elle à la. prieure on se présentant à elle, j'ai fait toute ma vie un si mauvais usage de ma volonté que je viens la mettre entre vos mains, pour ne plus la reprendre. " Quelque, semaines après, elle prenait le voile, sous le nom de sœur ouise de la Miséricorde. e sacrifie; était consommé. " a Vallière avait vécu! " Un an plus tard, elle s'engageait à Dieu irrévocablement. Dès le premier jour, elle s'était soumise à la dure règle de l'ordre, revêtant le costume des pénitentes, coupant sa magnifique chevelure, dont elle ne garda que deux boucles sur le front, " pour coqueter ", chaussant ses pieds nus d'alpargates de corde ", n'acce. tant aucun adoucissement au régime. Elle couchait dans un bois de lit en façon de cercueil, renfermant une paillasse de longues pailles piquées et dures, des draps de serge, ouis XV DEMANDE A Mlle DE A VAÈRE DE RENONCER A ENTRER AU COÎTRE mangeant avec une cuiller de bois, dans une écuelle dè terre, une cuisine des plus-frugales, Rémy et M1,e de a Vallière, on disait : au couvent des Bénédictines de Saint-Cloud. composée de laitage, de légumes et de fromage, " 'une est belle, l'autre est jolie. " Quoi qu'il Dès qu'il apprit la fugue, le roi, qui donnait par exception de poisson ; se levant dès cinq en soit, cette dernière avait réussi à attirer en ce moment audience à l'ambassadeur heures du matin et se couchant à onze heures, les regards de maints personnages de la cour, d'espagne et à sa suite, mit fin brusquement occupant cette longue journée à des prières avant de fixer l'attention de celui par qui elle à l'entretien, ordonna qu'on lui apprêtât un ou à des macérations. De telles pratiques ne pouvaient qu'inavait résolu de se faire aimer. e secrétaire carrosse, et, enveloppé d'un grand manteau d'état oménie de Brienne, le surintendant gris, qui lui cachait le visage, prit le chemin fluer sur sa santé ; mais elle supporta ses souffouquet avaient soupiré pour la fille d hon- de Saint-Cloud. Après avoir vainement parle- frances avec une résignation admirable, ne neur de Madame. " MUc de a Vallière, conté menté avec la tourière du couvent où s'était consentant à prendre des remèdes qu'à regret, l'abbé de Choisy, coupa court aux avances du réfugiée a Vallière, il se fit connaître et de- cédant seulement aux supplications instantes fastueux financier et s'en plaignit, dès le soir manda qu'on prévînt la supérieure. On le des religieuses qui l'entouraient. Sa dernière même, au roi, qui ne l'oublia pas. " Fut-ce conduisit auprès de la fugitive, qu'il trouva maladie fut une agonie de trente heures. Elle la cause de la disgrâce du surintendant? l dans le parloir, en dehors du couvent, car on répéta plusieurs fois, avant de mourir, qu'expisemblerait, d'après une correspondance, ré- n'avait pas voulu la recevoir à l'intérieur. rer dans la plus vive douleur était la seule fin cemment publiée, de Colbert à Mazann, que " Couchée à terre, hors d'elle-même, elle qui convînt à une pécheresse. Elle succomba, nul roman ne se serait mêlé à ce chapitre tra- pleurait et sanglotait. " ouis la releva, sut âgée de soixante-cinq ans et dix mois ; il y en gique de l'histoire. ouis XV, avant de frap- lui parler avec l'éloquence du cœur et la ramena avait trente-six qu'elle était entrée en religion. Pas une fois le roi, jadis tant aimé, n'eut per Fouquet, voulut se convaincre de sa culpa- chez Madame, qu'il supplia de la recevoir et bilité, et ce n'est qu'après deux ans d'une de la garder ; en même temps qu'il assurait la pensée de lui rendre visite dans sa retraite. instruction patiemment poursuivie qu'il con- de sa protection celle qu'il avait reconquise Si nous demandons aux contemporains quelle sentit à donner l'ordre de son arrestation. l et qui appréhendait que son triomphe serait impression elle lui avait laissée, Saint-Simon nous faut renoncer à la légende d'après la- de brève durée : " Non, madame, lui dit sera là pour répondre : " e roi avait conservé quelle ouis XV aurait fait arrêter Fouquet ouis XV pour la rassurer, je suis roi, Dieu pour Mmc de a Vallière une estime et une par dépit d'amoureux. merci, et je le ferai connaître à ceux qui auront considération sèches, dont il s'expliquait même a duchesse d'orléans fut une des premières l'insolence de vous déplaire. " A partir de ce rarement et courtement. l parut peu touché à s'apercevoir des préférences que marquait moment, a Vallière est installée, par le roi, de sa mort ; il en dit même la raison : c'est le roi pour sa fille d'honneur ; elle s'en plai- dans un hôtel som;tueux, dont 1s mobilier! qu'elle était morte pour lui, du jour de son gnit avec vivacité à la reine douairière, QU en est reirmlacé quatre fois l'an : les fem es de! entrée aux Carmélites. " Dr CABANES.

6 *n»mn DMANCHE- USTRE iiiiiiiiiiiiiiiiakiiiiiiiiiiiiiiiiimiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiifiiiiiiiihiiiiiiiiuiiii ES E ( CONTES nous eûmes longé la côte pendant une demi-heure, morfïj ami s'arrêta, tendit le doigt et dit : C'est là. Regardez, vous pourrez déjà vous rendre compte. D'abord, je ne vis qu'un amas de rocs trapus et noirs. Des nuages passaient dans le ciel, et la mer frissonnait sous les piqûres des gouttes de pluie. A l'horizon, une barre sanglante marquait la fuite du soleil. Elle disparut d'un seul coup ; dans le même instant, une lame s'écroula sur les rocs, et l'on eût dit, tant le bruit de cette trombe d'eau fut grand, son écume serrée, que le soleil était vraiment tombé dans l'océan, comme un fer rouge tombe dans l'eau. Un vol d'oiseaux de mer se perdit dans la brume, et la brise se leva. Alors seulement, je distinguai sur les rochers, et comme enchatonnée dans leur masse, une vieille maison aux pierres sombres. Par les jours de tempête, les vagues devaient bondir jusque sur son toit, car de grandes touffes d'algues y demeuraient attachées et frémissaient au vent. Nous nous remîmes en marche, avançant lentement. e sentier devenait de plus en plus étroit, et des pierres roulaient sous nos pas. a houle avait grandi sous le souffle du large ; les vagues, après s'être écrasées sur les rochers, laissaient traîner sur l'eau de grandes taches blanches, et la maison, perdue dans le brouillard, devenait plus lointaine. Mon ami, qui marchait le premier, m'arrêta : N'allons pas plus loin. e sentier se perd par endroits, et nous risquerions de tomber. Regardez une fois encore, si vous voulez... Alors, vous êtes bien décidé à louer ici? lui demandai-je. Tout à fait décidé. Vous ne craignez pas l'éloignement, la solitude? Je les recherche. J'ai besoin de repos, de calme ; où les trouverais-je mieux qu'ici? Et nous parlâmes d'autre chose. e lendemain, je quittai le village de bonne heure, et je revins à Paris. Je ne pensais plus guère à tout cela, lorsque, une quinzaine de jours plus tard, je reçus la première lettre de mon ami. 11 semblait heureux et gai, ne me parlait pas de son état nerveux, maladif, et ne s'inquiétait en aucune façon des événements de Paris. Je me réjouis donc sans réserves de n avoir pas insisté sur mon impression première, car son esprit inquiet paraissait subir une transformation aussi heureuse que radicale. MAURCE * * * D semaines s'écoulèrent ; je reçus une seconde lettre. e début en était assez banal et ne contenait pas d'allusion à ma lettre ; après quelques propos insignifiants, il reprenait ainsi : - " En vérité, ce pays est tout à fait extraordinaire, et je comprends qu'un faible s accommode mal de la vie qu'on y mène. es gens y ont des allures mystérieuses, et les plus sains d'esprit semblent par instants possédés. -Moimême, j'ai senti passer sur mes épaules, il y a quelques heures, un pénible frisson. " Je dois vous dire qu'il y a dans mon cabinet deux portes : l'une, en face de moi, qui donne sur une terrasse ; l'autre, à ma droite, que je n'ouvre jamais, parce que ses gonds rouillés grincent affreusement dès qu'on la pousse. " Or, ma vieille servante, que j'avais appelée, entra précisément par ce côté, et, sous sa main, la porte tourna sans faire le moindre bruit. J'en demeurai stupéfait et lui dis : Vous avez graissé cette porte, MarieJosèphe? " Elle hocha négativement la tête. Comment se peut-il alors qu'elle n'ait pas grincé? " Elle leva les épaules et me répondit : Est-ce qu'on sait, Ï'CJ?..._ "Et elle ajouta, elle qui, jusqu'alors, ne m'avait jamais adressé la parole que pour répondre : Vous avez entendu, cette nuit? " Je la regardai fixement. Pas un muscle de son visage ne tressaillit. Moi, je sentais mes mains se crisper sur mes genoux, car, cette nuit même, ne dormant pas, j'avais perçu pendant une heure des grattements et des bruits assez semblables à ceux que pourrait faire un marteau heurtant légèrement ma porte. A un moment même, ce bruit avait été si précis que je m'étais levé pour regarder dans le couloir. Mais là, je n 'avais entendu que le vent sifflant aux fentes des fenêtres mal jointes. EUX Uuiiiiui HANTÉ EVE UAND Certes, nous avons tous lu des récits où il est question de maisons hantées. ls se ressemblent tous et se terminent toujours à peu près de la même façon. Mais Maurice evel, a su, dans cette nouvelle, nous offrir quelque chose de nouveau et si, jusqu'au bout, le lecteur éprouve une profonde impression de mystère et d'effroi, il est loin de s'attendre à l'explication de ce drame étrange. -J " es vieilles maisons et celle-ci a plus de six siècles sont pleines, je le sais, de ces murmures soudains, venus on ne sait d où et qui déchirent le silence. Mais l'étrange, c'est que, cette nuit, précisément, la vieille n'avait pas couché sous mon toit Par quel moyen, dès lors, pouvait-elle savoir ce qui s'y était passé?... Je lui dis : Comment savez-vous cela? " Elle grimaça un sourire et répondit : Parce que vous avez la figure blanche de ceux qui ont entendu les morts taper les clous de leur cercueil. " Et, comme j'ébauchais un geste, elle ajouta : a maison est visitée par les esprits... c'est bien connu. " Souvenez*vous, mon ami, de l'angoisse que vous avez éprouvée sur la falaise, et vous saisirez l'impression que put faire sur moi, après une nuit agitée, la parole de cette vieille au masque sinistre. Cè ne fut, bien entendu, qu'une impression. A la minute où j'écris, je suis aussi maître de moi que vous pouvez l'être de vcus. Mais je m'explique par quels obscurs chemins la superstition se glisse dans les âmes simples. " Eh dehors de cela, rien de neuf. Ma santé n'est pas aussi bonne que je le souhaiterais, et je retrouve bien lentement le calme dont j'ai besoin. " " De nouveau, un mois s'écoula sans que mon ami me donnât signe de vie. Un matin, dans mon courrier, je trouvai une lettre de luis J'hésitai un instant à reconnaître son écriture, tant celle que j'avais sous les yeux était bizarre, tourmentée, différente de son écriture normale. Je l'ouvris enfin. Elle contenait huit feuillets de taille différente, couverts d'une écriture hachée, disjointe, tantôt si petite que j'avais peine à la déchiffrer, tantôt si grande, si hésitante, qu'on l'eût dite tracée de la main gauche. D'abord, la date me surprit : nous étions le 30 septembre, et la U 29 UN 1924 D'ACTON MANOR par.iimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiihiitiiii iiiiiiiiiiiuiluiiiuhiiiimiii lettre portait 8 septembre, 10 heures du soir. Je ne m'arrêtai pas longtemps à ce détail et je lus : " Mon cher ami, ' J'ignore à quelle époque vous recevrez cette lettre. J'ignore même si vous la recevrez jamais. Mais il faut absolument que je l'écrive ce soir, car demain je n'en aurais peut-être plus ni la force, ni le moyen. " Je suis dans cette maison depuis deux mois, et, depuis deux mois, il s'y passe des choses vraiment extraordinaires. Au début, j'ai voulu me soustraire à ce que je croyais être l'influence du milieu; je me,suis/ efforcé de sourire de ce que je ne pouvais expliquer, et de me montrer, en cela, supérieur aux gens de ce pays, qui se résignent à avoir peur. Bientôt, j'ai dû, mettant de côté tout vain orgueil, chercher dans mon état maladif l'excuse de mes frayeurs grandissantes. Aujourd'hui, sain d'esprit, je vous l'affirme, et le cerveau parfaitement lucide, -je répète et je tremble en vous l'écrivant qu'il se passe dans cette maison des choses extraordinaires. " Dans ma dernière lettre, je faisais allusion à certains bruits entendus la nuit dans ma demeure : or, ces bruits, je ne les entendais pas pour la première fois. Dès la première nuit, ils avaient frappé mon oreille. À la vérité, ils étaient vagues, légers, et je ne m'en préoccupai pas alors. Au cours des, nuits qui suivirent, je les entendis de nouveau, et ils me parurent plus nets. Peut-être, pensais-je, n'y avait-il là qu'un effet de mon imagination, et mon oreille, plus attentive, percevait-elle mieux des bruits qu'elle connaissait. C est, du moins, ce dont je voulus me convaincre, et j'y serais peut-être parvenu si d'autres faits plus précis, plus extraordinaires n'étaient venus me trou" Un soir, après être resté longtemps sur les rochers, je regagnai ma maison. Comme j'en franchissais le seuil, j'entendis, au-dessus de moi, des coups frappés nettement : je crus que le heurtoir de la porte venait d'être soulevé. J'ouvris... Personne!... Je regardai au loin : pas une ombre! Je refermai»: deux coups plus secs que les premiers résonnèrent. Je prêtai l'oreille... 'horloge de la cuisine sonna dix heures, trois coups précipités rompirent le silence et, dans le même instant, une espèce de lueur traversa la nuit. Sur la seconde, je ne pus définir exactement cette lueur. Venaitelle d'un reflet de lune léchant les vitres, ou d'un éclair zébrant le ciel?.,. Je n'eus pas le loisir de chercher davantage, car une série de coups frappés un peu plus loin de moi, me fit tressaillir. l me sembla qu'ils se produisaient à intervalles égaux, et je comptai tout bas : 1, 2, 3, Au moment où j'arrivais à trente, les mêmes bruits et la même lueur!... Je comptai à haute voix :, 2, 3, 4, Un coup sec déchira le silence, et un éclair passa devant moi! Je restai sur place, incapable de faire un geste... " Cela continua ainsi : un silence des bruits une lueur ; encore un silence encore des bruits encore une lueur... enfin, les silences se firent plus longs, les bruits devinrent plus sourds, la lueur plus fugitive. 'horloge sonna la demie... plus rien! * ft * vous est loisible, de loin, dans votre chambre remplie des rumeurs de la rue, de sourire de ce que vous appellerez " mes imaginations ". Si vous aviez été près de moi, je vous jure que vous eussiez tremblé comme je tremblais moi-même et que vous eussiez senti la grande terreur de l'nexpliqué glacer vos os. A dater de cette nuit, je renonçai à habiter les pièces du rez-de-chaussée. Je les fermai à double tour et m'installai au premier étage. à, durant une semaine, je n'entendis rien, je ne vis rien, et je commençais à retrouver le calme, lorsque, une nuit, je fus éveillé par les mêmes coups, et, sous ma porte qui joignait mal, je distinguai les mêmes lueurs. " Je sautai à bas de mon lit et j'allumai ma lampe. Je visitai la chambre, je déplaçai les fauteuils, les armoires, pensant à je- ne sais quelle absurde et impossible plaisanterie : rien! l était une heure et demie du matin quand le premier choc me tira de mon sommeil ; le silence se fit vers deux heures. Je ne me recouchai point ; j'attendis le jour. _ C'est ce matin-là, précisément, que la vieille me dit que j'avais la figure blanche de ceux qui ont entendu les morts taper les clous de leur cercueil! Je me demande encore comment j ai eu la force de ne pas sauter à la gorge de cette sorcière pour l'étrangler. Je me demande comment je puis tolérer sa présence, supporter son regard... et, plus j'y songe, plus je devine, plus je sens qu'une puissance supérieure l'attache à moi, ou plutôt l'attache à cette maison, comme j'y suis attaché moimême. Car vous pensez bien que j'ai essayé de fuir! Cela m'est impossible : je fais mes malles, je descends, mais il faut que je revienne sur mes pas et que je rentre, parce que, la nuit, ON m'appellera en un langage que j'ignore, mais que d'autres doivent comprendre... " e soir de ce terrible jour, j'allumai les lampes dans mes trois pièces et j'attendis. Minuit sonna, minuit et demi, une heure. orsque les aiguilles approchèrent de la demie d une heure, j'eus la sensation que les appels allaient se produire... rien... je respirai... mais", comme elles arrivaient à deux heures, un grattement se fit entendre. D'un bond, je fus à la porte et j'ouvris. Une bouffée d'air s'engouffra dans ma chambre, toutes les lampes s'éteignirent, et, dans l'obscurité, j'entendis les appels et je vis les lueurs courir le long des murs!... Cela, je l'ai vu comme je vois les lignes que trace ma main ; je l'ai entendu comme j'entends le tic-tac de ma montre placée devant moi... et, cependant, je ne veux pas croire encore. Je veux, pour être sûr de moi, tenir, heure par heure, le journal de mon épouvantable doute. 18 septembre, 7 heures. " 11 fait nuit. Je frissonne. Est-ce de peur ou bien de froid?... Je vais lire...» Pour la seconde jcis, les coups résonnèrent si nets, si cadencés, que je m'écriai : "l y a quelqu'un kil" ui, enfonçant ses ongles dans ma peau, gronda : "Vous entendez! vous entendez..." " // heures et demie. Depuis une heure, je ne comprends plus ce que je lis. 'angoisse du phénomène que j'attends m'étreint... Va-t-il se produire?... Ma montre est devant moi... Elle marque l heure et demie... elle aoproche de 2 heures...

