Analyse des déterminants d accès aux services financiers des associations de microcrédit dans la Tunisie rurale

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1 Analyse des détermnants d accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédt dans la Tunse rurale Sana Kacem 1 et Sona Ghorbel ZouarI 2, Unversté de Sfax Résumé L objectf de ce traval est d dentfer les facteurs soco-économques qu explquent l accès des petts agrculteurs aux servces des assocatons de mcrocrédt en Tunse. Les résultats d un modèle Logt bnomnal ndquent qu l n exste pas de comportement dscrmnatore vs-à-vs des pauvres, alors que les femmes ne se révèlent pas comme une clentèle prvlégée des assocatons. L absence de «garant» consttue la prncpale barrère à l accès au mcrocrédt. La durée de la relaton de clentèle est un facteur détermnant dans l accès, mas ne se tradut pas par une améloraton des condtons de fnancement, notamment en termes de garant. Mots-clés : Mcrofnance, fnancement rural, petts agrculteurs, accès, assocaton de mcrocrédt. JEL: C12, C25, G21, L32 Analyss of the determnants of access to fnancal servces of mcrocredt n rural Tunsa assocatons Abstract The objectve of ths study s to dentfy the socoeconomc factors whch explan small farmers access to the servces of the mcrocredt assocatons n Tunsa. The results of a bnomnal Logt model ndcate that there s no dscrmnaton aganst the poor whle women do not prove to be the favorte customers for these assocatons. The absence of a guarantor s the man obstacle for the access to mcrocredt. The duraton of the clent relaton to these assocatons s a determnng factor n the access. But, ths relaton does not mean any mprovement n the fnancng condtons partcularly n terms of the guarantor. Keywords: Mcrofnance, rural fnancng, small farmers, access, mcrocredt assocaton 1 Docteur en scences économques, Unversté de Sfax, Faculté des Scences Economques et de Geston de Sfax, Rue d aéroport, 3018 Sfax Tunse. E mal : 2 Professeur en scences économques, à l Insttut Supéreur d Admnstraton des Affare de Sfax, (ISAAS) de l Unversté Sfax Tunse. E mal: 1

2 Introducton Face à l absence des opérateurs fnancers, la mcrofnance devent une alternatve forte pour le fnancement rural. Toutefos, et malgré l'essor mportant qu'a connu le secteur de la mcrofnance pendant ces deux décennes, l'accès au fnancement dans les pays en développement demeure encore une problématque majeure. Selon Claessens (2006) et Peachey (2006), le taux moyen d'utlsaton des servces fnancers n'est que de 26% dans ces pays, lon derrère celu des pays de l'ocde, où l s'élève à 90%. Selon Chrsten et al. (2004), sur les 500 mllons de mcro-entrepreneurs qu se trouvent dans le monde, l n'y aurat, dans les melleurs des cas, que 85 mllons qu ont été desservs en servces fnancers. Le taux de pénétraton reste encore fable. Le Bangladesh occupe la lste des pays les plus performants, avec 13% du taux de pénétraton, suv de l'indonése avec 6.7%. En Tunse, face à la rétcence des nsttutons fnancères prvées à fnancer le secteur agrcole pour une logque d'nsuffsance de rentablté économque, l'etat a ms en place un ensemble de mécansmes de fnancement adaptés aux condtons partculères des dfférentes catégores d'explotatons composant la pette agrculture, basée sur le développement de la mcrofnance de proxmté. Cette procédure de fnancement rége par le mécansme de mcrocrédt, a été nsttuée pour encourager les nvestssements dans le secteur agrcole à travers pluseurs organsmes. La banque Tunsenne de soldarté consttue l'un des prncpaux partenares d'ade à l'ntégraton économque et socale des personnes exclues du système de fnancement classque. Ans, elle assure une bonne geston de la lgne de crédt ms à la dsposton des assocatons pour leurs programmes de mcrocrédts. Ces assocatons de développement local ayant le statut d assocatons à but non lucratf opère dans toutes les délégatons pour desservr les mcro-entrepreneurs en servces fnancers. Elles adoptent une approche partcpatve de développement local ntégré, qu peut les ncter à étendre leurs zones d'nterventon. En Tunse, l exste un problème d'excluson fnancère de la majorté des mcro- entrepreneurs élgbles au fnancement des nsttutons de mcrofnance. Dans ces condtons, nous nous demandons pour quelles rasons ces nsttutons n'arrvent pas encore à amélorer leur taux de pénétraton et attendre leur clentèle cble? Un modèle Logt bnare à été spécfé afn d explquer pourquo certanes personnes sont fnancées auprès des servces fnancers des assocatons de développement local, alors que d autres sont ratonnées par la quantté des crédts. Les résultats ndquent qu l n exste pas de comportement dscrmnatore vs-à-vs des pauvres, alors que les femmes ne se révèlent pas comme une clentèle prvlégée des assocatons. L absence de «garant» consttue la prncpale barrère à l accès au mcrocrédt. La durée de la relaton de clentèle est un facteur détermnant dans l accès, mas ne se tradut pas par une améloraton des condtons de fnancement, notamment en termes de garant. 1. Revue de la lttérature L'ntérêt du développement du secteur de la mcrofnance pendant les vngt dernères années est de répondre à un beson de fnancement chez les personnes qu ne peuvent pas accéder aux servces fnancers des banques [Honlonkou et al (2006), Arch (2005), Morduch (1998)]. Cependant, malgré tous les efforts déployés par les nstances natonales et nternatonales pour assurer ce développement, la majorté des mcro-demandeurs demeurent encore exclus des servces des nsttutons de mcrofnance [Claessens (2006), Chrstan et al (2004), Khandker (1998)]. L'objectf de ce traval est d'dentfer les facteurs soco-économques qu sont derrère cette excluson. Ces facteurs semblent ntervenr dans l'étude de la relaton entre le demandeur, d'une part, et son accès aux servces des nsttutons de mcrofnance, d'autre part. Dans ce qu sut, nous étuderons l'effet de chacun de ces facteurs sur l'accès. Ces facteurs sont la pauvreté, le genre, la relaton de long terme et la nature de l actvté. La relaton entre la pauvreté et accès au fnancement a évellé une grande polémque dans la lttérature. L mportance du mcrocrédt dans la réducton de la pauvreté est mse en exergue par beaucoup d études [Morduch, 1998 ; Ray, 1998 ; Sharma, 2000]. Honohan (2004) a utlsé les données du Sommet de mcrocrédt de 2003 pour dentfer les pays, où le taux d'accès des pauvres est le plus mportant. Les résultats d'une analyse mult varée ont montré que les pauvres ont plus de chance d'accéder au fnancement dans les pays pauvres, que dans les pays rches. Toutefos, malgré ces hypothèses et statstques, beaucoup de travaux ont montré que les pauvres sont lon de représenter la clentèle prvlégée des IMF. Ben au contrare, leur accès aux servces fnancers de ces nsttutons, demeure encore très fable et sujet à pluseurs contrantes. Leur partcpaton au portefeulle clents de ces nsttutons demeure encore très fable et sujette à pluseurs contrantes (Najavas et al ; Mosley, 2001 ; Evans et al ; Datta, 2004). Les résultats de la plupart des travaux montrent que les pauvres 2

