Applications métier avec Office

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1 Applications métier avec Office Création d applications composites avec la plateforme Microsoft Novembre 2007 Microsoft Architecture Center : Microsoft MSDN Solution Architecture Center :

2 Les informations figurant dans ce document, notamment les URL et les références aux sites Internet, peuvent être modifiées sans préavis. Sauf stipulation contraire, les sociétés, les entreprises, les produits, les noms de domaine, les adresses de messagerie, les logos, les personnes, les lieux et les événements utilisés dans ce document sont fictifs. Toute ressemblance avec des entreprises, noms d entreprise, produits, noms de domaine, adresses de messagerie, logos, personnes ou événements réels serait purement fortuite et involontaire. L utilisateur est tenu d observer la réglementation relative aux droits d auteur applicable dans son pays. Aucune partie de ce document ne peut être reproduite, stockée ou introduite dans un système de restitution, ou transmise à quelque fin ou par quelque moyen que ce soit (électronique, mécanique, photocopie, enregistrement ou autre) sans la permission expresse et écrite de Microsoft Corporation. Microsoft peut détenir des brevets, avoir déposé des demandes d enregistrement de brevets ou être titulaire de marques, droits d auteur ou autres droits de propriété intellectuelle portant sur tout ou partie des éléments qui font l objet du présent document. Sauf stipulation expresse contraire d un contrat de licence écrit de Microsoft, la fourniture de ce document n a pas pour effet de vous concéder une licence sur ces brevets, demandes de brevets, marques, droits d auteur ou autres droits de propriété intellectuelle Microsoft Corporation. Tous droits réservés. Microsoft, Windows et Win32 sont soit des marques de Microsoft Corporation, soit des marques déposées de Microsoft Corporation aux États-Unis et/ou dans d autres pays. Les autres noms de produits et de sociétés mentionnés dans ce document sont des marques de leurs propriétaires respectifs. 2

3 Atanu Banerjee Biographie des auteurs Atanu Banerjee est membre de l équipe de stratégies d architecture de Microsoft. Il a dix ans d expérience du secteur informatique, ayant travaillé auparavant sur des logiciels de gestion de chaîne logistique et de contrôle des processus. Actuellement, Atanu s intéresse aux architectures des solutions d entreprise qui exploitent les technologies de nouvelle génération pour favoriser la collaboration, l analyse, l administration des processus métier et l intégration. Dans ce contexte, Atanu a souvent affaire aux décideurs des entreprises clientes et partenaires, et aux chefs de file de l industrie et de l éducation. Atanu a rejoint Microsoft après avoir quitté i2 Technologies où il a joué plusieurs rôles pendant plus de sept ans. Il a notamment occupé le poste d architecte en chef pour la gamme de produits de gestion d offre et de demande après avoir été responsable du développement, architecte produit, chef d équipe et développeur de logiciels. Tout au long de cette période, il a écrit beaucoup de codes, conçu de nouvelles solutions et côtoyé d importants fabricants. Avant d entrer chez i2, Atanu a travaillé pour le groupe de systèmes de contrôle avancé d Aspen Technologies où il a conçu et mis en œuvre des systèmes de contrôle à modèle prédictif pour l industrie de la transformation. Il obtient son doctorat à Georgia Tech, en 1996, et est titulaire d une licence délivrée par IIT Delhi (Inde). Il habite à Redmond (État de Washington) avec sa femme et son fils. Adresse électronique : Moin Moinuddin Architecte, spécialiste de la distribution et membre de la division D&PE chez Microsoft, Moin Moinuddin est chargé de promouvoir la plateforme et les produits Microsoft auprès des architectes du secteur de la distribution. Moinuddin est amené à travailler avec les architectes des entreprises clientes et partenaires. Il a également pour mission d inciter les équipes internes à concevoir des solutions couvrant les spécificités du monde de la distribution. Pour cela, il présente aux équipes de développement produit et aux équipes commerciales de Microsoft toutes les initiatives et les développements entrepris dans ce secteur. En tant qu architecte, spécialiste de la distribution, Moinuddin rédige des livres blancs expliquant comment concevoir des produits spécialement conçus pour la distribution à partir de la plateforme et des outils Microsoft. Il joue également un rôle très actif dans les forums internationaux consacrés à l architecture. En outre, Moinuddin représente Microsoft dans le groupe ARTS de la National Retail Federation où il préside le comité chargé d établir des standards pour les entreprises de restauration. Avant de rejoindre Microsoft, Moinuddin a travaillé douze ans dans la distribution et le traitement des paiements. Il a notamment contribué au développement d une solution point de service pour le tourisme et l hôtellerie, et participé à la conception d importantes passerelles de paiement facilitant le traitement des cartes de crédit et des chèques électroniques. 3

4 Sur le plan personnel, Moinuddin habite à Bellevue, État de Washington (États-Unis) avec son épouse et ses deux enfants. Moinuddin obtient une licence d informatique à Osmania University (Inde) et une maîtrise d informatique à l Université de Caroline du Nord de Charlotte (États-Unis). Adresse électronique : Blog : Mike J. Walker Architecte, spécialiste de la finance chez Microsoft, Mike Walker est chargé de présenter et de défendre la stratégie verticale de Microsoft auprès des professionnels de la banque, des assurances et des valeurs mobilières. M. Walker veille, plus particulièrement, à ce que les établissements de services financiers du monde entier tirent pleinement parti de l approche et de la proposition de valeur de Microsoft. Pour cela, il supervise la stratégie sectorielle, le marketing, le développement des solutions et des partenariats, montre une grande capacité à rassembler et entretient de solides relations avec les dirigeants. Mike a rejoint Microsoft début Stratégiste des services financiers de formation, Mike sait articuler la transformation des entreprises autour de l informatique et appliquer cette expérience à la mise en œuvre stratégique. Avant de rejoindre Microsoft, Mike a travaillé comme architecte d entreprise dans le secteur bancaire où il a conçu des stratégies commerciales, mené une planification stratégique de l infrastructure et mis en œuvre des projets informatiques. Il a notamment participé à des mises en œuvre sur mesure, à la conception et à l administration des processus d entreprise, à l administration des applications et au choix des systèmes. Adresse électronique Blog : Rédacteur technique Jon Tobey Réviseur Dave Eriksen 4

5 Préface Les entreprises adoptent l orientation services comme principe conceptuel pour gagner en agilité et favoriser l innovation. Avec l architecture orientée services (SOA), elles sont en mesure de réagir avec efficacité aux fluctuations économiques et d adapter très rapidement leur informatique en conséquence. L orientation services consiste à décomposer les actifs informatiques en services facilement exploitables. Du fait de l orientation services, une application composite est le principal vecteur de valeur ajoutée et constitue un moyen idéal de rassembler ces services en vue de processus interfonctionnels. En théorie, les applications composites permettent de mélanger et d associer ces services ou ces composants comme des blocs. Les développeurs sont alors en mesure de personnaliser les applications assez facilement au rythme des besoins de l entreprise. Microsoft Office system 2007 fournit un ensemble de clients, de serveurs et d outils qui constituent une solide plateforme d applications. Microsoft facilite ainsi la création de solutions de collaboration, à base de rôles, faciles d emploi, et repousse les limites des applications métier et systèmes d entreprise traditionnels. Microsoft a non seulement enrichi les fonctionnalités et les outils en vue d une meilleure efficacité individuelle et collective, mais a aussi considérablement misé sur la capacité d extension et de programmation de Microsoft Office system Microsoft parle d applications métier avec Office (OBA pour Office Business Applications) et a récemment annoncé la technologie qui permet de les concevoir et de les développer 1. Ce livre est consacré aux applications composites et montre comment développer des OBA à l aide de Microsoft Office system Il explique ce qu est une application composite et présente, en détail, les différents aspects de la composition. Il passe en revue les technologies mises à disposition dans Microsoft Office system 2007 et donne quelques exemples de secteurs ayant construit des OBA au niveau des couches Présentation, Logique métier et Données. Ce livre s adresse aux architectes de solutions, aux architectes métier, aux développeurs expérimentés qui conçoivent, développent et déploient des applications d entreprise. Les exemples d OBA tirés des secteurs de la fabrication, de la distribution et des services financiers aideront les architectes de solutions à mieux appréhender les concepts à partir de scénarios concrets, propres à leurs secteurs. Le chapitre 1 présente le concept d application composite et en explique les avantages en termes d adéquation, de capacité d adaptation et d agilité de l entreprise. L auteur répertorie les pratiques recommandées à suivre pour en bénéficier pleinement. Le chapitre 2 présente Microsoft Office system 2007 comme plateforme facilitant la création d applications composites. L auteur explique le concept d OBA. Il présente les technologies Microsoft disponibles pour une utilisation optimale aux niveaux des couches Présentation, Productivité, Application et Données. Le chapitre donne, pour finir, des conseils quant à la création d une OBA. Le chapitre 3 explique comment déployer une OBA en entreprise. Il propose une méthode pas à pas de déploiement pour prendre en charge un processus métier à la fois, sans refonte majeure du système central. Il recommande aux lecteurs les pratiques à suivre dans les contextes suivants : Déploiement de sites SharePoint aux niveaux départementaux pour héberger des documents et des processus locaux 1 5

6 Connexion de plusieurs départements Connexion des processus métier aux systèmes métier Ajout de connexions de données en cas de processus interfonctionnels Connexion des processus métier à des systèmes «en périphérie» Le chapitre 4 présente un exemple d OBA capable d assurer la collaboration entre un distributeur et un fabricant. Il décrit les difficultés auxquelles une entreprise de fabrication est aujourd hui confrontée. Il explique aussi comment synchroniser la demande, l approvisionnement et le développement de produits afin d élaborer des réseaux logistiques pilotés par la demande (Demand-Driven Supply Network - DDSN) qui dynamiseront la réactivité des entreprises. Il décrit ensuite l architecture de la solution donnée en exemple. Cette dernière s articule autour de Microsoft Office SharePoint Server (MOSS) et permet à l entreprise de fabrication d atteindre les objectifs d un DDSN. Bel exemple d application composite, cette solution réunit documents, processus, règles d entreprise et schémas standards du secteur tout en permettant aux utilisateurs de retrouver l interface puissante et familière des clients Microsoft Office. Le chapitre 5 présente un exemple d OBA visant à faciliter le montage des prêts dans le secteur bancaire. Il explique le processus de haut niveau et identifie les complexités inhérentes à la mise en œuvre de la solution. Cette OBA utilise MOSS comme espace de stockage des archives et centre de gestion de tous les processus d archivage. L OBA s appuie sur Workflow Foundation pour tous les flux de travail axés sur les utilisateurs et sur Microsoft BizTalk Server pour les flux de travail globaux concernant les systèmes. Le chapitre 6 donne différents exemples d OBA à concevoir pour favoriser la collaboration entre les processus des magasins et les systèmes du siège social. Ces OBA peuvent prendre la forme de tableaux de bord pour ce qui est des processus d administration du magasin comme les promotions ou la gestion du personnel. Pour finir, le DVD qui accompagne ce document contient les éléments indispensables à la création de l OBA, décrite au chapitre 4, favorisant la collaboration sur l ensemble de la chaîne logistique. Vous pouvez retrouver ces éléments sur le site MSDN, à l adresse suivante ainsi que les documents et les decks expliquant la solution en détail. Microsoft Office system 2007 constitue une plateforme de choix pour la création d applications composites. Avec Microsoft Office system 2007, Microsoft facilite la création d OBA de collaboration, à base de rôles, qui utilisent l interface puissante et familière de Microsoft pour accéder aux applications d entreprise. Je suis très heureux de la sortie du nouveau système Office et de la venue des OBA. Je suis certain qu ils donneront à l efficacité en entreprise une nouvelle dimension. Visitez le Microsoft Architecture Center à la page et le Microsoft MSDN Solution Architecture Center à la page N hésitez pas à m écrire et à me faire savoir ce que vous pensez du livre et du nouveau Microsoft Office system Javed Sikander Directeur des architectures d entreprise Microsoft Corporation Adresse électronique : Blog : 6

7 Table des matières Création d applications composites avec la plateforme Microsoft Préface... 5 Création d applications composites avec la plateforme Microsoft... 7 Chapitre Que sont les applications composites?... 9 Introduction... 9 Processus réel et fossé de résultats Que sont les applications composites? À quoi ressemble une application composite? Quels sont les avantages de la composition et comment en bénéficier? Chapitre Microsoft Office system 2007 et autres technologies de plateforme pour créer des applications composites Introduction Microsoft Office system 2007 assure l hébergement des applications SQL Server 2005 assure l analyse décisionnelle BizTalk Server 2006 propose des services de messagerie et d orchestration Les applications métier avec Office (OBA) sont des applications composites Création d une application métier avec Office Chapitre Déploiements des applications métier avec Office dans l entreprise Introduction Étape 1 : Création de sites de collaboration pour les équipes afin d héberger des documents et des processus locaux Étape 2 : Connexion de plusieurs départements Étape 3 : Connexion des processus métier aux applications métier Étape 4 : Ajout de connexion de données en cas de processus interfonctionnels Étape 5 : Connexion de processus métier à des systèmes «en périphérie»

8 Lectures recommandées Chapitre Exemples d applications métier avec Office dans l entreprise Introduction Des systèmes connectés pour les industries manufacturières Relier les processus métier entre les entreprises Conception d une application composite pour une collaboration entre partenaires commerciaux Vue logique de l architecture Mise en œuvre de cette solution dans le cadre d une application composite73 Connexion des processus métier à l intérieur de l entreprise Conseils pour concevoir et déployer des applications composites Chapitre Applications d entreprise avec Office pour les services financiers Introduction Montage du dossier Architecture technique Exemples de scénarios Chapitre Applications d entreprise avec Office pour le commerce de détail Obtenir les informations en temps réel Applications composites pour le commerce de détail Conclusion Glossaire

9 Introduction Chapitre 1 Que sont les applications composites? Atanu Banerjee La mondialisation, la spécialisation et l externalisation exigent une collaboration très étroite de tous les participants. Cette tendance sous-entend une évolution des outils que les utilisateurs professionnels d informations utilisent pour améliorer leur perception, collaborer, prendre des décisions et des mesures. Pour la plupart, les applications métier d aujourd hui automatisent efficacement les transactions, mais ne facilitent pas la collaboration entre les domaines fonctionnels. Ainsi, les utilisateurs professionnels d informations doivent recourir à des outils de productivité personnels pour faire face aux interactions complexes nécessaires à la bonne marche de l entreprise. Cela mène inévitablement à une perte d efficacité puisque les utilisateurs doivent sans cesse passer d une série d outils à une autre et déplacer souvent manuellement les données par couper-coller. Les écarts entre les applications métier et les outils de productivité doivent donc être comblés de manière efficace, synchronisée et sécurisée. L idéal serait de réunir les différentes applications d entreprise et de permettre aux utilisateurs professionnels de collaborer en intégrant, le plus naturellement possible, les interactions complexes aux processus métier structurés. Jusqu à présent, malheureusement, cela n a pas été possible puisque les applications d entreprise actuelles, généralement monolithiques, s avèrent difficiles à modulariser. Il a donc été question de recourir à des applications composites, faciles à créer et à déployer, et capables d évoluer au rythme des besoins de l entreprise. L objectif avoué de ces solutions d entreprise est d optimiser les processus métier dans le monde réel plutôt que d automatiser des vues idéalisées de processus qui ne répondent plus aux exigences actuelles. C est certainement une intention fort louable et bien des initiatives ont été prises dans ce sens. Toutefois, il n existe encore à ce jour aucun moyen efficace d activer la modularité d applications de manière contextuelle, collaborative, conviviale, configurable et à base de rôles. Dans bien des cas, la plateforme, les outils et l architecture de conception entraînent un degré de complexité technique déraisonnable que nulle entreprise n est en mesure d assumer, les compétences actuelles n étant pas encore à la hauteur. Ce livre explique comment créer des applications composites et montre pourquoi Microsoft Office system 2007 constitue une plateforme de choix pour développer des applications de la sorte, nommées Applications Métier avec Office (OBA). Disposant d un vaste éventail de fonctionnalités de modularisation, Microsoft Office system 2007 permet de créer des applications à l aspect familier et faciles d emploi. Ce livre montre aussi comment exploiter d autres technologies de plateforme dans le cadre de la création de ces applications composites. Une architecture composite est un moyen de créer des solutions d entreprise en les assemblant à partir de composants pré-intégrés et non plus à partir de zéro. Elle fournit aussi des possibilités de personnalisation qui aident les utilisateurs à modifier aisément et rapidement des fonctions spécifiques de la solution. Ce livre explique aussi que l adoption d une architecture composite implique un profond changement de mentalité, aussi bien au niveau des fournisseurs que des utilisateurs de solutions d entreprise. Il s agit en fait d assembler les différents éléments d une maison préfabriquée, plutôt que de construire la maison de ses propres mains. 9

10 Figure 1 : La création d une solution d entreprise au moyen d une architecture libre-service s apparente à l assemblage d une maison préfabriquée. En revanche, les avantages sont considérables. La modularité fournit aux entreprises la possibilité d accroître leur agilité, leur capacité d adaptation et leur adéquation. Processus réel et fossé de résultats Analysons un processus métier type tel que présenté à la figure 2. Nous sommes dans la situation où un commercial a déjà retenu un prospect et souhaite le convertir en commande ferme. Si vous examinez de près une application d entreprise visant à automatiser les ventes, vous verrez que de grands efforts ont été apportés pour parvenir à un processus métier parfait : création du prospect, définition des critères de qualification, création de l opportunité, établissement d un devis, fermeture du devis, conclusion de la vente et finalement facturation du client. C est ce processus «parfait» qui est présenté à la figure 2. Créer prospect Créer Créer Qualifié? oppt ité devis Fermé? Conclure vente Créer facture Supprimer prospect GRC PGI Figure 2 : Processus parfait d automatisation des ventes. En réalité, tout ne se passe pas ainsi (figure 3). Pour créer l opportunité, une personne doit obtenir les caractéristiques du client et identifier la nature réelle de ses besoins. Il faut décider du bien-fondé de cette opportunité et déterminer le degré de faisabilité. Il faut évaluer le coût de la solution, au moyen d Excel vraisemblablement, etc. Bien que les processus réels ne soient pas tous pris en charge par un système PGI ou GRC, ils s avèrent indispensables et revêtent une importance capitale. 10

11 Estimer personnalisation Non structuré Identifier besoins du client Analyser faisabilité avec techniciens Évaluer la solution Décider stratégie de remise Rédiger réponse proposée Approuver réponse proposée Créer prospect Créer Créer Qualifié? oppt ité devis Fermé? Conclure vente Créer facture Supprimer prospect GRC PGI Figure 3 : Processus réel d automatisation des ventes. Il est alors dit que les applications métier traditionnelles ne parviennent pas à capturer les processus réels et que le travail réalisé par les différentes équipes constitue un fossé de résultats. Cela dépasse le cadre des processus proprement dits, et englobe des problèmes comme la recherche des informations et l accès aux données correctes pour une prise de décisions judicieuses. Au final, les investissements informatiques ne tiennent pas les promesses avancées par leurs partisans. Le fossé de résultats peut avoir des conséquences importantes pour l entreprise. Gartner, Inc. constate, dans une note de recherche intitulée «The Knowledge Worker Investment Paradox» 2, que : Dans la plupart des entreprises, 50 à 75% de l information pertinente reçue aujourd hui par les utilisateurs provient d autres utilisateurs. Plus de 80 % des ressources numériques d une entreprise ne sont pas accessibles car elles résident sur des disques durs individuels et dans des fichiers personnels. L individu détient les ressources clés de l économie du savoir, de manière tacite ou explicite, et ces connaissances s évaporent dès qu il décide de quitter l entreprise. L espace laissé entre les applications d entreprise traditionnelles et les outils de productivité utilisés par les utilisateurs professionnels d informations au quotidien est vaste. Bien des processus métier se trouvent donc affectés par le fossé de résultats. Par exemple, des processus métier tels que la planification des opérations et des ventes, la conception collaborative de produits et l introduction de nouveaux produits manquent cruellement de solutions prêtes à l emploi. Alors que les entreprises se tournent vers les éditeurs pour trouver les applications qui leur conviennent, il est difficile de trouver des progiciels répondant parfaitement à leurs besoins. Les processus sont en effet très collaboratifs, et non plus transactionnels, et l espace de la solution est constitué de données et de processus semi-structuré. 2 Note de recherche de Gartner, Inc. intitulée «The Knowledge Worker Investment Paradox», Regina Casonato et Kathy Harris, 17 juillet

12 En l absence de progiciels adéquats, les entreprises demandent des solutions personnalisées. Dans la plupart des cas, les applications d entreprise s appuient sur une plateforme d application et ne sont plus créées à partir de zéro. Le choix de la plateforme induit des implications différentes pour le département informatique qui supervise le développement des solutions et les utilisateurs professionnels qui en passent la commande. La direction informatique recherche une plateforme capable d accélérer l élaboration et le déploiement des solutions, d en faciliter la modification et l extension et de rester en phase avec les besoins de l entreprise. Les utilisateurs recherchent une plateforme qui les aide à prendre rapidement des décisions bien fondées, à respecter les stratégies de l entreprise, à réagir au plus vite aux fluctuations du marché et à mettre les besoins et les actifs informatiques en adéquation. Les solutions doivent offrir un rapide retour sur investissement et évoluer au rythme des variations conjoncturelles. Agilité, adaptation et adéquation permettent de résumer, en trois mots, les implications et les avantages à la fois des utilisateurs professionnels et des fournisseurs de solutions. Ces trois aspects constituent la trame centrale de l article intitulé «The Triple-A Supply Chain» 3 du Pr. Hau Lee. Dans cet article, Pr. Lee défend la thèse que «la rapidité et la rentabilité ne sont plus les premiers arguments en faveur d une chaîne logistique. Les meilleures d entre elles font aussi preuve d agilité et de capacité d adaptation, et veillent à la mise en adéquation de tous les intérêts des entreprises». Ce livre insiste sur le fait que l agilité, la capacité d adaptation et l adéquation sont au cœur de toutes les solutions d entreprise, pas uniquement en termes de gestion de chaîne logistique. Il faut, de plus, souligner qu une architecture composite est un moyen d atteindre ces objectifs. Ce livre montre comment élaborer des applications composites de la sorte sur la plateforme Microsoft Office system AGILITÉ ADÉQUATION ADAPTATION Figure 4 : Avantages de la règle «triple A» fournis par une architecture libre-service. Que sont les applications composites? Une application composite est une collection d actifs logiciels assemblés pour fournir une fonctionnalité métier. Ces actifs sont des composants qui peuvent être déployés de manière indépendante, activent la modularité et exploitent des fonctionnalités de plateforme spécifiques. 3 «The Triple-A Supply Chain», Pr. Hau Lee, 24 octobre, Harvard Business Review 12

13 Les individus utilisent des combinaisons d actifs pour construire des applications composites Les applications offrent un espace de stockage des actifs (instances des composants de la plateforme) Les plateformes fournissent des types de composants et des conteneurs Outils pour créer & administrer les actifs de la couche Application exploitant les fonctions de la plateforme Figure 5 : Représentation globale d une application composite. Par le passé, les actifs logiciels d une entreprise étaient généralement formés d applications métier indépendantes, monolithiques et mal intégrés les unes aux autres. En revanche, pour tirer pleinement parti des avantages commerciaux d une architecture composite, une entreprise se doit de traiter ses actifs logiciels de façon plus granulaire. Les différents niveaux de l architecture exigent d ailleurs des actifs de différentes natures : Présentation, Application et Données. Par exemple, un service Web relève de la couche Application, un cube OLAP de la couche Données et un écran de saisie de données particulier de la couche Présentation. Un inventaire des actifs logiciels ne peut pas mener, à lui seul, à des applications composites. Cela nécessite une plateforme propice à l accueil de composants, c est-àdire une plateforme offrant la possibilité de déployer des actifs de manière totalement autonome ou en combinaison. Autrement dit, ces actifs doivent être des composants, et la plateforme doit fournir des conteneurs. Les conteneurs fournis par la plateforme doivent être de type différent de façon à correspondre aux différentes couches de l architecture. Les architectures d entreprise comptent généralement trois couches : Présentation, Application (ou logique métier) et Données. La plateforme doit donc prévoir des conteneurs pour chacune d entre elles. L architecture à trois niveaux suppose toutefois des processus métier et des données structurés, où toutes les contraintes sont identifiées lors de la conception et de la création du système. De par leur nature, les applications composites considèrent que la modularité des solutions peut avoir lieu une fois les actifs construits et déployés. Elles doivent donc tenir compte de manière explicite des interactions individuelles entre utilisateurs professionnels d informations, interactions indispensables à la réalisation de tout processus métier. Ces interactions ne sont généralement pas capturées par des processus structurés ou des applications métier traditionnelles. Il est donc nécessaire d envisager un quatrième niveau, la couche Productivité, pour tenir compte de ces interactions humaines (figure 6). 13

14 Outils Métadonnées Couche Présentation Couche Productivité Actifs servant à présenter les données d entreprises aux utilisateurs Fonctionnalités de la plateforme : Archives Documents d entreprise Outils d aide à la décision Actifs servant à suivre le rythme de croissance Fonctionnalités de la plateforme : Gestion des documents Prise en charge de la collaboration et des communications Partage des informations Couche Application Couche Données Actifs servant à administrer les transactions commerciales Fonctionnalités de la plateforme : Activation de services pour les règles d entreprise/logique métier Cohérence des transactions commerciales Administration des processus métier avec processus structurés Actifs servant à administrer les données Fonctionnalités de la plateforme : ACID pour les transactions commerciales Intégration Génération d états et analyse des données Gestion des identités Figure 6 : Les quatre couches d une application composite. Les discussions traditionnelles relatives à l architecture des applications métier ont tendance à envisager la couche Application comme une connexion entre les individus et les données. Pourtant, cette dernière contient en principe une logique métier structurée. Nous voilà donc amenés à parler des architectures orientées services (SOA), des bus de service d entreprise (ESB), des architectures de composants de services (SCA) et de la plupart des autres perspectives architecturales ayant actuellement cours dans l industrie, y compris les premiers débats sur les applications composites. Toutefois, la création d une application composite oblige non seulement l architecte à considérer la couche Productivité comme un élément critique de la pile, mais à reconnaître également qu il apporte la plus grande valeur métier. Pour renforcer la comparaison entre les applications composites et la SOA, sachez que les deux favorisent la flexibilité et la modularisation. La SOA n accroît néanmoins la flexibilité qu à une seule couche : la logique métier structurée du niveau intermédiaire. Les applications composites assurent la flexibilité aux quatre niveaux. Cela dit, une application composite est un très bon moyen d extraire des informations à partir d une SOA, et d exposer les applications métier en tant que services. La prise en charge des processus interfonctionnels dans une application composite s en trouve alors considérablement facilitée. Pour concevoir une applicationcomposite, un architecte de solutions doit donc : Choisir une pile de modularité Sélectionnez un ou plusieurs conteneurs dans chaque niveau et une série de types de composants déployables dans ces conteneurs. Choisir des composants Définissez, en fonction des besoins de l entreprise, l espace de stockage d actifs à créer à partir de cette série de types de composants. Spécifier l application composite Définissez la façon dont ces actifs seront connectés pour fournir un processus interfonctionnel particulier. La plateforme doit activer ces connexions de façon à obtenir un couplage lâche. 14