7 Hiiiiiiinii K 29 JUN 1924 nimn iniiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiniiiiiiihiiiiiiiniiiihihiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii un 7 iiiniûuiiiu uiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiimi si je dois entendre, je vais entendre!... 2 h. 05 : je n'ai nen entendu!... Voici la demie... Hier, à cette heure, les bruits et les lueurs décroissaient... 2 h h h Mes sens ont-ils acquis en quelques jours une acuité prodigieuse, ou suis-je le jouet d'une hallucination de l'ouïe et de la vue?... l me semble... 2h on dirait... 2 h h Horreur! J'ai entendu!... J'ai vu!... ON est là!... J'ai peur, horriblement peur... 3 h. 10 : c'est fini., depuis cinq minutes, plus de lumières, plus de bruits... ON est parti! iiiiiiiin min DMANCHE-USTRÉ nai vers mon ami. Ses yeux se fixèrent sur les miens. l se tenait tellement immobile que l'ombre de sa main teqdue ne tremblait même pas et, soudain, j entendis trois coups aussi nets que des coups de maillet frappés contre le mur! Mon ami posa lourdement sa main sur mon épaule, et je me sentis frissonner. Pour la seconde fois, les coups résonnèrent si nets, si cadencés, que je m'écriai : l y a quelqu'un ici! ui, enfonçant ses ongles dans ma peau, gronda : Vous entendez! vous entendez!... Vous me faites mal, criai-je, en essayant d'échapper à son étreinte. Mais son autre main s'abattit sur moi avec une telle force, que mes genoux fléchirent. Ses yeux terribles fouillaient mes yeux, je sentais son souffle sur mon visage, j'entendais le grincement de ses dents, et j'entendais aussi, j'entendais surtout les coups frappés dans le mur, à chaque instant plus forts et plus précipités. Une angoisse inexprimable me montait à la gorge, angoisse double, faite de la terreur de devenir fou à mon tour, ou d'entendre vraiment les bruits. " 20 septembre. " Je n'ai pas fermé l'œil. e silence, depuis 3 h. 10 est formidable. Un gamin est venu ce matin sous mes fenêtres et m a fait signe de descendre. J'ai traversé la salle basse sans oser regarder derrière moi. J'ai ouvert la porte, mais le gamin n'a pas voulu entrer. l est resté debout sur une roche, à quelques mètres de moi, et m'a dit que Marie-Josèphe ne pourrait pas venir aujourd'hui. l m'apportera des provisions... J'ai des tiraillements d'estomac ; la bête n'abandonne pas ses droits ; depuis trente-six heures, je suis à jeun. J'ai faim. A Jo jfe " 3 h. 25. " l fait presque nuit. 'enfant ne revient pas... Si! le voilà qui court sur les rochers. Je vais manger! Je descends. Je n'ai plus peur. "6 h " Cette fois, je ne me suis pas trompé. J'ai entendu les bruits! 'enfant a laissé les provisions devant ma porte et s'est sauvé. Dans le même instant, un éclair a traversé l'ombre de la voûte. J'ai regardé ma montre : elle marquait 6 h. 10. Ensuite, les bruits sont venus. J'ai lâché les victuailles et j'ai remonté l'escalier comme un fou. T " 23 septembre. " Depuis trois jours, je n'ose plus écrire. e dernier mot tracé par moi danse devant mes yeux : Fou! Est-il possible que ma raison m'échappe?... J'en ai peur, terriblement... Je sais pourtant que mes sens ne me trompent pas!.'. J'entends! Je vois!... Jusqu'ici le jour m'apportait quelque répit ; il s'est peuplé à son tour de murmures et de lueurs, comme la nuit. Ma servante me regarde avec ses yeux mauvais, et je n'ose pas l'interroger, car elle disait vrai : Quelque chose vit entre ces murs. 'heure à laquelle ON vient avance régulièrement, et je peux presque calculer l'instant où TON sera là... Hier, ON est entré à 7 h. 31 du matin, puis à 7 h. 58 du soir. Ce matin, ON a commencé à 8 h J'attends... vers 8 heures, ce soir, si ma progression est juste... Je me baissai. Je vis une sorte de petite auge à demi enfoncée dans le sable. Dans celte auge était plongée une botte surmontée de baguettes flexibles, qui rejoignaient la muraille et s'y perdaient. Elle hocha la tête pour la seconde fois : ' Je ne pense pas. Je l'ai entendu ce matin... Je respirai. Eh bien! je veux le voir! Elle fit sonner son chapelet sous son tablier et, de son coude écarté du corps, me montrant un escalier, me dit : Montez, alors! Puis, elle tourna les talons et disparut dans un couloir. Je gravis une vingtaine de marches et me trouvai devant une porte garnie de clous rouillés et d'épaisses ferrures. Une araignée " 9 heures. avait tendu sa toile entre le bois et la maçon" ON est venu à 8 h. 30. Je ne suis pas fou, nerie et guettait, immobile, comme si, depuis puisque je raisonne, puisque je calcule!... des mois, nul n'avait franchi ce seuil. Je frapalors?... Un démon me guette, me torture... pai : pas de réponse. Je frappai de nouveau ; Pour quel crime?... Qu'ai-je fait?... Je ne une voix cria de l'intérieur : peux plus supporter cette obsession de toutes Qui est là? les minutes... Je préfère en finir... Moi, votre ami, ouvrez! a voix trembla : D'où venez-vous?... Que voulez-vous?... " a nuit. Je ne suis pas celui que vous cherchez!... " Je ne sais plus ni la date, ni l'heure. Ma Allez-vous-en! montre s'est arrêtée. J'ai fermé les volets et Ouvrez, que diable, m'écriai-je. Vous tiré les rideaux. a lumière du jour ne pénètre m'avez écrit, et j'ai fait six cents kilomètres plus chez moi... Cinq ou six fois, ma servante pour vous joindre... m'a passé des aliments par une lucarne. Je 11 se fit un grand bruit de meubles remués ; dois être enfermé depuis cinq ou six jours... une clef grinça dans la serrure ; deux verrous Je lui ai défendu de reparaître devant moi. Cela raclèrent le bois ; la porte s'entre-bâilla enfin, ne peut se prolonger... Mon revolver est au et je vis un être si pâle, si maigre, avec des rez-de-chaussée... Mais je n'ose pas descendre yeux luisants, une barbe de plusieurs jours et le chercher... Je vais mourir ici de faim, de des cheveux si blancs que j eus peine à reconfroid, de peur! " naître mon ami. ui-même me dévisagea quelques secondes En achevant la lecture de cette lettre, j'eus en silence, puis me dit : la sensation que mon ami avait perdu la raison, Oui... c'est bien vous... Entrez... mais faites vite!... et je partis le soir même. Derrière moi, il referma la porte à double J, & * tour et tira les verrous. Vous avez eu tort de venir ici. Je suis ORSQUE j'arrivai au village, il était dix perdu, et peut-être le serez-vous bientôt vousheures du matin. l pleuvait, et je re- même... trouvai l'impression pénible que j'avais Je ne pense pas, fis-je en m efforçant éprouvée quelques semaines auparavant. J'aper- de sourire. çus la maison au bout d'une demi-heure de l me regarda fixement : marche. Autour de moi, tout était calme, un Vous ne prétendez pas, j'imagine, lutpeu mystérieux. Je m'arrêtai devant la porte. ter avec les puissances supérieures et triomes volets étaient clos. Je soulevai le mar- pher d'elles, s il leur plaît de vous terrasser teau ; on marcha dans la maison. e bruit comme elles m'ont terrassé moi-même?... de pas se rapprocha, s'arrêta ; la porte s'ouvrit, Oh! fis-je, les grands mots que voilà! et une vieille me dit d'un ton rude : Vous me croyez fou?... Je pense, moi,, Qu'est-ce que c est? que c'est vous qui l'êtes en ce moment. Je Comme elle semblait vouloir me barrer ne suis ni un dément, ni un halluciné. Vous le chemin, je la poussai de l'épaule et j'entrai. vous demandez sans doute pourquoi, ayant à Elle répéta, sans lâcher la porte : confier de tels secrets, je parle à haute voix?... Qu'est-ce que c est? Pourquoi parlerais-je bas, puisqu'on m'ene son de sa voix, son regard, je ne sais tend penser?...' Comprenez-vous?... Non, quoi de glacial et d'insolent à la fois dans son Vous ne comprenez pas... l faudra, pour attitude m'irritèrent : abattre votre orgueil, que vous entendiez ce Je veux voir votre maître, lui répon- que j'ai entendu, que vous voyiez ce que j'ai dis-je. vu... Mais partez, croyez-moi, partez à l'inselle hocha la tête : tant même, car lorsqu'on aura frappé à cette Vous ne le verrez pas. porte, il sera trop tard... Je ne sais plus l'heure ; J'eus peur une seconde qu'il fût mort, et j'ignore depuis combien de temps je suis enié m'écriai : fermé ici, mais, dans ma solitude et dans ma Serait-il arrivé un malheur? nuit, îe n'ai pas cessé de penser... J'ai vu, en «nnnni entr'ouvrant pour vous cette porte, qu'il faisait jour... Dites-moi la date et l'heure et je vous dirai, moi, à quelle seconde précise ON viendra... Peut-être alors, si tout se passe suivant mes prévisions, voudrez-vous croire que je ne suis pas fou!... Nous sommes le 2 octobre et il est midi et demi, lui dis-je. l réfléchit un instant :! faudra donc que vous attendiez la nuit. ON sera là, ce soir, entre 11 h. 45 et minuit. Minuit! l'heure des revenants! Ha! Mais il se dressa violemment et ordonna : Taisez-vous! Sa tête dépassait l'abat-jour de la lampe. Je ne pouvais distinguer ses traits, baignés d'ombre ; je voyais seulement ses mains longues et maigres, dont les ongles s'étaient incrustés dans le bois de la table. l se rassit et ne desserra plus les dents. Après un long silence, je tentai de parler, mais d mit un doigt sur ses lèvres et murmura : " Chut! "... Un peu plus tard, il me demand : Quelle heure? Quatre heures. l murmura : ' Dans sept heures "... A différentes reprises, j'essayai de le questionner. nvariablement il répondit : Attendez... Peu à peu, la fatigue, la faim eurent raison de moi, et je m'endormis. a voix de mon ami me tira de mon sommeil. Eveillez-vous... e moment approche... U doit être près de onze heures. Je regardai ma montre : elle marquait onze heures moins cinq. Comme il n'avait ni montre, ni pendule, et qu'aucun bruit du dehors, si ce n est le roulement sourd des vagues ne venait jusqu'à nous, je pensai que, durant mon sommeil, il avait dû compter les secondes avec une patience de maniaque. Je le regardai : son visage me sembla plus sinistre encore que le matin ; tout en suivant sur sa face livide les ravages qu'y avait faits la folie, je songeais au moyen de l'emmener sans qu'il opposât trop de résistance. 