3 souffrent d'un problème d'excluson en mcrofnance. A la lumère des résultats des dfférents travaux, l est possble dans le cadre de ce traval, de prévor l'exstence d'une relaton entre la pauvreté d'un mcroentrepreneur et son accès aux servces des nsttutons de mcrofnance en Tunse. Cette relaton serat nfluencée par tros facteurs prncpaux, à savor : la talle de l'nsttuton de mcrofnance, l'âge et le nveau d'nstructon du mcro- entrepreneur. La premère hypothèse de ce traval est donc que la pauvreté n a pas d effet sur l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédt. L accès des femmes aux servces fnancers est nécessare, en ce sens qu l permet aux femmes de mener une actvté génératrce de revenus et d acquérr ans leur autonome fnancère. Beaucoup de travaux emprques se sont ntéressés à l accès des femmes aux servces fnancers des IMF. Selon le rapport de la Campagne du sommet de mcrocrédt (2006), au nveau mondal, 84,2 % des clents les plus pauvres de la mcrofnance, sont des femmes. Le nombre de ces clents est passé de 10, 3 mllons à la fn de 1999, à 79 mllons à la fn de Dans son étude sur les performances de quatre nsttutons de mcrofnance en Bolve, Mosley (2001) a relevé que les femmes consttuent la clentèle prncpale de ces nsttutons. Brandsma et Burjorjee (2004) ont étudé le taux de pénétraton du secteur de la mcrofnance dans hut pays arabes de la régon MENA (Mddle East and North Afrca). Les résultats ont montré que les femmes consttuent 60% du portefeulle clents de ces nsttutons. Morduch (1999) a utlsé les données de la Grameen Bank, pour étuder l'accès des femmes mcro- entrepreneurs aux servces fnancers de cette nsttuton. Les résultats ont relevé une concentraton sur le fnancement des femmes (96%). Cependant, d autres travaux remettent en cause cette dée. Berger (1989) a explqué le fable accès des femmes aux servces des nsttutons de mcrofnance par leur manque de formaton technque. Evans et al. (1999) ont montré que les femmes accèdent mons au fnancement que les hommes. En Tunse, les mcrocrédts accordés aux femmes ne représentent qu'un peu plus du ters de la valeur du portefeulle crédt des assocatons de développement local (BTS,2006). Ce taux pourrat être explqué par une demande de fnancement mons mportante de la part des femmes, qu enregstrent une partcpaton relatvement fable dans l'actvté économque. La présentaton de la partcpaton de la femme tunsenne dans la ve soco-économque, et la poltque du gouvernement tunsen en matère de promoton de la femme, renforcent l'dée de l'exstence d'une relaton entre le genre et l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédts en Tunse. Toutefos, n les résultats des travaux antéreurs, n l analyse du contexte tunsen ne permettent d antcper le sens de cette relaton. Ce qu nous permet de formuler la deuxème hypothèse de ce traval est donc que le genre n a pas un effet sur l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédt. L accès au fnancement est auss en relaton avec la relaton de long terme. Berger et Udell (2002) défnssent plus précsément la relaton de long terme, comme une technologe d'octro de crédt qu dépend de la producton d'nformaton. L effet postf de la durée de la relaton sur l améloraton des condtons de fnancement a été dentfé dans les modèles de Petersen et Rajan (1994) et Boot et Thakor (1994). Ceux-c ont montré qu au fur et à mesure que la durée de la relaton entre l emprunteur et la banque augmente, l emprunteur peut bénéfcer de taux d ntérêt plus fables. En mcrofnance, la relaton entre le mcro-entrepreneur et l nsttuton de mcrofnance, joue auss un rôle dans l améloraton de l accès au fnancement pour le mcro- entrepreneur. Honlonkou et al. (2006) ont étudé l'effet d'une relaton durable entre le mcro-entrepreneur et l'nsttuton de mcrofnance, sur les performances du remboursement du crédt. Dans le cadre de ce traval, nous nous ntéressons au rapport entre la relaton de long terme et l'accès au crédt. La durée de relaton de long terme ne peut avor d'effet sur les condtons de crédts offerts par les assocatons de mcrocrédts. Ces assocatons n'ont pas le drot de ler le fnancement à des garantes matérelles, et ne sont pas autorsées à facturer des taux d ntérêt postfs. La décson est de lmter les taux d ntérêt à 5 %. Ans, nous nous ntéressons seulement à la relaton entre la durée de la relaton de long terme ou de clentèle, et l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédt. Dans ce cadre, nous prévoyons un effet postf de la durée de la relaton de long terme sur l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédts. Nous fxons, par conséquent, la trosème hypothèse de ce traval est que la relaton de long terme à un effet postf sur l accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédt. Certans travaux de recherche ont ms en évdence l'exstence d'une relaton sgnfcatve entre le secteur d actvté et l'accès aux servces fnancers. Beck et al. (2004) ont mené une étude sur les facteurs consttuant des obstacles au fnancement pour les entreprses. Les résultats ont montré que le secteur d'actvté a un effet sur l'accès de l'entreprse au fnancement. Dans ce cadre, les entreprses opérant dans le secteur agrcole semblent connaître plus d'obstacles de fnancement, et même les résultats ont été 3