15 Via un couplage lâche et des mécanismes d extension, la pile de modularité doit donner aux utilisateurs la possibilité de personnaliser les actifs et les connexions, après le déploiement. À quoi ressemble une application composite? La figure 7 représente une application composite. Il s agit, en fait, d une représentation très abstraite d une solution d entreprise, «déconstruite» selon les principes de la figure 6. Au sommet, se trouvent les utilisateurs professionnels qui accèdent aux informations et aux documents d entreprise via des portails offrant des vues spécifiques de l entreprise en fonction des différents rôles. Ils créent des documents particuliers au cours de leurs activités, qui font partie de processus métier plus vastes. Ces processus coordonnent les activités des individus et des systèmes. Les activités des systèmes sont contrôlées par le biais de règles d entreprise spécifiques qui appellent des applications métier et des ressources du système central via des interfaces de service. Les activités des individus interviennent dans le processus par le biais d événements déclenchés lors de la création ou de la modification de documents particuliers. Les règles d entreprise s appliquent ensuite au contenu de ces documents de façon à extraire les informations, les transformer et les transférer vers la prochaine étape du processus. Documents dynamiques Portails à base de rôles Plateforme d applications Serveur de portails Banque de documents Flux de travail des processus métier Règles d entreprise Interfaces de services Services d application de la plateforme Services d entreprise et applications métier Figure 7 : Décomposition d une application d entreprise. La plupart du temps, les applications métier d aujourd hui sont une collection de ressources, de processus métier codés à la main et d interfaces utilisateur figées. Il est essentiel, suite aux constatations de la section précédente, de subdiviser les solutions d entreprise en une série d actifs granulaires à assembler dans des applications composites. Vous trouvez ci-dessous une approche globale qui permet de procéder de la sorte, et une explication détaillée de chacune de ces étapes dans les chapitres à venir. 15

16 1. Décomposez la solution d un processus métier en actifs logiciels correspondants aux éléments présentés dans le tableau 1 ci-dessous. 2. Regroupez tous les actifs correspondant à un processus métier donné dans un «pack de processus» en vue de la redistribution et du déploiement. Le pack contient les métadonnées, les composants logiciels et les modèles de solution qui les associent. Il devrait aussi contenir les définitions des interfaces de service qui activeront les connexions aux autres systèmes informatiques. Ces connexions seront activées par la mise en œuvre des interfaces de service (connexion aux applications métier et aux données, par exemple). Le but est de pouvoir superposer un processus métier standardisé à un environnement informatique hétérogène. 3. Déployez le pack de processus sur une plateforme qui fournit les conteneurs pour les types d actifs dans lequel la solution a été décomposée. La plateforme doit fournir des fonctionnalités permettant de personnaliser, d adapter, de reconfigurer et d assembler rapidement les actifs. 4. Connectez les actifs inclus dans le pack de processus aux systèmes métier existants, ainsi qu aux autres ressources de l entreprise, en mettant en place les interfaces de service. Ces connexions peuvent être assurées à l aide de services Web, d adaptateurs personnalisés et même de protocoles Internet comme RSS. Tableau 1 : Liste des actifs d application utilisables lors de la mise en place d une architecture composite Documents Écrans d interface Flux de travail Activités d entreprise Règles d entreprise Schémas Connexion des données Autorisations Rapports Mesures Interfaces pour se connecter aux systèmes centraux (API de service Web) Quels sont les avantages de la composition et comment en bénéficier? Le déploiement des applications d entreprise ne doit pas perdre de vue le principe «triple A» (agilité, adaptation, adéquation). Ces avantages doivent être démontrés sous deux perspectives. Point de vue des fournisseurs de solutions (développement) Nous nous trouvons du côté de ceux qui créent une application d entreprise. Il peut s agir d un éditeur indépendant de logiciels (ISV), d un intégrateur de systèmes (SI), voire même, d un département informatique interne. Les fournisseurs de solutions s intéressent à tout ce qui les aide à concevoir, mettre en œuvre et déployer des applications d entreprise. Point de vue des utilisateurs de solutions (exploitation) Nous nous trouvons du côté de ceux qui utilisent une application d entreprise. Il s agit généralement de la division commerciale qui a commandé l application d entreprise. Les utilisateurs de solutions s intéressent à tout ce qui optimise la bonne marche de l entreprise une fois la solution mise en production. 16

17 Vous trouverez ci-dessous les avantages que l on peut raisonnablement attendre d une architecture composite, ainsi que les pratiques recommandées pour atteindre ces objectifs. Adéquation Une architecture composite doit permettre à toutes les personnes concernées d agir dans le même sens et de rester en phase. Il peut s agir d une adéquation interne (alignement des différents groupes sur les stratégies de l entreprise) ou d une adéquation externe (alignement avec les fournisseurs, les clients et les partenaires). Point de vue des fournisseurs de solutions Les solutions doivent mettre les actifs informatiques existants en adéquation avec les impératifs des dirigeants des entreprises. Point de vue des utilisateurs de solutions Les applications composites doivent être faciles à assembler afin de correspondre au mieux aux différents groupes d une entreprise, voire dépasser les frontières organisationnelles. Les applications devront souvent prendre en charge des processus interfonctionnels et faciliter la collaboration. Pratiques recommandées Les documents intraprocessus rédigés en cours de route doivent être stockées avec les processus métier auxquels ils se rapportent. Il peut s agir de processus clairement définis ou d une collaboration à la volée. Des stratégies doivent être mises en place pour assurer la gestion des documents sur l ensemble de leur cycle de vie. Les processus métier clairement définis (contrairement à une collaboration ponctuelle) doivent faire l objet d une modélisation. Les éléments utilisés sont des composants indispensables du processus de développement. Cela signifie que les définitions des processus métier sont parfaitement synchronisées avec la solution et qu elles constituent la fondation de l adéquation entre les groupes commerciaux et informatiques. Les processus métier d une entreprise doivent être en phase avec les processus métier mis en œuvre par les clients, les fournisseurs et les partenaires. Les différentes organisations doivent donc s entendre sur les processus publics et les maîtriser parfaitement. Les processus publics sont les processus métier qui définissent le comportement d une organisation vis-à-vis du monde extérieur : les interactions avec les partenaires commerciaux, par exemple. Les processus privés sont ceux qui sont internes à l organisation. La figure 8 oppose clairement ces deux concepts. En cas de processus publics, les informations concernant les contrats de niveau de service doivent être explicites. Les impératifs d intégration doivent être clairement exposés dans le contrat. Il doit y avoir une parfaite visibilité entre les frontières organisationnelles. Pour cela, il est nécessaire d échanger des données adéquates, sans se cantonner aux données transactionnelles. Il faut donc pouvoir transmettre des rapports, des analyses, des états et des informations d exception issues des processus métier. Des rapports et des mesures doivent être mis en place pour inciter tout un chacun à optimiser les performances de l entreprise, ainsi que celles des partenaires. Dans la mesure où les données circulent d un domaine organisationnel à un autre, la propriété des données doit être clairement définie et la qualité des données doit être exigée, mesurée et respectée. L intégration entre domaines organisationnels doit se faire par l adoption et le respect de standards publics adéquats. Ces standards peuvent concerner des protocoles à bas niveau (standards WS-*) ou des types de documents (RosettaNet). Dans le cas 17

18 d une intégration à base de standards, la maintenance des solutions s avère plus facile et les coûts s en trouvent réduits. Assurez une parfaite visibilité et créez des alertes pour capturer les événements qui surviennent à l intérieur et à l extérieur de l entreprise (dans le cadre des relations avec les partenaires, notamment). Internet Système central Processus privés Processus publics Processus publics Processus privés Système central Figure 8 : Distinction des processus publics et privés. Adaptation Une architecture composite doit accélérer la réactivité de l entreprise vis-à-vis des fluctuations du marché. Point de vue des fournisseurs de solutions : La plateforme d accueil des composants doit se montrer dynamique. Il doit être possible de mettre en place des points de variabilité dans la solution et de les isoler de manière à modifier ces composants sans provoquer de réaction en chaîne dans le reste de la solution. Il faut pouvoir, par exemple, modifier les règles d entreprise, les interfaces utilisateur et les processus métier. Point de vue des utilisateurs de solutions : Il doit être facile de reconfigurer les applications composites dès que l entreprise a à faire face à des fluctuations du marché. Pratiques recommandées L architecture d entreprise doit distinguer les processus publics des processus privés, comme le montre la figure 8. Ainsi, les processus privés pourront changer sans nuire aux intégrations avec les partenaires commerciaux. De leur côté, les partenaires pourront apporter les modifications de leur choix en étant complètement coupés des systèmes internes. Évitez de coder manuellement les stratégies, les configurations, les règles ou toutes autres sortes de métadonnées d entreprise. Intégrez les fonctions des applications existantes dans des interfaces de services qui peuvent être connectées à n importe quel processus métier. Des modèles de processus métier explicites doivent être isolés des mises en place de services. Il n est pas nécessaire de capturer toutes les interactions humaines dans les modèles de processus dans la mesure où la plateforme est censée assurer le routage des documents au cas par cas. Les utilisateurs professionnels doivent pouvoir définir aisément ces interactions sans recourir au département informatique, mais en respectant tout de même les stratégies de l entreprise en termes de gestion du cycle de vie des documents. Évitez le couplage étroit des processus métier avec les partenaires commerciaux. Les protocoles d intégration, les interfaces, les formats des messages ne doivent dépendre que des processus publics de vos partenaires et non de leurs processus privés. 18

19 Évitez le couplage étroit des systèmes via, par exemple, des interfaces et des connexions point à point. Plus vous réduisez les dépendances du système, plus vous avez de latitude pour apporter des modifications. Évitez de coupler étroitement les interfaces utilisateur avec les systèmes centraux. Les systèmes changeront vraisemblablement à un moment ou à un autre. Mieux vaut éviter alors d avoir à reformer les utilisateurs. Donnez-vous, de même, la possibilité de modifier les interfaces utilisateur, pour répondre à une exigence précise, sans envisager une refonte majeure des systèmes centraux. Extrayez les flux de travail des processus métier des mises en œuvre de services de l entreprise. Extrayez également les définitions des règles d entreprise des flux de travail. De cette façon, il est facile de modifier une règle d entreprise sans modifier les définitions des processus. Il est aussi facile de modifier les définitions des processus sans revenir sur la mise en œuvre d un service de l entreprise. Les organisations doivent bien distinguer les processus métier de base des processus innovants qui renforcent la compétitivité via de nouvelles technologies et des modèles de gestion. Les organisations doivent se procurer des solutions logicielles complètes et/ou exploiter les standards de l industrie pour les processus de base. Pour renforcer leur avantage concurrentiel, les organisations doivent être prêtes à déployer des solutions personnalisées ou semi-personnalisées pour les processus métier s appuyant sur l innovation. Agilité Une architecture composite doit accélérer le retour sur investissement des applications d entreprise en réduisant les délais de déploiement des solutions intégrales, en réduisant les coûts de développement et de déploiement et en exploitant les pratiques recommandées. De plus, lorsque l entreprise veut réagir rapidement aux changements ou gérer en douceur des perturbations extérieures, elle doit pouvoir modifier sans peine les applications composites pour faire face à cette nouvelle donne. Point de vue des fournisseurs de solutions : Les actifs formant une application composite doivent exploiter les standards établis qui rendent la solution facile à créer et à assembler. Point de vue des utilisateurs de solutions : Une solution d entreprise déployée doit permettre aux décideurs de prendre rapidement les décisions qui s imposent en se fiant aux flux de données en temps réel et aux outils d analyse décisionnelle dans le cadre de l automatisation des processus. Pratiques recommandées Choisissez une plateforme informatique qui réduit les délais de conception et de déploiement des solutions composites. Cette plateforme doit offrir une grande variété de composants et de conteneurs pour permettre l assemblage d un vaste éventail d applications composites en fonction des besoins des processus métier. La plateforme doit également disposer d outils de modularisation performants. Décomposez les solutions d entreprises en des actifs logiciels plus granulaires de façon à pouvoir assembler des solutions au lieu de les développer à partir de zéro. Donnez-vous la possibilité de connecter et déconnecter des services d entreprise à la plateforme lors de la création d applications composites. Cela sous-entend que les applications existantes seront exposées via des interfaces de services et qu il existe un mécanisme de gouvernance qui permette aux applications clients de s enregistrer et de se connecter aux services qui conviennent. Si les services ne nécessitent pas le suivi des clients, publiez les interfaces de services auxquelles il est possible de s abonner par le biais des applications composites. 19

20 Activez des flux d informations en temps réel (ou quasi temps réel) entre l entreprise, ses clients, ses fournisseurs et ses partenaires (comme les entreprises de logistique). Utilisez des données à jour pour automatiser les processus métier collaboratifs avec les clients, les fournisseurs et les partenaires afin d écourter les temps de réponse en cas de modification. Évitez le couplage étroit des processus métier avec des applications spécifiques. Les processus métier doivent être fluides, mais il est souvent difficile de reconfigurer une application en dehors du cadre défini par l éditeur. Pérennisez vos actifs informatiques en connectant ce qui existe déjà, en tirant plus de valeur de l existant et, au final en étendant et en faisant évoluer ce dont vous disposez déjà. 20

21 Introduction Chapitre 2 Microsoft Office system 2007 et autres technologies de plateforme pour créer des applications composites Atanu Banerjee Le chapitre 1 vous a donné une vue d ensemble des applications composites. Ce chapitre présente en détail les technologies spécifiques offertes par la plateforme dans le cadre de la conception et du déploiement d applications composites. La figure 5 du chapitre 1 montre que les applications composites doivent être déployées sur une plateforme capable d activer la modularisation. Une plateforme de modularisation doit disposer des éléments suivants : Une série de conteneurs pour chacune des couches présentées à la figure 6 du chapitre 1, ainsi que les types de composants pouvant être hébergés par ces conteneurs. Un ensemble de fonctionnalités qui assure les services de base sur lesquels les applications composites peuvent s appuyer. Dans un premier temps, ce chapitre passe en revue les fonctionnalités des différentes technologies composant la plateforme Microsoft. Il présente ensuite les différents conteneurs fournis par ces technologies. Ces applications composites sont dites applications métier avec Office (OBA) car les interactions utilisateurs ont généralement lieu via les composants client et serveur de Microsoft Office system Pour concevoir une OBA pour un processus métier complet, il convient toutefois d exploiter d autres technologies de plateforme, en plus de celles d Office. Microsoft Office system 2007 assure l hébergement des applications La nouvelle mouture de Microsoft Office, Microsoft Office system 2007, est une plateforme idéale pour concevoir des applications composites. Ce système propose non seulement l ensemble bien connu des clients Office (Word, Excel, InfoPath), mais offre aussi d autres fonctionnalités importantes telles que les services fournis aussi bien du côté des applications clientes que du serveur. Ces services ne sont pas regroupés dans un bloc monolithique, mais sont au contraire très modularisés (figure 1). Chacun dispose de ses propres interfaces de services Web. Les fournisseurs de solutions peuvent tirer parti de ces services dans les applications de leur cru, ce qui signifie que les processus métier de base peuvent parfaitement s intégrer aux clients et aux serveurs Office. Les applications composites assemblées sur cette plateforme portent le nom d applications métier avec Office (OBA). Les principaux points forts de Microsoft Office system 2007 sont répertoriés ci-dessous. Prise individuellement, chacune de ces fonctionnalités s avère déjà très performante. Mais, c est en combinant ces différentes technologies dans une seule plateforme intégrée qu une architecture composite prend toute sa dimension. Cette intégration permet de livrer et de déployer des applications composites sans entraîner un degré de complexité déraisonnable au niveau de la plateforme elle-même, des outils et de l architecture. 21

22 Site Web et infrastructure de sécurité SharePoint fournit une infrastructure commune qui permet de créer différents types de sites, tels que des sites de collaboration pour les équipes, des portails intranet et des sites Web Internet. Étroitement intégré aux services d annuaires d Active Directory, SharePoint permet aussi d assurer l authentification, de gérer les autorisations à base de rôles et d activer des relations d approbation fédérées. Formats de fichiers Open XML Ces formats permettent un traitement riche des documents côté serveur. Avec les versions antérieures de Microsoft Office, il fallait démarrer une instance de l application cliente pour conduire l analyse syntaxique d un document à l aide d un modèle d objet. Interface utilisateur extensible Il existe deux possibilités d extension de l interface utilisateur : côté serveur et côté client. SharePoint fournit un portail Web qui peut servir à héberger, côté serveur, les applications Web composées à partir d une bibliothèque de blocs de construction, nommés WebPart. Cette bibliothèque regroupe un certain nombre de composants Web prêts à l emploi et peut être étendue par des fournisseurs de solutions en cas de processus métier spécifiques. De leur côté, les utilisateurs peuvent personnaliser et étendre les applications une fois qu elles ont été déployées dans SharePoint. Contrairement aux versions antérieures de SharePoint, le cadre WebPart est désormais intégré aux constructions.net dans ASP.Net. En outre, l infrastructure de distribution des composants WebPart ayant été simplifiée, vous pouvez désormais présenter une application à base de WebPart, la déployer dans l ensemble de la ferme du site SharePoint et l administrer, sans peine, de manière centralisée. Les fournisseurs de solutions peuvent aussi étendre les applications construites dans les clients Office (Excel, InfoPath, Word) en utilisant les outils Visual Studio pour Office pour créer et personnaliser des volets de tâches, des rubans, etc. Catalogue de données métier Espace de stockage des métadonnées qui sert à définir les entités métier stockées dans les entrepôts de données des systèmes centraux, à modéliser les relations entre les entités et à définir les actions autorisées sur les entités. Recherche dans l entreprise Fonction de recherche permettant d extraire des données à partir des diverses sources de l entreprise. Flux de travail Windows Workflow Foundation (de.net Framework 3.0) a été directement intégré dans SharePoint. Ainsi, vous pouvez héberger directement le moteur d exécution du flux de travail dans le serveur SharePoint. Vous bénéficiez aussi de scénarios de base relatifs aux flux de travail, prédéfinis et prêts à l emploi dont l exemple le plus connu est le parcours d approbation des documents série-parallèle dans l ensemble de l entreprise. Cet ensemble de flux de travail peut également être étendu par les fournisseurs de solutions. Les flux de travail peuvent être déclenchés soit à partir des applications clientes Office, soit par des événements côté serveur (enregistrement d un document, par exemple). Un scénario de base peut, par exemple, couvrir la création du document par un utilisateur, la publication du document sur un site SharePoint et le déclenchement du flux d approbation. 22

23 Les fournisseurs de solutions peuvent étendre ces fonctionnalités à l aide des outils SharePoint Designer ou Visual Studio. Visual Studio s adresse aux développeurs alors que SharePoint Designer (SPD) s adresse aux analystes métier. SPD est un outil de conception WYSIWYG (tel écran-tel écrit) qui permet de créer et personnaliser des écrans et des flux de travail SharePoint. Des Assistants guident pas à pas l utilisateur tout au long de la création des flux. Les flux de travail permettent de se dissocier intelligemment du développement. Les développeurs peuvent élaborer des modules réutilisables, nommés activités, à déployer sur le serveur SharePoint. Les analystes peuvent ensuite relier ces activités les unes aux autres pour constituer des flux de travail venant à bout de problèmes spécifiques. Outre les fonctionnalités de base de Microsoft Office system 2007, il existe trois autres domaines d investissement majeurs où des scénarios de la sorte peuvent être mis en place. Ce sont les suivants. Gestion du contenu de l entreprise Gestion de divers contenus, avec une topologie unique pour le Web, les documents et les archives. Prise en charge de la gestion du cycle de vie des documents. Analyse décisionnelle Tableurs Excel, côté serveur, et composants d analyse décisionnelle (tableaux de bord, rapports, composants WebPart) intégrés au portail et connectés à SQL Server Analysis Services. Communications unifiées et collaboration Prise en charge des communications unifiées intégrée à la plateforme. Applications métier avec Office Microsoft Office system Duet Applications Office (éditeurs de logiciels) Applications MS Dynamics Applications Office (intégrateurs) Clients Office system 2007 Applications des clients Formats de fichiers Open XML Interface utilisateur extensible Office SharePoint Server 2007 Gestion du contenu Communication et collaboration Recherche Flux de travail et processus Connexion aux données métier Aide décisionnelle Site Web et infrastructure de sécurité Outils : utilisateurs, concepteurs, développeurs professionnels Applications métier, entrepôts de données, systèmes des partenaires, etc. Figure 1 : Fonctionnalités fournies par Microsoft Office system

24 XML/A ou ODBO SQL Server 2005 assure l analyse décisionnelle Outre les fonctionnalités fondamentales d une base de données relationnelle, SQL Server 2005 propose beaucoup d outils décisionnels dont trois services de base : Integration Service, Analysis Services et Reporting Services (intégration, analyse et création de rapports). Ces services mettent à disposition toute une panoplie d outils qui permettent d articuler la modularité autour de solutions d analyse décisionnelle. Il suffit ensuite de les présenter sous forme d OBA et de les déployer sur Microsoft Office system Conception L outil BI Development Studio intégré à Visual Studio propose des fonctionnalités de conception pour Analysis Services, Reporting Services et Integration Services. Synthèse SQL Server Integration Services donne la possibilité de créer et de déboguer de complexes progiciels d intégration. Il est ainsi possible d acquérir des données de systèmes source divers, de les intégrer, de les transformer et de les consolider. Le scénario le plus courant consiste à extraire les données source des systèmes transactionnels pour alimenter un entrepôt de données. Stockage Moyen souple et puissant de modéliser les données et les règles d entreprise, l UDM supprime les frontières entre les bases de données relationnelles et les bases de données multidimensionnelles (figure 2). Source de données Outil MOLAP MOLAP Analysis Services Navigateur OLAP Entrepôt données restreint Entrepôt données restreint Entrepôt données Notifications UDM Caacchhee Générateur de rapports Applications d analyse décisionnelle Figure 2 : Serveur UDM haute performance et évolutif. 24

25 Analyse SQL Server Analysis Services fournit un serveur OLAP, une plateforme de rapprochement de données qui s accompagne de modèles de datamining prédéfinis facilitant l analyse historique/prédictive et la détection des relations cachées. Les fournisseurs de solutions peuvent étendre ces modèles (figure 3 ci-dessous). Arbres de décision Présentés dans SQL Server 2000 Mise en cluster Séries chronologiques Groupe de séquences Association Naïve Bayes Réseaux neuronaux Figure 3 : Modèles de datamining du composant Analysis Services. Livraison SQL Server Reporting Services permet de créer des rapports de natures diverses : traditionnels, Web, personnalisés et dynamiques. Ce service peut être exposé sous forme de service Web. Microsoft Visio Scorecard Builder Strategy Map Builder Data Sources Editor Webparts tableau de bord et visionneuse Microsoft Excel Microsoft SQL Server Reporting Services Microsoft SharePoint Portal Server Scorecard Builder Les tableaux de bord sont créés dans une interface utilisateur WinForms Tableaux de bord Interface SharePoint Les composants WebPart exploitent les technologies Microsoft pour créer des analyses intégrées d une grande richesse Microsoft BDM SQL Server Notification Services Alertes pilotée par les données disponibles immédiatement Systèmes source Microsoft SQL Server 2005 Application de tableaux de bord Le moteur prend en charge plusieurs sources de données en natif Cubes de tableau de bord Microsoft SQL Server 2005 Analysis Services BD métadonnées tableau de bord Le schéma de métadonnées permet d étendre les définitions des indicateurs de performance et des tableaux de bord Figure 4 : Le serveur Business Scorecard regroupe des outils de création de rapports qui s appuient sur SQL Server Reporting Services et servent à intégrer les rapports dans Microsoft Office system Admin info 25

26 Administration SQL Server Management Studio propose des fonctionnalités pour administrer les cubes de la base de données et des services d analyse de SQL Server. BizTalk Server 2006 propose des services de messagerie et d orchestration. BizTalk Server 2006 dispose de toute une gamme de services de messagerie et d orchestration (figure 5), à savoir : Messagerie Via des messages, BizTalk donne la possibilité de communiquer avec toute une variété de systèmes. Des adaptateurs enfichables permettent d assurer plusieurs types de communication et de prendre en charge, entre autres, les différents types de protocoles à bas niveau et de formats de messages. Orchestration Des outils graphiques, mis à disposition lors de la conception, permettent de créer des processus métier et un moteur, installé au-dessus des services de messagerie, permet de les exécuter. BizTalk sert généralement à orchestrer des processus métier mettant en jeu des systèmes plutôt que des individus. Moteur des règles d entreprise Des outils de conception et un moteur d exécution prennent en charge des ensembles complexes de règles d entreprise. Contrôle d activité BAM (Business Activity Monitoring) Ces fonctionnalités permettent de superviser un processus métier de longue durée, destiné aux utilisateurs de l entreprise. 26

