HABITER. Mathis STOCK Présentation Géographies de l Habiter : encore un tournant? 3. Louise BRUNO Chez soi en ville : un regard sur Rio 9

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1 1 TRAVAUX DE L'INSTITUT DE GEOGRAPHIE DE REIMS n HABITER Responsable de ce numéro : Mathis STOCK Maître de Conférences SOMMAIRE Mathis STOCK Présentation Géographies de l Habiter : encore un tournant? 3 Louise BRUNO Chez soi en ville : un regard sur Rio 9 Rodolphe DODIER Habiter : Ce que le périurbain nous apprend 31 Julien ALDHUY Identité, catégorisation socio-spatiale et mobilité : être urbain et se penser rural? 45 Giorgia CERIANI Migrations internationales : vers un nouvel habiter? 59 Philippe DUHAMEL Au fondement du tourisme : Habiter autrement le Monde 75 Clotilde BUHOT Anciens et nouveaux résidents secondaires à l Île de Bréhat 91 Florent HEROUARD Habiter un logement temporaire. Le cas des demandeurs d asile hébergés à l'hôtel ¹ 107

2 2 André-Frédéric HOYAUX Pouvait-on habiter un camp de cencentration sous le nazisme! ¹ 123 Alexandra DE CAUNA Le concept d habiter. au cœur d une étude sur les quartiers périphériques des villes françaises d Outre-mer 137 Pascal CLERC Des lieux dans l espace du récit : Gracq, Pérec et Tati 143 Dominique CROZAT Enjeux de la manipulation de l image d un bidoville (Pedreira dos Hungaros à Oeiras-Lisbonne) 163 Marc DUMONT, Anna MADOEUF Mises en scènes du «chez soi» contemporain..les univers spatiaux du Catalogue de vente par correspondance AM.-PM. Vivre la maison. Meubles & Déco 183 Francine ADAM Habiter par les noms La médiation toponymique au Québec 197 Mathis STOCK Pratiques des lieux, modes d habiter, régimes d habiter : Pour une analyse trialogique des dimensions spatiales des sociétés humaines 213 NOTES ET COMPTES-RENDUS 231

3 3 Travaux de l Institut de Géographie de Reims, n , , pp. 3-8 Présentation Géographies de l habiter : encore un tournant? Ce numéro du TIGR a pour ambition de renouer avec une tradition de la revue, vieille de trente ans : impulser des changements dans la science géographique francophone grâce à la découverte et l imagination de nouvelles façons de conceptualiser les dimensions spatiales de la société. Cette découverte est ici celle de l habiter entendu comme manières de pratiquer les lieux géographiques du Monde. Cette définition de travail n est pas l expression d une pensée unique : les articles qui composent ce numéro ne s approprient pas tous la même définition de l habiter. Mais chaque auteur a visiblement trouvé dans ce terme une façon de dire quelque chose de sensé sur son objet de recherche et les problèmes rencontrés. Il s agit là de contributions qui traitent de dimensions différentes des manières de faire avec de l espace : être ensemble ou séparé au quotidien dans la ville à travers l exemple Rio de Janeiro (Louise Bruno), gérer le quotidien comme habitant péri-urbain (Rodolphe Dodier) ou à travers les catégories spatiales dans les Landes (Julien Aldhuy), habiter en tant que migrant (Giorgia Ceriani) ou en tant que touriste (Philippe Duhamel). De plus, que signifie habiter quand on est résident secondaire sur l île Bréhat (Buhot), demandeur d asile dans les hôtels autour de Caen (Florent Hérouard), ou encore interné dans un camp de concentration (André-Frédéric Hoyaux)? Savoir comment habitent les êtres humains dans différentes situations, dans le quotidien ou le hors-quotidien, voilà la question, ici sous-jacente, qui permet de rassembler, de confronter et de rendre comparable ces contributions très diverses tout à la fois du point de vue de la stratégie méthodologique, que des référents théoriques ou du matériau mobilisé. Par ailleurs, la question de l image produite autour de l espace a été choisie par trois ou quatre contributions, rappelant par là la poétique de l espace de Bachelard : constituer une image de quartiers par la poésie (Alexandra de

