La Gestion Durable des Zones Humides face aux Risques Climatiques au Niger: Le cas de la Mare de Tabalak

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1 La Gestion Durable des Zones Humides face aux Risques Climatiques au Niger: Le cas de la Mare de Tabalak VERSION PROVISOIRE 3 NE PAS DISTRIBUER, NI CITER Préparé par L Institut International du Développement Durable (IISD) Dans le cadre du projet du PNUD d Assistance Technique en Gestion des Risques Climatiques Février

2 I. Remerciements...4 II. Liste des Acronymes...5 III. Résumé Introduction Background Approche et méthodes Principaux concepts Profil de développement Les conditions actuelles de développement, les tendances et les défis au niveau national Vision de développement national, objectifs et priorités Le secteur des zones humides Profil Climatique Climat au niveau national La variabilité climatique actuelle et les évènements climatiques extrêmes Changements observables dans les variables climatiques et les aléas climatiques Projection des tendances climatiques Statut des informations sur les variabilités et les menaces climatiques au niveau national Les risques climatiques sur la Mare de Tabalak La Mare de Tabalak : principales caractéristiques et tendances Observations et perceptions sur les aléas et la variabilité climatiques Impacts et risques climatiques sur la Mare de Tabalak La vulnérabilité de la mare et ses habitants aux risques climatiques La Gestion des Risques Climatiques Cadre institutionnel et politique en charge de la gestion des risques climatiques Principales activités déjà en place, en cours et/ou à venir liées à une gestion des risques climatiques Evaluation des capacités nationales à gérer les risques climatiques Recommandations pour la gestion des risques climatiques Actions prioritaires de gestion des risques climatiques Gouvernance (au niveau national) Pistes de recherche future IV. Références V. Annexe A: Glossaire VI. Annexe B: Variabilité climatique actuelle au Niger

3 VII. Annexe C : Températures et précipitations observée à Tahoua sur la période VIII. Annexe D: Projections climatiques pour la région de Tahoua

4 I. Remerciements [A COMPLETER] 4

5 II. Liste des Acronymes ACMAD AGR AGRHYMET BCPR BTI CC/SAP CNEDD CRiSTAL CVCA DMN EDS-MICS GIRE GRC IDH IISD INS IPM MH/E MNT OMD PAA PANA PIB PNUD PPA SCN SDRP SDD/CI SDR SE/CNEDD SRP SWAT TCN UNEP Centre Africain pour les Applications de la Météorologie au Développement Activités Génératrices de Revenus Centre Régional de Formation et d'application en Agrométéorologie et Hydrologie Opérationnelle Bureau pour la Prévention des Crises et du Relèvement Bertelsmann Transformation Index Cellule de Coordination du Système d Alerte Précoce Conseil National de l Environnement pour un Développement Durable Community-based Risk Screening Tool Adaptation and Livelihoods Climate Vulnerability and Capacity Analysis (Analyse de la Vulnérabilité et de la Capacité d Adaptation aux Changements Climatiques) Département de la Météorologie Nationale Enquête Démographique et de Santé Enquête à Indicateurs Multiples (Multiple Indicators Cluster Survey) Gestion Intégrée des Ressources en Eau Gestion des Risques Climatiques indice de développement humain Institut International du Développement Durable Institut National de la Statistique Indice de Pauvreté Multidimensionnelle Ministère de l Hydraulique et de l Environnement Modèle Numérique de Terrain Objectif du Millénaire pour le Développement Programme d Adaptation Africain Programme d Action National pour l Adaptation aux changements climatiques Produit Intérieur Brut Programme des Nations Unies pour le Développement parité du pouvoir d achat Seconde Communication Nationale Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de la Pauvreté Stratégie Nationale pour un Développement Durable et une Croissance Inclusive Stratégie de Développement Rural Secrétariat Exécutif du Conseil National de l Environnement pour un Développement Durable Stratégie de Réduction de la Pauvreté Soil and Water Assessment Tool Troisième Communication Nationale Programme des Nations Unies pour l Environnement (United Nations Environment Programme) 5

