Investissements générés par la Diaspora à destination des économies domestiques: le cas de l Afrique sub-saharienne

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1 Investissements générés par la Diaspora à destination des économies domestiques: le cas de l Afrique sub-saharienne Recommandations et initiatives politiques pour favoriser des investissements générés par la diaspora à destination de la région ASS Vers un environnement favorisant le développement du secteur privé Une facilité financée par le Fonds Européen de Développement Fevrier 2009

2 Vers un environnement favorisant le développement du secteur privé Une facilité financée par le Fonds Européen de Développement Etude pour explorer les mécanismes permettant de faciliter la contribution de la diaspora africaine aux économies domestiques EUROPEAID/119860/C/SV Demande N 2007/ LOT 10. Préparée par: Vincent E. Okele Jose Garcia Madrano Alexandre Cordahi Un projet mis en œuvre par ECO3, Paris, France Ce rapport a été produit avec l aide de la Commission Européenne. Le contenu du présent rapport est de la seule responsabilité d ECO et ne reflète en aucun cas les opinions de la Commission Européenne.

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4 Pour ses éclatantes célébrations de la famille, la communauté et les cultures du monde, Synthia SAINT JAMES a reçu plusieurs prix internationaux et a été invitée à des groupes prestigieux. Son audience continue à s agrandir alors qu elle fête son anniversaire de 40 ans travaillant comme artiste. Vous trouverez ses œuvres d art sur plus de 60 couvertures de livres (y compris des bouquins de Terry McMillan, Alice Walker et Iyanla Vanzant), dans 17 livres pour enfants (dont 3 écrits par elle-même), sur le premier timbre postal Kwanzaa commandité par l US Postal Service, dans des designs architecturaux pour places publiques et dans d œuvres d art commanditées par des organisations, sociétés et collectionneurs individuels. Elle est aussi une conférencière reconnue. Toutes les images publiées dans ce rapport ont été peintes par Synthia SAINT JAMES et BizClim la remercie d avoir contribué à cette publication. Vous trouverez le monde créatif de Synthia SAINT JAMES sur

5 Table des matières LISTE D ACRONYMES 6 DEFINITIONS 6 NOTE METHODOLOGIQUE 7 Document de synthèse 8 1. Introduction Vue d ensemble des flux issus de la diaspora Le stock de migrants d ASS dans le monde Caractériser les flux issus de la diaspora à destination de la région ASS Volume des envois de fonds (E) Envois de fonds en tant que part du PIB (E/PIB) Envois de fonds en tant que part de l IDE (E/IDE) IDE en tant que partie du PIB (IDE/PIB) Indice de performance en matière d IDE Formation brute de capital en tant que part du PIB (FBC/PIB) Cible des flux de fonds provenant de la diaspora Notation des pays basée sur des données quantitatives Les cas de financements ne provenant pas de la diaspora africaine Introduction Profil par pays Conclusion Obstacles et freins aux investissements issus de la diaspora Introduction Vue d ensemble par pays CAP-VERT GHANA NIGERIA MALI SENEGAL KENYA CAMEROUN Conclusion Obstacles et freins à l augmentation du volume des envois de fonds reçus par le biais de canaux formels Obstacles et freins à l acheminement des envois de fonds vers des investissements productifs Obstacles et freins aux investissements de la diaspora dans le secteur privé 43 4

6 4. Options et initiatives politiques visant à promouvoir les investissements portés par la diaspora Introduction Au niveau du pays d origine Liens stratégiques et institutionnels avec la diaspora Cadre juridique et réglementaire Mesures incitatives et mécanismes promouvant les investissements portés par la diaspora Au niveau du pays d accueil Relations stratégiques avec la diaspora Recommandations en matière de politiques Mesures incitatives et mécanismes Au niveau des institutions multilatérales Liens stratégiques avec la diaspora Mesures incitatives et mécanismes promouvant les investissements portés par la diaspora Au niveau des communautés en diaspora La Facilité pour l investissement de la diaspora africaine Finalité et objectifs Assistance technique et d information (ATI) Activités Mise en œuvre Fonds d investissement pour la diaspora (DiaFund ) Conclusion 58 Annexe 1: tableau comparatif du cadre institutionnel et réglementaire et des obstacles existants à l entrée des investissements portés par la diaspora 60 Annexe 2: cadre juridique sous-jacent à l investissement de la diaspora 62 Annexe 3: Principe 3 des Principes généraux des transferts de fonds internationaux 67 Bibliographie 68 5

7 LISTE D ACRONYMES AL Association Locale APD Aide Publique au Développement ASS Afrique Sub-Saharienne BAfD Banque Africaine de Développement CCI Chambre de Commerce et d Industrie CNUCED Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement FBC Formation Brute de Capital FIDA Fonds International de Développement Agricole FMI Fonds Monétaire International IDC Instituto das Comunidades IDE Investissement Direct Etranger Imf Institution de microfinance OCDE Organisation de Coopération et de Développement Economiques OMD Objectif du Millénaire pour le Développement OTA Opérateur de Transfert d Argent PIB Produit Intérieur Brut PME Petites et Moyennes Entreprises TRIM Mesures concernant les investissements et liées au commerce Definitions Flux de fonds provenant de la diaspora Le terme «flux de fonds provenant de la diaspora» est utilisé dans ce rapport pour faire référence aux transferts monétaires réalisés par les membres de la diaspora (également définis comme migrants) vers leur pays d origine, soit en tant que transferts privés, soit en tant que fonds d investissements, de garantie des dépôts ou de donation. Par conséquent, cela couvre un champ plus large que les envois de fonds de travailleurs (voir ci-dessous) étant donné que cela inclut les participations dans le secteur privé et les investissements en portefeuille réalisés par les migrants. Envois de fonds de la part de travailleurs Les envois de fonds représentent des sommes envoyées d un individu à un autre ou d un ménage à un autre. Les envois de fonds internationaux représentent ceux qui sont envoyés par des travailleurs migrants qui ont quitté leur pays d origine. Les envois de fonds domestiques représentent ceux qui sont envoyés par des travailleurs migrants qui ont quitté le village ou la ville où ils habitent pour aller travailler ailleurs dans leur pays d origine (ex: migration rurale-urbaine, souvent également définis comme des envois de fonds nationaux). Les envois de fonds sont habituellement réalisés en liquide plutôt qu en biens. Les biens importés ou achetés à l extérieur sont, cependant, également fréquents. Les envois de fonds sont habituellement réalisés pour aider les membres de la famille, dans leur pays d origine, à faire face aux besoins financiers alimentation, frais de scolarité, obsèques, entretien de la maison, etc. On estime que seule une infime part des envois de fonds est orientée vers des investissements de communauté et vers des investissements dans le secteur privé (voir ci-dessous). Systèmes de transfert formels Les transferts d argent formels sont offerts principalement par des banques avec des transferts de compte à compte, comme par le biais de SWIFT et d opérateurs de transfert d argent, tels que Western Union ou MoneyGram, et leurs agents. Systèmes de transfert informels Une gamme de systèmes informels existe, elle comprend les migrants qui portent leur argent eux-mêmes ou qui l envoient à des parents ou à des amis. Il existe de nombreux services informels, qui fonctionnent typiquement comme une activité annexe à une opération d import-export, magasin de vente au détail ou distribution de devises. La plupart d entre eux fonctionnent sur la base d un minimum de documents papier ou électroniques, voire l absence totale de documents. La transaction est communiquée par téléphone, par fax ou par courrier électronique à la personne qui va devoir payer. Les détails varient, comme par exemple, la présence ou non d un mot de passe ou d un formulaire d identification. 6

