LA SECURITE INCENDIE DES EQUIPEMENTS TECHNIQUES

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1 DOSSIER TECHNIQUE LA SECURITE INCENDIE DES EQUIPEMENTS TECHNIQUES Avril 2002 Commission Techniques de Sécurité Physique CLUB DE LA SECURITE DES SYSTEMES D INFORMATION FRANÇAIS 30 rue Pierre Semard, PARIS Tél : Fax : Web : https://www.clusif.asso.fr

2 Remerciements Le CLUSIF tient à mettre ici à l'honneur les personnes qui ont rendu possible la révision de ce document, tout particulièrement : ADKHIS André FRANCE TELECOM ASTIER Thierry CSC BERGERON Robert CAP GEMINI ERNST & YOUNG BOST Jean-Marc BOUVARD Virginie NOBLET COLLIGNON Muriel IBM DELCOURT Gilles APEI GANDOIS Jean-Claude LEGRAND JOLICART Guillaume AQL LECLERC Michel JERLAURE RENARD Christian ST Paul International Insurance Company Ltd ROY Denis SYMANTEC La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

3 Table des Matières 1. Introduction Principe de l Incendie : le Triangle du Feu Les causes Sécurité du Bâtiment L'environnement naturel et artificiel Les structures du bâtiment Résistance au feu Réaction au feu Pictogrammes de Sécurité Situation et Compartimentage La situation des locaux sensibles Le compartimentage des locaux sensibles Protection vis-à-vis de l'extérieur Aménagement intérieur des locaux Sécurisation des baies Sécurisation des câbles Faux Planchers et Faux-Plafonds Installations de Détection Incendie Les détecteurs d'incendie Différents types de détecteurs Choix du type de détection Le tableau de signalisation La signalisation des détecteurs non visibles Asservissement des dispositifs annexes La réception et la maintenance périodique de l'installation Compatibilité électromagnétique des systèmes de sécurité La protection contre les parasites électriques La protection foudre des systèmes de sécurité incendie Systèmes d extinction Les systèmes d'extinction manuels Extincteurs mobiles Robinets d'incendie armés (R.I.A) Les installations fixes d'extinction automatique Installations d'extinction à CO2 (cf. fig. 5.3) Les installations d'extinction au halon Dispositifs d'extinction de substitution au halon Installations d'extinction au FM 200 ou à l Inergen Installations d'extinction automatiques à eau (sprinklers) Installations à brouillards d eau En cas d'impasse Prévention de l environnement Le stockage de matières inflammables Les déchets divers L'interdiction de fumer L'aménagement, le nettoyage et l'entretien des locaux et installations Réaménagement et extension Exploitation et contrôles La protection des documents ou supports La sécurité des issues Le désenfumage Le plan de sauvetage des matériels La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

4 7.5. Responsabilités et obligations Vérifications et suivi Mesures conservatoires Formation et Information du Personnel Introduction Obligations légales en matière d information et de formation Informations générales Spécifications et Réglementations Bibliographie Annexes Extraits du Code du Travail Récapitulatif des normes La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

