ETUDE DE LA PRESCRIPTION ET DE LA CONSOMMATION DES ANTIDEPRESSEURS EN AMBULATOIRE

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1 _ ETUDE DE LA PRESCRIPTION ET DE LA CONSOMMATION DES ANTIDEPRESSEURS EN AMBULATOIRE Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 1

2 _ Ce travail a été réalisé avec la collaboration d Isabelle Gasquet, par Pascale Zagury, Martine Pigeon, Olivier Davy, Catherine Denis, Karine Rozet et Danielle Golinelli sous la direction de Frédéric Fleurette, Directeur des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques à l Agence du Médicament. Pour l élaboration de ce rapport, un groupe de travail a été sollicité. Nous tenons particulièrement à remercier Monsieur le Professeur Edouard Zarifian qui a bien voulu présider ce groupe ainsi que les experts le constituant : - Monsieur le Professeur Jean-François Dartigues, Bordeaux - Monsieur le Docteur Philippe Lesieur, Paris - Monsieur le Docteur Gilles Mignot, Nice - Monsieur le Professeur Jean-Louis Montastruc, Toulouse - Monsieur le Professeur Michel Petit, Rouen. Monsieur le Professeur Georges Lagier a été également sollicité et a bien voulu analyser et critiquer ce document. Nous remercions également les personnalités du Comité d Orientation de l Observatoire qui ont bien voulu guider notre travail et relire ce document, notamment son Président Monsieur le Professeur Gilles Bouvenot et son Vice-président Madame le Docteur Evelyne Eschwège. Les membres du Comité d Orientation sont : - Bernard Avouac - Gilles Mignot - Claude Béraud - Jean Lamarche - Françoise Cabane - Pierre-Jean Lancry - Jean-René Corrèze - Michèle Larreur - Dominique Costagliola - Jean-Louis Montastruc - Michel Detilleux - Jean-Pierre Moreau - Janine Goujard - Denis Pouchain - Jean-Louis Imbs - Patrice Queneau - Patrice Jaillon - Catherine Sermet - Dominique Lagarde - Pierre Simon - Emile Lévy - Marcel Vinot - François Locher - Denis Vital-Durand - Christian Marty - Edouard Zarifian Enfin, nous remercions les personnes de la Direction des Etudes et de l Information Pharmaco- Economiques pour leur participation notamment Messieurs Philippe Cavalié et Guy Rostoker. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 2

3 _ SOMMAIRE I. INTRODUCTION... 4 II. SOURCES D INFORMATION ETUDES REALISEES PAR LES SERVICES DES CAISSES D ASSURANCE MALADIE ANALYSE DE LA LITTERATURE ANALYSE DES VENTES COMPARAISONS INTERNATIONALES DONNEES FOURNIES PAR LES INDUSTRIELS... 6 III. ANALYSE DE LA PRESCRIPTION DES ANTIDEPRESSEURS PRESCRIPTIONS DES ANTIDEPRESSEURS : RECOMMANDATIONS ACTUELLES ANALYSE CRITIQUE DE LA METHODOLOGIE DES ETUDES DISPONIBLES Problèmes de définition de la dépression caractérisée Problèmes liés à la réalisation des enquêtes Les enquêtes épidémiologiques sur la dépression Les enquêtes épidémiologiques sur les prescriptions des antidépresseurs FREQUENCE ET FACTEURS DE RISQUE DE LA DEPRESSION CARACTERISEE EN POPULATION GENERALE Prévalence Evolution temporelle de la fréquence de la dépression Facteurs de risque socio-démographiques CARACTERISTIQUES DE PRESCRIPTION ET DE CONSOMMATION DES ANTIDEPRESSEURS...12 IV. COMPARAISONS INTERNATIONALES ANALYSE DES PRESCRIPTIONS DANS LE DIAGNOSTIC DE DEPRESSION Analyse du recueil des données Résultats SYNTHESE...18 V. CONCLUSIONS...19 ANNEXE : EVOLUTION DES VENTES DES PSYCHOTROPES EN FRANCE...21 BIBLIOGRAPHIE...27 Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 3

4 _ I. INTRODUCTION La plupart des informations disponibles tend à attirer l attention sur la consommation des psychotropes comme problème de santé publique. De fait, l étude sur la consommation des psychotropes réalisée à partir de l Enquête Décennale Santé (1991/1992) indique que 11,3 % de la population âgée de plus de 18 ans a consommé un ou plusieurs psychotropes régulièrement, sur une période d au moins six mois, dont 7,3 % un anxiolytique, 3,6 % un hypnotique, 2 % un antidépresseur et 0,7 % un neuroleptique. Cette proportion de consommateurs de psychotropes croît avec l âge : après 50 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes, plus d une personne sur six a consommé un ou plusieurs psychotropes. Les psychotropes représentent en 1997 en terme de ventes, 201 millions d unités en officine et 9,4 millions à l hôpital. En chiffre d affaires, ils représentent 4,8 milliards de francs en officine et 366 millions à l hôpital. Il est à noter que les traitements sont parfois initiés à l hôpital puis continués en ville. Le nombre d unités de ventes des médicaments psychotropes a augmenté de 7 % entre 1991 et Dans le même temps, les ventes en valeur des psychotropes ont augmenté de 53 %, alors que celles de l ensemble du marché officinal ont eu une croissance de 33 %. Les psychotropes représentent en 1997 environ 6 % du marché officinal et 2,6 % du marché hospitalier, en valeur. Une analyse de l évolution des ventes de psychotropes, présentée en annexe, montre que cette dernière porte essentiellement sur les ventes d antidépresseurs. L objectif de ce rapport est d analyser les facteurs d ordre médical pouvant expliquer la place prépondérante acquise par les antidépresseurs dans les ventes (en 1997, ils représentent 51 % du marché des psychotropes en valeur) et d étudier l adéquation de cette consommation aux besoins de la population. Dans cette perspective, il a été étudié : - L évolution de la fréquence de la dépression, - Les déterminants de la prescription d un traitement par antidépresseur dans les troubles dépressifs, - La conformité de ces prescriptions aux pratiques actuellement recommandées. Pour répondre à ces questions, une synthèse des résultats disponibles concernant l épidémiologie de cette pathologie est présentée. Puis une revue des travaux portant sur les prescriptions des antidépresseurs en population générale a été réalisée. Enfin, les habitudes de prescriptions des médecins généralistes français ont été comparées à celles des médecins généralistes du Royaume-Uni et de l Allemagne. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 4