6 III. Résumé [A COMPLETER] 6

7 1. Introduction 1.1. Background Le projet d Assistance Technique en Gestion des Risques Climatiques (GRC) est une initiative globale gérée par le Bureau pour la Prévention des Crises et du Relèvement (BCPR) du PNUD et mise en œuvre dans 26 pays à travers le monde. Le but ultime du projet GRC est d améliorer la capacité du pays à gérer les risques liés à la fois aux variabilités et aux changements du climat. Son objectif est d identifier les risques climatiques prioritaires et les options de gestions de ces risques. De ce fait, le projet GRC tente d établir une passerelle entre les approches sur l adaptation aux changements climatiques et les approches sur la réduction des risques liés aux catastrophes. Le BCPR a mandaté l Institut International du Développement Durable (IISD), un institut de recherche canadien à but non lucratif, pour mettre en œuvre le projet GRC dans différents pays, y compris au Niger durant la période Le rôle de IISD est de soutenir la mise en œuvre de cette évaluation des risques climatiques notamment en fournissant un support technique, en assurant la qualité des recherches conduites et en entreprenant certaines parties de la recherche en collaboration avec des experts nationaux. IISD travaille en dialogue étroit avec les Gouvernements, le PNUD, et les acteurs de la société civile. Trois principes clés ont guidé la mise en œuvre du projet GRC dans chaque pays. Premièrement, le projet se base sur l information existante et cherche à compléter les principales lacunes de connaissance. Deuxièmement, la principale phase de recherche se focalise sur un secteur clé du pays afin de développer des recommandations les plus spécifiques et concrètes possibles. Troisièmement, afin de renforcer les capacités à identifier, prioriser et gérer les risques climatiques, l IISD a travaillé en collaboration étroite avec les partenaires nationaux. Dans chaque pays, les parties prenantes ont identifié les priorités de recherche, conduit les activités de recherche, et identifié les options prioritaires de gestion des risques climatiques, ceci avec l appui de IISD. Ces principes ont été mis en œuvre dans chaque pays à travers un processus en 6 étapes (voir Tableau 1) Approche et méthodes Au Niger, l IISD a travaillé en étroite collaboration avec le PNUD Niger et le Secrétariat Exécutif du Conseil National de l Environnement pour un Développement Durable (SE/CNEDD). Afin d assurer la synergie avec les actions en cours dans le domaine, les activités du projet GRC ont été intégrées dans celles du «Programme Africain d Adaptation au Changement Climatique (PAA/Niger)» financé par la Coopération Japonaise, et dont le SE/CNEDD assure la mise en œuvre avec l appui du PNUD. Le projet GRC a officiellement démarré au Niger lors d un atelier national organisé à Niamey en décembre Les participants à cet atelier ont identifié les secteurs de l agriculture, de l élevage et des ressources en eau comme étant les secteurs prioritaires de recherche. Les sècheresses, les inondations et pluies diluviennes ont aussi été identifiées comme étant les aléas climatiques prioritaires dans le cadre du projet GRC (cf. rapport d atelier - Karami, 2010). 7

8 Suite à cet atelier, des réunions de suivi ont été organisées avec un groupe plus restreint de parties prenantes qui s est accordé pour centrer l étude à venir sur les zones humides. L intérêt porté aux zones humides se justifie de par la sensibilité de ces écosystèmes aux risques climatiques et aux enjeux que cela comprends compte tenu des nombreux services de l écosystème et potentialités socioéconomiques (sécurité alimentaire) qu apportent ces écosystèmes. A ceci s ajoute le manque d études d impact des risques climatiques sur les zones humides et la nécessité de dépasser les études sectorielles pour permettre une étude intégrée et multisectorielle des risques climatiques. Ainsi, l étude se focalise sur les zones humides en prenant en compte les secteurs prioritaires de l agriculture, de l élevage et des ressources en eau. En avril 2011, les parties prenantes ont sélectionné la mare de Tabalak, un des 12 sites RAMSAR du Niger, pour l étude de cas car étant la seule zone humide remplissant tous les critères prioritaires sélectionnés par les participants. 1 Le choix de l étude de cas a été opté afin de permettre une étude détaillée qui puisse être répliquée dans d autres zones humides (au niveau national et régional) et qui puisse déboucher sur des recommandations concrètes. L étude vise ainsi à servir d outil d aide à la décision dans la zone d étude mais aussi dans d autres zones humides similaires. Un Groupe de Travail a été formé en mai 2011 pour que les parties prenantes contribuent à la bonne mise en œuvre du projet et afin d assurer l appropriation et l utilisation des résultats de l étude par toutes les parties prenantes. Le groupe de travail a rassemblé un vingtaine de représentants nominés par les parties prenantes lors de l atelier de lancement du projet (décembre 2011) et des représentants du Comité National Ramsar, et experts en prévention des risques de catastrophes, en adaptation aux changements climatiques et gestion des zones humides. Durant l année 2011, le groupe s est réuni à deux reprises. Une équipe de consultants de l Université de Niamey, composée d un hydrologue, d un environnementaliste et d un sociologue, a été recrutée pour conduire l étude d évaluation des risques climatiques sur la mare de Tabalak avec l appui de l IISD. L étude a combiné l approche qualitative à travers des enquêtes de terrain et l approche quantitative à travers un travail de modélisation hydrologique. Cette méthodologie ainsi que les résultats de l étude d évaluation proprement dite ont fait l objet de deux rapports spécifiques disponibles en français (Nazoumou et al., 2011 ; Nazoumou et al., 2012). Afin de renforcer les capacités de l équipe, l IISD avec l appui de CARE Niger, a organisé une formation de trois jours à Niamey (juillet 2011) sur des outils de collecte et d analyse d information au niveau local (CVCA et CRiSTAL, voir paragraphe suivant). De plus, la possibilité d utiliser un modèle hydrologique encore peu appliqué dans le contexte nigérien a été étudiée avec l appui technique de l IISD dans le cadre d une mission de deux jours (juillet 2011) qui a porté sur une analyse approfondie des capacités de plusieurs modèles en fonction des données et capacités disponibles. Les enquêtes de terrain qui se sont déroulés dans trois villages de la commune de Tabalak (Tabalak, Boussaragué et Chiliyaga) pendant 18 jours (24 juillet au 10 août 2011) avec une équipe pluridisciplinaire 1 Les critères retenus par les parties prenantes étaient les suivants : importance socio-culturelle, économique et environnementale ; vulnérabilité élevée aux risques climatiques ; maximum de série de données disponibles dans la zone d étude ; système hydraulique fermé (pas alimenté par des ressources en eau partagées) ; et intérêt des communautés et acteurs de la région. 8