5 Préambule L'étude des risques informatiques est une nécessité pour les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d'activité. Pour conserver la disponibilité des systèmes d information, il est nécessaire de protéger l ensemble des moyens contribuant au bon fonctionnement des systèmes : les salles des serveurs, les locaux techniques, les liaisons, les équipements de bureaux, les postes de travail, les équipements d environnement. Des moyens appropriés devront être installés pour garantir la sécurité la sécurité incendie des équipements techniques, objet du présent document. En effet, il apparaît que l'importance stratégique du bon fonctionnement du système d'information dans la vie de l'entreprise est trop souvent sous-estimée. Les usagers pensent, en premier lieu, aux dommages matériels et à leurs conséquences directes, mais omettent très souvent, volontairement ou non, de prendre en compte les dommages de type immatériel (fraude, sabotage). D'une manière générale, ces mêmes usagers surestiment leur capacité de reprise après sinistre. L'expérience, à travers les sinistres observés, la nature des scénarios et la répartition des pertes, prouvent bien que la situation est relativement mal perçue. Il est, par ailleurs, constaté que le niveau de sécurité des sites informatiques est faible d'une manière générale, et plus spécialement pour les sites équipés de petits ou moyens systèmes. Mais, cet état de fait est rarement perçu dans toute son ampleur par les Directions Générales des entreprises concernées, insuffisamment ou mal sensibilisées aux risques informatiques. La qualité principale d'un système de sécurité réside dans la cohérence des moyens mis en oeuvre et dans leur adéquation aux menaces recensées, afin d'éviter qu'un sinistre, de quelque nature qu'il soit (Accident, Erreur, Malveillance), ne puisse profiter des failles pour se réaliser. Il convient donc d'adopter une démarche méthodique d'analyse et de réduction des risques, de type MARION 1, MEHARI 2 ou toute autre méthode, afin d'avoir une vision globale, cohérente et objective de la sécurité. Ceci revient à prendre conscience et connaissance des risques encourus en cas de sinistre et définir les mesures à mettre en oeuvre en fonction des enjeux et du budget que l'on peut y consacrer. La protection incendie, objet de ce livret de recommandations, n'est qu'un facteur parmi d'autres et il conviendra de respecter la cohérence de l'ensemble pour augmenter le niveau de sécurité de l'entreprise informatisée. 1 Méthodologie d'analyse des Risques Informatiques et d'optimisation par Niveau, développée par l'apsad (Assemblée Plénière des Sociétés d'assurance Dommage) et le CLUSIF (Club de la Sécurité des Systèmes d Information Français). 2 MEthode Harmonisée d Analyse des Risques Informatiques. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

6 1. Introduction En introduction à ce document traitant de la sécurité incendie, il nous a semblé important de rappeler quelques principes Principe de l Incendie : le Triangle du Feu Le principe de base de la combustion, ou de l incendie, repose sur la combinaison de trois éléments : Un combustible (carburant, dans le cas d une combustion volontaire, ). Un comburant (oxygène de l air, ). Une source de chaleur (échauffement de câbles, étincelle, ). Ainsi est construit le Triangle du Feu, représenté dans le schéma ci-dessous : Combustible Comburant Chaleur La réunion de ces trois éléments est la condition sine qua non pour que la combustion se produise, le comburant le plus connu et omniprésent étant l oxygène de l air. Par opposition, le principe de l extinction incendie repose sur l élimination d au moins un de ces trois éléments. Le combustible est malheureusement dans l incendie, l élément que l on souhaite protéger ; il est donc difficile de l éliminer, mais l incendie s arrêtera au pire lorsqu il aura totalement été consumé. La chaleur est également difficile à éliminer puisque cet élément est produit par l incendie lui-même par des réactions en chaîne. L eau, l agent d extinction le plus répandu, agit sur la chaleur, mais également sur le comburant en limitant les contacts du combustible avec l air par exemple. L élimination du comburant reste le principe d extinction le plus facile à mettre en œuvre. Il s agit d étouffer le feu en chassant l oxygène, ou tout autre comburant, par un gaz inerte de remplacement ou une substance incombustible. Les trois éléments du feu sont très souvent réunis dans les salles serveurs, d où la nécessité de prendre des mesures appropriées. Le feu peut emprunter toute voie qui s offre à lui : canalisations, gaines de ventilation, faux planchers, faux plafonds, etc. Certains incendies récents et fortement médiatisés sont dus, en partie, à la propagation du feu le long des chemins de câbles. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

7 1.2. Les causes L'incendie des salles serveurs peut naître sur place ou bien résulter de la propagation d'un feu ayant pris naissance ailleurs. Dans les salles serveurs, les causes les plus fréquentes d'apparition d'incendie sont les suivantes : L installation défectueuse ou inadaptée. (électricité, chauffage, fluides ). Le non-respect ou l absence de consignes de sécurité. Le mauvais entretien des différents éléments. La malveillance et le sabotage. Quelques exemples : Surchauffe des câbles : - Empilement de prises multiples. - Nombre excessif d équipements raccordés sur un même câble. - Branchement en série et non parallèle des baies. - Courts-circuits. Forte concentration de câbles dans les faux planchers. Poussières (rappel : le risque apparaît dès qu il y a une concentration de poussière se situant entre 20g/m 3 et environ 1 kg/m 3, avec une granulométrie inférieure à 300 µm). Actes de négligence ou de laxisme, tels que : - Cigarettes mal éteintes. - Effet loupe sur une poubelle. - Portes laissées ouvertes. - Absence de nettoyage. - Appareils non utilisés laissés sous tension. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