27 Services BAS (Business Activity Services) Permet aux utilisateurs professionnels d informations de configurer et d administrer les interactions avec les partenaires commerciaux. Technologies axées sur les utilisateurs professionnels d informations Contrôle d activité BAM Services BAS Orchestration Messagerie Moteur BizTalk Server 2006 Moteur des règles d entreprise Suivi état et activité du système Ouverture de session unique Figure 5 : Services de messagerie et d orchestration proposés par BizTalk Server. Les applications métier avec Office (OBA) sont des applications composites Les OBA tirent parti des fonctionnalités offertes par les diverses technologies de la plateforme pour créer des applications composites. Examinons maintenant chacune des couches présentées à la figure 6 du chapitre 1, et étudions les types de conteneurs et de composants fournis par la plateforme. Composition dans la couche Présentation Le premier type de conteneur de la couche Présentation est l application cliente Microsoft Office (Excel, Word ou InfoPath). Ces applications sont des conteneurs personnalisables, capables dorénavant d extraire plus facilement les informations et les fonctionnalités des applications métier, via des volets de tâches, des rubans et des actions personnalisés. Les données et les actions sont alors présentées aux utilisateurs dans le cadre de leurs activités. Le type de composant qui peut être hébergé dans ces conteneurs est un document au format Open XML. Cette nouvelle représentation XML, adoptée pour les documents Microsoft Office, permet un traitement riche des informations stockées sur le serveur (figure 6 ci-dessous). 27

28 Rubans pers. Les applications clientes Office sont des conteneurs personnalisables Actions pers. Formulaires pers. Le type de document Open XML est le composant Conteneur de documents Conteneur de documents Entités document La plupart des entités sont en XML Une entité XML est un composant distinct compressé Possibilité d ajouter, extraire et modifier des entités individuelles sans Office La corruption ou l absence d une entité n empêche pas l ouverture du fichier Commentaires WordML / TableurML, etc. XML défini par l utilisateur Images, vidéo, son Code/macros embarqués Graphiques Figure 6 : Les applications clientes Office sont des conteneurs personnalisables pour du contenu au format Open XML. Le deuxième type de conteneur est un portail Web tel que l entendent Windows SharePoint Services (WSS) et Microsoft Office SharePoint Server (MOSS). WSS v3.0 fournit la hiérarchie suivante de conteneurs (figure 7) : Ferme de serveurs - Installation d un ou de plusieurs serveurs Web à équilibrage de charge et de serveurs centraux dotés d une base de données de configuration. Application Web - Site Web IIS, étendu en vue de l utilisation de WSS, qui peut héberger des collections de sites. Collection de sites - Conteneur pour sites WSS qui existe dans une base de données à contenu spécifique. Une collection de sites contient un site de niveau supérieur, ainsi que des sites enfants facultatifs. Elle constitue l unité de référence pour la propriété, la sécurité et la récupération. Site - Conteneur des sites enfants, des pages et des contenus comme les listes et les bibliothèques de documents. Page - Conteneur des zones et des composants WebPart. Zone WebPart - Conteneur des composants WebPart. WebPart - Composants qui affichent le contenu d une page sous forme modulaire et constituent le principal moyen, pour les utilisateurs, de personnaliser/adapter les pages. 28

29 Applications Web Serveur virtuel SP Collection de sites Site SP Site de niveau supérieur Web SP Collection de sites Site SP Site de niveau supérieur Web SP Collection de sites Site SP Site de niveau supérieur Web SP Site enfant Web SP Site enfant Web SP Site enfant Web SP Site enfant Web SP Site enfant Web SP Site enfant Web SP Page Page Page Zone WebPart WebPart WebPart Zone WebPart WebPart WebPart Figure 7 : Conteneurs fournis par Windows SharePoint Services. Alors que WSS prend en charge la création des collections de sites en vue de la collaboration des équipes, MOSS active la fonctionnalité de portail sur WSS et propose des fonctionnalités complémentaires. Par exemple, MOSS s accompagne de fonctionnalités de recherche améliorée, assure la connectivité aux magasins de données métier et propose des outils d analyse décisionnelle. Toutefois, un portail MOSS est une collection de sites WSS et constitue donc une hiérarchie de sites WSS. MOSS est également fourni avec une galerie de composants WebPart d une grande richesse. Ces composants prêts à l emploi permettent, par exemple, d extraire des feuilles de calcul et des graphiques Office Excel. Les fournisseurs de solutions peuvent également proposer des composants Web de leur cru, personnalisés en vue de fonctionnalités propres à une application ou à un domaine. Ces composants peuvent ensuite être téléchargés dans WSS. Les utilisateurs professionnels d informations peuvent personnaliser des pages en ajoutant des composants WebPart de la galerie, en les supprimant d une page ou en en modifiant la disposition. Composition dans la couche Productivité Microsoft Office system 2007 offre plusieurs façons de partager des informations et de collaborer. Le stockage côté serveur, par exemple, prévoit des conteneurs pour les documents intraprocessus, ainsi que pour tout autre type de contenu hétérogène. Le contrôle des versions est également assuré. Il est ainsi possible de collaborer à la volée dans des situations totalement imprévues. Du fait de leur complexité, il est impossible de capturer toutes les interactions humaines dans un système de gestion des processus métier ; le travail ne se passant généralement jamais comme prévu. Les architectures traditionnelles à trois niveaux prennent peu en charge le stockage des documents en transit sur des disques durs ou des serveurs de messagerie. Il peut alors s avérer délicat d identifier le document qui constitue la version correcte. Avec Microsoft Office system 2007, il est possible de configurer différentes versions de bibliothèques de façon à garder trace des documents à des stages intermédiaires d un processus métier. L administration gagne en souplesse et les risques de perte de données diminuent en cas d événements imprévus. 29

30 WSS offre les types de stockage suivants : Liste - Conteneur de composants issus de listes prédéfinies ou personnalisées. Il s agissait, jusqu à aujourd hui, de l unité atomique de stockage, mais maintenant une liste peut stocker de gros volumes de données comme des bases de connaissances ou du contenu Web. Il existe également des fonctions intégrées d indexation et de requête. Bibliothèque de documents - Listes de types particuliers qui assurent le contrôle des versions et des sources des documents. Les formulaires InfoPath, par exemple, peuvent être stockés dans des bibliothèques de formulaires, les rapports dans des bibliothèques de rapports, et les autres documents dans des bibliothèques de documents. Les utilisateurs professionnels d informations peuvent ajouter eux-mêmes des bibliothèques de documents et préciser les modèles de documents à utiliser pour tous les documents de ces bibliothèques. Par exemple, un analyste métier pourrait utiliser l outil de conception WYSIWYG InfoPath pour créer un formulaire, puis se servir de ce formulaire comme modèle pour créer une bibliothèque de formulaires. Chaque fois que les utilisateurs créent un document dans cette bibliothèque, le modèle servira à générer un formulaire vide. Côté serveur, Microsoft Office system 2007 assure la prise en charge native de Windows Workflow Foundation, technologie servant à concevoir et à exécuter des flux de travail. La figure 8 présente les différents composants de WF. Concepteur visuel Un flux de travail Une activité Bibliothèque d activités personnalisées Windows Workflow Foundation Bibliothèque d activités de base Moteur d exécution Services d exécution Processus hôte Figure 8 : Windows Workflow Foundation. Quel rôle joue WF dans la composition? Workflow Foundation permet de modéliser les flux de travail à l aide d outils de conception graphiques très faciles à utiliser. Il permet également de représenter les structures des flux de travail et les flux de données de façon déclarative dans une représentation en langage XML, nommée XAML. Le moteur d exécution WF est hébergé dans MOSS et agit au titre de conteneur pour la logique métier, cette dernière pouvant être jointe aux articles et documents de travail sous forme de flux de travail Ces flux de travail peuvent être associés à des listes, à des bibliothèques de documents ou à des types de contenu particuliers. Ils démarrent et s achèvent via des actions utilisateur et sont gérés au moyen des listes de tâches WSS. Par exemple, les activités des flux de travail peuvent créer et mettre à jour des tâches au fur et à mesure des besoins. Les utilisateurs peuvent aussi suivre la progression des flux de travail via des tables historiques. Les applications clientes Microsoft Office system 2007 reconnaissent également les flux de travail. Elles peuvent servir à déclencher les flux de travail, les configurer, les réaliser et les personnaliser au coup par 30

31 coup (transfert/délégation). Les flux de travail peuvent être associés à des listes, à des bibliothèques de documents ou à des types de contenu particuliers. Les associations aux modèles WF peuvent être suivies dans une table d association de flux de travail au niveau de la ferme de serveurs. Les modèles WF sont définis par des métadonnées XML et peuvent inclure à la fois des assemblys de flux de travail et des formulaires. Par exemple, lorsque les utilisateurs créent une bibliothèque de documents, ils peuvent décider d associer cette bibliothèque à un flux de travail particulier et préciser les conditions de déclenchement de ce flux (modification ou création d un document d une bibliothèque donnée, par exemple). Ce flux de travail peut prendre en charge un processus métier particulier ou assurer la gestion du cycle de vie des documents. Type de contenu Liste Tableau d association de flux de travail au niveau ferme Collection de modèles de flux de travail Flux A Flux B Assembly de flux Form.1 Form.2 Form.3 Assembly de flux Biblio. documents Flux C Assembly de flux Form.1 Form.2 Figure 9 : Architecture d un flux SharePoint. L intégration de Microsoft Office system 2007 à WF offre plusieurs avantages. Les processus métier simples peuvent être automatisés sans peine et intégrés à l interface utilisateur SharePoint. Les fonctionnalités en libre-service donnent davantage d autonomie aux utilisateurs. La prise en charge d une grande variété de scénarios de routage et de suivi des documents, par exemple, évite de recourir à l équipe informatique pour l assemblage des applications. WF propose également aux fournisseurs de solutions verticales des passerelles d extension qui leur permettent de déployer leurs propres règles et logique métier dans les conteneurs fournis par Microsoft Office system Pour finir, la couche Productivité doit également offrir un moyen léger de créer et de publier des informations et des rapports. Microsoft Office system 2007 est en mesure de le faire puisqu il s intègre à SQL Server Reporting Services et fournit les composants suivants : Centre de rapports - Modèle permettant de créer des sites de génération de rapports WSS. Bibliothèque de rapports - Bibliothèque de documents offrant une prise en charge particulière pour le stockage des rapports. Tableau de bord - Page WSS assemblée à partir des composants WebPart de création de rapports. Visionneuse de rapports - Composant WebPart permettant de visualiser les rapports générés par SQL Server Reporting Services. WebPart - Composant permettant de visualiser les graphiques et les tableaux Excel. Composant WebPart et liste d indicateurs de performance clé - Permettent aux utilisateurs professionnels d informations de définir la source des mesures de plusieurs façons. 31

32 Un tableau de bord peut être fourni aux utilisateurs comme modèle de création de rapports pour une fonction métier particulière telle que ventes, marketing ou gestion du stock. Composition dans la couche Application En règle générale, la logique métier structurée réside dans la couche Application. Il peut s agir d une application métier comme un progiciel de gestion intégré, ou d une orchestration de plusieurs systèmes comme un système de gestion des processus métier. La couche Application réunit généralement des systèmes transactionnels et des systèmes d aide à la décision. Il existe, pour les OBA, plusieurs façons d activer la modularité dans la couche Application et de consommer les services composites exposés par les autres technologies de plateforme (Microsoft ou non). Le premier niveau de modularité, dans la couche Application, passe par des bibliothèques d activités intégrées, créées à l aide de WF, et déployées dans Microsoft Office system Nous avons vu, au préalable, comment associer des flux de travail à des listes, des bibliothèques de documents et des types de contenu particuliers. La figure 10 explique comment le moteur d exécution WF fournit un conteneur pour les activités spécifiques à l application qui sont regroupées et déployées comme bibliothèques d activités et sur lesquelles s appuient les flux de travail. Flux WSS personnalisé Bibliothèques d activités liées à l application Bibliothèque d activités Office Server Composant créé dans Office 2007 Composant créé dans WSS Bibliothèque d activités de base Planificateur Règles Suivi Moteur d exécution : fournit aux activités les comportements intrinsèques à suivre Transactions Persistance Notifications Rôles Suivi Messagerie Services d exécution : mise en place WSS personnalisées Windows Workflow Foundation Processus utilisateur WSS «V3» WSS Base de données de contenu Figure 10 : Hébergement de flux de travail avec WSS. Remarquez que les flux de travail sont des ensembles d activités. Si les activités peuvent être représentées, elles-mêmes, par des flux de travail, elles peuvent être aussi créées à l aide de code. Cela permet aux fournisseurs de solutions de créer des bibliothèques d activités propres à la solution. De cette façon, les concepteurs de flux de travail peuvent utiliser l outil de conception pour sélectionner les éléments de leur choix dans la bibliothèque d activités et les rassembler dans un flux. La figure 11 explique comment rassembler des bibliothèques d activités personnalisées. 32

33 Bibliothèque d activités de base Bibliothèque d activités personnalisées Groupes de flux propres au domaine Activités prêtes à l emploi Activités, types de flux et de base prêts à l emploi À usage généraliste Les bibliothèques d activités définissent la construction des flux de travail Composition activité Création activité Extension activité Créer/étendre/ composer activités Blocs construction propres à applic. Éléments de choix Conformité RosettaNet GRC Admin. info. Activités & flux de travail à usage vertical Pratiques recommandées & connaissances Figure 11 : Regroupement des activités pour Windows Workflow Foundation. Le deuxième niveau de modularité fourni par Microsoft Office system 2007, dans la couche Application, passe par les Services Excel. Il s agit d un moteur de calcul, installé côté serveur et intégré à SharePoint Server. Il permet d accéder, au moyen d un navigateur, aux feuilles de calcul actives et interactives déployées sur le serveur. Il offre également un accès par service Web aux calculs Office Excel réalisés sur le serveur. Avec les services Excel, les utilisateurs expérimentés d Excel peuvent désormais fournir une logique d application côté serveur d une façon qui leur est tout-à-fait familière. MOSS est maintenant un conteneur pour la logique d application (figure 12). Excel 2007 Conception et création Feuilles de calcul Données calculées et graphiques Tableurs/clichés instantanés Navigateur Feuilles de calcul rendues comme composants Web Définition des paramètres, tri, filtrage, exploration et affichage des données correctes Fidélité au client Excel Serveurs Office SharePoint & Services Excel Feuilles de calcul stockées dans les bibliothèques de documents Calcul et rendu des feuilles de calcul Extraction et mise en cache des données externes Feuilles de calcul/ Données calculées Excel 2007 Ouverture dans Excel pour une exploration et des analyses riches Ouverture des clichés instantanés Applications personnalisées Définition des valeurs, réalisation des calculs, obtention des valeurs mises à jour via les services Web Extraction de l ensemble du classeur Figure12 : Services Excel dans Microsoft Office system Les OBA permettent la modularité dans la couche Application d une troisième façon : en consommant des services composites exposés par d autres technologies de plateforme. Microsoft Office system 2007 peut s intégrer sans peine à une architecture orientée services (SOA). Si l entreprise a une colonne vertébrale de services déjà en cours de développement, ces interfaces peuvent être consommées à partir de Microsoft Office system Cela peut être fait de deux façons. La première méthode consiste à invoquer les interfaces de services Web dans les activités intégrées aux flux de travail déployés dans la couche Productivité. La deuxième méthode consiste à passer par le catalogue de données métier (Business Data Catalog, dit BDC), décrit dans la section 33

34 suivante. Composition dans la couche Données Microsoft Office system 2007 est livré avec un catalogue de données métier qui s exécute sur le serveur en tant que service partagé. Il peut lire les données en provenance de plusieurs types de sources (bases de données, cubes des services d analyse et services Web), et les intégrer dans le portail par le biais des tableaux et des listes SharePoint. Espace de stockage des métadonnées, ce catalogue sert à conserver les descriptions des entités de données métier et leurs attributs, ainsi que le mappage de ces entités vers les magasins de données de l entreprise (figure 13). Client Exécution Administration Service partagé Catalogue données métier Métadonnées BDC Cube OLAP Base de données Figure 13 : Catalogue de données métier (BDC). Service Web Bien que le BDC ne soit pas utilisé pour créer une entité de mappage pour plusieurs magasins de données, il est possible de définir des relations entre les entités, telle que des relations parents-enfants. Ainsi, le BDC peut servir à créer des liens légers entre les entités de données, d un bout à l autre de l organisation, presque comme un dictionnaire d entreprise. Les entités définies par le BDC peuvent de nouveau se connecter à Microsoft Office system 2007, par exemple à des listes SharePoint. Ainsi, les utilisateurs peuvent composer des pages avec des liens vers les données des systèmes centraux et parcourir des tables de données en suivant les relations entre les entités. Bien que le BDC permette la modularité des données, il n autorise qu un accès en lecture seule. Vous pouvez faire appel au BDC pour modéliser les actions à réaliser sur les entités de données. Une action est définie par un nom, une adresse URL et un ensemble d attributs extraits de la définition de l entité à transmettre à cette URL. Les actions peuvent ensuite figurer dans un menu déroulant d une liste SharePoint. L URL peut identifier un service Web ou un document côté serveur comme un formulaire InfoPath, accompagné du code servant à remplir le formulaire d après le contexte transmis du BDC. Les utilisateurs professionnels d informations peuvent ensuite utiliser le portail pour créer des applications légères dans SharePoint avec des tableaux et des listes qui extraient des données et des actions du BDC. 34

35 Récapitulatif des fonctionnalités de composition de la plateforme Microsoft La figure 14 explique comment certaines des fonctionnalités de Microsoft Office system 2007 correspondent aux couches décrites dans le chapitre 1. Portail Couche Présentation Bibliothèque documents Couche Productivité Services Excel Couche Application Couche Données Bibliothèque formulaires Outlook Excel InfoPath Sites Pages Listes, Actions SharePoint Orchestration flux travail/processus Services Web Applications métier, SCM, PGI, existant Magasin d identités Magasin de données WebPart Ind. performance, mesures, rapports, tableaux de bord Catalogue de données métier Services d analyse Entrepôt de données SharePoint Designer Outils Visual Studio pour Office Modèle & personnalisations de sites SharePoint Visual Studio Business Scorecard Manager Console administration SharePoint Visual Studio SQL Server Mgmt Studio OUTILS Figure 14 : Fonctionnalités de la plateforme d application Microsoft Office system 2007 mappées aux couches. Le tableau 1 ci-dessous dresse la liste des types d actifs compatibles avec la mise en place d une architecture composite. Documents au format Open XML Flux Activités d entreprise Règles d entreprise Schémas Mesures Compostant WebPart Tableaux de bord Sites Pages Connexion des données Autorisations/Affirmations Rapports 35

36 Création d une application métier avec Office La création d une application métier standard en tant qu OBA se fait en deux temps. 1. Création du pack de processus après conception des métadonnées et du code de l application intégrée 2. Déploiement du pack de processus sur les systèmes de production Création d un pack de processus 1. Créez des interfaces utilisateur pour les processus orientés documents dans les applications clientes de Microsoft Office, à l aide des outils Visual Studio pour Office (VSTO). 2. Créez des sites WSS en choisissant les composants WebPart, les pages, les tableaux de bord, les listes et les bibliothèques de documents spécifiques aux tâches, chaque fois qu un site est conçu pour une fonction ou un processus métier en particulier. Ces sites peuvent ensuite servir à créer des modèles de sites pour intégrer un processus métier standard dans une solution OBA. 3. Utilisez Workflow Foundation pour connecter des listes et des bibliothèques de documents dans les sites, et prévoir des règles d entreprise et une logique métier, côté serveur, pour le traitement des documents intraprocessus. Intégrez ces flux de travail dans des assemblys en vue du déploiement. 4. Définissez les points de contact entre les flux de travail de l OBA et les systèmes métier centraux. Les métadonnées du pack de processus doivent inclure les interfaces de services Web permettant cette intégration. Les connexions réelles devront être établies au cours du déploiement. 5. Définissez les entités du BDC pour les connexions de données requises pour les processus interfonctionnels définis dans l OBA. 6. Prévoyez une aide à la décision en définissant les mesures, les rapports, les tableaux de bord, et les graphiques et tableaux Excel à utiliser dans les sites WSS. 7. Intégrez la solution sous forme de pack de processus (modèles de sites WSS, assemblys WF, documents Office, etc.) à l aide des types de composants figurant dans le tableau 1 ci-dessus. Déploiement du pack de processus sur les systèmes de production 1. Déployez les sites WSS vers le serveur SharePoint du système de production. 2. Configurez les connexions voulues entre les flux de travail et les applications métier à l aide des services Web (ou d autres adaptateurs personnalisés). 3. Configurez les connexions de données en reliant les définitions des entités de données du BDC aux magasins de données. 4. Configurez les utilisateurs. 36

37 Introduction Chapitre 3 Déploiements des applications métier avec Office dans l entreprise Atanu Banerjee Le chapitre1 vous a donné une vue d ensemble des applications composites, et le chapitre 2 vous a présenté les technologies pour les applications composites offertes par la plateforme. Ce chapitre s intéresse à quelques modèles architecturaux permettant de déployer des applications composites fondées sur Microsoft Office system 2007 (OBA) dans l entreprise. Ces modèles serviront ensuite de référence dans les chapitres suivants pour fournir des conseils précis pour certains secteurs d activité verticaux. Pour déployer une OBA dans l entreprise, vous pouvez suivre les étapes ci-dessous : 1. Création de sites de collaboration pour les équipes afin d héberger des documents et des processus locaux 2. Connexion de plusieurs départements 3. Connexion des processus métier aux applications métier 4. Ajout de connexions de données en cas de processus interfonctionnels 5. Connexion des processus métier à des systèmes «en périphérie» Mieux vaut pour cela suivre une approche pragmatique. Veillez tout d abord à ce que l OBA déployée soit vraiment une application composite qui prenne en charge un seul processus métier à la fois. Le but n est pas de faire subir, d un seul coup, une refonte totale aux systèmes centraux. Le reste de ce chapitre part de ce principe. Étape 1 : Création de sites de collaboration pour les équipes afin d héberger des documents et des processus locaux Les sites SharePoint doivent être configurés au niveau départemental pour permettre la collaboration entre équipes (figure 1). Ces sites disposeront de bibliothèques de documents pour stocker les documents intraprocessus. Les utilisateurs professionnels d informations au sein de l équipe auront leurs propres pages, personnalisées à partir des modèles disponibles sur le site de l équipe. Remarquez qu il s agit d une vue d esprit de l architecture car il y a peu de chance, dans la pratique, que tous ces sites départementaux s exécutent sur des serveurs distincts. En revanche, plusieurs sites pourraient s exécuter sur un seul serveur (figure 2), et l architecture physique (paysage de déploiement des serveurs SharePoint) tiendrait compte d autres facteurs comme la charge, la disponibilité et la répartition géographique des équipes. 37

38 Les documents intraprocessus sont stockés dans les bibliothèques de documents et associés aux flux de travail impliqués à chaque création ou modification d un document. Un tel flux de travail pourrait servir à appliquer des règles de validation aux documents, à appliquer des stratégies et mesures d approbation sur les données, à nettoyer, valider ou filtrer les données qui s y trouvent ou à mettre à jour les systèmes centraux. Outre les flux de travail des processus métier, les documents intraprocessus suivent un cycle de vie qui leur est propre et couvre les étapes suivantes : création et collaboration, administration et publication, archivage ou destruction. Chaque fois qu un document atteint l une de ces étapes, le flux de travail correspondant peut se déclencher (pour gérer le processus d archivage par exemple). Finance Marketing Ventes Fabrication Ingénierie Figure 1 : Sites départementaux favorisant la collaboration des équipes, assortis de dossiers pour les documents et les tâches partagés. Modèle : Segmenter les différents types d utilisateur et les scénarios de travail, puis sélectionner les technologies d interface en conséquence Le rôle de l utilisateur peut couvrir un vaste éventail de scénarios de travail. Ces derniers sous-entendent généralement un ensemble d activités où l utilisateur interagit avec un type particulier de document, d écran ou d interface. Toutefois, il est difficile de construire et de gérer toutes les interfaces utilisateur individuelles qui constituent les scénarios de travail au quotidien pour en assurer la personnalisation en fonction de chacun. Segmentez les différents types d utilisateur et les scénarios de travail, puis sélectionnez les technologies d interface en conséquence. Exemple : Responsables du traitement et de la synthèse des documents de l entreprise. Fonctionnalités requises : Prise en charge de flux de travail et de processus axés sur les documents. Environnement préconisé : Assurez le traitement des documents avec des applications Office clientes. Prévoyez le stockage de ces documents côté serveur pour éviter la prolifération des exemplaires (au moyen de SharePoint, par exemple). Traitez les informations stockées dans ces documents (au format Open XML notamment) dans une logique d application côté serveur (flux de travail déployés dans SharePoint). En fait, SharePoint devient le point d accès, à base de rôles, dans toute l entreprise. 38

39 Il convient de prévoir différents types de collaboration : échanges de documents ponctuels et informels ainsi que processus d approbation structurés. Pour faciliter le traitement côté serveur, établissez une association entre le contenu du document et les schémas XML des modèles d entité métier auxquels a accès la logique métier, côté serveur. Exemple : Décisionnaires : (i) Assurez la saisie des données au moyen de formulaires InfoPath. (ii) Assurez l analyse des données au moyen de feuilles de calcul Excel. (iii) Rédigez les propositions au moyen de documents Word. Fonctionnalités requises : Prise en charge de l analyse décisionnelle et amélioration des performances de l entreprise. Environnement préconisé : Possibilité de rechercher et de consulter les mesures de performance de l entreprise sous forme de feuilles de calcul, rapports, tableaux de bord, par le biais d interfaces accessibles par simple navigateur. Opérateurs de systèmes de saisie en volume (utilisateurs expérimentés) : Fonctionnalités requises : Saisie de données en volume, raccourcis clavier et navigation riche. Environnement préconisé : Clients lourds. Étape 2 : Connexion de plusieurs départements Comme le montre la figure 2, les modèles de processus métier coordonnent les activités au sein d une équipe et entre les différents départements. Dans un département donné, les processus métier peuvent être modélisés à l aide des activités WF déployées dans le serveur SharePoint défini pour ce département. La coordination des activités entre départements peut être réalisée à l aide de processus de collaboration gérant le cycle de vie des entités métier individuelles (commandes) et le cycle de vie des processus métier (achat et recouvrement des factures). 39