4 4 Cauna) et l exploration de la notion de lieu par Pascal Clerc en mobilisant un corpus littéraire et cinématographique. Un autre type de discours et de pratiques de processus de constitution de l image est étudié à travers l exemple d un bidonville (Dominique Crozat), et par les catalogues de vente par correspondance (Marc Dumont & Anna Madoeuf). Que l habiter est aussi une affaire de noms de lieux, montre, dans un autre registre, une étude sur la toponymie comme «motif de l habiter» est conduite par Francine Adam. Enfin, on y trouve une tentative de développer un cadre théorique de l habiter (Mathis Stock). Dans quel contexte ces textes ont-ils été produits? Ils ont été proposés à la suite d un appel à propositions qui avait insisté sur trois aspects majeurs. D abord, la reconstruction des filiations du concept «habiter» en philosophie (Heidegger, Bollnow) qui expriment ainsi la dimension spatiale du Dasein, fortement lié à la notion d «espace vécu». La sociologie urbaine française autour de Lefebvre, Ledrut, Haumont, donne au terme «habiter» l acception restrictive de «résider», et l anthropologie (Radkowski, Mayol) restreint l habiter à la vie dans un quartier. La géographie n est pas en reste : Augustin Berque (2000) concernant les questions de l écoumène, Lévy (1994), Duhamel (1997), Knafou et al. (1997), Stock (2001 ; 2004), Lazzarotti (2001), Hoyaux (2000, 2002, 2003) se sont emparés du terme l habiter pour exprimer différentes façons, pour les individus, d être en rapport avec les lieux géographiques, que ce soit comme modalité pratique de l être-au-monde, ou comme une manière spécifique d être avec un lieu (par exemple insider et non pas outsider). L un des enjeux résidait dans un positionnement critique face aux différentes conceptualisations dont on dispose aujourd hui. Ensuite, différentes acceptions et définitions pouvaient faire l objet de débats, que l on entre dans la question de l habiter par la «spatialité des individus» (Lévy & Lussault, 2003) ou par l ensemble des pratiques des lieux (Stock, 2001), différents choix semblaient possibles : i) la distinction entre «habiter» pratique spatiale des individus et «bâtir» pratique d aménagement de la politique ; ii) la distinction entre «habiter» pratique engagée des lieux, et le «non-habiter» pratique détachée des lieux, habiter donc comme un type de rapport aux lieux ; iii) la distinction entre «habiter» pratique de tous les lieux par un individu, et «pratique des lieux» pratique d un lieu ; iv) la distinction entre «habiter» pratique sans mobilité géographique et «circuler» pratique avec mobilité géographique associée. Cependant, les articles qui suivent ne se sont pas emparés de cette discussion possible : chaque article, après avoir posé sa définition, a déroulé un argumentaire ou une illustration dans un domaine donné, sans «rendre problématique», par une confrontation par exemple, l outil conceptuel. Cet effort reste à faire. Enfin, le statut épistémologie de la notion d habiter pouvait être questionné : s agit-il de la géographie sociale/culturelle ou de ce que Ley (1985) appelle le «tournant interprétatif»? Est-ce central pour la géographie comme le pensent Knafou et Stock (2003) qui tentent d en faire «le projet intégrateur d une science géographique reformulée, centré sur les manières dont les hommes habitent les lieux» (Knafou & Stock, 2003, p.325) ou bien est-ce marginal et ajoute un «thème», une «branche» à la géographie? La géographie pourrait-elle être définie comme «science de l habiter» comme le dit Olivier Lazzarotti? Cette question reste posée.