8 2. Sécurité du Bâtiment La sécurité des locaux sensibles doit s'étudier en fonction de leur environnement 3. C'est la raison pour laquelle la protection contre l'incendie fait partie intégrante d'un projet de construction ou de rénovation. Ensuite, il convient de vérifier périodiquement que les mesures prises lors de la conception sont toujours adéquates et efficaces, compte tenu des modifications intervenues. Toutefois, une amélioration ultérieure des mesures de prévention/protection entraîne souvent des difficultés ainsi que des surcoûts importants avec parfois des points faibles irrémédiables. Les références des textes réglementaires sont fournies en annexe. Les différents facteurs qu'il convient de prendre en compte sont les suivants : 2.1. L'environnement naturel et artificiel Le choix de l'emplacement du bâtiment doit être soigneusement étudié. En particulier, il est recommandé de faire procéder à des analyses périodiques par un organisme spécialisé, des facteurs de danger extérieur sur le bâtiment lui-même et sur les installations informatiques. Il convient d'adopter une démarche cohérente visant à prendre en compte d'autres risques que le risque spécifique incendie. En particulier, pour la sécurité incendie, il faut veiller à : La position relative par rapport à un environnement susceptible de favoriser la naissance et l expansion d un incendie. (point de feu, charge calorifique, etc.). La qualité du terrain (séismes, avalanches, etc.) et les caractéristiques climatiques. (foudre, tempête, neige, vent, inondations, etc.). Les nuisances liées à l'air, accidentelles ou permanentes. (toxicité, corrosivité, poussières, présence d usine à risques, etc.). La protection contre la foudre pour le bâtiment (paratonnerre ou cage de Faraday) et les équipements informatiques (parafoudres ou éclateurs). Les phénomènes électriques et magnétiques (lignes à haute tension, radars, etc.), les bruits et vibrations. L environnement humain : risques de vandalisme, de sabotage, de blocage, sociaux. La proximité des secours, l accessibilité des locaux. En ce qui concerne la protection contre l'incendie, il convient de s'assurer que le dépôt de matières inflammables (liquides divers, gaz, etc.) est distant d'au moins 500 mètres du bâtiment. (propagation par rayonnement, chute de brandons enflammés, écoulement de liquides inflammables, etc.). Quand le choix de l emplacement a été décidé au préalable, que faire contre les risques inhérents à l environnement? Plusieurs étapes sont à envisager : 3 L'ensemble des mesures concernant la conception, l'architecture, les structures et l'environnement du bâtiment abritant les salles serveurs fait l'objet d'un livret de recommandations spécifiques. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

9 Analyses des risques. Mise en place de moyens de prévention et de détection. Elaboration de règles de sécurité Les structures du bâtiment Les structures du bâtiment (murs, plafonds, charpente, etc.) peuvent devenir un facteur aggravant de risque lorsqu'un incendie se déclare et constituent donc un point primordial. Il convient donc de vérifier que les règles de l'art, en matière de choix des matériaux, leur constitution et leur mise en place, sont bien appliquées. Autrement dit que les éléments de construction répondent à certaines caractéristiques de résistance au feu et de réaction au feu, deux notions qui constituent le comportement au feu. Les pictogrammes de sécurité illustrent ces deux notions Résistance au feu (Article R121-2 du Code de la Construction - Arrêté du 21 avril 1983) Les critères permettant de déterminer le degré de résistance au feu des éléments de construction sont les suivants : Critère n 1 : résistance mécanique. Critère n 2 : étanchéité aux flammes et aux gaz chauds ou inflammables. Critère n 3 : isolation thermique (échauffement de 140 C pour la face non exposée). Les éléments résistant au feu sont classés en trois catégories: Stables au feu (SF), lorsqu'ils satisfont au critère n 1. Pare-flammes (PF), lorsqu'ils satisfont aux critères n 1 et 2. Coupe-feu (CP), lorsqu'ils satisfont aux critères n 1, 2 et 3. Dans chaque catégorie, le classement s'exprime en degré en fonction du temps pendant lequel les éléments ont satisfait aux différents critères, les degrés de résistance au feu sont : 1/4h, 1/2h, 3/4h, 1h, 1h½, 2h, 3h, 4h, 6h. Par ailleurs, il existe des classements concernant l aptitude des gaines ou conduits à ne pas affaiblir la résistance au feu de parois traversées : Pare-flammes de traversée. Coupe-feu de traversée Réaction au feu La réaction au feu est caractérisée par plusieurs notions : Combustibilité : quantité de chaleur dégagée au cours de la combustion. Inflammabilité : présence de gaz inflammables. Dégagement de fumées ou de gaz corrosifs, qui contribuent à augmenter les dommages lors des incendies à des températures élevées (sup à 450 C). La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

