Diagnostic d'une splénomégalie

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Diagnostic d'une splénomégalie"

Transcription

1 Diagnostic d'une splénomégalie Les recommandations du CHUP concernant les connaissances minimales pour cette question sont : - Savoir reconnaître une splénomégalie à l examen clinique. - Énumérer les principales étiologies des splénomégalies. - Connaître les conséquences cliniques et biologiques d'une splénomégalie. - Prévention et prise en charge des problèmes infectieux chez les splénectomisés. DEFINITION : Hypertrophie de la rate. Les progrès de l'imagerie en coupes ont renouvelé l'intérêt de cette question permettant la découverte de splénomégalie infracliniques. Le contexte clinique et d'examen, le bilan biologique et radiologique orientent le diagnostic. Savoir reconnaître une splénomégalie à l examen clinique (module 10 item 163, item 164)(module 11 item 332) Toute rate palpable est pathologique sauf chez l enfant car la rate est normalement non palpable. Quand la rate augmente de volume, elle déborde du rebord inférieur costal gauche vers la ligne médiane et la fosse iliaque droite. Le patient est allongé en décubitus dorsal, la tête à l horizontal. Elle est palpée avec la main droite posée à plat en oblique, le patient respirant profondément. Le bord inférieur, recherché de la fosse iliaque gauche en remontant vers le rebord costal, vient toucher la pulpe des doigts. Une matité splénique en percutant le 9 e espace intercostal en avant de la ligne axillaire antérieure justifie une palpation plus approfondie. Une rate volumineuse peut envahir tout l abdomen et la fosse iliaque droite. La rate augmentée de volume est facilement distinguée d une hypertrophie du rein gauche (contact lombaire). PHYSIOPATHOLOGIE La rate est un organe lymphoïde très vascularisé de 200g, riche en macrophages fixes, et drainé dans le système veineux porte. Son rôle dans l'hématopoïèse finit à la naissance et n'est effectif à titre compensateur chez l'adulte que dans les hémolyses chroniques. 20% des polynucléaires neutrophiles et 30% des plaquettes y sont stockés en permanence. Ses principaux rôles sont:

2 - la synthèse rapide des anticorps, notamment les immunoglobulines M - la phagocytose de particules étrangères et des hématies anormales. Par contre, les hématies vieillissantes sont peu concernées. - l'élimination de débris cellulaires contenant du fer (corps de Jolly, corps de Heinz), qui sont alors retrouvés dans le sang après splénectomie Plusieurs mécanismes sont impliqués dans le développement d'une splénomégalie: - l'hyperplasie splénique résulte de l'augmentation de la cellularité et de la vascularisation, - l'augmentation de pression dans le système porte ou la veine splénique entraîne une congestion splénique secondaire, - la séquestration splénique d'hématies, - la métaplasie myéloïde de la rate, primitive ou secondaire alors compensatrice - la prolifération cellulaire bénigne ou maligne, - la surcharge lors de certaines maladies métaboliques. Les conséquences sont: - l'hypersplénisme: cytopénies modérées par séquestration variable des 3 lignées avec hyperdestruction, avec une moelle normale et corrigées par la splénectomie. - l'hémodilution: l'inflation plasmatique est proportionnelle au volume de la rate. Elle contribue à majorer l'anémie de l'hypersplénisme et à décompenser une éventuelle insuffisance cardiaque. - l'hypertension portale d'apport: elle peut s'accompagner de varices oesophagiennes et cède avec la splénectomie. Conséquences cliniques et biologiques d'une splénomégalie (module 10 item 163, item 164)(module 11 item 332) Une splénomégalie est définie par une augmentation de volume de la rate cliniquement palpable. Le volume et la structure de la rate peuvent être précisés par l'imagerie abdominale : échographie et scanner qui peut préciser certaines causes. Cliniquement la splénomégalie peut se traduire par des signes fonctionnels : gêne et pesanteur de l'hypocondre gauche, voire par une douleur brutale en cas d infarctus splénique. Une splénomégalie peut expliquer à elle seule une cytopénie par séquestration (neutropénie, thrombopénie). L anémie, lorsqu elle survient, est liée à l hémodilution. CIRCONSTANCES DE DECOUVERTE 1) Typiques: La splénomégalie est le plus souvent une découverte d'examen effectué en contexte évocateur où elle apporte un argument diagnostique supplémentaire. Le plus souvent, l'examen clinique patient en décubitus dorsal ou décubitus latéral droit retrouve facilement la splénomégalie: masse de l'hypochondre gauche s'abaissant à l'inspiration ce qui permet d'accrocher le pôle inférieur.

3 2) Atypiques: par un examen complémentaire La numération formule peut montrer des cytopénies compatibles avec le diagnostic d'hypersplénisme. Sinon, il s'agit d'une découverte d'imagerie. 3) Rares: la rate symptomatique Ce peut être des symptômes qui attirent l'attention sur l'hypochondre gauche: - pesanteur voire troubles digestifs - infarctus et hématomes spléniques, douloureux et secondairement fébriles, avec possibilité de surinfection ou de rupture en 2 temps. DIAGNOSTIC POSITIF 1) Clinique et interrogatoire L'examen fait facilement le diagnostic de splénomégalie tout en éliminant les autres masses de l'hypochondre gauche: angle colique, queue du pancréas et gros rein. On recherche systématiquement des adénopathies périphériques, une hépatomégalie, de même que des signes cutanéo-muqueux et infectieux qui peuvent donner rapidement le diagnostic. L'interrogatoire doit préciser: - l'âge, l'origine ethnique et les différents lieux de séjour, - l'existence d'un éthylisme, - l'existence de signes infectieux suggère une étiologie bactérienne, virale ou parasitaire, mais ne doit pas éliminer les autres causes. 2) Examens biologiques * La numération formule oriente fortement le diagnostic, pouvant montrer une polyglobulie, une hyperleucocytose avec ou sans myélémie, une hyperlymphocytose, une blastose, une éosinophilie, des anomalies morphologiques... Une augmentation des réticulocytes évoque une anémie hémolytique chronique. * En dehors de la possibilité d'un syndrome inflammatoire biologique (CRP élevée), l'électrophorèse des protéines peut révéler un bloc béta-gamma, une hypogammaglobulinémie, un pic monoclonal... 3) Imagerie a) Echographie abdominale: Elle permet de préciser les caractères homogène ou non du parenchyme, l'aspect liquidien ou solide d'une masse intra-splénique, la rupture