40 Ventes Finance Marketing Les processus de collaboration gèrent le cycle de vie des entités métier individuelles (commandes, par exemple) comme des processus de longue durée et, selon les besoins, envoient des messages à tous les départements concernés. Fabrication Les processus métier départementaux, par exemple, servent à acheminer les documents en vue de leur approbation. Ingénierie Les documents intraprocessus sont stockés ici. Figure 2 : Modèles de processus métier coordonnant les activités au sein d une équipe et entre les différents départements. Les processus métier interdépartementaux peuvent soit se situer au niveau des centres de données informatiques, soit plus près des utilisateurs professionnels d informations, dans des serveurs départementaux. Par exemple, les flux de travail longs traités de façon centralisée pourront s exécuter sur un serveur Microsoft BizTalk Server, tandis que les processus départementaux s exécuteront dans des flux WF sur le serveur SharePoint. Modèle : Utiliser un flux de travail pour modéliser les processus métier chargés de coordonner les activités des services automatisés et des humains Pour gagner en souplesse, nous devons externaliser les flux de travail de processus métier et les séparer des services métier de nos applications d entreprise. La figure 3 présente la configuration telle qu elle pourrait être. Alicia, Acheteuse Inga, Directrice des achats Approb. BC Automatisé Soumission vendeur Création BC Flux de travail de processus métier Services d entreprise Figure 3 : Distinction des flux et des services. Une question vient tout naturellement à l esprit : les systèmes métier déjà installés (un progiciel de gestion intégré, par exemple), disposent-ils des processus métier 40

41 nécessaires? Si oui, est-il nécessaire d externaliser les processus métier de cette manière? La synchronisation des processus métier n est pas toujours facile à réaliser entre plusieurs systèmes. En règle générale, les entreprises conservent les données relatives aux processus métier dans plusieurs systèmes : des systèmes existants ou des systèmes récupérés au cours de différentes acquisitions/fusions. De plus, l entreprise cherche souvent à introduire de nouveaux modèles métier comme revente de sous-assemblages à de nouveaux partenaires de distribution ou vente de nouveaux modules assemblés à partir de composants en provenance du monde entier. Dans bien des cas, les systèmes métier existants ne parviennent pas à prendre immédiatement en charge ces nouveaux modèles ; un développement spécifique s avère quasiment toujours nécessaire. Le remède à cela consiste à décomposer les processus métier en unités de travail et à les représenter sous forme d activités. Cette décomposition n a pas besoin de se faire de haut en bas ; des activités pourront être ajoutées au fur et à mesure des besoins. Au fil du temps, vous construirez une bibliothèque qui regroupera l ensemble de ces actifs logiciels. Par ailleurs, ces actifs doivent être autonomes. La logique et les métadonnées associées nécessaires à la configuration de leurs comportements doivent être encapsulées. Exemples d activités : Axées sur les documents. Envoi d une notification par courrier électronique, transfert du document dans une bibliothèque de documents approuvés, publication du document. Axées sur les domaines Accélération du bon de commande, génération du prospect, création de l ordre de fabrication. Les flux de travail permettent alors de reconfigurer l organisation de ces unités de travail, ou activités. La représentation naturelle des flux de données entre activités d un flux de travail est un document XML. Cette approche reflète vraiment le monde réel où les activités représentent les unités de travail que doivent réaliser différents individus ou systèmes, et où les documents passent d une unité à l autre. Dans la mesure où Microsoft Office system 2007 utilise le format de document Open XML, vous pouvez créer des flux de travail qui collent vraiment à la réalité. 41

42 Modèle : Segmenter les processus métier et modéliser les flux de travail de façon différente Les processus métier peuvent généralement se subdiviser en niveaux stratégique, tactique et opérationnel. Rôles concernés Fréquence des activités Stratégique Tactique VP Appro./ Logistique, Chef exploitation Trimestres - Ans Planificateur appro. Jours - Mois Planificateur demande Tableaux de bord fournisseurs Approvisionnement stratégique Refonte du réseau Identification des tendances Analyses prédictives Planification des activités commerciales Suivi des activités par rapport au plan Opérationnel Personnel atelier/ achats Minutes - Jours Identification des exceptions, notification et résolution Pilotage d atelier Collaboration appro./demande avec partenaires Figure 4 : Hiérarchie des processus métier de l entreprise. De par leur nature, chacun de ces processus métier demandent des technologies et des architectures différentes. Aux divers niveaux de cette hiérarchie, les solutions d entreprise ont des exigences fonctionnelles différentes et utilisent d autres fonctionnalités techniques de la plateforme sous-jacente. Exemple : Les solutions stratégiques ont recours aux outils analytiques et à l analyse décisionnelle. Les solutions opérationnelles exigent une plus grande intégration en temps réel (via la messagerie et la collaboration), une instrumentation et un traitement plus proches de la périphérie du réseau (services RFID et dispositifs intelligents, par exemple). Les solutions tactiques ont besoin d outils de gestion des processus métier et de création de rapports pour administrer les flux de travail opérationnels. Si les processus métier de ces trois niveaux exigent la modélisation et l administration des flux de travail, ces derniers seront de différents types en fonction de chaque niveau. Par exemple, les processus opérationnels seront mieux modélisés à l aide de machines à états où les événements extérieurs et les entités sont contrôlés et où les processus peuvent être annulés ou modifiés à tout moment. Les processus stratégiques seront mieux modélisés à l aide de flux de travail séquentiels où les flux seront maîtrisés et les séquences d activité seront parfaitement définies. Les processus tactiques feront intervenir à la fois des flux de travail séquentiels et des machines à états. Dans certains cas, il conviendra de remplacer les flux de travail séquentiels ou les machines à états par des règles d entreprise, surtout lorsque l ensemble des actions dépend de l interaction d un nombre de règles indépendantes. Pour les processus tactiques et stratégiques, envisagez d utiliser des flux de travail de longue durée, pilotés par états. 42

43 La figure 5 montre que les flux de travail peuvent organiser les activités de deux façons différentes : en séquence comme dans un organigramme ou sous forme de diagramme à états. Activités organisées séquentiellement comme dans un organigramme Activités organisées comme une machine à états Figure 5 : Types de flux. La principale différence entre ces deux types de flux réside dans la façon dont le contrôle passe d une activité à une autre. Dans les flux de travail séquentiels, c est le flux lui-même qui en décide. Dans les machines à états, le contrôle est transmis en fonction des événements déclenchés à l extérieur du flux de travail, mais c est néanmoins la machine qui définit les choix. Modèle : Décentraliser les flux de travail Dans un monde où la mondialisation, la spécialisation et l entreprise virtuelle sont maîtres mots, les départements informatiques subissent de fortes pressions pour décentraliser la prise de décision et donner plus d autonomie aux utilisateurs professionnels d informations. Finies les vues omniscientes des processus métier dans une entreprise. Elles demanderaient trop longtemps à documenter et n apporteraient qu une très faible valeur ajoutée. C est principalement pour cette raison que les technologies BPM (Gestion des processus métier) n ont pas remporté le succès attendu. Elles imposaient une modélisation des processus métier à un niveau très détaillé et utilisaient ces modèles pour piloter des flux d information globaux entre les applications, les systèmes et les activités des utilisateurs. À condition d être utilisée à bon escient, la modélisation des flux de travail et des processus métier reste néanmoins fort utiles pour créer des solutions composites. Les flux de travail doivent être fluides - autrement dit, faciles à assembler et à modifier. Les flux de travail doivent être locaux - les propriétaires doivent être proches des activités à coordonner. Des fragments de processus peuvent néanmoins être modélisés indépendamment les uns des autres. Il convient aussi de doter les processus d une grande souplesse. Il n est pas question de modéliser tous les points de décision possibles et les conséquences qui en découlent. En revanche, il faut laisser aux utilisateurs professionnels d informations toute latitude pour choisir les processus métier, ou les flux de travail, auxquels ils doivent participer en fonction de la situation dans laquelle ils se trouvent. Pour cela, il convient d autoriser les utilisateurs à déclencher explicitement un flux de travail à partir de leurs applications clients (tels que le permettent des applications clientes Office comme Excel), ou de contrôler le flux des documents sur le serveur (comme le permet SharePoint). 43

44 Dans la pratique, qu entend-on par décentralisation des flux? Étudiez les processus métier suivants, puis imaginez les flux de travail s exécutant à chacun de ces niveaux et utilisant les modèles de données consolidés à ce niveau. Processus métier utilisant les flux de données suivants lors du transfert de l atelier vers le centre de l entreprise : Appareils intelligents de l atelier (capteurs, actionneurs, contrôleurs, consoles opérateur). Serveurs de périphérie qui traitent (filtrent, consolident, transforment) les flux de données en provenance des appareils de l atelier. Systèmes d exécution de l usine (MES, SCADA, Contrôle de processus avancé). Applications métier de l usine (planification, ordonnancement). Applications métier de l entreprise (PGI, GRC, SCM). Processus métier ayant trait aux niveaux de prise de décision suivants : Prise de décision au niveau global de l entreprise. Prise de décision au niveau départemental. Prise de décision au niveau de l usine. Prise de décision au niveau du groupe de travail. Étape 3 : Connexion des processus métier aux applications métier L orientation services constitue l une des façons d exposer les applications métier actuelles dans une OBA (figure 6). Processus métier départemental ex : parcours d approbation des documents. Finance Les processus intraprocessus sont stockés ici. Ventes Fabrication SOA Services d orchestration Services d entreprise Service Web Promesse de livraison Service Web Service client Les processus de collaboration gèrent le cycle de vie des entités métier individuelles (commandes, par exemple) ainsi que les processus métier (achat et recouvrement des factures). Ils coordonnent aussi les activités entre départements, le cas échéant. Connexion aux applications métier via une couche Services SYSTÈME MÉTIER Figure 6 : Création d OBA dans les sites départementaux pour la collaboration des équipes, coordination des activités via des modèles de processus métier et connexion aux systèmes via une colonne vertébrale de services. 44

45 Dans ce sens, l architecture orientée services promeut la modularisation dans la couche Application (élément incontournable d une architecture composite), ce qui explique sa complémentarité avec les OBA. Elle permet l assemblage de nouvelles applications métier interfonctionnelles qui dépassent les limites des applications actuelles. La SOA n est pas le seul moyen de relier les applications métier aux OBA. Une colonne vertébrale de services peut être également exposée au moyen d autres technologies d intégration, via des adaptateurs personnalisés notamment. Modèle : Présenter l informatique dans une couche Services correspondant aux fonctionnalités spécifiques à intégrer dans l application composite L orientation services permet de réutiliser les actifs informatiques existants en les présentant sous forme de services modulaires intégrables à tous les processus métier que vous concevez. Cela a pour but de : Se connecter à ce qui existe déjà Superposez la gestion des processus métier, les flux de collaboration et la création de rapports aux actifs informatiques existants. Tirer plus de valeur de ce qui existe déjà Réutilisez les applications existantes de manière innovante. Étendre et faire évoluer ce qui existe déjà Créez un support informatique pour de nouveaux processus métier interfonctionnels qui dépassent les limites des applications actuelles. Depuis des années, le développement logiciel vise à réutiliser au mieux le code que nous écrivons. Les particuliers et les entreprises ne cherchent qu à inscrire dans le long terme le retour qu ils tirent d un investissement de courte durée dans le code. Une manière d y parvenir est de suivre les conseils suivants, donnés par Pat Helland Séparez les applications des services : a. Démêlez les données b. Séparez les fonctionnalités c. Ajoutez des messages 2. Présentez les applications sous forme de services : a. Choisissez les fonctionnalités à présenter. Un sous-ensemble suffit généralement selon la portée du processus métier. b. Créez des messages. c. Connectez-vous à la logique métier ou à l interface utilisateur de l application. 3. Créez de nouvelles solutions avec des services. 4 «Thoughts on Data and Process», Pat Helland, 45

46 Modèle : Suivre les quatre principes de l orientation services lors de la conception des services Les quatre principes de l orientation services tels que dépeints par Don Box 5 sont les suivants. Les frontières sont explicites Les services doivent pouvoir dépasser les frontières des services, mais ces franchissements s avèrent coûteux. Il est donc essentiel de bien fixer les limites. Réduisez la surface des services, évitez les interfaces RPC et évitez aussi de divulguer les détails de la mise en œuvre hors du cadre du service. Les services sont autonomes L idéal serait que les services soient stables, mais les besoins de l entreprise varient constamment. L espace entre les services varie plus souvent que les frontières des services proprement dites. Évitez toute supposition quant à l environnement dans lequel les services sont déployés. Concevez, déployez et gérez les services indépendamment les uns des autres. Ne communiquez que par le biais de messages et de stratégies sous contrat. Les services partagent le schéma et le contrat, pas la classe Les consommateurs des services s appuieront sur un contrat pour invoquer un service et y avoir recours. Ils insisteront aussi pour que le contrat reste stable dans la durée. Toutefois, compte tenu de l évolution des besoins de l entreprise, le service sera inévitablement amené à changer. Par conséquent, l interaction avec le service doit uniquement s appuyer sur les politiques du service, son schéma et sur des comportements contractuels. Veillez à la stabilité des services (données publiques, modèles d échange de messages, stratégies). Rédigez des contrats explicites prévoyant leur extension. Contrôlez les versions des services dès qu un changement intervient. Ne supprimez pas les frontières entre représentations de données publiques et privées. La compatibilité des services est déterminée par une stratégie Les services doivent être compatibles entre eux. Il n est pas simplement question d une compatibilité structurelle (données publiques, modèles d échange de messages), mais aussi de compatibilité avec les fonctions sémantiques exprimées par des fonctionnalités configurables et des niveaux de service. Les obligations opérationnelles des prestataires de services doivent faire l objet d expressions de stratégie lisibles par une machine. 5 «A Guide to Developing and Running Connected Systems with Indigo», Don Box, Magazine MSDN, janvier

47 Modèle : Segmenter les services que vous envisagez de créer tous les services ne sont pas créés de la même manière Quelles sortes de services voulez-vous créer? Il est possible d organiser les services de la façon suivante : 1. Services d infrastructure. 2. Services de données - Opérations atomiques simples sur une entité. 3. Service d activités - Coordination des services de données pour l exécution de processus métier. 4. Services de processus Processus métier longs, flux de travail complexes et interaction humaine. 5. Services d événements - Notifications des abonnés des événements. Il n est pas nécessaire de créer tous ces types de services. L idéal serait d exposer les services progressivement, dans le cadre de projets bien définis qui apportent une réelle valeur ajoutée. La figure 7 montre un exemple de services métier qui pourraient être déployés dans l entreprise. Toutefois, avec la recrudescence des SaaS (logiciels en tant que services), vous ne pouvez pas supposer que les services seront co-hébergés ou développés en interne. Il peut alors s avérer nécessaire de créer une hiérarchie de services par le biais de la consolidation et de la modularité. Services de processus Services d événement Service Création des BC Service Approbation des BC Service Notification fournisseurs Service Réception marchandises Service AR fournisseur non reçu Service Avis livraison fournisseur non reçu Service Désaffectation fournisseur Services d activité Service Retard marchandises en transit Services Marchandises incorrectes reçues Service Modification commande client Service Gestion du stock Service Gestion des commandes Service Gestion des fournisseurs Services d infrastructure Service Règlement des factures Service Gestion du catalogue Service Conformité Service Notification Service Journalisation Service Iintégration Service de données opérationnelles Services de données de référence Service Authentification Service Création de rapports Services Analyse Service de données Bons de commande Service de données Réceptions prévues Service de données Produits Service Traitement RFID Service Gestion des systèmes Service Gestion des événements Service de données Bons de livraison Service de données Commandes Service de données Clients Service Traitement règles d entreprise Services Messagerie Service Orchestration Figure 7 : Exemple de services métier à déployer dans une entreprise. 47

48 Étape 4 : Ajout de connexion de données en cas de processus interfonctionnels Le BDC (figure 8) peut servir à connecter les magasins de données des systèmes centraux à Microsoft Office system 2007 afin d intégrer les données dans les listes et les composants WebPart de SharePoint. Il est ainsi possible de créer des applications composites pour les processus interfonctionnels dans le portail SharePoint, en conjuguant le BDC, les listes SharePoint et les flux de travail. Par exemple, le BDC peut servir à définir des entités qui entretiennent une relation parent-enfant (en-tête et lignes de commande, par exemple), et que les listes SharePoint peuvent afficher. En suivant la relation parent-enfant, il serait également possible d explorer les lignes de commande correspondant aux en-têtes affichés dans la liste. De plus, les actions peuvent être modélisées dans les métadonnées du BDC. Autrement dit, les actions peuvent s afficher dans les options de menu de la liste SharePoint. Lorsque l utilisateur sélectionne une option du menu déroulant, le contexte de la ligne en cours sera transmis à l adresse URL définie pour cette action. Services de gestion du cycle de vie de l entité pour points de vente, prévisions, etc. Service Web Gestion demande Service Web Promesse livraison Cube des services d analyse Figure 8 : Ajout de connexions de données en cas de processus interfonctionnels. Modèle : Abandonner le modèle de magasins de données monolithiques au profit d un modèle de données fédérées Au cours des 30 dernières années, les entreprises se sont tournées vers la consolidation des données. Autrement dit, elles sont passées de plusieurs systèmes de traitement des données à des bases de données OLTP et à des instances uniques de PGI. Il est pourtant difficile d adopter une seule instance de PGI et de l administrer. Les raisons à cela résident dans la façon dont sont gérées les entreprises à l heure actuelle. Par exemple, les fusions, les acquisitions, la mondialisation, les structures organisationnelles matricielles et l externalisation mènent inévitablement à l éparpillement des données. Conjuguée au BDC, une orientation services permet de maîtriser la dispersion des données. Les discussions traditionnelles concernant l architecture orientée services s intéressent essentiellement à la messagerie. D autres questions importantes se posent pourtant quant à l utilisation des données par les services : circulation des données entre les services, définition des messages, partage des données, différence entre les 48

49 données à l intérieur d un service et en dehors d un service, représentation des données à l intérieur et à l extérieur des services. Modèle : Traiter les données à l intérieur des services différemment des données à l extérieur des services En principe, les données externes aux services ne devraient être que des messages transitant d un service à l autre, alors que les données internes à un service sont privées, propres au service, reliées par des transactions et encapsulées par le code du service. Généralement, les transactions utilisent une base de données d un état cohérent à un autre. Il est toutefois très difficile d assurer la cohérence des données entre les services. Par exemple, les services traitent des données dans le présent, mais les données de l extérieur font aussi référence au passé. La gestion des collections de données partagées entre services pose d énormes défis et les transactions distribuées ne semblent pas résoudre le problème dans un monde à couplage lâche et à orientation services. Pat Helland étudie ce problème dans un article intitulé «Data on the Outside vs. Data on the Inside» 6, et arrive à la conclusion que les données doivent être segmentées en types différents et traitées différemment. Exemple : Données de référence (ou maîtres) (catalogue de produits, par exemple) Ces données peuvent servir à créer des demandes de service dans un format interprétable par toutes les parties concernées. Ces données peuvent être répliquées et mises en cache plusieurs fois, puisque elles n ont pas besoin d une cohérence à 100 %. Il est, par exemple, possible de commander des articles en avril à partir d un catalogue de mars. Toutefois, les données de référence doivent s accompagner d un identificateur stable de façon à ce qu une demande de service puisse toujours y faire allusion. Par exemple, article 23 dans le catalogue de mars Ces entités dépendent habituellement d autres entités (via les relations de clé étrangère notamment). Ces données font rarement l objet de mises à jour et sont étroitement contrôlées pour éviter tout problème de synchronisation lors de la réplication. Données de ressource (références, stock) Ces entités ont une durée de vie très longue. Le format et la mise à jour de ces entités relèvent du privé et sont de la responsabilité du service qui en est propriétaire. Les mises à jour de ces données sont très fréquentes (mises à jour du stock disponible d un article, par exemple). Généralement ces données entretiennent des dépendances (via les relations de clé étrangère) avec les données de référence. Données d activité (commandes, itinéraires) Le cycle de vie de ces entités est lié aux activités commerciales (le cycle de vie d une commande part de sa création jusqu au recouvrement du paiement). Toutefois, ces cycles de vie peuvent être prolongés pour répondre aux demandes de rapports. Des stratégies d expiration doivent tout de même être envisagées. Le format de ces entités relève du privé et du service qui en est propriétaire. Généralement, ces données entretiennent des dépendances (via les relations de clé étrangère) avec les données de référence. Données d interaction de services (formulaire de demande de bon de commande) Il s agit des messages qui transitent d un service à l autre. Il est essentiel de veiller à la livraison de ces messages. XML est une bonne représentation de ces données qui sont quasiment immuables. 6 «Data on the Outside vs. Data on the Inside», Pat Helland, MSDN 49

50 Modèle : Utiliser la consolidation des entités pour créer un service faisant autorité dans l administration de l état d une collection de données partagée Dans la plupart des entreprises, les données sont disséminées dans plusieurs magasins de données et au-delà des frontières géographiques et organisationnelles. Il est fréquent de recourir à l intégration des données (en temps réel ou par lot) pour transférer les données entre les divers magasins et en assurer la meilleure cohérence possible (figure 9). Malheureusement, l intégration des données est souvent mal assurée, d où l existence de doublons. Il est souvent difficile de savoir sur quel système se trouve l unique version de la réalité pour une entité particulière. Ce problème se rencontre fréquemment avec les données de référence (données maître). Il n est pas rare de trouver, par exemple, des données en double pour les produits, les fournisseurs ou les clients. Les entreprises doivent, par conséquent, renoncer quelque peu à l intégration des données et adopter de préférence la synchronisation des données. Le but est de synchroniser les données sur les différents systèmes d entreprise de façon à n avoir qu un seul système d enregistrement pour chaque entité. Il faut alors créer un service faisant autorité pour administrer l état d une collection de données partagée et distribuer une version récente aux services consommateurs. Ce service fournira une vue globale d une entité, ainsi que des relations qu elle entretient avec d autres entités, appliquera les règles d entreprise pour accéder à cette entité et communiquera avec le système d enregistrement choisi pour cette entité. Idéalement, les services de consolidation d entité devraient simplifier les opérations dans une couche de traitement qui se chargerait de traiter en direct les requêtes. Pourtant, comme le souligne Ramkumar Kothandaraman dans «SOA Challenges : Entity Aggregation» 7, le traitement direct ne permet pas de gérer les cas les plus complexes. Finance Finance Distribution Marketing Distribution Marketing Ventes Conception Ventes Système de gestion des données maître Conception Base de données départementale / localisée Applications métier Production Ingénierie Production Ingénierie Figure 9 : Architecture des données avant et après la mise en œuvre des services de consolidation des entités. Selon la complexité, un service de consolidation des entités pourrait être mis en œuvre au moyen du traitement direct, ou avec une réplication des données partielle, voire intégrale. Dans chacun de ces cas, il y a des problèmes de conception à prendre en compte quant au rapprochement des schémas, à la détermination de la propriété, au rapprochement des instances, à la sémantique CRUD et aux cycles de vie. Lorsque les attributs d une entité sont gérés par plusieurs systèmes, il faut mettre à jour plusieurs systèmes d enregistrement dès qu un changement survient. Ainsi, le schéma d une entité devrait comporter des zones standard, pour l ensemble de l entreprise, mais aussi 7 «SOA Challenges: Entity Aggregation», Ramkumar Kothandaraman, MSDN 50

51 GRANULARITÉ ÉLEVÉE Emplacement RÉACTIONS PARTAGER INFORMATION STRATÉGIES prévoir des extensions à utiliser en cas d applications particulières. Modèle : Aligner les modèles de données de l entreprise pour optimiser la gestion des performances Sans données d entreprise cohérentes et à jour, vous ne pouvez pas mesurer les performances, gagner en visibilité, convertir les données en informations et ces informations en plans d action. Il faut donc mettre en place l instrumentation de l entreprise aux niveaux opérationnel, tactique et stratégique pour optimiser la gestion des performances (figure 10). Par exemple, une entreprise de fabrication pourrait disposer de plusieurs sites, et s organiser en divisions et en unités commerciales. Les dirigeants voudront mesurer les performances de l entreprise. Ils recherchent à avoir une parfaite visibilité des performances au niveau du siège social, des divisions et des usines. Ils doivent s assurer de la qualité des niveaux de service, maîtriser les coûts et veiller à la croissance de l entreprise. Pour cela, il leur faut une informatique qui soit intégrée de bout en bout, depuis l usine jusqu au siège social. Il ne suffit pas de garantir la connectivité. Encore faut-il avoir des modèles et des systèmes de données à chaque niveau pour assurer une synchronisation verticale. Ainsi, les décisions de la direction circulent de haut en bas, et les connaissances de l entreprise de bas en haut. Pour compliquer encore les choses, ces modèles doivent être alignés au travers des différents domaines fonctionnels, comme les ventes, le marketing, la distribution, les achats, le stock, la finance, l exploitation et la conception de produits. Modèles de données stratégiques (direction générale) CONFIGURER Produit Modèles de données tactiques (division) PLANIFIER Modèles de données opérationnels (usine) EXÉCUTER Figure 10 : Mise en adéquation des données et des processus stratégiques, tactiques et opérationnels. Malheureusement, dans bien des cas, les modèles de données ne sont pas en phase d un bout à l autre de l organisation. On constate souvent un manque de communication entre l entreprise et l usine, et on parle souvent de non-alignement entre la «direction générale et l atelier». Modèle : Gérer le cycle de vie des entités individuelles Le but est de gérer le cycle de vie d une entité : Enregistrement des données produit De l introduction d un nouveau produit jusqu à son retrait. Commande client De la création de la commande, jusqu à la livraison et au règlement de la facture. Événement, ou exception, de l entreprise Déclenchement de l événement, affectation d une personne, identification de l origine du problème et résolution. 51