11 murmura : 11 h ON n'est pas loin. Voyons, lui dis-je, la maison est abso lument silencieuse... c'est une illusion... Mais lui, me faisant signe de la main : Patience.:. Patience!... l se leva, le corps secoué de grands frissons et compta : 11 h l h '5... Une grande pitié m'avait envahi, en même temps une curiosité intense me tenait.attentif au moindre de ses gestes. Sans doute, la crise allait le prendre ; il l'attendait avec un mélange d'angoisse et de volupté. l compta : 1! h h et se tut. ^ Alors, il me sembla que quelque chose s'agitait, rampait à mes côtés. Je me tour- à la même cadence, le rappel effrayant battait à mes oreilles. e doute n'était plus possible : quelque chose d'extraordinaire se passait près de moi. Je ne savais plus où finissait la réalité, où commençait le cauchemar. Dans un effort désespéré, je saisis mon ami à la gorge, et le repoussai loin de moi. tomba. Avec le drap de mon habit, ses ongles déchirèrent ma peau. D'un bond je fus contre la porte, je bousculai les meubles entassés, je tirai les verrous, et j'ouvris. Une rafale de vent balaya le couloir et s'engouffra dans la chambre. a lampe s'éteignit, trois coups ébranlèrent la muraille, et une lueur traversa la nuit. Je restai pétrifié contre le montant de la porte. Cette demeure avait-elle l'effrayant pouvoir de rendre fous ceux qui en franchissaient le seuil?... ou bien, en vérité, des ombres venaient-elles s'y appeler la nuit?... Si c'était cela pourtant? Si l'une d'elles, dans la seconde, dressait sa silhouette inconnue et terrible devant moi?... Peu à peu, les bruits faiblirent, les éclairs s'éteignirent... et avec la nuit, le silence revint. Je regardai ma montre : elle marquait 1 h. 1/4; Alors, sans songer à secourir mon ami que j'entendais gémir près de moi, je pris mon revolver et je descendis en courant l'escalier. Je m'engageai à tâtons dans le couloir où le matin, j'avais vu disparaître la vieille, et j'arrivai à la cuisine. Je grattai une allumette. Une lanterne était posée sur la table, je l'allumai, et l'élevant au-dessus de ma tête, j'examinai la pièce. Tout y était propre et tranquille. Un chat couché près de l'âtre s'étira en faisant le gros dos... Je sortis tenant ma lanterne d'une main et mon revolver de l'autre, et je me mis en route, fouillant tous les recoins, m'arrêtant à chaque seconde pour épier un bruit, repartant, m'arrêtant encore. Je visitai ainsi toutes les pièces, j'essayai toutes les portes, vérifiant les serrures, les gonds... Rien! Dans la cour, près d'un escalier qui s'enfonçait dans le sol, il me sembla percevoir un grattement. J'armai mon revolver et criai : Qui va là?... 'écho bondit et rebondit : nulle voix ne répondit à la mienne. Je mis le pied sur la première marche et m'arrêtai, paralysé par la peur du mystère. Mais je me raidis, et je descendis. Deux fois ma lanterne s'éteignit et deux fois, je la rallumai. Je fis un faux pas et me retins au mur, mais je m'en écartai vivement... mes doigts s'étaient posés sur quelque chose de visqueux... j'élevai ma lumière, et je vis que ce qui m'avait si fortement ému n était qu'une limace rouge... Enfin, je regardai autour de moi. Bientôt je me trouvai dans une immense cave. a voûte se perdait dans l'ombre, du sable uni couvrait le sol : j'entendais un grondement cadencé qui tantôt roulait comme un tonnerre, tantôt n'était plus qu'un murmure ; je remarquai que, dans une certaine direction le grondement semblait plus fort. J'avançai avec précaution et j'atteignis enfin un mur. J'y collai mon oreille, reconnus que ce grondement était celui de la mer battant les flancs du rocher. Au-dessus de ma tête, la pierre était noire et luisante. De larges flaques d'eau s'étalaient à mes pieds. Je fis quelques pas sur ma gauche, et, comme j'allais regagner le centre de la cave, mon pied heurta un obstacle qui rendit un son bizarre. Je me baissai. Je vis une sorte de petite auge à demi enfoncée dans le sable. Dans cette auge était plongée une boîte surmontée de baguettes flexibles, qui rejoignaient la muraille; et s'y ' perdaient. J'étais bien loin en cet instant des vaines curiosités, mais je ne sais pourquoi, cet objet m'intrigua. Je posai ma lanterne, je replaçai OUJOURS (Tire la suite page 15).

8 mmiiiii 1,111 DMANCHE-USTRE lilillliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.iiiiiiiin i f 11 i i g iiiitiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiimiiiimiiiiiiii iniiiiiinni POUR niitiiiimiiiiiuiiiniini E BCOT, président de club < MÉTAMORPHOSES J CE NOUVEAU COSTUME TE VA /V MERVEE, BCOT-FAS-MO PASR,; PORTE-E AuJOURD'Hvi,(/0. A PEUX FRANCS POUR TO. VEUX-TU ME RENDRE 5ERV\CE, AUGUSTE 9 NE PORTER Ç-Al OS DONC, JuOT VEUX-TV ET PRENDRE E M/EN? JETE DONNERA\ VNCT SOUS T CE COUTEAU.TU NE PE.UA PAS REFUSER CEA A UN CAMARADt DU CUB)! C'EST POUR ÇJUE gues NSTANT^ - r TT1- no 1 AONS, fa VA. MA5 TU 5A.S., PAS POUR, ONCi AH! MON VEUX. DÉBROUE " TO AVEC &COT! C'EST SON COS \ Tu ME i WÊ-MPS! n r ÇA.C'EST ORÔ^) -E ON A 1 Tuub CHAN- \ CfE D'HABT}!} C'EST UN DROE DE COSTUME ENFN,TANT Pl S, JE MARCHE1.! DONNE E COUTEAU ET E 5 C,T ÔOUS isiiii j J'A PASSE E COUTUME DE BlCOT À MAMADOU - M EN S- JE TE DONN RA\ COUTEAU DE POCHÉS- ET N'OUBE PAS ÇUE C'EST POUR OUEÇuES. MNUTE) ; ; C'E^T "HABT DE BlCOT J TU PEU* BEN FARE ÇA POUR. U AH! ERNEST J Tu VAS \ ME PASSER TES VÊTEMENTS ET PRENDRE CE-UX- Cl J TU AURAS POUR TA PENE. CE COUTE-Au ET ÇuiNlE TU NE PARES PAS SÉREUSE MENT, JUOT' jous! ÇuB- VOS-JE 999 TU PORTES ES VÊTEMENTS DE MON PETT FRÈRE BlCOT!!.ES AS-TU ^à=k OH! :A Ç> TUM& cos-\ /^A^MAMZEE:, ÊTRE UN AM DES ANTANPAN VA DONNÉ A MAMADOU ET V A DT V ÊTRE TROP BEAU!!! ON VEUT BEN! FAUT ÇU' ON CHANQE E PRE C'EST TOUS UE ET gu EST-CE Q.UÉ. JE VAts MET- J^E^O 9 Copyright par Dimanche-llustré, Chicagc Trilune. MERC VA Auc,u^TE! 1 JE TE REVAUDRA) ÇA UN AUTR.E JOUR ' m H6! MAMADOU! TO OU VEu* VE.NR DAN S NOTRE CUB,VOA 'OCCASON V\ DE TE DSTNGUER; Tu VAS ME DONNER TE.S VÊTE M NTf> ET PRENDRE ES/ MlENS.TU AURAS CNÇ) M Sous VOUb.MCHANTS GAOPNS. DONNER À MO HABTS DE MON F.S A_ MAMADOU.' - \s7\ ÇA CA PEUT] PEUT VRAME-NT TE FARE PASR., 3CUT, AONS -y DEUX FRANCS ET MON. MAS TU ba JE NE VEUX PAS GjARDER. CE COSTUME TOUTE A JOURHÉ.E C'EST POUR UN MOMENT SEUEMENT H (OH C OH!i S Tu VAS ÉXHANGER TES HABTS CONTRE ES COSTUME\ FE, ME- 0 ';HO- ME PRÊTE-R. TON COSTUME i JE NE SAS PAS A RÉCEPTON QUE SUZ.V Mf PRÉPARE À A MASON \J

9 ENFANTS ntiniimiiiiirïiiiiiiiiiiliimiiiiiiiiiiiiiinii 'N'AE DONC PAS PEUR DE CES NSGNFANTES PETTE-S NESTOR, ' JE NE VEU* JOUER BÊTES, i PAS OE CE- CÔTÉ- iiim iiiiiiiniii iiiiii imiii g iiiiiiini i i iiiiitniiiiiiiii 'C'EST MO ÇV JOUERA DE CE CÔTË.-u'N FREON EST AUSS NOFFENSlF OU'UN PAPlUON.ÇUAND ON E ASSE. EN PAX. ÀON«b-V î UN CRÛS VONT E NEZ. J TU VOYAS BEN QUE JE N'É-TAlS PAS BÉr ND DE ME iiniomii, OH! JE T'A FAT MA-, PAPA?? PlOuER AHÎ C'EST PAS> CET ENFANT RA" ON! J'A PRESSON 'M- fça VA MlEU>v,J PAPA? D'AVOR R.E.Ç-U UNE COMÈTE EN DMANCHE-USTRÉ > EM \ À ' FAS DONC ATT EN TONJ TU M'AS FAN Çut A BAE DANS PAPA.Î 'ARBRE FREONS-S iniiiiiiiiiii /EH! A C OU FET, V A SUR. iiiiiiiiiiiiiiiiiiimiinii PENE F/C,URE. TouT,ÇA i. FAUT S'y \Q \ METTRE, HEN *~» 1 * î'^ -" V0A, PAPAt «a EE VA AER DANS ENCORE JUSÇUE A CUPSNE! JE Suis.*i'.*.*.'.'.V.'.-.'*^»3taP*Wi.-. '. -'...*.-.** li ffli î fj! POURSUV \ PAR ES FREONSj ] AU SECOURS,EU6jE-y N E J Ol/VRE-MOr7 ' *N MERC BEN.1 POUR gu's ENTRANT TOUS DANS A MA SON». JAMAS DE. A VlEj il w,m Copy'g/il oai Dimanche-llustré, Chicago Tribuns.