4 capsulaire. La découverte d'une hypertension portale ou d'adénopathie oriente grandement le diagnostic. b) Scanner La structure de la rate est mieux visualisée par l'apport de l'injection permettant une approche diagnostic, mais dans les rates peu augmentées elle est moins précise pour l'appréciation de la taille. 4) Investigations complémentaires diagnostic En fonction des résultats de cette investigation, on peut demander: - un test de Coombs ou une électrophorèse de l'hémoglobine en cas d'hémolyse, - un myélogramme voire une biopsie médullaire, - une biopsie ganglionnaire, - une ponction biopsie hépatique (PBH), - des sérologies diverses... En l'absence d'orientation diagnostic et après avoir éliminé une maladie de surcharge comme la maladie de Gaucher, on doit s'orienter vers une splénectomie diagnostique. Celle-ci est privilégiée quand l'état du patient nécessite un certitude diagnostic rapide: patient jeune, altération de l'état général, CRP augmentée, rate inhomogène... L'intervention comprend un inventaire complet de la cavité abdominale et une biopsie hépatique de principe. L'étude histologique classique est éventuellement complétée si besoin par une étude immunohistologique et cytogénétique. La recherche de mycobactérie est systématique. Principales étiologies des splénomégalies (module 10 item 163, item 164)(module 11 item 332) 1) Maladies infectieuses a) Infections bactériennes septicémiques Splénomégalie modérée, fièvre et frissons, porte d'entrée ± localisations viscérales. Diagnostic par hémocultures et sérologies. Germes pyogènes, brucellose ou typhoïde, endocardite infectieuse, mycose systémique de l'immuno-déprimé ou du toxicomane. b) Tuberculose des organes hématopoïétiques Syndrome infectieux sévère et cachexie, hépato-splénomégalie, pancytopénie avec ou sans miliaire. Myélogramme et ponction biopsie hépatique, pour essai d'isolement du bacille tuberculeux. c) Infections virales: fréquence de la cytolyse hépatique

5 * Mononucléose infectieuse : Angine et adénopathie cervicales postérieures, splénomégalie dans la moitié des cas, syndrome mononucléosique. Sérologie du virus Epstein-Barr. * Hépatite virale, infections à cytomégalovirus, rubéole * Infection VIH d) Infections parasitaires * Paludisme : La splénomégalie est modérée dans les premiers accès palustres, volumineuse dans le paludisme chronique. * Leishmaniose viscérale : Triade classique pâleur/fièvre désarticulée/splénomégalie et parfois adénopathie * Bilharziose : Précocement et selon l'espèce, l'éosinophilie est un argument diagnostique majeur. Plus tard, il s'agit de l'hypertension portale présinusoïdale de Shistosoma mansoni et Shistosoma japonicum. * Trypanosomiase: tableau spléno-ganglionnaire fébrile et manifestations neurologiques * Kyste hydatique splénique et splénomégalie de la toxoplasmose rares 2) Maladies hématologiques a) Anémie hémolytiques: rate inconstante dont l'ablation n'a pas toujours d'effet bénéfique * Congénitales - maladie de Minkowski-Chauffard: microsphérocytose, diminution de la résistance osmotique. Traitement : splénectomie - déficit en G6PD: hémolyse intravasculaire déclenchée par la prise médicamenteuse et l'ingestion de fèves - déficit en pyruvate kinase - thalassémie (alpha ou ß): Diagnostic sur l'électrophorèse de l'hémoglobine - drépanocytose homozygote * Acquises - anémies hémolytiques auto-immunes essentiellement: test de Coombs positif, doit faire rechercher un syndrome lymphoprolifératif sous-jacent b) Syndrome lymphoprolifératifs: * leucémie lymphoïde chronique : polyadénopathie, hyperlymphocytose sanguine. * Maladie de Waldenström : pic monoclonal d'immunoglobuline M, infiltration lymphoplasmocytaire médullaire. * Leucémie à tricholeucocytes : pancytopénie. * lymphomes malins non hodgkiniens et maladie de Hodgkin. Parfois lymphome splénique isolé. c) Syndromes myéloprolifératifs * LMC : hyperleucocytose avec myélémie et basophilie. * Polyglobulie de Vaquez

6 * splénomégalie myéloïde : Hyperleucocytose modérée avec érythromyélémie, anomalie morphologique des hématies. * Thrombocytémie essentielle : plaquettes souvent >1 000G/l. * Leucémie myélomonocytaire chronique : monocytose, dysmyélopoïèse. d) Leucémie aiguë : hyperleucocytose. Le myélogramme est l'examen du diagnostic. 3) hypertension portale Toute hypertension portale peut s'accompagner d'une splénomégalie. Les arguments d'hypertension portale sont présence de varices oesophagiennes ou cardiotubérositaires. 4) splénomégalie inflammatoires - Syndrome de Felty : Polyarthrite rhumatoide, splénomégalie, neutropénie et infections fréquentes. - lupus erythémateux disséminé - Maladie périodique: accès fébriles avec douleurs articulaires et/ou abdominales. - Sarcoïdose 5) splénomégalie de surcharge - Surcharge lipidique * Maladie de Gaucher * Maladie de Nieman-Pick * Maladie des histiocytes bleus: exceptionnelle - Autres surcharges : Amylose, Hémochromatose 6) Tumeurs primitives de la rate bénignes ou malignes Les indications de la splénectomie - A visée diagnostic - A visée thérapeutique : Minkowski-Chauffart, maladie de Gaucher, après échec des autres traitements (anémies hémolytiques, lymphome) - Dans l'hypersplénisme, rarement. Conséquences de la splénectomie : - conséquences immédiates: hyperleucocytose et hyperplaquettose - conséquences à distance : présence de corps de Jolly et de Heinz normalement<1% dont l'absence fait suspecter une rate accessoire Prévention et prise en charge du problème infectieux des splénectomisés (module 11 item 332)

7 La splénectomie expose à des infections sévères et parfois foudroyantes (septicémies), liées en particulier à pneumocoque, méningocoque et haemophilus influenzae. La prophylaxie : vaccination antipneumococcique (ne couvre pas tous les sérotypes) avant la splénectomie si possible, et anti-haemophilus influenzae chez l enfant ou le patient immunodéprimé. Chimioprophylaxie par pénicilline orale discutée, éducation du patient en cas de fièvre (information sur une carte). Traitement de la fièvre du patient splénectomisé : céphalosporine de 3 e génération à dose adaptée (risque de pneumocoque à sensibilité diminuée à la pénicilline). Adaptation de l antibiotique dès le germe identifié.