9 de cinq personnes 2. Le village de Tabalak a été considéré comme la principale zone d étude. Le village de Boussaragué situé à une vingtaine de kilomètres au Sud-est de Tabalak abrite une communauté à vocation principalement agricole. Tandis que le village de Chiliyaga, localisé au Nord-est de Tabalak est habité par une population à vocation essentiellement pastorale. Des Groupes Témoins (GT) ou «focus group» (n = 17), en langue haoussa, ont été organisés en utilisant la méthode d Analyse de la Vulnérabilité et de la Capacité d Adaptation aux Changements Climatiques (Climate Vulnerability and Capacity Analysis) élaborée par CARE INTERNATIONAL (CARE, 2009) et l outil CRiSTAL (Community-based Risk Screening Tool Adaptation and Livelihoods). Des focus group mixtes ont été complétés par des focus regroupant uniquement certaines catégories (homme, femme, jeune) durant lesquelles les communautés ont discuté de leurs perceptions des principaux aléas climatiques affectant leurs moyens de subsistance, de leur degré de vulnérabilité aux risques climatiques, de la nature des autres changements socio-économiques prenant place dans leur terroir, et de la manière dont ils répondent (ou pas) à ces défis. Durant les focus group plusieurs «produits» ont été développés tels que des matrices de vulnérabilité, des tableaux chronologiques retraçant l histoire du village, des calendriers saisonniers d activités, etc. Afin de ne pas biaiser les résultats de l enquête, l équipe n a pas mentionné le terme changement climatique à moins qu il soit mentionné par les membres de la communauté eux-mêmes. Un questionnaire socio-économique (n = 16) a été également administré à seize ménages dont huit ménages gérés par des hommes et huit gérés par des femmes. Ce questionnaire a permis de collecter les informations relatives aux ressources et activités principales, aux revenus, aux impacts présents et passés des aléas sur leurs activités, ainsi que sur les réponses individuelles apportées face aux aléas climatiques. Des entretiens individuels (n = 20) avec les acteurs des collectivités territoriales au niveau local et régional ont été également menés sur les initiatives en cours dans la zone et l appui apporté aux communautés. La modélisation hydrologique de la mare de Tabalak visait principalement à déterminer la sensibilité de la mare à la variabilité climatique et à quantifier l impact futur des changements climatiques sur les ressources en eau de la mare pour l horizon Le modèle SWAT (Soil and Water Assessment Tool) 3 a été calibré sur le bassin versant de la mare pour simuler l évolution future des ressources en eau de la mare pour l horizon en fonction de la variabilité des précipitations et de la gestion des terres sur les ressources en eau; ceci sur la base des données d utilisation des sols et des projections climatiques disponibles. Le choix s est porté sur le Modèle SWAT en raison de sa disponibilité (accès gratuit) et de sa capacité à prendre en compte (a) le processus de transfert pluie-débit dans un bassin versant, (b) la fonction réservoir pour simuler le remplissage de la cuvette, et (c) la variation de types et d utilisations des sols, ainsi que de pratiques agricoles lorsque ces données sont disponibles. Pour simuler l évolution future du plan d eau de la mare, les données climatiques (précipitations, températures, humidité et insolation) calculées à la station de Tahoua par les modèles climatiques pour l horizon (Sanda et al., 2011) pour les scénarios extrêmes (sec et humide) ont été utilisées. Ces données ont ainsi été intégrées dans le modèle afin qu il calcule l évolution des ressources en eau de la mare (plan d eau, volume, surface, et transport solide) sur la période considérée. La délimitation du bassin versant et l identification du réseau hydrographique ont été réalisées à partir d un modèle numérique de terrain (MNT) de la zone issu des données SRTM 90m (Jarvis et al., 2008). La bathymétrie 2 L équipe de terrain était constituée de trois enseignants-chercheurs de l Université Abdou Moumouni de Niamey (un hydrologue, un environnementaliste et un sociologue rural) et de deux enquêteurs dont un géographe et une étudiante en maîtrise de sociologie 3 SWAT a été développé par Agricultural Research Service (ARS) du US Department of Agriculture (USDA). 9

10 de la mare (hauteur, surface, volume) provient de l unique relevé disponible et réalisé en 2000 par STUDI (2001). Quant aux données sur les sols et l occupation des terres, les cartes WATERBASE 4 (sans date) ont été utilisées pour le calage et ont été maintenues pour toute la période de projection. L approche de modélisation hydrologique a compris les étapes suivantes : (1) un état des lieux et la collecte des données environnementales et socio-économiques disponibles auprès des institutions nationales (MH/E, DMN, CNEDD, DRH-Tahoua, LUCOP-Tahoua) et sous-régionales (AGRHYMET, ACMAD); (2) la conceptualisation du bassin versant et de la mare par la saisie dans le modèle des limites du bassin et des caractéristiques hydrologiques (topographie, réseau hydrographique, etc.), (3) la saisie des données hydrologiques et météorologiques (pluies, températures, humidité, niveaux d eau de la mare, etc.) ; (4) le calage du modèle 5 ; et (5) la validation du modèle. Le travail de modélisation a bénéficié de l appui technique de l Université d Ottawa (Canada) pour l accès aux données sols et couverture végétales et la prise en main du logiciel. Les résultats préliminaires de l étude d évaluation ont été présentés lors d un atelier national organisé à Niamey en octobre Durant cet atelier, cinquante représentants du village de Tabalak, de la commune d Abalak, de la région de Tahoua et de différents ministères, institutions de recherche et ONG au niveau national ont identifié des options prioritaires de gestion des risques climatiques pour la mare de Tabalak sur la base des résultats de l étude d évaluation. L approche utilisée s est basée sur la méthode de Développement Participatif de Scénario 6. Les résultats de ce processus sont résumés dans un rapport d atelier (Karami et Danguiwa, 2011). Ce rapport résume les résultats de ce processus Le calage du modèle vise à ajuster, au besoin, les paramètres hydrologiques du bassin et/ou de la mare dans le modèle, afin que ce dernier reproduise le comportement hydrologique observé du système. 6 Pour plus d information sur cette approche, voir Bizikova et al et Bizikova et al