4 dfférents en foncton de la nature d'actvté agrcole, par rapport aux entreprses opérant dans d'autres secteurs. Honlonkou et al. (2006) ont conclu que le rsque de non- remboursement du mcrocrédt est plus élevé chez les mcro-entrepreneurs qu ont des actvtés agrcoles. L'auteur explque ce résultat par le rsque clmatque élevé lé au secteur de l'agrculture, surtout pour l'actvté de l'élevage. Zeller et Sharma (2000) ont explqué que le rsque clmatque consttue une source de menaces, auss ben pour les agrculteurs, que pour les nsttutons qu octroent des crédts agrcoles. Les résultats des dfférents travaux ont relevé l'exstence d'une relaton entre le secteur agrcole et l'excluson fnancère. Le rsque élevé lé à ce secteur peut nfluencer sur la décson de fnancement des nsttutons de mcrofnance. Mas dans les cas où elles acceptent de la fnancer, les nsttutons de mcrofnance adoptent un certan nombre de stratéges de mnmsaton de rsque, parm lesquelles fgurent la réducton du montant des crédts alloués, la concentraton sur les crédts de court terme, la dversfcaton du portefeulle des prêts et la prorté accordée aux grandes explotatons agrcoles, au détrment des petts paysans (Yaron, 1992 ; Servet, 1996 ; Wampfler, 2000). En Tunse, le rsque lé au fnancement du secteur prmare est représenté par les fables taux de remboursements des crédts agrcoles. Les résultats de l'étude d'évaluaton du projet de fnancement de la pette agrculture à caractère famlal et socal (2007) ont montré que le Fonds de Souten et de Développement à l'agrculture et la Pêche, ont enregstré auss de graves problèmes de recouvrement. D'un autre côté, les assocatons de développement local ne sont pas en mesure de supporter le rsque d'mpayés des petts agrculteurs. Cec s'explque par les condtons de refnancement prévues dans le contrat cadre entre ces assocatons et la Banque Tunsenne de Soldarté. La présentaton des problèmes lés au fnancement du secteur agrcole en Tunse, renforce l'dée selon laquelle, le fnancement de certanes actvtés agrcoles ben détermnées, essentellement l'élevage, consttue un rsque pour les assocatons de développement local. Par conséquent, les assocatons peuvent chosr de ne pas fnancer des projets agrcoles d'élevage, ce qu se tradut par des problèmes d'excluson. Il s ensut alors la présentaton de la dernère hypothèse de recherche telle que la nature de l'actvté agrcole que le pett explotant cherche à fnancer, a un effet négatf sur l'accès au fnancement des assocatons de développement local. 2. Développement de la méthodologe 2.1. Échantllonnage Dans ce traval, la plupart des données à collecter sont relatves aux caractérstques personnelles des demandeurs de crédts. Nous avons utlsé prncpalement les dossers de demande de crédt pour collecter les données portant sur les caractérstques socoéconomques des demandeurs de crédt et sur les caractérstques des crédts accordés. Toutefos, les autres données comme la relaton de long terme, l'exstence du garant et du nveau de pauvreté, ne sont pas contenues dans la base de l'assocaton. C'est pourquo, on a mené de nombreux entretens, essentellement auprès des responsables du mnstère de l agrculture et du mnstère de Fnance et des contacts ont été auss réalsés avec les responsables des assocatons de développement local. Concernant l'échantllon, la défnton de la varable ACCES a perms d'dentfer deux groupes de demandeurs de mcrocrédts à savor : ceux qu sont fnancés par les assocatons de développement local et ceux qu sont exclus par ces assocatons. La populaton de demandeurs de crédt et la base de l'échantllon étant défnes, l convent d'dentfer les délégatons dans lesquelles l'étude sera fate. Pour ce fare, un crtère de sélecton a été défn, à savor la présence dans la délégaton d'une assocaton, depus au mons tros ans. L'objectf de cette fxaton est d'avor au nveau de chaque assocaton, une lste des demandes de crédts assez mportantes, pouvant consttuer la base de l'échantllon. L échantllon est composé des personnes ayant formulé une demande de crédt auprès des assocatons de développement local. Ans, l étude portera sur un échantllon de 2906 personnes répartes entre 860 ratonnées par la quantté du crédt et 2046 fnancées. L échantllon retenu est répart entre 75,7 % d hommes et 24,3 % de femmes. Cette répartton est domnée par la présence masculne. Les projets gérés par les femmes sont fortement représentés dans les secteurs du tssage et d habllement, ou dans des actvtés artsanales et de servces. L'âge moyen des demandeurs de mcrocrédt est de 41 ans, et plus de 50 % se trouvent dans la tranche [19-40]. Les personnes qu ont une qualfcaton représentent un pourcentage de 47,8, alors que ceux qu n en pas, sont de 52,2 %. Le revenu annuel moyen s élève à 2676 DT. Prés de la moté des demandeurs de crédts est classée dans le groupe des mons pauvres [ ]. Ces statstques confrment ben les études ctées auparavant sur les bénéfcares des mcrocrédts à travers le monde : les pauvres ne sont pas les prncpaux 4

5 bénéfcares de mcrocrédts. La populaton qu s'adresse à l'assocaton pour obtenr un crédt agrcole, pratque essentellement l'actvté du pett élevage, les cultures sasonnères, et un peu mons la pêche. On remarque une prédomnance de l élevage (69,8%), vu les caractérstques des zones rurales et l'orentaton natonale dans le développement du secteur agrcole. Les résultats statstques montrent que 90.3 % des demandeurs de crédt ont été cautonnées par un garant. Cec montre que les assocatons de développement local mettent en place une barrère à l'accès au fnancement. 2.2 Mesure des varables La varable à explquer dans ce traval de recherche est l'accès des mcro- entrepreneurs aux servces fnancers de l'nsttuton de mcrofnance. Coleman (2006), Amn et al. (1999) et Mosley (2001) ont appréhendé l'accès au fnancement, par la partcpaton aux programmes de mcrocrédts. Claessens (2006) a dentfé deux prncpales formes de l'excluson, à savor l'auto excluson et le ratonnement du crédt. Dans les recherches en mcrofnance, Morduch(2000) et Baydas et al. (1994) ont utlsé le ratonnement du crédt, pour mesurer l'excluson des mcro-entrepreneurs des servces des nsttutons de mcrofnance. Dans le cadre de ce traval, l'accès est mesuré par la partcpaton des mcro-entrepreneurs aux servces fnancers des assocatons de développement local, et le non -accès ou l'excluson en d'autres termes, est mesurée par le ratonnement, c'est-à-dre les mcro-entrepreneurs qu sont ratonnés par la quantté du crédt (refusés). Il est à sgnaler que les assocatons de développement local en Tunse, ne peuvent utlser que le mécansme quantté, pour ajuster l'offre à la demande de crédt. Dans le cadre des recherches en mcrofnance, Amn et al (1999) et Mosley (2001) ont utlsés des seuls de la pauvreté absolue pour classer leur échantllon en deux groupes : les pauvres et les non pauvres. D'autres recherches ont utlsé l'actf terre pour mesurer la