10 Le système des euroclasses, entériné le 8 février 2000, intègre la troisième notion précitée qui n était pas considérée dans le «classement M» (M0 à M4) en vigueur jusqu à cette date en France 4. Le système des euroclasses est destiné à remplacer graduellement le «classement M». La coexistence des systèmes national et européens se terminera lorsque seront retirées de la réglementation les prescriptions fondées sur le «classement M» et que seules subsisteront celles formulées sur la base européenne. La décision des euroclasses partage en deux ensembles l univers des produits sur lesquels pèse une exigence de réaction au feu : Les revêtements de sol A1 FL à F FL (FL pour floorings). Les autres produits A1 à F. La décision de la commission de 1994 vient d être remplacée par la décision du 8 février 2000 qui entérine le système des euroclasses qui va, petit à petit, remplacer le système antérieur. 4 Les classes françaises caractérisent la réaction au feu de M0 incombustible à M4 facilement combustible ((Article R121-3 du Code de la Construction - Arrêté du 28 août 1991). La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

11 Le tableau ci-après donne le type d essais par euroclasse : Classes Autres produits Classes Revêtements de sol F Aucune performance de réaction au F FL Idem classe F feu déclarée E - Essai à la petite flamme avec E FL - Essai à la petite flamme observation de la chute de gouttes enflammées qui fait l objet d une classification additionnelle D - Essai à la petite flamme avec D FL - Petite flamme des seuils plus sévères que pour E. - Panneau radiant (éclairement critique supérieur ou égal à - Essai SBI 5 C - Essai à la petite flamme avec les mêmes seuils que pour la classe D - Essai SBI : seuils plus sévères que pour la classe D B - Essai à la petite flamme avec les mêmes seuils que pour les classes D et C - Essai SBI A2 - Essai SBI, performances permettant un classement en B. - Bombe calorimétrique ou petit four réel. (Le choix réel entre ces deux essais dépend de la composition du produit). A1 - Bombe calorimétrique et petit four. - Dans certains cas, SBI en variante, avec des seuils plus exigeants que pour B. Pas de classification additionnelle. 3 kwm -2 C FL - Petite flamme - Panneau radiant (éclairement critique supérieur ou égal à 4,5kWm -2 B FL - Petite flamme - Panneau radiant (éclairement critique supérieur ou égal à 8 kwm -2 Même esprit que la classe A2 - Panneau radiant - Bombe calorimétrique ou petit four A2 FL A1 FL Deux essais : - Bombe calorimétrique - Petit four Pas de classification additionnelle Normes d essai : Pr EN ISO 1716, bombe calorimétrique ; pr EN ISO 1182, petit four ; Pr EN SBI, objet isolé en feu ; Pr EN ISO , panneau radiant ; Pr EN ISO , petite flamme Les produits à faible contenu organique qui sont classés M0 se retrouveront dans l une des deux euroclasses de non-combustibilité A1 et A2 (ou A1 FL et A2 FL ) Compte tenu du fait qu'une simple modification d'une paroi ou un aménagement défectueux suffit à déclasser un matériau notamment vis-à-vis de la résistance au feu, il est important de procéder à une vérification périodique par un organisme spécialisé (bureau de contrôle) de la qualité de la construction. Par ailleurs, il est fortement recommandé de disposer, notamment pour les grands centres informatiques, d'un bâtiment entièrement dédié à cet effet et ne contenant que des locaux informatiques. Un récapitulatif des différentes normes est fourni en annexe. 5 SBI : Single Burning Item : (objet isolé en feu). La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