11 Tableau 1. Principales étapes et méthodes du projet Etapes Objectif Méthodes utilisées au Niger 1. Engagement Sensibilisation des acteurs clés au projet Renforcement du sens d appropriation Création de synergies avec des initiatives existantes 2. Evaluation générale des risques climatiques 3. Identification des risques climatiques prioritaires I 4. Evaluation ciblée des risques climatiques 5. Identification des risques climatiques prioritaires II 6. Rapport & dissémination Comprendre et synthétiser les données et information existantes sur les risques climatiques Identification des lacunes et des priorités dans le domaine de l évaluation et la gestion des risques climatiques qui peuvent être adressé dans le cadre d une étude ciblée Comprendre la nature des risques climatiques dans un secteur prioritaire (au Niger étude de cas sur une zone humide spécifique, la Mare de Tabalak) Identifier les options de gestion des risques climatiques prioritaires sur la base des résultats de l étude d évaluation Développement du rapport final et validation des résultats Assurer l appropriation des résultats au niveau national Discussions et reunions avec les acteurs clés Revue de la littérature par un consultant national Atelier sur l état des connaissances et priorités de recherche sur les risques climatiques (Karami 2010); les zones humides sont identifiées comme étant le secteur prioritaire pour l évaluation des risques climatiques Consultations locales dans trois villages de la commune de Tabalak basées sur les outils CVCA et CRiSTAL (Nazoumou et al. 2012) Modélisation hydrologique (Nazoumou et al. 2012) Atelier national de développement participatif de scénario (Karami et Danguiwa 2011) Atelier final de validation (février 2012) Publication du rapport final 11

12 1.3. Principaux concepts [A COMPLETER] Figure 1 : Concepts 12

13 2. Profil de développement Les conditions générales de développement d'un pays sont un facteur déterminant de sa vulnérabilité face à la variabilité et au changement du climat. La structure de l'économie peut expliquer son exposition et sa fragilité. Des facteurs comme le revenu ou le capital social sont des éléments clés déterminant la capacité d'adaptation et peuvent expliquer en partie les différentes façons de faire face aux risques climatiques. Ce premier chapitre pose les bases nécessaires à l'analyse des risques climatiques, en résumant les conditions actuelles de développement à l échelle nationale, les tendances et les défis, ainsi que la vision, les objectifs et les priorités de développement futur. Les zones humides sont l un des secteurs les plus vulnérables aux conditions climatiques, ce qui influence indirectement les autres secteurs tels que l agriculture, l élevage et la pêche (CNEDD, 2003). L importance et le rôle des zones humides font l objet d'une attention particulière Les conditions actuelles de développement, les tendances et les défis au niveau national Le Niger est le plus vaste des pays de l'afrique occidentale. Son territoire s'étend sur km² et partage ses frontières avec l'algérie au Nord et Nord-Est, le Mali au Nord-Ouest, le Burkina Faso et le Bénin au Sud-Ouest, le Nigeria au Sud, le Tchad à l Est et la Libye au Nord-Est (cf. Figure 2). Le Niger est divisé en 8 régions : Agadez, Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry, Zinder, Diffa et Niamey (communauté urbaine) (Portail Officiel du Gouvernement du Niger, 2010). Population En juillet 2011, la population du Niger est estimée à presque 16.5 millions, dont la majorité est rurale avec seulement 17% de la population habitant dans les milieux urbains (CIA, 2011 ; FIDA, 2011a). Le 90% de la population se concentre sur une longue bande étroite, d environ 200km de large au sud du territoire, près de la frontière du pays, où la pluviométrie est plus favorable à l agriculture (FAO- AQUASTAT, 2005a ; Banque Mondiale, 2010). Le Niger connaît un des taux de croissance de la population le plus élevé au monde (2 e au classement mondial) de plus de 3.6% par an (CIA, 2011). Ceci résulte notamment du maintien d un niveau élevé de fécondité (7,1 enfants par femme selon EDS-MICS 2006, cité dans UNICEF, 2007). Malgré une faible diminution du taux de croissance projeté dans les années à venir (2.3% en 2050), la population en 2050 est estimée à plus de 55 millions (U.S Census Bureau, 2011), faisant de la croissance démographique un des problèmes prioritaire au Niger (Secrétariat Permanent de la SRP, 2007a). Pauvreté et développement humain Le Niger est l un des pays les plus pauvres au monde avec un indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) 7 le plus élevé au monde (93%) (PNUD, 2010 :166, 115). En 2009, 61% (est.) de la population vivait dans la pauvreté extrême, contre 63% en 1993 (une régression de seulement deux points de pourcentage en 15 ans), avec moins de 1 US dollar par jour, et des disparités au niveau spatial très marquées (Secrétariat Permanent de la SRP, 2007a: 20; Banque Mondiale, 2010). 7 IPM se veut le reflet des déprivations multiples dont souffre chaque individu, sur le plan de l éducation, de la santé et du niveau de vie. Il s appuie sur des micro-données tirées des enquêtes auprès des ménages, ensuite agrégées pour donner une valeur nationale (PNUD, 2010). 13