5 _ II. SOURCES D INFORMATION 2.1. ETUDES REALISEES PAR LES SERVICES DES CAISSES D ASSURANCE MALADIE - Caisse Nationale d Assurance Maladie des professions indépendantes (CANAM) - Mutuelle Sociale Agricole (MSA) - Caisse Nationale d Assurance Maladie des travailleurs salariés (CNAM) 2.2. ANALYSE DE LA LITTERATURE Elle avait pour objectif d identifier les travaux portant sur : 1) l épidémiologie de la dépression 2) les modalités de prescriptions dans cette pathologie La stratégie de recherche documentaire a été la suivante : Quatre bases de données différentes ont été interrogées : - Medline - Embase - Pascal - Biosis La recherche a été limitée aux années 1993/1997 pour Medline, Embase et Pascal, à l année 1997 pour Biosis. Les mots clés utilisés sont : * pour Medline Embase et Biosis : - Anti-anxiety agents and human - Europe or european - Antidepressive agents and human - Depression and epidemiology - Antipsychotic agents and human - Neuroleptic agent and human - France or French - Consumption or prescription or prescrib $ Or medication or drug utilization or Physician or practic $. * pour Pascal - anxiolyt + or benzodiazepin + or psychotrop + or neurolep + or antidepress - France ou Français - consommation + ou prescription ou médecin ou généraliste - Europe + ou pays Avec ces mots clés, 192 articles ont été identifiés dans la base Pascal, 285 dans Medline, 77 dans Embase et 5 dans Biosis. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 5

6 _ Après lecture des titres et des résumés, 119 articles ou rapports ont été retenus selon qu il s agissait d études : d épidémiologie descriptive et analytique dans un pays européen ou d Amérique du Nord sur les troubles dépressifs (mesurés à partir d outils diagnostiques validés) dont la méthodologie est présentée, de pharmaco-épidémiologie réalisées en France sur la prescription ou la consommation d antidépresseurs dont la méthodologie est présentée, de pharmaco-épidémiologie réalisées en France apportant des données sur les caractéristiques cliniques des sujets auxquels sont prescrits des antidépresseurs. Du fait de la rareté de ces études, toutes celles repérées ont été sélectionnées. La méthodologie en est discutée dans le rapport. De plus, ont été pris en compte les articles ou rapports répondant à au moins un de ces critères et disponibles à l Agence du médicament : articles très récents, rapports non diffusés ANALYSE DES VENTES L approche quantitative des prescriptions a été réalisée par l analyse des ventes en unités et en chiffre d affaires. Les données de ventes sont issues de la déclaration relative aux ventes de spécialités pharmaceutiques adressée à l Agence du Médicament par les laboratoires pharmaceutiques. Les chiffres d affaires y sont exprimés en «prix fabricant hors taxe», et le nombre d unités correspond au nombre de conditionnements (nombre de boîtes) vendus. Cet indicateur n exprime qu une tendance puisqu il ne tient compte ni des différentes tailles de conditionnements (intra et inter spécialités), ni des posologies, ni des durées de traitement COMPARAISONS INTERNATIONALES L Agence du Médicament a commandé des données à la société Informations Médicales et Statistiques (IMS) pour la France, le Royaume-Uni et l Allemagne afin de comparer les prescriptions d antidépresseurs faites par les médecins généralistes dans l indication «dépression» dans ces trois pays. Puis une analyse de ces données a été réalisée par la Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques DONNEES FOURNIES PAR LES INDUSTRIELS Les principales firmes pharmaceutiques commercialisant des antidépresseurs ont été contactées afin de savoir si elles disposaient d études sur les modalités de prescription et/ou de consommation de ces produits. Les laboratoires ayant fourni des données sont SmithKline Beecham, Lilly France et Janssen- Cilag. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 6

7 _ III. ANALYSE DE LA PRESCRIPTION DES ANTIDEPRESSEURS 3.1. PRESCRIPTIONS DES ANTIDEPRESSEURS : RECOMMANDATIONS ACTUELLES En préambule, il faut préciser que les antidépresseurs : - Ne sont pas le seul traitement de la dépression. Un soutien psychologique structuré est nécessaire pour la prise en charge des sujets déprimés. Les psychothérapies peuvent occuper une place importante dans le traitement, notamment à distance de la phase aiguë. Ce point est clairement explicité dans le texte officiel des Références Médicales Opposables concernant les antidépresseurs (1). - Ne sont pas actifs sur toutes les dépressions. Les études montrent que les antidépresseurs sont efficaces sur 60% à 70% des dépressions dites caractérisées (2). - Sont actifs sur d autres troubles psychiatriques que la dépression. Certains antidépresseurs ont montré une efficacité sur d autres pathologies psychiatriques comme les troubles obsessionnelscompulsifs ou certains troubles anxieux paroxystiques. Une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) a été donnée à certains antidépresseurs dans ces indications. L indication principale des antidépresseurs, celle commune à tous les antidépresseurs est le «traitement de l épisode dépressif majeur, c est à dire caractérisé», selon la terminologie choisie par la commission d AMM. Ce terme "épisode dépressif majeur" est une traduction possible du terme anglosaxon major depressive disorder pouvant également être traduit par dépression caractérisée. Dans ce rapport, le terme dépression caractérisée sera utilisé car le terme majeur n est pas synonyme de sévère, et peut prêter à confusion (3). La dépression caractérisée (DC) est définie par des symptômes suffisamment aigus, nombreux, durables et invalidants. Les critères diagnostiques actuellement reconnus internationalement pour l évaluation des antidépresseurs au cours des essais cliniques sont ceux de la DSM-IV (4) : * Critères diagnostiques A. Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pendant une même période d une durée de deux semaines et avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur ; au moins un des symptômes est soit une humeur dépressive, soit une perte d intérêt ou de plaisir. Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet ou observée par les autres. Eventuellement irritabilité chez l enfant et l adolescent. Diminution marquée de l intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres). Perte ou gain de poids significatif en l absence de régime, ou diminution ou augmentation de l appétit presque tous les jours. Chez l enfant, prendre en compte l absence de l augmentation de poids attendue. Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours. Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur). Fatigue ou perte d énergie presque tous les jours. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 7