Item 291 : Adénopathie superficielle

Item 291 : Adénopathie superficielle Item 291 : Adénopathie superficielle Date de création du document 2010-2011 Table des matières I Diagnostic d'adénopathie...3 I.1 Circonstances de découverte...3 I.2 Diagnostic positif...3 II Démarche

Plus en détail

Conduite à tenir devant une adénopathie (291) Docteur Rémy GRESSIN Avril 2005

Conduite à tenir devant une adénopathie (291) Docteur Rémy GRESSIN Avril 2005 Conduite à tenir devant une adénopathie (291) Docteur Rémy GRESSIN Avril 2005 Pré-requis : Connaître l anatomie du système lymphatique et notamment les sites de drainage des principaux sites ganglionnaires

Plus en détail

LE SYNDROME INFECTIEUX

LE SYNDROME INFECTIEUX LE SYNDROME INFECTIEUX Les maladies infectieuses résultent de l'agression de l'organisme par un être vivant microscopique ou macroscopique, Cette agression entraine généralement une ou des altérations

Plus en détail

Orientation diagnostique devant une adénopathie superficielle 1

Orientation diagnostique devant une adénopathie superficielle 1 Orientation diagnostique devant une adénopathie superficielle 1 Item n 291 : Devant une adénopathie superficielle, argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier les examens complémentaires

Plus en détail

Maladie de Castleman à expression mésentérique. À propos d une observation. Alexandra FOURNEL, interne, Service d Anatomo-Pathologie,

Maladie de Castleman à expression mésentérique. À propos d une observation. Alexandra FOURNEL, interne, Service d Anatomo-Pathologie, Maladie de Castleman à expression mésentérique. À propos d une observation Alexandra FOURNEL, interne, Service d Anatomo-Pathologie, Introduction La maladie de castleman ou hyperplasie angio folliculaire

Plus en détail

MALADIE DE HODGKIN DEFINITION I - HISTOPATHOLOGIE

MALADIE DE HODGKIN DEFINITION I - HISTOPATHOLOGIE MALADIE DE HODGKIN DEFINITION I - HISTOPATHOLOGIE II - DIAGNOSTIC A - Circonstances du diagnostic B - Diagnostic de certitude = biopsie ganglionnaire C - Bilan d extension III - FORMES CLINIQUES IV - PRONOSTIC

Plus en détail

Définition. Conduite à tenir devant un syndrome septicémique. Quand évoquer une septicémie? Quand évoquer une septicémie?

Définition. Conduite à tenir devant un syndrome septicémique. Quand évoquer une septicémie? Quand évoquer une septicémie? Conduite à tenir devant un syndrome septicémique Dr Vincent Le Moing Dr Christina Psomas Maladies Infectieuses et Tropicales CHRU de Montpellier Février 2011 Définition = bactériémie = présence de bactéries

Plus en détail

Le diagnostic de cancer Chapitre 14 Cancérologie - Hématologie

Le diagnostic de cancer Chapitre 14 Cancérologie - Hématologie Le diagnostic de cancer Chapitre 14 Cancérologie - Hématologie Le moment des examens est une période de doute et d espoir : «on me fait tant d examens car il y a un espoir qu il n y ait rien». Le rôle

Plus en détail

Les pancréatites chroniques alcooliques (269) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Les pancréatites chroniques alcooliques (269) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Les pancréatites chroniques alcooliques (269) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Physiologie de la sécrétion pancréatique Métabolisme de l'alcool Sémiologie des douleurs pancréatiques Résumé

Plus en détail

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient.

N 92. Rachialgie. Les dix commandements [N 92] 5. Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. N 92. Rachialgie Diagnostiquer une rachialgie. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient. Statistiques ECN Question déjà tombée 3 fois. En quelques mots-clés Commune/symptomatique

Plus en détail

Constipation chronique (300) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Constipation chronique (300) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Constipation chronique (300) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Motricité intestinale Sensibilité digestive Anatomie du périnée Physiologie de la défécation Sémiologie des troubles du transit

Plus en détail

Leishmanioses (Evaluations)

Leishmanioses (Evaluations) Leishmanioses (Evaluations) Date de création du document 2008-2009 QCM QUESTION 1/9 : Chez leur hôte vertébré les leishmanies sont présentes sous forme : A - d'amastigotes B - d'épimastigotes C - de promastigotes

Plus en détail

La maladie de Hodgkin (164b) Docteur Remy GRESSIN Février 2005

La maladie de Hodgkin (164b) Docteur Remy GRESSIN Février 2005 La maladie de Hodgkin (164b) Docteur Remy GRESSIN Février 2005 Pré-requis : Séméiologie adénopathie, imagerie Anatomie du système lymphatique Mode d'action et toxicité de la chimiothérapie et de la radiothérapie

Plus en détail

Les neutropénies et les agranulocytoses (Item n 143) NEUTROPENIES. Introduction :

Les neutropénies et les agranulocytoses (Item n 143) NEUTROPENIES. Introduction : Les neutropénies et les agranulocytoses (Item n 143) NEUTROPENIES Introduction : Le diagnostic de neutropénie est porté devant un chiffre de polynucléaires neutrophiles (PN) inférieur à 1700/mm 3.Tenant

Plus en détail

Hémogramme : Indications et Interprétation 1

Hémogramme : Indications et Interprétation 1 Hémogramme : Indications et Interprétation 1 Item n 316 : Argumenter les principales indications de l'hémogramme, discuter l'interprétation des résultats et justifier la démarche diagnostique si nécessaire.

Plus en détail

UE11.3 RÉVISIONS HEM DFASM3

UE11.3 RÉVISIONS HEM DFASM3 DC2 UE11.3 HEM 10 nov 2015 1 UE11.3 RÉVISIONS HEM DFASM3 DC2 CG/ TB 10 nov 2015 DC2 révision Chez une femme de 59 ans, une échographie abdominale a été réalisée devant des douleurs abdominales intermittentes

Plus en détail

Fièvre d origine bactérienne

Fièvre d origine bactérienne FIÈVRE EN UROLOGIE Elle est présente dans deux cadres cliniques bien distincts : le plus fréquent est celui de l infection bactérienne d un parenchyme appartenant à l appareil urogénital, à savoir les

Plus en détail

Conduite à tenir devant une cholestase

Conduite à tenir devant une cholestase XI journée de l AGERT Conduite à tenir devant une cholestase Pr Ass Diffaa Azeddine Service de gastroenterologie CHU Mohamed VI Introduction Définition: diminution ou arrêt de passage de la bile vers le

Plus en détail

Cancer du pancréas (155) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003

Cancer du pancréas (155) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Cancer du pancréas (155) Professeur Jacques FOURNET Avril 2003 Pré-Requis : Rapports anatomiques du pancréas Voie de drainage lymphatique. Sémiologie de la douleur pancréatique. Syndrome cholestatique.