12 Pictogrammes de Sécurité Produits s'enflammant très facilement même en dessous de 0 C, à l'aide d'une source d'inflammation. F+ - Extrêmement Inflammable Leur manipulation doit se faire loin des flammes, des étincelles ou de toutes sources de chaleur. Leur stockage doit s'effectuer à l'écart des comburants. F - Facilement Inflammable Produits s'enflammant facilement, à température ambiante (moins de 21 C), grâce à une source d'inflammation. Solides ou liquides pouvant exploser sous l'effet d'un choc, d'un frottement, d'une flamme, d'une étincelle ou de la chaleur. E - Explosif Substances activant les combustions et pouvant donc favoriser, voire provoquer un incendie. O - Comburant Elles doivent être séparées des combustibles. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

13 3. Situation et Compartimentage 3.1. La situation des locaux sensibles Il est recommandé de ne pas installer les salles serveurs en sous-sol par suite du risque possible d'inondation, d'accès difficile pour les secours et d'évacuation délicate des fumées. Il est préférable d'éviter les étages élevés d'un bâtiment. Le dernier étage présente des risques particuliers : Problème d'étanchéité de la terrasse ou de la toiture. Risque d'incendie par communication en provenance des étages inférieurs. Transmission de fumées par les cages d'escalier ou d'ascenseur, les façades et par les galeries de conduites ou de câbles. Il est préférable d'installer les salles au rez-de-chaussée, à condition qu'elles soient le cœur hermétique d'un anneau protégé (notamment vis-à-vis du risque d'intrusion) ou mieux encore au premier étage. Par ailleurs, le site devra être peu connu et pas repérable de l'extérieur. Les éléments à prendre en compte sont les suivants : Evacuation des personnes en cas d alerte incendie. Extraction des fumées. Inondations. Foudre. Accès des secours. Environnement (locaux à risques, proximité de masse combustible ). Facteur humain. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

14 Le tableau suivant donne une synthèse des principaux risques et les parades associées : Risques Manque de signalisation Panique Blessés Fumées Effet cheminée Manque d étanchéité Perturbations électriques. Foudre. Dégâts des eaux : Canalisations. Montée d eau. Infiltrations. Parades Respect des normes. Formation. Gaines recoupées. Eviter l implantation en sous-sol et préférer le cœur de bâtiment avec évacuation autonome. Assurer l'étanchéité dès la première alarme. Aide spécialisée pour s assurer que les facteurs de risque de propagation ont été évacués. Prévoir le centre du bâtiment. Pas de passage de canalisations au-dessus du matériel sensible. Analyse du flux des fluides. Détection des fuites potentielles Le compartimentage des locaux sensibles Le moyen le plus efficace pour éviter l'extension d'un incendie consiste à réduire le potentiel calorifique susceptible de s'enflammer en même temps. Pour ce faire, il convient de procéder à un compartimentage (ou cloisonnement) des locaux afin de limiter le risque de propagation du feu par les revêtements des plafonds et murs, les aménagements et les équipements des salles serveurs et des locaux attenants ou voisins en utilisant des matériaux appropriés (cf. chapitre 2). Le compartimentage devra tenir compte des risques, des enjeux (valeur des contenus) et des spécificités des locaux (avec ou sans personnel, type de contenu, etc.). Dans le cas d'un nouveau site ou d'aménagement d'un site existant et si la construction le permet, il est recommandé de mener, avec un organisme spécialisé, une étude complète et cohérente prenant en compte d'autres risques (risque intrusion, ) afin de hiérarchiser les locaux, en définissant une structure en anneaux compartimentée avec des zones classifiées et disposant de systèmes de détection et d'action efficaces et adaptés. Cette méthode de compartimentage est souvent la seule solution pour protéger efficacement les centres informatiques situés dans des bâtiments anciens ne présentant pas toutes les garanties de sécurité exposées au chapitre précédent. Il convient également de compléter les moyens à mettre en oeuvre pour se protéger de l'environnement extérieur (propagation d'un feu) par un cloisonnement limitant la propagation d'un sinistre dans les locaux informatiques. Il est recommandé de s assurer que les locaux à proximité des salles serveurs ne sont pas encombrés, d éviter de mettre tous les serveurs dans la même pièce et d éviter, au maximum, de stocker les consommables dans la salle des serveurs. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