8 _ Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d être malade). Diminution de l aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres). Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider. B. Les symptômes ne répondent pas aux critères d épisode mixte. C. Les symptômes induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d autres domaines importants. D. Les symptômes ne sont pas imputables aux effets physiologiques directs d une substance ou d une affection médicale générale. E. Les symptômes ne sont pas mieux expliqués par un deuil, c est à dire, après la mort d un être cher, les symptômes persistent pendant plus de deux mois ou s accompagnent d une altération marquée du fonctionnement, de préoccupations morbides de dévalorisation, d idées suicidaires, de symptômes psychotiques ou d un ralentissement psychomoteur. On distingue trois stades de sévérité (léger, moyen et sévère) dans la dépression caractérisée en fonction de la présence ou non de symptômes supplémentaires par rapport au nombre requis pour le diagnostic et selon l impact des troubles sur le fonctionnement professionnel, relationnel et social. Deux indications supplémentaires des antidépresseurs sont possibles dans le cadre de la dépression caractérisée. Il s agit des épisodes sévères chez les patients hospitalisés et de la prévention des récidives. Aucun antidépresseur ne possède actuellement en France cette dernière indication. En dehors de la dépression caractérisée, les indications de l AMM reconnues en France pour certains antidépresseurs sont les suivantes : - troubles obsessionnels-compulsifs, - prévention des attaques de panique avec ou sans agoraphobie, - algies rebelles, - énurésie nocturne de l enfant dans le cas où toute pathologie organique a été exclue. Enfin, les modalités d utilisation des antidépresseurs ont été précisées récemment dans le cadre des Références Médicales Opposables (1) : Le traitement médicamenteux d un patient déprimé, n est qu un aspect de sa prise en charge, qui comporte d autres mesures thérapeutiques (psychothérapies interpersonnelles, psychothérapies comportementales...) et la prise en compte de facteurs sociaux. - Il n y a pas lieu d associer systématiquement en début de traitement, à un antidépresseur: un anxiolytique, ou un hypnotique, ou un thymo-régulateur, ou un neuroleptique. Si l importance de l anxiété, de l insomnie, de l agitation, du risque de levée de l inhibition, justifie une co-prescription, celle-ci doit être brève et rapidement réévaluée. - Il n y a pas lieu de prescrire en première intention plus d un antidépresseur à doses antidépressives, lors de la mise en route du traitement d un état dépressif. - Il n y a pas lieu de poursuivre un traitement antidépresseur plus de 6 mois, après l obtention de la rémission complète de l épisode dépressif, sauf en cas d antécédents d épisodes dépressifs majeurs caractérisés récurrents et rapprochés. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 8

9 _ 3.2. ANALYSE CRITIQUE DE LA METHODOLOGIE DES ETUDES DISPONIBLES Dans la suite de ce rapport seront étudiées l épidémiologie de cette affection, puis les conditions de diagnostic et de prescription des antidépresseurs dans leur indication principale qu est la dépression caractérisée Problèmes de définition de la dépression caractérisée La définition de la dépression caractérisée repose sur un cumul de symptômes, durant au moins 15 jours, sans qu il existe de marqueurs objectifs (par exemple biologiques), ni de seuil permettant de faire une distinction nette entre des troubles psychiatriques caractérisés, et ceux qui ne le sont pas. Le choix de ce seuil se fait sur un faisceau de preuves cliniques et épidémiologiques. Il s est ainsi avéré indispensable de définir des standards diagnostiques utiles pour pouvoir comparer les résultats des différentes études de recherche clinique ou épidémiologique. Ces standards, d élaboration récente, sont encore sujets à des modifications en fonction des travaux de validation successifs. D autre part, l utilisation de ces standards diagnostiques pour définir les indications des antidépresseurs et en recherche, a permis de mettre l accent sur leur relative discordance avec les diagnostics faits par les cliniciens en pratique réelle. C est ce que confirme une étude menée en par l Organisation Mondiale de la Santé (OMS) auprès de médecins généralistes dans 15 villes de 14 pays (dont Paris pour la France) (5,6). Ces difficultés de repérage des patients atteints de dépression caractérisée expliquent en partie l écart observé entre les indications des antidépresseurs (qui se basent sur les standards internationaux de diagnostic de dépression caractérisée) et les modalités de prescription actuelles. Des travaux récents ont montré que le profil psychosocial des sujets présentant des troubles dépressifs mineurs comme les dépressions sub-syndromales (7,8) ou les dépressions brèves récurrentes (9,10,11) est proche de celui des patients présentant une dépression caractérisée. Mais ces troubles mineurs sont rarement isolés chez un même sujet ; il existe le plus souvent une tendance à la succession dans le temps d une dépression caractérisée et de ces troubles mineurs chez les mêmes sujets, ou inversement (10). Il y a donc un risque de confusion entre dépression caractérisée et troubles dépressifs mineurs qui ne peuvent pas être considérés comme de nouvelles entités de la maladie dépressive caractérisée. Si la présence de ces troubles dépressifs mineurs permet d identifier des sujets à risque élevé de dépression caractérisée, il n y a pas d argument qui justifierait d un traitement antidépresseur de ces troubles dépressifs mineurs Problèmes liés à la réalisation des enquêtes Les enquêtes épidémiologiques sur la dépression La dépression caractérisée étant un phénomène morbide relativement peu fréquent, il est nécessaire d inclure dans les enquêtes épidémiologiques un nombre important de sujets (plusieurs milliers) pour obtenir des estimations suffisamment précises, ce qui pose des problèmes logistiques et de coût (12). La grande taille des échantillons nécessaire à ces études justifie l utilisation d outils diagnostiques très structurés comportant des questions fermées. Ces questionnaires peuvent être remplis soit directement par le sujet comme le Diagnostic Interview Schedule Self Administered (DISSA) (13) ou le Composite International Diagnosis Interview simplified (CIDIS) (14), soit par un enquêteur non clinicien comme le Diagnostic Interview Schedule (DIS) (15), le Composite International Diagnosis Interview (CIDI) (16) ou le Mini International Neuropsychiatric Interview (MINI) (17). Ces outils ont été élaborés pour avoir une bonne fiabilité intercotateurs (ils donnent les mêmes résultats quel que soit l enquêteur) ; mais ils peuvent manquer soit de sensibilité (sous-estimation du nombre de dépressions caractérisées, comme c est le cas du DIS), soit de spécificité (surestimation). D autre part, les problèmes de santé mentale en général, et les troubles dépressifs en particulier sont des sujets délicats car il faut aborder des questions très personnelles, comme les conduites suicidaires. Ainsi, Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 9