pauvreté. Morduch (1998) a utlsé la superfce de la terre de son échantllon des vllageos bangladas en tros groupes, allant des plus pauvres aux plus rches. Dans ce traval, on va se référer aux calculs du Mnstère de l'agrculture en 2007 effectués au sen du centre natonal des études agrcoles (CNEA). La méthode consste à détermner un seul- plafond de revenu et un seul- plancher de revenu pour chaque catégore ou groupes d'explotants agrcoles, et les classer suvant ces dfférents seuls, pour pouvor applquer les nouveaux mécansmes de fnancement de la pette agrculture à caractère famlal et socal. Les seuls de revenu annuel seront utlsés comme crtère de classfcaton. Ans, les groupes seront défns comme sut : Groupe 1= les rches [>6000DT], Groupe 2 = les asés [3500DT DT], Groupe 3= les mons pauvres [2000DT DT], Groupe 4= les pauvres [0-2000DT]. Degryse et Van Cayseele (2000) mesurent l'ntensté de la relaton de long terme par la durée. Pluseurs études emprques ont confrmé l'mportance de la relaton de long terme dans la réducton des asymétres d'nformaton et son mpact sur les termes de crédt, comme le taux d'ntérêt ou les garantes [Petersen et Rajan (1994), Berger et Udell (1995)]. La durée de la relaton de la clentèle est mesurée en nombre d'années. En mcrofnance, l'ndcateur nombre d'années n'est pas utlsé pour mesurer la durée de la relaton. Dallo (2006), Honlonkou (2006) et Lanaha (2002) mesurent la durée de la relaton entre le mcroentrepreneur et l'nsttuton de mcrofnance par le cycle de crédt, autrement dt, par le nombre de crédts contractés par le mcro-entrepreneur auprès de l'nsttuton. Dans le cadre de cette recherche, l'unté de mesure qu sera utlsée est le nombre de crédts contractés par le mcro-entrepreneur auprès de l'nsttuton de mcrofnance. La relaton de long terme prendra la valeur 0 s le mcro-entrepreneur n'a pas contracté de crédt auprès de l'nsttuton, la valeur 1 s'l a contracté un crédt, la valeur 2 s'l a contracté 2 crédts ou plus. Dans les travaux en mcrofnance, dfférents ndcateurs ont été utlsés pour mesurer la talle d'une nsttuton de mcrofnance. Cull et al. (2007) ont classé les nsttutons de mcrofnance en tros groupes selon la talle de leur portefeulle crédt: pette, moyenne et grande. Hatarska (2005) a utlsé le log du total de l'actf, pour mesurer la talle de l'nsttuton. Honohan (2004) a utlsé deux paramètres : le log du total de l'actf et le log du nombre de clents pour mesurer la talle. Dans ce traval, nous utlserons le log du portefeulle crédt (le nombre de crédts dstrbués), pour mesurer la talle des assocatons de développement local. Le recours au paramètre log du total de l'actf, semble être nadapté dans notre cas. En effet, les assocatons de mcrocrédt en Tunse sont assez jeunes. Dans le cadre de ce traval, le nveau d'nstructon sera mesuré par une varable dchotomque, qu prend la valeur 1 s le demandeur de crédt est nstrut, 0 snon. La populaton qu s'adresse à l'assocaton pour obtenr un crédt agrcole pratque essentellement l'actvté du pett élevage, les cultures sasonnères, et un peu mons la pêche. La nature de la culture est une varable dchotomque. Elle prendra la valeur 1, s la 5

6 personne demande l'accès au crédt pour fnancer une culture d'élevage, et 0 snon. L âge du demandeur de crédt exprmé en nombre d'années est une varable quanttatve. La varable qualfcaton est une varable dchotomque, qu prendra la valeur 1 s la personne est qualfée, et 0 snon. Cette mesure est fate au sen de l'assocaton de développement local en se basant sur un ensemble de crtères. Selon l agent de crédt, la bonne réputaton du demandeur de crédt est un crtère mportant de la qualfcaton du mcro-entrepreneur. En mcrofnance, l nformaton sur la réputaton du mcro-entrepreneur est collectée auprès d une personne de sa communauté. Dans notre recherche, cette mesure se base sur le jugement du chef du vllage, sot le OMDA (chef admnstratf de la communauté) et sur la décson du comté locale du mnstère de l Agrculture et de la Pêche, tout en vérfant le profl et la crédblté du promoteur. Le garant représente un mécansme d'nctaton au remboursement utlsé dans le mcrocrédt ndvduel. Le but de ce mécansme est avant tout de lmter les retards de remboursement, prncpale dffculté à laquelle sont confrontées les IMF, et non le défaut de paement qu lu est fable (Godqun, 2004). Le système de garante pratqué au sen de l'assocaton de développement local en Tunse est l'engagement d'un garant. Le garant est une varable dchotomque, elle prendra la valeur 1 s la personne demandent l'accès au crédt a un garant, et 0 snon. Le tableau suvant regroupe la descrpton des dfférentes varables de l'étude : Tableau 1. Descrpton des varables de l'étude Varables Descrpton Varable à explquer : Accès 1 = Accepté (personne qu a demandé un crédt et dont la demande a été acceptée), 0 = refusée (personne qu a demandé un crédt et dont la demande a été refusée). Varables explcatves : Pauvreté 1= Pauvres, 2= mons pauvres, 3= asés et 4= rches Age Nombre d'années d'âge Sexe 1 = masculn, 0 = fémnn Nveau d'nstructon 1= pour une personne nstrute, 0 = non nstrute Qualfcaton 1= pour une personne qualfée, 0 = non qualfée Durée de la relaton de long terme Nombre de crédts antéreurs contractés Talle de l'assocaton Log (nombre de crédts dstrbués) Garant 1= pour une personne qu possède un garant, 0 snon Nature de la culture 1 = pour une personne qu exerce l'actvté de l'élevage, 0 snon Nature du projet 1=projet de créaton et 0 = projet d extenson Source : Composé par nos sons 2.3 Spécfcaton du modèle économétrque Supposons que l on dspose de N observatons Y, = 1,.N d'une varable endogène dchotomque codée y =1 ou y = 0 par conventon, lorsque parallèlement les observatons de K varables exogènes 1 K sont x = x... x, = 1,.N. Le modèle économétrque est ans représenté : y = X + Avec: y est la varable dépendante (ACCES) c'est-à-dre est la probablté de l'ndvdu d'avor accès aux servces fnancers de l'assocaton de mcrocrédts. est le vecteur des varables explcatves. X est le vecteur assocé des paramètres à estmer. est l'aléa que nous supposons suvre une lo logstque. Pour pouvor estmer ce modèle par le maxmum de vrasemblance, l nous faut écrre la lo de la varable observable condtonnellement aux varables explcatves. Cette varable observable est défne par : 6

