Retour au Plein Emploi?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Retour au Plein Emploi?"

Transcription

1 Retour au Plein Emploi? Fiche 45 JAMES E. MEADE Dans ce petit livre (Economica, 1995, 88 p.) préfacé par Robert M.Solow (prix Nobel), James E. Meade (prix Nobel) propose des solutions macro-économiques au sous-emploi. Il préconise de laisser agir les forces du marché, et donc d accepter une baisse importante des salaires, tout en conseillant une forte intervention de l État dans la relance de la croissance et dans la répartition du revenu national. SOMMAIRE 1.DANS LES CONDITIONS ACTUELLES, IL EST IMPOSSIBLE DE LUTTER EFFICACEMENT ET D UNE FAÇON SOCIALEMENT ACCEPTABLE CONTRE LE SOUS-EMPLOI A. Les politiques actuelles sont pour la plupart inadaptées B. Les conditions du plein emploi 2.LES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES PROPOSÉES PAR MEADE A. Les politiques de gestion de la demande B. La diminution du coût de la main-d œuvre C. La répartition du revenu et de la richesse 3. LES IMPACTS ET LES DIFFICULTÉS PRÉVISIBLES DE TELLES RÉFORMES A. Les relations avec l extérieur B. La seule solution envisageable malgré les difficultés 1

2 1.Dans les conditions actuelles, il est impossible de lutter efficacement et d une façon socialement acceptable contre le sous-emploi MEADE JAMES E. Économiste anglais, J. E. Meade a reçu le prix Nobel d économie en Spécialiste des questions internationales, il est un des créateurs du GATT en Il croit aux forces régulatrices du marché, mais il propose une intervention de l État pour favoriser la croissance et diminuer les inégalités sociales. La théorie de la politique économique internationale, 1951 Retour au plein emploi?, 1995* Meade définit l économie actuelle des pays industrialisés comme «une économie affectée d un chômage massif, menacée par l inflation, dans laquelle la répartition du revenu et de la richesse est extrêmement inégalitaire, et qui manque de capital productif et de certaines compétences de pointe». A. Les politiques actuelles sont pour la plupart inadaptées Les remèdes microéconomiques sont peu efficaces; il faut mettre en œuvre des solutions macroéconomiques. Les hommes politiques s intéressent essentiellement aux moyens microéconomiques de lutte contre le chômage. Ils utilisent des remèdes comme l éducation, la formation, les gains de compétitivité et cherchent surtout à diminuer le coût de la main-d œuvre, ce qui a des répercussions défavorables sur le niveau de vie et sur la demande globale de l économie. Pourtant Meade est persuadé que des solutions macroéconomiques existent et qu elles sont applicables sous condition d un certain consensus. Les forces du marché sont insuffisantes pour assurer le plein emploi. Si la concurrence parfaite existait et si le niveau global de la production était suffisant pour embaucher toute la population active, il n y aurait pas de problème de chômage. Mais, la situation est bien différente, la concurrence pure et parfaite est un mythe, les politiques globales ne sont pas assez expansives car elles craignent l inflation, risque de plus en plus élevé à mesure que l on s approche de la situation de plein emploi. De plus, l emploi de tous nécessite des salaires si bas que les moins qualifiés risquent de subir une forte diminution de leur pouvoir d achat. B. Les conditions du plein emploi Le plein emploi n est possible que si le niveau de la production est assez élevé et le coût de la main-d œuvre assez faible. Selon Meade, le plein emploi n est réalisable que si deux conditions sont réunies: d une part, la mise en œuvre de politiques budgétaires et monétaires (que l auteur nomme «politiques de gestion de la demande») appropriées permettant d offrir à l économie un débouché stable pour un niveau de production suffisant à l emploi de toute la population active ; d autre part, que les travailleurs offrent leur travail à un salaire assez bas pour que des employeurs en régime de concurrence les emploient. Le problème est que ce salaire de plein emploi risque, notamment pour les moins qualifiés, d être très faible. Cette situation est non seulement susceptible de provoquer des poussées inflationnistes en cas de revendications salariales, mais en plus est socialement inacceptable car la société devient trop inégalitaire. Des réformes institutionnelles sont nécessaires. Les enjeux du futur porteront sur la répartition du revenu national. Si on souhaite le plein emploi et une répartition équitable, il est nécessaire d accepter de grands changements institutionnels et de grandes modifications dans l application des politiques que l auteur se propose de dévoiler. 2

3 2. Les réformes institutionnelles proposées par Meade A. Les politiques de gestion de la demande Meade préconise des politiques de gestion de la demande ayant des objectifs en termes de PIB nominal. Les politiques de gestion de la demande agissent sur le niveau de la demande de l économie et disposent de deux instruments principaux : la politique monétaire et la politique budgétaire. Ces politiques cherchent à assurer le plein emploi en évitant les dérapages inflationnistes. Les politiques conjoncturelles sont appliquées en fonction de critères qui restent à définir. Ainsi, la politique peut se fixer des objectifs en termes de PIB réel, de quantité de monnaie (c était l unique critère des politiques monétaristes) ou de niveau de prix. Meade pense que le meilleur critère est celui du PIB nominal puisqu il dépend à la fois du niveau réel du PIB et du niveau des prix. «En résumé, l objectif d une politique de gestion de la demande devrait être de programmer le maintien sur une pente modérément et régulièrement ascendante le total de la dépense monétaire consacré aux biens et services produits dans le pays (PIB nominal).» Meade préconise une cohérence entre une politique monétaire qui doit être expansive et une politique budgétaire qui doit rester assez restrictive. L auteur préconise la mise en œuvre de politiques monétaires expansives réduisant les taux d intérêt réels, ce qui est d autant plus aisé que l on accepte un certain taux d inflation (le taux réel est égal au taux nominal moins l inflation), et un taux d imposition assez élevé. Une telle politique de relance favorise davantage l investissement (dopé par la baisse des taux d intérêt) que la consommation (modérée par un taux d imposition assez élevé) et elle a un effet favorable sur les dépenses publiques. On le voit, les politiques budgétaires et monétaires doivent être menées avec cohérence ; elles doivent donc être mises en œuvre par la même autorité. «Faire d une Banque centrale un organisme indépendant dont la responsabilité première est d empêcher toute hausse excessive du niveau des prix (ou mieux du PIB nominal) tandis qu une autorité budgétaire gouvernementale a de son côté la responsabilité de fixer les taux d imposition et d ordonner les dépenses publiques, c est aller à la catastrophe.» B. La diminution du coût de la main-d œuvre La politique salariale doit être restrictive. Lorsque le niveau potentiel de la production est suffisant grâce à la politique de l État, le seul moyen pour encourager les entreprises à embaucher est de réduire fortement le coût de la main-d œuvre. Or, cela n est possible que si on diminue fortement les salaires de tous les travailleurs (même ceux qui sont déjà engagés) ou si l on abandonne la règle «à travail égal, salaire égal». Une façon de dépasser en partie ce problème est de créer un «partenariat travail-capital». La proposition originale de Meade est de créer un «partenariat travail-capital» et de rémunérer les travailleurs, non par des salaires fixes, mais, comme les actionnaires, par une part du profit. De la même façon que les apporteurs de capitaux disposent de certificats de parts de capital (actions) qui leur procurent des dividendes et un droit de décision, les travailleurs disposeraient de certificats de parts de travail attribués en fonction de leur contribution (l ancienneté et l expérience doivent être prises en compte). Ces certificats donnent le droit à une part du profit. Tout le monde y gagne, les travailleurs ont tout intérêt à ce que l entreprise fasse du profit; ils ont aussi intérêt à ce que les nouveaux embauchés soient moins 3