8 Investissements provenant de la diaspora Comme avec les autres investisseurs effectuant un Investissement Direct à l Etranger (IDE), les membres de la communauté de la diaspora réalisent des prises de participation et des investissements en portefeuille afin de se procurer des rendements et un gain personnel. Cependant, ils investissent également dans des projets communautaires qui contribuent au développement de leurs communautés d origine écoles, maisons de quartier etc.., sans attendre de cette initiative le moindre gain financier. Cette catégorie d investissements sera mentionnée dans ce rapport comme investissements dans le secteur communautaire, en opposition à l ancienne mention comme investissements dans le secteur privé. Une autre catégorie à remarquer est l investissement généré par la diaspora lorsqu un membre de la communauté de la diaspora est impliqué dans l attrait d un IDE dans un pays donné, sans avoir réellement de fonds privés dans l entreprise. Investissement Productif - Les activités génératrices d emplois et de revenus, telles que l achat de terres ou d outils, la création d une entreprise et d autres activités aux effets multiplicateurs. NOTE METHODOLOGIQUE Estimation du flux de fonds provenant de la diaspora Bien qu il soit largement entendu que les flux d envois de fonds dans le monde augmentent, une estimation fiable des flux de pays à pays, et par conséquent du volume global d envois de fonds, demeure indéfinissable. Premièrement, la définition légale d un migrant varie d un pays à l autre, certains prenant en compte le lieu de naissance, pendant que d autres prennent en compte la nationalité pour définir le terme. Il est donc très difficile d obtenir des données précises et homogènes sur lesquelles baser une analyse et des comparaisons entre les pays. Deuxièmement, les statistiques d envois de fonds officiellement rapportés sous-estiment sérieusement les flux totaux. Les canaux informels sont estimés à près de 48 pour cent dans le monde, et atteignent 73 pour cent dans les pays ASS (Page and Plaza, 2005). Mais, même pour ces transferts réalisés par des canaux formels et enregistrés, il existe des incompatibilités et des incohérences entre les ensembles de données disponibles qui entravent la décomposition des données, l analyse comparative, et la recherche approfondie. Cependant, l idée directrice de cette étude est moins de fournir des données précises concernant le volume des flux que d identifier plutôt les tendances majeures et les défis à l investissement de la diaspora africaine, et de formuler des recommandations sur la manière de relever ces défis à différents niveaux. Par conséquent, toutes les analyses et tous les examens comparatifs fournis dans ce rapport sont basés sur des données publiées officielles. Portée géographique de l analyse Le stock de migrants provenant de la diaspora africaine dans les pays de l Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) est en général hautement instruit, et ces personnes disposent, par conséquent, d un salaire plus élevé qui leur offre un plus grand potentiel d épargne qu aux personnes qui résident et qui travaillent dans d autres régions. Ces migrants sont par conséquent plus susceptibles d être engagés dans des initiatives d investissement dans le secteur privé dans leurs économies locales. En termes de pertinence de cette étude, il est évident que le niveau de stock de migrants dans les économies développées d Europe, Amérique du Nord et Canada est bien en corrélation avec le niveau d investissements étrangers, et par extension, avec le niveau d investissements dans le secteur privé. à ce titre, les pays ASS sélectionnés pour un examen approfondi sont ceux qui figurent parmi les 20 premiers, sur la base de leur stock de migrants dans ces régions. 7