7 * 1 accés s y 0 y = * 0 s non s y 0 Nous spécfons donc un modèle Logt sous la forme suvante : ACEES Le logcel WINRATS, sera utlsé pour estmer notre modèle économétrque. 3. Analyse des résultats L examen des matrces de corrélaton de Pearson et de Tau-B de Kendall montre qu aucune corrélaton crtque n est relevée entre les varables ndépendantes contnues et dscrètes. En effet, tous les coeffcents de corrélaton sont sensblement nféreurs à 0,8 ce qu correspond à la lmte proposée par Kennedy (1985) et à partr de laquelle, on commence généralement à avor des problèmes séreux de mult-colnéarté dans les modèles de régresson. Le tableau c- dessous présente les résultats de l'estmaton du modèle Logt estmé par la méthode du maxmum de vrasemblance. Tableau 2. Résultats d'estmaton d'un modèle Logt bnare de l'accès aux servces fnancers de l'assocaton Varables explcatves Coeffcents Standard Error T-Stat Sgnf Constante GENRE ns AGE ns INS *** QUAL *** PAUV ns CULT *** PRJ *** DUR *** GAR *** TAILLE *** Nombre d observatons 2906 Log de Vrasemblance Log de Vrasemblance (base) Pseudo R Test de sgnfcatvté jonte de toutes les varables explcatves (LR test) Source : Composé par nos sons SEXE AGE INS QUAL PAUV 0 CULT DREL GART TAILLE PRJ Avec *** sgnfcatf à 1%; ** sgnfcatf à 5%; ns: non sgnfcatf A partr de cette estmaton, on peut dédure les résultats explquant l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédts pour le secteur agrcole. L'analyse des résultats économétrques présentés dans le tableau c-dessus condut aux conclusons suvantes: La varable GENRE est non sgnfcatve. Le fat d'être homme ou femme n'nfluence pas la probablté d'accès aux servces fnancers des assocatons de développement local. Ce résultat est contrare à ce qu est normalement affrmé dans la lttérature, à savor que le genre a un effet consdérable sur l accès au crédt des servces des nsttutons de mcrofnance (Morduch, 1999). On peut conclure qu l n y a pas une dscrmnaton entre les hommes et les femmes de la part des assocatons de développement local pour l accès aux servces fnancers. Pour les assocatons, le genre n a pas été retenu explctement comme stratége, lors de la dstrbuton des crédts, et l n'y a pas de cblage partculer des femmes. Toutefos, l est ntéressant de constater que les femmes rurales ont été largement concernées par les mesures adoptées par l Etat tunsen. Les femmes ne quttent pas le secteur agrcole auss rapdement que les hommes, elles acceptent des rémunératons mondres. En outre, face à la mgraton des jeunes et au vellssement de la populaton, leur rôle devent plus crucal. Mas l nsuffsance de la formaton et de l nformaton, la persstance de l analphabétsme, sont des frens à l accès des femmes au crédt. Les résultats obtenus

8 confrment la deuxème hypothèse selon laquelle le genre n a pas un effet sur l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédt. Les résultats de l analyse montrent que la varable PAUV est négatve et non sgnfcatve ( ), c'està-dre, plus les demandeurs sont pauvres, mons ls ont de probablté d accéder au fnancement. Ce résultat rejont ceux de Honohan (2004) et Najavas et al. (2002), qu ont montré que pour les pauvres, le taux d utlsaton des servces fnancers en mcrofnance est encore très fable. D alleurs, l étude sur le fnancement de la pette agrculture à caractère famlal et socal a examné les dfférentes rasons de refus des pauvres d accéder aux servces fnancers et a montré qu l exste pluseurs rasons. Parm ces rasons on peut cter le manque de confance dans les servces de l assocaton, l absence du garant et la peur du non-remboursement du crédt. Cette dée est auss confrmée par l analyse descrptve à travers le tableau crosé entre la pauvreté et l accès (tableau 3), qu révèle que les pauvres sont plus fnancés par les assocatons de développement local, que les plus pauvres. Ce résultat se rapproche de la vson nsttutonnalste. Selon Morduch (2000), cette vson nsste sur le fnancement d un nombre mportant de pauvres, plutôt que sur le fnancement des plus pauvres. D après le même tableau, 78 % des personnes fnancées appartennent aux groupes des rches. Tableau 3:Tableau crosé entre accès et pauvreté Pauvreté Pauvres Mons Pauvres Asés Rches Total Accès Rejet 33 % 29,6% 26,9% 22% 29,6% Accès 67% 70,4% 73,1% 78% 70,4% Total 100% 100% 100% 100% 100% Source : Calculs personnels (base de données) Ces statstques confrment encore une fos que l ntensté du secteur se rapproche plutôt d une réalsaton de la vson nsttutonnalste. En effet, Brau et Woller (2004) ont repoussé plus lon l nterprétaton de Morduch (2000) et ont dentfé la vson nsttutonnalste au fnancement d un nombre mportant de demandeurs de mcrocrédts, mêmes s ls ne sont pas classés parm les pauvres. Cec va à contre sens de l approche welfarste qu préconse une focalsaton sur le fnancement des mcro-entrepreneurs les plus pauvres. En se référant au schsme de la mcrofnance, ce résultat montre que la pénétraton du secteur en Tunse se rapproche plutôt d une concrétsaton de la vson nsttutonnalste. Nonobstant, et malgré ces résultats, on ne peut pas affrmer que les assocatons de développement local chosssent conscemment cette approche nsttutonnalste. En effet, l accès d un mcro-entrepreneur pauvre nécesste un traval énorme d ntaton et de moblsaton de la part des nsttutons de mcrofnance [Casson et Gusta : 2004]. Mas, les assocatons de développement local Tunsennes n ont pas les ressources humanes et fnancères nécessares pour accomplr cette tâche. Chaque assocaton dspose de deux cadres qu s occupent de la geston des crédts et de l étude technco-fnancère des dossers. Compte tenu de la talle des populatons élgbles dans certanes délégatons, du nombre de plus en plus mportant des dossers à étuder et à fnancer, les ressources humanes dont dsposent actuellement les assocatons, parassent nsuffsantes. De même, les ressources fnancères et matérelles restent très lmtées. On trouve le plus souvent un ordnateur plus le mobler du bureau. Les assocatons ne dsposent pas de moyen de déplacement spécfque à elles. Par conséquent, elles ont une fable capacté de suv des bénéfcares et de vste sur les stes des projets. De ce fat, les assocatons rencontrées préparent toutes les études de fasabltés, à partr d un traval de bureau. Les modaltés de refnancement et le cadre légal régssant l actvté de dstrbuton du mcrocrédt, sont les deux prncpales rasons qu explquent cette nsuffsance de ressources. Les résultats obtenus confrment la deuxème hypothèse selon laquelle la pauvreté n a aucun effet sur l'accès aux