4 rémunérés qu eux (leur profit en est d autant augmenté), et les nouveaux embauchés gagnent davantage qu ils ne recevraient en restant au chômage. C. La répartition du revenu et de la richesse Il faut complètement réformer le système de prestations et de prélèvements obligatoires des pays industrialisés. Le système actuel est inefficace et dangereux car il ne réduit pas assez les inégalités et parce que les cotisations sociales, assises sur les salaires alourdissent le coût du travail alors qu il faudrait au contraire le diminuer pour atteindre le plein emploi. Il faut verser à chaque individu un «revenu du citoyen». Il faudrait reformer les prestations sociales dans l objectif d aider les moins favorisés. Le problème à dépasser est que la plupart des prestations actuelles sont dissuasives. «Lorsque la prestation n est versée que dans la mesure où elle est nécessaire pour amener le revenu au revenu minimum, elle supprime (c est une conséquence bien connue) toute incitation à travailler et gagner davantage, car tout revenu supplémentaire correspond à une réduction équivalente de la prestation sociale.» Par contre, une prestation versée à tous les citoyens supprime cet effet dissuasif, mais elle est très onéreuse. Meade propose une solution intermédiaire. Tous les individus, quels que soient leur revenus, recevraient le «revenu du citoyen»; la charge budgétaire très lourde de cette dépense sera allégée par l abolition de toutes les déductions d impôt, par une réduction compensatrice de toutes les prestations sociales que le citoyen recevrait si le «revenu de citoyen» n existait pas et surtout par un prélèvement supplémentaire sur les autres revenus perçus jusqu à un certain seuil. «Un des objectifs du revenu du citoyen est d assurer un revenu [ ] et de faire en sorte que la répartition du revenu national entre les individus soit plus égalitaire.» L impôt doit diminuer les inégalités de revenu et de richesse. Meade propose une forte redistributivité de l impôt et donc une augmentation des taux marginaux, jusqu à 60 % et même au-delà, afin de diminuer les inégalités de revenus entre les plus riches et les plus pauvres. Il propose aussi de mettre en place un système d impôt permettant de diminuer les inégalités de patrimoine. Pour cela, il ne faudrait plus imposer le revenu, mais la dépense (revenu moins épargne), ce qui inciterait les catégories les moins favorisées à épargner, alors qu un impôt assez lourd sur la grande fortune contribuerait à diminuer les fortunes les plus élevées. Il propose un large impôt sur la pollution qui pourrait par exemple prendre la forme de permis de pollution vendus aux enchères. Meade affirme qu il est plus rationnel de taxer les pollueurs que de réglementer ou que de subventionner l utilisation de procédés moins polluants. «Dans le cas d une économie dont le sur-développement est général, l abaissement de l échelle de la production totale dû à la fiscalité sur les activités nocives a le double effet d atténuer les conséquences indésirables de celles-ci, et de réduire l emploi abusif des ressources naturelles qu entraîne le sur-développement.» Il préconise des «nationalisations inversées». Meade pense que sa réforme permettra à l État de dégager des excédents budgétaires, avec lesquels il conseille l achat d actions dans des entreprises privées. «L épargne de l État serait ainsi mêlée à celle du secteur privé en vue d investissements dans des entreprises qui continueraient à être librement gérées comme toute entreprise concurrentielle.» Meade appelle cette épargne de l État «nationalisation inversée» et il pense qu elle pourrait dans l avenir donner une grande marge de manœuvre à la politique budgétaire de l État. 4

5 3. Les impacts et les difficultés prévisibles de telles réformes A. Les relations avec l extérieur La Grande-Bretagne gagnerait certainement en compétitivité. Les taux de salaire seraient fixés au niveau très bas permettant d assurer le plein emploi, donc la Grande-Bretagne gagnerait en compétitivité par rapport aux autres pays, ce qui améliorerait sa balance commerciale. La Grande-Bretagne serait alors certainement accusée de dumping social par ses partenaires qui insisteraient pour la mise en œuvre d une charte sociale. Meade pense qu une telle charte sociale est acceptable si elle porte sur le revenu minimal des individus, mais inacceptable si elle porte sur le salaire minimal. En effet, «s il n y a pas de subventions directes sur les taux de salaire, le faible salaire réel en Grande-Bretagne ne serait que ce qu il doit être sur un marché concurrentiel pour absorber toute la main-d œuvre disponible. [ ] Il appartient à ces autres pays de réformer leurs propres institutions comme il convient». B. La seule solution envisageable malgré les difficultés Meade reconnaît que sa proposition souffre d imperfections. D une part, il a mené son étude sur le plan des grands mécanismes macroéconomiques sans apprécier quantitativement les effets de ses propositions. Ensuite, il reconnaît que la mise en œuvre d une telle réforme est relativement utopique car elle nécessite un consensus important et parce qu elle ne peut être que longue et progressive. Pour finir, son modèle est simplifié, il faudrait tenir compte de multiples autres variables, dont les variables sociales. Meade pense que la mise en œuvre de ses propositions est le seul moyen d atteindre le plein emploi sans avoir à craindre une reprise de l inflation. Il faut donc mener une politique de gestion de la demande permettant d atteindre le niveau de PIB nominal assurant le plein emploi, diminuer le coût de la main-d œuvre grâce à un «partenariat travail-capital», verser un «revenu du citoyen» et mettre en place un impôt qui diminue les inégalités et qui taxe la pollution. CONCLUSION Meade, qui était plutôt classé parmi les libéraux, malgré son attachement à l analyse keynésienne, et parmi les microéconomistes, nous propose ici une analyse macroéconomique légitimant une forte intervention de l État dans la répartition des revenus. Comme le dit Solow, «il est de moins en moins à la mode, pour un économiste, d avoir sa conception de ce qui convient à la société, comme Meade le fait ici». 5