52 Bien que le cycle de vie d un produit soit bien plus complexe, l introduction d un nouveau produit implique les quelques étapes ci-dessous. 1. Conception. Un fabricant peut décider de concevoir un nouvel article et, pour cela, de faire appel à des fournisseurs. 2. Planification préliminaire a. Prévision des ventes du nouveau produit en fonction de la projection de la demande. b. Décisions relatives à la configuration du produit. c. Planification quant à la façon dont le nouveau produit circulera sur la chaîne logistique. 3. Configuration de l article en vue de sa vente en magasin : a. Saisie de l article dans le système du distributeur Il ne s agit pas de saisir uniquement les attributs physiques du produit, il faut enregistrer le profil ainsi que la configuration du programme en fonction du profil. b. Collaboration entre fabricant et distributeur pour calculer les premières prévisions et l approvisionnement dans le cadre du programme. Dès qu une entité individuelle entame son cycle de vie, différents processus métier sont concernés, différents événements déclenchés, et différents rôles impliqués. Cela donne, en principe, lieu à plusieurs sortes de processus métier interfonctionnels, ou collaboratifs, qui demandent l assemblage d applications composites, d où une connexion indispensable des données avec le système central. Étape 5 : Connexion de processus métier à des systèmes «en périphérie» Une OBA peut porter sur un contenu externe à l organisation. Une OBA pourrait, par exemple, prendre en charge un processus métier devant consommer un service offert par un fournisseur d hébergement (scénario SaaS - logiciel en tant que service). À l inverse, elle pourrait aussi prendre en charge un processus métier qui offre un service à une autre entreprise. Cela arrive fréquemment dans les scénarios de gestion de la chaîne logistique où les partenaires commerciaux sont fortement impliqués. Dans ce cas, un utilisateur professionnel d informations doit pouvoir transférer les documents à son homologue de l entreprise partenaire, et inversement. Cette opération doit être sécurisée, fiable, asynchrone et simple. 52

53 Département Ventes Département Finance Département Planification de la production Analyse/Aide décisionnelle Données BDC Requête Agent de message File d attente des messages Service de routage Accusé de réception de la requête Gestion des processus métier Réponse Service de routage Services Web d entreprise Services Web d entreprise Cubes des services d analyse PARTENAIRE SYSTÈME MÉTIER Figure 11 : Connexion d une OBA aux systèmes à la frontière de l entreprise. La figure 12 présente l une des façons d assembler une architecture de bout en bout. Les agents de message ont été configurés à la périphérie de l entreprise pour envoyer et recevoir des messages et des documents en provenance des partenaires commerciaux. Les messages des différents partenaires commerciaux peuvent se présenter sous plusieurs formats et parvenir par différents canaux de distribution comme les services Web, l EDI, la messagerie électronique, RosettaNet, etc. Par ailleurs, les messages peuvent être échangés selon des modèles différents : messagerie unidirectionnelle, asynchrone bidirectionnelle ou synchrone bidirectionnelle. Ces agents de message doivent gérer chaque combinaison de modèles d échange et de formats de messages. Dès que le message parvient à l agent, il est converti au format canonique unique exigé pour les services en aval. Le message ainsi transformé est conservé dans une file d attente de façon à dissocier les processus publics des processus privés. Ensuite, le message est extrait de la file d attente par un service de routage qui examine le message et l achemine vers le destinataire voulu. Mais, avant de parvenir à son destinataire, le document a pu être prétraité par des services d application d entreprise, tels que des applications métier ou des orchestrations BPM. Des règles d entreprise peuvent être appliquées aux messages pour en assurer la validité et respecter les stratégies en vigueur. À la fin de ces opérations, un document doté de toutes les informations voulues pourra être directement traité par une personne qui sera en mesure de prendre rapidement des décisions. Il est, par exemple, possible d introduire une demande de bon de commande d un client dans un service de promesse de livraison. La réponse apportée par ce service pourra servir à générer un document XML correspondant à un formulaire InfoPath demandant la confirmation du bon de commande. Par la suite, ce formulaire pourra être placé dans une bibliothèque de formulaires SharePoint en vue de son approbation par un utilisateur du département des ventes. Une fois que l utilisateur professionnel d informations aura examiné la confirmation proposée et apporté les modifications nécessaires, il lui restera à soumettre le formulaire. À partir de là, un flux de travail se déclenche pour le traitement en retour. Il prévoit la mise à jour des systèmes métier, puis la publication des informations du formulaire sous forme de document XML dans une file d attente de messages sortants, en réponse à la requête d origine. L agent de message reconvertit le document dans le format utilisé par le partenaire commercial. 53

54 Il existe plusieurs façons de mettre en œuvre les agents de message en périphérie comme Biztalk Server. Capable d évoluer et facile à gérer, cette solution s accompagne d accélérateurs et d adaptateurs respectueux des standards tels que l accélérateur RosettaNet pour la collaboration entre partenaires commerciaux. Les files d attente qui permettent de distinguer les processus internes des processus externes peuvent être mises en œuvre au moyen de Microsoft SQL Service Broker Modèle : Employer les technologies d identité fédérée pour partager les identités et les droits au-delà des frontières organisationnelles Les entreprises informatiques ont à faire face à deux impératifs contradictoires : Favoriser la collaboration entre les domaines organisationnels et les réseaux. La collaboration permet, par exemple, de prendre en charge les nouvelles tendances que sont la mondialisation, l externalisation et les nouveaux modèles de processus métier comme les entreprises virtuelles. Protéger les actifs organisationnels en renforçant la sécurité du réseau. Tous ceux qui ont voulu répondre à ces deux exigences se sont retrouvés face à une prolifération de mots de passe. Deux problèmes en ont alors découlé : perte d efficacité et augmentation des risques de sécurité dus à une surface d attaque plus importante. Certaines études montrent, par exemple, que des utilisateurs d une entreprise ont en moyenne douze ID et mots de passe à gérer, ce qui leur demande de 15 à 20 minutes par jour. Cette situation non seulement nuit à leur efficacité mais engendre de nouveaux risques de sécurité. Incapables de mémoriser l ensemble de leurs mots de passe, les utilisateurs les notent sur un papier qu ils peuvent perdre ou laisser à la vue de tous. Les architectures informatiques doivent permettre la fédération d identité, c est-à-dire déléguer toutes les fonctions liées aux identités, comme l authentification, l autorisation ou la gestion des profils, à des partenaires respectant des relations d approbation prédéfinies. La gestion des identités exige des technologies de pointe, comme Active Directory Federation Services, pour partager en toute sécurité les identités numériques et les droits des utilisateurs (ou «affirmations») au-delà du cadre strict de la sécurité et de l entreprise. Modèle : Voir, lors de la fédération d identité, l identité comme un ensemble d affirmations et d attributs, plutôt que comme un simple couple de nom d utilisateur et de mot de passe. Jusqu à présent, le modèle traditionnel était le suivant : L identité numérique est constituée d un identificateur, d informations d authentification et d attributs. Les attributs peuvent se composer d attributs de base et d une collection d attributs contextuels. Les services d annuaire sont chargés de stocker les identités numériques. Outre les identités numériques, un service d annuaire stocke également les droits (droits d accès et privilèges) associés à chacune des identités, conformément aux stratégies de sécurité en vigueur dans l entreprise. 54

55 Un fournisseur d identité crée (ou émet) des identités numériques en créant des entrées dans un service d annuaire. Une partie de confiance consomme les identités numériques en authentifiant les utilisateurs à l aide des entrées du service d annuaires. Le modèle traditionnel fonctionne lorsque les fournisseurs d identité et les parties de confiance appartiennent à la même organisation (domaine) puisqu il leur est facile de partager les modèles d identité, les processus et les technologies. Dans le cadre de la fédération d identité, une organisation doit pouvoir consommer les identités émises par d autres organismes. Autrement dit, un administrateur d une organisation peut contrôler les ressources auxquelles accèdent les utilisateurs, qu elles se trouvent dans l organisation elle-même ou dans les organisations partenaires. Un administrateur peut aussi configurer les ressources auxquelles accèdent les utilisateurs des autres organisations. Le modèle d identité unique pour chaque utilisateur perd de son intérêt en cas de fédération d identité entre plusieurs organisations. Kim Cameron présente, dans «Microsoft s Vision for an Identity Metasystem» 8, les caractéristiques du nouveau modèle d identité : Une identité numérique est un ensemble d affirmations (claims) formulées à propos d un sujet. Une affirmation est une assertion de la vérité de quelque chose. Un sujet est la personne ou l objet qui est décrit à l intérieur comme à l extérieur de l entreprise. Les affirmations sont généralement regroupées dans un jeton de sécurité qui transite d un processus ou d une machine à l autre. Une identité numérique est émise par un fournisseur d identité et consommée par une partie de confiance. Plusieurs identités numériques peuvent être émises pour un seul sujet, par plusieurs fournisseurs d identité, chacun utilisant un jeu d affirmations différent. Une affirmation est donc l expression d un droit d accès à une ressource ou à une opération protégée, très semblable à une clé. L accès à un service ou à une ressource est accordé/refusé après comparaison des affirmations que formule l utilisateur à l ensemble des d affirmations dont l utilisateur a besoin. Une affirmation est une structure contenant le type de l affirmation, le type de droit qui est demandé et le nom d une ressource. Par exemple, l instruction «une entité peut lire le fichier c:\temp.txt» peut être modélisée ainsi : ClaimType=File, Right=Read Resource=C:\temp.txt De plus, une affirmation peut également décrire une propriété qu une entité possède. Par exemple, l instruction «le nom d une entité est John Smith» peut être modélisée ainsi : ClaimType=Name Right=PosessProperty Resource=John Smith. 8 «Microsoft s Vision for an Identity Metasystem», Kim Cameron, MSDN 55

56 Dans le cadre de la fédération d identité, une identité numérique pourrait ressembler à un permis de conduire : Fournisseur d identité : Préfecture Affirmation : Droit de conduire Tiers de confiance : Agence de location acceptant l affirmation formulée par la Préfecture sur l aptitude du titulaire à conduire un véhicule. Lectures recommandées Les articles suivants (en anglais) vous apportent des informations complémentaires sur tous les sujets abordés dans ce chapitre. Références sur l orientation services et la messagerie 1. Service Orientation and Its Role in Your Connected Systems Strategy (Mike Burner) : 2. Service-Orientated Architecture: Considerations for Agile Systems (Lawrence Wilkes and Richard Veryard) : 3. Principles of Service Design: Service Patterns and Anti-Patterns (John Evdemon) : 4. Razorbills: What and How of Service Consumption (Maarten Mullender) : 5. Principles of Service Design : Service Versioning (John Evdemon) : 6. Dealing with the Melted Cheese Effect: Contracts (Maarten Mullender) : 7. An Introduction to the Web Services Architecture and Its Specifications (Luis Felipe Cabrera, Christopher Kurt, Don Box) : 8. Messaging Patterns in Service Oriented Architecture, Partie 1 et Partie 2 (Soumen Chatterjee) : Partie 1 : Partie 2 : 9. Metropolis: Envisioning the Service Oriented Enterprise (Pat Helland) : metrov2_part1/manifest.xml Références sur les flux de travail et les processus 10. Build Applications on A Workflow Platform (David Green) : 11. Developer Introduction to Workflows for Windows SharePoint Services 3.0 and SharePoint Server 2007 (Andrew May) : 56

57 12. Of People, Processes, and Programs (Barry Briggs) : : 13. Simplify Development with the Declarative Model of Windows Workflow Foundation (Don Box, Dharma Shukla) : ault.aspx 14. Understanding BPM Servers (David Chappell) : Références sur l intégration des interfaces utilisateur 15. Choosing the right presentation layer architecture (David Hill) : 16. Metadata-Driven User Interfaces (John devadoss) : Références sur la fédération des données 17. Data on the outside vs Data on the inside (Pat Helland) : 18. SOA Challenges : Entity Aggregation (Ramkumar K.) : Références sur la gestion des identités et des accès 19. Identity and Access Management (Fred Chong) : 20. Microsoft Identity and Access Management Series : ault.mspx 21. Microsoft s Vision for an Identity Metasystem (Kim Cameron) : 22. Web Service Security Patterns : 23. The Laws of Identity (Kim Cameron) : 57

58 Introduction Chapitre 4 Exemples d applications métier avec Office dans l entreprise Atanu Banerjee Le chapitre 1 a présenté les applications composites. Le chapitre 2 a décrit les technologies de plateformes et les fonctionnalités pour fournir des applications composites nommées OBA (Office Business Application). Le chapitre 3 a proposé des pratiques conseillées pour déployer des OBA dans l entreprise. Ce chapitre 4 donne des conseils plus spécifiques pour bâtir des applications d entreprise. Il se concentre sur les entreprises manufacturières, celles qui fabriquent des biens et des produits pour les diffuser ensuite via des réseaux de distribution. Des systèmes connectés pour les industries manufacturières Aujourd hui, les fabricants doivent faire face à la pression de la concurrence, aux exigences gouvernementales, à l évolution des technologies et aux attentes très fortes des clients. De plus en plus, les changements et les pressions s intensifient et affectent le fonctionnement des entreprises et la marche des affaires. Avec la mondialisation, les concurrents se multiplient, se spécialisent et répondent plus rapidement aux clients. Cela conduit à des cycles de vie plus courts pour les produits, une obsolescence rapide et une réduction des marges. De plus, le besoin pour les entreprises de travailler à l échelle planétaire donne souvent naissance à des écarts entre l offre et la demande pour des produits et des services. Les chaînes d approvisionnement interconnectées à l échelle mondiale rallongent aussi le cycle entre la prise de commande et le paiement, ce qui réduit la trésorerie. L application d une réglementation de plus en plus stricte constitue un autre élément déstabilisant car elle exige des entreprises un contrôle de plus en plus fin et une grande visibilité sur toutes les pratiques de l entreprise. Ces contraintes peuvent être d origine gouvernementale (Sarbanes-Oxley), provenir des clients (étiquettes RFID), ou sont liées au secteur industriel (réglementation liée à l environnement par exemple). Les avancées technologiques façonnent et transforment en permanence tout le secteur industriel. Par conséquent, les entreprises doivent rester à la pointe de la technologie ou elles sombreront dans l obsolescence. Les industriels expliquent que les changements rapides et les contraintes auxquels ils doivent faire face constituent pour eux un véritable défi mais, dans le même temps, une grande opportunité. Ils doivent trouver de nouveaux moyens d évoluer. Ils ont besoin d une vue claire sur leurs propres ressources, d échanger des informations rapidement et facilement, et de combiner les technologies pour ouvrir de nouvelles voies. Tous ces impératifs pèsent sur les décideurs des entreprises manufacturières. En premier, l entreprise doit se concentrer sur ce qu elle fait, sur son cœur de métier. Elle doit savoir comment elle va grandir, comment elle fournira une plus grande valeur ajoutée à ses clients afin de faire la différence avec les concurrents. L entreprise doit gagner en agilité, en réactivité et en visibilité. L entreprise doit donc faire preuve d introspection. Mais dans le même temps, elle devient de plus en plus interdépendante du monde extérieur. Chaque entreprise existe au sein d une chaîne de valeur. Comment établir des relations de confiance avec les 58

59 autres entreprises participantes? Comment obtenir une bonne visibilité non seulement dans l entreprise mais sur toute la chaîne de valeur? Si plusieurs entreprises interviennent dans une chaîne de valeur, comment faire pour apporter au client final la plus grande satisfaction possible? En bref, pour rester compétitif dans cet environnement, les entreprises doivent parfaitement connaître leurs processus et leur métier en interne tout en étant très attentives à leurs concurrents, à l intégration des partenaires et à la délivrance d une chaîne de valeur agile. AMR Research décrit ce besoin des entreprises d évoluer vers un «réseau logistique piloté par la demande» (DDSN 9 - Demand Driver Supply Network). Un tel réseau est défini comme : «un ensemble de technologies et de processus qui capte des signaux de demande en temps réel et y répond via un réseau logistique de clients, de fournisseurs et d employés». Pour atteindre cet objectif, les entreprises manufacturières doivent synchroniser la demande (ventes et marketing), la production et le développement de produits (ingénierie). Cela implique des liens étroits entre le bureau d études, les achats, la production et les ventes. Réagir en fonction de la demande devient un impératif fondamental. Cela repose sur l alignement des processus : ceux des clients, ceux des fournisseurs et ceux de la production. Les entreprises peuvent et doivent détecter la demande, la prévoir et y répondre de telle sorte à éviter les fluctuations ou les ruptures dans la chaîne logistique. Cette évolution conduit à la création d un réseau logistique piloté par la demande, ou DDSN. La nécessité de synchroniser les processus est reconnue depuis longtemps. Par exemple, dans son livre «Des hommes et des machines» publié en mai 1929, Stuart Chase écrivait : «Avant l arrivée de la puissance mécanique, le travail artisanal s adaptait à la demande et à ses fluctuations... Puis arriva James Watt et sa machine à vapeur. La machine a dès lors commencé à produire en suivant ses propres lois, sans tenir compte des besoins et des attentes de l homme. Elle accroît en permanence son efficacité afin d améliorer sa production, au détriment de sa souplesse d adaptation. La production augmente toujours, sans répondre à une quelconque demande mais uniquement en raison de l évolution de la mécanique.» 9 «DDSN: 21st Century Supply on Demand», Kevin O Marah, Joe Souza, AMR Research Report #

60 Figure 1 : La nécessité de synchroniser les processus était déjà soulignée par Stuart Chase dans son livre publié en Mais comment une fabrication devient-elle pilotée par la demande? Comme l explique le professeur Hau Lee dans «The Triple-A Supply Chain» 10, «les meilleures chaînes logistiques ne sont pas simplement rapides et rentables. Elles sont aussi agiles et capables d adaptation, afin que les intérêts de l entreprise soient préservés et alignés». Ces trois caractéristiques - agilité, adaptation et adéquation (le triple A) - imposent la mise en place de processus pour gérer le changement. Par exemple, ces processus prévoient l évolution de la demande et ses conséquences, assurent le réapprovisionnement en flux tendu et intègrent la conception des produits. Ils s appuient sur des systèmes informatiques capables de détecter une modification le plus tôt possible, et d y répondre de façon adéquate au moment opportun. Il faut donc que l entreprise dispose de moyens informatiques pouvant être rapidement connectés et configurés, ces connexions pouvant être modifiées à tout moment. Ces processus sousentendent aussi modularité et collaboration. Les systèmes informatiques à l intérieur de l entreprise doivent s interconnecter mais ils doivent aussi être reliés au monde extérieur, au-delà des frontières de l entreprise. À l intérieur de l entreprise, la connectivité doit être maximale, des machines-outils jusqu aux systèmes métier. À l extérieur, l architecture informatique doit être ouverte aux partenaires, aux fournisseurs et aux clients. Quels sont les avantages de ces interconnexions? Quel est l intérêt d aligner les processus afin de les rendre interopérationnels? Les entreprises manufacturières amélioreront tous les facteurs fondamentaux dans leur activité, ce qui implique des retombées financières importantes. Par exemple, AMR Research montre que lorsqu une grande maturité est atteinte dans le modèle de réseau logistique piloté par la demande (DDSN), les stocks sont réduits de 15%, les commandes traitées sans erreur augmentent de 17% et le cycle de paiement se réduit de 35% 11. Ces avantages sont extrêmement importants pour les fabricants. Toutefois, un obstacle majeur s oppose à la mise en place de logiciels et de systèmes capables d assurer ces transformations entre les entreprises. Chaque entreprise possède déjà une informatique qui gère ses activités en interne. Ces systèmes automatisent des transactions et des processus mais dans la plupart des cas, ils ne sont pas conçus pour dépasser les frontières de l entreprise. Aussi, il n est pas toujours très simple de faire évoluer ces systèmes de l état actuel vers l état souhaité. D ailleurs, l état souhaité est lui-même difficile à définir. Comme toute évolution, cette transition impose une feuille de route. AMR Research 12 suggère la feuille de route de la figure 2. Elle doit servir à aider les entreprises à repenser leurs chaînes logistiques afin que ces dernières 10 «The Triple-A Supply Chain», Prof. Hau Lee, Octobre 2004, Harvard Business Review 11 «The Handbook for Becoming Demand Driven», Lora Cecere, Debra Hofman, Roddy Martin, Laura Preslan, AMR Research Report # «Prioritizing Technology Investments to Support DDSN», Erik Keller, Eric Austvold, AMR Research, rapport n

61 soient pilotées par la demande. Elle doit permettre la définition de caractéristiques génériques qui mettront l agilité, l adaptation et l alignement au cœur des processus métier. Focus interne Intégration Portails Analyses Focus externe Plateforme DDSN Gestion des processus métier (BPM) Rapports Applications d entreprise Effet de levier des investissements Portails Analyses Intégration Intégration Rapports Rapports Applications d entreprise Applications d entreprise Applications d entreprise I Réaction II Anticipation III Collaboration IV Orchestration Source : AMR Research, 2004 Figure 2 : Feuille de route générale proposée par AMR Research pour aligner les processus d approvisionnement, de demande et d innovation produit afin de créer un réseau logistique piloté par la demande (DDSN). À très haut niveau, les avantages d une telle approche sont multiples, comme le décrit le tableau ci-dessous, extrait du même rapport d AMR Research. 61

62 Tableau 1 : Chemin d investissement dans un réseau DDSN Étape DDSN et objectif Emplacement Processus Technologies Avantage Réaction (planification simple, exécution) Une seule entreprise Gestion d inventaire classique, push MRP, SCP, SCE Réduction de coût pour les opérations répétitives Anticipation (gestion de la chaîne d approvision. améliorée) Collaboration (gestion de la chaîne d appro. avec prise en compte de la demande) Orchestration (DDSN) Une seule entreprise, plusieurs sites Plusieurs sites, fournisseurs, acheteurs Plusieurs sites, fournisseurs, acheteurs, clients Push avec pull limité, méthode Kanbal de gestion des stocks Mode mixte (push et pull) avec réassort en flux tendu Pull, gestion de la demande fondée sur les exceptions Gestion de la chaîne d appro., PGI, données d appro. intégrées Données limitées sur la demande, analyse de messages simples Données complètes sur la demande, outils BPM, spécialités, applications et plateforme Réduction des coûts dans toutes les opérations Réduction dynamique des coûts, gestion limitée du chiffre d affaires Gestion de la marge Source : AMR Research, 2004 Pour résumer ce rapport d'amr Research, les organisations ont besoin d'ajouter des fonctionnalités d'intégration, de rapports, de portails, d'analyse et de gestion des processus métier pour détecter et répondre en temps réel aux signaux en provenance d un réseau logistique de clients, de fournisseurs et d employés. Toutefois, cela laisse les départements informatiques devant la question suivante : comment architecturer leurs systèmes internes afin d'atteindre ce résultat et les avantages correspondants? La suite de chapitre montrera comment exploiter les fonctionnalités de la plateforme décrite au chapitre 2 et les conseils d architecture du chapitre 3 dans différents scénarios d exemples. Relier les processus métier entre les entreprises Nous allons maintenant illustrer les différents points que nous avons abordés dans cet article en nous plaçant dans le contexte d un modèle de solution pour établir une collaboration entre chaînes logistiques. Nous avons choisi ce contexte car une étroite collaboration entre les clients, les fournisseurs et les partenaires nous semble essentielle pour que les entreprises réussissent et prospèrent sur le marché actuel. Robert Handfield 13 a souligné l importance de cette collaboration en écrivant : «... le futur ne se résumera pas à des entreprises en concurrence les unes avec les autres, mais plutôt à des chaînes logistiques en concurrence avec d autres». Généralement, les entreprises collaborent avec leurs fournisseurs afin que les transactions d approvisionnement soient automatiques et que des informations soient communiquées en temps et en heure avec un minimum d intervention manuelle. La figure 3 présente dans les grandes lignes une collaboration entre une entreprise et ses fournisseurs. Remarquez la segmentation des flux de travail entre flux stratégiques, tactiques et opérationnels. 13 «Reducing Costs Across The Supply Chain», Robert Handfield, Optimize Magazine, vol 22, décembre

63 SERVICES SERVICES SYSTEMES SSuupp ppl ll ii ee i e rr r CC o ll ll l l a bb o rr r a tt t ii i onn o PPr rr o cc c ee e ss s s Messagerie transactionnelle fiable et sécurisée (fondée sur des standards, ex : RosettaNet) FABRICANT PGI OMS APS WMS FOURNISSEUR SYSTÈME MÉTIER Commande Inventaire Paiements Prévisions Demandes Récépissés PGI Base de données OMS IMS Gestion demandes Gestion entrepôt Gestion inventaire Gestion commandes Gestion facturation Inventaire Commandes Distribution CC oo o nn ntt trr raa att tss s // / NN ii vv iv ee eaa auu uxx xdd dee ess see err rvv v... AA cc c cc coo orr rdd dss scc cee enn ntt trr raa auu uxx x F lluu l uxx xss stt trr raa att téé égg g ii qq i q uu uee ess s P rr r éé évv v ii ss i sii oo i o nn ndd dee e ll aa l a dd d ee e mm aa a nn ndd dee e PP rr roc occ ee ess s ss s uus ss dd ee e cc col o ll ll l a bb oro rr a tt t ii i o nn cc c ll l ii i ee e nnt tt EE nn n gg gaa agg g ee e mm ee e nn ntt tss sdd dee e llii lvv iv rr raa a ii ss i s oo onn n P oo o ss s ii tt i tii oo i o nn n ii nn i n vv vee enn ntt taa a ii rr i r ee e BB oo o nn nss sdd dee ecc c oo o mm mm aa a nn ndd dee e F lluu l uxx xtt taa acc ctt t ii qq i q uu uee ess s INTERFACE UTILISATEUR P llaa l ann nnn n ii nn i n gg gdd dee e llii lvv iv rr raa a ii ss i s oo onn n FOURNISSEUR AA SS SNN RR éé é cc cee epp ptt t ii oo i onn n mm aa a rr rcc chh haa ann ndd d ii ss i s ee ess s F lluu l uxx xoo opp péé érr raa att t ii oo i o nn nnn nee e ll ss l s ss ee e ss s FOURNISSEUR F aa a cc ctt tuu urr ree ess s FOURNISSEUR P aa aii ee i emm ee e nn ntt tss s Figure 3 : Présentation fonctionnelle d une collaboration avec des fournisseurs. L objectif consiste à établir une collaboration respectant la règle du «triple A» avec les fournisseurs, afin de réduire les coûts et les pertes d'efficacité tout en assurant un haut niveau de service de la part des fournisseurs. Si la règle du «triple A» n est pas respectée, l organisation peut rencontrer les difficultés suivantes : Partie concernée Fournisseur Logistique Ventes Contraintes de collaboration Mauvaise appréciation de la capacité du fournisseur à répondre à la demande Mauvaise communication des capacités Mauvaise communication du degré d urgence Conséquences Stocks trop faibles Effet fouet Augmentation des coûts de transport et des heures supplémentaires Prix supérieurs au devis et marges réduites Fabrication Mauvaise visibilité sur la date réelle du besoin Augmentation des coûts de fabrication en raison de l urgence 63