5 5 Si l on tente de l approfondir, on peut se demander quelle pourrait être l ambition de la géographie entendue comme science ayant pour projet cognitif de traiter de l habiter. A coup sûr, elle se situe aux différents niveaux du travail scientifique, allant d un repositionnement épistémologique aux techniques de production et de traitement de matériaux empiriques en passant par les niveaux théoriques, méta-théoriques et méthodologiques. Pourquoi cette nouvelle ambition pour la géographie comme science de l habiter? Parce que les manières de faire, le «paradigme» ou, mieux, le style scientifique en cours restent insatisfaisants et ne permettent pas de résoudre un grand nombre de problèmes scientifiques : la capacité explicative est lacunaire. En géographie, nous sommes arrivés à créer ou à reprendre des oppositions conceptuelles notre manière de voir le monde et pratiques notre manière de faire un travail scientifique qui sont devenues stérilisantes, car traitées comme oppositions intrinsèques, non comme distinctions ou points de vue. Listons quelques unes de ces oppositions qui nous enferment dans une vue traditionnelle et étriquée ne résistant pas à une analyse critique ; elles existent à tous les plans de l imagination scientifique, allant de l épistémologique à l empirique, en passant par le méthodologique, le théorique et le métathéorique (cochez les cases correspondant à votre système, S.V.P.!) : - individualisme méthodologique vs holisme - cognitif vs corporel - théorie vs empirie - constructivisme vs réalisme - décrire vs expliquer - espace vs société - terrain vs statistique - espace vs spatialité - abstrait vs concret - espace vs lieu - quantitatif vs qualitatif - individu vs société - analyse spatiale vs géographie sociale/ culturelle - lieu/territoire vs espace - géographie physique vs géographie humaine - nature vs culture - mondes extérieurs vs mondes intérieurs - perception vs pratique - subjectif vs objectif - représentation/imaginaire vs réel De fait, notre traitement du Monde est devenu simpliste : nous restons dans un confort intellectuel en ce sens que nous acceptons sans questionnement ces oppositions comme reflétant la réalité au lieu de les prendre comme une des manières de travailler sur les dimensions spatiales des sociétés humaines. Le projet scientifique de l habiter consiste en un dépassement des oppositions, non pas dans le sens d une harmonie ou d un cheminement moyen, mais dans le sens d un réarrangement permettant d arriver à des perspectives théoriques theoreia signifiant contemplation, nous sommes presque en présence d un pléonasme qui permettent de renouveler l approche des dimensions spatiales des sociétés humaines. Car, la géographie est une science théorico-empirique, c est-à-dire qu il y a tensions et allers-

6 6 retours entre matériaux ou données et cadre théorique, et ce de multiples façons (les données ne font sens que si elles sont interprétées voire produites dans un cadre théorique ; le cadre théorique ou le modèle pouvant être modifié par le travail empirique ; le matériau peut faire émerger des associations d idées, conceptualisées dans un second temps etc.). Ainsi, d un point de vue épistémologique, il convient de se libérer des carcans de logique (déductif, inductif, abductif, hypothético-déductif) qui font office de processus d interrogation sur le rapport entre mots et choses, et de engager, dans un faire maîtrisé, problématisé, réflexif, soigné, subtil, théoriquement et épistémologiquement informé, des façons efficaces et valid(abl)es pour produire de la connaissance scientifique. L une des propositions consiste à transformer ces oppositions en dimensions d analyse et à les traiter théoriquement, c est-à-dire en laissant derrière nous des formulations ad hoc pour les insérer dans un cadre interprétatif cohérent. Ainsi, l objectif théorique de la géographie dans une perspective de l habiter vise à développer des modèles explicatifs plus adéquats des dimensions spatiales des sociétés humaines, en progressant par rapport aux modèles existants. Comprendre la manière dont, dans différentes situations, de l espace est mobilisé dans les actions individuelles