9 Document de synthèse Malgré la récente amélioration des perspectives économiques, avec une économie qui affiche une croissance moyenne de 6% par an ces dernières années, la région ASS est à la traîne derrière les autres régions en voie de développement telles que l Asie et l Amérique Latine en ce qui concerne l attrait des flux de capitaux privés. Les pays de la région sont par conséquent intéressés à l idée d examiner d autres sources de flux de capitaux, et particulièrement concernant le flux provenant de leur diaspora. Premièrement, ces pays peuvent diriger les flux reçus dans les secteurs de l économie générateurs d emploi et de revenu. En outre, malgré l actuel bas niveau des investissements en portefeuille privés réalisés par la diaspora de la région ASS, il existe un potentiel d augmentation de ces investissements dans un futur proche, ce groupe continuant à consolider sa position au sein du secteur des entreprises et du secteur financier des pays hôtes dans les économies développées. Enfin, la diaspora pourrait jouer un rôle crucial dans l encouragement d investissements bilatéraux et multilatéraux dans les économies de leurs pays d origine. Cependant, ces pays attirent un volume de flux financiers moindre provenant de leur diaspora, dirigent une moindre partie de ces flux vers des secteurs de l économie générateurs d emploi et de revenu, et attirent une partie insignifiante d investissements en portefeuille et en participation en provenance de leur diaspora. L une des principales raisons de la faible capacité pour la région à attirer des envois de fonds substantiels par des canaux formels réside dans le fait que, contrairement aux autres régions, le coût du transfert officiel de l argent reste très élevé. Cela est essentiellement dû à l absence de concurrence dans le marché du transfert dans la région, avec un opérateur de transfert d argent qui contrôle le marché dans la plupart des pays examinés. En outre, des restrictions réglementaires dans certains pays refusent l entrée sur le marché à des institutions financières non bancaires ayant une vaste couverture géographique et étant situées à proximité des destinataires. Les obstacles à l orientation des envois de fonds reçus vers les secteurs productifs de l économie se rapportent au cadre légal et réglementaire inapproprié concernant le marché des transferts d envois de fonds dans la plupart des pays de la région, et au système financier domestique inefficace qui n encourage pas un accès plus important au financement pour les destinataires. Enfin, outre le document certifié démontrant les atouts et les faiblesses de l environnement de la région pour y recevoir les investissements directs étrangers (infrastructures insuffisantes, bureaucratie rigide, corruption, etc..), de nombreux défis concernant l attrait d investissements issus spécifiquement de la diaspora dans le secteur privé ont été identifiés. Ceux-ci comprennent (a) le faible lien institutionnel des pays avec leur diaspora, (b) le manque d accès, pour des investisseurs de la diaspora, au financement, à la fois dans les pays hôtes et dans les pays d origine et (c) l absence d information concernant les opportunités d investissement dans la région. Pour aborder ces problèmes, de nouvelles politiques doivent être mises en place et de nouvelles initiatives doivent être prises au niveau de quatre parties prenantes clés dans le flux d investissements générés par la diaspora: les gouvernements des pays d origine, les gouvernements des pays hôtes, les institutions multilatérales et la communauté de la diaspora elle-même. Un instrument est également nécessaire au niveau régional afin de favoriser et soutenir les investissements générés par la diaspora africaine dans la région. Au niveau du pays d origine, les autorités publiques doivent adopter des mesures politiques qui permettraient à leur diaspora de conserver un lien émotionnel avec le pays d origine et de devenir économiquement attirée par lui. De telles mesures se rapportent aux liens stratégiques et institutionnels que le pays doit maintenir avec la diaspora, mais aussi au cadre légal et réglementaire qu il est nécessaire de mettre en place. Concernant le lien avec la diaspora, les gouvernements africains doivent démontrer un engagement au plus haut niveau pour intégrer les financements de la diaspora, avec une gamme de stratégies mêlant les secteurs nationaux et économiques. Un tel engagement doit être démontré par la création d une institution viable et efficace, destinée à faire participer la diaspora, ou, s il n y en a pas, la nomination d un champion dédié à la cause d une plus grande participation de la diaspora dans l économie domestique. Concernant le cadre légal et réglementaire, les gouvernements doivent veiller à l octroi du droit à la double citoyenneté aux membres de leur diaspora et adopter des mesures réglementaires qui a) conduiraient à davantage de concurrence sur le marché des transferts d envois de fonds, b) ne dresseraient pas des barrières artificielles contre l investissement de la diaspora, c) permettraient la création de véhicules d investissement financier innovants dont la cible particulière serait l investisseur de la diaspora, et d) qui fourniraient des exceptions dans l application de certaines réglementations chaque fois que le principe de traitement égal pour tous est clairement au désavantage de l investisseur de la diaspora. Au niveau du pays d origine, les initiatives concernant l orientation des envois de fonds par le biais des canaux formels doivent inclure a) la proposition de mesures financières incitatives afin d encourager l utilisation par la 8

10 Document de synthèse diaspora des services bancaires et d épargne domestiques, et b) l amélioration de l alphabétisation des destinataires des envois de fonds. Et enfin, pour encourager les investissements de la diaspora, les gouvernements doivent a) établir des mesures incitatives spécifiques (taxes, taux préférentiels, etc.), b) veiller à la fourniture de services consultatifs d aide à l entreprise et c) utiliser les Institutions de microfinance pour supporter directement les investissements générés par la diaspora. Les gouvernements des pays hôtes doivent également développer des liens stratégiques avec à la fois la communauté de la diaspora dans leur pays et les autorités gouvernementales des pays d origine. Les groupements officiellement constitués d organisations de la diaspora, incluant les Associations Locales (AL), doivent être renforcés et supportés lorsqu ils se lancent dans des projets d investissement dans le secteur communautaire. Ils doivent être en mesure de travailler ensemble avec leurs homologues dans la région ASS, sur les questions techniques, réglementaires et de surveillance afin d assurer la transparence sur le marché des transferts d envois de fonds. Certaines des initiatives pouvant être envisagées comprennent a) la création de programmes d assistance technique et financière afin de fournir une aide aux entrepreneurs de la diaspora, b) les initiatives de la communauté de la diaspora dans les économies spécifiques des pays d origine, c) la fourniture à la communauté de la diaspora des opportunités d interagir économiquement avec leurs pays d origine. Au niveau des institutions multilatérales, les investissements générés par la diaspora doivent être examinés avec des stratégies, des politiques et des législations plus cohérentes. Cela doit être basé sur la relation étroite qui existe entre la migration internationale, l investissement et le développement, tout comme d autres domaines politiques clés tels que le commerce et l aide. Certaines des initiatives proposées pour encourager davantage d investissements générés par la diaspora dans le secteur communautaire comprennent a) la liaison entre les initiatives des groupes de la diaspora et leur soutien, b) la possibilité pour ces groupes de participer à des projets de développement financés par l institution. Concernant les investissements générés par la diaspora dans le secteur privé, a) des initiatives et des plans de soutien pour soutenir concrètement le nouvel investisseur de la diaspora (tels que le programme D-MADE de la Banque Mondiale), b) adapter les initiatives existantes à l investisseur de la diaspora (programme de garantie des petits investissements de l IFC), c) fournir un soutien international aux initiatives conçues pour tirer profit des envois de fonds dans leur contribution aux économies d origine. Enfin, la communauté de la diaspora doit développer ses capacités pour une participation efficace dans la prise de décision, tant au niveau du secteur privé que du secteur public, à la fois dans les pays hôtes et dans les pays d origine. Au niveau du pays d origine, la communauté de la diaspora doit s engager avec les autorités pour promouvoir la bonne gouvernance et améliorer le climat des affaires. Au niveau du pays hôte, la communauté de la diaspora devrait a) s engager activement avec les institutions de promotion des affaires du pays hôte, b) encourager les liens commerciaux avec le pays d origine et c) contribuer à favoriser une image positive de l Afrique dans le pays hôte. La Structure d Investissement de la Diaspora Africaine (IDAF) proposée dans ce rapport est conçue pour assister l investisseur de la diaspora existant et potentiel, grâce à des instruments adéquats à chacun des cycles d activité de l entreprise: genèse, début, viabilité. A chaque cycle, il est nécessaire de fournir une assistance sous la forme d informations, de développement des capacités, et de financement. L Assistance Technique et d Information (ATI) élément de la structure, fournira un ensemble de services intégrés concernant les initiatives d activités en lien avec la diaspora. L élément du financement (DiaFund) est une proposition de financement à hauteur de 200 millions de fonds, pour augmenter le montant et la diversité du financement en capital disponible, afin d aider les entreprises de la diaspora qui débutent et celles qui sont en croissance à croître, prospérer et évoluer dans la région ASS. Le fonds investira dans a) des fonds de capital-risque engagés dans des prises de participations dans des entreprises en lien avec la diaspora situées dans la région ASS, et b) des fonds d investissements nationaux de la diaspora (tels que le Fonds d Investissement de la Diaspora nigériane, le Fonds d Investissement de la Diaspora kenyane, qui a été proposé, et d autres possibles). Le fonds ne procédera pas à des investissements directs dans des entreprises individuelles. 9