15 Protection vis-à-vis de l'extérieur Les salles serveurs doivent être séparées des locaux attenants par des cloisons coupe-feu au moins une heure et demie, éventuellement deux heures (mur séparatif ordinaire - M.S.O. 6 et si possible quatre heures (mur séparatif coupe-feu - M.S.C.F. 7 en fonction de l'importance des contenus et surtout du risque de propagation d'un incendie ayant pris naissance à l'extérieur des locaux. De la même manière, les autres locaux tels que les salles de saisie des données, salles de préparation, locaux de sauvegarde et de stockage, locaux d'environnement (climatisation, alimentation électrique) doivent être pris en compte. Il convient de mettre en place des dispositifs d'obturation automatique, de degré coupe-feu, des ouvertures verticales pratiquées dans les murs et cloisons 8 sous forme de portes coupe-feu (P.C.F.) rendues étanches aux fumées froides par la présence de joints adaptés. Il est recommandé, notamment de disposer de portes coupe-feu doubles lorsqu'elles équipent des murs séparatifs coupe-feu et des portes coupe-feu simples pour les murs séparatifs ordinaires présentant un degré coupe-feu d'une heure et demie ou pare-flamme de deux heures. Ces portes coupe-feu devront être asservies à la détection incendie. Les matériaux choisis pour réaliser les compartimentages doivent présenter de bonnes qualités de «réaction au feu» (de préférence M0). Les gaines de climatisation doivent elles-mêmes être en matériaux incombustibles et doivent être équipées de clapets coupe-feu automatiques asservis à la détection incendie. Par ailleurs, les traversées de câbles et canalisations dans les murs et faux-planchers doivent être obturées par des produits de même degré de résistance au feu (exemple: mastic, bourrelets, fibres de bourrage, sacs de particules isolantes, etc., résistant à des températures supérieures à 500 C) Aménagement intérieur des locaux Les cloisons et revêtements de murs ou plafonds doivent donc être réalisés en matériaux incombustibles, ou au moins difficilement inflammables. Lors de ce choix, il convient de veiller en particulier à l'isolation acoustique des matériaux employés. Le choix du faux-plancher et du revêtement de sol doit porter sur des réalisations évitant les effets électrostatiques. Quelques sociétés offrent des revêtements de sol qui, en cas d'incendie, ne dégagent que de faibles quantités de gaz corrosifs. Les revêtements de sol textiles doivent correspondre à la classe de comportement au feu M0 ou M1. Le mobilier métallique, tel que bureaux, étagères et armoires, est préférable pour l'équipement. Le garnissage des sièges ne doit pas être en PVC. Si des rideaux sont installés sur les vitrages, ils doivent être réalisés dans une matière incombustible (fibre de verre par exemple). Les centres de calcul sont habituellement équipés de lampes fluorescentes. Les selfs et condensateurs constituant le ballast logé dans les luminaires représentent un risque d'incendie quand ils sont défectueux. Il convient donc de n'utiliser pour les ballasts dans les luminaires que des selfs à protection thermique et des condensateurs résistant à la flamme et à l'éclatement. En tout état de cause, 6 Règle R15 de l'ap.s.a.d. : Ouvrages séparatifs coupe-feu règle de construction. 7 Règle R15 de l'ap.s.a.d. : Ouvrages séparatifs coupe-feu règle de construction. 8 Si les portes doivent rester ouvertes en permanence, il convient de disposer de systèmes automatiques. Dans le cas contraire, un système de rappel permanent est suffisant. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