ou collectives, et dialogiquement, comprendre comment de l espace est constitué à travers les actions tout en s appuyant, entre autres, sur des dimensions spatiales constitue le questionnement central d une géographie centrée sur les pratiques le «faire-de-la-géographie» comme le nomme Werlen (1997) des individus dans le quotidien et le horsquotidien. Habiter signifierait alors les manières d être et de faire avec de l espace, car nolens volens, les individus font avec les lieux géographiques, la distance, les concepts, images et catégories spatiaux et les créent et les transforment sans cesse. Il reste à en développer des modèles permettant l intelligibilité et l intelligence de ces manières de faire et d être avec de l espace ainsi habité. Au-delà, il s agit de faire émerger un autre style scientifique, une nouvelle manière d être ensemble dans une communauté scientifique géographes, mais aussi membres des autres disciplines qui a un problème : l écoute et la critique sont sous-développées et la valeur de l argumentation scientifique est en baisse à la bourse du savoir. Nous nous payons le luxe de dénigrer et d ignorer les contributions dont on peut apprendre ; nous continuons à faire attention aux noms, à l humeur des personnes et à des «courants» traditionnels, en lieu et en place de leur contribution et argumentation scientifiques. Le plus grave est sans doute l ignorance mutuelle des travaux des uns par les autres. Les ressorts en sont multiples, certains ont trait à la spécialisation relativement plus grande des domaines d étude avec pour corollaire une vue plus étroite au sein même de la discipline ; d autres ont trait à la «course à l armement», c est-à-dire aux publications (surtout : vite!) exigées certes par les institutions, mais avec lesquelles nous sommes complices, avec pour conséquence l incapacité à lire et à réfléchir ce que font les autres. Une autre conséquence réside dans la différenciation accrue de la qualité scientifique des publications, allant du «Café du Commerce» aux analyses les plus imaginatives et solides et le développement d un véritable penser. Le chemin est déjà balisé et les contributions existent pour permettre une autre manière de faire scientifiquement de la géographie. Il est temps d évaluer les acquis du passé à l aune d un nouveau projet

7 7 scientifique. Engageons-nous dans de nouvelles «imaginations géographiques» comme disait Alain Reynaud ici il y a quelques années. Anything goes. Références bibliographiques BERQUE A., 2000, Écoumène. Introduction à l étude des milieux humains. Paris : Belin (coll. Mappemonde). DUHAMEL Ph., 1997, Les résidents étrangers européens à Majorque (Baléares). Pour une analyse de la transformation des lieux touristiques. Thèse de Géographie, Université de Paris 7-Denis Diderot. HOYAUX F.-A., 2003, Les constructions des mondes de l habitant. Éclairage pragmatique et herméneutique, Cybergéo, n 203. HOYAUX F.-A., 2002, Entre construction territoriale et constitution ontologique de l habitant. Introduction épistémologique aux apports de la phénoménologie au concept d habiter, Cybergéo, n 102. HOYAUX F.-A., 2000, Habiter la ville et la montagne. Essai de géographie phénoménologique sur les relations des habitants au lieu, à l espace et au territoire. (Exemple de Grenoble et Chambéry), Thèse de géographie (sous la direction de Bernard Debarbieux), Université Joseph Fourier (Grenoble I). KNAFOU R., BRUSTON M., DEPREST F., DUHAMEL Ph., GAY J.-Ch. & SACAREAU I., 1997, Une approche géographique du tourisme. L Espace géographique, vol. 26, n 3, pp KNAFOU R., STOCK M., 2003, Épistémologie de la géographie, In : Jacques Lévy & Michel Lussault (dir.), Dictionnaire de la géographie et de l espace des sociétés, Paris, Belin, 2003, pp LAZZAROTTI O., 2001, La raison de l habiter. Patrimoine et tourisme, Dossier HDR, Université de Paris 7-Denis Diderot. LÉVY J., 1994, L espace légitime. Sur la dimension géographique de la fonction politique. Paris : Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques. LÉVY J. & LUSSAULT M., 2003, Habiter, in : Lussault M. & Lévy J. (dir.), Dictionnaire de la géographie et de l espace des sociétés, Paris, Belin.