servces fnancers des assocatons de développement local. L analyse économétrque montre que le nveau d nstructon du demandeur de crédt est un facteur sgnfant pour l accès au crédt. Plus l ndvdu est nstrut, plus l a tendance à obtenr un crédt auprès des servces de l assocaton de développement local ( ). Ce résultat trouvé confrme ceux d Evans et al. (1999), qu ont montré que le fable nveau d nstructon nflue sur la décson de l nsttuton de mcrofnance. Il est possble de conclure que l nstructon consttue pour l assocaton un crtère de sélecton des bénéfcares. Toutefos, les analyses descrptves révèlent que le taux d accès le plus élevé est observé au nveau de la catégore non nstrute (57,3 %). Néanmons, cec peut s explquer par la nature et la spécfcté de l actvté agrcole, qu s adresse généralement à une populaton margnalsée sur pluseurs aspects. Ans, à travers l étude de terran, on a pu constater qu l exste d autres facteurs qu peuvent nfluencer le chox de l assocaton. D'une manère générale, et quel que sot le nveau 8

9 d'nstructon, le demandeur de crédt a la possblté d'avor son dosser accepté. Cette répartton ndque, qu au-delà du nveau éducatf des demandeurs de crédts, la sélecton tent plutôt compte de leur qualfcaton professonnelle et de leurs antécédents professonnels. Les résultats révèlent que les demandeurs qualfés ont mons de probablté d être fnancés par les assocatons de développement local. L'estmaton a donné un coeffcent négatf et sgnfcatf au seul de 1 % entre la varable accès et la qualfcaton. A notre connassance, cec ne rejont aucun des résultats des recherches antéreures. Nous nous attendons à ce que cette varable at un coeffcent postf, c'est-à-dre que les ndvdus qu ont une longue pérode dans le traval agrcole, sont mons rsqués que les emprunteurs non qualfés, et ls ont la chance la plus élevée d'accéder aux servces fnancers de l'assocaton. La qualfcaton acquse leur permet d'allouer effcacement leurs prêts dans les emplos les plus rentables, qu génèrent suffsamment de bénéfces, amélorant de ce fat leurs capactés de remboursement. La qualfcaton peut être ans consdérée comme garante d'une certane solvablté. Il est donc possble de dédure que la qualfcaton ne consttue pas pour l assocaton, un crtère de sélecton des bénéfcares. Toutefos, l analyse des résultats du tableau crosé entre la varable accès et la qualfcaton, pourrat nous éclarer un peu plus le résultat obtenu. En effet, l s avère que 54,3 % des ndvdus fnancés sont non qualfés. Ce pourcentage régresse à 45,7 % dans le cas des personnes qualfées. Tableau 4. Tableau crosé entre qualfcaton et accès Rejet Accès Personne non qualfée 47,2 % 54,3 % Personne qualfée 52,8 % 45,7 % Total 100 % 100 % Source : Calculs personnels (base de données) L estmaton du coeffcent du modèle Logt pour la varable durée de la relaton de long terme montre que, plus le nombre de crédts précédents contractés par un demandeur est élevé, mons ce derner a de probablté d être exclu. Le résultat révèle l exstence d une relaton postve ( ) et sgnfcatve au seul de 1%. Les analyses ont montré que la relaton de long terme rédut sgnfcatvement le rsque de crédt. Cela est conforme à la lttérature, dans le sens où la constructon d une relaton de long terme est l un des melleurs moyens de rédure les problèmes d asymétres nformatonnelles, le rsque de crédt, et d accroître la dsposton du prêteur à prendre plus de rsques (Jménez et al. 2003). Auss, ce résultat confrme les contrbutons de Honlonkou (2006) qu ont explqué que pour un mcro-entrepreneur, une relaton évoluée avec l nsttuton de mcrofnance est synonyme d un accès durable au crédt. Il rejont auss les résultats de Petersan et Rajan (1994) qu ont prouvé que la durée de la relaton de clentèle a un effet postf sur l accès au crédt. Ces auteurs ont explqué que les expérences passées réusses avec un emprunteur, encouragent l nsttuton de mcrofnance à lu accorder le crédt. Toutefos, ce résultat peut être confrmé par le test de corrélaton déjà fat entre les varables durée de la relaton de long terme et accès, qu prouve l exstence d une corrélaton postve, sgnfcatve et forte (vor matrce de corrélatonassocaton en annexe). En outre l analyse des résultats du tableau crosé entre la varable accès et durée de la relaton de long terme, pourrat nous éclarer sur le résultat obtenu. En effet, les mcro-entrepreneurs qu ont contracté plus que deux crédts, représentent un pourcentage de 100% pour l accès. Ce pourcentage régresse à 83,7 % dans le cas des personnes ayant contracté un crédt. Tableau 5.Tableau crosé entre durée de la relaton de long terme et accès Rejet Accès Total Aucun crédt précédent 35,7 % 64,3 % 100,0 % Un crédt précédent 16,3% 83,7% 100,0 % Deux crédts précédents 100,0 % 100,0 % Total 26,6 % 70,4 % 100,0 % Source: Calculs personnels (base de données) Par alleurs, le garant pourrat également jouer un rôle mportant avec la durée de la relaton de long terme. On peut explquer les condtons d accès par d autres types de relatons. A travers le test de corrélaton entre les varables durée de la relaton de long terme et garant, on a pu trouver une forte relaton postve et sgnfcatve 0,583 (annexe). Cec mplque que, plus la durée de la relaton de long terme est mportante, plus le mcro-entrepreneur est amené à être assuré par un garant. Le recours au 9

10 tableau crosé entre ces deux varables ndque que 91% des mcro-entrepreneurs ayant contracté une fos ou plus des crédts auprès de l assocaton, sont cautonnés par des garants. Ce pourcentage basse à 87 % pour ceux qu n ont aucun crédt. Tableau 6.Tableau crosé entre durée de la relaton de long terme et garant N a pas un garant Possède un garant Total Aucun crédt précédent 12,7 % 87,3 % 100,0 % Un crédt précédent 2,1% 97,9% 100,0 % Deux crédts précédents 8,8% 91,2 % 100,0 % Total 9,7 % 90,3 % 100,0 % Source: Calculs personnels (base de données) Ce résultat s oppose avec les résultats de Berger et Udell (1995), Harhoff et Körtng (1998), Degryse et Cayseele (2000), qu ont prouvé que les garantes mposées par la banque, dmnuent avec la durée de la relaton de long terme. Cec témogne ben de la dfférence entre la banque commercale et l assocaton de développement local en matère des formaltés de fnancement. Pour conclure, on peut affrmer que les personnes ayant une relaton durable avec l assocaton de développement local, ont plus de chance d être acceptées, pusqu elles ont la possblté d