11 1 Introduction Copyright. Synthia SAINT JAMES 10

12 1 Introduction Les flux de capitaux privés à destination de la région d Afrique subsaharienne Au cours des dernières années, l économie africaine a enregistré une croissance annuelle 1 moyenne d environ 6,5 %. Selon un rapport du Fonds Monétaire International (FMI 2007), la totalité des flux privés avant impôts à destination de l Afrique Subsaharienne (ASS) s est élevée à environ 45 milliards de dollars US en 2006, contre 9 milliards de dollars US en Cela a constitué une augmentation significative reflétant une amélioration des fondamentaux domestiques dans les pays bénéficiaires ainsi qu un environnement économique mondial favorable durant cette période. Durant cette année, les flux de capitaux dans la région n ont pas été répartis de manière égale étant donné que le Nigéria et l Afrique du Sud ont représenté environ deux tiers de la totalité des flux. En outre, les flux d Investissement Direct à l Etranger (IDE) continuent à être dirigés principalement vers les industries extractives car on estime que 70 pour cent de cet afflux à destination de cette région revient, en 2006, aux exportateurs de pétrole, à savoir l Angola, la Guinée équatoriale et le Nigéria. L Afrique du Sud est de loin le plus grand bénéficiaire des flux de portefeuille privés, représentant quasiment la moitié de la totalité des flux de capitaux privés avant impôts à destination de cette région. Ce pays a représenté quasiment la totalité du flux de 15,1 milliards de dollars US du portefeuille de participations à destination de la région en Il est intéressant de noter l augmentation, bien que l on parte de très bas, des flux de portefeuille vers un petit groupe de pays. C est le cas du Cameroun, du Ghana, de l Ouganda et de la Zambie qui attirent ces flux en raison de l amélioration de leurs cotes de risque et de leurs rendements plus élevés. On remarque également la présence d investissements étrangers sur les marchés des obligations et des actions au Botswana, au Kenya, au Malawi et au Nigéria. Bien que ces flux soient encore généralement faibles, à la fois de manière absolue et par rapport au PIB, ils sont devenus importants dans un certain nombre de pays. C est le cas du Malawi et du Cameroun où ce flux a représenté respectivement 2 et 3 pour cent du PIB. Il existe également une tendance régionale qui ne cesse de croître par rapport aux investissements en portefeuille qui s est matérialisée par le lancement en août 2008 de la plus importante offre de stock public transfrontalière en Afrique. Cette offre a été lancée simultanément dans trois bourses africaines à Abidjan, Accra et Lagos, par le groupe bancaire africain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) 3. D un montant de 2,5 milliards de dollars US, cette offre comprend 3,76 milliards d actions offertes aux actionnaires actuels. En dépit de ces récentes améliorations, cette région est toujours à la traîne pour attirer les flux de capitaux privés, par rapport aux autres régions telles que l Asie et l Amérique Latine. Les pays de cette région s intéressent alors à d autres sources de flux de capitaux et en particulier concernant les flux provenant de leur diaspora. L importance croissante des flux initiés par la diaspora Le flux de la diaspora dans les économies domestiques revêt essentiellement la forme de virements en liquide privés à destination des familles (envois de fonds), de prise de participation privée dans le secteur des entreprises et des investissements en portefeuille sur le marché financier. Les envois de fonds constituent de loin la plus grande part du flux provenant de la diaspora et à destination de la région ASS. Cependant, on peut remarquer qu il existe une petite quantité de prises de participation privées et d investissements en portefeuille venant de ce groupe et on peut également percevoir le rôle que pourrait jouer la diaspora pour augmenter les IDE et leur permettre d aller vers leurs économies domestiques d origine. Ainsi, non seulement la communauté de cette diaspora a le potentiel pour investir de son plein droit mais elle possède également les connaissances, l expertise et l expérience qui pourraient être mises en œuvre pour permettre l investissement du secteur privé à l origine. Il est possible d envisager différents modèles d intervention. Réseaux d investisseurs transfrontaliers: les membres de la diaspora investissent uniquement dans leur pays ou établissent des partenariats. Réseaux de capital risque / de parrainage: les jeunes pousses étrangères créées par des responsables et des propriétaires appartenant à la diaspora travaillent avec des jeunes pousses dans leur pays d origine pour développer et financer des projets commerciaux viables. Réseaux de sous-traitance: - Les propriétaires d entreprises issus de la diaspora sous-traitent certaines de leurs activités à des firmes se trouvant dans leur pays d origine. - Les dirigeants issus de la diaspora travaillant pour des multinationales à l étranger influencent les décisions liées à l investissement pour sous-traiter les activités aux entreprises situées dans leur pays d origine. Réseaux de mobilisation des cerveaux: les compétences des membres de la diaspora sont mobilisées pour fournir une expertise relative à l encadrement et aux connaissances à des entreprises et des laboratoires de R&D dans leur pays d origine. Encouragement du commerce bilatéral: la diaspora est impliquée dans le commerce avec le pays d origine et dans l amélioration de la réputation du climat d investissement du pays d origine dans le pays hôte. 4 1 En raison du commencement de la crise financière, on estime qu elle ne sera plus que de 5 % en 2008 et de 4,9 % en (AfDB) 2 En augmentation de 4,2 milliards de dollars US en Créé en 1985 à Lome (Togo), Ecobank est présent dans 25 pays africains et emploie personnes réparties dans plus de 500 filiales. 4 Ainsi, il a été démontré que, plus la population d origine chinoise augmente dans un pays, plus les échanges commerciaux augmentent entre le pays en question et la Chine (Rauch and Trinidade, 2002:116) et selon Head and Reiss (1998), une augmentation de 10 pour cent de l effectif de l immigration permanente à partir d un pays typique est associée à une augmentation de 1 pour cent des exportations canadiennes vers ce pays et une augmentation de 3 pour cent des importations à partir de ce pays. 11