8 8 LEY D., 1985, Cultural/Humanistic Geography. Progress in Human Geography, vol. 9, pp RADKOWSKI G.-H. de, 2002, L anthropologie de l habiter. Vers le nomadisme?, Paris, PUF. STOCK M., 2004, L habiter comme pratique des lieux, Espacestemps.net, Textuel, (http://www.espacestemps.net/document1138.html) STOCK M., 2001, Mobilités géographiques et pratiques des lieux. Étude théorico-empirique à travers deux lieux touristiques anciennement constitués : Brighton & Hove (Royaume-Uni) et Garmisch- Partenkirchen (Allemagne), thèse de géographie, Université de Paris 7 Denis Diderot, 663p. WERLEN B., 1997, Sozialgeographie alltäglicher Regionalisierung, tome 2 : Globalisierung, Region und Regionalisierung. Stuttgart, Steiner, (2ème éd. 1999).

9 9 Travaux de l Institut de Géographie de Reims, n , , pp CHEZ SOI EN VILLE : un regard sur Rio Louise BRUNO Architecte Urbaniste. Maître de Conférences à l Institut de Sciences Politiques de Paris. La ville, comme affirment certains philosophes, est comme une grande maison, et vice-versa, la maison est une petite ville. ALBERTI 1 Mots clés : habiter logement ville - pratiques de l espace urbain. Résumé - Cet article propose une réflexion sur l acte d habiter le logement et la ville - en tant que manifestation des relations socio-culturelles et pratiques de l homme à l espace. A travers l exemple de Rio de Janeiro, l analyse urbaine est structurée sur deux piliers : d une part, l habitat, dans sa conception symbolique et architecturale; d autre part, la ville, sa structure et les pratiques de l espace urbain. La lecture de la structure urbaine de Rio, ayant comme fil conducteur la conception de l habitat et les façons d habiter, permet de comprendre les rôles attribués aux différents secteurs urbains à travers les pratiques de la ville et les formes d habiter l espace urbain. L analyse des pratiques urbaines vient apporter un éclairage sur les nouvelles formes de di-vision socio-spatiale et leurs reflets sur la structure urbaine, les pratiques de l habitat et de la ville, ainsi que les changements des relations à l urbain. Il est proposé des éléments d une géographie des nouvelles façons d habiter une ville de plus en plus cloisonnée, où aux anciennes divisions sociales viennent s ajouter d autres frontières au sein de l espace urbain. Key words : to dwell housing city - practices of the urban space. Abstract - This article considers the act of dwell in the housing and the city as a social and cultural manifestation as well as a human spatial practice. In this sense, Rio is taken as an example to realize an urban analysis which is structured upon two pillars: in one side, the dwelling s symbolical and architectural conceptions, and in the other, the its structures and practices of the urban space. Guided by the dwelling s conception and the different ways of living in the lecture of Rio s urban structure make it possible to understand: the papers concerned to the different urban zones through the city s practices and the ways of living in the urban space. The analysis of the urban practices lightens the new ways of social and spatial di-vision, and their reflections through the urban structure; the living in the city s practices; as well as the changes occurred within the urban relationships. This article proposes elements to a New Geography to understand the new ways of living in a city more and more compartmentalized where others frontiers in the midst of the urban space come to join the former social divisions. Stichworte : Wohnen, Unterkunft, Stadt, Praxen des Stadtraumes. Zusammenfassung - In diesem Aufsatz wird eine Überlegung zum Akt des Wohnens als Manifestation, anhand der Wohnung und der Stadt, der soziokulturellen Verhältnisse und menschlichen Praktiken zu und mit Raum vorgeschlagen. Das Beispiel Rio de Janeiro erlaubt eine städtische Analyse einerseits der Siedlung als symbolische und architektonische Konzeption, anderseits der Stadt, deren Struktur und der Praktiken des städtischen Raumes. Die Lektüre der Stadtstruktur von Rio anhand der Siedlungskonzeption und der Wohnweisen lässt ein Rekognoszieren der Rollen der verschiedenen städtischen Sektoren zu durch die Praktiken der Stadt und der Formen des Wohnens des städtischen Raums. Die Analyse der städtischen Praktiken trägt dazu bei, neue Formen sozialräumlicher Division und ihrer Widerspiegelung in der Stadtstruktur, der Praktiken sowie der Veränderungen des Verhältnisses zum Städtischen. Es werden Elemente für eine Geographie neuer Formen des Bewohnens einer immer mehr abgeschlossenen Stadt vorgeschlagen, in der zu den überkommenen sozialen Abgrenzungen neue Grenzen innerhalb des Stadtraums hinzukommen. 1 ALBERTI Leon Baptista, De Re Aedificatoria, Livro I, e1486. Apud (1984, p. 40)