11) L évaluation des politiques publiques

11) L évaluation des politiques publiques 1 FIPECO, le 14.04.2016 Les fiches de l encyclopédie V) Les dépenses publiques 11) L évaluation des politiques publiques Les objectifs, les techniques et les conditions institutionnelles de réalisation

Plus en détail

Rédigé par John Simon (auteur principal), Troy Matheson et Damiano Sandri. Points principaux

Rédigé par John Simon (auteur principal), Troy Matheson et Damiano Sandri. Points principaux POINTS DE PRESSE POUR LE CHAPITRE 3 DES PERSPECTIVES DE L ECONOMIE MONDIALE, AVRIL 2013 TELLE L HISTOIRE DU CHIEN QUI N A PAS ABOYE : L INFLATION A-T-ELLE ETE MUSELEE, OU S EST-ELLE SIMPLEMENT ASSOUPIE?

Plus en détail

Chapitre 7. L Offre agrégée et la demande agrégée. Objectifs. Objectif: Expliquer les déterminants de l offre agrégée.

Chapitre 7. L Offre agrégée et la demande agrégée. Objectifs. Objectif: Expliquer les déterminants de l offre agrégée. Chapitre 7 L Offre et la demande Objectifs Expliquer les déterminants de l offre Expliquer les déterminants de la demande Expliquer l équilibre macroéconomique 1 2 Objectifs (suite) Expliquer les effets

Plus en détail

OECD Skills Strategy Spotlight Better Skills, Better Jobs, Better Lives 06

OECD Skills Strategy Spotlight Better Skills, Better Jobs, Better Lives 06 Concevoir des politiques fiscales propices à l acquisition de compétences La conception du système fiscal exerce une influence considérable sur le niveau des compétences au sein des économies de l OCDE,

Plus en détail

LA QUESTION DE L EMPLOI

LA QUESTION DE L EMPLOI LA QUESTION DE L EMPLOI FACTEURS DETERMINANTS DE L OFFRE ET DE LA DEMANDE DE MAIN-D ŒUVRE Par : Jean-Marie BAZILE 1 SOMMAIRE 1. Définitions : Offre et demande de main-d oeuvre 2. Problématique de l emploi

Plus en détail

Argumentaire sur la «TVA sociale»

Argumentaire sur la «TVA sociale» 1 Argumentaire sur la «TVA sociale» La proposition de transférer une partie des cotisations sociales sur des impositions est à nouveau au cœur du débat public. Une augmentation de la TVA, souvent dénommée

Plus en détail

Consultations sur l établissement des taux de cotisation d assurance-emploi. Commentaires du Conseil du patronat du Québec

Consultations sur l établissement des taux de cotisation d assurance-emploi. Commentaires du Conseil du patronat du Québec Consultations sur l établissement des taux de cotisation d assurance-emploi Commentaires du Conseil du patronat du Québec Novembre 2011 Le Conseil du patronat du Québec Le Conseil du patronat du Québec

Plus en détail

Nécessité d une réglementation pour la région des Etats Arabes

Nécessité d une réglementation pour la région des Etats Arabes Nécessité d une réglementation pour la région des Etats Arabes Bill Wigglesworth Directeur général adjoint, Offtel, R-U 1984-94 (Directeur général par intérim 1992-93) Processus de réforme des télécoms

Plus en détail

USS Union syndicale suisse www.uss.ch. Rapport 2012 sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse

USS Union syndicale suisse www.uss.ch. Rapport 2012 sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse Rapport 2012 sur la répartition des revenus et de la fortune en Suisse Écarts entre les salaires : les politiques peuvent et doivent agir Daniel Lampart, économiste en chef et premier secrétaire de l USS/fq

Plus en détail

Le régime de l électricité en France Présentation du rapport de la commission présidée par Paul Champsaur daté d avril 2009

Le régime de l électricité en France Présentation du rapport de la commission présidée par Paul Champsaur daté d avril 2009 Le régime de l électricité en France Présentation du rapport de la commission présidée par Paul Champsaur daté d avril 2009 Le gouvernement a créé une commission présidée par Paul Champsaur pour faire

Plus en détail

Axes prioritaires d interventions économiques de la. Chambre de commerce de Lévis

Axes prioritaires d interventions économiques de la. Chambre de commerce de Lévis 1 Axes prioritaires d interventions économiques de la Chambre de commerce de Lévis Préambule Regroupant près de 140 000 habitants et plus de 65 000 travailleurs, le territoire de la Ville de Lévis profite

Plus en détail

INGENIERIE FINANCIERE DE PROJETS

INGENIERIE FINANCIERE DE PROJETS INGENIERIE FINANCIERE DE PROJETS Référence : Agnès DALLOZ Date de dernière mise à jour : 30/07/2004 Etat : Définitif Auteur : Objet du document : Destinataires Agnès DALLOZ Simone SCHARLY Objet de la diffusion

Plus en détail

Prix du pétrole et activité économique. Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII

Prix du pétrole et activité économique. Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII Prix du pétrole et activité économique Journées du pétrole, 21-22 octobre 2008 François Lescaroux, IFP Valérie Mignon, EconomiX et CEPII 1 Introduction Poids considérable du pétrole dans l économie mondiale

Plus en détail

PROJET DE LOI ------- ÉTUDE D IMPACT. I - Situation de référence et objectifs de l accord ou convention :

PROJET DE LOI ------- ÉTUDE D IMPACT. I - Situation de référence et objectifs de l accord ou convention : RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères et européennes NOR : MAEJ1002191L PROJET DE LOI autorisant l approbation de l avenant à la convention entre la France et la Suisse en vue d éviter

Plus en détail

Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France

Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France Paris, le 25 octobre 2012 Présentation de deux Notes d analyse L entrepreneuriat en France Volet 1 : Mythes et réalités en comparaison internationale Volet 2 : Comment mieux accompagner la prise de risque

Plus en détail

Réforme BALLADUR, réforme FILLON Baisse programmée des pensions de retraite.