13 1 Introduction Contrairement aux autres investisseurs étrangers, les investisseurs issus de la diaspora peuvent prendre en considération des aspects qui ne correspondent pas au raisonnement généralement accepté concernant les IDE. Premièrement, il est davantage probable qu ils investissent dans des économies que d autres personnes jugeraient comme très risquées, simplement parce qu ils possèdent de meilleures connaissances et qu ils ont des opportunités de relations qui font défaut aux autres investisseurs. Deuxièmement, ils peuvent allier ces connaissances aux compétences, aux connaissances et aux réseaux qu ils ont établis à l étranger, ce qui entraîne des avantages importants en termes de synergies. Troisièmement, ils peuvent investir pour des raisons altruistes (pour l amour de leur pays d origine), dans l espérance que leur investissement aura un impact positif sur les familles qu ils ont laissées derrière eux dans leur pays d origine. La région ASS attire un volume relativement faible d envois de fonds par le biais des canaux formels. Officiellement, les flux d envois de fonds enregistrés à destination des pays en voie de développement ont augmenté de manière régulière au cours des dernières années pour atteindre environ 240 milliards de dollars US en 2007, et ils sont maintenant plus importants que les flux d IDE et de prises de participation dans plusieurs pays, en particulier les pays à faibles revenus. Le volume des envois de fonds vers l Afrique Subsaharienne (ASS) a également augmenté significativement au cours des dernières années. Selon la Banque Mondiale, les flux 5 d envois de fonds enregistrés officiellement dans cette région ont presque triplé entre 2000 et 2006, passant de 3,2 milliards à 10,3 milliards de dollars US. (Migration & Remittances Factbook 2008). Cependant, ces derniers représentent moins de 5 % de la totalité des envois de fonds dans les pays en voie de développement durant l année. En 2005, les trois principaux bénéficiaires, à savoir la Chine, l Inde et le Mexique, ont représenté plus d un tiers des envois de fonds à destination des pays en voie de développement. Parmi les 25 principaux bénéficiaires, seul un d entre eux (le Nigéria) se trouvait en Afrique tandis que trois pays d Asie du Sud figuraient sur cette liste (Bangladesh, Inde et Pakistan). Figure 1: Envois de fonds enregistrés à destination des pays en voie de développement En outre, contrairement aux autres régions où la croissance a dépassé celle des 1990flux de capitaux 2000 privés et de l aide 2006 publique 35.0 au développement (APD), la région ASS est encore endettée 30.0 du Developing fait d un countries niveau élevé d APD (figure 2). En 2006, l APD 25.0 représentait Latin America plus and the de Carribean deux fois et demie le volume des flux 20.0 privés reçus par la région ASS à l exception de l Afrique du East Asia and the Pacific 15.0 Sud. Middle East and North Africa Sub-saharan Africa Figure 2 : Envois de fonds enregistrés par rapport aux flux de capitaux 1996 privés (Afrique 1999 subsaharienne) Comme cela est indiqué dans la note méthodologique du présent rapport, ce montant est largement sous-estimé. On estime que plus de 50 pour cent des envois de fonds à destination de la région passe par des canaux non officiels. Page and Plaza (2006) fait grimper ce chiffre à 76 pour cent. 60Immobilier En se basant sur cela, les envois 61 de fonds à destination de l Afrique subsaharienne par le biais des canaux formels et informels représenteraient plus de 30 milliards de dollars US par an. Investissement 50 US$ Billions US$ Billions Pays en voie de développement L Amérique Latine et les Caraïbes L Asie de l Est et le Pacifique Moyen- Orient et l Afrique du Nord L Afrique Subsaharienne FDI ODA & Aid Remittances 61 Source: Banque Mondiale FDI 34 ODA & Aid Remittances Source: 18 Banque Mondiale Maroc Sénégal Mali Comores 70Assistance Familiale Investissements générés par la Diaspora à destination des économies domestiques: 10 le cas de l Afrique 14 sub-saharienne 10 5 en %

14 1 Introduction La région ASS dirige moins de flux d envois de fonds vers l investissement dans le secteur privé. Non seulement ce continent attire moins d afflux d envois de fonds que n importe quelle autre région mais il possède également une capacité limitée pour diriger les envois de fonds reçus vers l investissement dans le secteur privé. Un certain nombre d études portant sur l utilisation des envois reçus dans la région ASS a fait ressortir qu en moyenne, moins de 10 pour cent de ces flux sont dirigés vers les secteurs générateurs de revenus et d emplois pour leur économie 6. Bien que les envois de fonds entraînent des afflux transfrontaliers de sommes d argent relativement modestes, ils permettent aux foyers à faibles revenus d accéder à des services financiers formels, en commençant, très probablement, par les produits d épargne 7. L intérêt croissant des instituts de microfinance pour ce segment de marché fait apparaître la possibilité que des envois de fonds servent de garantie pour le capital des jeunes pousses pour les personnes qui étaient exclues auparavant du secteur formel. Ces dernières années, les institutions financières de la région affichent un intérêt croissant pour les envois de fonds. Au Ghana et au Nigéria, les banques proposent de nouveaux produits financiers conçus pour attirer cet afflux, une première étape pour le diriger vers l investissement dans le secteur privé. En 2007, l institution financière togolaise, Atlantic Financial Group, a ouvert une succursale de la Banque Atlantique à Paris 8. A partir de sa base en Côte d Ivoire, cette banque a élargi son réseau vers les pays voisins que sont le Togo, le Mali, le Sénégal, le Bénin, le Burkina-Faso et le Niger. Cette banque courtise activement la diaspora originaire de la région d Afrique occidentale basée en Europe. En dépit de ce progrès, il existe toujours un écart de développement persistant au sein des institutions bancaires et des autres institutions financières lorsqu on les compare aux régions dynamiques du monde en voie de développement. Cette faiblesse est un obstacle pour mobiliser efficacement les envois de fonds vers les secteurs productifs de cette économie. La région ASS attire moins d investissements du secteur privé provenant de la diaspora que n importe quelle autre région. En l absence de données fiables, il est juste de partir du principe que cette région est également à la traîne par rapport à d autres régions concernant sa capacité à attirer des prises de participation privée et des investissements en portefeuille à partir de sa diaspora, y compris les migrants qui retournent au pays. A l exception de Celtel 9, il existe très peu d investissements à grande échelle réalisés par la diaspora africaine sur ce continent, tandis que l Inde et la Chine, par exemple, disposent d une myriade d entreprises rentables et très grandes dirigées par leur diaspora dans leur pays. Le rôle joué par la diaspora indienne dans l essor du secteur de l informatique indien est maintenant correctement documenté (Kapur and McHale 2005, Pandey et al. 2006). On estime également que près de la moitié des 41 milliards de dollars US d IDE que la Chine a reçus en 2000 pourraient provenir de sa diaspora à l étranger (Wei 2004). 6 Une étude récente réalisée par le Banque Africaine de Développement portant sur les migrants originaires de quatre pays (Maroc, Mali, Sénégal, les Comores) résidant en France a mis en lumière que ce pourcentage était très faible au Sénégal, à 5 % tandis qu il était élevé au Mali, à 18 %, dont 32 pour cent approximativement étaient consacrés aux investissements dans l immobilier dans ces quatre pays (AfDB 2007). 7 Il n existe pas de preuves pour suggérer que les envois de fonds transférés de manière informelle sont appliqués d une manière différente vers des objectifs de développement par rapport à des envois de fonds formels (Pieke et al, 2005). 8 En partenariat avec la Compagnie de Banques Internationales de Paris, filiale de CBAO 9 Un opérateur de téléphone portable en Afrique, fondé par Mo Ibrahim, un entrepreneur dans les communications mobiles britannique né au Soudan. 13