64 Afin d éviter ces problèmes potentiels, il est nécessaire de concevoir des solutions composites qui mettent en place des processus entre les diverses parties concernées de ce tableau. Conception d une application composite pour une collaboration entre partenaires commerciaux La figure 4 montre comment un bon de commande est traité entre une entreprise et son fournisseur. Ce schéma s applique à tous les autres processus opérationnels fondés sur des formulaires, représentés à la figure 3. Dans la section sur les pratiques recommandées pour la capacité des flux de travail entre systèmes connectés, au chapitre 2, nous avons signalé que ce flux est omniprésent, pas uniquement dans le centre de données sur des serveurs d intégration. Cela apparaît sur la figure 4, où le flux de travail remplit les fonctions suivantes : Traitement des messages entrants. Par exemple, transformer les formats de différents fournisseurs en un format unique canonique pouvant être exploité par les processus privés. Préparer les processus manuels. Par exemple, pré-remplir des documents avant leur révision. Routage des documents et gestion de la durée de vie des éléments. Par exemple, démarrage d'une tâche, délégation, notification, fin et expiration. Fin des processus manuels. Par exemple, mise à jour des applications métier. Traitement des messages sortants. Par exemple, conversion du format canonique dans les formats attendus par les différents fournisseurs. Ces flux s exécutent sur des serveurs centraux, dans les centres de données de l entreprise, ou plus près des employés, sur des serveurs départementaux. Ils peuvent aussi s exécuter dans des applications sur postes clients pour gérer le routage de documents et les cycles de vie. 64

65 DMZ Partenaire commercial Requête : EDI, RosettaNet, Services Web, Flux pour la gestion du cycle de vie des documents Initialisation Délégation Notification Fin de tâche Expiration Traitement manuel Visibilité de bout en bout Tableaux de bord, rapports Flux d approbation Gestion des exceptions Délégation Analyse des données Réponse Accusé de réception Flux de traitement des messages entrants et sortants Files d'attente pour les messages entrants et sortants Flux d initialisation, de routage Bibliothèques de documents, de formulaires, et listes de tâches personnelles Flux de fin de traitement Processus publics Processus privés Figure 4 : Conception d une application composite pour une collaboration entre partenaires commerciaux. Vue logique de l architecture La figure 5 montre une vue logique d'une architecture simplifiée issue de la figure 4. Nous allons éclater cette vue en éléments plus petits afin de faciliter leur analyse. Partenaire commercial Système métier (PGI, système central) Base de données Services d analyse décisionnelle Services Office InfoPath, Excel, Word, Outlook Services Office Serveurs Office / Sharepoint Services d entreprise Serveur de processus métier pour les flux de traitement des messages entrants et sortants File d attente pour les messages entrants et sortants Serveur de processus métier pour les flux d initialisation et de fin Figure 5 : Vue logique de l architecture. Gestion des messages entrants Un message entrant est un document reçu par l entreprise, en provenance d un partenaire commercial. Il faut en accuser réception et le router vers la personne qui le traitera (figure 6). Pour cela, les fonctionnalités suivantes doivent être mises en œuvre : 65

66 DMZ Transformation du message Persistance du message Traitement asynchrone du message Gestion principale des données Accès aux services applicatifs exposés par les systèmes métier Partenaire commercial Systèmes métier Requête : EDI, RosettaNet, Services Web, Accusé de réception Services d entreprise Format canonique utilisé pour les traitements en aval Agent de traitement des messages entrants Format spécifique au partenaire et protocoles de liaison à bas niveau File d attente des messages entrants Figure 6 : Architecture pour le traitement des messages entrants. Transformation du message Les messages entrants se présentent sous divers formats, et parviennent à l entreprise par différents canaux, comme des services Web, EDI, la messagerie électronique ou RosettaNet. Les messages s'échangent sous différentes formes : à sens unique, bidirectionnelle asynchrone, ou bidirectionnelle synchrone. L architecture doit être capable de prendre en charge tous ces formats, canaux et formes. Lorsqu un message est reçu sur un canal, il doit être transformé en un format canonique qui sera exploité par les services en aval. Ce format ne sera généralement pas celui de la requête d origine. Persistance du message Lorsque le message est reçu par l agent des messages, il est transformé et le résultat est transmis à une file d attente de messages qui le mémorise. Cela permet un couplage faible entre l émetteur du message et son destinataire, ce qui facilite toute future adaptation de l'architecture. Le message enregistré dans la file d attente est au format canonique. L objectif ici est d assurer la plus grande fiabilité possible : aucun message ne doit être perdu. C'est uniquement lorsque le message a été enregistré dans la file d attente qu un accusé de réception est renvoyé à l émetteur de la demande. De cette manière, il devient plus facile de concevoir une architecture à tolérance de panne. 66

67 Traitement asynchrone des messages Lorsque le message entrant a été transformé et enregistré, un accusé de réception est envoyé à l expéditeur. Cet accusé est synchrone et constitue une réponse à la requête d origine. Il ne s agit pas de la réponse définitive, à moins que le traitement du message puisse être entièrement automatisé. Généralement, la véritable réponse sera envoyée plus tard, lorsque le message aura été traité par la personne ou le système approprié. La réponse sera asynchrone par rapport à la requête d origine. Il faut donc une fonctionnalité permettant de rappeler l émetteur de la requête. Pour cela, les deux partenaires doivent mettre en commun les éléments de l interface permettant ce rappel. L accusé de réception et la réponse finale doivent répondre à un accord de niveau de service qui a été défini lors de la mise en place du programme d échange entre les deux partenaires. Gestion centrale des données Le traitement asynchrone des messages implique que les deux partenaires doivent pouvoir faire référence à tout moment à la requête d origine (par exemple en utilisant un numéro de commande). Cela implique que l'entreprise mémorise les spécificités de chaque partenaire. Cette opération doit s effectuer au moment de la transformation de la requête en format canonique. Toutefois, la difficulté ne s arrête pas là car, comme le montre la figure 7, les différents départements de l entreprise font aussi référence à un document via différents identificateurs. Les partenaires commerciaux utilisent différents types d'identificateurs pour référencer les documents Les départements emploient différents types d identifiants pour référencer les documents N de cde Commande ID#="123 " Ventes N de suivi Cde ID#="ABC-123 " Cde ID#="321 " Transformation Usine Réf. Inventaire Entrepôt Cde ID#=" abc-123 " N Bon de livr. Système central de gestion des données pour références croisées Logistique Figure 7 : Le système central de gestion des données doit établir des références croisées entre les documents et gérer les différents éléments se rapportant à un document. 67

68 Accès aux services applicatifs exposés par les systèmes métier Le processus de transformation des messages entrants a fréquemment besoin de faire appel aux services exposés par les applications métier. Généralement, le message entrant sera complété par des informations en provenance de ces applications afin de créer le message canonique qui sera utilisé par la suite. Ces informations supplémentaires peuvent servir au suivi du document, pour apporter des informations absentes de la requête d origine ou pour le routage. Par exemple, un des services applicatifs invoqués lors de la transformation du message est le système central de gestion de données que nous venons de décrire. Il existe plusieurs façons pour mettre en place l architecture de traitement des messages entrants. L une d elles consiste à exploiter BizTalk Server comme agent de message, et à utiliser des accélérateurs pour simplifier la synchronisation avec les partenaires externes. (Par exemple, il existe un accélérateur pour RosettaNet.) BizTalk peut aussi servir à transformer les messages et à les placer dans SQL Service Broker, ce dernier les mettant en file d attente avant tout traitement ultérieur. Flux de travail pour initialiser les activités manuelles Le document reçu et transformé doit ensuite être routé de la file d attente vers l'individu qui le gérera. Pour faciliter la tâche de l employé, le document est prétraité et transformé en un formulaire. Par exemple, un bon de commande en provenance d un client passe dans un moteur de traitement qui s assure de la disponibilité des produits. La figure 8 illustre ce processus. Systèmes métier Services d entreprise Services Office Serveurs Office / Sharepoint File d attente des messages entrants Serveur de processus métier pour initialisation des flux Figure 8 : Flux de travail pour initialiser des processus manuels. Ces flux de travail sont déclenchés à l arrivée d un document ou périodiquement, en traitement par lots. Là aussi, il existe plusieurs façons de mettre en œuvre cette architecture. L'une d'elles consiste à employer BizTalk Server. Nous allons la décrire dans la section suivante. 68

69 Documents dynamiques : InfoPath pour les bons de commande et pour les formulaires de confirmation Lors de l étape de routage ci-dessus, les données et le contenu des documents sont générés par un service métier qui a prétraité le message entrant. Généralement, il s agit d un contenu XML qui respecte les schémas spécifiés pour le format des documents canoniques. Les documents qui parviennent à l employé pour être traités manuellement peuvent être de différents types mais il s agira le plus souvent de formulaires InfoPath pour les flux opérationnels, et de feuilles de calcul pour les flux tactiques et stratégiques. Les employés peuvent ainsi facilement utiliser InfoPath et Excel pour créer des formulaires et des feuilles de calcul au format XML, conformes au schéma spécifié. Aucune programmation n est nécessaire et la mise au format XML de ces documents n enlève aucune souplesse ni la perte d'une présentation personnalisée. Excel et InfoPath offrent aux utilisateurs la possibilité d importer des schémas XML qui se rapportent aux processus métier, et d utiliser des outils graphiques pour associer des éléments du schéma à des contrôles graphiques (InfoPath) ou à des cellules de tableau (Excel). Pour la plupart des processus métier, des standards existent sous la forme de schémas XML. Utilisez-les pour créer vos formulaires et vos feuilles de calcul. La figure 9 illustre cela. Formulaire du bon de commande rempli chez le partenaire Schéma XML Version XML du formulaire, transmise via un service Web Traitement du message entrant pour le transformer en forme canonique Service d entreprise XML de confirmation du bon de commande après interrogation des systèmes métier Service Office Génération du formulaire de confirmation du bon de commande, et écriture dans la bibliothèque Sharepoint Figure 9 : Formulaires de bon de commande et de confirmation créés à partir de schémas XML fondés sur des standards. Lorsque le document dynamique a été produit par le flux d initialisation, il est transmis aux services Office responsables de sa gestion tout au long de sa durée de vie. Généralement, le document est enregistré dans une bibliothèque de documents SharePoint ou une bibliothèque de formulaires. Ensuite, une entrée est créée dans la liste des tâches de l employé et un courrier électronique lui est envoyé. Ce courrier inclut 69

70 une notification de la tâche et un lien vers le document dynamique pour permettre son chargement. Services Office - Gestion du cycle de vie du document Les documents dynamiques sont transmis aux services Office pour un traitement manuel. Ils arrivent par exemple dans une bibliothèque de documents ou dans une bibliothèque de formulaires dans SharePoint. Le serveur SharePoint peut être configuré pour démarrer les flux de travail dès qu un document est ajouté ou modifié dans une bibliothèque. En plus des flux de travail fournis d origine avec le serveur et qui permettent des tâches standards comme une approbation de document, il est possible de développer des flux de travail et des activités personnalisés. Par exemple, il est possible de configurer une bibliothèque de telle sorte à associer un ensemble de flux de travail à un ensemble d actions (une action étant par exemple un ajout ou une modification de document). En plus de cette prise en charge des flux de travail, Office Server 2007 prend en charge de nombreux services Office dès son installation, comme la collaboration, la gestion du contenu d entreprise, les portails, les recherches, l analyse décisionnelle et la gestion de projet. De ce point de vue, SharePoint consiste une plateforme de choix pour héberger des applications composites, comme le montre la figure 10. Clients Office - InfoPath, Excel, Word, Outlook Visibilité de bout en bout des processus Tableaux de bord, rapports Flux d approbation Gestion des exceptions Analyse décisionnelle Systèmes métier Serrvi ices Offffi ice Cool lll llaabboor raat ti iioonn ECM Poor rtaai iil ll Reecchheer rcchhee BPM AD Prooj jjeet t Services d entreprise Seerrvvi iicceess ddeess eessppaacceess ddee trraavvaai t iil ll Stoocckkaaggee Sééccuur ri iit téé Addmi iinni iisst traat ti iioonn TTooppool llooggi iiee Mooddèèl llee ssi iit tee APII Serveur de processus métier pour les flux d initialisation Figure 10 : Office Server 2007 constitue la plateforme qui prend en charge de nombreux types de services Office. 70

71 Par exemple, considérons la gestion du cycle de vie d un document (figure 11). Un document traité manuellement par un employé se situe à un des stades suivants de sa vie : création, collaboration, gestion, publication, archivage ou destruction. Cette classification s applique à tous les types de documents, qu il s agisse de formulaires InfoPath ou de feuilles de calcul Excel. Reprenons ces différents stades : Création. Processus de création et de modification du document. Collaboration. Plusieurs utilisateurs travaillent sur le même document. Gestion. Processus visant à stocker un document, l'auditer, lui attribuer une version. etc. Publication. Processus qui renvoie un document terminé dans le processus métier pour traitement ultérieur. Archivage. Le document terminé est enregistré et servira de référence dans le futur. Destruction. Processus de suppression des documents anciens. Le fait qu un document entre dans un de ces stades peut déclencher un nouveau processus. Par exemple, lorsqu'un document dépasse sa date d expiration, un processus de nettoyage peut gérer l archivage ou la destruction. Systèmes métier Clients Office - InfoPath, Excel, Word, Outlook Visibilité de bout en bout des processus Tableaux de bord, rapports Flux d approbation Gestion des exceptions Analyse décisionnelle Services d entreprise Serveur de processus métier les flux d initialisation Bibliothèques de documents et de formulaires, listes de tâches personnelles Serveurs Office & Sharepoint Flux pour la gestion du cycle de vie des documents Initialisation de tâches Délégation de tâches Notification de tâches Fin de tâches Expiration de tâches Figure 11 : Gestion du cycle de vie des documents au cours des étapes manuelles. 71

72 Flux de travail pour terminer des activités manuelles Un utilisateur peut soumettre un document dynamique en le modifiant et en l enregistrant à nouveau dans la bibliothèque de documents. Cela déclenchera un processus de finalisation. Ce processus devrait faire appel aux points terminaux des services d entreprise pour mettre à jour les systèmes métier concernés. Puis le processus de finalisation peut envoyer une réponse au partenaire commercial via une file d attente réservée aux messages sortants. Systèmes métier Services d entreprise Services Office Serveurs Office & Sharepoint File d attente pour les messages sortants Serveur de processus métier pour les flux de finalisation Figure 12 : Flux de travail qui terminent les opérations manuelles, par exemple en mettant à jour les systèmes métier. Notez que sur la figure 12, les flux de travail du processus peuvent rester proches de l utilisateur ou être regroupés en un point central. Par exemple, ces flux peuvent s exécuter sur des serveurs centraux BizTalk pour une automatisation globale des processus dans toute l entreprise, ou s exécuter sur des serveurs départementaux exécutant des applications comme Office Server qui intègrent Workflow Foundation. 72

73 DMZ Gestion des messages sortants Lorsqu un message a été placé dans la file d attente des messages sortants, il doit être transmis au partenaire commercial, comme une réponse à la demande d origine (figure 13). Cette tâche est confiée à un agent de message car le message sortant doit être converti de sa forme canonique en un format attendu par le partenaire. Un message sortant peut aussi concerner plusieurs partenaires. Il doit alors être converti en plusieurs formats et transmis via un ou plusieurs canaux. Par conséquent, l'architecture doit être capable de proposer plusieurs points de sortie, chacun gérant une combinaison d'un format de message et d'un canal de diffusion. C est l agent de message qui réalise ces opérations. Partenaire commercial Systèmes métier Réponse à la requête d origine Services d entreprise Serveur de processus métier pour le traitement des messages sortants File d attente des messages sortants Figure 13 : Flux de travail pour les messages sortants. De toute évidence, ce traitement est asynchrone par rapport à la requête initiale. Il peut être réalisé de diverses manières. Par exemple, la tâche peut être confiée à un serveur BizTalk ou à un serveur hébergeant Workflow Foundation. Mise en œuvre de cette solution dans le cadre d une application composite Pour illustrer l emploi d un assemblage composite de cette solution, nous avons imaginé une mise en œuvre de référence qui exploite deux scénarios impliquant des échanges de documents entre un détaillant et un fabricant : Un bon de commande est émis par le détaillant. Le fabricant émet en retour une confirmation de cette commande. Des prévisions stratégiques sont émises par le détaillant. Le fabricant y répond. 73

74 Pour démontrer la modularité, la mise en œuvre s appuie sur les modèles de processus et de données du standard RosettaNet14, établis pour une collaboration inter-entreprise. Cela nous permet de développer un ensemble de logiciels susceptibles d être déployés dans Microsoft Office system 2007 et sur d autres technologies Microsoft. L approche suivie a consisté à générer tout d abord des schémas XML (XSD) à partir des DTD disponibles dans le domaine public, puis d utiliser les définitions de schémas pour concevoir divers éléments, comme des définitions d interfaces de services Web, des formulaires InfoPath et des feuilles de calcul Excel. La figure 14 illustre l ensemble. L implémentation est décrite ci-dessous. Elle est suivie d une liste des logiciels qui participent à la solution composite. SHAREPOINT Stockés ici pour modèles de documents et flux RosettaNet PIP 3A4 Flux Visual Studio Ces schémas sont importés ici fournit ceci Documents Office Interfaces de services Web Schémas XML pour la requête d origine (bon de commande) et la confirmation Figure 14 : Modèles de processus et de données conçus à partir du standard RosettaNet et servant à bâtir des logiciels qui s assemblent pour former des applications composites. Génération des modèles Dans le passé, les problèmes relatifs aux données ont empoisonné la vie des développeurs d applications d entreprise, l'écueil technique majeur étant le choix des modèles de données. Il est difficile d inventer les modèles idéaux du premier coup. De nombreuses itérations sont nécessaires et généralement, la meilleure approche consiste à exploiter l expérience acquise lors de développements précédents. Pour cela, il est intéressant de rechercher des standards du marché, proposant des modèles de données tout faits. Dans notre implémentation de référence, nous avons utilisé les spécifications RosettaNet qui décrivent divers modèles de données et de processus pour établir une collaboration entre partenaires commerciaux. Les modèles de données étant fournis sous la forme de DTD, la première étape consiste à convertir ces DTD en schémas XML (XSD) en utilisant Visual Studio. La figure 15 donne un exemple de schéma de confirmation de bon de commande. 14 RosettaNet, 74

75 L étape suivante a consisté à utiliser l outil xsd.exe pour générer les classes C# qui correspondent à ces modèles de données. xsd 3A4_MS_V02_03_PurchaseOrderConfirmation1.xsd /l:cs /classes /outputdir:classes /namespace:rosettanet_3a4_ms_v02_03_confirmation Figure 15 : Vue abrégée du schéma XML du modèle de confirmation de bon de commande, bâti à partir de RosettaNet. Élaboration des applications client Les interfaces utilisateur ont été conçues en utilisant les applications client Office. Les formulaires de traitement des bons de commande (requête et confirmation) ont été réalisés avec le concepteur graphique de formulaire InfoPath. Les prévisions stratégiques ont été élaborées avec Excel. Visual Studio Tools for Office (VSTO) a été utilisé pour étendre Outlook par un complément Office (communément appelé «addin»), afin que les utilisateurs puissent rechercher et modifier un bon de commande lors des notifications par courrier électronique. 75

76 Par exemple, la figure 16 montre comment les modèles RosettaNet pour la requête (bon de commande) et la confirmation ont été importés dans l outil de conception de formulaire InfoPath. Ces formulaires sont ensuite gérés par Microsoft Office System 2007 sur le serveur, et un simple navigateur (client léger) suffit à les afficher. Le formulaire est une vue de présentation XML placée au sommet du modèle de données XML RosettaNet, et toute la logique applicative côté serveur est en phase avec ce modèle de données. Un avantage de cette approche est qu elle conduit à un faible couplage entre la vue (le formulaire) et le modèle (la logique applicative côté serveur). Ainsi, la disposition des éléments dans le formulaire peut changer et des ensembles différents d éléments du schéma peuvent être liés aux contrôles de l interface graphique, cela ne change pas les modèles de données eux-mêmes ou la syntaxe des interfaces côté serveur. Bien sûr, le découplage entre la vue et le modèle n est pas total. Par exemple, la sémantique de la logique applicative sera peut-être à modifier si des éléments additionnels du schéma sont ajoutés à la vue. Liaison d un contrôle collecteur de date à un champ date dans le schéma RosettaNet Figure 16 : Les formulaires de requête (bon de commande) et de confirmation ont été réalisés avec le concepteur graphique de formulaire InfoPath, après importation des schémas XML de RosettaNet. Une approche du même genre a été suivie pour créer les documents pour les prévisions stratégiques échangées entre les partenaires commerciaux. Des schémas XML issus de la spécification RosettaNet ont servis dans ce but et ont été liés à des feuilles Excel via des mappages (mises en correspondance) XML. Cette association entre des éléments de schémas XML et des cellules de tableurs permet de lire et d écrire des données au format XML dans Excel. Ce lien est faiblement couplé, ce qui permet à l utilisateur de réorganiser les cellules. Excel conservera l association avec les éléments du schéma. Toutefois, deux restrictions sont à signaler. Premièrement, le mappage XML ne peut pas prendre en compte certains schémas trop complexes, tels que ceux qui utilisent des collections de collections. Deuxièmement, les feuilles de calcul inscrites par les services Excel dans Office system 2007 ne peuvent pas contenir de mappages XML. Mais quelques solutions existent. Lorsque le schéma est trop complexe pour les mappages XML, un schéma simplifié (mis à plat) peut être employé et le traitement côté serveur est capable de transformer un format en un autre. Les documents Microsoft Office system 2007 étant sauvegardés en XML en employant le schéma Open XML, cela ouvre la porte à un traitement XML côté serveur qui n était pas possible avec les versions précédentes d Office. Cette logique 76

77 côté serveur peut s intégrer dans des activités packagées Workflow Foundation qui s assemblent en flux de travail dans SharePoint. Il est alors possible de transformer les documents à mesure qu ils arrivent. De plus, ces activités packagées peuvent être du code ou même une feuille de style XSL. La restriction concernant l emploi des mappages XML avec les feuilles inscrites par des services Excel ne constitue pas un problème majeur pour les scénarios pris en compte ici, dans l implémentation de référence. Ces feuilles représentent des documents de travail utilisés par les employés dans le cadre de processus de prévisions stratégiques. Elles sont générées par des flux de travail, modifiées par des employés et exploitées par d autres flux de travail qui les transforment en messages et en données. Ce type d utilisation ne correspond pas aux trois scénarios principaux ciblés par les services Excel, qui sont : Vues partagées via un client léger (navigateur) de feuilles de calculs. Élaboration de tableaux de bord en analyse décisionnelle. Transformation de feuilles Excel en services applicatifs centraux. De plus, ces feuilles Excel avec mappages XML sont stockées dans une bibliothèque de documents qui n était pas inscrite par des services Excel ; et le traitement côté serveur a été conçu dans les bibliothèques d activité Workflow Foundation de telle sorte à éliminer les mappages XML avant que ces feuilles soient consommées par les services Excel. Comme le montre la figure 17, un complément (ou «add-in») a été ajouté à Outlook en utilisant VSTO. Ce composant ajoute un ruban personnalisé, un onglet et un volet de tâches pour la gestion des bons de commande. Comme il s agit d un composant ajouté à Outlook, il faut le déployer sur les postes clients, pas sur le serveur. Ruban personnalisé Onglet personnalisé Volet de tâches personnalisé pour les données des bons de commande Figure 17 : Un composant, ajouté à Outlook, prend en charge la gestion des bons de commande. Ajout d un stockage sur le serveur Dans l implémentation de référence, des sites SharePoint ont été mis en place pour les différents départements de l entreprise : ventes, marketing et production. Dans la vie réelle, ils pourraient être définis comme des sites départementaux ou des sites de collaboration d équipe. La mise en place de ces sites implique un assemblage et une 77

78 configuration qui s'effectuent par le biais des outils d'administration SharePoint plutôt que par développement. Une fois que les sites sont en place, le stockage côté serveur des documents en cours de traitement est activé sur ces sites en créant des bibliothèques de document. Ces bibliothèques stockent les feuilles de prévisions stratégiques et les formulaires des bons de commande. Création de flux de travail et d orchestrations Pour l implémentation de référence, des représentations de processus métier ont été créées à deux emplacements : Des flux de travail ont été déployés dans SharePoint, pour relier les bibliothèques de documents qui ont été mises en place à l étape précédente. Ces flux de travail réalisent un traitement côté serveur des formulaires des bons de commande et des feuilles de prévisions stratégiques après que ces éléments ont été enregistrés dans les bibliothèques de documents. Dans le cas des bons de commande, les flux de travail sont déclenchés lorsqu un formulaire est enregistré dans la bibliothèque, soit parce qu il est nouveau soit parce qu il a été modifié. Mais pour les prévisions, le processus est nettement plus itératif par nature. Ainsi, dans le cas des prévisions stratégiques, les flux de travail ne doivent être initialisés que lorsque la prévision est terminée et prête à être publiée. Pour cette raison, ces flux de travail doivent être explicitement démarrés par l utilisateur, depuis un menu sur le poste client, bien qu ils s exécutent toujours sur le serveur. Des processus métier ont aussi été modélisés en dehors des sites SharePoint. Il s agit de processus s'exécutant plus longtemps et qui gèrent le cycle de vie d entités individuelles (comme les bons de commande et les prévisions), ou le cycle de vie de processus individuels (comme les ordres de paiement). Bien qu il eût été préférable d utiliser ici BizTalk (pour une plus grande souplesse d administration), ces processus ont été en fait implémentés sous la forme de machines à état à partir de Workflow Foundation, et exécutés comme des services Web. Avant que ces ensembles de flux de travail puissent être assemblés, une bibliothèque de flux spécifique au domaine a été créée avec des activités pour traiter les bons de commandes et les prévisions. Ces activités ont été ensuite packagées sous la forme d un assemblage, puis les flux de travail ont été assemblés à partir de ces blocs. Activation des services Dans la section ci-dessus décrivant la génération des modèles, nous avons expliqué comment les schémas XML et les classes C# ont été produits à partir des schémas RosettaNet. Puis des interfaces de services Web ont été élaborées pour représenter des systèmes métier. Ces interfaces font partie des éléments qui dessinent l application composite car il devrait être possible de déployer le processus packagé dans n'importe quel environnement informatique. Ces interfaces de services Web représentent les points de contact avec les systèmes centraux qui dialoguent ainsi avec l application composite via des services Web. Ces services Web sont sollicités par les activités métier qui composent les flux de travail dont nous avons parlé. 78