Réforme BALLADUR, réforme FILLON Baisse programmée des pensions de retraite. Réforme BALLADUR, réforme FILLON Baisse programmée des pensions de retraite. Un patron du CAC 40 gagne, en moyenne, 400 fois le smic. Si on imposait les plus-values des actionnaires, on pourrait financer

Plus en détail

CHAPITRE 5. SUFFIT-IL DE REDUIRE LE COÛT DU TRAVAIL POUR LUTTER CONTRE LE CHÔMAGE?

CHAPITRE 5. SUFFIT-IL DE REDUIRE LE COÛT DU TRAVAIL POUR LUTTER CONTRE LE CHÔMAGE? CHAPITRE 5. SUFFIT-IL DE REDUIRE LE COÛT DU TRAVAIL POUR LUTTER CONTRE LE CHÔMAGE? Analyse du sujet Type de sujet Dissertation Question de synthèse Contexte historique Contexte géographique Consigne Cœur

Plus en détail

l initiative «contre les rémunérations abusives» nuit à la place économique

l initiative «contre les rémunérations abusives» nuit à la place économique FICHE THÉMATIQUE : DROIT DE LA SOCIÉTÉ ANONYME l initiative «contre les rémunérations abusives» nuit à la place économique Le droit de la société anonyme règle les questions liées à l organisation des

Plus en détail

RETRAITES : ETAT DES LIEUX

RETRAITES : ETAT DES LIEUX RETRAITES : ETAT DES LIEUX IMPACT DES REFORMES LIBERALES LES ALTERNATIVES POUR DES RETRAITES SOLIDAIRES 1 Les retraites par répartition Principe : Une partie de la richesse produite par les travailleurs

Plus en détail

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale

17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale 17. Conséquences des politiques monétaire et budgétaire sur la demande globale Beaucoup de facteurs influencent la demande globale. Par exemple, quand les agents économiques changent leurs projets de dépenses,

Plus en détail

Australie. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. Australie : le système de retraite en 2012

Australie. Conditions d ouverture des droits. Calcul des prestations. Indicateurs essentiels. Australie : le système de retraite en 2012 Australie Australie : le système de retraite en 212 Le système de retraite australien comporte trois composantes : une pension de vieillesse soumise à conditions de ressources et financée par les recettes

Plus en détail

Baccalauréat sciences et technologies de l hôtellerie et de la restauration (STHR) Programme d économie et gestion hôtelière CLASSE DE SECONDE

Baccalauréat sciences et technologies de l hôtellerie et de la restauration (STHR) Programme d économie et gestion hôtelière CLASSE DE SECONDE Baccalauréat sciences et technologies de l hôtellerie et de la restauration (STHR) Programme d économie et gestion CLASSE DE SECONDE La série technologique hôtellerie-restauration présente des particularités

Plus en détail

Economie Générale (E. Darmon) Master 1 SVE 2010/11 Examen final ~ Première session

Economie Générale (E. Darmon) Master 1 SVE 2010/11 Examen final ~ Première session Economie Générale (E. Darmon) Master 1 SVE 2010/11 Examen final ~ Première session NOTES IMPORTANTES : 1. Cette épreuve contient 30 questions à choix multiples. Une seule réponse est valide par question.

Plus en détail

Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières

Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Rapport de la Banque Mondiale sur le développement dans le monde : le monde du travail dans une économie sans frontières Février 1996

Plus en détail

Chapitre II Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une demande insuffisante?

Chapitre II Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une demande insuffisante? Chapitre II Le chômage : des coûts salariaux trop élevés ou une demande insuffisante? Introduction : Les chômeurs se sont les personnes qui n ont pas d emploi et qui en recherchent un. Nous avons vu que

Plus en détail

Croissance annuelle moyenne de la population active en France (en milliers)

Croissance annuelle moyenne de la population active en France (en milliers) 23 COMMENT PEUT-ON EXPLIQUER LE CHÔMAGE? A La population active augmente-t-elle trop vite? a) Le chômage : une population active supérieure à l'emploi 1. Au niveau d une économie nationale, le chômage

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

Système d information : Maximiser le retour sur investissement

Système d information : Maximiser le retour sur investissement Améliorer le contrôle interne Système d information : Maximiser le retour sur investissement LAURA FREDERICK, CONSULTANTE EN TI ET GESTION DU CHANGEMENT, ECHANGE, LLC, (MARS 2002) WWW.GLOBALECHANGE.COM

Plus en détail

Guide de rédaction. Plan d affaires d une entreprise ou d un projet d économie sociale

Guide de rédaction. Plan d affaires d une entreprise ou d un projet d économie sociale Guide de rédaction Plan d affaires d une entreprise ou d un projet d économie sociale Table des matières LA PRÉSENTATION DU PROJET 1.1. Le résumé du projet 1.2. L utilité sociale du projet 1.3. Le lien

Plus en détail

Principaux résultats

Principaux résultats Principaux résultats Le rapport préparé pour la réunion de l OCDE au niveau des ministres de 2001 et intitulé «La nouvelle économie : mythe ou réalité?» concluait que les technologies de l information

Plus en détail

Note de synthèse du rapport de la Banque Mondiale sur la stratégie du secteur de l'habitat au Maroc Juillet 1996

Note de synthèse du rapport de la Banque Mondiale sur la stratégie du secteur de l'habitat au Maroc Juillet 1996 Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Note de synthèse du rapport de la Banque Mondiale sur la stratégie du secteur de l'habitat au Maroc Juillet 1996 Document de travail