15 2 Vue d ensemble des flux issus de la diaspora Copyright. Synthia SAINT JAMES 14

16 2 Vue d ensemble des flux issus de la diaspora 2.1. Stock de migrants d ASS dans le monde Selon la Banque Mondiale, le stock de migrants total mondial est estimé à environ 16 millions avec des différences notables entre les pays de cette région 10. Environ 3 millions de personnes appartenant à la communauté d émigrants d ASS (8 % du total) vivent et travaillent dans les économies développées d Europe, du Canada et de l Amérique du Nord. On estime que l Europe abrite plus de la moitié de cette population, les Etats-Unis et le Canada représentant respectivement environ 1 million et personnes. On estime que le Royaume-Uni et la France comptent près de la moitié du stock de migrants d ASS en Europe (Tableau 1). D autres pays dotés d une population ASS conséquente incluent l Italie, l Allemagne et le Portugal. Le tableau 2 ci-dessous présente les données des pays qui se classent parmi les 20 premiers concernant le volume de leur stock d émigrants vivant et travaillant dans les économies développées d Europe, du Canada et de l Amérique du Nord. Il présente également les cinq principaux pays de résidence en Europe des différentes communautés issues de la diaspora. Ce tableau montre que le Cap-Vert possède la population la plus importante parmi sa diaspora dans ces pays (36 %), le Mali et Maurice complétant le trio de tête. Tableau 1: immigrants d ASS vivant en Europe, par pays de résidence Pays de résidence Population Part du stock de migrants d ASS en Europe (%) Royaume-Uni 461, France 443, Italie 211, Allemagne 151, Portugal 123, Belgique 65, Espagne 64, Norvège 37, Danemark 30, Irlande 30, Total 1,735,198 Source: Office national des statistiques. Données de 2004, 2005 et Tableau 2: Immigrants d ASS en Europe, par pays de résidence Pays Pop (Millions) Stock d émigrants total, 2005 Stock d émigrants en % de la population (%) Stock de migrants en Europe, 2006 Stock de migrants en Amérique du Nord 5 principaux pays de résidence Cap-Vert , ,304 Portugal, France, Italie, Espagne, Luxembourg Maurice 1 119, ,555 France, Royaume-Uni, Italie, Suisse, Belgique Mali 14 1,213, ,390 France, Espagne, Italie, Belgique, Suisse Guinée-Bissau 2 116, ,919 Portugal, France, Espagne, Italie, Autriche Zimbabwe , Royaume-Uni, Irlande, France, Suisse, Danemark Somalie 8 441, ,798 Royaume-Uni, Norvège, Danemark, Suède, Italie Ghana , ,858 65,572 Royaume-Uni, Italie, Allemagne, France, Pays-Bas Sénégal , ,727 France, Italie, Espagne, Suisse, Belgique La Gambie 2 56, ,234 Espagne, Royaume-Uni, France, Suède, Norvège Togo 6 222, ,779 France, Allemagne, Belgique, Italie, Suisse Angola , ,442 Portugal, France, Italie, Suisse, Belgique Afrique du Sud , ,882 63,000 Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, France, Portugal Cameroun , ,186 France, Allemagne, Italie, Belgique, Suisse Kenya , ,483 Royaume-Uni, Suisse, Italie, France, Norvège Rép. dém. du Congo , ,789 France, Belgique, Allemagne, Suisse, Irlande Côte d Ivoire , ,497 France, Italie, Belgique, Suisse, Espagne Madagascar , ,371 France, Italie, Suisse, Belgique, Norvège Nigéria , , ,940 Royaume-Uni, Italie, Irlande, Allemagne, Espagne Ethiopie , ,537 69,530 Allemagne, Italie, France, Royaume-Uni, Norvège Total 15,900,000 1,740,000 1,000,000 Source: Office national de la statistique, , Banque Mondiale 10 Une fois encore, il s agit d une importante sous-estimation. Ainsi, par exemple, certaines estimations indiquent que le stock d émigrants nigérians comporte plus de 5 millions de personnes. (USAID,2007) 15

17 2 Vue d ensemble des flux issus de la diaspora 2.2. Caractériser les flux issus de la diaspora à destination de la région ASS Le tableau 3 ci-dessous présente les flux 11 officiels issus de la diaspora enregistrés auprès de 19 pays de la région ASS dotés d une importante population issue de la diaspora en Europe et en Amérique du Nord. Il regroupe également un certain nombre d indicateurs statistiques s y rapportant qui permettent de caractériser ces flux Volume des envois de fonds (E) Les pays qui ont connu une forte croissance au cours des cinq dernières années incluent le Togo et le Cameroun où les entrées ont été multipliées respectivement par quatre et par huit. Le taux de croissance de 1300 % de la Guinée-Bissau est assez spectaculaire même s il était proche de 0 en Comme on pouvait s y attendre, le Nigéria, qui comporte le plus grand stock d émigrants, est le principal pays destinataire dans la région avec plus de 3 milliards de dollars US reçus en 2006, soit le double par rapport au chiffre de En outre, le montant moyen des transferts à destination de ce pays est le double du pays arrivant juste derrière, à savoir le Kenya Envois de fonds en tant que part du PIB (E/PIB) E/PIB mesure la part relative des envois de fonds au sein d une économie d un pays. Le fait de comparer l ampleur des envois de fonds à la valeur des biens et des services produits durant une année dans un échantillon de pays fournit également une indication comparative permettant d identifier la pertinence du lien et de l engagement de la diaspora à son pays d origine, ainsi que l impact relatif des envois de fonds par rapport à la taille de l économie. Les ratios résultants pour les pays pris en compte dans notre échantillon vont d un pourcentage élevé pour la Gambie, à 12,5 %, à un faible pourcentage pour Madagascar, à seulement 0,2 %. Il est à noter que le ratio pour l Afrique du Sud, un pays plutôt grand et relativement plus développé, est également assez faible à 0,3 %. Cela n a rien de surprenant étant donnée la taille de cette économie. Tableau 3: Vue d ensemble statistique des flux issus de la diaspora à destination de la région ASS Pop (Millions) (1) Stock d émigrants, 2005 (millions) (1) Stock d émigrants en % de la pop. (%) (1) Envois de fonds des travailleurs, compensation des employé(e)s (milliards de dollars US) (1) (E) PIB, 2006 (milliards de dollars US) (2) PIB par habitant, 2006 (milliards de dollars US) (4) Envoi de fonds en % du PIB, 2006 (2) (E/PIB) e Nigéria % Kenya % Angola , % Afrique du Sud , % Rép. Dém. Congo % Sénégal % Maurice , % Togo % Mali % Ethiopie % Côte d Ivoire % Cap-Vert , % Cameroun , % Ghana % La Gambie % Guinée-Bissau % Madagascar % Pays ASS % 11 Comme cela est indiqué dans la note méthodologique, cela renvoie aux envois de fonds de travailleurs enregistrés officiellement reçus par les pays. 16