10 _ le taux de non réponse par refus, souvent élevé (15% à 30%), peut augmenter la marge d erreur des résultats malgré les ajustements réalisés. Cependant le biais est probablement peu important et il irait plutôt dans le sens d une sous-estimation de la fréquence réelle des troubles psychiatriques en population générale (14,18,19). Les enquêtes dites transversales (recueil des données sur une période courte) ne permettent pas d aborder d une façon très fiable les épisodes morbides anciens en raison de biais potentiels de mémorisation (oubli sélectif de certains événements) et de biais de sélection (probabilité différente d un sous-groupe d être inclus dans l étude du fait d antécédents de troubles psychiatriques). Les enquêtes longitudinales ou prospectives sont des enquêtes onéreuses comportant un biais lié aux perdus de vue, possiblement atteints de troubles psychiatriques. A ce jour aucune étude de méthodologie fiable n a été réalisée en France sur un échantillon représentatif national. L étude DEPRES (20) réalisée en 1995 en population générale dans plusieurs pays d Europe par une société d études de marché pour le laboratoire SmithKline Beecham pose des problèmes méthodologiques. L étude a été effectuée dans le cadre d une enquête de biens de consommation et sa méthodologie est présentée de façon incomplète. Le déroulement de l enquête est peu explicité, les modalités de sélection des consommateurs manquent de clarté; il n y a pas d estimation possible du taux des non réponses car lors de l échantillonnage tout sujet refusant de participer a été remplacé par un autre sujet de même catégorie, ce qui peut être source de biais. Aussi, les données de prévalence issues de cette enquête n ont pas été retenues Les enquêtes épidémiologiques sur les prescriptions des antidépresseurs Les études récentes sur la prescription des antidépresseurs en France, comme l enquête décennale santé (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques-INSEE, Centre de Recherche d Etude et Documentation en Economie de la Santé-CREDES, Service de Statistiques, des Etudes et des Systèmes d Information-SESI) (21), l enquête de la CANAM (22) ou celle de la MSA (23) ne permettent pas d identifier les motifs de prescription. Les études, dont certaines ont été réalisées pour l industrie pharmaceutique, prenant en compte à la fois le diagnostic et la prescription (ou la consommation) des antidépresseurs sont rares et doivent être considérées avec prudence. En effet, soit elles sont réalisées au sein d un panel SOFRES (24,25,26), soit elles portent sur des populations générales urbaines ayant un recours aux soins plus élevé que la moyenne nationale (27,28,29). Quant à l étude de l OMS (6) elle concerne uniquement les sujets consultant en médecine générale à Paris ; de plus sa méthodologie ne permet pas l extrapolation de ses résultats à l ensemble de ces consultations en France. En ce qui concerne l enquête DEPRES (20), dont la méthodologie est décrite ci-dessus, elle fournit aussi des données sur l utilisation des antidépresseurs. Mais pour les raisons décrites ci-dessus, les résultats de cette enquête n ont pas été pris en compte dans le rapport. Enfin, il n existe pas à ce jour de dispositif de mesure de la consommation des antidépresseurs qui prenne en compte le diagnostic psychiatrique, réalisé selon une méthodologie validée et qui permettrait d étudier l évolution de l usage des antidépresseurs (enquêtes transversales répétées ou suivi d une cohorte). Ce type de dispositif de surveillance devrait pourtant être mis en place si l on veut suivre l évolution dans le temps des modalités de prescription et mesurer l impact des actions mises en place pour améliorer la prescription et la consommation des psychotropes (RMO, actions de formation,...) FREQUENCE ET FACTEURS DE RISQUE DE LA DEPRESSION CARACTERISEE EN POPULATION GENERALE Les études réalisées sont le plus souvent des enquêtes transversales bien qu il existe quelques enquêtes longitudinales. Seules les enquêtes ayant une méthodologie comparable ont été sélectionnées : enquêtes réalisées à domicile à l aide d un outil diagnostique structuré validé, générant un diagnostic de dépression caractérisée selon les critères internationaux Prévalence Les résultats de prévalence sont présentés dans le tableau 1. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 10

11 _ D après ces études, le taux de prévalence annuelle de dépression caractérisée varierait entre 3 % et 10 % avec le plus souvent une prévalence proche de 5 % (notamment en France). En France, il n existe pas d étude réalisée sur une population représentative de la population nationale. Les études présentées dans le tableau 1 (27,28) ont été réalisées en milieu urbain et parisien, non représentatif de la population nationale du fait de ses caractéristiques socio-démographiques. Tableau 1 : Principales études de prévalence en population générale de la dépression caractérisée utilisant le système DIS/CIDI ( a ). Lieu Année de l étude Référence Type de population Instruments et standards utilisés pour le diagnostic de dépression caractérisée Taux de non réponse en % Effectif Prévalenc e sur un an en % ( c ) USA (ECA) 1984 (30) USA(NCS) (18) Canada 1983 (31) Nouvelle Zélande 1986 (32) France 1987 (28) France 1991 (27) Allemagne (MFS) (33) 18 ans 5 agglomérations( b ) DIS DSM-III , ans nationale CIDI DSM-III-R ,3 18 ans 1 ville (Edmonton) DIS DSM-III , ans 1 ville (Christchurch) DIS DSM-III ,3 18 ans 1 ville nouvelle (Savigny) 18 ans Ile de france ans 1 ville (Munich) DIS DSM-III CIDI DSM-III-R CIDI-simplifié DSM-III-R , en en 7 ans ( a ) Les études utilisant le système diagnostic PSE/CATEGO (version informatique du «Present Status Examination»), ainsi que les études de cohorte ne donnant des résultats que pour une tranche d âge limitée ne sont pas sélectionnées. ( b ) New-Haven, Baltimore, St-Louis, Durham et Los Angeles. ( c ) Pourcentage de sujets ayant eu au moins un épisode de dépression caractérisée au cours des 12 derniers mois. DIS : Diagnostic Interview Schedule DSM-III et DSM-III-R: Diagnostic and Statistical Manual of mental disorder (Third Edition and Third Edition revised) CIDI : Composite International Diagnosis Interview ECA : Epidemiological Catchment Area NCS : National Comorbidity Study MFS : Munich follow up Study Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 11