Plus en détail

POSITION DE LA CES. Livre Blanc sur les pensions : «Pour garantir les retraites : Ne se tromper ni sur les objectifs, ni sur les moyens» 1

POSITION DE LA CES. Livre Blanc sur les pensions : «Pour garantir les retraites : Ne se tromper ni sur les objectifs, ni sur les moyens» 1 POSITION DE LA CES Livre Blanc sur les pensions : «Pour garantir les retraites : Ne se tromper ni sur les objectifs, ni sur les moyens» 1 1. Le 16 février 2012 la Commission a publié son Livre Blanc sur

Plus en détail

Solutions proposées pour réduire la pauvreté

Solutions proposées pour réduire la pauvreté Solutions proposées pour réduire la pauvreté POUR CONTRE Claude Snow 1er Sommet néo-brunswickois sur la pauvreté Moncton, les 27 et 28 octobre 2006. 1 TOUT LE MONDE EST D ACCORD POUR SECOURIR LES GENS

Plus en détail

ÉVALUER LES RISQUES ET LES AVANTAGES DE L EMPRUNT À DES FINS DE

ÉVALUER LES RISQUES ET LES AVANTAGES DE L EMPRUNT À DES FINS DE ÉVALUER LES RISQUES ET LES AVANTAGES DE L EMPRUNT À DES FINS DE PLACEMENT Emprunter à la banque afin d investir plus de fonds et d améliorer ses gains peut être attrayant pour plusieurs investisseurs,

Plus en détail

avs : la hausse de l espérance de vie impose des réformes

avs : la hausse de l espérance de vie impose des réformes 23 OCTOBRE 2011 FICHE THEMATIQUE: ASSURANCE VIEILLESSE ET SURVIVANTS avs : la hausse de l espérance de vie impose des réformes Le nombre croissant de retraités va placer l AVS face à un défi de taille

Plus en détail

La transition énergétique pour tous!

La transition énergétique pour tous! La transition énergétique pour tous! Pour une vraie prise en compte de la question sociale et de la précarité énergétique dans la transition énergétique Document de synthèse des analyses et propositions

Plus en détail

Assurance-invalidité : Introduction d'une participation aux frais d'assistance

Assurance-invalidité : Introduction d'une participation aux frais d'assistance Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral des assurances sociales OFAS Développement Peter Eberhard, 21 avril 2009 Assurance-invalidité : Introduction d'une participation aux frais d'assistance

Plus en détail

Le salaire. en 7 questions

Le salaire. en 7 questions Le salaire en 7 questions Sommaire Comment lire ma fiche de paie? p.4 Comment se calcule mon salaire? p.6 Quelle est la différence entre salaire brut et salaire net? La qualification, c est quoi? p.8 C

Plus en détail

faire confiance aux stabilisateurs automatiques en cas de récession

faire confiance aux stabilisateurs automatiques en cas de récession www.elections.ch FICHE THEMATIQUE : POLITIQUE CONJONCTURELLE faire confiance aux stabilisateurs automatiques en cas de récession Quel est le rôle de l Etat en phase de ralentissement conjoncturel? Lorsque

Plus en détail

INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE

INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE INVESTISSEMENT, PROGRES TECHNIQUE, CROISSANCE & CHOMAGE I) FINANCEMENT ET DETERMINANTS DE L INVESTISSEMENT C est un enjeu économique essentiel. Il prend plusieurs formes et détermine les capacités de production

Plus en détail

1. Les avantages d un recours à l emprunt obligataire

1. Les avantages d un recours à l emprunt obligataire SECTION II : LES AVANTAGES DU RECOURS AU MARCHÉ OBLIGATAIRE Transférer des fonds d une personne à une autre peut sembler relativement simple. Alors pour quelle raison avons-nous besoin d un marché obligataire?

Plus en détail

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?

Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs? SENSIBILISATION 1 Étape 1 contrôles corrigés 1. 2. Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs? D où vient l argent que vos parents dépensent chaque mois? Vos parents dépensent-ils

Plus en détail

Une mission commune au service de la protection sociale universelle

Une mission commune au service de la protection sociale universelle Une mission commune au service de la protection sociale universelle Note conceptuelle En ce début de XXI e siècle, c est avec fierté que nous faisons nôtre le consensus qui s est dégagé: la protection

Plus en détail

L'entreprise et la conjoncture économique générale

L'entreprise et la conjoncture économique générale L'entreprise et la conjoncture économique générale PF Table des matières Objectifs 5 Introduction 7 I - La conjoncture économique 9 A. Définir la conjoncture économique...9 II - Les incidences de la politique

Plus en détail

En 1999-2000, 57 % des prestations de pension provenaient de l État et 43 % du secteur privé.

En 1999-2000, 57 % des prestations de pension provenaient de l État et 43 % du secteur privé. ROYAUME-UNI Les grandes caractéristiques du système des pensions Le premier pilier du régime de pensions britannique comprend une pension forfaitaire de base et une pension complémentaire liée aux salaires

Plus en détail

Avec KPMG, sécurisez vos investissements

Avec KPMG, sécurisez vos investissements SOMMAIRE MESURES DU PROJET DE LOI DE FINANCES 2007 1. Introduction 2.. Réévaluation des immobilisations corporelles amortissables et non amortissables 3. durée d imposition des subventions d équipement

Plus en détail

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique?

Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? Reformes, dette publique et croissance economique : quelle dynamique? La détermination d un niveau optimal de dette publique est un sujet complexe, autant lié aux exigences temporelles (soutenabilité de

Plus en détail

par Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d analyse stratégique

par Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d analyse stratégique Paris, le 15 février 2012 Présentation de la Note d analyse «Les aides au logement des ménages modestes» Mercredi 15 février 2012 par Vincent Chriqui, Directeur général du Centre d analyse stratégique

Plus en détail

Déclaration de la Réunion sur le Tourisme durable dans les Îles

Déclaration de la Réunion sur le Tourisme durable dans les Îles Déclaration de la Réunion sur le Tourisme durable dans les Îles La Conférence sur «Le développement durable du tourisme des îles», organisée par l OMT (Nations-Unies) et le Gouvernement français à Saint-Denis

Plus en détail

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk

SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI. L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk SORTIR DE LA CRISE SANS LE FMI L exemple de l Asie au cours de deux crises récentes Jean Sanouk INTRODUCTION Les pays d Asie ont traversé deux crises d ampleur inégale: La crise dite «asiatique» de 1997-1999.