18 2 Vue d ensemble des flux issus de la diaspora Envois de fonds en tant que part de l IDE (E/IDE) Le ratio E/IDE reflète la part relative des envois de fonds dans l investissement direct à l étranger d un pays. Les données montrent que le flux de fonds provenant de la diaspora à destination de la plupart des pays est significativement plus élevé que l Investissement direct à l étranger (IDE) enregistré officiellement vers ces pays. Seuls les pays riches exportateurs de pétrole (le Nigéria et l Angola) et l économie développée d Afrique du Sud échappent à cette règle. Cela indique que le flux de fonds provenant de la diaspora représente, après les exportations, une source de revenus significative dans cette économie et ainsi les pays d ASS devraient rapidement mettre en place des politiques et des initiatives pour augmenter ce flux et le diriger vers des investissements productifs IDE en tant que partie du PIB (IDE/PIB Le ratio IDE/PIB est un indicateur de l attractivité d une économie envers l IDE. Globalement, ce ratio est un indice faisant ressortir le climat d investissement qui prévaut dans l économie hôte. Les pays dotés de politiques et de mesures de libéralisation plus favorables ont tendance à avoir une part plus importante du flux d IDE par rapport à leur PIB. A l aide des données disponibles sur la balance des paiements portant sur les flux d investissement direct à l étranger, nous pouvons établir un autre critère de sélection, en calculant le ratio de l investissement net à l étranger par rapport au PIB nominal. Partant du principe qu un faible revenu national 12 s accompagne d une déficience concernant l épargne domestique, l importance de l investissement à l étranger est particulièrement pertinente pour les pays africains à bas revenus. En outre, dans ce cas, l investissement direct à l étranger net devrait être considéré comme un élément important de financement non générateur de dette dans la balance de paiements, sur laquelle les politiques devraient se concentrer. Cet indicateur pourrait également fournir des informations concernant la présence ou l absence de politiques fructueuses destinées à attirer les capitaux étrangers à partir de l étranger, peu importe si l agent économique investissant ou résidant à l étranger est un membre de la diaspora ou non. IDE net (milliards de dollars US) (3) Formation brute de capital (milliards de dollars US) Envoi de fonds par habitant (stock de migrants) (E/SM) IDE net en % du PIB Formation brute de capital en % du PIB (2006) (FBC/PIB) IDE en % du FBC (2006) (IDE/FBC) Indice de performance IDE (2006) (IP IDE) , % , % , % % , % , % , % % % % , % % % % , % % % % (1) Factbook sur la migration et les envois de fonds, Banque Mondiale (à l exception de la RDC et de l Angola - FIDA, 2006); (2) Base de données des indicateurs de développement mondiaux, avril 2007, Banque Mondiale (3) Rapports de consultation au titre de l Article IV, FMI; (4) 2005 à l exception de l Angola et de la RDC) 12 Il s agit d une caractéristique économique que l on retrouve dans la plupart de ces pays. 17