10 mrimn DMANCHE-USTRE iiiiwntwiiiiiii iiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii il Minimum \Q luiiiuniuuiuiniiiiimiuimiiuiiuihii iiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiiiiiiiiimii' E 29 JUN 1924 ""<" « JE VO UD RAS BENS A VO R... l'église leur donna plus d'éclat lorsqu'elle commença à devenir riche par les libéralités princes et de ses protecteurs. es prêtres F.S surintendantes d'usine sont en quelque 1 Celte rubrique est ouverte à tous nos lecteurs. Elle leur f des et les ministres de la religion portèrent alors, sorte des associées des grands chefs permettra de se tenir en contact constant avec leur journal, à l'autel, des étoffes d'or, d'argent et de soie, d'usine, s'occupant de la direction sociale sans qu'il leur fût permis de les conserver en et même morale des ouvriers et ouvrières. qui les renseignera volontiers sur tous les faits d'un intérêt dehors des cérémonies. eur fonction a été créée en Elles etole était, autrefois, une longue bande de doivent passer par l'école des surintendantes. général et d'ordre documentaire ou pratique. linge fin qu'on se mettait autour du cou et Un diplôme de fin d'études est exigé, ainsi qu'un certificat d'infirmière. eurs program- t)iiiiitfi3fiijiiiiiiiiiitiiisiiiiitiiiiiiiiiiiiiiaiiiiiiiiiiiiiiiiiiif)iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiifiiiiiiiiiiiiiiii]ifiiiiiiiiiiiiiiitifiaiiiiiigihiiiiiiiiiiiiiiiiiïr qu'on laissait pendre comme une longue cravate ; la chasuble était un manteau rond, avec mes d'études sont ainsi constitués : médecine élémentaire, hygiène du travail et législation Quel est l'état du ciel de juillet et comment peut-on reconnaître les principales une ouverture pour y passer la tête. Ce manteau obligeait le prêtre à le relever pour avoir les la'concernant, législation du travail, assistance, constellations? bras libres et, peu à peu, il fut ouvert sur les enseignement ménager, économie politique, organisation méthodique du travail du secréla Petite Ourse, constellation assez semblable côtés et raccourci. a dalmatique ainsi E moyen le plus commode pour reconappelée parce que ce vêtement venait de tariat, hygiène sociale, droit, économie polinaître les constellations dans le ciel est à la Grande Ourse. tique, psychologie ouvrière. En prolongeant encore la ligne qui nous a Dalmatie était un habit à manches courtes de procéder par alignements, à partir On compte déjà cent dix-sept surinten- des étoiles les plus brillantes et qui sont tou- servi à découvrir la Polaire, et d'une quantité et larges, propre à ceux qui étaient obligés dantes d'usines en France qui dirigent les jours visibles. l est, d'ailleurs, bien entendu égale, on tombe au voisinage de Cassiopée, d'agir. a chape était un manteau pour temps maternités, les crèches, les cantines, les gar- que ces alignements ne sont pas rigoureux, opposée à la Grande Ourse par rapport à la de pluie, au haut duquel était une espèce de chaperon ou capuchon qu'on pouvait relever deries d'enfants, qui s'occupent des ouvrières ZENTH sur la tête et dont la forme a été imparfaitement sur le point d'être mères et leur trouvent un travail approprié, qui visitent les enfants, qui conservée. Ce n'est que plus tard que l'église ajouta attribuent les logements, recrutent les instituune signification symbolique à chacune des trices, président aux travaux, aux besoins parties du vêtement, comme à l'amict, l'aube, comme aux distractions des ouvriers et oula ceinture, le manipule, etc. vrières. Elles s'occupent aussi de l'embauchage et font respecter les droits des ouvriers. $ )fe * Ce que sont les surintendantes d'usine? SJill<lllllllllll«lll11fllllllllll1>llllllltlltlllllllllllil>Cinil>tllll9lllll>lllilll>><ill9ll»ili» HHHWHS E En quoi consistent exactement les assurances sociales?.comment les navigateurs évitaient les écueiîs avant la construction des phares? phares étaient connus de l'antiquité. S e plus ancien dont l'histoire fasse mention était celui du promontoire de Sigée, et le plus célèbre fut celui que PtoléméePhiladelpbe, en l'an 283 avant Jésus-Christ, fit ériger par Sostrate de Gnide, dans l'île de Pharos, à l'entrée du port d'alexandrie. a tour de marbre de Pharos fut considérée comme une des sept merveilles du monde et eiie donna son nom, emprunté au heu où elle était bâtie, à tous les édifices de ce genre. ongtemps, les phares n'eurent d'autre but que de faciliter la reconnaissance et l'entrée des ports, et, pendant des siècles, on se contenta d'allumer, sur les lieux élevés ou au sommet des tours, des feux de bois ou de charbons, des torches de résine ou de grossières lampes formées de mèches plongeant dans l'huile ou dans le suif. En 1825, la France ne possédait que quinze phares, et ce sont les progrès de la navigation, l'avènement de la vapeur, qui en nécessitèrent un très grand nombre. Avec la navigation à voile, les dangers étaient limités. e tonnage, le faible tirant d'eau et la faible vitesse les réduisaient au minimum ; on n'abordait pas de nuit le littoral et les vigies suffisaient à la signalisation des écueils. Même sans cartes, sans la connaissance précise des espaces mouvants qu ils traversaient, les anciens navigateurs couraient moins de risques que- ceux qui ont aujourd'hui la responsabilité de leur navire et sont à la merci d'une erreur, d'une fausse manœuvre, d un incident de route, d'une pointe de roche, d'un -iceberg. On n'imagine pas qu'un paquebot puisse aujourd'hui renouveler le voyage de Christophe Colomb dans les conditions mêmes où celui-ci fut entrepris. C'est que le progrès accroît le risque et doit l'éliminer en multipliant les garanties. \ Quelle est la vitesse de croissance des ongles? E a été déterminée par un biologiste suisse qui, pendant quarante mois, l'étudia sur des sujets d'âge différent. arriva à cette conclusion, résultat de constatations et de comparaisons fort nombreuses : les ongles croissent de trois millimètres par mois. Mais il faut considérer ce chiffre comme une moyenne, moyenne variable. 'ongle du pouce croît plus rapidement que les autres. a vitesse de croissance de la main droite est supérieure à celle de la main gauche. l y a encore l'âge. a croissance est plus rapide chez les sujets qui sont dans la force de l'âge. es enfants et les vieillards voient sans s en rendre compte, d'ailleurs leurs ongles pousser moins vite. E Quelle est la meilleure époque pour visiter Rome et Venise? O conseille de visiter Rome en mars et en mai, les deux mois romains par excellence, le premier pour les mondanités, le second pour les fleurs. e printemps, les fttes de Pâques attirent et retiennent une foule de voyageurs, ce qui est une indication ; mais ceux qui aiment Rome pour elle-même, N on peut les résumer dans une seule formule, les assurances sociales consistent à faire participer la nation contribuable tout entière à un vaste système d'assurances qui auraient pour objet de soutenir et de protéger les travailleurs dans leurs moyens d'existence, dans leur foyer, lorsqu'une charge ou une infortune vient les atteindre. Elles engloberaient tous les ouvriers, ceux de l'usine comme ceux des champs, et même les petits commerçants, les petits patrons, les petits artisans, voire les petits fermiers, dont le gain annuel, souvent, ne dépasse pas 5 à francs. Des dispositions analogues existent déjà dans beaucoup d'etats, et nous les avons trouvées en Alsace et en orraine lorsque ces deux provinces nous sont revenues. es Alsaciens et les orrains, qui, avec leur retour à la France, ne voulaient pas perdre le bénéfice de cette œuvre,' ont beaucoup contribué à déclancher le mouvement d'opinion en faveur des assurances sociales. a Chambre nouvelle a mis le projet de loi au premier plan de son programme. On considère généralement que les frais, se répartissant sur l'ensemble des contribuables, grèveraient le budget de 156 millions la première année, pour atteindre 336 millions au bout de dix ans. S ES EST OUEST ASPECT DU CE, COTE DU NORD, POUR E MOS DE JUET, VSBE SUR NOTRE HEMSPHERE (d'après le bulletin de la Société Astronomique, publié sous la direction de M. Camille Flammarion.) mais ne sont qu'approximatifs. ls sont, néan- Polaire, et qui est en partie dans la Voie acmoins, suffisants pour distinguer les constella- tée. Elle est composée de cinq étoiles figurant tions. Pour nos régions, les constellations de un M très ouvert. Certains veulent lui reconbase sont principalement les deux Ourses naître la forme d'une chaise et la nomment ainsi. et Cassiopée. Autour de la Petite Ourse se trouve une Tout le monde connaît la Grande Ourse, très belle constellation appelée souvent le longue file sinueuse d'étoiles, qui forme la Chariot, et que les Chinois dénomment la constellation du Dragon. Aucune de ces étoiles Casserole. Elle comprend sept étoiles, dont n'est très brillante, mais on peut cependant quatre sont disposées en trapèze (roues du suivre assez facilement la forme de la conschariot) et les trois autres figurent les che- tellation. Dans le prolongement de la queue de la vaux. En prolongeant la ligne formée par les deux étoiles opposées au côté où se trouvent Grande Ourse et à une distance un peu supéles trois étoiles représentant les chevaux, et rieure à la longueur du Chariot, on trouve la en comptant cinq fois la distance qui sépare principale étoile du Bouvier, Arcturus, très ces deux étoiles, on trouve une étoile de troi- belle et très brillante. Telles sont les principales constellations, sième grandeur, brillante, la Polaire, qui est toujours située, pour nous, dans la direction que tout le monde peut reconnaître faciledu nord. 'étoile polaire est la principale de ment par les belles nuits d'été. 'hermine se dégraisse d'abord à l'essence en sa diversité, choisissent une autre saison, exception faite de l'été, le climat de la Ville minérale, puis on la frotte au blanc d'espagne, on la bat, on la secoue, on l'expose à l'air et à Eternelle étant assez déprimant. Pour Venise, septembre est le mois idéal la chaleur pour la faire regonfler. e chinchilla se dégraisse à la benzine et se en ce qui touche la féerie des couleurs changeantes et la constance du temps. C'est celui passe ensuite au talc chaud qui absorbe les que la mode a adopté. es pluies sont fré- matières grasses. Toutes les fourrures à poils lustrés, après le quentes au printemps, mais le carnaval de Venise fait souvent préférer mars à septembre. nettoyage à l'essence minérale, se frottent avec a saison estivale, qui attire les baigneurs, de la sciure de bois d'acajou légèrement humide n'est pas à recommander sur la lagune : odeurs, pour recouvrer leur lustrage. chaleur et moustiques sont hostiles au rêve et au repos. Mais les amoureux de Venise vous diront que la ville des Doges est en toute saison merveilleuse et qu on peut aller vers elle sans Si la France est un des pays où il pleut risquer la déconvenue dès qu'on a du temps beaucoup? à lui consacrer par la pensée et par le cœur. ES pluies sont devenues plus fréquentes et les récents orages qui sont accidentels peuvent laisser croire que notre climat Comment nettoyer et conserver les four- est nettement pluvieux. es chiffres se chargent pourtant de nous rassurer. Une des îles Hawaï, rures en été? dans le Pacifique, est une des localités où il pleut existe-plusieurs manières de nettoyer les le plus. Et alors qu'à Paris, on ne reçoit pas un fourrures avant de les conserver, en été. mètre d'eau par an, cette île du Pacifique en Voici pour les fourrures maculées par les reçoit de quinze à seize mètres. l est une autre cheveux : les fourrures blanches se nettoient avec région, dans l'himalaya, qui en reçoit une douun linge trempé dans du son mouillé. On essuie zaine de mètres. Ce sont là des chiffres records avec une flanelle et du son sec ; on saupoudre pour la douche céleste et qui montrent que nous de sel de magnésie et on brosse. Pour les serions mal avisés de nous plaindre. fourrures de couleur, on emploie le même procédé, mais on chauffe le son au lieu de le -o a mouiller et on néglige la magnésie. Voici d'autres recettes plus énergiques et Quelle est l'origine des vêtements éccléplus complètes qu'il ne faut employer qu'après siastiques? avoir bien tapé et bien brossé les fourrures. Pour le vison, la martre, le rat, le skungs, le ES habits sacerdotaux n'étaient, à l'origine, petit gris, la loutre et le castor, on dégraisse que les habits ordinaires en usage dans avec de l'essence minérale, puis on frotte avec la vie civile. es prêtres lés conservèrent du sable fin et chaud. en dépit de l'évolution du costume et n'en 'astrakan se nettoie à la benzine et la chèvre modifièrent la forme, tout d'abord, que poûv c.e Mongolie avec de l'eau ammoniacale. la commodité. Pour le ministère de l'autel, Quelles sont les substances qui peuvent servir à la fabrication du papier? E dehors du bois et des vieux chiffons, on a cherché quelles plantes pourraient servir à la fabrication du papier. 'alfa a donné d'excellents résultats et la librairie s'en sert maintenant avec succès. On a pu également essayer utilement mais de façon trop dispendieuse pour être suivie les sarments, le genêt, le sorgho. Enfin, en Espagne, on a fait du papier d'eucalyptus. Et l'on a obtenu de très bons résultats, notamment dans la fabrication de papiers destinés à l'impression. N * A 4 Q Si le gui nuit à l'arbre sur lequel il se développe? E que le gui soit porte-bonheur, il n'est pas douteux que, plante parasite, il vit au détriment de l'arbre qui lui est nécessaire. l ne se contente pas de le prendre comme support ; ses racines perforent l'écorce, entravent la circulation de la sève, et peuvent déterminer le dépérissement de ce tuteur nourricier. Sur les arbres fruitiers, il prend la place des fruits ou les empêche de venir à maturité, et il surcharge les branches. Certains pommiers à cidre portent quatre ou cinq touffes de gui qui chacune pèse parfois plusieurs kilogrammes et des propriétaires de Normandie en récoltent parfois cinq cents kilos, au grand avantage de leurs pommiers et à la grande satisfaction de leurs vaches laitières. Celles-ci en sont, en effet, très friandes, et des fermières affirment que le gui améliore la qualité du lait. On voit par là que le gui n'est pas seulement symbole, mais fourrage (l'un des plus riches en matières azotées que l'on connaisse), et il est heureux que ces deux raisons encouragent les intéressés à ne pas le laisser sur les arbres. NCORE