Plus en détail

Rapport de réunion Richmond 10 juin 2002

Rapport de réunion Richmond 10 juin 2002 1. Sommaire statistique Rapport de réunion Richmond 10 juin 2002 1.1 Vue d ensemble Nombre de groupes Participants par catégorie 34 Producteurs 4 5 Transformateurs 1 Distributeur Nombre de participants

Plus en détail

Notre système légal de pensions est confronté

Notre système légal de pensions est confronté [PENSIONS] Pensions: QUELLES SOLUTIONS? Le système légal de nos pensions pose assurément problème... Est-il encore viable à long terme? Quel constat tire-t-on actuellement? Quelles sont les solutions envisageables?

Plus en détail

Medef Pour la réforme du financement de la protection sociale

Medef Pour la réforme du financement de la protection sociale Medef Pour la réforme du financement de la protection sociale Conférence de presse 15 novembre 2011 1 Une compétitivité française qui se dégrade 2 La France a perdu des parts de marché depuis 2000 Part

Plus en détail

PROJET DE LOI ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

PROJET DE LOI ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE FICHE DE POSITION PROJET DE LOI ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE Boite à outils - Lobbying 9 avril 2014 I Repères sur le projet de loi 1- Rappel du calendrier Le projet de loi sur l économie sociale et solidaire

Plus en détail

Présentation pré-budgétaire. Comité permanent des finances de la Chambre des communes. l Association of Equipment Manufacturers

Présentation pré-budgétaire. Comité permanent des finances de la Chambre des communes. l Association of Equipment Manufacturers Présentation pré-budgétaire À l attention du Comité permanent des finances de la Chambre des communes Sommaire par l Association of Equipment Manufacturers L AEM représente plus de 850 membres qui offrent

Plus en détail

FLASH ÉCONOMIE. Chine : les «vieilles techniques» de soutien de la croissance peuvent-elles encore être efficaces? RECHERCHE ÉCONOMIQUE

FLASH ÉCONOMIE. Chine : les «vieilles techniques» de soutien de la croissance peuvent-elles encore être efficaces? RECHERCHE ÉCONOMIQUE ÉCONOMIE RECHERCHE ÉCONOMIQUE 2 septembre 21 N 8 Chine : les «vieilles techniques» de soutien de la croissance peuvent-elles encore être efficaces? Les marchés financiers réagissent positivement chaque

Plus en détail

Le Transport Routier de Marchandises

Le Transport Routier de Marchandises Le Transport Routier de Marchandises Pistes de réformes fiscales pour une meilleure compétitivité Etude réalisée par Asterès pour le compte de la Fédération nationale des transporteurs routiers 9 novembre

Plus en détail

SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU MANAGEMENT ET DE LA GESTION

SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU MANAGEMENT ET DE LA GESTION SCIENCES ET TECHNOLOGIES DU MANAGEMENT ET DE LA GESTION ÉPREUVE de Droit et d'économie Durée de l épreuve : 3 heures Coefficient : 5 Indications de correction La commission de choix de sujets a rédigé

Plus en détail

DÉCISION DU TRIBUNAL DE LA SÉCURITÉ SOCIALE Division générale Assurance-emploi

DÉCISION DU TRIBUNAL DE LA SÉCURITÉ SOCIALE Division générale Assurance-emploi Citation : V. L. c. Commission de l assurance-emploi du Canada, 2014 TSSDGAE 22 Appel n o : GE-14-30 ENTRE : V. L. Appelant et Commission de l assurance-emploi du Canada Intimée DÉCISION DU TRIBUNAL DE

Plus en détail

Le rôle du gouvernement fédéral dans la réduction de la pauvreté au Canada : la vision du Nouveau-Brunswick

Le rôle du gouvernement fédéral dans la réduction de la pauvreté au Canada : la vision du Nouveau-Brunswick Le Front commun pour la justice sociale du Nouveau Brunswick, inc. (FCJS) Représenté par Auréa Cormier Conseillère provinciale du FCJS Le rôle du gouvernement fédéral dans la réduction de la pauvreté au

Plus en détail

Prêts hypothécaires ou piña coladas : Mettez-vous votre retraite à risque lorsque vous choisissez de rembourser vos dettes?

Prêts hypothécaires ou piña coladas : Mettez-vous votre retraite à risque lorsque vous choisissez de rembourser vos dettes? JAMIE GOLOMBEK Prêts hypothécaires ou piña coladas : Mettez-vous votre retraite à risque lorsque vous choisissez de rembourser vos dettes? Jamie Golombek, CPA, CA, CFP, CLU, TEP Directeur gestionnaire,

Plus en détail

Quels sont les enjeux des régimes de retraite à Prestations Définies (PD)?

Quels sont les enjeux des régimes de retraite à Prestations Définies (PD)? Quels sont les enjeux des régimes de retraite à Prestations Définies (PD)? Colloque du Conseil du Patronat du Québec sur l état des régimes de retraite 12 juin 2012 Michel St-Germain Mercer Les grands

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 Séance 11 1 Macroéconomie : fin

Plus en détail

Université d Ottawa. Université d Ottawa Information clé sur le régime de retraite 1. 04-2013 v.1. Information clé sur le Régime de retraite

Université d Ottawa. Université d Ottawa Information clé sur le régime de retraite 1. 04-2013 v.1. Information clé sur le Régime de retraite Université d Ottawa Université d Ottawa 1 Régime de Université d Ottawa 3 Que trouve-t-on dans ce feuillet d information? Ce feuillet d information donne un aperçu des aspects fondamentaux du de l Université

Plus en détail

2. La monnaie possède trois rôles principaux : c est un moyen d échange, une unité de compte et un échappatoire à l inflation.