19 2 Vue d ensemble des flux issus de la diaspora La comparaison de ces ratios à travers les pays et l analyse des raisons pouvant expliquer ces estimations obtenues à partir du calcul de ce ratio pourrait également être une voie possible pour jeter un rapide coup d œil à la bonne volonté et à la capacité de différents pays de soutenir des politiques économiques capables de développer et de conserver un environnement favorable pour attirer, au fil du temps, d importants flux d investissements générateurs de revenus à partir de l étranger et provenant de sources domestiques. Cependant, ce sujet doit être analysé en détails à un stade ultérieur de cette recherche. Parmi l échantillon des pays inclus dans le présent rapport, nous découvrons que ce ratio va d un niveau très faible au Cameroun (0,1 %) et au Kenya (0,2 %) pour atteindre un chiffre assez élevé au Cap-Vert (10,2 %) Indice de performance en matière d IDE Un autre indice intéressant figurant dans le tableau 4 cidessus est l indice de performance des flux d IDE entrants calculé par la CNUCED, un instrument utilisé pour comparer la performance relative des pays pour attirer des flux d IDE. Il classe les pays en fonction de l IDE qu ils reçoivent par rapport à leur taille économique 13. Un indice supérieur à un autre indique que le pays reçoit davantage d IDE par rapport à sa taille économique relative étant donné son PIB relatif. Ainsi, cela fait ressortir l influence qu exercent des facteurs autres que la taille du marché sur l IDE, en partant du principe que, d autres éléments étant égaux, la taille est la ligne de référence pour attirer les investissements 14 Comme cela est indiqué dans ce tableau, cet indice correspond favorablement avec le ratio IDE/PIB Formation brute de capital en tant que part du PIB (FBC/PIB) L indicateur FBC/PIB se rapporte à l ajout brut au stock de capitaux dans l économie, fruit d investissements dans de nouvelles usines et de nouveaux équipements, sans prendre en compte la dépréciation du capital. Le ratio du FBC se rapportant au PIB reflète la capacité d une économie à diriger une partie significative des dépenses totales vers l investissement. Couplé à la disponibilité et à la qualité du capital humain, l investissement est un moteur clé de la croissance économique. Puisqu il provient principalement du secteur privé, son comportement pourrait être interprété comme un indicateur de la réussite relative ou de l échec des politiques économiques pour attirer des investisseurs ; à savoir conserver un taux de retour sur investissement relativement élevé et un environnement des entreprises où les risques sont faibles. Il est à noter que les pays tels que le Cap-Vert, le Sénégal et la Gambie, affichant un niveau élevé de formation de capital, présentent également un ratio E/PIB élevé. La Gambie et le Cap-Vert affichent également un ratio IDE/PIB élevé. Ce n est pas le cas, par exemple, de l Angola et de Madagascar, où le FBC est plutôt faible lorsqu on le compare au ratio IDE. Dans le cas de l Angola, cela pourrait être le résultat d un niveau élevé d IDE concentré sur le secteur des hydrocarbures Cible des flux de fonds provenant de la diaspora Déterminer la cible des flux provenant de la diaspora à partir de la communauté de la diaspora ASS représente une tâche ardue étant donné l insuffisance des données disponibles et le fait qu une grande partie de ces flux se fasse par le biais de canaux informels et par conséquent ne soit pas incluse dans les statistiques officielles. Cette tâche est rendue plus complexe par les limites conceptuelles des définitions utilisées pour capturer ces flux qui se focalisent généralement sur les transferts résultant des activités liées au travail dans le pays hôte, sans se soucier des transferts à des fins d investissements en portefeuille et en prises de participations dans les économies locales. Un certain nombre d études ont révélé que la cible des flux d envois de fonds venant de la diaspora englobe un large éventail de domaines incluant: 1. Les transferts monétaires à destination des familles, à des fins de consommation pour améliorer le niveau de vie et pour faire face aux dépenses de la vie socioculturelle (naissance, mariage, décès) 2. Les éléments associés aux investissements dans le capital humain (ex: dépenses médicales et d éducation permettant d améliorer les compétences et les connaissances de la main-d œuvre) Investissements dans l immobilier 4. Activités générant des revenus ou des emplois Investissements dans les capitaux étrangers (ou investissements dans les actifs immobilisés) permettant d améliorer la formation en capital du pays, pour les très petites entreprises familiales ou les moyennes et grandes entreprises; Investissements en portefeuille, principalement les fonds communs de placement investissant dans les instruments à revenu fixe et les actions. Concernant la cible de ces flux, les résultats rapportés au cours d études réalisées en Amérique Latine révèlent que jusqu à 80 % de ces flux sont dédiés à la couverture des besoins quotidiens et des dépenses des ménages, 5-10 % supplémentaires sont utilisés pour investir dans le capital humain (Sanders 2003a et Suro 2003). Pour les pays AS, les données disponibles ne facilitent pas toujours la différentiation statistique entre la consommation et l utilisation de l investissement de ces flux pour tous les pays. Les enquêtes menées sur les membres de la communauté de la diaspora africaine au Royaume-Uni ont rapporté que 82 % de la diaspora kenyane au Royaume-Uni utilisent des envois de fonds à des fins de soutien (Africarecruit 2006) et ce pourcentage tombe à 70 % pour la diaspora tanzanienne (Africarecruit 2008). 13 L indice de performance des flux d IDE entrants d un pays n est obtenu en divisant l IDE relatif de ce pays (IDEn/IDErégion) par son PIB relatif (PIBn/PIBrégion) 14 Ces autres facteurs peuvent être divers, allant du climat des affaires à la stabilité économique et politique, à la présence de ressources naturelles, aux infrastructures, aux compétences et aux technologies, etc. 15 Les éléments 1 et 2 sont généralement regroupés dans la composante consommation à des fins d envois de fonds. Les termes Assistance à la famille et soutien sont également utilisés pour faire référence à cette catégorie. 18

20 FDI ODA & Aid Remittances Figure 3: Ventilation du volume de transfert par poste de dépenses Transfer en % Maroc Sénégal Mali Comores Assistance Familiale Immobilier Investissement Une étude récente menée par la Banque africaine du 16 développement sur les migrants originaires de quatre pays (Maroc, Mali, Sénégal, les Comores) résidant en France montre 14 que ce pourcentage varie car il est seulement de 5 % pour le 12 Sénégal contre 18 % pour le Mali (Figure 3) Tableau 4: Activités économiques 6 Pays hôte des Ghanéens 4 D UK US 2 Compte d épargne dans une banque Prêt hypothécaire Petite entreprise familiale ou Ghana entreprise commerciale Prêt pour préserver une entreprise Kenya Prêt étudiant Nigeria Plan de retraite Crédits Inde par espèce à destination de la famille pour de petits investissements Autres Source: Banque africaine de développement (BAD, 2007) n=111 (Allemagne); n=229 (Royaume-Uni); n=174 (Etats-Unis); *Basé sur des réponses à choix multiple Source: Oroczo, 2005 Enfin, une étude réalisée parmi la diaspora ghanéenne aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne a rapporté que 40 % des personnes ont répondu qu elles envoyaient de l argent pour d autres activités (Oroczo 2005). Les données figurant dans le tableau 4 indiquent qu entre 18 et 20 % des Ghanéens vivant respectivement en Allemagne et au Royaume-Uni, réalisent des transferts pour des petites entreprises et des entreprises commerciales au Ghana tandis qu environ 5 % dans les deux pays envoient de l argent pour rembourser des prêts contractés pour préserver une entreprise. En se basant sur ces résultats, nous pouvons supposer sans risque qu environ 10 % des flux provenant de la diaspora à destination de la région ASS sont dirigés vers des investissements productifs (générant des revenus et des emplois) Notation des pays basée sur des données quantitatives Le tableau 5 ci-dessous fournit un résumé de l ensemble des indicateurs macroéconomiques qui s efforcent de refléter la liste d un certain nombre de pays de cette région qui attirent les flux de leur diaspora respective et qui les dirigent vers des investissements dans le secteur privé. Comme cela a été indiqué plus tôt, ils incluent: Des envois de fonds en tant que part du PIB et des envois de fonds par habitant du stock de migrants pour mesurer l ampleur relative des flux d envoi de fonds provenant de la diaspora IDE en tant que part du PIB et de l indice de performance IDE pour refléter l attractivité d une économie envers l investissement direct à l étranger en général Formation brute du capital (FBC) en tant que part du PIB indiquant la capacité d une économie à diriger une partie significative des dépenses totales vers l investissement. Tableau 5 : Notation des pays basée sur des critères quantitatifs E/SM E/PIB IDE/PIB IDE PI FBC/PIB Cap-Vert Nigéria 3, La Gambie 1, Angola 1, Maurice 1, Togo Sénégal 1, Rép. dém. du Congo 1, Ghana Afrique du Sud Kenya 1, Madagascar Ethiopie Côte d Ivoire 1, Guinée Bissau Cameroun Mali Pays ASS

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