11 «iiiiiiiiiii E 29 JUN 1924 iihiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiniiii ti / tiittiiiiimtiii(i>iiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiitiititiiiiiiiiiitiiiii(iiiiiitiiiiiiiiiintfiimiiiiiiiit DMANCHE-USTRE HHHHU PROFTONS DE NOS OSRS DU DMANCHE POUR NOUS NSTRURE UN PEU AAN CHARTER C fut un gracieux et aimable poète, un peu déplacé à son époque d'écorcheurs et de sinistres gens de guerre, et qui, cependant, parmi ses vers d'amour, fit entendre, à la cour d'sabeau de Bavière, dans son poème le Quadriloge invectif où parlent quatre personnages : France, Peuple, Chevalier et Clergé, la voix de la patrie martyrisée. l était né en Normandie, vers 1386, et suivit les cours de l'université de Paris où il prit ce tour un peu pédantesque qui alourdit son œuvre. Ses essais poétiques lui valurent rapidement la faveur royale. Charles V en fit le secrétaire de sa maison AAN CHARTER et Charles V lui conserva cette fonction. Sur la considération dont il jouissait auprès des grands on cite cette anecdote : la femme de ouis X, alors dauphin, apercevant Alain Chartier endormi, se pencha vers son visage, célèbre par sa laideur, et lui donna un baiser. Se retournant vers les assistants étonnés, elle déclara qu elle n'avait pas embrassé l'homme, mais la tête d'où sortaient tant de mots dorés. " es poésies d'alain Chartier les plus connues sont : a Belle dame sans mercy, le Débat du réveil du matin, le ivre des quatre dames, etc.. Mais Alain Chartier ne fut pas qu'un poète gracieux, et en dehors même du Quadriloge invectif, ouvrage patriotique d'une grande vigueur, il -écrivit plusieurs traités philosophiques, telle la Consolation des Trois vertus, dans lequel il s'élève contre les abus de son temps et préconise la réforme des mœurs et de la société. Cet écrivain, au cœur vigoureusement trempé, qui sut montrer dans ses œuvres autant de grâce que de force, et aussi une connaissance singulièrement approfondie de la culture ancienne, mourut en 1449, précurseur de ces écrivains de la Renaissance qui, comme lui, seront poètes, rhéteurs et moralistes. E ft ft ft A BATAE D'HASTNGS normande, sous les ordres de Guillaume le Conquérant, partie le 27 septembre 1066, sur vaisseaux, de Saint-Valéry, à l'embouchure de la Somme, avait traversé la Manche sans coup férir et s'était installée à Hastings, dont elle avait fortifié les abords de larges fossés et de solides redoutes en bois. Cette armée, composée de chevaliers normands, de barons bretons, poitevins, angevins et d'une foule de chercheurs d'aventures venus de tous les points de la France, commença par dévaster et piller tout le pays environnant. e roi saxon Harold, qui venait de vaincre les Norvégiens, eux aussi accourus à l'assaut de son royaume, se retourna contre ces nouveaux agresseurs. l avait l'illusion de surprendre les troupes de Guillaume de Normandie, qu'il croyait simplement occupées au pillage. l fut détrompé en arrivant aux avant-gardes, judicieusement placées aux abords d'hastings. Néanmoins, il n'hésita pas à accepter le combat et se fortifia sur les collines environnantes. e 14 octobre, Guillaume donna à ses Normands l'ordre d'attaquer les Anglo-Saxons. "Avisez à bien combattre, avait déclaré Guillaume, et mettez tout à mort. Si nous vainquons, nous serons tous riches ; ce que je gagnerai, vous le gagnerez ; si je conquiers, vous conquerrez : si je prends la terre, vous l'aurez. A l'aube, les Normands arrivèrent au camp retranché des ennemis. Ceux-ci, serrés derrière leurs palissades, soutinrent admirablement!e 'ARMÉE APRÈS A BATAE D'HASTNGS choc. es chevaliers qui chargèrent furent repoussés dans un ravin et une panique s'ensuivit, le bruit courant, au surplus, que Guillaume était mort. ui-même dut se mettre au travers du flot des fuyards et ôter son casque pour montrer qu'il était bien vivant. 'attaque reprit, mais sans plus de succès. e chef normand eut alors l'idée, de simuler une retraite désordonnée afin de faire sortir les Anglo-Saxons de leurs retranchements. a manœuvre réussit, et les ennemis, se précipitant à la suite des chevaliers, furent assaillis de tous côtés à coups d epées et de flèches. Un terrible carnage, au cours duquel Harold et ses frères furent tués donna la victoire et une victoire complète aux Normands, désormais maîtres de la Grande-Bretagne. 'Angleterre était francisée et il fallut de longs siècles pour que, progressivement, l'élément anglosaxon primât sur l'apport de sang et de civilisation imposé à l'île par l'invasion normande. ESCURE marquis de escure qui, né en 1766, appartenait à une vieille famille d'excellente noblesse, dont on voit encore le château ancestral en ruines sur la rive droite du Tarn, n'est pas le chef royaliste le plus connu des guerres de Vendée. Cependant, il fut parmi les premiers et des plus agissants à soulever les Vendéens et les Bretons contre le pouvoir révolutionnaire. l se destinait à la carrière des armes ; sorti officier de l'ecole militaire, à l'âge de seize ans, il donna sa démission, dès le début de la Révolution. Après l'affaire de Varennes, il émigra à la suite de la plupart des membres de sa famille, mais énergique et brave, le marquis de escure estima qu'il était préférable de défendre la monarchie en France que de l'étranger. l revint à Paris où rien de possible ne lui sembla à tenter. l se rendit alors en son château de Clisson où vint le rejoindre son cousin, Henri de a Rochejacquelein. Sous son active impulsion, les paysans commencèrent à se soulever dans les paroisses environnant ses terres. 'insurrection s'étendit rapidement et escure devint l'un des principaux chefs, sinon le plus écouté des troupes royalistes. Adoré de ses homescure mes, intrépide au cours des combats, habile à utiliser les couverts du Bocage, à dresser des embuscades, et même à commander des batailles rangées, il battit l'armée républicaine à Thouars et à Fontenay, et s'empara, par un coup de force et d audace, de Saumur. Puis, chef d un des partis qui attaquèrent Nantes et qui durent se séparer après l'échec de leur tentative, il tient campagne dans le Bocage. Aidé de son cousin a Rochejacquelein qui s'est joint à lui, il ne laisse aucun repos à ses adversaires. l est obligé, néanmoins, de quitter Bussières où il a établi son quartier général, ce qui ne l'empêche point, par un retour offensif, de vaincre les républicains à Tiffauge. Une série de combats et d'escarmouches sans merci suivent ce succès ; à a Tremblaye, escure est grièvement blessé. Placé sur une civière, il est emporté par ses hommes en retraite le long de la oire, mais qui ne veulent pas laisser leur chef entre les mains des républicains. Après plusieurs jours de souffrance et sans que son énergie eût jamais défailli, il mourut au cours d'une marche entre Ernée et Fougères. E * * ft MAUPEOU F d'un président au Parlement de Paris et garde des sceaux, dont il naquit en 1714, René-Nicolas-Charles-Auguste de Maupeou est surtout connu par la lutte qu il engagea contre les magistrats, lutte qui le rendit infiniment impopulaire en son temps, mais qui était nécessaire pour poursuivre les réformes utiles au royaume. e tort de ouis XV, en arrivant au trône, fut de se soumettre à l'opinion et de briser l'œuvre de Maupeou en rendant aux parlements leur ancien pouvoir. Aidé par le crédit paternel, Maupeou devint, fort jeune, conseiller au Parlement, puis président à mortier. Dans ses débuts, il sut se créer auprès du duc de Choiseul et à la cour des appuis puissants. l se faisait cependant exiler, pour avoir trop vivement pris parti dans la S querelle déterminée par la bulle tlnigenitus; mais il ne tardait pas à rentrer en faveur, et, le 25 septembre 1768,appuyé par Mmedu Barry. il était nommé garde des sceaux. l n'eut garde de s'opposer à la cabale qui fit renvoyer son protecteur Choiseul ; bien au contraire, il fut de ceux qui précipitèrent la chute du grand ministre. Dès lors, il est tout puissant. D'une énergie redoutable, habile, ambitieux, décidé au surplus de travailler au bien de l'etat, il estime que la puissance du Parlement doit être brisée. e Parlement, qui s'est arrogé des droits politiques et qui fait obstacle à toutes réformes pour défendre les prérogatives des magistrats et les faveurs dont ils jouissent, n'admet aucun impôt égalitaire et a l'habileté de s'allier dans sa besogne, nettement réactionnaire, avec les hommes les plus avancés d'idée de cette époque. Néanmoins, Maupeou engage la bataille et se saisit du premier prétexte. e Parlement veut mettre le duc d'aiguillon en jugement et le suspend de ses fonctions de pair. Maupeou fait casser l'arrêt par le conseil d'etat et fait enlever par le roi les pièces du procès. Divers édits que ouis XV ordonne d'enregistrer au cours de plusieurs lits de justice, sont déclarés illégaux par le Parlement qui décide de chômer. Maupeou somme les magistrats de reprendre leurs fonctions et, sur leur refus, les fait conduire en exil par des soldats. es parlements de province ayant soutenu celui de Paris, sont dissous à leur tour. es libéraux, les avocats, les bourgeois, auxquels se joignent la plupart des princes du sang, protestent. Maupeou n en a cure et organise, après avoir supprimé 1 ancienne administration judiciaire, des tribunaux nouveaux, dont les magistrats seront recrutés parmi les. hommes de métier, qui n'achèteront plus leurs.charges et qui devront se contenter de leurs appointements. 'opinion est déchaînée contre le ministre qui n'en agit pas moins. Elle se calme enfin. Mais les réformes de Maupeou, extrêmement justes cependant, ne seront jamais admises et, à l'avènement de ouis XV, le nouveau souverain se rend aux plaintes des magistrats et du grand public. l rétablit les parlements et leurs privilèges. Maupeou, qui avait rêvé d'être premier ministre, est exilé. l se retire à Thuit, dans FEure. En 1789, il distrait de son immense fortune MAUPEOU livres, qu'il offre en don patriotique à la nation. meurt en-1792, alors qu'il exerçait les fonctions de juge de paix dans sa petite commune. * ft *. RUBENS C peintre des somptueux coloris et des plantureuses beautés, naquit en 1577 dans la province de Nassau, où son pèie, ancien échevin d'anvers, avait été obligé de s'exiler. Devenu orphelin, il vint avec sa mère à Anvers, où on lui donna de solides études classiques. D'abord^page de la comtesse alin, il entra dans l'atelier de Van Ort, puis dans celui d'otto Vœnius. A vingt-trois ans, il part pour l'talie où le duc de Mantoue donne sa faveur à ce jeune homme, dont se révèlent déjà la puissance et la magnificence de traits et de couleurs. Dans toutes les villes où il passe, Rubens travaille et laisse des chefsd'œuvre : Hercule entre le vice et la vertu, les Trots Grâces, Silène, le Tibre, une infinité de sujets bibliques. orsqu'il revient à Anvers, en 1608, il est déjà illustre et riche. l s'installe dans un somptueux atelier, décoré d'admirables collections rapportées d'talie. C'est vers cette époque qu'il exécute une de ses toiles les plus célèbres : la Descente de Croix, qui est au musée d'anvers. Sa réputation universelle lui vaut d'être appelé à Paris par Marie de Médicis, qui lui commande la décoration du palais du uxembourg. l peint cette série de vingt et un tableaux allégoriques représentant la vie de la reine mère de France, et dont la richesse de tons n'a jamais été égalée par aucun peintre. a mort d'une "femme aimée décida Rubens à voyager. l parcourt la Belgique, la Hollande, mais l'archiduchesse sabelle le charge de négocier un accord entre l'espagne et l'angleterre. Peintre' heureux, il réussit en diplomatie et le roi Philippe V l'invite à Madrid, où il est reçu comme un souverain. l exécute des portraits, des tableaux historiques, des E tableaux champêtres, des tableaux bibliques, car aucun sujet ne le désintéresse et il n'est inférieur à lui-même en aucun genre. a diplomatie le guette toujours cependant, et le voici à ondres, ambassadeur de Philippe V, auprès de Charles er. l négocie la paix et chargé d'honneurs, de présents et d'or, il revient à Anvers. l ne quittera plus sa patrie que pour une nouvelle mission diplomatique à a Haye, où il est moins heureux qu'auparavant. l reprend alors pour toujours ses pinceaux, exécute avec son élève, Jordaens, les tableaux qui lui ont été commandés par le roi d'angleterre pour décorer Whitehall, et un grand nombre d'autres toiles. Rubens a laissé près de RUBENS compositions! l mourut en 1640 et Anvers fit de somptueuses funérailles à son plus grand peintre, qui fut enseveli dans l'église Saint-Jacques de cette ville. ft MARSEE N n'ignore la charmante légende à laquelle on rapporte la fondation de Marseille par des Grecs. Venus de Phocée, en Asie Mineure, des navigateurs, commandés par Protos, abordèrent en l'an 154 de la fondation de Rome, c'est-à-dire 599ans avant Jésus-Christ, à l'est des bouches du Rhône. ls cherchèrent l'amitié des Celto-igures, qui habitaient ces côtes, et Protos, accompagné de quelquesuns de ses Grecs, se présenta à Nans, chef de la tribif des éjobriges, le jour où celui-ci avait réuni, dans un grand festin, tous les guerriers qui pouvaient prétendre à la main de sa fille Gyptis. es étrangers prirent place. Suivant la coutume des jeunes filles celtes, Gyptis devait elle-même choisir son fiancé en lui présentant une coupe. A l'étonnement général, elle l'offrit à Protos. Nans accepta ce gendre et lui donna, pour construire une ville, les terres où se dresse aujourd'hui Marseille. es Phocéens se mirent aussitôt à la besogne et, rapidement, leur cité maritime» compta parmi les plus riches ports de la Méditerranée. Ce ne fut pas sans avoir eu, sur terre, à lutter contre les tribus celto-ligures, dont les chefs n'étaient pas tous aussi hospitaliers que Nans. 'histoire de ces luttes ne nous est connue que par des légendes, à la manière de celle qui explique la fondation de Marseille. Grâce à cette colonie grecque, la culture de la vigne, de l'olivier et.du blé fut introduite dans la région. César, vainqueur; s empara de Marseille, dont la prospérité subit une longue éclipse ; lors des invasions barbares,- la ville passa de main en main et tomba, en 539, sous la domination des Francs. Au moyen âge, où elle reprend en partie son antique prospérité, elle est divisée en ville haute, administrée par l'évêque, et en ville basse, appartenant aux comtes de Provence, qui y délèguent le vicomte de Marseille. e roi René remanie l'administration et développe le commerce de la cité. En 1481, son successeur, Charles du Maine, lègue la Provence et Marseille à ouis X. En 1538, Marseille soutient un siège héroïque auquel participèrent mêm% les femmes contre Charles-Quint, qui est obligé de se retirer. Enfin, en 1660, après une révolte vite vaincue, ouis XV fait son entrée solennelle dans la ville, dont l'histoire depuis lors ne se différencie pas de celle de tout le pays. Marseille, depuis Colbert, est resté le premier port de France et une de nos villes les plus industrielles. Elle est aujourd'hui la plus peuplée après Paris. On y fabrique principalement du savon, industrie qui lui est particulière depuis l'époque de sa fondation. U UN CON DU VEUX PORT