10 10 L habiter au cœur de la recherche urbaine 1 Cet article propose une réflexion sur l acte d habiter le logement et la ville - en tant que manifestation des relations socioculturelles et pratiques de l homme à l espace. L habiter apparaît comme l objet fédérateur commun à l homme et à la ville, à l individu et à la société, au matériel et au symbolique, à l architecture et à la géographie. L hypothèse de départ est fondée sur l existence de rapports entre l habitat et la ville, la partie et le tout, en tant qu espaces de vie d une société. L analyse urbaine est donc structurée sur deux piliers posés sur un socle culturel: d une part, l habitat, le logement, dans sa conception symbolique et architecturale; d autre part, la ville, sa structure et les pratiques de l espace urbain. Le processus analytique associant l architecture de l habitat à celle de l espace urbain et ses pratiques, rencontre dans l habiter à différentes échelles la poutre maîtresse qui réunit les deux piliers: l habitation, espace architectural, et la ville, espace géographique. Car l acte d habiter (du latin habitare) évoque la notion de fréquence de l action, des pratiques (de l espace), il est lié au terme habitus, le comportement habituel (Berque, 1995). «Le territoire de l habitude est un petit dedans», dit Chalas (2003), c est une sorte chez soi en ville. On aboutit ainsi à une réflexion sur les systèmes symboliques, culturels et aussi socioéconomiques, qui influent sur la conception spatiale habitat/ville et les pratiques de l espace. Pour réfléchir sur le rôle de la culture d une société dans la constitution et les pratiques de son espace de vie, la question se pose de définir ses référents culturels de l habiter. La lecture de la structure sociale brésilienne aide à identifier des éléments clefs de son système socioculturel. Alors qu en France l évolution socio-économique a conduit à la constitution d une population composée majoritairement par les classes moyennes, au Brésil, il y a un processus de fracture sociale où un petit pourcentage 2 de population aisée domine une masse vivant en marge de l économie. Or, la domination économique des classes aisées se dédouble en commandement politique et culturel. C est pourquoi cette population privilégiée joue un rôle important dans les choix de développement du pays, y compris celui des villes, et, sans en détenir le monopole, représente des modèles de vie, symboles de réussite sociale et économique. Compte tenu du rôle (politique, économique et culturel) des classes dominantes dans le processus de production de l espace urbain et des références socioculturelles, on se penchera, pour comprendre leurs influences sur les pratiques matérielles et symboliques des individus à l espace, sur la conception de l espace de l habitat bourgeois. En partant de la conception matérielle et idéelle de l espace de vie le plus intime, il s agit de réfléchir à la façon dont les classes dominantes, en cherchant à construire un espace qui leur convient, ont façonné une ville dont la structure sociale et symbolique reste marquée par la division tripartite de l habitat brésilien des classes aisées. En effet, la lecture de la structure urbaine de Rio de Janeiro, ayant comme fil conducteur la conception de l habitat et les façons d habiter, permet de comprendre les rôles 1 L article proposé est issu de ma thèse de doctorat qui a été approfondie par la suite dans le cadre de mes activités de recherche. La thèse proposait une réflexion sur le rôle de la culture dans la formation de l espace urbain à la lumière de l habitat/habiter - éléments bâtis et pratiques symboliques à travers l étude comparative de Paris et Rio de Janeiro. BRUNO, Louise : Paris-Rio : le rôle de la culture dans la formation de l espace urbain, Thèse de Doctorat nouveau régime, Université de Paris X, En 1981, le 1 % de la population brésilienne correspondant au sommet de la pyramide sociale percevait 13,0 % du total des revenus. En l'an 2000, cette part est montée à 14,6 %, ce qui équivaut au revenu de 54 % de la population la plus pauvre.