être cautonnées par des garants. Ans, le garant consttue un outl essentel de dmnuton des problèmes lés à l asymétre d nformaton et a un effet consdérable sur l accès aux servces fnancers des assocatons de développement local. Les résultats obtenus confrment la trosème hypothèse selon laquelle la relaton de long terme a un effet postf sur l'accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédt. La relaton entre les varables accès et nature de l actvté agrcole est postve et sgnfcatve au seul de 1%. Ce résultat est conforme à celu de Baydas et al. (1994). Ans, le rsque lé à l actvté agrcole [Honlonkou: 2006] ne semble pas nfluencer les décsons de fnancement des assocatons de développement local. Ce résultat peut être explqué par la place mportante qu occupe le secteur prmare dans l économe, dans les dfférentes délégatons. D alleurs, les dernères statstques publées par la banque Tunsenne de Soldarté montrent que le secteur agrcole occupe une part de 41 % en termes des projets fnancés par les assocatons de développement local. De plus, les assocatons sont plus prudentes, quand l s agt de fnancer certanes actvtés agrcoles ben détermnées en faveur d autres actvtés. Cela veut dre qu un ndvdu qu pratque l'élevage, aura plus de chances d avor accès au crédt, qu un autre qu opère dans les autres cultures, que ce sot la pêche ou l'rrguée. Même au nveau natonal, l élevage détent la part la plus mportante dans la structure de la producton, avec 39 % de la valeur, en hausse relatve et absolue, suv par l arborculture, les cultures maraîchères, la céréalculture et la pêche. Ce phénomène peut être explqué par les caractérstques des dfférentes délégatons, ans que par la faclté de cette culture par rapport aux autres. Les cultures de l'élevage pratquées par les emprunteurs leur génèrent rapdement des revenus, qu leur permettent d'honorer leurs engagements envers l'assocaton de développement local. Les résultats obtenus nfrment la quatrème hypothèse selon laquelle la nature de l actvté agrcole que le pett explotant cherche à fnancer, a un effet négatf sur l'accès au fnancement des assocatons de développement local. L estmaton du modèle révèle une relaton postve et sgnfcatve au seul de 1 % entre les varables garant et accès ( ). Cec montre que les mcro-entrepreneurs cautonnés par un garant, ont plus de probablté d avor accès au crédt. Le garant apparaît ben selon les résultats comme un des mécansmes de sélecton au sen des assocatons de développement local. Churchll (1999) a soulgné notamment que, dans le cadre des nsttutons de mcrofnance, le garant agt comme un vecteur de presson socale sur le débteur, plutôt que comme une source alternatve de remboursement. Ce résultat rejont celu de Datta (2004), qu a explqué que le garant peut consttuer un élément d accès aux servces fnancers des assocatons de développement local. Cec démontre que les assocatons de développement local n ont pas réuss à trouver des solutons aux problèmes d asymétre d nformaton. D où, l ntroducton de la garante (sous forme d une personne se portant garante du prêt) est un moyen à la dsposton de l assocaton, pour rédure le rsque de crédt. Ces nstruments ont un usage dfférent de celu qu en est fat dans les nsttutons bancares tradtonnelles, qu exgent des garantes matérelles, alors que les assocatons demandent à ce que le mcro-entrepreneur et son garant s engagent par des trates bancares à rembourser le crédt. Or, dans les délégatons rurales, l n est pas toujours évdent pour 10

11 l explotant de trouver un garant salaré. De plus, même s l le trouve, l n est pas évdent que ce derner accepte de se porter garant. Ans, les procédures développées par les assocatons peuvent condure à une excluson de bénéfcares potentellement solvables, qu sont dans l ncapacté de trouver un garant salaré. Le résultat trouvé remet en cause une dmenson mportante de la mcrofnance. En effet, ce créneau a émergé et s est développée pour des personnes qu ne possèdent pas des garantes pour accéder au fnancement (Arch, 2005). Cependant, l oblgaton pour un mcro-entrepreneur de trouver un garant qu s engage par des trates à rembourser le mcrocrédt, ne correspond pas à cette phlosophe. Enfn, l s avère mportant au nveau de cette recherche de présenter les rasons qu poussent les assocatons à accorder une mportance au crtère garant. Cette procédure a perms aux assocatons de réalser de très bons taux de recouvrement, dépassant dans la plupart des cas les 90 %, et par conséquent le seul exgé par la BTS pour le refnancer. Les taux de recouvrement réalsés dénotent, d une part, de la rentablté des projets fnancés, et d autre part, de l mplcaton du mcro-entrepreneur dans la geston de son actvté. Ben que cette technque de prêt ne s appue pas sur le cautonnement soldare, le même mécansme nctatf semble être utlsé à travers le garant, pour s assurer de la bonne volonté de l emprunteur : la presson socale (Jaunaux et Venet, 2007). La dfférence est que cette dernère ne transte pas par le groupe d emprunteurs, mas par le garant. Ans, cette mportance du mécansme du garant pour les assocatons de développement local, peut être explquée par le manque des ressources matérelles et mmatérelles. La premère défcence concerne le profl de l agent de crédt. Selon Casson et Gueta(2004) et Aghon et Morduch (2000), celu-c est responsable, de par son traval de terran, de la dmnuton du rsque moral pour l nsttuton de mcrofnance. Pour ce fare, l dot avor suv une formaton spécfque sur le terran et être adapté à la ve assocatve. Cette formaton l adera à meux analyser les marchés à approcher et à fnancer. La deuxème défcence concerne les condtons de traval, qu consttuent auss une entrave à la dmnuton du rsque moral pour l assocaton. En effet, l n exste pas en Tunse une conventon collectve, qu régt le traval des agents des assocatons de développement local. Ces employés se retrouvent dans des stuatons professonnelles nstables et n ont pas les mêmes drots que les employés de la BTS, au nveau de la rémunératon. Churchll (2001) prouve que ces condtons aboutssent à une démotvaton des agents de crédt, et donc à une dmnuton de la productvté. Le résultat de l estmaton montre que les varables talle de l assocaton et accès ont une relaton négatve ( ) et sgnfcatve au seul de 1%. Ce résultat rejont ceux de Cull et al. (2007), Datta (2004), Honohan (2004) et Mosley (2001), qu ont montré une relaton négatve entre