12 - «H DMANCHE-USTRE ' A iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii«i!iiiiiiiii(iiii«<h"n"imiiniiiiiiiit 12 HN MH SEMANE iiimniiiiiiiiiiiiitiiihiiiihhiiimiimmiiiiiinti iiiiiihtiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii E 29 [U1N 1924 minium COMQUE V Y A (MONOOGUE) N A dans PETTES CAUSES... // a, paraît-il, beaucoup d'ennemis la maison. Vraiment... et pourquoi? A cause du piano de sa femme... (Dessin inédit de A NOÉ.) UNE RASON Cette année, Vous êtes arrivés avant nous l Nous avons passé l'hiver dans cette cabine... Nous n'avons pas trouvé de logement (Dessin inédit de M. UN SAUVAYDE.) VENARD Veinard! C est vous qui avez étrenné ma nouvelle 5 chevaux! (Dessin inédit d'anton Bmvorrj Un peu de fantaisie ^/blcl quelques conseils inédits sur une façon ori- ginale de pêcher la sardine. A l'époque la plus favorable, les pêcheurs de sardine disposent sur le bord de la mer des boîtes en fer-blanc contenant de l'huile d'olive, dont ces poissons sont très amateurs. Voilà donc les sardines qui accourent, alléchées par cette friandise, et sautent à qui mieux mieux dans l'huile, pour <s*y baigner et s'en rassasier. Elles forment une foule telle qu'elles sont bientôt empilées, telles des sardines naturellement, dans les boî es A ce moment, les pêcheurs, embusqués derrière les rechers voisins, se précipitent, brandissant d'une main un fer à souder et, de l'autre, une baguette d'étain. En un clin d'œil, les couvercles sont abattus et soudés es malheureuses sardines, affolées, finissent par en perdre la tête, victimes de leur gourmandise. C'est dans ce triste état que les retrouve, longtemps après, le consommateur, en ouvrant la boîte E moujik passe pour très menteur. Pour l'illustrer, on conte la petite anecdote sui- vante :... Dans l'antichambre du bureau de police un moujik attend son tour l a l'air soucieux et embarrassé: un monsieur qui attend, lui aussi, s'approche et lui demande la cause de son ennui. Voilà, dit le moujik. J'ai à faire inscrire mon fils, et, comme il m'est indispensable, je crains quon ne m'en prive Aussi voyez-vous, ce qui m'embarrasse, c est quand on va me demander son âge Si je le rajeunis, ils l'enverront à l'école; si au contraire je le vieillis, ils l'enverront à l'armée! Voilà ce qui m'embarrasse horriblement. Mais, fit le monsieur, pourquoi ne déclarez-vous pas simplement son âge véritable? 1 iens! s'exclama le moujik, mais c'est une idée que vous me donnez là, j'avoue que je n'y avais pas jengé 1 ON, non... venez... suivez-moi...donnez-moi votre sac... (riant) raison de plus s'il n'est pas lourd... par ici, par ici... laissez-moi faire... vous allez voir... je connais ça... j'ai l'habitude, ce n'est pas quand_on voyage comme moi une partie de l'année... je vais vous dénicher ça... non, par là, c'est le wagon des fumeurs!... Attendez!... non, pas ici... les dames seules... vous ne seriez pas tranquille... elles parlent tout le temps... et puis elles ont des conversations!... Tenez, voilà votre affaire, là... stop! Une minute! Que je regarde (il se penche), oui, nous sommes sur les roues... (sévère) Ah! parce qu'il y a encore ça!... il faut, toujours... autant que possible, bien stitendu, choisir le compartiment qui est sur les roues pour éviter le ballant... Je ne monte jamais dans un wagon sans m'assurer si la barre d'attelage qui réunit les voitures est bien serrée, s'il n'y a pas de jeu... vous comprenez que plus il y a de tension moins on est secoué. Ail right! le wagon est bien suspendu... C'est comme il ne faut jamais monter en tête de train, dans le cas où il y aurait une rencontre... ni en queue, parce que s'il se produit un tamponnement... il est vrai que si vous êtes au milieu et que votre train soit pris en écharpe, le résultat est le même. Ah! c'est que... être tué n'est rien, c'est rester estropié qui est embêtant. Mais j'ai tort de vous dire ça, au moment où vous partez. à, vous serez très bien... montez... montez... je vous passerai vos paquets... allez (l'aidant), houp-là 1... Ah! c'est haut! ils ont la rage de mettre des marches... en Angleterre, au moins, c'est au niveau du quai... C'est infiniment plus commode... Non! ne vous mettez pas là! Est-ce que ça vous fait mal de voyager à reculons?... Alors, dans ce coin-ci, c'est le meilleur... dam!... vous ne saviez pas?... le meilleur coin est celui qui tourne le dos à la locomotive et vous permet de vous appuyer sur le coude droit... d'abord il faut toujours tourner le dos à la locomotive pour éviter les escarbilles... (avec un petit air de supériorité). Voilà ce que c'est que de voyager souvent...on apprend tout ça... l'expérience!... étalez!... étalez vos affaires sur la banquette... sans quoi, le compartiment sera «nvahi... Mais non, mais non, ça prend toujours... là, comme ça... s; personne ne monte avant le départ, vous aurez peutêtre la chance d'être seul pendant quelque temps,., pendant que le train sera en marche en tout cas... (un temps). Avez-vous de quoi lire?... Un journal... oh! ça suffit... Hein? ces employés... vous avez vu ça tout à l'heure aux bagages!... croyez-vous qu'ils les bousculent les colis!... Une malle toute neuve... sans la housse... Ah! ça protège toujours un peu. Voulez-vous que j'aille vous prendre un ticket pour le wagon-restaurant?... Ah! justement, voici le garçon... (au garçon) donnez un ticket... Quoi? Ah! il y a deux séries... (à l'ami) il y a deux séries... (au garçon) A quelle heure?... (à l'ami) Voulez-vous déjeuner à 10 heures et demie ou à midi?... (au garçon) à midi (ii prend le ticket des mains du garçon et le passe à 1 ami). Oh! mon Dieu! dans les wagons-restaurants, la nourriture n'est pas toujours de première qualité, ni les menus bien variés, mais on a la vue... le paysage... ça distrait, ça fait passer le temps... Dans les buffets, c'est un peu mo.ns cher et ça n'est pas meilleur... du reste, le buffettier s'en fiche... les voyageurs ne réclame- ront pas... ils n'ont pas le temps... et puis, ils savent que ce serait le même prix 1... Ah! là! là!... en ai-je mangé de ces roasts-beefs pomme purée... tout l'été dernier, j'ai été dans la purée.eh bien, et le café!... pendant deux mois.., je n'ai jamais pu parvenir à prendre mon café, tellement on le sert chaud... et au moment où l'employé crie : En voiture! en voiture! Alors le voyageur lâche tout et file sans boire, mais après avoir payé, bien entendu... Tenez, le patron du buffet de... (il met ses deux mains en entonnoir et dit un mot très bas) m'a avoué, un jour, que la même tasse de café lui a rapporté cent six francs... c'était le même qu'il resservait!... "il est vrai qu'il n'a eu pour sa part que cinquante-trois francs... parce qu il partage avec l'employé... Mais, voyons, jamais de la vie, je suis venu jusqu'ici, c'est pour vous accompagner... pour être avec vous... non, non... je n'ai rien à faire... ma parole! et puis, pour ce que je fais au bureau... c'est comme si j'y étais!... Tiens, voilà le loueur de couvertures et de coussins... voulez-vous un coussin? Non?... Ah! c'est curieux 1... Oh! bien, moi si!... je dors quand je veux : quand je vais à Marseille, c'est admirable! je monte dans mon compartiment, je m'encoigne et je me dis : je boirai à Dijon, je fumerai à Mâcon, je m'endormirai à yon, et lorsque le train, à Marseille, entre en gare... je me réveille. Tout de même, ces chemins de fer, quelle invention!... Hein? Quand on pense que vous êtes ici, à Paris, à neuf heures et que vous coucherez là-bas ce soir... c'est inouï! 11 y a seulement cinquante ans... du temps des diligences, vous auriez mis quinze jours! et voyager comment!... dans une caisse!... le menton sur les genoux... hé!... Oui, c'est inouï!... tandis qu'aujourd'hui, regardez-moi ça...quel confort! ces wagonscouloir, c'est exquis! si on a envie de marcher, de se dégourdir les jambes, on peut... ; si on a besoin de boire, de manger, on a tout sous la main... ah! c est bien agréable! On sonne!... Ça ne va pas tarder (ievant la tête et regardant l'horloge), moins trois. Faites bien attention de ne pas vous mettre dans un courant d'air, par exemple! Ah! préparez votre billet, voici le contrôleur... et ne l'enfouissez pas dans votre poche, on vous le demandera souvent (à un monsieur, sèchement) Non, monsieur, le compartiment est réservé... parfaitement *... Quoi? la pancarte? on a oublié de la mettre la pancarte, voilà tout! (un temps, à 1 ami, sur un ton plus bas) Qu'est-ce que ça fait? si ça prend!... et ça a pris... ça prend toujours... Ah! bien, il n'aurait plus manqué que ça! vous avez vu cette famille... père, mère, enfants, nourrice... et neuf valises!... ils sont fous, ces gens-là, d'être si nombreux! Mais non, je vous dis... je ne veux pas vous laisser partir comme ça... et puis, j'empêche les gens de monter... vous voyez bien... je vais même m asseoir à côté de vous... peur meubler le compartiment (il monté). à, je vous garantis maintenant qu'on ne montera pas, allez!... alors, bon voyage écrivez-moi de temps en temps... donnez-moi de vos nouvelles... sinon, ce ne serait pas gentil... et envoyez-moi c'.es cartes postales illustrées pour ma collection... j'en ai j en suis a mon quatrième album... (un temps). C'est un bon temps pour voyager... il ne fait ni chaud ni froid... Ne m'oubliez pas auprès des vôtres, surtout!... le papa... toujours solide aù" poste... il ne vient plus à Paris, maintenant... Ça le fatiguerait trop... et votre CONCERT MTARE l y a là un piston excessivement brillant! Vous êtes de la partie? Je pense bien... je vends de la pâte à astiquer les cuivres... (Dessin inédit de MONTACNER.) FEGME Monsieur le Baron m'envoie prévenir monsieur que le parc n'est ouvert aux visiteurs que le jeudi et le dimanche! (Dessin inédit de H. sen.) DES FOES Tiens! voilà un sou pour ton dimanche... et fais bien attention de ne pas te bourrer de gâteaux et de bonbons... idessin inédit de R GuÉRN.) mère, elle... elle ne change pas... elle est étonnante... si, si... je 1 ai toujours connue comme elle est... Oh! cui, évidemment... mais, enfin, elle se défend admirablement... Et Jeanne r est-ce bientôt que nous la conduirons à la mairie?... Oh! quelle idée!... C'est assez rare chez une jeune fille... Certainement, mais... les parents... ne sont pas tout... ils'disparaîtront... dame! c'est la vie!... Alors quoi! vieille fille... oh! je suis tranquille, elle changera d'avis Et Robert? ce turbulent de Robert! en voilà un qui n'entrera pas dans les ordres... il entrerait plutôt dans le désordre... A.b! cette ' fois-ci on ferme les portières... Allons, bon voyage!... (brutalement) Qu'estce que c'est? Comment encore! mais puisque je vous-ai dit... (ton subitement très radouci) mais, monsieur le contrôleur... je n'empêche personne de monter... j'ai dit seulement qu'il n'y aurait peut-être pas assez de place (hypocrite, tendant la main) voulez-vous me peimettre de vous aider, madame... (silence). à. maintenant, la dernière poignée de mains... Allons, bon voyage! revenez vite... Oh! je sais bien, parbleu! et n'oubliez pas mes cartes postales, surtout!... sans ça! Allons, adieu! adieu! (changeant de figure) Eh mais... le train part... (s'élançant à la portière) eh là! eh là!... arrêtez!... arrêtez! ma foi, tant pis! (il saute sur la voie). Bon voyage (il envoie de petits bonjours avec la main) bon voyage! (il agite son mouchoir plusieurs fois, en hochant la tête. Puis, remettant brusquement son mouchoir dans sa poche, bougon) B on voyage FÉX GAPAUX.

13 iiiiiiiimu E 29 JUN 1924 mwpwpimlm iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimii CONNAS-TO Quand vous réclamez les billets, comment ne confondezvous pas tous les voyageurs qui se succèdent dans votre voiture?... TO-MÊME, Ma foi, je cherche à retenir leurs têtes : ce monsieur, à l'air militaire, est reconnais sable... liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin OU A... Cette dame à lunettes l'est aussi... et vous n'y contredirez pas! «nniii«niiiinuiiinnimiiiiin«"miiniiiiimi"»in"«"i CONVERSATON...Je remarque la taille fluette de ce jeune homme timide... minmimiiiuiiiiiiii SURPRSE...et la longue barbe noire de ce voyageur qui lit avec un évident intérêt... DMANCHE-USTRÉ EN n»'""» MÉTRO Mais moi, par exemple, qu'est-ce qui me distingue des autres?... Enfin, lenezpointu de ce monsieur est caractéristique... (Dessin inédit de AAN SANT-OSAN.) REMEDE ENERGQUE Mon pauvre vieux, comme j'ai mal à un œil! Tu ne connais pas un remède? Ma foi... j'avais mal à une dent, je l'ai EGTME RESSENTMEN fait enlever, vois si le remède te plaît! (Dessin inédit de DoY.) Que tu es malhonnête, mon ami!... Tu pourrais bien m'aider à traverser f (Dessin inédit de PERRE l 11 PORTEETTE.) BP! JUSTE COMPENSATON NOUVEE ECOE A deux genoux je vous implore, et vous TABEAUX D ANCETRES refusez de me donner Voire main! Au moins, brêtez-la-moi... pour me relever! (Dessin inédit de S.-M. Ne Ah! ce sont Vos aïeux! Eh bien! les miens, m'sieu le marquis, je les ai tous en phobertn.) prête jamais d'argent, mon fils; neuf fois sur dix on ne le rend pas... Alors, papa, j'en emprunterai! tographie! ' ' (Dessin inédit de R. (Dessin inédit de. CHANCE.) BEOTJ ' POTESSE MA REVEE C'est le chocolat, m'sieu! Glissez-le sous la porte / 1 1 (Dessin inédit de BouB.1 Vous m'excuserez de vous avoir fait dllendre... mais il u avaii une dame, alors on l'a Jait passer avant vous!.., «UDesiî" i u;t de A. B»W>U