16 il faut limiter la charge calorifique susceptible de s'enflammer au même moment et disposer de ce fait d'un espacement correct des matériels. Les poubelles doivent être métalliques et être munies de couvercles Sécurisation des baies Prévoir une extinction automatique intégrée, sur baie étanche contre les dégâts des eaux, et contre la malveillance (contrôle d accès), système de presse-étoupe pour le passage des câbles. Le produit peut-être constitué de panneaux ignifuges avec porte avant et porte arrière et climatisation dans la porte arrière Sécurisation des câbles Prévoir des installations et des circulations séparées pour les différents types de câbles. Pour les câbles de communication le tableau suivant donne les classes de réactions au feu : Classe Méthode d'essai préconisée Critère de classification Classification additionnelle A Pr EN ISO 1182 Dégagement de T, m (incombustibilité) EN ISO 1716 B EN (essai en Propagation de la flamme EN (fumées) vert sur 1 câble) EN (essai en nappe vert.) Propagation flamme Dégagement total de chaleur et vitesse de dégagement de Bv (1) EN (essai horizontal) C EN EN chaleur Propagation flamme Dégagement total de chaleur et vitesse de dégagement de chaleur Propagation de la flamme Propagation flamme Dégagement total de chaleur et vitesse de dégagement de EN (fumées) EN (fumées) chaleur D EN Propagation de la flamme EN (fumées) F Aucune performance par rapport au feu n'est demandée (1) : Classe additionnelle pour les câbles de communications installés dans des conduites ventilées Faux Planchers et Faux-Plafonds La règle R15 de l APSAD précise les mesures à appliquer en ce qui concerne les faux planchers et les faux plafonds. En particulier, il convient de veiller dans le compartimentage à ce que les cloisons soient coupe-feu du vrai plafond au vrai plancher. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

17 4. Installations de Détection Incendie Une installation de détection (cf. fig. 4.1) a pour objectif de déceler et de signaler, le plus tôt possible, tout en évitant au maximum de délivrer des alarmes intempestives, la naissance d'un incendie, afin de réduire le délai de mise en oeuvre de mesures adéquates de lutte contre cet incendie. D D B E L S D D B R D D M1 B T J M2 B Fig 4.1. : Schéma synoptique d'une installation de détection (les éléments représentés en pointillé ne sont pas obligatoires) LEGENDE : D Détecteur d'incendie L Ligne de transmission B Boucle de détection M1 Déclencheur manuel avec indicateur d'action T Tableau de signalisation M2 Déclencheur manuel sans indicateur d'action S Station centrale de télésurveillance J Dispositif d'alarme générale incendie E Dispositif de transmission de l'alarme incendie et des signaux de dérangement R Tableau répétiteur Nous allons détailler les deux organes obligatoires d'un système de détection, les détecteurs et le tableau de signalisation, ainsi que les procédures de réception et de maintenance périodique de l'installation Les détecteurs d'incendie Différents types de détecteurs Un détecteur est un appareil conçu de façon à fonctionner lorsqu'il est influencé par certains phénomènes physiques et/ou chimiques précédant ou accompagnant un début d'incendie, provoquant ainsi la signalisation immédiate de celui-ci (symbole D du schéma synoptique fig ). Les détecteurs d'incendie peuvent être classés en fonction des principaux critères suivants : La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

18 Mode de fonctionnement Le mode de fonctionnement précise la sensibilité du détecteur : - Détecteurs statiques : sensibles à une valeur déterminée d'une certaine grandeur caractéristique. - Détecteurs différentiels : sensibles à un écart déterminé entre deux valeurs d'une certaine grandeur caractéristique. - Détecteurs vélocimétriques : sensibles à une valeur déterminée de la vitesse de variation d'une certaine grandeur caractéristique. Phénomène détecté Les phénomènes détectés peuvent être la fumée, la flamme ou la chaleur. a) Détecteurs de fumée Ils réagissent aux produits de la combustion ou de la pyrolyse (particules solides en suspension dans l'atmosphère, aérosols). Les détecteurs de fumée à ionisation et les détecteurs de fumée optiques sont distingués. Détecteurs de fumée à ionisation : Ils réagissent aux produits de la combustion ou de la pyrolyse qui peuvent influer sur le courant électrique d'une chambre d'ionisation. Ils peuvent être de trois types : PONCTUEL MULTIPONCTUEL DE GAINE Ils couvrent généralement des surfaces comprises entre 50 et 80 m² jusqu'à 10 m de hauteur pour des locaux ordinaires et de 18 à 24 m² pour les salles informatiques. Un réseau de tubes, percé d'orifices calibrés est mis en dépression par un électro-aspirateur. L'air est contrôlé dans une chambre d'analyse intercalée dans le réseau. La circulation de l'air dans les gaines assure une circulation dérivée de l'air extrait dans les locaux et la chambre ionisée analyse la composition de cet air. Le détecteur multi-ponctuel peut aussi être utilisé dans les gaines d'extraction. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