14 Figure 2 : Carte Politique du Niger (Source : FAO-AQUASAT, 2005b) 14

15 La pauvreté est foncièrement plus élevée en milieu rural qu en milieu urbain, avec plus de 8.4 millions de pauvres en 2009 (FIDA, 2011a), avoisinant les 66% de la proportion total des pauvres (en 1993) (FIDA, 2011b). De plus, en 2008, le revenu moyen par habitant était estimé à 330 USD (Banque Mondiale, 2010 ; FIDA, 2011a). La parité du pouvoir d achat (PPA) était de milliards de USD en 2010 et de 700 USD par habitant (CIA, 2011). En considérant ces données, il est peu probable que le Niger atteigne l Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) d une réduction de moitié de la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté entre 1990 et L indice de développement humain (IDH) est une mesure du niveau moyen de développement humain atteint dans un pays donné, sous trois aspects essentiels: santé et longévité, accès à l instruction et niveau de vie décent (revenu) (PNUD, 2010). Le Niger a un IDH classé 167 e sur 169 en 2010 (voir tableau 2 ci-dessous). Tableau 2 : Indice de Développement Humain au Niger et région avoisinante (modifié du PNUD, 2010) Pays Classement selon l IDH (2010) Espérance de vie à la naissance (en année) (2010) Durée moyenne de scolarisation (en année) (2010) Malnutrition Concernant la deuxième cible du 1 er OMD visant à réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de personnes souffrant de malnutrition, la proportion des enfants de moins de 5 ans souffrant d une insuffisance pondérale est passé de 36.2% en 1992 à 33.7% en 2009, soit une diminution de 2,5 % largement insuffisante pour atteindre les 18% souhaité en 2015 (INS, 2010). Education/ Parité des sexes Le taux brut de scolarisation dans le primaire est passé de moins de 30% entre 1996 et 2003 à 62.4% en 2009 (FAO-AQUASTAT, 2005a ; FIDA, 2011a). Cette croissance importante laisse à penser qu un pourcentage de 100% en 2015, pourrait être accompli comme 2 ème OMD mais cela cache tout de même d importantes disparités de genre, avec un taux brut de scolarisation au primaire des garçons de 66.7% contre 47.4% pour les filles (UNICEF, 2007). Le Niger est l un des pays les plus en retard en ce qui concerne le progrès de l égalité de genre pour l éducation, «où pour chaque femme, trois hommes sont scolarisés dans l enseignement supérieur» (PNUD, 2010 : 47). Le taux d alphabétisation 8 lui, n atteint que 28.7% de la population adulte totale (FIDA, 2011a). De plus, ce dernier, connaît de très fortes inégalités entre régions (96,9% dans la Communauté Urbaine de Niamey, contre 42,6% à Zinder, en 8 Pourcentage de personnes âgées de 15 ans et plus, pouvant lire et écrire. 15 Durée attendue de scolarisation (en année) (2010) Tchad ,2 1,5 (en 2009) 6,0 1,067 Guinée-Bissau ,6 2,3 (en 2009) 9,1 538 Mozambique ,4 1,2 8,2 854 Burundi ,4 2,7 9,6 402 Niger ,5 1,4 4,3 675 République ,0 3,8 7,8 291 Démocratique du Congo Zimbabwe ,0 7,2 9,2 176 *PPA : Parité de Pouvoir d Achat RNB (Revenu National Brut) par habitant (en 2008) (en PPA* en USD)