14 _.., in DMANCHE-USTRÉ iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiihiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitiiniiiiiiiiii ]4 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiumiiiiiniiniimi iinnnniuinniniiiiiinmiinninniniiiniiiirti E 29 JUN 1924 iihhiiiii B R C - A - B R A C CEO T UN PAREUR PRESSÉ une belle matinée d'été, à Bayeux où il P était, en vacances, M. Fox lut dans un AR journal de Paris, qu'un cheval sur lequel d fondait de "grands espoirs, courait l'aprèsmidi sur l'hippodrome de Saint-Cloud. U décida, sans désemparer, qu'il serait à 4 heures sur l'hippodrome avant la course. Mais comment faire... l n'y avait plus de train pour Paris ; une auto risquait d'arriver en retard. M. Fox s'en vint trouver M. Foy et ce dernier s'engagea à le transporter à Paris en avion et lui permettre ainsi d'arriver en temps voulu pour parier. Rendez-vous fut pris pour deux heures sur le champ d'aviation voisin de Bayeux. # A l'heure dite, M. Fox était au rendez-vous, mais d'avion et de M. Foy point, et désespéré, le parieur intrépide fréta une auto rapide qui arriva à Paris... lorsque la course était terminée ; et M. Fox ne put que s'arracher les cheveux en constatant que son favori avait gagné la course dans un fauteuil, et que la cote qu'il faisait au pesage était des plus intéressantes. Cette petite histoire eut son épilogue devant la 7e Chambre du tribunal : M. Foy s'excusa de son absence au rendez-vous en rejetant la responsabilité sur la Compagnie Aérienne Française" qui n'avait pas voulu lui louer à temps voulu un avion, et le tribunal estimant toutefois que le préjudice subi par le parieur n'était pas considérable, condamna l'aviateur inexact à 500 francs de dommages et intérêts, disant que la Compagnie Aérienne de Navigation devrait le garantir des conséquences de cette condamnation. A Quinzaine. UNE MNE D'OR PHÉNCENNE vieux prospecteur,.chasseur et explou rateur, très connu en Afrique orientale, M. Brian O Kelly, a fait, dans une contrée N marécageuse, près de Kihmatinde, dans le territoire du *lac Tanganika, une étrange découverte : celle d'une ancienne mine d'or phénicienne en très bon état, bien qu'elle soit épuisée. Ceci semblerait confirmer une opinion selon laquelle le pays d'ophir, terre mystérieuse qui fut le Pérou de l'antiquité et où le roi Salomon envoyait chercher son or, qu'on ne sait pas très bien où situer, pourrait être une partie de l'afrique orientale. Et si l'on s'étonne à l'idée que: les Phéniciens, ces pionniers panri les voyageurs, se soient avancés jusque-là, il est bon de se rappel r que les ruines énigmatiques d'une ville énorme ont été trouvées dans ces parages, submergées par la végétation tropicale, mais gar ant les caractères indiscutables de la civilisation orientale. a mine en question comprend un puits principal et des galeries s ouvrant au flanc d'une colline ; le trait le plus singulier est la forme étoilée des puits forés pour l'épuisement de l'eau. En opérant des fouilles dans le voisinage de la mine, M. O Kelly a trouvé de nombreux crânes humains, les vestiges, sans doute, des hommes que séduisait alors, comme aujourd'hui, le fascinant mirage de 1 or. Times. GRAMMARE ET FANTASE sur la grammaire se multiplient etouvrages ne manquent point d'attraits. ES Ce genre d'ouvrages, qui veillent instruire tout en amusant, ne datent pas d'aujourd'hui. e Xavier, de M. Abel Hermant, eut un es ancêtre au XVE siècle. l s'appelait Promenades de Clarisse, ou principes de la langue française à l'usage des dames, par M. Tournon. 'auteur avait mis en scène une jeune Anglaise, Clarisse ; son père, lord Hamilton, et un jeune Français, le marquis de Valzé, qui enseignait à Clarisse les pronoms, les conjugaisons et les participes. es leçons avaient lieu dans un jardin agréable que traversait un frais ruisseau. Frais zéphyrs, fleurs parfumées et tous les charmes de l'églogue. Soudain, M. de Valzé voit un papillon : Mademoiselle, dit Valzé, voyez-vous ce papillon? Oui, monsieur. Comme il e^ brillant ; comme il est joli! En effet,. répond Clarisse. O U V E Remarquez que, dans ces derniers mots, je parle du papillon sans le nommer. Pourquoi cela? C'est que le petit mot il est mis là pour tenir la place du papillon ; aussi le petit mot s'appelle pronom. Et toute la grammaire de M. Tournon est sur ce ton bucolique.^ Renaissance. PARTOUT e shah ne manifeste à ce sujet aucune inquiétude. l ne craint pas d'être détrôné. l a emporté le trône avec lui. l faut dire que ce n'est pas seulement pour le plaisir de s'y asseoir, quand l'envie lui en prend. e trône des shahs est un remarquable ouvrage d'orfèvrerie massive. l est constellé de joyaux d'un grand prix. En cas d'adversité, il suffirait d'extraire quelques pierreries de leurs alvéoles pour réaliser une petite fortune. E MOT "BOURGEOS" Nulle disgrâce n'est donc à craindre pour N peu avant de quitter le pouvoir, M, Stan- cet heureux potentat. Même s'il perd son ley Baldwin, alors ministre de Grande- aigrette, il continuera à vivre sur son trône, Bretagne, constatait à la tribune du Parlement ou du moins de son trône. anglais que le mot bourgeois constitue une e Cri de Paris. " invective ". Voici aujourd'hui qu'un professeur, sir Henry Hadow, s'élève contre Ce déni- UNE FAVEUR grement, et motive sa protestation avec des arguments philologiques qui semblent emau CAMBON, dont on vient de célébrer pruntés à notre ittré et un exemple par quoi les obsèques, aimait à rappeler ses débuts il rend hommage à un épisode de notre histoire dans la diplomatie débuts inséparables de nationale. quelques joveuses aventures. es soldats romains, a-t-il dit, prirent Un jour, notamment, alors qu'il se trouvait aux Teutons le mot " burg " employé dans en mission officieuse à Vienne, il dut se transle sens de " castrum ", dont ils se servirent porter dans une petite localité du nord de plus tard pour désigner une ville fortifiée dont l'autriche. un château constituait le centre. " Burg " es sites y étaient charmants. M. Cambon passa en anglais où on le retrouve sous la résolut de les visiter. es autorités de l'endroit forme " borough, burgh, burg ", en allemand lui procurèrent immédiatement chevaux, voiet en flamand où il affecte la forme " burg ". ture et cocher, puis on partit. En Gaule, -où les soldats romains l'imporen traversant un pont qui surplombait des tèrent, il devint " bourg " qui donna " bour- gorges profondes et effroyablement sauvages, geois. le cocher lui fit remarquer : Et voilà pourquoi sir Henry Hadow a Nous allons atteindre au plus bel endroit réclamé, au nom de l'étymologie, en faveur de la région. Mais, si je n'avais pas eu, parce des " bourgeois " et, en souvenir des Bourgeois que c'est vous, une autorisation spéciale, un de Calais qui, dit-il, n'étaient ni sinistres ni détour de dix kilomètres serait nécessaire pour ridicules. arriver ici. A joindre aux essais de réhabilitation qui Malgré lui, M. Cambon, en apprenant sont tentés ici en faveur du bourgeois ". l'autorisation spéciale " dont il était favorisé, se montra quelque peu flatté. Puis il Mercure de France. demanda : On n'accorde donc cette autorisation E CHAT DU RO spéciale que très rarement? N procès banal, et qui a pris cependant Alors le conducteur, avec un calme parfait : Oui, parce qu'on croit que ce pont n'est une tournure des plus curieuses, s'est déroulé ces jours derniers à Chelsea. pas capable de supporter le passage d'une John Sampers comparaissait devant la justice voiture! pour avoir tué un chat. a loi anglaise se Opinion. montre très sévère à ce point de vue et l'inculpé récolta un mois de prison. Mais à peine le SAADN DE PÈRE EN FS verdict était-il rendu, l'avocat se leva : " Je regrette de le dire à Votre Honneur, ONSEUR DE MONTMORON, l'auteur du déclara-t-il au juge, mais nous ne pouvons Voile tombe, appartient à une famille accepter cet arrêt. a loi vous donne des dont tous les aînés se prénomment Saladm. armes pour condamner ceux qui maltraitent Sait-on pourquoi? C'est une vieille et jolie les animaux, mais pour le chat il y a une histoire. Un des ancêtres de M. de Montmoexception. Au XE siècle fut promulgué un rillon fut fait prisonnier, au temps des Croiédit royal qui punissait de 0 fr. 45 celui qui sades comme dit Franc-Nohain par le tuait un chat ; la peine était portée au maximum grand Saladin, qui consentit à le laisser retourner de 0 fr. 90 s'il s'agissait d'un chat du roi. en France sur parole de lui rapporter une 'édit n'a jamais été rapporté, il est donc en rançon. e baron de Montmorillon ne réussit vigueur. pas à réunir la rançon promise. Tel le Régulus e juge a fait une grimace, a " remis " son antique, il revint se constituer prisonnier. arrêt et... il a demandé à réfléchir. Saladin fut si charmé de cet acte d'honneur qu'il rendit définitivement la liberté au croisé, Dépêche de Toulouse. sous la seule condition que tous les premiers nés de sa famille porteraient le nom de Saladin. A PRÉCAUTON NUTE Conduite, depuis sept siècles, religieusement N directeur du boulevard avait l'habitude observée... Candide. de ne lire jamais les manuscrits qu'on lui présentait et quand un auteur lui adressait une réclamation, il s'en tirait toujours à merveille. A BATAE DES BAS DE SOE. C'est lui, qui apercevant un jour, dans l'antie s'est livrée à New-York, au cours de chambre de son théâtre, un monsieur qu'il ne la liquidation d'un fonds de commerce connaissait pas, crut que c'était un auteur qui venait demander des nouvelles de son œuvre. l où l'on offrait une paire de bas de soie pour résolut immédiatement de prendre les devants tout achat d'un dollar de marchandises. Cette et en. passant auprès de lui, il lui dit avec un offre inconsidérée a amené une telle cohue sourire et en lui tendant affectueusement la que plusieurs glaces du magasin ont été brisées par la poussée de la foule, et vingt femmes main : Votre pièce est charmante... Néanmoins, ont été blessées, la plupart par des débris de il y a une scène à retouche au " deux ", nous verre. 'Evénement. en parlerons après les fêtes... Or, le monsieur, dont il s'agit, était le nouveau lampiste du théâtre. HEUREUX FONCTONNARES Volonté. ANDS que le gouvernement français s'efforce de réduire les dépenses de l'état E TRONE par de sérieuses compressions chez les fonctionnaires, le Reich dont le budget s'achemine E jeune shah de Perse mène en France une rapidement vers l'équilibre et même les heu 1 existence exempte de soucis et il témoigne sa bienveillance à ses lointains sujets en assu- reux excédents, a augmenté de 20 % depuis er rant, autant qu'il peut, le bonheur de leur sou- le 1 avril les appointements des salariés de l'état. verain. Répétons une fois de plus : " Voilà où passe Son royaume, on le sait, est parfois troublé par des agitateurs politiques qui parlent de notre argent ", en tout cas, l'argent qui transformer le régime monarchique en consti- nous est dû. tution républicaine. a Correspondance Rhénane. U P M U GRENADES ET CANARDS a observé, autour de la baie de CheO sapeake, une mortalité exceptionnelle N parmi les canards sauvages de la région. On a cherché à quoi elle tenait et constaté qu'elle est due aux exercices militaires qui s'y font. On exerce les soldats à la grenade comme si la prochaine guerre devait être la réplique de la dernière, ce qui est fort douteux et les canards ont eu la malencontreuse idée d'avaler des fragments de phosphore non consumé provenant des engins destructeurs. Aussi s'efforce-t-on maintenant d'effrayer et d'éloigner le gibier avant les exercices, et de faire exploser les bombes ou bien sur la terre ferme ou bien au-dessus d'eaux profondes, pour que les canards ne puissent pas pratiquer le suicide involontaire. Savoir.. UNE SENTENCE SNGUÈRE un Sikh nommé Kartar Singh A avaitndes,gravement offensé les gens de sa UX race en prenant parti contre eux au moment de certaines querelles de partis. Brouillé depuis avec ceux qu'il avait soutenus et désireux de rentrer en s râce, il fit des avances aux chefs des Sikhs, lesquels.nommèrent un jury de cinq hommes pour juger le transfuge et lui infliger une pénitence avant de l'absoudre. Voici les peines bizarres auxquelles fut condamné Kartar Singh : 10 Pendant cinq jours, il devra lire quotidiennement, d'un bout à l'autre, YAsardiwar (livre sacré) et essuyer ensuite une portion du pavé du temple avec ses vêtements ; 2 Pendant ces cinq jours, il lui faudra nettoyer les chaussures de tous ceux qui restent étend s à l'extérieur du Temple doré ; 3 l noircira la moitié de son visage pour écouter la lecture publique du jugement ; 4 fera, nu-pieds, un pèlerinage d Amntsar à Nankana Sahib ; 5 l versera livres au résor de Nankana Sahib. Sur les insta-.ces du condamné, il fut dispensé de se noircir le visage, et l'amende fut réduite à 500 livres. Même atténuée de la sorte, la sentence n en demeurait pas rrïôins fort humiliante, et tous ceux qui connaissent l'orgueil traditionnel des Sikhs s'émerveillent de ce que Kartar Singh ait pu se résoudre à s'y soumettre. Daily Mail. MANTEN DU P AU PANTAON par l'emploi des BANDES PERFECTPY BREVETÉ S. G. D. G (Dépose Pose facile à la bortér de tous Bobine échantillon O0M notice boul un pantalon 7 frs contre remboursement. ED vente t Magasins Nouveautés, rayon Mercerie BANDES PERFECTPY 85. rue d'aboukïr, PARS Une Encyclopédie des Carrières vous est offerte Universelle, qui sur demande, son de 320 pages, 59, gratuitement par l'ecole vous adressera sans frais, magnifique volume n Cf16 Bd Exelmans,' Paris (16e). E T Pendant les Chaleurs (sur du sucra ou dans de l'eau fraîche) EAU des CÂfllSES B0YER STUATONS POUR Cordial Digestif [indispensable en été. 