Plus en détail

Purpura thrombopénique idiopathique

Purpura thrombopénique idiopathique Purpura thrombopénique idiopathique I. Définition Le purpura thrombopénique idiopathique (PTI) ou purpura thrombopénique auto-immun est caractérisé par une diminution du chiffre des plaquettes circulantes

Plus en détail

Masses kystiques compliquées et complexes du sein de l image échographique à l histologie S.Kechaou, M.Jrad, A.Ayedi,M.Chaabane Ayedi Service de radiologie de l hôpital de l Ariana. Tunis.Tunisie INTRODUCTION

Plus en détail

Atteintes hépatiques de la polyarthrite rhumatoïde

Atteintes hépatiques de la polyarthrite rhumatoïde Chapitre 2 Atteintes hépatiques de la polyarthrite rhumatoïde G. Falgarone, P. Nahon, M.-C. Boissier Résumé Le foie n'est pas habituellement le siège d'atteintes spécifiques lors de la polyarthrite rhumatoïde

Plus en détail

PLAN. D - Prise en charge d une neutropénie non fébrile

PLAN. D - Prise en charge d une neutropénie non fébrile PLAN A - Facteurs de risque infectieux B - Définition d une neutropénie C - Définition d une neutropénie fébrile La fièvre Critères prédictifs de survenue d un épisode fébrile Etiologie de la fièvre au

Plus en détail

III. Prise en charge de la diverticulose non compliquée

III. Prise en charge de la diverticulose non compliquée Chapitre 22 : Item 234 Diverticulose colique et sigmoïdite I. Définitions - Anatomie II. Épidémiologie physiopathologie III. Prise en charge de la diverticulose non compliquée IV. Complications de la diverticulose

Plus en détail

Quiz Génito-urinaire. Réponse page 125. Réponse page 122. Réponse page 124. Réponse page 121

Quiz Génito-urinaire. Réponse page 125. Réponse page 122. Réponse page 124. Réponse page 121 GENITO-URINAIRE_8.09._bis_Mise en page 8/09/ : Page Quiz Génito-urinaire Augmentation progressive du PSA ; TR : induration prostatique latérale gauche. Réponse page Homme, 9 ans VIH ; examen de l urine

Plus en détail

CAT devant un ictère cholestatique

CAT devant un ictère cholestatique CAT devant un ictère cholestatique Dr N.Annane, L.Abid Service de chirurgie viscérale. Pr. L.Abid Hôpital de Bologhine Introduction, définition L ictère est un symptôme clinique coloration jaune des téguments

Plus en détail

Table des matières. Avant-propos à la deuxième édition... V Introduction... VII Remerciements...IX Abréviations de l'ouvrage...

Table des matières. Avant-propos à la deuxième édition... V Introduction... VII Remerciements...IX Abréviations de l'ouvrage... Avant-propos à la deuxième édition................................. V Introduction................................................... VII Remerciements.................................................IX

Plus en détail

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM)

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM) CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM) Professeur Emmanuel Andrès, Service de Médecine Interne, Diabète et Maladies Métaboliques, Clinique Médicale B, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Plus en détail

CONDUITE à TENIR devant une ADENOPATHIE CERVICALE CHRONIQUE

CONDUITE à TENIR devant une ADENOPATHIE CERVICALE CHRONIQUE CONDUITE à TENIR devant une ADENOPATHIE CERVICALE CHRONIQUE I - DIAGNOSTIC POSITIF II - DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL III - DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE A - Bilan étiologique 1- interrogatoire primordial 2 - examen

Plus en détail

PATHOLOGIE DES GRANULOCYTES (ou POLYNUCLEAIRES)

PATHOLOGIE DES GRANULOCYTES (ou POLYNUCLEAIRES) PATHOLOGIE DES GRANULOCYTES (ou POLYNUCLEAIRES) I/Rappel A/ Description Noyau polylobé d où le terme polynucléaire Cytoplasme granuleux d où le terme granulocyte. Selon la coloration des granulations on

Plus en détail

VOLUME 2 Aspects cliniques

VOLUME 2 Aspects cliniques VOLUME 2 Aspects cliniques Chapitre 3 Les maladies infectieuses Les maladies infectieuses 198 Les maladies infectieuses W. Michielsen, R. Peleman Les personnes âgées sont plus susceptibles aux infections

Plus en détail

AUGMENTATION DE LA VITESSE DE SEDIMENTATION

AUGMENTATION DE LA VITESSE DE SEDIMENTATION AUGMENTATION DE LA VITESSE DE SEDIMENTATION UNE CONDUITE DIAGNOSTIQUE SIMPLE fibrinogène ou CRP protéinogramme 2 causes à retenir syndrome inflammatoire dysglobulinémie monoclonale Conduite à tenir devant

Plus en détail

La ponction lombaire :

La ponction lombaire : Brochure destinée aux personnes atteintes de SEP et à leur entourage Fondation pour l'aide à la recherche sur la sclérose en plaques La ponction lombaire : Son rôle aujourd hui Pr Marc Debouverie CHU de

Plus en détail

La lithiase biliaire (258) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005)

La lithiase biliaire (258) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) La lithiase biliaire (258) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) Pré-Requis : Clinique : diagnostic des ictères - douleurs biliaires (colique hépatique) PCEM2 Biologique : exploration

Plus en détail

Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans

Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans Douleur épigastrique chez une obèse de 65 ans Enoncé Une femme de 65 ans, obèse, vous consulte en urgence pour une douleur épigastrique irradiant dans l épaule droite apparue brutalement il y a 3 heures

Plus en détail

Sémiologie médicale Endocrinologie Glande thyroïde. Faculté de Médecine et de Maïeutique Lyon Sud- Charles Mérieux Pr Christiane Broussolle

Sémiologie médicale Endocrinologie Glande thyroïde. Faculté de Médecine et de Maïeutique Lyon Sud- Charles Mérieux Pr Christiane Broussolle Sémiologie médicale Endocrinologie Glande thyroïde Faculté de Médecine et de Maïeutique Lyon Sud- Charles Mérieux Pr Christiane Broussolle Goitres, nodules Hypothyroïdies Hyperthyroïdies Goitres Goîtres

Plus en détail

Pr. AKHADDAR Service de Neurochirurgie Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V UFR de Neurochirurgie

Pr. AKHADDAR Service de Neurochirurgie Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V UFR de Neurochirurgie Les Spondylodiscites Cours de Pathologie Neurochirurgicale 4 année de médecine 2010-2011 Pr. AKHADDAR Service de Neurochirurgie Hôpital Militaire d Instruction Mohammed V UFR de Neurochirurgie [Plan] Les

Plus en détail

Item 182 : Accidents des anticoagulants

Item 182 : Accidents des anticoagulants Item 182 : Accidents des anticoagulants Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Cruralgie par hématome du psoas...1 1. 1 Signes évocateurs d un hématome du psoas devant une cruralgie...