2. La monnaie possède trois rôles principaux : c est un moyen d échange, une unité de compte et un échappatoire à l inflation. Thème 6 Monnaie et prix Questions Vrai ou Faux 1. La monnaie et la richesse sont des synonymes. 2. La monnaie possède trois rôles principaux : c est un moyen d échange, une unité de compte et un échappatoire

Plus en détail

Séance 9. Vue d ensemble du système financier. 1- Fonctions du système financier

Séance 9. Vue d ensemble du système financier. 1- Fonctions du système financier Séance 9 Vue d ensemble du système financier 1- Fonctions du système financier Fonction : transférer des fonds des agents économiques : intermédiaire entre les agnets à besoin de financement (emprunteur)

Plus en détail

Analyse des projets Fillon-Raffarin par Jean-Jacques Chavigné source : http://www.democratie-socialisme.org

Analyse des projets Fillon-Raffarin par Jean-Jacques Chavigné source : http://www.democratie-socialisme.org Analyse des projets Fillon-Raffarin par Jean-Jacques Chavigné source : http://www.democratie-socialisme.org SALARIES DU PRIVE Aujourd hui Réforme Fillon Commentaires DUREE DE COTISATION 40 années de cotisations

Plus en détail

Le coût de la réforme du congé parental partagé ou comment dilapider l argent des finances publiques en mettant la charrue avant les bœufs

Le coût de la réforme du congé parental partagé ou comment dilapider l argent des finances publiques en mettant la charrue avant les bœufs Le coût de la réforme du congé parental partagé ou comment dilapider l argent des finances publiques en mettant la charrue avant les bœufs La réforme du congé parental prévue initialement Lors du vote

Plus en détail

Les enseignants, leur rémunération et leur niveau de vie, 1982-2005

Les enseignants, leur rémunération et leur niveau de vie, 1982-2005 Les enseignants, leur rémunération et leur niveau de vie, 1982-2005 Dominique Goux (1) Eric Maurin (2) Version février 2008 Docweb no 0802 Dominique Goux (1) : Professeur associée d économétrie à l Ecole

Plus en détail

Réforme du financement des retraites en France : l exemple suédois

Réforme du financement des retraites en France : l exemple suédois Réforme du financement des retraites en France : l exemple suédois Résumé : - Le système français à prestations définies rend insoutenable le modèle de financement des retraites en France : un régime en

Plus en détail

NOTE TECHNIQUE RESOLUTION N 3

NOTE TECHNIQUE RESOLUTION N 3 NOTE TECHNIQUE RESOLUTION N 3 Suite à l examen des amendements par les Conseils nationaux d octobre et de novembre, 8 sujets de débats ont été dégagés sur la résolution n 3 1 er débat (paragraphe 1.16)

Plus en détail

I) La création de richesses et le niveau de vie.

I) La création de richesses et le niveau de vie. Partie II : La création de richesses et la croissance économique Chapitre 3 : Les finalités de la croissance. I) La création de richesses et le niveau de vie. A) La création de richesses 1. La définition

Plus en détail

RAPPORT BERGER LEFEBVRE DU 2 AVRIL 2013 L EPARGNE LONGUE

RAPPORT BERGER LEFEBVRE DU 2 AVRIL 2013 L EPARGNE LONGUE RAPPORT BERGER LEFEBVRE DU 2 AVRIL 2013 L EPARGNE LONGUE Tels les tables de la loi redescendues par Moïse du mont Sinaï, ce sont donc dix recommandations visant à «Dynamiser l épargne financière des ménages

Plus en détail

CAMPAGNE RETRAITE 2004

CAMPAGNE RETRAITE 2004 CAMPAGNE RETRAITE 2004 «La CGT toujours avec vous» sur le dossier revendicatif de la Retraite Nouveau logo pour marquer une nouvelle étape de notre campagne Retraite commencée il y a 3 ans Toujours avec

Plus en détail

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif?

DISSERTATION. SUJET Quels sont les effets d une politique de relance face à un choc de demande négatif? DISSERTATION Il est demandé au candidat : - de répondre à la question posée par le sujet ; - de construire une argumentation à partir d'une problématique qu'il devra élaborer ; - de mobiliser des connaissances

Plus en détail

Le prisme de la pauvreté Ce qui aide à lutter contre la pauvreté

Le prisme de la pauvreté Ce qui aide à lutter contre la pauvreté Le prisme de la pauvreté Ce qui aide à lutter contre la pauvreté Publication n o 2009-15-F Le 28 octobre 2009 Revue le 17 mai 2012 Havi Echenberg Division des affaires sociales Service d information et

Plus en détail

La rémunération des dirigeants

La rémunération des dirigeants La rémunération des dirigeants Enjeux La fixation de la rémunération des dirigeants est plus que jamais un sujet majeur pour le conseil, en raison de son fort impact sur l action des dirigeants mais aussi

Plus en détail

Stratégies et approches du financement pour le climat à long terme

Stratégies et approches du financement pour le climat à long terme Stratégies et approches du financement pour le climat à long terme Le Canada est heureux de répondre à l invitation, contenue au paragraphe 10 de la décision 3/CP.19, de préparer des rapports bisannuels

Plus en détail

Budget Québec 2015-2016. Mesures concernant les particuliers. Mesures concernant les entreprises

Budget Québec 2015-2016. Mesures concernant les particuliers. Mesures concernant les entreprises Faits saillants Budget Québec Mesures concernant les particuliers Élimination graduelle de la contribution santé à compter du 1er janvier 2017 Mise en place en place d un bouclier fiscal Croissance de

Plus en détail

Étude des coûts de l administration et de la gestion à l OMS : recommandations préliminaires

Étude des coûts de l administration et de la gestion à l OMS : recommandations préliminaires A COMITÉ DU PROGRAMME, DU BUDGET ET DE L ADMINISTRATION DU CONSEIL EXÉCUTIF Dix-septième réunion Point 3.1 de l ordre du jour provisoire EBPBAC17/INF./2 17 janvier 2013 Étude des coûts de l administration

Plus en détail

Budget fédéral de 2015

Budget fédéral de 2015 Mémoire de l Association canadienne des compagnies d assurances de personnes inc. Budget fédéral de 2015 à l intention du Comité permanent des finances de la Chambre des communes Août 2014 1 RÉSUMÉ L Association

Plus en détail

Sénat - Commission de la culture, de l'éducation et de la communication 4 juin 2014

Sénat - Commission de la culture, de l'éducation et de la communication 4 juin 2014 Sénat - Commission de la culture, de l'éducation et de la communication 4 juin 2014 Audition de M. Mathieu GRÉGOIRE co-auteur du rapport "Quelle indemnisation chômage pour les intermittents du spectacle?