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15 minium E 29 JUN 1924»UH»HH 15 Je m'appuyai au mur, et soudain, ma main s'étant posée sur une espèce de corde, je res(suite du texte de la page 7). sentis par tout le bras, des doigts jusqu'à mon revolver dans ma poche, et j'essayai de l'épaule, une commotion violente. Je poussai redresser la petite auge, mais je la secouai un cri... Ma terreur revenue ramena ma pensée auvainement. Avec mes doigts, j'écartai le sable qui l'entourait et je trouvai une dalle. Je près de mon ami que j'avais laissé grelottant continuai à rejeter le sable, et je mis à nu un dans sa chambre, aux bruits prodigieux, aux anneau. Je l'empoignai à deux mains et tirai lueurs crépitantes, et soudain, réunissant de toutes mes forces, la pierre ne bougea pas. ces phrases hachées du document :... semblables à ceux du ciel pasje tirai une deuxième fois, la pierre trembla, je tirai encore, la pierre céda enfin et sortit, sage sur mon corps provoque grands tremlaissant voir une fosse peu profonde où j'aper- blements et douleurs... je compris d où venaient les bruits et les lueurs, leur retour à des heures çus un tube grisâtre. C'était un rouleau de parchemin scellé d'un précises, leur durée... tout! Tout était dit sur cachet. Je le dépliai et l'approchai de la lan- le parchemin! e rêveur de génie, habitant de cette demeure, terne. Je ne distinguai d'abord que des taches vertes d'humidité, mais, en regardant de très avait, sans s'en douter, trois siècles avant près, je reconnus des caractères gothiques en Galvani, découvert l'électricité, et cinq cents partie effacés. Des lignes entières avaient ans avant Edison, appliqué les prodigieux disparu sous la moisissure, d'autres étaient effets de cette force. es dix auges inclinées constituaient une plus distinctes, et je lus, écrit en français du batterie de piles. Jadis droites, elles s'étaient XVE siècle, ce qui suit : penchées peu à peu, jusqu'à affleurer le sol. 16e jour du mois de janvier Alors, l'eau se glissant dans le caveau à la Avec cet appareil transformer marée haute les avait envahies. orsque les en or tous métaux, puisque créer vagues descendaient, l'eau, par suite de l'inclinison des auges, n y pouvait séjourner. déterminer à ma volonté Ainsi, pendant une demi-heure environ semblables à ceux du ciel mouvoir les objets Sans doute, il y que durait la pleine mer, les lames, dans a dans ceci quelque chose de diabolique leur va-et-vient établissaient et interrompaient car passage sur mon corps pro- le courant ; ainsi, suivant, dociles, le jeu des voque de grands tremblements et douleurs. marées, les lueurs et les bruits renaissaient ne veux pas que mon secret à l'heure où la mer montait à l'assaut du meure complètement avec moi, je l'enferme rocher! ici Si siècles * A A... le trouver mettre d'eau acide enfer vase de E bondis vers l'escalier, je traversai la terre cour, et j'arrivai au premier étage. e jour D'autres mots suivaient, mais trop espacés était venu. Une clarté violette baignait les les uns des autres pour qu'il fût possible de leur supposer un lien. Je relus plusieurs fois murs. A la place où quelques heures plus tôt l'étrange manuscrit, me demandant quelle j'étais resté pétrifié par la peur, je levai les pouvait bien être cette mystérieuse découverte, yeux, et il me sembla voir près du plafond, dont un homme du XVe siècle avait enfoui le une masse noire et deux points brillants. secret. Un seul point m'apparut d'abord M'aidant des genoux et des ongles, je grimpai, clairement : celui qui parlait en 1459 de m accrochant aux pierres en saillie : la masse transformer en or tous les métaux, ne pouvait noire était un marteau de bois dur mobile sur être qu'un alchimiste. Mais que signifiait la une planche ; les points brillants, distants de deux travers de main, étaient deux boules de suite?... métal, et des fils joignant tout cela filaient le long du mur et traversaient la cloison. a porte était entr ouverte, j entrai en E parchemin entre les doigts, je- demeurai criant : longtemps immobile, songeant à ces temps J'ai trouvé! J'ai trouvé!... merveilleux où des hommes usaient leur J'ouvris la fenêtre et la clarté du jour vie pour découvrir la pierre philosophale... envahit la pièce. Dans un coin, accroupi, Une pensée traversa mon esprit. Je relus : les genoux aux dents, mon ami me regardait Déterminer à ma volonté hébété. Je le secouai par les épaules et lui semblables à ceux du ciel mou- dis : voir les objets ève-toi! Je vais te raconter une admiau fond de la petite auge, quelques gouttes rable histoire! d'eau scintillaient sous la flamme de ma Mais, sans essayer même de me fuir, il bégaya des mots sans suite entrecoupés de lampe. a pensée qui m'assaillit encore était si grognements. invraisemblable, que je haussai les épaules. Derrière moi j'entendis un bruit, je me Et pourtant je m'entêtais à la creuser : cette retournai. auge de pierre, cette boîte poreuse... ces badans l'encadrement de la porte, la vieille se guettes flexibles...? Je me mis à genoux, et je tenait immobile. Son regard froid se posa sur tâtai le sol. Sous ma main, dix récipients moi, puis s'arrêta sur mon ami. Alors, elle pareils, pareillement inclinés, étaient rangés. leva vers le plafond ses yeux pareils à ceux Je me relevai'. des grands oiseaux de mer, éternellement es mots du parchemin dansaient devait éblouis par la splendeur du ciel et des immes yeux : menses horizons, et, s'étant signée trois fois, murmura :...Déterminer à ma volonté semblables à ceux du ciel... es morts ont encore cloué cette nuit!... 'idée qui avait surgi dans mon esprit était si extraordinaire que je n'osais la formuler!... MAURCE EVE. E MANOR 11 ti i)i in in i ni 11 u i iiiiieii > u 111 il 11 m Mini 11 u : t ni i K iiim i ii 111 u i m 11 * *' * RAQUETTES, fabricap supr3 MODÈES Boy, t. Nassau.. _ 39F Club... 42f Champion f. 55 f. Superbe. Marvel 65 f Daisy 60f. Olympic..;,. 85f. Richmond F. Spécial Meb 110F. Royal Meb. 120F. Extra Meb. 165F mpérialmeb.l85f R. C. Selno. 114*37. /4 ^CUSCUTSNB FOUH Ï3 CONSTPATON et ses consquencas Kicraînes, iraux d'estomac, de l'intestin sacg ikié, l'élul 2 fr. 50. 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Un jour, ce méchant petit garçon vola la clef de l'office, s'y glissa, mangea de la confiture, et remplit le vide du pot avec du goudron, pour que sa mère ne soupçonnât rien. Mais à ce moment même un terrible sentiment ne l'envahit pas. Quelque chose ne lui sembla pas murmurer : " Ai-je bien fait de désobéir à ma mère? N'est-ce pas un péché d'agir ainsi? Où vont les méchants petits garçons qui mangent gloutonnement la confiture maternelle? " Et alors, il ne se mit pas à genoux, tout seul, et ne fit pas la promesse de n'être plus jamais, méchant ; il ne se releva pas, le cœur léger et heureux, pour aller trouver sa mère et tout lui raconter, et demander son pardon, et recevoir sa bénédiction, elle ayant des pleurs de joie et de gratitude dans les yeux. Non. C'est ainsi que se comportent les autres méchants petits garçons dans les livres. Mais, chose étrange, il en arriva autrement avec ce Jim. l mangea la confiture et dit que c'était " épatant *, dans son langage grossier et criminel. Et il versa le goudron dans le pot, et dit que c'était aussi " épatant " et se mit à rire, et observa que la vieille femme sauterait et renâclerait, quand elle s'en apercevrait. Et, quand elle découvrit la chose, il affirma qu'il ignorait ce qu'il en était ; elle le fouetta avec sévérité ; il se chargea de l'accompagnement. Tout s'arrangeait autrement pour lui que pour les méchants James dans les histoires. Un autre jour, il grimpa sur le pommier du fermier Acorn, pour voler des pommes. a branche ne cassa pas. l ne tomba pas et ne se cassa pas le bras, et ne fut pas mis en pièces par le gros chien du fermier, pour languir de longues semaines sur un lit de douleur, et se repentir, et devenir bon. Oh! non! l prit autant de pommes qu'il voulut, et descendit sans encombre. Et d'ailleurs il était paré pour le chien, et le chassa avec une brique lorsqu'il s'avança pour le mordre: C'était bizarre. l déroba, une autre fois, le canif du maître d'école, et, pour éviter d'être fouetté, il le glissa dans la casquette de Georges Wiison, le fils de la pauvre veuve Wilson, le jeune garçon moral, le bon petit garçon du village, qui toujours obéissait à sa mère et qui ne mentait jamais, et qui était amoureux de ses leçons et infatué de l'école du dimanche. Quand le canif tomba de la casquette, et que le pauvre Georges baissa la tête et rougit comme surpris sur le fait, et que le maître en colère l'accusa et était juste au moment de laisser tomber le fouet sur ses épaules tremblantes, on ne vit pas apparaître, soudain, l'attitude noble, au milieu des écoliers, un improbable juge^ de paix à perruque blanche, pour dire : " Epargnez ce généreux enfant. Voici le coupable et le lâche. Je passais par hasard sur la porte de l'école, et, sans être vu, j ai tout vu. ' Et Jim ne fut pas harponné, et le vénérable juge ne prononça pas un sermon devant toute l'école émue jusqu'aux larmes et ne prit pas Georges par la main pour déclarer qu'un tel enfant méritait qu'on lui rendît hommage, et ne lui dit pas de venir habiter chez lui, balayer le bureau, préparer le feu, faire les courses, fendre le bois, étudier tltltllmllllllllllllltum llllllltlllllllllllllllllllllllllllllttlllllllltllllllltlllllllllllllllli saveur fraîche parfum agréable hygiène parfaite contre Tous Sports et Jeux de plein air dercqes AXATF DÉPURATF PARFAT m"!** les lois, aider la femme du juge dans ses travaux d intérieur, avec la liberté de jouer tout le reste du temps, et la joie de gagner dix sous par mois. Non. es choses se seraient passées ainsi dans les livres, mais ce ne fut pas ainsi pour Jim. Aucun vieil intrigant de juge ne tomba là pour tout déranger. Et l'écolier modèle Georges fut battu, et Jim fut heureux de cela, car Jim détestait les petits garçons moraux. Jim disait qu'il fallait mettre à bas ces " poules mouillées ". Tel était le grossier langage de ce méchant et mal élevé petit garçon. a plus étrange chose arriva à Jim, le jour qu il était allé, un dimanche, faire une promenade en bateau. U ne fut pas du tout noyé. Une autre fois, il fut surpris par l'orage, pendant qu'il péchait, toujours un dimanche, et ne fut pas foudroyé. Eh bien! Vous pouvez consulter et consulter d'un bout jusqu'à l'autre, et d'ici au prochain Christmas, tous les livre; de l'école du dimanche, sans rencontrer chose pareille. Vous trouverez que les méchants garçons qui vont en bateau le dimanche sont invariablement noyés et que tous les méchants garçons qui sont surpris par un orage en train de pêcher un dimanche sont infailliblement foudroyés. l y avait dans la vie de Jim quelque chose de magique. C'est sans doute la raison. Rien ne pouvait lui nuire. donna même à un éléphant de la ménagerie un paquet de tabac au lieu»de pain, et l'éléphant, avec sa trompe, ne lui cassa pas la tête, il alla fouiller dans l'armoire pour trouver la bouteille de pippermint, et ne prit pas par erreur du vitriol. l déroba le fusil de son père et s'en alla chasser le jour du sabbat ; le fusil n'éclata pas en lui emportant trois ou quatre doigts. l donna à sa petite sœur un coup de poing sur la tempe, dans un accès de colère, elle ne languit pas malade pendant tout un long été, pour mourir enfin avec sur les lèvres de douces paroles de pardon qui redoublèrent l'angoisse dans le cœur brisé du criminel non. Elle n'eut rien. l s'échappa pour aller au bord de la mer et ne revint pas se trouvant triste et solitaire au monde, tous ceux qu'il aimait endormis dans la paix du cimetière, et la maison de son enfance avec la treille de vigne tombée en ruines et démolie. Pas du tout. l revint chez lui aussi ivre qu'un tambour et fut conduit au poste, à peine arrivé. Et il grandit et se maria, et eut de nombreux enfants. Et il fendit la tête à tous, une nuit, à coups de hache, et s'enrichit par toutes sortes de fourberies et de malhonnêtetés. Et à l'heure actuelle, c'est le plus infernal damné chenapan de son village natal, il est universellement respecté et fait partie du Parlement. MARK TWAN. (Traduit par Gabriel de autrec.) immédiatement et radicalement soulagées par la port rationnel des Bas élastiques de V.-A. CAVERE, Fabricant, 234, Faubourg Saint-Martin, PARS. isez l'intéressante Notice sur les Varices, envoyée gratuitement avec feuillw de mesures et tous renseignements désiras. SUPPRESSON DE 'ANTENNE ET PARFATE DE TOUS ES CONCERTS PAR T. S. F. es Etablissements G. M. P., dont les postes récepteurs de T. S. 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16 imiiimi DMANCHE-USTRE iiiiiiiiliihiiiiiiiiiiiiimiiiiiii"ii"""<"ni"n«"""""""""" '»"» 18 " iimnm i""" iiiiiiimiii iiiiiimiiiniiiiiiiii miiiiiiiii i iiiiim E 29 JUN 1924 minium ES ANMAUX ET A MUSQUE : QUEQUES PHOTOS DE EURS ATTTUDES FAMÈRES PRSES TANDS QUE JOUE E PHONOGRAPHE Ces documents nous montrent quelques amusantes attitudes d'animaux devant lesquels on a fait fonctionner un phonographe. De tous, seul, l'ours (1 ) à l'air mécontent ; le lion (2) lui, est placide et majestueux ; l'antilope (3) est inquiète ; mais l'éléphant (4) redresse ses oreilles et sa trompe avec enthousiasme ; le dromadaire (5) est plein d'attention bienveillante ; quant à la girafe (6), d'admiration, elle introduirait, si elle le pouvait, sa tête dans le pavillon. l était curieux de noter ces réactions causées par la musique. Gardez Pas Nez uis an et obtenez en même temps un joli teint. Depuis la remarquable découverte du Dr Grosmand, le Spécialiste des soins de la peau bien connu, ancien. Professeur de Dermatologie, il n'est plus nécessaire de se poudrer continuellement le nez. De longues recherches parmi les formulaires de l'époque et les recettes prescrites aux célèbres Beautés des Cours de ouis XV et ouis XV, ont conduit le Professeur à cette conclusion : le plus précieux de leurs secrets de beauté, celui qui leur permettait de se garder d'apparence si jeune à 40 et même 50 ans, consistait simplement en différents procèdes pour conserver à 1'épiderme son juste degré d'humidité naturelle. Si les pores ne fonctionnent pas normalement, la peau se desséche, se-ride et devient rugueuse, ou bien elle prend un aspect gras et huileux, le teint se ternit, les pores se dilatent, et de vilains points noirs se forment. Cette constatation amena l'éminent Spécialiste à sa création de la poudre de riz Tokalon à la mousse de crème. a présence de la mousse de crème donne à cette poudre une certaine onctuosité qui l'empêche de pénétrer dans les pores et d'abîmer la peau. Cette mousse de crème rend également la poudre extrêmement adhérente, de sorte qu'elle supprime à coup sûr le si désagréable inconvénient d'un nez brillant et d'un visage luisant. a poudre Tokalon, étant aérifiée, ne contient pas la moindre petite particule granuleuse' pour obstruer et irriter les pores, si délicats. Composée d'ingrédients très purs et très coûteux, elle s'applique discrètement et se fond avec là peau de telle manière qu'elle donne aussitôt au teint une beauté naturelle, une fraîcheur et un 'velouté incomparables. NOTA. a poudre Tokalon à la mousse de crème, qui est à la fois une irréprochable poudre de riz et uni meroeill euse poudre de beauté, se trouoe dans tous les bons magasins, Elle se prépare sous deux formes : Poudre Fascination, adhérente, discrète, parfum subtil, et-'poudre Pétalia, ultra-adhérente, oeloutée, parfum suaoe. Vous pouoez être certaine d'en être satisfaite, sinon ootre argent nous sera remboursé sur simple demande ; un certificat de garantie ù cet effet est joint ù chaque botte. POUD RE TOKAON,BP S* mm Paris. HÉMERY, m imprimeur. 18. A A MOUSS E ~ D E C REME rue d'enshien. e Gérant : H. E PAGS.

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