Plus en détail

Cirrhose et complications de la cirrhose

Cirrhose et complications de la cirrhose -----Vous êtes ici : Accueil > Espace Médecins > Hépatobase > Cirrhose > Complications de la cirrhose Cirrhose et complications de la cirrhose Diagnostic La cirrhose asymptomatique compensée ou cirrhose

Plus en détail

Session /Questions réponses Dr Xavier Leleu

Session /Questions réponses Dr Xavier Leleu Journée rencontre Hem-Fr et Waldenström Vienne, 26 septembre 2009. Session /Questions réponses Dr Xavier Leleu Waldenström et hérédité : La MW ne se transmet pas génétiquement. On ne connait pas à l heure

Plus en détail

Dossier 1. Énoncé. 1 Quels sont les signes cliniques s'intégrant dans le syndrome méningé?

Dossier 1. Énoncé. 1 Quels sont les signes cliniques s'intégrant dans le syndrome méningé? Dossier 1 Énoncé Pour la dixième fois cette semaine aux urgences, en pleine épidémie d'entérovirus, vous accueillez un patient pour céphalées fébriles. M. R., 21 ans, 65 kg, interne dans un lycée de classe

Plus en détail

Item 224 : APPENDICITE AIGUE DE L ENFANT (et de l adulte*)

Item 224 : APPENDICITE AIGUE DE L ENFANT (et de l adulte*) Item 224 : APPENDICITE AIGUE DE L ENFANT (et de l adulte*) Objectifs pédagogiques : - Diagnostiquer une appendicite aigue chez l enfant et chez l adulte - Identifier les situations d urgence et planifier

Plus en détail

Sémiologie digestive. Dr ABED

Sémiologie digestive. Dr ABED Sémiologie digestive Dr ABED Troubles du transit Transit normal La durée normal : variable, durée moyenne 24 heures Nombre : Les selles normales sont émises 1 à 2 fois par jours Aspect : homogène et moulée

Plus en détail

Adénopathies conduite à tenir. IFMT M. Strobel mai 03 1

Adénopathies conduite à tenir. IFMT M. Strobel mai 03 1 Adénopathies conduite à tenir IFMT M. Strobel mai 03 1 Adénopathie: définition, généralités (angl. lymphadenopathy) Hypertrophie d un ganglion ou d un groupe de ganglion Résultant de processus inflammatoire

Plus en détail

Item 90 : Infections nasosinusiennes. l'adulte

Item 90 : Infections nasosinusiennes. l'adulte Item 90 : Infections nasosinusiennes de l'enfant et de l'adulte Date de création du document 2008-2009 Table des matières * Introduction... 1 1 Diagnostiquer une rhinosinusite aiguë... 1 1. 1 Chez l'adulte...1

Plus en détail

Diagnostiquer une Immunoglobuline monoclonale chez le sujet âgé!

Diagnostiquer une Immunoglobuline monoclonale chez le sujet âgé! Diagnostiquer une Immunoglobuline monoclonale chez le sujet âgé! Dosage pondéral des Ig! é à â à é é é é é é â é Electrophorèse des protides (1) " Explorent : 1) Inflammation 2) Immunoglobulines 3) Foie

Plus en détail

Dossier 1. Vous voyez en consultation une patiente de 48 ans pour avis sur un hémogramme anormal. Son examen physique est normal.

Dossier 1. Vous voyez en consultation une patiente de 48 ans pour avis sur un hémogramme anormal. Son examen physique est normal. Dossier 1 Vous voyez en consultation une patiente de 48 ans pour avis sur un hémogramme anormal. Son examen physique est normal. Hémogramme : Hémoglobine : 12,4 g/dl VGM : 93 μm 3 CCMH : 33 % Réticulocytes

Plus en détail

Chapitre 19 : Item 224 Appendicite de l enfant et de l adulte

Chapitre 19 : Item 224 Appendicite de l enfant et de l adulte Chapitre 19 : Item 224 Appendicite de l enfant et de l adulte I. Physiopathologie II. Diagnostic III. Prise en charge d une appendicite aiguë OBJECTIFS PEDAGOGIQUES Diagnostiquer une appendicite chez l

Plus en détail

LES FIEVRES AIGUES DE L ENFANT

LES FIEVRES AIGUES DE L ENFANT LES FIEVRES AIGUES DE L ENFANT LA FIEVRE AIGUE DE L ENFANT Introduction (1) Symptôme majeur Angoisse excessive Température = équilibre entre pertes et production de chaleur Fièvre = réponse normale de

Plus en détail

compliquée (surinfection aiguë ou chronique, Il faut alors assurer un diagnostic de éventuelles complications, en particulier chez les

compliquée (surinfection aiguë ou chronique, Il faut alors assurer un diagnostic de éventuelles complications, en particulier chez les La lithiase vésiculaire peut être asymptomatique (ASP, échographie) aucune investigation complémentaire douloureuse (colique hépatique) compliquée (surinfection aiguë ou chronique, migration cholédocienne,

Plus en détail

Bilan d une toux chronique (> 8 semaines)

Bilan d une toux chronique (> 8 semaines) Bilan d une toux chronique (> 8 semaines) Auteur : A. Taytard (Mis à jour le 16/12/2007) www.respir.com La démarche diagnostique repose sur l'interrogatoire, l'examen clinique et la pratique d'une radiographie

Plus en détail

Orientation diagnostique devant une splénomégalie 1

Orientation diagnostique devant une splénomégalie 1 Orientation diagnostique devant une splénomégalie 1 Item n 332 : Devant une splénomégalie, argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier les examens complémentaires pertinents. Introduction

Plus en détail

PRISE EN CHARGE D UN ICTERE. F Banon, Unité d endoscopie digestive, Synergia

PRISE EN CHARGE D UN ICTERE. F Banon, Unité d endoscopie digestive, Synergia PRISE EN CHARGE D UN ICTERE A Brams, Viscéralis, Synergia F Banon, Unité d endoscopie digestive, Synergia CAS CLINIQUE Monsieur X, âgé de 69 ans, vous consulte pour un ictère associé à une altération de

Plus en détail

Module 7 - Edition 2008 - Item 82 page 1 Copyright CMIT ITEM N 82 : GRIPPE OBJECTIFS TERMINAUX

Module 7 - Edition 2008 - Item 82 page 1 Copyright CMIT ITEM N 82 : GRIPPE OBJECTIFS TERMINAUX Module 7 - Edition 2008 - Item 82 page 1 ITEM N 82 : GRIPPE OBJECTIFS TERMINAUX I. Diagnostiquer une grippe II. Argumenter l attitude thérapeutique et planifier le suivi du patient INTRODUCTION - Maladie