Plus en détail

Les dépenses et les recettes de la Sécurité sociale : l exemple du régime général

Les dépenses et les recettes de la Sécurité sociale : l exemple du régime général Les dépenses et les recettes de la Sécurité sociale : l exemple du régime général Table des matières Table des matières... 2 Introduction... 3 I - Les dépenses du régime général... 4 II - Les recettes

Plus en détail

Diagnostic commercial

Diagnostic commercial Diagnostic commercial Si elle veut réussir, l entreprise doit avant tout vendre son produit. Pour cela, la fonction commerciale en son sein lui est d une grande utilité. Ceci est dû à la finalité même

Plus en détail

Le changement climatique : un défi incontournable

Le changement climatique : un défi incontournable CEP G 12/02/2009. Le changement climatique : un défi incontournable Dominique Defrise Constat Le capitalisme génère non seulement une crise financière majeure mais aussi une crise climatique. Les réponses

Plus en détail

Plan d urgence pour l emploi. Propositions à débattre

Plan d urgence pour l emploi. Propositions à débattre Plan d urgence pour l emploi Propositions à débattre Avant propos : Ce document est un document de travail. Il vise à formuler un projet de plan d action structuré en faveur de la création d emplois. Il

Plus en détail

Contribution au Conseil d analyse économique sur le basculement des cotisations patronales

Contribution au Conseil d analyse économique sur le basculement des cotisations patronales Contribution au Conseil d analyse économique sur le basculement des cotisations patronales Michel Didier et Michel Martinez 1. Les dépenses de Sécurité sociale à caractère universel (maladie, famille)

Plus en détail

GDF SUEZ CHARTE DE L ENVIRONNEMENT

GDF SUEZ CHARTE DE L ENVIRONNEMENT GDF SUEZ CHARTE DE L ENVIRONNEMENT SOMMAIRE INTRODUCTION > Chapitre 1 L environnement et le Développement durable 9 S engager > Chapitre 2 Principes de mise en œuvre 19 Comprendre Savoir-faire Partager

Plus en détail

Un exercice de TVA sociale

Un exercice de TVA sociale Un exercice de TVA sociale Stéphane Gauthier, Université de Caen et CREST http://www.crest.fr/pageperso/gauthier/tvasociale.pdf Thème général Quels sont les effets sur l emploi de modifications des assiettes

Plus en détail

Retraite. Pacte social de la CFE-CGC

Retraite. Pacte social de la CFE-CGC Retraite Instaurer un bouclier retraite Permettre le cumul emploi et retraite de réversion Valider les droits à retraite, les années d études et les stages des jeunes générations 46 Pacte social de la

Plus en détail

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION DES ÉCONOMIES AFRICAINES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION DES ÉCONOMIES AFRICAINES SCIENCE, TECHNOLOGIE ET INNOVATION AU SERVICE DE LA TRANSFORMATION DES ÉCONOMIES AFRICAINES SESSION I : ÉLÉMENTS D UN SYSTÈME DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE EFFICACE ET ÉQUILIBRÉ POUR FAVORISER L INNOVATION

Plus en détail

Présentation de la session d automne des Chambres fédérales

Présentation de la session d automne des Chambres fédérales Présentation de la session d automne des Chambres fédérales Nouvelle révision de la LAMal, actifs et bénéfices de la Banque nationale 13 septembre 2004 Numéro34/2 Session d automne du 20 septembre au

Plus en détail

Une action de campagne qui passe par le formulaire PSOC

Une action de campagne qui passe par le formulaire PSOC 11 décembre 2015 Bulletin de la campagne Une action de campagne qui passe par le formulaire PSOC Dans les prochaines semaines, les organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS)

Plus en détail

swissness adapté aux réalités pratiques

swissness adapté aux réalités pratiques 23 OCTOBRE 2011 FICHE THEMATIQUE : PROTECTION DES MARQUES swissness adapté aux réalités pratiques La marque «Suisse» fait vendre : la plus-value peut atteindre 20 % du prix de vente d un produit. Afin

Plus en détail

Phase de «décumulation» : quelle approche?

Phase de «décumulation» : quelle approche? Phase de «décumulation» : quelle approche? Avril 2012 Forum International d Epargne Retraite Allocation Globale & ALM Les différents étapes de l épargne 2 Phase de restitution En phase de restitution,

Plus en détail

LE FINANCEMENT DE L ENSEIGNEMENT EN COMMUNAUTE FRANCAISE

LE FINANCEMENT DE L ENSEIGNEMENT EN COMMUNAUTE FRANCAISE LE FINANCEMENT DE L ENSEIGNEMENT EN COMMUNAUTE FRANCAISE Michaël VAN DEN KERKHOVE et Robert DESCHAMPS Centre de Recherches sur l Economie Wallonne FUNDP Introduction La réforme institutionnelle de 1988

Plus en détail

NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE

NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE NOTE SUR LA POLITIQUE MONETAIRE Septembre 2014 Note sur la Politique Monétaire Quatrième trimestre 2014 0 www.brh.net Avant-propos La Note sur la Politique Monétaire analyse les développements récents

Plus en détail

Déclaration de politique générale

Déclaration de politique générale Chambre de commerce internationale L organisation mondiale des entreprises Déclaration de politique générale Recommandations de politique générale d ICC sur la délocalisation de l informatique Rédigées

Plus en détail

Revendications de congrès CFDT

Revendications de congrès CFDT PARIS - UPSM Jeudi 17 Octobre 2013 Revendications de congrès CFDT «Refondation de la répartition» congrès de Lille, «Réforme globale des retraites» congrès de Nantes, ou «Harmonisation et consolidation

Plus en détail

FLASH ÉCONOMIE. Le modèle espagnol, dur pour les salariés, efficace pour créer des emplois RECHERCHE ÉCONOMIQUE

FLASH ÉCONOMIE. Le modèle espagnol, dur pour les salariés, efficace pour créer des emplois RECHERCHE ÉCONOMIQUE ÉCONOMIE RECHERCHE ÉCONOMIQUE février 1 N 1 Le modèle espagnol, dur pour les salariés, efficace pour créer des emplois L a choisi : - depuis -9, de mettre en place une forte baisse du coût salarial unitaire,

Plus en détail