16 2006), entre milieu urbain (68%) et milieu rural (18%), ainsi qu entre les hommes et les femmes 9 avec 42.9% des hommes alphabètes contre seulement 15.1% des femmes, en 2005 (FAO-AQUASTAT, 2005a; CIA, 2011). Une autre mesure de l inégalité des sexes est la proportion des femmes au Parlement 10 qui n est passé que de 1.2% en 1998 à 12.4% en 2008 (PNUD, 2010), alors que pour atteindre le 3ème OMD concernant l élimination des disparités entre les sexes d ici 2015 requiert un 25% ; la réalisation de cet objectif semblerait donc très peu probable (INS, 2010). Santé D autres indicateurs sociodémographiques marquent une évolution positive notamment dans le domaine de la santé. La mortalité infantile a diminuée significativement au cours des dix dernières années en passant de 123 pour 1000 naissances vivantes en 1998, à 74.7 pour 1000 en 2009, (ONAPAD, 2008; Banque Mondiale, 2010; Banque Mondiale, 2011a). Concernant le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans 11, il a diminué de presque la moitié en passant de 274 pour 1000 en 1998 à 143 pour 1000 en 2010 (Banque Mondiale, 2010). Le 4 ème OMD visant à réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, semble donc être réalisable. Quant au taux de mortalité maternelle, lui, est resté quasi-stable (de 6.52 pour 1000 naissance, en 1992 à 6.48 en 2006), restant loin d une réalisation du 5 ème OMD de réduire de trois-quarts le taux de mortalité maternelle au Niger (ONAPAD, 2008 ; Secrétariat Permanent de la SRP, 2007a). Le Niger a déjà atteint son objectif (le 6 ème OMD) d inverser la tendance actuelle d ici 2015 du taux de prévalence du VIH/Sida en passant de 0.87% en 2002 à 0.70% en 2010 (Secrétariat Permanent de la SRP, 2007a; OMS, 2011). Par contre, au niveau du paludisme, l objectif ne sera surement pas atteint avec une augmentation importante du taux d incidence de 6.26% en 2000 à 14.31% en 2008 (INS, 2010 :12). De même, le taux de dépistage de la tuberculose pulmonaire était de 55% en 2008, bien loin des 70% voulu en 2015, avec un taux d incidence passant de 171 (pour personnes) en 2006 à 181 en 2009 (INS, 2010:12 ; Banques Mondiale, 2011b). L espérance de vie s est améliorée de 52.5 ans 12 en 2010, contre 46.8 ans en 1998 (PNUD, 2010 ; Banque Mondiale, 2011b). Le Niger possède une espérance de vie plus élevée que celle de la région (voir tableau 2). Eaux et assainissement Seulement 46% de la population avait accès à l eau potable en 2002 (80% en milieu urbain et 36% en milieu rural) alors qu en 2005 le pourcentage était de 68.7% et que l OMD est d atteindre le 85% (pour une réduction de moitié du pourcentage de la population n ayant pas accès à l eau potable) (FAO- AQUASTAT, 2005a; Secrétariat Permanent de la SRP, 2007a). 9 «Les disparités de genre se sont amplifiées (de 15 points en 2001 à 19 points en 2006» (SDRP, 2007 :36) 10 Un autre exemple de cette disparité est le pourcentage des femmes travaillant dans différent secteurs en 2008: 66% dans les secteurs primaire et 27% dans le tertiaire, alors qu elles ne sont que 7% dans le secondaire (INS, 2009). Le 97% des femmes actives travaillent dans le secteur informel et seulement 3% dans le secteur formel (INS, 2009). 11 Les chiffres divergent selon la source de l information (237 pour 1000 en 1998 pour la Banque Mondiale dans la partie donnée alors qu elle indique 274 en 1998 dans sa fiche-pays. La Banque Mondiale trouve 150 en 2009, alors que le FIDA mentionne en La Banque Mondiale estime l espérance de vie à 53.8 ans en

17 Un individu né au Niger peut espérer vivre 26 ans de moins, fréquenter l école 9 années de moins et consommer 53 fois moins de denrées qu une personne qui a vu le jour au Danemark (PNUD, 2010:53). Economie (vue d ensemble) Le Niger, étant l un des pays les plus pauvre au monde, n avait qu un PIB de 351 de USD par habitant en 2009, avec un PIB total de 5.54 milliards de USD (Banque Mondiale, 2011a ; Banque Mondiale, 2011b). La croissance du PIB est fortement variable et faible, traduisant une grande vulnérabilité aux variabilités climatiques et aux crises mondiales, notamment alimentaire et financière, avec un taux négatif de -1.2% en 2009 après une sécheresse et un taux de croissance de 9.5% en 2008 (Banque Mondiale, 2010 ; Banque Mondiale, 2011b). La croissance économique s est peu à peu remise de la sécheresse de 2004 grâce à la croissance du secteur agricole et atteint 5.5% en 2010 (BAfD, OCDE, PNUD, CEA, 2011). Le taux de croissance du PIB est estimé à 4.9% en 2011 et à 11.5% en 2012, grâce à l augmentation de la production d uranium 13 (BAfD, OCDE, PNUD, CEA, 2011). Le Niger a un très fort potentiel de croissance dans le secteur de l uranium, étant donné qu il est l un des plus important producteur d uranium au monde (au 3-5 ème rang mondial), approvisionnant 7.5% de la demande mondiale (URU Metals, 2011 ; World Nuclear Association, 2011). De nombreuses compagnies pétrolières, telle que la compagnie chinoise CNPC (China Petroleum & Chemical Corporation), commencent à s intéresser aux sources de pétrole dont regorge potentiellement le Niger. Le Niger a également de larges dépôts exploitables d or dans la région située entre le fleuve Niger et le Burkina Faso (BTI, 2010 ; Département d Etat des Etats- Unis d Amérique, 2011). Des dépôts considérables de phosphate, fer, pierre calcaire et de gypse ont également été trouvés. L économie est principalement dominée par le secteur agricole qui représentait le 40% du PIB en , suivit de l exploitation minière (uranium en croissance) et les activités commerciales informelles (l artisanat). Le secteur industriel représentait le 17.3% du PIB en 2003, les industries manufacturières seulement le 6.4% et les services le 42.7% (FIDA, 2011a). Les activités économiques restent fortement dépendantes et vulnérables aux conditions climatiques, car elles sont dépendantes de l agriculture non irriguée (avec une tendance à la diminution de la pluviométrie et aux sécheresses) ainsi qu aux conditions des marchés financiers extérieurs (notamment pour le prix des exportations minières) (Banque Mondiale, 2010). Le Niger se trouve en déficit commercial avec 15.3% du PIB en 2010, étant donné une augmentation de 20% des importations depuis 2009, surtout des produits céréaliers (BAfD, OCDE, PNUD, CEA, 2011) que l on peut sans doute attribuer à la sécheresse de 2009 et à la crise alimentaire mondiale. Agriculture En ce qui concerne les activités rurales (agro-sylvo-pastorales), l élevage représentait 14% du PIB en 2009 et 20.5% du revenu provenant des exportations, alors que la production d uranium représentait elle, 64% du revenu des exportations (Département d Etat des Etats-Unis d Amérique, 2011) Seulement 12% de la superficie totale du pays est propice à l agriculture, ce qui rend difficile d atteindre des niveaux de productions suffisants, d autant plus que l agriculture dépend essentiellement du régime pluvial. Le niébé et l arachide sont les plantes légumineuses les plus utilisées comme accompagnement 13 Il est prévu que la mine d uranium d Imouraren, la plus grande d Afrique, commence à produire à la fin de Pas de source disponible plus récente à notre connaissance 17