Plus en détail

Cours 14 Synthèse de cas cliniques, préparation à l examen

Cours 14 Synthèse de cas cliniques, préparation à l examen UE 2: Cancérologie 25/10/13 8h30-10h30 Professeurs: Bertheau, De Cremoux, Faivre Ronéotypeur: Julien Deconihout Ronéoficheur: Mathilde Surun Cours 14 Synthèse de cas cliniques, préparation à l examen Ce

Plus en détail

INVAGINATION Intestinale aiguë. Dr Aaron VUNDA

INVAGINATION Intestinale aiguë. Dr Aaron VUNDA INVAGINATION Intestinale aiguë Dr Aaron VUNDA 1 Invagination DEFINITION: L invagination intestinale survient lorsqu un segment intestinal et son mésentère pénètrent dans l intestin d aval et s y incarcèrent

Plus en détail

Annexe 2 Liste des comorbidités associées valorisantes

Annexe 2 Liste des comorbidités associées valorisantes Annexe 2 Liste des comorbidités associées valorisantes A40.0 Septicémie à streptocoques, groupe A A40.1 Septicémie à streptocoques, groupe B A40.2 Septicémie à streptocoques, groupe D A40.3 Septicémie

Plus en détail

HÉMATURIES. Interrogatoire

HÉMATURIES. Interrogatoire HÉMATURIES Nous ne décrirons que les hématuries macroscopiques, c'est-à-dire visibles, seules à pouvoir être retenues dans le cadre d un abord clinique en urologie. L hématurie est révélatrice d une lésion

Plus en détail

LES VIROSES GRAVES. JP STAHL Infectiologie CHU de Grenoble

LES VIROSES GRAVES. JP STAHL Infectiologie CHU de Grenoble LES VIROSES GRAVES JP STAHL Infectiologie CHU de Grenoble Une histoire clinique Jeune homme de 16 ans Angine érythémateuse, survenue brutale Adénopathies cervicales et sousmentonnières, non douloureuses,

Plus en détail

EXPLORATIONS D UNE ANOMALIE THYROÏDIENNE

EXPLORATIONS D UNE ANOMALIE THYROÏDIENNE EXPLORATIONS D UNE ANOMALIE THYROÏDIENNE DOSSIER DOCUMENTAIRE Document établi avec le concours méthodologique de la HAS et conforme à la méthode de la HAS de production des listes de critères d'évaluation

Plus en détail

Approche diagnostique et thérapeutique du purpura thrombocytopénique idiopathique. Dr C Bradstreet Service de médecine interne SEMINAIRES IRIS

Approche diagnostique et thérapeutique du purpura thrombocytopénique idiopathique. Dr C Bradstreet Service de médecine interne SEMINAIRES IRIS Approche diagnostique et thérapeutique du purpura thrombocytopénique idiopathique Dr C Bradstreet Service de médecine interne Séminaire des services d urgence Campus Érasme Définition Pathologie acquise

Plus en détail

Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte.

Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte. Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte. Item 154. Septicémie/Bactériémie/Fongémie de l'adulte Objectifs nationaux (ECN) Connaître les portes d'entrée et les localisations secondaires les plus fréquentes

Plus en détail

Définitions. Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur)

Définitions. Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur) La fièvre Définitions Définition approximative de fièvre: déréglage du point d équilibre thermique vers le haut (hypothalamus antérieur) Température rectale> 38 Définitions Fièvre aiguë: Depuis moins de

Plus en détail

Appareil respiratoire Conduite a tenir devant un nodule pulmonaire CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE PULMONAIRE

Appareil respiratoire Conduite a tenir devant un nodule pulmonaire CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE PULMONAIRE Appareil respiratoire Conduite a tenir devant un nodule pulmonaire 21/10/2013 LEONART Valérie L3 F. BARLESI 6 pages CONDUITE A TENIR DEVANT UN NODULE PULMONAIRE Plan A. Définition et Physiopathologie I.

Plus en détail

URGENCES UROLOGIE Malika DJOUADOU IDE-Urologie-St Louis Dr A. CORTESSE Chirurgien-Urologie-St Louis

URGENCES UROLOGIE Malika DJOUADOU IDE-Urologie-St Louis Dr A. CORTESSE Chirurgien-Urologie-St Louis Urgences URGENCES UROLOGIE Malika DJOUADOU IDE-Urologie-St Louis Dr A. CORTESSE Chirurgien-Urologie-St Louis Dr A. de GOUVELLO MG-Urologie-St Louis Rétention aigue d urines ou R.A.U Hématurie Infections

Plus en détail

SYNDROMES LEUCOCYTAIRES

SYNDROMES LEUCOCYTAIRES SYNDROMES LEUCOCYTAIRES I - SEMEIOLOGIE MYELOIDE DEFICIT: Agranulocytoses et neutropénies EXCES: Polynucléoses Neutrophiles Myélémies Hyperéosinophilies II - SEMEIOLOGIE LYMPHOIDE DEFICIT Lymphocytes B

Plus en détail

Livret de l externe de 3ème année De médecine

Livret de l externe de 3ème année De médecine Livret de l externe de 3ème année De médecine Stage hospitalier de Médecine générale Période de stage Du / / Au / / Année universitaire : 20 20 1 2 IDENTIFICATION DE L ETUDIANT : Nom : Prénom : Date de

Plus en détail

Signe : preuve objective d une maladie observée par le médecin qui a examiné le patient. Symptôme : observation subjective rapportée par le patient.

Signe : preuve objective d une maladie observée par le médecin qui a examiné le patient. Symptôme : observation subjective rapportée par le patient. (Traduction de la page 139) Chapitre 13 Symptômes, signes et maladies mal définies Aperçu du chapitre Beaucoup de signes et symptômes sont classés dans le chapitre 18 d ICD-10-CM s ils réfèrent à des systèmes

Plus en détail

Item 258 : Lithiase biliaire et ses complications

Item 258 : Lithiase biliaire et ses complications Item 258 : Lithiase biliaire et ses complications Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Incidence et prévalence...1 2 Facteurs de risque... 2 3 Dépistage... 3 4 Diagnostic de la lithiase

Plus en détail

Extrait gratuit : testez-vous!