12 _ Evolution temporelle de la fréquence de la dépression Une augmentation de la fréquence des troubles dépressifs (notamment de la dépression caractérisée) dont l ampleur serait peu importante, a été mise en évidence grâce à l analyse de différentes sources de données (enquêtes en population, suivis de cohorte, statistiques de décès, statistiques hospitalières, enquêtes familiales). Elle serait le fait de troubles dépressifs plus précoces chez les adolescents et jeunes adultes (34,35,36). L explication de ce phénomène n est pas aisée et plusieurs facteurs pourraient intervenir conjointement : - Un effet période dû aux événements historiques (effet crise économique). - Un effet génération ou cohorte dû à une modification de la vulnérabilité d une génération (effet lié à des modifications importantes du fonctionnement social). - Un effet âge dû au vieillissement de la population Facteurs de risque socio-démographiques Plusieurs facteurs ont été identifiés : - Le sexe : les femmes présentent deux fois plus de dépressions caractérisées que les hommes (37). - Le statut matrimonial : les sujets séparés ou divorcés sont significativement plus souvent déprimés que les autres sujets. Ce risque semble plus marqué pour les hommes que pour les femmes (38). - Le niveau social (niveau de revenu ou niveau scolaire) : un niveau social privilégié diminue la probabilité de dépression caractérisée (30). La relation entre chômage et dépression caractérisée n a pas été étudiée jusqu à présent en France selon une méthodologie suffisamment rigoureuse pour permettre des conclusions. En revanche, une étude menée en région parisienne auprès de personnes recevant le Revenu Minimum d Insertion (39) et deux études menées en Amérique du Nord (USA et Canada) auprès des sans abris (14,40) montrent pour ces deux populations, des taux de dépression caractérisée plus élevés que dans le reste de la population CARACTERISTIQUES DE PRESCRIPTION ET DE CONSOMMATION DES ANTIDEPRESSEURS L analyse de la prescription et de la consommation des antidépresseurs a pour objectif d évaluer la proportion de patients qui souffrant d une dépression caractérisée consultent, celle des patients réellement diagnostiqués lors de cette consultation, celle des sujets traités, ainsi que le caractère approprié des prescriptions. Comme cela a été mentionné plus haut, il y a peu d études en France comportant à la fois des données fiables sur les diagnostics psychiatriques et sur la prescription ou la consommation d antidépresseurs. Elles sont présentées dans le tableau 2. Les études SOFRES, réalisées deux années d intervalle selon une méthodologie comparable, fournissent des résultats intéressants qui demandent néanmoins à être confirmés. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 12

13 _ Tableau 2 : Etudes en population générale française apportant des données sur la prescription des antidépresseurs. Nom de l étude Année Référence Savigny 1987 (28,29) Type de population 18 ans 1 ville nouvelle Outil Diagnostique de DC CIDI DSM-III-R Non réponses % ( c ) Effectif Population totale sous ATD H : 0,9 F : 2,5 Prescription des ATD % Sujets présentant une DC et traités par ATD H : 14,3 F : 9,7 Prescription dans l AMM (dont DC) Prescription sans diagnostic psychiatrique - - Franciliens 1991 (27) PAQUID 1989 (41) SOFRES 1994 pour Lilly (24,25) SOFRES 1996 pour Smithkline Beecham (26) CREDES INSEE-SESI ans Ile de France 65 ans Dordogne et Gironde 18 ans (panel de sujets) 15 ans (panel de sujets) 18 ans national CIDI -S DSM-III-R non (CES-D) MINI DSM-IV CIDI DSM-IV déclaration par le patient ,8 - - Volontariat (domicile) 357 (institution) 5,3 (domicile) 14,7 (institution) ( b ) 2,8 - total : 65 (61) IMI : 56 (54) ISRS : 76 (70) AUT : 61 (58) ( b ) 3,5 - total : 54 (48) IMI: 56(nd) ISRS: 57(nd) AUT: 47(nd) total : 22 IMI : 29 ISRS : 13 AUT : 22 total : 24 IMI : 27 ISRS : 21 AUT : 24 7, ( a ) (21) IMI : antidépresseurs imipraminiques ISRS : antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine AUT : antidépresseurs non imipraminiques et non inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ( a ) sujets prenant un antidépresseur depuis 6 mois ou plus ( b ) phase de l enquête où sont étudiés les diagnostics entraînant une prescription d antidépresseurs (2 dernières colonnes) ( c ) taux de non réponse ayant conduit à l effectif cité CES-D : Center for Epidemiology Studies Depression Scales DSM-III et DSM-III-R: Diagnostic and Statistical Manual of mental disorder (Third Edition on Third Edition Revised) DSM-IV : Diagnostic and Statistical Manual of mental disorder (4 th Edition) CIDI : Composite International Diagnosis Interview MINI : Mini International Neuropsychiatric Interview nd : non donné ATD : antidépresseur DC : dépression caractérisée Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 13