18 du mil et du sorgho, les deux principales céréales du Niger (JAICAF, 2009). Le maïs et le riz sont quant à eux cultivés dans les régions où l eau est plus abondante telles que le long du fleuve Niger et dans le Sud. Les activités agricoles sont pratiquées de manière traditionnelle et sont souvent de type familial avec une superficie moyenne de cinq hectares. L accès aux pâturages pour l alimentation du bétail et de zones agricoles est à l origine de rivalités entre éleveurs, ainsi qu entre éleveurs et agriculteurs. Les tendances du secteur agricole sont en baisse avec une diminution de 27% et 17% des productions céréalières de 2009 par rapport à 2008 et à la moyenne des trois dernières années (2006, 2007, 2008). La production des principales cultures telles que le mil, sorgho, fonio et le niébé est également en baisse, à l exception du riz et de l arachide qui est en hausse (INS et SAP, 2010). De plus, il y a eu de faibles productions fourragères en dans tout le pays (dû à une mauvaise répartition spatiotemporelle de la pluviométrie en 2009). Par conséquent, de nombreuses zones du Niger sont devenues des zones à risque alimentaire telles que les régions de Diffa, Tahoua et Tillabéri (INS et SAP, 2010). L évolution de la production disponible et des besoins de 1960 à 2008 montre que si le pays était autosuffisant en denrées alimentaires et même exportateur de céréales jusqu'à la fin des années soixante, le Niger est devenu fortement déficitaire (Addoh et Ousmane 2010). L insécurité alimentaire devient de plus en plus importante avec des crises alimentaires cycliques de plus en plus rapprochées, ce qui fait de l autosuffisance alimentaire une priorité nationale (Présidence de la République du Niger, 2011). Ressources en eau Malgré un climat sec, le Niger possède d importantes ressources en eau et actuellement n exploite que 1% des ressources en eau (CNEDD, 2009). Ceci s explique notamment de par l accès difficile des paysans au crédit agricole et aux intrants et à une vulgarisation des techniques d irrigation pratiquement inexistants (PNUD, 2011). Les Nigériens s approvisionnent surtout en eau contenue dans la nappe phréatique mais là encore, seulement 20% de l écoulement souterrain sont utilisés (CNEDD, 2009). Ils exploitent l eau provenant soit de la saison des pluies, qui a été confinée dans l aquifère de faible profondeur, soit d eau fossile non renouvelable au moyen de puits - artésiens ou creusés - ainsi que d un certain nombre de mares qui existe plus ou moins en permanence telles que Tabalak, Madarounfa et Keita (JAICAF, 2009). Cependant les ressources en eau potable montre une tendance à la diminution avec l assèchement d étangs naturels et de lacs, ainsi que la diminution de l apport du fleuve Niger (Sanda et al., 2011). On dénote aussi une baisse généralisée des écoulements des cours d eau à partir de 1970 (Sanda et al., 2011). Les nappes alluviales sont restées très variables mais certaines présentent toutefois une tendance généralisée à la remontée (Dallols Maouri et Bosso). De plus, le Niger dépend à près de 90% de ressources en eau transfrontalière, tel que le fleuve Niger, qui est le seul cours d eau permanent du Niger (FAO-AQUASTAT, 2005). Le Niger se trouve sur deux grands bassins transfrontaliers : le bassin Irhazer Lullemeden et le bassin du Tchad, ce dernier diminuant peu à peu dû au retrait substantiel du lac Tchad. De plus, les oueds n ont de l eau d écoulement que pendant quelques jours suivant des précipitations (JAICAF, 2009). Politique et gouvernance Le pays a connu des périodes instables avec un conflit récent et un coup d état en 2010 mais a retrouvé une stabilité politique considérable et est désormais une République Démocratique. Lorsque l ancien président nigérien Mamadou Tandja a proposé d étendre de trois ans, par référendum, son second mandat présidentiel en 2009, un coup d État militaire en février 2010 l a destitué du pouvoir. La junte a alors créé le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD), présidé par le Général Djibo Salou. Il a proclamé les trois piliers de la transition: gestion saine des finances publiques, réconciliation des Nigériens et restauration de la démocratie. Une nouvelle Constitution a été adoptée et en avril 18