Extrait gratuit : testez-vous! Extrait gratuit : testez-vous! Préparez vos partiels en toute sénérité! Enoncé Masse abdominale découverte lors du bilan d une hypertension artérielle M. A, 53 ans, vous est adressé par son médecin traitant

Plus en détail

Sémiologie du Foie hors cirrhose et hépatite virale. Pr Eric NGUYEN-KHAC UFR médecine Amiens 2011

Sémiologie du Foie hors cirrhose et hépatite virale. Pr Eric NGUYEN-KHAC UFR médecine Amiens 2011 Sémiologie du Foie hors cirrhose et hépatite virale Pr Eric NGUYEN-KHAC UFR médecine Amiens 2011 Sommaire Examen du foie Les douleurs hépatiques La biologie du foie Les examens morphologiques L histologie

Plus en détail

Item 308 (Item 158) Cancer du rein Jean-Philippe Couapel, Karim Bensalah Coordination et relecture : Morgan Rouprêt

Item 308 (Item 158) Cancer du rein Jean-Philippe Couapel, Karim Bensalah Coordination et relecture : Morgan Rouprêt CHAPITRE Item 308 (Item 158) Cancer du rein Jean-Philippe Couapel, Karim Bensalah Coordination et relecture : Morgan Rouprêt I. Pour comprendre 4 II. Épidémiologie 5 III. Anatomopathologie 5 IV. Diagnostic

Plus en détail

La douleur thoracique. Pr Hervé Le Breton, Département de Cardiologie, Pôle Thoracique, vasculaire et métabolique

La douleur thoracique. Pr Hervé Le Breton, Département de Cardiologie, Pôle Thoracique, vasculaire et métabolique La douleur thoracique Pr Hervé Le Breton, Département de Cardiologie, Pôle Thoracique, vasculaire et métabolique Vendredi 28 Octobre 2011 Cause fréquente de consultation et de recours aux services de soins

Plus en détail

- info EXPLORATION DU STATUT MARTIAL ÉVALUATION DU COMPARTIMENT CIRCULANT : Fer sérique

- info EXPLORATION DU STATUT MARTIAL ÉVALUATION DU COMPARTIMENT CIRCULANT : Fer sérique EXPLORATION DU STATUT MARTIAL - info NUMERO 5 2013 ÉVALUATION DU COMPARTIMENT CIRCULANT : Fer sérique Son dosage isolé est SANS INTÉRÊT, il ne se justifie que couplé à celui de la transferrine qui permet

Plus en détail

Tumeurs du foie. Item 151. GRANDVALLET Céline DCEM3

Tumeurs du foie. Item 151. GRANDVALLET Céline DCEM3 Tumeurs du foie Item 151 GRANDVALLET Céline DCEM3 - Le foie peut être le siège de différentes tumeurs : bénignes ou malignes. - Les différents examens d imagerie sont des outils performants qui nous permettent

Plus en détail

Le médiastin est classiquement divisé en 3 compartiments. 1: Médiastin antérieur 2: Médiastin moyen 3: Médiastin postérieur

Le médiastin est classiquement divisé en 3 compartiments. 1: Médiastin antérieur 2: Médiastin moyen 3: Médiastin postérieur LE MEDIASTIN: DU PLUS SIMPLE AU PLUS COMPLIQUE D.Ducreux, A Ocelli, S Stolear, E Giordana, L Mondot, B Padovani CHU Nice, Hôpital Pasteur Le médiastin est classiquement divisé en 3 compartiments 1: Médiastin

Plus en détail

Syndromes mononucléosiques (SMN)

Syndromes mononucléosiques (SMN) Syndromes mononucléosiques (SMN) Présence dans le sang de grands lymphocytes polymorphes à cytoplasme hyperbasophile. L affection principale de ce syndrome est la mononucléose infectieuse à EBV. 1 Diagnostic

Plus en détail

Présentation de cas clinique. Agapitou Eleni 16.03.2012

Présentation de cas clinique. Agapitou Eleni 16.03.2012 Présentation de cas clinique Agapitou Eleni 16.03.2012 Anamnèse Patiente de 87 ans, résidente en EMS. Anamnèse actuelle: Depuis 3 semaines: - BEG. -Douleurs abdominales diffuses. -Pas d état fébrile, elle

Plus en détail

Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation

Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation GIT octobre 2011 Douleurs Thoraciques Stratégie d orientation Dr Thomas Loeb SAMU des Hauts de Seine 92 380 Garches Douleurs thoraciques Rappel Région richement innervée Douleurs thoraciques Rappel Région

Plus en détail

Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11

Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11 Discipline : Microbiologie Durée de l épreuve : 37mn Notée : 11 3 ème Année de Médecine Session de juillet 2014 Question 1 (1 point) : Toute suspicion de brucellose doit être signalée au laboratoire réalisant

Plus en détail

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe 24 août 2010.

Recommandations du Comité de lutte contre la grippe 24 août 2010. FICHE PRATIQUE D UTILISATION DES ANTIVIRAUX EN EXTRAHOSPITALIER ET EN PERIODE DE CIRCULATION DU VIRUS A(H1N1)v Ces recommandations sont justifiées par la circulation sporadique et modérée des virus grippaux

Plus en détail

Insuffisance rénale aiguë (IRA)

Insuffisance rénale aiguë (IRA) AU PROGRAMME Insuffisance rénale aiguë (IRA) Processus dégénératif Classiquement, on distingue l insuffisance rénale aiguë (IRA) de l insuffisance rénale chronique (IRC). L IRA, contrairement à l IRC,

Plus en détail

Cas clinique 1. Que faites-vous?

Cas clinique 1. Que faites-vous? Cas clinique 1 Madame G., âgé de 32 ans, institutrice, et 3e pare. Actuellement au terme de 20 semaines d'aménorrhée, elle consulte pour une fièvre isolée dépassant 38 avec frissons depuis trois jours.

Plus en détail

Cas clinique Hopital Mahosot Service de pédiatrie générale. Malaychanh, Hué, Todisoa

Cas clinique Hopital Mahosot Service de pédiatrie générale. Malaychanh, Hué, Todisoa Cas clinique Hopital Mahosot Service de pédiatrie générale Malaychanh, Hué, Todisoa 1 Données générales Un garçon, 14 ans, collégien Habitant à Salakham, district Hadsayphong, capitale Vientiane Date entrée:10/

Plus en détail

Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur

Collection 24 heures / Pôle : Appareil locomoteur Dossier N 9 Mme L, âgée de 58 ans, consulte en raison de douleurs inflammatoires touchant principalement les mains, les poignets et les chevilles, évoluant depuis 8 mois et résistant aux traitements antalgiques

Plus en détail

Myélites au cours de vascularites: aspects neuroradiologiques

Myélites au cours de vascularites: aspects neuroradiologiques Myélites au cours de vascularites: aspects neuroradiologiques Zaghouani.H, Braham.R Service d imagerie médicale CHU Fattouma Bourguiba Monastir-Tunisie Pr. Hulusi Behçet en 1937 INTRODUCTION *La myélite