11 11 attribués aux différents secteurs urbains à travers les pratiques de la ville, les formes d habiter l espace urbain. Cependant, depuis la fin des années 1980, la crise économique qui traverse la société brésilienne et les changements provoqués par l insertion de l économie du Brésil dans le mouvement de globalisation viennent accentuer le phénomène d exclusion sociale. Dans l espace urbain, cette crise socio-économique se traduit par deux dynamiques contradictoires. D une part, a lieu une diminution trompeuse de la ségrégation spatiale par le mouvement de concentration des couches appauvries dans les favelas 3, près des centres d activités et des zones résidentielles aisées, proche d un marché de travail informel. D autre part, apparaissent des nouvelles modalités de ségrégation à travers la construction d espaces résidentiels et commerciaux privatisés (condomínios fechados, shoppings centers et work s centers), fondés sur l exclusion économique et le contrôle sécuritaire. Si les systèmes symboliques et socio-économiques influent sur la conception spatiale du corpus habitat/ville, agissant directement sur les rapports des individus à l espace, quels seraient les reflets des nouvelles formes de di-vision socio-spatiale sur la structure urbaine et sur les pratiques de l habitat et de la ville? L analyse des pratiques urbaines d habitants appartenant à différentes catégories sociales vient apporter un éclairage sur les changements des relations à l urbain. Il est proposé des éléments pour la compréhension d une géographie des nouvelles façons d habiter une ville de plus en plus cloisonnée, où aux anciennes divisions sociales viennent s ajouter des frontières spatiales. 1. L art de l habiter : la conception matérielle et idéelle de l habitat. Si l on considère dans l'acte d'habiter l'établissement d'un rapport important et révélateur entre l être humain et son environnement, l habiter correspondrait et à l appropriation d un monde et à la reconnaissance de son appartenance à ce dernier (Norberg-Schulz, 1985). La façon de concevoir l habitat/habiter met en valeur les principes fondamentaux de la relation individu-milieu. La perception de l environnement est soumise à la fois à l histoire personnelle (mémoire) de tout un chacun et aux règles culturelles d une société: à prioris, filtres, formes de penser, raisonnement, manières de voir et d apercevoir l espace, de le représenter, de le comprendre, de le lire et de le construire (Hall, 1971). Ces règles, encore qu implicites ou non manifestes, semblent gouverner la vie de l homme au sein d une société et de son milieu de vie. Dans ce sens l acte d habiter est aussi une manifestation de caractère culturel et la maison une unité sociale de l espace (Rapoport, 1972). Ainsi, la culture, mémoire vivante, se révèlerait un instrument architectural, donc un élément structurant de l espace. De ce point de vue, l habitat et le paysage urbain comme les pratiques de la ville apparaissent comme des faits culturels, révélateurs de l identité culturelle d un peuple. 3 Les favelas sont des ensembles d habitations populaires spontanées sans tracé régulateur pré-établi. En général les réseaux d infrastructure y sont inexistants ou illégaux et les matériaux employés très divers. Il s agit de l équivalent de bidonville, en français.