19 Avantages - La sensibilité de ce détecteur est bonne. Son emploi est particulièrement indiqué dans le cas de feux couvants ou à évolution lente. - Il permet de ce fait la détection des premières manifestations d'un incendie et c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est très largement utilisé, principalement dans les salles informatiques. Inconvénients - Ce détecteur est relativement sensible aux courants d'air, aux variations d'hygrométrie et de température, à des échappements de gaz de non-combustion et à la poussière. - Ce type de détecteurs étant susceptible d avoir une micro charge radioactive (I, L, D), cet inconvénient pourrait aboutir à sa disparition. Ce type de détecteur est recommandé pour les locaux de types bureaux, zones de circulation mais est à éviter dans les ambiances agressives comme les parkings, les cuisines, les ateliers. Détecteurs optiques de fumée : Les détecteurs ponctuels réagissent aux produits de la combustion ou de la pyrolyse qui provoquent une variation de la transmission ou de la diffusion d'un flux lumineux. Leur fonctionnement est donc basé sur deux principes : - L'atténuation de la lumière par les fumées (détecteur opacimétrique linéaire ou ponctuel). - La diffusion de la lumière par les fumées (détecteur optique à diffusion). Avantages - Il permet de détecter un feu dans sa période initiale. Il est insensible aux courants d'air, dès lors que ceux-ci n'empêchent pas l'arrivée des fumées jusqu'à la sonde. - Détecteur complémentaire au détecteur ionique afin de limiter les déclenchements intempestifs. Inconvénients - Les fumées doivent avoir une opacité suffisante. La combustion de certains isolants qui ne dégagent que des gaz incolores est difficilement détectée par ce type d'appareil. - La présence d'obstacles, comme des: piliers, diminue l'efficacité de la détection. - Ce détecteur est relativement sensible aux particules en suspension. Ce type de détecteur est recommandé en présence de câbles électriques (locaux techniques) et chaque fois que la fumée dégagée est susceptible de contenir des particules. Détecteurs basés sur l analyse de l air ambiant : Ils analysent la composition de l air ambiant (détecteur différentiel). Les détecteurs de fumée à très haute sensibilité (DFHS) réagissent à un niveau d obscurcissement exprimé en % / mètre. Les DFHS ponctuels réagissent à partir de 0,1%/m et les détecteurs DFHS à aspiration à 0,05%/m. - DFHS à aspiration. Dans un détecteur à aspiration, l analyse est faite soit par un détecteur à lampe à décharge au xénon à dispersion, soit par un détecteur à technologie laser à dispersion. - Détecteurs à lampe à décharge au xénon. - Détecteurs à technologie laser à dispersion. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

20 - DFHS ponctuel. Le principe est le même que pour le détecteur optique avec prise en compte des particules entre 0,3 et 10 µm. - Procédé Vesda : procédé par aspiration de l air de la pièce (Very Early Smoke Detection apparatus). L air est aspiré et ensuite filtré et analysé. Caractéristiques DFHS Ponctuel DFHS à aspiration Vesda Surface surveillée : 40m² si non ventilée ou 25m² si ventilée. Possibilité de plusieurs seuils d alarme. Recalage automatique du seuil de référence. Ces produits ne sont pas encore installés en France. (il est prévu que la règle R7 de l APSAD s applique.) Surface surveillée : 2000 m², mais 1600 m² recommandés. Positionner les détecteurs aux endroits où la fumée est susceptible de se diriger. Recalage automatique du seuil de référence. Surface surveillée inférieure à 1600 m². Attention aux flux d air élevés. Avantages - Hypersensibilité - Analyseur de particules - Vesda : détection rapide de la fumée (agréé FM) Inconvénients - Déclenchement intempestif, d où nécessité de confirmer l alarme par deux autres DFHS de sensibilité différente. - Prix - Précautions à prendre en cas de fort flux aéraulique, de fumeurs, de travaux de soudure ou de variation importante du niveau de pollution - Vesda : surface limitée et analyse des flux d air et de la stratification de l air avant installation. b) Détecteurs de flammes Ils réagissent au rayonnement émis par les incendies. Deux familles de détecteurs existent : les détections des infrarouges et les détections des ultraviolets. La Sécurité Incendie des Equipements Techniques CLUSIF 2002

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