14 _ L ensemble des résultats disponibles suggère : Une tendance à l augmentation de la consommation d antidépresseurs depuis 10 ans. En 1987, 2 % de la population générale déclare consommer des antidépresseurs (21,28,29) et 3,5 % en 1996 (26). Cette tendance semble être confirmée par les résultats d une enquête régionale, réalisée sur une période de deux mois en 1997 ce qui limite l extrapolation à la population générale, qui indique que 3,6 % de la population âgée de plus de 15 ans a consommé un antidépresseur (source CNAM, non publiée). La consommation d antidépresseurs est plus élevée chez les personnes âgées (41). Entre deux tiers et trois quarts des sujets sous antidépresseur sont des femmes (22,24,26,42). L âge moyen des sujets est variable selon les études : entre 52 et 64 ans (22,26,43). Le principal prescripteur d antidépresseurs est le médecin généraliste. Il est à l origine de 70 % à 85 % des prescriptions, que ce soit en initiation ou en renouvellement (22,23,24,26,42). Ce rôle prédominant des médecins généralistes dans la prescription des antidépresseurs est plus important pour les ISRS (antidépresseurs les plus récents) que pour les imipraminiques (23,24,43,44). La question des dépressions non identifiées est insuffisamment évaluée. Se pose ici d abord la question de la proportion de patients déprimés qui ne consultent pas. Aucune étude récente d une qualité méthodologique suffisante ne permet d évaluer cette proportion. Puis se pose la question des patients qui ayant consulté ne sont pas diagnostiqués comme déprimés. Une seule étude publiée (6), réalisée par l OMS dans 15 villes de 14 pays en médecine générale, permet d estimer pour l ensemble de ces villes cette proportion à environ 50 % ; le pourcentage de dépressions diagnostiquées à Paris serait l un des plus élevés. D après l étude menée en 1987 à Savigny, 12 % des sujets présentant une dépression caractérisée sont traités par antidépresseurs (28,29). Selon une autre étude elle-aussi réalisée en Ile de France en 1991, 35 % des sujets présentant une dépression caractérisée sont traités par antidépresseur (27). Cependant, il s agit d études anciennes et non représentatives de la population française. Plus d un tiers des prescriptions d antidépresseur (toutes sous classes confondues) se font en dehors des indications de l AMM : environ 20 % des patients sous antidépresseur (prescrit par un médecin généraliste dans plus de deux tiers des cas) ne présentent aucun diagnostic psychiatrique caractérisé selon le MINI/CIDI (24,25,26) ; les autres patients (environ 10 %) présentent un des diagnostics suivants : anxiété généralisée, épisode maniaque, psychose, trouble phobique, trouble de la conduite alimentaire. Une tendance à l augmentation des prescriptions hors AMM semble se dessiner si l on compare les deux études SOFRES (35 % en 1994 et 46 % en 1996) (24,25,26). Les deux tiers des patients sous antidépresseur prennent simultanément un autre psychotrope; les anxiolytiques occupent la première place et sont co-prescrits dans la moitié des prescriptions d antidépresseur (22,23,43), alors que la RMO précise qu il n y a pas lieu d associer systématiquement en début de traitement par antidépresseur un anxiolytique. Les enquêtes SOFRES ont montré dans la majorité des cas que la durée du traitement par antidépresseur est longue : supérieure ou égale à 6 mois, dans 60 % à 70 % des cas et supérieure à un an dans 50 % des cas (24,25,26), alors que la RMO préconise qu il n y a pas lieu de poursuivre un traitement antidépresseur plus de 6 mois, après l obtention de la rémission complète de l épisode dépressif. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 14

15 _ IV. COMPARAISONS INTERNATIONALES Une comparaison internationale a été réalisée par la Direction des Etudes et de l Information Pharmaco- Economiques à partir des données commandées par l Agence du Médicament à la société IMS ANALYSE DES PRESCRIPTIONS DANS LE DIAGNOSTIC DE DEPRESSION N ayant pu disposer pour le Royaume-Uni et l Allemagne de données sur la fréquence des prescriptions d antidépresseur dans les pathologies autres que la dépression, ni d informations suffisamment complètes sur l ensemble des prescriptions d antidépresseur toutes pathologies confondues, l Observatoire s est limité à l étude de ces prescriptions dans le diagnostic de dépression. En outre, il n a pas été possible d analyser l adéquation du traitement par antidépresseur aux patients le recevant dans ces deux pays. Cette analyse porte sur le traitement par le médecin généraliste de la dépression en France, au Royaume- Uni et en Allemagne. Son objectif est de décrire les habitudes de prescription des médecins (proportion de patients traités par antidépresseur, co-prescription) lorsque le diagnostic de dépression a été établi Analyse du recueil des données Les données recueillies portent sur l évolution entre 1995 et 1997 du nombre de diagnostics de dépression ayant fait l objet d une prescription par les médecins généralistes exerçant en médecine libérale et des prescriptions induites (par classe et par produit) dans cette maladie. Selon IMS, le nombre de médecins généralistes est de en France, au Royaume-Uni, en Allemagne ce qui représente respectivement 62 %, 100 % et 50 % de l ensemble des médecins exerçant en ville (spécialistes compris). Les spécialistes ont été exclus du champ de l étude en raison de l indisponibilité des données correspondantes au Royaume-Uni. La taille des panels de médecins varie selon les pays (400, 500 et 900 médecins généralistes par trimestre respectivement en France, au Royaume-Uni et en Allemagne). Alors que le panel est permanent au Royaume-Uni, il est tournant ou partiellement tournant en Allemagne et en France. La fréquence de renouvellement des médecins n est pas précisée, pas plus que leur mode de sélection. La période de recueil est continue sur 3 mois au Royaume-Uni. Elle est de 7 jours consécutifs par trimestre en France et en Allemagne. Compte tenu de la méthode, aucun de ces trois panels de médecins ne permet un suivi longitudinal des patients. Le recueil de l information est informatisé au Royaume-Uni alors qu il se fait sur support papier en France et en Allemagne. Au Royaume-Uni, le médecin choisit le diagnostic sur une liste pré-établie, alors qu en France et en Allemagne le médecin inscrit le diagnostic selon sa propre terminologie. Les diagnostics sont ultérieurement recodés selon la classification internationale CIM-9 (45) par la société IMS, alors que la CIM-10 a été depuis publiée. Cette méthode ne permet pas de vérifier l exactitude du diagnostic donné par le médecin généraliste. Le diagnostic retenu, la «dépression» regroupe les «dépressions névrotiques», les «réactions dépressives brèves», les «réactions dépressives prolongées» et les «troubles dépressifs non classés ailleurs», de la classification CIM-9. Les critères de sélection permettant d assurer la représentativité des médecins varient selon le pays: France Royaume-Uni Allemagne Age, sexe, région d installation, activité, taille de l habitat où se trouve le cabinet Ancienneté, sexe, région d installation Sexe, région d installation, taille de l habitat où se trouve le cabinet Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 15