Plus en détail

DIAGNOSTIC D'UNE HANCHE DOULOUREUSE

DIAGNOSTIC D'UNE HANCHE DOULOUREUSE Il est en règle facile parce qu il s agit le plus souvent d une coxarthrose que l on reconnaît sur la radio simple. Il faut néanmoins savoir qu une douleur de hanche ne correspond pas toujours à une atteinte

Plus en détail

Les angines et leurs complications

Les angines et leurs complications Les angines et leurs complications Pr Righini Christian Adrien Clinique Universitaire d ORL Pôle TCCR 12 millions d angines / an en France Origine virale dans 80% des cas Introduction Les angines bactériennes

Plus en détail

La prescription d un examen d imagerie thoracique doit être raisonnée et motivée Le problème à résoudre doit être clairement exprimé :

La prescription d un examen d imagerie thoracique doit être raisonnée et motivée Le problème à résoudre doit être clairement exprimé : Indications des examens d imageried en pathologie thoracique Partie 1 M El Hajjam et P Lacombe La prescription d un examen d imagerie thoracique doit être raisonnée et motivée Le problème à résoudre doit

Plus en détail

Obésité Cushing et corticothérapie Sd néphrotique Anasarque Grossesse préeclampsie Réaction allergique systémique Iatrogénie

Obésité Cushing et corticothérapie Sd néphrotique Anasarque Grossesse préeclampsie Réaction allergique systémique Iatrogénie Obésité Cushing et corticothérapie Sd néphrotique Anasarque Grossesse préeclampsie Réaction allergique systémique Iatrogénie Motif non rare de consultation. Urgence diagnostique et thérapeutique. Pronostic

Plus en détail

Dépistage, caractérisation, bilan d'extension

Dépistage, caractérisation, bilan d'extension UE : Biopathologie moléculaire, cellulaire et tissulaire Imagerie des cancers Date : 08/02/12 Promo : PCEM2 Plage horaire : 16h-17h Enseignant : Pr. Trillaud. H Ronéistes : ASSIER Cécilia ceciliaassier@gmail.com

Plus en détail

J. Maladie du sein. Sommaire 01 J 02 J 03 J 04 J 05 J 06 J 07 J 08 J 09 J 10 J 11 J 12 J 13 J 14 J 15 J 16 J 17 J 18 J 19 J

J. Maladie du sein. Sommaire 01 J 02 J 03 J 04 J 05 J 06 J 07 J 08 J 09 J 10 J 11 J 12 J 13 J 14 J 15 J 16 J 17 J 18 J 19 J J. Maladie du sein Sommaire 1 J 2 J 3 J 4 J 5 J 6 J 7 J 8 J 9 J 1 J 11 J 12 J 13 J 14 J 15 J 16 J 17 J 18 J 19 J Dépistage : femmes de moins de 4 ans sans risque génétique... 1 Dépistage : femmes de 4-49

Plus en détail

NODULE DU SEIN EN PÉDIATRIE : DU BÉNIN AU MALIN. S.Bellasri, N.Allali, R.Dafiri. Service de Radiologie pédiatrique, Rabat.

NODULE DU SEIN EN PÉDIATRIE : DU BÉNIN AU MALIN. S.Bellasri, N.Allali, R.Dafiri. Service de Radiologie pédiatrique, Rabat. NODULE DU SEIN EN PÉDIATRIE : DU BÉNIN AU MALIN. S.Bellasri, N.Allali, R.Dafiri. Service de Radiologie pédiatrique, Rabat. Introduction Le nodule du sein chez l enfant et l adolescente est une situation

Plus en détail

Dossier 1. N 245 Diabète sucré de types 1 et 2 de l enfant et de l adulte. N 331 Coma non traumatique chez l adulte et chez l enfant

Dossier 1. N 245 Diabète sucré de types 1 et 2 de l enfant et de l adulte. N 331 Coma non traumatique chez l adulte et chez l enfant Dossier 1 N 245 Diabète sucré de types 1 et 2 de l enfant et de l adulte Complications : Diagnostiquer un diabète chez l enfant et l adulte. Identifier les situations d urgence et planifier leur prise

Plus en détail

CAT devant une boiterie de hanche

CAT devant une boiterie de hanche DESC de Chirurgie Pédiatrique Session de mars 2011 - PARIS CAT devant une boiterie de hanche Zaga PEJIN Boiterie Signe clinique Asymétrie du pas Causes plus habituelles : Douleur Raideur articulaire membre

Plus en détail

ECHOGRAPHIE EN URGENCE DE L APPAREIL URINAIRE

ECHOGRAPHIE EN URGENCE DE L APPAREIL URINAIRE SEMINAIRES DE LA SOCIETE FRANCOPHONE DE MEDECINE D URGENCE ECHOGRAPHIE EN URGENCE DE L APPAREIL URINAIRE Francis JOFFRE, Chef de Service Philippe OTAL, Praticien Hospitalier Sandrine MUSSO, Médecin Attaché

Plus en détail

EPREUVE DE DOSSIERS partie numéro 2

EPREUVE DE DOSSIERS partie numéro 2 DOSSIER N 6 ENONCE Une femme de 64 ans, 1,62 m, 46 kg, a consulté pour des lombalgies apparues brutalement, il y a six jours, alors qu'elle portait un cageot. Elle avait depuis deux ans, une lombalgie

Plus en détail

Les uvéites (212b) Professeur Michel MOUILLON Septembre 2003 (Mise à jour Août 2004)

Les uvéites (212b) Professeur Michel MOUILLON Septembre 2003 (Mise à jour Août 2004) Les uvéites (212b) Professeur Michel MOUILLON Septembre 2003 (Mise à jour Août 2004) Pré-requis : Connaissances de base : Anatomie sommaire : les "membranes" de l œil, l'uvée, la vascularisation de l oeil

Plus en détail

Définition. Exploration biologique de l inflammation. Inflammation aigue. Rougeur Douleur Chaleur Oedème. Cathy Trumel

Définition. Exploration biologique de l inflammation. Inflammation aigue. Rougeur Douleur Chaleur Oedème. Cathy Trumel Définition Exploration biologique de l inflammation Cathy Trumel Réaction complexe à une agression : Réponse vasculaire Activation leucocytaire Réactions systémiques Inflammation aigue / chronique Aigue

Plus en détail

Tumeurs primitives de la plèvre Mésothéliome malin Collège Français des Pathologistes (CoPath)

Tumeurs primitives de la plèvre Mésothéliome malin Collège Français des Pathologistes (CoPath) Tumeurs primitives de la plèvre Mésothéliome malin Collège Français des Pathologistes (CoPath) 2013 1 Table des matières Préambule... 3 1. Prérequis... 3 2. Mésothéliome malin... 3 2.1. Généralités...

Plus en détail