12 12 Nous partirons ici de la conception de l espace de l habitat des classes dominantes brésiliennes, dont l important rôle dans le processus de production de l espace urbain et des références socioculturelles leur accorde une vocation à façonner les rapports à l espace, sans pour autant en détenir le monopole. Ensuite, à travers l organisation socio-spatiale de Rio de Janeiro, il s agit de réfléchir à comment les classes dominantes, en cherchant à construire un espace qui leur convient, façonnent-elles la ville selon leurs besoins/références. Quel espace urbain - matériel, social et symbolique il en résulte? Quels seraient les reflets sur les pratiques de la ville? 1.1. La symbolique imaginaire de l habiter. Bachelard nous parle du corps d images représenté par la maison dans l esprit humain, dont la conception comme un être vertical et concentré fait appel, dans le domaine phénoménologique de la psychologie de la maison, à notre conscience de verticalité et de centralité 4. De ce point de vue la maison représenterait un système de perception du monde dont la verticalité correspondrait à l image de l axis mundi, qui relie et à la fois soutient le Ciel et la Terre, et dont la base se trouve enfoncée dans le monde d en bas (ce qu on appelle Enfers ) et dont la centralité, accorde le statut d imago mundi, centre du monde reproduit à l échelle microcosmique (Eliade, 1995). La verticalité de l axe cosmique confirme sa position centrale car c est autour de cet axe qui se déploie radioconcentriquement le monde de l individu. La maison représente ainsi son point de repère, le nombril, le centre de son monde. La conscience de la verticalité serait assurée, dans l espace, par la polarité de la cave et du grenier (Bachelard, 1994). Cette image, transférée dans la symbolique de l axis mundi, confère une signification particulière à chaque élément de la maison: la cave quitte le monde du réel et s enfonce dans les profondeurs de l imaginaire, dans l Enfer; l étage est solidaire à la Terre et compose l axe horizontal de la sociabilité humaine, il est le lien avec le monde environnant; le grenier est l élément d ascension, le seuil d élévation de l esprit, la porte d entrée dans l univers sacré de l âme, son Ciel. Néanmoins, la conscience de la verticalité, représentée par la double polarité cave/grenier reste une image bien adaptée à la culture française. Car dans l imaginaire de la culture brésilienne, la maison se structure plutôt selon un axe horizontal qui, malgré le changement de direction, remplit aussi les fonctions symboliques de l axe cosmique vertical. Cette image peut être visible dans la structure de l'habitat brésilien depuis la maison patriarcale du Brésil colonial, représentée par le complexe «casa grande & senzala 5». Le complexe d habitation colonial, non seulement présida à la formation sociale du Brésil mais semble maintenir son influence sur l ethos brésilien à travers les résidus du modèle originel (Freyre, 1971). C est pourquoi la compréhension des complexes d activités dans la casa grande typique des fermes du Brésil patriarcal est indispensable pour expliquer le fait que son principe distributif n est pas disparu avec l ancien ordre social, mais est devenu une importante source d inspiration pour l architecture brésilienne 6. C'est pourquoi nous pouvons rencontrer des traces de l'influence du complexe colonial dans la structure de l habitat brésilien contemporain. 4 BACHELARD, Gaston : La Poétique de l Espace, Presses Universitaires de France, Coll. Quadrige, 6e édition, Paris, 1994, pp Casa Grande, littéralement la grande maison, l habitation des riches propriétaires de terres et d esclaves, les maîtres. Senzala, l habitation des esclaves noirs. 6 Par ailleurs, la ville de Rio de Janeiro, comme les autres villes brésiliennes, n ont existé que comme une sorte d avant-garde du monde mundo rural (Pechman, 1997, p. 208), et cela jusqu au XIXème siècle, quand cette réalité a commencé à se transformer

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