16 _ Il est important de rappeler que la méthodologie d échantillonnage de ces panels de médecins et le calcul des coefficients d extrapolation n étant pas détaillés, il n est pas possible de juger de leur représentativité nationale et de considérer comme définitivement validées les données produites. La classe des antidépresseurs (N6A) retenue par IMS comporte des molécules qui ne bénéficient pas de l indication «Dépression» en France (Lithium, Valpromide par exemple). Par ailleurs, le sulpiride considéré comme antidépresseur en Allemagne, mais pas en France, n est pas inclus dans cette classe. Les données présentées dans ce rapport sont: - Le nombre de diagnostics de dépression sur une période d un an. Il s agit du nombre de consultations pour dépression réalisées par an. Un patient pouvant consulter plusieurs fois par an, ce nombre ne reflète pas la prévalence de la maladie (nombre de sujets atteints de dépression par an). Il est aussi exprimé sous forme de diagnostics (consultations) pour 1000 habitants. - Le nombre de prescriptions (d une classe ou d un médicament) pour un diagnostic de dépression: il s agit du nombre de lignes d ordonnance prescrites annuellement pour le diagnostic (ou la consultation). Les résultats sont présentés sous forme d un pourcentage exprimant le nombre moyen de prescriptions pour 100 diagnostics de dépression ce qui peut correspondre au pourcentage de diagnostics traités par un médicament ou une classe s il y a peu de co-prescriptions au sein de cette classe. La part relative des antidépresseurs parmi les traitements de la dépression est également indiquée. Les résultats concernent l ensemble de la population des patients (tous âges confondus). Cette analyse a pour but de comparer les modalités de traitement de la dépression par les médecins généralistes. Elle ne permet en aucun cas de comparer le nombre total de prescriptions d antidépresseurs dans les trois pays. Elle ne permet pas non plus de connaître l utilisation des antidépresseurs en dehors de cette pathologie Résultats L ensemble des résultats concerne uniquement les pratiques de prescription des médecins généralistes. En 1997, le nombre de consultations pour dépression, ayant donné lieu à un traitement, est légèrement plus élevé en France (163 / habitants) qu au Royaume-Uni (155 / 1 000) et nettement supérieur à celui de l Allemagne (68 / 1 000). La croissance est plus importante au Royaume-Uni depuis 1995 qu en France (33,6 % contre 18,4%). En Allemagne ce nombre de consultations est stable (tableau 3). Les intervalles de confiance des résultats n ont pu être calculés à partir des données fournies. Ce nombre de consultations ne reflète pas la prévalence de la dépression, les patients pouvant consulter plusieurs fois par an. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 16

17 _ Tableau 3 : Nombre de consultations de médecins généralistes pour dépression, ayant fait l objet d une prescription (pour habitants). FRANCE ROYAUME-UNI ALLEMAGNE , Ces données ont été déterminées selon les informations démographiques suivantes : Population (en milliers) 1997 : France INSEE Royaume-Uni Office of National Statistics (donnée extrapolée) Allemagne StBA,Statistisches Jahrbuch (donnée extrapolée) Le nombre de prescriptions d antidépresseurs pour cent diagnostics de dépression en 1997 est élevé en France et à un moindre degré au Royaume-Uni (respectivement 93,7 et 86,3 % des cas) ; il est moins élevé en Allemagne (62,1 %) (tableau 4). Tableau 4 : Nombre d antidépresseurs prescrits pour 100 diagnostics de dépression en Nombre de diagnostics traités (en milliers) (diagnostic = consultation) Nombre de prescriptions d antidépresseurs (en milliers) Nombre moyen de prescriptions pour 100 diagnostics FRANCE ROYAUME- UNI ALLEMAGNE ,7 % 86,3 % 62,1 % En 1995 et 1996, le nombre moyen de prescriptions d antidépresseurs pour cent diagnostics était légèrement inférieur à celui de 1997 pour les trois pays (91,6 % pour la France, 84,7 % pour le Royaume- Uni, 58,7 % pour l Allemagne en 1995, et respectivement 91,7 %, 85,1 % et 61,3 % pour l année 1996). Le tableau 5 montre la part relative des principales classes d antidépresseurs dans chacun des trois pays. Tableau 5 : Nombre de prescriptions d antidépresseurs dans la dépression et part relative principales classes d antidépresseurs en des Nombre de prescriptions d antidépresseurs dans la dépression (en milliers) Part relative des 10 premiers antidépresseurs prescrits dans la dépression dont : Inhibiteurs non sélectifs de la recapture des monoamines (dont les imipraminiques) Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) FRANCE ROYAUME- UNI ALLEMAGNE ,2 % 81,8 % 51,9 % 15,5 % 35,6 % 35 % 54,1 % 46,3 % - Inhibiteurs de la monoamine oxydase - - 1,8 % Autres antidépresseurs (mianserine, tianeptine, viloxazine...) 17,6 % - «Phytothérapie» % Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 17