79 Connexion aux données L implémentation de référence montre aussi comment créer des applications composites pour des processus entre fonctions, directement dans SharePoint, en définissant des entités dans le Catalogue de données métier (Business Data Catalog, dit BDC) et en consommant ces entités dans des listes SharePoint. Le BDC est un service partagé dans Microsoft Office system Il peut être utilisé pour définir les entités ellesmêmes, pour alléger les relations entre entités, et pour définir des actions qui peuvent être prises sur ces entités. Par exemple, la figure 18 montre l interface utilisateur d un de ces processus entre fonctions. Deux listes apparaissent sur cette page SharePoint : une pour les informations principales du bon de commande fournisseur, et une autre pour les détails de la commande. Le fait de choisir une commande dans la liste du haut provoque l affichage de tous les détails dans la liste du bas. Dans la liste du bas, un menu déroulant apporte des informations spécifiques sur chaque ligne de la commande et peut l afficher dans un formulaire à des fins de modification. Liste des bons de commande pour les fournisseurs La sélection d un bon de commande fournisseur cidessus fait apparaître ici le détail de cette commande Exécute l action «Changer le bon de commande établi» permet d'invoquer le formulaire InfoPath pour modifier cet élément de la commande Figure 18 : Application entre fonctions pour modifier des lignes de commandes fournisseur dans SharePoint. 79

80 Pour mettre cela en place, des composants WebPart BDC sont utilisés sur les deux tables. La première table est mappée à une entité BDC pour le bon de commande fournisseur. La seconde table est mappée à une entité BDC pour un élément de la commande. La relation parent-enfant entre les deux listes est modélisée dans SharePoint. En outre, une action est définie sur l entité BDC pour un élément de la commande. Elle permet d afficher un formulaire InfoPath dans le but de modifier certains détails de la ligne de commande. Une action est définie par un nom (qui apparaît dans le menu déroulant), une URL (adresse où la ligne sélectionnée sera envoyée lors du retour) et un ensemble d attributs de l entité sélectionnée (figure 19). Cela conduit à deux possibilités : l URL pointe sur un service Web qui peut traiter les données qui lui sont renvoyées, ou elle pointe sur un formulaire InfoPath stocké sur le serveur ; c est cette dernière solution qui est utilisée ici. Le formulaire InfoPath contient du code pour récupérer les paramètres qu il reçoit ; ce code sert à préremplir le formulaire. 3. Choisissez des entités BDC 4. Ajoutez une relation entre les bons de commande au fournisseur et les éléments de chaque ligne 1. Ajoutez un Webpart 2. Ajoutez un Webpart BDC Figure 19 : Mise en place du processus entre fonctions de la figure 18. L application composite possède aussi des éléments facilitant l analyse décisionnelle. Il s agit de cubes pour les services d analyses SQL Services, qui reprennent les bons de commande, le planning de production et l inventaire. Ces cubes sont alimentés par des données transactionnelles via SQL Services Integration Services. Ces informations sont ensuite connectées aux tableaux de bord d analyse décisionnelle dans SharePoint. Des tableaux de bord ont aussi été créés à partir des feuilles de calcul stockées dans des services Excel et des listes SharePoint. Finalement, l outil Business Scorecard Manager crée des rapports qui se connectent à SQL Server Reporting Services, au-dessus des données transactionnelles. 80

81 Déplacement vers la frontière du réseau Connexion des processus métier à l intérieur de l entreprise La figure 20 représente l environnement typique d une entreprise manufacturière. Quelques remarques sur les termes utilisés : 1. Les applications métier d entreprise correspondent aux applications centrales comme le PGI (progiciel de gestion intégré), la gestion de la chaîne logistique et la gestion de la relation client. 2. Les applications métier de fabrication sont directement liées à la fabrication des produits. 3. MES : Manufacturing Execution System (système d exécution de la fabrication) 4. SCADA : Supervisory Control And Data Acquisition (acquisition des données et supervision). Un système de contrôle et de mesure distribué. 5. IMH : Interface homme machine. L interface utilisateur (généralement graphique) pour exploiter et superviser le système de contrôle. 6. DCS : Distributed Control System. Un système en réseau qui permet une surveillance à distance des systèmes industriels auxquels sont connectés : des capteurs : équipements de mesure et de détection ; des contrôleurs : par exemple des contrôleurs en logique programmable (PLC) ; des vérins et autres systèmes mécaniques qui transforment les signaux électriques en mouvements ; des terminaux : il peut s agir de postes de travail répartis dans toute l usine ou même d équipements mobiles sans fil. Applications métier d entreprise Autres sites de production Applications métier de fabrication Systèmes de supervision et d exécution MES IHM/ SCADA SSD Équipements sur site Capteurs Contrôleurs Vérins Terminaux Figure 20 : Environnement informatique typique pour une entreprise manufacturière. 81

82 Évolution vers un traitement à la frontière de l entreprise Les avancées technologiques favorisent le développement d une nouvelle génération d équipements sur le terrain, à la frontière de l entreprise. Il s agit notamment de l adoption rapide de la technologie RFID (Radio Frequency Identification), de l émergence de nouveaux mobiles puissants et de réseaux de capteurs. Il devient nécessaire de gérer ces équipements et les flux de données qu ils produisent. La prolifération de ces équipements à la frontière de l entreprise pousse au déploiement de serveurs frontière pour accomplir ces tâches. La figure 21 donne un aperçu d une telle architecture. Applications métier d entreprise Applications métier de fabrication Serveur frontière Traitement des événements Filtre Consolidation Transform. Alerte Gestion des équipements Abstraction des équipements Équipements à la frontière Équip. 1 Équip. n Figure 21 : La prolifération de nouveaux équipements à la frontière de l entreprise pousse au déploiement de serveurs spécifiques nommés serveurs frontière. Prenons comme exemple le cas de la technologie RFID. Elle génère des quantités importantes de données. Microsoft étend actuellement sa plateforme afin de fournir des services en adéquation avec RFID. La couche matérielle la plus basse se compose essentiellement des lecteurs RFID. Chaque lecteur génère un événement lorsqu il détecte une étiquette RFID. Cet événement est transmis au serveur frontière pour traitement. Dans le serveur frontière, un service RFID assure l abstraction physique, la gestion des équipements et un premier traitement des données. La couche d abstraction du service RFID garantit que des capteurs en provenance de différents fournisseurs se gèreront de la même manière ; leurs informations pourront être traitées de façon identique. La couche de gestion des équipements simplifie le déploiement, la configuration et la surveillance des équipements RFID. Le traitement des événements sert à filtrer, transformer et consolider les événements émis par les équipements RFID. Les applications métier reçoivent ainsi des informations utilisables. À mesure que les équipements RFID deviennent plus intelligents, une part du traitement peut être transférée du serveur frontière vers l équipement lui-même (par exemple, le filtrage). L ensemble se complique en raison de la diversité des équipements existants et 82

83 de leur degré différent d intelligence. La couche gestion des équipements du serveur frontière a donc fort à faire pour tenir compte de cette diversité et pour proposer une interface d administration cohérente afin que l ensemble des équipements puisse être traité comme un groupe. Une autre évolution très importante est due à la prise en charge de plus en plus rapide par le marché des services Web. Ainsi une nouvelle tendance s amorce pour introduire des services Web à chaque niveau de la fabrication (figure 21). Par exemple, des équipements intelligents (des capteurs, des contrôleurs, des systèmes mécaniques, etc.) peuvent proposer des interfaces de services Web. Il peut s agir d interfaces pour définir ou relire des informations, ou d interfaces d administration pour configurer et déployer l équipement lui-même. Des applications clients, comme une interface homme machine ou une console d administration, pourraient ainsi se connecter directement à l équipement. Certains organismes de normalisation, comme l OPC Foundation, travaillent à la définition des spécifications des services Web afin de garantir l interopérabilité entre fournisseurs. Gestion des flux d informations au sein de l entreprise Les entreprises souhaitent intégrer leurs systèmes de production avec leurs systèmes métier afin d améliorer leur productivité et la prise de décision sur les sites de production. Le personnel d une usine doit pouvoir surveiller l état des systèmes et être alerté en cas d incident. Il doit aussi être informé des conséquences chiffrées d un problème en production. Cela nécessite des outils sophistiqués, simples d emploi, pouvant être déployés dans des environnements informatiques complexes. Par ailleurs, les capteurs et les autres appareils devenant de plus en plus évolués et omniprésents, il devient possible de mieux contrôler des équipements complexes, d améliorer l automatisation des processus industriels et de réduire les coûts. Par exemple, l Air Force Research Laboratory a obtenu un brevet sur le contrôle de gaines comme celles des lignes électriques ou hydrauliques. Il est ainsi possible de mesurer l usure de la gaine et de détecter des microfissures sans la perte de temps d inspections manuelles minutieuses. En allant plus loin, les appareils intelligents pourraient être connectés aux systèmes de l entreprise, via des serveurs frontière, avec des consoles d administration unifiées et la possibilité de diffuser des rapports. La figure 22 décrit une telle architecture de haut niveau. 83

84 Entreprise Systèmes métier transactionnels (PGI, systèmes centraux) Entrepôt de données Analyse SQL / services de rapport Serveurs Office 2007 Services Office Processus métier de l entreprise organisés autour de flux de documents Usine Services métier de l entreprise Processus métier de l usine organisés autour des flux d informations Services Office MES / APC / APS Messagerie fondée sur des standards fiables et sécurisés utilisant WCF Équipement frontière Serveur frontière pour filtrage, consolidation et transformation Visualisation des données via WPF Figure 22 : Intégration de tous les processus de l entreprise, depuis les équipements de fabrication jusqu aux applications métier. Conseils pour concevoir et déployer des applications composites Quels sont les processus entre fonctions pour lesquels des applications composites pourraient être conçues et déployées? Voici quelques exemples dans le monde de la fabrication : Gérer la chaîne de valeur avec des solutions pour la gestion de la chaîne logistique ou pour la gestion d un réseau de distribution. Placer le client au cœur de l entreprise, par exemple aves des solutions de gestion de la relation client. Gérer la production et la fabrication avec des stocks minimaux. Développer l innovation dans les produits par des solutions de conception en collaboration et l introduction de nouveaux produits. Rôles de la conception des produits, de l ingénierie, et de la R & D La complexité des produits croît en même temps que les attentes des clients. Il s ensuit une pression de plus en plus forte sur les équipes de recherche et de développement. Selon l Economist 15, «l innovation allant de plus en plus vite, une entreprise qui n est pas capable de remplacer 10% de son chiffre d affaires chaque année est acculée à la faillite en moins de cinq ans». 15 «Expect the unexpected», Economist Magazine, 6 septembre

85 Points délicats Pressions pour réduire le temps de mise sur le marché, en optimisant les processus de R&D. Besoin de détecter plus rapidement les produits réussis afin de mieux orienter les efforts de développement. Besoin de développer une collaboration en temps réel et sûre entre départements et avec des partenaires extérieurs tout au long du cycle de vie des produits. Implications pour une application composite Les solutions doivent désormais intégrer la conception du produit dans les processus métier pour la production et la génération de la demande. Cela implique une meilleure collaboration entre les équipes de conception et celles de production, souvent réparties dans le monde entier. L informatique doit permettre des communications en temps réel, la collaboration autour des documents et la synchronisation des données entre les systèmes de production, les systèmes des ventes et les autres applications de l entreprise. Gestion des données des produits et Gestion des informations produits Rôles des ventes et du service client Les demandes de plus en plus exigeantes du marché et le besoin de collaboration ont créé de nouveaux défis pour les ventes et le marketing. Gartner a prévu 16 que «le service client continuera d être le «test réactif» de l engagement d une entreprise vis-àvis de ses clients et l indicateur principal de l intégrité d une entreprise». Points délicats La réduction du cycle de vie d un produit implique des modifications dans la stratégie marketing, en apportant plus d attentions aux problèmes et critiques des clients. Besoin d une plus grande visibilité et d une participation plus étroite dans le développement des produits afin de remonter le plus vite possible les avis des clients et les problèmes qui peuvent jouer sur la garantie et le coût du service après-vente. Apporter un meilleur service aux clients en réduisant les risques d erreurs et les temps de réponse permet de marquer des points sur les concurrents. Des problèmes de garantie jouent directement sur le bénéfice net de l entreprise. Implications pour une application composite Pour mieux servir leurs clients, les entreprises manufacturières doivent synchroniser la demande (ventes et marketing), la production, et le développement de produits (ingénierie). Cela requiert des solutions au-delà de celles proposées par les traditionnelles applications de gestion de la relation client. Voici quelques-unes des options possibles : Définition/gestion de la demande. Capacité d influencer sur la demande ou de la prévoir via différents canaux (comme les clients, le marché, les partenaires, les commerçants). Réapprovisionnement en fonction de la demande. Passer d un réapprovisionnement imposé (les produits sont poussés vers le marché) à un réapprovisionnement demandé (le marché demande ce dont il a besoin et la chaîne d approvisionnement répond en conséquence), comme dans l architecture Kanab. Solutions de réponse à la demande. Améliorer les niveaux de service via une meilleure gestion des commandes, et des solutions de planification des ressources et des stocks. 16 «Predicts 2004: Customer Service, From Function to Process», Gartner 85

86 Intégration de l innovation. Intégration de l ingénierie et de la conception des produits dans la production et la demande. Cela revient à dire que vous ne devez concevoir que ce que vous pourrez fabriquer et vendre. Vous devez concevoir vos produits de telle sorte que la production puisse facilement s adapter à une demande en hausse ou en baisse sans créer des stocks trop importants. Rôles de la fabrication, de l exploitation Les chaînes logistiques interconnectées, la pression pesant sur la R&D, le développement de produits et le service client, tout cela a modifié en profondeur le cadre de travail des décideurs dans le monde de la fabrication. Un article publié par CRM Today 17 met cela en évidence : «En raison de la complexité grandissante des produits, de la demande des clients pour des performances de plus en plus élevées, et des cycles de vie de plus en plus courts, les fabricants doivent être capables de fournir des produits plus rapidement et moins chers». Points délicats Réduction des stocks, rotation de plus en plus rapide des stocks, et raccourcissement des cycles pour que la production suive la demande au plus près. Une perte de visibilité dans les chaînes logistiques et la fabrication conduit à des plannings de production peu fiables, des stocks trop élevés et des erreurs dans les commandes. La pression pour réduire les coûts, accroître la production et répondre aux besoins en perpétuelle évolution des clients, impose un meilleur partage des informations tout en protégeant les informations confidentielles. Implications pour une application composite Améliorer l exploitation implique généralement un meilleur suivi des événements et une meilleure collecte d informations afin de pouvoir anticiper les prises de décisions. La mise en place de flux en quasi temps réel est donc nécessaire entre les ressources de l entreprise (sources de données) et les décideurs (consommateurs d informations). Cette tâche n est pas simple car les données sont éparpillées. Elles sont produites selon des périodicités variables et des formats divers. Elles doivent souvent être nettoyées, consolidées, transformées et corrélées avant d être utilisables. Le rôle du décideur est aussi de déterminer les droits d accès et la présentation des informations. Lorsque des exceptions ou des événements non prévus se produisent (et il s en produit toujours), la résolution de ces problèmes a un impact sur des individus et des activités impliqués dans de multiples processus métier. Généralement, de telles applications entre fonctions n existent pas dans l entreprise mais en déployant une informatique appropriée, des applications composites permettront d assembler rapidement les données nécessaires pour répondre à ces besoins. À quoi doivent ressembler ces applications composites? Elles doivent afficher des données opérationnelles en fonction du rôle concerné, donner une visibilité en quasi temps réel sur la distribution, les réceptions de matières premières, les stocks et la fabrication. Par exemple, les informations traitées devraient couvrir les prévisions de commande, les engagements des fournisseurs, la position des stocks, les ordres d achat, les plannings de livraison, les notifications des expéditions et la réception des marchandises. 17 «Product Lifecycle Management Services Market Heats Up, New IDC Study Reveals», CRM Today, December

87 Introduction Chapitre 5 Applications d entreprise avec Office pour les services financiers Mike Walker Ce chapitre étudie le scénario du montage d un dossier de prêt. Il s adresse donc plus particulièrement au secteur bancaire. Il fournit des conseils pour concevoir une architecture adaptée au monde réel des affaires et tient compte des problèmes informatiques qui gênent les secteurs bancaires et financiers. Enfin, ce chapitre décrit les opportunités qui résultent de l utilisation de Microsoft Office SharePoint Server (MOSS), BizTalk et SQL Server. Avec ces logiciels, nous verrons comment : Mettre en place des processus métier via un niveau de services applicatifs standardisé. Créer une architecture de messagerie évolutive pour exposer des services Web standards et maximiser l interopérabilité au sein de l entreprise. Exposer des Applications Métier avec Office (OBA) via des couches de services réutilisables. La plateforme MOSS fournit une couche de services applicatifs particulièrement riche qui propose de nombreux services réutilisables pour une architecture orientée services au sein de votre entreprise. Ces services incluent, sans s y limiter : Gestion de contenu d entreprise. Utile pour publier un contenu dynamique, gérable par les utilisateurs eux-mêmes. Flux de travail. Utilise Windows Workflow Foundation (WF). Plateforme de conception de portail. Un cadre pour construire des interfaces utilisateur riches et composites fondées sur le Web. Activation de composants WebPart via le portail. Plusieurs composants WebPart sont disponibles pour SharePoint, SQL Server Reporting et Analysis Services. Gestion des droits numériques. Permet de contrôler qui peut voir, distribuer ou imprimer le contenu. Techniques de stockage de documents. Pour gérer les différentes versions d un document. Catalogue de données métier (Business Data Catalog, dit BDC). Pour exposer les données métier à la couche Présentation. Concevoir des applications composites riches est l objectif d OBA (Applications métier avec Office). En utilisant cette technologie, les organisations financières peuvent évoluer vers une architecture orientée services plus facilement qu auparavant. Ce chapitre présente les problèmes d intégration et de mise en place d une architecture composite, qui se posent entre les applications, et comment les résoudre de diverses façons. La première façon d intégrer des applications consiste à étudier l intégration des données. Toutefois, cette approche fait perdre le comportement associé à ces données. L introduction d une architecture orientée services et de standards XML a permis de créer une autre méthode d intégration, plus utile, car elle regroupe des logiques métier dispersées tout en préservant les comportements et les données. Mais comme il existe plusieurs façons de fournir un service qui expose les fonctionnalités d une application, et plusieurs façons d implémenter les standards XML utilisés, l intégration peut devenir un cauchemar en raison de l absence de cohérence. 87

88 Le scénario que nous proposons dans ce chapitre mettra en évidence certains besoins spécifiques aux services financiers. Il indiquera des moyens aux partenaires et aux clients pour intégrer des applications bancaires et assurer la cohérence tout au long de cette intégration. Technologies utilisées BizTalk. Avec BizTalk, les banques peuvent désormais orchestrer leurs processus métier de façon fluide et dynamique..net Framework 3.0 (WF, WCF, WPF) Windows Presentation Foundation (WPF) réduit le temps de formation des responsables des prêts, des assureurs et accessoirement, du personnel du service marketing. Cela est intéressant dans les secteurs où le personnel change fréquemment. Windows Communication Framework (WCF) réduira la complexité liée à l intégration. Par exemple, WCF facilite l intégration des agents, de la banque du client, des flux de travail, de l assurance du prêt, de l évaluation, du crédit, de la vérification des fonds, et des services connexes. Windows Workflow Foundation (WF) fournit à la banque la flexibilité de créer des flux de travail de documents Excel, Word et PowerPoint. Microsoft Office system 2007 (SharePoint, Excel Server, documents). SharePoint héberge les documents relatifs au prêt dans un environnement centralisé, sécurisé et gérant les versions. Il ajoute aussi des fonctionnalités comme les flux de travail d approbation et des communications via Office Communicator. Excel Server héberge les données Excel dans un magasin central doté des fonctionnalités d une base de données relationnelles : il assure ainsi la protection des données, une sauvegarde centralisée, une version unique de la vérité et le contrôle des données sensibles. L utilisateur d Excel accède à plusieurs services sans avoir à se former sur d autres applications. Les formats de documents ont changé et évolué vers un format ouvert : Open XML. Cette évolution assure la compatibilité entre plateformes, une intégration fiable, une grande souplesse dans la manipulation des documents et des contrôles d intégrité placés dans les documents eux-mêmes. Client léger. Les employés itinérants sont équipés de systèmes client légers déconnectés des systèmes centraux. Windows Mobile. Les appareils Windows Mobile apportent des fonctionnalités intéressantes, par exemple lors des visites d évaluation. Défis techniques et métier pour les services financiers Dans le contexte des applications composites, il existe quelques défis à relever pour bâtir des services financiers. Les banques et les compagnies d assurance ouvrent de plus en plus de services vers l extérieur. Comme par exemple commander des timbres via un guichet automatique ouvert au grand public. Dans ce chapitre, nous nous concentrerons sur une application métier en particulier : le prêt à la consommation. Divers établissements peuvent être à l'origine d'une demande de prêt à la consommation. Ils se répartissent en quatre catégories: Les établissements spécialisés dans les prêts les établissements proposant des prêts par courrier Les organismes de télévente 88

89 Les magasins de vente au détail Il existe des points communs entre ces catégories mais aussi des spécificités pour chacune d'entre elles. Montage du dossier Lors du montage du dossier, plusieurs éléments importants interviennent pour les banques : consolidation des processus, respect des lois et réponse rapide. De plus, les produits financiers changent fréquemment et ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre, voire d'une région à l'autre. Une grande souplesse dans le développement et la modification des produits permet aux banques de rester compétitives et de s'adapter aux marchés. En outre, le respect de toute la législation actuelle constitue à lui seul un véritable défi en raison des turbulences quotidiennes. Des lois comme le Community Reinvestment Act (CRA), le Home Mortgage Disclosure Act (HMDA) et l'anti-predatory compliquent l'intégration et les analyses de données. La complexité de certaines demandes spéciales ou les particularités de certains pays ajoutent encore à la difficulté. Les banques cherchent désormais à réduire le nombre de processus ainsi que le temps s'écoulant entre la mise à l'étude d'un dossier et sa conclusion. En réduisant ce délai, les banques espèrent faire des économies et souhaitent conclure davantage de dossiers par mois. L'application démontre l'adéquation des processus métier avec le montage du dossier de prêt. Comme nous ne prendrons en compte qu'une origine pour la demande de prêt, nous n'aborderons pas certains processus. Notez aussi que l'architecture de référence que nous décrivons se termine sur la préparation du document et la clôture du dossier. Voici les points abordés (figure 1) : Produits et prix. Par ce processus, l'organisme de prêt analyse le second marché et détermine le prix des produits qu'il propose (en n'étudiant que les prêts sur 30 ans) ou des produits qu'il conserve en portefeuille (produits que les banques proposent en direct et qu'elles ne vendent généralement pas à d'autres organismes). Inscription. Lorsque le client saisit les informations pour un prêt. En attente ou verrouillage. Lorsqu'un client accepte un produit spécifique et un taux, il s'engage (verrouillage). Cela déclenche plusieurs autres processus qui collectent des informations sur le client afin de préparer le dossier pour l'assureur qui prendra une décision sur le prêt. Assurance. Au cours de ce processus, l'assureur prend une décision sur le prêt. Magasin Organisme spécialisé Démarchage par courrier Télévente Produits et prix Inscription En attente / Engagement Clôture Figure 1 : Catégories pour un prêt. 89

90 Il est important de comprendre ici la complexité à la fois dans les processus métier et dans le paysage informatique actuel. Nous reparlerons de ce dernier dans la section consacrée à l architecture technique, un peu plus loin dans ce chapitre. Définir l architecture métier facilitera la proposition de valeur auprès des banques et autres organismes similaires. Cette architecture cadrera les principaux processus et les modélisera. Il sera alors assez simple d en déduire l architecture technique. Gardez à l esprit que, lors de la conception d une architecture, les composants informatiques ne constituent qu un élément parmi d autres. Il ne faut pas oublier le facteur humain. Par conséquent, nous devons prendre en compte les processus au niveau des systèmes informatiques mais aussi les processus manuels et humains afin d avoir une vue complète. La gestion d un dossier de prêt n est pas simple. Toutefois, nous pouvons définir quelques éléments qui caractérisent un tel dossier : Définition des produits et prix correspondants Flux de travail à longue durée d exécution Processus d approbation Calculs La figure 2 résume les fonctions métier mises en œuvre. Elles ne sont pas indépendantes. Constitution du dossier Application de prêt En traitement / Verrouillé Assurance Clôture Services tiers Titre de propriété Environnement Crédit Assurance sur le prêt Processus secondaires Produit et prix Sécurisation Fonds commun Fonds Services Mise en place du prêt Rapport pour investisseur Rapport par défaut Transfert du prêt Figure 2 : Fonctionnalités métier. 90