la talle de l nsttuton de mcrofnance et l accès au crédt. Cependant, d autres travaux n ont trouvé aucune relaton sgnfcatve entre la talle de l assocaton et l accès au crédt [Hatarska, 2005]. L nterprétaton de ce résultat s avère complexe. L analyse des caractérstques du mleu rural, dans lequel opèrent les assocatons de développement local, permet de comprendre pourquo la catégore de la pette agrculture n est pas exclue de fnancement, quelle que sot la talle de l assocaton (nombre des crédts dstrbués). Pour meux nterpréter les coeffcents, nous fasons recours au calcul des effets margnaux, qu permettent d apprécer l mpact des varables explcatves sur la probablté d adopton. L mpact margnal s obtent en dérvant la probablté estmée par rapport à la varable ndépendante: x p e Le calcul des effets margnaux fgure dans le tableau j x j x 1 e suvant: Tableau 7. Calcul des effets margnaux des varables explcatves Varables explcatves Effets margnaux SEXE AGE e-04 INS QUAL PAUV CULT PRJ DUR GAR TAILLE Source : Calculs personnels (base de données) 11

12 Les résultats de calcul des effets margnaux montrent que la varable GENRE est affectée d un coeffcent dont l estmateur à une réalsaton postve. Le fat d être homme, augmente de prés de 3% la probablté d accès aux servces fnancers des assocatons de développement local. L augmentaton de la durée de la relaton de la clentèle par une expérence, augmente de 17 % l accès aux servces fnancers des assocatons. Les chances d accès au crédt dmnuent de 32, 5 % pour un nouveau projet. Enfn, les demandeurs de crédt cautonnés par un garant, ont 62,2 % de chance d être acceptés. Ces résultats montrent que la varable garant a l mpact margnal le plus mportant sur l accès. Cec montre à quel pont cette condton de crédt est devenue détermnante de l accès au fnancement auprès des assocatons de développement local. La durée de la relaton de long terme a auss un mpact élevé et sgnfcatf sur l accès. Concluson L essor de la mcrofnance est le résultat de la mse en place de nouveaux mécansmes qu permettent de reméder à ce type de problèmes. Cet essor s est tradut par l améloraton des condtons de ve de beaucoup de mcro-entrepreneurs dans le monde. Toutefos, certans travaux, à l nstar de ceux de Hononhan (2004) et Chrsten et al (2004), ont montré qu une grande parte des mcro-entrepreneurs est encore exclue des servces des nsttutons de mcrofnance. En effet, même s le nombre de mcroentrepreneurs appuyés par ces nsttutons augmente sans cesse, le taux de couverture demeure fable dans la plupart des pays. En outre, l accessblté pour les populatons rurales reste nettement nsuffsante. L objectf de cette recherche a été de détermner les facteurs soco-économques de l accès aux servces fnancers des assocatons de mcrocrédts. Nous avons focalsé notre ntérêt sur l dentfcaton de ces facteurs en Tunse, où des assocatons de développement local opèrent, depus quelques années, pour fnancer des mcro-entrepreneurs ne pouvant accéder au crédt bancare. Ces assocatons dont le nombre ne cesse d augmenter depus la promulgaton de la lo régssant l actvté de dstrbuton de mcrocrédt en 1999, consttue un élément fondamental de la poltque de développement du pays. L ntérêt de ce traval a été donc de contrbuer à la mse en place d une stratége qu permettrat de renforcer cet nstrument et de consolder son nterventon auprès de sa populaton cble. Le modèle Logt Bnare a été spécfé pour réalser l analyse des données. Les résultats de cette analyse nous a amène à trer les conclusons suvantes : la premère est qu l n exste pas de comportement dscrmnatore de la part des assocatons de développement local à l égard des pauvres. La fable partcpaton de ces derners dans le secteur de la mcrofnance s explque par des problèmes d accès. L averson au rsque, l âge et le fable nveau d nstructon explquent dans une grande mesure ce résultat. La deuxème concluson concerne l accès des femmes au mcrocrédt. Celles -c ne se révèlent pas comme une clentèle prvlégée des assocatons de développement local. S l on consdère la lente accesson des femmes tunsennes à l entrepreneurat, l on peut dre que la femme détentrce d un mcrocrédt et d une mcro entreprse fat fgure d nnovatrce et s mpose comme un acteur central du changement de la socété tunsenne (BEN SALEM, 1998).La trosème concluson concerne les condtons lées au fnancement. L absence de «garant» consttue la prncpale barrère à l accès au mcrocrédt. Les assocatons de développement se basent sur l nformaton locale dans la sélecton des demandes de crédt à fnancer. La quatrème concluson a trat à la nature de l actvté agrcole que le pett explotant cherche à fnancer à travers les assocatons de mcrocrédts. Cec peut être explqué par la place mportante qu occupe le secteur prmare dans l économe des neuf délégatons qu sont stuées dans un mleu rural. Et cela exge de ben étuder la demande de ce marché et de développer des produts adaptés au proft d une populaton rurale ayant des besons de fnancement nféreur à 5000dt, de tant plus que l encontre aujourd hu en Tunse, on compte aujourd hu agrculteurs,dont 80% sont des petts agrculteurs. Bblographe Adams, D.W. (1993) Comment établr des marchés fnancers ruraux durables? Les Cahers de la Recherche Développement, 34, Adams, D. Von Pschke, J. (1992) Mcroenterprse credt programs: déjà vu. World Development, 20(10), Adams, D. W. (1995) From agrcultural credt to rural fnance Quarterly Journal of Internatonal Agrculture, 34 (2), Amn, R. Becker, S. Bayes, A. (1998) NGO-promoted mcrocredt programs and women s empowerment n rural Bangladesh: quanttatve and qualtatve evdence. The Journal of Developng Areas, 32, Amn, S. Ashok, R. Gorgo, T. (2001) Does mcrocredt reach the poor and vulnerable? Evdence from northern Bangladesh», Center for Internatonal Development, Workng paper, 28, 30 p. 12

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15 Annexe2 : L estmaton des paramètres Logt bnare : Bnary Logt - Estmaton by Newton-Raphson Convergence n 6 Iteratons. Fnal crteron was < Dependent Varable ACC Usable Observatons 2905 Degrees of Freedom 2894 Log Lkelhood Average Lkelhood Pseudo-R** Log Lkelhood(Base) LR Test of Coeffcents(10) Sgnfcance Level of LR Varable Coeff Std Error T-Stat Sgnf 1. Constant SEXE AGE INS QUAL PAUV CULT PRJ DUR GAR TAILLE e Annexe 3 : Calcul des effets margnaux Slope Coeffcents for logt e

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