18 _ La part relative des dix premiers antidépresseurs est plus faible en Allemagne (51,9 %) qu en France et au Royaume-Uni (respectivement 87,2 % et 81,8 %). Ceci pourrait être expliqué par un choix plus important de produits en Allemagne (développement de génériques). Les médecins généralistes allemands privilégient les imipraminiques (35 % des prescriptions d antidépresseurs) et la phytothérapie (15 %). Les médecins généralistes allemands se distinguent des médecins des deux autres pays d une part par la prescription de phytothérapie, d autre part par la faible prescription d ISRS. Cette dernière classe est prescrite en proportion sensiblement comparable en France et au Royaume Uni (respectivement 54,1 % et 46,3 %). Le nombre des prescriptions pour dépression (tous produits confondus) est nettement inférieur au Royaume-Uni qu en France ( contre ). Il est encore plus bas en Allemagne (tableau 6). L analyse du rapport "nombre total de prescriptions sur nombre de consultations" permet une estimation des co-prescriptions (classe des psychotropes et autres) (tableau 6). Tableau 6 : Nombre total de prescriptions et nombre de prescriptions rapporté au nombre de consultations pour dépression. FRANCE ROYAUME-UNI ALLEMAGNE Nombre de Nombre de A B A B prescriptions (en milliers) (A) prescriptions / nombre de consultations (B) , , , , , , , , ,10 En France, les anxiolytiques sont le plus souvent co-prescrits avec les antidépresseurs. En effet, le nombre d anxiolytiques prescrits pour 100 diagnostics de dépression est de 57 % (donnée non présentée dans les tableaux), alors que les antidépresseurs sont prescrits dans 93,7 % des cas. Or dans les RMO, il est indiqué qu il n y a pas lieu d associer systématiquement en début de traitement par antidépresseur un anxiolytique. En revanche, il n y a pratiquement pas de co-prescriptions au Royaume-Uni et en Allemagne 4.2. SYNTHESE En France, le nombre de consultations pour dépression (163 / habitants en 1997) est légèrement supérieur à celui du Royaume-Uni (155 / 1 000) et nettement plus élevé que celui de l Allemagne (68 / 1 000). Chez les patients déprimés ayant fait l objet d une prescription par un médecin généraliste, la proportion de diagnostics traités par antidépresseur est plus importante en France (93,7 %) qu au Royaume-Uni (86,3 %) et est nettement supérieure à celle de l Allemagne (62,1 %). Parmi les dix produits les plus prescrits, les ISRS sont les antidépresseurs les plus utilisés en France et au Royaume-Uni, alors qu en Allemagne ce sont les imipraminiques et la phytothérapie. Le nombre de prescriptions toutes classes thérapeutiques confondues chez les patients déprimés est nettement supérieur en France. Ceci s explique par l importance des co-prescriptions notamment d anxiolytiques de la part des médecins français, contrairement aux recommandations en vigueur. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 18

19 _ V. CONCLUSIONS Parmi les quatre grandes classes de psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, anxiolytiques et hypnotiques), les antidépresseurs sont ceux qui ont connu la plus grande croissance de leurs ventes. Ils représentent en 1997, 51 % du marché en valeur des psychotropes, ce qui correspond à une hausse de 97 % ces six dernières années. Ce phénomène est lié à l augmentation rapide des ventes des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine qui représentent actuellement la majorité des antidépresseurs utilisés en France. L objectif de ce rapport a été d analyser les facteurs d ordre médical pouvant expliquer cette évolution ainsi que l adéquation de la consommation des antidépresseurs aux besoins de la population. Les données concernant tant l épidémiologie de la dépression caractérisée, que l analyse des modalités de son traitement sont peu nombreuses et de fiabilité parfois discutable. Il apparaît donc important de promouvoir des études pharmaco-épidémiologiques en France (de type études transversales répétées ou suivis de cohorte, en population représentative nationale). Néanmoins, de l ensemble des sources d information qui ont été analysées, les éléments de conclusion suivants peuvent être présentés. D après les études publiées, réalisées tant en France qu à l étranger et sélectionnées en raison de leur rigueur méthodologique, de 3 à 10 % de la population générale aurait souffert au cours de l année précédente d au moins un épisode de dépression caractérisée. Cette prévalence serait de l ordre de 5 % en France. Une légère augmentation de la fréquence de ces troubles, ou du moins de leur autodéclaration, a été suggérée par certains travaux ; elle serait le fait de troubles dépressifs d apparition plus précoce. Etant donnée son amplitude qui semble modérée, cette augmentation ne pourrait expliquer qu une partie de la croissance de la consommation des antidépresseurs. Des études épidémiologiques complémentaires apparaissent nécessaires pour étayer cette hypothèse. L ensemble des données actuellement disponibles semble indiquer qu un certain nombre de patients présentant un épisode de dépression caractérisée, ne sont pas pris en charge médicalement. Aucune étude récente ne permet d estimer avec précision cette proportion. Aussi est-il indispensable, avant toute autre mesure, de quantifier rapidement et de la manière la plus objective ce phénomène. Par ailleurs, plusieurs travaux indiquent de façon convergente qu il existe une mauvaise adéquation du traitement par antidépresseur aux patients le recevant : - plus d un tiers des antidépresseurs (toutes classes confondues) sont prescrits en dehors des indications de l AMM : environ 20 % des patients sous antidépresseur ne présentent aucun diagnostic psychiatrique étayé ; les autres patients (environ 10 %) présentent un des diagnostics suivants: anxiété généralisée, épisode maniaque, psychose, trouble phobique, trouble de la conduite alimentaire. Une tendance à l augmentation des prescriptions hors AMM est observée. - la durée de prescription excède 1 an dans plus de 50 % des cas, contrairement à la RMO en vigueur. Ainsi, le caractère inapproprié des prescriptions d antidépresseur peut expliquer pour partie l importance actuellement constatée de la consommation de ces médicaments. Les deux tiers des patients sous antidépresseur prennent simultanément un autre psychotrope ; les anxiolytiques occupent la première place et sont co-prescrits dans la moitié des prescriptions d antidépresseur, ce qui est contraire à la RMO en vigueur. Une étude spécifique visant à comparer les habitudes de prescriptions des médecins généralistes français à celles des médecins généralistes du Royaume-Uni et de l Allemagne a été réalisée pour ce rapport. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 19

20 _ Elle indique que le nombre de consultations pour un diagnostic de dépression en France (163 pour habitants) est légèrement plus élevé que celui observé au Royaume-Uni (155 pour habitants) et nettement supérieur à celui observé en Allemagne (68 pour 1000 habitants). Parmi les patients déprimés traités, la proportion de diagnostics traités par antidépresseur est là aussi supérieure en France (93 %) par rapport au Royaume-Uni (86 %) ; elle est très inférieure en Allemagne (62 % des cas). En ce qui concerne les produits utilisés, la France et le Royaume-Uni privilégient les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, l Allemagne les imipraminiques et la phytothérapie. Les médecins français se distinguent de leurs confrères allemands et britanniques par la fréquence des co-prescriptions ; cette étude confirme que les anxiolytiques sont les psychotropes le plus souvent coprescrits avec un antidépresseur en France. Cette pratique est très peu observée au Royaume-Uni et en Allemagne. De l ensemble de cette analyse, il apparaît souhaitable que des actions de formation des médecins puissent être mises en oeuvre afin d améliorer l adéquation de la prise en charge médicale aux situations cliniques dans le respect des référentiels existants. Agence du médicament - Direction des Etudes et de l Information Pharmaco-Economiques 20

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