91 Voici une rapide description des ces fonctionnalités : Constitution du dossier. Processus d acquisition du client, données correspondantes, prise de décision préliminaire, demande de données complémentaires auprès de tiers. Services tiers. Servent à obtenir des données sur le client et sur la propriété qu il souhaite acquérir. Processus secondaires. Processus complémentaires qui interviennent à des moments différents dans le processus principal. Dans notre exemple, nous nous contenterons d analyser le prix de quelques prêts immobiliers (avec un remboursement sur 30 ans). Services. Lorsque le dossier est bouclé, le prêt reste dans la banque ou il est vendu au second marché (à d autres banques ou à des organismes spécialisés comme Fannie Mae, Freddie Mac, etc.). Apparemment, ces processus semblent simples. Toutefois, il ne s agit que d une apparence. Par exemple, certains éléments, comme des flux de travail à longue durée de vie ou le processus d approbation, sont très complexes. Nous dressons ci-dessous une liste de quelques défis auxquels l'organisme financier doit faire face. L architecture qu il faut mettre en place doit simplifier ou éliminer ces problèmes. Les flux de travail sont complexes et difficiles à gérer. Ils reposent souvent sur des exceptions, comme des prêts spécifiques liés au pays ou à la région. De plus, chaque processus intègre sa propre logique. Les processus sont fragmentés. L automatisation est quasi inexistante. Les processus métier sont éparpillés sur des systèmes redondants. 91

92 Architecture technique Maintenant que nous commençons à avoir une vue plus précise de l architecture métier, penchons-nous sur l architecture technique. La figure 3 en donne un aperçu. Couche Présentation Applications client Office Portail Web Interface util. extensible Analyse décisionnelle Processus et flux de travail Connexion aux données métier Cadre de sécurité du site Web Couche Services d application Couche Services Services Web Moteur des règles d entreprise Règles métier centralisées Couche Intégration Accélérateur MISMO SQL Server 2007 Couche Services de données Fournisseurs tiers de prêts externes Figure 3 : Architecture technique. Architecture Microsoft Office SharePoint Services (MOSS) L architecture MOSS se compose de plusieurs couches logiques (figure 4) : Couche Présentation. Elle sert d interface avec l utilisateur. Il s agit de formulaires Web ASP.Net 3.0 hébergés sur le serveur de portail Windows SharePoint Portal Server. SharePoint fournira les bases de l application. Plusieurs services héritent directement de cet environnement, notamment l architecture de portail qui sera nécessaire au déploiement des composants WebPart de cette solution. 92

93 Windows Workflow Foundation Couche Services d application. Une couche réutilisable dans l architecture. Elle permet à des applications d utiliser des fonctionnalités telles que la gestion des droits numériques (DRM), les bibliothèques de documents, les flux de travail, etc. Couche Services. Sert à échanger des messages. La couche MOSS s appuie sur Windows Communication Foundation. La couche Intégration emploiera BizTalk. Couche Présentation MOSS Excel Outlook SharePoint Portal Server ASP.Net WebPart Couche Services d application MOSS Portail Gestion de contenu Services Web Excel Services de documents Analyse décisionnelle Figure 4 : Les couches MOSS. Couche Présentation Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour définir l'architecture de l'interface utilisateur. La couche Présentation est une application fondée sur le Web. Elle expose des pages Web MOSS. Pour des raisons de sécurité et de capacité à monter en charge, les couches Présentation et logique métier sont séparées. Windows Presentation Foundation (WPF). Sert pour des interfaces utilisateur riches. Elle a des fonctionnalités comparables à Adobe Flash. WPF n est toutefois pas utile dans ce scénario car la solution n avait pas besoin de ce type d interface. Formulaires Web ASP.Net. La forme.net des pages Web, aussi connue sous le nom de «pages aspx». Les formulaires Web ont été retenus comme interface utilisateur pour cette solution en raison de leur facilité à être personnalisés et pour leur présentation plus adaptée à l application. Formulaires InfoPath. Des services fondés sur des formulaires, employés pour saisir des données. Inutiles dans cette solution car l'application est orientée processus, pas données. 93

94 Voici un tableau comparatif des diverses technologies utilisées : Tableau 1. Comparaison des technologies Critère Formulaires Web Formulaires InfoPath Type d interface Orientée application Orientée saisie de données Contrôle du contenu Navigation entre pages Environnement de développement Intégration avec SharePoint Validation des données de la page lorsqu un utilisateur saisit des valeurs Intégration XML Réutilisation Permet un contrôle spécifique ou fin sur les éléments de la page Nécessite un code personnalisé pour gérer la navigation SharePoint Designer/Visual Studio Nécessité d ajouter des pages aux sites SharePoint. A besoin d un code spécifique pour conserver les données d une page dans une bibliothèque Nécessite du code pour valider la saisie Nécessite du code pour mapper le schéma XML avec les champs de la page Web Dans un client Web uniquement Une interface dynamique est possible en créant plusieurs vues du même formulaire Nécessite un code personnalisé pour gérer la navigation Client InfoPath ou VSTO Nécessité de déployer des formulaires à partir d une bibliothèque SharePoint. Lorsqu un formulaire est rempli, les données sont automatiquement sauvegardées au format XML. Lors de la conception du formulaire, une validation peut être ajoutée à chaque champ avec peu de code. Lors de l'exécution, les champs sont validés sans intervention du serveur. Prise en charge native des liaisons entre le schéma XML et les champs de la page Les formulaires peuvent être inclus dans un courriel ou dans un scénario hors connexion 94

95 Plateforme Construite sur ASP.Net 2.0 Construite sur ASP.Net 2.0 et Forms Services qui fait partie de MOSS En utilisant les formulaires Web, vous pouvez intégrer les composants WebPart de SharePoint de façon plus attrayante. De plus, vous bénéficiez de la gestion de contenu. Ainsi, les institutions financières bénéficient des fonctionnalités suivantes : Possibilité de personnaliser thèmes et logos Affichage de messages destinés aux utilisateurs sur des pages spécifiques (pour des raisons marketing, de formation, ou de ventes croisées de produits ou de services) Héritage des fonctions de navigation riches fournies par le portail MOSS Interface utilisateur pour gérer les versions d'un même document WebPart Efficient and customer-friendly services View pipeline Create new registration Liens dynamiques Today's rates Products Product Product WebPart Taux Navigation personnalisée Figure 5 : Interface utilisateur de SharePoint. La plus grande partie de cette page provient de composants WebPart, ce qui convient parfaitement à l architecture composite de l application. 95

96 Clients Office La formation à de nouvelles applications peut être très coûteuse. En revanche, ici, les utilisateurs connaissent déjà les outils Office comme Excel, Word et Outlook. Ces outils travaillent ensemble de diverses manières. Figure 6 : Utilisation d Excel comme un client. Outlook Sert à transmettre des tâches aux assureurs, aux personnes qui traitent le dossier et au service marketing. Excel Calcule les taux et les entre dans le système. Word Sert à lire la documentation produite, l intègre dans des bibliothèques de documents et publie le contenu aux agents et aux équipes internes. SharePoint Server Constitue un système de gestion des enregistrements efficace et capable de monter en charge. Le référentiel des enregistrements joue comme un dépôt central pour tous les processus de gestion, notamment ceux d archivage des contenus (feuilles de calcul, documents, courriels et éléments non numériques), d application des stratégies, de conservation des éléments en réponse aux événements externes et de destruction des contenus. Plan Office SharePoint Référentiel des Server 2007 Microsoft Exchange collecte enregistrements Server 2007 Outils de résolution en des litiges suspens Clients Microsoft Office Outlook 2007 gère archive Documents scannés Données archivées L élément devient un enregistrement Figure 7 : Respect de la réglementation grâce aux technologies MOSS. 96

97 Windows Workflow Foundation Ces fonctionnalités servent aussi pour répondre aux exigences en matière de respect de la législation, d audit et de gestion des enregistrements (figure 7). Le référentiel des enregistrements possède plusieurs fonctions pour assurer l intégrité des fichiers qui y sont stockés. En premier, il garantit que les enregistrements ne sont jamais automatiquement modifiés par le système. Ainsi, la lecture ultérieure d un enregistrement placé dans le référentiel restituera exactement l enregistrement d origine. En second, les paramètres de version et d audit empêchent par défaut toute falsification directe des enregistrements. Troisièmement, les gestionnaires des enregistrements peuvent ajouter et gérer des métadonnées en plus et indépendamment des métadonnées des données elles-mêmes. Cela permet par exemple de savoir qui a modifié quoi. Les changements dans ces métadonnées reçoivent également des numéros de version. Services d application Les services MOSS suivants sont employés dans cette solution (figure 8) : Cadre de portail Constitue une architecture composite qui expose des composants WebPart pour fournir des éléments de fonctionnalité. Gestion de contenu Supervise le contenu exposé aux utilisateurs. Services Web Excel Pour tous les calculs. Bibliothèques de documents Apporte des fonctionnalités pour l audit et la numérotation des versions. Windows Workflow Foundation (WF) Pour orchestrer le processus métier. Couche Services d application MOSS Portail Gestion de contenu Services Web Excel Services de documents Analyse décisionnelle Figure 8 : Référence de l'implémentation des services Application. Remarques sur la conception avec WF et WCF Dans cette solution, deux flux de travail sont employés. L un est dans MOSS, l autre dans BizTalk. Celui dans MOSS est Windows Workflow Foundation (WF). Il sert à gérer tous les aspects de l architecture en rapport avec les utilisateurs et supervise l ensemble du processus. Le flux de travail dans BizTalk gère le flux de travail pour l intégration, comme le montre la figure 9. Nous le décrivons en détail ci-dessous. 97

98 Windows Workflow Foundation BizTalk Moteur des règles d entreprise (BRE) Figure 9 : Interaction de WF avec BizTalk. Le besoin se fait de plus en plus sentir de coordonner les interactions entre les êtres humains et les logiciels. Les humains constituent, bien sûr, un élément clé dans la plupart des logiciels, notamment dans les processus collaboratifs. Ils jouent un rôle important dans les applications composites. Leur intégration dans des flux de travail structurés doit être prise en compte dans certains scénarios, comme les approbations, lorsqu un participant est malade ou en vacances, ou qu un nouvel utilisateur est ajouté. Dans les flux de travail humains (figure 10), les individus communiquent via différents systèmes, dans un processus logiciel qui exploite un modèle de flux de travail. Dans ce modèle, des unités préfabriquées de comportements et des flux de travail définis doivent être coordonnés. Il est important que ces unités de comportements ne représentent pas uniquement les actions réalisées par le système mais aussi les actions et les décisions prises par les individus. Ouverture du dossier Choix du produit et du taux En attente / Verrouillé Traitement Assurance Application de règles de base de saisie des données. Les processeurs de prêts reçoivent des notifications. Des règles de qualification de produit s appliquent en fonction des données de l utilisateur et du dossier du client. Un calcul BRE (évaluation des risques) est utilisé pour évaluer les décisions Figure 10 : Processus métier modélisé. Les produits sont sélectionnés. Le traitement d informations complémentaires commence ici. Les données sur le prêt et le client sont vérifiées et nettoyées. Orchestration des données externes. Les processeurs de prêts commencent à recevoir des alertes et des tâches Outlook. Des alertes sont envoyées aux assureurs. Les décisions sont prises en fonction des données collectées. 98

99 Les scénarios détaillés seront analysés plus tard. Les scénarios de référence décriront comment Windows Workflow Foundation peut étendre les fonctionnalités métier suivantes : Produits et prix Inscription du prêt Analysons maintenant deux flux de travail primordiaux. Ils régissent l ensemble du dossier de prêt : Flux de travail principal du prêt Contrôle le dossier de prêt depuis la saisie des premières données jusqu à la décision de l assureur (figure 11). Flux de travail des prix Utilisé par les employés responsables de l importation et de l application des taux au jour le jour. Figure 11 : Flux de travail principal pour l application de prêt. Architecture de la couche Intégration Dans cette solution, nous avons décidé de mettre en place une couche de messagerie dédiée pour l intégration. Elle est cohérente avec des termes qui apparaissent aujourd hui dans le secteur financier, comme l ESB (Enterprise Service Bus). Toutefois, nous la désignerons ici comme un simple bus de messages. 99

100 La séparation de la couche Intégration présente plusieurs avantages. Voici les éléments qui nous ont conduits à faire ce choix, plutôt qu utiliser WCF pour une intégration point à point : Couche de messagerie centralisée Dans un environnement hétérogène comme celui des banques, une couche de messagerie centralisée réduit la complexité en supprimant un nombre incalculable d intégrations point à point. Cela réduit la complexité du code, abaisse le coût et diminue le taux d erreurs. Gestion des messages Un bus de messages propose des fonctions de gestion des processus d entreprise (BPM - Business Process Management) pour superviser l ensemble de la messagerie de la solution. Capacité à monter en charge Ce paramètre est très important lorsque l entreprise a besoin d une solution capable d absorber un trafic important, en toute fiabilité. C est le cas ici avec la gestion des prêts. Extensibilité Un impératif dans le montage des dossiers de prêts. Il existe de nombreux points de contact, internes et externes, qui interagissent avec le processus. Réduction de la complexité de l intégration Avec tant de services et d applications, l intégration est indispensable sinon l activité même de l entreprise pourrait s en ressentir. Agilité La couche Intégration permet de réduire le code, de rationnaliser le flux de travail métier et de se rapprocher d une architecture orientée services. Élimination de la redondance des applications En utilisant un bus de messages et un moteur des règles d entreprise (BRE - business rules engine), les banques peuvent petit à petit éliminer les applications redondantes entre leurs systèmes. La couche Intégration se compose de routines prototypes de services Web exposées à partir de MOSS, en conjonction avec les points terminaux de services Web BizTalk. 100

101 Windows Workflow Foundation Flux de travail principal Accélérateur MISMO Services de transformation et de validation Règles d entreprise BizTalk Figure 12 : Interaction entre WF et BizTalk. Comme le montre la figure 12, nous avons utilisé des services Web pour nous interfacer avec MOSS. Cela permet à des applications externes et/ou à des flux de collaborer, en utilisant des services Web standards, avec n importe quelle couche de l architecture de l application de prêt, ce qui confère à l ensemble une très grande flexibilité. 101

102 Architecture des messages Les messages qui circulent sur le bus de messages ne seront pas uniquement des services Web. Ils respecteront aussi un standard de messages nommé MISMO. Il s agit d un standard américain créé par la MBA (Mortgage Bankers Association) pour gérer les dossiers de prêts immobiliers. Il est important que les deux couches WF et BizTalk sachent traiter les deux types de messages afin d assurer l interopérabilité (figure 13). Cette interface est utilisée pour consommer XML MISMO BizTalk 2006 XML générique par des moyens traditionnels Accélérateur MISMO Services de validation et de transformation Sortie MISMO Cette interface est utilisée pour des fichiers au format Fannie Mae (. frm). Elle prend en charge : - les pièces jointes MTOM - le transfert vers un partage de fichiers - l envoi direct à BizTalk Conversion Adaptateur XML Routage Flux de travail et routage Conversion Adaptateur de fichier Orchestration de processus métier Flux de travail externe Communication externe avec parties tierces Services de transformation via l accélérateur MISMO Figure 13 : Accélérateur MISMO dans BizTalk. Schémas des messages Pour cette solution, il est important d utiliser le langage XML standardisé (figure 14) afin d exploiter des messages et des protocoles standards, à la base de la solution composite et de la capacité d extension. De plus, les schémas MISMO - qui fournissent le contexte métier idoine - assurent l interopérabilité avec les applications commerciales existantes et les services tierce partie. Cette capacité d extension permet d orchestrer plusieurs autres processus métier, hébergés dans d autres applications. Ce cas se rencontre d ailleurs fréquemment. Il arrive souvent que différents systèmes de gestion de prêts doivent être intégrés. C est par exemple le cas lorsque chaque canal d apport de dossiers (revendeurs, organismes spécialisés, démarchage par courrier, télévente) possède son propre logiciel de gestion. Dans cette architecture, BizTalk coordonnera les services Web en utilisant ses fonctions BPM (gestion des processus d entreprise) internes. 102

103 Partenaires externes Applications commerciales existantes Formulaires InfoPath Figure 14 : Capacité d extension de la plateforme. L utilisation des schémas MISMO (figure 15) révèle quelques manquements. Cela est dû au fait que la dernière mise à jour des DTD MISMO remonte à quelques années. Voici la liste des composants manquants, tant du point de vue technique que métier : Contrats XML périmés DTD converties en schémas. Schémas additionnels - Créés pour ajouter certaines fonctionnalités à des processus métier. 103

104 Figure 15 : Schémas MISMO utilisés. Tableau 2 : Messages MISMO utilisés Nom du message Expéditeur Destinataire Objet MortgageApplication InfoPath Orchestration BizTalk et moteur des règles d entreprise Inscription dans le système des prêts RequestFlood Orchestration BizTalk Fournisseur tiers Retrouver les données à partir d une propriété RequestCredit Orchestration BizTalk Fournisseur tiers Retrouver les données relatives au crédit de l emprunteur RequestMI Orchestration BizTalk Fournisseur tiers Retrouver l assurance du prêt immobilier 104

105 Nom du message Expéditeur Destinataire Objet RequestTitle Orchestration BizTalk Fournisseur tiers Retrouver les données d un titre de propriété Tableau 3 : Schémas supplémentaires créés Nom du message Expéditeur Destinataire Objet Request3rdPartyServices Flux de travail du prêt dans SharePoint Orchestration BizTalk Retrouver des données tierces comme le titre de propriété, etc. Store3rdPartyResponse Orchestration BizTalk Service Web dans SharePoint Renvoyer des données tierces à SharePoint GetEligibleRates Flux de travail du prêt dans SharePoint Orchestration BizTalk Retrouver les produits accessibles à l emprunteur GetProviders Flux de travail SharePoint BizTalk Retrouver la liste de fournisseurs pour un prêt spécifique Flux de message Les messages entrent et sortent du concentrateur de messages en utilisant le format MISMO standard. Comme nous venons de le voir, des nouveaux types de messages doivent être développés pour cette solution. Remarques : La majorité des messages passent par le concentrateur de messages. Toutes les orchestrations fondées sur l intégration et la messagerie passent par le bus des messages. Le concentrateur de messages négocie avec le moteur des règles d entreprise (BRE). Windows Workflow Foundation (WF) est le mécanisme le plus important qui coordonne tout le processus métier. Les services Web servent principalement à l intégration. 105

106 Architecture de l orchestration L orchestration est gérée à deux endroits dans notre solution. Comme décrit à la section MOSS, WF gère les flux de travail humains de la solution. Puis il s intègre dans la seconde couche d orchestration, BizTalk. BizTalk assure toutes les orchestrations autour des éléments suivants : Intégration de services tiers, applications internes et gestion des flux de travail externes. Interaction avec le moteur des règles d entreprise (BRE). Interface pour toutes les intégrations externes avec le système de prêt. Architecture du moteur des règles d entreprise Le moteur des règles d entreprise (BRE) est une couche d abstraction qui sépare le flux de travail de la solution. Ainsi, la solution obtient la flexibilité nécessaire dans les environnements bancaires d aujourd hui. De plus, il existe de nombreuses règles qui s appliquent au montage d un dossier de prêt. Le fait de séparer le flux de travail de la solution permet de généraliser les règles, d en réduire le nombre et de faciliter leur réutilisation. Les règles contenues dans ce moteur sont construites à partir des technologies.net 3.0. Il est prévu que ces composants soient invoqués par BizTalk ou exposés comme des services Web à un point permettant de futures extensions. Le moteur étant simplement un assembly.net, il peut être étendu à n importe quelle application.net. Nous supposons que vous avez déjà une certaine connaissance des moteurs de règles. Nous nous concentrerons donc simplement sur la mise en œuvre du moteur dans le contexte de BizTalk. Termes Voici les principaux termes que nous allons employer : Règle Une fonctionnalité spécifique qui doit être calculée ou vérifiée. Stratégie Groupe logique de règles. Fait Argument passé à une règle ou à une stratégie. Les faits sont évalués et utilisés dans le cadre de certaines fonctionnalités. Vocabulaire Conditions et actions liées aux règles et utilisées dans une nomenclature spécifique à un métier ou à un secteur économique. 106

107 Flux de travail Orchestration BizTalk Flux de travail Services Web d orchestration Flux de travail Orchestration BizTalk Moteur des règles d entreprisebiztalk Polices Faits Règles Règles Faits renvoyés Vrai/Faux Règles Règles Figure 16 : Intégration avec le moteur des règles d entreprise (BRE) de BizTalk. Le processus de la figure 16 est géré via un ensemble ordinaire d outils fortement intégrés. Le Concepteur d orchestration, l Éditeur BizTalk et le Mappeur BizTalk définissent de façon efficace un processus et les règles qu il utilise. Il est toutefois pratique de disposer d un moyen plus simple pour définir et modifier les règles métier. Arguments en faveur du moteur des règles d entreprise pour le montage des dossiers de prêts L utilisation d un moteur de règles de façon formelle n est pas aussi courante qu on pourrait le croire. Pourtant, le moteur de règle ne constitue pas un concept récent. Déjà, dans les années 1950, ces moteurs servaient dans des expérimentations d intelligence artificielle. Puis ils ont servi à formaliser des règles métier et à les regrouper en un seul emplacement. Les développeurs utiliseront de plus en plus souvent un moteur de ce genre. Dans BizTalk, les utilisateurs peuvent créer et modifier des règles en utilisant un outil nommé Éditeur des règles d entreprise (tableau 4). Tableau 4 : Avantages du moteur des règles d entreprise Défi métier Argument en faveur du moteur de règles Le montage de dossiers de prêts présente des règles complexes fondées sur un flux de travail spécifique. La plupart des règles et des calculs ne change pas souvent. En revanche, l invocation, l ordre et les paramètres de ces règles changent. BizTalk permet de créer de façon ouverte et extensible des orchestrations avec des formes et des liens vers des implémentations de règles spécifiques. Des règles génériques ou réutilisables peuvent être facilement créées avec BizTalk. C est le résultat d une claire séparation entre l environnement d orchestration et celui des règles. Les développeurs ou les analystes peuvent 107

108 modifier les règles de façon graphique. Les systèmes de prêts sont sollicités par divers canaux et de nombreuses applications les interrogent. En raison des fusions et acquisitions entre établissements, il arrive fréquemment que les systèmes de prêts soient redondants. Systèmes multiples avec règles uniques. Les systèmes de prêts doivent de plus en plus souvent s intégrer avec des systèmes internes et externes, tels que le marketing, des fournisseurs externes (par exemple assureurs), ou un système de gestion de la relation client. Avec BizTalk et ses adaptateurs, des interfaces peuvent être mises en place pour pratiquement n importe quel protocole. Les interfaces les plus courantes sont l adaptateur XML et les services Web. Dans cette architecture, nous utilisons l adaptateur services Web pour le montage des dossiers de prêts. La gestion de plusieurs systèmes devient vite fastidieuse. BizTalk sait gérer des orchestrations internes et externes, que les flux de travail soient courts ou longs. Les systèmes de prêts redondants peuvent être gérés de la même façon. Parfois, il peut devenir intéressant d envisager une phase de consolidation entre ces systèmes. L intégration est le point fort de BizTalk. Avec ses adaptateurs et une architecture par bus de messages, l intégration de systèmes hétérogènes n a jamais été aussi facile. Adaptateurs concernés : MISMO (implémentation de référence) IFX SWIFT Émulation 3270 Cette implémentation du moteur des règles d entreprise BizTalk est utile lorsque des ensembles complexes de règles doivent être évalués. La décision d accorder un prêt peut entraîner l application de nombreuses règles concernant l historique du compte du client, ses revenus et d autres facteurs. De plus, ces règles doivent être en phase avec la stratégie de la banque. Les décideurs doivent ensuite approuver ou non le dossier d un demandeur. Ils prennent alors en considération différents éléments comme l âge, le sexe, les demandes en provenance d autres services, etc. Exprimer toutes ces règles dans du code est certes possible mais resterait particulièrement complexe à écrire. Dans ce cas, l utilisation d un moteur des règles d entreprise constitue le meilleur choix. 108

109 Adaptateur de réception Message entrant Entrées File de réception Message XML MessageBox Inscriptions Orchestrations Moteur des règles d entreprise Sorties Message XML Adaptateur d envoi File d envoi Message sortant Figure 17 : Flux de messages BRE (moteur de règles) BizTalk. Comme le montre la figure 17, un message est reçu via un adaptateur de réception. À chaque mécanisme de communication correspond son adaptateur. Ainsi, un message peut provenir d un service Web, de la lecture d un fichier ou d une autre source. Puis le message est traité dans la file de réception. La file peut contenir divers composants, chacun réalisant une tâche particulière comme convertir le format d origine en XML, valider la signature du message, etc. Le message est ensuite transmis à une base de données nommée MessageBox qui exploite Microsoft SQL Server. La logique sous-jacente du processus métier est mise en œuvre dans une ou plusieurs orchestrations, chacune se composant de code exécutable. Toutefois, ces orchestrations ne sont pas créées à la main, en écrivant du code dans un langage comme le C#. Un analyste ou un développeur utilise un outil graphique pour organiser un groupe de formes à l écran afin d exprimer des conditions, des boucles et d autres comportements. En option, les orchestrations peuvent utiliser le moteur des règles d entreprise (BRE) qui permet de modifier plus facilement des ensembles complexes de règles. Chaque orchestration crée des abonnements pour indiquer les types de messages qu elle souhaite recevoir. Lorsqu un message approprié arrive dans la MessageBox, il est envoyé à son orchestration cible qui prendra l action nécessaire. Généralement, le résultat de ce traitement est un autre message, produit par l orchestration et enregistré dans MessageBox. Ce message est à son tour traité par la file d envoi qui convertit le format XML utilisé en interne en un autre format requis par la destination. Cette file de composants peut aussi ajouter une signature par exemple. Le message est ensuite transmis à l adaptateur d envoi qui emploie le mécanisme approprié pour communiquer avec l application pour laquelle ce message est destiné. Une solution complète articulée autour de BizTalk Server 2006 peut contenir divers éléments : orchestrations, files de traitement, schémas des messages, etc. Ces éléments peuvent être considérés comme un tout : c est une application BizTalk, encapsulée en une seule unité logique. Ainsi est réalisée l abstraction fondamentale qui 109

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