19 2011, Mahamadou Issoufou a été élu président, marquant la fin de la junte militaire de transition (Banque Mondiale, 2010 ; BAfD, OCDE, PNUD, CEA, 2011). Le Niger a accéléré son processus de décentralisation depuis les années avec, en juillet 2004, les premières élections locales plurielles que le Niger est connues depuis son accession à l indépendance en août Néanmoins, il y a plus de 30 ans qu une volonté à se décentraliser existe. En effet, en 1960 le gouvernement de l'époque avait décidé de démarrer un processus de décentralisation. Jusqu à présent le processus a besoin d être soutenu afin d améliorer la coordination et le financement des entités décentralisées (Salifou, 2008). Une institution de financement des collectivités territoriales n a toujours pas créée. 16 Environnement Le Niger possède une biodiversité importante avec notamment une faune riche et variée de 3,200 espèces animales. Le 90% de la grande faune se trouve concentré dans les aires protégées du pays qui totalise plus de 80,000km (Ministère de l Hydraulique, de l Environnement et de la Lutte Contre la Désertification, 2005 ; SAP, N/D). Deux de ces zones sont classées réserves de biosphères, dont le parc National du W du Niger qui est aussi classé patrimoine mondial (SAP, N/D). La diversité de ces écosystèmes en fait un carrefour pour les oiseaux migrateurs venus d Europe, du Moyen Orient ou d Afrique. Environ 77% du territoire est situé dans le désert du Sahara. Les problèmes environnementaux majeurs du Niger sont la désertification et déforestation, les menaces pesant sur la vie sauvage et les conséquences environnementales de l exploitation minière, qui mettent cette biodiversité en péril. Le pays connait un fort problème de diminution de sa végétation provoquée par les feux de brousses et de prairies destinés à la conversion des terres, au surpâturage et à la surexploitation des arbres destinés à la construction et au bois de chauffage. D ailleurs, l exploitation et le commerce de bois constituent une source de revenus alternative à l agriculture et l élevage (Ministère de l Hydraulique, de l Environnement et de la Lutte Contre la Désertification, 2005). Une augmentation de l érosion des sols (le nord du Niger est l une des régions les plus touchée par l érosion éolienne en Afrique) et une désertification (résultant à la fois des activités humaines et de la variabilité climatique) contribuent également à cette diminution de la végétation. La forte croissance démographique exacerbe aussi ce phénomène (UNEP, 2008: 262). Depuis 1990, le Niger a perdu un tiers de sa couverture forestière et il est estimé que le désert avance chaque année de 200,000 hectares (UNEP, 2008: 263). A cela s ajoute un phénomène d ensablement important dans les zones humides. 15 Les lois de 1999 constituent le fondement légal de la décentralisation stipulant que: L administration territoriale repose sur les principes de la décentralisation et de la déconcentration. Les collectivités territoriales sont crées par une loi. La loi détermine les principes fondamentaux de la libre administration des collectivités territoriales, leurs compétences et leurs ressources» et la Loi porte sur le transfert des competences aux regions, départements et communes (Ministère de l Intérieur, de la Sécurité Publique et de la Décentralisation, 2009). 16 Voir, 19

20 2.2. Vision de développement national, objectifs et priorités La Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP) a été adoptée par le Gouvernement du Niger en janvier 2002 pour couvrir la période de La SRP constitue le cadre de référence pour la conduite du développement du pays et donc de toutes les autres politiques sectorielles. Elle a pour vision d améliorer les conditions de vie des populations pauvres, afin de ramener leur nombre à au moins 50% d ici Les deux priorités du Gouvernement restent donc la réduction de la pauvreté et l augmentation de l autosuffisance alimentaire. Pour ce faire, le secteur rural est vu comme le principal moteur du développement économique et social du pays, en développant les filières agro-sylvopastorales et en diversifiant les activités non agricoles des ménages ruraux (Présidence de la République du Niger, 2010 ; Banque Mondiale, 2011c). La SRP a été rebaptisée Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP) pour sa deuxième génération de 2008 à La SDRP constitue à son tour le cadre fédérateur du Niger. Elle dresse un diagnostic de l état de la pauvreté et présente les buts du Gouvernement pour y faire face, en termes d objectifs, de mesures stratégiques, de buts chiffrés pour le moyen et le long terme et d actions prioritaires. La programmation des actions de la SDRP a été réalisée en prenant comme base les cibles visées par les OMD, à l horizon 2015 (comme mentionnées dans les sections précédentes). La SDRP sera remplacé par la Stratégie du Développement Durable et de la Croissance Inclusive (SDD/CI) (Présidence de la République du Niger, 2011 ; Bokonon-Ganta, 2012). La SDD/CI marque un tournant décisif dans le système de planification stratégique du développement au Niger, car elle vise à «développement durable» du pays, comme son nom l indique, en intégrant davantage la problématique de la «durabilité» que la SDRP (PNUD-Niger, 2012). La Stratégie de Développement Rural (SDR) finalisée en 2007 (en cours de révision au temps de cette étude) constitue un autre document clé d orientation. La SDR opérationnalise la SRP et, par conséquence, la SDRP, dans le secteur rural et constitue le cadre de référence pour la planification et la mise en œuvre des actions de développement agro-pastoral, de l environnement et de lutte contre la désertification. Son objectif général est en synergie avec les objectifs de la SDRP et des OMD de : «réduire l incidence de la pauvreté rural de 66% à 52% à l horizon 2015, en créant les conditions d un développement économique et social durable garantissant la sécurité alimentaire des populations et une gestion durable des ressources naturelles» (Secrétariat Permanent de la SRP, 2007b: iv). Pour ce faire, elle se base sur trois axes stratégiques (Secrétariat Permanent de la SRP, 2007b: iv): (1) «favoriser l accès des ruraux aux opportunités économiques ainsi créant une croissance économique durable», (2) «prévenir les risques, améliorer la sécurité alimentaire et gérer durablement les ressources naturelles pour sécuriser les conditions de vie des populations», et enfin (3) «renforcer les capacités des institutions publiques et des organisations rurales pour améliorer la gestion du secteur rural» Enfin, un objectif commun à toutes les politiques publiques du Niger est celui de renforcer les capacités des acteurs aux niveaux local, régional et national, dans le cadre du processus de décentralisation engagé depuis les années

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